Noms propres, noms communs, une nouvelle approche linguistique

Posté par nofim le 17 mars 2014

 

Repenser la dualité  en linguistique.

Par  Jacques  Halbronn

Nous avons depuis longtemps exprimé l’avis selon lequel une langue comportait au départ deux types de mots, les noms communs et les noms propres. Et ce qui nous intéresse ici ‘est de montrer  les intrications systémiques entre ces deux catégories… Quelque part, cela recoupe la polarité signifiant/signifié.

Sous le terme classique de « noms propres », nous mettrons de façon extensive tout ce qui sert à désigner un objet « par son nom » (J’appelle un chat un chat). Le cas du renard est intéressant puisque c’était au départ le « nom » d’un certain goupil (l’équivalent de Wolf dans les langues germaniques) dans le Roman de Renart.  En général, par nom propre, on entend exclusivement un prénom, un nom de famille (patronyme), un nom de lieu. Mais il  y a bien des cas où le nom d’une marque finit par désigner un objet  générique– (Frigidaire, fermeture Eclair etc.).

En ce qui concerne les « noms communs », nous avons montré dans de précédentes études qu’ils s’organisaient autour d’un nombre limité de radicaux et d’affixes de façon non pas ponctuelle mais séquentielle. En français, nous avons recensé des séries autour de « prendre », « mettre » etc.

On observe donc deux modes d’organisation forte distincte. D’un côté une nébuleuse de « noms propres » qui ne font sens que par rapport au monde des objets, des personnes, des lieux qu’ils désignent  et de l’autre un dispositif en quelque sorte géométrique autour  d’un nombre très restreint de « mots clef », que l’on pourrait comparer sur le plan sociologique à des « leaders ».

Il est clair qu’alors que l’ensemble des « noms communs » reste à peu près immuable, au cours des siècles, celui des noms propres évolue constamment pour des raisons aisées à deviner. On aurait donc tort de mélanger ces deux séries pour constituer un ensemble unique  alors qu’épistémologiquement, les dites catégories suivent des voies fort différentes.

En ce qui concerne la distinction saussurienne entre signifiants et signifiés,  l’on peut se demander si cette distinction recoupe celle qui nous occupe ici présentement. On serait tenté de dire que les noms propres sont des signifiés et les noms communs des signifiants.  Le mot « commun » indique bien que ces termes sont d’usage courant et constant et se prêtent à toutes sortes de généralités tandis que le mot « propre » semble sensiblement plus restrictif  (le Dictionnaire Larousse distinguait ces deux catégories). La nouveauté que nous introduisons concerne les noms d’objets que nous faisons passer des noms communs vers les noms propres. Souvent les noms propres ne changent pas d’une langue à une autre ou de façon assez superficielle, c’est notamment le cas pour les noms de villes. On dit Paris dans la plupart des langues alors que tel « nom commun » sera réservé à une langue donnée, même s’il est possible de le traduire d’une langue dans une autre, ce qui ne fait guère sens pour un nom propre. C’est ainsi que bien des objets nouveaux ont le même nom ‘ »propre » dans les langues les plus diverses.. ;

Normalement, une langue peut se permettre d’importer des noms propres ne serait-ce que du fait de la nouveauté des objets, des personnes, des lieux alors qu’un emprunt  à un nom commun, au sens où nous l’entendons ici, fait plus problème. On se demandera notamment pourquoi tant de noms communs du français ont pu passer en d’autres langues, notamment l’anglais ou l’allemand ; Il y a là quelque dysfonctionnement par rapport à une normalité que nous établissons et qui veut qu’une certaine famille de langues doit veiller  à l’intégrité de ses noms communs tout en testant très ouverte à propos des noms propres qui y transitent. Que l’on songe au nombre de prénoms arabes qui sont aujourd’hui portés en France et qui ne sont pas à proprement parler « du français » tout en existant en tant que noms propres au sein de la société française, de facto.

Toute discipline  véhicule ainsi des noms propres qui sont en principe interchangeables. On peut décider de désigner autrement un objet (un tourne disque devient un éléctrophone, un « lecteur » à, une personne (Mustapha Kemal devient Atatürk), un lieu (passage de Lutèce à paris). En astronomie, on appelle les planètes de noms de dieux de la mythologie latine, (Uranus, Neptune, Pluton etc.) et l’on découpe l’écliptique  en douze « signes » zodiacaux. A contrario,  le mot planéte ou étoile est un « nom commun ». Si dans une famille, il nait dix enfants faudra bien les distinguer par des noms propres différents. On n’imagine pas deux frères portant le même prénom. On peut craindre une inflation de noms propres et guère du côté des noms communs.

En conclusion, on aura compris que la frontière entre noms propres et noms communs doit être révisée et que cette incurie n’est probablement pas sans conséquence épistémologique.  Il est temps notamment de rechercher beaucoup plus sérieusement et rigoureusement comment sont organisés les noms « communs » dans une langue une fois que l’on a évacué de cette catégorie tous les noms d’objets (cela inclus les végétaux, les animaux, les minéraux) et que l’on n’a plus à se consacrer que sur les verbes et leurs dérivés (conjugaison, déclinaisons,  morphologie etc.).  Certes, ces noms d’objets obéissent aux mêmes règles grammaticales  que les noms communs ; On pourrait certes nous objecter  que les noms d’objets se mettent ai pluriel comme les noms communs alors que les noms propres restent en règle générale au singulier. Mais les gens d’une même famille correspondent à un pluriel (ex  Les Dupont,  les Martins) et certains prénoms sont portés par un grand nombre de personnes.  Le critère du singulier et du pluriel ne nous semble pas vraiment déterminant même si cela  explique probablement pourquoi le classement antérieur au notre a suivi un autre principe ;

Si l’on se place au niveau de l’emprunt linguistique, l’on ne saurait, en tout état de cause, mettre sur le même pied les noms propres et les noms communs. C’est ainsi qu’en France, une grande partie de la population porte des noms (allemand, italien (corse), bretons, arabes) qui n’appartiennent pas stricto sensu à la langue française et qui peuvent correspondre à des noms communs à l’étranger, devant « propres » en France.  Si l’on veut  recenser les mots étrangers dans une langue, il sera souhaitable d’œuvrer selon ce double critère  révisé que nous avons proposé. Le degré de tolérance par rapport aux emprunts de noms propres est beaucoup plus élevé que par rapport à ce qui touche aux noms communs.  Rappelons que les noms communs constituent le noyau dur d’une langue et en quelque sorte pérenne – ces noms communs seraient compris par des générations très éloignées les unes des autres-  alors que les noms propres sont extrêmement variables et  de toute façon tendent à se renouveler, ce qui crée un fossé entre générations.  D’ailleurs quand on apprend une langue, on apprend surtout ce « noyau » de noms communs  alors que le seul fait de passer d’une ville à une autre  d’un  lieu à un autre exige l’acquisition de nouveaux noms propres, comme un Parisien qui irait habiter   Bordeaux, chaque population locale étant familière à des noms propre distincts. Par exemple, tous les Parisiens se repèrent par le nom  de stations de métro qui ne diront rien à un Lyonnais, un Bruxellois ou à un Marseillais et vice versa. Dans telle corporation, on ne peut pas ne pas connaitre telle ou telle personne qui sera totalement inconnue dans telle autre. Mais par ailleurs, une fois que l’on fait abstraction des noms proptes, les Francophones parlent une même langue du point de vue de ce que nous appelons les « noms communs » et ce, tous âges confondus. Mais dès que l’on entre dans la sphère privée, les noms propres font la différence, ne serait-ce qu’au sein d’une famille. En se mariant, la plupart des femmes changeront de « nom propre » et les parents peuvent nommer leurs enfants comme ils le désirent, sans avoir à respecter  de consignes communes.

 

 

JHB

17  03 14

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La dialectique Monothéisme/polythéisme au prisme de l’astrologie

Posté par nofim le 14 mars 2014

Astrologie et monothéisme : une problématique cyclique.

Par  Jacques  Halbronn

 

Il nous semble que le Monothéisme  reflète ce que nous entendons par phase montante et par sa dialectique avec le Polythéisme qui correspondrait, quant à lui, à la phase descendante de l’Astrocyclon. Rappelons notre texte autour du dieu Saturne dans un même ordre d’idées. On peut dire d’ailleurs si les deux « mythes se superposent, Saturne dévore ses enfants puis les restitue. Or, qu’est-ce que le monothéisme sinon l’histoire d’un dieu qui  dévore sa progéniture (cf. Abraham démolissant les idoles) et qui de temps à autre  lui laisse le champ libre et doit subir une certaine diversité des dieux (cf. Salomon) ?

En tout état de cause, la phase montante de l’Astrocyclon est  bien illustrée par  l’image d’un Dieu unique qui centralise tout en une seule personne, omnisciente, omnipotente. L’homme à l’image de Dieu ne doit-il pas imiter ce modèle du pouvoir sans partage ? Quelque part, la phase descendante accorde un certain rôle à Satan (cf. le Livre de Job), au « diable », qui à certains moments se voit confier un rôle de tentateur, de provocateur et l’on peut se demander pourquoi Dieu s’embarrasse-t-il d’un tel personnage perturbateur. C’est là toute la problématique de la phase descendante qui est celle du lâcher prise de la part de ceux qui concentrent tout le pouvoir entre leurs mains et qui le laissent filer par une sorte de lassitude, de « laisser aller », de « laisser faire ». Quelque peu autodestructeur. C’est le passage du jour à la nuit, de l’Eté à l’Hiver, c’est accepter l’altérité pour le pire comme pour le meilleur.

Etrangement, notre civilisation monothéiste  ne valorise guère la dictature d’un seul. Comment vit-elle cette contradiction entre idéal religieux et idéal politique ? Bien plus, notre civilisation ne tend à cloisonner les activités professionnelles, ce qui là encore est en porte à faux avec l’esprit du monothéisme.

