Les femmes et l’homme: le pluriel et le singulier

Posté par nofim le 18 février 2014

 

La fascination des femmes pour le support papier

Par  Jacques  Halbronn

 

Poursuivant nos recherches de redéfinition du masculin et du féminin, nous apportons de nouveaux critères de distinction qui devraient mettre à mal le discours ambiant dominant sur le fait que nous serions tous un mélange des deux sexes, ce qui sous-tend l’idée répandue d’un certain androgynat qui nous semble totalement mythique et  dont l’émergence est actuellement ressassée en boucle, ce qui ne suffit pas à en faire une vérité.

Il est vrai qu’il est aisé de disserter sur le mélange de l’animus et l’anima quand on n’a pas pris la peine de commencer par définir ce qu’on entendait par là, en s’appuyant sur quelques clichés qui du fait même qu’ils sont censés être dépassés n’ont pas à être précisés. On est là aux antipodes d’une démarche scientifique et l’on reste ainsi prisonnier d’une sémantique séculaire. Autrement dit, on recourt à une tactique assez courante consistant non pas à définir un objet mais à contester ce qui est dit de cet objet. Une fois que l’on a dit que tel objet n’était pas ceci ou cela,  on peut ainsi aller de l’avant sans autre forme de procès ! Or, la vraie recherche ne se réduit certainement pas à une telle démarche expéditive de dénonciation des erreurs. On est dans la critique négative mais on fait l’impasse sur la critique positive. Tout se passe comme si l’on se contentait de neutraliser l’objet étudié pour pouvoir en  dire et en faire ce qu’on veut.

Nous nous attacherons ici au rapport des femmes au support écrit (dans une perspective évidemment comparative) et nous nous intéresserons notamment à la résistance du papier face à Internet, depuis le début du présent siècle. On note, en effet,  une résistance qui n’avait probablement pas été prévue du secteur papier face à l’édition « en ligne » qui reste sous certains angles et critères assez marginale puisque les éditeurs papiers et les journaux papier (notamment les « gratuits ») continuent à prospérer et que cela n’est pas prêt de finir en dépit des enjeux écologiques dus au gaspillage du papier aux dépends de la « nature », sans parler des déchets occasionnés. Pourquoi un média aussi propre que le « on line » ne l’a pas totalement emporté, à l’heure du smartphone pour tous. ?..

Notre explication- rarement proposée par d’autres – est la suivante : les femmes –en tant que récepteurs mais non en tant qu’émetteurs – (et la nuance est d’importance) préfèrent le papier à tout ce qui est oral ou éphémère, mouvant. En revanche, elles échangent l’écrit  qu’elles empruntent contre de l’oral, ce qui correspond à un processus de transformation assez comparable à ce qui se passe avec la circulation sanguine, au niveau physiologique. Quand nous disons d’ailleurs les  femmes, nous employons ici sciemment un pluriel car cela ne fait guère sens d’être une femme au singulier  alors qu’au contraire, en face il y a de fortes individualités masculines qui sous-tendent le leadership masculin sur tant de domaines, depuis des siècles. Derrière les femmes, cherchez l’homme et en cela notre Humanité  comporte une minorité dominante  et une majorité activée par la dite minorité et ce sur tous les plans (création et procréation)

Or pour qu’une minorité/élite domine, il faut qu’elle jouisse d’une certaine forme d’ubiquité que l’écrit lui permet avec notamment l’invention de l’imprimerie, mais bien avant sous des formes plus frustres. L’écrit est un instrument de pouvoir déterminant sur les femmes.  Une femme qui ne sait pas lire échappe peu ou prou à ce joug masculin et il est remarquable que les femmes d’aujourd’hui ne l’aient pas compris, ce qui montre qu’elles se connaissent bien mal. L’écrit est leur chaîne mais c’est aussi le canal par lequel elles captent les énergies dont elles ont besoin de la part des hommes. D’où l’importance persistante de l’écrit en ce début de XXIe siècle et ce en dépit des réserves que nous avons signalées plus haut.

On peut dire que les femmes sont des plagiaires  qui d’instinct s’emparent de ce que les hommes produisent. Elle « volent » de façon compulsive ce qui passe par l’écrit ou l’inscrit, le  gravé sur quelque support palpable et surtout figé, c’est dans leur nature, elles s’en nourrissent. Et les hommes sont voués, de leur côté, à produire de l’écrit mais c’est de moins en moins vrai depuis quelque temps et cela fait problème pour les femmes face au Web. Certes, on peut faire du copié-collé à partir d’un écrit sur Internet mais  ce qui est sur Internet n’est jamais totalement figé, cela peut se renouveler ou carrément disparaitre (au niveau de la matrice, du master, du magister, du maître, du pattern, du patron (pater), ce n’est pas un support stable mais bien vivant  alors que le support papier est mort ne bouge plus. Nous dirons que la mort rassure les femmes au sens de ce sur quoi l’homme ne peut plus rien. L’écrit est comme un testament. La femme qui lit un texte est comme un notaire qui lirait les dernières volontés d’un décédé, elle se pose en héritière, elle est dans une logique de succession, de celle qui vient, arrive après (la bataille).

C’est l’homme qui tue le vivant et les femmes qui redonnent vie  à ce qui est inanimé. Pour qu’il y ait renaissance, revival, il faut qu’il y ait mort – telle est la loi cyclique que l’on retrouve avec les saisons. On dira que l’homme tue les animaux  qu’il chasse, il prend les fruits des arbres – et ce faisant leur ôte vie et les apporte à la femme qui va leur donner une seconde vie, en quelque sorte. Là aussi il y a cyclicité avec le passage de la vie à la mort et de la mort à la vie. L’homme transmute le vivant en mort pour que les femmes puissent en faire usage. En linguistique, on appelle cette opération le passage du signifiant au signifié et du signifié au signifiant. Le signifiant est le signifié mort et les femmes transforment le signifiant en signifié. A partir d’un même signifiant peuvent sortir un grand nombre- illimité- de signifiés  et c’est cette multiplicité des versions (conversions) qui est le domaine des femmes, ne serait-ce que sur le plan sexuel (polygamie. Il ne peut y  avoir de polyandrie car une femme ne peut porter qu’un enfant à la fois et cela lui prend près d’un an. Le signifiant  se prête bien plus à l’écrit que le signifié mais l’homme sait revenir au signifiant à partir de la diversité des signifiés issus d’un même signifiant d’une même source.

On aura compris qu’à l’instar d’une machine, les femmes ont besoin d’une stimulation très épurée, très travaillée, servie clefs en mains, sur un plateau  tandis que les hommes se débrouillent avec des données éparses, confuses, sauvages. En ce sens, comment les femmes ne dépendraient-elles pas, directement ou indirectement, des hommes ou d’un homme, d’un Gourou qui les active (cf. notre entretien avec Marc Cohen, Parapsy 2014) ? Il faut donc que les hommes purifient le produit brut  tout comme le fait l’appareil digestif en faisant passer l’aliment par tout un alambic, avec des traitements successifs et rigoureux. Mais cette réduction alchimique s’opère dans le cerveau de l’Homme et non dans celui des femmes. Les femmes qui s’essaient à l’écriture ne parviennent pas aux mêmes résultats et ne réussissent guère à  transmuter le matériau initial pour le rendre recyclable, d’où les limites de leur influence par ce biais, au prisme de la postérité  La production féminine n’active pas, ne féconde pas. Elle est un cul de sac.

Il est donc vital pour les femmes que continuent à paraitre des livres-papier car  elles ne sont  en contact avec la réalité que par le truchement de l’écrit, du signe visuel, du code. Ne serait-ce que par le plaisir qu’elles ont à lire un texte à voix haute, en lui donnant une valeur ajoutée de ce fait, même si celle-ci est assez dérisoire et relative au nombre d’utilisateurs du dit texte. En ce sens, la femme est l’ennemie de la femme car elle lui rappelle à quel point  le pouvoir masculin  se diffuse auprès des femmes et pas d’une seule. Car si l’homme ne transmettait qu’à une seule femme, cela ne ferait pas sens. Les femmes par rapport  au message masculin doivent être nombreuses et c’est d’ailleuurs par le nombre qu’elles  existent réellement par rapport à lui et le prolongent et le complètent. L’homme face aux femmes c’est 1 x n. Le rapport homme-femme sur une base 1/1  est absurde et si un homme en reste là, il se disqualifie et  signe son échec personnel. En ce sens, le couple est le refuge d’entreprises avortées de la part d’un homme qui n’a pas su assurer sa singularité. Paradoxalement, on l’a dit, plus un homme est singulier, plus il en  appelle à la pluralité.

Dans de précédents textes, nous avons  prôné l’exportation de la production masculine par-delà les frontières (par le jeu des traductions par exemple). Il est donc faux de limiter la population féminine d’un pays à ses frontières. Si l’on prend le cas des Etats Unis, il est clair que l’impact des créateurs américain ne se limite pas aux USA. Méfions-nous donc de ce que nous disent les démographes qui ne prennent pas en compte les enjeux extérieurs. Cette erreur est d’ailleurs  fort répandue. Si l’on prend le cas des langues, on ne saurait les compartimenter à une sphère de locuteurs partageant exactement et exclusivement une même langue. On doit tenir compte aussi des locuteurs « étrangers » de la dite langue mais aussi de la proportion de mots de la dite langue au sein de langues « étrangères ». C’est ainsi que la langue française nous apparait comme une langue « masculine » qui aura activé autour d’elles bien des langues « féminines » en exportant ses «mots », quand bien même ceux-ci seraient prononcés, interprétés, conjugués différemment (cas des « faux amis »)  Ces langues féminines peuvent d’ailleurs véhiculer par elles-mêmes cette langue « maîtresse » comme le fait l’anglais pour le français.

L’exemple de la musique est emblématique : quelques compositeurs activent des milliers d’interprètes avec leurs partitions qui sont le résultat d’un travail de formalisation à partir d’un matériau brut. En ce sens, l’homme est une interface entre les femmes et la réalité (non verbale). Sans l’homme, sous sa forme accomplie, les femmes sont comme débranchées  et le spectre d’une grève générale des hommes serait une épreuve de vérité surtout si les hommes cessent d’entretenir des relations exclusives avec l’une ou l’autre, ce qui les place en position de vulnérabilité, ce qui n’est pas de mis en ce siècle de mise au point du  rapport entre les sexes  pour le Troisième Millénaire.

 

JHB

18  02  14

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Aspects de l’androphobie au prisme de la vie politique

Posté par nofim le 14 février 2014

 

Hollande et la misandrie (androphobie)

Par Jacques Halbronn

 

Nos travaux nous conduisent à penser que la classe politique est victime d’une certaine misandrie (le contraire de la misogynie) et que ce qui est reproché à certains personnages de premier plan  est fonction d’une incompréhension du comportement masculin, tout simplement parce qu’il diffère du comportement féminin. Mais comme les notions sur le masculin et féminin sont particulièrement confuses chez la plupart des gens ce qui est le fait d’une politique du genre qui ne date pas d’hier –la problématique ne saurait se poser dans des termes de ce type, ce qui la fait dégénérer en attaques personnelles et ad hominem. Autrement dit, chassez un sujet, il revient tôt ou tard sous une autre forme qui ne s’avoue pas comme relative au dit sujet mais qui n’en sert pas moins d’exutoire.

Nous essaierons de montrer que le comportement de Hollande correspond parfaitement à celui que l’on peut attendre d’un homme « normal » et l’intolérance des femmes à son égard est le signe que la misandrie s’est répandue dans l’opinion bien plus fortement qu’on veut bien le reconnaitre, l’avouer.. Ces réflexifs valent aussi dans l’Affaire DSK qui aura servi d’exutoire  pour   androphobie latente. Mais cela vaut aussi par rapport à la « double » vie d’un François Mitterrand.

Tout tourne autour de la question du cloisonnement qui n’est pas vécu de la même façon chez et par les hommes et les femmes La main droite peut-elle ignorer ce que fait la main gauche, telle est la question qui pourrait résumer le débat.

Selon nous, un homme normal, qui a connu un père « normal » vit pleinement en phase  avec chaque situation ce qui signifie qu’il n’est pas nécessairement le « même » homme d’une situation à l’autre, sa façon d’être, de faire, peut contraster considérablement. A contrario, les femmes maintiennent un même comportement en toute circonstance ou du moins avec des amplitudes sensiblement plus faibles, ce qui est plus facile à  gérer pour leur entourage et pour elles-mêmes mais cela a un certain coût en ce qu’elles n’accordent qu’une importance très relative à leur environnement et sont peu influençables en profondeur. En cela, elles profitent mal de ce qui  émane de l’extérieur si cela ne se présente pas sous une forme très codifiée, en tant que signal à la façon d’une machine (on/off).

