Le phénoméne Café-philo: les dérives

Posté par nofim le 7 avril 2015

Notre enquête sur les Cafés philo à Paris

par  Jacques Halbronn

 

Que se passe-t-il dans les café philo, à quoi joue-t-on?

Quel est le profil des animateurs, à quoi servent-ils?

Il nous est apparu que certaines dérives entrainaient

les café-philo dans des directions  quelque peu décalées et

hybrides..

En l »espace d’une  huitaine de jours, nous avons suivi quatre

rencontres de ce type, dans des cadres différents. Les

animateurs sont les suivants:  Jean-François Paquelier,

Rafael Prudentio,  Bruno Magret,  Jean-Luc Berlet, Maxime Fellion,  mais

d’autres personnages souvent co-animent et nous les

mentionnerons en temps utile.

En fait, on peut se demander si l’on peut trouver

actuellement à Paris  de « vrais » café philo où il y a de

vrais débats. Notre diagnostic, c’est que les gens n’ont

plus le goût et le sens du débat et c’est pour cette raison

qu’il y a ces dérives qui visent à occulter  une certaine

carence de la démarche dialectique et maieutique.

 

I La dérive littéraire

Un des traits les plus étranges que l’on peut observer

actuellement  concerne les intitulés des sujets. On notera

d’abord qu’ils sont généralement votés une fois qu’une

demi-douzaine de propositions ont été  exprimées. Mais

sur quoi va-t-on voter?  Sur des phrases, des  slogans, des

maximes,des formules sibyllines, hermétiques et que l’on ne prend pas la peine de préciser

avant le vote.  En fait, on pourrait parler d’un processus

oraculaire.

On va donc se réunir autour de ces quelques mots souvent

articulés sous une forme interrogative.  De deux choses

l’une, ou bien on éléve le débat et l’on cherche quelle

est la question philosophique sous-jacente  ou bien

l’on décortique minutieusement la formule lancée et

c’est alors que l’on bascule dans la fibre littéraire, poétique,

comme le fait Maxime Fellion, partenaire de Jean-Luc Berlet.

et l’on se met à cogiter, on se  demande alors pourquoi tel mot a été utilisé et

pas tel autre. On est dans l’analyse de texte qui se voudra

rigoureuse quant à son respect de l’intitulé , comme s’il

émanait de quelque grand penseur. On cogite sur une

formule sans aucune connaissance du contexte, ce qui

est contraire à l’idée de commentaire sérieux..

En réalité, nous avons affaire à des pratiques d’autodidacte

qui se sont maintenues alors que l’intéressé- est parvenu à accéder à un

savoir consistant tout en perpétuant des modes de

fonctionnement de vaches maigres.  C’est le système D :

on  fait de nécessité vertu et on triture inlassablement

une formule dérisoire  lancée un peu par jeu comme

thème de débat à l’instar de ces danseurs qui se

trémoussent devant vous, à la demande,  quand vous

leur suggérez de représenter tel état d’âme.

 

 

II  La dérive psychologique

On change de stratégie avec Bruno Magret qui considére

désormais que la raison d’être de son café-philo est

de susciter des témoignages  liés aux drames que vivent

les participants. On est dans le ressenti, dans le partage

des expériences, des vécus. La philosophie se met  ici

au service de la  psychologie, ce qui est censé la rendre

plus vivante. On n’est plus dans le débat mais dans le

témoignage. La montagne philosophique accouche d’une

souris.

 

III  La dérive pédagogique et livresque

L’animateur  introduit le sujet au prisme de l’Histoire de

la Philosophie. C’est le cas d’un Jean-Luc Berlet et d’un

Rafael Prudentio qui  développent assez longuement

leur exposé en rapport avec le sujet  voté ou choisi.

On peut se demander si les personnes ayant un bon

bagage en fait de lectures philosophiques – on pense

aussi à Sabine Miniconi, proche de Jean-Luc Berlet-

sont réellement doués pour le débat philosophique.

Rafael Prudentio  a un art consommé pour resituer

chaque prise de parole dans le cadre des grandes

questions philosophiques .

On se demandera toutefois  si les professeurs de philo

sont de bons philosophes ou s’ils ne peuvent philosopher

que par procuration, comme des musiciens qui ne font

de la musique qu’en jouant celle des autres.