L’Astrocyclon remet les choses en perspective. Il y a bel et bien une phase de centralisation autour d’un personnage qui est censé se charger de tout (-on note le phénomène  Matteo Renzi, le  nouveau président du conseil italien qui entend gouverner en ayant les mains libres), ce qui permet d’avoir des approches transversales qui ne sont possibles que si quelqu’un peut tirer toutes les cordes et  domine un champ très large. Il établira des synergies qui ne sont pas possibles s’il y a plusieurs centres de décision. Si quelqu’un est vraiment doué, il vaut mieux qu’il donne le meilleur de lui-même au lieu de déléguer au nom du « plein emploi », du « panthéisme » qui fragmente tout au point de faire que toute activité soit accessible par le plus grand nombre et que les gens deviennent interchangeables. Il y a là deux formes d »’immortalité, la qualitative et la quantitative, celle du héros et celle de la foule, du peuple mais il y a un hic, c’est la machine qui remplace les petites gens. Paradoxalement, la machine finirait par se faire l’allié objectif  du surhomme donc de Dieu.

Le monde des machines est comparable aux hordes des Huns faisant refluer et fuir les populations vers l’Ouest.  Cet exode conduit les gens d’en bas à venir frapper aux portes des gens d’en haut. En fait, selon nous, cette invasion des machines est la cause des revendications paritaires des femmes puisque les machins leur ont volé leur emploi. Elles n’ont plus le choix qu’une fuite non pas par le bas mais par le haut. S’il n’y avait pas ces  machines, les femmes resteraient tranquilles mais elles se sentent menacées par leur avancée constante. Les femmes sont en position d’immigrées dans le monde des hommes, en ce  qu’elles sont  refoulées par les machines qui profitent de ce polythéisme, à l’instar d’un gouvernement dont chaque ministre n’aurait que des bribes de pouvoir. (cf. la parabole des aveugles et de l’éléphant, chaque aveugle ne percevant qu’une infime partie de l’ensemble). Ce  travail en miettes, ce taylorisme ne peut que favoriser les machines et on notera que l’électroménager s’est développé aux dépens des femmes bien plus qu’ ç leur profit car il aura déclenché leur migration et leur  déracinement.  Ce sont des immigrés de l’intérieur, de la verticalité et non de l’horizontalité.

Pour en revenir à l’astrocyclon,  le fait est que la phase descendante conduit Dieu à se retirer. (Kabbale), c’est en quelque sorte la chute de la Tour de Babel, qui est marquée par la multiplication des langues. Il est dit dans la  Genèse que cela sert à abaisser le pouvoir des hommes qui autrement seraient par trop puissants si la Tour se dressait toujours plus haut et plus droite. La construction et la destruction de la Tour nous offre cette même dualité que  celles que nous avons abordées plus haut. C’est aussi le Mythe de Sisyphe (Albert  Camus)

La seule façon de lutter contre la domination des machines (Matrix), c’est le recours au génie qui  ringardise le passé et rend les machines obsolètes.  La grande force des hommes par rapport aux femmes – car  le monothéisme est masculin et le polythéisme féminin, c’est de produite de l’obsolescence, qui est une maladie redoutable et dévastatrice.  Le propre du génie n’est pas tant la nouveauté que l’obsolescence.

L’astrologie ne peut pas faire l’impasse sur la dialectique de l’un et du multiple et donc ignorer que certaines personnes sont plus porteuses d’unité et d’autres de multiplicité avant même d’aborder la question d’une approche proprement individuelle. L’astrologie avant toute chose se poser dans la Dualité, qui n’est ni dans l’unicité ni dans la multiplicité mais qui est un moyen terme qui devrait être la norme scientifique du XXIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

13 03 14

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Prise en compte de la dualité dans la consultation astrologique

Posté par nofim le 14 mars 2014

 

 

 

L’astrologie  et la dualité de l’un et du multiple

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Le mot « aide » est  un facteur central dans les relations humaines, la question étant de savoir qui aide qui et quand ? Nous avons montré lors de précédentes études ce qui pouvait y avoir de suspect dans le fait de persuader quelqu’un qu’il avait besoin d’aide. L’aide n’est-elle pas foncièrement liée à l’emploi, l’employé étant quelqu’un censé aider l’employeur ?

Il y a deux cas de figure : soit  c’est la masse qui demande de l’aide à un centre, soit c’est le centre qui demande de l’aide à la masse. Dans un cas, c’est le multiple qui va vers le un et dans l’autre le un qui va vers le multiple. Si l’on traduit de telles équations, nous dirons sommairement que dans un cas nous avons une dictature et dans l’autre une démocratie.  Toute personne qui connait un peu l’Histoire, ne serait-ce que celle de la France, a probablement en tête des exemples des deux cas de figure et il est bon que les astrologues aient une certaine culture historique sans nécessairement se servir constamment de grilles astrologiques.

Un astrologue qui reçoit un client doit se demander dans quelle relation d’aide celui-ci se trouve. Est-il quelqu’un qui apporte de l’aide à une personne d’une certaine importance ou bien est-il quelqu’un qui s’adresse à une instance supérieure comme l’Etat ?

Quel est au fond notre statut social ? Est-on quelqu’un qui est au centre et qui de temps à autre se décharge sur ses collaborateurs ou bien est-on quelqu’un qui  est disposé à se laisser parfois guider par quelqu’un qui est en position de gourou pour le plus grand nombre ? On l’a souligné à de nombreuses reprises, l’astrologie a besoin de parler un langage simple et binaire,  réversible et donc elle doit renoncer à multiplier le nombre des catégories dont elle se sert en s’efforçant de les réduire à la dualité. On nous excusera donc de dire les choses aussi crument et aussi sommairement. Mais en même temps, en se simplifiant, l’astrologie sort de son isolement en ce qu’elle va parler le langage d’autres disciplines au point de pouvoir fusionner avec elles.

Actuellement, nous sommes en phase montant de l’Astrocyclon. Cela signifie que l’on est dans le cas de figure d’un maximum de personnes qui se cherchent un leader commun et qui tient son leadership en cela que beaucoup lui font confiance à tort ou à raison. C’est un peu le syndrome des moutons de Panurge (Rabelais). Il y a là un effet boule de neige. Il se forme ainsi un troupeau autour du chef, du (bon) « pasteur » (Evangile)

Il y a là un certain paradoxe : comment une seule personne pourrait-elle aider des dizaines, des centaines vouer des milliers et encore bien plus de personnes ?

Mais il y a aussi le cas de figure inverse qui est souvent moins bien compris et analysé ? Qu’est ce qui fait qu’une seule personne puisse avoir besoin de l’aide de milliers de personnes ? Il est vrai que les deux cas de figure ne sont pas sans présenter certaines analogies. Comment savoir qui aide qui : est-ce le guide qui aide ses fidèles ou bien les fidèles qui aident leur guide ? Un tel questionnement nous montre à quel point l’astrologue devrait approfondir les notions dont il se sert, faute de quoi il risque fort de dire une chose et son contraire, ce qui est évidemment assez commode car il ne risque guère de se tromper. On nous répliquera  que les astrologues ne sont pas nécessairement dans la binarité et que leurs propos sont plus nuancés, plus complexes. Mais quand on sort du binaire, on passe de Charybde en Scylla !

On quitte la proie pour l’ombre, le 2 pour le 12, la route pour le labyrinthe de la forêt.

En fait, il est relativement aisé de distinguer les deux pôles d’un même axe. C’est une question de sens, à tous les points de vue. Nous avons recommandé de ne pas se limiter à des analyses ponctuelles mais de  travailler sur une succession de phases. Un événement isolé est par trop ambigu si on ne laisse pas les choses se décanter. Il faut laisser du temps au temps.

Reprenons donc les deux situations inverses et symétriques.  Le chef, à certains moments,  ne veut ou ne peut plus porter le poids du monde sur ses épaules (Atlas), qu’il soit affaibli physiquement ou psychiquement. Personne ne peut prendre sa place (cf. le cas d’Héraclès/Hercule) et il lui faut donc répartir la charge entre plusieurs personnes, comme le fit un Charles Quint à la fin de sa vie. On passe donc de l’un au multiple, de la monarchie à l’oligarchie. Et à d’autres moments, c’est l’inverse : les gens se rendent compte que cela part dans tous les sens, que cela ne communique plus  et qu’il faut un arbitre qui apporte de l’ordre, qui centralise les données. On pense aux Hébreux qui demandent à Samuel qu’il leur donne un roi pour incarner une certaine unité. On passe du multiple vers l’unité.

Le monde est bien fait en cela que lorsque les gens sont en quête d’un chef, il s’en trouve qui soient prêts à assumer la charge et que lorsqu’un chef  ne se sent plus de taille, il parvient à distribuer ses activités entre plusieurs légataires tout heureux de l’aubaine, se partageant en quelque sorte ses dépouilles.

L’Evangile a bien décrit ce pasteur auquel rien de ce que font ses ouailles n’échappe. Le chef est capable d’embrasser une quantité considérable de données qu’il sera d’ailleurs en mesure de connecter entre elles.   Mais il est vrai que cette « cour » qui se constitue autour de lui sera amenée par la suite à le prolonger et à prendre la relève. D’où cette ambiguïté que nus signalions. La différence tient à la genèse du processus, à des stades successifs qui font que les rapports de force entre l’un et le multiple évoluent insensiblement sur quelques années et que l’on passe ainsi de la phase montante à la phase descendante de l’astrocyclon et vice versa. Tout est réversible : ce sont ceux qui se sont répartis les biens du chef qui peuvent revenir vers lui, par la suite. Tout cela est fortement dialectique.  On est là dans des critères visuels. Qui ne voit que certaines personnes sont dotées d’un certain magnétisme, d’un charisme qui les place inévitablement au centre et ce de façon récurrente tout au long de leur vie, mais récurrence ne signifie pas permanence, cela passe on l’aura compris par des phases, des alternances. ?  Inversement, certaines personnes sont instinctivement enclines à offrit leurs services, à créer du lien avec  des gens haut placés à commencer par les femmes qui s’attachent à de « grands hommes », en deviennent les compagnes. En définitive dans ce jeu de rôles, ce sont les hommes qui constituent un vivier pour des leaders et les femmes dont le destin est de se lier avec eux, dans une relation qui ne soit pas nécessairement exclusive (polygamie harem) puisque l’on reste dans une logique de l’un au multiple, le un ne pouvant aller vers le un  et le multiple vers le multiple

 

 

JHB

14 03  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’astrologie  et la dualité de l’un et du multiple

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Le mot « aide » est  un facteur central dans les relations humaines, la question étant de savoir qui aide qui et quand ? Nous avons montré lors de précédentes études ce qui pouvait y avoir de suspect dans le fait de persuader quelqu’un qu’il avait besoin d’aide. L’aide n’est-elle pas foncièrement liée à l’emploi, l’employé étant quelqu’un censé aider l’employeur ?

