Epistémologie de la science historique

Posté par nofim le 5 août 2014

La dimension spéculative de la recherche historique et le genre du roman

par  Jacques Halbronn

 

L’historien à l’instar du romancier -ou vice versa- tente d’élaborer un certain passé à partir d’un certain nombre de données. La

recherche des causalités responsables des dites donnée constitue le tissu historique tout comme le point de départ  d’un fait divers peut

inspirer un roman, donc une « histoire » ( avc un petit h) en remontant vers ce qui a pu aboutir au dit point de départ. Dans bien des cas, ce

qui s’est passé aurait pu se passer autrement tout comme le futur peut lui aussi se dérouler autrement et l’on peut imaginer d’autres solutions

et résolutions. (cf  Collectif,  Les historiens de la Garde; De Lorant Deutch à Patric Buisson, la résurgence du romn national, Ed  Inculte 2013)

Il est loisible à chacun de concevoir des scénarios plus ou moins probables si ce n’est que certains peuvent prévaloir sur d’autres et s’y

substituer comme étant plus logiques, comme intégrant davantage de paramétres, de données.  Un modéle est falsifiable. Cela ne

signifie pas que l’un l’emporte sur l’autre parce qu’il est « prouvé » mais ce qu’il est plus probbable ou moins improbable. La recherche

hisrorique exige des démonstrations, des argumentations.

Nos  travaux concernant la génése du  symbolisme zodiacal, par exemple, et notamment celui du  tétramorphe (Taureau, Lion Aigle

Homme) comportent certes une dimension spéculative mais nous pensons qu’ils conduisent à une représentation plus satisfaisante

pour l’esprit que les seules données  « traditionnelles »  brutes qui ne s’inscrivent même pas dans une  approche scientifique car

l’Histoire ne saurait se limiter à un caractère « factuel ».(cf notre vidéo du 2 août sur le même sujet, sur You Tube). Ce que nous avons écrit

récemment sur l’émergence du « peuple »  juif est également spéculatif mais se fonde sur une histoire comparée des invasions, des

« têtes de pont », ce qui confère à notre propos une certaine probabilité plus grande que le simple « constat » historique. On pourrait en

dire de même de nos travaux sur Nostradamus. En fait,  nous dirons que le métier d’historien consiste à établir des chronologies, à

reconstituer un état antérieur à celui qui nous est connu. C’est cela la recherche historique.

L’historien ne réalise pas une opération foncièrement difféente de celle du romancier. On est toujours dans le »comment en est-on

arrivé là? »  La seule différence, c’est peut être qu’il est difficile de dire à un auteur qu’il aurait pu raconter une autre histoire alors que le

débat peut tout à fait se concevoir entre historiens/ Le débat, quant au roman, se limite à une discussion « intérieure », quand l’auteur

lui-même aura hésité entre plusieurs scénarios.  On ajoutera une autre différence concernant le futur. Le romancier aurait le droit de

se projeter dans l’avenir et pas l ‘Historien.  Mais l’historien peut se faire  prophéte dès lors qu’il a découvert certaines « lois »qui valent

autant pour le passé que pour l’avenir, étant entendu que de telles « prévisions » ne sauraient  aller au delà d’un certain seuil de précision.

Non pas que l’on ne puisse pas annoncer certaines choses mais certainement pas le résultat global. L’historien aurait une obligation

à cerner les moyens mais non les fins. En ce sens, le regard de l’historien  sur le passé ne diffère pas vraiment de son regard vers l’avenir,

c’est à dire que son discours restera marqué par une certaine forme d’abstraction.

La question des facteurs de perturbation caractérise plus les sciences humaines que les sciences dures en ce sens que le présent

n’y  correspond pas autant au passé. C’est en cela que l’épistémologie de la science historique diffère. On peut certes admettre que certaines graves perturbations aient pu affecter le relief ou le climat mais dans le domaine des sciences de l’Homme, c’est une

problématique bien plus récurrente et incontournable d’autant que les dites perturbations eussent pu ne pas se produire. Donc

le scénario élaboré par l’historien doit intégrer de possibles  perturbations qui auront crée un décalage non seulement diachronique

mais synchronique avec le présent, qui est le moment où le travail de réflexion et de recherche a été engagé.

Encore faut-il ajouter qu’il existe plusieus plans qui se chevauchent: il ya ce qui est et sa représentation. C’est le plus souvent

la représetation qui est perturbée.  Si l’on prend le cas du symbolisme saisonnier, il y a des textes qui ont pu se corrompre, « évoluer » sans

que la réalité représentée ait changé.  Les saisons sont les mêmes saisons grosso modo qu’il y a des millénaires mais certains discours

les concernant peuvent avoir sensiblement changé.  On pense ainsi aux rapports

entre le français et l’anglais : si le phénoméne est resté

peu ou prou le même, la conscience du dit phénoméne peut être toute autre.

Selon nous, le présent est « gros » du passé et donc il est essentiel pour l’historien

d’apprendre à lire le passé dans le présent, ce qui relativise la question  d’un passé

que l’on ne pourrait retrouver tel quel. Il faut s’habituer à l’idée que le passé est

indissociable du présent et vice versa, qu’il est « portéé par le présent. On ne peut

donc effacer; « tuer »  le passé puisqu’il survit dans le présent. Le succés des séries

policières illustre bien cette  fascination pour celui qui exhume le passé en fouillant

le présent, à la façon d’un archéologue. C’est aussi une problématique  importante

en psychanalyse.  Certes, il y a un temps où l’on fait des hypothèses mais celles-ci

sont vouées à être affinées, précisées.  Mieux vaut, en définitive, un discours

cohérent et logique qu’une accumulation de données qui ne font pas sens.

 

 

JHB

05. 08 14

 

 

 

 

 

 

 

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Les femmes et le langage

Posté par nofim le 5 août 2014

Les femmes au piége du Logos  ‘(langage et logique)

par  Jacques  Halbronn

Les femmes  sont très sensibles au raisonnement logique et

tendent à projeter sur le monde des patterns, des grilles

qui tiennent lieu de réalité, de « faits ». C’est ainsi que la

revendication de parité n’est que la conséquence d’une

argumentation simpliste à laquelle nombre d’entre elles

se tiennent et qui  ne tient  que par la grâce d’un certain aveuglement, à

des oeillères. Cet amour de la logique, elle le partage avec

les machines et d’ailleurs leur fascination pour la

mathématique astrologique en dit long sur le fonctionnement

de leur psychisme.(cf nos vidéos sur You Tube et

sur le  groupe facebook  animus/anima)

Le langage du fait qu’il est très réducteur conduit à nier

les différences puisqu’un même mot peut recouvrir des

réalités fort différentes Il suffit que des choses, des données

recourant aux mêmes mots pour qu’elles posent une

identité entre elles. En ce sens, on peut parler de

sophistique.Pour éviter de telles tentations d’indexicalité

(Garfinkel), il faudrait une langue pléthorique comportent

une infinité de termes aux acceptions extrémement

restreintes. La philosophie qui est viscéralement

réductrice  plait aux femmes en ce qu’elle génére de

la confusion. En ce sens, les femmes aiment les

généralités qui autorisent tous les rapprochements que l’on

voudra et là encore le fait de partager avec d’autres hommes et

femmes un même signe zodiacal apporte de l’eau au

moulin égalitariste. Les femmes aiment bien des formes

qui incluent tout le monde à commencer par le mot

Humanité, (l’Homme), sans distinction.  Cela dit les femmes

sont également attirées par la notion d’individu unique

(notamment par le biais du thème natal ) En fait, elles

louvoient entre une rhétorique du tout le monde est

pareil et tout le monde est différent, entre le partage et

la spécificité personnelle..

Comme les machines, elles ne peuvent apprehender le

monde que s’il est mis en équation, en formules, il faut que

cela passe par les mots mais qui fournit ces mots, that is

the question! C’est bien là le hic d’où la fascination pour

tout ce qui se prétend révélé et qui ne remet pas en

question l’égalité des sexes car reconnaitre que les femmes

dépendent des  mots émanant des hommes ferait

probléme.Idéalement, pour les femmes,il faudrait penser

que nous ne maitrisons pas les mots mais quee ce sont

les mots qui nous maîtrisent. On leur reproche souvent

de faire dire aux gens ce qu’ils n’ont pas dit voire de

les déposséder du droit d’expliquer ce qu’ils ont voulu dire…

Les mots parleraient d’eux-mêmes, en quelque sorte.

Mais les femmes n’en ont pas moins un probléme avec le

langage en ce sens que  des mots abstraits sont par elles

considérés comme des mots « concrets ». Un verbe a autant

de réalité qu’un nom, autant de poids. Or, l’objet est

externe , reléve de la science. et le verbe renvoie à une intention, à  un projet

lié à la conscience.. Mais l’on sait que science sans

conscience n’est que ruine de l’âme.

