jacques Halbronn Défense et illustration de la langue française comme langue connective

Posté par nofim le 23 avril 2021

 

Défense et illustration de langue française, comme langue connective.

 

Il n’est pas facile de communiquer oralement en français quand on n’a pas été formé. Une chose est de parler cette langue, une autre de la comprendre lors d’un échange verbal.Cela tient au caractère consonantique de cette langue qui notamment n’abuse pas du « o » et du « a » comme marqueur de genre, à la différence de tant de langues comme l’italien, (bello/bella) l’espagnol, le russe ou l’arabe et l’hébreu. En ce sens, le français se rapprocherait plutôt de l’allemand.(klein/kleine)

Une tradition orale – car rien n’est explicité expressément – veut que l’on pratique systématiquement les liaisons entre les mots mais aussi à l’intérieur des mots. (inter et intravocalique)

Cette façon de procéder donne une extréme fluidité au français qui peut évidemment déconcerter l’auditeur non préparé, non « dressé » et malheureusement, l’enseignement du français langue étrangère est fort défectueux à ce suje et ne prépare pas l’étranger ou le novice à se plonger dans le « grand bain » de la conversation à la française.

Ajourons que le français, par voie de conséquence, ne se préte pas à la poésie classique avec sa métrique, ses pieds..La syllabe, voilà l’ennemi, cela crée une langue hâchée. Or, le maître mot pour maitiser le français, c’est la liaison et en ce sens nous dirons que le français est une langue connective.

Parmi, les locuteurs du français il y a ceux qui savent connecter et ceux qui en sont plus ou moins incapables, à la fois quand il s’agit de la parler mais pis encore quand il s’agit de la comprendre, de la décrypter chez autrui. Cela pourrait expliquer le succés de l’anglais qui distingue bien les mots et les syllabes, ce qui donne du confort. Echanger en français serait sortir de sa zone de confort, si l’on n’est pas un athléte confirmé de cette langue. En ce sens, le français parlé, celui des salons, serait par excellence la langue de l’élite. Mais que l’on ne s’attende pas à ce que les francophones aient pleine conscience, se rendent compte d’un tel phénoméne  d’autant que l’école leur tient un autre discours, notamment quand il s’agit de faire des dictées ou de la récitation. D’ailleurs nous avons pu faire remarquer que celui qui lit un texte en français ne parle pas la même langue, en quelque sorte, que celui qui la parle spontanément, instinctivement.

L’hébreu semble avoir été une langue consonantique, la preuve étant que l’on n’écrit pas les voyelles sauf quand on a affaire à des profanes qui liront sans la comprendre, comme c’est le cas, le plus souvent, à la synagogue, sauf en Israël où l’hébreu est une langue vivante. Cela dit, à la différence du français l’hébreu parlé ne pratique par la liaison entre les mots et à l’intérieur des mots, ce qui exige de recourir à aussi peu de voyelles que possible, Or, force est de constater que si certaines conjugaisons des verbes se terminent par des consonnes, d’autres se terminent par des voyelles Ani omer, je dis, Ani rotsé : je veux. Passage d’une racine trilitère à une racine bilitère. Or, seule la forme trilitère permet à la consonantisation de se déployer et générer de la connexion, de la liaison.

L’anglais aura parfois imité le français quand il place des apostrophes pou r remplacer le « not » : isn’it ? I don’t..De même, quand son article indéfini se rend par « a » ou par « an » selon qu’il précède ou non une consonne. A man, An accident. Mais le pronom personnal de la première personne « I » se prononce ‘Aye » au lieu du français « j » soit une consonne. J’veux, ce qui introduit le son « a » que l’on évite en français. D’ailleurs à propos de l’article indéfini en anglais, « a » se prononce «  e », ce qui est nettement plus discret, plus léger, on l’avouera..

Autrement dit, le français écrit serait sensiblement plus accessible que le français oral. On comprend qu’en France, les étrangers préféreront échanger dans une autre langue que le français ou parler le français entre eux, à un rythme moins astreignant et plus proche de celui de leur langue d’origine. Tout comme en Israel, les nouveaux arrivants rechigneront à lire des publications imprimées en caractères hébraïques. Mais somme toute le français aura su maintenir sa spécificité à l’oral mieux que l’hébreu, ce qui n’est pas étonnant au regard de l’Histoire. Déjà du temps de Jésus, l’hébreu était, semble-t-il, tombé en désuétude et nous avons déjà signalé de graves incohérences comme dans le cas de la conjugaison du prétérit de la deuxiéme et troisième personne du singulier avec un « a » inadéquat comme marqueur du masculin  que l’on trouve déjà avec le « Ata » des prières adressées à Dieu. Baroukh Ata au lieu de At.. Rappelons que la voyelle géne la connexion entre les consonnes, et que le « sheva » est comme un «  e muet » qui favorise singulièrement la dite connexion..Rappelons que le tétragramme qui serait le nom de Dieu ne doit pas être prononcé. Mais surtout il ne tolère pas les voyelles, à commencer par le « o » et le « a » d’un Jéhovah. Il semble que l’arabe ait mieux su préserver sa fluidité consonantique en recourant fréquemment au « e » , qui ne serait un son d’un troisième type -interconsonantique- assimilable ni à une voyelle, ni à une consonne mais produisant un son ténu entre consonnes qui ne vient en aucune façon casser le rythme, rompre, perturber la fluidité.

Dans la Bible, il est question d’un récit, lié à la prononciation de

Schibboleth (Art ; Wikipedia)

 

Livre des Juges 12:4-6.

« Dans cet épisode, les Guiléadites utilisent ce terme pour distinguer leurs ennemis éphraïmites parmi les fuyards. Les Éphraïmites se trompant sur la façon de prononcer la lettre shin, ils écorchaient là le dernier mot de leur vie . Lorsque Jephté, chef des hommes de Galaad, eut défait les Éphraïmites et pris les gués du Jourdain, de nombreux fugitifs voulurent traverser le fleuve. « Quand un fuyard d’Éphraïm disait : « Laissez-moi passer », les gens de Galaad demandaient : « Es-tu éphraïmite ? » S’il répondait « Non », alors ils lui disaient : « Eh bien, dis « schibboleth » ! » Il disait « sibboleth », car il n’arrivait pas à prononcer ainsi. Alors on le saisissait et on l’égorgeait près des gués du Jourdain. » C ‘esr dire que la façon de parler le français peut signaler si l’on a affaire ou non à un étranger car la faculté de connexion, de liaison ne s’acquiert pas aisément. L’article précise  que Shibboleth , en hébreu désigne «  une phrase ou un mot qui ne peut être utilisé – ou prononcé – correctement que par les membres d’un groupe. Il révèle l’appartenance d’une personne à un groupe national, social, professionnel ou autre. Autrement dit, un schibboleth représente un signe de reconnaissance verbal » C’est dire que la connaissance d’une langue ne se limite pas à l ’acquisition d’un lexique, d’une grammaire mais passe aussi par une dimension phonologique.

Un autre aspect connectif de la langue française tient au fait que le français comporte des chaînes de mots plutôt que des mots isolés – on a soin et soigner, jouer et enjeu etc -et qu’il est bon d’en maîtriser les étymologies alors que dans d’autres langues, du fait des emprunts, bien des mots -comme en anglais, sont isolés, ce qui produit de la synonymie.(cf Claude Jonquière « L’orthographe d’usage rendue facile » 1957, sur SCRIBD

 

 

 

 

 

23. 04 21

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Analyse critique comparée de l’hébreu et du français

Posté par nofim le 21 avril 2021

Analyse critique comparée de l’hébreu et du français.

par Jacques Halbronn

 

En 1989, nous avions terminé un mémoire sous la direction de Louis Jean Calvet, consacré aux rapports entre le français et l’anglais(Essai de description du système du français à la lumière des relations interlinguistiques. en ligne sur SCRIBD) trente ans plus tard, nous proposons un autre exercice relatif aux rapports entre le français et l’hébreu, du fait de notre formation linguistique

à l’INALCO,(Langues ‘O) dans les années soixante -dix. La thèse que nous soutenons vise à montrer les similitudes entre les deux langues non point certes du point de vue lexical mais sur le plan »morpho-phonologique ».

Nous commencerons par traiter du « sheva » en hébreu lequel correspond peu ou prou au « e muet » du français.

Article Wikipedia :

« soit une voyelle très brève [ə], analogue à un e « muet » en français (« maintenant »). Dans ce cas, il est appelé shewa mobile. soit l’absence totale de voyelle. Dans ce cas, il est appelé shewa quiescent. »

L’exemple fourni « maintenant » nous indique qu’en fait l’on prononce « maint’nant » et que la lettre « e » est ici « muette », ce qui indique une dialectique entre l’écrit et l’oral, sachant que l’hébreu n’indique pas les voyelles à ‘l’

écrit, ce qui est la pratique de l’hébreu moderne.

