Les empires et l’impératif d’innovation

Posté par nofim le 2 mars 2014

 

La logique impériale : les malentendus

Par  Jacques Halbronn

 

Nous pensons qu’un pays qui a un passé impérial doit en assumer les conséquences et doit préserver un certain esprit de conquête et notamment en ce qui concerne la question de l’immigration issue du dit passé impérial.

La démarche impériale doit être définie comme étant sous-tendue par une approche universaliste. En effet, dès lors que l’on refuse de respecter les anciennes frontières, cela signifie qu’on relativise ipso facto leur légitimité et cela signifie aussi que l’on  va vers une certaine forme de laïcité, même quand le mot n’existe pas encore ou n’est pas explicitement employé.

La question qui se pose est  la suivante : faut-il attendre de telle ou telle population « étrangère » qu’elle fasse effort pour s’intégrer, comme on dit ? Ou bien l’empire ou ce qui lui a succédé va-t-il le devoir de s’adapter à la dite population, d’en intégrer l’existence et la présence ?

Pour notre part, les mêmes motivations qui ont poussé autrefois à la conquête des territoires ainsi annexés doivent se maintenir dans le cadre de ce qu’il faut bien appeler un certain néo-colonialisme.

L’empire doit considérer l’hétérogénéité de sa population, qui est inhérente à un tel régime, comme un défi, une incitation à aller vers plus d’universalité et donc de science. Les anciens clivages ne doivent pas disparaitre mais doivent être recouverts par de nouveaux clivages d’une autre nature qui traversent les cultures au lieu de coïncider avec elles.

Selon une des clefs de l’intégration impériale passe par la dualité hommes-femmes qui est beaucoup plus intéressante que tout clivage culturel forcément  bien plus récent.

Nous pensons qu’un empire est condamné pour survivre à innover car l’innovation abolit les anciens clivages et introduit des défais pour tout le monde.  Il n’y a pas de politique égalitaire sans  innovation à différents niveaux.  Tout changement  conduit à un déclin des clivages anciens et génère de l’égalité car quelque part nous sommes tous égaux face au changement, par-delà les différences d’âges, de sexe ; de religion, de langue. Un empire qui n’innove pas est condamné à mort. Les régions qui ne situent pas dans une problématique impériale ont moins le devoir d’innover, de se dépasser car elles n’ont pas besoin de créer un surcroit de lien social. Cela dit, le ciment proposé pour unifier un ensemble très diversifié  peut se révéler  monstrueux. On pense notamment au recours à l’antisémitisme (Shoah) pour obtenir une forme d’unanimité de la part de populations diverse inscrites au sein d’un seul et même ensemble, notamment du fait des victoires militaires plus ou moins inespérées comme lors de la Guerre des Six Jours pour Israël (juin  1967). La nation qui constitue le noyau de tout Empire va notamment devoir se redéfinir à l’aune d’une situation impériale, de facto, qui change la donne, ce qui peut conduire à une grave  crise identitaire avec une alternance de phases allant vers le supranational et de phases de repli sur une préférence nationale.

Il est clair que la stabilité d’un empire est fonction d’innovations de toutes sortes  comme une nouvelle constitution, de nouvelles technologies, une nouvelle politique, une nouvelle économie, une nouvelle société, une nouvelle langue etc. Tout ce qui est nouveau  est en principe favorable pour la cohésion interne de l’Empire…

Ce faisant,  un empire peut ainsi  envisager de s’accroitre en abolissant certaines  frontières  dans la mesure même où il adhère à une idéologie universaliste qu’il considère comme  un progrès pour l’Humanité, dont  il se veut un vecteur majeur.

 

 

 

 

 

JHB

02. 03  14

Publié dans ECONOMIE, HISTOIRE, judaîsme, LINGUISTIQUE, POLITIQUE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

L’astrologie et le piége du langage courant ou traditionnel

Posté par nofim le 26 février 2014

Le déficit conceptuel du discours astrologique

Par Jacques  Halbronn

 

 

Dans tout domaine, il importe de maitriser complétement son sujet, faute de quoi on  risque fort de compromettre le travail engagé. Or, les astrologues, en dépit de ce qu’ils tendent à prétendre, sont terriblement dépendants de diverses disciplines dont ils se servent non sans une certaine naïveté et cela commence par le langage courant dont ils usent et abusent, comme si le langage était un outil fiable. Ils ont beau recourir à une certaine hypersophistication mathématique, cosmographique et astronomique, là où le bât blesse, c’est dès que cela se traduit en mots. Bien pis, ces astrologues puisent dans des formulations antiques, symboliques, mythologiques comme si cela pouvait faire référence quant à la précision de leurs formulations et de ce  que leurs clients ou lecteurs pouvaient entendre. Cette croyance au langage est probablement un des mythes les plus durables, les plus persistants qui soient et en ce début de XXIe siècle, il continue à sévir très largement. Or, selon nous, c’est grâce à ce savoir mythique qu’est le langage que l’astrologie actuelle peut encore prospérer impunément. On est là en face d’un point aveugle. Cela vaut aussi pour le débat sur le masculine et le féminin. Inévitablement, quand on aborde ce sujet, les gens se réfugient dans le langage courant, censé constituer un consensus du savoir partagé. L’excuse avancée, c’est que la science serait incapable de trancher et qu’il faut donc s’en tenir aux représentations linguistiques qui apparaissent comme une « seconde nature ». On nous dit que ceci est  ou n’est pas féminin ou pas masculin  mais ce ne sont là que des mots et des associations de mots que l’on prend pour argent comptant. Au lieu que le langage s’appuie sur la science, c’est ici la science qui devrait s’appuyer sur le langage !

Ce qu’on attend de l’astrologie, c’est qu’elle fournisse des concepts opérationnels très pointus, pas nécessairement très nombreux mais fiables. Autrement dit, toute science humaine a pour mission de délivrer des outils parfaitement maitrisés sur la base d’une méthodologie rigoureuse et cette méthodologie,dans le cas de l’astrologie- mais aussi dans bien d’autres domaines – c’est la cyclicité et la dialectique.  Quand un astrologue se sert d’un mot, il doit impérativement préciser ce qu’il recouvre et ce à quoi il s’oppose, et cela ne fait sens qu’en recourant au critère du temps. En effet, avec le temps, une même notion peut prendre une forme A puis une forme B. Il ne s’agit pas comme le laissent entendre trop souvent les astrologues de distinguer entre deux symboles, deux planètes, deux signes mais bien de montrer que le même facteur peut revêtir des formes radicalement opposées selon une certaine cyclicité, tout en conservant la même dénomination. Harold Garfinkel  emploie le terme d’indexicalité (en ethnométhodologie) pour indiquer que le même mot peut avoir des connotations très différentes selon les contextes, les locuteurs.

Il va donc de soi que la première chose à faire quand on parle d’astrologie, c’est de préciser le plus clairement possible les termes dont on se sert et de ne pas s’en tenir à une définition usuelle. On évitera de manier trop de notions à la fois et de préférence, l’on s’en tiendra à une seule que l’on déclinera de façon séquentielle.

