jacques halbronn La fonction double de la lettre e comme garantissant aussi bien la tonalité voyelle ou consonne. La loi orale.

Posté par nofim le 7 avril 2026

jacques halbronn   La fonction double de la lettre e comme  garantissant  aussi  bien  la tonalité  voyelle ou consonne  à l’oral.

 

 

Nous avons souligné, dans de précédents textes à quel point la position d’une lettre était  déterminante quant à sa fonction orale. Mais ce qui vient compliquer l’approche tient  au  fait que parfois l’écrit s’aligne sur l’oral.  La régle  générale que nous posons reste la suivante. En début de mot, le  e  doit rester silencieux quand bien même serait il présent  et en fin de mot, il doit se faire entendre très  légèrement (ex:  j’parle) même en son absence,cela fournit    un certain volant au locuteur pour rester dans les clous.

 

Autrement dit, le locuteur doit  ajouter le son « e » pour  éviter une finale consonne. C’est ainsi que port  en position  finale devra ajouter un « e », ce qui donnera « porte » mais  cela  vaut pour l’oral et non pour l’écrit. Cela pose la question des marqueurs de genre, selon  que l’on s’inscrit  dans le registre de l’écrit ou de l’oral. Faut-il vraiment se servir du « e » pour marquer le féminin?  Inversement, le locuteur devra évacuer le  « e » pour connecter  deux consonnes entre elles en position initiale.

Il  convient donc de ne pas se  fier automatiquement à l’écrit et  on devra juger, apprécier sur pièces, au  cas par  cas, l’important étant le résultat  final lequel doit se conformer à la régle posée de l’alternance entre sonorités vocaliques et consonantiques. Le cas des adverbes  retient notre attention. On  a vu, lors de précédentes études, que les adverbes se formaient à partir de la forme « féminine » de l’adjectif : vivement,  grandement etc  Mais s’agit il  vraiment du  féminin? Peut être, comme en anglais, l’adjectif  français est il au départ  neutre?

Ce double usage du « e »  nous interpelle car cela  renvoie à la représentation duelle de Dieu  et d’Adam telle qu’elle  figure dans Genése I  et V. Tantôt le personnage adamique sera passif (en phase Din,  en astrologie septénale., et tantôt il sera actif (phase Hessed en astrologie septénale) Or, pour nous il importe de relier anthropologie  et  phonologie. Le  français  dispose de  deux solutions pour respecter la vocalisation  finale: soit par le  biais de la diphtongaison  avec usage d’un n  final, rarement respectée en  anglais, soit par l’adjonction à l’oral d’un  e après la consonne finale. (ou  d’une  voyelle   dans les autres langues latines) Autrement dit, le  statut du shewa est double, ce qui n »avait pas été dit: le e fait disparaitre le son vocalique en début de mot alors qu’il en garantit la réalisation en fin de mot. La  dualité, l’ambivalence apparait comme un principe général de structuration à tous les niveaux. Mais l’on  ne saurait assez signaler que l’écrit n’a pas à s’aligner sur l’oral.Cela  renvoie dans le judaisme à la distinction entre l’écrit et l’oral (la « bouche » al Pé) sur le web

«  Le Talmud. Le second ensemble des écrits sacrés du judaïsme est constitué par la « Loi orale » que les rabbins avaient interdit de coucher par écrit ; son corpus est composé du Talmud, du Midrach et de la halakhah, regroupant récits et ensemble des lois qui régissent la vie juive. »

 

La question qui se pose est la production de certaines sonorités en  français, ce qui apparait lorsque l’on  aborde la réception du  français dans les langues germaniques. L’anglais a  renoncé à rendre à l’oral la diphtongue pourtant  signalée à l’écrit et l’allemand a adopté une prononciation lourde du e  final français. 

