Jacques Halbronn Linguistique. Repenser la notion grammaticale de conjugaison

Posté par nofim le 9 septembre 2021

Jacques  Halbronn    Linguistique. Repenser la notion grammaticale de conjugaison

 

 

Qu’entend -on – généralement- de nos jours par « conjugaison »

En voici un exemple de définition :

« Conjugaison, du latin coniugatĭo, c’est l’action et l’effet de conjuguer (énoncer les différentes formes d’un verbe en fonction du mode, du temps, de la personne et du nombre ; combiner plusieurs choses les unes avec les autres ; comparer une chose à une autre). En grammaire, par conséquent, la conjugaison est la série ordonnée des différentes formes d’un même verbe. Le concept est également utilisé pour désigner les groupes dans lesquels les verbes du même d’un même groupe sont classés. »

Pourtant, le mot « conjuguer » est étymologiquement porteur d ‘un autre sens comme d’ailleurs avec le mot « conjonction » qui signifie « relier ».. On parlera de conjonction de coordination.

Intéressons -nous au mot « syntaxe », le préfixe syn du grec équivalant au préfixe  cum  du  latin. «  Partie de la grammaire traditionnelle qui étudie les relations entre les mots constituant une proposition ou une phrase, leurs combinaisons, et les règles qui président à ces relations, à ces combinaisons. »

Dans conjugaison, on trouve le mot « joug ».  A rapprocher  de  (con) jonction, conjoint, conjugal. C’est l’acte de joindre, d’adjoindre.

Or,  dans nos récents travaux relatifs à la description de la langue française, nous avons mis en évidence une autre idée de la conjugaison à savoir  la « jonction » des consonnes et des voyelles. visant à produire des sons nouveaux dans ces deux registres et ce processus ne nous semble pas avoir été pris en compte comme pouvant relever de la conjugaison, ce qui serait, à nos yeux, une lacune.

Par exemple, la « liaison » entre deux mots- comme cela se pratique couramment en français –  relèverait pour nous d’une forme de conjugaison. « Je suis – idiot » s’étendra » je suizidiot »/  Nous avons déjà signalé le phénoméne qui conduit à produire des alliances particulières des consonnes entre elles  ou des sonorités qui ne se réduisent pas à leurs composantes :  an, in, on, ce à quoi ne sont pas préparés des locuteurs étrangers qui passeront à côté de ces procédures constitutives de la phonologie du  français.

On peut se demander d’ailleurs si le fait de « conjuguer » ne visait pas au départ  la pratique d’un tel exercice/ Qu’entend-on, au demeurant, en général, par « conjugaison », qu’est ce qui serait à « joindre »? S’agit-il d’adjoindre un suffixe spécifique  au verbe en passant d’ »une « personne » à l’autre, du singulier au pluriel, d’ »un temps, d’un mode à un autre? On pourrait parler des déclinaisons qui sont également des « adjonctions ».(nominatif, accusatif, génitif etc) qui ont disparu en français mais pas en latin,  en  allemand ou en russe.

Pour nous, la conjugaison « à la française » consisterait à souder(en faire une seule et même entité sonore)  les phrases en en reliant les mots constitutifs en un seul et même « bloc ». Cela ne fait pas vraiment l’objet d’un enseignement officiel, à notre connaissance. On est dans le « non dit », dans l’allant de soi, selon l’éthnométhodologie.

 

 

JHB

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jacques Halbronn Le mauvais emprunt et la dialectique Ecrit-Oral

Posté par nofim le 8 septembre 2021

jacques  Halbronn

 

Le  « mauvais » emprunt et la dialectique  Ecrit-Oral

 

 

 

 

A ma grand mère, Claude Jonquière (1885-1957)

 

L’orthographe d’usage rendue facile ( manuscrit posthume)

 

 

 


En 1989, nous avons achevé un mémoire sur l’approche comparative  et la didactique contrastive

 sous la direction de Louis-Jean Calvet (sur SCRIBD). :  Linguistique de l’erreur et épistémologie populaire 1987 et. Essai de description critique du systéme du français à la lumière des relations interlinguistiques 1989. cf aussi  DESS d’ethnométhodologie(  Paris VIII st Denis) sous la direction d’Yves Lecerf. Le milieu astrologique, ses structures et ses membres.

Il  y a donc une trentaine d’années- nous était apparue comme offrant une certaine valeur heuristique. Nous soulignions alors le respect de l’orthographe française par l’emprunteur anglophone comme dans le cas de « queue ». Mais l’orthographe est une chose et la prononciation phonique en est une autre et visiblement l’anglais n’était pas parvenu ou n’avait pas souhaité prendre connaissance des modalités de passage de l’écrit à l’oral propres au français. D’ aucuns, bien imprudemment, préconisent une réforme de l’orthographe du français, en raison, disent ils, du décalage entre l’écrit et l’oral en français qu’ils jugent inacceptable. Mais encore faudrait-il se demander si ce décalage observé ne tient pas à à une certaine ignorance quant au mode de prononciation du mot écrit en français/.Est-ce que l’enseignement du français ne serait pas déficient à ce propos ? Selon nous, le « vrai » français est celui qui est parlé par ceux dont c’est la langue maternelle et qui ne sont pas influencés, à un degré ou à un autre, par la familiarité avec une autre langue.

 

Qu’entend-on ici par  « mauvais emprunt »? Cela se produit lorsque le processus d’imitation  se trompe de cible  et ne prend pas la juste mesure de l’objectif ainsi poursuivi. Dans le cas de l’anglais qui fut notre champ d’observation, dès le début des années 80  (cf  notre DEA  en Etudes anglophones; Lille III sur une traduction anglaise d’un traité français du XVIe siècle (auteur Auger Ferrier) sous la direction d’André Joly. 1981), l’anglais aura emprunté au français certains éléments mais toute la question est de savoir s’il l’a fait à bon escient.

Car une chose est d’éprouver de la fascination pour un « objet », une autre de déterminer de quelle façon cela ira se concrétiser et de quels moyens l’on disposera. C’est bien là le « hic ». Ce que l’on empruntera ne sera pas nécessairement pertinent. On parlera alors d’un « mauvais emprunt », d’un emprunt « mal venu », « raté, qui aura manqué sa cible.Il est vrai que l’objet convoité risque fort d’être appréhendé comme un tout sans que l’on parvienne à le décrire correctement en ses différents aspects. C’est notamment le cas de la dialectique entre l’écrit et l’oral.

Il  y a là quelque paradoxe car une langue se capte d’abord à l’oral de par sa musicalité propre. On peut aimer le chinois sans savoir le lire. Mais dans le cas du français qui s’écrit en caractères latins à l’instar de l’anglais, l’écrit apparait comme plus accessible au regard de l’emprunt

Autrement dit, l’anglais aura emprunté des milliers de mots au français mais n’aura pas « capté », pour autant, sa musique. Cela tient au fait  que l’écrit  ne comporte pas un vrai « mode d’emploi » en dehors du nom des lettres de l’alphabet, ce qui est bien insuffisant. car cela ne nous dit pas, notamment dans le cas du français, quand telle lettre se prononce ou pas:  on pense au « s » du pluriel qui ne s’entend pas systématiquement mais seulement sous certaines conditions (cas des liaisons) En  bref, l’anglais n’aura pas eu accés aux « arcanes » de la langue française en dépit d’une importation massive de mots d’origine française.

