Jacques Halbronn La restauration du projet de départ en linguistique, en théologie et dans le champ « ésotérique »

Posté par nofim le 16 juillet 2021

La  restauration du projet de départ en linguistique, en théologie et  dans le champ  « ésotérique ».

 

Par  Jacques  Halbronn

 

L’idée d’un plan initial  qui aurait  été corrompu par la suite semble déplaire à nombre de chercheurs lesquels considérent que ce « plan initial » ne peut que nous échapper et qu’il vaut mieux tabler sur le résultat final », avec les fruits qui en résultent. » Comme les hommes de son époque, explique Gilles Marmasse,  Hegel pense qu’il y a un sens à l’Histoire, mais en plus,  un sens progressif. Quelqu’un comme Rousseau pense qu’il y a un sens à l’Histoire, mais ce sens est une décadence ». 

Nous nous rapprocherions donc plus de Rousseau que de Hegel  Mais si l’Histoire est  vouée à la corruption, comment prétendre remonter à la source ?

 

Dans les divers domaines cités en notre titre, nous pensons avoir pu  parvenir à restituer le plan de départ selon une méthodologie permettant de repérer les éléments rajoutés ou au contraire supprimés, soit les deux causes de décadence. Une anecdote nous vient à l’esprit, celle de cet homme cherchant un objet non point là où il sait qu’il l’a perdu mais là où c’est éclairé. On ferait ainsi de nécessité  vertu en optant pour l’approche préconisée par Hegel car il est bien commode, nous semble-t-il, de se persuader  du « progrès », comme on le ferait d’un arbre qui aurait « poussé » et dont il s’agirait de recueillir la production au  final.

D’où l’importance que nous accordons aux  faux, aux imitations, aux contrefaçons qui viennent défigurer le « plan initial », étant entendu que pour les hégéliens  tout ce qui advient fait partie intégrante du dit plan. On trouve une telle attitude de façon caricaturale chez un Patrice Guinard, formé à la philosophie,  traitant de la chronologie des éditions centuriques lorsqu’il tente de nous démontrer que tous les aléas observables étaient dument prévus par Nostradamus, que ces aléas seraient ainsi partie intégrante du projet et non pas une déviance par rapport à celui-ci !

Dans le domaine religieux, l’on rencontre un même état d’esprit  à savoir que ce que telle doctrine est devenue correspondrait à son « aboutissement », à sa « finalité » et qu’il n’est donc pas utile de vouloir restituer un quelconque « plan » dans toutes sa « pureté » première.

Dans le domaine linguistique, on trouvera le même propos quant à la vanité  de tout retour en arrière et toute quéte d’un état « originel ». Pourtant,  comme nous l’avons montré dans divers « mémoires », il nous semble tout à fait possible de noter des aberrations et de les corriger tant une logique semble à l’œuvre dans l’élaboration des langues même si la dite logique peut avoir été mise à mal. C’est bien là tout le probléme : on nous affirme qu’il n’y a rien à comprendre d’un point de vue structurelle, à preuve justement les  incohérences que l’on peut y déceler ! Dialogue de sourds  entre rousseauistes et  hégéliens ! Probléme de la poule et de l’œuf, de la cause et de l’effet. Il est tellement plus simple de prendre l’effet pour la cause, ce qui dispense d’aller rechercher quelque  essence. On préférera s’en tenir à l’existence, au devenir qui serait l’expression même  du projet à déterminer !

Cela renvoie au structuralisme : selon nous, chaque fois qu’une dissymétrie, une invraisemblance peuvent s’observer, cela nous permet de retrouver une certaine diachronie derrière la synchronie.

Dans le champ théologique,  la notion de création nous apparait capitale : le « créateur », à tous les niveaux, pose un projet qui offre un équilibre, une symétrie. Toute création impliquerait un tel point de départ sans lequel elle ne ferait guère sens.

Le génie serait celui qui serait capable de restaurer cette impulsion première, de régénérer le projet premier du Créateur. Inversement, croire que la création ne ferait sens qu’in finé, qu’elle échapperait  au créateur nous apparait comme un contre sens caractérisé et subversif  et disons- le un blasphéme visant à dévaloriser le créateur, à en relativiser l’ impact en conférant au récepteur l’ascendant sur l’émetteur, au peuple sur le souverain. On serait ainsi en pleine lutte des classes et l’on sait que Marx  était le disciple de Hegel.

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

16 07 21

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La linguistique au prisme de la dialectique Jupiter- Saturne

Posté par nofim le 6 juillet 2021

La linguistique au prisme de la dialectique  Jupiter-Saturne

Par  Jacques  Halbronn

 

Le Saturnien  a tendance à  vouloir entériner un certain consensus/socle social, ce qui confine généralement à une posture apologétique, visant à protéger le groupe face aux intrusions et interrogations du Jupitérien.

En matière de tests d’identification des signatures saturnienne ou jupitérienne, le rapport à la langue nous apparait comme très révélateur de ce qui distingue ces deux tempéraments/comportements.

C’est pourquoi nous conseillons aux astrologues qui seraient chargés d’opérer une telle distinction de faire lire certains textes critiques et d’observer les réactions du lecteur. A contrario du Saturnien, le jupitérien accueillera plus sereinement  les questionnements de type lexical ou grammatical, surtout s’il s’agit d’envisager des réformes visant à une meilleure cohérence, ne se contentant pas de la force de l’habitude. On peut évidemment trouver d’autres thèmes clivants, à commencer par le rapport à l’astrologie qui sera plus ou moins ouvert à la critique et  à la réforme, selon que l’on aura affaire à des saturniens ou à des jupitériens.

Passons donc à présent à notre exposé linguistique. Il s’agira ici de réfléchir sur la fonction des pronoms personnels en français et par comparaison éventuellement dans d’autres langues comme l’italien, l’espagnol, l’anglais ou l’allemand.

La thèse que nous défendrons ici est celle du caractère redondant, de double emploi, en français de ce qu’on appelle « pronom  personnel ». Posons déjà la question : qu’est- ce qui vous semble inutile dans la construction de la phrase française ? On doit s’attendre à ce que le Saturnien de base réponde que tout est à sa place et qu’il n’y a rien à changer. A contrario, il y a des chances que le Jupitérien y trouve « à redire ». Le probléme se complique lorsque l’on a affaire à une personne dont le français n’est pas la langue maternelle (le FLE   français langue étrangère) et qui aura tendance à ne pas poser trop de questions qui seraient le signe d’une certaine ignorance. Oser  s’interroger sur la cohérence d’une langue exige déjà une certaine assurance, un peu de « toupet ». C’est dire que sur ce terrain de la langue, les réactions risquent d’être assez révélatrices.

Quel est donc le probléme à propos des pronoms personnels ? C’est qu’en français, à la différence de l’anglais, le pronom personnel est déjà dans le suffixe : quand on dit « mangerez », la finale « ez » est déjà la marque de la deuxiéme personne du pluriel de l’indicatif présent tout comme la finale « ons » pour la première. Et cela vaut aussi bien pour le présent que pour l’imparfait « mangions » ou le futur « mangerons » En fait, c’est surtout pour la première et deuxième personnes du pluriel que le constat est net.

Le probléme se pose également pour le passé composé face au futur. Il y  a fort à parier que les locuteurs francophones connaissent mal les arcanes de leur propre langue mais aussi que les étudiants en français langue étrangère ne sont pas forcément beaucou mieux lotis. Le verbe avoir joue ici un rôle clef : j’ai mangé, je mangerai. Dans un cas l’auxiliaire précéde le verbe et dans l’autre, il le suit. Le ‘ai »de j’ai mangé est le pendant exact du « ai » de je manger-ai, formé à partir de l’infinitif en « er ». Donc , revenons à nos « moutons » et demandons –nous à quoi peut bien servir le pronom personnel dans les cas ci-dessus exposés/ Qu’est ce que cela changerait si au lieu de dire j’ai mangé, je mangerai, je disais « ai mangé » ou « mangerai » Les autres langues latines se dispensent volontiers d’un tel usage du pronom personnel  quand il est suivi d’un verbe le comportant. D’aucuns nous objecteront que le présent de l’indicatif  en français se confondrait alors avec l’impératif comme dans le ‘Allons enfants de la patrie » de l’hymne de la Marseillaise. A cela nous répondrons que les autres langues citées se débrouillent très bien sans le pronom personnel : Andiamo  peut aussi bien signifier :  « allons-y » que « nous y allons ».