Prenons le cas du français  « une » qui devient en allemand  « eine ». Or; le  e final de  une n’est pas respecté proprement  dans le  eine alllemand; On  s’aperçoit, phonologiquement, que l’oral ne saurait se réduire à une conception  figée de l’écrit car l’écrit ne nous donne pas la  clef de l’oral si  bien que des écrits identique ne correspondent pas à un seul et même oral. Le e  final  de  une n’est pas le e  final  de  eine. Le même alphabet  ne  garantit nullement une prononciation  unique que ce soit pour les consonnes ou pour les voyelles.  plaquer la  réalisation d’un certain alphabet  appliqué  dans une langue sur une autre, est donc  inacceptable; 

 

Selon nous, le  e à l’allemande est calqué sur le e final à la française et ne l’entend pas correctement. La subtilité de l’oralité du e  final  français lui aura échappé tout comme  la diphttongue à la  française  est rendue à la première personne du pluriel par un « mos » au lieu d’un « mons en ne respectant pas le tildé sur le o. Nous mangeons, comemos; C’est dire que l’apprentissahe du  française ne se réduit pas à l’acquisition d’un lexique mais  passe également par celui de sonorités particulières nouvelles pour  l’oreille  de l’éleve.

 

 

 

JHB 09 04 26

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jacques halbronn La centralité française. Les systémiques, les creusets, les melting pots

Posté par nofim le 16 février 2025

jacques  halbronn  La centralité  française. Les systémiques, les creusets, les melting pots

 

Il importe de comprendre que notre monde s’est organisé autour de « systémes » et cela vaut pour notre « systéme solaire ». avec ces corps qui gravitent autour d’une certaine étoile, le Soleil (héliocentrisme);, d’où l’importance de déterminer des « centralités ».

En ce sens, il importera de ne pas confondre la cause et ses effets, erreur très souvent commise. Dans le cas de la « langue » française; ce qui importe, comme le croient la plupart des linguistes, les mots qu’elle contient à un instant T mais le traitement que le français a fait subir aux mots les plus divers, en application d’une certaine systémique.

Le fait de rappeler que tel mot de la langue française aurait telle ou telle origine est assez vain car ce qui importe est ce qu’elle en a fait et cela vaut aussi, probablement, pour ce qui est des populations englobées dans l’espace « français », par delà leurs origines respectives  et diverses. C’est cette unité fondamentale qu’offrent les systémiques françaises   tant sur le plan politique que linguistique -ce qui ne fait qu’un – qui structure toute la civilisation. On retrouve là l’image de la Tour de Babel dont on nous dit qu’elle effraya les dieux parce qu’elle s’opposait à la dispersion des humains qui les attendait:

 

Genése XI

ד וַיֹּאמְרוּ הָבָה נִבְנֶה-לָּנוּ עִיר, וּמִגְדָּל וְרֹאשׁוֹ בַשָּׁמַיִם, וְנַעֲשֶׂה-לָּנוּ, שֵׁם:  פֶּן-נָפוּץ, עַל-פְּנֵי כָל-הָאָרֶץ.  4 Ils dirent: « Allons, bâtissons-nous une ville, et une tour (Migdal) dont le sommet atteigne le ciel; faisons-nous un établissement durable, pour ne pas nous disperser sur toute la face de la terre. »
ה וַיֵּרֶד יְהוָה, לִרְאֹת אֶת-הָעִיר וְאֶת-הַמִּגְדָּל, אֲשֶׁר בָּנוּ, בְּנֵי הָאָדָם.  5 Le Seigneur descendit sur la terre, pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils de l’homme;
ו וַיֹּאמֶר יְהוָה, הֵן עַם אֶחָד וְשָׂפָה אַחַת לְכֻלָּם, וְזֶה, הַחִלָּם לַעֲשׂוֹת; וְעַתָּה לֹא-יִבָּצֵר מֵהֶם, כֹּל אֲשֶׁר יָזְמוּ לַעֲשׂוֹת.  6 et il dit: « Voici un peuple uni, tous ayant une même langue. C’est ainsi qu’ils ont pu commencer leur entreprise et dès lors tout ce qu’ils ont projeté leur réussirait également.
ז הָבָה, נֵרְדָה, וְנָבְלָה שָׁם, שְׂפָתָם–אֲשֶׁר לֹא יִשְׁמְעוּ, אִישׁ שְׂפַת רֵעֵהוּ.  7 Or çà, paraissons! Et, ici même, confondons leur langage, de sorte que l’un n’entende pas le langage de l’autre. »

 

 Il importe peu que les langues soient diverses dès lors qu’elles sont soumises à un seul et même système. Nous avons montré, dans nos travaux, que le français était capable de « franciser » n’importe quel mot, de plier tous les mots à un seul et même traitement, ce qui sous-tend l’Unité. C’est la notion de creuset (melting pot) que les Américains revendiqueront sur le modéle français. La colonisation  est fondée sur la croyance en une telle systémique de transmutation. L’idée de laicité  fait abstraction des origines des composantes. En ce sens, la systémique française serait comparable à un « trou noir » :

  »En astrophysique, un trou noir est un objet céleste si compact que l’intensité de son champ gravitationnel empêche toute forme de matière ou de rayonnement « . 

