L’astrologie de la couleur ou du dessin

Posté par nofim le 17 janvier 2014

 

 

L’astrologie et la parabole du ballon rouge

Par Jacques Halbronn

 

Les astrologues ont besoin qu’on leur rappelle quelques notions grammaticales de base à savoir qu’un nom n’est pas un adjectif ni un adverbe et d’ailleurs on nous déconseille d’user à l’excés de ces facteurs additifs, comme leur nom l’indique (avec le préfixe « ad »). Il est vrai que ces « additifs » ne font sens que si l’on sait à quoi ils s’ajoutent ! Qu’est ce uqi est le plus important : que je sache que je vois un ballon ou que je vois une chose rouge sans savoir si c’est un ballon ou  un vélo ?  Qu’est ce qui compte que je mange un gateau ou que je mange énormément de quelque chose d’indéfini  qui pourrait aussi bien être du poulet que du fromage ? Méfions nous donc de ces astrologues qui usent et abusent des « additifs » et qui s’en contentent comme cet astrologue bien connu qui annonçait des choses « graves », « marquantes » sans nous en dire plus. Cette astrologie adjectivale  n’est pas très intéressante, reconnaissons-le et nous laisse sur notre faim.

Noys préférons encore que l’on ne nous dise pas de quelle couleur sera la voiture mais que nous sachions que c’est bien une voiture et non une brouette ! Quant aux précisions de type « très », « trop » cela ne fait  pas non plus le poids quand on ne sait pas de quoi il s’agit.

Nous dirons que nous serons déjà satisfaits d’une astrologie en noir et blanc, d’un beau croquis au fusain que d’une symphonie impressioniste de couleurs où l’on ne devine que très vaguement quelque silhouette. En linguistique, nous dirons que le « nom » est le signifiant et l’adjectif le signifié et que l’astrologie est d’abord un discours sur le signifiant et la voyance une approche du signifié.

Le monde de l’astrologie est plus celui du dessin et celui du voyant de la peinture. Un astrologue n’est pas un peintre, il doit se contenter de faire des croquis que chacun pourra s’amuser à colorier comme le font les enfants en suivant les traits. L’astrologue présente un squelette et c’est déjà très bien si tant est qu’il y parvienne.  Il faut que l’objet décrit soit reconnaissable et c’est la forme, le profil qui comptent..Et bien entendu, à la limite, la couleur est indifférente et l’astrologue doit pouvoir rapprocher des objets de différentes couleurs sans état d’âme.  Ce serait un comble qu’il  mît en ensemble des objets de même couleur certes mais dépareillés. Il  convient donc de déchromatiser l’astrologie ! D’où une certaine abstraction qui s’avère nécessaire.

Comme on l’a déjà dit ailleurs,  une chose est de ramener à l’essentiel, une autre est de partir de l’essentiel. C’est pourquoi quand on explique le réel par l’astrologie, on part de la couleur alors que lorsque l’on entend prévoir, on doit s’en tenir au seul dessin sans chercher à aller au-delà. Expliquer et prévoir ne sont pas équivalents épistémologiquement et méthodologiquement. Telles sont les bornes de l’astrologie, le passage du noir et blanc à la couleur, au technicolor. D’ailleurs, dans bien des cas, la couleur ne se conserve pas comme dans le cas des cathédrales. Le temps décolore les choses mais l’essentiel n’est pas là car l’on peut et  doit toujours repeindre, en remettre une couche.

Le problème,  c’est que l’on forme dans les écoles d’astrologie, de nos jours, des peintres et non des dessinateurs, des gens capables d’expliquer après coup et non de prévoir car ils mettent la barre trop haut. Ces éléves font des choses très colorées mais aux formes indécises, sans graphisme clair où l’on peut deviner ce qu’on veut. Avec l’Astrocyclon, nous pensons avoir restitué à l’astrologie son dessin et par voie de conséquence son dessein. C’est certes moins pittoresque, moins chatoyant mais on sait de quoi on parle et l’on se fait comprendre car tout le monde, en apprenant à parler sait fort bien que l’adjectif n’est pas déterminant mais secondaire.

 

 

 

 

 

JHB

17  01  14

Publié dans LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

Dérives et contresens de l’astrologie au cours de son histoire

Posté par nofim le 11 janvier 2014

La mythologie et les cycles.. Le malentendu astronomique

Par  Jacques  Halbronn

 

Selon nous,  l’astrologie doit se doter d’un certain nombre de concepts qui correspondent à ses problématiques et ce, non pas  pour requalifier les planètes, comme a cru bon de le faire, Jean Pierre Nicola, il y a un demi-siècle avec son « RET » mais pour désigner les phases propres à sa cyclicité. Alors que Nicola a montré que les planètes correspondaient à une succession de stades, d’âges de la vie, il ne semble pas avoir songé que ce n’étaient pas les planètes en tant que telles qui importaient mais les noms qu’elles avaient reçus.

Selon nous,  les noms des planètes viennent des noms de ces stades successifs et non l’inverse. Nicola, sans le savoir, a redécouvert un état ancien de l’astrologie avec sa théorie des âges sans en saisir la portée, tant il était obnubilé par une astrologie des planètes alors que l’astrologie antérieure était une astrologie des « phases », des « âges «. Ce passage des phases  aux planètes  est selon nous le fait d’un malentendu et l’on sait quelle aura été la fortune de cette mythologisation des planètes jusqu’à nos jours. C’est ainsi que Jacky Alaïz continue à donner à certaines planètes hypothétiques de son invention des noms de divinités au lieu de comprendre que ces noms ne doivent désigner que des états successifs au sein d’une cyclicité.

Nous pensons donc que les astronomes ont commis une erreur qu’ils n’ont fait que perpétuer depuis la fin du XVIIIe siècle en attribuant aux planètes des noms de dieux et les astrologues des siècles ultérieurs ont eu bien tort de leur emboiter le pas.

En fait, l’astrologie ancienne, telle que nous l’avons reconstituée, ne faisait qu’un usage très limité des données astronomiques. On se servait de la lune, du soleil puis de Saturne comme curseurs. Il ne fut nullement question au départ, selon notre approche archéologique, de mobiliser la totalités des facteurs « mâles ». En revanche, il fallait mettre en place un grand nombre de facteurs « femelles » pour introduire de la cyclicité, des variations. L’astrologie fonctionne en effet sur les variations sur un thème et donc on peut penser que le vecteur est le thème. L’usage du mot thème pour désigner la carte du ciel ne ferait sens qu’astrologiquement dans une perspective cyclique : comme en musique, on fait « varier » un thème. De même, le mot « horoscope » désignait initialement l’ascendant, qui pouvait  « varier » selon les maisons qui en dérivaient, avant de signifier l’ensemble de la carte du ciel voire l’activité prédictive de l’astrologie dans les médias.

Cette dualité du thème masculin unique  et des nombreux « signes » féminins persiste de nos jours en astrologie lorsque l’on étudie le passage d’une planéte à travers les douze signes du zodiaque. Mais le problème, c’est que nos astrologues font subir ce sort à toutes les planètes, ce qui déstructure le système.

L’image des prises mâle et femelle est d’ailleurs fausse puisque c’est en électricité la prise femelle qui donne de l’énergie à la prise mâle et non le contraire. Dans la réalité, une même source d’énergie mâle doit  pouvoir alimenter un grand nombre de récepteurs féminins. C’est dire que les contresens ne manquent pas. L’imagerie électrique véhicule des représentations et des interopérations fausses !

Une erreur grossière consiste à croire qu’il faut autant de planètes que de signes (cf. notre entretien avec Roger Benoit Jourlin, sur You Tube), erreur commise par un Jean Carteret, il y a cinquante ans ; A partir de là, cela a encouragé les astrologues à croire qu’il devait y avoir douze planètes dont deux au-delà de Pluton, au vu notamment du dispositif des domiciles et des exaltations (cf. nos Mathématiques Divinatoires, Ed Trédaniel- Grande Conjonction  1983). Et c’est d’ailleurs pour cela que l’on peut supposer qu’à un certain stade l’astrologie a été tentée d’intégrer toutes les planètes du système solaire en perdant de vue l’idée que le facteur mâle pouvait disposer, en quelque sorte d’un harem. L’astrologie multiplanétaire serait selon nous une hérésie ne prenant plus en compte la dynamique du masculin et du féminin si ce n’est de façon monogamique, chaque planéte faisant couple avec un signe. C’est ainsi que dans le dispositif des exaltations, Jupiter serait en cancer, Mars en capricorne etc. (cf. nos travaux sur ce sujet sur nofim et sur Aldébaran (sur Face Book)

Nous proposons de revenir à la logique originelle de l’astrologie telle que nous pensons l’avoir restituée. Donc en ne se servant que d’un seul facteur planétaire que l’on décline, que l’on conjugue de diverses façons, selon un nombre de phases qui peuvent varier de deux à douze en passant par 4 ou par 8. Le nombre de phases est un enjeu moins crucial que celui du « thème-vecteur » car le « découpage » d’un cycle quel qu’il soit conduit à une structure régulière et récurrente que la division soit en tant ou tant de subdivisions ; En revanche, le recours à plusieurs planètes notamment au-delà de deux introduit une irrégularité et une inégalité  des phases qui casse la rythmique astrologique.  C’est alors que les astrologues qui ne respectent pas cette réglé du cycle unique et de ses subdivisions multiple  ne disposent plus d’un outil viable. Ils en sont réduits à se contenter – faisant de nécessité vertu- (cf. nos enregistrements de Jacky Alaïz sur You Tube) à décrire les configurations  qui se succèdent sans s’intéresser à leur reproduction à certains intervalles. Un coup c’est la rencontre de ces deux planètes, un autre coup de deux autres planètes et par rencontre, en fait, cela ne concerne pas, pour eux, la seule conjonction, mais aussi toutes sortes d’aspects, d’intervalles se produisant temporairement entre deux planètes si bien qu’il y a des « rendez-vous » tous les mois (cf. aussi dans le même sens l’Astrochronobiologie de Roger Héquet). Dès lors, leur devise devient : pour une astrologie de précision, quasiment au jour le jour mais sans repérage cyclique concevable. On passe d’une astrologie des phases à  une astrologie des dates. Ce qui est également un grave contresens.

Autre contresens maintes fois dénoncé, qui tient à la perte par l’astrologie du dernier demi-siècle, de la dualité planéte/étoile fixe, l’étoile fixe étant le facteur féminin régulièrement « visité » par le facteur mesclun polygame. Désormais, le délestage des étoiles conduit à ce que les planètes en « couple » ne se rejoignent jamais au même endroit du ciel d’une fois sur l’autre, ce qui est déjà le cas des conjonctions des luminaires qui sont à la base des douze mois de l’année, donc avec un décalage de 30  jours d’une fois sur l’autre.