Que les astrologues aient pu s’imaginer qu’en employant le langage courant – pas seulement les signifiants mais aussi les signifiés- ils parviendraient à intégrer socialement l’astrologie est une  grave illusion. . Mais c’est le leurre qui menace la plupart de ceux qui veulent s’intégrer que de vouloir s’appuyer sur des  références  discutables mais pratiquées. Il peut sembler présomptueux, certes, que l’astrologie enseigne notre société à penser mais elle ne saurait pour autant entrer dans le moule sémantique extrêmement flou en vigueur.

Même erreur quand les astrologues s’imaginent qu’en se servant du langage des astronomes (intégration des nouvelles planètes, par exemple), ils feront reconnaitre leur astrologie ! Or le langage est la partie la plus fragile de toute forme de sociabilité, ce n’est jamais qu’une convention qui vaut ce qu’elle vaut et qui est virtuellement interchangeable, amovible. Les astronomes pourraient changer le nom, la taille des signes zodiacaux, l’appellation des planètes, cela ne changerait rien épistémologiquement pour la science astronomique. De même quand les gens parlent de masculin et de féminin,  cela ne se conçoit que parce que par ailleurs on a  bel et bien des hommes et des femmes qui vivent entre eux d’une certaine façon, ce qui est un important contrepoint au seul langage qui n’est que l’écume.

L’astrologie s’adresse à des gens d’un certain niveau intellectuel et culturel qui peuvent  assimiler un exposé conceptuel assez pointu. C’est ce qu’avait probablement pensé Jean-Pierre Nicola avec son système RET qui décrit les planètes par le biais des notions de représentation, d’existence et de transcendance. (Sans parler de ses autres travaux sur le zodiaque et les maisons). Nicola avait compris que le langage traditionnel de l’     astrologie ne pouvait faire l’affaire. Il n’aura été suivi –et cela ne vaut que pour le monde francophone- que très partiellement, un demi-siècle après avoir publié ses premiers travaux (Astrologie Conditionaliste). Le souci (et on retrouve la même difficulté chez un de ses disciples  Patrice Guinard auteur il y a 20 ans d’une thèse de philosophie sur l’astrologie, dir. F. Bonnardel, Université Paris 1993 ), c’est que l’ancrage d’un tel système sur des planètes bien réelles  est purement suicidaire philosophiquement. En effet, chaque planéte ayant son propre cycle et son propre rythme, elle constitue un monde à elle seule, dans son rapport avec les signes, les maisons, ce que viennent compliquer encore les aspects qu’elle est supposée  entretenir   avec les autres planètes.  Ces astrologues-philosophes ne semblent pas avoir pris conscience de ce que chaque planéte peut intégrer, à elle seule, au cours de son parcours, donc avec le temps,  toute une séquence de significations et qu’elle est donc, ipso facto, en redondance avec toutes les autres. Autrement dit, ces astrologues n’ont pas su couper le cordon ombilical entre astrologie et astroomie. On nous dit que ces deux disciplines ne font qu’une, c’est une erreur colosalle. Certes l’astrologie emprunte-t-elle à l’astronomie mais elle ne le fait qu’à dose homéopathique, en vue de constituer un calendrier (hémérologie), à l’origine, en ne récupérant qu’une seule planéte, que cela soit la Lune, le Soleil ou  Saturne mais certainement pas toutes les planètes à la fois et encore moins celles –invisibles à l’œil nu- découvertes officiellement à partir de la fin du XVIIIe siècle (1781), à la suite de la révolution de la lunette de Galilée, dans le champ de la technoscience.. On ne peut pas sérieusement élaborer un système pour ensuite le laisser flotter au hasard des configurations astrales entre des planètes dotées de vitesses différentes. La notion même de polarité qui serait représentée par deux planètes est une absurdité. Une polarité intégré deux notions autour d’une seule et même dynamique et donc d’un seul et même cycle. En fait, ces prétendus philosophes de l’astrologie restent prisonniers de la notion de « thème astral », espace où tout vient s’entremêler. (Carte du ciel) et même d’une astropsychologie qui maitrise de moins en moins les questions « prévisionnelles ». Or une astrologie ne s’inscrivant pas dans la cyclicité dans sa praxis  est une  aberration. Le seul angle qui permette à l’astrologie de se faire entendre au XXIe siècle est cyclique et monoplanétaire et cela doit sous tendre une philosophie dialectique.

Dans nos travaux sur l’Astrocyclon, nous testons ainsi des concepts, nous les mettons à l’épreuve du temps cyclique. Un cas isolé ne prouve strictement rien. Le problème, c’est que pour nombre de « chercheurs », chaque cas est isolé et ne peut se prêter à  un processus comparatif En effet, ces chercheurs ne savent pas « décanter » le matériau brut que leur fournir l’actualité et risquent fort de rapprocher des états radicalement opposés mais décrits avec les mêmes mots comme les évènements ukrainiens et ceux de 1989 dans l’Europe dite de l’Est. Inversement, des événements de même catégorie ne seront pas reliés entre eux parce qu’ils différent sur des points secondaires. Il est essentiel quand on fait une prévision de préciser très clairement de quoi il retourne, de quel changement il s’agit. Le langage des astrologues du siècle dernier n’est pas approprié. L’astrologue a une obligation de moyens et non pas de résultats. Il doit décrire un certain type de situation et non ce qui en résultera du fait de l’interférence avec d’autres paramètres. Des termes comme « événement grave » ne sont pas admissibles et s’apparentent au vocabulaire de la voyance. En effet, le « voyant » est censé « voir » ce qui va se passer réellement –on pourrait même dire ce qui s’est déjà passé- alors que l’astrologue a vocation à préconiser un cadre d’action optimal. Il est dans le registre de l’action, de la décision et non dans celui d’une observation passive.

On observe d’ailleurs que de plus en plus, les gens veulent  se doter des moyens d’agir sur leur vie et pas seulement d’en être les spectateurs.  Cela peut passer par l’emploi de mentras, de prières, de talismans, de techniques d’ augmentation des potentialités. Qu’on le veuille ou non, c’est bien dans cette mouvance « active » que doit se situer l’astrologie du XXIe siècle en laissant à la voyance le privilège – qui reste fort mystérieux- de savoir  par avance ce qui va se passer. Ajoutons que selon nous, la « nouvelle astrologie »  est en mesure de conseiller sur un travail personnel à engager sur soi-même, selon les phases d’un cycle central.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

26. 02 14

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Pratique du « charabia » et langage improvisé

Posté par nofim le 25 février 2014

 

Réflexions sur l’origine du langage : le voicing

Par  Jacques  Halbronn

 

La pratique  musicale du voicing nous apporte-t-elle quelque éclaircissement sur l’origine du langage ? Nous qui pratiquons le « voicing »  dans certains de nos compositions musicale (cf. récemment la sonate « Ukraine » sur You Tube).  La faculté de voicing correspond  à une capacité à produire un langage non existant. On peut apprendre à émettre une forme de « charabia ». L’avantage du voicing, c’est qu’il se prête à l’improvisation, ce qui ne saurait être le cas dans une langue existante. Le voicing est une « parole » libre qui a pu être une faculté pratiquée  par nos ancêtres. D’ailleurs les très jeunes enfants ne pratiquent-ils pas une langue à eux  avant de se convertir à une langue déjà établie. Cela pourrait se développer de façon plus systématique si les parents pratiquaient eux aussi ce « voicing ».

Notre hypothèse  est que les langues organisées auraient succédé à ces pratiques impromptues et collectives qui auraient précède largement l’amorce de langues codifiées. En ce sens, d’ailleurs, la musique serait aussi la fille du voicing par le biais d’instruments externes. Le voicing serait donc la source à la fois des langues structurées et des musiques.

