La cartonomancie d’Etteilla (32 et 78)

Posté par nofim le 26 septembre 2014

 

La cartonomancie d’Etteilla: des cartes françaises aux

égyptiennes

par  Jacques Halbronn

 

En 1770, Etteilla se fit connaitre  pour son traitement des

jeux de cartes ordinaires, dites françaises. Son travail

connut deux rééditions en 1773 (Bib. Arsenal)

et 1783 (conservée au département des estampes de la BNF)

avec chaque fois de nouvelles introductions et préfaces.

Mais à partir des années 1780, Etteilla se fera le

propagateur du « jeu de tarots » qui est chargé d’une autre

dimension, et qu’il présentera comme le Livre de  Thot, avec

un lignage égyptien. Et c’est par ce biais qu’Etteilla

s’inscrit dans l’histoire du Tarot de Marseille, rôle et mérite que

l’on ne saurait lui contester. Papus parle à son sujet d’une

« mutilation du tarot véritable  »

Comment expliquer que son magnum opus ait reçu le titre

de Manière de se récréer avec le jeu de cartes nommées

tarots, en 4 cahiers. Titre en effet qui nous apparait comme

emprunté aux méthodes d’apprentissage du tarot en tant

que divertissement, amusement, jeu de société.?  Force en

effet est de constater qu’une telle présentation risque fort

d’induire- délibérément- en erreur le lecteur non averti.

D’ailleurs, Etteilla se référe à   La Maison des jeux academiques , contenant un recueil general de tous les jeux divertissans pour se
réjoüir, & passer le temps agreablement   À Paris,  chez Estienne Loyson. M.DC.LXV

(BNF 8° S 16525) ouvrage de La Marinière,  paru dans les années  1660  et dont un chapitre traite du jeu de tarots

et de son introduction en France; après avoir connu une vogue à l’étranger et notamment dans les pays d’expression

allemande/ .

 

I  Les cartes françaises

Les titres changent d’une édition à l’autre :

1770 Etteilla ou manière de se récréer avec un jeu de

cartes, Amsterdam, Paris, Lesclapart (Arsenal  8°S 14395)

On note que ce titre sera repris dans sa Manière de se

récréer avec le jeu de cartes nommées Tarots. On aura

simplement ajouté qu’il s’agissait de Tarots (cf  J. M. Lhôte;  Court de

Gébelin, Ed Berg  1983 p. 177)

1773  Etteilla ou la seule manière  de tirer les cartes

revue, corrigée et augmentée.  Amsterdam et Paris, chez

Lesclapart.(Arsenal  NF 49167)

1783  Etteilla ou Instruction sur l’art de tirer les cartes

3e et dernière édition par l’auteur de la Cartonomancie

Amsterdam  et Paris

(Estampes Microfilm , BNF Richelieu, Arsenal NF 6894))

La dernière édition signale d’ailleurs la parution de la

Manière de se récréer avec le jeu de cartes nommées

Tarots pour servir de troisiéme cahier à cet ouvrage

par Etteilla

Au début des années 1780, La lecture du Monde Primitif de Court de Gébelin révéle

à Etteilla tout l’intérêt du jeu de Tarot, dont celui-ci avait probablement eu connaissance

sans en saisir la véritable portée. (cf  aussi  en annexe du Monde Primitif analysé et comparé avec le monde moderne (.) ou Dissertations mélées (pp. 395 et seq)  Recherches sur les Tarots et sur la divination par les cartes des Tarots par M. Le C. de M*** (in Jean-Marie Lhôte, op. cit. pp. 145 et seq)  Il  cite  La Maison des Jeux Académiques  1665   p. 34  (p 149) qui comporte un chapitre

sur les Tarots, sans la moindre connotation ésotérique.  On peut d’ailleurs parler d’une

ésotérisation d’un jeu de cartes et on notera que les éditions du Tarot que réalisera Etteilla dans le cours des années 1780

porte un titre insignifiant sans aucune allusion divinatoire, peut être pour tromper la censure..

.  En lisant le volume 8,  Etteilla découvre que la série (il appelle cela une

« galerie ») a probablement subi des permutations, ce qui ne laisse d’éveiller son intérêt. Très vite, il va faire paraitre

des travaux sur ce sujet en y exposant un certain nombre de réformes.

Le passage du jeu de 32 cartes à un « jeu » de 78 cartes  s’accompagnera d’un certains transfert . Le nom d’Etteilla y est repris pour

signifier le questionnant et la questionnante. Mais alors que dans le jeu de 32 cartes, Etteilla conseillait de créer une 33e carte

en effacçant par exemple l’as d’un autre jeu- ce qui donnait une carte blanche, dans  le jeu  de 78 cartes, il remplace deux lames

par des cartes correspondant aux dits questionnant et questionnante. Par ailleurs,  le traitement qu’il avait fait des cartes « mineures » du jeu de 32 cartes (c’est à dire les cartes qui ne sont pas des « honneurs », selon la terminologie que nous emploierons désormais (cf infra), réparties en 4 « couleurs »  ont des rois réprésentant l’homme de campagne, l’homme de robe, l’homme blond et l’homme brun tant

dans le jeu à 32 cartes que dans le jeu à 78 cartes que présente Etteilla. Dans les éditions plus tardives, au XIXe siècle, on les associera au pape, à l’empereur d’allemagne, au Soudan d’Egype et au roi de France.Le  terme cartonomancie  englobera les deux pratiques.

 

II  Les tarots et le Livre de Thot.

Entre 1783  et  1785  quatre « cahiers » paraissent

(le dernier étant consacré à l’astrologie, toujours sous

ce même intitulé, ce qui explique qu’il n’ait longtemps point

été identifié en cette qualité. (c reproduit in f Jean-Marie L’hôte,  Court de Gébelin, Le Tarot,

Berg, 1983 p.  162) : Jeu des Tarots ou le Livre de Toth, Memphis, Lesclapart)

Etteilla y développe une critique du Tarot quant à l’ordre

des Arcanes supérieurs, en reprenant en partie les arguments de

Court de Gébelin lequel met en cause l’ordre traditionnel des Arcanes majeurs : Etteilla s’en prend aux

Cartiers  qui « ont renversé l’ordre du livre de Toth (…) Effectivement, une galerie (une série) qui contiendrait une histoire de cette sorte

serait  bien sottement composée. Nous verrons l’ordre des premiers Egyptiens mais

avant il faut reprendre ce faux ordre dans l’esprit le plus vrai ainsi que nous venons de faire

pour la Cartonomancie.  ‘(Second Cahier de  la Manière de se récréer, 1785,   reprint Jobert 1977, p. 36).

L’ordre qu’il adopte – comme on l’a montré dans une précédente étude- se

voit considérablement « chamboulé » et rappelons qu’un autre ordre sera encore

proposé en 1807 qui place carrément en tête l’arcane du Monde dont  Papus

dira que c’est la clef du Tarot, carte qui comporte le tétramorphe, donc une division en 4. (cf Le Tarot des

Bohémiens. Clef absolue de la science occulte, le plus ancien livre du monde) Etteilla  s’efforce de reconstituer

les procédés des cartiers  en vue de « symmétriser la galerie », c’est à dire l’ordre des cartes. Selon Etteilla, « les copistes  qui se

sont succédés y ont mis suivant l’époque où ils vivaient les  objets relatifs à leur manière de voir emblématique » (cf  Leçons théoriques

et pratiques du Livre de Thot, Amsterdam, 1787; pp. 10-11)

Le titre quelque peu anodin de ces 4 cahiers semble avoir été imposé par la censure. Etteilla aurait parait-il préféré pour titre

« La Cartonomancie égyptienne ou le Tarot. »

Les travaux d’Etteilla se perpétueront après sa mort, apparememnt survenue à la fin de 1791  avec notamment

Hugan alias Jejajel sans oublier le fils d’ Alliettte qui se présente sous le nom d’Alliette fils.  Une édition pirate sans aucune mention

d’Etteillla reprendra textuellement son nouvel agencement,  sous le nom de Mlle Lemarchant : Les Récréations de la cartomancie, ou
Description pittoresque de chacune des cartes du grand jeu de l’oracle des
dames, avec des combinaisons pour expliquer le présent, le passé, l’avenir : Paris : tous  les marchands de nouveautés, (1856) BNF V 44599) cf aussi  Julia Orsini (alias  Simon  Blocquel), Le Grand Etteilla; Reed./ Paris,  Leymarie, 1990)

Etteilla aura donc réussi à imposer  sa « version » du  Tarot mais sera  finalement marginalisé au point qu’on ne le considérera pas comme appartenant à la littérature consacrée au Tarot « classique » (de Marseille) alors que selon nous, il en est un critique et un réformateur. (sur la place accordée à Etteilla dans l’histoire du Tarot,  cf  Helen  Farley  A Cultural  History of Tarot  From Entertainment to Esotericism; B. Taurus  2009,  pp. 106 et seq. ; Cynthia   Giles   The  Tarot History, Mystéry and Lore   Paragon House 1992, , pp..  26  et seq.  Stuart Kaplan,  La grande  Encyclopédie  du Tarot, trad. de l’anglais,  Paris,  Tchou 1979, pp. 154-158)

On notera qu’Etteilla n’était pas parvenu, cependant, comme nous le proposons désormais, à  la conclusion selon laquelle les

arcanes majeurs devaient initialement comporter non pas 22 lames mais 24.

En effet,  il nous apparait que le jeu de 78 est une amplification du jeu de 32 et en étend la division en deux groupes, les honneurs et

les cartes mineures, répartis en 4 couleurs, soit 4×8 et 8×4.

Roi  Dame Valet  As

Dix-neuf, huit, sept

En fait l’As remplace ici le cavalier que l’on retrouve dans le Tarot qui correspond donc  à un état plus ancien du jeu de 32 cartes. Mais sur 78 cartes, le décalage est compensé.

Par extension:  on ajouta donc  24 cartes mineures : 4×6 :  six, cinq, quatre, trois, deux,  as et 24 cartes majeures qui sont les

arcanes dits majeurs du Tarot si ce n’est que l’on n’en a plus que 22 et c’est cette lacune que n’ont pas signalé les tarologues. Ce faisant,

ils n’ont pas non plus cherché à répartir les arcanes majeurs en 4 groupe de 6 cartes s’ajoutant aux 16 honneurs du jeu initial de 32

cartes, ce qui donnait un total de 40  « majeurs » face à 40 « mineurs., le  défaut rédhibitoire du 22 é tant qu’il n’est pas divisible par 4.

Etteilla a proposé de  voir dans les arcanes majeurs

les 7 jours de la création, les 4 vertus cardinales mais cela ne suffit

nullement à notre requéte. Nous avons nous-mêmes en 1983  (Mathémétiques Divinatoires, Ed Trédaniel), proposé d’isoler

dix arcanes dans le cadre d’un « tarot séfirotique » reprenant le principe posé par Papus de regrouper les lames totalisant 22.