Mais là où les deux langues diffèrent tient au fait que le e du français détermine la prononciation de la consonne qui le précéde. Ainsi dans « grande », la consonne « d » s’entend parce que suivie d’un « e » alors que dans « grand », la consonne « d » ne se prononce pas. On voit déjà que le français a un usage plus sophistiqué, plus élaboré, du « sheva » que l’hébreu tel qu’il se pratique.

Toutefois, il ne faudrait pas négliger des formes qui se substituent en hébreu à une consonne, mais il s’agit alors du marqueur de pluriel en « im » comme dans « Elohéi Avraham « (Exode III) qui remplace Elohim ou encore Sifréi Torah au lieu de Sefarim. Cette pratique n’est pas sans évoquer la façon dont le français remplace la lettre « l » par la lettre « u » : cheval/chevaux, « de le »par du etc En hébreu, la forme possessive conduit à suivre le même processus de réduction : Elohim Shélanou devient Elohéinou avec encore une fois l’occultation du « im ». On parle alors d’un « état construit » (Semikhouth)

Un autre cas remarquable est celui des consonnes « doubles », c’est à dire comportant une double prononciation, selon qu’on leur adjoint ou non un point, appelé daguesh. Traditionnellement, il y a six lettres dans ce cas, le beith, le guimel, le daleth (que l’on retrouve en grec, beitha, gamma, delta) plus le kaph, le péh et le Thav. En

hébreu moderne, plusieurs de ces lettres ont perdu ce caractère double : le ghimel, le daleth et récemment le Thav que l’on retrouve dans « Shabbes » pour Shabbat, en yiddish. On retrouve une telle dualité en français avec la lettre « p » qui se prononce « f » quand suivi d’un « h » qui joue le rôle du daguesh.Or, la lettre hébraique offre exactement la même dualité phonique. L’anglais a conservé cette dualité avec le « t » et le « th ». La forme « ch » va dans le même sens : le chat et le camp. Cette dualité

joue un rôle au niveau grammatical : ani kotev  et  infinitif  Likhtov.

Il convient de signaler certaines anomalies de l’hébreu que l’on ne trouve pas en français, ce qui nous améne à penser que le français, par certains côté a su conserver un métalangage en meilleur état que l’hébreu.

Que penser ainsi de la forme « At oméret » ou « Ata omer » où le masculin du pronom personnel est plus long qu’au féminin mais où le verbe au féminin est plus long qu’au masculin ? On est très vraisemblablement en présence d’une corruption, y compris dans les prières avec la forme » Baroukh ata » s’adressant à Dieu. Le français respecte le principe d’une forme féminine plus longue que ne l’est la forme masculine. Mais l’hébreu présente ici une exception qui rejaillit sur le marqueur du possessif : shelakh, à toi au féminin et shelkha, à toi au masculin alors que cela devrait être logiquement le contraire. Mais cela vaut aussi pour le prétérit : à la deuxième personne du singulier, katavt tu as écrit (pour une femme ) et katavta, tu as écrit pour un homme  puisque le prétérit hébreu utilise ici les pronoms personnels..En revanche, on a,  à la troisième personne du singulier katav, il a écrit, et katva, elle a écrit

Tishma : e muet permet de combiner des consonnes entre elles. Comme en français. Mais en français, l’usage est bien plus étendu qu’en hébreu.

En fait, certaines langues ont vocation à être avant tout

consonantiques et à se passer des voyelles. Le rôle du « e » serait ainsi de favoriser le « mariage » des consonnes et la langue française semble être la mieux équipée dans ce sens. Mais paradoxalement, comme on l’ a montré plus haut, elle tend aussi à occulter les consonnes finales, ce qui conduit dans bien des cas les mots français à se terminer par un son vocaliques.

En vérité, ne conviendrait-il pas de se méfier de telles contradictions? Nous serions tentés de penser que les cartes ont été brouillées, mêlées. Le masculin serait consonantique et le féminin vocalique. Par voie de conséquence, grande serait la prononciation masculine, et grand la prononciation féminine ! L’anglais qui refuse la solution « féminine » au sens vocalique du terme, serait plus proche de l’esprit du français que ne le serait le français actuel ! Il aurait conservé ce « bon » état du français lequel se serait perdu en France. Intelligent prononcé à l’anglaise serait la forme masculine tandis que prononcé à la française, ce serait la forme féminine ! On comprend dès lors la résistance que l’on observe quand les locuteurs rechignent à ne pas prononcer les consonnes finales dans un nombre assez significatif de cas. L’infinitif en « er »-prononcé « é »

serait typiquement féminin et d’ailleurs comment ne pas constater la confusion des esprits face à des formes prononcées à l’identique écrites en er, ez, es , ef ,ed ?

L utilisation de l’accent sur le e en é,dans le participe passé de la première conjugaison du français entérine cette suppression consonantique. Or, les anglais ont conservé la forme en « ed » remplacée par le e accentué. Rappelons que le e peut se prononcer « é » même non accentué comme dans « dessert », l’accent ayant toujours pour misssion, comme l’apostrophe, d’indiquer une occultation mais l’accent indique l’occultation d’une consonne alors que l’apostrophe indique l’occultation d’une voyelle mais surtout du e  « muet » pour permettre une combinatoire de consonnes.

Malheureusement, l’apprentissage du français à l’école ne transmet pas correctement la tradition orale de cette langue, ce qui crée un clivage durable entre les locuteurs qui ont appris la langue au berceau et ceux qui l’ont apprise scolairement encore que- comme on vient de le faire remarquer- la tradition orale en française ne soit plus tout à fait fiable.

Pour en revenir à l’hébreu, on rappellera que le tétragramme ne doit pas se prononcer, ce qui correspond à un rejet des voyelles perçues comme féminines. La forme « trilitère » du verbe en hébreu, se prête d’ailleurs idéalement à une combinatoire des consonnes, ce qui vaut pour une autre langue sémitique, l’arabe qui semble avoir été moins envahie par les voyelles avec une prédilection pour le son « e » : kteb : écris , akel, mange là où l’hébreu met le son « é ».;kotèv, okhél. Le cas du Shabbat est emblématique car en yiddish, on prononce «a gut shabbes », sans le son « a » typiquement féminin « shabbat shalom »!

 

21. 04. 21

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jacques Halbronn Linguistique: le statut de la lettre « e » en français

Posté par nofim le 30 mars 2021

 

 

LINGUISTIQUE

Le statut de la lettre « e » en français

 

La lettre « e » en français implique un traitement particulier du fait de son ambivalence, son statut pouvant changer selon le contexte.

Deux cas de figure se présentent : celui du « e » comme déterminant de la prononciation d’une consonne et celui du « e » comme voyelle à part entière et rendue dans nombre de cas par un accent sur le e comme pour le participe de la première conjugaison en « é » final.

I Le e comme auxiliaire

La lettre e en français « parlé » permet de relier entre elles les deux consonnes qui l’entourent. Tantôt, le e est remplacé par une apostrophe dans le texte « écrit » comme « j’aime » à la place de « je aime » mais c’est le plus souvent devant une voyelle. Mais dans la langue parlée, même quand le e figure, il n’est pas censé se prononcer pour autant.Il n’est prononcé que dans la langue apprise mais non dans la langue « maternelle ». Il est prononcé dans la poésie qui s’articule sur des « pieds », des syllabes, ce qui perturbe le cours naturel de la langue française. Pourtant, quand on épelle les lettres de

l’alphabet phonique du français, au lieu de prononcer « é » pour la lettre « e », on rend,

à tort par le son « e »!

II Le e devenant « é ».