C’est en anglais que le pronom personnel  séparé semble indispensable bien plutôt qu’en français ! Cela tient au fait que l’anglais n’use pas de suffixe pour sa conjugaison verbal, ce qui vaut aussi pour l’allemand.  Le français peut se passer du pronom personnel dans sa gestion du verbe tout simplement parce que le dit pronom  constitue le suffixe. On a le même phénoméne en hébreu (et en arabe), autres langues méditerranéennes, qui marquent le verbe au passé par un pronom personnel suffixé au passé : Katavti : j’ai écrit, Katavta : tu as écrit etc. Ici, c’est le verbe avoir qui indique le pronom personnel et donc on pourrait se contenter de dire  ‘ai écrit », « as écrit ».

La langue reste en effet une pomme de discorde entre Saturniens et Jupitériens car pour les premiers, la langue est un héritage sacré auquel il ne faut pas toucher alors que pour les « vrais » jupitériens c’est une autre histoire. Rappelons, à toutes fins utiles, que ce n’est pas l’étude du thème natal qui permet de trancher du moins dans le cadre de notre anthropocosmologie.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

06 07 21

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Jacques Halbronn La mémoire de la langue orale en hébreu et en français

Posté par nofim le 30 juin 2021

 

 

La mémoire de la langue orale  en hébreu et en français

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Le drame de l’hébreu, c’est la perte de sa tradition orale en raison des vicissitudes de l’Histoire. Le français semble avoir été en partie épargné par une telle mésaventure du fait d’une certaine stabilité territoriale. C’est un point qui d’ailleurs aura souvent été négligé probablement parce qu’il aura semblé que la recherche d’une oralité à rétablir a longtemps du paraitre comme une gageure au même titre que la détermination d’une langue première.

Ot, nos travaux auront visé à montrer  toute l’importance de la dialectique de l’écrit et de l’oral et notamment de la conservation des codes de prononciation de telle ou telle langue. Certes, on nous enseigne la « lecture », la « prononciation » des mots mais que peut valoir une telle transmission, peut-on s’y fier ? Bien des éléments tendent à nous en  faire douter.

Dans le cas du français, il semble que l’on puisse espérer parvenir à restituer la langue « parlée » et à préciser le passage de l’écrit à l’oral, notamment à partir des emprunts de l’anglais au  français qui restituent une prononciation française  perdue en route (lost in translation). Mais l’essentiel consiste à montrer la vitalité de la tradition orale du français telle qu’elle peut s’observer et qui diffère singulièrement de l’enseignement du français  « lu » à haute voix.  Autrement dit, le français fonctionnerait « à deux vitesses », le français « lu » et le français « parlé » étant entendu que nombre de locuteurs s’expriment dans un français de « lecture », sous l’influence d’autres langues.

Quant à l’hébreu, il y a certes eu des tentatives d’apporter des « voyelles »à une transmission purement consonantique. (Massoret) puisque cette langue s’écrivait sans ces voyelles censées aider à la prononciation. Un cas remarquable est le marqueur de genre du pronom personne hébraique au masculin  et au féminin qui est inversé : Ata masculin, At féminin !  D’où d’étranges formules dont personne ne semble se soucier telle que  « Baroukh Ata », avec deux modes contradictoires !

Le charme du français tient à son rapport subtil entre l’écrit et l’oral avec un oral qui prend ses distances par rapport à l’écrit, ce que ne fait pas l’hébreu. En français, tout ce qui s’écrit ne se prononce pas pour autant, les mots ne sont pas séparés nettement les uns des autres mais au contraire fortement connectés entre eux , la phrase l’emportant sur le mot, les mots constituant une chaine, ce qui ne peut que dérouter le non initié.  Certes, l’hébreu semble avoir conservé l’idée d’un passage ésotérique entre l’écrit et l’oral, puisqu’il n’écrit pas les voyelles comme il a été dit plus haut et l’on connait la question de la (non) prononciation du tétragramme mais on n’y trouve pas de ‘liaison » au sens du français même s’il y  a le « sheva », correspondant au « e muet » du français, ce qui d’ailleurs rapproche les deux langues, puisque ce « e muet » est inconnu des autres langues latines. La sonorité du français est bien plus complexe à maitriser que celle de l’hébreu telle qu’on entend l’enseigner de nos jours.

 

JHB

30 06 21

 

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Jacques Halbronn Scriptologie. Du rôle de la lettre « i » dans la conjugaison et dans la prononciation du français

Posté par nofim le 14 juin 2021

 

SCRIPTOLOGIE

Du  rôle de la lettre « i » dans la conjugaison et dans la prononciation du français

 

Poursuivant notre approche structurelle de la grammaire française,, nous revenons ici sur le passage d’un temps ou d’un mode à un autre, par le recours à l’emploi de la lettre « i ». Nous renvoyons à nos précédentes études autour des lettres « e » et « n ». Il apparaît que si l’on interroge des francophones sur ces modes de passage, ils n’ont pas- sauf erreur- de réponse spontanée, immédiate qui résulterait de l’enseignement du français qu’ils auraient suivi durant leur scolarité. (cf notre récent travail Sur la dialectique de l’écrit et de l’oral, en ligne sur la plateforme SCRIBD. Nous aborderons successivement la fonction morphologique et la fonction phonologique de la lettre « i » en français.

 

I La fonction morphologique du i

Nous aborderons successivement le passage du présent de l’indicatif à l’imparfait de l’indicatif et au subjonctif présent et le passage du futur au conditionnel, au prisme, chaque fois, de l’utilisation de la lettre « i ».

I Le socle du présent de l’indicat

 

Notre analyse concerne le pluriel des conjugaisons et non le singulier.

Nous mangeons, vous mangez devient à l’imparfait nous mangions et vous mangiez et au subjonctif présent que nous mangions, que vous mangiez

 

 

II La fonction phonologique du i

 

Si le français moderne a su préserver la prononciation spécifique liée à la lettre n – on, an, in, un, il semble bien qu’il ait « décroché » en ce qui concerne l’usage « phonique » de la lettre i quand celle-se combine avec une autre voyelle : ai, ei, ui, oi, ce qui ne va pas sans produire des dysfonctionnements au prisme de la doctrine phonologique qui suppose que le locuteur agisse de façon rationelle et pratique…

 

C’est ainsi que la troisième personne du pluriel pose un probléme récurrent quant au passage de l’écrit à l’oral en français ; Ils mangent, ils mangeaient, qu’ils mangent qui se confondent à l’oral avec la troisiéme personne du singulier : il mange, il mangeait, qu’il mange ! A l’évidence, comme on dit : ‘lost in translation », perte dans la transmission orale de l’oralisation de l’écrit. On peut penser que la lettre « o » a disparu ici au pluriel et qu’il faudrait aligner ce dispositif sur le futur en « »ont », ils mangeront, ce qui donnerait ils mangeont. Et d’ailleurs, on a des exemples dans ce sens : ils font, ils ont, ils sont. En ce qui concerne l’imparfait, la forme pluriel en « aient » devrait se prononcer « aillent » (aye), ce qui la distinguerait du singulier, sur le modèle : qu’ils s’en aillent, qu’ils travaillent, qu’ils vaillent comme on dit paille.

On forme en français le conditionnel à partir du futur par l’utilisation de la lettre « i »mais toujours pour les seules deuxième et troisiéme personne du pluriel ; nous mangerons, nous mangerions, vous mangerez, vous mangeriez.

Quid de la troisième personne du pluriel ?