Il y a deux cas de figure : soit  c’est la masse qui demande de l’aide à un centre, soit c’est le centre qui demande de l’aide à la masse. Dans un cas, c’est le multiple qui va vers le un et dans l’autre le un qui va vers le multiple. Si l’on traduit de telles équations, nous dirons sommairement que dans un cas nous avons une dictature et dans l’autre une démocratie.  Toute personne qui connait un peu l’Histoire, ne serait-ce que celle de la France, a probablement en tête des exemples des deux cas de figure et il est bon que les astrologues aient une certaine culture historique sans nécessairement se servir constamment de grilles astrologiques.

Un astrologue qui reçoit un client doit se demander dans quelle relation d’aide celui-ci se trouve. Est-il quelqu’un qui apporte de l’aide à une personne d’une certaine importance ou bien est-il quelqu’un qui s’adresse à une instance supérieure comme l’Etat ?

Quel est au fond notre statut social ? Est-on quelqu’un qui est au centre et qui de temps à autre se décharge sur ses collaborateurs ou bien est-on quelqu’un qui  est disposé à se laisser parfois guider par quelqu’un qui est en position de gourou pour le plus grand nombre ? On l’a souligné à de nombreuses reprises, l’astrologie a besoin de parler un langage simple et binaire,  réversible et donc elle doit renoncer à multiplier le nombre des catégories dont elle se sert en s’efforçant de les réduire à la dualité. On nous excusera donc de dire les choses aussi crument et aussi sommairement. Mais en même temps, en se simplifiant, l’astrologie sort de son isolement en ce qu’elle va parler le langage d’autres disciplines au point de pouvoir fusionner avec elles.

Actuellement, nous sommes en phase montant de l’Astrocyclon. Cela signifie que l’on est dans le cas de figure d’un maximum de personnes qui se cherchent un leader commun et qui tient son leadership en cela que beaucoup lui font confiance à tort ou à raison. C’est un peu le syndrome des moutons de Panurge (Rabelais). Il y a là un effet boule de neige. Il se forme ainsi un troupeau autour du chef, du (bon) « pasteur » (Evangile)

Il y a là un certain paradoxe : comment une seule personne pourrait-elle aider des dizaines, des centaines vouer des milliers et encore bien plus de personnes ?

Mais il y a aussi le cas de figure inverse qui est souvent moins bien compris et analysé ? Qu’est ce qui fait qu’une seule personne puisse avoir besoin de l’aide de milliers de personnes ? Il est vrai que les deux cas de figure ne sont pas sans présenter certaines analogies. Comment savoir qui aide qui : est-ce le guide qui aide ses fidèles ou bien les fidèles qui aident leur guide ? Un tel questionnement nous montre à quel point l’astrologue devrait approfondir les notions dont il se sert, faute de quoi il risque fort de dire une chose et son contraire, ce qui est évidemment assez commode car il ne risque guère de se tromper. On nous répliquera  que les astrologues ne sont pas nécessairement dans la binarité et que leurs propos sont plus nuancés, plus complexes. Mais quand on sort du binaire, on passe de Charybde en Scylla !

On quitte la proie pour l’ombre, le 2 pour le 12, la route pour le labyrinthe de la forêt.

En fait, il est relativement aisé de distinguer les deux pôles d’un même axe. C’est une question de sens, à tous les points de vue. Nous avons recommandé de ne pas se limiter à des analyses ponctuelles mais de  travailler sur une succession de phases. Un événement isolé est par trop ambigu si on ne laisse pas les choses se décanter. Il faut laisser du temps au temps.

Reprenons donc les deux situations inverses et symétriques.  Le chef, à certains moments,  ne veut ou ne peut plus porter le poids du monde sur ses épaules (Atlas), qu’il soit affaibli physiquement ou psychiquement. Personne ne peut prendre sa place (cf. le cas d’Héraclès/Hercule) et il lui faut donc répartir la charge entre plusieurs personnes, comme le fit un Charles Quint à la fin de sa vie. On passe donc de l’un au multiple, de la monarchie à l’oligarchie. Et à d’autres moments, c’est l’inverse : les gens se rendent compte que cela part dans tous les sens, que cela ne communique plus  et qu’il faut un arbitre qui apporte de l’ordre, qui centralise les données. On pense aux Hébreux qui demandent à Samuel qu’il leur donne un roi pour incarner une certaine unité. On passe du multiple vers l’unité.

Le monde est bien fait en cela que lorsque les gens sont en quête d’un chef, il s’en trouve qui soient prêts à assumer la charge et que lorsqu’un chef  ne se sent plus de taille, il parvient à distribuer ses activités entre plusieurs légataires tout heureux de l’aubaine, se partageant en quelque sorte ses dépouilles.

L’Evangile a bien décrit ce pasteur auquel rien de ce que font ses ouailles n’échappe. Le chef est capable d’embrasser une quantité considérable de données qu’il sera d’ailleurs en mesure de connecter entre elles.   Mais il est vrai que cette « cour » qui se constitue autour de lui sera amenée par la suite à le prolonger et à prendre la relève. D’où cette ambiguïté que nus signalions. La différence tient à la genèse du processus, à des stades successifs qui font que les rapports de force entre l’un et le multiple évoluent insensiblement sur quelques années et que l’on passe ainsi de la phase montante à la phase descendante de l’astrocyclon et vice versa. Tout est réversible : ce sont ceux qui se sont répartis les biens du chef qui peuvent revenir vers lui, par la suite. Tout cela est fortement dialectique.  On est là dans des critères visuels. Qui ne voit que certaines personnes sont dotées d’un certain magnétisme, d’un charisme qui les place inévitablement au centre et ce de façon récurrente tout au long de leur vie, mais récurrence ne signifie pas permanence, cela passe on l’aura compris par des phases, des alternances. ?  Inversement, certaines personnes sont instinctivement enclines à offrit leurs services, à créer du lien avec  des gens haut placés à commencer par les femmes qui s’attachent à de « grands hommes », en deviennent les compagnes. En définitive dans ce jeu de rôles, ce sont les hommes qui constituent un vivier pour des leaders et les femmes dont le destin est de se lier avec eux, dans une relation qui ne soit pas nécessairement exclusive (polygamie harem) puisque l’on reste dans une logique de l’un au multiple, le un ne pouvant aller vers le un  et le multiple vers le multiple

 

 

JHB

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De la valeur ajoutée par les hommes et par les femmes.

Posté par nofim le 13 mars 2014

 

 

Les femmes et la question de la valeur ajoutée

Par  Jacques  Halbronn

 

Une des causes de malentendu entre hommes et femmes pourrait être due à l’idée différente que les uns et les autres se font de la « valeur ajoutée ».

Pour une femme, on dira qu’il lui en faut peu pour éprouver le sentiment d’une touche personnelle. Par exemple, quand une femme lit ou récite un poème de Baudelaire, elle  sait qu’elle le rend  à sa façon  qui ne sera jamais tout à fait celle d’un autre récitant. C’est pourquoi,  il lui importe peu qu’elle ne soit pas l’auteur du texte puisque de toute façon il laissera sa marque, sa gifle du fait de son interprétation. On dira qu’elle n’est pas très exigeante et se contente de peu pour être satisfaite d’elle-même, à peu de frais.

On peut néanmoins comprendre pourquoi les femmes raisonnent ainsi, ce qui est finalement une marque d’humilité sinon de sagesse. Une femme qui interprète une pièce musicale de quelque compositeur célèbre sait très bien qu’elle n’est pas la seule à le faire. Elle ne se distinguera des autres interprètes  que par quelque nuance, quelque détail ce qui constituera sa « valeur ajoutée » mais suffira à la démarquer.  On est donc dans la micro-valeur ajoutée. Mais dans le petit monde des femmes (sur la planéte Vénus, dirait John Gray), ce n’est déjà pas si mal.

Sur la planéte Mars, on voit les choses un peu autrement et on met la barre sensiblement plus haute. Celui qui imite n’est qu’un plagiaire même s’il a rajouté un peu de sa « sauce ». On ne s’y trompe pas et on ne s’en laisse pas compter. C’est dire que si l’on a une mère très marquante, on ne verra pas les enjeux de la vie de la même manière que si l’exemple paternel a été prédominant.

Chez les hommes, il faut créer du nouveau au niveau du signifiant et pas seulement du signifié. Traduisez : la valeur ajoutée doit affecter la forme même de l’objet et non seulement comment on a pu rajouter une couleur. Or, les femmes n’osent pas toucher à la forme des choses, elles préfèrent s’en tenir à les décorer d’une façon plaisante. Distribuez la même assiette à douze femmes, elles en feront douze assiettes différentes par leurs ornements, leur décoration, leur présentation. Chez les femmes, l’habit fait le moine. L’habillage est le péché mignon des femmes.

On dira donc que les hommes et les femmes n’ont pas les mêmes valeurs. Les hommes se situent plus en amont et les femmes plus en aval.

Pour les hommes, il faut être le premier à faire une chose, à énoncer une loi. Le second n’a aucun crédit car il n’y a qu’un maigre mérite à répéter, à reproduire, même si l’on a pris la peine d’améliorer quelque peu la première version, qui seule fait foi. C’est la dure loi du temps. Celui qui arrive en second ne sera jamais perçu que comme un imitateur plus ou moins talentueux. Et les femmes entrent dans cette catégorie, le plus souvent.