Il nous semble donc assez peu intéresssant de combiner des poémes avec des improvisations instrumentales (cf  le groupe «  Les  Aléas » sur You Tube, Fondation Suisse). Il  aurait été plus efficace de recourir au voicing, comme cela se fait en jazz, sous une autre dénomination.

Pour notre part, nous n’avons guère d’intérêt à déclamer des textes en telle ou telle langue (cf la Cave à poémes de Gérard Trougnou et la soirée consacrée à notre grand-mère, Claude Jonquière, sur You Tube) et nous nous sentons  beaucoup plus libres quand cela ne passe ni par la lecture, ni par la mémoire.

Comment fonctionne le cerveau pour produire pendant des périodes assez longues  une suite de «  mots » (si l’on peut ainsi qualifier de telles unités de son) qui font sens sur le plan du ressenti mais qui ne sont pas codifiés

En fait, l’attachement au texte en une langue donnée est d’autant plus fâcheux qu’il entraine avec lui  toute la musique dans son sillage formel.. En libérant la langue, on libére la musique car la partition est le pendant du texte écrit.

On aura compris que nous attendons des musiciens qui n’occupent pas leur bouche par des instruments à vent, à savoir les cordes (violon, guitare, contrebasse etc.), le piano, les percussions. Il est regrettable que- sauf dans le cas de chansons- le pianiste n’ouvre pas la bouche et dans le meilleur des cas, la partie vocale est dévolue à une autre personne.

Pour nous, la composition doit intégrer en une seule personne les mains et la bouche, sans qu’il y ait besoin de dédoubler. Dans l’esprit des gens,  le fait de recourir à plusieurs supports musicaux implique ipso facto de faire appel à plusieurs interprètes. L’argument ne vaut évidemment pas pour tout un orchestre – mais on parle d’un « homme-orchestre » – mais  l’orchestration – (brillamment pratiquée par Maurice Ravel pour les Tableaux d’une Exposition d Moussorgski) est un état ultérieur qui ne permet guère l’improvisation, ce qui condamne  de facto le public à entendre des œuvres déjà connues, et inévitablement réchauffées au lieu de donner la priorité à la création vivante. Rappelons aussi que pour nous qu’il n’est pas nécessaire d’apprendre la musique pour être compositeur et que cette apprentissage est plutôt le signe d’un certain manque de dons musicaux. Il ne faudrait pas faire d’un handicap une sorte de voie royale.

 

 

 

 

 

 

JHB

25 02 14

 

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Le début et la fin des temps au prisme de la Genése

Posté par nofim le 22 février 2014

Cyclcicité et fin des temps. L’homme-dieu.

Par Jacques  Halbronn

 

 

Il y a un dilemme dans la vie : plus je suis autonome, libre et plus je risque de me retrouver seul. Mais comment une société pourrait-elle fonctionner sans connexions entre ses membres ? L’homme n’est –il pas appelé « zoon politicon » (en  grec), un être fait pour la Cité ? Les ermites seraient-ils l’idéal de l’Humanité ?

Dans divers textes consacrés à l’économie, nous avons montré que la relation employeur/employé était suspecte. Or c’est par un tel biais que nous socialisons quand nous faisons appel à autrui et vice versa. On peut penser que la notion de grégarité est une invention de ceux dont  le pouvoir est plus collectif (démos) qu’individuel. (Auto).

De fait, plus nous refusons les cloisonnements, plus nous nous isolons car cela signifie que nous n’avons pas besoin d’autrui au prétexte de nos limitations supposées. A mesure que nous renvoyons ceux qui sont venus nous aider, en échange de quelque récompense/compensation, nous sommes de plus en plus seuls. Mais à l’intérieur de nous –mêmes, quelle dynamique ! En fait,  la multiplicité chez un homme accompli se situe dans le temps et non dans l’espace. L’homme n’a pas le don d’ubiquité, sinon par procuration alors qu’il a celui de  passer d’un stade à un autre, et ce sans avoir à se faire remplacer, représenter par quelque délégué, député.

Reposons-nous donc la question : de combien de bataillons l’Humanité doit-elle disposer ? La réponse pourrait être qu’une seule personne serait en mesure de perpétuer l’Humanité si elle était immortelle. Ce serait une sorte de Dieu, au fond. Et tout homme qui emprunte ce chemin solitaire se rapproche de la divinité.  Mais à l’instar de Dieu, il sera tenté de rechercher quelque compagnie, ce qui lui permet de ne pas craindre de  mourir. Dieu aurait-il fait la Création par peur de mourir ou pour pouvoir se reposer (comme au Septième jour (Shabbat, Livre de la Genèse ? nous pensons en effet que la seule justification de l’appel à autrui est le sentiment de la « fin ». L’approche de la Fin conduit à chercher un prolongement, un remplaçant. Le pressentiment de la fin est la seule bonne excuse pour  faire appel à autrui et la procréation n’est-elle pas fonction de cette crainte de la Mort (Camus) ?

En ce sens, chacun d’entre les hommes serait virtuellement le centre d’un monde à lui tout seul (monade, Leibniz) ; serait un soleil autour duquel graviteraient un certain nombre d’êtres ou d’objets (la différence entre les deux n’étant pas nécessairement évidente dans le cas des androïdes) qui composeraient sa « Cour », son « Cercle ».

Certaines personnes  n’arrivent pas à comprendre qu’au plus haut niveau, chercher une compagnie est un signe de faiblesse, un pis-aller et non pas un idéal. D’ailleurs, dans le domaine alimentaire, un produit parfait n’a besoin d’aucun « accompagnement », d’aucune addition.

Il est un domaine où cette problématique de l’un et du multiple divise singulièrement les esprits, c’est celui de la mythologie et de  la cyclologie (cf. nos travaux sur l’Astrocyclon). Le monothéisme correspond à note représentation à l’encontre du polythéisme. Ce qui nous semble erroné c’est de chercher à distinguer les dieux entre eux puisque chaque dieu est censé être une totalité. Dès lors qu’un dieu a une fonction spécifique, il n’est plus dieu ou du moins il n’est qu’un avatar, l’expression d’une  série de manifestations d’un dieu unique. Autrement dit, tout  panthéon doit être appréhendé diachroniquement et non synchroniquement. Les dieux ne cohabitent pas, ils se succèdent à tour de rôle, cycliquement.  Les astronomes sont responsables d’une grave confusion ! En attribuant à chaque planéte (du système solaire) une divinité, ils ont pu laisser croire que chacune avait son propre cycle alors qu’à l’évidence les dieux ne font que correspondre à dst stades successifs, selon un ordre cyclique immuable. Mais dès lors se pose la question du choix de la planète qui sert de vecteur et de moteur au cycle. Cela pourrait être la lune, le soleil, passant d’un signe zodiacal à un autre, d’une étoile fixe à une autre. On serait alors cantonné dans le cadre du mois et de l’année. Mais à une autre échelle de temps, c’est probablement un astre plus lent qui a vocation à jouer un tel rôle, et l’on pourrait songer à Jupiter, le maitre de l’Olympe. On n’entrera pas ici dans le débat (cf. nos travaux sur l’Astrocyclon), l’important étant que le dit débat ait lieu.