Ils mangeront devient au conditionnel : ils mangeraient et non ils mangeriont. Cette forme mangeraient rejoint la finale de l’imparfait ils mangeaient et nous avons dit plus haut qu’ils faudrait prononcer ils mangeaillent et ils mangeraillent »

 

 

 

Le français a largement perdu le son « aye » et encore plus le son « oye » : doit-on dire « royal » à l’anglaise ou « roi -yal » selon la pratique française actuellement en vigueur ? En revanche, en français on prononce le mot écrit rail, raye en français mais en anglais « railway », devenant « rélwé ». Les germanophones en revanche prononce le mois de ‘Mai » « maye » alors qu’en anglais comme en français oral, on prononce « mé. En français on prononce « jamais » comme « jamé » alors que l’italien prononce « mai » qui a le même sens, « maye » ! Tout cela atteste bien selon nous que les formes « ai » et « oi » doivent prononcer le i comme un « y », les germanophones prononcent d’ailleurs « Jawohl », comme un « ya » comme Karl Jung.D’ailleurs, les anglophones prononcent le « y » dans why, ouaille ! (voir aussi, right, might, try, cry, by, good bye, etc)

Alors que le français a su largement préserver le « on », le ‘ain », il a dilapidé le « aye » et le « oye » (que l’on retrouve dans le Oyez, utiliser outre Manche, en justice) et cela conduit à une grave confusion à l’oral entre le singulier et le pluriel. Selon nos travaux, le singulier est toujours réducteur par rapport au pluriel, ne serait-ce que par l’absence du marqueur du pluriel (s ou x) tout comme le masculin par rapport au féminin. (grand par rapport à grande etc) D’ailleurs, le fait de ne pas prononcer le « s » des mots français au pluriel est cause d’ambiguité, d’où la nécessite de passer par l’article défini plus souvent qu’en espagnol. : on ne distingue par voiture et voitures (sauf en cas de liaison).On peut d’ailleurs se demander si initialement le « s » final n’était un marqueur qu’à l’oral mais figurait néanmoins à l’écrit même au singulier. D’ailleurs, en français, précieux, preux, valeureux, généreux, couteux etc vaut aussi bien pour le singulier que pour le pluriel.

Les formes en « oi », « ai », « ui » sont à repenser au niveau du passage de l’écrit à l’oral, en français. Il faudrait traiter notre « i » comme un « y ». L’anglais semble avoir conservé une forme de prononciation largement disparue en français : quiet (inquiet) se prononce en anglais avec le son « a » : kwayet.. Le « droit » devrait se prononcer droyt, ce qui le rapproche sensiblement de la prononciation anglaise « right » tout comme « nuit » prononcé « nouyt » se rapproche d’autant de l’anglaise « night » que l’on pourrait croire typique alors que ce son viendrait, selon nous, du français (cf aussi le cas du flamand pour la forme « uit » qui s’entend oyt). L’allemand avec son « heil » rend le son « a » -comme Heilbronn (ville thermale) devenu en France Halbronn qui perd le son « y » – comme weiss, pour blanc, dont le son se rapproche de l’anglais « white « où le a ou le e sont comme sous entendus. L’espagnol témoigne avec son « hoy » que notre « hui » dans aujourd’hui devrait se prononcer « ouy » Quid dans ce cas de notre « oui » qu’il faudrait à l’oral rendre comme un « ouy » ou notre « suis » deviendrait « souys », ce qui est proche de l’espagnol « soy » . Quant à l’italien, il a su lui aussi garder le son « mouillé : » en disant « mai » (maye) pour notre jamais. Ce problème de prononciation empêche fâcheusement d’établir des passerelles avec d’autres langues des pays environnants de l’Union Européenne.

Quel bilan dresser de cette carence, cette faille dans l’usage actuel , lors du passage de l’écrit à l’oral, de la lettre I quand elle est combinée avec une autre voyelle ? Les sons « aye », « eye »,’oye’ sont réduits à la portion congrue, à un état résiduel. Il est clair que le pluriel de l’imparfait à la troisiéme personne devrait s’entendre « éye » ou « aye » et certainement pas « ai » comme dans ‘é ». Il y a là un sous emploi du son « ye » qui génére les problémes que nous avons signalés : ils chantaient devrait s’entendre « ils chantayent » Nous trouvons d’ailleurs des réminiscences de cette fonction phonologique du « y » : le verbe dérivé de balai n’est-il pas « balayer » ? Signalons aussi craie et crayon ; je vois et voyons, j’ai et ayons. Il arrive d’ailleurs que le ye déteigne : vous croyez conduit certains locuteurs à dire « ils croyent » pour rendre « ils croient », mais c’est justement la forme « croyent » qui est plus correcte.

Ne passe-t-on pas de tu vois à vous voyez ? Tout se passe comme si la forme « réduite » avait pris le dessus sur la forme longue. Autrement dit, l’on peut supposer que la forme réduite ne rend pas le son « ye » face au « i » de l’écrit tout comme grand ne se sert pas du « d » final au masculin alors que le féminin y recourt : grande. Grand est la forme réduite de grande mais ici la dualité aura été maintenue alors qu’elle ne l’a pas été pour était et étaient. Il est absurde de prononcer ces deux formes pareillement. La lettre « y » (« i grec »)- on l’ a vu- renforce l’importance du son « ye » mais la présence du y n’est pas indispensable pour ce faire. L’enseignement du français ne met pas l’accent sur le rôle en quelque sorte consonantique de la lettre « i »,(sans parler de la lettre « j » en allemand comme dans « ja wohl » alors que la lettre « yod » en hébreu a bel et bien ce double statut.

Il s’agirait de réactiver les formes « mouillées » du français, ce qui aurait notamment pour effet de renforcer la présence du son « a » en français y compris en l’absence de la lettre « a » comme en allemand « heil » qui s’entend « hayl »/

La comparaison entre français et anglais (cf notre mémoire de 1989 sur l’approche interlinguistique sur la plateforme SCRIBD) nous conduit d’ailleurs à nous interroger sur l’empreinte française sur l’anglais qui se révéle encore plus forte que nous le pensions auparavant comme dans le cas de night qui vient du français nuit, avec la prononciation « uyt » et non de l’allemand « Nacht » On peut même se demander si la prononciation de la première personne du singulier, en anglais, le « I » qui se prononce « Aya », nom de la lettre « i » dans l’alphabet phonique de l’anglais, ne viendrait pas de la première personne du verbe français « avoir » – si l’on admet que « j’ai » devait antérieurement, se rendre par ; » « j’Aye », ce qui marque la première personne du futur avec son suffixe en « ai ».Je chanterai (infinitif chanter plus verbe avoir ai) Tels sont les charmes de l’ »épistémologie populaire » (selon la formule du titre de notre mémoire de 1987, également sur SCRIBD, cf notre Créativité de l’erreur,in Éloge de la souffrance, de l’erreur et du péché. Auteurs : Rose, Ann, Kieser, Alain , Halbronn, Jacques Ed Lierre et Coudrier, 1990

 

 

 

 

 

 

 

15 06 21

 

 

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jacques Halbronn Le rôle du « i » dans la conjugaison du français

Posté par nofim le 3 juin 2021

 

SCRIPTOLOGIE   Le rôle du « i » dans la conjugaison du français  et sa prononciation

 

Poursuivant notre approche structurelle de la grammaire française,, nous revenons ici sur le passage d’un temps ou d’un mode à un autre, par le recours à l’emploi de la lettre « i ». Nous renvoyons à nos précédentes études autour des lettres « e » et « n ». Il apparaît que si l’on interroge des francophones sur ces modes de passage, ils n’ont pas- sauf erreur- de réponse spontanée, immédiate qui résulterait de l’enseignement du français qu’ils auraient suivi durant leur scolarité. (cf notre récent travail Sur la dialectique de l’écrit et de l’oral, en ligne sur la plateforme SCRIBD.

Nous aborderons successivement le passage du présent de l’indicatif à l’imparfait de l’indicatif et au subjonctif présent et le passage du futur au conditionnel, au prisme, chaque fois, de l’utilisation de la lettre « i ».

I Le socle du présent de l’indicat

 

Notre analyse concerne le pluriel des conjugaisons et non le singulier.