Or, il ne faudrait pas prendre à la légère une telle exigence de la part des hommes. L’important est de rendre à César ce qui ‘est à César et de sélectionner les meilleurs, les pionniers, même si ceux qui viennent après (la bataille) ont pu apporter une valeur ajoutée non négligeable voire en ont fait quelque chose de plus achevé.

Prenons un exemple dans le domaine de la nourriture.  Les hommes préféreront un produit sans adjuvant même s’il est moins gouteux. La hantise des hommes  c’est l’authenticité et le repérage des plus doués et ils ne peuvent choisir des gens qui ne sont que des « copieurs », même s’ils font mieux que leur modèle. C’est la source qui compte, la première impulsion qui fait foi.

Il y a un autre point à préciser que nous avons déjà exposé ailleurs : les femmes se comportent instinctivement en héritières, en veuves ayant la charge de sauvegarder, de perpétuer fidèlement ce que les hommes ont laissé derrière eux.  Elles se sentent obligés d’en respecter la lettre sinon l’esprit. En fait, il leur importe peu de faire dire à un texte ce qu’il ne dit pas du moment que le texte en tant que tel n’a pas été retouché dans sa forme première. On peut ajouter mais ne point soustraire ou omettre.

C’est ainsi que la langue anglaise se situe, selon nous, par rapport aux mots français. L’anglais considère qu’il a apporté à ces milliers de mots empreintes une certaine valeur ajoutée (au niveau du sens, de la prononciation, de la grammaire) mais sans porter atteinte à l’intégrité du signifiant, seul le signifié étant voué à des ajustements.

En fait, toutes ces considérations devraient apparaitre comme allant de soi.  Malheureusement, comme chacun sait, on aura mis dans la tête des femmes toutes sortes d’idées qui leur auront tourné la tête et rares sont celles qui échappent à la tentation de nier la différence entre hommes et femmes, sur le plan de leur comportement et de leur contribution à la gloire de l’Humanité. On sait qu’à certaines époques,  d’aucuns ont voulu détruire les réalisations masculines accumulées sur  tant de millénaires. (cf. Monuments Men, le film).  Et l’on ne peut s’empêcher de se dire que les femmes pourraient se réjouir quelque par de telles disparitions qui leur épargneraient  un certain sentiment d’infériorité. Mais il parait que dire de telles choses relève de la misogynie, laquelle se définit par le refus d’admettre que les femmes fonctionnent comme les hommes, et ce dans les domaines les plus divers.  Ce qui vient compliquer quelque peu la perception des choses tient au fait que  tout grand homme est unique quelque part et que ceux qui viennent en second sont  anéantis non pas physiquement mais psychiquement. Il est alors facile pour les femmes de se référer à ces hommes laissés pour compte – et quelque peu « ratés » pour asseoir leur prétention égalitaire. Ce qui leur permet de dire que le génie masculin est bien rare  et  ce qui les rassure. Nous dirons plutôt que les hommes sont comme des engins très perfectionnés que seuls quelques-uns savent conduire optimalement. (cf. la parabole des talents). Mais c’est bien cette élite masculine  qui empêche les femmes de croire complétement les propos chimériques  de ceux qui les manipulent et qui ne sont que des apprentis sorciers maléfiques.. Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute.

 

JHB

13 03  14

 

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Education des filles et éducation des garçons

Posté par nofim le 11 mars 2014

 

 

 

Femmes et hommes face à la pédagogie et à l’éveil

Par  Jacques  Halbronn

 

 

C’’est probablement sur la question de l’éducation que les deux sexes divergent le plus, ce qui n’empêche d’ailleurs pas de trouver là une forme de complémentarité, l’important étant d’en être conscient.  Mais cela nous conduit à rappeler que d’une part, l’on doit s’interroger sur l’intérêt des classes mixtes ainsi que sur le fait qu’il n’est pas indifférent qu’un enseignant soit un homme ou une femme surtout dans les premières années (jardin d’enfants, école maternelle etc.) . L’éducation nous apparait comme un révélateur remarquable de ce qui distingue ces deux humanités. En tout état de cause, si nos thèses font problème, on attend qu’elles donnent lieu à débat et à recherche dans le domaine des sciences de l’éducation. Par ailleurs, il ne suffira pas de relever tel ou tel point pouvant s’avérer excessif  pour jeter le bébé avec l’eau du bain. Ajoutons que les femmes peuvent tout à fait appliquer des méthodes qui leur ont été transmises et qui ne correspondent pas en profondeur à leur ressenti.  Pareillement, bien des hommes appliquent des méthodes qui sont décalées par rapport à leur instinct. C’est d’ailleurs une des grandes difficultés des études de genre que de trop tenir compte des propos tenus et pas assez des  comportements qui peuvent être en contradiction avec les propos (double bind). Les femmes en ce sens sont invitées à un examen de conscience. Mais chassez le naturel, il revient au galop (Boileau)

Nous définirons donc les deux méthodes telles que nous les concevons la « masculine » et la « féminine » ce qui renvoie à la formule de Montaigne « Mieux vaut une tête bien faite que bien pleine ».

I  La méthode féminine

Nous commencerons par celle-ci parce qu’elle nous semble la plus répandue. Elle demande de la part des élèves un effort d’apprentissage d’acquisition de toutes sortes d’informations, de « données ». On part du principe que leur tête est « vide » et qu’elle ne demande qu’à  se remplir. On appelle cela une « soif » de connaissance qu’il ne faudrait surtout pas décourager.

Lorsque la femme prend la parole, ce n’est pas pour se donner en exemple (cf. infra) mais pour transmettre un « contenu » à faire entrer dans le « contenant » qu’est la ‘ tête » de l’enfant. D’ailleurs, vu que le savoir est extérieur, il n’est pas nécessaire de tenir compte de la question de l’éveil des potentialités de chaque élevé. Ce savoir est une sorte de Surmoi qui s’impose à tous et qui ne relève pas de la physiologie, du corps mais plutôt de la mémoire immédiate.

L’acquisition de la lecture sera encouragé par la méthode féminine.  En apprenant à lire à voix haute, les enfants ont ipso facto accès à un espace de connaissance illimité et qu’ils peuvent s’approprier en  déchiffrant un texte, une partition.

 

 

II La méthode masculine.

L’autre méthode est celle de l’éveil et de l’exemple. L’enseignant ne transmet pas un savoir, il  se donne en exemple à suivre. On prendra le cas du sifflement.  L’enseignant sifflera et attendra des élèves qu’ils en fassent autant, ce qui n’a en réalité rien d’évident car c’est aux élèves d’y parvenir. Il ne va pas les prendre par la main pour qu’ils se mettent à siffler.   C’est ce qu’on appelle l’éveil. L’enfant a des potentialités, il doit entreprendre de les exploiter.  C’est d’ailleurs ce qu’il a fait quand il a appris à marcher sur ses deux jambes. On lui apprendra aussi à courir, ce qui n’est pas la même chose que marcher. Là encore, l’enfant devra trouver le moyen d’y parvenait puisque les autres humains le font.

En revanche, l’apprentissage d’une langue spécifique est plus délicat et relève de l’apport féminine. Une langue cela ne s’invente pas. La méthode masculine ne recourt pas au langage en vigueur et fibrose en revanche la production de toutes sortes de sons avec la bouche mais chaque enfant les produira selon sa fantaisie et ne craindra pas de pratiquer une sorte de « charabia » individuel et collectif qui ne s’embrassera pas d’une quelconque norme grammaticale ou lexicale.

Ce qui unira le groupe d’enfants, c’est la conscience de ce que chacun partage un même potentiel à l’intérieur de lui-même et non qu’il a acquis, importé, de l’’extérieur un même savoir, un même langage  qui servirait de ciment (perroquet).

L’accent sera mis sur la créativité qui selon nous est liée au sens de l’observation.  On multipliera les exercices d’observation comme le jeu des erreurs, consistant à noter ce qui distingue deux images ressemblantes mais néanmoins distinctes.

L’apprentissage se voudra essentiellement oral. Ce n’est que plus tard que le garçon sera  encouragé à mettre par écrit sa pensée de façon à communiqué avec les filles qui ont besoin d’un support aussi accessible et reproductive que possible. Mais avec les progrès de l’informatique (scan), le passage de l’oral à l’écrit se fera mécaniquement.  Pour savoir ce qui est écrit, il suffira de le faire lire par un « lecteur «.  Apprendre à lire et à écrire mobilisera de moins en moins les emplois du temps des élèves (surtout pour les garçons).

L’enseignant, enfin, évitera de cloisonner les élèves masculins  et prônera une humanité universelle qui aura à  s’épanouir dans tous les domaines, sans restriction et  limitation. Tout sentiment de limitation devra être perçu comme un obstacle à surmonter et l’enseignant devra donner l’exemple de ce décloisonnement.

Toutefois, un clivage restera central, celui du masculine et du féminin et chaque « genre » devra apprendre à reconnaitre les différences entre les deux sexes, à tous les niveaux.

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JHB

11  03 14

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Le langage courant et l’astrologie

Posté par nofim le 10 mars 2014

L’astrologie luciférienne et le mythe populaire du Langage-Science.

Par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons souvent prôné dans différents textes le principe d’autosuffisance, le fait de ne pas être dépendant d’autres apports. Mais nous avons aussi  signalé que cela faisait d’autant apparaitre les faiblesses au lieu de les masquer.

Dans le cas de l’astrologie, dans quelle mesure peut-on parler d’autosuffisance ? Si l’on en croit nombre d’astrologues, l’astrologie se suffirait à elle-même, ce serait une sorte de panacée universelle du savoir. Est-ce à dire qu’elle s’auto-référencerait, qu’elle n’aurait besoin d’aucun recoupement ? En réalité, le recoupement  tient au fait que l’astrologue s’appuie sur le langage courant et ce en dépit du jargon qui lui est propre et qui le caractérise.  Ce paradoxe est lié au processus de traduction et comme on dit en italien tradutore-traditore. La traduction est une trahison.