Mais nous allons reprendre le dossier de fond en comble sur la base d’une division en 4  familles de six à lames. Il nous semble que  cela implique  qu’il n’y ait pas

à rechercher une quelconque unité, que la continuité

du début  à la fin de l’ensemble ne soit pas de mise. Quelques

lignes de clivage semblent en tout cas ressortir:

le pouvoir terrestre  avec 4 cartes qui se suivent;

papesse  – impératrice-empereur  pape    : 2 -3-4 – 5

le pouvoir céleste  avec l »Etoile, La Lune, le  Soleil, trois

cartes qui se suivent. 17 18 19

Il semble qu’il y ait également de bonnes et de mauvaises

cartes et que si l’on additionne deux cartes qui totalisent

22 on  ait  autant de contrastes (cf Mathématiques

Divinatoires  1983, pp 37  et seq) mais on en reviendrait alors  au

nombre 22!

Amoureux et Maison  dieu

Chariot  et Diable

Hermite et Mort

Roue de fortune  et   Pendu

Force et  Fou

En tout état de cause, il est étonnant qu’Etteilla n’ait pas perçu

que le jeu de tarot n’était  qu’une amplification, une

extension du jeu de piquet.  Dans les deux cas, il y a

des honneurs et des cartes « simples » sans images. Il nous

apparait donc clairement que l’on est passé de

deux  fois seize  à  deux fois  quarante et que face à  40

cartes sans images, il fallait   40 images, soit 16 + 24  et non

38.(16 +22). La recherche passe par la conscience du manque.

On notera que le Bateleur renvoie aux 4 séries sur sa

table:  coupe,  denier, épée  et  baton et qu ‘on en trouve

trace dans certaines arcanes majeurs:

le bâton, c’est aussi le sceptre de l’empereur et de l’impératrice

la coupe  figure sur les cartes de la tempérance et de l’Etoile.

l’épée s’observe avec la  Justice et la  faux de la mort

les deniers sont les disques du soleil  et de la  lune

Il faudrait d’ailleurs s’interroger sur le choix de ces 4

objets tant dans le jeu à 32 qu’à 78/80 cartes. En anglais,

l’on désigne le tréfle par club, bâton et pique par spade,

épée, carreau par diamond et seul coeur est rendu

par Heart et non pas Cup, ce qui souligne l’interaction

entre les deux « paquets » de 32  et de 78/80.

Bien entendu, les éxégétes n’ont pas manqué de relier

les 22 arcanes supérieurs aux 22 lettres de

l’alphabet hébreu et de  proposer une division en

trois groupes de  sept lames, ce qui nous semble être une

fausse piste. On notera ainsi que le Livre de

la Création (Sefer Yetsira) distingue 7 lettres doubles

alors que grammaticalement il n’y en a que 6, le resh

ne comportant pas de « daguesh » modifiant sa

prononciation. Cela a contraint le commentateur à

proposer  3 lettres mères au lieu de 4.(Eléments) et  douze

lettres « simples » pour les douze signes zodiacaux et les douze

mois. On notera aussi que 32 correspond à la somme de

22 lettres et des 10  sefiroth.

Le rôle de l’historien des textes est de déduire un certain

nombre de probabilités à partir de ce qui lui est donné à

voir, c’est à dire des « restes », des vestiges qui nous

parviennent, souvent hors contexte et sans la part de

l’oralité qui donne une autre portée à l’écrit. Face  à ces

24 cartes dont nous présumons l’existence dans le

projet initial, il y a en fait plusieurs découpages possibles entre

lesquels il nous faut choisir.

On peut ainsi diviser 24 par six mais aussi par quatre.  Ce

qui donne six groupes de 4 ou quatre groupes de 6. Or,

force est de constater que l’on trouve assez facilement

dans les arcanes majeurs des groupes  de 4 lames, qui se

succédent ou non.  Dans le cas des vertus cardinales, il y en

a 4 (cf  Court de Gébelin,   Du jeu des Tarots, p. 97, reprint

in  Jean-Marie Lhôte. Court de Gébelin,  Le Tarot, Berg, 1983)

et on ne peut donc guère songer à en ajouter deux pour

arriver à 6. Un autre groupe déjà signalé est celui

de l’empereur et du pape et de leurs contreparties féminines, ce

qui donne à nouveau 4.  C’est pourquoi nous pensons que

celui ou ceux qui ont pensé ce dispositif auront opté pour

six groupes de 4 et non 4 groupes de  6. Il nous

reste à tenter de reconstituer les 4 autres groupes mais

le cas des cartes comportant des astres s’offre aussi à nous:

soleil, lune, étoile et on peut y adjoindre le Jugement qui

fait immédiatement suite:  13   15 16 et 22

on revient aussi sur l’idée d’un groupe positif (Amoureux,

Ermite,  Chariot, Roue de  fortune et d’un

groupe négatif (mort, diable, maison dieu, Fou) en soulignant:

une certaine continuité numérique.

Restent deux lames de synthèse: le Bateleur et ses 4 objets

représentant les 4 séries des lames mineures et le Monde

avec le  tétramorphe. (aigle, lion, taureau, homme) On pourrait

ajouter les 4 tempéraments (comme dans le Kalendrier des

Bergers)

En fait, la principale erreur d’Etteilla est d’avoir cru que les 22 arcanes constituaient

un ensemble d’un seul tenant  et qu’il convenait d’en déterminer l’ordre  du commencement à la fin. Il

semble même qu’il ait voulu gommer la frontière entre arcanes majeures et mineures si l’on s’en

tient aux légendes qu’il associe aux diverses cartes.

Or, selon nous,  il s’agit d’une juxtaposition de 6 séries distinctes les unes des autres et ce sont les séries

qu’il faut ordonner et non leur contenu:  la série 1 est celle des personnages assis représentant le pouvoir

tant temporel que spirituel, puis lui fait suite la série des « bonnes cartes », puis celle des Vertus, puis celle

des « mauvaises cartes », puis celle des forces célestes. Quant à la sixiéme série, dont il ne nous reste que deux éléments, elle se situe à l’articulation entre la fin et le début de la « galerie », avec le Monde (XXI) et le Bateleur (I) formant une sorte d’ouroboros. Déjà en 1983,  nous avions (Mathématiques Divinatoires Ed  Trédeniel) opposé le groupe des  « bonnes » cartes et celui des « mauvaises « cartes. tant ces deux séries sont marquées par un expressionisme  qui ne se retrouve pas par ailleurs. Oswald Wirth

(cf Le Tarot des Imagiers du Moyen Age, Rééd.  Ed Tchou, 1978, pp. 51  et seq) avait distingué divers groupes d’arcanes. et opposé, par couples,é les lames totalisant deux par deux 23.(nous avions pour notre part opposer des lames totalisant 22)/ Wirth  avait circonscrit deux groupes de 4 lames  que nous avons nous -même isolés :

1  la Papesse et l’Impératrice  face à l’Empereur et au Pape

2 Les Etoiles, la Lune, le Soleil et le Jugement

 

Nous pensons que l’imagerie du Tarot en ce qui concerne

les arcanes majeurs puise dans le Kalendrier des Bergers.

(fin XVe siècle) mais on observe aussi que la Roue de

Fortune  s’origne dans le supplice de la roue pratiqué aux

Enfers et très représenté dans le dit Kalendrier au même

titre que le Diable et la  Mort. Inversement, selon Court de

Gébelin, le Pendu ne serait pas une mauvaise carte mais

l’allégorie de la vertu de Prudence. Quant  à la Maison Dieu,

est-ce une si mauvaise carte que cela? L’Hôtel – Dieu est un lieu

d’accueil pour les indigents, le symbole de la Charité.

On ne suivra certainement pas Wirth quand il écrit

 » Aux 22  arcanes primitifs ont été ajoutés 56 cartes à

jouer partagées entre 4 séries de  14″ Il est clair que pour nous

les arcanes supérieurs sont dérivés des 16 honneurs, ce qui

donne un total de 40 images. 22 n’est divisible ni par 6 ni

par 4. On notera cependant que le nombre 32 est important

en kabbale en ce qu’il totalise 22 + 10  sefiroth  et de fait

les 22  arcanes majeurs renouent avec  ce nombre 22 qui se

subdivise en 7,  12  et 3, selon le Sefer Yetsirah

Le Tarot est-il au départ un savoir divinatoire? On peut

sérieusement en douter. Il nous fait songer au Kalendrier des

Bergers où l’on retrouve les Vertus cardinales mais aussi

la Mort et les astres, à l’iconographie des Livres d’Heures.

Les historiens du Tarot ont d’ailleurs mis en évidence un tel

compartimentage:

« Ces images étaient réparties en cinq séries représentant les  états de la

vie, les muses ou arts, les sciences, des vertus et les planétes ou systéme du monde. Le tarot

serait né de l’adjonction à ces images de cartes numériques » (Cinq siècles de cartes à jouer

en France, Bibliothèque Nationale,   Bulletin du vieux papier,  facc 205, septembre 1963, p. 85)

 

.

Bibliographie

)
The Game of Tarot : from Ferrara to Salt Lake City / Michael Dummett ; with the assistance of Sylvia Mann
G. Duckworth
1980
Decker, Ronald
A wicked pack of cards : the origins of the occult tarot / Ronald Decker, Thierry Depaulis and Michael Dummett
Duckworth
1996
A history of games played with the tarot pack : the game of triumphs / Michael Dummett and John McLeod
the Edwin Mellen press
2004

R. Falconnier,  Les XXII Lames hermétiques du Tarot Divinatoire,

Ed Bélisane, Nice  1976, 2012

Gérard  Van Rijnberk, Le Tarot. Histoire, iconographie, ésotérisme,  Ed Trédaniel 1981

JHB

01  10  14

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La réception en français de la Tétrabible au XVIIe siècle

Posté par nofim le 20 septembre 2014

La réception de  la Tétrabible en français  au  XVIIe

siècle

par  jacques  Halbronn

 

On sait tout l »intérêt que nous avons accordé à Nicolas

Bourdin depuis une quarantaine d’années. (cf nos éditions

de 1975 et  1993, chez Retz et chez Trédaniel).  En 1640,

Bourdin publiait une première traduction française de la

Tétrabible sous le titre d’Uranie, titre repris par Eustache

Le Noble en 1697.  Dans une étude consacrée à Auger Ferrier

(en ligne sur « nofim »),  nous avions déjà abordé la question

de l’influence de la Tétrabible sur les traités d’astrologie

français, en l’occurrence ses Jugements Astronomiques sur les

Nativitez (première édition Lyon Jean de Tournes 1549/1550)

en parlant d’un « modéle tétrabiblien ». Rappelons que la

dernière édition connue des Jugemens  de Ferrier date de 1625, et est donc contemporaine

de l’Usage des Ephéméride d’Antoine de Villon dont il est ici

question. Au vrai, avec le recul, il nous apparait que le lien

entre les Jugemens de Ferrier et le Quadripartit n’est pas

strictement avéré, d’autant qu’il ne s’y référe pas alors que

Villon suit cet ouvrage pas à pas, livre par livre et quasiment

chapitre par chapitre/

Toutefois,  Ferrier cite explicitement le Centiloque

(Livre I Ch II  De la vérification de l’heure de la nativité)

en ce qui concerne l’heure de la conception:

« l’ascendant d’une nativité  a esté le lieu de la Lune au

temps de la  conception  et l’ascendant de la conception est

le lieu de la Lune à l’heure de la nativité » (cf infra)

A   partir de quelle édition du

Quadripartit Villon  oeuvre-t-il? Nous avions abordé une telle

question à propos des traductions faites par Petro d’abano

des traités astrologiques d’Abraham Ibn Ezra (cf notre

communication  Congrès Mondial des Etudes Juives 1993)

en montrant le recours à des traductions en ancien français

du texte hébraïque.