Donc quand un homme présente des facettes très différentes, les femmes crient au scandale, à l’obscénité, à l’incompatibilité, au décalage. Chez les hommes ces différences  exigent une capacité  de connexion bien supérieure à celle de femmes qui leur permet de rapprocher ce qui pourrait sembler précisément étranger.  Les hommes s’accordent plus de liberté de mouvement. On dira qu’ils  refusent de se cloisonner en s’imposant un comportement figé mais en même temps, ils peuvent vivre simultanément dans des contextes  fort contrastés où on ne les avait jamais vus « ‘comme ça » Cela tient à la diversité de leurs facettes, de leurs expériences, en fonction de leur adaptabilité.

En  ce sens les hommes voyagent « léger » puisqu’ils se conforment à chaque milieu  alors que les femmes transportent plus de choses puisque elles ne changent guère d’une fois sur l’autre, d’un contexte à l’autre.

A propos de paradoxe on notera quand même que les femmes revendiquent le droit à l’individualité mais par ailleurs ne se privent de mettre des étiquettes sur les gens à commencer par le terme « misogyne » qui enferme la personne dans une certaine catégorie. En fait,  cette dualité s’explique : si les femmes sont souvent très lentes à appréhender la psychologie d’une personne elles réagissent en revanche très  promptement, compulsivement voire mécaniquement  à certains signaux, à certains mots.

C’est dire que selon nous, le garçon ne doit pas être élevé comme la fille et qu’il est absurde de concevoir une éducation « unisexe ». (Au nom d’une théorie du genre).  Le garçon doit apprendre à vivre intensément, pleinement chaque moment quitte à accepter un certain « lâcher prise ». L’androphobie consiste selon nous à vouloir interdire aux hommes de pratiquer cette diversité (on pense à Don Juan).  Les hommes n’ont pas à être prisonniers d’une certaine image d’eux-mêmes., quitte à ce qu’on leur reproche d’être restés de « grands enfants » alors que les femmes se veulent toujours égales à elles-mêmes, ,ne se permettant pas certains écarts sans culpabilité. Elles en veulent aux hommes une certaine permissivité qu’elles s’interdisent au nom d’un impératif de transparence. Il est clair que cette animosité  vient infirmer leurs revendications paritaristes à moins qu’il ne faille comprendre que la parité soit synonyme d’une certaine forme de  castration.  Or, il apparait que cette « vertu » féminine  se paie par une forme d’égocentrisme. L’égo de l’homme serait moins prégnant, ce qui lui permettrait de mieux capter, observer et sentir le monde. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre : la vertu et le génie.  Les hommes ne sauraient accepter une telle  injonction inhibitrice. On n’a pas à se comporter à l’identique au travail et dans la vie privée, on doit pouvoir changer de tonalité en passant d’une situation à une autre, on peut être alternativement  Mr Jekyll et Mister Hyde, être très décontracté à un moment et très  digne à un autre, tantôt très sérieux et tantôt aimer plaisanter, et ne pas apprécier les demi-mesures..

 

 

JHB

14. 02 14  (Saint Valentin)

 

 

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Revaloriser le décloisonnement et le sens de l’adaptation

Posté par nofim le 11 février 2014

 

Les femmes et l’idée de programmation

Par  Jacques  Halbronn

 

Selon les femmes, nous serions des êtres indifférenciés et interchangeables si c n’est pas notre formation et notre formatage. Cela tient au fait, comme nous n’avons cessé de le rappeler que les femmes sont des émettrices qui captent très mal leur environnement si ce n’est par le biais d’un encodage et notamment celui des mots ou des signes/icones. En, cela, elles se rapprochent singulièrement du « comportement » des machines. y compris dans le domaine de la procréation, lié au code génétique. Elles sont déclenchées par des «mots de passe », des « sésames » et non du fait d’une observation du réel ou si l’on préféré le réel se réduit à des codes, à ce qui a été « dit », « écrit », et ce sera encore plus flagrant à l’avenir quand les machines réagiront aux ordres exprimés oralement et pas seulement aux touches, ce qui est déjà en cours, d’ailleurs, ce qui rapprochera encore plus, à l’avenir la femme de la machine, la femme ayant  encore  une certaine (bio)technologie d’avance sur celle que nous connaissons actuellement. …Mais le compte à rebours est déjà enclenché et la femme est en sursis au regard d’une prétendue égalité d’autant que nombre de travaux répétitifs seront de plus en plus exécutés par des agents non humains mais générés par l’Homme. « à son image ». C’est ainsi que nous pensons interpréter certains passages de la Bible (Livre de la Genèse)

Les femmes sont hyper-réactives aux mots et cela n’est pas vraiment un signe d’humanité, contrairement à ce que d’aucuns voudraient nous faire croire. Au mieux une condition nécessaire mais certainement pas suffisante. Cet encodage s’effectue  très tôt et on peut dire que les petites filles sont programmées dans ce sens lors de l’apprentissage de la langue maternelle qui constitue un formatage bien plus marquant que chez les garçons du même âge. Il suffit d’utiliser les « mauvais » mots pour déclencher une réaction négative.  C’est dire que dans le monde des femmes, tout est question de mots et il y a ainsi des mots qui  font mouche (cf. l’hoponobono (je t’aime, désolé, pardon etc), les prières, les mantras  et autres  formules magiques ; les bénédictions et les malédictions, qu’il faut répéter inlassablemengt et donc machinalement). Le monde féminnin est balisé par des mots, des codes et le réel n’est perçu que par ce biais. Souvent la lettre prévaut sur l’esprit.  Fréquemment, les femmes font dire à un proppos ce qu’il n’a pas voulu dire car elles ne cherchentr pas ce qu’on a voulu dire mais prenennt ce qui est dit comme point de départ (trigger effect)

Pour l’instant, c’est plutôt un atout mais cela peut à court terme devenir un trait rédhibitoire quand on aura pris conscience de ce uqe cla signifie et implique. On est obligé de qualifier les femmes d’androïdes. Cela ressemble à des êtres humains mais ce ne sont pas des êtres humains à part entière, ce qui ne signifie pas qu’il ne s’agisse pas d’une symbiose très ancienne qui est en train de boucler un cycle.

Pour le sfemmes, le passé n’existe pas : tout se formate, se programme, ce qui est à la base de la théorie du genre. D’où la question classique « quelle a été votre formation ? » ce qui suppose une forme de spécialisation, et donc de cloisonnement qui reste un des traits les plus remarquales de la machine par rapport à l’homme qui selon nous n’es pas au départ « cloisonné » dans ses possibilités.

Il y a là comme dans bien des cas quelque paradoxe et tout paradoxe risque d’entrainer sur une fausse piste ou de décourager toute classification.  Les hommes se déterminent  par l’expérience du réel et non pas quelque programmation initiale. Ils ne deviennent pas ce qu’ils « sont » mais sont ce qu’ils deviennent (cf. la problématique sartrienne). Cela signifie que les hommes apprennent énormément de ce qui leur arrive, qu’ils sont curieux de ce qu’ils découvrent et ne projettent pas ce qu’ils sont (selon leur programmation) sur le monde comme le font les femmes. Les hommes se programment, se déprogramment et se reprogramment avec une facilité déconcertante. Ils s’adaptent avec aisance à une nouvelle situation alors que les femmes ne le font que  si on a changé leur programme et encore c’est de moins en moins possible avec l’âge,  ce qui fait qu’elles perpétuent des comportements de plus en plus décalés et inadéquats, voire intempestifs. Elles s’imaginent souvent que les gens ne se rencontrent que pour que chacun récite sa leçon à tour de rôle comme dans ces clubs de poésie où chacun lit « son » texte (ou l le texte d’un autre) à sans tenir les coins du monde compte de ce qui vient d’être dit. (cf. la Cave à poèmes de Gérard Trougnou). On est là qu’on le veuille ou non dans une certaine forme de (psycho) rigidité typique du monde technique. Les femmes restent des interfaces entre l’humain et la machine.

Selon nous, le monde dans lequel nous entrerons, en ce XXIe siècle, sera marqué par des bilans. On se demandera quelles potentialités, hic et nunc, chaque personne aura su développer et quelles sont ses facultés d’adaptation à une situation nouvelle quand elle est laissée à elle-même sans directives. Or, une femme sans directive est perdue. Elle ne peut que reproduire ce pour quoi elle aura été programmée précédemment et préalablement. quitte à chercher un prétexte pour enclencher un vieux programme, au détour d’un mot prononcé et en cela elles sont imprévisibles voire incontrôlables. On pense à ces gens  qui ont été programmés pour réagir à un certain mot.

Plus la personne  sera autonome et plus  sa cote sera élevée dans le monde à venir. Par autonomie, nous voulons dire quelqu’un qui n’a besoin de personne, ni d’aucune aide technique pour fonctionner et ce dans les domaines les plus divers. Cela fait penser à ces sportifs qui sont brillants dans les disciplines les plus diverses (triathlon pentathlon) Toute limitation sera perçue comme un point négatif dans le bilan.  Et il est clair que ce critère transcende tout classement sur des critères d’âge, de race, de provenance, notamment dans le domaine de l’immigration. Le monde féminin aime bien classer les gens selon des critères externes, statistiques et fait l’impasse sur les facultés personnelles ce qui exige un travail au cas par cas.  Méfions –nous des films et des séries télé  qui montrent des femmes dotées de facultés qui n’existent pas dans la réalité ! Les femmes peuvent parfaitement jouer la comédie à la commande tout comme un lecteur de CD peut jouer  n’importe quoi. Ce  ne sont là que tours de passe passe. Ceux qui se laissent abuser par de tels faux semblants portent une lourde responsabilité en termes de désinformation.

 

 

 

 

 

JHB

11  02 14

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Le XXIe siècle: vers la conscience d’un monde à deux vitesses

Posté par nofim le 11 février 2014

 

 

Pour  une société à deux vitesses

Par  Jacques  Halbronn

 

 

 

Face à la thèse d’une société paritaire s’oppose l’idée d’une société à deux vitesses et il est probablement nécessaire que ces deux sociétés coexistent dans le monde car rien ne serait plus périlleux pour l’Humanité que d’expérimenter un seul et unique modèle et de mettre tous ses œufs dans le même sac.

Bien des éléments militent en faveur d’une société à deux vitesses et on s’aperçoit que l’on ne peut généraliser à toute une population un certain mode de vie. Bien évidemment la question de l’évolution du statut des femmes se profile au travers d’un tel débat. On songe à divers films de fiction comme Elysium, comme le Perceneige qui opposent de façon caricaturale une certaine dualité sociale. Est-ce là une fatalité ou une nécessité ? Pour nous, force est de constater que le monde est fondamentalement duel, où que nous regardions.

C’est ainsi qu’il y a deux façons de se nourrir : à base de viande ou à bases de céréales et à l’évidence, la viande coute plus que les céréales (riz, blé etc.) parce que ces dernières se conservent infiniment plus longtemps, surtout du temps où il n’y avait de frigorifique et d’électricité.  Opposition radicale entre le boucher et le boulanger, qui est le boucher du pauvre, quitte à agrémenter les céréales de quelques miettes de viande ou d’une charcuterie à la  longue conservation, ce qui montre bien qu’il s’agit d’un substitut : le sandwich (hamburger), les tourtes (le pie anglais), le cassoulet, la choucroute, les tomates farcies, le hachis Parmentier, le couscous  ont un simulacre de viande. Et de fait, il n’est pas question que tout le monde mange de la viande car ce serait ruineux, à tout point de vue. Cela doit être réservé  à une élite. Les autres sont condamnés à la « malbouffe » Idem pour les fruits qui se conservent tellement moins bien que les biscuits et autres tartes agrémentés de quelques pauvres morceaux de fruits. Autant de simulacres permettant de nourrir le plus grand nombre à moindre prix ! N’importe quel extra-terrestre  flairerait, devinerait un monde à deux vitesses, de facto. Ce monde, il existe déjà, bel et bien  même si l’on n’en a pris conscience ou si l’on n’en a plus conscience. On vit sur des programmes subconscients.