Pour nous résumer, nous dirons que chaque homme est un dieu à part entière. Ce dieu peut être l’objet d’un culte, d’un amour et c’est ce qui le lie et le relie à tout ce qui gravite autour de lui. Mais ce lien ne fait sens que lorsque le dieu est en fin de cycle. Mais e, début de cycle, tout au contraire, l’homme dieu  se doit de se recentrer sur lui-même, de se recharger et parfois cet isolement peut s’avérer déchirant même s’il est temporaire. Que deviennent toutes ces entités satellites en début de cycle ? C’est comme si la force de gravitation, d’aimantation (amour) ne jouait plus son rôle d’attraction. Ces entités vont errer comme des âmes en peine, en une sorte de désœuvrement, d’oisiveté, en attente. D’ailleurs, il est vital que l’homme-dieu inspire de l’amour puisque c’est ce qui le moment venu  lui permettra de transmettre, d’être prolongé. Mais chaque chose en son temps (L’Ecclésiaste)

La diversité du monde terrestre serait donc le fait de la multiplicité des hommes-dieux Les empires tendraient à englober  plusieurs mondes en un seul, comme si un homme –dieu voulait soumettre les autres. En fait, c’est le combat entre ces hommes- dieux qui constitue l’Histoire de l’Humanisé. Chaque monde est marqué par une certaine langue, un certain territoire, une certaine religion etc. Le rôle des empires est de parvenir à une unité en dépôt de la diversité des mondes sous la houlette d’un homme dieu plus performant que les autres. Il existe un cycle (censé être étudié pat l’astrologie) qui régit  le commencement et la fin des choses. (Et ainsi de suite). Quand le cycle passe à sa phase terminale, les hommes dieux sont remplacés par toute une pléiade d’auxiliaires qui de façon assez mécanique assureront l’intérim en un temps d’hibernation (ours), ce qui correspond à l’Hiver par opposition à l’Eté. C’est alors un temps de pénurie avec une économie qui lui est propre avec un semblant de vie. Le monde continue à émettre mais il ne capte rien que ce qui a déjà été formalisé et codifié. C’est le temps de Matrix..

 

 

 

JHB

 

22. 02. 14

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Les femmes et l’impérialisme masculin

Posté par nofim le 22 février 2014

 

L’Humanité androgyne face à l’individu  sexué

Par  Jacques  Halbronn

 

Ce qui est vrai à l’échelle d’un groupe ne l’est pas nécessairement à celle de l’un de ses membres. Or, nombreux sont ceux qui jouent sur cette ambiguïté qui veut que par Homme, l’on désigne à la fois un ensemble et un élément du dit ensemble comme si chaque élément de l’ensemble, sur une base quantique, était identique à l’ensemble  pris dans sa globalité ;

Si l’on prend le cas de la dialectique du masculin et du féminin,  une chose est de l’appréhender au niveau macro et une autre au niveau micro.

Si nul ne saurait contester que notre présente Humanité est constituée d’hommes et de femmes, cela ne saurait pour autant- comme semble avoir voulu le  faire Jung qui  parle  justement d’un Inconscient Collectif- prouver que chacun de nous serait à la fois homme et femme ; Jung semble avoir confondu ces deux plans du général et du particulier, ce qui d’ailleurs l’oppose peu ou prou à Freud. Jung serait donc responsable d’une certaine confusion des genres qui sévit présentement avec sa caution.

Ce phénomène de confusion des plans, des niveaux on l’observera également en astrologie quand on dresse une carte du ciel  pour la naissance d’un individu donné alors que le ciel  correspond, tout au plus, au collectif, l’individu n’étant qu’un élément en son sein. On observe donc cette tendance à mélanger ce qui est vrai pour un tout et ce qui l’est pour une partie de ce tout. En ce sens, nous ne cautionnerons pas les idées quantiques au regard de l’Histoire, de l’anthropologie même si dans la Nature, il y a en effet un processus quantique à l’œuvre. L’Histoire génère une « seconde nature » qui vient se superposer à la Nature première des choses. En bref  les membres de l’Humanité ne sont pas nécessairement semblables. Certes, nous sommes conscients de ce qui s’est passé au siècle dernier, au nom des différences. On pense à la Shoah, à l’apartheid, aux guerres civiles, tribales ; Mais s’il est une différence que l’on ne peut abolir, à coup de décrets, de lois, c’est bien celle du masculin et du féminin. Et pour refuser le débat, les gens s’accrochent au fait que l’Humanité est faite d’hommes et de femmes, ce qui est effectivement bien plus observable que de dire que chacun d’entre nos comporte un volet masculin et un volet féminin. Il y a là comme un tour de passepasse !

L’Histoire nous apprend que bien des ensembles sont hybrides, composites, hétérogènes et  cela signifie que les diverses composantes de tels ensembles peuvent différer énormément, donc même au sein d’un même cadre, c’est notamment le propre des empires qui cachent souvent une extrême diversité sous une apparence, une fiction d’unité de façade.

Dans le cas de l’Humanité,  la coexistence d’hommes et de femmes ne signifie nullement que la dite Humanité soit d’un seul tenant avec une seule et même origine. L’Humanité est un Empire qui n’a pas, selon nous, toujours existé sous la forme que nous lui connaissons. On dit ainsi que le cheval est la plus belle conquête de l’Homme, ce qui signifie qu’il n’a été intégré que dans un second temps à la sphère de note Humanité et l’on peut dire d’ailleurs que les animaux domestiques font partie également de notre « Humanité ». Il suffit de voir la place que prennent chats et chiens dans la vie de millions de personnes, en France. Et peut -être pourrait-on inclure également les machines qui accompagnent notre quotidien. Pourquoi pas ? Ce faisant, la place des femmes au sein de l’Humanité ne serait qu’une composante parmi d’autres de ce qui gravite autour d’un noyau constitué par les Hommes…

Ce qui distingue la psychologie de la physiologie tient au fait que la psychologie accorde la plus grande importance au contexte, à l’époque, aux relations entre les gens alors que la physiologie fait apparaitre une certaine fixité tout en soulignant ce qui distingue anatomiquement les hommes des femmes. La psychologie brouille les pistes du fait de contingences totalement étrangères à la physiologie. Il nous semble plus sage de partir de la physiologie pour sous tendre la psychologie que l’inverse.