Nous mangeons, vous mangez devient à l’imparfait nous mangions et vous mangiez et au subjonctif présent que nous mangions, que vous mangiez

Cela ne vaut pas pour la troisième personne du pluriel qui posent un probléme récurrent quant au passage de l’écrir à l’oral en français ; Ils mangent, ils mangeaient, qu’ils mangent qui se confondent à l’oral avec la troisiéme personne du singulier : il mange, il mangeait, qu’il mange ! A l’évidence, comme on dit : ‘lost in translation », perte dans la transmission orale de l’oralisation de l’écrit. On peut penser que la lettre « o » a disparu ici au pluriel et qu’il faudrait aligner ce dispositif sur le futur en « »ont », ils mangeront, ce qui donnerait ils mangeont. Et d’ailleurs, on a des exemples dans ce sens : ils font, ils ont, ils sont. En ce qui concerne l’imparfait, la forme pluriel en « aient » devrait se prononcer « aillent » (aye), ce qui la distinguerait du singulier, sur le modèle : qu’ils s’en aillent, qu’ils travaillent, qu’ils vaillent comme on dit paille.

 

 

 

II le socle du futur

 

On forme en français le conditionnel à partir du futur par l’utilisation de la lettre « i »mais toujours pour les seules deuxième et troisiéme personne du pluriel ; nous mangerons, nous mangerions, vous mangerez, vous mangeriez.

Quid de la troisième personne du pluriel ?

Ils mangeront devient au conditionnel : ils mangeraient et non ils mangeriont. Cette forme mangeraient rejoint la finale de l’imparfait ils mangeaient et nous avons dit plus haut qu’ils faudrait prononcer ils mangeaillent et  ils mangeraillent ». Le français a largement perdu le son « aye » et encore plus le son « oye » : doit-on dire « royal » à l’anglaise ou « roi -yal » selon la pratique française actuellement en vigueur ? En revanche, en français on prononce le mot écrit rail, raye en français mais en anglais « railway », devenant « rélwé ». Les germanophones en revanche prononce le mois de ‘Mai » « maye » alors qu’en anglais comme en français oral, on prononce « mé. En français on prononce « jamais » comme « jamé » alors que l’italien prononce « mai » qui a le même sens, « maye » ! Tout cela atteste bien selon nous que les formes « ai » et « oi » doivent prononcer le i comme un « y », les germanophones prononcent d’ailleurs « Jawohl », comme un « ya » comme Karl Jung.D’ailleurs, les anglophones prononcent le « y » dans why, ouaille ! (voir aussi, right, might, try, cry, by, good bye, etc)

Alors que le français a su largement préserver le « on », le ‘ain », il a dilapidé le « aye » et le « oye » (que l’on retrouve dans le Oyez, utiliser outre Manche, en justice) et cela conduit à une grave confusion à l’oral entre le singulier et le pluriel. Selon nos travaux, le singulier est toujours réducteur par rapport au pluriel, ne serait-ce que par l’absence du marqueur du pluriel (s ou x) tout comme le masculin par rapport au féminin. (grand par rapport à grande etc) D’ailleurs, le fait de ne pas prononcer le « s » des mots français au pluriel est cause d’ambiguité, d’où la nécessite de passer par l’article défini plus souvent qu’en espagnol. : on ne distingue par voiture et voitures (sauf en cas de liaison).On peut d’ailleurs se demander si initialement le « s » final n’était un marqueur qu’à l’oral mais figurait néanmoins à l’écrit même au singulier. D’ailleurs, en français, précieux, preux, valeureux, généreux, couteux etc vaut aussi bien pour le singulier que pour le pluriel.

Les formes en « oi », « ai », « ui » sont à repenser au niveau du passage de l’écrit à l’oral, en français. Il faudrait traiter notre « i » comme un « y ». L’anglais semble avoir conservé une forme de prononciation largement disparue en français : quiet (inquiet) se prononce en anglais avec le son « a » : kwayet.. Le « droit » devrait se prononcer droyt, ce qui le rapproche senseiblement de la prononciation anglaise «  right » tout comme « nuit » prononcé « nouyt » se rapproche d’autant de l’anglaise « night » que l’on pourrait croire typique alors que ce son viendrait, selon nous, du français.L’allemand avec son « heil » rend le son « a » -comme Heilbronn (ville thermale) devenu en France Halbronn qui perd le son « y » – comme weiss, pour blanc, dont le son se rapproche de l’anglais « white  « où le a ou le e sont comme sous entendus. L’espagnol témoigne avec son « hoy » que notre « hui » dans aujourd’hui devrait se prononcer « ouy » Quid dans ce cas de notre « oui » qu’il faudrait à l’oral rendre comme un « ouy » ou notre « suis » deviendrait « souys », ce qui est proche de l’espagnol « soy » . Quant à l’italien, il a su lui aussi garder le son « mouillé : » en disant « mai » (maye) pour notre jamais. Ce problème de prononciation empêche fâcheusement d’établir des passerelles avec d’autres langues des pays environnants de l’Union Européenne.

 

 

 

 

 

 

JHB

08 05 21

 

 

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Jacques Halbronn Le retour du Tertius Interveniens. Enjeux linguistiques, théologiques, politiques

Posté par nofim le 2 juin 2021

 

Le retour du Tertius Interveniens Enjeux linguistiques, théologiques, politiques.

 

Par Jacques Halbronn

 

Nous observons que le binaire occulte souvent un troisième facteur  et Kepler a publié en 1610 il y a 400 ans un texte en défense de l’astrologie intitulé Tertius Interveniens – le troisième intervenant, littéralement – que nous avions eu le projet, dans les années 80 de traduire de l’allemand. (beaucoup d’ouvrages allemands utilisaient des intitulés latins) cf notre étude Les historiens des sciences face à l’activité astrologique de Kepler, Congrès des Sociétés Savantes, Bordeaux, 1979 ) Kepler entendait par cette formule expliquer qu’entre les astrologues et leurs adversaires, il y avait place pour les réformateurs.  (cf Nicolas Roudet «  Le Tertius interveniens (1610) ,réponse de l’astrologue Kepler au médecin Feselius/in memoriam Gérard Simon (1931-2009) https://www.academia.edu/22295199/Le_Tertius_interveniens_1610_réponse_de_l_astrologue_Kepler_au_médecin_Feselius

Nous illustrerons notre propos sur trois plans, celui de la linguistique, de la théologie et de la politique

 

I Critique de la dualité signifiant-signifié

Nous revenons sur des thèses déjà formulées ailleurs. On prendra l’exemple de l’élection. Il faut pour cela trois facteurs : l’éligibilité, l’électeur et l’élu. Or, il nous apparait que ce même schéma s’applique à la dualité saussurienne ; au sifgnifiant et au signifié, il conviendrait d’ajouter le signifiable. On notera que cette structure ternaire est déjà attestée au niveau morphologique des suffixes en « ble » à commencer par possible, probable et leurs formes négatives : impossible, improbable etc

Comment se fait-il que Saussure et ses disciples n’aient pas, du moins à notre connaissance, introduit le dit « signifiable », comme condition nécessaire sinon suffisante. ? Or, une telle lacune tend à brouiller les définitions relatives au signifiant et au signifié. Il nous faudra donc redistribuer les termes utilisés Logiquement, le signifié – c’est à dire le participe passé- correspondrait au troisième et ultime stade. On n’accède pas au signifié si l’on n.’est pas passé par le signifiable et le signfiant ou significateur sur le modèle exposé plus haut d’éligible, d’électeur et d’élu. Autrement dit le terme signifiant devrait être reservé au processus lui même, ce qui fait advenir le signifiable en signifié. Le terme « signifiant » nous semble donc impropre à désigner le « mot » qui est le résultat final, le stade 3 et non le stade 2. Quant au signifié, il est utilisé, d’après ce que nous avons pu comprendre, pour indiquer le signifiable, ce qui est susceptible d’être signifié par le moyen du signifiant, c’est à dire du participe présent. (cf notre exposé « La dialectique de l’oral et de l’écrit, sur la plateforme SCRIBD) Il est étonnant que des linguistes aient pu ainsi recourir à des expressions grammaticales aussi impropres. Le signifiable reléve de ce qui est en puissance, potentiel et on retrouve la dialectique classique du passage de la puissance à l’acte et la question des conditions d’un tel processus.