 

 

IV  La dérive  écologico-politique

D’autres  café-philo  sont l’occasion pour leurs animateurs

de faire passer certains messages qui s’éloignent souvent

très nettement du théme initialement proposé. On pense

au café philo de Jean-François Paquelier, secondé

par l’écologiste Romain. On nous y parle des échéances

urgentes auxquelles nous sommes confrontés  à propos

de l’avenir  de la  planéte.

 

VI La dérive  ésotérico-traditionnelle

Nous avons aussi droit à des café-tao avec Jean-Luc

Berlet  et à des café-destin (sic) avec Yves Massey

qui fonctionnent sur le mode du « débat »  mais avec

un référentiel censé être assez bien circonscrit. (Karma,

Divination etc). Dans le même genre, nous placerons

les « leçons de philosophie » de Maxime Fellion, articulées

autour du Livre de la Genése. Dans ce cas de figure,

la philosophie prend appui sur des traditions.

 

VII  La dérive  disciplinaire  et éducatrice

Enfin, nous avons des réunions qui mettent en avant

le respect de la prise de parole. On ne doit pas

interrompre celui qui parle, on doit parler à son tour,

c’est à dire sur la base d’une liste qui se constitue au

fur et à mesure en levant le doigt. Le rôle du modérateur

est de prendre bonne note de ces demandes de prises

de parole.

On doit impérativement éviter les « joutes » verbales, les

échanges un peu musclés. On ne se répond les uns aux

autres que selon un protocole plutôt pesant. A un désordre

sur le fond du débat  vient faire pendant un ordre sur

le déroulé de celui-ci.  Et bien entendu, celui qui enfreint

ces régles se voit rappeler à l’ordre.

On apprend à bien se tenir.  Un des instigateurs ce  ce

genre est un éducateur.

Dans ce cas de figure, on ne s’écoute pas les uns les

autres. Les prises de parole sont discontinues. Le seul

repére est la phrase de départ mais non ce qui se dit.

 

 

VIII La dérive psycho-divinatoire

On peut enfin s’interroger sur le protocole de nombre de ces cafés philo. Il semble

que la régle du jeu non écrite consiste à associer deux  mots, de procéder par binome.

On pourrait carrément mettre des mots dans une corbeille et en tirer deux au hasard.

Une autre piste  voudrait que la formule choisie par tel ou tel participant fasse l’objet

d’un traitement psychanalytique ou encore divinatoire. Pourquoi  le dit participant a-t-il

choisi d’associer, de relier ces deux mots, qu’est ce que cela nous dit sur sa problématique

personnelle? Une fois le sujet choisi, tout le groupe se focaliserait sur  son interprétation et

la personne concernée  réagirait d’une façon ou d’une autre.

 

 

 

Conclusion

Pour notre part, il serait nécessaire   au bout d’une heure de

café philo,  de voter cette fois sur  la problématique

qui mérite d’être au centre de la seconde  heure et d’élire

ceux qui semblent les mieux placés pour exposer les

positions antagonistes, après que durant la première

heure- puisque le temps de deux heures est devenu

la norme-  tous les participants et tous les avis ont

pu s’exprimer.

Il convient notamment d’éviter une instrumentalisation

des cafés philo par des personnes qui n’ont pas de

dispositions pour être animateurs mais qui ont des

motivations  qui les conduisent vers ce type d’activité.

qui en font des moyens et non des fins.

On regrettera que ces animateurs n’aient pas une bonne

écoute de ce que joue dans ces réunions, prisonniers

qu’ils sont d’un savoir souvent obsoléte auquel ils

veulent absolument  rapporter ce qui se dit alors que le café

philo est un lieu  qui devrait être ouvert à de nouvelles

réflexions, inédites.

L’animateur ne doit pas être confondu avec  ceux qui

s’imposent dans le débat par la qualité de leurs propos

et  de leurs commentaires. Et c’est là que le bât blesse.

Comme dans la vie politique, il y a un président qui

est le garant des institutions et le chef de gouvernement

qui est l’homme de la situation, comme c’est le cas en

Allemagne ou en Italie. En France, la « cohabitation »

fait également apparaitre une telle dualité tout comme

le changement périodique de Premier Ministre ou tel

remaniement..