Le malentendu actuel entre hommes et femmes, tient

au fait que toute personne un tant soit peu observatrice

du monde sans passer par les « lunettes » des mots est

parfaitement consciente que les hommes et les femmes

sont radicalement différents. On nous renvoie au verdict

de la Science qui déclare ne pas pouvoir expliter ce

ressent et cet aveu  est consiéré comme un « fait » qui

prouverait que les hommes et les femmes ne sauraient

être distingués  Dès lors que ces différences ne peuvent

se  traduire en chiffres, en statistiques, en formules, elles

ne comptent pas,  concluent les femmes. Cela fait penser à des

aveugles qui ne captent le monde visible que par le biais

des mots et ces mots sont dramatiquement appauvrissants, ne

sont qu’un pis aller.

Les mots sont importants pour les femmes, disions-nous,

alors que pour les hommes, ils sont avant tout un mode de

communication avec les femmes puisqu’il suffit d’ouvrir

les yeux pour se mettre d’accord. Mais les textes sont

aussi un support essentiel pour les femmes car elles

n’aiment guère improviser dans l’ici et maintenant, si l’on

entend par ce mot le fait de communiquer réellement

avec autrui, de rebondir sur ce qu’il dit et vice versa. Improviser

est un acte vivant, naturel, éphémère et les femmes préférent

en ce sens ce qui est artificiel, donc immuable comme les

fleurs artficielles, constant, figé, rigide. C’est en ce sens

qu’elles se considérent comme rigoureuses si ce n’est

qu’elles sont terriblement manipulables en ce qu’elles

dépendent de ce qu’on veut bien leur dire et qui leur donne

du grain à moudre.  ..Elles sont obligées de faire confiance

et c’est d’ailleurs quand elles s’aperçoivent de la fragilité du

langage, qu’elles angoissent et dépriment.  La confiance est

une valeur clef et cela passe par le poids des mots, les

« promesses », il faut tenir « parole »..Ce qui est dit est dit!

Selon nous, le « vrai langage fonctionne en réseau. Un mot

ne fait sens que dans un certain contexte et ce n’est

que la combinatoire des mots qui fait sens. En ce sens, les

femmes détestent l’idée de jouer avec les mots. Elles ne jurent

que par les dictionnaires qui nous disent ce que les mots

veulent dire. Et en ce sens, les femmes réagissent souvent

par rapport à un mot qui  fait écran avec la réalité, qui est

supposé la résumer.

On remarquera enfin que  les femmes sont bien plus à leur

aise dans le langage factuel. Elles parlent le plus souvent

au passé »Il ou elle a dit », c’est à dire ce qui correspond  à la

mort, à ce qui ne bouge plus.

La meilleure façon de décourager une femme d’intervenir,

c’est quand on improvise, que l’on emploie les mots dans

des sens nouveaux, qui ouvrent vers des pensées nouvelles,

quand le sens est entre les lignes et doit être décrypté. L’usage des mots doit être

libre et non cloisonné, c’est là encore ce qui distingue l’homme de la machine. Les mots

ne sont pas des ordres, des programmes . Il y a l’approche de l’esclave au langage qui veut

savoir ce qu’on attend de lui et ne pas se tromper dans la captation du message et

il y a l’approche de l’homme libre qui  réfléchit avec ses pairs. On ne saurait confondre les

deux registres.

Il faut distinguer les « faits » et le discours scientifique qui n’est qu’une tentative

d’explication. Or, on note que les femmes confèrent la priorité au discours sur les

faits et entendent réduire les faits à ce qui en est dit, notamment en ce qui concerne,

comme par  hasard, ce qui distingue les hommes et les femmes. Or, il est évident

que la Science ne parvient aucunement à appréhender le phénoméne  concerné et cela

arrange les femmes que l’on s’en tienne à de telles abstractions qui sous tendent

une idéologie « paritaire ».

Réfléchir sur les femmes, c’est repenser la question du

langage, de sa genése.Les femmes vivent dans un monde

qui est le leur et que les hommes viennent troubler/ Cela

fait penser à un vieux débat théologique sur les miracles.

Est-ce que Dieu a le droit d’intervenir dans « sa » Création ou

bien tout est-il déjà planifié  dès le  commencement (Beréshit)?

Quelque part, les hommes préférent que Dieu reste en

retrait tout comme les femmes préférent que les hommes

restent en retrait et tout particulièrement ceux qui sont

capables de changer le monde. Les seuls hommes que les femmes

ne craignent, ne redoutent  pas sont les impuissants,

dans tous les sens du terme, tant physique que psychique.

Mais les hommes les plus  fréquentables sont encore ceux

qui sont morts, qui ont fait leur testament et qui n’existent

plus que par ce qu’on en dit..

 

 

 

 

 

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La question des mots de l’Union Européenne

Posté par nofim le 31 juillet 2014

Pour un dictionnaire des mots européens

par  Jacques Halbronn

 

Si l’on devait produire la liste des mots communs à la majorité des langues de

l’Union Européenne, l’on constaterait que ce sont essentiellement des mots

d’origine latine y compris dans le cas des mots appartenant à l’anglais qui sont

souvent, eux aussi, d’une telle provenance, notamment du fait de l’influence du

français sur cette langue.

Par « dictionnaire des mots européens »,  nous n’entendons pas que ces mots soient

strictement identiques d’une langue à l’autre mais qu’ils aient, si l’on peut dire, un

certain air de famille, qu’ils se relient à une même racine. On pourrait ainsi parler

d’une langue « européenne » réunissant des mots qui se « comprennent » à l’écrit, sinon

à l’oral, d’un bout à l’autre de l’Union Européenne.

Les Européens  auraient à apprendre à identifier ces mots de leurs langues

respectives comme pouvant être utilisés à l’étranger. Ainsi, ils pourraient les

employer du moins en visuel sur leurs téléphones mobiles aux personnes qu’ils

rencontrent en Europe et cela donnerait lieu à une interccompréhension sans qu’il

soit besoin d’apprendre une autre langue.  Cela contribuerait au renforcement

d’une conscience européenne en laissant de côté les problémes de grammaire, de

prononciation, qui créent un sentiment artificiel de diversité.

Il est clair que tous les touristes qui se rendent à Paris  sont en terrain de

connaissance au niveau de l’écrit bien plus qu’au niveau de l’oral. Un mot

incompréhensible à l’oral devient  familier, de connaissance, à l’écrit.

Il conviendrait d’ailleurs de mettre en place un dictionnaire des synonymes des

mots européens, langue par langue, de façon à mettre en avant le « mot

européen » plutôt qu’un mot qui ne l’est pas. Là encore, le téléphone mobile peut

aider dans ce sens à « traduire » toute phrase en ne recourant qu’à des mots

européens, au sens où nous l’entendons ici.

Il faut insister sur la nécessité de déconstruire les langues, de ne pas les

considérer comme des ensembles d’un seul tenant.  On pourrait presque parler

d’idéogrammes qui sont les mêmes ou quasiment les mêmes à l’oral mais qui

sont rendus différemment, phoniquement, morphologiquement, d’une langue

de l’UE  à l’autre.  On se retrouverait ainsi dans une situation quelque peu

comparable à celle qui préside aux relations linguistiques entre le chinois et le

japonais.

Ce Dictionnaire se situe au carrefour de  trois grandes familles de langues,  les

latines, les germaniques et les slaves, trois familles qui se trouvent en convergence

en grande partie par le biais du français même si le français est évidemment une

langue latine.  C’est le fruit de l’histoire du dernier millénaire avec la pénétration du

français dans un grand nombre de langues du nord de l’Europe, de l’Angleterre à la

Russie.

La solution que nous proposons est une alternative avec l’esperanto et la domination

de l’anglais. Nous pensons que seule une pratique linguistique nouvelle est

acceptable. Il n’est pas tolérable, en effet, que le choix de l’anglais puisse

favoriser outrageusement les locuteurs dont l’anglais est la langue maternelle.

Il n’est pas non plus question, selon nous, que l’on doive apprendre une nouvelle

langue comme l’esperanto calquée sur les autres langues. Nous préférons l’idée

d’un capital de mots qui doit suffire à l’intercompréhension entre locuteurs de

langues différentes. L’usage du texto (SMS), d’Internet  qui passent par l’écrit montre

qu’il est possible de se passer de l’oral. Nous proposerons pour  faciliter la

communication le recours à une série d’icones, qui seront disponibles également

sur le téléphone mobile. Ces icones seront à l’instar des chiffres  identiques

visuellement mais chacun pourra les lire dans sa propre langue comme le &. Ces

icones indiqueront les pronoms personnels,  comprendront des « marqueurs » de

genre, de nombre,  de temps (passé, présent, futur).