 

 

 

 

II Critique de la dualité Nature-culture

 

Venons-en à notre deuxième point, également des plus « classiques », à savoir que ce qui ne serait pas du domaine de la Nature serait ipso facto de celui de la Culture, ce qui opposerait transcendance et immanence, en gros la Culture étant le fait des humains et la Nature de ce qu’ils ne controlent point.Or, selon nous, il existe un espace entre ces deux plans qui est celui de la Technique. Par exemple, quelqu’un qui ignore tout de la mécanique se trouvera incapable de réparer une machine et pourtant cette machine ne reléve pas pour autant de la Nature. Il y a là une question de degré de la compétence technologique. Celui qui est supérieur en ce sens, n’est-il pas une sorte de dieu pour celui qui n’atteint pas le même niveau?

Si l’on prend notre système solaire, comment savoir si son agencement est de l’ordre de la « Nature » ou de la « Culture »?Certes, au regard de notre avancement technologique actuel, en ce début du XXIe siècle, on peut dire que l’on n’en est pas encore au stade où nous pourrions réorganiser un ensemble de corps célestes mais ce que nous sommes capables de réaliser aujourd’hui aurait certainement paru « miraculeux », il y a encore un siècle, à savoir mettre des satellites, des « stations » en orbite autour de notre Terre. Il importe donc d’être prudent et de considérer le champ de la technique comme intermédiaire en n’excluant pas l’intervention d’une technologie « supérieure » dans la genése de notre environnement spatial proche. Ce qui a des implications au niveau technologique, de l’idée de Création (cf le chapitre Ier du Livre de la Genése)

 

 

 

 

 

 

 

III Critique de la dualité Individu-Etat

Dans un précédent texte, nous avons traité de l’Entre Soi. Or, il s’agit là d’une notion intermédiaire qui n’est réductible ni à l’individu ni à l’Etat et l’on sait l’attitude sous la Révolution Française à l’encontre des corporations et des « nations », au sens de communautés.

De fait, l’individu est toujours lié à un « Entre soi » sans que le dit Entre Soi puisse se présenter comme ayant un caractère universel.Un Etat est de fait composé de toute une série d’entre sois ayant des relations plus ou moins plaisantes entre eux. On dit

que la liberté est liée aux relations interindividuelles alors que l’on réalise de plus en plus cela vaut avant tout pour les relations intercommunautaires au sein d’un même Etat ou interétatique au sein d’une même Union ou Fédération. Il y a deux types de leaders, ceux qui représentent un certain Entre Soi et ceux qui supervisent, fédérent un ensemble plus ou moins vaste d’Entre sois. Il ne faudrait pas confondre ces deux catégories tout comme on ne doit pas confondre la notion de Dieu comme premier moteur de toute chose et celle de « demi-dieu » produisant une création au sein même de la Création. Toute la question étant de déterminer si le Dieu de la Genése appartient à l’une ou à l’autre de ces catégories.

 

 

 

 

 

 

JHB

02 06 21

 

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SCRIPTOLOGIE Le français, langue « impériale », jupitérienne

Posté par nofim le 1 juin 2021

SCRIPTOLOGIE

Le français, langue « impériale »; jupitérienne.

Par Jacques Halbronn

 

Il ne faut certainement pas mettre toutes les langues sur le même pied car elles ne sont pas promises au même destin.

Le français est une langue « impériale » qui exerce son influence, rayonne sur un certain nombre d’autres langues, ce qui lui confère une fonction unificatrice. En ce sens, la langue française ne saurait être jugée de la même façon que les langues « ordinaires ».

Une langue impériale exerce son « empire » selon un processus souvent assez mal décrit.

En effet, l’on peut choisir de mesurer l’impact du français au pro- rata du nombre de locuteurs, du nombre des étudiants de cette langue. L’on peut aussi mettre l’accent -c’est le cas de le dire- sur le critère phonique en montrant que le français n’est pas parlé partout de la même façon, qu’il cohabite souvent avec d’autres langues chez un même locuteu ou encore que le français lui-même a beaucoup emprunt , de son côté. L’on peut également rappeler que le régne universel du français appartient à un passé révolu. Autant de procédés qui relévent de la « guerre des langues ». Il en est de même dans bien d’autres domaines où l’on va taxer d’opinion, de « point de vue » parmi tant d’autres, une approche qui se veut scientifique, objective. Dans le champ de l’anthropocosmologie, on parle de la dialectique Jupiter-Saturne, de l’opposition entre l’empire et l’entre soi, entre le général et le particulier., le paradoxe étant que le général peut apparaître comme particulier à un certain stade d’émergence, à sa naissance..

Nous avons introduit la notion de « francographie » de façon à neutraliser un certain type d’argumentation. En mettant l’accent sur l’écrit, l’imprimé, nous marginalisons l’obstacle de l’oralité et donc de l’intercompréhension. Le cas le plus flagrant est évidemment celui de la langue anglaise laquelle comporte une proportion considérable de mots français conservés peu ou prou dans leur « orthographe «  d’origine. On peut évidemment tenter d’enclaver les langues, de les séparer les unes des autres en mettant en avant tel ou tel argument plus ou moins fallacieux, à usage interne.

L’exemple du français nous permet de comprendre le concept d’impérialité. Le français est le « frère » dont les autres sont jaloux comme dans le cas de Joseph dans la Bible (cf notre récente étude à ce sujet sur NOFIM.unblog.fr). On notera que français et frère commencent par les deux mêmes premières lettres. C’est le primus inter pares, comme l’on désignait le Président du Conseil sous la Ive République. Comme tout phénoméne, au départ, il ne s’agit que d’un petit groupe, d’une « secte » qui aura connu une fortune certaine avec le temps, se sera imposée en provoquant notamment du mimétisme.

Un empire est un ensemble en mouvement qui englobe diverses entités en leur conférant des traits communs tout en préservant peu ou prou leurs spécificités respectives. A l’opposé de l’état d’esprit impérial, il y a l’en soi de chaque entité restant limitée par ses particularités et donc en principe peu préparée à assumer un statut impérial. Certains empires qui s’effondrent libèrent ainsi un certain nombre d’entités mais parfois restent prisonnières de leur passé impérial, notamment du fait de la présence de ressortissants des entités autrefois englobées ou du fait de leur immigration vers la « métropole »., ce qui est justement le cas pour la France. On se trouve alors dans une situation hybride, à la fois marquée par une ancienne impérialité et à la fois repliée sur sa souveraineté propre en tant que « nation ». On pense à la Vienne d’après la Première Guerre Mondiale, capitale d’un empire disparu, en quête d’un nouveau destin comme la France post coloniale qui va -s’embarquer –notamment à la suite de l’affaire de Suez en 1956 – dans ce qui deviendra l’Union Européenne.

Cela dit, ce qui vaut sur le plan juridique en termes de frontières, n’est guère transposable sur le plan linguistique. On ne met pas si aisément fin à une emprise d’une langue sur une autre. Même les Nazis ne seront pas parvenus à éradiquer les formes françaises de leur langue.

La notion de francographie permet de ne pas s’obnubiler sur la question de la prononciation de l’écrit et d’ailleurs, comme nous l’avons montré, même chez les locuteurs francophones, stricto sensu, apparaissent des différences dans le traitement oral de l’écrit, non seulement du fait de la variété des « accents » mais aussi sur la connaissance très inégale des codes de prononciation singulièrement sophistiqués en français. En cela, nous prenons le contrepied de la phonologie qui ne jure que par l’oralité et d’une certaine manière, l’on serait en droit de se demander si l’accent mis sur l’oral ne visait pas à masquer le poids de l’impérialité du français. Il suffit, en effet, pour brouiller les pistes, d’exagérer l’importance de la grammaire, de certains facteurs d’encadrement comme les pronoms : en effet, ces facteurs sont fortement récurrents tout comme ils sont bien peu nombreux. Comme en cuisine, il suffit de changer quelques ingrédients pour changer la tonalité d’une langue. Mais l’approche francographique évite de tomber dans ce piége.Face à la phonologie, l’on parlera d’une « scriptologie et l’approche scriptologique modifie considérablement l’éclairage.