 

JHB

07 03

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Les femmes et la composition musicale

Posté par nofim le 16 mars 2015

Les femmes et la musique – Musica et Memoria

www.musimem.com/femmes.htm

Les causes sont sans doute multiples : misogynie, relégation de la femme à des …… Lili Boulanger elles n’ont pas encore brillé dans la composition musicale.

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l’importance du 4 et du 7 en astrologie

Posté par nofim le 25 février 2015

Le  4  comme base de la cyclicité  astrologique.

par  Jacques Halbronn

 

Le quatre joue un rôle majeur dans nos représentations.

Ne dit-on pas un »quart d’heure » (on passe un « mauvais

quart d’heure)?  Cette division en 4 de l’heure se retrouve

dans la division du mois  en semaines  au nombre de 4  sans

parler des « Quatre Saisons » (Vivaldi), dans le symbolisme

de la Croix (cf Guénon), dans le découpage de la journée

par l’horizon et le méridien (Ascendant/descendant, Milieu

du Ciel, Fonds du Ciel). Une ville aussi

se divise en 4 d’où le terme de « quartier » que l’on utilise

couramment sans penser au 4. Même nos cartes à jouer

véhiculent le 4 (quarte) et on y trouve les 4 couleurs (cf

aussi le Tarot). On pourrait multiplier  les exemples mais

on aura compris que quatre et quart sont de la même

famille (cf écarteler pour le supplice).  Le mot « cadre »

vient également de ce chiffre que l’on trouve -sous

sa forme grecque -dans le tétragramme, le tétramorphe, la tétractys

Le 4 est omniprésent sur le plan technique: depuis le mobilier

(table) jusqu’à la voiture. (cf aussi Clefs pour l’astrologie

Paris, Seghers, 1976, pp. 104  et seq « l’astrologie des

carrés »)

Sur le plan cosmique, le 4  est  avant tout lié à la Lune

avec ses « 4 temps ». La Lune nous enseigne que tout

cycle doit se subdiviser  en 4 et c’est là que s’opère le

passage de l’astronomie à l’astrologie. D’où l’importance

que nous accordons à la division en 4 du cycle sidéral de

Saturne, en périodes de 7 ans, ce qui n’est possible qu’en

se servant des étoiles fixes. Faute de quoi, la combinaison

de Saturne avec une autre planéte ne permet plus  de

faire apparaitre le 7.(cf.  la gamme de 7 notes) .Ainsi, le cycle Jupiter-Saturne

donnera des écarts de 20 ans entre deux conjonctions,

ce qui ne permet plus de générer le 4 sinon en tenant

compte des 4 Eléments, le cycle passant tous les 200

ans d’un triangle à un autre du fait  d’un glissement

progressif.

L’importance qu’il convient d’accorder au 7 n’a rien

à voir avec le nombre de « planétes » et d’ailleurs de quel

droit considérer les luminaires comme des planétes, comme

le fait Ptolémée dans la Tétrabible en leur accordant

tel ou tel signe alors que ce sont des marqueurs, des

pointeurs qui désignent  un signe solaire ou lunaire?

D’aucuns – comme Guy Taillade- nous disent que

le 7 est l’addition du 3 et du 4 mais en réalité il s’agit

là d’une coincidence  tirée par les cheveux comme on

l’a vu. Et même si les jours de la semaine se sont vu

attribuer chacun un astre, cela ne prouve rien si ce

n’est la tentation du syncrétisme analogique.  Le 7

n’est pas la somme de 4 et 3 ni la prise en compte d’un

« Septénaire » astral mais  la division de 28 en 4 qui vaut

tant pour la Lune que pour Saturne.(cf  nos Mathématiques

Divinatoires, préface J. Ch. Pichon, Ed Trédaniel 1983,

pp153 et  seq)

Nous n’adhèrons aucunement à un culte du Septénaire

pas plus qu’à une astrologie transsaturnienne. Nous

pronons une astrologie lunaro-saturnienne  articulée

sur  les 4 étoiles fixes royales (et les 4 points cardinaux,  les 4 signes  fixes que

l’on retrouve dans le Sphinx, dans l’arcane Le Monde du

Tarot, dans les 4 Evangélistes, dans le Livre d’ Ezéchiel  etc)

Toute astrologie qui s’éloigne de cette formule 28/4

est  vouée à l’échec. et s’écarte (sort du 4) du droit

chemin .On notera que l’astrologie considére le

« carré » (quadrature) comme  un aspect dissonnant et

il faut  rappeler  que le carré est intrinséquement la

marque d’une absence, d’une séparation entre les deux

composantes d’un cycle, qu’il est  l’opposé de la

conjonction (au même titre que le semi-carré et

l’opposition).