Les signes du zodiaque se sont en quelque sorte substitués aux étoiles fixes au point que l’on accorde de nos jours une grande importance à l’entrée d’une planéte dans un nouveau signe comme si le début d »’un signe équivalait à une étoile fixe, ce qui est totalement fictif.

On pourra certes nous rétorquer que l’astrologie « marche » très bien comme cela et qu’elle doit donc avoir « raison » de procéder comme elle le fait. Mais on ne peut que relativiser  la valeur d’une telle démonstration qui tiendrait aux « résultats » obtenus  tout comme d’ailleurs l’on doit se montrer très réservé quant aux statistiques de Gauquelin qui prétendent démontrer qu’au moins cinq planètes du système solaire sont actives astrologiquement et correspondent aux différents métiers exercés dans nos sociétés. Aucune pratique fondé sur des prémisses  fausses ne saurait se maintenir  à terme face à des pratiques sous tendues par des systèmes historiquement fondés.

Et d’ailleurs revient la question lancinante,  de quelle réalité psychosociologique nous parle l’astrologie ?  Au bout du compte, la seule chose dont l’astrologie, selon nous, ait à nous parler, c’est du fonctionnement des sociétés et non des personnes et là encore il y a l’occasion (qui fait le larron) de contresens.

Il est infiniment plus simple, en effet, d’appliquer une théorie cyclique à un groupe qu’à un personne car un groupe se fait et se défait, pas une personne qui ne va pas se décomposer et se recomposer si ce n’est au figuré. On peut, en revanche, concevoir des troubles « intestins » au sein d’une société avec des ruptures, des sécessions, des unions, des fédérations, des empires de diverses envergures, on peut même s’intéresser aux couples. En revanche, la voie psychanalytique, ouverte notamment par André Barbaut (De la psychanalyse à l’astrologie) nous apparait comme une fausse bine idée et comme un contresens de première grandeur. Nous préférons que l’astrologie s’attelle à l’étude de phénomènes visibles comme la vie des sociétés, des nations qu’à des phénomènes qui le sont bien moins comme l’état mental de nos congénères.  En ce sens, faire de l’astrologie un outil en thérapie ne fait sens selon nous que dans le cadre relationnel.

Nous sommes pour une astrologie du visible, de ce que nos sens perçoivent quand  on observe le monde – donc pour une astrologie citoyenne-  mais nous sommes aussi favorables à une astrologie qui se réfère à des configurations astrales visibles, avec un facteur  qui s’approche, rejoint, puis s’éloigne par rapport à un autre. Nous pensons que l’étoile fixe du fait qu’elle ne bouge pas –si ce n’est à un rythme non signifiant ici-  reste un point de répète qio ne change pas d’une fois sur l’autre  (cf nos travaux sur l’Astrocyclon) de même que  le modèle dont l’astrologie doit se servir doit rester constant. La planéte est le signifiant et les secteurs qui subdivisent son cycle au moyen des étoiles fixes  placées sur son parcours est le signifié. Selon nous, le signifiant astrologique doit être parfaitement circonscrit et il peut se décliner en une succession de « signifiés » qui sont autant de variations (ce que sont en grammaire les diverses flexions (suffixes, préfixes). Or, actuellement,  le signifiant astrologique est sans domicile fixe et son identité est pour le moins trouble et insaisissable tant elle se transforme en permanence. Ce qu’on appelle en astrologie actuelle le thème n’est plus  en fait qu’un système de variations fondé sur la carte du ciel d’un moment donné, le soleil servant alors de facteur central –(d’où la pratique des révolutions solaires, à chaque anniversaire) accommodé diversement non plus par les signes ou les maisons mais aussi par les « aspects » que le soleil entretient avec d’autres planètes puis, par glissement, par les relations que les planètes ont entre elles, sans que le soleil soit concerné ! Une astrologie à la dérive, disions-nous.

 

 

 

 

 

La mythologie et les cycles.. Le malentendu astronomique

Par  Jacques  Halbronn

 

Selon nous,  l’astrologie doit se doter d’un certain nombre de concepts qui correspondent à ses problématiques et ce, non pas  pour requalifier les planètes, comme a cru bon de le faire, Jean Pierre Nicola, il y a un demi-siècle avec son « RET » mais pour désigner les phases propres à sa cyclicité. Alors que Nicola a montré que les planètes correspondaient à une succession de stades, d’âges de la vie, il ne semble pas avoir songé que ce n’étaient pas les planètes en tant que telles qui importaient mais les noms qu’elles avaient reçus.

Selon nous,  les noms des planètes viennent des noms de ces stades successifs et non l’inverse. Nicola, sans le savoir, a redécouvert un état ancien de l’astrologie avec sa théorie des âges sans en saisir la portée, tant il était obnubilé par une astrologie des planètes alors que l’astrologie antérieure était une astrologie des « phases », des « âges «. Ce passage des phases  aux planètes  est selon nous le fait d’un malentendu et l’on sait quelle aura été la fortune de cette mythologisation des planètes jusqu’à nos jours. C’est ainsi que Jacky Alaïz continue à donner à certaines planètes hypothétiques de son invention des noms de divinités au lieu de comprendre que ces noms ne doivent désigner que des états successifs au sein d’une cyclicité.

Nous pensons donc que les astronomes ont commis une erreur qu’ils n’ont fait que perpétuer depuis la fin du XVIIIe siècle en attribuant aux planètes des noms de dieux et les astrologues des siècles ultérieurs ont eu bien tort de leur emboiter le pas.

En fait, l’astrologie ancienne, telle que nous l’avons reconstituée, ne faisait qu’un usage très limité des données astronomiques. On se servait de la lune, du soleil puis de Saturne comme curseurs. Il ne fut nullement question au départ, selon notre approche archéologique, de mobiliser la totalités des facteurs « mâles ». En revanche, il fallait mettre en place un grand nombre de facteurs « femelles » pour introduire de la cyclicité, des variations. L’astrologie fonctionne en effet sur les variations sur un thème et donc on peut penser que le vecteur est le thème. L’usage du mot thème pour désigner la carte du ciel ne ferait sens qu’astrologiquement dans une perspective cyclique : comme en musique, on fait « varier » un thème. De même, le mot « horoscope » désignait initialement l’ascendant, qui pouvait  « varier » selon les maisons qui en dérivaient, avant de signifier l’ensemble de la carte du ciel voire l’activité prédictive de l’astrologie dans les médias.

Cette dualité du thème masculin unique  et des nombreux « signes » féminins persiste de nos jours en astrologie lorsque l’on étudie le passage d’une planéte à travers les douze signes du zodiaque. Mais le problème, c’est que nos astrologues font subir ce sort à toutes les planètes, ce qui déstructure le système.

L’image des prises mâle et femelle est d’ailleurs fausse puisque c’est en électricité la prise femelle qui donne de l’énergie à la prise mâle et non le contraire. Dans la réalité, une même source d’énergie mâle doit  pouvoir alimenter un grand nombre de récepteurs féminins. C’est dire que les contresens ne manquent pas. L’imagerie électrique véhicule des représentations et des interopérations fausses !

Une erreur grossière consiste à croire qu’il faut autant de planètes que de signes (cf. notre entretien avec Roger Benoit Jourlin, sur You Tube), erreur commise par un Jean Carteret, il y a cinquante ans ; A partir de là, cela a encouragé les astrologues à croire qu’il devait y avoir douze planètes dont deux au-delà de Pluton, au vu notamment du dispositif des domiciles et des exaltations (cf. nos Mathématiques Divinatoires, Ed Trédaniel- Grande Conjonction  1983). Et c’est d’ailleurs pour cela que l’on peut supposer qu’à un certain stade l’astrologie a été tentée d’intégrer toutes les planètes du système solaire en perdant de vue l’idée que le facteur mâle pouvait disposer, en quelque sorte d’un harem. L’astrologie multiplanétaire serait selon nous une hérésie ne prenant plus en compte la dynamique du masculin et du féminin si ce n’est de façon monogamique, chaque planéte faisant couple avec un signe. C’est ainsi que dans le dispositif des exaltations, Jupiter serait en cancer, Mars en capricorne etc. (cf. nos travaux sur ce sujet sur nofim et sur Aldébaran (sur Face Book)

Nous proposons de revenir à la logique originelle de l’astrologie telle que nous pensons l’avoir restituée. Donc en ne se servant que d’un seul facteur planétaire que l’on décline, que l’on conjugue de diverses façons, selon un nombre de phases qui peuvent varier de deux à douze en passant par 4 ou par 8. Le nombre de phases est un enjeu moins crucial que celui du « thème-vecteur » car le « découpage » d’un cycle quel qu’il soit conduit à une structure régulière et récurrente que la division soit en tant ou tant de subdivisions ; En revanche, le recours à plusieurs planètes notamment au-delà de deux introduit une irrégularité et une inégalité  des phases qui casse la rythmique astrologique.  C’est alors que les astrologues qui ne respectent pas cette réglé du cycle unique et de ses subdivisions multiple  ne disposent plus d’un outil viable. Ils en sont réduits à se contenter – faisant de nécessité vertu- (cf. nos enregistrements de Jacky Alaïz sur You Tube) à décrire les configurations  qui se succèdent sans s’intéresser à leur reproduction à certains intervalles. Un coup c’est la rencontre de ces deux planètes, un autre coup de deux autres planètes et par rencontre, en fait, cela ne concerne pas, pour eux, la seule conjonction, mais aussi toutes sortes d’aspects, d’intervalles se produisant temporairement entre deux planètes si bien qu’il y a des « rendez-vous » tous les mois (cf. aussi dans le même sens l’Astrochronobiologie de Roger Héquet). Dès lors, leur devise devient : pour une astrologie de précision, quasiment au jour le jour mais sans repérage cyclique concevable. On passe d’une astrologie des phases à  une astrologie des dates. Ce qui est également un grave contresens.

Autre contresens maintes fois dénoncé, qui tient à la perte par l’astrologie du dernier demi-siècle, de la dualité planéte/étoile fixe, l’étoile fixe étant le facteur féminin régulièrement « visité » par le facteur mesclun polygame. Désormais, le délestage des étoiles conduit à ce que les planètes en « couple » ne se rejoignent jamais au même endroit du ciel d’une fois sur l’autre, ce qui est déjà le cas des conjonctions des luminaires qui sont à la base des douze mois de l’année, donc avec un décalage de 30  jours d’une fois sur l’autre.

Les signes du zodiaque se sont en quelque sorte substitués aux étoiles fixes au point que l’on accorde de nos jours une grande importance à l’entrée d’une planéte dans un nouveau signe comme si le début d »’un signe équivalait à une étoile fixe, ce qui est totalement fictif.