Mais la dualité avec son corollaire le mimétisme ne s’arrête pas là.  Dans le domaine culturel,  le monde d’en bas n’a droit qu’à des produits qui passent en boucle, grâce aux enregistrements. Seule une élite a le droit d’assister à des spectacles « live ». Mais avant le temps des enregistrements, il y avait des lectures de textes, de partitions figées et seule une élite avait droit à des improvisations, à des joutes verbales dans les salons ou dans les académies ou les assemblées. .Là encore, le gens d’en bas devaient se contenter de produits de seconde main, de second choix et qui, selon nous, n’ont pas la même valeur que les « vrais » produits dont ils ne sont qu’une pâle imitation, à une vie au rabais.  Mais comment pourrait—il en  être autrement. Il n’y en a pas pour tout le monde !  Face à une pléthore du prolétariat dont nous avons analysé les causes ailleurs (cf. nos articles sur la problématique de l’emploi), il fallait bien trouver des expédients. Panem  et Circenses, du pain et des jeux, disait-on déjà à Rome à destination de la plèbe !

Même la qualité du travail  n’est évidemment pas la même  entre l’ouvrier intégré dans le système de Taylor  et qui fonctionne comme une machinée- les petits boulots où l’on est remplaçable en très peu de temps-, qui ne connait qu’une toute petite part de l’ensemble  et  l’ingénieur qui a une vue globale, il y a un fossé  même si tous les deux sont « payés » avec la même monnaie si ce n’est du même montant et même si l’on parle dans tous le cas de « travail » comme si cela désignait la même chose. En bas,  on compte le temps que l’on donne à autrui, en haut, on ‘est libre de son temps et on le donne généreusement et non parcimonieusement. Les gens d’en bas sont avares de leur temps, ils ont un compteur dans la tête.Toyt cela n’ »est pas non plus bien nouveau. On en est déjà là mais l’on ne veut pas le voir. Politique de l’autruche. Hypocrisie.

On peut imaginer que demain, il y aura – mais c’est déjà probablement le cas- une médecine à deux vitesses. L’euthanasie encouragée pour les gens de peu de prix (et notamment pour les femmes au-delà d’un certain âge) d’une part et des efforts extraordinaires pour prolonger la vie des personnages les plus remarquables, les plus doués qui ne prendront jamais leur retraite. Va-t-on traiter médicalement  un Mozart comme on le ferait d’un vulgaire pianiste ou de quelque ouvrier sans vraie compétence ? Là encore, il serait vain et ruineux et démagogique d’élargir à tout le monde les soins réservés à l’élite.  Mais l’on voit tenir des propos scandaleux venus d’en bas : à bas les élites et le même sort pour chacun. On préfère que l’Humanité dépérisse et dégénère toute entière  mais sauvegarder l’égalité (que l’on songe au Jugement de Salomon).

Plus que jamais, il sera clair que la principale ressource de l’Humanité est en elle-même  et non à l’extérieur d’elle-même, ce qui est sous-entendu dans le discours écologique qui est porteur d’ »un certain eugénisme. A la clef, la notion d’autosuffisance qui remet en question celle d’emploi. Cette élite doit  au maximum se suffire à elle-même, ne pas cloisonner le monde car c’est au nom d’un prétendu cloisonnement du monde que le gens d’en bas parasitent ceux d’en haut en leur faisant croire qu’ils ont besoin d’eux, qu’ils sont imparfaits, incomplets. On retrouve ce discours à tous les niveaux notamment quand on cherche à rendre mangeable des légumes sans goût à coup de sauces, d’épices, de sel et de sucre (dont on connait la nocivité), ce qui est à la base de la malbouffe.  Un être humain au plein sens du terme n’a besoin de personne, il trouve ce dont il a besoin en lui-même sauf si on le persuade du contraire. Le mot clef d’ailleurs est bien celui d’autonomie.  Un enfant doit être autonome et ne pas s’accrocher, se tenir, s’appuyer à un objet extérieur (un texte une partition). S’il veut produire du son, qu’il apprenne à siffler au lieu de se servir d’un instrument. S’il est dans un bus,  qu’il évite de se « tenir » à une barre er recherche l’équilibre en lui-même ! Que le recours à des objets soit le fait des gens d’en bas qui ne valent que par les appareils qui leur sont affectés et non par leurs vertus propres. Il est vital pour toute société qu’elle soit  en mesure de  repérer e plus tôt possible son élite au moyen de divers tests ou si l’on préfère qu’elle  rejette au second plan les humains qui s’apparentent en fait à des androïdes et qui sont des robots construits (il y a bien longtemps dans un autre cycle de civilisation)  à l’image (cf la Génése) des hommes et que de nos jours on ne  sait  plus distinguer immédiatement bien que leur anatomie soit radicalement différente puisqu’elle correspond le plus souvent à celle des hommes et de femmes..

 

 

 

 

 

11  02 14

JHB

 

 

 

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Les femmes et leur réactivité aux messages codés

Posté par nofim le 5 février 2014

 

Le rôle de l’écrit dans le déclenchement comportemental féminin

Par  Jacques Halbronn

 

Poursuivant nos travaux expérimentaux  et nos réflexions sur le comportement féminin, nous en sommes arrivés à la conclusion selon laquelle les femmes seraient hyper-réactives au mot  écrit. Il ne s’agit donc pas de dire que telle personne est ou n’est pas réactive mais à quel stimulus elle est sensible.

Or, par les temps qui courent, le texte écrit a pris une place qu’il n’avait plus il y a encore 20 ans et le phénomène s’est aggravé depuis le début du nouveau siècle avec un passage du Minitel (-en France) à Internet jusqu’aux SMS.  L’on distingue désormais très nettement l’oral et l’écrit comme deux modes de communication en parallèle. Mais force est de constater que ces deux modes ont des implications bien différentes et ne sauraient être utilisés sans que l’on en soit conscient.

Si l’on garde en mémoire ce que nous avons tout récemment écrit sur le « fonctionnement » voire le mode d’emploi des femmes, on ne sera pas surpris d’apprendre que les femmes réagissent plus vivement à l’écrit qu’à l’oral, ce qui signifie que l’apprentissage de la lecture est la condition incontournable de leur intégration sociale et qu’avant d’avoir appris à lire, les femmes sont moins « motivées ». Cela ne signifie pas que leur mode d’expression personnelle soit l’écrit car précisément, l’’écrit déclenche chez les femmes un mouvement, une « émotion » (même étymologie/motion, moteur, motivation). On peut même dire que la femme transforme, transmute l’écrit en quelque chose de vivant, ce qui s’est assez remarquable. Ainsi une pianiste interprétant une sonate à partir d’une partition, une comédienne donnant à un poème une dimension touchante, comme si le texte agissait profondément en elle, avec un fort retentissement. On dira donc que le monde actuel avec cette présence remarquable de l’écrit a des effets considérables sur le comportement féminin et est  susceptible d’effets au niveau collectif qu’il conviendrait d’apprécier et de contrôler. L’intensification de l’écrit au niveau relationnel génère selon nous une suractivation chez les femmes et constitue une source vitale de leur énergie et de leur détermination.

L’écrit est en fait à appréhender comme un code. Il est à l’évidence lié au langage où chaque mot est porteur d’une certaine connotation qui chez les femmes est enregistrée et répertoriée très tôt dans leur mental  Mais c’est l’écrit qui confère au langage toute sa force, chez les femmes car il «reste », il ne fait pas question comme une parole orale qui est liée à un contexte, à un ton de voix, à un échange, autant d’éléments qui brouillent le message et inhibent et freinent la réactivité.

En fait, l’écrit est lié à un ordre, à un commandement ou en tout cas est perçu comme tel. Cela signifie que les femmes  sont tributaires de ce qui leur est énoncé, annoncé non pas par des « faits » mais par des « écrits ». A contrario, le « fait » brut ne leur parle pas, c’est le cas de le dire. Et c’est à l’homme qu’il revient de transmuter le « fait » en « texte » pouvant être capté par les femmes tout comme la machine ne capte le monde que par le biais de directives spécifiques bien codifiées.

Le meilleur moyen d’avoir des résultats quand on s’adresse à une femme est de lui fournir du texte sinon elle reste dans une impression de flou. Mettre par écrit, c’est comme donner des lunettes à un myope. Si l’on veut maintenir une femme dans un état d’indétermination, le mieux est de ne pas lui envoyer de message, ce qui limite sensiblement ses facultés d’activation. Dans un monde où rien ne serait écrit (sans livres, sans texte (texto), sans partitions, la femme serait  dans un état léthargique car elle ne trouverait pas en elle l’impulsion nécessaire si ce n’est dans le domaine sexuel. Mais comme nous l’avons expliqué dans un, précédent article, le coït et notamment l’éjaculation ont une force de déclenchement qui  active les femmes et les conduit notamment à produite des enfants, la semence étant porteuse d’un message en quelque sorte écrit (ADN etc.) et certainement pas oral en tout cas. ;

On aura compris que cette importance de l’écrit vient conforter notre thèse selon laquelle la femme s’apparente bien plus à la machine que ne le fait l’homme. La femme appartient non pas à une humanité attardée, comme nous savons pu l’écrire mais à une humanité diminuée comme une machine l’est par rapport à l’Homme. Mais cela signifie aussi qu’elle est porteuse d’une technologie qui nous est étrangère et qui en quelque sorte appartient à un  autre cycle de civilisation auquel la Bible semble parfois se référer, qu’il s’agisse d’un monde disparu ou d’extra-terrestres. Elle en serait le produit mais non la source. A contrario, les hommes servent d’interface pour les femmes avec la réalité du monde qu’elles ne perçoivent que par leur truchement. Elles captent mieux la « vérité » que la « réalité » et la « vérité », c’’est fondamentalement poire elles ce qui est «écrit «  et tant que rien n’est écrit, elles restent dans l’attente en attendant un signal  que parfois les hommes leur envoient sans le savoir ni le vouloir mais qui peut avoir des effets considérables et les programmer, les déprogrammer ou les reprogrammer comme on le ferait avec une machine. L’homme plus que jamais est seul au milieu des machines qui lui obéissent mais qui ne le captent que lorsqu’ils parlent leur langage..

 

 

 

 

 

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JHB

05. 02 14

 

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Les analogies entre les femmes et les machines.

Posté par nofim le 5 février 2014

 

Imprégnation et souvenir dans le rapport des hommes aux femmes

Par Jacques Halbronn

 

La dialectique émission/réception est  des plus complexes et on ne saurait se cantonner à certains clichés dictés par une analogie sexuelle assez primaire. On sait que nous aimons à nous référer aux machines pour comprendre le comportement féminin. Les machines sont à la fois émettrices et réceptrices, c’est l’output et l’input. C’est ainsi qu’une machine se déclenche au moyen d’un message très simple : un mot de passe, une pression, un signal. Dans le domaine de la procréation, le signal est également très simple ou du moins il est constitué d’un code et donc il réagit à  une formule. Le sperme est porteur d’un code génétique qui n’a rien d’humain, stricto sensu, tout cela fonctionne en tout cas sur un plan subconscient et d’ailleurs le rôle des hommes dans la procréation n’a pas toujours été bien identifié….Autrement dit, à notre avis, les femmes sont « activées » par des processus en quelque sorte mathématiques, comme des cartes à puce.

A contrario, toujours selon nous, les hommes sont réceptifs à des données plus brutes, plus existentielles dont ils s’imprègnent et qu’ils  transforment en  concepts, en lois. Résumons-nous, chez les femmes, on passe de l’abstrait au concret et chez les hommes du concret à l’abstrait. Il y a donc une circularité puisque l’abstrait produit par l’homme active la femme et le concret produit par la femme inspire l’homme.

Le cas classique est celui du compositeur qui  met sa musique sur une partition et la femme qui joue  la dite musique laquelle à son tourne peut servit d’émulation à l’homme pour éveiller certaines potentialités.

Un autre enseignement que nous apporte la machine, c’est ce que l’on peut appeler le mode d’emploi intuitif. Toute personne qui utilise une ne machine, notamment un ordinateur, un mobile, doit apprendre par elle-même à se repérer. On ne put pas tout lui expliquer ni le prendre par la main à tout instant. Quitte à tâtonner quelque peu, l’utilisateur finit par savoir exploiter au mieux les possibilités d’un appareil. La question que nous posons est la suivante : est-ce qu’il n’en serait pas de même pur l’ (éveil de nos facultés propres. Est-ce que l’enfant parvient avec plus ou moins de bonheur  à savoir tirer le maximum de ses potentialités, à commencer par la production de sons. ? Dès lors, on se demandera si de la même façon que certaine s personnes ont du mal à utiliser au mieux les outils qu’on leur a procurés, qu’on a mis à leur disposition (notamment par la voie commerciale), n’y aurait-il pas des gens qui ont des difficultés à prendre pleinement possession de leurs « outils » internes  qui ne sont pas d’un accès particulièrement évident du fait même qu’on ne les voit pas, qu’on ne peut les toucher. (cf. nos articles sur la maitrise de nos dispositifs internes chez les hommes et les femmes) ?