Par mimétisme, d’aucuns ont pu croire qu’il leur suffirait d’importer le fruit d’une telle alchimie  sans être initié à ses codes, ce qui produit toutes sortes de déviances, par ignorance. Et c’est ainsi que nous lirons le passage (cf supra) sur la Tour de  Babel.  Dès lors que l’on entend rappeler la diversité des origines linguistiques, ethniques ou autres, l’on s’engage dans une remise en question de la systémique française, laquelle peut avoir revêtu les apparences les plus diverses, à travers les âges au point que le français actuel ne correspond pas nécessairement à  ses manifestations antérieures .

La  question de la prononciation du français est un enjeu absolument capital (/https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/indre-loire/tours/pourquoi-parle-t-on-le-meilleur-francais-en-val-de-loire-2942445.html  et nous avons mis en garde contre la question des noms propres qui pourraient  miner l’harmonie, l’homogénéité, générale du modéle français.  C’est tout le probléme de l’intégration et de l’assimilation  des éléments étrangers qui se pose ici.

 

JHB 16 02  25

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jacques halbronn Sociolinguistique. Apprendre du français ou « le » français »?

Posté par nofim le 16 décembre 2024

jacques  halbronn  Sociolinguistique. Apprendre du  français ou  « le »  français »?

La langue française  a su préserver et perpétuer un génie qui lui est propre et qui s’est corrompu chez d’autres langues, lesquelles lui auront émprunté son lexique mais sans son mode d’emploi. Apprendre du français, c’est  une forme de piratage, de fascination mais cela ne pouvait conduite qu’à une trahison, à une corruption  du français. Un chose est donc d’apprendre du français, une autre d’apprendre « le »  français » en tous ses états.  C’est tout le probléme du mimétisme qui se pose ici  quand l’emprunteur s’égare dans les méandres de son modéle.

Ce qui est révélateur d’une caricature du  français est la lenteur du copieur qui n’aura pas compris que cette langue se déleste à l’oral du poids de ses lettres  écrites, tant pour ce qui est des consonnes que des voyelles, ce qui lui confère une « légéreté » sans égal.

 

 

 

 

 

 

JHB 16 12  24

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jacques Halbronn Le mirage de l’Occident. Le Droit comme déni de réalité

Posté par nofim le 16 avril 2022

jacques Halbronn  le Mirage de l’Occident. Le Droit comme déni de réalité.

 

Si l’Occident veut survivre, il lui faudra renoncer à la Loi, laquelle est trop souvent instrumentalisée afin  de  le piéger tant il en  le culte. Pour cela, il lui faudra renoncer à une certaine ubris qui le pousse à croire qu’il peut changer le monde à sa guise, dans le temps comme dans l’espace. Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. Avec l’instauration du régime démocratique, n’est-il pas évident que l’on a passé une ligne rouge, à la fin du XVIIIe siècle, la ‘Révolution », comme son nom l’indique, ne signifie-t-elle pas que l’on peut faire table rase, en démarrant un nouveau cycle, en tournant la page?  La notion même de constitution illustre bien une telle illusion à modeler le monde selon sa fantaisie, comme lorsqu’il s’agit de fixer  la durée d’un mandat électoral comme on le ferait pour un bail? L’Occident risque d’imploser en raison d’un tel péché d’orgueil, surtout si on le prend au mot.

Zemmour se plaint du « grand remplacement » mais il ne semble pas en avoit déterminé les causes et les raisons et comment l’aurait-il pu, lui qui  profite d’une telle situation et d’une telle déclaration prétendant changer le plomb en or, au nom de quelque alchimie juridique? Lui  qui dessine le portrait idéal du « bon » immigré, de l’immigré modéle, et fustige ceux qui ne jouent pas le jeu, c’est à dire qui n’entrent pas dans le délire de l’Occident prétendant façonner  le monde à volonté.