On pourra certes nous rétorquer que l’astrologie « marche » très bien comme cela et qu’elle doit donc avoir « raison » de procéder comme elle le fait. Mais on ne peut que relativiser  la valeur d’une telle démonstration qui tiendrait aux « résultats » obtenus  tout comme d’ailleurs l’on doit se montrer très réservé quant aux statistiques de Gauquelin qui prétendent démontrer qu’au moins cinq planètes du système solaire sont actives astrologiquement et correspondent aux différents métiers exercés dans nos sociétés. Aucune pratique fondé sur des prémisses  fausses ne saurait se maintenir  à terme face à des pratiques sous tendues par des systèmes historiquement fondés.

Et d’ailleurs revient la question lancinante,  de quelle réalité psychosociologique nous parle l’astrologie ?  Au bout du compte, la seule chose dont l’astrologie, selon nous, ait à nous parler, c’est du fonctionnement des sociétés et non des personnes et là encore il y a l’occasion (qui fait le larron) de contresens.

Il est infiniment plus simple, en effet, d’appliquer une théorie cyclique à un groupe qu’à un personne car un groupe se fait et se défait, pas une personne qui ne va pas se décomposer et se recomposer si ce n’est au figuré. On peut, en revanche, concevoir des troubles « intestins » au sein d’une société avec des ruptures, des sécessions, des unions, des fédérations, des empires de diverses envergures, on peut même s’intéresser aux couples. En revanche, la voie psychanalytique, ouverte notamment par André Barbaut (De la psychanalyse à l’astrologie) nous apparait comme une fausse bine idée et comme un contresens de première grandeur. Nous préférons que l’astrologie s’attelle à l’étude de phénomènes visibles comme la vie des sociétés, des nations qu’à des phénomènes qui le sont bien moins comme l’état mental de nos congénères.  En ce sens, faire de l’astrologie un outil en thérapie ne fait sens selon nous que dans le cadre relationnel.

Nous sommes pour une astrologie du visible, de ce que nos sens perçoivent quand  on observe le monde – donc pour une astrologie citoyenne-  mais nous sommes aussi favorables à une astrologie qui se réfère à des configurations astrales visibles, avec un facteur  qui s’approche, rejoint, puis s’éloigne par rapport à un autre. Nous pensons que l’étoile fixe du fait qu’elle ne bouge pas –si ce n’est à un rythme non signifiant ici-  reste un point de répète qio ne change pas d’une fois sur l’autre  (cf nos travaux sur l’Astrocyclon) de même que  le modèle dont l’astrologie doit se servir doit rester constant. La planéte est le signifiant et les secteurs qui subdivisent son cycle au moyen des étoiles fixes  placées sur son parcours est le signifié. Selon nous, le signifiant astrologique doit être parfaitement circonscrit et il peut se décliner en une succession de « signifiés » qui sont autant de variations (ce que sont en grammaire les diverses flexions (suffixes, préfixes). Or, actuellement,  le signifiant astrologique est sans domicile fixe et son identité est pour le moins trouble et insaisissable tant elle se transforme en permanence. Ce qu’on appelle en astrologie actuelle le thème n’est plus  en fait qu’un système de variations fondé sur la carte du ciel d’un moment donné, le soleil servant alors de facteur central –(d’où la pratique des révolutions solaires, à chaque anniversaire) accommodé diversement non plus par les signes ou les maisons mais aussi par les « aspects » que le soleil entretient avec d’autres planètes puis, par glissement, par les relations que les planètes ont entre elles, sans que le soleil soit concerné ! Une astrologie à la dérive, disions-nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  11 01 14

 

 

 

 

 

 

 

JHB  11 01 14

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, LINGUISTIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Réponse aux attaques de deux astronomes de l’Observatoire de Meudon

Posté par nofim le 10 janvier 2014

Réponse au  « Sur l’Astrologie »  de François Biraud et Philippe Zarka

 

Jacques Halbronn

 

Le texte dont il s’agit sous-titré « Réflexions  de deux astronomes » est censé aider les astronomes à répondre aux questions du public touchant l’astrologie. On nous dit par exemple que tel argument est « dangereux » car il peut se retourner. Il y est question de stratégie.

Qu’est-ce qui autorise les astronomes à parler d’astrologie ? La réponse de nos auteurs est la suivante :

«l’astronome doit s’exprimer sur l’astrologie, car il y est sans cesse « associé » par le public (par exemple, les questions du grand public ou des « scolaires » lors des visites de l’Observatoire de Paris-Meudon-Nançay ont souvent trait à l’astrologie »

On a du mal à comprendre la valeur d’un tel argument. Ce n’est pas l’erreur consistant  à demander leur avis  aux astronomes qui leur confère une quelconque légitimité à en traiter. Si cela se trouve, cela ne  tient qu’à la similitude des noms : astrologie/astronomie, une méprise qui est assez fréquente

L’autre souci de ce texte à nos yeux, c’est quand nos auteurs parlent des « principes de l’astrologie » :

« On présente donc brièvement ici les principes de base de l’astrologie, ainsi que quelques faux problèmes et vraies critiques qui peuvent être formulées à son encontre. »En effet, il ne nous a pas semblé que Biraud et Zarka (le co-auteur du dernier Que sais-je sur l’Astrologie avec Daniel Kunth que nous avons interviewé  l’année dernière pour teleprovidence) aient pris la peine de définir leur objet. La façon dont l’objet Astrologie se présente peut considérablement varier et Kepler il y a 4 siècles recommandait de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain à propos de l’Astrologie.

Appeler le thème astral, le  Zodiaque,  les  Maisons ou les Aspects des « principes de base «  de l’astrologie nous semble assez peu approprié En fait, il semble bien que nos astronomes soient incapables d’approfondir  la question. Peut-être d’ailleurs les astrologues en sont-ils tout aussi incapables, ceci expliquant cela. Mais ce n’est pas vraiment une excuse pour des « scientifiques » qui devraient ne pas se laisser influer par ce que l’objet dit de lui-même ou par ce qu’on dit de l’objet ! D’ailleurs, les astronomes dans leur domaine se gardent bien de ne se fier qu’au qu’en dira-t-on, pourquoi agiraient-ils autrement à l’égard de l’astrologie ? Par exemple, le mot « cycle » n’est pas prononcé  par les auteurs en tant que principe de l’Astrologie. C’est un peu étrange puisque si le ciel intéresse les hommes c’est parce qu’il y a du   mouvement, de la répétition (révolution). Nos astronomes axent leur « blitzkrieg » sur la « bastille » du thème astral et plus spécifiquement encore du thème natal. Et donc en s’en prenant au « thème », ils croient porter un coup fatal à l’Astrologie. Grave erreur stratégique ! L’objet astrologique est lui-même en mouvement et rien n’autorise nos astronomes à le figer pour pouvoir mieux le circonscrire ! Le thème astral n’est en fait qu’un prolongement, qu’un cas particulier d’une problématique cyclique. D’ailleurs, l’Astrologie Mondiale n’a que faire du thème natal. Nos auteurs semblent notamment ignorer les « grandes conjonctions » de Jupiter et de Saturne qui furent le fer de lancer de l’astrologie pendant des siècles. En fait ce que visent nos auteurs ce n’est pas tant l’Astrologie en soi que l’astrologie que connait le public et notamment celui qui lui pose des questions. Et nos auteurs s’imaginent qu’en corrigeant ou dénonçant les erreurs du dit public, c’est l’Astrologie qui serait intrinsèquement atteinte. En stratégie, on parlerait de leurres. Nos astronomes se trompent de cible et partent sur de fausses pistes ! Mais on leur demandera : qu’est-ce qui vous fait croire que votre « attaque » a porté ses fruits. Vous êtes aussi dans l’infalsifiable. Vous prétendez guérir le public de l’astrologie mais vous feriez de bien mauvais médecins en identifiant  aussi mal le « virus » astrologique ! Vous vous attaquez à des formes dégénérées d’astrologie et vous criez victoire !  Vous ne supposez pas que l’astrologie puisse évoluer et corriger ses propres hérésies en son sein. C’est comme si vous faisiez  actuellement un ouvrage sur la Chine en en restant à l’époque du petit livre rouge ! Vous en restez à des représentations et vous n’accédez nullement aux « principes ».

En ce qui concerne les arguments quant aux rapports entre les hommes et les astres, vous revenez sur des propositions qui ont été réfutées par les astrologues eux-mêmes. Evidemment, si l’on vous dit que les astres n’agissent pas mais que ce sont les hommes qui les utilisent comme signaux, qu’avez-vous à répondre sinon que vous êtes incompétents, que cela sort de votre domaine ? Mais vous voulez à tout prix n’aborder que ce qui est à l’intersection entre astronomie et astrologie sans toucher à la question de l’utilisation par le vivant des processus cosmiques visuels, ce qui s’appelle de l’instrumentalisation du cosmos. Or le mot signifie que l’on se sert du cosmos sans tenir compte de ce qu’il est vraiment. Or,  on a tour à fait le droit de conférer à un facteur, quel qu’il soit une portée subjective et ne s’intéressant qu’à son apparence. C’est le cas du langage et des sons qui le constituent arbitrairement ; Que des astrologues veuillent aller au-delà, c’est leur affaire, cela n’engage pas  l’Astrologie en soi. Il n’est pas raisonnable de réduire un dossier aux âneries qui circulent à son sujet ! Nos astronomes n’arrivent pas à distinguer entre l’astrologie en soi et ce qu’elle a pu devenir. C’est au-delà de leur seuil de compétence !

Maintenant, nos astronomes pourraient bien entendu  aller sur un terrain qui leur est étranger comme de débattre de la possibilité du vivant d’intégrer dans son mode de fonctionnement certains facteurs célestes sans que cela préjuge de l’influence »e des dits facteurs au-delà du fait qu’ils sont observables ; Or, la seule observabilité d’un objet peut faire sens, par-delà ce qu’est en soi le dit objet. Il faudrait donc que nos astronomes nous démontrent que les hommes de l’Antiquité ne pouvaient observer les étoiles ou les planètes ou calculer des écarts entre tel et tel astre. Ils sont donc dans une position anachronique en exigeant des sociétés humaines qu’elles connaissent l’astronomie actuelle !  L’astronomie est aussi  un objet qui a une réalité extérieure, apparente et nos astronomes auraient tout intérêt à le reconnaitre même si ce n’est pas de la Haute Science ! Quand bien même s’agirait-il d’effets de perspective, de liens fictifs mais visualisables et donc utilisables pour fixer une certaine rythmicité dont les sociétés peuvent avoir l’emploi. Il n’est pas besoin pour cela d’être de grands astronomes ! Que l’astrologie soit fondée sur une astronomie archaïque, qu’importe ! L’Humanité elle-même ne s’explique que par des stades très anciens de son développement, Astronomie et Anthropologie ne font pas forcément bon ménage !

On nous parle dans ce texte des rapports entre signes et constellations et on y trouve des considérations bien discutables !