Dans l’Usage des Ephémérides de 1624 d’Antoine de

Villon, professeur en philosophie dans l’Université de

Paris  ce qui nous interpelle, c’est le fait que

certaines expressions  concernant la Tétrabible se

retrouvent littéralement dans l’Uranie de 1640, ce qui ne

laisse de nous interroger  sur les rapports entre  Villon et

Bourdin.  Bourdin  s’est-il servi de Villon pour rendre la

Tétrabible en français ou bien ont-ils tous deux puisé à une même

source non identifiée qui serait la première traduction

française et dans ce cas, Bourdin ne serait pas pleinement

l’auteur de la traduction parue sous son nom?

Cela dit, peut être ne s’agit-il que de coincidences : deux

traducteurs ne peuvent-ils parfois se recouper puisque

travaillant à partir d’une seule et même source? En tout

cas Villon devrait désormais  être considéré comme ayant

traduit ou en tout cas édité  ne serait-ce que partiellement

le Tetrabiblos  même s’il s’est servi d’une précédente

édition française probablement restée manuscrite.(cf infra)

. Le commentaire, la paraphrase auraient ici

précédé la parution de l’intertexte d’une quinzaine d’années..

Mais il existe encore d’autres hypothèses: si l’on regarde

les dates de naissance: Morin et Bourdin sont nés en 1583

et Villon en 1589. En 1624,  Morin publie une « Réfutation

des thèses erronées d’Antoine Villon, dit le soldat philosophe, et Etienne de Claves, médecin-chimiste, par eux affichées publiquement à Paris,
contre la doctrine d’Aristote, le 23 août 1624, à l’encontre desquelles y a eu
censure de la Sorbonne, et arrêt de la Cour de parlement. Où sont doctement
traités les vrais principes des corps et plusieurs autres beaux points de la
nature. »

On ne saurait exclure que la traduction

de Bourdin ait circulé en manuscrit bien avant son impression.

Le cas n’est pas si rare à l’ époque (cf nos étudesi sur Gassendi

et sur Morin, « Questions autour du texte sur l’éclipse de 1654

attribué à Gassendi »in Gassendi et la modernité; dir S.

Taussig, ed Brepols, 2008 ) et dès lors Villon, dit le Soldat

Philosophe, qui dit avoir enseigne l’astroogie à l’Université de

Paris, par ailleurs personnage assez peu

scrupuleux aurait « pioché » dans  la dite traduction, comme

il l’aurait fait, dit-on, pour David Origan et pour ce qui est

de son Apologie contre les Calomniateurs de l’Astrologie

qui ouvre son Usage sur des auteurs du xVIe siècle.(cf notre

CATAF, en ligne sur le site grande-conjonction.org), ce qui ne

diminue pas pour autant ses mérites de commentateur avisé.

En tout cas, grâce à Villon, nous  avons l’occasion de mieux

comprendre le plan de la Tétrabible et notamment le passage

du Livre III au Livre IV qui a souvent paru étrange.

I   Les emprunts  à une possible traduction manuscrite

II  Le découpage de la Tétrabible en 4 volets.

 

I  Les emprunts littéraux à  une traduction  inédite de Bourdin

La récolte n’est pas surabondante et probablement pas

exhaustive mais elle laisse perplexe.

‘ »soit par hazard, soit par observation »  à propos de la

connaissance  du temps de conception

Cette f’ormule se retrouve texto dans les deux textes.

Tétrabible  Livre IV  ch. V Des mariages

« légitime conjonction de l’homme et de la femme »

 

II  Le découpage  en 4 volets  du Tetrabiblos

En travaillant sur Villon, nous avons compris ce qui nous

avait jusque là échappé dans la Tétrabible, à savoir

le passage du Livre III au Livre IV , apparemment sans

raison évidente. C’est qu’en fait, le Livre III traite du thème de

conception et le Livre IV du thème de naissance.

Tétrabible  Prologue du Livre IV:

« J’ai enseigné les choses qui se doivent considérer

avant la naissance de l’enfant et celles qui arrivent dans

le temps de cette même naissance comme aussi celes qui la

suivent, celles qui sont encore attachées au tempérament

et qui ne regardent que le mélange des qualités. Maintenant,

je traiterai de celles qui viennent d’ailleurs, entre lesquelles

je parlerai  premièrement des richesses et des dignités »

Le Tetrabiblos -précisons-le n’expose aucunement  un

dispositif des maisons astrologiques rigide avec chaque maison

associée à un certain domaine, comme le feront la plupart

des auteurs que l’on connait. Il ne lui en coute donc rien

de dédlarer que tel ou tel domaine appartient  au thème

« avant la naissance ».

On ne sera pas surpris de voir que les astrologues qui

ont traité de la Tétrabible se soient abstenus de commenter

le dit Prologue.

Nous proposerons ci-dessous  une sorte de concordance

entre les 5 parties de l’Usage des Ephémérides et le

Quadripartit:

D’emblée,  la première partie de l’Usage n’a pas

d’équivalent dans la Tétrabible, elle comporte des

directives purement techniques pour dresser le thème et

en tirer diverses données.

La deuxiéme partie  de l’Usage recouvre le Livre I  de la Tétrabible.

La troisiéme partie de l’Usage est à rapprocher du Livre II

de la Tétrabible et concerne le « Prognostic Universel ».

Villon reprend le prologue du Livre II avec ses propres

mots qui ne sont souvent qu’une paraphrase de l’intertexte :

« Il ne faut adjouster aucune foy aux astrologues qui

predisent de la nativité de l’enfant sans avoir cognoissance des

constitutions generales des régions, Provinces, villes, » Un avis

au demeurant  fort peu suivi par les astrologues des

siècles suivants.

La quatriéme partie de l’Usage recoupe largement le

Prologue du Livre III de Ptolémée, autour de la question

du « commencement », terme qui revient aussi sous la plume

de Bourdin,traducteur. On revient sur la question du

thème de conception comme point de départ. Selon Villon,

les adversaires de l’astrologie reprochent aux astrologues de

ne pas tout faire commencer du dit thème.

Avec le chapitre X  de l’Usage des Ephémériodes, nous

passons au commentaire du Livre IV du Quadripartit.

Enfin, la cinquiéme partie de l’Usage où on passe de la

prédiction à la datation – ce qui est distinct car la prédiction

reste très générale. Elle correspond au capitre X  du Livre IV

de la Tétrabible « De la division des temps »  qui ne couvre chez

Ptolémée que quelques pages. Villon achève ainsi un

ensemble d’environ 1100 pages.

Pour conclure, nous rappellerons que  dans les années

1650, à la suite de la publication du commentaire du

Centiloque par le dit Nicolas Bourdin- qui se situe

également dans l’orbite ptoléméenne et des deux éditions

des Remarques Astrologiques de Jean-Baptiste Morin

(1654  et 1657 (posthume) sur le dit Commentaire, nous

assistons à un certain revival ptolémaïque en France entre 1624

et 1654

On s’interrogera pour terminer sur les liens entre justement

le Centiloque et la Tétrabible –(cf nos Etudes sur les éditions

ptolémaïques de Nicolas Bourdin,  ed trédaniel 1993, avec

le Commentaire du dit Bourdin)

Dans l’aphorisme premier, on retrouve le distinguo entre

le particulier et le général qui marque l’articulation de la

Tétrabible

« Il n’est pas possible que celui qui sait prédise les

formes particulières des choses de même que le sens ne

peut concevoir une forme particulière mais seulement une

forme générale de la chose »

Le Centiloque n’est pas étranger au thème de conception:

sentence 50: Faites ascendant en la conception le signe où

est la Lune au temps de la naissance  et le signe où elle

a été trouvée en la conception ou son opposé, ascendant

en l’enfantement » C’est la trutine d’Hermés dont on   a  vu

qu’Auger Ferrier se servait(cf supra).  On peut penser que

ce principe aura permis aux astrologues de déclarer que

le thème de naissance présentait des recoupements avec

le thème de conception et donc qu’il pouvait s’y substituer

si ce n’est que ce qui est annoncé par le thème de conception

ne fait sens que si cela est formulé avant la naissance..

En fait, les préceptes liés au thème natal s’entremélent dans

le Centiloque avec ceux concernant le thème de la consultation

dont ne trait à aucun moment Ptolémée. On trouve même

l’idée de comparaison de thèmes (synastrie)  à l »aphorisme 33 :

« L’accord entre deux personnes procéde de l’harmonieuse

configuration des planétes qui signifie l’espèce de la chose

par laquele la bienveillance est établie en la naissance de l’un

et de l’autre »

Aph. 34 « L’amour ou la haine se prend tantôt de l’accord et

de la discorde des luminaires tantôt des ascendants de l’une

et de l’autre naissances. »

On trouve aussi une typologie zodiacale inconnue dans

la tétrabible:

Aph  38  « Ceux qui ont pour ascendant la vierge ou les

poissons seront cause de leur puissance »

Le Centiloque traite des douze maisons astrologiques

en rapport avec les différents domaines de l’existence, ce

que ne fait pas la Tétrabible qui ignore un tel dispositif

qui entremêle les données du thème de conception et celles de

naissance..

Ajoutons que le Centiloque  rappelle à l’aphorisme 50  qu’il y a 119 conjonctions (cf

ce qu’en dit Ibn  Ezra cf nos récents textes  à ce sujet sur

nofim, à propos des traductions de Shlomo Séla, ed Brill) mais

à l’aphorisme  63 il aborde les conjonctions de Jupiter et

de Saturne.

Le Centiloque nous semble correspondre à la réception

de la Tétrabible au temps d’Abraham Ibn Ezra. (XIIe siècle

au plus tard), le recours  au thème de conception n’y est

évoqué que très ponctuellement (cf supra). En y renonçant,

les astrologues évitaient ainsi d’être trop tôt  démentis dans

leurs prédictions puisque dès la naissance, l’on pouvait

juger de la pertinence de ce qui avait été annoncé quelques

mois plus tôt et sur des points très concrets. Selon nous,

l’astrologie  ptoloméenne témoigne de l’existence d’une

pédomancie, c’est à dire d’une divination s’adressant aux

parents attendant un enfant ou dont l’enfant vient de naitre.

Passé ce cap de la prime enfance, l’astrologie perdait

largement de son intérêt car il existait alors bien d’autres

façons de connaitre l’avenir d’une personne que l’astrologie.

Un autre point d’interrogation pourrait concerner la

connaissance de la date de la mort et de ses causes.

(thanatomancie Mais entre ces deux extrémes, le recours à

l’astrologie fait-il vraiment sens? Les travaux de Gauquelin

(à partir de 1955) s’inscrivent dans une « pédomancie » si ce

n’est qu’ils se présentent sous un jour scientifique, statistique.

Comme l’a signalé  l’australien Geoffrey Dean (Recent

Advances in Astrology), la sollicitude des parents pouvait-elle

aller jusqu’à faire naitre l’enfant sous telle ou telle « étoile », en

connaissance de cause et peut être l’astrologue était-il chargé

de faire en sorte qu’il en soit ainsi?