Il  est vrai  que le français a ses secrets de fabrication, ce qui aura échappé à la plupart de ceux qui auront tenté de le décrire. Certes, le français aura su perpétuer sa tradition  mais il ne l’aura pas, pour autant, explicité dans sa pédagogie tant et si bien que les francophones parlent une langue et en enseignent en quelque sorte une autre qui en est comme une trahison, un dévoiement/L’anglais aura ainsi emprunté un ‘engin » sans son bon mode d’emploi!

On esquissera ici les grandes lignes d’une description digne de ce nom de la langue française en insistant sur la maitrise des codes de prononciation. Mais il y a 40 ans, nous n’avions pas encore pris conscience pleinement d’une telle problématique et nous étions limité à la question de l’écrit, passant largement  à côté de l’oralité  du français, ce qui relevait d’une forme de schizophrénie propre à la plupart des locuteurs francophones lesquels, tout au plus, iront se plaindre des aberrations de l’orthographe du français, ce qui aurait du leur mettre la puce à l’oreille. C’est dire que les torts sont partagés, les francophones étant de médiocres enseignants de leur langue.

On insistera ici  sur la double  sophistication du français tant pour ce qui est de la combinaison des consonnes que pour les votelles, ce qui produit des sonorités quasiment imprononçables pour les « non initiés » tout comme certaines postures corporelles acquises en Asie à un très jeune âge peuvent difficilement se transmettre à des gens qui n’ont pas été « formés » très tôt. C’est aussi vrai dans le domaine de la danse ou de l’instrumentation musicale.

En ce qui concerne les combinaisons de consonnes, le français  « naturel » – par opposition à un français « artificiel » exige la pratique d’une certaine gymnastique dont une première approche du mot écrit ne donne au mieux qu’une vague idée car dans quelques cas l’oral aura déteint sur l’écrit , ce qui ressort de l’usage de l’apostrophe ou de l’accent.En pratique, le français parvient très fréquemment à unir des consonnes entre elles dans la « langue parlée ».Par exemple : au lieu de « ce n’est que cela » on dire « c’n'estqu »ça » ce qui fait que les mots ne sont pas faciles à distinguer et à séparer car ils s’enchainent, notamment par la pratique des liaisons qui exige d’anticiper sur le mot suivant selon qu’il commence par une voyelle ou par une consonne. Une telle prise en compte exige une certaine vigilance à laquelle les locuteurs d’autres langues ne sont guère préparés, ce qui donne un français « heurté » et non »fluide ». D’ailleurs ne dit pas que l’on parle « couramment »?

A cela vient s’ajouter, la combinatoire des voyelles qui conduit à des sons étranges qui ne sont pas rendus par l’alphabet lequel ne nous enseigne pas la prononciation du « on », du « an », du « un qui sont autant de « voyelles » supplémentaires non recensées par  l’alphabet, lequel se révéle, décidément,  être d’un faible secours. L’anglais aura dans de rares cas capté ces sonorités dans « I can’t », « I don’t » où l’on reconnait l’influence du « an » et du « on » du français même lorsqu’il ne s’agit pas du lexique d’origine française. Mais l’anglais ne prononcera pas « table » comme le fait le français et rendra par   un « bel » comme dans possible devenant « possibel » à l’oreille, centre devenant  « center » etc. tout simplement parce que l’anglophone de base n’aura pas appris en temps utile  associer deux consonnes entre elles, sans le recours à une voyelle intermédiaire.

Les autres langues « latines » n’offrent pas une telle particularité ou si rarement. On notera qu’en espagnol, la double consonne « pl » dans pleurer devient « llorar (idem pour le sort de pleuvoir), avec la suppression du « p » et en italien,  le  » place » du français devient « piazza ». D’aucuns diront que c’est le français qui a ajouté une consonne mais nous penchons pour l’explication inverse car il est plus facile de supprimer quand  un facteur est génant que d’ajouter!

En conclusion, l’anglais, en dépit de ses emprunts massifs au français qui auront multiplié les cas de synonymes dans un même champ sémantique, aura échoué dans ses tentatives de s’approprier la « musique » du français, tout simplement parce qu’il était plus facile d’accéder à l’écrit qu’à l’oral. Il  y a une morale à tirer de cela: ce qui est le plus accessible n’est pas nécessairement le plus  vital. Dans le cas de l’hébreu, il est à craindre que cette langue ait perdu ses codes de lecture de l’écrit et la restitution de la prononciation qui ‘s’est imposée  est tout à fait sujette à caution. Le cas du tétragramme jugé imprononçable témoigne d’une certaine déconnexion alors que le français semble bien avoir su conserver et préserver une musique de la langue qui se sera largement perdue en route ailleurs. C’est probablement ce qui aura fait son succés des siècles durant et en ce sens,le français doit être considéré comme un véritable trésor pour l’Humanité.

 

JHB

08 09 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Epistémologie./ Les emprunts abusifs. Linguistique, prophétique, astrologie.

Posté par nofim le 1 septembre 2021

Jacques Halbronn  Les emprunts  abusifs. en  Linguistique, prophétique, astrologique.

 

On lui donne le doigt et il vous prend le bras :

On parle actuellement  de  « prêt  abusif »  de la part des  banques mais il faut aussi parler  d’emprunt  abusif.  Où se situe le seuil de l’abus? Dans le cas classique de l’emprunt  linguistique,  l’on peut ainsi penser que la langue anglaise aura au cours des siècles  abusivement emprunté à la langue française au point de risquer de se substituer à cette dernière en proposant une quantité massive de mots français, le  plus souvent  recupérés tels quels  au niveau  orthographique. (cf  nos mémoires de 1987  et 1989 (sur le plateforme  SCRIBD), sous la direction de Louis-Jean Calvet, auteur ‘d’un « Linguistique  et Colonialisme.; Petit traité de glottophagie, 1974) Le phénoméne du colonialisme  nous semble relever de cette problématique de l’abus, tant chez l’émetteur que chez le récepteur. D’ailleurs le pillage tout comme le plagiat,  appartiennent tout à fait à la catégorie de l’emprunt  abusif,  lequel  s’apparente à une forme de mimétisme.

Nous voudrions ici illustrer notre propos en ce qui concerne les rapports Astrologie-Astronomie, lesquels  s’inscrivent au coeur de nos travaux historiques. en mettant  l’accent sur une dimension  jusque là assez mal analysée et décrite. C’est ainsi que l’on peut lire  couramment qu’Astrologie et Astronomie ont longtemps été très liées  voire inséparable.