Il existe toutefois une autre « régle » également « non écrite » qui concerne le rôle du « e » devant une consonne finale. C’est notamment le cas du e, dans la première conjugaison pour la prononciation de l’infinitif : manger, chanter, bercer etc. Dans ce cas, le e devient un « é » et c’est notamment le cas pour le participe passé, lequel s’écrivait à l’origine « ed », comme c’est encore le cas en anglais, sous l’influence du français : Ici l’accent sur le e remplace une consonne « muette » parce que non suivie d’un e « auxiliaire ». On voit là se combiner les deux statuts de la lettre « e ». Manged se prononçait « mangé » mais s’écrivait manged de façon à permettre la formation du féminin:mangede. D’ailleurs, dans les autres conjugaisons comme pour « écrire », on a « écrit » au masculin et « écrite » au féminin. Le cas du futur est intéressant : on passe de l’infinitif manger au futur mangerai. Dans le premier cas, c’est le statut « é » qui prévaut alors que dans le second cas, c’est le statut du e auxiliaire qui s’impose : « je mang’rai. »

Nous terminerons notre exposé en abordant l’article défini au pluriel du français : « les » qui ne propose aucune différence entre le masculin et le féminin  à la différence, notamment, de l’espagnol ; los et las. L’anglais aura suivi ici l’exemple du français avec son ‘the » invariable. On notera que pour « les », c’est la règle du son « é » qui s’impose. Le contraste avec l’espagnol se creuse : les autres en français los otros, las otras en espagnol. Là encore, l’anglais emboite le pas du français : other , others, sans marqueur de genre, si ce n’est qu’il prononce le marqueur de nombre avec le « s » final, ce que ne fait pas le français lequel n’entend pas prononcer une consonne finale non suivie du « e » auxiliaire. Mais comment se fait-il alors que l’on ne prononce pas ‘autres » avec le son ‘é » ce qui donnerait à l’oral « autré » d’autant que ‘les » se prononce « lé » dans « les autres » ? On note que le français se sépare ici remarquablement de cette autre langue « latine’ qu’est l’espagnol mais que sur certains points l’espagnol est plus proche de l’anglais que ne l’est le français, notamment quand il prononce systématiquement tous les « s » terminaux du pluriel.

 

 

 

 

JHB

30 03 21

 

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jacques Halbronn L’obstacle épistémologique du métalangage en linguistique et en astrologie

Posté par nofim le 29 mars 2021

 

L’obstacle épistémologique du métalangage en linguistique et en astrologie

par Jacques Halbronn

 

 

Séparer le bon grain de l’ivraie. On peut transposer à propos du traitement du métalangage lequel constitue un obstacle fatal à la compréhension, à l’intelligence du mode d’emploi des textes et des langues..

Paradoxalement, c’est dans le domaine de la langue que le métalangage serait le plus source d’erreur. En règle générale, l’on aurait tendance à croire que toutes les lettres d’un mot doivent se prononcer. D’où la formule courante « cela s’écrit comme cela se prononce » et en même temps, dans l’apprentissage de la langue française, ne nous dit-on pas que certaines lettres, sous certaines conditions, ne sauraient se faire entendre, comme dans le cas des consonnes en fin de mot ?. C’est ainsi que « mot » comporte en français un « t » final lequel est voué à une présence muette, en quelque sorte ! On y reviendra.

Dans le cas de l’astrologie,se pose la question de ce qu’on appelle « symbolisme », c’est à dire de données supposées faire sens, dé livrer quelque message, receler de l’information.. C’est le cas du pittoresque des noms de signes du bélier à la vierge et de planètes de Mercure à Pluton, qui nous parlent alors que d’autres termes ne nous disent pas grand chose comme dans le cas des aspects qui se contentent de références géométriques. Carré, trigone (entendez triangle), sextil (entendez hexagone et même Conjonction ou Opposition. Comme l’astrologie serait un savoir triste sans le Zodiaque ! On connait l’adage : tout est bon dans le cochon. Rien à jeter !

Qu’est ce qui sert simplement d’ornement, d’emballage?Comment donc parvenir à faire le distingo ?

Le débat n’est pas simple car parfois l’on garde ce qu’on devrait jeter et l’on jette ce que l’on devrait garder ! C’est le cas des étoiles fixes que l’on tend de nos jours à consiférer comme extéreieures à l’astrologie alors que les planètes nouvellement découvertes donc inconnues des Anciens occupent le haut du pavé !

La question se pose de savoir si cette symbolique zodiacoo-mythologique est le fait des astronomes ou des astrologues. Si elle est le fait des astronomes, l’on comprend que cette symbolique reléve en effet d’un méta-langage qui n’a évidemment pas la même valeur ou rigueur scientifique que la réalité planétaire ou stellaire. En revanche, si c’est le fait des astrologues, comme nombreux semblent vouloir le croire, l’on sera enclin à leur accorder une grande importance pour la pratique de l’astrologie, d’où le débat sur la précession des équinoxes en ce que ce glissement anéantirait le travail de balisage du ciel effectué par les astrologues. Selon nous, il s’agit bel et bien d’un emprunt du métalangage des astronomes par les astrologues. Quant au choix des dieux attribués aux planètes, force est de constater que de nombreuses divinités ne trouvèrent pas de place dans le « septénaire », celles-ci durent attendre, en quelque sorte, la fin du XVIIIe siècle pour accéder progressivement au statut planétaire, à commencer par Uranus.(planéte découverte par télescope en 1781 depuis la ville de Bath, en Angleterre).

Selon nous, ce qui caractérise le métalangage, c’est qu’il n’est pas conservé avec soin puisque l’on n’en fait qu’un usage en quelque sorte fictif. Il ne faut donc pas s’étonner de la corruption (cf notre article dans l’Encyclopaedia Universalis) dans lequel cette série nous est parvenue, quand on la compare à ses sources, à savoir l’iconographie des mois de l’année telle que conservée dans les Livres d’Heures (cf les Très Riches Heures du Duc de Berry)

On peut aussi parler de métalangage à propos des Centuries de Nostradamus, nombre de quatrains ayant été repris de la prose de guides de voyages et de pélerinages – ceux notamment de Charles Estienne, comme l’a montré Chantal Liaroutzos (Revue Réforme Humanisme Renaissance, 1986). On aura eu affaire, semble -t-il à un travail de remplissage effectué un peu n’importe comment pour faire le compte de quatrains prévus.-chaque centurie devant en principe en comporter, comme l’indique le mot centurie- une centaine. Or, là encore, le débat existe : faut il prendre au sérieux ces quatrains ou bien les considérer comme une piétre imitation de l’oeuvre authentique de Michel de Nostre Dame (cf notre post doctorat Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle, EPHE 2007) ?

 

Mais revenons au volet linguistique de la présente étude , les deux volets étant voués à s’éclairer mutuellement sur la question du métalangage, c’est à dire d’un langage ne faisant pas pleinement fonction de langage, d’un langage instrumentalisé..Là encore, il y a débat au regard de la description et donc de l’enseignement du français et notamment du français langue étrangère (FLE).

Nous nous concentrerons ici sur la fonction métalinguistique en français de la lettre « e ». Souvent l’on se moque des locuteurs qui ne parvienent pas à prononcer le son généralement atttribué au « e » à la française. Rappelons que si nous partageons le même alphabet avec de nombreuses langues, nous ne récitons pas le dit alphabet « latin » de la même façon. C’est ainsi que les autres langues rendent la lettre « e » dans leurs alphabets respectifs à leur façon, ce qui correspond en général au son qui en français est traduit par un accent sur la lettre « e ». Mais avons-nous raison de tenir et de nous en tenir à un tel usage ?

La thèse que nous soutenons ici est que la letttre « e » en français reléve du métalangage et qu’elle n’a pas à avoir de son propre.Nois nous appuierons sur la langue orale telle qu’elle est transmise comme le sont les langues « maternelles » sans passer par l’école. En effet, à l’école, on va rencontrer une autre façon de parler le français qui ne respecte le caractère de métalangage de la lettre « e », ce qui fait que bien des étrangers ayant appris notre langue ne la reconnaissent pas aisément quand il sont confrontés à des locuteurs francophones « naturels ». Pour l’élève français, se développe une sorte de schizophrénie : il « parle » une langue et quand il la lit à voix haute, cela devient autre chose ! D’aucuns iront jusqu’à dire que c’est la langue « scolaire » qui fait autorité. Ce qui n’est absolument pas notre avis. D’ailleurs, il suffit de considérer la fonction des apostrophes qui indique bien que dans nombre de cas, on ne prononce par la lettre « e » comme dans : « je l’aime » à la place de je le aime. Idem je te aime est devenu je t’aime.Quel enseignement en tirer ? Que l’écrit s’est aligné sur l’oral. Le e du français joue en fait un double rôle : tantôt il ne se prononce pas et tantôt il devient un « é ».par un phénoméne de contraction. C’est le cas de tous les participes se terminant en « é » et qui initialement se terminaient par la lettre « d », ce qui est resté dans les emprunts de l’anglais au français, le participe se présentant avec une finale en « ed ». Il en est ainsi pour les infinitifs où la forme « er » se rend par le son « é » mais cette fois, la consonne n’a pas disparu.

Autrement dit, on ne devrait jamais trouver le son « e » en « bon » français. Il y a là erreur dans la transmission des codes de lecture. On l’observe dans les chansons : au clair de la lune où l’on insiste sur le son « «e » alors que la prononciation correcte devrait être « au claird’lalune » comme on dit « la voiture d’la voisine ». A contrario on trouve des chansons qui respectent ce principe du « saut’ du « e » comme celle de Raymond Queneau, chantée pat Juliette Gréco : voilà du « vrai » français !