 

JHB

26  10 14

 

 »

 

 

 

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Phases de synergie et phases d’altérité intérieure

Posté par nofim le 6 septembre 2014

Sur l’alternance des phases dans le  cycle de 7 ans au prisme

de  la Tour  de Babel

par  Jacques  Halbronn

 

Il importe de comprendre que  l’astrologie est  garante

d’une certaine communion,  d’une  synergie (syn = cum) par

le fait de la conjonction de Saturne avec l’une des  4 étoiles

fixes royales. Lorsque les effets de la conjonction s’épuisent,

se tarissent, il faut donc s’attendre à  une sorte de crise

babélienne  de désorganisation (soit la disjonction de

Saturne avec les 4 étoiles)

Il  faut alors trouver une solution de rechange qui ne

dépende pas structurellement mais  conjoncturellement

 

du systéme  astrologique, c’est alors l’émergence de

leaders ayant une forme d’autonomie, ce que nous appelons

l’altérité intérieure. Opposition entre le monarque et le

peuple. L’astrologie favorise les rapports horizontaux par

la conjonction tandis que  par la disjonction, cela conduit à

des rapports verticaux.

Il importe de savoir  bien  différencier ces deux phases

et de bien cerner le passage  de   l’une  à l’autre. de façon à bien se

faire comprendre des gens à qui nous nous adressons.

Or, les astrologues s’épuisent à multiplier les combinaisons,

les cas de figure et n’approfondissent  donc pas leurs

concepts, ne les maîtrisent pas.

Nous illustrerons notre propos avec la série  1960-1989-2011.

On note que ces dates sont séparées de 29  ans  et de 21 ans environ,

soit quatre ou  trois cycles de 7 ans.  Ces trois dates sont

disjonctionnelles. Elles voient apparaire  des leaders qui

prennent le relais de la société -orchestre.   Ce sont des solistes.

En ces trois occasions, on aura vu émerger tout une série

de « chefs » régnant  sur des territoires plus ou moins

importants. Rappelons que 1960 c’est la décolonisation

de l’Afrique noire,  1989,  le démantélement du bloc

soviétique et  2011  c’est le « printemps arabe », soit des

mondes bien différents, ce qui va  à l’encontre de la thèse

d’André Barbault qui  voudrait que telle configuration

astrale concerne  une région du monde bien spécifique. Par

exemple, 1989 serait lié au cycle de Saturne-Neptune qui

régirait  les affaires russes. Or,  on ne saurait dissocier

selon nous ces trois dates qui  impliquent des

phénoménes comparables. Au IX e siècle, Albumasar

avait compris quil falllait placer  au premier plan une

certaine  configuration astrale ( selon lui  la conjonction

Jupiter-Saturne). Barbault se croit obligé de distribuer les

régions du monde entre les diverses conjonctions, ce qui

conduit de facto au morcellement des analyses sur le plan

spatial. L’autre erreur de Barbault, c’est de ne pas préciser

suffisamment le type d’événement attendu. Il privilégie les effets

plus ou moins importants,, ce qui est aléatoire  et néglige

d’établir une typologie événementialle digne de ce nom. Son

langage semble être tributairee des aspects, harmoniques ou

dissonnants mais la conjonction lui apparait comme

un aspect ambivalent.

Nous avons, pour notre part, proposé de qualifier

d’harmonique la phase conjonctionnnelle et de

dissonante la phase disjonctionnelle. La conjonction

rapproche,  rassemble, crée des partenariats, des

interdépendances tandis que la disjonction multiplie

les « chefs »  et donc les clivages (cf le mythe de Babel)

Etrangement,  1989  correspond à la fois  à une conjonction

Saturne-Neptune et à  une phase « disjonctionnelle ». Ce qui s’est

passé en 2011 est comparable  à ce qui se produisit en 1989.

La phase conjonctionnelle est supranationale  alors que la

phase disjonctionnelle  est  plutôt  liée à un centre qui

rayonne en fonction du dynamisme du leader, de son « génie »

La phase disjonctionnelle  profite de la perte de coordination

de la phase conjonctionnelle lorsque ‘l’écart entre Saturne

et les étoiles fixes royales se creuse. L’homme providentiel

de la phase  disjonctionnelle   remplace la coalition ou lui

fait face.

*Grâce  à l’astrologie que nous avons élaborée, il devient

possible de déterminer comment va évaluer le rapport des

forces sur une certaine période de temps?

Rappelons que pour nous, la phase détermine un certain

langage et que l’on ne parle pas de la même façon en phase

une et deux du cycle de 7 ans. En phase une, domine

l’altérité extérieure et  en seconde phase, l’altérité

intérieure.  La phase 2 est régressive en ce qu’elle

nous raméne à une ère antérieure à l’instauration de

l’ordre astrologique.  La phase 1 pousse les humains à

s’unir, à s’unifier du fait d’ »un signal pavlovien qui a un

impact grégaire.  La phase 2  met fin au « charme »

conjonctionnel  et  remet en selle  les humains

pré-astrologiques qui peuvent à nouveau dominer. On

pourrait dire quelque part que  la phase

de disjonction  libére le diable de ses chaines pour un

certain temps comme on peut le lire dans l’Apocalypse

de  Jean. Etrangement,  la période signalée  est donnée

comme étant de trois ans et demi, soit la moitié

d’un cycle de 7 ans, une demi-semaine  d’années. Pour nous

cette succession n’est pas linéaire mais cyclique. Toute la

question est de savoir de quel  côté l’on se place: est ce que

Satan régne en temps de conjonction ou en  temps de

disjonction? Est ce que l’astrologie est satanique, luciférienne

ou bien est-ce le temps  de son éclipse (disjonction)

qui le serait?

 

 

 

06  09  14  JHB

 

 

 

 

 

 

 

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La dualité et les sciences humaines

Posté par nofim le 5 septembre 2014

 

 

Pour une épistémologie de la dualité

Par  Jacques  Halbronn

 

Selon nous, notre potentiel  cognitif  s’articulerait sur le deux. Au-delà du deux, cela devient beaucoup. Notre « trois » est à rapprocher du « très ». Au-delà du deux, bonjou r les dégats. L’intelligence dérape. Certaines disciplines comme l’astrologie ont basé leur longévité sur le dépassement du Deux. (12 signes, 7 planétes etc ) L’attention se disperse, se dissout passé ce seuil.

Selon nous, les sciences humaines doivent toutes s’aligner sur le Deux à commencer par la linguistique dont nous avons montré que le deux y jouait un rôle structurel (féminin, masculin, passé.futur,  singulier/pluriel mais aussi et surtout  positif , négatif,. Mais nous insistons sur la dualité liée à la préfixation autour des préfixes « con » et « dis », ce qui nous relie au plan de l’astronomie

(conjonction/disjonction) et de l’astrologie (harmonique, dissonant)  que l’on retrouve en musique  (adagiio, allegro, majeur/mineur). Il y a un continuum du deux à signaler et dont il faut prendre conscience qui parcourt l’ensemble des sciences de l’Homme.

Il est important que le deux soit à la fois  mis en evidence  sur le plan théorique et sur le plan pratique de façon à  ce que l’on puisse rapprocher à la fois les différents modéles théoriques  et les  observations  sur le terrain, les causes et les effets.  Tant que l’on n’aura pas mis en place un tel  dispositif,  les sciences humaines continueront à piétiner.

Bien évidemment, tout cela exige un certain toilettage vu l’embourbement qui n’a cessé de sévir tant en amont qu’en aval.

Un des obstacles épistémologiques majeurs  tient à la dialectique du sujet et de l’objet. On ne peut fonder une discipline sur le témoignage d’un objet qui se veut sujet, d’un objet qui dicte à l’observateur ce qu’il est et ce qu’il faut penser qu’il est. Ce serait bien commode s’il suffisait d’interroger l’objet pour savoir ce qu’il en est.

Or, dans tout le champ psychosociologique, il nous semble que l’on rencontre un tel travers, c’est  à dire que l’objet par son discours influence l’observateur, phénoméne que l’on trouve ausssi  en physique au  regard de l’interaction. On veut savoir ce que sont les femmes, il suffirait de le leur demander, on veut savoir ce que sont les Juifs, ils vous le diront, Il n’y aurait qu’à demander,  à poser la question. C’est le grand probléme des sciences humaines que d’être tributaires de l’opinion de l’objet sur lui-même,  de ce que l’objet veut que l’on dise  ou ne dise pas à son sujet. Mais on veut aussi nous faire croire que l’objet peut se transformer, devenir autre, qu’il est donc vain de tenter de le définir.  Circulez. Il n’y a rien à voir !

D’où la nécessité de travailler sur les grands nombres, des statistiques car un cas isolé n’est pas significatif. On peut truquer un cas, pas des milliers.  Si quelqu’un  copie un modèle, cela ne se voit pas nécessairement . Mais si cent personnes  copient le même modèle, c’est une autre affaire.   Le pire ennemi  d’un copieur, c’est un autre copieur qui fait la même chose à partir de la même matrice. *Ainsi  à la radio, on entend le même texte lu par plusieurs personnes successivement et si on ne reste pas assez longtemps à l’écoute, cela peut faire illusion et l’on peu t croire que celui que l’on entend  dit quelque chose qui lui est propre alors qu’il ne fait qu’y apporter un petit plus personnel qui suffit parfois à donner le change, du moins pour un temps.

Nous nous intéressons  aux dialectiques aussi bien dans l’espace que dans le temps mais d’une façon

générale, nous dirons que tout  dualité spatiale est tributaire d’une dualité de temps et s’inscrit dans son cadre. Même dans le domaine de la sociologie politique, nous nous souvenons de l’enseignement de Maurice Duverger (à  la fac de Droit Paris II Assas) qui disait que dans un régime

d’alternance, il est nécessaire qu’il y ait un bipartisme (à ne pas confondre  avec le bicamérisme)

Pour notre part,  le rapport au langage joue un rôle  tout à fait central   quant à notre épistémologie de la dualité. Nous pronons une linguistique du signifiant  face à une linguistique du signifié (Saussure). Mettre en exergue les préfixes, c’est souligner le fait que le signifiant est déjà en soi

porteur de signifie, ce qui  relativise singulièrement la notion d’arbitraire du signe. Autrement dit, on ne peut faire dire n’importe quel signifié à un signifiant. La dialectique des préfixes latins  « cum » et « dis » (en français con-co, de-dé) n’est pas interchangeable. L’une indique un processus de communion, de convergence et l’autre un  processus de différenciation, de distinction. Selon nous, il est des phases qui sont marquées par l’un de ces deux préfixes et d’autres par l’autre. Par ailleurs,  nous proposons de situer ces phases dans le cadre d’une cyclicité  astronomique que l’on peut si on veut qualifier d’astrologique, même si elle ne saurait être assimilée à la tradition astrologique actuellement en vigueur. Nous parlerons alors d’astro-linguistique. En ce sens la langue refléterait  cette dualité rythmique  ou vice versa.

Or , il est des langues qui ont  mieux  su que d’autres  préserver  cette articulation de façon obvie au regard des signifiants alors que d’autres n’y sont parvenus qu’au regard des signifiés, en passant par la synonymie, qui rapproche des signifiants  différents mais dont on déclare qu’ils n’en sont pas moins proches.  La force d’une langue serait en fait liée à ce maintien d’une dynamique duelle qui en fait un outil  performant.  A contrario,  le manque de lisibilité d’une langue la rend impropre à l’usage et fort peu ergonomique.