Comme en témoigne  la présentation « classique »  ci dessous  trouvée sur la toile et qui mérite quelque commentair.

« Pour les Anciens, astrologie et astronomie étaient synonymes, les Grecs étant les premiers à les distinguer. Au IIème siècle, le savant grec Ptolémée rédige un véritable traité d’astrologie. La débarrassant des superstitions et des incohérences, il en fait une science rigoureuse, basée sur les observations astronomiques et les calculs mathématiques. »

Le texte en question  est à l’évidence d’une admirateur de l’astrologie d’où des formules tout à fait excessives. Mais ce texte est révélélateur d’un amalgame délibéré visant à conférer à l’astrologie une aura « scientifique ». Or, nous sommes bien là face à  cette notion d »emprunt  abusif. Car en réalité,, comme d’ailleurs le note l’astronome  Claude  Ptolémée lui-même,(IIe siècle e notre  ère) ces deux domaines n’offrent nullement les  mêmes références, position  qui sera reprise  par un Eustache Le Noble  dans son Uranie  de 1697., qui  comporte  un traité d’astrologie.,

Certes, l’on ne saurait nier  le fait qu’astrologie et astronomie ont entretenu quelque  relation tout comme  un maçon ou un  sculpteur   vont   recourir à quelque  matériau pour accomplir  leur  oeuvre. Toute la question  est  de  déterminer quels sont les « vrais »  besoins de l’astrologie pour ce qui est  de l’astronomie sachant que comme on l’a vu plus haut il peut y avoir emprunt  mais aussi prêt  abusif plus ou moins complaisant. En effet,  les astronomes, eux mêmes, peuvent  avoir  été tentés  de renforcer les liens entre astronomie et  astrologie, plaçant  ainsi  stratégiquement l’astronomie en position dominante. Dans ce domaine les  « torts » peuvent être partagés.

La  thèse  que nous soutenons ici va, on l’aura deviné, à l’encontre d’une représentation  véritable lieu commun- quant  à la représentation de ‘Histoire de l’astrologie et c’est cette emprise de l’astronomie sur l’astrologie qui aura causé sa perte, qu’elle ait été le fait d’un prêt ou d’un emprunt/

Comme le montre Eustache Le Noble;  ce  sont les astronomes et non les astrologues  qui ont  « baptisé » les constellations  zodiacales et les planétes, et ce non pas dans l’intention d’accorder à ces dénominations  quelque signification distinctive. Cela reléve d’un méta-langage et ce rite  aura repris de plus belle au XIXe sièclel  avec la découverte de planètes  et  d’astéroïdes qui  seront dotées des noms des dieux de l’Olympe non  encore utilisés pour ce faire  dans l’Antiquité. Il est évident que ce ne sont pas les astrologues qui auront été consultés pour appeler Cérés (1801) ou Neptune.(1846)

Pour  en revenir au traité de Ptolémée, cité plus  haut; on s’intéressera aux  développements qui s’y trouvent quant aux relations planétes-siignes, qui sont souvent désignées  comme  « Dignités » (cf  Article Wikipedia  Dignités planétaires) Nous avons  récemment montré que le dispositif ainsi  exposé  est  tardif et qu’il avait été altéré. Nous en avons proposé une reconstitution mettant en évidence le fait que la planéte Saturne ne figurait pas initialement  dans le dispositif des « maîtrises » et que les domiciles et les exaltations présentaient deux séries de six planétes  (Soleil Lune  Mercure Vénus, Mars et Jupiter) de six signes et  nous avons signalé que l’on retrouve le même cas  de  figure dans le Sefer Yetsira (Livre de la Création, de la Formation)  D’ailleurs, il est clair que le 6 convient mieux au 12  que le 7.. Cet ajout de Saturne se retrouve entériné  dans le nom des 7  jours  de la semaine encore largement  en vigueur de nos jours.

 

Comment expliquer  ce statut spécial de Saturne absent de la  disposition première? L’explication  est la suivante: Saturne joue le rôle e

curseur universel et l’on ne peut être à la fois au  four et au moulin. Saturne  est LA planéte dont l’astrologie a besoin pour fonctionner, les autres planétes restant au stade de symboles permettant de baliser et structurer sa   révolution   de 28 années terrestres, c e qui divisé par 4 (saisons) produit le 7.. Manilius, d’ailleurs un peu avant Ptolémée dans son Astronomicon, attribuait aux  12  signes des noms de dieux dont plusieurs ne correspondaient point à des planétes. On voit donc que la  Tétrabible  fournit une version corrompue  des « Dignités » et nous sommes bien ici en présence d’un prêt  abusif  de la part  de l’astronomie,, d’un cadeau empoisonné. Au lieu de se contenter de Saturne, les astrologues furent incités à se servir  de tout ce que l’astronomie  avait à leur offrir/? De là   serait  née  cette fable  sur la nature des relations  étroites entre  astrologie et  astronomie/

Le cas du Soleli, en astrologie,  est  de  nos  jours  assez comparable à celui de Saturne puisque  le signe de naissance est fixé par la position

du Soleil dans le zodiaque lors    de la naissance.  On voit ici  que l’astrologie n’a besoin pour fonctionner que  d’un seu  » « curseur  universel ».  et d’ailleurs cette astrologie est rejetée par les astrologues qui entendent profiter pleinement et  extensivement de tout ce que l’astronomie a à leur offrir. Mais ce sont ces derniers qui sont dans l’erreur et dans l’emprunt  abusif, étant plus  royalistes que le  roi.

 

Selon nous, il serait temps  de renoncer  à de tels abus, de part et d’autre , ce  que n’a pas compri depuis un demi-siècle un Jean Pierre Nicola désireux d’iintégrer  tout le système solaire jusqu’à Pluton  dan le clavier  astrologique (cf le systéme RET). Le prêt  abusif  aura  généré  de faux besoins  chez les astrologues qui se seront échiné à  distribuer  des significations spécifiques à chaque planéte, y compris aux planétes « transsaturniennes »/

Nous pensons  que  de façon plus ou moibs  subconscunte ce sont ces  comportments abusifs qui aurnt pourri  les relations  entre astronomes  et  astrologues alors même que certains astrologues mettent un point d’honneur à exploiter  les données  astronomiques  quitte à se surendetter   et à  proposer un  savoir boursouflé, . Comme écrit André BArbault,  puisque a carte du ciel existe, il faut bien lui trouver quelque application (cf  De la psychanalyse  à l’astrologie, Paris Seuil, 1961) tout comme l’obtention d’un  crédit à la consommation entretint des tentations. ce qui débouche sur un cercle  vicieux. L’astrologie- devenue  monstrueuse- se retrouve gavée, gonflée,  saturée d’astronomie. Au lieu d’être axé  sur un modéle  cyclique simple, avec des périodes  universelles  de 7 ans,   elle se retrouve  dotée d’une typologie à 12 signes  se substituant aux clivages  de sexe  et de race,  et/ou ‘d »une carte du ciel individuelle qui la mettent en porte à faux avec les sciences  humaines..