 

 

 

 

JHB

26 02 15

Publié dans ASTROLOGIE, MUSIQUE, POLITIQUE, SOCIETE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Le rapport planéte/étoile et Lune/Saturne

Posté par nofim le 20 février 2015

La combinatoire planéte/étoiles et la matrice soli-lunaire.

par  Jacques  Halbronn

 

Le XXIe siècle verra-t-il la reconnaissance d’une cyclicité liée à certains signaux célestes bien déterminés? Il n’est pas question

ici d’une quelconque  reconnaissance du thème astromantique sauf dans le cadre de la parapsychologie mais bien de la valeur

d’un certain outil qui peut servir à apporter une lumière sur le cours et le déroulement des choses. C’est plus le fonctionnement des

sociétés qui nous semble concerner l’astrologie de demain  que celui des individus dans leur spécificité propre.

Il ne s’agit pas davantage de chercher à baliser nos activités, jour par jour, semaine par semaine, mois par mois mais sur une base plus large car si l’on se sert des planétes lentes, comme Saturne, ce n »est pas pour pratiquer une astrologie à la petite semaine, mais bien

pour dépasser le cadre annuel. En effet,  le fer de lance de l’astrologie ce sont les deux planétes les plus lentes connues de l’Antiquité à

savoir Jupiter et Saturne. En revanche, la combinatoire de ces deux planétes nous semble être une fausse bonne idée qui inspira les

travaux d’un Albumasar (ou Aboumashar) au Xe siècle de notre ère car pour nous il faut respecter un paralléle entre les 7 jours

de la semaine, découpés par la Lune et les 7 années liées au cycle de Saturne, divisé en 4 par les étoiles fixes royales.

Le rapport planéte-étoile est le seul à permettre un cycle de 7 ans et seul Saturne s’y préte, du moins au sein du Septénaire.

Nous sommes en faveur d’une astrologie minimale et d’un maniement hyper-simple, à la portée de tous. En effet, la régle consiste à partir

d’une date donnée d’ajouter ou de soustraire un multiple de 7, par le seul calcul mental, donc sans l’aide des éphémérides. Si tel type

d’événement a eu lieu en telle année,  un événement du même type aura lieu sept ans plus tard ou aura eu lieu sept ans plus tôt. et entre ces deux dates, distantes de 7 ans, on peut raisonnablement penser qu’au mi-point, à mi-chemin,  on trouvera un événement inverse des deux autres. C’est un peu schématique mais c’est bien l’idée générale.

Il arrivera que l’on ne sache pas immédiatement de quoi il  pourrait bien s’agir mais en creusant un peu plus, on a toutes les chances

de trouver une corrélation viable. C’est l’anamnèse.

Si nous proposons une pratique aussi sîmple, c’est pour éviter  l’image d’une humanité fonctionnant comme une montre d’horloger et dont il  faudrait scruter les progressions jour après jour. L’astrologie doit pouvoir s’accomoder d’une certaine approximation et rien n’est plus

grotesque en ce sens que la « synastrie » qui compare deux thèmes, degré par degré comme si nous étions des machines.  Nous

préconisons une astrologie à visage humain.

N’écoutons plus ces astrologues « scientistes » qui  tentent de nous persuader que toutes les planétes du systéme solaire, y compris celles

découvertes récemment, feraient sens pour l’astrologie. En fait,  l’astrolpgie pour exister n’a besoin que d »une seule et unique

planéte, ce qui ne signifie nullement que l’on ignore l’existence d’autres planétes mais que le choix des sociétés anciennes s’est porté sur tel astre et non point sur tel autre.

Même ceux qui ont des doutes quant au modéle « saturnien » que nous proposons, devront tôt ou tard admettre que l’on ne saurait faire

l’économie des étoiles fixes seules garantes de la numérologie astrologique et notamment du 7 lunaro-saturnien.