« L’histoire des noms des signes du zodiaque n’est pas très claire  Il semble évident que certains ont été nommés d’après la constellation correspondante à cette époque, par exemple les Gémeaux. En revanche, la Balance, qui ne contient aucune étoile remarquable (a et b sont de 3ème magnitude) tire son nom, selon Virgile, de l’égalité jour/nuit lorsque le Soleil y entre, à l’équinoxe d’automne.  (…) Là où les astrologues sont pris en flagrant délit d’incohérence, c’est lorsque l’interprétation du thème conserve la symbolique des constellations qui ont servi à baptiser les signes : force du Lion, caractère double pour les Gémeaux, etc. (mais il faut reconnaître que c’est rare); et aussi lorsque le déplacement du point vernal dans les constellations est pris en considération : « ère du Verseau ». Il faudrait choisir ! »

 

On notera d’abord le glissement de  « Astrologie » vers « Astrologues ». C’est comme si l’on définissait la langue française au prisme de la façon dont les locuteurs francophones actuels traitent celle-ci. Une démarche scientifique devrait éviter de tels glissements, de tels amalgames. Nos auteurs ne seraient-ils que des sociologues au  petit pied  tout contents de monter qu’ils ne sont pas limités à leur seule compétence astronomique ? C’est humain !

Qui a décidé que la « symbolique des constellations » avait « servi à baptiser les signes » ? Nos auteurs ont dû lire cela quelque part en prenant cela pour argent comptant. C’est là un travail de seconde main ! Ce point fait l’objet d’un débat.  Au niveau symbolique, on trouve suffisamment de convergence entre le Zodiaque et l’iconographie des mois – dont nos auteurs ne disent mot ! (cf. les Très Riches Heures du Duc de Berry) pour considérer que sur ce plan en tout cas l’origine des saisons est patente. Mais là encore, c’est une affaire d’historiens des textes et des images qui dépasse complétement la compétence de nos auteurs et on ne leur conseille pas de se lancer dans une telle expédition avec des affirmations à l’emporte-pièce ! En fait, on assiste là un processus syncrétique  dont on ne traitera pas dans le présent article car le domaine historique n’est pas constitué de « faits » définitivement attestés mais d’hypothèses plus ou moins « durables »/ L’Histoire de l’astrologie en tant que discipline est une spécialité en soi et on peut facilement s’y égarer.

Le Zodiaque à douze signes fait-il partie des principes de l’astrologie ? Nous ne le pensons pas et nous serions assez d’avis qu’il ait pu exister une division en deux de chaque saison comme le signalant nos auteurs. Que certains astrologues utilisent les planètes au-delà de Saturne, c’est leur affaire et non celle de l’Astrologie ! Est-ce que tout ce que tel ou tel astrologue fait ou emprunte  doit nécessairement être mis au passif de l’astrologie ? Mais pourquoi pas à son actif ? Pourquoi nos auteurs ne relèvent-ils que les propos les plus douteux ? Nos Clefs pour l’Astrologie datent de 1976 et notre article de l’Encyclopaedia Universalis a été maintes fois repris.  Parce que ce sont ceux qui circulent et dont ils eu ouïe ? Est-ce là une façon sérieuse de traiter un sujet ?  En conclusion, nous dirons que nos auteurs traitent l’astrologie comme s’il s’agissait d’un langage parlé par une certaine communauté de locuteurs de nos jours. C’est là une approche qui ferait sens au regard de l’ethnométhodologie d’Harold Garfinkel, à savoir l’analyse d’un corpus véhiculé à un certain moment par un certain groupe. Mais cette démarche qui vaut ce qu’elle vaut ne se présente même pas comme telle dans cet article. En fait, on a bien du mal à classer ledit article qui ne prend pas la peine de préciser sa procédure ! Tout a commencé, nous explique-t-on au début par des questions que les gens posent aux astronomes et auxquelles, n’est-ce pas il faut bien répondre, ce qui s’appelle en psychanalyse un contre-transfert ! Nos auteurs n’ont pas voulu se dérober à une telle attente et ils pouvaient difficilement  renvoyer aux astrologues alors ils ont pris sur eux et voilà le piétre résultat de leurs tentatives !

 

 

 

.JHB

10 Janvier 2014

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La formation des astrologues et du public

Posté par nofim le 9 janvier 2014

 

 

L’astrologie en toute (bonne) conscience

Par  Jacques  Halbronn

 

Il convient de changer les mentalités des astrologues et plus généralement le rapport que l’on a dans le public par rapport à l’astrologie autour du terme même de prévision. Un des stigmates dont souffre l’astrologie tient à la pénurie dont on a fait une vertu alors qu’elle n’était qu’une nécessité temporaire/

Le fait même de limiter le plus souvent la consultation à une seule rencontre ne relève-t-il pas en effet d’une approche au rabais, à bon marché ? Contrairement à ce que l’on croit, le temps consacré au client/patient ne vaut pas que pour celui-ci mais aussi pour le praticien qui prend le temps de réfléchir, au sens de repenser encore et encore son appréciation. Un dossier, cela se travaille et l’on ne saurait en rester à de l’improvisation, à un premier jet, il faut faire la part de l’interaction et pendant que le client s’exprime, le praticien doit avancer dans son analyse. Les astrologues sont des gens pressés et qui ne croient pas qu’ils pourront aller au-delà d’une première impression. Et ils imposent ce rythme à leurs clients mais est-ce vraiment ce que veulent les clients ? That is the question !

Un autre trait qui indique une astrologie au débotté tient au fait que les astrologues travaillent sur le ressenti immédiat, ce qui fait qu’ils ne prennent pas beaucoup de risques. Ils surfent sur ce que l’on sait déjà, ce qui est en train de se jouer. C’est là leur matériau qu’ils se contenteront de reformuler dans le jargon qui leur est propre. Cela vaut tant pour la sphère privée que pour la sphère publique.  Autrement dit, ces astrologues jouent dans le petit bain et ne savent pas vraiment nager. Ils font semblant. C’est comme des coureurs de marathon qui ne tiendraient que pendant le premier kilomètre. Il vaut mieux en effet qu’ils ne cherchent ni à baliser le passé lointain ni le futur à long terme. Or, plus l’on s’éloigne du présent et plus on prend des risques de se tromper, même dans les grandes lignes, en astrologie. C’est une loi assez simple à comprendre : ce que l’on connait aujourd’hui va continuer à valoir encore pour un certain temps – sauf  accident. Toute l’astuce consiste à ne pas aller au-delà d’une certaine marge d’erreur. Le problème, c’est qu’il n’est nullement besoin d’être astrologue pour procéder ainsi ! Et c’est bien là le hic : de plus en plus, les astrologues parlent de tout sauf d’astrologie ou plutôt l’astrologie n’est plus qu’un langage qui permet de dire autrement les choses. L’astrologue ne serait plus qu’un traducteur rendant un texte dans une autre langue que l’on  pourrait qualifier de cosmique/ Ce n’est pas le fond qui compte ici mais la forme

Un troisième point sur lequel nous voudrions insister concerne le terme même de prévision dont on sait qu’il a un sens particulier dans la bouche de l’astrologue.

Quand on dit, dans la vie courante, que l’on a prévu, cela ne signifie pas que l’on se prend pour un voyant mais que l’on programmé ainsi les choses. On répond d’ailleurs souvent « c’est prévu ». On a affaire à des gens qui s’efforcent de réaliser ce qui avait été décidé. Celui qui est extérieur peut, quant à lui, chercher à deviner ce que l’autre avait prévu, comme dans le jeu d’échecs, faute d’être mieux renseigné.  C’est alors que le mot « prévu » change de sens.

Il importe de distinguer la recherche astrologique qui  a vocation à établir et à valider certaines « lois » astrologiques  et la consultation astrologique qui en est l’application. Or, on tend souvent à mélanger les genres et c’est fâcheux.

Il convient de mieux cerner le profil de ce qu’on appelle et s’appelle astrologue. On a évoqué plus haut un praticien qui se situe dans le créneau de l’astropsychologie et un autre dans celui d’une forme d’astromancie. Ce sont là deux déviances par rapport à ce que devrait être l’astrologie mais au moins convient-ils que ces déviances soient gérées au mieux tant qu’à faire. Ce sont là des sous-produits où l’astrologie n’est qu’un ornement plaqué sur un peu de bon sens et de culture.

Mais l’astrologue authentique, c’est autre chose. Il n’est pas là pour prévoir au sens de dire ce qui va arriver ou ce qui est arrivé. Un tel exercice est expérimental et doit être cantonné au domaine de la recherche, quitte à se servir de cobayes dument prévenus. L’astrologue, selon nos vœux,  est là pour profiter au mieux des opportunités offertes par les phases d’un certain modèle cyclique dont il est censé maitriser les tenants et les aboutissants un peu mieux que le novice en la matière qui fait appel à lui mais sans empiéter sur la liberté et le libre-arbitre de celui-ci..

Autrefois, on appelait ce type d’astrologie que nous préconisons : astrologie d’élection. On demandait à l’astrologue de choisir le moment propice et non  ce qui allait se faire sans que l’on ne puisse rien y faire.

On retrouve alors le sens premier de prévoir, c’est-à-dire d’organiser son temps de façon optimale.  Il ne s’agit pas pour la personne d’être un observateur de sa vie mais d’en être l’acteur en acquérant une meilleure connaissance des opportunités grâce à un outil cyclique viable comme l’est l’Astrocyclon.

Soulignons ce point : ne mélangeons pas les genres comme on le fait trop souvent.  Ne jouons pas à l’historien si l’on n’a pas la compétence pour traiter les données et s’intéresser au passé, c’est faire un travail d’historien.  Ne jouons pas au statisticien si l’on n’en a pas la compétence et si l’on ne sait pas réunir les données. . Que le praticien n’en fasse pas trop !  Car pour nous, il n’est ni historien ni statisticien et il n’a pas à l’être, déontologiquement.

Ce qu’on attend de lui, c’est qu’il sache se servir de l’outil astrologique qu’on lui met dans les mains. Il n’est pas là pour le tester – est-ce qu’un automobiliste « teste » sa voiture en prenant les plus grands risques pour s’assurer de sa résistance et en tirer les conséquences ?-  mais pour l’appliquer ni plus ni moins. On ne mettra donc pas la barre trop haute, ce qui permettra in fine à tout le monde d’être astrologue tout comme nous sommes tous peu ou prou notre propre médecin au niveau préventif.

On évitera donc d’entendre des astrologues déclarer qu’il faut des années pour devenir astrologue. C’est un peu trop charger la barque ! De deux choses l’une : ou bien l’on s’engage dans la recherche fondamentale en astrologie, on devient « ingénieur » qui  élabore ou améliore des modèles tant synchroniques que diachroniques ou bien l’on se contente d’être un technicien efficace, qui sait expliquer à son client comment « ça marche » comme le ferait un vendeur de téléphones ou d’ordinateurs. Ou bien, alors, on continue à jouer au psychologue ou au voyant au rabais sans en avoir ou sans s’en donner vraiment les moyens.