On  aurait  pu illustrer notre propos dans le domaine « scripturaire » en ce qui concerne les rapports entre judaisme et christianisme.

 

 

 

 

JHB

01 09 21

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jacques Halbronn Théologie et Création: le grand débat sous jacent

Posté par nofim le 30 août 2021

Théologie et création: le grand débat sous-jacent

par  Jacques  Halbronn

 

Les  mots « Dieu »  et « création »   connaissent actuellement  un usage  qui semble délibérément , comme à plaisir, vicié, dévoyé   tant  on en reste sur des lieux communs au nom d’une culture judéo-chrétienne mal  assimilé. Nous nous proposons ici d’y apporter plus de clarté en distinguant plusieurs plans qui s’emboitent certes  les uns dans les autres  mais qu’il importe de ne pas confondre, de ne pas télescoper.

La thèse centrale que nous défendons est celle d’un dispositif à trois niveaux offrant une analogie structurelle mais que l’on ne saurait amalgamer. Les mots « Dieu » et « Création » sont intimement liés en  ce sens que tout créateur serait un « dieu » mais  ce  dieu est fonction de la création qu’on lui attribue. Il reste que tous les créateurs, du plus petit au plus grand, présentent certaines similitudes. On peut parler d’une guerre de religion  larvée de nos jours  et qui est une constante  qui ne s’avoue pas comme telle. Autrement dit, la plupart des controverses  toucheraient d’une façon ou d’une autre à la question du théologique.

La notion de Création  dans le Livre de la Genése

Dès le premier verset de  la Genése apparait un verbe que l’on traduit par  « créer », c’est l’hébreu  « Bara ». Au commencement « Dieu »  « créa » le Ciel (notre  Ciel?) et la Terre (notre Terre?).  Il semble que l’on veuille dans le judaisme en général tel qu’il est devenu nier que l’humain puisse être capable de « créer », le verbe  « bara » étant censé jouir d’un usage exclusif dont on ne saurait se saisir impunément. Un autre terme hébraique est toutefois utilisé, celui de Yetsira, notamment autour du Sefer Yetsira qu’on traduit par Livre de la Création, dans la littérature de la Kabbale, ouvrage qui traite notamment des 22 lettres de l’alphabet hébreu, en rapport avec les Eléments, les Signes du Zodiaque et les 7 planétes.  Mais, en hébreu moderne,  le Mot Yetsira peut s’appliquer à toute forme de création, à différents niveaux.

Quand on interroge des Juifs sur la notion de Dieu, ils renvoient à un dieu premier, primordial  « créateur de l’univers » du « Olam ». Or, nous pensons que le dieu de la Genése et de l’Exode  est un dieu qui s’occupe de notre humanité  et au sein de celle-ci de « son peuple ». Que comprendre quand « Dieu »  se référe à « mon peuple » ? Au niveau chrétien,  il est question  de l’invocation  « Notre père qui êtes aux cieux ».

On soulignera ici l’importance déterminante  de l’usage du « possessif ». Comment un dieu « universel » pourrait-il  être la propriété de qui que ce soit? Le possessif  est doté d’un caractère exclusif et  l’enfant  sait pertinemment  que « son  père » n’est le père de tout le monde tout comme il n’est pas un fils  ou une fille interchangeable.

Le débat autour de Science et de Religion  est en lui même assez obscur  dans la mesure où  comme dirait Spinoza, Deus sive Natura. Parler de la Nature, c’est implicitement se référer au « dieu de l’univers ». En réalité, l’oppostion  entre Science et Religion vise un autre type de Dieu, un dieu   issu, émanant de ce « premier » dieu et dont les attributions sont infiniment plus limitées maiss qui serait bien plus proche de notre Terre, de notre Humanité voire de notre Ciel, si l’on va notamment  dans le sens de l’Astrologie. Mais en même temps, ce dieu créateur de « notre » Humanité -Adam – ne saurait être placé sur le même plan que nos propres constructions humaines. Une cathédrale n’est pas du même ordre que notre systéme solaire. On devra  donc distinguer trois niveaux de création que l’on confond si souvent allégrement.

Le cas de Jésus est source de malentendu car il semble vouloir  entremêler ces trois niveaux pour n’en faire qu’un seul. et cela est fâcheux.

Selon nous, Jésus se situe à ce que l’on pourrait appeler le niveau 3, celui des « dieux » voués à guider l’Humanité, programmés en quelque sorte pour ce faire. C’est le niveau des prophétes, des génies tant sur le plan politique que scientifique ou artistique. Mais ce niveau ne saurait être comparé  au niveau des dieux qui ont agencé notre Humanité et tout ce qui vient la structurer et dont selon nous traite le Livre de la Genése avec son récit de la « Création » pas plus que ces dieux ne sauraient être mis sur le même pied, que le Dieu du premier mobile.

Ce que nous devons constater, c’est que c’est le niveau intermédiaire  qui semble faire le plus probléme, se trouvant comme pris en étau entre les deux autres idées de la Création alors même que le Livre de la Genése  traite justement de cette interface. Cette civilisation judéo-chrétienne semble ne pas avoir pris la mesure de la théologie appropriée, d’où un certain malaise lié notamment à une certaine verticalité. Le niveau 3 qui a été ainsi instauré aura mis en place des éléments structurants, représentés, incarnés, par une certaine « elite » elle même soumise à un certain ordre cosmique, à condition de ne pas adopter une acception trop extensive du mot « cosmos » car il s’agit ici de « notre » cosmos et no du Cosmos en général..

Autrement dit, entre l’homme créateur, organisateur de notre société  et le Dieu premier, il y aurait un point aveugle, une solution  de continuité. On peut parler d’une crise théologique qui ne dit pas son nom.  Dans le cas de Jésus,  il n’est créateur ni de premier ni de deuxiéme niveau mais bien de troisiéme niveau. En fait, il faudrait parler d’une création de quatrième niveau, qui serait celle de l’homme ordinaire, du vulgum pecus. Jésus  est avant tout concerné par le culte au dieu de deuxiéme niveau  est fait lui même l’objet d’un culte de troisiéme niveau de la part des populations de quatriéme niveau.

Ce qui est notamment à souligner, c’est ce que signifie un certain rejet de l’astrologie qui est en fait ni plus ni moins qu’un rejet, un déni  de la Création de deuxiéme niveau tant au nom des tenants  du premier niveau que de ceux de   troisiéme niveau.   Le procés que l’on intente à l’encontre de l’astrologie  est double : elle ne serait ni « naturelle », ni  l’oeuvre des humains. Elle serait d’un troisiéme type  et inclassable.  Il s’agit donc pour nous de rétablir un paradigme qui permettre de déterminer la place qui lui revient en soulignant que l’attaque contre

l’astrologie est celle menée contre le deuxiéme niveau théologique. Et c’est en cela que nous asssstons à une conflictuallité d’ordre théologique qui ne se déclare pas comme telle. Au lieu d’accepter de situer l’astrologie au sein d’un ensemble, on s’en prend à elle  de façon biaisée, comme aux victimes du lit de Procuste, soit en l’installant sur un lit trop  grand, soit sur un lit trop petit.