Autrement dit, l’astrologie est jugée sur la traduction/ interprétation qu’en donne l’astrologue en se servant d’une langue qui fait foi, celle qu’il partage avec son client et qui n’est pas celle de l’astrologie. Il n’y a donc pas autosuffisance dans la mesure où l’astrologue effectue à sa maniérée une traduction. Si on prend le cas des Centuries de Nostradamus, on n’en comprend pas la fortune si on ne fait la part des traductions, tant du fait de l’obscurité du texte que du fait que le texte en français du XVIe siècle est lui-même traduit en différentes langues (du latin à l’anglais en passant par l’allemand etc.) et à différentes époques. Tout ce travail apporte une valeur ajoutée. L’autosuffisance implique donc de prendre en compte l’ensemble des commentaires venant se greffer sur le texte et cela vaut évidemment pour l’astrologie. Il est clair qu’Astroflash et tout produit équivalent – c’est-à-dire l’interprétation par ordinateur- dépend des programmes de traduction en langage courant délivrés par une équipe d’astrologues. L’astrologie constituerait ainsi un système intégrant les astrologues mais aussi les clients qui participent inévitablement au processus non sur le plan économique mais sur le plan sémantique, c’est-à-dire au prorata de ce qu’ils comprennent des textes qui leur sont soumis in fine. Vu que l’astrologie est très isolée sur le plan horizontal par rapport aux autres sciences, il était logique qu’elle cherchât une issue  sur le plan vertical, c’est  à dire vers le public et les savoirs dont il dispose à savoir le langage, que l’on peut qualifier de science du pauvre, savoir minimum garanti. C’est notamment ce qui s’est produit depuis le XVIIIe siècle. L’astrologie en ce sens serait devenue une contre-culture s’opposant à la culture de l’élite et particulièrement attractive pour les femmes du fait de leur marginalité. Cette élite est  notamment soupçonnée de vouloir disposer du monopole du savoir en le confisquant au peuple en s’efforçant de discréditer le langage courant.

Et de fait, quand on interroge les astrologues comme nous le faisons (cf. récemment avec Didier Geslain sur Teleprovidence), il y a une forte résistance quand on met en cause la validité du consensus langagier en vigueur.

Il est donc intéressant de revenir sur le mythe du Langage comme Science car l’astrologie de ce début de XXIe siècle a pour socle un tel mythe. Il y a alliance entre un savoir paria « déchu », l’astrologie – on pense à l’ange « déchu », banni, Lucifer- et le savoir  de l’homme de la rue, du vulgum pecus (c’est le « j’appelle un chat un chat » de Boileau)… Nous ne reviendrons pas ici sur la question du savoir inhérent au langage et nous contenterons de décrire le processus d’association d’idées (auquel Freud et d’autres ont suggéré de faire appel), lequel relie tel mot  à tel mot, formant ainsi une constellation de signifiés et de signifiants, par voie synonymique et homonymique. (Jeu de mots, étymologie). Si l’on prend le mot « femme », ou « féminin », le langage courant fournit au locuteur (et cela peut varier d’une langue à une autre) une certain « idée » de ce que ce mot recouvre dans la réalité. Autrement dit, il n’est pas du tout nécessaire d’interroger les spécialistes de la question. Le langage se suffit à lui-même et on peut même dire qu’il véhicule des vérités éternelles, qui ne sont pas sujettes au changement face à des sciences qui sont constamment en mouvement et en débat.  L’on a souvent loué l’existence des classes de philosophie en terminale, dans l’enseignement secondaire français mais le fait est que cela contribue à sevrer les élèves adolescents de cette domination du langage commun, transmis notamment par les femmes à leurs enfants comme une sorte de trésor incomparable, véritable sésame. L’existence même de l’astrologie vient conforter, a contrario, la valeur de ce capital initial à ne pas brader. Pour paraphtaser Descartes, le langage serait la chose du monde la mieux partagée (plutôt que le bon sens, ou sens commun qui dépend d’ailleurs du langage)

Au lieu donc de dialoguer avec les sciences humaines contemporaines, l’astrologie s’en tient au champ du langage courant. Elle en adopte au demeurant les représentations, les cloisonnements socioprofessionnels et journalistico- historiques (ce qui influe sur des chercheurs comme Michel Gauquelin sur les métiers et les planètes  ou André Barbault sur les deux Guerres Mondiales et les cycles cosmiques) . Le socle de l’astrologie, ce sont les représentations courantes qui ont le mérite d’être figées. Il y a là un discours anti-scientifique qui ironise sur le caractère mouvant de la science « académique » ‘ »universitaire » face à une science immuable s’appuyant sur un savoir linguistique constant.

Nous  assistons ainsi à un divorce croissant au sein même du milieu astrologique entre les enseignants qui véhiculent un savoir-langage figé et les « chercheurs » ayant une formation « universitaire » qui les conduit à ne pas s’en tenir aux acceptions populaires des mots.  L’astrologie apparait au contraire comme une providence pour le langage courant en ce qu’elle en constituerait comme le mode d’emploi. Car il ne suffit pas d’apprendre à parler, il faut aussi  le mode d’emploi c’est-à-dire savoir quels mots utiliser en telle ou telle circonstance et ce mode d’emploi, c’est l’astrologie qui est censée le fournir notamment par le biais des cours d’astrologie.(cf. la chaîne astrologique Valérie Darmandy, sur You tube). Nous avons donc affaire à un binôme assez puissant astrologie-langage de Monsieur Toulemonde qui vient narguer la science « officielle ». Le langage serait une sorte de fruit défendu qui transcende toutes les sciences en devenir en s’alliant avec l’astrologie, elle-même débordant sur l’astronomie dans sa dimension mythologique.  Les astronomes en baptisant les nouvelles planètes de noms mythologiques ont fait alliance objective avec ce binôme en lui conférant une aura inespérée. En effet,   la mythologie fait partie du bagage culturel basique que tout le monde est censée connaitre (cela s’acquiert au début du cycle secondaire). Qui ignore de nos jours ce que signifient en gros Neptune ou Pluton ? Quant aux signes zodiacaux, ils sont véhiculés par une iconographie explicite même si les noms eux-mêmes sont parfois assez abscons.  Rappelons que la culture populaire a largement dépendu des images (cf. notre catalogue Merveilles sans Images, BNF, 1994), comme on le voit sur les cathédrales ce qui permettait de toucher même les analphabètes. L’oralité et l’image font bon ménage.

Face donc à cette entité Astrologie-Mythologie-Astronomie-Langage-Culture populaire,  il y a des astrologues qui protestent et entendent renouer le dialogue avec les sciences « élitiques » en trahissant la cause du peuple.  Ces « nouveaux astrologues » ne désirent pas s’enfermer dans la seule astrologie mais au lieu de s’appuyer sur le langage courant, ils ont choisi d’étendre conjointement et parallèlement leurs réflexions à d’autres domaines. La démarche à suivre  est la suivante selon nous et touche à la question du champ  d’étude à déterminer pour l’astrologie.  Nous pensons que le mot clef est « Dualité » (cf. le Colloque de mai 2000, à Paris, in Cahiers du CERIJ, dépôt légal BNF). Tout ce qui est duel, dialectique constituerait une discipline dont l’astrologie serait un élément essentiel. Dialectique dans le temps autour des notions de récurrence, de répétition, d’alternance, de cycle. Dialectique dans l’espace autour des clivages socio-culturels, entre l’élite et le peuple, entre les hommes et les femmes. On pourrait parler d’une dialectologie. Il est clair que cette astrologie qui émergerait ainsi  serait extrêmement différente de celle qui est actuellement en vigueur. Elle ne serait plus en prise sur le langage courant  perçu dans sa globalité mais se présenterait comme un savoir à acquérir et à transmettre s’appuyant sur des travaux d’observation consacrés à toutes les formes de dualité, l’idée de dualité étant totalement revisitée.  Autrement dit,  l’ide d’une formation uniquement astrologique (venant compléter le langage coutant)  fait long feu et  laisse la place à une formation pluridisciplinaire à part entière. Entendons par là qu’il ne s’agit pas de reprendre les clichés en vigueur autour de la dualité mais de les approfondir et de les redéfinir. Car si la dualité traverse l’Histoire de l’Humanité, elle nous apparait de nos jours comme un territoire en friche et l’astrologie ne saurait faire cavalier seul, elle doit constituer une entité plus puissante, autour de l’idée de Dualité car isolée elle n’est pas viable. Les nouveaux astrologues condamnent et réprouvent donc une astrologie à la solde de ce savoir cristallisé qu’est le langage de tous les jours..,.

 

 

JHB

05 04 14

 

 

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L’astrologie et la tentation du langage courant.

Posté par nofim le 5 mars 2014

 

L’astrologie luciférienne et le mythe populaire du Langage-Science.

Par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons souvent prôné dans différents textes le principe d’autosuffisance, le fait de ne pas être dépendant d’autres apports. Mais nous avons aussi  signalé que cela faisait d’autant apparaitre les faiblesses au lieu de les masquer.

Dans le cas de l’astrologie, dans quelle mesure peut-on parler d’autosuffisance ? Si l’on en croit nombre d’astrologues, l’astrologie se suffirait à elle-même, ce serait une sorte de panacée universelle du savoir. Est-ce à dire qu’elle s’auto-référencerait, qu’elle n’aurait besoin d’aucun recoupement ? En réalité, le recoupement  tient au fait que l’astrologue s’appuie sur le langage courant et ce en dépit du jargon qui lui est propre et qui le caractérise.  Ce paradoxe est lié au processus de traduction et comme on dit en italien tradutore-traditore. La traduction est une trahison.