 

Si tu t’imagines, si tu t’imagines

Fillette, fillette, si tu t’imagines

Qu’ça va, qu’ça va, qu’ça va durer toujours

 

On connait le cas de l’adjectif petit, que l’on rend volontiers avec une apostrophe : mon p’tit gars. Un étranger ne se risquera pas à parler ainsi, tant on lui aura appris à « tout » prononcer.

En fait, quelle est donc la fonction métalinguistique de la lettre « e » en français ? C’est souvent au féminin que le « e » jouera ce rôle. Prenons le couple grand et grande. Est ce que dans ‘grande » on entend le « e » ? Non, le e indique qu’il faut prononcer le « d » et sans le « e », on ne le prononcera point comme dans ‘grand ». Idem pour petite et petit. Guy Béart trahit le français quand il chante « ma petite est comme l’eau » en marquant dans un même vers trois fois le « e » bien à tort ! On devrait dire « Ma

p’tit’ est comm’l'eau ». On notera qu’il est obligé de respectera l’apostrophe, autrement il faudrait dire ‘la eau ».

En fait, le e permet de relier les consonnes entre elles, ce qui exige une certaine gymnastique : « ifaut qu’j't’dise ». Ici le son « e » se réduit à un lien aussi tenu que possible entre consonnes  et cela ne s’enseigne pas à l’école. Cela produit une musique très particulière du français. On notera aussi, par exemple, que l’on ne dit pas « de le » mais « du », pas « à le » mais « au ».etc,

Nous avons là un bon exemple d’une lettre ayant une fonction spécifique par rapport à d’autres consonne, puisqu’elle indique par sa présence et son absence si telle consonne qui la précède doit ou non se prononcer. En ne respectant pas cette régle, on dénature la langue française tout comme on dénature l’astrologie en y introduisant des éléments devant servir uniquement de facteurs de localisation, de dénomination. La mauvaise monnaie chasse la bonne : l’aspect en astrologie devient ainsi secondaire par rapport au poids de la symbolique zodiacale, ce qui tend à fausser tout le processus d’interprétation des données cosmiques..

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JHB

28 03 21

 

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Recherches en Histoire de l’Astrologie en France XVIe-XVIIe siècles

Posté par nofim le 24 mars 2021

Pierre du Moulin  XVIIE

page 362-424.pdf – Scribd

 

fr.scribd.com › document › page-362-424-pdf

 

Communicaton  Reims   XVIIe siècle

 

En anglais, il existe des verbes dits défectifs’ qui présemtent généralement trois … 302 Judments on Astronomical Nativities by Auger Ferrier – Des Jugements …

Vous avez consulté cette page le 24/03/21.

cf N. Campion Astrological Historiography in the Renaissance, Actes du Colloque History and Astrology. Clio and Urania confer. Dir. Annabella Kitson, Unwin paperbacks ; 1989)

Yves de Paris, un capucin astrologue
par Jacques Halbronn

Une littérature bilingue

Title: – Jugements astronomiques sur les nativités, par Auger Ferrier
Author: Auger Ferrier .
File Type: PDF EPUB MOBI.
MD5 Hash Code: 67d839787204bb795ce94e4a09afded6Recherches en Histoire de l’Astrologie aux XVIe  et XVIIe siècles

par Jacques  Halbronn

 

Première Partie

Trois  astrologues français du XVIe siècle  : Auger Ferrier, Claude Dariot, Nostradamus

par  Jacques Halbronn

Bodin

J. Halbronn, « La traduction anglaise des « Jugements astronomiques sur les … d’Auger Ferrier », Mémoire de DEA, Departement Anglais, Université Lille III, …

2002  Nostradamus  Morgard  Crespin Les deux épitres au Roi

 

 

 

Curry

Kitson

 

 

Seconde Partie

Trois  astrologues français du XVIIe siècle   Morin, Bourdin, Lenoble

par  Jacques Halbronn

Remarques astrologiques

Morinus

Gassendi/Mersenne

Centilogue

Uranie Etteilla

 

 

 

J. Halbronn, « La traduction anglaise des « Jugements astronomiques sur les … d’Auger Ferrier », Mémoire de DEA, Departement Anglais, Université Lille III, …

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jacques Halbronn Genése de notre alphabet « latin » actuel

Posté par nofim le 14 mars 2021

 

 

Genése de notre alphabet latin actuel

par  Jacques  Halbronn

 

Si l’on compare l’alphabet latin, l’alphabet  grec et l’alphabet hébraîque, il est possible de reconstituer  une certaine genèse de notre alphabet courant non pas tant sur la base de tel ou tel document mais par le processus même de la comparaison et de l’approche critique du document. On s »intéressera  particulièrement au sort de la lettre hébraique Tsadé, qui se situe à la fin de la colonnes des dizaines de l’alphabet hébreu  suivie des 4 dernières lettres, Qoph, Resh, Shin, Thav. Or, dans l’alphabet couramment utilisé en Occident, le tsadé, sous la forme de la lettre « Z » (prononcer Zéde) se retrouve tout à la fin et ne suit plus la lettre P comme dans l’alphabet hébreu dont il est séparé par la série QRST  qui correspond aux  quatre dernières lettres de l’alphabet hébreu, suivie de lettres voyelles (U,V, W (X),Y) Quant au X, figurant dans cette série, il se rapproche assez par sa sonorité du Tsadé. Tout se passe donc comme si on avait voulu placer le Tsadé à la fin et c’est cet état des choses qui aura été conservé dans notre ordre de l’alphabet « latin » postérieur à l’arrangement de l’alphabet hébreu à moins que tout au contraire, cela ne corresponde à un état antérieur  à ce qu’est devenu l’alphabet hébreu, l’emprunteur adoptant souvent un état qui sera dépassé lors de l’évolution de son modéle. Il apparait que l’alphabet latin est plus proche de l’hébreu que du grec du point de vue de son agencement   puisqu’il comporte la lettre Q  (QRST) qui ne figure pas dans la série commençant par la lettre Pi. On retrouve en revanche dans les trois alphabets la série KLMN, ce qui montre bien la parenté entre eux.

Selon nous, il conviendrait de replacer la lettre Z après la lettre P comme c’est le cas en hébreu. et de terminer par la lettre T, car les lettres qui suivent le T dans notre alphabet, comme on a dit, sont des voyelles qui ne sont qu’un appendice, en dehors du X..

Abordons à présent la translittération de la lettre hébraiqe  Qoph dans l’alphabet latin. Il convient de rendre le Qoph par le Q  et non , comme on l’observe trop souvent par un K en respectant l’ordre des lettres des deux alphabets.Le K correspond au  Kaf hébreu qui peut devenir un Khaf. Le Qoph précéde le Resh  tout comme Q précéde R. C’est ainsi qu’il faut écrire  Tsadiq  et non Tsadik.

 

 

 

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Jacques Halbronn L’ENCYCLOPAEDIA HERMETICA Début du XXIe siècle

Posté par nofim le 10 mars 2021

ENCYCLOPAEDIA HERMETICA

 

 

Accueil ASTROLOGICA NOSTRADAMICA PROPHETICA

 

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AQUARICA HYPNOLOGICA GALLICA

 

SYMBOLICA Editions RAMKAT

 

Thèse de Jacques Halbronn

 

 

Mot exact

résultats par page

 

 

 

 

Animateur

 

Robert BENAZRA,

directeur-fondateur des anciens Cahiers Kabbalah

(Revue d’études sur la Mystique juive),

rédacteur du Répertoire Chronologique Nostradamique

 

L’Encyclopaedia Hermetica vise à baliser un terrain très vaste

qui est celui des structures cachées, inconscientes, occultées

qui sous-tendent l’Histoire des sociétés humaines.

Il ne s’agit donc nullement d’un hermétisme en chambre,

mais d’une réflexion anthropologique sur notre monde et sur ses mécanismes, sa logique profonde,

que l’on cherchera à mieux expliciter en fournissant des outils conceptuels nouveaux,

en vue notamment de repenser la question juive,

la question de la femme ou le problème de l’astrologie.

 

Mais pour aborder l’essence des choses,

encore faut-il se familiariser avec les dysfonctionnements, les supercheries, les contrefaçons,

les fausses représentations, les effets du mimétisme et du syncrétisme,

ce qui implique d’examiner, de façon critique,

un certain nombre de textes, devenus plus ou moins mythiques,

qui vont des Centuries aux Protocoles des Sages de Sion,

de telle résolution de l’ONU concernant Israël

à telle biographie de personnage célèbre, souffrant de télescopages.

 

Il conviendra d’aborder la lecture de l’E. H. de façon dynamique, en passant d’un texte à l’autre,

les articles étant disposés non point par ordre alphabétique (synchronique)

mais chronologique (diachronique), selon la date de leur rédaction,

une encyclopédie n’étant pas un dictionnaire

mais, comme son nom l’indique, induisant une circulation d’un texte à l’autre.