Autrement dit,  dans la vie courante, l’astrologie du XXIe siècle doit sortir des limbes. La consultation astrologique n’est pas un lieu où l’on vérifie l’astrologie au vu de ce que la personne qui vient consulter sait  mais un espace où l’on aborde le futur en connaissance de cause et en conscience. Et c’est au technicien de l’astrologie de mettre le pied de son client à l’étrier en lui expliquant non pas ce qui s’est passé mais comment il devra agir désormais pour faire le meilleur usage de l’outil astrologique/ En aucun cas, ce technicien ne devra se substituer à son client dans cet usage. Le client doit repartir avec l’outil et non avec une quelconque « traduction » qu’obligeamment l’astrologue lui aurait fournie pour lui épargner d’avouer à se servir directement du dit outil. Comme si le praticien pouvait se substituer au client sans pousser l’astrologie au-delà de ses limites ! C’est  bien là tout le problème, en se substituant à quelqu’un, on atteint très vite son seuil d’incompétence. Le risque d’erreur est donc plus faible si l’on agit par soi- même et pour soi- même, sur un terrain familier.

Autrement dit, l’astrologie serait victime de ses propres surenchères, se tirerait elle-même une balle dans le pied. Comme nous l’avons écrit dans de récentes études,  tout intermédiaire est conduit tôt ou tard à abuser et à aller trop loin.  Et le drame c’est que cette surenchère aura trop longtemps prévalu et aura fini par s’imposer comme norme. Il y a bien certaines écoles d’astrologie qui  préconisent une interaction avec le client mais cela a ses limites. Les cours d’astrologie sont censés permettre de transmettre un outil mais l’outil transmis est trop pesant ne serai—ce que parce que les enseignants veulent faire durer les cours au-delà du raisonnable en faisant miroiter des performances tout à fait excessives. Et il est temps de revoir les codes de déontologie dans ce sens. Là encore, on distinguera entre les écoles d’ingénieurs en astrologie pour constituer les cadres de la communauté astrologique  tant dans le domaine de la recherche fondamentale  ou ergonomique, de l’Histoire ancienne et moderne de l’Astrologie et les écoles de  techniciens en astrologie qui visent à faire de bons vendeurs d’un produit simple comme l’Astrocyclon, la vente impliquant la délivrance d’un certificat d’aptitude  et une licence d’exploitation sans parler de la dimension informatique et télématique.  Une école de techniciens est déjà à l’étude au sein de la Faculté Libre d’Astrologie de Paris. Le besoin est énorme au vu de l’importance du marché tant en France que dans le monde. Les temps d’une astrologie qui ne peut être appliquée que par des spécialistes sachant se servir d’un outil alambiqué et ingérable est  en passe d’appartenir à l’histoire.

On retrouve le même phénomène au niveau médical (cf. Thomas Sandoz. Histoires parallèles de la médecine, Ed Seuil  2005) avec le conflit entre les médecins établis et ceux qui veulent  passer par-dessus leur tête en préconisant l’automédication. Cette dualité est au cœur même de notre théorie cyclique qui souligne le rôle croissant et décroissant, alternativement, des intermédiaires, c qui contribue à une fragmentation ou à une simplification du fonctionnement des sociétés.

 

 

JHB

09 01 14

 

 

 

 

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Les hommes sur Mars et les femmes sur Vénus

Posté par nofim le 1 janvier 2014

 

Pour une stricte division des activités masculines et  féminines

Par  Jacques  Halbronn

 

 

L’économie est le reflet d’une société mais elle peut aussi transformer celle-ci. Elle est certainement à réformer car actuellement elle a des effets pervers dans sa façon de sanctionner le travail accompli par les uns et les autres et nous aborderons notamment le rapport des deux sexes au processus économique. La réforme demandée interpelle aussi bien la Droite que la Gauche .

Nul ne contredira le fait que le travail de bas de gamme est plus facile à quantifier que le travail de haut de gamme. Dans une société, les valeurs les plus porteuses sont généralement celles véhiculées par les hommes. Mais les hommes sont victimes de leur propre pouvoir, de leur fécondité. On pourrait dire que les effets masculins sont homéopathiques, sans vouloir faire de jeu de mots. Traduisez : il faut peu d’hommes pour vivifier toute une société ! Cela signifie que quelque part, ils sont en surnombre et qu’il faudrait probablement un homme pour dix femmes, ce qui nous rapprocherait d’une forme de polygamie et cela vaut d’ailleurs sur tous les plans, tant sexuel qu’intellectuel. Reconnaitre ce surnombre, serait mettre un terme à tous les discours sur l’égalité et la parité. L’économie se heurte là  à un tabou social et les sociétés qui seront capables de dépasser ce tabou prendront de l’avance et l’avantage.

Comment ne pas noter que certaines créations et réalisations fascinent des millions de personnes  et que d’autres laissent tout le monde indifférent. Si le monde fonctionnait mieux, la répartition ne serait pas aussi inégale. Donc on ne peut contester le polygamisme de facto de notre civilisation où quelques uns  suffisent à satisfaire le plus grand nombre. Entre ces foules et ces élus, il y a une population intermédiaire et cela tant dans le domaine du travail que des loisirs. La technologie n’a fait qu’aggraver la situation par le biais du cinéma, d’Internet, des médias et en fait de tout support susceptible d’être reproduit ou dupliqué, ce qui donne à quelques uns une sorte de don d’ubiquité, d’omniprésence.

Force est de constater que dans les faits, un tel statu quo n’est pas remis en cause dès lors que les gens d’en bas ont du travail et un certain pouvoir d’achat pour se procurer des produits  générés à grande échelle et donc  à bas prix. Lorsqu’un produit « marche », il donne de l’emploi à  beaucoup de gens, directement ou indirectement.

Qu’advient-il des hommes qui sont exclus de cette configuration polygamique  qui fonctionne de facto ? Ils peuvent certes se féminiser et  s’efforcer de correspondre à un certain profil  de personés qui ne se définissent pas parce qu’ils sont (ceux d’en haut) mais parce qu’ils ont. Car contrairement aux apparences, l’élite se définit par ses potentialités et c’est la masse qui se définit par ses « biens ». Ce qui fait la « valeur » d’un grand footballer n’est pas ce qu’il gagne, Ce qu’il gagne n’est que la résultante de sa valeur. A contrario, la plupart des  consommateurs et des spectateurs  ne font sens que par ce qu’ils reçoivent et obtiennent, par les appareils dont ils disposent et qu’ils ont acquis (on n’est pas avec eux dans l’inné sinon à un niveau très basique et minimal). On peut trouver là un vecteur  tendant vers  l’homosexualité masculine, d’une certaine forme de castration sociale face au mâle dominant.

Et pourtant, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus, ce qui signifie qu’à l’instar des spermatozoïdes, il y a énormément de gâchis, les hommes devant s’entredévorer pour atteindre le sommet, le centre. Certes, chaque homme peut nourrir en lui l’ambition, l’illusion, de faire parte de ces rares élus ! Le pire, c’est que ces élus perdurent après leur mort et sont en quelque sorte immortelle. Leur influence, leur référence ne disparait nullement avec eux, comme on peut le voir, par exemple, dans le domaine de la musique dite classique. C’est dire que ce polygamisme peut carrément pénaliser toute une génération en  quelque sorte phagocytée par  la précédente  (pour ne pas remonter plus haut). Il est d’ailleurs des sociétés où les femmes sont minoritaires comme en Chine, ce qui est un contresens, si ce n’est que les hommes sont porteurs de promesses, d’espérances à la différence des femmes promises à une certaine médiocrité.

Les hommes de haut de gamme semblent donc voués à être un produit d’exportation/ L’erreur, en France, aura été d’importer des hommes de bas de gamme dans les années Soixante-dix.  Grâce au développement technologique, les femmes seront de plus en plus en mesure d’effectuer des travaux de force réservés aux hommes. L’enjeu pour les femmes n’est pas de conquérir le haut de gamme, ce qui leur semble définitivement inaccessible mais bien d’investir le bas de gamme. Les grands perdants seront les hommes de bas de gamme- du fait notamment d’un manque de culture- laissés pour compte et de surcroit inexportables.

Il est important que l’éducation des garçons  ne passe pas par l’apprentissage des machines mais bien plutôt par l’éveil et l’exploration de leurs facultés « intérieures ». La mixité dans l’enfance doit être contrôlée et nous avons notamment mis en garde contre la mixité au niveau alimentaire (cf. nos textes sur la diététique).  Les femmes, quant à elles, sont indissociables des processus d’appareillage externe.  En ce sens, les hommes actuels sont devenus trop ambivalents et ne sont pas en mesure de vivre correctement leurs relations avec les femmes, contrairement  à leurs ainés qui laissaient aux femmes l’usage des machines à écrire/ Autrement dit, la génération d’hommes qui est née avec les ordinateurs  est mal partie et n’a pas pris possession des vrais créneaux qui sont les siens.

 

 

 

JHB

01 01 14

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La suffixation du futur

Posté par nofim le 28 décembre 2013

 

 

 

 

 

 

 

Réflexions sur la formation du futur. Le cas des formes en « ble ».

 

Par  Jacques Halbronn

 

D’un point de vue sociolinguistique et sémantique, il nous a semblé intéressant, vu l’intérêt que nous avons par ailleurs pour la cyclicité et la projection sur le futur, de  rechercher des signes d’une telle interrogation dans la formation des langues, et plus précisément dans la suffixation adjectivale et donc substantivale qui en dérive.

Récemment, nous avions consacré une étude à la dimension cyclique et dialectique de « up and down », faisant suite à une étude plus ancienne sur le préfixe « re » (cf. aussi.

Nous nous attacherons ici  au suffixe  en « able » qui vient du latin habilis. Si je dis que je me sens « capable » d’accomplir tel travail, cela n’engage-t-il pas en effet l’avenir ? N’est-ce pas une forme de futur ? Si je dis que telle chose est « probable », est-ce que   cela ne relève pas d’une certaine supposition qui sera (ou non) validée par la suit, tout comme le mot « valable » d’ailleurs

A contrario, le participe passé  traite de ce qui est acquis et n’est pas réellement en prise sur le futur.  Ce qui a été prouvé ne sera pas dit « probable » et ainsi de suite. Able serait une sorte de participe futur (à venir, à être).

On pourrait ainsi énumérer une longue liste de ces « futurs » comme c’est jouable, c’est tenable, c’est faisable, c’est payable (c’est-à-dire que l’on attend que cela soit payé), c’est rentable, jetable, calculable, préférable, envisageable, appréciable, agréable, adorable, exécrable, perméable, blâmable, acceptable, excitable, stable, mangeable, avouable, coupable, buvable, durable, passable, réparable, glissable,  transportable, coupable (celui que l’on peut inculper),  responsable (ce dont on aura à répondre) etc.