Autrement dit, l’astrologie est jugée sur la traduction/ interprétation qu’en donne l’astrologue en se servant d’une langue qui fait foi, celle qu’il partage avec son client et qui n’est pas celle de l’astrologie. Il n’y a donc pas autosuffisance dans la mesure où l’astrologue effectue à sa maniérée une traduction. Si on prend le cas des Centuries de Nostradamus, on n’en comprend pas la fortune si on ne fait la part des traductions, tant du fait de l’obscurité du texte que du fait que le texte en français du XVIe siècle est lui-même traduit en différentes langues (du latin à l’anglais en passant par l’allemand etc.) et à différentes époques. Tout ce travail apporte une valeur ajoutée. L’autosuffisance implique donc de prendre en compte l’ensemble des commentaires venant se greffer sur le texte et cela vaut évidemment pour l’astrologie. Il est clair qu’Astroflash et tout produit équivalent – c’est-à-dire l’interprétation par ordinateur- dépend des programmes de traduction en langage courant délivrés par une équipe d’astrologues. L’astrologie constituerait ainsi un système intégrant les astrologues mais aussi les clients qui participent inévitablement au processus non sur le plan économique mais sur le plan sémantique, c’est-à-dire au prorata de ce qu’ils comprennent des textes qui leur sont soumis in fine. Vu que l’astrologie est très isolée sur le plan horizontal par rapport aux autres sciences, il était logique qu’elle cherchât une issue  sur le plan vertical, c’est  à dire vers le public et les savoirs dont il dispose à savoir le langage, que l’on peut qualifier de science du pauvre, savoir minimum garanti. C’est notamment ce qui s’est produit depuis le XVIIIe siècle. L’astrologie en ce sens serait devenue une contre-culture s’opposant à la culture de l’élite et particulièrement attractive pour les femmes du fait de leur marginalité. Cette élite est  notamment soupçonnée de vouloir disposer du monopole du savoir en le confisquant au peuple en s’efforçant de discréditer le langage courant.

Et de fait, quand on interroge les astrologues comme nous le faisons (cf. récemment avec Didier Geslain sur Teleprovidence), il y a une forte résistance quand on met en cause la validité du consensus langagier en vigueur.

Il est donc intéressant de revenir sur le mythe du Langage comme Science car l’astrologie de ce début de XXIe siècle a pour socle un tel mythe. Il y a alliance entre un savoir paria « déchu », l’astrologie – on pense à l’ange « déchu », banni, Lucifer- et le savoir  de l’homme de la rue, du vulgum pecus (c’est le « j’appelle un chat un chat » de Boileau)… Nous ne reviendrons pas ici sur la question du savoir inhérent au langage et nous contenterons de décrire le processus d’association d’idées (auquel Freud et d’autres ont suggéré de faire appel), lequel relie tel mot  à tel mot, formant ainsi une constellation de signifiés et de signifiants, par voie synonymique et homonymique. (Jeu de mots, étymologie). Si l’on prend le mot « femme », ou « féminin », le langage courant fournit au locuteur (et cela peut varier d’une langue à une autre) une certain « idée » de ce que ce mot recouvre dans la réalité. Autrement dit, il n’est pas du tout nécessaire d’interroger les spécialistes de la question. Le langage se suffit à lui-même et on peut même dire qu’il véhicule des vérités éternelles, qui ne sont pas sujettes au changement face à des sciences qui sont constamment en mouvement et en débat.  L’on a souvent loué l’existence des classes de philosophie en terminale, dans l’enseignement secondaire français mais le fait est que cela contribue à sevrer les élèves adolescents de cette domination du langage commun, transmis notamment par les femmes à leurs enfants comme une sorte de trésor incomparable, véritable sésame. L’existence même de l’astrologie vient conforter, a contrario, la valeur de ce capital initial à ne pas brader. Pour paraphtaser Descartes, le langage serait la chose du monde la mieux partagée (plutôt que le bon sens, ou sens commun qui dépend d’ailleurs du langage)

Au lieu donc de dialoguer avec les sciences humaines contemporaines, l’astrologie s’en tient au champ du langage courant. Elle en adopte au demeurant les représentations, les cloisonnements socioprofessionnels et journalistico- historiques (ce qui influe sur des chercheurs comme Michel Gauquelin sur les métiers et les planètes  ou André Barbault sur les deux Guerres Mondiales et les cycles cosmiques) . Le socle de l’astrologie, ce sont les représentations courantes qui ont le mérite d’être figées. Il y a là un discours anti-scientifique qui ironise sur le caractère mouvant de la science « académique » ‘ »universitaire » face à une science immuable s’appuyant sur un savoir linguistique constant.

Nous  assistons ainsi à un divorce croissant au sein même du milieu astrologique entre les enseignants qui véhiculent un savoir-langage figé et les « chercheurs » ayant une formation « universitaire » qui les conduit à ne pas s’en tenir aux acceptions populaires des mots.  L’astrologie apparait au contraire comme une providence pour le langage courant en ce qu’elle en constituerait comme le mode d’emploi. Car il ne suffit pas d’apprendre à parler, il faut aussi  le mode d’emploi c’est-à-dire savoir quels mots utiliser en telle ou telle circonstance et ce mode d’emploi, c’est l’astrologie qui est censée le fournir notamment par le biais des cours d’astrologie.(cf. la chaîne astrologique Valérie Darmandy, sur You tube). Nous avons donc affaire à un binôme assez puissant astrologie-langage de Monsieur Toulemonde qui vient narguer la science « officielle ». Le langage serait une sorte de fruit défendu qui transcende toutes les sciences en devenir en s’alliant avec l’astrologie, elle-même débordant sur l’astronomie dans sa dimension mythologique.  Les astronomes en baptisant les nouvelles planètes de noms mythologiques ont fait alliance objective avec ce binôme en lui conférant une aura inespérée. En effet,   la mythologie fait partie du bagage culturel basique que tout le monde est censée connaitre (cela s’acquiert au début du cycle secondaire). Qui ignore de nos jours ce que signifient en gros Neptune ou Pluton ? Quant aux signes zodiacaux, ils sont véhiculés par une iconographie explicite même si les noms eux-mêmes sont parfois assez abscons.  Rappelons que la culture populaire a largement dépendu des images (cf. notre catalogue Merveilles sans Images, BNF, 1994), comme on le voit sur les cathédrales ce qui permettait de toucher même les analphabètes. L’oralité et l’image font bon ménage.

Face donc à cette entité Astrologie-Mythologie-Astronomie-Langage-Culture populaire,  il y a des astrologues qui protestent et entendent renouer le dialogue avec les sciences « élitiques » en trahissant la cause du peuple.  Ces « nouveaux astrologues » ne désirent pas s’enfermer dans la seule astrologie mais au lieu de s’appuyer sur le langage courant, ils ont choisi d’étendre conjointement et parallèlement leurs réflexions à d’autres domaines. La démarche à suivre  est la suivante selon nous et touche à la question du champ  d’étude à déterminer pour l’astrologie.  Nous pensons que le mot clef est « Dualité » (cf. le Colloque de mai 2000, à Paris, in Cahiers du CERIJ, dépôt légal BNF). Tout ce qui est duel, dialectique constituerait une discipline dont l’astrologie serait un élément essentiel. Dialectique dans le temps autour des notions de récurrence, de répétition, d’alternance, de cycle. Dialectique dans l’espace autour des clivages socio-culturels, entre l’élite et le peuple, entre les hommes et les femmes. On pourrait parler d’une dialectologie. Il est clair que cette astrologie qui émergerait ainsi  serait extrêmement différente de celle qui est actuellement en vigueur. Elle ne serait plus en prise sur le langage courant  perçu dans sa globalité mais se présenterait comme un savoir à acquérir et à transmettre s’appuyant sur des travaux d’observation consacrés à toutes les formes de dualité, l’idée de dualité étant totalement revisitée.  Autrement dit,  l’ide d’une formation uniquement astrologique (venant compléter le langage coutant)  fait long feu et  laisse la place à une formation pluridisciplinaire à part entière. Entendons par là qu’il ne s’agit pas de reprendre les clichés en vigueur autour de la dualité mais de les approfondir et de les redéfinir. Car si la dualité traverse l’Histoire de l’Humanité, elle nous apparait de nos jours comme un territoire en friche et l’astrologie ne saurait faire cavalier seul, elle doit constituer une entité plus puissante, autour de l’idée de Dualité car isolée elle n’est pas viable. Les nouveaux astrologues condamnent et réprouvent donc une astrologie à la solde de ce savoir cristallisé qu’est le langage de tous les jours..,.

 

 

JHB

05 04 14

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Les intrications Tradition/Observation/ Institutions/ Représentations.

Posté par nofim le 4 mars 2014

 

Du structuralisme des corpus à celui des sociétés

Par Jacques  Halbronn

 

Dans notre ouvrage paru il y a 30 ans (Mathématiques Divinatoires, Ed Trédaniel-La Grande conjonction, 1983) nous avions voulu montrer que certains savoirs divinatoires étaient sous-tendus par des dispositifs géométriques qui devaient dans certains cas être explicités, restaurés, corrigés.  Notre approche des langues suivaient peu ou prou cette même méthodologie, celle d’une archéologie des savoirs. (Michel Foucaud)

Mais par la suite, nous sommes passés sur un autre terrain, celui du fonctionnement des sociétés d’où une dialectique entre les savoirs et ce qu’ils étaient censés décrire. Le cas de l’astrologie est, au regard d’une telle problématique, particulièrement édifiant. En effet, nous disposons d’une part d’un corpus de textes et de l’autre d’une réalité anthropologique à observer et à décrypter, avec la mise en évidence d’un décalage certain entre ces deux plans.