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

31. 07. 14

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Le rapport acontextuel des femmes aux mots

Posté par nofim le 30 juillet 2014

Le  grand exode des femmes et la question du langage

pat  Jacques  Halbronn

 

Les femmes  fonctionnent-elles comme les hommes? That

is the question! Ont-elles les mêmes comportements partout

et toujours? Tel est certainement l’enjeu majeur des

neurosciences et des sciences humaines en général pour le

XXIe siècle restant et au delà. Car le fait que l’on en reste encore

à dire tout et n’importe quoi à leur sujet montre bien que l’on

n’a pas vraiment prise sur un tel sujet comme autrefois l’on

pouvait assigner n’importe quelle vertu aux planétes lointaines..

En fait, on se heurte ici à certains obstacles épistémologiques

qui sont liés au rapport des femmes au langage avec un

phénoméne d’écho.  On pourrait caricaturer en disant que

les femmes sont ce qu’on leur dit qu’elles sont comme un

aveugle qui ne se verrait pas dans le miroir et qui devrait se

fier à ce qu’on lui raconte et qui n’a pas les moyens de

vérifier le bien fondé des propos qui lui sont tenus, qui se le

tient pour « dit » et ce qui est dit est dit…Peut-on parler de

programmation?

Nous avons déjà expliqué que le langage bien qu’il fasse appel

à la vue et à l’ouie  ne mobilise pas pleinement ces sens et l’on

pourrait parler d’un succédané de vue et d’ouie. Comment en

effet pourrait-on comparer la vue d’un paysage et la lecture d’un

texte, l’écoute d’une musique et celle d’une chanson? Nous

pensons d’ailleurs que cela ne mobilise pas les mêmes zones

du cerveau. On notera que de nos jours,  ces sens de

substitution sont de plus en plus mobilisés dans le domaine

de l’usage technologique. Nombreux sont ceux qui se

répérent mieux sur un écran(c’est le virtuel)  que dans la

réalité ne serait-ce que parce que l’écran est a priori plus

ergonomique.

On observera que les femmes tendent à se conformer à ce

qu’on leur dit, d’où l’importance qu’elles accordent à

l »éducation, aux acquis à commencer par tous les

équipements et appareillages qui feraient, d’après ce qu’elles

en disent, la différence. Elles en sont à s’imaginer que nous

serions tous, autant que nous sommes, le jeu de ce que l’on

nous dit à notre sujet. Il suffirait donc de changer le

discours, les mots pour changer les gens tant le

conditionnement est chose  puissante. Ce qui compterait, c’est

ce que nous devenons et non d’où nous provenons. Les

femmes raisonent plus comme des consommatrices que

comme des créatrices. Même une pianite consomme  la

musique qu’on lui fournit par écrit, donc par le biais d’un

langage, de « notes ». Le lecteur consomme de la lecture.  Celui

qui parle  consomme des mots mais ces mots ne relévent pas

d’une vraie sensorialité. Nous appelons ici langage ce qui renvoie

à quelque chose qui n’est  pas lui. C’est ainsi qu’unepartition

de musiqu renvoie à une musique qui est d’une autre essence

que le papier de la dite partition, qui est un objet repérable

visuellement. En fait, on a affaire avec le langage à une sorte

de braille en ce sens que les femmes ne sont pas handicapées

en ce qui concerne le toucher. Tout se passe comme si l’on

avait inventé des supports qui sont utilisables par des gens

qui  psychiquement verraent mal et entendraient mal..Ils

ont des yeux mais ne voient pas….(Evangile) et cette

difficulté à percevoir, à capter ce qui ne s’adresse  pas à elles

fait probléme. Le hic, c’est que parfois elles peuvent

recevoir des messages qu’elles ne décryptent pas

correctement et elles passent à l’action sur cette base

fausse du fait qu »elles ont du mal à contextualiser les

dits messages. En fait, le probléme, c’est que les femmes n’ont

pas accés au contexte ou du moins elles ne connaissent que

celui qu’on veut bien leur donner.  Les sources de

« malentendu », de « quiproquo » abondent alors que chez

les hommes, les erreurs sont plus facilement corrigées du

fait d’un plus grand nombre de recoupements possibles.

Chez les femmes, les mots se suffisent à eux -mêmes car

ils s’incarnent, ils ont une corporéité,  ils sont LA réalité. Et

nous avons souvent surpris des femmes affirmant que les

mots correspondant à des abstractions sont aussi chargés que les

mots les plus liés à du concret.

En conclusion, nous dirons que les femmes ont le plus grand

mal à situer correctement  la réalité par le moyen des seuls

mots. La réalité ne leur parle pas directement sinon par le

truchement du langage mais ce langage leur est délivré par

les hommes, il n’existe pas par lui-même mais par celui

qui l’utilise et qui en est à la fois le sujet et l’objet.

Les femmes, dès lors, sont-elles si différentes des machines

dans leur mode de fonctionnement? Elles en différent en

ce qu’elles ressemblent – pour des raisons historiques -

physiquement aux hommes et donc  tendent à s’identifier à eux. D’où la revendication de parité

(être pareil). Les femmes se reproduisent, pas les machines.

Mais l’essor des machines est la première cause de leur

exode vers le monde masculin, à la façon des populations

refluant lors des Grandes Invasions. La condition féminine

moderne est marquée par un tel Exode. Les femmes sont

prises en sandwich entre une technologie en pleine expansion

et une masculinité créatrice dont elles dépendent  au niveau de

leur programmation.

On ne comprend pas le phénoméne féminin sans repenser la question du

langage et cela vaut aussi pour la question des machines servant à produire du son,

les « lecteurs », comme on dit. Nous dirons qu’il y a un langage qui désigne des objets

concrets et l’on peut dire que les objets sont déjà en soi du langage, peut être même

un langage premier, matriciel.  Tout se passe comme si les femmes n’accédaient au

langage abstrait, « figuré », que par l’intermédiaire du langage écrit en ce sens que

cela donne une forme aux idées, aux notions.  Les termes abstraits acquièrent une

substance en s’incarnant dans la forme écrite et comme nous le disions plus haut, ils

acquièrent ainsi le même statut que les objets, sont en quelque sorte deviennent

aussi tangibles. Le seul probléme, c’est qu’encore faut-il savoir les utiliser à bon

escient. Le  fait d’écrire un mot – et de le « prononcer »- n’est pas équivalent au fait

de voir un arbre et de dire « c’est un arbre ». Les femmes ont donc besoin qu’on leur

dise quel mot employer quand il ne s’agit pas de désigner un objet concret d’où leur

fascination pour l’astrologie en ce que  celle-ci constitue un mode d’emploi pour les mots

et un mode d’emploi qui est déterminé non point par les hommes mais par les

astres, on échappe ainsi à l’horizontalité pour accéder à la verticalité offerte par le

cosmos. L’astrologie permet d’échapper à la promiscuité horizontale.

 

 

 

 

 

 

JHB

31. 07  14

 

 

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L’évolution des manuels d’astrologie au XXe siècle.

Posté par nofim le 29 juillet 2014

Le  thème natal comme syncrétisme  à la lumière des manuels

d’astrologie du XXe siècle (1897-1998)

par  Jacques  Halbronn

 

 

Le corpus sur lequel nous travaillons ici englobe aussi bien

des rééditions de textes parus dans les siècles antérieurs au

XXe siècle et la littérature astrologique du siècle dernier.

Nous montrerons que les manuels qui paraissent actuellement

sont marqués par  un hiatus majeur entre les divers dispositifs

exposés séparément  et l’interprétation des thèmes qui

recourt en vrac à tous ces dispositifs.

Nous avons souligné, dans nos  récentes études sur la Tétrabible de Ptolémée que celui-ci avait opté pour une présentation de domaines successifs balisant la condition humaine  et non pour des entrées techniques. Cette présentation de l’astrologie fut-elle respectée pour le XXe

siècle, quant aux manuels et traités d’astrologie,  telle est la question que nous posons ici.

Si nous prenons l’Horoscope en détail d’Alan Léo et H. S. Green qui est une traduction de l’anglais (que nous avons réédité chez Trédaniel en 1987) , parue en 1909, nous trouvons sous le  titre  « Régles Générales » (pp. 64  et seq) une  série de rubriques qui mettent en évidence

toute la diversités des processus disponibles et en concurrence:

Santé et maladies. Vie et Mort (ch VII)

L’amour et le mariage. Les amis et les ennemis (VIII)

Argent, Propriétés, occupations  (IX)

Parents et enfants  (X)

Voyagesq (XI)

Le caractère et le mental  (XII)

Voyons à présent comment en 1935-1939 procéde Maurice Privat (chez Grasset) dans son Astrologie Scientifique à la portée de tous,  30 ans plus tard, premier ouvrage que nous avons connu pour notre part. Force est de constater qu’un tel exposé fait totalement défaut. On

a cloisonnné l’astrologie  selon ses différentes techniques mais on ne propose pas de synthèse comme c’était le cas antérieurement. Ce

faisant le lecteur de Privat n’est pas conscient des convergences entre les différents procédés mais est bien obligé de noter que l’ordre des

maisons ne correspond pas à rien de cohérent, ce que les présentations synthétiques tendent à masquer.