La question que nous posons et que nous nous posons est la suivante : il semble que les femmes réussissent moins bien que les hommes à exploiter leurs facultés. On pense ainsi à la capacité de composer de la musique, d’improviser où les femmes reconnaissent souvent avoir un blocage alors même qu’elles sont tout à fait aptes à interpréter avec virtuosité et conviction. Or, il y a une grande différence (cf. supra) entre les deux cas de figure. Dans un cas, on a affaire à un champ très mal balisé, très mal éclairé, qui est notre organisme intérieur – qui ne opes ni par la vue, ni par l’ouïe  et dans l’autre cas,  celui de la lecture d’un texte, la femme  est beaucoup plus à son aise car le travail a été en quelque sorte « mâché ». Si l’on veut que les femmes rattrapent les hommes, il faudrait idéalement les aider à mieux se repérer à l’intérieur. Mais toute la question est de savoir si c’est réellement possible, ce dont on peut raisonnablement douter. Les femmes nous font penser à ces visiteurs d’un zoo qui ne savent reconnaitre les animaux qu’en regardant les panneaux, les étiquettes, à ces gens qui demandent ce qu’il y a dans une boite au lieu d’ouvrir la boite. En fait, les femmes tendraient à poser des questions pour avoir des réponses alors que les hommes préféreraient instinctivement trouver la réponse par eux –mêmes, ce qui peut générer certaines tensions quand les femmes reprochent aux hommes de ne pas les avoir interrogées. Parfois les hommes préfèrent prendre plus de temps mais se fier à leurs propres investigations. Au début, les femmes ont un avantage mais ensuite, les hommes vont souvent plus loin et en arrivent à découvrir plus de choses.

En conclusion, les hommes  sont très réceptifs à ce qui se passe autour d’eux, en eux, ce qui leur permet de s’enrichir des expériences d’autrui et d’exploiter au mieux leur environnement tant extérieur qu’intérieur, aussi  peu ordonné et accessible soit-il – ce qui à terme leur fournir la capacité d’abstraction, de réduction, de décantation, alors que les femmes sont plus émettrices au départ, ce qui les rend moins réceptives, moins attentives à ce qui ne revêt pas une forme très organisée et structurée.. Le propre des machines c’est de réagir à des signaux très spécifiques puis à agir dans tenir compte des implications externes. On voit là un point commun avec le comportement des femmes et c’est pourquoi nous n’excluons pas l’hypothèse selon laquelle les femmes seraient des androïdes mis au service des hommes par des civilisations technologiquement très avancées, ce qui expliquerait que de nos jours alors que l’Humanité atteint une nouvelle fois un stade technologique avancé, le profil des femmes nous interpelle du fait de certaines similitudes assez  frappantes et l’on est en droit de se demander  jusqu’à quel point cette symbiose peut et doit se perpétuer…

 

 

 

 

 

JHB

05 02 14

 

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La nécessaire prise de conscience de la différence entre hommes et femmes

Posté par nofim le 4 février 2014

 

Les malentendus du couple. Le piège des extrapolations

Par  Jacques Halbronn

 

 

Il serait bon que les gens ouvrent les yeux et qu’on leur fasse comprendre en quoi hommes et femmes différent.  On traite de misogyne toute personne qui insiste sur la différence entre les sexes.  On est en plein terrorisme intellectuel ! Le rôle des « intellectuels » est précisément de ne pas se laisser impressionner par des tabous qui témoignent d’un comportement défensif virant à la parano car la moindre tentative pour traiter de ce sujet (qui fâche) est portée aux gémonies, devient une chose impardonnable et rédhibitoire. Il est désormais convenu que la seule chose qui compte ; c’est la conclusion, quand bien même les arguments présentés seraient solides.  On est aux antipodes d’une démarche scientifique et comme nous le disions dans un précédent texte, on a l’impression de se retrouver au procès de  Galilée ; 400 ans en arrière ! On ne peut donc aborder ces sujets sans éviter la polémique et le casus belli. Mais les chiens aboient et la caravane passe.

Abordons cette fois les risques de l’extrapolation et de quelle façon cela peut induire en erreur de part et d’autre. Dans ce domaine, on ne peut éviter, on nous l’accordera, un certain schématisme qui est le propre de toute démarche tant scientifique que philosophique et ceux qui s’insurgent trahissent une certaine carence conceptuelle qui est d’ailleurs assez caractéristique des femmes.

Cette carence tient au fait que les femmes se dispersent moins que les hommes et donc ont un effort plus faible à fournir pour  maintenir une certaine unité. Plus un ensemble semble hétérogène, plus cela exige d’esprit de synthèse et une certaine aptitude à la décantation. A contrario, quelqu’un qui évite de se disperser aura moins d’énergie à dépenser pur se centrer, il fera moins travailler sa « matière grise », ses « méninges ».

Prenons donc le cas d’une femme qui fait a connaissance d’un homme et qui projette sur lui son propre mode de comportement. Elle s’imaginera que du moment qu’elle l’a vu en telle situation, il se comportera toujours, grosso modo, de la même façon dans toute situation, ce quoi elle aura grand tort car les hommes sont très adaptables et agissent en fonction des enjeux, des  rapports de force, bref sont plus calculateurs, ce qui leur permet de gérer chaque situation au mieux, avec le plus d’efficacité, quitte à développer des facettes extrêmement différentes non pas de leur personnalité mais tout simplement de la vie, les deux étant somme toute indissociable. Les femmes concilient donc un peu trop vite qu’elles savent à quoi s’en tenir au sujet de tel ou tel homme, de quoi il est capable.

Inversement, les hommes se tromperont tout autant mais en sens inverse quand ils surestiment les capacités d’adaptation des femmes.

Si un homme connait une femme dans  telle situation,  il n’imagine pas qu’elle aura le même comportement dans une autre situation. Pour lui, c’est la situation qui détermine le comportement et non pas l’inverse. Et quelle ne sera pas sa surprise que de devoir noter que le comportement de la personne en question n’aura guère varié d’un temps à un autre temps car comme dit l’Ecclésiaste, il y a un temps pour chaque  chose, ce qui signifie que chaque temps exige de nous une approche spécifique, ce qui permet à des  hommes de  se retrouver sur la même longueur d’onde face à une même situation, sans trop de fausses notes alors que les femmes risquent d’être dans la dissonance, dans le décalage, dans l’excentricité, l’idiosyncrasie car chacune apportera sa propre tonalité quelle que soit la situation vécue en commun. C’est ce que nous savon appelé l’égocentrisme féminine qui fait primer le sujet sur l’objet, l’émission sur la réception.

Autrement dit, une réunion de femmes ou avec des femmes risque de partir dans tous les sens, parce que les femmes sont incapables de se mettre à l’unisson de la situation ou vivoteront la dite situation de façon trop personnelle. D’om des propos féminins souvent intempestifs qui font dire que les femmes sont toutes d’une pièce et ne changent pas d’un moment à un autre, ce qui est évidemment, on l’a dit, moins contraignant pour l’intelligence. On dira que globalement, les femmes fonctionnent à l’économie. Est-ce là une cause ou un effet ? Est-ce que c’est parce qu’elles s’économisent qu’elles ont de facultés plus médiocres, par manque d’exercice, d’entrainement ou est-ce parce qu’elles sont plus limitées qu’elles se dépensent moins ? Les théories du genre ne changent pas grand-chose au probléme car quand bien même les femmes auraient été conditionnées à se comporter d’une certaine façon en étant confinées dans leurs mouvements et donc dans leur expérience de la vie,  le résultat n’en serait pas moins là et l’on touche au fond du débat qui est celui de la transmission des caractères acquis (Lamarck) qui est bafouée par la théorie des genres (gender studies) et qui selon nous va connaitre un revival au cours des 20 prochaines années. Il est clair, en effet, selon nous, que bien des réalités humaines sont irréversibles quand bien même setaient elles au déppart fonction de contingences. C’est ainsi qu’au niveau diététique,  cettaoins alimants inconnus de nos lointains aieux sont encore de nos jous mal assimilables par notre organisme , comme c’est le cas des laitages.  Ce que les hommes ont instauré ou qui s’est instauré, au niveau physiologique par la farce de leur environnement ne peut être balayé ou aboli. Or, le physiologique et le psychologique sont intimement liés et certains doctrinaires apprentis sorciers irresponsables  du relativisme sexuel  semblent croire que nous pouvons nous reprogrammer à volonté. Ils sont, en cela, un peu en avance  car si cela se fait un jour, cela ne se fera pas par quelque décret ou quelque loi  mais par  une réécriture de nos codes génétiques  et c’est alors d’ailleurs qu’il conviendra  de  se demander si cela est de toute façon souhaitable et si  la dualité hommes-femmes ne fait pas fondamentalement sens dans l’’écosystème de l’Humanité qui pourrait d’ailleurs être une forme de symbiose sinon de synergie mais pour concilier des énergies, encore faut-il commencer par reconnaitre qu’elles différent entre elles. Or, c’est bien là pour les femmes le dilemme qu’elles voudraient éviter, elles parlent d’égalité a priori alors qu’il ne peut s’agir que d’une égalité a posteriori qui parle et part  d’une différence à résorber mais d’abord  à décrire pour que l’on ne quitte pas la proie pour l’ombre.. Cette faculté des gens à employer les mots masculin et féminin comme s’ils savaient de quoi ils parlaient nous a toujours sidéré. C’est là le leurre du langage qui nous tient trop souvent lieu de savoir.

 

 

 

 

 

 

JHB

03 02 14

 

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Le point sur la différence entre hommes et femmes au regard de la machine

Posté par nofim le 3 février 2014

 

Femmes et machines : la question des androïdes.

Par  Jacques  Halbronn

 

Cela fait déjà longtemps que nous avons proposé  de réfléchir sur le comportement des machines pour comprendre celui des femmes. (cf. notre texte « Tselem » sur le site hommes-et-faits.com)/ Ce rapport est à étudier sous différents angles. D’une part, il est un fait que les populations les plus faibles sont tentées de croire que le recours aux machines leur permettra de compenser leur handicap. Mais cela ne date pas d’hier : pour nous l’écriture appartient déjà à ce domaine et nous dirons ici qu’est machine tout ce qui est produit en dehors de l’humain, c’est-à-dire faisant appel à un support extérieur à ce qui est organique en l’homme, autrement dit ce qui est artificiel comme on dit que de fleurs qu’elles sont artificielles. Le monde de la machine commence là où celui du corps humain, au sens large, s’arrête, même si de nos jours, l’on place des machines (cœur artificiel par exemple) à l’intérieur du corps. Nous pensons aussi que nos membres sont à mi-chemin entre l’organe et l’outil.

Nous définirons la machine comme un objet égocentré bien plus que ne l’est l’homme. D’aucuns diront que la machine n’a pas d’égo mais nous expliquerons  pourquoi ne persistons dans ce sens, aussi paradoxal que cela puisse sembler.

Nous disons qu’une machine est égocentrée au sens où elle ne tient pas compte de ce qui se passe autour d’elle, que cela lui est, en quelque sorte indifférent (soit une certaine forme d’autisme). Elle se comporte à l’identique quel  que soit l’interlocuteur, ce qui lui confère une sorte de fixité !  Elle ne capte pas ce qui l’environne mais n’en agit pas moins sur son propre environnement, ce qui peut là encore sembler paradoxal.

A l’inverse, l’homme est fortement imprégné par son environnement immédiat tant spatial que temporel, on dira qu’il est en phase avec ce qui se passe autour de lui et qui va détermine ce qui va s’enclencher en lui. Cela explique que l’homme soit moins « fixe » que la femme au niveau de son psychisme et éventuellement de sa physiologie. La conscience masculine sera donc relativement plus éclectique que  la féminine et il devra apprendre à gérer cette diversité que le monde extérieur lui renvoie en sa propre personne. En revanche, la femme est programmée pour une fonction donnée et n’en varie, n’en dévie plus et son comportement reste constant quoi qu’il arrive. On conçoit que tout comportement ait sa force et sa faiblesse et nous nous attarderons sur les conséquences qui en découlent, tout en insistant sur le fait que les femmes ne sont a priori pas conscientes de ce qui les distingue des hommes et pensent que tout le monde fonctionne comme elles. Les femmes emploient en fait le même langage que les hommes mais ne mettent pas le même contenu dans les mots Il est donc vain de se servir de tel ou tel mot pour les définir et il importe de préciser de quoi il retourne, tant le vécu intérieur est radicalement différent, faute de quoi cela ne pourra être qu’un dialogue de sourds. C’est la question de l’indexicalité qui fait qu’un même signifiant renvoie à des signifiés différents.