L’appréhension de ces deux plans n’exige pas les mêmes dispositions dans la mesure où dans un cas, on a affaire à un ensemble formalisé et fermé et dans l’autre à un ensemble ouvert et qui ne se décrit, ne se  « raconte »  (account)  pas nécessairement  on est dans le non-dit, dans l’allant de soi (cf. Harold Garfinkel. Etudes d’ethnométhodologie), ce qui peut relever de structures subconscientes. C’est ainsi que l’Humanité a mis des millénaires pour parvenir à décrire le fonctionnement interne du corps humain, ce qui n’empêchait nullement celui-ci, par ailleurs, de fonctionner. Or, dans le domaine du social, l’humanité, en ce début de XXIe siècle n’est toujours pas en mesure de se décrire de façon satisfaisante et ce, en dépit de l’essor des sciences humaines, des sciences « sociales », ce qui fait que l’on en reste à des discours très peu scientifiques sur nombre de sujets comme la question du genre, la question de l’élite et la question du cycle, non plus sur le plan anatomique mais sur celui du « corps social ». D’où  le maintien de discours traditionalistes de type astrologique, mythologique, symbolique, analogique qui relèvent du premier niveau textuel et formel décrit plus haut…D’où un certain divorce entre les deux plans ainsi dégagés.

L’écueil dans lequel on évitera de tomber consiste évidemment à projeter le formalisme du premier niveau sur le second niveau et de ne voir ce dernier qu’au prisme du premier. Dans le premier cas, on est dans une dynamique d’émission qui ne tient pas compte des données extérieures alors que dans le second cas, l’observation du réel est absolument requise, ce qui se situe dans une dynamique de réception, de collecte des données, celles-ci n’étant pas servies sur un plateau comme dans le premier cas. Nous dirons que les femmes sont plus à l’aise face  à des corpus fermés et les hommes ont plus de réussite dans le corpus ouverts avec ce paradoxe qui est que toute approche d’un corpus ouvert débouche par l’établissement d’un corpus fermé. Autrement dit, ce sont les hommes qui fournissent aux femmes les corpus dont elles pourront se servir. Inversement, les femmes de par leur compulsion à émettre fournissant, sans nécessairement le vouloir consciemment, aux hommes un matériau que ceux-ci pourront exploiter. On verra là une certaine circularité sociale que nous avons établie.

La question qui se pose donc à l’observateur qui ne regarde pas le monde avec une grille se substituant à une approche directe – on connait nombre de cas de gens qui partent du principe que le monde autour d’eux est décrit ipso facto par le modèle qu’on leur a fourni, quel qu’il soit –(à commencer par leur langue maternelle)- sera d’appréhender des lignes de force, des récurrences  remarquables, ce qui implique une certaine masse critique de données bien au-delà des cas individuels. La synchronie est de rigueur, non pas au sens jungien de rapport entre différents plans (ce qui est intéressant par ailleurs mais par le fait que nombre de personnes agissent de façon similaire au même moment sans s’être nécessairement concertées entre elles, ce qui laisserait  supposer un stimulus commun agissant.

Quelles sont donc les « lois » qui organisent nos sociétés par-delà celles qui sont édictées par celles-ci ? On pourrait parler d’un « droit naturel » (Antigone) qui prévaut ou non sur le « droit institué » qui, lui, peut changer du jour au lendemain, comme on changée de disque. Car, il ne faut pas se leurrer, l’observateur des phénomènes sociaux rencontrera comme obstacle toutes sortes de structures institutionnelles et constitutionnelles dont le poids peut  s’avérer considérable et s’interposer, faire écran.

.La question qui se pose au final est celle de la conciliation entre les différents niveaux que nous avons décrits. Est-ce que l’observation doit être corroborée par la ‘ »tradition » et est-ce que la tradition (c’est-à-dire la somme de ce qui est transmis oralement ou textuellement) doit l’être par l’observation.

Nous entendons souvent certains dirent que le modèle établi à partir de l’observation doit être confirmé lui aussi par l’observation. Mais qu’est-ce à dire ? S’il est logique de tenter de valider une tradition par l’observation, en revanche, ce qui es le fait de l’observation n’a pas à l’être par l’observation, du moins dans un premier temps puisqu’elle est née de l’observation et non de la transmission. Quant à la dialectique entre transmission et observation, nous rappellerons que cette transmission peut avoir été corrompue. Mais quand bien même elle ne l’aurait pas été, elle peint aussi avoir subi diverses additions ou soustractions qu’il importe de repérer et de signaler.

C’est par le biais de l’observation que l’on peut détecter ce qui dans une tradition correspond éventuellement à un état premier et ce qui aura été additionnel (la soustraction étant une forme d’addition), plus ou moins tardif, récent.

Mais le problème persiste au niveau du sujet : les femmes tendent à ne voir que ce qu’on leur dit de voir et ne peuvent donc être que de fort médiocres observateurs, se contentant de ne tenir compte que des informations reçues (plus que des observations) qui viendraient corroborer le modèle utilisé.  Que l’on se méfie des fausses représentations fournies  par les romans campant des vies imaginaires (avec une chronologie  fantaisiste)  et notamment par les séries télé qui capent des super-women menant des enquêtes avec brio. (cf. note étude à ce sujet, notamment en France. Les personnages de femmes policières ou gendarmes étant moins fréquents aux Etats Unis, même si Agatha Christie a lancé, en son temps, dans l’Entre Deux Guerres le personnage de Mrs Marple) et que l’on se garde des cyclicités qui sont induites, à partir du XIXe siècle et la vogue des  constitutions par les calendriers électoraux  lesquels se superposent aux rythmes « naturels «du corps social et souvent verrouillent  la vie politique et la rendent peu sensible à certains flux et reflux ou du moins non sans un certain décalage.. C’est dire que la recherche dans le domaine des sciences sociales  est hypothéquée par toutes sortes de « bruits » qui viennent interférer, sans parler des divers cloisonnements religieux linguistiques, géographiques qui viennent faire écran avec une certaine universalité de l’humain plus physiologique que psychologique.

 

 

 

JHB

04…03. 14

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L’astrologie comme langue-savoir : de l’information à la communication

Posté par nofim le 3 mars 2014

L’astrologie : une langue rigide et une pratique souple.

Par  Jacques Halbronn

 

Ce qui distingue l’astrologie de la voyance, c’est le fait  que l’astrologie est censée être d’abord un savoir global alors que la voyance ne traite que de cas particuliers si ce n’est qu’elle recourt au langage qui lui est censé être également un savoir général. En fait, toute personne qui a appris à parler pense avoir par la même occasion appris à penser et avoir acquis, par-dessus le marché, un certain savoir général.

Comment le savoir général  de l’Astrologie cohabite-t-il avec le langage comme savoir encyclopédique partagé par tous les locuteurs. ? Il apparait que les astrologues n’ont rien de plus pressé que de « traduire » le savoir astrologique en langage commun., autrement dit de relier les deux savoirs, être en position d’interface entre eux.

Or, nous ne sommes pas enclin à suivre cette direction ou en tout cas sous bénéfice d’inventaire. Nous pensons que le langage courant comporte nombre d’inexactitudes voire de contresens, de connexions discutables. Il serait d’ailleurs étonnant que ce langage intègre tous les progrès de la recherche scientifique tant en sciences dûtes que molles.  Ce langage Ets figé  et fige un savoir inévitablement dépassé. C’est pourquoi quand nous échangeons des propos, il fait prendre le temps de préciser ce que nous entendons les uns et les autres par tel ou tel terme. Il est des astrologues bien trop pressés et qui veulent briller les étapes.

Une autre erreur commise par bien des astrologues tient au fait qu’ils omettent de fournir à leurs clients le savoir astrologique auquel ils se réfèrent implicitement ou explicitement. Rappelons que dans la vie, il ne suffit pas de se connaitre mais il faut aussi connaitre les gens auxquels on s’adresse. Selon nous, les femmes sont –contrairement ce que l’on croit souvent- plus dans l’émission que dans la réception et cela explique pourquoi se connaitre leur est plus important, leur semble plus  utile, que de connaître autrui. Elles font très/trop souvent l’impasse sur l’équation de leurs interlocuteurs, ce qui leur évite de trop se fatiguer les méninges. Donc, ce que ces femmes attendent de l’astrologie, c’est  ce qui les concernent elles, comment  elles vont s’exprimer, se manifester face au monde sans avoir cependant à le connaitre, tâche à laquelle elles ont renoncé de longue date.

En ce sens, il faut reconnaitre que si l’astrologue se lance dans un exposé sur la description globale du monde, cela ne les intéresse que modérément et elles ont l’impression de perdre leur temps. Tout au plus s’intéresseront-t-elles à telle personne  en particulier, par le biais du thème natal mais de considérations générales sur la nature humaine, elles se passent fort bien.

Ce qu’elles ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre c’est que l’on ne peut prévoir sans posséder un certain nombre de lignes générales que l’on pourra dégrossir dans un deuxième temps. C’est d’ailleurs ainsi que chacun procédé dans la vie. Sinon, on n’aurait pas de repères pour savoure qui est qui. Et il gaudirait un temps fou pour s’en faire une idée. Dans le meilleur des cas, on peut dépanner quelqu’un en lui disant ce qu’il en est mais il n’en sera pas mieux loti à l’avenir quand de nouvelles questions se poseront. On est dans le dépannage.

Faut-il cependant en conclure que les astrologues pensent autrement que le commun des mortels, que leur langage leur confère une autre façon de percevoir le monde, sont-ils des étrangers dans leurs pays respectifs ?  On peut dire qu’ils recourent à une systématique sémantique différente de celle des autres langues.  En fait, selon nous, l’astrologie véhicule une très vieille idée, selon laquelle toute langue est porteuse d’un savoir intrinsèque alors que de nos jours, l’on aurait tendance à dire qu’une langue ne fait que véhiculer la pensée de ses locuteurs, quelle que soit cette pensée. Nous avons là deux conceptions du langage, l’une qui insiste sur l’émission, l’autre sur l’adaptation et que nous associons, pour notre part,  respectivement, aux valeurs féminine et masculine.  Dans le premier cas, la langue est porteuse d’un savoir figé, dans l’autre, elle  est un caméléon. C’est la seconde conception qui l’a emporté mais l’astrologie perpétue la première et il est logique que cela séduise plus spécialement les femmes que les hommes. L’astrologie serait une langue au féminin comme d’ailleurs devaient l’être initialement toutes les langues- ce que nous avons montré dans nos études linguistiques en morphosémantique quand le signifiant fixait le signifié bien plus qu’il ne le fait de nos jours- mais celles-ci auront fini par se libérer d’un tel carcan sauf l’astrologie, qui est restée une langue (féminine) du signifiant parmi des langues (masculines) du signifié

Ce qui attire plus ou moins consciemment les gens vers l’astrologie, chez l’astrologue, c’est cette conscience de renouer avec une langue qui a quelque chose à dire, par-delà ce que pense tel ou tel locuteur. C’est sa rigidité qui fascine même si en aval l’astrologue y apporte une certaine dynamique, selon une dialectique que nous avons décrite ailleurs qui est celle du pianiste face à la partition.