Pour en revenir à l’idée d’une Humanité constituée autour d’un noyau masculin et qui se serait enrichie de divers apports, il ne faut pas oublier cette expression biblique de ce qui est « à l’image de » car ce qui est à l’image, ce qui est semblable, pareil c’est justement ce qui n’en est pas moins différent. La femme est à l’image de l’Homme, dirons-nous et c’est ce qui crée quelque confusion, c’est tout le problème des androïdes. Le phénomène de la duplication est au cœur de toute l’histoire de l’Humanité et plus largement du vivant à commencer par le processus dit de reproduction qui passe par une certaine »multiplication » (cf. la Bible «  multipliez » que l’on retrouve aussi dans la multiplication des pains). Le multiple, c’est le passage d’un à « très », à « beaucoup » et cela aboutit au clonage à l’identique. Les femmes sont des calques des hommes, ce qui confère aux hommes une ubiquité voire une immortalité mais ces « copies » figent l’original au stade auquel s’effectue la duplication et n’évoluent plus par la suite,  à moins de changer leur programmation en cours de route. La question des emprunts est à rapprocher de ce que nous décrivons : si l’on prend le cas des rapports entre le français et l’anglais, on note que l’anglais a emprunté (et cela débuta il y a mille ans environ) à un français ancien alors que le français n’a pas cessé d’évoluer depuis, notamment au niveau orthographique.(le cas du « ed’ »par exemple pour le prétérit anglais à partir du participe français qui est devenu par la suite « é » l’accent remplaçant le d, l’accent étant quasiment inconnu en anglais). Il y a un empire de la langue française qui rayonne bien au-delà de ses frontières linguistiques. Tout empire comporte des éléments hétérogènes. Dite que l’humanité est une affirmation typiquement impérialiste et il est étonnant que les femmes ne revendiquent pas leur autonomie, ce qui simplifierait considérablement les choses. Bien au contraire, elles sont les premières tenantes d’une logique impériale pour l’Humanité qui est dans la négation de l’identité propre à ses composants et constituants. En ce sens, nous ditons que le sort de la thèse d’un certain androgynat – ce qui n’est pas sans faire penser à l’idée de laïcité-  est fonction du destin des empires. L’Homme est tenté de vouloir préserver l’empire qui s’est constitué autour de lui mais cela lui pèse par ailleurs. Il craint la sécession et est donc prêt à tout pour maintenir l’illusion unitaire. Dès lors quand un homme affirme qu’il n’y a pas de différence entre hommes et femmes, il est dans la même rhétorique que lorsqu’un empire poursuit toutes les forces centrifuges en son sein. D’où le dilemme des femmes : soit  se faire les complices et les collabos d’une structure impériale, soit déclarer que l’on n’est pas dupe d’un tel endoctrinement. A bon entendeur salut !

 

JHB

22 02 14

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Jacques Halbronn Journal de bord d’un astrologue

Posté par nofim le 20 février 2014

JOURNAL DE BORD D’UN ASTROLOGUE

JOURNAL DE BORD D'UN ASTROLOGUE

Jacques Halbronn   Journal de bord d'un astrologue dans ASTROLOGIE icon18_wrench_allbkg

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LE JBA est un ensemble unique par son ampleur et sa qualité de travaux consacrés aux fondements de l’Astrologie mais aussi à d’autres domaines, notamment le dossier Nostradamus, la question juive, la question du féminin, la question de la francophonie. Pour les textes plus tardifs, se rendre sur le blog Nofim. Pour les textes plus anciens, se rendre sur:

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ramkat.free.fr
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Réflexions sur le « tirage » en astrologie et en tarologie

Posté par nofim le 14 février 2014

Cyclicité et séquentialité en astrologie et en tarologie

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Nous voudrions ici dénoncer un contresens majeur des pratiques actuelles en astrologie et en tarologie (et cela vaut évidemment pour d’autres savoirs comme la géomancie, chère à Robert Jaulin), à savoir qu’il ne peut y avoir de cyclicité sans un strict respect de la séquentialité et ce, quel que soit le référentiel et le vecteur/marqueur mobile utilisés.

Le point qui nous apparait de plus en plus clair tant en tant qu’historien que praticien – et les deux activités se fécondent mutuellement- c’est  que le cycle suit un ordre immuable, un peu comme un alphabet, comme un calendrier, comme les jours de la semaine.

Dès lors, on ne peut combiner des états successifs  d’un cycle en les situant dans quelque simultanéité que ce soit. Or, c’est ce que font la plupart des astrologues et des tarologues, au mépris de la cohérence cyclique. On ne peut pas ainsi opposer tel signe à tel autre puisque deux signes ne peuvent coïncider dans le temps par définition et d’ailleurs les astrologues ne manquent pas de rappeler que le zodiaque implique une cyclicité donc une suite, une série, une gamme. Le dispositif des domiciles implique aussi une succession immuable des tonalités/énergies planétaires.  Robert Jaulin parle dans ce cas d’un système « au repos »  qu’il oppose à un système « en mouvement » mais c’est dans cette seconde phase que les choses semblent singulièrement se compliquer et s’embrouiller du fait d’une rupture de la cyclicité, quand tout s’entremêle. Un peu comme dans les jeux de cartes, quand on brise la succession des cartes, des  lames, des arcanes (dans le Tarot) pour  parvenir à un résultat structurellement aléatoire dont le praticien est censé faire la synthèse. ce qui lui confère un rôle qu’il n’aurait pas à assumer si l’on se contentait de respecter l’ordre séquentiel.

  • En termes de mode d’emploi, il nous semble que l’usage le plus raisonnable  serait pour le moins  de « tirer » une carte pour déterminer à quel stade, degré de la séquence, l’on se trouve en un instant T.  Ce  qui se pratique en astrologie hindoue avec les dasas en partant de la position natale de la Lune. A partir de ce point, la succession des 9 dasas, chacun associé à une planéte ou à un des  nœuds lunaires (Rahou et Ketou) se déroule selon un ordre immuable.

 

On peut certes contester une telle méthodologie consistant à enclencher un cycle à partir d’un tirage en un instant T car ensuite le cycle se poursuit indépendamment de la réalité astronomique mais il y a là un principe divinatoire qui a une certaine logique. En revanche,  la pratique ordinaire de mélanger des états successifs est parfaitement inadmissible et injustifiable et il est impératif que l’on y mette le holà. Stop

Dans le cas du Tarot,  il semble préférable de s’en tenir au tirage d’une seule lame puis d’enclencher la série selon l’ordre de numérotation indiqué sur les cartes. Tout le problème, en effet, dans une prévision quelle qu’elle soit, c’est de savoir où on en est au moment de la consultation  à condition, bien entendu, que cet ordre de base n’ait pas été perturbé au cours des siècles. On sait que certains tarologues (comme A. Waite en Angleterre) ont proposé de permuter certains arcanes du Tarot de Marseille. Pourquoi pas ? Cela fait partie de la recherche. Il serait en effet fâcheux que l’on ne dispose pas d’un continuum des lames qui fasse sens. Cela dit, la plupart des tarologues seraient bien incapables de justifier et d’expliciter l’ordre en vigueur. Mais même les nouveaux jeux (souvent appelés Tarot comme le « tarot des philosophes » de Patricia Lasserre (cf. notre entretien sur You Tube) ne semblent pas sensibles au respect d’une telle exigence, ce qui montre bien que ce critère de succession logique des symboles, des icônes, n’est même plus conscientisé. (cf. nos recherches in Mathématiques Divinatoires, Ed Trédaniel-La Grande Conjonction 1983 sur le Tarot Séfirotique). Dans le cas du Zodiaque, les astrologues font effort pour mettre en évidence une certaine progression d’un signe au suivant, mais à force de différencier les signes les uns des autres, cela se fait au dépend d’une mise en évidence de la continuité et  l’on a l’impression quand on change de signe que l’on passe d’un monde à un autre, ce qui est excessif. (cf. dans ce  sens la Psychologie Astrale de Robert Dax ; ed Arista où ce penchant est exacerbé notamment au niveau du signe ascendant). Quant à la succession des plants, cela est rarement traité de front et on nous présente celles-ci en vrac comme autant d’électrons libres et sans mettre l’accent sur une quelconque continuité ou succession des facteurs, ce qui d’ailleurs n’est que le reflet  de la pratique brouillonne du thème astral (sous toutes ses formes).