Cela dit, le belge Georges Antarés, à la même époque dans son Manuel  pratique d’Astrologie – voué à des rééditions multiples après guerre, termine son exposition autour d’un certain nombre de domaines., combinant ainsi les significateurs planétaires et les maisons.

Dans un autrre ouvrage ‘*L’Art de l’interprétation en astrologie)  Antarés  propose des » Exemples d’interprétation de thèmes avec justidications techniques » qui propose une méthode pour aborder le thème mais sans donner un exposé général.

En 1943,  Dom Néroman publie son Traité d’Astrologie Rationnelle, qui sera plusieurs fois réédité (Table d »‘Emeraude, Arma Artis) . Dans

la  cinquiéme partie, on nous propose « L’interprétation statique du thème de nativitéé ‘(pp. 189 et seq) avec les « régles générales », terme

que nous avions vu utilisé par le traducteur d’Alan Léo (L. Miéville) mais cela s’applique au thème de Verlaine et chaque configuration y est interprétée, un peu comme dans la production d’Astroflash (1968) avec des « tiroirs » successifs.,

 

Si l’on remonte à 1897 et au Manuel d’Astrologie sphérique et judiciare ( réédité en 1933) on trouve bel et bien un exposé de

synthèse avec des entrées générales et non des entrées techniques forcément cloisonntes. D’un côté  le corps, les richesses, les dignités, la

profession et de l’autre  les « relations extérieures », le mariage, les employés et serviteurs, les amis et ennemis, les enfants et pour finir

le genre de mort.  Il est clair que le cadre des maisons astrologiques semble avoir servi à produire de telles subdivisions mais les éléments proposés pour répondre à

ces questions successives  sont assez variés et disparates. C’est

notamment le cas du Dictionnaire Astrologique de Gouchon

(1935) réédité après la guerre ou del’Encyclopédie  d’astrologie

psychologique de  l’Anglais  Charles Carter.(1963 trad. fr  Dervy)

1985).

Si l’on remonte à la Mathesis de Firmicus Maternus, on note

que le Livre VII  est construit autour  de toute une série de

cas concrets, listant ainsi les questions qui peuvent être posées

à l’astrologue comme c’est le cas dans la Tétrabible.

A l’opposé,  nombre de traités actuels se dispensent de consacrer

une partie de leur exposé à ces questions: C’est ainsi que

Didier Colin, dans son épais  Manuel  Pratique d’Astrologie

(Hachette 1998)  n’aborde à aucun moment ce chapitre.

Quant à André Barbault,  ce travail n’est envisagé qu’à

l’occcasion de l’interprétation de thèmes de souverains

(Traité Pratique d’Astrologie. Ed Seuil ) mais non sur une

base systématique  hormis évidemment l’étude des

différentes techniques  bien séparées les unes des autres.

Que conclure de telles remarques?  Le chapitre sur les

maisons astrologiques a le monopole de l’étude des ces

divers aspects de la vie alors que cela concerne aussi bien

les planétes qui se trouvent peu ou prou dépossédées de cette

responsabilité. Mais, plus globalement, le lecteur des  manuels

actuels  doit désormais impérativement passer par l’étude de

chaque technique prise séparément. On ne lui propose plus

de partir des questions posées par le client.  Ce que l’on

met en avant , c’est comment l’astrologue va interpréter les

différentes données du thème. L’astrologue n’a plus pour

fonction que d’interpréter le thème et non de répondre aux

questions existentielles.

Cela dit,  il nous faut quand même rappeler, pour éviter

tout malentendu, que pour notre part nous ne pensons pas

que l’astrologie ait fondamentalement vocation à répondre à

toutes sorte de questions. Elle ne peut que fournir qu’un

background cyclique, un contexte cosmique dont la

principale question tourne autour de la question de

la dualité du diurne et du nocturne. Mais cela dit, il est

clair que dans la pratique d’une astrologie divinatoire,  c’est

bien la combinatoire des diverses techniques qui permet

à l’astrologue actuel  de gagner sa vie.

Il est quand même pour le moins insolite d’avoir à

constater le fossé qu’il y a entre le cloisonnement des chapitres

(cf le traité d’André Barbault) et les exemples donnés des

thèmes des rois de France, qui sont eux totalement

décloisonnés et mélangent allégrement sur une seule et

même figure les aspects, les signes, les maisons, les planétes

sans que l’auteur ne prenne la peine de rédiger un chapitre

faisant interface et exposant comment face à une question

donnée, l’astrologue ait à combiner toutes sortes de critères.

Le seul chapitre traitant des différentes questions pratiques

est celui des maisons astrologiques alors qu’à l’évidence

le thème qu’érige Barbault fait appel à bien d’autres dispositifs.

En fait, il apparait que ces questions relévéraient

initialement d’une astrologie horaire, ou plus correctement

d’une astrologie des interrogations (ou questionnaire)

L’ouvrage de Claude Dariot que nous avons fait rééiter chez

Pardés en 1990  l’Introduction au jugement des astres,

expose ainsi les questions auxquelles il entend pouvoir

répondre.

Au chapitre 20, « Des significateurs et comment les trouver »

il écrit  » Un significateur, c’est aussi bien une maison

signifiant la  chose demandée que la planéte qui posséde le plus

de dignités  en cette maison. Les chapitres suivants traitent

de « si quelqu’un aura richesse et quand », de « l’interrogation

sur les frères » en suivant en fait le même ordre que celui

des maisons astrologiques. Autrement dit, on est en droit de

se demander si les maisons ne sont pas faites pour

l’astrologie horaire bien plus que pour une astrologie

généthliaque et si la Tétrabible n’est pas en ce sens au départ

un traité d’astrologie « horaire »

 

JHB

30. 07. 14

 

 

 

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Sociologie des cafés-philo

Posté par nofim le 29 juillet 2014

La dynamique des cafés philo : sociabilité et handicap

par  Jacques  Halbronn

Nous avons plusieurs fois  mis en évidence le fait que lien social

était souvent alimenté par le partage d’un certain  handicap.

Ce qui nous intéresse le plus ici c’est que cette rencontr qui

pourrait être un des rares lieu de liberté, d’improvisation se

voit généralement muselé au nom d’une rigueur

organisationnelle persuadée qu’on ne peut pas laisser les choses

se réguler d’elles-mêmes. On pense à ces entraineurs ( en foot

ou ailleurs) qui sont trop sur le dos de leur équipe et qui veulent

tout régenter, tout calculer.

D’habitude nous aimons opposer la liberté d’expression des

gens qui se rencontrent et qui parlent ensemble à la dimension

quasi-mécanique d’une orchestre,suivant pas à pas la partition

du compositeur et la baguette du « chef ». Or, les cafés philo

nous démontrent que le mal  a encore progressé et que la

situation est encore pire que nous nous l’imaginions puisque

même la circulation de la parole fait probléme et  est soumise

à des régles qui n’ont rien à voir avec la qualité des propos tenus

par tel ou tel, au sein du groupe ainsi constitué. Au vrai, nous

avions déjà remarqué une certaine rigidité dans des réunions

plus formelles comme des commissions, des conseils, des

conférences, des séminaires.

. Mais nous avons été contraints de constater que cette même

rigidité  avait envahi  d’autres espaces. Ce qui nous améne à

nous demander quel est le « vrai » sens de ce genre de réunion,

quel est l’enjeu  « non dit » sinon non -conscient? En fait, la

définition du café-philo -terme d’ailleurs tout à fait abusif

au regard de la philosophie- espace où chacun peut

s’exprimer dans un temps raisonnable et dire ce qu’il a

envie de dire, ce qui fait d’ailleurs que le thème mis en avant

n’a vraimennt pas beaucoup d’importance et même semble

indifférent et aléatoire. Question: qui peut être attiré par une

telle formule?

Réponse: des personnes qui n’arrivent pas à prendre la

parole facilement, qui ont besoin qu’on la leur donne. Cela

peut être le cas d’étrangers, de personnes atteintes de quelque

surdité, de personnne qui parlent trop lentement et qu’on ne

laisse pas « finir »  ce qu’elles ont à dire, qui  sont assez

marginalisées dans une discussion « à bâtons rompus ». Bref

des laissés pour compte de la communication.