L’E. H. n’est pas un ensemble clos mais continuera sans cesse -

ce qui est le privilège d’une encyclopédie en ligne,

à s’enrichir de nouveaux apports, sans cependant évacuer les étapes antérieures.

 

Les sociétés construites par l’homme passent par des phases

qui nous relient de manière symptomatique

aux arts hermétiques de la Tradition initiatique,

aux manifestations d’un savoir ésotérique.

De l’astrologie au prophétisme, nous voulons re-penser la sociologie du processus divinatoire.

De ce point de vue, le phénomène Nostradamus constitue un terrain d’étude des plus enrichissants.

 

Dans quelle mesure la perception de l’autre peut-elle engendrer des conflits au sein d’une altérité collective ?

Nous voulons également réfléchir au rôle du Judaïsme dans la civilisation dite judéo-chrétienne

et examiner l’apport des Juifs dans l’histoire de l’humanité.

Nous avons aujourd’hui suffisamment de recul pour aborder, en dehors de toute passion,

notamment les sources de l’antisémitisme

dont le conflit israélo-palestinien n’est que la partie immergé de l’iceberg.

 

Par Hermetica, nous entendons, ici, ce qui est subconscient,

ce dont on ne se doute pas, ne soupçonne pas,

ce qui existe mais dont on ne cerne pas nécessairement la raison d’être,

ou dont on apprécie mal l’ampleur, le rayonnement,

ce sur quoi on risque de perdre le contrôle,

les automatismes de toutes sortes, qui libèrent l’Homme de certaines charges,

les cycles qui sous-tendent l’Histoire, à son insu,

mais également ce qui est occulté par les comportements mimétiques et syncrétiques,

lesquels tendent à brouiller les pistes.

 

Hermetica, c’est la reconstitution de la genèse des traditions,

c’est ce qui a été refoulé de la conscience mais n’en est pas moins à l’oeuvre

et sans quoi l’Humanité ne serait pas ce qu’elle est.

Le XXIe siècle sera marqué par un ajustement indispensable

entre anciennes et nouvelles (bio) technologies.

 

Les articles sont classés en plusieurs rubriques

pour ceux qui souhaitent certaines orientations initiales.

En outre, l’E. H. se veut interactive,

le lecteur étant invité à intervenir,

à réagir par rapport à tel ou tel texte ;

son propos sera mis en ligne,

sous réserve d’une certaine qualité de forme et de contenu,

et il lui sera éventuellement répondu.

 

 

LES CONTRIBUTEURS

 

 

 

Jacques HALBRONN

 

Jacques HALBRONN

 

Jacques Halbronn est né le 1er décembre 1947, à Paris. Ses origines juives ont marqué son itinéraire et sa production. En 1978, il a fondé le Centre d’étude et de Recherche sur l’Identité Juive (voir le Site CERIJ.org). En 1979, il soutient une thèse de 3e cycle en études Orientales, sous la direction de Georges Vajda, qui paraîtra en 1985 sous le titre Le monde juif et l’astrologie (Milan, Archè). Parallèlement, il développe un autre pôle d’activités, consacré justement à l’astrologie. En 1975, il fonde le Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) et a organisé plus de cinquante colloques en trente ans, et ce tant en France qu’à l’étranger. Spécialisé dans l’observation du milieu astrologique (DESS, Paris VIII, 1995), Jacques Halbronn a publié des Guides des astrologues en 1981, 1984, 1995 et 1997. Un prochain guide devrait sortir au début de l’année universitaire 2005-2006. Jacques Halbronn a fondé en 1972 la Bibliotheca Astrologica, Paris, et a constitué le CATAF, Catalogue alphabétique des Textes Astrologiques Français (en ligne sur le Site CURA.free.fr). Il a publié aux éditions Ramkat, à Feyzin, en 2002 deux ouvrages, Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus et Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, en prolongement de sa thèse d’état, Le texte prophétique en France, soutenu en 1999 à Paris X (Nanterre). Cette thèse est notamment diffusée dans les bibliothèques universitaires, sur microfiche, sous la référence ANRT 34216. Elle est également en partie mise en ligne, sous sa forme d’origine, pour son volet Nostradamus, sur ce Site dans une rubrique spéciale intitulée Thèse de Jacques Halbronn On notera que J. Halbronn est également l’auteur de l’article “Astrologie” sur le Site Encyclopaedia Universalis en ligne/on line, son texte ayant été réédité en 2005 dans les Essentiels de la dite Encyclopédie. Il dirige actuellement le magazine en ligne Grande Conjonction (grande-conjonction.org). Il a collaboré au Site de la Faculté Libre d’Anthropologie de Paris, Hommes et Faits.com. Son dernier livre en date : Papes et prophéties. Décodages et influence, aux Editions Axiome, 2005, qui reprend, pour l’essentiel, des chapitres de sa thèse d’Etat. Vous pouvez contacter directement Jacques Halbronn : Halbronn@yahoo.fr

 

T. W. M. van BERKEL

 

Théo van BERKEL

 

Theo van Berkel est né le 10 juillet 1956, à Utrecht (Hollande). Au quotidien, il est infirmier en dialyse au Centre médical de l’Université d’Utrecht. De 1980 à 1994, il a pratiqué l’astrologie, et pendant quelques années il fut un correspondant régulier du magazine hollandais “Sagittarius”. La participation à cette revue astrologique lui a permis de se familiariser non seulement avec les fondements de l’astrologie judiciaire mais également avec les diverses techniques de prédiction. Il a écrit de nombreux articles, analysé divers horoscopes, donné des cours sur la manière de monter des thèmes horoscopiques et a étudié les éléments caractéristiques d’un certain nombre de systèmes de prédiction. En matière d’astrologie, Van Berkel définit une vraie prévision si deux paramètres seulement se réalisent : premièrement, la prédiction doit être accomplie à la date donnée, avec une écart tout au plus de deux jours, et en second lieu, les événements qui se produisent doivent correspondre au contenu de ladite prédiction.

L’intérêt de Van Berkel pour les Propheties de Nostradamus survient en 1980, après la lecture d’une série d’articles biographiques, écrits par un de ses collègues de “Sagittarius”. Van Berkel a commencé par examiner les quatrains et les Lettres, afin d’y découvrir les traces d’une technique de prédiction. Quelques données préliminaires de cette recherche ont été publiées dans “Sagittarius” en 1986 – 1988. En 2002, il décide de publier les résultats de ses investigations à la fois dans un livre, Nostradamus, Astrologie en de Bijbel – een lezing over zijn profetieën en brieven, et sur son Site Nostradamus, astrology and the Bible, ce qui représente une nouvelle étape dans son projet de recherche, basé sur l’astrologie et les correspondances avec la Bible. Ses publications sur Ramkat datent de 2003.

 

Lucien de LUCA

 

Lucien de LUCA

 

Lucien de Luca est né en 1951, à Paris. Il est médecin généraliste et diplômé de Neurophysiologie clinique. Après plusieurs lectures sur le syndrome religieux de certaines épilepsies temporo-limbiques ou psychiques, il s’intéresse en 1993 aux Prophéties de Michel de Nostredame où il remarque notamment cette expression de “comitiale agitation Hiraclienne” insérée dans la Préface à César comme la signature d’une observation clinique et autobiographique d’un médecin de la Renaissance, quand brûlaient hérétiques et pestiférés. Auteur d’un ouvrage documenté (430 pages au format 21 × 29,7 mm et plus de 300 références bibliographiques), intitulé Logodaedalia (paru en septembre 2001), “instruisant l’observation neuro-psychologique” dans l’oeuvre du médecin provençal, Lucien de Luca en a présenté quelques extraits choisis sur son Site Logodaedalia, qui présente ses travaux sur Nostradamus, et leur mise à jour régulière. A une argumentation pertinente portant sur l’analyse syntaxique des mots contenus dans le texte nostradamien, l’auteur ouvre de nouvelles perspectives quand à la compréhension de l’oeuvre du médecin de Salon-de-Provence.

Signalons également son autre Site Bibliothèque d’Asklépios, portant sur l’Histoire de la Médecine et consacré plus particulièrement à l’épilepsie, de l’Antiquité jusqu’au XIX siècle.