Il semble donc qu’à l’avenir on soit amené à  s’en tenir au tirage d’une seule donnée (cf. récemment la réédition de  l’ouvrage de Martina Ketoura sur le Tarot, Ed Axiome). Mais il est bon d’insister sur le fait que cette carte qui est ainsi tirée est un fil qu’il faut tirer et que la carte initiale doit être suivie des cartes qui suivent au sien du système et non du fait de tirages successifs, ce qui serait littéralement un contresens. Il conviendrait donc de réviser de fond en comble la pratique, à savoir qu’une fois la « première «  carte sortie, le praticien devra se référer d’office au cycle auquel appartient la dite carte. On ne suivra donc pas Georges Colleuil avec son « référentiel de naissance » (cf. notre entretien avec Caroline Gindre, sur You Tube). qui plaide pour une « constellation » de cartes à partir des chiffres de la date de naissance à la façon des numérologues et des occultistes du XIXe siècle (cf. P. Christian, L’Homme Rouge des Tuileries, Ed  Trédaniel  1977   La notion même de thème a quelque chose d’incongru dans son acception actuelle car qu’est-ce qu’un thème sinon ce qui se décline comme en musique des « variations sur un thème » (chez Brahms par exemple), c’est le « leitmotiv » de Wagner. Comment ce mot est-il parvenu à désigner ce qu’il désigne actuellement est une énigme et d’ailleurs les Anglo-saxons ne parlent pas de thème mais de « chart » (carte du ciel).

Désormais, ,il sera recommandé de présenter au client une «roue » comportant un « cercle » de facteurs et de voir où l’on en est sur cette roue (une sorte de roulette avec la  boule qui s’arrête sur un nombre mais les nombres se suivant selon un agencement toujours identique, seul le point de départ étant variable)

Cela dit, au regard de nos travaux sur l’astrocyclon, tout cela n’est qu’un pis-aller. Ce n’est pas  au prix d’un sondage aléatoire que l’on devrait déterminer un point de départ mais bien sur une base objective comme la position d’un certain astre face aux étoiles, comme le font les astrologues de l’Inde. Ce qui est un juste milieu entre le tirage purement  fortuit du tarot et la pléthore planétaire des astrologues.

Il importe peu à ce stade de demander l’unanimité sur le choix des facteurs ou sur le type de modulation cyclique mais ce qui importe déontologiquement c’est que le praticien s’en tienne à une méthodologie et à un  protocole rigoureux.  Ce sera déjà un pas dans la bonne direction. Chacun peur élaborer le « tarot » qu’il voudra ou opter pour  la planéte qui servira de marquer (le soleil pour les gens qui se disent nés sous tel signe, par exemple) mais si diversité il y a elle doit se manifester non pas en un instant T mais étalée dans le temps. C’est pourquoi ces astrospsychologues – comme ils se nomment eux-mêmes- qui font fi de la prévision (cf la vidéo d’Alain de Chivré concernant l’IEA, sur you tube qui affirme que l’astrologie doit se dégager de toute problématique prévisionnelle !) sont à coté de leurs pompes car il va de soi que dès lors que l’on se situe dans la succession des facteurs, on se met ipso facto en position de se projeter sur le futur. Et aucune forme de divination ne peut faire l’économie d’un certain calendrier. Rappelons à ce propos que la base du Zodiaque est à rechercher dans les représentations des activités humaines tout au long de l’année tout comme les significations des maisons s’expliquent par les âges de la vie.

 

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JHB

 

 

14  02 14

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Réflexions sur la lutte des classes et la guerre des sexes

Posté par nofim le 10 février 2014

Les problèmes de promiscuité et la division du travail

Par  Jacques Halbronn

 

 

Les rapports  sociaux génèrent inévitablement des problèmes des problèmes de promiscuité. Quel fossé entre une personne qui couvre tout un champ d’activités et une autre qui n’en connait qu’un fragment et  est de surcroit incapable à situer correctement le dit fragment au sein d’un ensemble, ce qui l’empêche d’en apprécier véritablement la teneur ?  Ce décalage est-il le fait du hasard ou de la nécessité ? Est-ce par hasard que l’on se trouve d’un côté de la barrière ou de l’autre ? Tel est bien un des débats qui vont agiter le présent siècle.

Il nous semble assez clair que la somme des fragments n’équivaut aucunement à un domaine d’un seul  tenant car ces fragments ne communiquent pas entre eux. D’où l’importance qu’il   y  a à revenir périodiquement à un recentrage autour d’un nombre limité de protagonistes en possession de moyens supérieurs à la moyenne.

Nous avons déjà mis en garde contre les pièges du langage qui font illusion. Les gens emploient les mêmes mots mais se référent en réalité à des situations bien différentes. Si l’on prend l’exemple du mot  « travail, il est clair que pour le plus grand nombre cela signifie une activité rémunérée et qui souvent ne fait sens pour l’intéressé que parce qu’elle l’est alors que pour d’autres, le travail est créatif, et n’est pas nécessairement lié à un salaire ou à des honoraires, en tout cas pas de façon directe et immédiate, il n’est pas tributaire d’une demande extérieure mais bien plutôt répond à un besoin intérieur lié à une urgence qui n’a que peu à voir avec celle du gagne-pain. Mais dans les deux cas il s’agit de vivre et ce mot lui non plus ne revêt pas le même sens dans la bouche de tout un chacun. Pour les uns vivre, c’est ne pas crever de faim et pour d’autre vivre, c’est maintenir un élan, un feu intérieur.

On a dit dans de précédents textes autour de la sociologie du travail  tout ce qui pouvait  y  avoir d’ambigu autour du mot « emploi ». Nous avons montré que celui qui se faisait employer n’ y parvenait qu’en persuadant son employeur qu’il ne pourrait s’en sortir tout seul, ce qui laisse entendre que l’activité humaine est condamnée à être cloisonnée, segmentée et que chacun son métier. Ce point de vue est celui de l’employé auquel il confère une certaine légitimité mais il n’a pas à être celui de ceux qui ne veulent pas entrer dans une telle (re)présentation des choses. Il convient donc de rétablir un certain équilibre entre les deux « camps » en présence et de réfléchir sur le prétendu impératif du plein emploi qui selon nous ne correspond qu’à des moments particuliers de l’activité économique et ne saurait être une obligation constante, notamment au regard des enjeux de productivité, tant de la part des machines que des hommes.

Le plein emploi est le  symptôme d’une crise des leaders qi ne se sentent plus capables de porter, tel Atlas, le poids du monde sur leurs épaules. Il faut alors recourir à des expédients et à remplacer la qualité par la quantité, ce qui est emblématiquement le cas dans le domaine de l’alimentation. On connait le cas de ces ouvriers polonais   qui, arrivés en France, restaient fidèles  à leur lourde potée de leur pays d’origine à la valeur marchande très médiocre liée à une économie de pénurie et de misère. Il   y a un monde qui n’est que le reflet déformé de l’autre. Promiscuité entre deux mondes voire entre deux humanités, à commencer par celle  correspondant aux hommes et aux femmes.

Or, l’on sait que cette dualité est  niée, en tout cas fortement relativisée, ce qui ne saurait conduire, à terme, qu’à de sérieux mécomptes et à bien des désillusions.

Tout un travail s’avère donc nécessaire pour générer une prise de conscience collective et les sociétés qui   y parviendront en premier prendront de l’avance sur les autres.