La variante en «ible »  a le même statut : comestible, lisible, risible, visible, audible, admissible, pénible,  sensible, compressible, réversible, traduisible. Ces deux suffixes sont liés à des verbes. Mais qu’en est-il de capable qui semble être le terme ayant servi à constituer le suffixe ?

Dans bien des cas, ce suffixe « able » est complété par « abilité » : aimable, amabilité, probable- probabilité,  mais vraisemblable donne vraisemblance. Inversement, si l’adjectif est précédé d’un suffixe négatif ou d’une négation, il y a là un refus de tabler, de parier sur l’avenir. (Invisible, invraisemblable, inévitable etc.)  Parfois, seule la forme négative aura survécu comme pour indicible, intraitable.

Cela dit, l’usage n’est pas systématique : c’est ainsi que le verbe écrire n’a pas droit à l’un de ces suffixes. On ne dit pas écrivable ou écrivible.

Ces formes « able », « ible «  ainsi que leurs toujours possibles négations témoignent du poids du futur dans le langage usuel, par-delà la conjugaison stricto sensu.

On rappellera que le futur est marqué en français par un suffixe et ne fait pas l’objet de préfixe si ce n’est dans les formes comportant les verbes aller (going) ou vouloir voire pouvoir/  Je vais(veux, peux) le faire.

Le futur français se construit par suffixation  à partir de la forme infinitive à la différence du futur germanique qui implique une préfixation verbale (cf. supra) devant l’infinitif. C’est un trait du français qui n’a pas été exporté des langues latines vers les langues germaniques. Idem pour le conditionnel qui renvoie aussi à ce qui pourrait advenir. Ce conditionnel se construit avec l’imparfait du subjonctif : j’aimerais que tu fîsses. Le terme d’imparfait du subjonctif pose problème car il correspond non pas à l’imparfait mais au passé simple. D’ailleurs, le passé simple est un « imparfait », c’est-à-dire ce qui n’est pas achevé (inachevé) Ce qu’on appelle usuellement imparfait est un prétérit. Nous pensons que lorsque la forme « imparfait du subjonctif » s’est imposée dans la terminologie grammaticale, ce qu’on appelle imparfait désignait notre passé simple, lequel ressemble de façon flagrante à  l’imparfait du subjonctif au niveau du signifiant. (cf notre étude  « Le français comme langue matricielle » parue dans la Revue française d’Histoire du Livre, livraison 2011, n ° 132)..

 

 

 

 

Jhb

27  12  13

 

 

 

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Limites et limitations des femmes

Posté par nofim le 28 décembre 2013

 

 

Pour un classement de l’astrologie dans le champ du médical

Par  Jacques  Halbronn

 

L’astrologie est-elle inclassable ou bien s’inscrit-elle dans l’histoire d’un des grands domaines de la  Science et si oui, lequel ? Certes, l’astrologie a à voir avec l’Astronomie mais il nous semble assez dérisoire de l’inscrire dans ce domaine en dépit des tentations de certains astrologues qui veulent à tout prix aligner l’Astrologie sur les dernières avancées de l’Astronomie.  Par ailleurs, on pourrait vouloir la relier à l’histoire de la Psychologie mais ce serait faire largement abstraction de sa dimension « prédictive » et la condamner à un certain empirisme. Son classement au sein du champ médical nous semble stratégiquement le plus heureux et évite par là même un certain nombre de faux débats. Quand Harvey, il y a 400 ans, décrit la circulation du sang il ne traite pas de cas particuliers mais bien évidemment de l’espèce humaine en général, même si par la force des choses il n’a pu examiner qu’un nombre limité de cas mais il ne viendrait pas à l’esprit de supposer que notre corps fonctionne autrement que celui de notre prochain. Il est clair que la médecine s’accorde le droit de généraliser et nous pensons qu’il en est de même pour l’astrologie, du moins celle que nous préconisons. Est-ce pour autant que chacun va vérifier  que son sang circule bien comme celui de son voisin ? Il y a là une sorte de paradoxe : ce qui nous est le plus intérieur physiquement ne nous est pas nécessairement le mieux connu. Selon nous, il en serait de même pour l’astrologie. En tant que chercheur et théoricien dans ce domaine, nous avons conscience de décrire un « circuit », une « circulation », un « cycle » qui vaut pour tous sans qu’il soit nécessairement appréhendé/perceptible par chacun. L’écueil principal que l’astrologie au XXIe siècle devra impérativement éviter, c’est précisément de se situer au niveau individuel. Le mot médecine a plusieurs acceptions dans l’esprit du public. Le premier réflexe est de penser au médecin qui vient soigner son patient. Mais, par ailleurs, l’on sait pertinemment que lorsque l’on décerne le prix de  Nobel de Médecine, ce n’est pas parce qu’Un Tel aura été un « bon médecin » mais plutôt un « grand médecin ». Dabs le milieu astrologique, on tend aussi à distinguer le « bon astrologue » et le « grand astrologue », le premier accomplissant un travail sur lequel on ne dispose finalement guère d’éléments (secret professionnel oblige) alors que le second aura publié dans des revues, participé à des colloques, rédigé des ouvrages. Il convient donc de souligner le fait que l’astrologie ne peut être que dans le général, dans ce qui vaut pour tous, ce qui n signifie nullement qu’elle soit dans le vague. En ce sens, l’astrologie des média nous apparait comme plus «scientifique » que l’astrologie des cabinets, même si l’on est en droit de contester l’état actuel de cette astrologie. On distinguera la pertinence épistémologique d’ensemble et le fait qu’un savoir passe par des stades successifs et en ce sens, il est  clair que les formulations actuelles de l’astrologie des horoscopes sont à dépasser mais certainement pas par le moyen des thèmes individuels qui correspondent  à un autre niveau, celui des cas particuliers avec toutes les contingences que cela implique. La grande erreur serait de croire que le modèle astrologique traite du particulier. En ce sens, pour nous, l’astrologue praticien doit refuser la mainmise de la théorie astrologique sur sa pratique (tentation à laquelle semble céder un Roger Héquet qui ne laisse avec son ACB que peu de marge de manœuvre au praticien) et inversement cette pratique sur le terrain ne saurait interfèrer avec le modèle astrologique pas plus que le garagiste ne saurait être mis sur le même pied que l’ingénieur qui met au point de nouveaux modèles..

L’émission consacrée aux Horoscopes sur Europe  Un a ainsi fait apparaitre un certain nombre de confusions et d’amalgames. On a entendu une dame parler de ses jumeaux qu’elle trouvait très différents. Mais le débat doit désormais se déplacer sur un autre terrain qui est celui de l’événementiel. D’ailleurs, les horoscopes des journaux ne  traitent pas de la psychologie zodiacale, contrairement aux apparences. Si l’on se réfère aux signes zodiacaux, c’est uniquement pour mieux focaliser la prévision, ce qui est aussi le cas des décans. Le présentateur croyait que les horoscopes de presse parlaient des types zodiacaux, ce qui ne se conçoit pas puisque dans le cas on répéterait tout le temps la même chose. Ce qui compte dans ce procédé, c’est de savoir quel sera l’impact du ciel du moment sur les gens et d faire varier le dit impact selon la position du soleil. Mais cela n’a pas grand-chose à voir avec la littérature sur le Zodiaque du type petits bouquins du Seuil (dans les années Cinquante) ou de Solar (collection que nous avons codirigée au début des années 80, réédition France Loisirs, avec Y. Othenin Girard)

Le débat doit donc se déplacer : est-ce que les gens qui sont placés dans le même cadre (l’un des 36 décans, par exemple soit dix degrés), ont des points communs dans ce qui leur « arrive » ? Avant de répondre que c’est absurde et trop général, encore faut-il préciser de quel type d’événement est censée traiter l’astrologie. Pour notre part, nous ne sommes pas spécialement convaincus de la valeur de  cette pratique mais il est souhaitable, en tout état  de cause, que le débat soit introduit correctement.

En fait, l’astrologie n’a pas à s’inscrire dans le cadre d’une journée, d’une semaine ou même d’un mois. L’année serait un cadre plus raisonnable et effectivement on pourrait en traiter au début de chaque année. En effet, pour nous l’astrologie ne peut s’appréhender sur des périodes trop courtes. C’est bien là le problème, tant les astrologues ont insisté sur la nécessité d’une heure de naissance précise que le public s’imagine que ce que dit l’astrologue doit également être très précis dans le temps. C’est donner des verges pour se faire fouetter !

Le problème, c’est que les gens sont plus à leur aisé pour mettre des étiquettes sur le caractère de leurs prochains que pour suivre la succession des périodes de la vie de ceux-ci. On connait ce personnage qui regarde non pas où il a perdu sa montre mais où c’est éclairé.

Il faut donc pour bien appréhender les vrais enjeux de l’astrologie que le public fasse beaucoup plus attention à ce qui se passe dans la vie des gens et ce sur des périodes relativement longues.  Il n’est pas question qu’un pronostic astrologique vaille pour des millions de gens au cours de la même semaine ou du même mois, En revanche, si l’on élargit la plage de temps à trois ans par exemple, les similitudes vont se présenter de façon beaucoup plus flagrante. L’idéal, c’est de travailler sur 7 ans avec note dispositif de l’Astrocyclon. Mais de toute façon, quelle que soit la technique employée, il faut donner du temps au temps.

Or, il est clair que les gens sont tributaires de leur documentation. Quelqu’un pourra vous décrire tous ses amis par quelques traits de caractères, par leur métier mais il n’aura pas le plus souvent emmagasiné assez d’informations sur les étapes de la vie de toute une série de personnes. Ne parlons donc pas des enfants en bas âge dans ce cas ! Il faut avoir un certain vécu existentiel pour tester l’astrologie.

Maintenant, reste la question de ce que l’astrologie peut « suivre » en matière de périodes (et non de dates trop strictement circonscrites comme le voudraient les quotidiens, les hebdomadaires ou les mensuels). Nous pensons que l’astrologie doit étudier les récurrences et montrer que ces récurrences se retrouvent dans la vie de beaucoup de gens.  Ce qui n’est pas cyclique n’intéresse pas l’astrologie du moins telle que nous la concevons. Voilà qui déjà délimite beaucoup plus le domaine et on est bien loin de discours sur la psychologie basique et constante des gens comme le voudrait une certaine littérature zodiacale ou même planétaire.

L’autre critère que nous avons mis en avant et qui permet de mieux préciser encore ce qui est en jeu est celui des périodes alternant entre les tendances à l’union et les tendances à la désunion et notamment dans le couple. Car pour nous ce qui se joue entre les hommes et les femmes – et pas seulement dans le « couple » est au cœur du champ astrologique. Tantôt les femmes épaulent les hommes, tantôt, elles les « contrent »  et cela constitue pour les hommes un contexte fort  contrasté qui joue aussi bien dans la sphère privée que publique. On connait le terme de trois ans et demi souvent observé par les psychologues et cette durée relèverait selon nous directement de l’astrologie et du cycle de Saturne (28 ans /8).