Selon nous, il est plus honnête de la part des immigrés de plus ou moins fraîche date, de résister à une telle chimère et de reconnaitre sa différence,sans que cela soit jugé incompatible avec sa présence en métropole. Il ne doit pas céder à un tel chantage. Au fond, refuser l’assimilation à la Zemmour c’est aider la France à échapper à une certaine psychose.  Ce qui est inquiétant pour l’avenir n’est pas une France de la diversité voire des communautés  mais une France du déni de réalité et de la surenchère juridique.  Mais pour guérir complétement, il serait bon de renoncer au cirque électoral qui s’apparente à une loterie et de renoncer notamment à la loi constitutionnelle de 1962 qui aura défiguré le projet constitutionnel de 1958 car, contrairement à ce que continue à affirmer Michel Onfray, l’élection du président au suffrage universel n’y était nullement inscrite. Cela implique en tout état de cause que le Parlement soit constitué avant l’élection du Président qui en est l’expression, ce que De Gaulle avait parfaitement accepté au départ.

 

 

 

. JHB   16 04 22

 

 

 

 

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jacques Halbronn La SN (Surnature) et les Lois de la République

Posté par nofim le 6 novembre 2021

La SN (Surnature) et les Lois de la République

 

par  Jacques Halbronn

 

Dans le débat actuel autour des Lois de la République face à une religion comme l’Islam, il importe de distinguer ce qui est fait par les hommes et ce qui est fait pour les hommes.  Dans un cas, on est dans l’immanence, dans l’autre, dans la transcendance.

Force  est de constater que les sujets  qui sont  censurés  ou rejetés dans nos sociétés relévent  bel et bien du champ de la SurNature: race, sexe, astrologie, Dieu, astrologie, Juifs, génie etc. Cela ne serait pas validé par la Science et ce ne serait pas  une création faite par l’Homme, non plus. Or, entre ces deux instances se place la Question de la Surnature laquelle ne saurait se réduire à aucune de celles-ci. 

En 1966-67, nous abordions à peu près simultanément – à Paris  et à Jérusalem – d’une part le Droit, les institutions, les constitutions et de l’autre, l’astrologie et le judaisme avec notamment l’apprentissage de l’hébreu et un assez long séjour en Israël, au lendemain de la Guerre dite des Six Jours. 

La Notion de Surnature nous conduit à faire le tri en ce qui est le fait de notre Humanité  et ce qui lui a été révélé et instauré.  On retrouve cette dialectique dans la prophétie de Jérémie (Chapitre XXXI, 31) autour de la question de la « Nouvelle Alliance » avec le passage d’une première alliance vers une seconde, cette dernière s’imposant à l’esprit des Juifs de façon infuse sans passer par un quelconque apprentissage externe.  Spinoza est en porte à faux par rapport à l’idée de Surnature quand il associe « Dieu » à la ‘Nature » (Deus sive Natura) et l’on conçoit qu’il ait pu être excommunié à Amsterdam par le monde juif local. En effet, le dieu des Juifs ne saurait être assimilé à la Nature car il est  ‘Surnature » pas plus qu’il ne saurait être assimilé à un humain, aussi génial serait-il, comme Jésus.

Pour mieux  comprendre ce que nous entendons par Surnature, on insistera tout d’abord sur le fait qu’il s’agit en quelque sorte d’une Nature reformatée, repensée, retravaillée, non réductible, donc, à ce qui se trouve dans la Nature, même s’il y a ressemblance et de là le risque de confusion. Dans le cas du systéme solaire, il est certes tentant  de l’intégrer dans le champ de la Nature et les astrologues eux mêmes le font volontiers. Mais pour nous, l’agencement des planétes, leur durée de révolution ne serait pas de l’ordre de la Nature et cela tient notamment à l’articulation numérique et analogique. Est il ‘ »naturel » que Jupiter ait une révolution de 12 années  terrestres (de 365 jours terrestres) et que la lune rencontre le Soleil 12 fois en une année terrestre( ou solaire selon le point de vue d’où l’on se place)?

Est-il « naturel » que Saturne soit la septiéme planéte  (on parle du septénaire) et que sa révolution soit 7 x 4, 4 étant le nombre des saisons terrestres? Que dire d’Uranus dont la révolution est de 84 années terrestres, soit 12×7?