 

 

 

JHB

05 09 14

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La dialectique hégémemonie-émergence et le cycle de 7 ans

Posté par nofim le 23 août 2014

 

La phase première du cycle de 7 ans et la dialectique  hégémonie/émergence.

Par  Jacques  Halbronn

 

Jean-Pierre Chevénement (1914-2014 L’Europe sortie de l’Histoire ?  Paris, Fayard, 2013) met à juste titre en avant la responsabilité des puissances hégémoniques. On observe actuellement que les USA

Sont obligés d’assumer leur statut hégémonique en dépit de leur récente  démarche de désengagement. La roue tourne. Les temps changent et cela se fait à un rythme soutenu, toute période ayant un compte à rebours.

La notion d’hégémonie n’est pas particulièrement bien comprise en général car  elle est une prime au « sortant », une sorte de rente de situation qui perpétuerait indéfiniment un certain statu quo qui ferait que ce seraient les mêmes qui seraient toujours sur la bréche, comme s’ils étaient incontournables.

Le « drame » c’est que cela  vaut aussi pour les relations entre hommes et femmes, domaine où la notion d’hégémonie ne saurait être absente sur la  très longue durée. En phase I –hégémonique,  l’on en revient  en effet à une certaine domination –terme synonyme d’hégémonie- masculine, du « mâle dominant », l’homme étant place devant ses responsabilités tradditiionnellles avec tout le poids que cela implique et suppose.

Entre deux périodes hégémoniques, il y aurait en tout état de cause des parenthèses laissant certains espoirs à des entités  « émergentes », selon l’expression actuellement  à la mode et qui dit bien ce qu’elle veut dire et que nous placerons en dialectique avec celle d’hégémonie.

Il reste que cette notion d’hégémonie est au centre de toute la problématique astrologique et qu’elle la sous-tend et en serait  même la manifestation la  plus évidente. On aura compris  que ce qui caractérise l’hégémonie, c’est son retour. On n’est pas hégémonique ponctuellement mais de façon

récurrente,  répétée,  ce qui veut dire aussi qu’il y a  forcement une dynamique de retour après une absence, une parenthèse qui pouvait laisser croire à la fin de la dite hégémonie. En ce sens, la phase I est celle d’une certaine déception chez les émergents dont on  s’aperçoit qu’ils ne font pas le poids et surtout pas l’unanimité.

La notion  d’hégémonie est donc  indissociable de celle de retour car sans retour  il n’y a pas la preuve de l’hégémonie.

On aura compris que la phase 1 est comparable à l’affaire de Canossa, où ceux qui croyaient pouvoir supplanter le pouvoir  institué  doivent faire amende honorable, ce qui ne va pas sans une certaine

forme d’humiliation.

Alors que nous amorçons une nouvelle phase hégémonique avec  Saturne se rapprochant  inexorablement de l’étoile fixe royale d’Antarés ( Cœur de la constellation du Scorpion), il est bon de se  faire une raison quant  à la reconnaissance du fait hégémonique, tant dans la vie privée –(domination de l’homme) que dans la vie publique (l’homme providentiel, le recours). C’est dans

l’ordre des choses.  Dans le meilleur des mondes possibles.(Candide).  Il faut s’y résigner ne serait-ce que temporairement.

Dans le champ de la vie politique,, sociale, religieuse, il y aurait ainsi des personnalités incontournables. On pense au Pape, au Président des Etats Unis d’Amérique, à l’Allemagne, bref à tout ce qui est hégémonique tant au niveau mondial qu’au niveau local, à celui d’un milieu donné , tant au niveau des personnes physiques que morales.

 

I L’hégémonie dans l a  vie privée

Il faut s’attendre à ce que les femmes fassent  plus appel aux hommes, sentent qu’elles

ont besoin de leur présence dans leur vie. Cela correspond –on l’a dit- au passage de

Saturne dans la seconde moitié de l’un des 4 signes fixes (taureau, lion, scorpion ou verseau)

On est là dans un processus que l’on peut  qualifier d’instinctif mais qui reléve aussi

d’une certaine prise de conscience, d’un certain esprit grégaire. Les femmes éprouvent un

vif besoin de s’unir à l’homme, avec tout ce que la mémoire ancestrale peut véhiculer à ce

sujet.  Cela peut être le début d’une relation ou le retour vers quelqu’un qui a déjà « marqué » telle ou telle femme mais de toute façon, on est là dans des rôles assez stéréotypés, genre image d’Epinal, ce qui peut passer par le mariage, par un rituel, une certaine mythologie.

Bien entendu, quand le processus va s’estomper au bout d’environ 3 ans – mais tout dépends si la relation a commencé  en début de cycle ou  non. Plus cela aura pris du retard et plus le temps restant sera court..

Toujours est-il que passé ce cap,  les femmes  basculeront dans un certain désenchantement ou en tout  cas seront mues par un besoin de rééquilibrer la relation de couple, ce qui peut aller par une

prise de distance, des  vélléités de désengagement. La relation va devoir en tout cas peu ou prou devoir être renégociée.

 

II L’hégémonie dans la vie sociale/publique

L’hégémonie  se joue en fait sur les deux tableaux et  souvent  les deux plans,  le privé et le public, vont communiquer car l’image du mâle au niveau privé ne peut que se renforcer  si elle a son pendant au niveau social. L’un va rarement sans l’autre, quel que soit l’ordre dans lequel les choses se déroulent.

Les femmes, de toute façon, sont attirées, en phase première du cycle (conjonctionnelle) par des hommes qui se mettent en avant  ou qui sont mis en avant par la société, par un certain milieu socio-professionnel.

C’est le phénoméne des leaders qui va peser ici.  L’on pense ainsi qu’à la rentrée,  il est des personnages qui feront leur retour dans l’aréne et que l’on avait peut être enterrés un peu vite,

Prématurément, comme des « has been ». Mais  ici, il est clair que le passé  nous renseigne sur l’avenir, et que le scénarios risquent fort de se reproduire pour la éniéme fois. On pense notament  sur la scéne politique française à un Nicolas Sarkozy  vers qui de plus en plus d’appels et de rappels devraient converger, à l’occasion des prochains enjeux de l’UMP. En tout cas, si nous étions son astrologue nous lui conseillerions de se tenir prêt à reprendre du service. Non pas du tout sur la  base de son thème natal – donnée qui nous est parfaitement indifférente- mais parce qu’il est chargé d’une certaine force symbolique  indéniable et que l’heure n’est pas aux nouveaux venus comme cela serait le cas en phase seconde du cycle de Saturne.

Le cas d’Obama est également  à l’ordre du jour- on l’ a dit. Les USA sont de retour et notamment  pour la défense des Chrétiens d’Orient actuellement persécutés.  Un nouvel esprit de croisade est en

train de germer ce qui nous promet une rentrée  marquée par des initiatives fortes. Il est aussi

probable qu’un Poutine a également  des cartes à jouer dans  cette mise en avant des leaders désignés par l’Histoire et le Temps.

Mais on l’a  dit, le phénoméne se manifeste à tous les niveaux, à toutes les échelles avec une certaine

forme de régression (noter le préfixe de phase 1  en « re »), de retour en arrière qui  va relativiser les

perspectives de changement qui ont pu s’épanouir dans la phase seconde (avec le préfixe « de », comme dans dépassement, désengagement etc) Telle est la dure loi du cycle qui implique que  tout cycle tend à mourir pour renaitre et  l’hégémonie est un principe qui ne cesse de renaitre (le ‘re ») de

ses cendres.  Ceux qui ont cru que l’on avait tourné la page, que le passé était révolu, en seront pour leurs  frais.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

23. 08 14

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Astrologie et langage: les préfixes

Posté par nofim le 22 août 2014

Cyclicité et changements de préfixes et de suffixes (affixes)

par  Jacques  Halbronn

 

Le langage en ce qu’il a de plus ancestral  est porteur d’une

conscience de cyclicité. Nous avons déjà signalé la dialectique

des préfixes qui tantôt annonce  un retour en arrière,

tantôt  un départ vers l’aventure sans parler bien sûr des

temps passé et futur  qui font parte intégrante de toutes

les langues.

On aura compris qu’hors de la dualité, point de salut et

que tout le reste n’est que remplissage  et  coupage des cheveux

en quatre. On peut certes s’amuser à subdiviser pour les

besoins de la cause  les saisons en trois volets,  et tout à

l’avenant. C’est comme ces  peintres à qui l’on commande

une dizaine de vitraux pour une église  et qui sont bien

obligés de découper le thème choisi en dix. Que par la suite

des gens prennnent au sérieux, à la lettre, de telles

subdivisions est pathétique.

Il suffit d’entendre des astrologues (cf  nos vidéos

sur les dimanche liberté de Didier Geslain) pour voir

comment les astrologues discutent entre eux sur la position

de telle planéte dans tel signe ou dans telle maison, sur

tel Ascendant ou le suivant, pour une poignées de minutes!

La sagesse veut que l’on ne  perde jamais de vue  les vrais

enjeux  qui sont  de l’ordre de la dualité.  On conçoit que

le fait de vouloir plus de détails ne fait qu’alourdir

la formation et la communication autour de l’astrologie.

Par la biais de la dualité, on connecte l’astrologie à

une grande famille  sémantique avec le flux et le reflux, le oui

et le non, le masculin et le féminin,  l’intérieur et l’extérieur

etc   et  ls gens  sont  de plein  pied dans votre sujet sans

avoir à subir le discours alambiqué , maniéré et prétendument

sophistiqué de l’astrologie  ordinaire  qui abonde en

nuances qui  passent par dessus la tête des gens.

On a vu d’ailleurs les efforts des astrologues pour attribuer

des significations  à de nouvelles planétes comme si celles-ci

ne pouvaient être assurées par l’astrologie ancienne. En fait,

c’est même le nombre de planétes qui est en trop à moins

d’admettre que plusieurs planétes veuillent dire la même

chose et sont « synonymes »,ce qui simplifierait les choses.

Quel spectacle donnent ces  auteeurs qui nous expliquent

laborieusement  qu’un cycle passe par douze  états

successifs ( cf  A. Négre, La clef du zodiaque, Ed Flandre

Artois).  En revanche, dire que tous les  mots qui

commencent par « re »  concernent la même tonalité

tous comme  ceux qui commencent par « de » ou « dis », en

contrepoint, voilà qui est  positif  et évite les longs

discours.

Au bout du compte, le langage se réduit à peu de choses, à

quelques  modulations, variations sur un même »thème »!

Au delà d’un certain seuil, les astrologues dépassent

leur seuil d’incompétence (principe de Peter)

Il  y a quelques décennies, d’aucuns proposaient de

« prouver » l’astrologie en montant que chaque signe

du zodiaque avait sa thématique  dans l’écriture

(notamment chez des écrivains, comme ceux du Scorpion)

Nous ne pensons pas que la piste soit bonne mais la

méthode l’est qui passe par le choix des mots. Elle l’est

sur deux plans: pour distinguuer les hommes des femmes

et pour distinguer une phase  de « conjonction » d’une

phase de  « disjonction », la conjonction étant en fait

une révolution (avec un R).