Il est clair que le comportement des femmes est plus économique sinon ergonomique que celui des hommes et l’on pourrait dire que la femme est un homme au rabais, bas de gamme sinon un androïde, ce qui pourrait laisser supposer qu’elle n’a pas la même genèse que l’homme. On peut penser que les femmes sont des robots mis au service des hommes, il y a déjà fort longtemps, c’est dire à quel point le débat sur la parité est surréaliste. On comprend pourquoi nous tendons à rapprocher les femmes des machines dans la mesure où elles en sont mais dans un registre biotechnologique très avancé, donc comportant une dimension humaine (cf. la cote d’Adam, Livre de la Genèse). Des tests sont donc nécessaires pour  repérer  cette catégorie d’humanité et l’on pense à ceux dont on se sert dans Blade Runner (de Philip Dick).

Combien de fois avons –nous pu observer que les femmes déclenchaient des disques à tel signal, à telle stimulus, à telle question sans se demander à qui elles parlaient et avec qui elles se trouvaient. D’où l’énorme importance du langage pour les femmes car elles se captent le réel que par ce biais sinon probablement dans le domaine sexuel où le signal est des plus simples et des plus directs. C’est dans le domaine sexuel que les femmes sont les plus ‘humaines ». (Pas dans la procréation mais lors du coït lui-même qui la conditionne) On ne sera donc pas étonné que les femmes se trouvent à leur aise dans le domaine technologique. On pense à un autre auteur de science-fiction, Frank Herbert et sa saga « Dune » qui propose notamment de supprimer les ordinateurs machine par DS « mentats », c’est à dire des ordinateurs humains.

Logiquement, les machines et autres androïdes sont aux services des humains (à part entière). On pense aux lois énoncées par Van Vogt, autre auteur de science-fiction, sur les rapports hommes –machines. Mais nous dirons aussi  qu’un homme ne saurait être au service d’un autre car les hommes forment un monde d’égaux et d’ailleurs la devise Liberté-Egalité-Fraternité valait surtout pour les femmes. Le mot fraternité concerne  étymologiquement  les rapports entre frères.  Les femmes, quant à elles,  n’étaient pas éligibles et ne votaient pas (cela reste ainsi jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale en France)

Les femmes ne sont pas programmées pour commander au plus haut niveau à   condition de comprendre que la chaine de commandement se situe beaucoup plus en amont qu’on ne le croit. L’on sait  très bien, en vérité, que les  maîtres di monde sont ceux qui ont en main l’avenir de l’Humanité dans tous les domaines, intellectuel, artistique, scientifique, littéraire, religieux. Ce sont eux qui permettent à l’Humanité de ne pas se scléroser, se figer, ce qui ne correspond aucunement aux potentialités féminines. Cela n’a rien à voir avec des postes de « direction » avec un statut officiel au sein d’un organigramme. Force est de reconnaitre que les femmes sont quasiment absentes dès lors que l’on  monte au plus haut niveau. Elles n’en demandent d’ailleurs pas tant et sont en fait manipulées par des démagogues qui se fient aux apparences. En ce sens, la technologie contrbue à la confusion puisqu’elle génére tout un processus égalitaire. Les gens ne seraient plus définis que par leur appareillage externe (taylorisme)- on peut parler de prothèses- et l’on négligerait de plus en plus le potentiel interne, organique. Nous avons dit ailleurs que les femmes tendaient à se cloisonner. Dans le domaine symbolique, nous dirons que la Lune est bien plus masculine que féminine (cf. notre ouvrage en ligne aux Ed. Éric Le Nouvel) alors que les étoiles fixes correspondraient au féminin. En ce sens, les « lunaires » masculins (les « lunatiques ») passeraient d’un point du ciel à un autre et seraient imprégnés ainsi diversement par les éléments fixes qu’ils visiteraient successivement. Les hommes seraient ainsi marqués par une sertie d’empreintes, de « tampons » qui en feraient des êtres assez composites en habit d’arlequin mais couvrant un  champ à la longue extrêmement vaste, ce qui  le conduirait à relativiser (Einstein) et à percevoir des connexions échappant aux femmes qui- un paradoxe de plus ! – sont plus des émetteurs que de récepteurs. On a dit au début de la présente étude que les femmes agissaient sans considérer les conséquences et les implications de leurs actes. Comment seraient-elles des récepteurs si ce n’est au début du processus qu’Ans elles sont programmées. Toutes les  machines sont des récepteurs qui sont vouées à être des émetteurs  alors que les hommes sont des émetteurs qui deviennent des récepteurs, en ce qu’ils s’inspirent en permanence – en se reprogrammant constamment- de ce qui se passe autour d’eux…..  En pratique, cela conduit à des hommes ayant un grand nombre de facettes contradictoires voire incompatibles, ce qui correspond à une démarche « impériale » du fait de son éclectisme transcendé par une quête d’unité  alors que les femmes sont prisonnières d’une unité qui tente de se diversifier par le biais des objets extérieurs qu’elles accumulent.

 

JHB

03 02 14

 

 

 

 

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Le médecin Jean Taxil et la comète de 1607

Posté par nofim le 23 janvier 2014

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Le médecin Jean Taxil
et la polémique autour de la comète de 1607

par Jacques Halbronn

    Les cas où un astrologue est pris à partie par un “anti-astrologue” et prend la peine de lui répondre sont assez rares tout comme d’ailleurs ceux où un anti-astrologue réplique aux arguments qu’un astrologue a développés en réponse à ses attaques. On pourrait citer Pic de la Mirandole s’en prenant aux travaux astro-historiques d’un Pierre d’Ailly, lorsque ceux-ci firent l’objet d’une impression à la fin du XVe siècle.1 On pourrait également citer, à la fin du XVIe siècle, l’astrologue toulousain Auger Ferrier face à un Jean Bodin, qui l’avait interpellé dans sa République, et qui répondra au dit Ferrier, l’ayant mis en cause à son tour, dans un Advertissement à M. Jean Bodin sur le quatrième livre de sa République, Toulouse, 15802 sous le nom de René Herpin, à savoir dans une Apologie ou réponse pour la République de Bodin, Paris, 1581, texte qui sera désormais adjoint aux multiples éditions tant françaises qu’étrangères des Six Livres de la République.

Avertissement à M. Jean Bodin       République de Jean Bodin

 

    Au début du siècle suivant, nous rencontrons le cas du médecin astrologue Jean Taxil, natif des Sainctes Maries, médecin en Arles – auquel les Cahiers Astrologiquesd’A. Volguine consacrèrent une étude rédigée par Suzanne Nelli, “Jean Taxil, un médecin astrologue du début du XVIIe siècle”, Septembre 1958, n° 76, mais sans prendre en compte la polémique dont il s’agit ici – dont le Discours des comètes, Lyon, C. Morillon, 1608, avait suscité une critique en règle de la part d’un auteur qui préféra garder l’anonymat, c’est le Discours en général contre les Pronostics des Comettes et particulièrement de celle de l’année mil six cents & sept, s. l. n. d. Taxil y répliqua au sein de son Astrologie et Physiognomie en leur splendeur, Tournon, 1614, par un “Fléau de l’anonyme présomptueux contenant la défence du traicté des Comètes & de l’honneur & dignité de l’astrologie”. Taxil, médecin et astrologue3, comme le furent au XVIe siècle, un Michel de Nostredame de Salon de Provence, un Auger Ferrier de Toulouse, un Claude Dariot de Beaune4, un Antoine Mizauld, de Montluçon. Signalons aussi l’échange entre le Père Jésuite Nicolas Caussin, avec saLettre à une personne illustre sur la curiosité des Horoscopes, Paris5 et la Responce en faveur de l’astrologie à la lettre du R P. Nicolas Caussin, Paris.6 Il faudrait ajouter à un tel corpus ces Epîtres dédicatoires supposées répondre à la requête de quelque correspondant sur la question de l’astrologie.

Lettre à une personne illustre       Réponse en faveur de l'Astrologie

    Parfois, ce type de querelle est mis en scène dans le cadre d’entretiens où se trouvent campés un astrologue et un anti-astrologue. C’est le cas du Mantice de Pontus de Tyard7 c’est celui de Théophraste Orthodoxe, à l’occasion de l’Eclipse de 1654, Entretiens curieux sur l’éclipse solaire du 12 aoust 16548, c’est aussi celui de Pierre Bayle, dans sa série sur les Comètes, répondant aux objections réelles ou supposées de ses correspondants et de l’abbé Laurent Bordelon, avec son De l’astrologie judiciaire. Entretien curieux etc, Paris, 1689.

Mantice       Entretiens curieux sur l'Eclipse

De l'Astrologie - Entretiens curieux

    Une des polémiques les plus retentissantes entre un astrologue et un anti-astrologue, si on en reste à la France – à l’étranger, il faudrait citer les démêlés d’un Kepler – reste celle qui opposa, au milieu du XVIIe siècle, un Jean-Baptiste Morin dit de Villefranche et un Pierre Gassendi, de Digne, tous deux titulaires de chaires au Collège Royal, l’actuel Collège de France. On sait aussi que le Père Jésuite Jean François constitua sa critique de l’astrologie9 à la lecture du Traité des Jugements Généthliaques, dont la traduction française venait de paraître, du danois H. Rantzau mais Rantzau n’était plus là pour lui répondre.

Quant aux polémiques entre astrologues, elles ne furent pas si fréquemment publiées et là encore Jean-Baptiste Morin se doit d’être cité pour sa publication – lesRemarques Astrologiques sur le Commentaire du Centiloque de Bourdin parues en 165410 - à l’encontre de Nicolas Bourdin, marquis de Vilennes. Encore ne faudrait-il pas oublier de citer les attaques que dut subir un Michel de Nostredame, de la part notamment d’un Laurent Videl ou d’un Antoine Couillard, réagissant à ses prédictions / prophéties astrologiques, et auxquelles il prit d’ailleurs la peine de répliquer assez vertement.11

Le recours à l’anonymat ou au pseudonyme, dans la production astrologique ou anti-astrologique du XVIIe siècle est assez marqué, notamment dans les milieux religieux : rappelons le cas de l’Eclaircissement des véritables quatrains de Nostradamus (1656), qu’il faut attribuer au dominicain Giffré de Rechac et qui comporte une apologie de Nostradamus ainsi que celui d’un Yves de Paris, Capucin, défendant, devant le Parlement de Rennes, son Fatum Universi (1654) paru sous le nom de Petrus Allaeus. (Ad illustrissimos viros amplissimi Senatus Armorici In librum de Fato Universi nuper editum, dissertatio). Dans ce dernier cas, l’ironie tient au fait que l’avocat était aussi l’auteur de l’oeuvre condamnée, sans qu’apparemment les juges en aient eu conscience.

Le passage d’une comète nous apparaît, au demeurant, tel un théâtre privilégié, propice aux confrontations, encore que l’annonce d’une éclipse ou d’une grande conjonction aient également défrayé la chronique.12

Le réformé Pierre Bayle publiera anonymement ses Pensées sur la comète de 1680 en se présentant comme catholique et s’adressant à quelque Docteur en Sorbonne (alors Faculté de Théologie). Pourquoi tant de dissimulation, le recours fréquent à des initiales, chez les uns et les autres, notamment lors de l’annonce de l’éclipse de 1654 ?13 Il semble qu’il faille distinguer les brefs pamphlets – souvent anonymes en effet – des oeuvres plus importantes, comme les massifs traités des Jésuites, notamment Jacques de Billy14 et Jean François, parus sous leur nom.. C’est apparemment lorsque le texte est directement en prise sur l’actualité que certaines précautions sont prises.