Mais revenons à la question posée en exergue à propos des « lois de la République »? Que penser de ces « lois » que les sociétés se donnent à elles-mêmes  et qu’elles sont en mesure de changer à loisir? Nous avons montré, en divers travaux (notamment sur nos vidéos de notre chaine Téléprovidence Subconscience) que les calendriers électoraux, la ficxation de la durée des mandats ne saurait coincider, sinon de façon exceptionnelle , avec le cycle saturnien de périodes de 7 ans, ce qui ne pouvait que générer des dysfonctionne -

-ments, des crises. D’où la nécessité d’un alignement des « lois de la République » – et non l’inverse, à l’évidence- sur les lois établies par la Surnature, c’est à dire par « Dieu », non pas au sens de Spinoza mais à une entité s’étant donné pour mission de s’occuper du sort de notre monde/ (cf le film de science-fiction les Eternels) Il y a la Nature; il y a l’Homme et il y a « Dieu » qui correspond à la Surnature. Et selon nous, les Juifs ont vocation à témoigner de la présence de cette Surnature et ils trahissent leur mission, leur fonction, en assimilant, comme ils le font trop souvent, ce « Dieu » de la Surnature au « Dieu » de la Nature, au dieu de l’Univers, tout comme ils ont le devoir de ne pas qualifier de « divin » ce qui est le fait de notre Humanité.

 

JHB   10 11 21

 

 

 

 

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La notion de maisonnée : l’homme et son environnement domestique.

Posté par nofim le 1 juillet 2016

 

La notion de maisonnée : l’homme et son environnement domestique.

 

par  Jacques Halbronn

 

Le soleil fait-il partie du « systéme solaire »? On serait tenté de répondre par l’affirmative . Cela dit, tout ce qui gravite autour du soleil et par le soleil  constitue un ensemble  certes   »solaire » – parce que marqué par  une seule et même forme de gravitation  et cependant  d’un tout autre ordre que ne l’est cette étoile.

Si l’on applique une telle analyse à la société « humaine », l’on dira que tout ce qui gravite autour de l’Homme  constitue sa « maisonnée »

(comme on dit une bouchée, une cuillérée, une poignée, autant de contenants susceptibles de recevoir une certaine quantité de produit).

La question qui se pose à l’anthropologue est celle de la femme. Celle-ci doit elle être située au centre du systéme, aux côtés de l’Homme ou bien, au contraire, conviendrait-il mieux de la placer au sein de cette maisonnée dont il vient d’être question?

Notons qu’une telle interrogation vaut par exemple pour les esclaves, les étrangers et les Dix Commandements ne nous rappellent-ils pas qu’il ne faut pas convoiter ‘la femme de ton prochain »?

Dernier de la série:

10-Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain, ni son champ, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien de ce qui lui appartient.

 

La « maison », c’est bien ce que nous appelons ici la maisonnée.

Le commandement sur le respect du Shabbat est construit de la même façon si ce n’est que la femme n’y est pas citée dans la list de la « maisonnée », ce qui semble correspondre à une omission.

Par ailleurs, la vision d’Ezéchiel mentionne l’homme aux côtés du bœuf, du lion et de l’aigle, au sein du tétramorphe.  Comment l’homme pourrait-il figurer aux cotés de ces « bêtes »? Il convient donc de comprendre ici plutôt un humain n’ayant pas le plein statut d’homme, un « domestique », soit littéralement un membre de la maisonnée.

Les anthropologues (cf Descola etc) ont noté que l’homme tendait à traiter  tout   ce qui l’entourait  sans distinguer ce qui était humain et ce qui ne l’était pas. On peut parler d’animisme.  Dans un monde où les humains étaient relativement peu nombreux, la place accordée à ce qui n’était pas du même ordre était  considérable.

Nous avons été frappés par un passage de l’Exode où il est écrit que Moïse s’adresse au peuple et vice versa. Etrangement, c’est Dieu qui parle de « mon peuple » plutôt que  Moïse:

« Alors maintenant, je t’envoie vers le roi d’Égypte. Va et fais sortir de son pays les Israélites, mon peuple. »

On a donc l’impression que Moïse n’appartient pas vraiment à ce peuple (cf les idées de Freud à ce sujet, dans Moïse et le Monothéisme) mais qu’il est chargé de le conduire, de le guider.

Comment expliquer un tel décalage?