Cette analogie  un jour pour un an, on la retrouve avec le

Caréme – que l’on célébre en ce moment : on lit sur

Internet  :

« Le carême : 40 jours pour recevoir en partage la vie du Christ

40 jours, comme les 40 semaines que passe le petit d’homme « dans le ventre de sa mère avant de venir au jour ou les 40 ans passés au désert par le peuple d’Israël avant d’entrer dans la Terre Promise ou encore les 40 jours de jeûne de Jésus avant de « sortir » pour annoncer le Royaume de Dieu. »

Si l’on se référe au

judaïsme, il faut savoir que le Dieu d’Israël n’est pas unique mais qu’il est le seul, ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Il est le seul

qui ait été choisi, retenu mais il n’est point pour autant le seul dieu existant pas plus qu’Israël n’est le seul peuple existant mais il

est le seul qui ait été « élu » et ce parmi tant d’autres. Il est

le seul qui compte vraiment.

Ce qui fait probléme, c’est que ce Dieu d’Israël n’est pas nommé de façon claire.

On ne saurait donc se contenter de le qualifier de « dieu » puisqu’il n’est pas le seul dieu pas plus qu’Israel ne saurait être seulement appelé

peuple sans autre précision. D’aucuns ont proposé d »appeler ce dieu  « Yahvé » ou « Jéhovah » (cf le tétragramme) tout comme le 7e jour est appelé « Shabbat » en tant que jour choisi parmi tous les autres.

 

 

 

 

 

 

JHB

22 02 15

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Sait-on prévoir l’avenir? Pour une approche processus par processus

Posté par nofim le 28 janvier 2015

De la prévision de ce qui est en train d’advenir.

par  Jacques  Halbronn

Quand une femme est enceinte, on peut prévoir qu’au bout du neuviéme mois, elle accouchera. C’est une prévision. Pour qui ne connait pas le processus de la gestation, ce pronostic pourra sembler étonnant. C’est en effet souvent l’ignorance des processus qui nous fait nous étonner et croire que l’avenir est déjà écrit dans tous ses plus infimes détails (mektoub) C’est aussi du fait des déficiences du savoir que l’on commet des erreurs sur le futur.

Dans bien des cas, ce qui est en cours, en train ne nous parvient pas à la conscience et rien n’indique à une femme enceinte qu’elle accouchera au bout de 9 mois si elle ne l’a pas appris par ailleurs, culturellement.

Ce qui peut interférer avec une prévision, ce sont des facteurs extérieurs, étrangers au processus. C’est pourquoi une prévision à long terme a de fortes chances d’échouer ou de ne valoir que dans les très grandes lignes.

Ce qui est le plus intéressnt ce sont donc les prévisions à court terme, celles qui à la fois sont en avance sur l’échéance et à la fois celles qui risquent peu d’être perturbées par des éléments extérieurs. On pense évidemment à l’avortement (IVG)  – au sens anglais du terme qui est plus large qu’en français « abort »- et qui implique que l’on arrête ce qui est déjà engagé, ce qui crée de l’imprévu.

Il est donc des forces subconscientes, souterraines qui sont en oeuvre et qui ont leur propre agenda et dont la connaissance nous permet de mieux baliser l’avenir sans que l’on puissse pour autant dire que tout est  inscrit par avance.

Il est clair que chaque processus fonctionne séparément et que la prévision ne peut se faire que du point de vue d’nn processus donné bien circonscrit. En cela, une prévision globale est une gageure. On ne peut prévoir que sur un certain segment mais l’on peut coordonner les informations propres à divers segments à condition que chacune des données prises en compte soit fiable par elle même. On n’arrive à rien en combinant des données peu fiables.

Voilà pourquoi notre rapport à l’astrologie se veut très nettement limité et qu’il nous semble chimérique de vouloir tout tabler sur la seule Astrologie.

On nous objectera probablement que l’astrologie est-elle ^même  un ensemble de processus et de paramétres. Chaque cycle planétaire couvrirait un champ qui lui serait propre. Un cycle par ci, un cycle par là.

Pour notre part, nous n’adhérons pas à une telle présentation des choses. Nous ne croyons pas en une astrologie « globale », « totale ». Certes, la diversité des facteurs planétaires et autres semble plaider en faveur d’une telle idée d’une astrologie multiple, polyvalente.