Nous pronons donc – on l’aura deviné-

un enseignement linguistique dans la formation des

astrologues de demain.

 

 

 

JHB

22  08 14

 

 

 

 

 

 

 

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La femme et l’homme: la paille et la poutre

Posté par nofim le 22 août 2014

Le désordre  caché des  femmes

par  Jacques  Halbronn

Les défauts des hommes sont plus faciles à cerner que

ceux des  femmes. La société tolère mieux  les reproches

féminins quue les reproches masculins et elle  sait mieux

y remédier parce qu’ils sont plus en surface, en évidence.

Il n’est pas rare que les femmes fassent aux hommes des

réflexions sur un certain désordre extérieur, tant

vestimentaire que concernant leur lieu de vie. Le mot

propreté revient souvent  avec son corollaire l’odeur, la

puanteur. Il semble que  les femmes soient très réactives

aux « mauvaises »  odeurs, qui les alertent..En ce sens, elles

se montrent assez  intrusives.

Le probléme, c’est celui de la paille et de la poûtre. Car

sont-elles, de leur côté, irréprochables? Non point mais

ce qu’on peut leur reprocher est plus subtil;  moins tangible

car il s’agit d’un désordre  interne,  psychique, mental.

C’est une « puanteur »  d’un autre  genre et ce n’est plus

l’odorat qui la détecte  mais  l’ouie. Il y a d’ailleurs un adage

qui dit « mieux vaut entendre cela que d’être sourd » qui

montre que l’on peut souffrir de ce que l’on est amené

à supporter   au niveau auditif tant sur le plan quantitatif

que qualitatif.

On pourrait dire que chaque sexe se défoule à sa façon: les

hommes en se permettant de ne pas veiller à leur propreté

externe, les femmes en s’autorisant  des  dérives sur le plan

interne. Mais on ne visite pas un appartement comme on

visite un cerveau. LEs deux peuvent présenter d’étranges

similitudes si l’on  admet que  le cerveau  des femmes

peut ressembler à un grenier,  à une cave où les choses

les plus  bizarres sont entassées sans que personne

ne vienne  y faire le ménage.

Il y  a certes des thérapeutes, des  confesseurs,  des

ami(e)s  qui peuvent aider à nettoyer,  à évacuer ce qui s’est

accumulé.  Ces « conseillers », ces « praticiens »  ont l’oreille

qui leur permet  de capter des anomalies notamment par

le biais du langage. Il y a des propos qui ne passent pas ou

qui semblent décalés, qui dénotent  des dysfonctionnements

cognitifs. La personnne ne se souvient plus de ce qu’elle a

dit ou n’a pas dit, tant son mental est en désordre. Elle a

oublié de fornir telle ou telle information, elle n’a pas

bien compris ce qui lui a été dit. Elle comprend « de travers »

et c’est la cause de « malentendus », de frictions. Or, ces

dysfonctionnements sont selon nous plus fréquents chez

les femmes que chez les hommes.

Souvent,  par analogies, nous dirons que ce qui sort de la

bouche des femmes  ne  sent pas très bon à l’oreille. Cela sent

le renfermé, le pourri,  le manque d’aération. C’est parfois

irrespirable et l’on comprend que les femmes aiment se

retrouver entre elles car elles ne s’indisposent pas

mutuellement du fait des mêmes carences sensorielles

sur le plan auditif. Elles sont beaucoup  moins réactives

à la bêtise,  aux propos décalés et intempestifs, bref au

contenu qui compte moins que la forme. On l’observe dans

les cafés philo par exemple où elles attendent beaucoup

de tolérance sur ce qui est dit par les uns et par les autres

et ne comprennent pas ce qu’on leur reproche. En revanche,

les hommes sont conscients du malaise olfactif qu’ils

peuvent générer et  laissent plus facilement les femmes

y remédier que l’inverse et en ce sens les femmes sont moins

perfectibles que les hommes car leurs dysfonctionnements

sont moins faciles à mette en évidence, si ce n’est par

les réactions qu’ils provoquent mais que l’on peut mettre

sur le compte de l’étrangeté masculine. En bref,  l’on

comprend que chaque sexe puisse préférer vivre  sans l’autre

sexe du fait des perturbations que cela occasionne

de par la vie en commun.

Mais le couple est justement l’occasion pour la femme

de bonne foi  et de bonne volonté de  s’amender

intérieurement et plus généralement le fait d’avoir des amis

hommes qui ne les ménagent pas trop. Qui aime bien châtie

bien.

 

De tels dysfonctionnements ont  un coût pour les femmes.

Cela explique leurs sous-performances dans bien des

domaines de la recherche car elles perçoivent mal les

anomalies qui pourraient mettre sur la voie, la piste d’une

découverte, d’une prise de conscience. Elles risquent fort de

passer à côté  tant  elles  sont peu exigeantes et regardantes

en matière d’ordre intérieur. Souvent, elles se contentent

de relever des erreurs  de forme, de langage au regard

de l’usage des dictionnaires. Elles n’ont pas assez confiance

en elles, sur le plan intellectuel, pour sortir des sentiers

battus, elles sont trop  à la merci du doute. Car cette belle

assurance volontiers affichée ne cache le plus souvent qu’une

grande incertitude avec notamment la crainte de

représailles, tant elles se sentent vulnérables.  Le plus

souvent,  les femmes préférent emboiter le pas des hommes

et broder sur ce que les hommes ont produit, et elles

se sentent mieux quand il y a un filet et qu’elles n’ont

qu’à interpréter, à traduire les propos d’autrui. Le travail

de traductrice, d’interpréte,

dans tous les sens du terme, de commentateurconvient *

mieux à  leur profil, à leurs compétences, outre bien

entendu tout ce qui concerne le toilettage, le nettoyage,

(lessive, vaisselle etc) qui leur est occasion de prendre

l’ascendant sur les hommes, et qui englobe l’écologie, leur

grand cheval de bataille (d’un mot grec qui signifie la maison

comme économie).

Un dernier point:  il ne suffit pas de mettre de bonnes

odeurs pour masquer les mauvaises  ni de tenir

des propos intelligents pour faire oublier  les énormités.

 

 

 

 

JHB

22 08 14

 

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L’astrologie du signifiant au signifié,

Posté par nofim le 18 août 2014

  • Le signifiant et le signifié  en astrologie. Désigner
    et  signifier
    par  Jacques  Halbronn
    Nous répondons à Guy  Taillade à propos de notre
    nouvelle charte autour de la dialectique astres/maisons.
    Guy Taillade Que rien ne se lève de très remarquable pour la plupart des gens à l’ascendant, doit-on s’en étonner, mais cela ne veut pas dire qu’absolument rien ne se lève et qu’il n’y a pas quelque chose qui se lève pour tout un chacun, une promesse qui n’a pas be…Voir plus
  • L'astrologie du signifiant au signifié,   dans ASTROLOGIE 1235418_10202281577619024_514148136_n
    Guy Taillade Retirer tout sens aux facteurs astrologiques en n’en faisant que des marqueurs sans signification aucune c’est abolir toute astrologie, ce qui ne veut pas dire qu’à de certains moments (dans certains procédés d’interprétation ou de prévision), on ne doivent pas considérer tel ou tel facteur comme un simple marqueur.
  • 1235418_10202281577619024_514148136_n dans divination
    Guy Taillade À force d’arguties, on finit par se prendre les pieds dans le tapis, car désigner, signifier, signaler, assigner, finalement tout est signe.
    Notre commentaire: il importe impérativement  de distinguer entre
    signifiant et signifié. Tout est signe, certes, mais
    ce n’est pas une raison pour ne pas introduire de
    dialectique entre ce qui désigne et ce qui signifie,
    entre la prise mâle et la prise femelle. L’astrologue qui
    dirait que tout cela c’est la même chose se
    déconsidérerait car si l’astrologie est la science du
    signe, cela implique que l’on sache opérer les
    distinctions nécessaires, qui s’imposent. En mécanique,
    une machine a besoin de courant, d’essence.
    Ce que nous disons ici et c’est assez révolutionnaire,
    c’est justement que les planétes et les étoiles servent
    à constituer un cadre  et qu’ensuite, ce cadre  sera
    habité.  Qu’est ce qu’une maison vide mais qu’est
    ce que des gens sans maison? Il y a là une
    complémentarité.
    Nous disons: arrêtons de tout mélanger, respectons un
    certain ordre et les oies seront bien gardées. C’ »est de ce
    désordre que justement, selon nous, souffre l’astrologie
    d’où la nécessité de tout reprendre à la base et c’est là
    l’enjeu de la nouvelle Charte de l’Astrologue et du
    Congrès de fin d’année. Comme on l’a vu, on n’impose
    pas telle ou telle astrologie car avec les régles que nous
    posons, tout au contraire, chacun pourra se confectionner
    sa propre astrologie et être astrologue ne signifiera plus
    de pratiquer une seule et même astrologie  mais de
    respecter les mêmes principes de fabrication . Ni  plus
    ni moins.  Notre charte est au contraire l’assurance
    d’une plus grande  biodiversité du champ  astrologique
    car la créativité astrologique est désormais mise  à la
    portée de tous. On déconstruit pour construire en toute
    liberté et c’est ainsi que se profile le portrait robot
    de l’astrologie du XXIe siècle, radicalemen différent
    de celui du siècle précédent.
    Donc récapitulons: les astres  -la réalité astronomique,
    observable- sont les  signifiants qui apportent un cadre
    mais aussi une cinétique – puisque le cosmos se
    meut- à l’astrologie. En soi, ils ne signfient rien mais
    ils font signe et  l’on peut toujours jouer sur les
    mots comme le  fait Guy Taillade.
    Une fois ce cadre astronomique posé, l’on passe
    du signifiant (et l’astre est un signfiant précisément
    parce que virtuellement il peut tout signifier) au
    signifié et ce signifié, il est le fait des subdivisions
    qui ne sont plus de l’astronomie mais de la
    mathématique primaire. On fixe un certain nombre
    de secteurs à partir d’un certain point de départ (point
    gamma) par exemple  12   (même si le 12  est lié
    au nombre de lunaisons dans une années solaire) et
    ce sont ces secteurs qui seront chargés de significations
    Le cas des « maisons astrologiques » est le plus caractéristique
    de ce qu’on entend par signifié. On  a l’ascendant, puis
    à partir de là on découpe des maisons, puis ces maisons
    on leur donne des attributions, donc des significations.
    A partir de là, on n’ a  plus besoin des planétes qui
    ont servi d’échaaffaudage. On dispose de maisons
    activées, désignées par des planétes et reliées entre elles
    par  divers procédés. Sur un thème astral, on a aussi
    des signes  pointés par des planétes. Une fois que
    ce signes ont été  désignés, on n’a plus besoin  des
    planétes, elles ont joué  leur rôle fondateur. Il ne reste
    plus qu’à connecter les signes ainsi « marqués » entre eux
    Rappelons que Ptolémée ne se sert pas des aspects
    pour connecter les planétes mais uniquement les signes.
    Ce qui ne l’empêche pas, par ailleurs, de considérer les
    planétes comme des significateurs. Mais la Tétrabible
    est, il est vrai,  truffée de contradictions et constitue  un ensemble
    hétérogéne, une auberge espagnole.
    On peut même se servir  des domiciles et exaltations
    des planétes dans les signes  pour  récupérer le
    symbolisme  des planétes mais dans ce cas on n’est plus
    dans la réalité astronomique mais on a affaire à des
    correspondances symboliques comme on  peut tout
    aussi bien associer les signes avec les 4 Eléments, ce que
    ne faisait pas Ptolémée qui préférait parler de signes
    masculins et féminins, dans le binaire et non dans
    le quaternaire. on peut aussi, comme le propose
    Manilius asscocier les signes et les douze dieux
    de la mythologie ou encore, évidemment, les douze
    mois de l’année en s’appuyant sur l’iconographie des
    almanachs sensiblement plus pittoresque que celles
    des douze signes du zodiaque. (cf le Kalendrier des
    Bergers)
    Qu’est ce que ça change,  demanderont les mauvais coucheurs.
    Nous répondrons que cela met fin à une certaine cristallisation
    de l’astrologie. L’astrologue peut prendre les astres
    qu’il veut, découper leur parcours comme il l’entend,
    accorder les significations aux secteurs (signes, maisons)
    qu’il lui conviendra. Il sera maître de son outil  comme un
    soldat qui sait démonter et remonter son arme alors que
    de nos jours, l’astrologue se contente de répéter ce
    qu’il a appris sans comprendre en se contentant
    d’appliquer. Or, l’astrologie, contrairement à ce que
    d’aucunscroient n’est pas jugé sur ses résultats mais
    sur son mode d’emploi qui doit être aussi ergonomique
    et intuitif que possible.
    Est-ce à dire que nous pensons qus toutes les astrologies
    ainsi composées se valent? Oui, au niveau du
    praticien de l’astrologie, une « bonne » astrologie
    est celle qu’il s’est construite. Mais au niveau des
    origines de l’astrologie, d’une astrologie universelle,
    nous pensons que l’astrologie saturnienne balisée
    par les 4 étoiles fixes royales et dont le cycle de 7 ans
    est simplement découpé en deux phases, l’une de
    conjonction et l’autre de disjonction  est la référence.
    Il convient de distinguer l’approche historique qui doit déterminer le
    choix qui a été réellement effectué et  l’approche théorique qui montre
    quels étaient les choix possibles virtuellement.  Quelque part, chaque
    astrologue peut élaborer « son » astrologie, c’est ce qu’ont fait un Néroman, un Jean
    Pierre Nicola et bien d’autres mais ils n’ont pas mis en évidence l’ensemble infini
    des possibilités existantes. Ils ne se sont donc situés ni dans une démafrche
    vraiment historique ni vraiment théorique, mais dans une démarche que l’on
    ne peut qualifier que de personnel et qui ne prend pas la peine de se situer ni
    dans le temps ni dans l’esapace par rapport à tous les autres scénarios
    envisageables.
    André Barbault, au début des années soixante du siècle dernier avait signalé
    que pour certains astrologues, les planétes étaient « physique » et pour d’autres
    « symboliques ». Le projet actuel met en évidence cette dualité.  Les planétes
    en tant qu’objets astronomiques fournissent une armature à l’astrologie mais
    elles ne signifient pas même si elles font « signal », si elles « pointent » comme
    les aiguilles d’une montre vers tel ou tel facteur d’un cadran. Mais leur charge
    symbolique n’est pas négligeable et on peut les utiliser éventuellement, pour
    « qualifier » un secteur, une maison, en aval.
    eviodes  ,  s
    oeu