On aura compris que pour nous les femmes sont les premières concernées par les cycles astrologiques, ce qui se comprend assez bien puisque l’on connait déjà leur rapport menstruel à la Lune. Mais ce qui affecte les femmes se répercute sur les hommes par ricochet.

En bref, ce qui est surprenant dans ce débat sur Europe Un, ce sont ces auditeurs péremptoires pour traiter de questions qui méritent d’être abordées avec méthode. Chacun de nos jours parle d’astrologie alors que dans d’autres domaines, il ne se le permettrait pas. Que n’a-t-on pas entendu sur le caractère scientifique ou non de l’astrologie ? Qu’est ce qui est scientifique ? Ce qui est « précis » pour chaque cas ? Certainement pas. Il n’y a pas de science de l’individuel.  Il n’y a dit-on de science que du général. Mais autrement ne risque-t-on pas d’être dans les « généralités » ? On voit que le niveau de réflexion sur la Science est assez fluctuant.   Tout se passe comme si l’astrologie devait se conformer aux fantasmes scientifiques des uns et des autres. Si le phénomène astrologique était si facule que cela à appréhender, on n’en serait plus là. Il convient de trouver le bon angle d’attaque et de ne tomber ni dans  une hyperprécison surréaliste qui ferait que nous soyons tous des sosies ni dans des formules creuses et passe partout qui valent pour n’importe qui. La solution consiste à dire clairement ce dont traite l’astrologie et ce dont elle ne traite pas et de fixer des critères crédibles, intelligibles. Il faut apprendre aussi à percevoir les similitudes et les analogies derrière des différences contingentes, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Et comme on l’a dit, il importe d’accorder de l’importance au sexe lequel ne relève pas de l’astrologie mais détermine les modalités de sa réception et de son influence. Mais là on butte sur le tabou de la différence hommes-femmes et l’on se rend compte qu’à terme l’astrologie risque fort de consolider et non point d’infirmer le fossé existant entre les deux sexes. Nous pensons que l’astrologie doit s’inscrire dans l’orbite du domaine médical.  Non pas la thérapie, le soin, mais la compréhension de notre fonctionnement psychophysiologique, celui de notre espèce. L’astrologie devrait apporter un jour des découvertes majeures dans le domaine du vivant.

L’astrologie est une clef pour la connaissance du psychisme féminin. A ce propos, nous pensons que certains femmes perçoivent mieux que d’autres les « signaux » célestes (selon l’Astrocyclon) et donc savent mieux se faire valoir auprès des hommes que d’autres. Celles qui ne captent pas ou peu les dits signaux sont vouées à être rejetées face à la concurrence des femmes qui captent les dits signaux.

 

 

JHB

28  12  13

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans FEMMES, LINGUISTIQUE, POLITIQUE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Langue nationale ou langue impériale?

Posté par nofim le 25 décembre 2013

Du français national au français impérial

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Par  Jacques  Halbronn

 

 

 

La France se caractérise par son double caractère, national et impérial.  Cette distinction que nous nous proposons d’introduire devrait éviter de noyer le débat. Ce qui est impérial est voué à subir des résistances périodiques, ce qui donne  une forme de francophobie qui est directement lié à la dimension impériale de l’entité France. Sans une dynamique impériale, il n’y a pas de dépassement des clivages nationaux ce qui fait que la France est écartelée entre ses deux identités, nationale et impériale.

On ne peut unifier un ensemble que si l’on en comprend la genèse et l’unité sous-jacente. Cela exige de remonter en amont sans remonter au  Déluge. Pour l’avenir de l’Occident et plus singulièrement pour celui de l’Europe et plus précisément encore de l’Union Européenne, il est essentiel d’aborder la question linguistique et notamment le rôle central dévolu au français dès lors que l’on abandonne l’idée d’un cloisonnement rigide entre les langues.

On peut parler d’une forme de francophobie qui vise à relativiser le rôle du français (le bashing) en la réduisant à une langue latine parmi les autres. Cette francophobie linguistique est très fréquente et  agit aussi sur les locuteurs francophones qui tendent à minimiser le poids du français dans le monde en mettant en avant des critères peu pertinents même s’ils reposent  sur certaines statistiques.

Quand nous parlons du français, nous ne nous référons pas nécessairement au français tel qu’il est pratiqué de nos jours  ni même à la notion classique de langue française en tant que langue pratiquée par un certain ensemble de locuteurs de par le monde (cf. la notion de francophonie) mais plutôt à un certain corpus de mots, de « signifiants » qui peuvent avoir  été  accommodés de diverses manières, au cours des siècles, tant sur le plan sémantique que morphologique ou autre.

Dès lors, on peut trouver du français au sein d’un grand  nombre de langues et donc bien au-delà des limites de la seule francophonie, d’autant que cette francophonie peut accueillir, de son côté, des mots étrangers, et notamment ce qu’Etiemble appelait du « franglais ».

Le corpus français qui nous intéresse est d’un autre type et l’on pourrait parler d’une sorte de « diaspora » du français (cf. les ouvrages d’Henriette Walter sur ce sujet). A l’échelle de l’Europe du Nord depuis l’Angleterre jusqu’à la Russie, le  français constitue une sorte de dénominateur commun entre diverses langues et l’on aura compris qu’il n’est pas ici question de la langue française au sens sociolinguistique de l’expression, à savoir celle qui est organisée comme un savoir d’un seul tenant et qui s’apprend en tant que telle.

Pour nous, une langue, ce sont des mots mais la forme de ces mots est marquée par un certain pattern, ce qui leur confère une certaine unité les rendant reconnaissables. C’est ainsi que l’on ne saurait confondre les mots français et les mots latins. En revanche, les emprunts au français sont bien plus proches du français que les mots français le sont par rapport au latin et il y a, en vérité, très peu de mots « latins » en anglais, c’est-à-dire venus directement du latin sans passer par le français. Le francophobe arguera du fait que le français est une langue latine pour minimiser la dette de l’anglais par rapport au  français. Il sera également tenté de prôner une linguistique éclatée ainsi que de privilégier  le signifié par rapport au signifiant. .

Une certaine théorie linguistique qui fut très en vogue tout au long du XXe siècle a tenté de montrer que chaque langue constitue une entité séparée, où il s’agit de distinguer oralement, phoniquement, les mots qui pourraient se ressembler (phonologie). Selon une telle conception que l’on peut qualifier de structuraliste,  la provenance des mots importe peu.

Pour nous, au contraire, la dimension orale est secondaire tout comme la variété des signifiés associés à tel ou tel signifiant. Ce qui compte, c’est la provenance du signifiant, éventuellement son orthographe. Dans le cas de l’anglais il y a des milliers de mots français qui sont passés avec  armes et bagages c’est-à-dire avec leur forme écrite d’origine  inchangée. Dans de nombreuses langues (notamment en anglais et en allemand), les mots français se regroupent au sein d’un même groupe grammatical ou autour de quelques suffixes qui leur sont en quelque sorte réservés. Il est donc aisé de repérer les mots de provenance française qui constituent un Etat dans l’Etat. (Ex. Les verbes « faibles » en anglais (au passé « ed ») sont presque tous d’origine française

En outre, le français sert d’interface entre langues du Nord et du Sud de l’Europe, et même en ce qui concerne le Maghreb dont on sait  que les formes dialectales sont truffées de mots français. On peut donc dire que le français est la langue pivotale de toute l’Europe voire de tout le bassin  méditerranéen.

Mais il s’agit de revaloriser le plan de l’écrit, ce que fait d’ailleurs Internet et les textos, qui tendent à marginaliser l’oral. Nous pensons qu’une approche globale d’une langue ne permet pas de suivre les flux linguistiques. Dans une logique que l’on peut qualifier d’impériale, nous dirons que certes chaque langue de la zone concernée est autonome par rapport aux autres à l’exception du français qui coiffe tout l’ensemble. En ce sens, c’est de la francophobie que de nier ce statut central au français, ce qui empêche de reconnaitre u français un rôle de socle. Il est clair, mais on ne saurait assez le répéter, que  le français « impérial » n’est pas le français « national », tout comme au sein d’un empire, la capitale est souvent à la fois celle de l’empire et celle du noyau de l’empire à partir duquel celui-ci s’est constitué. A ce propos, la France est porteuse d’une autre  dimension impériale en tant qu’ancienne puissance coloniale. A ce titre, Paris, outre qu’il s’agit de la capitale de la France et du français est aussi la capitale de deux empires, celui de ses ex-colonies  qui continuent, comme on peut le croire encore  à présent, à entretenir des relations privilégiées avec l’ancienne « métropole » et celui des diverses langues qu’elle a « colonisées » si ce n’est que dans ce cas, ce n’est pas tant le français qui s’est exporté mais le français qui  a été importé par les langues considérées, même si la conquête normande de l’Angleterre aura été déterminante (1066, il y a près d’un millénaire).. Les empires ne meurent jamais tout à fait, ils ont maintes occasions de rebondir/

 

 

 

 

JHB

24 12 13

 

 

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Sémantique et cyclicité

Posté par nofim le 24 décembre 2013

 

Les particules up et down en anglais

Par Jacques Halbronn

 

Ces particules nous sont singulièrement familières en informatique en ce qui concerne le téléchargement : download  et upload. (cf. notre étude in Revue Française  d’Histoire du Livre, n+° 132, 2011)  Nous pensons qu’il convient de les considérer comme des équivalents des préfixes « de » et « ré » en  français On sait qu’en anglais, les deux systèmes, le français et l’anglais cohabitent non sans une certaine redondance synonymique.

Download, c’est retirer quelque chose qui se trouvait quelque part. On le rapproche d’autant plus aisément du préfixe « de » que cela commence par la même lettre.  On sait qu’en anglais, un équivalent est le préfix « dis » archaïque  comme dans décharge

Upload, à l’inverse, implique  que l’on va revenir sur un lieu dont on était parti. On va reprendre et reconsidérer  (update) un dossier.

Up signifierait plus « remonter » que « monter ».  En anglais on trouve nombre de cas avec le préfixe pour indiquer une répétition, un « retour ».

En allemand, les équivalents pourraient être : auf  et zu. Auf semble de toute façon avoir la même racine que « up ». Aufmachen signifierait plus rouvrir qu’ouvrir alors que zumachen signifierait se débarrasser de quelque chose qui est censé être « clos », « terminé », « fini ». L’avenir est le Zukunft, ce qui nous sort du présent et du passé. On tourne la page.

On peut dire que nous supposons une approche cyclique qui ne connait pas de véritable début, on revisite toujours peu ou prou le « passé » ou plutôt ce qui est considéré comme tel, « révolu » mais une révolution, c’est astronomiquement, un recommencement, une redistribution.