 

Elmar R. GRUBER

 

Elmar R. GRUBER

 

Elmar R. Gruber est né en 1955, à Vienne (Autriche). Il a étudié la psychologie, la philosophie et l’éthnologie à Vienne, Fribourg (Allemagne) et aux USA. Il est Docteur en psychologie et était chercheur associé à l’Institut für Grenzgebiete der Psychologie und Psychohygiene (Institute for Border Areas of Psychology and Mental Hygiene) du professeur Hans Bender à Fribourg, où il a été engagé pour étudier le paranormal et faire de la recherche expérimentale. Il a effectué des travaux sur le terrain en étudiant le Chamanisme et les rituels magiques au Mexique, aux Philippines et en Inde. Depuis 1984, c’est un auteur indépendant et il est conseiller scientifique pour la radio et la TV pour les questions traitant de la parapsychologie et de la psychologie “transpersonnelle”. Son travail actuel porte sur l’histoire culturelle des phénomènes mentaux anormaux. Elmar R. Gruber a publié de nombreux articles dans des revues scientifiques et il est l’auteur de 14 ouvrages, traduits en plusieurs langues. Par ailleurs, il est également l’auteur des célèbres CD-ROMs Mysterium (Munich, USM, 1996) et Enigma (Munich, Navigo, 2002).

Depuis plusieurs années, Elmar R. Gruber se documente sur la vie et l’œuvre de Nostradamus, un travail facilité par sa propre bibliothèque de livres anciens et rares sur l’Occultisme et l’Hermétisme, ainsi que sa collection spéciale d’ouvrages sur Nostradamus, avec notamment de nombreuses éditions des Prophéties.

Pour plus d’information, vous pouvez consulter son Website (en allemand) : Dr. Elmar R. Gruber.

 

Mathieu BARROIS

 

Mathieu BARROIS

 

Mathieu Barrois est né en 1948 à Saint-Pacôme de Kamouraska, sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, à 150 km à l’est de Québec. Après des études classiques dans sa région natale, il a étudié à l’Université Laval, à Québec, où il a obtenu une licence en Sciences de l’Administration. Il est aujourd’hui analyste en système et conseiller en gestion dans l’Administration publique. C’est au début des années 1980 que se manifeste son intérêt pour Nostradamus, avec la médiatisation du best-seller de Jean-Charles de Fontbrune. Cependant, son travail d’interprétation des textes de Nostradamus n’a commencé que plusieurs années plus tard. En 1990, il publie un livre dans lequel il tente d’associer certains quatrains autant à des événements historiques touchant le Québec qu’à des phénomènes climatiques et des catastrophes naturelles provoquées par le réchauffement climatique de la planète. Son ouvrage de 1991 a porté sur la traduction de la Lettre à Henry, roy de France second. En 2000, il ouvre un Site Internet MORIBIOS pour présenter notamment la traduction des rares quatrains datés et les quelques passages de la Lettre à Henry Second qui contenaient des dates. Par la suite, le Site sera étoffé et comportera de larges extraits de la dite Lettre.

 

Robert BENAZRA

 

Robert BENAZRA

 

Ci-après une brève présentation de mes recherches sur Michel Nostradamus.

Je suis est né à Lyon en 1953. Sur le Site Espace Nostradamus, dont le contenu est repris sur Encyclopaedia Hermetica, on trouvera des informations claires, précises et sérieuses sur cet auteur médiatiquement célèbre, mais dont la personnalité et les œuvres sont largement méconnues du grand public. C’est autour des années Soixante-dix que j’ai entendu parler pour la première fois des “Prophéties de Nostradamus”. A cette époque, ma connaissance du sujet était alors celle de la majorité des gens, autant dire que je ne possédais quasiment aucune information véritablement sérieuse tant sur l’homme que sur ses écrits, puisque l’essentiel de la production nostradamique était axé – depuis plus de quatre siècles – sur l’interprétation et le commentaire de textes dont on ignorait d’ailleurs la réelle provenance. Pour couronner cette ignorance, on peut dire que le monde universitaire était totalement hermétique à la seule évocation du nom “Nostradamus”, malencontreusement récupéré par l’ésotérisme le moins honorable. J’ai donc décidé de me documenter sur le sujet, de remonter aux sources en effectuant des recherches systématiques dans toutes les bibliothèques tant en France qu’à l’étranger, puis en classant et recoupant toute la documentation que j’avais ainsi amassé pendant plus d’une dizaine d’années. Au début de mes investigations, je voulais seulement trouver des réponses aux deux questions essentielles qui agitaient mon esprit : qui était réellement Nostradamus ? et quels furent ses écrits ?

Afin de trouver un début d’explication à ma première interrogation, j’ai cherché à me documenter sur les véritables origines de Michel de Nostredame, afin de connaître plus précisément le milieu et l’environnement social d’où il venait, puis celui dans lequel il a vécu. Une rubrique de Nostradamica, intitulée Ascendance contient l’essentiel de nos connaissances actuelles sur les origines familiales de Michel, de son trisaïeul paternel, Vital de Carcassonne à son père, Jaume de Nostredame. Dans la section Biographie, j’ai essayé de poser des jalons sûrs sur le parcours emprunté par cette personnalité complexe que fut Michel de Nostredame, avant de devenir Nostradamus.

Parallèlement, afin de pouvoir répondre à ma seconde interrogation, celle où d’ailleurs l’incurie sur le plan bibliographique était la plus totale, je me suis mis à la recherche des publications originales de Nostradamus et des manuscrits non publiés consacrés au médecin de Salon-de-Provence. J’ai pu notamment retrouver les traces de deux exemplaires de la première édition des “Prophéties de Nostradamus”, publiée en 1555 par Macé Bonhomme, ainsi qu’un exemplaire de la seconde édition, datée de 1557 et éditée par Antoine du Rosne. Ces deux éditions ont été rééditées en fac-similé, respectivement en 1984 et 1993 par l’association Les Amis de Nostradamus (Lyon). Dans la section Bibliographie, j’ai résumé l’essentiel de mon enquête bibliographique, publiée en 1990 et intitulée : Répertoire Chronologique Nostradamique (RCN). Depuis cette période, on peut se réjouir que nombreux universitaires se soient penchés avec bonheur sur Nostradamus et son œuvre.

Aujourd’hui, dans la rubrique Analyse, j’ai souhaité insérer des études inédites et pertinentes, souvent contradictoires et dont je ne partage pas toujours les conclusions. En ouvrant notre tribune à la Critique nostradamique, nous voulons susciter de nouvelles réflexions et études, afin de faire avancer les recherches sur des pans encore méconnus de sa vie et de son œuvre. Notre but étant la mise à disposition d’un corpus le plus exhaustif possible “pour le commun profit des humains”, pour employer une expression de Michel Nostradamus dans sa Lettre à César.

 

 

 

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jacques Halbronn De quelques déficiences de la langue française (et de l’hébreu » concernant les marqueurs de genre

Posté par nofim le 8 mars 2021

De quelques déficiences de la langue française (et de l’hébreu) concernant les marqueurs de genre

Par Jacques Halbronn

 

 

Nous avons déjà signalé une anomalie de l’hébreu tel qu’il nus est parvenu en ce qui concerne l’usage du possessif. Il n’est pas cohérent de se servir de la forme « ata » du pronom personnel quand on s’adresse à un homme ou à une entité masculine puisqu’en hébreu, la finale en « a » est censée être féminine comme on le voit pour le traitement de l’adjectif. Même au niveau du verbe au prétérit, l’on passe de katav, il écrivit à katva, elle écrivit.

Mais le français n’est pas à l’abri de certaines anomalies que nous allons derechef signaler en ce qui concerne l’usage de la voyelle ‘»a »., chère à l’italien, à l’espagnol, à l’arabe ou au russe sans oublier le latin pour indiquer le passage au féminin. En revanche, ce marqueur n’est usité en allemand que pour les prénoms féminins : Greta, Sophia, Margarita, Carlotta etc. Ce qui vaut aussi pour l’anglais.

D’entrée de jeu, l’on trouve en français l’article défini au féminin « la » : la mer. Mais aussi « je la vois ». Et puis, en ce qui concerne le possessif , le ‘ta » ; c’est ta voiture ; ta s’accordant non pas au sujet possesseur mais à l’objet possédé/ Cela vaut aussi pour ma voiture ou sa voiture. Donc le a n’est pas absent du nombre des marqueurs en français mais n’est il pas temps justement de remettre en question un tel statu quo bancal ? On est en plein syncrétisme dans la mesure où des règles différentes y cohabitent. En français ne dit on pas à propos d’une femme « je vais lui demander’ et ne s’adresse t-on pas à elle par un « je te le demande » ? Or, lui et le sont typiquement des facteurs masculins, n’est-il pas vrai ? Rappelons que l’anglais ne tombe pas dans ce type de problème en ne marquant pas le genre  comme avec le « the », ce qui vaut aussi, de surcroît, pour le pluriel !