Que l’on songe au sort d’un certain nombre de royautés,  tant en Europe qu’au Moyen Orient.  Dans de nombreux cas, des princes étrangers au pays ont été chargés d’occuper la fonction royale, comme en Belgique ou en Jordanie. Tout se passe comme si les princes appartenaient à un « corps », une « caste »  dont les membres pouvaient être envoyés en mission. Deux mondes bien distinctes mais voués à être reliés

: telle est la nature de l’alliance entre un peuple et « son » souverain, sans que cela signifie pour autant que le souverain appartienne stricto sensu au peuple considéré? On pense de nos jour aux « énarques » que l’on retrouve un peu partout en haut des hiérarchies les plus diverses.

Ainsi, le chef n’a nullement à émaner de la communauté qu’il est amené à diriger. On pense à un Mazarin, un Italien voué aux plus hautes fonctions au début du régne de Louis XIV.

De même une femme enceinte  n’a-t-elle pas le même sang que le père de ses enfants.  Mais c’est cet homme qui aura enclenché le processus, le  compte à rebours de l’enfantement.

On voit que la nature des relations entre  l’homme – ici le mâle- et la maisonnée dont il a la charge, la garde mérite quelque réflexion et l’on sait à quel point l’usage du pronom possessif peut être source de confusion.  Mon bras, ce n’est pas la même chose que mon crayon. Et qui est le sujet auquel renvoie  ce « mon »?  Quand je dis « mon crayon »,  est-ce à dire que ce crayon est de même nature que moi?

Quand Dieu (au chapitre II de la Genése) propose à l’homme de s’adjoindre une « femme » (Isha),  celle-ci ne s’inscrit-elle pas ipso facto dans sa « maisonnée ».

Il ne s’agit pas ici de se demander, comme le fit dans le temps, si la femme a une « âme » mais  d’éviter les amalgames. Rappelons que le fait même de parler de relation, de rencontre  signifie qu’il y a  eu séparation, différence. Tel est d’ailleurs tout l’enjeu des rapprochements.

En conclusion, nous invitons notre lecteur et notre lectrice à s ‘interroger sur la nature de cette proximité -qui est peut être une promiscuité- entre les hommes et les femmes, quelles en sont les limites.  Il  vaut notamment la peine de s’interroger sur les modalités des fréquentations entre les deux sexes.  Quel modus vivendi peut s’instaurer? A l’évidence, la femme aura réussi à sortir du rang et en quelque sorte s’est détachée de cette maisonnée, à la façon dont une employée parvient à épouser le « patron ». Mais un tel basculement ne serait-il point cause de déséquilibre, ne fausserait-il pas la perception de la situation?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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jacques Halbronn Le leader est celui qui instaure de nouvelle régles pour un peuple

Posté par nofim le 29 juin 2016

Le leader est celui qui instaure de nouvelles régles pour un  peuple

par  Jacques  Halbronn

 

On a tendance à croire qu’un peuple  existe par les lois qu’il a acceptées. Cela signifierait -il  que sans ces lois, il n »existerait point?

Dans le cas des Juifs, leur existence dépend -elle des « commandements » qui lui ont été octroyés par Moïse? Qu’adeviendrait-il de ce peuple s’il devait en changer?

Prenons le cas de la France, nous en sommes à la « cinquiéme République », chaque république étant fondée sur une nouvelle constititution. Est-ce que la France est liée de façon irrévresible à une certaine « constitution »? Que nenni! Et la France n’aura pas attendu  la Révolution « Française » pour exister, laquelle produisit sa « première République »!

Il existerait donc  des entités bien avant que celles-ci n’adoptent tel ou tel ensemble de lois. Dans le cas des Hébreux, il est clair que ce peuple existait avant de recevoir les « tables de la Loi », sur le Mont Sinaï , au lendemain de la Sortie d’Egypte.

D’aucuns voudraient nous faire croire que lois et entités ne sont qu’une seule et même chose., ce qui permet de relativiser l’existence de telle ou telle entité. On entendra  des discours selon lesquels les femmes ne seraient que le résultat de quelque convention, de quelque « loi » appliquée à telle ou telle époque!