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Les sous doués de la communication et les cafés philo

Posté par nofim le 13 août 2014

Les cafés philo ou promiscuité des surdoués et des

sous-doués de la philosophie.

 

Les cafés philo nous apparaissent comme un étrange

lieu de rencontre entre gens  ayant des profils  très

différents, d’où une promiscuité qui  ne va  pas sans

tension mais  qui est tout à fait révélatrice  des clivages

au sein de notre société et notamment entre hommes et

femmes.

Certaines régles se sont instaurées dont on se demande

quelle en est l’origine  comme de lever le doigt pour s’inscrire

sur une liste d’attente. Cela ferait partie   de l’identité

du Café  philo et il nous semble  que  c’est là un facteur

qui a fini par devenir déterminant, dominant de façon

complétement surréaliste. LE café philo apparait dès lors

comme un de ces lieux où la parole est  rationnée et donc

partagée entre les participants  de façon assez malthusienne.

Dans notre brochure L’astrologue face à son client. Les

ficelles du métier  (1995), nous avons montré que la

consultation astrologique se caractérisait également

comme un espace où  la parole n’est pas libre, puisqu’elle

est artbitrée par le savoir astrologique qui sert de garde

fou. Ce sont là des espaces protégés  quui attirent

forcément des gens qui ont besoin d’être protégés de l’autre, de

celui qui ne laisse pas parler, ce qui peut renvoyer à des

fustrations  de l’enfance, en famille. Il y a comme  une

méfiance envers le prochain, une certaine sociopathie.

On serait donc attiré par ces lieux  du fait que l’on aurait

l’assurance qu’on nous laisse parler, que l’on ne nous

« coupe » pas. L’idée que l’on ne r vous laisse pas terminer

votre phrase,  votre intervention est pour certains vécue

très péniblement alors que pour d’autres c’est un signe

de vitalité, d’intérêt , de réactivité.  Entre personnes qui

communiquent,  les prises de parole doivent être très

brèves puisque l’on parle d’un sujet commun qui a été

choisi. Paradoxalement, dans les cafés philo les

interventions sont trop longues et c’est  justement parce

que certaines personnes n’arrivent pas à s’exprimer

assez vite qu’elles sont « coupées » dans la vie « normale. Ce sont

des sous-doués de  la communication qui peuplent ainsi

les cafés philo. D’ailleurs, dès que l’échange devient plus

libre, plus animé,  il y a des participants qui se taisent parce

qu’ils se retrouvent dans un contexte traumatisant et ce sont

souvent, comme par hasard, les femmes qui se mettent ainsi

en retrait. Rappelons qu’il y a une communication non

verbale qui accompagne et même précéde la prise de parole.

Si l’on parle et que l’on voit des gens autour de soi

manifester des réactions, n’est-il pas « normal » de les laisser

réagir sans tarder. ? N’y a t-il pas une sorte de revanche

prise à poursuivre son discours comme si de rien n’était?

On ne regarde pas l’autre, on ne l’écoute pas. On parle

parce que c’est « son tour » et qu’on a « droit » à la parole et à

un  certain « temps de parole ».

On peut    évidemment jouer sur les mots en disant que si

je laisse l’autre parler je l’écoute ipso facto  mais les faits

montrent qu’il n’en est pas ainsi et que les prises de

parole des intervenants successfs  sont déconnectées les

unes par rapport aux autres, ce qui montre que le seul

enjeu se limite à parler et à ce qu’on nous « laisse »  parler

On est plus dans un contexte thérapeutique qu’autre chose.

Paradoxalement,  ces cafés philo  répondent  à d’autres

attentes qui sont plus pour les surdoués que pour les

sous doués de l’échange. Cette fois, la forme compte moins

que le fond et la légitimité de la prise de parole se mérite

par la qualité des propos qui  nous accordent plus ou moins

de crédit. On en arrive ainsi  à des situations de

rupture, de « c lash » entre des légitimités opposées, de forme

et de fonds. Pour celuu qu ne capte pas bien la dynamique

de la discussion, seul  va compter le respect de l’ordre des

prises de  parole et celui des temps de parole. Il y a même

parmi les participants certains qui n’intervienent que

pour sanctionnner le non-respect des « régles », ce qui leur

donne une certaine importance quand ils rappellent

à l’ordre.

Autrement dit, les cafés philo sont instrumentaliés de leur

véritable raison d’être qui n’est certainement pas d’accueillir

des laissés pour compte de l’échange (femmes, étrangers,

psycho-rigides) qui souffrent de trop de liberté autour d’eux

et trouvennt un malain plaisir à censurer  non sur le fonds

mais sur la  forme. Un travers qui vient se greffer sur ce

phénoméne est   un certain cloisonement des mots qui fait

que les gens ont du mal à  traduite la pensée de l’autre dès

lors qu’elle ne se sert pas des mêmes mots, des mêmes

formules. C’ »est un autre facteur de rigidité qui vient

parasiter la relation. En fait, ces personnnes ont un probléme

de tonicité mentale quui les empêche de s’exprimer en

quuelques mots,  qui exige de leur part trop d’efforts pour

capter pleinement le propos de l’autre, ce qui est dit  par

le truchement  des mots. On connait ces gens qui ne captent

qu’un mot mais pas le contexte et qui donc réagissent à

mauvais escient. Il serait bon que ces cafés philo enseignent

aux participants à communiquer vraiment au lieu de

les enfermer dans leurs blocages au point de leur faire croire

qu’ils sont dans le vrai alors qu’ils sont en marge de la vraie

vie du langage et de la parole. Une autre solution serait

évidemment de distinguer entre cafés philo pour

sous doués  et cafés philo pour surdoués

Parmi les piéges à éviter, ceux liés au langage.  Philosopher

c’est apprendre à   ne pas se braquer sur des mots. Ainsi

un récent café philo  avait pour thème « tomber amoureux

et le renoncement à la liberté ». Les participants  n’ont cessé

d »‘épiloguer sur le verbe « tomber » qui  ici n’a rien à voir

avec la chute mais  signifie devenir,  advenir et qui

a une valeur pronominale et réflexive. En ce sens, il est

bon de traduire un sujet en différentes langues pour ne pas

être plombé par l’idiosyncrasie d’une langue donnée. Dans un aurre

café philo, il y a quelque temps,  la question comportait dans

son intitulé « force majeure »  et  l’on a commencé  à discourir

sur la notion de  force sans comprendre qu’il ne s’agissait que

d’une expression. Le langage  établit une sorte de consensus

qu’il faut savoir dépasser  car l’important est plus l’esprit

que la lettre. Outre Manche,  le lien entre langage et philosophie est plus mis en avant

qu’en France.(cf Keith Green,  Bertrand Russell. Language ans Linguistic Theory, 2007.

 

 

 

vlravcrée ybe déna

 

 

dans cfor

 

vo

 

par in

 

 

 

 

JHB

18  08  14.