Reconstitution d’une polémique

   Nous avons donc pu reconstituer les différentes étapes de cette polémique laquelle s’inscrivait au départ dans le cadre d’une recension de la littérature sur les comètes.15D’une part, nous disposions, à la BNF du gros livre de Taxil intitulé Astrologie et Physiognomie en leur splendeur, dont on connaît deux éditions, l’une non datée, l’autre de 1614, chez le même libraire de Tournon, qui faisait écho aux attaques de ce que l’auteur appelait “l’anticométiste”.16 Puis ce fut le tour du Discours des Comètes du même Taxil qui était conservé à la Bibliothèque de Lyon La Part Dieu (cote 373231), ouvrage qui avait déclenché précisément l’ire de l’anticométiste. Et enfin, nous retrouvâmes à la Bibliothèque Ceccano d’Avignon (cote 8° 7056) le travail anonyme de l’anticométiste, le Discours en général contre les Pronostics des Comètes et particulièrement de celle de l’année mil six cents & sept (s. L. N. d.). C’est dire que la recherche bibliographique exige une certaine persévérance et une approche systématique et extensive des collections existantes, surtout quand on ignore si nom de l’auteur il y a ou non. Entendons par là que c’est en conduisant une recherche au champ sensiblement plus large que l’on peut se permettre d’écumer les bibliothèques, parce qu’on y trouve toujours quelque perle. En revanche, avec une perspective trop étroite, on risque de se décourager beaucoup plus vite, en raison du faible retour sur investissement. En outre, l’apologie du traité de Taxil sur son Discours des Comètesfigure au sein d’un ouvrage qui ne le mentionne pas en son titre, ce qui signifie que l’on ne peut se contenter de se fonder sur les titres des ouvrages pour rédiger une monographie, que ce soit sur les Comètes ou sur Nostradamus.

Discours des comètes

    H. Drévillon, dans son mémoire de DEA17Les traités des comètes de 1577 à 1683 : les révolutions d’un signe, sous la direction de Roger Chartier, semble tout ignorer de cette polémique, pourtant au coeur de la période qu’il prétend étudier, n’ayant apparemment pas pris connaissance de notre communication au Colloque de Bayeux de 1986, laquelle, il est vrai, ne parut, avec quelque retard, qu’en 1991 : “Les variations d’impact des “comètes” en France. Etude bibliographique (fin XVe- fin XVIIIe siècles), La comète de Halley et l’influence sociale et politique des astres”, Bayeux, 1991 (pp. 74 – 75) C’est ainsi (p. 89) qu’il ne signale même pas Taxil parmi les médecins s’étant occupé des comètes. En revanche, Taxil sera bien présent, en 1996, dans sa thèse parue sous le titre Lire et écrire l’avenir. L’astrologie dans la France du Grand Siècle (1610 – 1715), Seyssel, Ed. Champ Vallon (p. 42) quand il parle “de la réponse de Jean Taxil à un détracteur”. Il est vrai que la controverse en question se situe à l’échelle régionale. Si le Discours des Comètes parait à Lyon, en 1608, chez Claude Morillon lequel en 1610 publiera un Commentaire d’Henri de Linthaut (Lindhout) sur le Trésor des Trésors de Claude Gamon, en revanche, la suite de l’affaire se déroulera dans des villes de moindre importance, comme Arles. La formule “à Tournon pour R. Reynaud libraire à Arles”, signifie vraisemblablement que l’ouvrage fut imprimé à Tournon mais écoulé à Arles (cf. infra). Cette comète de 1607 est au demeurant célèbre en ce qu’il ne s’agit ni plus ni moins de la comète de Halley, lors de son passage qui précéda celui de 1682 et de 1759 – c’est alors qu’on attendit son retour – et dont les dernières occurrences survinrent en 1910 et 1986. A partir de Halley, les comètes allaient perdre leur aura de signes venant du ciel, au gré de Dieu pour ne plus être qu’un corps céleste parmi d’autres, c’est-à-dire parfaitement prévisible.

On notera, en passant, que ce qui distingue la littérature consacrée aux comètes de celle visant les éclipses, est que la première traite du phénomène céleste après coup alors que la seconde l’anticipe, souvent, de plusieurs années.18

Nous ignorons qui est l’auteur de ce Discours en général contre les pronostics des Comètes et particulièrement ceux de l’année mil six cents & sept (s.l.), mais il y a de fortes chances que ce soit un collaborateur de l’archevêque d’Arles, dont le nom n’est pas fourni, auquel l’ouvrage est dédié :

“Qu’il vous plaise cependant me départir cette faveur que je taise mon nom aux fins que chacun sache que seulement pour obeyr à vostre Seigneurie & non par vanité j’ay produit ce libelle (…) Il n’y a remède, Messieurs les astrologues & naturalistes il faut que j’esvente & publie librement les secrets de votre art pour donner le retour à ce maistre faiseir d’invectives.“

 

Discopurs contre les pronostics des Comètes

    Ce sera l’occasion pour Taxil de se moquer de cet adversaire qui s’avance masqué comme l’avait fait Auger Ferrier19, dans un Advertissement à M. Jean Bodin sur le IVe Livre de sa République, Toulouse, Colomiez, 158020, face à ce René Herpin derrière lequel se dissimulait un Jean Bodin21, texte qui accompagnera désormais les éditions de la République. Par la suite, un Jean-Baptiste Morin, dans ses Remarques Astrologiques, s’interrogera sur l’identité des auteurs d’attaques contre les pronostics relatifs à l’Eclipse d’août 1654, y pressentant la marque d’un Gassendi.22 A l’origine, donc, de l’affaire qui se prolongera jusqu’en 1614 – il y a une édition non datée23 - la parution en 1608 du Discours des Comètes contenant plusieurs belles & curieuses questions sur ce subject & particulièrement de celles qu’on a veu au mois de septembre dernier 1607. Avec la prognostication & presages d’icelles, dédié à Jaques (sic) de Boche, gentilhomme de la Chambre du Roy. L’astrologue y est contraint de présenter ses réflexions de type astronomique plus qu’astrologique sur la nature des comètes, il y est notamment discuté des thèses de l’italien Jérôme Cardan (pp. 42 et seq). L’astrologue est également amené à se situer sur le plan théologique avant même d’aborder l’aspect proprement astrologique : “Que ce n’est pas sans cause que les hommes craignent les impressions célestes, d’autant qu’elles ne sont pas seulement naturelles mais quelques fois miraculeuses ou prodigieuses” (ch. X, pp. 67 et seq.) Déjà alors, on signalait que le mexicain Montezuma avait été la victime de pronostiqueurs animés par le diable pour conduire à sa perte (p. 72).

Taxil s’appuie fortement sur les historiens car toutes les corrélations que l’astrologue peut établir ne dépendent-elles pas essentiellement des chroniques conservées et rapportées ? Bien plus, les historiens, ce faisant, sont amenés à fonder leur science, y compris dans le domaine climatique et agricole (ce qui semble annoncer un Braudel), sur certaines récurrences cosmiques, ce que nous avons appelé “astro-histoire”.24 Comme plus tard Bayle, le médecin d’Arles, esquisse une approche à caractère statistique : “Et je vous prie, n’a-t-on point vu mourir de Roys sans que de vingt ans après leur mort se soyent appareues des Comètes ? (…) Ces historiens ont confondu ainsi ce mot de Signe, les uns disant que les Comètes signifient la mort des Roys, les autres qu’elles les causent, entre lesquels est Cardan” (p. 102).

A la lecture de ce Discours d’environ 140 pages va donc répondre, en avril 160925, imprimé par un certain Estienne du Plessier, un autre Discours, anonyme celui là, dédié à l’Archevêque d’Arles, “libelle” de 150 pages environ et qui ne portera pas davantage sur l’aspect proprement astrologique. D’ailleurs, on peut se demander si un tel débat touche véritablement à l’astrologie stricto sensu, vu qu’il n’y est guère question de planètes, de signes zodiacaux et du fait du caractère non prévisible, alors, des comètes.. L’anonyme s’efforce de dissocier – ce que Taxil refusera (cf. infra) astrologie et astronomie : “nos astrologues (…) sous la faveur de l’astronomie (relèvent) leurs vanités.” (p. 31) Ce même auteur constate que la mort de ceux qui sont morts, après une comète était tout à fait naturelle et non point “violente”. (p. 143) Il faudrait selon lui que les comètes produisissent des effets qui leur seraient propres, en sus d’une éventuelle corrélation chronologique. Il est également reproché à Taxil d’associer des pronostics relatifs à des phénomènes sans rapport entre eux comme guerre et peste, ou contradictoires comme pluie et siccité, c’est-à-dire sécheresse (p. 156).

A la fin de l’ouvrage, on apprend que des prédictions circulaient alors sur la mort prochaine du pape, ce qui pourrait expliquer cette initiative dédiée à l’archevêque d’Arles, ville proche d’Avignon. En réalité, Paul V, élu en 1605 ne mourra qu’en 1621 !

Taxil répliquera à cette attaque selon une démarche à l’évidence apologétique et qui annonce l’Apologie qui paraîtra, dix ans plus tard, en 1624, en tête de l’Usage des Ephémérides d’Antoine de Villon.26 Dans le cas de Villon, on ignore à qui précisément il réplique ; cependant, le jésuite Jean François, dans son Traité des Influences célestes, bien plus tard, en 1657, évoque Villon : “Je fis cette offre d’une dispute publique à Antoine de Villon qui a imprimé deux tomes en leur faveur, lequel me dit par après en particulier qu’il n’estoit pas si fou de s’exposer de la sorte.” (p. 237)

“Mon dessein, déclare Taxil, n’ayant esté (entreprenant cest oeuvre) d’insèrer icy toute l’astrologie ains seulement de faire voir à tout le monde qu’il est permis au Chrestien & Médecin de se servir de l’astrologie, qui ne surpasse les vrayes bornes de la science naturelle.
Si les astrologues ne prévoyent toujours tous les accidens qui nous doivent arriver, il n’en faut pas pourtant blasmer l’art” (p. 64)

 

On s’arrêtera sur la seule référence de Taxil à Nostradamus :

“il n’est pas besoin que je face icy plus particulière mention du grand nostradamus puis que les merveilles qu’il a fait par la voye de l’astrologie sont encore toutes fraiches en la mémoire de ceux qui vivent27

 

Comment comprendre un tel propos ? Le médecin d’Arles, auteur, en 1602, d’un Traité de l’Epilepsie, à Lyon, pour Robert Renaud, libraire de la ville d’Arles en Provence28, le même libraire qui publiera l’Astrologie en sa splendeur, semble évoquer Nostradamus comme si son oeuvre appartenait au passé. Aurait-il pu s’exprimer ainsi, en 1614, si des éditions des centuries étaient reparues depuis peu ? Nous sommes en effet en 1614 : “et dieu veuille qu’au mois de septembre de l’année précédente mil six cens treize etc.” (p. 15)

Traité de l'Epilepsie

    Toujours sur un point qui intéresse la recherche nostradamologique, on signalera cet autre passage : “Le grand Henry, feu nostre bon Roy eut en sa nativité les deux luminaires aux signes violents (…) Et quant à la huictiesme (maison), en estant proche de moins de cinq degrez, où y avoit une des estoiles violentes; scavoir celle qu’on appelle caput Algol, comme j’ay veu par l’horoscope que j’en au autrefois dressé etc.”, ce qu’il résume en latin, en marge Henricus Magn. Rex noster habuit caput Algol in domo mortis & Lunam in conjiunctione cum ipso.“29

Ce passage est en effet à rapprocher de celui figurant dans les Significations de l’Eclipse de 1559 (…) par maistre Michel Nostradamus :

“Or, il faut entendre que voyant Mars principal dominateur de l’éclipse occupant la 8. Maison non esloignée d’Antare qui est une estoile fixe de la seconde grandeur la plupart de sa nature est martiale du tout, qui vient à menasser (…) la mort violente & subite ioint avec morts publiques etc.”30

 

Témoignage de l’importance accordée aux étoiles fixes – Algol et Antarés – dans la mort violente notamment des souverains et qui ici semble vouloir rendre compte de la mort d’Henri II, survenue en 1559.