Les femmes sont souvent  plus frustrées que les hommes dans

le domaine de l’échange en groupe et l’on trouve plus rarement

de jeunes hommes que de jeunes femmes parmi les

participants d’un café philo et comme par hasard quand il y en

a, ils sont souvent très à cheval sur la « discipline »,faisant

ainsi de nécessié vertu car il est évident qu’ils  préférent

renoncer à la liberté de tous que de  l’accorder à tous car

ils savent qu’au final ils seront défavorisés du fait d’un certain

manque d’allant. D’ailleurs,, il faut sérieusementne

manquer d’allant pour accepter de suivre les régles d’un café

philo où il faut lever le doigt pas même pour intrvenir mais

pour figurer sur la liste de ceux qui interviendront. La « liste »

est un outil indispensable au bon fonctionnement d’un

café philo qui se respecte..

Disons que les gens « normaux » non seulement n’ont pas

besoin d’un tel cadre mais ne sauraient le supporter. sauf

s’ils ne viennent pas pour intervenir mais  pour regarder

des gens parler, par delà ce qu’ils peuvent dire. On est alors

dan un plaisir de la gestuelle et on pourrait mettre des boules

Quies.

Nous avons organisé et animé un grand nombre de colloques

dans plusieur domaines, c’est à dire des espaces d’échange

comme l’indique l’étymologie du mot colloque (parler ensemble)

et le rôle de l’animateur est  de choisir le « bon cheval », la

personne qui est en forme et qui suscite des réactions. Ce n’est

pas forcément le meneur de jeu en titre qui serait plutôt

à comparer à l’ »entraîneur qui forme l’équipe et la fait

évoluer selon le cours du jeu.  Ce ‘leader » de circonstance

n’est parfois  même pas indiqué sur le programme du colloque

Il doit intervenir souvent mais briévement, efficacement,

relancer le débat, distribuer les  « ballons ».  On prend cet

exemple sportif car c’est un des rares espaces où l’improvisation

est encore respectée,ce qui ne signifie pas qu’il ne faut pas

s’entraîner  avec rigueur mais ça c’est avant le match.

En conclusion, il faudra distinguer l’objet affiché du groupe

qui est soi-disant la Philo et la vraie raison d’être d’une telle

formule qui est la peur de prendre la parole et de se la

faire couper, qui est le point commun entre ceux qui se

prétent et se soumettent à une tell épreuve. Généralement,

on se fera une assez bonne idée d’en groupe en en étudiant

la composition, la classe d’âge, le sexe, les carences

visuelles ou auditives qui créent du handicap et donc des

frustrations. Quand certaines dominantes sont très marquées,

il est temps de s’alarmer. On pense notamment à ces

réunions qui ne regroupen à 90% que des  femmes d’un certain

âge qui n’ont plus assez de charme pour se faire entendre

par les hommes.

On ajoutera que selon nous faire de la philosophie c’est

redéfinir en permanence les mots, les connexions entre eux.

Une expression trop bréve ne saurait être philosophique que

sur un mode conclusif, donc en fin de parcours. Un débat

philosophique ne saurait donc être une succession de

monologues, il importe que les protagonistes discutent et

disputent entre eux avec une certaine fluidité. On imagine mal

Socrate se pliant aux régles débiles du café-philo.

La philosophie ne se réduit  pas, en effet, à quelque exercice sémantique

consistant à communier dans une sorte de consensus figé mais pas davantage

à ce que chacun dise ce que tel mot lui inspire, de quoi il est chargé. Il s’agit bien au

contraire d’une déconstruction du langage et c’est ce qui rend la philosophie si étrangère aux

femmes pour qui  les mots sont des choses, des objets et d’ailleurs elles n’hésitent pas à comparer

la réalité d’un objet matériel  – comme un vase posé sur une table- avec la « réalité » d’un concept, d’une

notion quitte à aller « vérifier » ce qu’en dit le « dictionnaire », lequel a la « bonne » réponse. Il y a là un

niveau qui est celui de l’enfance qui apprend à parler et pour qui le maniement des mots précéde la

connaissance du monde. En réalité, ce n’est pas, pour les femmes le concept qui est aussi réel que l’objet mais l’objet qui est aussi réel que  le concept lequel précéde l’appréhension de l’objet (Mythe de la caverne). Il faudrait probablement distinguer un café philo

pour les hommes et un café philo pour les femmes, toute solution mixte risquant d’être bancale.  Nous avons ailleurs exposé la thèse

selon laquelle,  il y avait une première sensorialité en prise avec le réel  et une autre sensorialité passant par le langage qui ne connait

le monde que par le truchement du langage, et c’est cela qui paradoxalement  fait que les mots, chez les femmes, sont dotés d’un tel

poids puisqu’ils jouent pour elles le rôle du réel.= à l’instar du monde visible pour les non voyants qu’ils ne captent qu’au prisme de

ce qui leur en est dit.  La langue est un mode d’émission et de réception qui passe par le visible et l’audible mais qui n’est nullement

équivalent à ce que l’on capte par la vue et par l’ouie, c’est une sorte d’infra-sensorialité. Une langue que l’on n’a pas apprise heurte notre sensorialité  en ce que ce sont des sons et des signes qui ne relévent que par un biais du domaine des sens. (cf ce que nous avons écrit sur le silence). Ce n’est que parce que ces sons et ces signes sont reliés  à quelque réalité  qu’ils font illusion, ce qui renvoie à la dialectique du signifiant et du signifié.

 

 

 

 

 

JHB

29. 07 14.

 

 

 

 

 

 

 

peu de jeunes hommes

socologie des cafés phil

 

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Autour de l’Astrologie Grecque de Bouché-Leclercq (1899)

Posté par nofim le 26 juillet 2014

 

 

Hommage à  la méthodologie  historique de Bouché-Leclercq ( Astrologie Grecque, 1899)

Par  Jacques  Halbronn

 

On a souvent l’impression que les astrologues rechignent à  expliciter les dispositifs dont ils se servent. Que ces dispositifs demeurent obscurs  quant à leur organisation les arrangerait plutôt. Pis encore, si les dispositifs sont  restitués à leur  agencement initial  car cela prouverait deux choses, à savoir qu’ils ont utilisé et cru pouvoir valider des systèmes  qui étaient corrompus et qui plus est dont  l’articulation avait  été initialement fort simple.

Nous avons une certaine dette envers l’auteur de l’Astrologie Grecque, ouvrage réédité en Belgique, dans les années soixante. (Culture et Civilisation, 1963). Nous en citerons quelques passages qui font écho à  notre propre approche :

Qu’est- ce que l’histoire de l’Astrologie ? «  L’histoire de « la formation de ses dogmes »/

« On ne perd pas son temps à rechercher à quoi d’autres ont perdu le leur » (Préface)

« Remonter vers les origines jusqu’à ce que l’on retrouve l’état d’esprit ou ce qui est devenu plus tard inintelligible ou déraisonnable était le produit d’un raisonnement simple, parfaitement

intelligible pour  l’exposition,  à refaire en sens inverse le chemin parcouru »

« Les superstitions sont des survivances dont on  ne comprend pas la raison d’être mais qui ont été

en leur temps et par un point de suture que l’on peut souvent retrouver, fort raisonnables »

« comprendre  et même surprendre en flagrant délit d’inconséquence »  (p. 202)

Nous ajouterons que les premiers astrologues ont certainement voulu constituer des dispositifs

Parfaitement cohérents et réguliers et c’est ce qui nous permet d’ailleurs de les reconstituer à partir de ce qui nous en en est parvenu en fort mauvais état.   C’es t ainsi qu’Auguste Bouché-Leclerc nous retrace la façon dont on a « doublé » les domiciles, (p 187), dont  on a établi « huit lieux » puis douze (p. 278), dont on est passé de trois (diamètre (180°), trigone (120°), tétragone (90°) à quatre aspects  par « doublement du trigone, doublement qui donne l’hexagone ou aspect sextil » (p. 166), soit 60°.

Il note que Manilius tient sur les Dignités un autre discours qu’un siècle plus  tard la Tétrabible, sauf dans le cas des domiciles de Mars et de Vénus. Il signale que Ptolémée donne les exaltations mais pas les degrés qui  normalement sont signalés car il s’agit d’un « thème »  bien que l’on voie mal comment

Mercure pourrait être exalté en vierge  avec un Soleil en Bélier, vu qu’il ne s’éloigne pas du soleil de plus de 28° (élongation), vierge qui est aussi un des deux domiciles de Mercure, ce qui fait un peu désordre.

On ne se pose jamais assez de questions, au demeurant : cela ne fait que depuis peu que nous nous sommes interrogés sur la possibilité de restituer un ordre logique des maisons astrologiques. Depuis peu, également, nous avons noté que les domiciles des luminaires qui servaient d’axe de symétrie ne coïncidaient pas avec l’axe solsticial, pas plus que leurs exaltations avec l’axe équinoxial. Depuis peu que nous avons préconisé de permuter les positions des luminaires avec celles de Saturne ou de prendre comme point de départ des maisons le descendant et non l’ascendant tout comme placer l’Aigle au printemps et non à l’automne (avec le Scorpion). Depuis peu que nous nous sommes aperçus de l’importance à accorder aux signes masculins et féminins pour comprendre pourquoi  l’on classe les aspects en deux catégories. Or, il revient à l’historien de l’astrologie de (se)  poser  de telles questions car cela lui permet de progresser plus en amont.