L’anglais, au sein du champ francographique, occupe une place particulière en ce que cette langue englobe une certaine proportion de mots étrangers au français mais ce qui nous intéresse ici est l’accès des anglophones/anglographes au dit champ francographique. Il est évident qu’il sera demandé aux anglophones de puiser dans leur bagage francographique et l’accés, par ailleurs, à un autre corpus ne saurait constituer un handicap majeur. Il ne s’agit pas tant ici de se faire comprendre que de comprendre, ce qui importe notamment dans l’accès à la production écrite en français, sans avoir à passer par le probléme en soi de la prononciation.

Autrement dit, le français est voué à servir de langue universelle, si l’on admet que l’anglais fait partie de facto de sa zone d’influence. Celui qui a appris l’anglais accédera sans grande difficulté à la francographie. Cela dit, on ne saurait exclure, dans le vaste espace francographique, de passer par une préparation ciblée pour gérer notamment le passage de l’anglais écrit vers le français écrit, ce qui diffère sensiblement de l’apprentissage d’une « langue étrangère » Il semble également recommandé de familiariser les locuteurs avec la technique étymologique, ce qui facilite l’intercompréhension. Par exemple, le mot « mort » n’existe pas tel quel en anglais mais le mot « mortal » (et immortal) existe bel et bien. Il est évident que c’est à l’écrit « mort » sera identifié et non à l’oral où l’on n’entend pas le « t » final et donc on n’est pas amené à faire le rapprochement, en s’aidant du contexte, avec mortal. De même le mot « fin » n’existe pas en anglais mais le verbe « finish » est familier tout comme « final », «definition » et ainsi de suite. Il importe d’appréhender toute la chaîne des dérivés à partir d’un même radical non emprunté. Dans le cas du mot ‘forest » l’anglophone ne trouve en français que « forêt », qui correspond à une évolution de ce mot, et forestier. Il est évident qu’il y a là une carence manifeste et délibérée dans l’enseignement de l’anglais de façon à cacher l’évidence d’une dépendance majeure.

Il est clair, par ailleurs, que les locuteurs de langues latines (espagnol, catalan, portugais, italien, roumain ) ne rencontreront pas de grandes difficultés à décrypter le français écrit. Cela dit, il y a très peu de mots issus de ces langues latines qui sont passés en anglais.

En conclusion, nous dirons que l’apprentissage des langues doit faire appel à la logique bien plus qu’à la mémoire et par ailleurs, l’approche critique des textes exige un certain exercice de l’intelligence .

L’exemple que nous avons donné est transposable dans d’autres domaines ; ce sont les jupitériens qui désenclavent et rapprochent et ce sont les saturniens qui isolent les groupes les uns des autres, tout en renforçant leur connivence interne.

 

Bibliographie : ouvrages accessibles sur la plateforme SCRIBD

 

Claude Jonquière « L’orthographe d’usage rendue facile » 1957

 

Jacques Halbronn

Linguistique de l’erreur et épistomologie populaire » 1987

Essai de description du système du français à la lumière des relations interlinguistiques. 1989

Dialectique de l’oral et de l’écrit en français. 2021

 

 

 

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Jacques Halbronn Le malentendu autour du marqueur du féminin dans la langue française

Posté par nofim le 29 mai 2021

LINGUISTIQUE

Le malentendu autour du marqueur du féminin dans la langue française

Par Jacques Halbronn

 

Quelle est la portée de l’écriture dite inclusive en français ? Par rapport à quoi se positionne une telle exigence ? Qu’est ce que cela serait censé pallier ?

On a en effet, quelque part, l’impression, à entendre les tenants de cette mode, que le français n’assume pas la distinction sexuelle et que le masculin n’aurait point pour pendant le féminin dans cette langue. Mais qu’en est-il réellement ? Qu’en est-il dans le cas de l’anglais ?

Certes, le français tout comme les autres langues dites latines a un probléme avec le possessif. Quand on dit « sa voiture », on ne sait pas si c’est la voiture d’un homme ou d’une femme car le possessif à la troisième personne du singulier s’accorde non pas avec le sujet mais avec l’objet alors qu’en anglais , le possessif au singulier signale le sujet : his, her car. Et c’est vrai aussi en allemand ; ihr, sein.

Certes, le français ne recourt pas à la différence des autres langues latines aux finales en « o » et en « a » pour marquer le genre. On dira « riche » aussi bien pour un homme que pour une femme alors qu’en espagnol, par exemple, cela donnera rico et rica. En allemand, le marqueur du féminin pour l’adjectif passe par l’adjonction d’un « e » : klein/ kleine ce qui est plus discret que les finales en « o » et en « a » et risque de passer inaperçu pour un non initié aux arcanes de cette langue. L’écriture inclusive fait justement usage de cet ajout du « e » : le déjà ancien avocat/avocate, président/présidente, et récemment, donc, écrivain/écrivaine, auteur/auteure. Mais l’on a aussi en français instituteur et institutrice, directeur et directrice, lecteur et lectrice, roi et reine, prince et princesse etc. tout comme l’on trouve grand et grande, petit et petite, fort et forte, sérieux et sérieuse, gentil et gentille etc..

En comparaison, l’anglais distinguera rarement les activités masculine et féminines ainsi que les adjectifs qui seraient en quelque sorte « unisexe ». Little, est aussi bien masculin que féminin. Nous avons d’ailleurs ce même cas de figure pour « riche » et ‘pauvre » qui ne se distinguent que par le contexte, notamment au niveau de l’article défini (le et la) comme indéfini (un/une) alors qu’en anglais, ce sera indifféremment ‘the » tant au masculin qu’au féminin ou qu’au pluriel, c e qui n’est pas le cas pour l’allemand..(der, die, das (neutre) L’anglais peut parfois aussi placer un « he » (il) et un « she » (elle) devant un nom pour marquer le genre.

Arretons- nous sur le participe passé du français pour les conjugaisons dont l’infinitif se termine en « er » comme chanter, manger etc. A l’oral, on n’entend guère la différence entre le participe passé au masculin et au féminin : chanté et chantée car le e final après un « é » n’est guère audible alors que pour d’autres conjugaisons, on fait mieux la différence: écrit et écrite. Cela tient historiquement à l’influence de l’oral sur l’écrit qui aura fait disparaître une consonne qui ne se prononçait pas en fin de mot, l’anglais ayant conservé cette consonne avec la finale « ed ». On devrait avoir en français non pas mangée mais mangéde.

On voit donc que le français reste assez bien équipé, dans l’ensemble, pour marquer le masculin et le féminin.

A quand la différence entre le pronom personnel de la première personne du masculin et celui du féminin, à savoir le « je » ? C’est alors l’attribut qui indique ce qu’il en est : je suis petit, je suis petite.Il semble que la différence soit centrée sur les deuxiéme et troisiéme personnes du singulier, tu es grand, il est grand, tu es grande, elle est grande comme si la première personne désignait le locuteur en personne dont le sexe est déterminé de par sa présence physique même.

Il semble donc que l’on ait intenté un mauvais procés au français lequel n’est pourtant pas de reste, nullement en retrait, pour marquer les différences de genre.. On pourrait ajouter les duos actif et active, vif et vive, juif et juive etc.