Mais les astrologues eux mêmes semblent bien incapables de situer correctement le domaine qui est le leur et préferent se référer à la « Nature » alors même que la « Science » qui en serait la gardienne s’y refuse. Est-elle une création « humaine »? Nous avons envisagé cette hypothèse (cf  La pensée astrologique, Paris, Artefact 1986, en préambule  à ‘lEtrange Histoire de l’Astrologie  de Serge Hutin) et il est possible qu’à un certain stade, les sociétés soient parvenues à instrumentaliser le « Ciel » mais il s’agit là d’une forme d’astrologie rudimentaire. (cf les travaux de Michel Gauquelin et notre édition des Personnalités planétaires, Ed Trédaniel,  1992) Nous en sommes arrivés par la suite à la thèse d’une technologie avancée mettant en place, artificiellement, un ensemble reliant le minéral et l’animal, la planéte et l’homme. Ce qui renvoie au débat entre Science et Technique, entre Science et Art – on pense à la démarche du sculpteur qui choisit les matériaux qui serviront à son oeuvre sans être aucunement obligé d’employer tout ce qui existe dans son milieu. Or, les astrologues semblent encore victimes de l’idée selon laquelle tout ce qui  figure dans le systéme solaire devrait être intégré par l’astrologie, ce qui les conduit à produire un ensemble saturé d’informations et donc à la nécessité de vouloir tout expliquer de la sorte, et notamment la spécificité de chaque individu (cf l’ »Astrologie de la personnalité »  de D.  Rudhyar)

 

 

 

 

JHB

30 08 21

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jacques Halbronn Son site central depuis 2013 : NOFIM.unblog.fr

Posté par nofim le 28 août 2021

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jacques Halbronn Toute chronologie est compromise par des manques et par des ajouts. Le cas du corpus Nostradamus

Posté par nofim le 25 août 2021

Toute chronologie est compromise par des manques et par des ajouts. Le corpus  Nostradamus

par  Jacques  Halbronn

 

Dans les différents domaines sur lesquels depuis des décennies nous avons appliqué notre méthodologie: Astrologie, Nostradamus, Linguistique, Bible etc,  il nous aura toujours fallu « traiter » chaque corpus en abordant la question des manques et des ajouts. Autrement dit, il n’y a pas de travail de recherche sérieux, valable,  qui n’aurait pas débouché sur des réponses à ce double questionnement.

Pour illustrer notre propos, nous partirons du corpus Nostradamus, en précisant que le  travail préalable  sera grosso modo le même, quel que soit le terrain. Force est au demeurant de constater que notre approche est vouée à rencontrer certaines résistances, lesquelles sont dues à un manque d’esprit critique et à un manque de confiance en  son propre « bon sens » comme dirait Descartes.

Nous partirons d’une édition anversoise datée de 1590 (chez Saint Jaure,) conservée à la Bibliothèque de l’Arsenal. Cet exemplaire nous apparait comme une pièce cruciale pour établir une chronologie viable des éditions centuriques de la seconde moitié du XVIe siècle. Cette édition offre des similitudes assez remarquables avec une édition lyonnaise Antoine du Rosne 1557 (Bibl.  Budapest) Elle comporte sept centuries et presque le même nombre de quatrains à la VIIe. Le quatrain 100 de la VIe centurie manque dans les deux cas et aucune marque interne d’addition, d’ajout (à la IVe et à la VIe centurie) ne figure dans un cas comme dans l’autre, à la différence des éditions centuriques parisiennes des années 1588-1589  (cf le RCN  de Robert Benazra, Ed  Trédaniel, 1993) A contrario,  ces deux éditions  1590 et 1557  comportent une septiéme centurie qui n’apparait pas (encore) dans les éditions parisiennes (malgré une mention erronée après le  71e quatrain de la VIe centurie/

Ce qui retient particulièrement notre attention dans l’édition anversoise, c’est l’indication au colophon  final d’une référence à une édition de 1555 Avignon, Pierre Roux. Cette mention de 1555  est décalée par rapport à l’édition 1557, Lyon, Antoine du Rosne dont il a été question. En tout état de cause, tout se passe comme si l’édition 1557  avait été précédée d’une édition 1555 manquante mais signalée dans l’édition de 1590.

Le problème,  c’est que l’on connait par ailleurs une édition Lyon 1555 chez le libraire Macé  Bonhomme mais à 4 Centuries seulement avec 53 quatrains à la IVe centuries, nombre que l’on retrouve dans les éditions parisiennes sus nommées mais suivies d’une addition de quatrains permettant d’arriver à la centaine; Or, les deux éditions considérées ici  1590 et 1557  ne mentionnent aucune addition de quatrains à la IVe centurie.

Résumons-nous: il semble que nous soyons en présence de deux scénarios paralléles :

d’un coté le scénario  d’un ensemble à 7 centuries, initié en 1555 avec un quatrain 100  manquant; La raison de ce manque est assez simple: une version antérieure  a du exister à six centuries seulement cloturée par un quatrain 100  que l’on retrouve notamment dans une édition 1557 Antoine du Rosne (Bibl; Utrecht) qui aura donc précédé l’édition  Antoine du Rosne 1557 (Bibl; Budapest).

de l’autre, le scénario  d’une première édition à 4 centuries (Macé Bonhomme 1555) probablement précédée d’une édition à 3 centuries, la IVe centurie étant au départ une simple addition de 53 quatrains, par la suite « complétée » en donnant lieu à une édition à six centuries, elle même pourvue d’un appendice qui portera ensuite le titre de septiéme centurie.

En fait, ce second scénario  débouche sur le premier lequel entérine la succession d’additions en en supprimant la mention.

Au bout du compte, il nous reste des bribes d’un tel ensemble, comme dans un puzzle à savoir

A  une édition Macé Bonhomme à 4 centuries qui est le premier stade disponible mais certainement précédée d’une édition première à 3 centuries et d’une édition comportant une addition  de quatrains avant de devenir centurie IV , le passage au statut de centurie ne venant que dans un second temps.

B  des éditions parisiennes 1588-1589 comportant cinq centuries « pleines » plus une sixiéme à 71 quatrains plus une addition à la sixiéme centurie nommée par erreur « septième centurie » et comportant les quatrains 72  à 84. C’est cette erreur qui conduira à déclarer dans l’édition d’Anvers « septiéme centurie » avec de nouveaux quatrains  dans des quantités allant de 35 à 42 quatrains selon les éditions conservées, ce qui conduira à mettre en oeuvre un nouvel ensemble de trois centuries VIII, IX  et X appelé second  volet.