Mais telle n’est pas notre approche. Nous pensons que l’astrologie doit se concentrer sur un seul et unique cycle et que c’est dans cet esprit qu’elle a été conçue puisque pour nous l’astrologie est une construction bio-technologique  et non l’expressions terrestre d’une structure céleste où chaque astre aurait un rôle à jouer comme le pense un Jean-Pierre Nicola.

L’astrologie n’apporte qu’une certaine information à partir d’un certain cycle et c’est déjà très bien ainsi.

A partir de là, d’autres informations, extra-astrologiques, sont susceptibles de venir compléter le tableau tout en accordant à l’astrologie  – une astrlogie épurée-  une place éminente.

Plus généralement,  nous avons divers moyens pour explorer l’avenir mais il ne s’agit jamais que de prendre conscience de ce qui ne l’est pas. C’est nous qui serions en retard  plutôt que les autres qui seraient en avance.

Il est clair que si j’écoute un morceau de musique pour la première fois, je ne saurai pas prévoir la succession des mouvements mais c’est bien là le fait de mon ignorance, de mes lacunes. Maintenant, si l’oeuvre est peu connue, rares seront ceux qui seront capables de décrire la suite des événéments. Parfois, cette suite ne dépend que de très peu de gens voire d’une seule personne qui est en mesure de prendre des décisions et qui ne les communique pas tout de suite à tout le monde.  Il faut alors être dans le secret des dieux!

Le dilemme est donc le suivant: soit l’on  est dans la précision globale  sur une période très courte soit l’on est dans les grandes lignes sur une période bien plus longue.

L’astrologie reléve  d’une connaissance des grandes lignes mais elle peut baliser des décennies, des siècles et fournir des repéres fiables et viables et ce en dépit de données extérieures manquantes et qui le seront d’autant plus que l’échéance sera éloignée.

Les autres formes de divination sont plus dans le court terme et plus on attend, plus la « prédiction » deviendra incertaine y compris dans les grandes lignes. Rappelons que la plupart des pratiques astrologiques ne valent pas mieux, notamment celles qui s’articulent sur des thèmes (de naissance ou autres).

Il y a des probabilités qui permettent  incontestablement de déterminer ce qui va se passer dans tel domaine spécifique, c »est vrai pour l’alternance du jour et de la  nuit, pour les marées, pour les saisons, pour l’approche de la mort du fait de l’âge, du fait de l’application de la constitution, d’un calendrier électoral programmé de longue date etc

Le grand enjeu pour l’astrologie du XXIe siècle est de fournir au moins un cycle viable. D’aucuns soutiendront qu’un seul cycle planétaire est nécessairement partiel. Ce n’est pas notre avis: nous sommes persuadés qu’à l’origine, un certain cycle aura été privilégié, et en quelque sorte « élu » par rapport aux autres. C’est ainsi que l’on doit aborder notre civilisation  judéo-chrétienne mais aussi gréco-latine. Le monothéisme nous enseigne de nous focaliser sur un seul vecteur et  la science grecque nous invite à une certaine exhaustivité. C’est ce qui distingue les sciences de l’homme des sciences dures mais l’on s’apercevra de plus en plus que même les sciences dures  impliquent des choix qui permettent de passer de la puissance à l’acte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

28. 01. 15

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Le blocage face à la centralité

Posté par nofim le 22 janvier 2015

Le déni de centralité

par  Jacques Halbronn

 

Notre civilisation souffre d’un déni de centralité et cela a pour effet de  nous condamner à la décadence car refuser de reconnaitre le centre  ici et maintenant, c’est se condamner à  accepter ce qu’ont établi les générations antérieures ou les sociétés étrangères.  Bref, une société malade est une société qui ne parvient pas à co-créer sur des bases nouvelles; qui n’arrive pas à s’entendre sur le futur, ce qui la contraint à s’appuyer à l’excés sur le passé.

Notre démarche vise à vider les contenants de leurs contenus en remplaçant les dits contenus par d’autres données. C’est tout le but de notre projet de café philo « Autour d’un mot’ (tous les jeudis à partir du 29 janvier 2015, 8 rue de la Providence. 75013 Paris)

Il n’y a égalité dans une société que par le biais de la nouveauté. Créer de la nouveauté est le meilleur  garant qui soit de l’égalité. A contrario,

si l’on conserve les anciennes associations signifiant-signifi », on génére inévitablement de l’inégalité entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas alors que ce qui compte, c’est de distinguer entre ceux qui peuvent et ceux qui ne peuvent pas,  ceux qui ont de fortes potentialités et les autres.