Annexe;

Mis à jour 7 mai 2014 par  Marielle Frederique Turpaud
D’autres cafés-philo animent – voire enflamment! – nos bistrots. Voici un bref, très bref panorama, inévitablement incomplet. Sites : par exemple http://www.accordphilo.com/article-10260453.html Dans le livre de Riou PARIS PAS CHER / SPECIAL GRATUIT éd. First, 2013, pages 74-75, certains sont cités. Pour des raisons de santé – et uniquement ! – je restreins pour l’instant ma participation habituelle aux cafés-philo décrits ci-dessous. Le premier : celui du café des PHARES, le dimanche de 10h30 à 12h15 désormais, fondé par Marc SAUTET (1947-1998) en 1992. Les animateurs se relaient, le sujet est voté sur place. http://cafe-philo-des-phares.info et http://www.philo-paris.com/ Le dimanche aussi, à 11h jusqu’à 13h, de l’autre côté de la place : le café-philo animé par Bruno MAGRET, au BASTILLE, à l’angle de la rue de la Roquette. Toujours le dimanche à 18 heures jusqu’à 20h30, l’équipe du Père Tranquille se répartit : – soit autour de Claudine qui serait au BON PECHEUR, 12 rue Pierre Lescot, 75001, aux Halles, en face du Père Tranquille ;-) – soit autour de Jean-François, au FALSTAFF, place de la Bastille côté bd Richard-Lenoir,  jf-paquelier@noos.fr . Programme sur http://cafe-philo-des-phares.info

Le 19 février 2012, j’y ai présenté un sujet : « Tout comprendre est-ce tout approuver? » pour lequel j’avais mobilisé Marc-Aurèle, Epicure et Victor Hugo. Le 25 mars 2012 j’y présentai : « Comment reconnaître un homme exemplaire? » où la grandeur et la fragilité de nos modèles furent analysées. Puis le dimanche 16 février à 18h : « La philosophie est-elle émancipatrice et pourquoi? »Je récidive le dimanche 13 avril 2014 à 18h : « La mémoire historique est-elle sélective? » Ce sujet sera à nouveau présenté par moi en mai ou juin 2014. Chaque lundi à 18h, Liliane accompagnée de Denise anime un café-philo au café LE METRO, place Maubert, métro Maubert-Mutualité. Dans ce même café LE METRO, le dernier lundi du mois à 20h30, a lieu le seul café-théologique de Paris, animé par soeur Marie-Françoise BOUTEMY, xavière, docteur en théologie, ancien aumônier de l’hôpital de Dunkerque. Toutes les sensibilités sont les bienvenues, que l’on soit croyant ou non. Le sujet est décidé le mois précédent. Renseignements à mfboutemy@laposte.net Chaque mardi de 18h30 à 20h30, Michel TURRINI anime un café-philo au café La CONTRESCARPE, place du même nom, métro Monge ou Cardinal-Lemoine. FINIS !!! Les VENDREDIS PHILO de 19h, au café  LE METRO, place Maubert, métro Maubert-Mutualité, n’ont plus lieu ! ils se répartissaient ainsi : 1er vendredi : café-juridique, animé par Sylvie. 2me : café-philo, animé par Georges ou Denise. 3me : café-socio, animé par Alain PARQUET. 4me et 5me : café-philo, animé par Georges ou Denise. La pianiste Sabine MINICONI anime son café-philo le 2me dimanche de 11 heures à 13 heures, à l’ETOILE EUROPEENNE, 178 rue de Bagnolet, métro Porte de Bagnolet.http://sab.pianiste.free.fr/ BIBLIOGRAPHIE Marc Sautet, Un café pour Socrate, Robert Laffont, 1995. Jacques Diament, Les Cafés de Philosophie, L’Harmattan, 2003. Comprendre le phénomène café-philo, ouvrage collectif, direction Yannis Youlountas. Préface d’Edgar Morin, Éditions La Gouttière, 2003. Carlos Gravito, chroniqueur du café-philo, Le côté du Café des Phares, Pratique du débat philosophique. Préface de Christian Godin. L’Harmattan, 2005.
Le génie de la liberté de penser, vu du premier étage du BASTILLE, en hiver.
Le génie de la liberté de penser, vu du premier étage du BASTILLE, en hiver.
Didier GESLAIN reprend ASTROLIBERTE !
L’astrologue et passionné de chanson française Didier GESLAIN, école d’André BARBAULT, reprend ses causeries astrologiques sur l’actualité au premier étage du Falstaff Bastille, les 2me, 3me et 4me dimanche de 15h à 17h30. Consommation à prendre en bas au bar, et à monter soi-même, comme pour un café-philo. Participation pour AstroLiberté : 15 euros. Prévenez Didier de votre venue, pour l’impression des thèmes étudiés ce jour-là. Tout renseignement à geslaindidier@gmail.com ou au 0652048407, ou sur Facebook. Le dimanche 18 mai à 15h j’y présente la technique et les applications de la GEOMANCIE, suivant mon propre livre (éd. Pardès).
Didier Geslain, du temps du Connétable, 55 rue des Archives.
Didier Geslain, du temps du Connétable, 55 rue des Archives.

 

 

 

 

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Les femmes et le verbe masculin

Posté par nofim le 7 août 2014

L’ambiguité du comportement féminin à l’égard des hommes

par  Jacques Halbronn

 

Les femmes en ce début de XXIe siècle sont dans une attitude

de revanche et quelque part elles veulent faire payer aux hommes

d »aujourd’hui les humiliations subies par leurs aieules.Elles

sont bien conscientes de ce qu’elles vivent dans un monde crée

par les hommes et elles se sentent des « passagers » de seconde

classe dans tous les domaines de la culture, de la Science, de

l’Histoire, où elles n’ont droit qu’à quelques miettes. à quelques

noms qui ne sont souvent connus que parce que justement ce

sont des femmes et en quelque sorte des curiosités. Les femmes

ont leur propre Histoire qui est centrée sur leurs  avancées

sociales qui ne sont souvent dues qu’à la complaisance des

hommes. N’oublions pas en effet que si telle femme est

ministre, c’est parce que les hommes le veulent bien, par la

grâce du maître.et  parce qu’il  y a un électorat féminin à 50%, ce qui fausse

quelque peu  les perspectives.(les femmes en France depuis

1944). Les femmes qui réussissent le doivent le plus souvent

à un certain « piston » mais les domaines les plus stratégiques

échappent heureusement aux caprices des puissants.

Autre ambiguité,  tout se passe comme si les femmes

étaient pressées de remplacer la réalité « brute » par du

discours masculin, chaque fois que cela est possible. Cela

vaut notamment dans le domaine des sciences humaines et

des sciences de la vie, étant entendu qu’elles ne s’intéressent

à ces domaines que dans la mesure où cela vient  relativiser

le clivage entre hommes et femmes. Dès que les sciences

reconnaissent qu’elles ne peuvent distinguer entre les deux

sexes, avec les outils dont elles disposent, c’est du pain

bénit pour les « féministes ».  Elles en concluent que les

différences ne sont pas « prouvées »!. Autrement dit, elles

essaient de piéger les hommes du fait même de la prudence

de leur approche.  C’est à ce petit jeu qu’elles se délectent.

En réalité, il n’a jamais été question que la Science épuise

la réalité et l’on sait pertinemment que bien des choses ne

s’expliquent pas encore notamment dans le domaine du sexe,

de la race, voire de l’âge, trois sujets tabous pour les femmes.

Mais il convient de se demander s’il s’agit là d’une simple

question de bonne ou de mauvaise foi ou si ce comportement

n’est pas révélateur d’une véritable carence cognigtive. Tel

est en fait le vrai débat.

Entendons par là  que ce serait cette carence même qui

expliquerait que les femmes sont sous le joug des hommes, sous

leur dépendance, non pas tant individuellement que

collectivement car le probléme ne se situe pas au niveau

du couple qui est  par essence un phénoméne régressif

qui dépasse très largement  l’émergence de l’espéce humaine.

Le rapport des femmes au langage trahit l’existence d’une

telle difficulté à affronter le réel   quand celui-ci ne se

traduit pas par des mots et quand ces mots ne sont pas

dans le dictionnaire.

Car on observe que les dictionnaires jouent un rôle majeur

dans la formation de la pensée féminine. Il est rare qu’ »une

femme ne se serve pas  d’un dictionnaire pour savoir ce que

les mots veulent dire et avec les téléphones mobiles, on a les

définitions à portée de main, à tout moment, par le biais

d’Internet. Le paradoxe d’un dictionnaire, c’est qu’il définit

un mot par d’autres mots qui sont eux-mêmes à définir. Il reste

que les dictionnaires établissent des réseaux demots qui sont

ainsi liés entre eux. Contrairement à ce qu’on a pu dire, les mots

ne sont pas isolés et l’on préférera parler de « modules » mais

ces modules ont tendance à se figer et à se pérenniser alors

même que la démarche scientifique  tend à les déconstruire, à

redistribuer les mots autrement. Ce que dit la Science à un

moment donné n’a de toute façon, qui plus est, qu’une

valeur éphémère, jusqu’à nouvel ordre et le mot « ordre » est

ici particulièrement emblématique de la reconnaissance

d’une autorité.

Mais  le comble du vice, ici, est atteint quand les femmes

tentent d’instrumentaliser le verbe masculin en le plaçant

devant un dilemme:  soit vous trahissez la cause de la Science,

en en outrepassant les bornes et les méthodes,

soit vous trahissez la cause de l’Humanité « masculine » par  vos

propres atermoiments et Dieu sait si les femmes n’auraient

pas tant de scrupules si elles étaient  au pouvoir.

En fait, les femmes sentent qu’elles sont dans une sorte de

compte à rebours.  Elles sentent que la Science parviendra

tôt ou tard à expliciter ce qui distingues les deux sexes et

elles veulent entre temps parvenir à une situation

irréversible, d’où on ne pourra plus les déloger.

Pour ce faire,  leur stratégie est la suivante. Elles disent

aux hommes:  vous n’arrivez même pas à justifier la

domination masculine en recourant à la « Science », donc

cette domination n’est qu’un Mythe qui ne repose sur rien

de sérieux.  A aucun moment, elles ne semblent vouloir

tenir compte des « faits » , de l’observation  du moment que

cela n’est pas formalisable « scientifiquement ». Autrement dit

ce qui n’est pas scientifiquement prouvé n’a aucune légitimié

mais ce sont les hommes qui sont mis au défi d’apporter la

preuve de la légitimité de leur domination.  Tel est le chantage

qui s’exerce!

La seule parade à ce « double bind », c’est de dire que ce qui

compte avant toute formalisation, c’est le ressenti, ce que notre

cerveau perçoit du monde, on pourrait parler de phénoménologie.

Il n’est pas question ici que le « nouméne » se substitue au

« phénoméne »!..

Nous sommes donc là confrontés à deux problémes : d’une

part le verdict (le « dire ») du dictionnaire, de l’autre celui de

la Science. Et il est tentant de jouer l’un contre l’autre. L’un

est trop rigide et l’autre trop  flou. Aucun des deux n’est à

la hauteur de la situation, de l’enjeu. L’un est caricatural

par ses associations éculées d’idées, l’autre  est loin d »épuiser la

richesse et la complexité de son objet.  Les femmes

ont donc beau jeu de  vouloir substituer l’un à l’autre, de

faire alliance avec des scientifiques qui se sentent flattés

que l’on prenne leurs conclusions pour définives.

Mais le hic, c’est que dans un cas comme dans l’autre, le verbe

ne fait que se substituer à la réalité si ce n’est que pour les

femmes, le verbe est la réalité, car elles ne captent le monde

que par l’interface du verbe et le monde se limite à ce qu’il en

est dit. D’où un surinvestissement du langage qui pése aussi

lourd que la réalité, qui devient la réalité en soi, une réalité

qu’il est très facile  d’imiter,  de contrefaire; d’où un plus

grand risque d’être manipulé, le glissement vers un certain

formalisme très codifié, une rigidité des apparences, un

esthétisme social. On est alors non plus dans l’être mais

dans l’avoir, dans ce que l’on adopte plus que dans ce

que l’on apporte au monde. La femme a une mentalité de

client qui se sert dans un monde des hommes.

 

 

 

 

 

 

 

 

.JHB

19. 08 14

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

Publié dans Culture, FEMMES, LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

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