Il convient notamment de réfléchir à ce qui se passerait  si l’une de ces deux humanités, celle des hommes ou celle des femmes, en venait à disparaitre. A priori, cela n’aurait aucun effet puisque l’on nous affirme haut et fort  qu’elles sont interchangeables et qu’elles font en quelque sorte double emploi. Ce que nous ne croyons pas un instant.

Les hommes ont-ils besoin des femmes pour leur vitalité, leur créativité ? Nous ne le pensons pas. Certes, ils ont besoin d’elles pour procréer mais en soi la procréation est d’abord importante pour les femmes, elle donne sens à leur vie. Quant aux divers domaines de la vie, que deviendraient les femmes sans la dynamique impulsée par les hommes ? Elles se scléroseraient, se dessécheraient telle une contrée mal irriguée. Ce sont les hommes qui donnent du grain à moudre aux femmes, qui  leur fournissent toutes sortes de supports pour s’exprimer, comme en musique.  Les femmes se situent en aval des hommes. En tout état de cause, ce dont les hommes ont besoin de la part des femmes se situe au niveau de leur corps, de ce qu’elles ne contrôlent pas, qui ne dépend pas de leur conscience, de leur intelligence (sauf à vouloir avorter qui est un acte négatif, IVG), une sorte de veto tout comme Louis XVI avait un droit de veto à la fin de son régne.(« Monsieur Véto ») Les femmes au niveau conscient ne peuvent que décider de la mort (du fœtus), car la vie, même en leur corps, se joue alors qu’elles sont les spectatrices de ce qui leur arrive. Et rappelons à quel point les machines, en bien des points, peuvent se substituer-et cela sera de plus en plus le cas-  à la « complémentarité » supposée des femmes, en aval. Que conseiller aux femmes ? nous demandera-t-on.  On peut penser qu’un lien très ancien existe entre hommes et femmes  comme si celles-ci s’étaient mises dans un passé fort lointain, sous leur protection, sous leur garde. Et ce lien, il dépend d’elles de le préserver en évitant de se mettre en compétition avec les hommes, en tout cas pas au plus haut niveau.

 

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JHB

10. 02 14

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La chasse aux fausses définitions du dictionnaire est ouverte

Posté par nofim le 9 février 2014

 

 

 

Les activités de bien-être et le déni de dualité

Par  Jacques  Halbronn

 

Le monde du bien être  cherche à se constituer en se démarquant de l’astrologie mais aussi  des études de genres, ce que nous traduirons par un déni de la dualité. C’est ce qui ressort de nos récents entretiens avec des praticiens lors de deux salons qui se sont tenus successivement à Paris en février 2014 (Vivez Nature et Bien Etre)

En effet, pour ceux qui suivent nos travaux, l’astrologie s’articule sur la dualité (cf.  le Colloque transdisciplinaire que nous avons organisé début 2000 à Paris sur « La dualité ») et tout le reste n’est que fioriture. De même, la question des différences entre hommes et femmes ne saurait être prise à la légère ou limitée au fait que nous aurions tous du masculin et du féminin en nous (cf. Jung). Le hic, c’est que l’on se  permet de parler de ces notions sans prendre la peine de les définir mais aussi  de les étayer. Tout se passe comme s’il n’y avait pas de discours scientifique, « savant » sur ce sujet (au-delà du plan strictement anatomique) mais seulement un discours populaire. Et il en est d’ailleurs de même pour l’astrologie comme si l’Université avait déclaré forfait, s’était découragée. Or, qu’est-ce à dire ?  Quand bien même le discours populaire serait-il délirant, est-ce une raison pour le laisser en jachère ? Dans bien des cas, l’on se contente de critiquer les propos tenus, avancés sans faire l’effort de leur substituer autre chose que du vide ou du flou comme s’il n’  avait rien à chercher dans ces domaines, de toute façon. Est-ce que Copernic ou Galilée ont renoncé face à des représentations qui leur paraissaient douteuses, contestables ? Il est rare, au  demeurant, que la Science  laisse l’opinion publique avoir le monopole, comme si on lui abandonnait un os à ronger. Or, nous pensons que ces questions sont bien trop sérieuses pour être ainsi délaissées.

 

Dès lors, force est de constater que  les gens se contentent de lieux communs, de clichés qu’ils ont d’ailleurs tout loisir de rejeter croyant ainsi avoir résolu le problème.  Notre position est bien différente, à savoir qu’il importe de mener des recherches dans ces domaines en corrigeant un certain nombre de contre-vérités non sans  pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain (Kepler sur l’astrologie, il y a 400 ans) Notre propos est donc de constituer un pôle scientifique et interdisciplinaire autour de  la Dualité qui rassemblerait un grand nombre de sujets et de domaines dont la cyclologie et la « sexologie » mais aussi la dialectique Science et Technique, Homme/machine, Science/langage . On pourrait parler de Dialogie.

Soyons donc cartésiens et refusons d’entériner  une certaine pénurie scientifique et probablement une pénurie de talents et une emprise des laissés pour compte…

Notre critique des discours dominants ne viseront donc aucunement, comme c’est trop souvent le cas à conclure à l’inanité de la recherche à une fin de non-recevoir – et d’un budget adéquat mais bien  au contraire à encourager et promouvoir la recherche. Comme écrivait Pierre Bayle, à la fin du XVIIe siècle,  il n’est pas question de laisser l’opinion publique avoir le dessus sur nos représentations (Pensées sur la Comète)

Parmi les contrevérités que nous avons récemment dénoncées certains fausses représentation du masculin et du féminin  qui conduisent à déclarer que les femmes ont un côté masculin et les hommes un côté féminin.  Or, il semble que les gens ne soient pas disposées à entendre raison et soient prêts à répéter inlassablement les mêmes âneries. Dès le début des années 80, (notamment dans des séminaires tenus à Tel Aviv, avec Dani Hermann, en hébreu) nous avions, à propos de l’astrologie mis en garde sur le risque d’aller vers des combinatoires du fait  de mauvaises définitions. Care que provoque une mauvaise définition sinon  le fait que l’objet que l’on cherche à définir est plus complexe. La réponse alternative c’est de se demander  plutôt si en amont on n’a pas usé de fausses définitions. Si l’on définit mal la dualité, on en arrive à nier la dualité. C’est là un important obstacle épistémologique.

C’est ainsi que nous avons récemment montré que le fait d’émettre avec force un message n’était aucunement un trait masculin. La machine  n’est-elle pas capable de faire  du bruit plus encore que les hommes ?  Pour nous, les hommes captent beaucoup mieux les situations sur le terrain que les femmes qui sont prisonniers d’un disque qui est repris indéfiniment sans saisir ce qui se passe ici et maintenant, quitte d’ailleurs à parler à un mur comme un hautparleur hurlant dans une salle vide, à intervalles réguliers.  De même, dire que la Lune est un astre symbolisant le féminin est  une absurdité car la Lune est particulièrement rapide, ce qui  occassionne une très grande diversité de situations. A contrario, un astre lent ou « fixe » (étoile) aura une faculté d’adaptation très médiocre. Pour nous le soleil et la lune sont tous deux des astres rapides que l’on ne saurait opposer et qui seront d’ailleurs placés côte à côte dans le dispositif des domiciles de la Tétrabible de Ptolémée et non face à face, à l’opposé l’un de l’autre. Le domaine du symbolisme doit donc lui aussi être repris en main car il entretient de fausses représentations ce qui n’est pas sans effet sur les enjeux de société.