Notons que les adverbes en français se construisent généralement sur la base de l’adjectif au féminin : active donne activement, grand, grandement, général ; généralement etc. En fait, le masculin est sous certains angles voué à la portion congrue dans la mesure où le mot au masculin perd sa consonne finale à l’oral sinon à l’écrit : on n’entend pas le « t » de « petit », le « d » de grand alors que ces finales ressortent au féminin!D’ailleurs écrivaine produit la finale « n » laquelle est « muette » au masculin : écrivain

Ce qui est vrai, c’est que le français distingue moins nettement à l’oreille les deux genres que d’autres langues latines, slaves ou sémitiques, ce qui s’observe notamment pour les prénoms : Daniel et Danièle, Michel et Michelle, Pascal et Pascale etc. Et d’ailleurs, le seul domaine où l’anglais aura préféré faire appel à une autre langue latine que le français est celui des prénoms se terminant en « a » : Patricia, Daniela, Sylvia ainsi que des noms géographiques: Florida, Virginia, Philadelphia et bien sur America ce qui tient aussi à la présence espagnole dans des régions annexées par les USA comme California.. A quand le choix en français de prénoms féminins en « a ». ? Pourquoi ne pas féminiser le mot ministre en « ministra » ? On voit que le mode inclusif dans l’état actuel des choses est fort limité  , une solution serait de recourir systématiquement au suffixe en « esse » : une ministresse, sur le modèle de prince-princesse , maitre et maitresse. En fait, cela fait des siècles que le français pratique l’écriture inclusive sans le savoir à l’instar de Monsieur Jourdain avec son usage de la prose dans le Bourgeois Gentilhomme.

 

Bibliogtaphie : notre étude sur la dialectique de l’oral et de l’écrit, sur la plateforme SCRIBD)

JHB

29 05 21

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jacques Halbronn Vers un passage de la francophonie à la francographie

Posté par nofim le 29 mai 2021

 

 

 

Vers un passage de la francophonie à la francographie

par Jacques  E. Halbronn

 

Si nous avons insisté récemment sur la problématique du respect des codes de prononciation du français, il ressort que la référence à l’écrit évite une telle difficulté en ce sens que l’écrit apparaît comme une base plus fiable que l’oral si l’on entend décrire le champ propre à une langue. Inversement, trop insister sur l’oralité conduit à complexifier inutilement la perception de ce champ.

L’avantage de l’approche « graphique » sur l’approche « phonique » – rappelons la tendance « phonologique » de la linguistique contemporaine- tient au fait que cela permet de mettre en évidence l’impact de certaines langues par rapport à d’autres, ce que l’approche phonologique tend à brouiller, plus ou moins délibérément.

Le terme francophonie nous semble donc impropre en ce qu’il mettrait l’accent sur la langue « parlée » dont on a souligné le caractère aléatoire, du fait de la transmission assez chaotique des codes de prononciation de l’écrit. Cette diversité phonique est selon nous à assimiler au phénoméne des « dialectes » dont le nombre est quasi illimité si l’on tient compte de toutes les variantes possibles et imaginables sans parler des combinatoires avec d’autres langues chez telle ou telle catégorie de locuteurs ; Or ce qui nous intéresse ici ce n’est pas comment s’exprime ce locuteur mais son aptitude à accéder à la francographie. Ce n’est pas, notamment, parce qu’un « anglophone » recourt à des mots qui n’appartiennent pas au champ de la francographie que cela doit l’empêcher d’y avoir accès. Abondance de biens ne nuit pas. Ce n’est pas parce que tel locuteur africain pratique couramment une autre langue que le français ou parce qu’il prononce le français autrement que cela va l’empecher de comprendre le français écrit.

 

 

Il convient donc d’évacuer ce type d’argument dilatoire, de fin de non recevoir en se centrant sur ce que nous appelons la francographie. De la même façon, le fait d’utiliser un lexique français en recourant à une grammaire particulière doit être relativisé. Il importe en effet de se centrer sur un certain corpus lexical par delà les questions morphologiques et phonologiques qui se réduisent à quelques modulations somme toute superficielles mais qui suffisent à donner à telle ou telle pratique une apparence de différence à peu de frais  qui risque de fourvoyer la description entreprise auprès de tel ou tel groupe de locuteurs.. Dans le cas de l’anglais, il est à souligner que les emprunts au français respectent très largement son « orthographe », et c’est précisément là un trait marquant qui sous tend le champ de la francographie.

On aura compris qu’avec ce concept de francographie, cela nous permet de ne pas segmenter le domaine d’influence du français comme d’aucuns seraient tentés de le faire alors même que la notion de francophonie peut faire l’objet de débats interminables n’échappant pas à un certain normativisme phonique. De fait, le français affirme sa présence dans des environnements linguistiques des plus variés -anglais, allemand, flamand, arabe dialectal, russe etc -et il comvient évidemment de s’en tenir à une approche de reconnaissance « graphique ». Cela suppose que nous admettons qu’un locuteur face à un texte donné mobilisera le corpus approprié et adéquat en mettant de coté les informations inutiles comme la connaissance de synonymes issus d’autres sources .Que l’on ne vienne pas nous dire qu’un anglophone sera incapable de déchiffrer un texte écrit en français sous prétexte qu’il dispose d’alternatives extérieures au français. Selon nous, l’anglophone en question puisera dans les données utiles dont il dispose et ne s’encombrera pas de ce qui ne lui sert pas ! En effet, le bagage linguistique d’un locuteur -englobant toutes les pratiques dont il peut avoir connaissance ne saurait être décrit comme d’un seul bloc. Certes, quand ce locuteur s’exprime au sein de tel ou tel groupe, il sera conduit à panacher son usage langagier pourvu que cet usage soit partagé par un groupe donné. En revanche, face à un texte écrit, qui laisse de côté les variantes phoniques, le dit locuteur utilisera spontanément les seules données qui s’avèreront utiles pour se faire une idée du message proposé. C’est là une gymnastique à laquelle il devra se plier et qui se pratique constamment en toute circonstance. Il faudra d’ailleurs distinguer entre le lexique que tel locuteur utilise pour s’exprimer et le lexique bien plus vaste que ce locuteur exploite pour comprendre les messages d’autrui . Voilà pourquoi, il ne faut pas se fier à la façon dont une personne s’exprime car cela ne rend nullement compte de son aptitude à entendre ce à quoi il peut être exposé. Parfois, l’on conclut en écoutant quelqu’un parler qu’il comprendra forcément tout ce qu’on lui dira alors qu’en réalité, son bagage est très limité et inversement, un locuteur recourant à un langage assez primaire n’en sera pas moins capable, en pratique, de capter des formes plus sophistiquées de la dite langue tant à l’oral qu’à l’écrit et plus aisément à l’écrit qu’à l’oral. Car à l’oral, et notamment en français, le mode de prononciation utilisé par tel interlocuteur peut « dépayser » alors que l’écrit ne poserait pas de problème d’identification. En ce sens, l’on comprend que l’écrit ne saurait céder devant l’oral en raison même de la difficulté de la communication orale en dehors d’un groupe limité de locuteurs partageant une même pratique. Le passage par l’écrit permet ainsi aux interlocuteurs de dépasser les limites de leur groupe d’appartenance.

En ce sens, pour en revenir à la francographie, mais notre propos pourrait aisément s’appliquer à d’autres cas de figure, la dimension proprement phonique devrait laisser la place à une relation graphique ou en tout cas passer par une « traduction » graphique. Chaque locuteur verrait sa « parole » rendue par écrit – en recourant à un logiciel de reconnaissance convenant à son cas.

Dans l’échange, chacun parlerait à sa façon et l’interlocuteur se verrait proposé un certain matériau écrit qu’il lui faudrait traiter au mieux et à partir de là le dit interlocuteur répliquerait à sa façon et ainsi de suite.

JHB

28 05 21

 

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Jacques Halbronn Quel paradigme pour l’astrologie?

Posté par nofim le 15 mai 2021

 

 

Quel paradigme pour l’Astrologie ?

par Jacques Halbronn

 

Depuis longtemps, nous avons eu tendance à rechercher le mode d’emploi de toutes sortes de dispositifs, ce qui supposait que l’on n’y avait pas nécessairement accès, que les dits mode d’emploi avaient pu se perdre et qu’il fallait soit les retrouver, soit les reconstituer, à moins de se contenter de perpétuer, d’entériner certains usages en vigueur.