 

 

Revenons sur le cas du possessif où l’on trouve, pour la deuxième personne du singulier « ton » et « ta », respectivement pour le masculin et le féminin alors que l’on a en français le duo bon et bonne. On voit mal comment on peut passer de ton à ta, cela sonne étrangement. Cela vaut aussi pour mon et ma, son et sa. La règle générale, en effet, voudrait qu’en français, pour passer ergonomiquement d’un genre à l’autre, il suffit d’ajouter ou de supprimer un « e », ce qui est attesté en allemand : klein/ kleine.. Donc, le « ton » devrait donner au féminin « tone » tout comme dein donne deine, sein, seine. D’ailleurs on notera que si l’on dit ‘ma femme », on dit « mon épouse », mon histoire, mon épée etc ce qui montre bien que le ‘on’ n’est pas du tout incompatible pour le traitement du féminin. Exit donc le « sa »,le « ta », le « sa » qui sont autant de barbarismes venus d’ailleurs et qu’on peut laisser à d’autres!

Arrivons-en à l’article défini au féminin « la » que l’on retrouve tant au nominatif qu’à l’accusatif. « La maison, je la vois’ à coté de « le lion, je le tue ». Rappelons le cas du pronom personnel français au singulier : il et elle, ce qui est bien plus correct sans aucun besoin du « a » ! Pourquoi a -t-on en français « elle » et « la ».au féminin face à « il » et « le » au masculin ? On notera que l’on dit aussi « je ne vois qu’elle », « je ne vois que lui ». Elle et lui peuvent tout à fait servir alternativement de nominatif et d’accusatif  et de datif: « Lui, il sait ce qu’il faut faire , il lui parle, à elle». Mais dans cette dernière formule, »je lui ai dit » cela vaut aussi bien pour un homme que pour une femme .Lui peut ainsi désigner une femme. On voit donc que le distinguo masculin féminin est ici superflu et que sans grand effort, on pourrait tout à fait s’en passer !

Récapitulons : pour l’article défini, on proposera : le et elle mais on remarquera qu’en italien et en espagnol, cela commence par une voyelle : el, il et que si au féminin on a « elle » en français, cela signifie qu’on a du avoir « el » ou « il » au masculin, le féminin prolongeant le masculin par un « « e » Il est possible que la forme « le » soit liée à l’expression orale pour rendre « el », car l’on sait que l’écrit se calque parfois sur l’oral comme dans le participe passé français qui aboutit à rendre la finale « ed » par un ‘é ». Notons que l’anglais a gardé la forme écrite « ed » dans son emprunt au français. Le problème, c’est qu’en supprimant non seulement à l’écrit mais à l’oral le d final, on n’est plus en mesure de former le féminin du participe, ce quo pose un problème avec la mode de l’inclusivité : faut-il dire une députée- en insistant lourdement sur le « e » final ou une députéde  tout comme on dit écrit et écrite. ?

Terminons notre audit avec la question du sujet masculin ou féminin car le français tient compte du genre de l’objet et non de celui du sujet : on dira d’une femmes qu’elle promène son chien et d’un homme qu’il conduit sa voiture. L’anglais précise avec « his » et « her » ce qu’il en est tout comme l’allemand avec « sein » et « ihr ». En français, la seule solution serait de rajouter « à elle » ou  »à lui », ce qui est d’ailleurs le cas de l’hébreu : » shéla et shélo littéralement qui est à elle, qui est à lui. (shé étant l’abrégé du relatif asher, le verbe être étant sous entendu au présent). Pour en revenir à l’hébreu, il serait grand temps que l’hébreu permute la deuxième personne du singulier et dise « at » à un homme (et accessoirement à Yahwé) et « ata » à une femme car en hébreu, l’usage du « a » comme marqueur du féminin semble incontournable. En français, on n’a pas ce problème et l’on n’use pas du « a » pour le masculin mais il ne faudrait même plus s’en servir pour le féminin ! Croit-on que perpétuer de telles incohérences soit sain pour les locuteurs, à commencer pour les plus jeunes. ? Certes, l’anglais et l’allemand échappent-ils à l’emprise du « a » mais ils ne gèrent pas pour autant correctement la dialectique du masculin et du féminin, l’anglais parce qu’il prononce tous les mots sur le mode féminin ,: intelligent devient en anglais à l’oral « intelligente » sauf pour les cas cités plus haut his/her- et l’allemand parce qu’il n’a pas compris que le masculin ne devait pas prononcer la consonne finale, réservé au féminin puisqu’il s’échine à prononcer le « n » final des adjectifs au masculin comme dans « klein », ce qui montre qu’il a perdu le mode d’emploi qu’a su perpétuer et préserver le français quand il distingue grand et grande, fort et forte à l’oral, non pas en insistant sur le « e » final mais en occultant la consonne finale.

 

JHB

08. 03 21

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jacques Halbronn Manifeste pour une praxis de l’écriture

Posté par nofim le 5 mars 2021

 

 

Manifeste pour une praxis de l’écriture

par  Jacques  Halbronn

En hommage à  Ernest  Florian Parmentier (1879-1951), auteur du Manifeste de l’Impulsionnisme (1904)

 

Nous pronons  l’utilisation d’archives  plutôt que de souvenirs. Entendons par archives  des lettres, des journaux  écrits sur le vif, dans l’impulsion et la volonté d’interpeller  l’autre ou soi-même  et non réchauffés par la mémoire.

Il y a, selon nous, quelque différence entre adresser une lettre et de nos jours un courriel, un SMS et  raconter  le passé au prisme du présent et alors que les enjeux ont disparu ou sont devenus d’un autre ordre

Une chose, en effet, d’adresser une missive à une femme, par exemple, pour la fréquenter, pour la revoir, pour une raison ou pour une autre, avec en vue un objectif à court terme, une autre de se rappeler quelque moment d’un passé révolu. Nous ne pensons pas que l’écriture soit, dans les deux cas, tout à fait la même, ait la même densité,la même intensité. Et pour le journal, l’analyse sera du même ordre. Quand on écrit  à soi même, pour soi même, c’est quelque part dans un certain état d’urgence, ne serait-ce que pour faire le point, dialoguer avec soi-même. C’est ainsi que nous venons de terminer un recueil de lettres et de journaux s’étalant sur une bonne  cinquantaine d’années et cela n’aurait évidemment pas la même teneur si nous avions évoqué ce demi-siècle au prisme de notre mémoire actuelle!.

Voilà pourquoi nous parlerons d’une « praxis » de l’écriture et d’un Manifeste dans ce sens. En relisant ces quelques 500 pages, nous avons la certitude que nous n’aurions, d’aucune manière, été en mesure de les recréer  avec le recul, ce qui ne signifie pas que l’entreprise n’eut représenté aucun intérêt littéraire et même il n’est pas impossible que le recueil que nous présentons ne dispose pas de certaines qualités propres au genre du roman, avec ce que cela implique de décantation. Mais n’est il pas temps de repenser certaines formes d’expression prenant le contre pied de ce « nouveau roman » que nous avons fréquenté dans les années 60 et auquel nous avions consacré un mémoire, à l’Université Hébraique de Jérusalem en 68-69  dans la classe de littérature  française  de Jean Poliatschek, aux antipodes  de l’esprit du présent Manifeste. Dans notre entourage, on nous avait découragé alors  de reproduire sous forme théatrale,  des scènes  auxquelles nous avions assisté . Finalement, nous  avions renoncé à opter pour une carrière littéraire ne trouvant pas la bonne approche. Mais nous allions faire de la littérature sans le savoir, sans le vouloir en rédigeant des lettres, en écrivant dans notre journal « intime » ou du moins est-ce ce que nous prétendons  avoir accompli. D’où ce Manifeste qui vient justifier et valider la publication (prévue) d’ un tel volume avec un recul qui n’est pas celui de la mémoire mais au contraire de l’oubli.

En parlant de Manifeste, nous ne pensons pas à celui du Surréalisme mais à celui produit par le second mari de notre grand mère, qui prit le nom de plume de Claude Jonquière (du nom de la rue du même nom dans le XVIIe arrondissement de Paris, où se trouve une piscine). L’auteur Ernest Florian Parmentier, né à Valenciennes, d’un Manifeste de l’Impulsionisme le fit connaitre en 1904 à l’âge de 25 ans.  Decaudin écrit à ce sujet  » Son Manifeste de 1904 aspirait à donner à la pensée sa forme la plus élevée lorsque l’intuition de l’essence infinie, « saisie par la conscience devient mouvement, créateur, impulsion »,  Il devint éditeur et notamment celui de notre grand mère, avec les Editions du Fauconnier qui succédèrent, nous semble-t-il, aux Editions de l’Impulsionnisme. Par une étrange coincidence,  ces Editions étaient établies au 71, rue Vasco de Gama, dans le XVe arrondissement de Paris. Or, cette rue nous état devenue familière dès les années 90 du fait d’un de nos amis,  touché d’ailleurs par l’écriture autobiographique mais plutôt sur le mode du souvenir – né le même jour de la même année que nous – qui habitait et habite toujours,  au numéro  65!