Il faut surtout éviter de se dire que nos ancétres n’avaient pas un souci de logique quand ils  établissaient des sytémes, à commencer par des langues avec leurs grammaires. A partir de là, tout manque de logique doit nous alarmer, nous alerter sur l’existence d’un élément perturbateur.  Il est certes tentant de mettre  de telles incohérences sur le compte d’observations empiriques mais nous sommes persuadés que    dans le cas de l’astrologie, l’impulsion reléve avant tout de la volonté  de projeter des systémes. Si l’astrologie ne pouvait s’ancrer sur des observations comme l’astronomie, au moins devait-elle être en mesure de s’offrir des agencements  offrant une certaine esthétique et c’est cette esthétique qu’il incombe à l’historien de l’astrologie de restituer. Certes, il va ainsi se heurter à certaines pratiques astrologiques qui prétendent valider les dits dispositifs tels qu’ils nous sont parvenus.

Tout indique, en dépit de certains déséquilibres, que le savoir astrologique se voulait aussi cohérent que possible et d’ailleurs les astrologues ne se privent pas, quand cela les arrange, de le déclarer. Il  est clair que la répartition des 4 Eléments entre les 12 signes s’effectue selon un ordre incontestable, que les doubles domiciles offrent une certaine symétrie  associée avec le  respect de l’ordre astronomique des astres. Mais, quand cela ne les arrange pas, quand ils ne trouvent pas d’explications comme c’est le cas pour les exaltations, alors on nous déclare qu’il n’y a rien à changer ni  à comprendre, qu’il suffit d’appliquer et de voir que ‘ça marche ». Deux poids, deux mesures !

Mais le pompon revient certainement aux maisons astrologiques. N’importe qui s’apercevrait que l’ordre des maisons ne tient pas debout – Ptolémée lui-même n’en aurait certainement pas voulu quand on sait comment il prend la peine d’expliquer dans quel  ordre il entend traiter les différents domaines de l’existence. C’est la loi du silence. On ne bronche pas. On ne cherche même pas à s’en expliquer alors même que tout le savoir astrologique semble converger vers ces 12 significations qui ont le mérite de traiter de questions bien précises, échappant à toute forme de symbolisme. Les maisons sont la plaque tournante de tout le discours astrologique puisque, comme on l’ a montré ailleurs, les domiciles des planètes permettent de connecter les maisons entre elles par le biais des « maîtrises ». (maître de III en  VI et  ainsi de suite). Il suffirait pourtant de rétablir un ordre

« raisonnable «  des maison, en prenant modèle sur les livres III et IV de la Tétrabible de Ptolémée.

Il est bien difficile d’être à la fois astrologue praticien et historien de l’astrologie et  cela donne rarement de bons résultats tant l’investigation historique est bloquée, inhibée par  une pratique qui serait minée par certains questionnements.

Bouché-Leclercq lui-même nous apparait bien  pusillanime dans l’application de son programme de recherche, à la fin du XIXe siècle. Il n’a pas compris que l’histoire de l’astrologie devait jouer un rôle pilote et non pas être à la traîne de l’histoire de l’astronomie. En fait, il est temps que les historiens de l’astronomie cessent d’imposer à l’histoire de l’astrologie certains postulats. Avec l’astrologie, on peut remonter plus avant notamment en ce qui concerne l’histoire du Zodiaque, comme l’a fait Wegener avec la tectonique des plaques. Selon nous, une inversion du Zodiaque s’est produite  à une

époque très reculée (cf ce que nous avons dit plus haut sur l’aigle, signe de printemps et non d’automne, à l’origine, comme un avion qui ne prend l’air  que lorsque le ciel s’éclaircit) Et rappelons aussi que selon nous, le signe de la balance  constitue un ouroboros, un Janus, qui indique que le début du Zodiaque se situait bien à l’automne et non au printemps.

 

 

JHB

26. 07. 14

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Les femmes et la demande de silence

Posté par nofim le 26 juillet 2014

Réflexions sur l’idée de silence : le son et le langage

Par Jacques Halbronn

 

Sous le mot « silence », l’on a coutume d’englober deux  activités extrêmement différentes, ce qui vient recouper notre position concernant ce qui touche à la vue et à l’ouïe, ces sens recouvrant  une réelle dualité, non pas tant ici celle qui opposerait deux sens mais  ce qui se manifeste dans le cas de ceux-ci.

Quand on demande le silence, de quoi s’agit-il ? D’éviter tout bruit pouvant être capté par nos oreilles, des bruits de pas ou de chaise,  une toux, un éternuement, un claquement de doigts, des applaudissements,  des froissements de papier  jusqu’aux murmures et aux chuchotements en passant par  quelque production musicale que ce soit, chantée, sifflée, jouée sur quelque support  ou instrument ? On voit bien que ce mot « silence » n’est pas assez précis et amalgame des choses fort diverses mais en même temps, une telle   polysémie  ne saurait être  innocente.

Dans de précédents textes (et vidéos sur You Tube), nous avons voulu souligner la différence qu’il  y avait entre la sensorialité « naturelle » ou celle liée au langage. Nous avons dit ou écrit qu’une chose était de voir, une autre de lire,  même s’il faut voir pour lire, ce qui n’est d’ailleurs pas exact si l’on considère le braille qui est un langage qui passe par un autre sens qui est celui du toucher et qui peut servir aussi bien aux aveugles qu’aux sourds-muets. Et l’on peut d’ailleurs se demander si le langage n’est pas né dans un contexte où l’on ne pouvait ni voir ni entendre mais seulement toucher, palper. En ce sens, le langage n’aurait qu’un rapport  oblique avec la vue et l’ouïe.  Mais restons-en, pour l’heure, aux dimensions visuelles et auditives traditionnelles de ce que l’on entend généralement sous le terme langage.

Selon nous, les femmes seraient  fortement marquées par l’usage des langues, plus que ne le  seraient les hommes.   Nous vivons dans un monde technologique en ce début de XXIe siècle, où le langage envahit notre espace sensoriel. Même à l’arrêt de bus, au lieu de regarder si  le bus arrive, on lève les yeux vers le tableau d’affichage nous indiquant dans combien de minutes, il sera là. Bien des gens se repèrent mieux  sur un écran que face à la « réalité » sur le terrain et d’ailleurs le « virtuel » tend à se substituer au réel. C’est dire que  si le langage comporte une dimension visuelle – et en fait audiovisuelle- donc hybride-celle-ci  ne saurait se confondre avec  ce qui relève  à proprement  parler de la vue et de l’ouïe.  Peut-on dire que le langage correspond à une autre dimension de la sensorialité, certes déjà ancienne mais évidemment relativement  récente à l’échelle de l’Histoire de l’Humanité ? Comment  vivait  donc  l’Humanité avant l’invention, l’intrusion du langage ?

Par-delà de tels questionnements qui  concernent la genèse de notre espèce –ou de nos espèces- rappelons  certains faits observables  ici et maintenant et que l’on ne saurait omettre,  négliger, passer sous « silence ». Il nous apparait en effet  que cette invasion du langage est bel et bien observable et qu’elle interfère avec notre appréhension du monde et notamment chez les femmes qui  nous semblent  plus dépendantes du langage que ne le sont les hommes et donc autrement visées par le panneau  « silence » qui, en fait, les vise plus directement car qu’on le veuille ou non la demande de silence est d’abord l’arrêt du langage. Encore faudrait-il se demander si cela ne devrait pas concerner aussi  la dimension écrite du langage (SMS, mail par exemple) en tant que mode de

Communication. La différence entre langage écrit et oral, c’est que ce qui est écrit  est moins perturbateur pour l’environnement  humain, est moins polluant mais en fait celui qui communique par écrit sera moins à l’écoute de ce qui se passera autour de lui, qu’il soit récepteur ou émetteur ou les deux.