C  des  éditions Rouennaises  appelées  « Grandes et merveilleuses prédictions » et non « prophéties »,  l’édition d’Anvers portant également ce titre de Grandes et merveilleuses prédictions. Or, l’on a conservé une édition Rouen Raphael du Petit Val ayant au titre la mention « divisée en quatre centuries », ce qui rejoint  l’autre scénario  Macé Bonhomme 1555, portant, quant à elle le titre de « Prophéties » et non de Grandes et  merveilleuses prédictions.. Mais cet exemplaire n’a pu qu’etre décrit par Daniel Ruzo (Testament de Nostradamus, Ed Rocher, 1982) et il n’est pas actuellement accessible, du moins à notre connaissance, bien que l’on dispose de sa page de titre. Cette page de titre est sensiblement mieux fournie  que l’édition Macé Bonhomme 1555. Non seulement, elle indique « quatre centuries » alors que Macé Bonhomme ne le précise pas au titre mais seulement à l’intérieur, mais elle est plus explicite en son intitulé: « esquelles se voit représenté une partie de ce qui se passe en ce temps tant en France, Espaigne, Angleterre que autres parties » L’édition 1555 Macé Bonhomme est bien moins explicite en sa page de titre!

On aura compris que tout ce qui touche aux années 1555-1557  reléve de l’antidatation, d’un calque d’édition des années 1588-1590 si ce n’est que parfois l’on a la copie et non l’original ou l’inverse

JHB

25 08 21

 

 

 

 

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Vulcainjh Le meilleur choix ésotérique. Une collection unique

Posté par nofim le 24 août 2021

 

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VulcainjhNote : 4,5/5 pour 712 ventes

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Jacques halbronn Le français, une langue initiatique

Posté par nofim le 10 août 2021

Le  français, une langue   initatique

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Nos travaux consacrés au passage de l’écrit à l’oral  en français –dans le cadre de la « « francographie » semblent devoir nous conduire à la thèse d’une certaine filiation ou d’origine commune entre le français et l’hébreu modernes. En tant que locuteur de ces deux langues, des convergences phoniques nous interpellent.

C’est ainsi qu’en hébreu « kvar » signifie « déjà » en français. Or, nous sommes bien là en présence d’une connexion entre deux consonnes. Une telle connexion se retrouve d’ailleurs dans de nombreuses langues en ce qui concerne la numération :  drei, three, tres, tre, tri, trois, ce qui pourrait tenir à un apport particulier dans le domaine des chiffres et des nombres  et cela vaut aussi pour le 4 (cuatro, tetra, quatre) (cf notre étude sur l’origine  hébraique des glyphes numériques des « chiffres arabes », dans nos Mathématiques Divinatoires,  Paris, La Grande Conjonction, Trédaniel,1983) Il semble que la forme « TR » soit particulièrement marquante pour le 3  et le 4.

On parle du « sheva », terme emprunté à l’hébreu, en linguistique pour désigner la  non-prononciation de la lettre « e » et du « e muet » en français.

De telles combinaisons de consonnes s’observent : Morgen en allemand ou Morning  en anglais –« matin » , par exemple  ou encore « gross »,  grand – associe le « r » et le « g » dans un sens ou dans l’autre. Ou encore l’allemand Stern, pour étoile avec un doublon ST et RN..

Décidément, nous retrouvons la lettre « r », ce qui est attesté par le futur et l’infinitif du français  forme avec le  « r » :  prendre, prendrai.

Mais par -delà ces quelques sondages,  la langue française du Nord (Oïl) est de très loin celle qui genére le plus de connexions consonantiques, ce qui n’apparait pleinement qu’à l’oral dans son rapport   à l’écrit (morphonologie), ce qui implique une fort ancienne  tradition orale non formulée  explicitement mais toujours bien active en ce début de XXIe siècle même si  cette tradition orale  est fort mal représentée sur les bancs de l’école, lors de l’apprentissage de la « lecture » et notamment de la « récitation » ou de la « chanson »  à tel point que d’aucuns qualifient cette pratique orale du français de « vulgaire » alors que c’est bien la plus authentique. Ce sont les étrangers à la vraie culture de la langue française qui se font plus royalistes que le roi en  pratiquant un zéle de puriste assez mal venu.

Il est vrai que la « bonne » pratique de l’oralité française  est éprouvante pour celui qui n’a pas été forme très jeune  à un tel exercice et la tentation est  grande de dénoncer le processus des « liaisons «  qui exige une vigilance constante tant à l’émission qu’à la réception. En ce sens,  le français traité à la méridionale –avec l’accent du midi –  est bien plus accessible car toutes les lettres y sont prononcées, ce qui évite les télescopages de consonnes. Le français oral « pointu » à la parisienne  reléve d’une forme d’ésotérisme pour initiés. Il est plus facile de parler le français que de le comprendre.

En tout état de cause,  cette tradition orale aura déteint sur la forme écrite : qui de nos jours irait jusqu’à supprimer les apostrophes en restituant le « e » qu’elles remplacent ? Mais la tradition orale déborde largement la question des apostrophes ou des accents sur le « e ». On est donc ici au milieu du gué. Faut-il revenir en arrière ou bien pousser plus loin ?

De nos jours, il semble bien que le français soit le tenant d’une musicalité de la langue  à nulle autre pareille  et c’est finalement peut être la vraie raison qui expliquerait son prestige auprès d’autres langues, déclenchant une forme de mimétisme toujours en situation d’échec. Parler le français  comme il faut n’est donc pas à la portée du premier venu  et  un vrai francophone face à un étranger a souvent le sentiment que son interlocuteur perd  pied quand il lui parle « normalement », c’est-à-dire selon des codes de prononciation « non dits ». Quelque part,  le français affirme qu’il ne convient pas de faire preuve de trop de respect envers la forme écrite de la langue car cela risque fort de freiner voire de casser la vraie dynamique  allusive de cette langue. Le français  est une langue de phrases et non de mots car les mots y sont comme enchainés et en ce sens la complexité du français n’aurait rien à envier à celles du chinois. En tout état de cause, l’hébreu moderne aura certainement perdu de sa  tradition quant au passage de l’écrit à l’oral. L’absence de  notation des voyelles  aura finalement conduit à vouloir en placer à l’excés.