Au fond, il s’agirait de créer une collection d’ouvrages  suivant le même principe que  pour le notre, à savoir ayant recueilli  et conservé une somme de documents échelonnés sur des décennies. Manifeste  pour une « praxis », comme nous nous en sommes déjà peu ou prou expliqués, dans le sens d’une volonté d’agir, d’obtenir un effet sur autrui ou/et sur soi même, ce qui pouvait comporter également des textes reçus de la part  des correspondants. On connait l’histoire de ce genre littéraire des « Lettres » mais il s’agit généralement, d’une fiction alors qu’ici nous sommes confrontés en temps réel à des situations en train ou sur le point d’être vécues ou dans la perspective de l’être. Ici, tout est vrai, a vraiment été écrit et adressé à la date indiquée. Nous préconisons toutefois de changer les prénoms des intéressé(e)s. Signalons  notre activité par ailleurs dans le champ de l’improvisation musicale,ce qui fait pendant, nous semble-t-il , avec cette « praxis » littéraire dans la mesure où nous accordons la plus grande place à la spontanéité  et là encore l’on pourra nous objecter que cela pourrait nuire à la qualité artistique et en quelque sorte artisanale de l’oeuvre. Il est possible,il est vrai, que le côté « brut », « amateur » de ce type de « travail » puisse heurter ceux qui aiment retravailler leur production Mais  il se trouve que nous nous méfions, du moins dans le domaine artistique et littéraire, de tout ce qui aura été trop préparé, arrangé, ce qui  pourrait bien être le signe d’une volonté de masquer une certaine insuffisance comme lorsque l’on ajoute quelque ingrédient à un produit insipide ou gâté.
Il est vrai qu’en tant qu’historien,  le goût de l’exploitation et l’exploration des documents est comme une seconde nature. Le fait de fournir au lecteur un ensemble de  pièces datées « pour de vrai » convient à notre méthode de travail. Enfin, nous dirons que la vie est un roman et qu’il y a des façons romanesques de vivre sa vie sans qu’il soit besoin d’en rajouter.  On notera l’opposition entre le souvenir qui relève de la subjectivité  et les souvenirs qui sont des objets et on aura compris que nous sommes en faveur d’une littérature des souvenirs et non du souvenir.

En ce qui concerne notre propre ouvrage, il s’apparente  quelque part, dans sa thématique,   à  l’Histoire de Jacques Casanova de Seingalt vénitien, écrite par lui-même à Dux, en Bohême,  écrit  en  français à partir de  1789 et poursuivi juqu’à  sa mort survenue en 1798 et il est possible  que ce soit dans le domaine des relations amoureuses qu’un tel Manifeste fasse le plus sens.

 

JHB

05. 03 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans LINGUISTIQUE, PSYCHOLOGIE, symbolisme | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn La (non) prononciation de la consonne finale en français.

Posté par nofim le 5 mars 2021

La  (non) prononciation de la consonne finale en  français

par  Jacques  Halbronn

Depuis quelque temps, au  nom  d’une démarche « inclusive » sévit sur France Culture, entre autres, la formule  » Bonjour  à toutes!  et  à tous  » avec un « tous » qui fait « tousser » et s’entend « tousse » alors même que le « s » de « toutes n’est pas prononcé! En quel honneur, de quel droit, une telle pratique serait -elle acceptable? Qu »est ce qui est enseigné à l’école ou à la Fac? Faut-il se contenter de parler « comme tout le monde » comme un mouton de Panurge? Pourquoi dit-on « tous » en faisant claquer la consonne finale  et pas « desssous » de la même façon? Quid de tous ces marqueurs de pluriel  en « s ». Devra-t-on bientôt dire  « des allumettes » en prononçant le « s » de « des »  et de ‘allumettes »?  Pensons à la chanson de Fronçoise Hardy  « Tous les garçons et les filles de mon âge » où aucun »s » final n’a l lieu de se prononcer! Il est donc bien fâcheux que France Culture donne le mauvais exemple plusieurs fois par jour. Il est vrai que le sort phonique du « r » n’est pas non plus très évident comme dans « jour » justement ou dans « pour ». Certes, dans « pour une fois », la voyelle qui suit pour justifie que l’on prononce le « r » mais pas dans « pour moi »: Est ce que l’on prononce le r des infinitifs  en « er » s’il  n’est pas suivi d’un mot débutant par une voyelle?  » Tu vas manger une pomme » ne s’entend pas comme  « Tu vas manger ta pomme ». C’est tout le charme, le génie du français qui exige une certaine attention qui n’est pas requise dans d’autres langues! Va-t-on se mettre à prononcer le « s » de la deuxième personne du singulier dans « tu manges ce fruit »? Il  y a en effet deux poids deux mesures. On est en pleine dualité tout comme dans le cas des marqueurs de genre pour les adjectifs. Notons qu’en hébreu, l’on ne conjugue pas la deuxième personne du singulier de la même façon selon que l’on s’adresse à un homme et à une femme!  A la différence de l’hébreu, le français ne marque pas oralement le pluriel des adjectifs  puisqu’il ne fait pas entendre le s final sauf exception. En français, la séparation entre l’oral et l’écrit est assez remarquable et il  importe de ne pas confondre ces deux registres dans l’enseignement du français  langue  étrangère (FLE) On ne prononce pas « comme ça s’écrit ». L’italien  aura aligné l’écrit sur l’oral en supprimant justement le « s » final que l’on retrouve tant en latin qu’en espagnol (castillan). Sous l’influence du modéle français, l’anglais marque le pluriel par un « s » à la différence de l’allemand.

  Va-t-on aligner en français l’oral sur l’écrit? Dans un cas comme dans l’autre, doit on en rester au statu quo, au milieu du gué? Paradoxalement, en français, on insiste sur la différence de prononciation inclusive pour le genre : écrivain/écrivaine pour ne pas donner, nous dit-on, l’impression que certaines activités seraient réservées aux hommes. Va-t-on vers peintre et peintresse sur le modéle prince/princesse? Prenons justement le cas écrivain/écrivaine, l’on note que dans écrivaine on n’entend pas le « ain » d’écrivain pas plus que l’on ne prononce le « n »  final alors que pour grand et grande, l’on prononce le « an » de grand  quand on dit « grande », ce qui est une erreur, il faudrait dire « gran(e)de » puisque le « d »est suivi d’un « e ». En effet, le masculin  non seulement ne rend pas le « d » dans  grand mais en plus il ne rend pas non plus le « n »‘ le remplaçant par une diphtongue « an ». Il en est de même pour écrivain avec le son « ain » qui n’est pas un « n ». Comme écrivait notre grand mère maternelle, sous le pseudonyme de Clause Jonquière, dans son livre non publié ‘L’orthographe d’usage rendue facile »(1956),  en français un mot fait partie d’une série de mots et ne doit pas être isolé. Par exemple: forêt, forêts,  forestier et toutes les conjugaisons qui introduisent des variations. Je sais, je savais, nous saurons  etc. L’anglais, tout au long du dernier millénaire, a beaucoup emprunté au  français  et en perpétue des formes « archaiques » comme le « ed » à la finale des participes, ce qu’en français l’on aura fini par remplacé par un « é », soit la victoire de l’oral sur l’écrit. Malheureusement, ce faisant, on ne sait plus marquer le féminin du participe sinon en ajoutant un e au é au lieu de placer un e à la suite du « d »! Député/ députéde  (sic)si l’on veut être inclusif plutôt que « députée » ce qui  oblige à épeler : » mon amie -ie ».
On   conclura qu’il faut apprendre à lire le français, un art qui s’est perdu notamment à  cause des dictées où pour aider les élèves, l’enseignant triche avec la prononciation. Et comme on a dit, il importe de controler tout particulièrement le LEF  car l’étranger apprenant le français ne comprendra pas le français oral lequel est resté, grâce au ciel, le gardien des bons codes, en dépit de quelques dérapages qui ne font pas encore tâche d’huile. La grande question qui se pose est bel et bien la suivante, quelle est la bonne version du français, celle de l’école ou celle de la rue? Paradoxalement,  c’est le français de la rue qui a raison quand il « mange » les « e », quand il relie les consonnes entre elles  et  le français est une des rares langues que nous connaissions qui sera parvenue à préserver une telle tradition orale laquelle ne s’apprend que dans le français langue maternelle…Les langues  reflétent un ordre social très ancien  que l’on ne saurait oublier et qui persiste notamment en français d’où l’importance qu’il y a à veiller sur l’intégrité de cette langue, tout particulièrement et c’est d’ailleurs cette qualité qui depuis longtemps a sous tendu sa primauté par rapport aux autres langues qui lui ont si largement emprunté..

 

 

JHB

5.03 21

Publié dans LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

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