Le langage permet de dépasser  certaines limites spatio-temporelles.  Il permet de communiquer par-delà l’entourage immédiat et par rapport à un  moment donné. Il est  une expansion, extension de notre appréhension du réel de l’ici et maintenant.  Au regard des théories cycliques qui sont par ailleurs les nôtres (cf.  nos textes et nos vidéos par Google),  la phase terminale d’un cycle  correspond à un tel dépassement quand on va « exporter » la production locale et lui  conférer un nouvel impact. En ce sens, le langage correspondrait à un certain progrès technologique et les femmes en seraient le

principal vecteur   en termes de transmission dans le temps et dans l’espace.  Cela signifierait aussi

qu’elles seraient  plus dans le médium que dans le message et se présenteraient comme un prolongement de l’Homme, ce qui  rendrait  de facto assez vain tout affirmation de parité entre hommes et femmes comme cela s’entend encore en ce début de XXIe siècle (mais plus pour très longtemps au fur et à mesure que les neurosciences progresseront dans leurs investigations)/

Cela dit,  pour en revenir aux questions posées plus haut, l’on peut penser que par une sorte de paradoxe qui ne devrait pas trop nous étonner , l’humanité la moins avancée du point de vue de l’évolution (cf. la thèse des deux espèces Neandertal et  Homo Sapiens) serait devenue la plus en phase avec les avancées technologiques. On sait en effet que certains handicaps sont compensés par des progressions comme on l’a vu récemment sur le plan du handisport. Celui qui part d’un handicap  peut, par le biais technologique,  parvenir à une certaine supériorité.  Ainsi, les femmes seraient éventuellement les héritières, les descendantes, d’une humanité moins développée sur le plan sensoriel, ayant vécu dans un environnement hostile la confinant dans des espaces peu propices à l’éveil  de la vue et de l’ouïe. C’est cette humanité  qui aurait le mieux profité du langage oral et écrit à condition bien entendu de ne pas oublier que le message ainsi véhiculé est transmis par l’autre humanité puisque le langage n’existe pas par lui-même, par génération spontanée à la différence de ce que nous pouvons observer de par nos propres sens en terme de stimuli et de signaux « naturels » par opposition à  « artificiels » comme l’est le langage. En ce sens, les femmes seraient programmées pour être au service des hommes et  ce n’est pas par hasard que l’on parle du langage informatique par lequel il faut passer pour communiquer avec les ordinateurs. Les femmes seraient les ancêtres des  ordinateurs (cf  le mentat de Frank Herbert  l’auteur de la saga « Dune »)

Les hommes auraient bien évidemment appris ce langage pour communiquer avec les femmes mais la différence étant que le langage joue un rôle beaucoup plus central et vital pour les femmes que pour les hommes.  On notera aussi que les femmes ne sont pas vraiment à l’aise dans le domaine de la création musicale,  qu’elles ont besoin d’une partition – et cela ne change rien qu’elles apprennent par cœur- pour accéder non plis à l’auditif du langage mais à l’auditif naturel. Quelque part, le panneau « silence » est une façon d’exclure les femmes de certains espaces de vie tant elles ont besoin de se nourrir de »mots », de « signes », c’est-à-dire  en passant par l’interface des hommes, lesquels se nourrissent psychiquement et physiquement  par la vue et l’ouie sans avoir à passer par le langage. On notera en particulier que lire un texte prend du temps alors qu’observer  le monde peut se faire en quelques secondes.

On  conçoit que l’astrologie puisse fasciner les femmes et notamment le thème natal car on se trouve dans un monde marqué par les

« signes » célestes,  donc en quelque sorte par des instructions dictées d’en haut. Cela ne géne pas les femmes d’être référecées comme une

structure mathématique  activée par des configurations astrales, ce qui est révélateur de leur dimension  technologique, avec des connexions qui se jouent au degré près, notamment dans le cas des synastries (comparaison de thème)/ Selon nous, ce qu’on appelle

« féminin »  rejont très nettement  le registre de la machine.

 

 

 

 

JHB

27. 07  14

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, divination, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, Technologie | Pas de Commentaire »

Reconstitution et mode d’emploi des dispositifs astrologiques

Posté par nofim le 16 juillet 2014

Le mode d’emploi des  savoirs  astrologiques : maitrises/aspects

par  Jacques Halbronn

 

Il nous faut signaler qu’il ne suffit pas de retrouver la

logique interne d’un systéme mais qu’il convenait

également d’en restituer le mode d’emploi. Dans bien des

cas les astrologues péchent sur ces deux points.

Nous aborderons ici la « theorie des aspects » qui est un volet

aussi intéressant à aborder que celui des maîtrises que nous avons

traité à maintes reprises en débouchant sur cette question

ultime : comment s’en servir? C’est ainsi que l’on s’est

interrogé pour savoir si pour ce que l’on nomme aussi

communément  les « Dignités » et leur inverse les Débilités,

cela devait impérativement s’appliquer au cadre du

thème natal ou s’il n’était pas préférable de se situer

dans une dynamique cyclique avec des énergies qui se

succédaient plutôt qu’elles n’interféraient entre elles, comme

c’est. le cas du thème natal.

On ne reviendra pas ici sur notre analyse critique des

Dignités planétaires. La notion même de double domicile

est problématique et tardive.Elle se substitue, nous

semble-t-il, au diptyque domiciles-exaltations autour

des axes solsticiaux et équinoxiaux qui sont en carré ,

soulignons-le.. Nous avons récemment  montré que les

dispositifs en question  avaient été perturbés par certains

réformateurs désireux de prendre en compte la précession

des équinoxes si bien que l’axe de symétrie constitué  par

les luminaires s’en est trouvé décalé.

L’autre volet de notre réflexion concerne les aspects – point

que nous n’avions pas jusque là suffisamment approfondi

alors qu’il se situe d’emblée au sein même du dispositif

des dites Dignités.(cf Mathématiques Divinatoires, Ed

Trédaniel  1983) Comme on l’avait noté avec  Jean-Pierre

Rébillard (Speculum, cf vdéo sur You  Tube), les doubles

domiciles font apparaitre trois aspects, le semi-sextile, le

carré et le quinconce qui se caractèrisent, tous autant qu’ils

sont par une combinaison de deux signes de sexe différent,

et donc à la communication plus délicate qu’entre deux

signs de même sexe. Ces trois aspects sont donc au coeur

du dispostif de la Tétrabible (Livre Premier) alors même

que l’on ne trouve pas de sextile, de trigone ou d’opposition.

sauf entre domicile et exaltation des luminaires mais tout nous

indique qu’il y a eu permutation, ce qui donne Lune en

Bélier et Soleil en Taureau.

On notera que si l’on ajoute la conjonction à ces six

aspects, on obtient le nombre 7  qui est aussi celui du

« Septénaire » céleste, de la semaine.

Disposons les 7 aspects:

0

30

60

90

120

150

180

 

On note que le quinconce de 150°  a souvent été mis à part

sinon à l’écart sans que l’on connaisse vraiment la raison.

En revanche, on sait à quel point l’absence de cet aspect

déséquilibre tout le dispositif des aspects déjà mal en  point

par l’insistance récurrente à faire de l’opposition un aspect

« difficile » alors même qu’il offre les mêmes caractéristiques

que le sextile et le trigone, à savoir qu’il connecte deux

signes de même sexe,  tantôt masculin, tantôt féminin..

Autrement dit,  le dispositif des aspects  en sa présentation et

son interprétation actuelles ne sont guère satisfaisants et

ce d’autant qu’on les utilise selon nous à mauvais escient

au sein non pas d’une cyclicité mais au sein du ‘thème »

(natal, horaire, RS  etc).

Pourtant André Barbault et  Yves Lenoble n’ont-ils pas

situé les aspects au sein d’une dynamique cyclique tout

en attribuant à l’opposition un temps de crise et en

négligeant de s’intéresser au quinconce qu’ils ne rapprochèrent

pas, à tort du carré (et du semi-sextile),  brisant ainsi

l’alternance et la régularité des subdivisions au cours du

cycle.

Structurellement les six aspects, outre la conjonction qui

ne concerne qu’un seul et même signe., constituent un

ensemble d’un seul tenant

Deux  séries :

les mixtes 30, 90,  150

les unisex  60°  120°  180°

Cela  passe par 60° au sein de chaque groupe et cela passe

par 90°  entre éléments de groupes différents

30  + 90  = 120

60 + 90 =  150.

90  + 90  = 180°

 

On comprend, en vérité, pourquoi deux aspects ont vu

leur statut  se modifier. Dans le’ cas de l’opposition, on

a souvent pu lire que le « diamétre » ne pouvait être un

aspect « facile » et ce en dépit  du fait qu’il reliait deux

signes de même sexe (soit pairs, soit impairs) et dans le

cas du quinconce – et l’on pense à Kepler et à ses

polygones réguliers (cf vidéo avec Christophe de Céne,

Colloque de Nantes, sur You Tube). A contrario, Kepler

introduisait le quintile de 72° qui n’était pas un multiple de

30. Ainsi, à l’instar de Ptolémée,  un autre réformateur de

l’astrologie, Kepler vient renverser les dispositifs en y

introduisant des critères inappropriés.