Signalons que Taxil revient aussi sur la mort d’Henri II :

“Henry second, Roy de France, eut en sa nativité les deux luminaires aux signes violents & Saturne, estant disposé comme il estoit, signifioit selon Ptolomée, une offence mortelle à la teste ; la nativité duquel ayant esté dressée & supputée par Lucas Gauricus, grand Prélat & grand Astrologue luy prédit ce genre de mort dix ans auparavant qu’il luy arrivast.“31

La réplique à l’ “Anticométiste” dans l’Astrologie et Phsyiognomie

Astrologie et Physionomie

    Nous étudierons de quelle façon la polémique avec l’auteur du Discours en général aura envahi l’oeuvre de Taxil, laquelle couvre près de 400 pages et qui est introduite par une épître, non datée, dédiée à Guillaume du Vair, premier président au Parlement de Provence. Un tel ensemble peut d’une certaine façon constituer une réponse à l’ouvrage de Claude Duret, paru à la fin du seizième siècle, le Discours de la Vérité des causes et effects des décadences etc, Lyon, Benoist Rigaud, 1595.32

A peine Taxil a-t-il adressé quelques mots “au lecteur” qu’apparaît un “Recueil de partie des erreurs et contradictions de l’Anticométiste en son libelle” L’expression “anticométiste” est significative, un peu comme de nos jours celle d’ “anti-astrologue”, présentée comme une sorte de fixation quelque peu maladive contre les comètes ou contre l’astrologie, ce qui revient, en quelque sorte, à renverser les rôles. Cette réponse précède la “Table des Chapitres de l’Astrologie en sa splendeur”, on dirait de nos jours la table des matières. Mais même dans le corps de l’ouvrage, Taxil relance la polémique avec le dit Anticométiste, qui tourne autour d’une comète apparue sept ans plus tôt : “Ce que toutesfois notre Anticométiste maintenant va niant” (p. 34) et cela continue (pp. 36 et 60) avec chaque fois une indication en marge et la mention de la pagination du Discours en général On a vraiment affaire à des commentaires croisés. A la page 170, Taxil l’interpelle à nouveau : “Que dira le Critique de cecy : croira-t-il toujours que les astrologues sont les plus grands gueux du monde puisqu’on lui fait voir que tant de Seigneurs, de Rois & de monarques par tiltre d’honneur se sont qualifiez du nom d’Astrologues.”

Taxil achève son volet sur l’Astrologie – le second étant sur la Physiognomie- par un vibrant hommage à Galilée, “la perle des astrologues de ce siècle” (pp. 173 et seq) et à son Nonce Céleste. Taxil mentionne les “quatre nouvelles planètes lesquelles suivent de fort près Iupiter” – Galilée recourut à la lunette à partir de 1609 – et l’on comprend que pour Taxil, sous le terme Astrologie, il implique également ce que nous appelons astronomie. Et de revenir à l’Anticométiste inconnu : “Ne vous étonnez donc plus Anticométiste si l’Astrologie n’est abolie (…) Que dis-tu adversaire ? Dis le vray, tu aimerais mieux courir après quelque Empirique enfumé ou après quelque endiablé Zoroastres qu’après un Clavius, qu’après tant de Ptolomée, des Alphonses (Alphonse de Castille), des Tychons (Tycho Brahé) & tels autres illustres Astrologues ? C’est le propre de l’ignorance que de voler bas etc.” (p. 180, 181 – 184)

On voit donc à quel point en 1614, un Taxil peut encore se permettre de faire l’amalgame entre astrologie et astronomie mais il est vrai que l’astronomie, elle aussi, est vouée aux attaques comme le montrera, quelques années plus tard, le procès de son cher Galilée (1633).

On croit alors que Jean Taxil en a fini avec son Anticométiste dès lors que l’on aborde le volet de “La Physiognomie en sa splendeur”, avec une nouvelle pagination. Mais dès la page 20, Taxil en revient à son adversaire lequel aurait mis astrologie et physiognomie dans le même sac et voudrait qu’on les chassât des Républiques l’une et l’autre. Sous le terme de Physiognomie, Taxil entend notamment la Métoposcopie, chère à Cardan, divination par les lignes du front. Et d’évoquer le visage d’Henri IV en rapport avec son théme natal (pp. 49 – 50). On trouve d’ailleurs, dans ce second traité, un visage avec les légendes, p. 80. Mais la Physiognomie comporte aussi la Chiromantie, troisiéme partiede la Physiognomie (ch. VII, pp. 112 et seq) alors que la deuxième partie concerne la “Physiognomique” (ch. V, p. 81) qui concerne l’ensemble du corps.

Et ne voilà-t-il pas qu’à la page 129, Taxil nous présente un “Fléau de l’Anonyme présomptueux contenant la Défense du traicté des Comètes & de l’honneur & dignité de l’Astrologie”, sur 18 pages comme si cela n’avait pas suffit !

Il semble même que ce soit là sa première réaction :

“C’est trop fait, je perds patience. Il faut que j’abatte la voix & le souffle à cet insolent. Blasmer l’astrologie, déchirer par injures ceux qui la traitent ? C’est trop faict, il faut qu’il le sente. Il serait donc loisible , sous le couvert d’un masque, de medire à plaisir sans crainte du retour ? Donc il seroit permis de semer des erreurs & les mettre en crédit, abusant du nom de nos Archevêques ? Il n’y a point de loy qui le veuille, c’est trop là d’irreligion & d’impiété.” (p. 129)

 

Ainsi le Recueil placé en tête nous semble être une annexe du Fléau, en ce qu’il décortique le Discours de son adversaire en signalant les pages, ce qui n’est pas le cas du dit Fléau, situé in fine.

Le ton scandalisé voire étonné de Taxil montre à quel point l’astrologie au début du XVIIe siècle est encore “droite dans ses bottes”, qu’elle ne craint pas les découvertes d’un Galilée, mais force est de constater qu’elle sera bientôt plus sur la défensive. Toujours est-il que cet Anticométiste, relève Taxil, entend “chasser de la Bergerie Chrestienne tous astrologues, physiognomes, sorciers et telle racaille de gens qui se meslent de prédire par l’inspection des astres ou plutost par la suggestion pure des esprits noirs.” (p. 143)

Dans le “Fléau de l’Anonyme”, Taxil refuse ainsi de disjoindre astronomie et astrologie : “Ces sciences (astronomie et astrologie) sont trop unies pour les pouvoir séparer sans corruption (…) Qu’est-ce autre chose l’Astrologie qu’une Astronomie parlante (…) Que serait-ce autre chose l’astronomie restreinte dans les bornes que vous luy voudriez imposer qu’une beauté muette, un soleil en éclipse, un trésor caché, une science morte qui ne servirait de rien à personne.” (p. 148)

Taxil tire parti de l’anonymat de son adversaire : “Est-ce pour cela que vous supprimez vostre nom pour n’estre chastié de vos menteries. Qui faict mal, il hait la lumière: les faiseurs de Paquils en usent ainsi” (p. 153) comme il l’avait déjà fait dans le Recueil introductif : “Ho que vous avez bien fait , mon grand amy, de demeurer derrière le rideau (…) Car vous la pouvez maintenant désavouer comme un part abortif, pour l’attribuer à quelque autre etc.”

Il reproche à cet inconnu d’écrire sous la protection de l’archevêque d’Arles : “Cet illustre Prélat lequel vous avez donné pour vostre Parrain à vostre Avorton & le nom duquel vous posez au plus haut du frontispice de votre livre, pour luy donner entrée & servir de miel à vos amertumes, vous désavouera, je n’en doute point, mal aisément pourra il souffrir de voir son autorité ainsi profanée & que vous lui fassiez porter la bannière à vos médisances (…) Si mon livre eut contenu en soi quelque chose d’erroné ou de scandaleux il n’eut pas emprunté une plume aussi vile que la vostre pour m’en reprendre, il l’eust faict luy mesme en Pasteur.”

Enfin, cet ensemle s’achève par un traité en latin (pp. 162 et seq) : Iudicium Ioannis Taxilli D. Medici De nova illa stella quae colluxit en Sagittario (…) anno sexcentesimo quinto supra millesimum, soit la nouvelle étoile de 1605, texte dédié à Peiresc. Il s’agit probablement d’un texte paru séparément en 1608 et repris au sein de cet ensemble.

Un des aspects de la polémique qui nous semble le plus intéressant concerne la question des historiens, lesquels seront sur la sellette tout au long du siècle et constituent, avec les astronomes l’autre pilier sur lequel s’appuie l’astrologie. L’anonyme semble avoir compris qu’il y avait là un enjeu d’importance, d’ailleurs n’est-ce pas au nom de l’Histoire telle que narrée dans l’Ancien Testament que l’on rejeta l’héliocentrisme, à Rome ? Dans le “Recueil de partie des erreurs” Taxil voit bien le coup venir : “Que pensiez vous en tançant tous les historiens d’ignorance, en la page 71, de votre libelle où vous dites qu’il faut avoir recours aux principes de la Philosophie (…) C’est chose asseurée et véritable que tous les Historiens disent que l’expérience (est) mère de toutes les vérités (…) Comment, pauvre ignorant, vous moquez-vous ainsi des Historiens, des observations & des expériences qu’on a faict ? Ne savez-vous pas que l’expérience a plus de force à conclure que toute sorte d’argumentation ? Cela fait penser à la formule de Jean Rostand : “si les statistiques prouvent l’astrologie alors je ne crois plus aux statistiques”, de même si les astrologues peuvent s’appuyer sur l’histoire, alors faut-il encore se fier à celle-ci ?

En cette même année 161433 paraissait, de la plume de François de Cauvigny (Colomby), à Paris, chez Toussaint du Bray, une Réfutation de l’astrologie judiciaire (…) contre les astrologues de ce temps. Dédié à la Reyne Régente, c’est-à-dire à Marie de Médicis34 ; il y est demandé, également, dans l’épître à la Reine, veuve d’Henri IV, de bannir les pratiques astrologiques. Intervention sans grand effet, il est vrai quand on sait ce que Pierre Bayle écrira encore au début du XVIIIe siècle, dans laContinuation de ses Pensées sur la Comète, quant au crédit maintenu des astrologues qu’il déplore.35

Réfutation de l'Astrologie judiciaire

    L’ouvrage de Cauvigny, constitué de trois traités aux paginations séparées pourrait bien avoir inspiré les travaux du Jésuite Jean François, parus en 1660 sous le titre deTraité des Influences Célestes, à Rennes, puis, sous le nom de R. Descartes (sic) en 1667.36 C’est notamment la question de l’expérience qui est mise en avant par ces auteurs et qui rejoint la mise en question de l’autorité de l’Histoire. Sans l’appui de textes plus ou moins douteux relatant tel ou tel succès de l’astrologie, que vaudrait, demande-t-on le crédit de l’astrologie ? C’est d’ailleurs en particulier à Nostradamus, héraut par excellence de l’astrologie semble-t-il, notamment à la suite des événements d’Angleterre, que le Père Jésuite s’en prenait.

“On les raconte autrement qu’elles n’ont esté ou prédites ou faites, bien peu ont esté composées devant l’effet, presque toutes sont racontées après et de celles-cy plusieurs ont esté composées & inventées après les accidents arrivez. C’est ainsi qu’on adjuste des quadrains à toutes les impressions de Nostradamus. Les autres qui restent sont rapportés avec tant d’amplification et de changements qu’ils sont méconnaissables (…) On attribue des prédictions aux astrologues qui ne peuvent leur convenir, toutes les prophéties de Nostradamus ont été faites sans aucun horoscope, comme il déclare au commencement d’un livre en une épître dédiée à son fils (…) On a partout en bouche ce vers de Nostradamus Sénat de Londres mettra à mort son roy, on oublie les autres.“

 

Traité des influences célestes

    Il ne faudrait pas en effet s’imaginer que les anti-astrologues ne se recopient pas : même un Calvin semble avoir puisé, pour composer son Avertissement contre l’astrologie qu’on appelle judiciaire, Geneva, 1549, dans l’oeuvre d’un David de Finarensis (alias de Finale), à savoir l’Epitome de la vraye astrologie et de la réprouvée etc, Paris, Estienne Groulleau, 154737, le chef réformé s’en prenant, quant à lui, à l’Avertisssement sur les jugements d’astrologie à une studieuse damoiselle, anonyme (en fait de Mellin de St Gelais), Lyon, Jean de Tournes, 1546.38 Ces polémiques et ces entretiens, ces apologies, sont en tout état de cause, la marque d’un certain intérêt pour les problèmes posés par la question astrologique, aux XVIe et XVIIe siècles.

Avertissemnt contre l'Astrologie       Epitome de la vraie astrologie

    Il semble bien que l’anti-astrologie du XVIIe siècle ait touché le talon d’Achille de l’astrologie, à savoir que ses fondements n’étaient pas tant astronomiques qu’historiques, que son crédit était avant tout lié à l’idée d’une transmission ininterrompue, à celle de prédictions confirmées sans que l’on soit certain du moment véritable où celles-ci furent formulées. Qu’est-ce qui alimente la foi, la confiance, en l’astrologie sinon l’idée d’une double transmission: diachronique, sur la base d’un savoir ancien qui se perpétue et synchronique, sur la base d’une influence d’astres lointains qui continue à s’exercer et à laquelle les hommes restent sensibles ? Tout cela ne renvoie-t-il pas à un passé plus ou moins immémorial ? Or, le temps des représentations mythiques des origines, et notamment, au travers des Ecritures Saintes, était alors en passe d’être révolu, la critique biblique se mettait en place notamment avec Richard Simon., auteur d’une Histoire critique du Vieux Testament (1678), tant et si bien que les idées d’alliance originelle entre hommes et astres qui sous-tendaient le statut intellectuel de l’astrologie étaient battues en brèche. En ce sens, l’astrologie allait subir le même sort que les (autres) religions, Nostradamus apparaissant comme son dernier prophète.