Quelque part,  le français affirme qu’il ne convient pas de faire preuve de trop de respect envers la forme écrite de la langue car cela risque fort de freiner voire de casser la vraie dynamique  allusive de cette langue. Le français  est une langue de phrases et non de mots car les mots y sont comme enchainés et en ce sens la complexité du français n’aurait rien à envier à celles du chinois. En tout état de cause, l’hébreu moderne aura certainement perdu de sa  tradition quant au passage de l’écrit à l’oral. L’absence de  notation des voyelles  aura finalement conduit à vouloir en placer à l’excès. Paradoxalement, et nous sommes longtemps tombés dans ce piége,   le français est plus remarquable  dans sa gestion des consonnes que dans le lexique qui lui aura été si massivement  « emprunté »

 

 

 

 

 

 

 

JHB

10 08 21

 

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jacques halbronn La question du colonisé et autres thèmes compliqués

Posté par nofim le 1 août 2021

 

La question du colonisé,  et autres thèmes compliqués

par Jacques Halbronn

 

La Colonisation qu’elle soit subie ou désirée, à l’instar de l’emprunt génére des situations hybrides difficiles à gérer sociologiquement, politiquement, psychologiquement., linguistiquement. Nous aborderons le probléme dans la Bible comme au prisme de l’histoire contemporaine. Rien de nouveau sous le Soleil et il est bon de traiter de sujets récurrents et non de partir de particularités propres à une époque donnée, comme les guerres mondiales ou les pandémies.

La colonisation est donc un facteur de confusion et l’on pense à l’image de la chauve souris dans les fables de La Fontaine. Je suis oiseau, voyez mes ailes etc.

Nous avons accordé beaucoup de temps dans nos recherches à l’emprunt linguistique et notamment à l’empreinte du français sur l’anglais. Mais plus récemment nous avons voulu traiter de la situation dans l’Histoire de la « Palestine », depuis le temps de Salomon jusqu’à celui de Jésus et notamment autour du mot « Israel » qui figure dans le « credo » juif avec le ‘Ecoute (shema) Israel » Rappelons cette formule des Evangiles : Je suis venu pour les brebis perdues de la maison d’Israel, ce qui renvoie expressément, dans les Livres des Prophétes aux population du Royaume du Nord appelé Royaume d’Israel.

Selon nous, ces populations auront été colonisées par les fondateurs de la Maison de Juda siége de la royauté de David et Salomon.Et à la mort de Salomon, les dites populations demandèrent un changement du « contrat » de vassalisation. Mais ce que l’on appelle la Bible est essentiellement marqué par Israel, tant pour l’Ancien que pour le Nouveau Testament et c’est ce que les « Juifs » d’aujourd’hui ne comprennent pas, ce qui est source de bien des malentendus.

Le cas de l’Algérie illustre bien une telle problématique d’une colonisation qui crée une configuration particulière, réductible ni à l’étranger ni au colonisateur tout comme la langue anglaise n’est ni du français ni une langue « étrangère » stricto sensu. De même l’Algérien avant l’indépendance et même après, à plus d’un titre, et par delà les critères purement juridiques, linguistiques et géographique, ne serait ni vraiment français ni vraiment étranger. Dans l’Epitre aux Hébreux, dans le  Nouveau Testament, qui reprend un passage du Livre de Jérémie (ch. XXXI) autour de la question de l’Alliance  ancienne et nouvelle, l’on perçoit bien cette situation « invivable » de citoyens de seconde zone qui entretient du ressentiment de par un mélange de proximité et de différence. On est dans le « presque », dans le pas tout à fait, pas pleinement. Jésus, on l’a vu, s’était attaché au sort des descendants du Royaume d’Israel, détruit au VIIIe siècle et s’étant en partie repliés vers le Royaume du Sud.

Abordons un autre point d’ordre théologique à propos de la « divinité «  de Jésus. De quel type de dieu reléve Jésus ? Selon nous, il est le fils des créateurs de notre Terre et de notre Ciel (cf Genése I) et non du Dieu premier de l’Univers. Il se situe donc en troisiéme position, ce qui correspond au statur de Jupitérien,selon notre anthropocosmologie. Le Jupitérien est celui qui a vocation à générer du nouveau et donc à produire de l’ancien. Cette dialectique ancien -nouveau qui se retrouve avec l’Ancien et le Nouveau Testaments, l’ Ancienne et la Nouvelle Alliances, est au cœur de la démarche « jupitérienne ».

Abordons, pour terminer, un dernier point qui concerne la dialectique de l’individuel et du collectif : c’est le probléme de la poule et de l’oeuf . Est ce le collectif qui impacte l’individuel ou bien l’inverse ? Actuellement, la question se pose avec une intensité particulière dans le rapport Israel/synagogue d’une part et Diaspora et judéité de l’autre. Nous pensons que la première exprérience est individuelle (Connais-toi toi même), à tous les niveaux et qu’elle ne revêt une dimension collective que dans un second temps. Mais par un biais cognitif, le stade individuel apparaît comme telescopé par le stade collectif et par voie de conséquence, cela conduit à un certain désaroi, flottement existentiel qui se manifeste autour de la théorie du genre laquelle tend à minimiser le stade premier de la découverte de ses propres potentialités.

 

 

 

JHB

01 08 21

 

Publié dans judaîsme, LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Nouvelle Défense et Illustration de la langue française.

Posté par nofim le 27 juillet 2021

Nouvelle  Défense et illustration  de la langue française.

 

 

En 2014, Fabian Bouleau publiait « Chienne de langue française. Répertoire tendrement agacé des bizarreries du  français » (Ed. Points) et cet ouvrage dénote une incompréhension du génie de la langue française, passe à côté de ce qui fait du français une langue puissamment musicale et  incitant ses usagers à une certaine créativité. C’est l’occasion de revenir sur toute une série de textes visant à repenser l’enseignement du français, notamment à des étudiants marqués par d’autres influences tant le français ne saurait être appréhendé à partir d’une langue étrangère au risque d’un procés comme celui  intenté, à sa façon, par Fabian Bouleau « professeur de français à Toulon » .

En introduction de notre étude, se référant à Joachim Du Bellay, rappelons, à toutes fins utiles, l’extraordinaire fortune des mots français au sein d’autres langues.(cf  Olivier  Bertrand,  Histoire des mots français, Garnier), Henriette Walter, le  français dans tous les sens, Paris, R. Laffont) On ne se lasse pas de noter à quel  point le français aura impacté une langue comme l’anglais, langue hybride s’il en est à cause de sa dépendance par rapport au français.(cf  notre production depuis 1987 initiée sous la direction de Louis Jean Calvet auteur  d’un «  Linguistique et Colonialisme ».

 

Cela dit, on ne saurait nier que le français peut déconcerter celui –-qui n’y aura pas été correctement initié, le mot n’est pas trop fort -dès sa plus tendre enfance tant pour la parler que pour la capter chez un interlocuteur. Cela exige un entrainement  particulier tout comme pour d’autres langues, à des degrés divers,  notamment lors du passage de l’écrit à l’oral. Si l’anglais est une langue synonymique, qui nécessite le recours à une tradition orale pour connecter des mots de nature différente au sein d’un même champ sémantique – ce qui tient notamment à ses emprunts, à commencer par ceux au français- le français serait une langue euphonique exigeant de la part de chaque locuteur une vigilance de tout instant à l’instar du travail musical.