On nous dit  aujourd’hui que l’important c’est que « ça marche »

comme s’il était si aisé que cela de valider au sein d’un

ensemble aussi touffu  et imbriqué que l’est un  » thème » la

valeur, la pertinence  de telle ou telle notion. Or, la

plupart des gens qui viennent à l’astrologie  pour l’étudier

ne le font pas parce que ça marche mais bien parce que le savoir

astrologique a une certaine « allure » et il est vrai qu’il a  de

« beaux restes » mais non sans quelques fissures que l’on

vient de pointer du doigt. Il serait nettement souhaitable

que l’on  proposât à l’avenir aux étudiants en astrologie

un savoir revu et corrigé tant sur le plan structurel que sur

celui de son application, à savoir non pas le cadre du

thème natal mais celui du « cycle planétaire ». Au niveau

du thème, la prise en compte de l’Ascendant  apparait

comme cruciale et -comme le propose Alan Leo en 1910

(4e édition) dans  Astrology for All (Vol . I, p. 12)

si l’on ignore l’heure de naissance, la position en signe

du soleil comme ascendant de substitution.

(substituted Ascendant)- pratique qui sera répandue

dans les horoscopes de presse, les maisons étant

numérotées à partir du signe solair ( maisons solaires)

JHB

16  07  14

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, LINGUISTIQUE, MUSIQUE | Pas de Commentaire »

La vie en play back

Posté par nofim le 15 juillet 2014

 

Pour une épistémologie de l’hybridité. Vers une culture « bio ».

Par Jacques  Halbronn

 

Que peut faire la science face à un objet, un phénomène hybride et comment savoir si l’on a

affaire à de l’hybridité ? Qui dit hybridité, dit interaction, dit mélange, mixité, symbiose, synthèse,

syncrétisme.

Pour le 14 juillet 2014, nous avons assisté devant la Tour Eiffel  au « Concert de Paris » qui préludait au  Feu d’artifice et il se  produisit un dysfonctionnement au niveau du play back.   Les chanteurs qui apparaissaient sur les grands écrans  n’étaient pas en phase avec le son censé leur correspondre/ Le résultat global était « désuni » et  on peut y voir une incarnation d’une hybridité qui se défait. Normalement, on aurait dû n’y voir que du feu si la technique avait été à la hauteur. Mais il y avait là une faille révélatrice du procédé, de l’imposture.

A  tout moment,  ce qui nous est montré comme ne faisant qu’un risque de se désunir, de se

désynchroniser.

Dans nos relations avec autrui, savons-nous faire la différence entre ce qui est proprement nous, ce qui est un « moi » s’adressant à l’autre et parlant la langue,  s’exprimant dans le langage de l’autre et ce qui émane de l’autre ?

Par épistémologie de l’hybridité, nous entendons la nécessité d’une certaine méthodologie. Face à

un phénomène qui se présente, au premier abord, comme étant d’un seul tenant, comment  débrouiller l’écheveau  des interactions  entre les différentes composantes ?

Selon nous, il importe de remonter à un stade où la combinatoire n’a pas encore eu lieu.

On prendra l’exemple des hommes et des femmes dans nos sociétés. Une partie de notre savoir – faire, voire de nos valeurs  ne fait sens que dans un rapport de communication avec autrui et vice versa  de la part d’autrui à notre égard.

Nous avons à maintes reprises abordé la question du dimorphisme hommes-femmes. Si l’on prend le cas du rapport sexuel, est-ce l’homme qui recherche celui-ci ou bien plutôt la femme ?

Selon nos thèses, le besoin de toucher, de sentir l’autre – dans tous les sens du terme- de le goûter,

serait typiquement féminin  et lié à un habitat ancestral originel marqué par l’absence ou l’extrême pénurie de lumière, ce qui exigeait  une grande proximité d’autant que la vie se déroulait dans un espace relativement restreint et  générant une certaine promiscuité.

Autrement dit, si l’homme a acquis un certain savoir-faire dans le domaine sexuel ; c’est avant tout pour communiquer avec les femmes et vice versa, les femmes seraient attentives à leur look pour

plaire aux hommes, avec des couleurs vives pour qu’on puisse les voir de loin, tant l’homme est marqué par le visuel et les grands espaces.

On conçoit donc que seule une  approche en amont permet de décrypter les tenants et les

aboutissants d’une telle interaction, tant à force d’exister pour l’autre, l’on finit par oublier que l’on a

adopté les valeurs de l’autre. On se demandera ainsi jusqu’à quel point les hommes sont instinctivement mus d’une impulsion vers les femmes avec le besoin de les toucher. Il s’agirait plutôt

d’une affaire d’éducation.

Un autre aspect de l’hybridité qui retiendra ici notre attention tient au langage. Le langage est par essence hybride, il est le fait d’un compromis entre le masculin et le féminin/ Certes,  le langage peut faire l’objet d’une forme d’écriture, donc de « visuel » mais ce n’est pas un visuel au sens plein du terme. C’est- un visuel aménagé, conditionné et qui d’ailleurs nous envahit toujours plus notamment pour ce qui est des téléphones mobiles. C’est un visuel en espace clos, limité à quelques centimètres carrés.  Ce n’est pas un visuel « pour de vrai », mais un visuel arrangé qui n’a rien de «naturel ». C’est un visuel qui se substitue au vrai visuel et qui émane de l’autre, qui est dicté par l’autre. On l’a dit ailleurs, le langage est une interface entre les hommes et les femmes, il permet de passer de l’image au son. Les femmes peuvent « prononcer » ce visuel en dépit de leur « cécité » au monde. Les femmes sont plus dans le

comment que dans le quoi, ce qui signifie qu’elles aiment

dire le comment d’un quoi qui leur est fourni.

L’illusion d’unité est au centre de l’hybridité. Dans le domaine musical,  l’interprété donne une impression d’unité qui  n’est que factice. Il joue de son instrument mais la musique qui en sort est

autonome, déconnectée par rapport au dit instrument car elle préexiste au moment de l’exécution qu’il nous propose. Comme une sorte de play back (cf supra).  On le voit jouer mais on entend quelque chose qui, quelque part, sonne faux ou du moins devrait sonner faux si nous étions suffisamment lucides, si nous y voyions suffisamment clair. Pour en revenir au concert du 14  juillet, certaines personnes n’auront pas remarqué le décalage.

L’exigence d’unité authentique passe par  l’improvisation, par le fait que celui qui joue ne joue pas un rôle mais est bien lui-même. Il se passe ce qui semble se passer, à savoir que l’instrument lui parle, s’exprime par lui, ici et maintenant. On n’est pas dans le simulacre, accentué lorsque l’interprète lit

une partition encore que dans ce cas la ficelle soit un peu grosse. Mais parfois, même dans ce cas, l’illusion persiste. Les gens en tout cas veulent encore croire à l’unité. Il est vrai que l’on peut jouer sur les mots : après tout, le son émane bien du jeu des mains sur l’instrument, n’est-il pas vrai ? Il y a là comme un tour de passe-passe ! Après tout, l’interprète choisit le morceau qu’il interprète mais quel rapport avec une véritable improvisation ?

Actuellement, avec l’essor des neurosciences, il devient possible de mesurer de telles différences car notre cerveau ne fonctionne pas de la même façon dans les divers cas signalés et cela ni chez le musicien ni pour son public (s’il y en a un). Une musique déjà composée et qui plus est ne l’est pas par l’interprète relève de la « mal-culture », d’une culture au rabais, dont la valeur nutritive ne

saurait être la même. On pourrait parler d’une musique « bio » comme on parle d’une alimentation

« bio ».(cf.  E. Pelegrin-Genel,  Des souris dans le labyrinthe)

L’écriture est, on l’aura compris, un support d’imposture. Elle permet à  ce qui est absent ou mort de donner signe de vie et le paradoxe c’est que celui qui recourt à un tel stratégéme  a lui aussi quelque

chose de  mort en lui qui l’empêche d’être pleinement présent comme quelqu’un qui lirait un texte devant un public au lieu de s’adresser directement aux gens.  D’aucuns répondront que c’est dans un souci de perfection, que l’on ne veut pas décevoir  en étant vraiment soi-même, en usurpant l’œuvre

d’un autre ou en relisant à voix haute ce que l’on a écrit auparavant.  A quand un match de foot en play back ? A quand un rapport sexuel en play Back ? Ce qui est triste, c’est que cette culture du

handicap est envahissante, intrusive, que la fausse monnaie chasse la bonne.

La musique, elle-même, ne saurait être assimilée au langage. Elle a une dimension universelle  que n’offre pas une langue dont l’intercompréhension est  limitée, cloisonnée. Le langage est un compromis  entre  le vrai visuel et le vrai « audio ».

Distinguer le bon grain de l’ivraie.

En tout cas, la musique est moins nocive que la parole  à

l’égard de notre aptitude à penser. Plus on parle autour de nous

et plus il nous est difficile de nous concentrer. Le silence de la

parole- c’est à dire l’absence de l’autre- est propice à une

réflexion profonde.

 

JHB

15. 07 14

Publié dans Culture, DIETETIQUE, LINGUISTIQUE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

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