En réalité, ces diverses entités peuvent parfaitement  adopter au cours de leur Histoire  des lois successives. C’est ainsi que le sionisme aura permis au peuple juif  de renouveler les bases de son consensus, de ne plus, en principe, dépendre des lois bibliques mais l’on sait que d’aucuns ont continué à affirmer que sans le respect de ces anciennes lois, le peuplle juif ne pourrait survivre!  D’où la situation assez confuse qui régne en Israel  du fait de plusieurs représentations du mode de vie à suivre.  En fait,  il n’est pas de « régles du jeu » qui aient vocation à perdurer indéfiniment et il est important que tout peuple en ait conscience.

Qui lui fournit ses codes?  Des chefs, qui n’appartiennent pas au « peuple », qui ont vocation à le façonner et à le refaçonner. C’est ainsi que le général De Gaullle, par l’instauration en 1958 d’une nouvelle constitution  aura permis au peuple français d’échapper à une certaine sclérose, en rompant avec les pratiques de la IVe République, datant de 1946. Martin Luther aura ainsi, à sa façon, permis au « peuple »  chrétien de se renouveler, même s’il n’a pas été suivi par l’ensemble du dit peuple. La création de l’Union Européenne, à partir du traité de Rome (1957) correspondit aussi à une volonté d’introduire  un nouveau modus  vivendi.

Dans tous les domaines, il y a ainsi des chefs qui parviennent à imposer de nouvelles pratiques pour un « peuple » donné, et par peuple, il faut entendre ici toute communauté,  qu’il s’agisse d’un parti politique, d’une certaine religion.   La question qui se pose est évidemment  celle du moment où un  nouveau changement pourra avoir lieu pour tel ou tel peuple.

Un  « vrai » leader se caractériserait donc  par son aptitude à instaurer un nouvel « ordre » des choses chez un certain « peuple »- et on aura compris que l’on est là en face d’une dialectique entre le singulier et le pluriel, la formule « chef de l’Etat » n’est pas mauvaise car le leader est la « tête » de l’entité dont il a la charge, la mission, de conduire vers un nouvel horizon.

Dans notre expérience personnelle, nous avons pu jouer ce rôle à l’échelle de la communauté astrologique française, une entité qui bien évidemment préexistait à notre entreprise, en réussissent à instaurer de nouvelles pratiques, non pas  dans le domaine des outils dont se servent les astrologues mais dans le lancement, à partir du milieu des années 70 (74-75 etc) de la tenue de congrès rassemblant à intervalles réguliers toute une partie de la dite communauté. En 2016,  plus de 40 ans plus tard, de telles pratiques sont toujours à l’œuvre et chaque année on assiste à la tenue de plusieurs « congrès » (quel que soit le nom qu’on puisse donner à de telles rencontres)

Le probléme épistémologique qui se pose est celui de la formation de ces diverses entités  que nous appellerons « peuples », vouées à adopter certaines pratiques durant un certain temps. Nous avons insisté sur le fait que ces entités préexistaient à tout mode d’organisation et qu’elles pouvaient également y survivre.  Les peuples ne seraient donc pas réductibles aux pratiques en vigueur, et probablement pas à l’utilisation de telle ou telle langue. On en revient aux mythes des origines. D’où sortent donc ces entités, ces « peuples » en quéte d’unité mais aussi ouverts à un renouvellement de temps à autre à l’instigation d’un leader? Quid de la « naissance » du peuple  hébreu? On nous parle d’une « alliance » entre Dieu et Abraham promis à une grande descendance….C’est un  peu léger comme explication! On ne peut que constater que tel « peuple »  existe depuis un certain temps et qu’il aura  souvent connu des « régimes » successifs tout en poursuivant son existence, bon an mal an. Chacune de ces entités – et  il  en est  légions- offre  une certaine visibilité historique et est le fait d’une certaine créativité impliquant de nouveaux agencements, des alliances inédites.

 

A la limite peu  importent les régles adoptées par tel peuple à tel moment, l’important étant d’une part qu’il y ait des régles mais aussi que ces régles puisssent changer,  ce qui semble assez paradoxal!   Il est clair que le peuple qui s’enferme dans ses régles  tend à s’automatiser à la longue; Un des avantages de la nouveauté, c’est que le peuple peut ainsi s’ouvrir à de nouveaux venus, faute de quoi,  il se sclérose, se replie sur lui-même.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

29 06 16

Publié dans ASTROLOGIE POLITIQUE, Lois, POLITIQUE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

 

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