Mais si l’on s’en tient à cette idée d’une langue porteuse d’un savoir intrinsèque, cela signifie bien que ce savoir doit être enseigne dans sa globalité et non par bribes, par fragments comme dans le cas d’une consultation. Nous condamnons cette astrologie qui ne dévoile son savoir que de façon aussi aléatoire du moins dans le cadre de la consultation alors que dans le cadre des cours d’astrologie, elle est présentée dans sa totalité. Est-ce que ce qui importe avec l’astrologie n’est pas justement ce qu’elle nous dit de l’Humanité dans sa globalité et non d’un individu donné dans sa particularité ? D’ailleurs, est-ce que chaque partie de l’astrologie ne doit pas être resituée par rapport  à l’ensemble ? Cette objection vaut aussi au niveau prévisionnel : là encore, il importe de fournir un panorama cyclique général et non quelques ponctions aléatoires et sans suite. Au bout du compte, on dira que l’enseignement de l’astrologie est féminin alors que sa pratique est masculine, d’où cette souplesse évidente du travail de l’astrologue en dépit d’une présentation qui se veut systématique mais qui est décalée par rapport à l’usage brouillon qui en est fait. On retrouve constamment cette dialectique du masculin et du féminin une fois que l’on a compris que le masculin observe le monde et le féminin se projette sur lui. D’ailleurs, dans nos entretiens avec certains astrologues comme Didier Geslain (cf. nos entretiens sur You Tube du 2 mars 2014), il est reconnu que si l’astrologue d’un côté applique ce qui est dans le « livre », il prend aussi la peine de tenir compte des réalités, ce qui ne se fait pas sans une certaine gesticulation. Le cas classique est celui des élections. L’astrologue certes dresse le thème de tous les candidats mais n’annoncera jamais la victoire d’un candidat qui n’a aucune chance,  quand bien même ses astralités seraient toit à fait puissantes. En cela, la pratique de l’astrologie est hybride et mange à tous les râteliers. Elle est comme la chauve-souris. Quand on l’attaque sur le plan théorique, elle se réfère à la pratique sur le terrain et quand on discute sa pratique, elle met en avant sa théorie cosmique, sa tradition, son symbolisme.

 

JHB

04. 03. 14

 

Publié dans ASTROLOGIE, ECONOMIE, LINGUISTIQUE, PSYCHOLOGIE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Les astrologues face à la question des hommes et des femmes

Posté par nofim le 3 mars 2014

 

 

L’évolution du statut des femmes selon la cyclicité astrologique

Par  Jacques  Halbronn

 

On sait que nous considérons la question du « genre » comme un préalable  à tout travail astrologique mais bien évidemment il ne s’agit pas de se servir de définitions qui trainent ici et là  y compris celles qui concernant le Yin et le Yang et l’Animus et l’Anima sans parler du « masculin » et du « féminin ». Les astrologues ne peuvent plus se permettre de prendre cette terminologie et ses acceptions pour argent comptant. En ce sens plus que jamais il importe que le chercheur en astrologie ait une compétence pluridisciplinaire qui ne se réduise pas à quelques clichés. Rappelons aussi que l’astrologue qui se contente de traduire des notions astrologiques en langage courant  ne rend pas service à l’astrologie et qu’il la galvaude et la gâche s’il ne prend pas la peine de définir les mots qu’il emploie et de le faire en connaissance de cause. Mais les habitudes de langage ont la vie dure.

Nous aborderons ici le délicat sujet des rapports hommes-femmes au regard d’une certaine cyclicité susceptibles d’affecter les dits rapports notamment quant à la conception même du couple, ce qui nous conduira à réfléchir sur la dialectique monogamie/polygamie.

En phase montante de l’Astrocyclon (cf. nos vidéos et nos schémas sur le blog de la facultelibredastrologiedeparis) –ce qui est le cas actuellement avec Saturne dans la seconde moitié du Scorpion- les femmes voient leur statut strictement limité à celui d’épouse « à demeure » « au foyer ». Les hommes pendant cette phase préfèrent  concentrer les pouvoirs dans les mains d’un petit nombre (cf. les échos sur un remaniement ministériel comportant un nombre restreint de responsables).

En revanche, en phase descendante de l’Astrocyclon (quand Saturne atteindra la seconde moitié du Sagittaire), les femmes sont mises beaucoup plus à contribution et nous relions cette tendance à un certain essor de la polygamie, en prenant dans un sens très large et nullement réservé à la vie sexuelle ou du foyer. La polygamie correspond à une démultiplication de l’activité masculine. On parlerait peut être plus justement de collaboratrices (avec le pluriel qui s’impose généralement). Cela correspond à un fléchissement de la tonicité masculine, d’où la nécessité d’un certain relais féminin. On passe de la verticalité et de la recherche à l’horizontalité  et à la communication.

Rappelons quelques contrevérités à débusquer en ce qui concerne l’identité féminine face à l’identité masculine et on n’insistera jamais assez sur la nécessité de renoncer à de vieux clichés éculés.

C’est ainsi que selon nous les femmes sont plus émettrices que réceptrices, plus dans la  répétition inlassable et assez machinale de certains messages sans trop tenir compte de l’auditoire alors que les hommes sont de meilleurs observateurs (sens de l’observation) de ce qui se présente devant eux et ne peuvent en faire abstraction. On aura compris que ce n’est qu’à certains moments que ce talent de diffusion  qu’ont les femmes sera apprécié alors qu’à d’autres, on doit éviter toute fixation prématurée du message « in progress » d’autant que la multiplication conduit  à une diversité du message (cf. les cadavres exquis) et à une certaine déperdition. Les hommes n’entendent pas laisser aux femmes la bride sur le cou à n’importe quel moment et donc en phase montante, ils préfèrent contrôler de près leurs activités qui se cantonnent en fait à la vie privée et sans surprise.

On est d’ailleurs en droit de s’inquiéter de ce qui va se passer dans les prochains mois à la Mairie de Paris avec une femme prenant nécessairement la succession de Bertrand Delanoë. C’est selon nous  une grave erreur de casting qui a été enclenchée il y a déjà un certain temps et qui est en porte à faux avec l’état actuel de la cyclicité. Il est intéressant, nous semble-t-il, que l’astrologie soit en mesure d’annoncer que si l’on ne respecte pas certains principes cycliques, l’on s’’expose à des déconvenues. Croire que tout est écrit serait bien naïf. Le calendrier électoral est souvent décalé par rapport au calendrier astrologique et on peut dire que tout le dispositif électoral répandu dans tant de pats, de nos jours, constitue un véritable capharnaüm fort fâcheux. L’astrologie peut tout à fait annoncer que des erreurs peuvent être commises par nos congénères et qu’elles seront sanctionnées à terme. µQu’elle puisse désormais s’opposer à certaines initiatives est le signe qu’elle reprend du poil de la bête et ne cherche pas à tout prix à  « coller » avec ce qui se pratique dans le monde  en vue d’atteindre à une certaine légitimité.

Ce n’est en tout état de cause certainement pas en étudiant le thème des deux principales candidates (NKM et Anne Hidalgo) que l’on saura astrologiquement ce qui va se passer. L’astrologie est une science des flux et des reflux et aucun événement n’est en soi définitif et il a des prolongements tant dans le passé que dans le futur. Il n’est pas question de figer le cours des astres en se focalisant sur le thème natal ni d’ailleurs de figer le savoir astrologique en le réduisant à un langage.

En ce qui concerne la future maire de Paris, nous pensons pouvoir annoncer sans grand risque de nous tromper qu’il faut craindre une certain rigidité, un manque de souplesse, et avec une difficulté à s’adapter aux situations sous prétexte de respecter un programmes, des « engagements », d’où des problèmes d’entêtements qui risquent fort de mal passer dans le contexte astrologique actuel, avec des risques d’affrontement au sein même de la famille politique de la maire.

Le facteur du « genre » est selon nous un facteur essentiel que les astrologues maitrisent de nos jours extrêmement mal, ce qui vient plomber leurs travaux tant en astropychologie qu’’en astrologie prévisionnelle.  L’astrologie, contrairement à ce que d’aucuns veulent croire, n’est pas un savoure définitivement abouti (et donc mort). Elle doit constamment se confronter avec l’observation du réel. Mais bien des astrologues ne connaissent le dit réel que par le biais de l’astrologie. Ainsi, récemment, tel de nos amis astrologiques nous a assuré qu’il tenait compte du profil de son interlocuteur et qu’il ne s’adressait pas à un Martien comme il le ferait à un Vénusien. Mais quand on lui demande comment il  sait que telle personne est marquée par cette planéte plutôt que par une autren, il nous répond que c’est le thème qui l’en informe. On bascule là dans une forme d’autisme intellectuel assez alarmant qui s’interdit toute observation indépendamment de ce qui est inscrit dans le thème. Marielle Garrel  avait raison, il y a déjà plus de trente ans (au sein de la FLAP) de conférer à ses élèves une double formation en astrologie et en morphopsychologie mais cette dialectique entre le corpus astrologique et notre regard sur le monde doit selon nous commencer par une  observation constante des comportements des hommes et des femmes et entre les uns et les autres, ce qui ouvre sur une meilleure connaissance de la cyclicité…

 

 

JHB

02. 03. 14

 

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, LINGUISTIQUE, Médecine, PSYCHOLOGIE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

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