La traduction habituelle serait plutôt  en haut pour up et en bas pour down. On n’obtient pas dans ce cas une  notion de répétition ou d’abandon dans le sens que nous venons d’exposer, cela semble dévolu aux préfixes « latins » du « re » et du « de » (ou dis). On a là un exemple typique d’un morcellement sémantique du signifié du fait de la pluralité des signifiants.. Nous avons pu observer ce phénomène au niveau du savoir, du « langage » astrologique lorsque l’augmentation du nombre de signifiants, du fait du « progrès «  astronomique génère  une démultiplication du signifié, une fragmentation/ On accède ainsi à une forme de pathologie de l’épistémè.

Si l’on prend l’allemand « zu », on note que cela peut signifier ce qui est en trop (comme l’anglais « too ». zu viel, too much). Cela correspond assez bien à l’idée de clôturer, donc de saturation  (satis : assez). On en a assez, donc on arrête, donc on  est sur le départ. Inversement, quand on éprouve un vide, on est prêt à ouvrir, à s’ouvrir, à se rouvrir. Par exemple, après une naissance, une femme devient à nouveau en mesure de tomber enceinte. Elle passe du « zu » au « auf », du « down » au « up » », il  ne s’agit plus d’évacuer mais de se remplir (de s’emplir à nouveau » (cf. note étude sur le « re »)

On est donc dans le départ et le retour  (departure/return), de façon dialectique, dans la descente et l’ascension, le (re)montée (remontées mécaniques e, montagne). Il y a dans le « ad » latin  quelque chose qui renvoie aussi à « up », dans le sens de « jusqu’ à » (Ad augustas etc.), ce qui donne le « à » français dans le sens d’aller vers, donc de se rapprocher, de rejoindre, de rattraper, de rallier, de « revoir » (Au revoir). Toute montée est une révolution, un tour qui se termine pour en permettre un autre. Très tôt, dans la vie, on a déjà vu ce que l’on sera amené à revoir. C’est la madeleine de Proust.

On observera donc que nos travaux sur les cycles rejoignent nos recherches linguistiques ce qui est assez normal au regard de l’anthropologie, le langage ne faisant que refléter une certaine réalité propre à  l’époque à laquelle il s’est  constitué. L’universalité des langues tiendrait précisément à l’existence d’un seul et même socle  cyclique inhérent à la condition humaine.

Nous rappellerons la thèse que nous avions développée dans l’étude citée plus haut : les préfixes sont issus des prépositions encore que parfois celles-ci aient pu disparaitre. Le « re » viendrait selon nous de « arrière » (en latin retro) alors que le « de » est largement attesté en français (« je pars de chez moi : c’est le départ)  Je « repars », signifierait au contraire  un retour en arrière. (en anglais « rear » (comme dans le film de Hitchcock  « Rear window »). Il est probable que peu de locuteurs français connectent  « arrière » avec le préfixe « re » et même l’on peut penser que le « re » dans leur esprit ne renvoie pas au passé mais au futur, tout comme le fait de monter n’évoque pas spontanément l’idée d’un « retour aux sources ». (Sisyphe et son rocher qu’il faut constamment  «remonter », à l’infini).

Il serait bon de rétablir le lien sémantique entre  l’idée de monter et d’ouverture et entre l’idée de descendre et celle de fermer. En cela, les locuteurs anglais entretiennent un lien plus net que les locuteurs  français : quand ils disent qu’ils vont réexaminer un dossier, une requête, ils emploient volontiers « up » comme dans « upgrade » par opposions à « downgrade » qui correspond à « dégrader ». (Comme pour le capitaine Alfred Dreyfus). Dans un cas, il   reste de l’espoir que la décision soit révisée (updated, mise à jour) tandis que dans l’autre, il est conseillé d’aller » voir ailleurs », de s’éloigner (c’est le « zu »). En informatique, si download signifie ce qu’on enlève, ce qui  est en trop, on dira que « upload »  implique une « recharge » qui est d’ailleurs permise parce que par ailleurs il  y a eu délestage.

Au niveau de l’apprentissage de la langue par l’enfant livré à lui-même, il est clair que la mise en évidence des préfixes études suffixes (ou particules) constitue un progrès très important dans une première appréhension du langage du fait des répétitions si le locuteur est capable de capter une certaine ligne directrice commune à tous les mots commençant ou se terminant de la même façon. Cette compréhension n’exige pas de commentaire oral.  Elle sera sous tendue par l’observation des comportements et certaines récurrences. Pour notre part, la connaissance de la dialectique dont nous venons de traiter pourrait bien être l’épine dorsale de la sémantique et de la morphosémantique.

 

 

 

 

JHB

15  12 13

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Sur l’animus de la femme.

Posté par nofim le 24 décembre 2013

 

 

La parole, comme animus féminin

par  Jacques Halbronn

 

Toute mise en évidence d’une norme fait aussi ressortir  ce qui est anormal et qu’il convient de restituer à la norme (ce qui est énorme est  hors norme).

Une femme doit avoir un potentiel d’expression assez puissant que nous avons comparé, depuis déjà longtemps, à la puissance sexuelle chez l’homme.

Ces femmes qui sont bloquées dans leur  parole  génèrent des situations perverses, qui tendent à inverser les rôles. Au lieu de s’exprimer, elles poussent les autres à le faire, ce qui ne les empêche pas de se sentir frustrées. En fait, elles voudraient qu’on les aide à  s’exprimer et en même temps elles repoussent cette possibilité en faisant parler les autres. Elles ont en fait besoin de conditions « favorables » pour passer à l’acte.

Le problème, c’est que les rôles ne sont pas interchangeables. La parole masculine est plus synthétique et abstraite que la parole féminine. Elle tend à généraliser, à extrapoler. En  ce sens, elle se nourrit et s’inspire de la parole féminine, elle ne peut donc s’y substituer et la femme ne trouve pas son compte dans cette inversion des rôles.

Les femmes qui vivent un tel refoulement  interpellent les hommes de telle sorte qu’elles en deviennent pesantes et pénibles car les hommes n’ont pas besoin d’un tel stimulus direct, et trop dirigé.   Après, elles se plaignent qu’on ne les laisse pas s »exprimer alors qu’elles sont- en fait très secrètes sur leurs activités et frisent l’opacité. Dans le type de couple qu’elles tendent à former,  c’est l’homme qui est voué à se féminiser, à raconter sa journée, ce qu’il a vu et  fait, ce qui est une forme d’abrutissement pour ce qui le concerne, de dévoiement. On ne peut pas être au four et au moulin.

Il est vrai que par ailleurs, nous rejetons les tentatives de classement socioprofessionnel – qui sont une simple adaptation (cf.  B. Lechevalier. Le cerveau de Mozart, Ed. O. Jacob 2003 qui met en évidence l’adaptabilité cérébrale au regard des neurosciences)  Mais en ce qui concerne les hommes et les femmes, cette distinction nous apparait comme tout à fait pertinente. On sait d’ailleurs que le critère socioprofessionnel est instrumentalisé pour nier le critère du genre qui s’il est fonction d’un certain environnement l’est beaucoup moins que le critère de la carrière.

La parole féminine est compulsive et elle l’a toujours été y compris du temps où les femmes étaient dites « soumises »/ Certes, il est des  femmes on l’a dit, dont la parole est brimée, inhibée mais c’est l’exception qui confirme la règle.

L’homme est plus doué, au quotidien, pour poser des questions que pour   répondre. Comme on dit, dans la police, c’est « moi qui pose les questions ». Mais il faut aussi un art pour interroger que ne maitrisent pas nécessairement les femmes et qui peut donc dans bien des cas sembler mal venu, voir assimilé à une sorte de viol moral, d’inquisition. Le problème n’est pas qu’on ne laisse pas parler les femmes mais que cette parole provoque du rejet de par son caractère brut et abrupt, et bien souvent insupportable dans sa crudité.

En ce sens, une femme brusque est aussi redoutable et traumatisante  qu’un homme physiquement et sexuellement violent. Mais cette violence qu’elle soit verbale chez la femme ou physique chez l’homme génère des réactions susceptibles de générer du refoulement, de l’inhibition chez son auteur.

Autrement dit, les femmes sont faites pour être interrogées et non pour interroger D’ailleurs, lors des rencontres entre un homme et une femme, il est de coutume que ce soit l’homme qui pose le plus de questions non sans un certain tact de préférence.  Et il en est d’ailleurs de même des avances sexuelles. Il ne semble pas que, de ce point de vue, l’on puisse inverser les rôles si ce n’est dans les cas relevant d’une certaine pathologie liée au milieu familial dans bien des cas. C’est alors que c’est l’homme qui attend d’être abordé et la femme qui doit être encouragée à s’exprimer alors que la norme voudrait qu’il faille plutôt freiner l’homme ou l’homme dans leurs impulsions respectives et complémentaires.

On en arrive à des situations paradoxales où la femme fait parler l’homme, lui pose des questions pour ensuite aller se plaindre qu’on ne la laisse pas parler, que l’on ne s’intéresse pas assez à elle. Cela indispose l’homme que la femme soit trop inquisitrice et la femme est frustrée que l’homme ne fasse que parler de lui-même alors que cela la rassure qu’il ne lui pose pas de questions. La meilleure défense, c’est l’attaque !

On peut inverser l’analyse et  envisager le cas d’hommes qui ne font jamais le premier pas et qui  ont besoin que les femmes les racolent, les draguent –non sans une certaine vénalité d’ailleurs – et  sollicitent et encouragent leur libido, tout en souffrant de ne pas pouvoir mieux affirmer leur virilité et leurs impulsions, devant ainsi dépendre de l’agenda des femmes.

On peut d’ailleurs penser que ce renversement des rôles soit assez courant. Les femmes d’un certain type se dirigeront vers des hommes d’un certain type ; soit un double perversité, celle d’une parole refoulée, chez la femme,  et d’une sexualité tout aussi refoulée chez l’homme.

Cela fait de longues années que nous avons signalé un tel binôme, à savoir que l’animus de la femme passe par le verbe et l’animus de l’homme par le sexe et vice versa pour l’anima. D’ailleurs, de même que l’animus de l’homme féconde  l’anima  de la femme et le conduit à « mettre au monde », on dira que l’animus de la femme  inspire l’anima de l’homme et le pousse à une certaine forme de création, qui passe volontiers par un certain lyrisme, une certaine poésie. (cf. Cyrano de Bergerac)

Nous sommes conscients de ce que peut avoir de normatif un tel modèle mais cela permet précisément de repérer ce qui s’en éloigne et d’essayer d’en comprendre les raisons. D’ailleurs, tout palliatif ne fait-il pas de nécessité vertu et ne se réfère-t-il pas à ce dont il déroge/. Le malade ne rêve que d’une chose, c’est qu’on l’aide à retrouver le chemin de la normalité.

 

 

JHb

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