Jacques Halbronn
Paris, le 26 septembre 2003

Notes

Cf. notre étude “De l’astrologie à l’astro-histoire”, Site du Cura.free.fr. Retour

Cf. BNF *E 2063. Retour

Cf. E. Fassin, “Un oublié Jean Taxil”, Bulletin de la Société des amis du vieux Arles, janvier 1940. Retour

Cf. notre étude sur le Site du Cura. Retour

Cf. BNF D 6869. Retour

Cf. Bibliothèque Ste Geneviève, V 4° 68 Inv 544, pièce 19. Retour

Cf. l’édition de S. Bokdam, Genève, Droz, 1990. Retour

Cf. BNF V 12198. Retour

Cf. Traité des Influences Célestes, Rennes, 1660. Retour

10 Cf. notre édition, Paris, Retz, 1975. Retour

11 Cf. O. Millet, “Feux croisés sur Nostradamus au XVIe siècle”, in Divination et controverse religieuse en France au XVIe siècle, Cahiers V. Saulnier, 1987. Retour

12 Cf. notre étude sur les comètes, op. cit. Retour

13 Cf. E. Labrousse, Entrée de Saturne, op. cit. Retour

14 Cf. Tombeau de l’astrologie judiciaire, Paris,1657. Retour

15 Cf. notre étude Bayeux. Retour

16 A Tournon R. Reynaud, BNF V 29301, autre édition : BNF V 21816. Retour

17 Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris, 1989 – 1990. Retour

18 Cf. E. Labrousse, L’entrée de Saturne au Lion. L’éclipse du 16 août 1654, La Haye, Nijhoff, 1974. Retour

19 Cf notre étude sur le Site du CURA. Retour

20 Cf. BNF *E 2063. Retour

21 Cf. Apologie ou Réponse pour la République de Jea,n Bodin, Paris, Du Puiys 1581. Retour

22 Cf. notre étude “Pierre Gassendi et l’astrologie judiciaire. Approche bibliograpohique”, Annales de Haute Provence, 2 – 3e trimestres 1993. Retour

23 Cf. BNF Resaq V 21816. Retour

24 Cf. “De l’astrologie à l’astro-histoire”, Site CURA. Retour

25 Cf. le colophon p. 160. Retour

26 Cf. notre postface au reprint du Commentaire du Centiloque par Nicolas Bourdin, Paris, Trédaniel, 1993. Retour

27 Cf. l’Astrologie et physiognomie en leur splendeur, op. cit., p. 92. Retour

28 Cf. S. Nelli, “Jean Taxil”, op. cit., p. 236. Retour

29 Cf. l’Astrologie et Physiognomie, op. cit., p. 116. Retour

30 Cf. B. Chevignard, Présages de Nostradamus, Paris, Seuil, 1999, p. 451. Retour

31 Cf. Astrologie et Physiognomie, op. cit., p. 114. Retour

32 Cf. notre étude sur le CURA. Retour

33 Cf. sur cette période nos développements consacrés aux malheurs de l’astrologue Morgard in Documents inexploités sur le phénomène Nostradamus, Feyzin, Ed. Ramkat, 2002, pp 145 et seq.Retour

34 Cf. BNF V 21807. Retour

35 Cf. “The importance of comets for the cause of Astrology; the case of Pierre Bayle in the years 1680 – 1705”, Colloque Astrology and the Academy, Bath, 2003, et “Astrologie et Histoire au XVIIe siècle”, Colloque Astrologie et pouvoir, Actes in Politica Hermetica, 2003. Retour

36 Cf. notre étude sur G. Bachelard et l’oeuvre de cet auteur, CURA. Retour

37 Cf. Bibl. Ste Geneviève, Paris, V 8° 635 Inv 2679 Réserve. Retour

38 Cf. O. Millet, édition de l’Avertissement de Calvin, Genéve, Droz, 1985. Retour

 

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L’intégration de l’astrologie au sein de la médecine

Posté par nofim le 12 janvier 2014

 

 

 

L’astrologie entre médecine et astronomie

Par  Jacques Halbronn

 

Il y a quelque temps, Michel Field présentant une émission  débat sur l’astrologie débutait en situant l’astrologie – telle une évidence- comme l’ancêtre de l’astronomie. Nous pensons en réalité que  l’astrologie doit bien plutôt s’inscrire dans l’Histoire de la Médecine et qu’elle anticipe sur la médecine de demain comme le fait l’alchimie pour la chimie. Les liens entre astrologie et médecine nous apparaissent comme beaucoup plus pertinents que ceux que l’on conçoit si souvent  avec l’astronomie.

D’ailleurs, on ne compte pas le nombre de médecins astrologues à la Renaissance, pour ne parler que de la France, de Nostradamus à Auger Ferrier, de Claude Dariot à Antoine Mizauld. Même Morin de Villefranche, au XVIIe siècle avait d’abord débuté dans la médecine comme il le raconte lui-même dans son autobiographie- -(Vita).

Nous avons récemment insisté sur les convergences entre ces deux domaines et nous pensons que l’astrologie est une tentative probablement prématurée pour  déterminer les paramètres qui régissent notre existence en ses stades successifs. Et nous ne pouvons nous empêcher de considérer que l’astrologie correspond à un « système » de notre fonctionnement anatomique et physiologique au même titre que d’autres systèmes décrits par la médecine. (Digestif, vasculaire etc.).

Le fait que l’astrologie accorde une certaine place aux astres, c’est-à-dire à notre environnement n ne change rien à l’affaire. Et en tout cas, il serait malséant d’en tirer  argument pour associer astrologie et astronomie, aussi tentant que cela puisse sembler au premier abord. Il  convient donc de rejeter un tel amalgame qui fausse complétement le débat.

Que l’astrologie –de par son nom même- ait quelque chose à voir avec le Ciel ne saurait être nié. Nous dirons que c’est une médecine  qui aborde les relations entre l’homme et le cosmos. Médecine s’entend ici non pas tant comme un art du guérir, du soin  mais comme une science visant à comprendre le fonctionnement du corps humain en général, par-delà la question des pathologies. De même l’astrologie n’a pas vocation à  traiter des cas particuliers mais doit prioritairement nous décrire le comportent humain en général et de façon universelle.

Il importe d’intégrer l’astrologie, du moins celle qui n’est pas divinatoire  au sein de la recherche médicale. Si l’astrologie est capable d’enrichir la description, la compréhension  du mode de fonctionnement des êtres humains – ce qui ne signifie pas élaborer une usine à gaz alambiquée- cela devrait avoir pour le moins une certaine valeur heuristique.

Mais il importe que prenant exemple sur la médecine, le milieu astrologique ne continue pas à confondre  les travaux d’ordre général et l’étude des cas particuliers même si la connaissance de la norme contribue singulièrement au diagnostic et au pronostic.  Le Prix Nobel de Médecine n’est pas décerné à quelque  médecin de quartier ou de campagne pour  son dévouement mais bien parce qu’il y aura eu avancée dans le décryptage de la nature humaine en général. La médecine a une dimension universelle.

Rappelons d’ailleurs qu’à la Renaissance, les traités d’astrologie  n’excluaient aucunement l’Astrologie et l’ »Homme Zodiaque »  ressemble quelque peu à une planche anatomique avec ses signes disposés tout au long du corps humain.

Encore une fois, notre  astrologie  ne prétend aucunement compléter le travail actuel du médecin mais bien  ouvrir à la médecine de  nouveaux terrains d’exploration.  Rappelons que Pasteur n’était pas médecin. La question des cycles sera certainement au cœur de la recherche médicale du XXIe siècle.

Une chose est de remonter des effets des plus divers  aux causes qui sont peu nombreuses, une autre de partir des causes pour  envisager les effets qui peuvent en découler et qui sont innombrables. On a bien là les deux facettes de l’astrologue comme du médecin ; Il  a d’un côté le théoricien qui part de diverses observations pour en faire une synthèse et de l’autre le praticien qui s’appuie sur un modèle général pour accéder à la singularité de tel ou tel client qui se présente à lui.

Pour des raisons pécuniaires, nombre d’astrologues naviguent entre ces deux statuts, jouant un peu sur les deux tableaux. En effet, le praticien de l’astrologie du fait qu’il ne dispose pas d’un modèle fixe bien établi à accomoder et à aménager (dans tous les sens du terme) est contraint à chaque consultation d’esquisser (de bâcler) un nouveau modèle  qui ne vaudra que le temps de la consultation. Or,   on dit, en droit, que l’écrit est contraint et la parole libre. En astrologie comme en médecine, aux théoriciens de fournir le modèle et aux praticiens de l’appliquer sans avoir à y toucher. Selon nous, tous les praticiens doivent avoiur la même formation, les mêmes références et leur marge de manoeyvre sera de passer de l’un au multiple. Le probléme, c’est que les théoriciens puissent être pris en charge par la communauté astrolohgiquee ou bien par l’Etat, comme ce fut le cas à la fin du XVIe siècle quand Colbert, en 1666 décida de fonctionariser les astronomes poir ne pas les obliger à « faire » l’astrologue, comme avait du le faire un kepler.

Pour en revenir aux astronomes, qu’il soit bien clair que l’astrologie n’entretient que des relations des plus vagues avec l’astronomie. Nous nous trouvons là à une sorte d’intersection qui est celle de l’environnement instrumentalisé par les hommes et les sciences de l’Homme. S’intéresser  au mouvement apparent d’un astre dans le ciel, est-ce ipso facto faire de l’astronomie ? Est-ce que les progrès de l’astronomie doiveent affecter l’astroologie et son évolution ?

Si l’on reprend le cas  de la médecine,  nul ne contestera que ce qu’est notre corps humain ne date pas d’hier, que le dit corps ne progresse plus guère. Ainsi tant la médecine que l’astrologie  sont fortement marqués par un passé fort ancien. Certes, la médecine profite-t-elle  logistiquement du progrès technique tout comme l’astrologie mais la science médicale comme la science astrologique sont liées à une humanité millénaire.

Il est donc remarquable que Cee soient des astrologues qui s’empressent d’intégrer, d’agréger à leur modèle, des données nouvelles comme l’addition de nouvelles planètes (au-delà de Saturne) car là encore c’est déstabilisant pour l’astrologie. Certes, les médecins peuvent-ils du fait de l’apport technique mieux appréhender le corps humain et notamment le  cerveau mais cela  ne  change pas ce qui nous constitue, cela ne l’augmente

Quel raisonnement tiennent ces astrologues qui croient aux apports de l’astronomie contemporaine à l’astrologie (comme Jean-Pierre Nicola), qui voient dans l’astronomie son futur ? Certes, ces nouvelles planètes ne sont pas nées d’hier même si on en ignorait l’existence. Mais force est de constater que les hommes se sont construits sur ce qu’ils savaient du monde et que tout ici passe par la conscience de la science. S’il n’y a pas conscience, l’homme ne progresse pas et ce n’est pas notre conscience moderne qui y change quoi que ce soit si ce n’est dans une meilleure connaissance de ce qui s’est instauré il   y a des millénaires. La frontière des sciences de l’Homme n’est pas l’espace mais le Temps, ce n’est pas ce que nous ignorions du monde mais ce que nous avons oublié de notre passé. Est-ce que ce qu’est devenu l’Homme relève de la « Nature » ? Nous tendrions en tout cas à penser que cela tient à son génie qui l’aura conduit à évoluer, à se perfectionner. Avant de transformer le monde extérieur, il est probable que l’Homme ait commencé par se transformer lui-même. Quelque part, le corps humain nous fait penser à une usine, avec sa chaîne de fonctions successives. Sans cette usine de recyclage, les hommes n’auraient pu survivre car il leur fallait maintenir une certaine stabilité de son alimentation « interne » à partir de données très variables de son alimentation « externe » du fait que nos besoins sont stables. En ce sens, l’Homme aura plié le monde extérieur à ses besoins intérieurs au moyen de tout un circuit de raffinage. En ce sens, l’astrologie correspond à un stade intermédiaire de son évolution en ce sens que l’Homme intègre dans son mode de fonctionnement des éléments extérieurs, il dépasse ainsi les limites de son corps pour  étendre celui-ci à une toute autre échelle.

 

 

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JHB

 

12 01  14

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