Mais l’idée même de mode d’emploi, terme français calqué sur le latin modus operandi

suppose qu’il s’agit d’un appareil, d’un outil mis en quelque sorte sur le « marché » et ayant fait l’objet d’une conception en bonne et due forme. Le mode d’emploi est censé précéder et déboucher sur une pratique.

Or, pour beaucoup de gens, ce serait la pratique qui précéderait le mode d’emploi. Il est vrai, certes, que la situation peut s’inverser dès lors que le mode d’emploi ne serait plus disponible voire qu’il n’a jamais existé. Dans ce cas, on est contraint à retrouver le dit mode d’emploi « bottom up », en passant de l’aval vers l’amont un peu comme un Champollion déchiffrant les hiéroglyphes égyptiens en s’aidant de la pierre de Rosette au milieu du XIXe siècle.Il est clair que si l’on ne dispose pas du « bon » mode d’emploi, on ne sera pas en mesure de faire « marcher » tel dispositif, tel appareil , sauf si justement on finit bien à force par s ’en faire une idée assez juste.

 

Encore faut-il être certain qu’il y a eu au départ un mode d’emplo, lié à ce qu’on appelle ‘dessein intelligent » et non un phénomène se développant de lui-même à l’instar d’un arbre qui pousse, qui croît

Dans le cas des langues – un domaine auquel nous avons consacré beaucoup de temps (cf notre dernier mémoire « La dialectique de l’oral et de l’écrit » (en ligne sur SCRIBD ) nombreux sont ceux qui ne croient pas qu’il ait pu exister au départ, un plan, un programme et qui considérent qu’il serait vain d’en chercher un. Ces linguistes préférent penser qu’il s’agit d’un processus qui prendrait progressivement forme.Toute la question est de savoir si la forme est un préalable ou un aboutissement. Il y aurait, pour certains linguistes, passage de

Notre approche pourrait être définie comme technologique en ce sens que nous ne recherchons pas du subconscient vers le conscient alors que nous soutenons la thèse inverse, à savoir glissement du conscient vers le subconscient. Dans un cas, la démarche exige de remonter aux origines et dans l’autre d’attendre que les choses se décantent, se dévoilent.

Encore convient-il de déterminer quel est le profil de l’auteur du « mode d’emploi » en vigueur pour faire fonctionner un systéme donné. S’agit -il des hommes ou des « dieux » ? Dans le premier cas, le mode d’emploi doit relever d’un certain niveau de conception technologique attesté historiquement, « datable ». Dans le second cas, en revanche, il peut s’agir d’un savoir qui serait « supérieur » aux compétences « humaines » connues et reconnues. Mais l’on peut aussi, tout à fait, admettre que le savoir qui sous-tend un tel mode d’emploi appartient aux « mystères » de la Nature.

En pratique, il n’est pas si simple de trancher entre ces trois scénarios. Qu’est ce qui peut faire préférer celui-ci plutôt qu’un autre ? On donnera un exemple pour commencer à poser le probléme : si en allant sur Mars l’on devait découvrir des maisons en bon état ou en ruines, on s’interrogerait. De même, quand il y a mort d’homme, il importe que la police, la Justice en déterminent les causes : suicide, meurtre, maladie, accident etc. Cela fait le succès du genre « policier » en littérature ou au cinéma. Un meurtrier pourra vouloir masquer, maquiller son action en quelque chose de « naturel » car cela ne sera pas jugé pareillement. Il y a des coincidences, des recoupements qui permettent de conclure à de la préméditation, à une intervention venant interférer avec le cours normal et vraisemblable des choses.

Récapitulons : face à une situation donnée, il nous faut choisir entre trois grilles de lecture : soit les choses auront suivi leurs cours, soit les hommes sont intervenus, avec les moyens du bord, soit ce sont les « dieux », qui ne sont assimilables ni à la Nature ni au niveau technologique le plus probable au regard du développement techno-scientifique propre à notre Humanité terrestre. C’est dire que nous sommes ici confrontés à des considérations d’ordre théologique avec trois grandes options :

1 un dieu originel dont tout découlerait et qui serait le fondement même de la « Science » grecque.

2 notre humanité s’organisant, se structurant, selon un processus empirique que l’on pourrait qualifier de darwinien.

3 le dieu biblique qui serait intervenu dans la formation de notre Humanité, de notre Ciel et de notre Terre (début du livre de la Genése).

Si l’on aborde la question de l’astrologie, il nous apparaît qu’elle ne peut être appréhendée que sur la base de la troisième option vu que son existence ne semble pouvoir relever ni de la Nature, ni d’une construction « terrestre » du fait même du rôle dévolu aux astres lesquels restent encore en ce début de XXIe siècle hors de notre portée. Sans ce troisième paradigme, l’astrologie est vouée à l’échec et ce pour plusieurs raisons , ce qui nous raméne à la quetion du « mode d’emploi ». De deux choses l’une, notre Ciel a -t il été constitué pour régir notre Humanité ou bien s’est-il développé sans aucune préoccupation de cet ordre ? La plupart des astrologues considèrent que nous dépendons de la totalité des astres compris dans le système solaire puisque ceux-ci constituent notre environnement de facto. Ces astrologues continuent à affirmer que l’astrologie serait comme l’ aboutissement d’un phénoméne « naturel » et ils se heurtent au rejet, au scepticisme, de la part des astronomes , des astrophysiciens qui ne voient pas comment nous pourrions avoir été reliés au dit systéme solaire, que ce soit du point de vue de la physique ou de la technique.

Mais l’astrologie n’est pas forcément mieux acceptée dans le monde religieux (cf notre ouvrage Le monde juif et l’astrologie, Milan, Arché, 1985) car celui-ci voit dans l’astrologie une forme de résistance, d’obstacle, de rébellion, de concurrence face à une certaine idée de Dieu. Il y aurait une dimension luciférienne dans la doxa astrologique.

A ces problèmes vient s’ajouter l’ignorance du vrai mode d’emploi des textes traditionnels et du bon traitement des données astronomiques. D’où l’intérêt de comprendre quel est le projet de ces dieux créateurs non pas de l’univers mais de notre monde. Nous pensons que ce projet devait suivre un certain nombre de principes  assez proches de ceux que nous instaurons pour organiser la Cité. Il faut que le schéma directeur soit accessible et compréhensible depuis des millénaires. Il est donc hors de question d’intégrer des facteurs invisibles à l’oeil nu. Notre ciel utile doit pouvoir se présenter comme un « tableau de bord » offrant une bonne lisibilité. A contrario, la plupart des astrologues actuels ne semblent nullement gênés par l’utilisation de données récemment découvertes -à partir de la fin du xVIIIe siècle- et invisibles à l’oeil ni, inconnues des Anciens. Par ailleurs, l’astrologie n’est pas censée générer du désordre mais de l’ordre, ce qui implique la mise en place d’une certaine verticalité du pouvoir, comme celle que nous instaurons nous mêmes dans nos sociétés. Cela signifie que le système mis en place organise une certaine hiérarchie sociale et non une anarchie où chacun aurait son propre thème astral.

On voit donc que les obstacles sont de plusieurs ordres  puisque les astrologues eux mêmes sont « égarés », comme dirait Maimonide, que les théologiens ne parviennent pas à lire correctement le Livre de la Genése -ce qui donne des traductions, des interprétations faussées et enfin que les Scientifiques ne sont pas disposés à accepter l’idée d’un réaménagement, d’une reprogrammation de notre humanité alors même que dans un avenir pas si lointain nous serons en mesure de réaliser des changements dans notre environnement, ce qu’on appelle l’anthropocéne. On a l’impression que les scientifiques n’aient pas intégrés notamment la notion d’instrumentalisation qui confère à un matériau donné une destination nouvelle, à la façon d’un sculpteur transfigurant alchimiquement un bloc de marbre. Autrement dit, la Science a tout intérêt à prendre la mesure de toute forme d’architecture susceptible de former une Création dans la Création.

 

 

JHB

15 05 2

Publié dans ASTROLOGIE, LINGUISTIQUE, RELIGION, SCIENCE | Pas de Commentaire »

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