Cet exemple ne vise ici qu’à semer le doute quant à la solidité de certaines évidences qui sont véhiculées par le langage qui est le cœur même du savoir populaire (très friand des dictionnaires que l’on ouvre pour savoir ce qu’il faut penser de tel mot alors que ceux-ci ne font que refléter des acceptions en vigueur ni plus ni moins, que l’on croit fixées une fois pour toutes). Donc avant de disserter avec la bénédiction de Jung sur le mélange de masculin et de féminin en chacun de nous, il serait bon de revoir sa copie.

 

 

 

JHB

09. 04 14

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Portrait du garçon manqué

Posté par nofim le 27 janvier 2014

 

Les  inversions sexuelles au regard du modèle Animus-Anima

Par Jacques  Halbronn

 

 

Pour faire simple, nous proposons de donner un nom au modèle que nous avons élaboré concernant les hommes et les femmes, nous le désignerons désormais sous le nom « Animus-Anima » qui est celui de deux groupes que nous avons constitué, il  y a déjà un certain temps sur Facebook.

Dans le présent article, nous montrerons tout l »intérêt qu’il peut y avoir à mettre en évidence une norme. On sait en effet   la pauvreté conceptuelle de nos contemporains dès qu’il s’agit de traiter de la question du masculin et du féminin et les tentatives pathétiques pour dissimuler dans ce domaine une insondable ignorance dans laquelle on les maintient depuis des décennies ; L’inanité des propos entendus est à la mesure du manque de repères que fournit notre société, qui laisse chacun se débrouiller. Il est vrai que d’aucuns diront que c’est aussi bien ainsi et que mieux vaut faire table rase et réinventer les « genres » sur une base égalitaire, par-delà bien entendu quelques limites anatomiques qui se manifestent  notamment sinon exclusivement dans le domaine des rapports sexuels. Crêts, chacun est capable de distinguer un homme d’une femme sur le plan visuel tout comme on sait distinguer le soleil et la lune (sans y voir ici d’analogie, précisons-le) ou le jour et la nuit ou telle ou telle couleur à moins d’être daltonien. Mais cette perception visuelle n’est en fait que le sommet de l’iceberg, c’est le signifiant brut auquel doit être raccordé quelque signifié ancestral et c’est là que le flou apparait, une sorte d’anamnèse qui fait que l’on ne se souvient plus des conventions de genre étables par nos ancêtres et qui, bon an mal an, se sont perpétuées jusqu’à nos jours.

On a aussi  signalé à quel point l’insuffisance d’analyse concernant ce socle du masculin et du féminin hypothèque toit le champ psychologique et le discrédite dans son ensemble, de la psychanalyse à l’astrologie, de la caractérologie à  toute forme de modèle psychologique. La dualité est une donnée première et incontournable, indispensable.

Le problème est d’autant plus délicat que les cas d’hommes se comportant comme de femmes et vice versa est assez courant mais en disant cela, on présuppose justement que l’on ait défini ce qu’est le comportement masculine et le comportement féminin, ce qui ne se réduit pas à une sémantique ou à quelques associations de mots ; à un jeu de synonymes. O, sait à quel  point  les gens croient naïvement  que le langage constitue un savoir qu’il suffit d’interroger et qui a l’avantage d’ère partagé par tous.

Nous tracerions donc ici le portrait du « garçon manqué »  et nous donnerons des éléments permettant de l’identifier étant entendu qu’en apparence, il se présente comme une femme dont il a toute l’anatomie. En abordant ce portrait, il est clair que cela nous conduira à exploiter pleinement la grille « Animus-Anima » (en hommage à Jung)

Parmi les signes de la  femme masculine, le goût d’allait rendre visite, d’être accueillie, qui est un trait typiquement masculin. En effet, la dimension nomade de l’homme le conduit à passer d’un lieu à un autre. Il n’est donc pas as celui qui reçoit mais bien celui qui est reçu. La femme qui est frustrée de devoir revoir à demeure est-elle encore une femme ?

Un autre trait caractéristique du « garçon manqué », c’est la propension à  mener une double voire d’une triple vie, ce qui implique une certaine tendance au secret, à l’insoupçonné qui est la marque d’une liberté de type masculin.  L’homme en effet ne se donne que dans l’ici et maintenant et se réserve de manifester d’autres facettes ailleurs, en d’autres circonstances. En passant d’un lieu à un autre, il est vrai qu’on a du mal à le suivre et que personne ne saurait prétendre   le connaitre à 100 %. A contrario, les femmes offrent d’emblée dans un même espace leurs contradictions  alors que chez les hommes, celle-ci se  répartissent dans le temps, sans s’intriquer mutuellement. La complexité masculine est existentielle, la complexité féminine, elle,  est structurelle.

Quand un homme fait la connaissance de ce type de « garçon manqué » que se passe-t-il ? On peut penser qu’il sera amené à se féminiser de son côté, en une sorte de permutation des rôles mais il faudra des contingences particulières pour que cela « marche ». Même dans le comportement sexuel, le « garçon manqué » aura tendance à prendre les devants,  à s’approprier le phallus de l’autre en le manipulant (fellation par exemple) jusqu’à pouvoir l’introduire d’elle-même dans son vagin. %ais l’homme se sentira privé de cette pulsion qui lui est propre et qui doit venir du plus profond de lui-même et qui est le signe d’un ressenti amoureux (^par-delà le « faire l’amour »)

Quel avenir donc pour la vie amoureuse de ce « garçon manqué » si ce n’est que par les temps qui courent on sait à quel point il y a un manque de repères. ? Dans la confusion régnante où  la seule anomalie reconnue est celle de l’homosexualité – une donnée bien visible- le garçon manqué risque fort de passer inaperçu aux yeux de la plupart s’il vit en couple avec un homme/ Mais somme toute, ne serait-il pas préférable qu’il assumât justement une certaine forme d’homosexualité en compagnie d’une autre femme ? D’ailleurs, il est bien possible que ce garçon manqué vive parallélement avec un homme et avec une femme, passant de l’un à l’autre. Il nous semble en tout cas que ce personnage se référe à son partenaire masculin comme si c’était une femme, le félicitant pour sa douceur, pour sa beauté.

Existe-t-il un pendant du garçon manqué chez les hommes, à savoir un homme efféminé ? On peut même dire que ce cas est mieux connu, mieux représenté. Ce serait, selon, le modèle animus-anima  une personne casanière, très attachée à son intérieur et n’ayant de secret de et pour personne…On dit parfois que les femmes peuvent faire  plusieurs choses à la fois mais les hommes sont plusieurs personnages successivement et chaque fois de façon pleine et entière et non comme chez les femmes en une sorte de synthèse assez artificielle. Cet homme efféminé aura tendance à figer les choses, c’est-à-dire à ne pas laisser le temps au temps, il aime bien être fixé très vite et que ce soit entendu une fois pour toutes, ce qui n’était pas requis par notre « garçon manqué ». on ne saurait lui conseiller de s’unir avec une « vraie «  femme avec laquelle il aura évidemment bien des affinités mais guère de complémentarité.

 

 

 

JHB

27. 01  14

 

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