A l’instar du poéte  qui doit « marier » les mots  de la meilleure  manière possible et tout le monde n’a pas la « bosse » de la poésie, le français est une langue qui souffrira grandement d’être utilisée par quelqu’un qui n’a pas l’oreille « musicale » exigée, tant pour s’exprimer que pour écouter. En ce sens, c’est une torture, le plus souvent, de devoir supporter un locuteur qui ne sait pas faire  « parler » le français.

Fabien Bouleau a certes raison du moins à un certain niveau, de se plaindre de l’existence de combinaisons problématiques en français mais rien n’oblige un locuteur à  y recourir de façon automatique. Bouleau regrette le manque d’automatisme(s) du français, et  néglige le rôle essentiel du locuteur dans le choix et l’agencement des mots, ce qui suppose une certaine créativité.  Bien parler le français, ce n’est pas ne pas commettre de fautes de grammaire, mais éviter les fautes de goût  comme celui qui ne saura pas s’habiller avec un certain sens de l’élégance.  Autrement dit, le français exige une certaine inspiration chez ceux qui y recourent, et c’est alors que la langue offrira une belle fluidité,  un bel et riche enchainement de sonorités. Le probléme, c’est que ceux qui voudront imiter  ce locuteur idéal risquent fort d’échouer, à l’instar d’un apprenti cuisinier, ne sachant pas doser correctement ses ingrédients. Le résultat risque d’être immangeable.  Parler le français est en ce sens une épreuve, dans tous les sens du terme. Mais il ne s’agit pas ici de l’écrit mais bien de l’oral car le français n’existe pleinement qu’ à l’oral  alors même que les emprunts qui lui sont faits passent par l’écrit et c’est pourquoi nous préférons la francographie à la francophonie, la francographie   étant une francophonie qui n’est pas passée à l’acte de l’oralité. Autrement dit, le français, au cours de son histoire, aura bien davantage rayonné par l’écrit que par l’oral.  L’anglais s’inscrit pleinement dans cette francographie alors qu’il ne participe guère à la dynamique de la francophonie, étant entendu que ceux qui se déclarent  « francophones » ne le sont souvent que fort piétrement et usurpent le titre. On reconnait leur insuffisance par la lourdeur de leur débit comme ce serait le cas d’un mauvais instrumentiste.  On a le français que l’on mérite.

Le « vrai » français évitera les fausses notes dont se plaint Fabian Bouleau. Les mauvais ouvriers se plaignent de leurs mauvais outils.  Il y  a certes des expressions mal fichues mais il faut savoir s’en servir à bon escient comme un réalisateur avec des comédiens peu inspirés.

On aura compris que le français exige un esprit de sélection à la fois des mots mais aussi des lettres et on a le droit de refuser certains mots comme de ne pas se servir de certaines lettres. L’apostrophe témoigne de l’existence d’une telle pratique de longue date. On dira « j’aime » mais ‘je l’aime » ou encore « j’t’aime » et d’ailleurs les anglophones nous auront parfois suivi avec leur  « don’t » avec tous ces « o » qui sont « mangés », ce qui fait très « chic ».

Or, nombreux sont les francophones qui condamnent une telle liberté de choix en traitant  ce style de relâché quand on se permet de ne pas s’attarder sur chaque syllabe « comme c’est écrit ». Mais ce sont là des francophones probablement contaminés par une autre langue ou tel patois ou dialecte qui n’a pas le même esprit que le français authentique, celui qui se parle et s’apprend par capillarité  et non pas celui qui s’enseigne comme le FEL, français langue étrangère . D’ailleurs, les étrangers ont le défaut de vouloir trop s’en tenir à la forme écrite de la langue concernée comme s’ils ne pouvaient pas se permettre de la parler « mal », en ne respectant pas  minutieusement  ce qui est  écrit noir sur blanc. D’ailleurs, souvent l’exercice de la dictée aura une mauvaise influence sur l’accès à une bonne oralité  tout comme un autre exercice scolaire qui est celui de la « récitation ». Même les chansons sont souvent engoncés comme chez un Guy Béart  alors que chez un Charles Aznavour ou un Raymond Queneau, on est vraiment en face de quelque chose de vivant.. Une formule comme « Si tu t’imagines Si tu t’imagines, si tu t’imagines, fillette, fillette
Si tu t’imagines qu’ça va, qu’ça va, qu’ça va durer toujours» est déjà de l’écrit marqué d’oralité. Le français est  une langue qui doit s’apprivoiser. Mais de toute façon, l’oral aura  marqué l’écrit par le jeu des apostrophes si bien que même les plus fanatiques de l’écrit sont dans l’oralité comme Monsieur Jourdain avec la prose, sans le savoir.

Certes, l’on butte  sur des formes  en et, en ez, en és, voire autrefois  en ed (ce qui est passé en anglais avec un « changed » issu de l’ancien français, le français moderne ayant adopté le « é », là encore une empreinte de l’oral sur l’écrit)  qui s’entendent pareillement. Ce qui est cause de bien des fautes d’orthographe mais cela permet d’unifier la langue, de la resserrer par des homophonies.

Autrement dit, il semble difficile de revenir en arrière en supprimant les apostrophes  ce qui « latiniserait » le français en le rapprochant de l’italien ou de l’espagnol. A ce propos, quid de ces lettres finales qui ne se prononcent pas et qui souvent sont des marqueurs de genre : petit  et petite,   grand et grande etc. ?

Le probléme, c’est  ne pas tant de parler le français que de le capter.  Tel locuteur se fera comprendre même dans un français pesant mais sera souvent incapable de saisir ce qu’un « vrai » francophone dira ne serait-ce que, par le biais des liaisons, les mots ne sont pas nettement séparés. Le français oral est fait de phrases plutôt que de mots isolés. D’où le  recours au « petit négre », à un français au ralenti,  pour se faire comprendre par l’étranger, ce qui explique que de nos jours, les personnes bilingues préféreront le volet non français, moins éprouvant.  Si l’hébreu est une langue difficile à lire, du fait de l’absence d’indication des voyelles,  le français est une langue difficile à comprendre oralement. Que l’on cesse donc de croire que le français parlé, avec toutes ses libertés, serait un français de seconde zone. Bien au contraire, c’est une langue très exigeante, demandant un long entrainement pour être bien maitrisée, c’est-à-dire, littéralement, bien « parlée ».  Pour les vrais connaisseurs, la langue française est dotée d’un charme très particulier et en quelque sorte inimitable, elle n’est évidemment pas une affaire qui se joue individuellement mais de façon chorale. L’art de la conversation à la française  se joue davantage dans la forme que sur le fond et en ce sens, l’on ne saurait louer la précision du français car c’est d’abord une langue poétique et c’est peut être pour cela qu’elle n’a pas besoin de mis en musique, tout comme elle n’a pas vocation à la rigueur des rimes, qui ne sont qu’une coquetterie comparée au foisonnement sonore du français bien parlé. Qu’aurait pensé  un Du Bellay de notre « Défense » ?

 

JHB

27 07 21

 

 

 

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