C »est toute l’idée des nouveaux consensus.  Une société doit forger de nouveaux consensus et non se servir de ceux qui ont déjà été

fixés. Quel mérite de nos jours à saluer, par exemple, le génie d’un Beethoven? Il y a bien plus de mérite à célébrer celui d’un de nos contemporains mais cela exige un tout autre investissement et peut être ne sommes -nous plus capables de découvrir de nouveaux génies?

Il faut bien comprendre que tout ne peut se  faire que progressivement  d’un petit cercle vers un plus grand cercles, du quartier à la ville, de la ville à la région, de la région au pays et ainsi de suite. Les gens ne savent plus comment les choses se font et préférent les choses

toutes faites. Et c’est bien ce que nous appelons décadence.

Notre idée de café philo « Autour d’un mot »  met l’accent sur la centralité. Le signifiant en fait ne peut désigner qu’un mot que l’on place au centre, ce que n’avait pas compris Saussure et tous les autres modes gravitent autour.

L’important est de fixer un centre et c’est là qu’il y a blocage. Prenons le cas de l’improvisation musicale, il faut un chef qui donne le la, et cela vaut aussi dans un lieu de culte. Le chef lance quelque chose qui est repris par l’assemblée. De même, chaque mot d’un dictionnaire met en avant un mot et tous les autres mots sont susceptibles de le définir.

Si Freud nous a appris beaucoup sur la structure de notre psyché,  il semble, en revanche, que la dynamique sociale n’ait pas vraiment décolé et cela explique les symptomes de décadence que l’on peut capter un peu partout. Les gens préférent obéir docilement à une partition que de se laisser entrainer par un leader qui les conduira. Le chef d’orchestre est un usurpateur. Le vrai chef est celui qui

s’avance et qui est suivi mais ce n’est pas quelqu’un de muet comme l’est le chef qui est le seul de l’orchestre à ne pas faire de bruit. Le vrai leader se fait entendre et son verbe est amplifié, prolongé par le groupe. D’ailleurs, de nos jours, bien des chefs d’orchestre sont aussi

des concertistes mais au lieu d’improviser et d’ouvrir de nouvelles tonalités, ils se contentent de réactiver des consensus du passé qui ne sont que de faux semblants d’une véritable vie.

 

JHB

22. 01  15

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, MUSIQUE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Un nouveau style de café philo « autour d’un mot u

Posté par nofim le 20 janvier 2015

la philosophie autour du mot.

par  jacques  Halbronn

Jouons sur les mots et  disons que le café philo, c’est parler autour d’un pot mais aussi autour d’un mot.

On  choisit au début de la réunion un mot et l’on commence par déballer tout ce à quoi ce mot s’associe, tous les contenus que l’on a pu y mettre  à travers le temps. C’est le choix du SIGNIFIANT.

C’est le mot « étoile », celui que tous les autres mots servent à définir et on appellera ces mots  des « définissants ».  On parlera alors de mots satellites gravitant tout autour.

Dans un deuxiéme temps,  on s’efforce de proposer une nouvelle définition du mot, donc lui instiller un nouveau contenu puisque aucun contenu ne saurait être définitivement « lié  » à un contenant, aucun signifié  à un quelconque signifiant.

On passe ainsi de l’ancien consensus à un nouveau consensus., d’un consensus mou consistant à supposer que chacun met la même chose sur un  même mot à un consensus qui est celui des participants au dit café philo, ici et maintenant, ce qui est donc très relatif

Pas d’exposé introductif  mais un débat à bâtons rompus où l’on cherche vraiment à avancer en

signalant les différences pour les dépasser, en   désamorçant  les blocages..

chaque  jeudi  de 19h 30 à 21h30

dans son local  8, rue de la Providence. 75013  Paris

accès  direct  rue

Bus Arrêt Bobillot-Tolbiac (62, 57, 67) T3  Stade Charléty

M° Tolbiac, Place d’Italie, Corvisart   RER Cité Universitaire

Pas de conso. Chacun apporte  quelque chose.

Limité à  douze personnes/

Un  nouveau  style plus vivant, plus  tonique  animé par un vrai penseur

(cf ses textes et ses vidéos  par Google)

Première réunion.   le 29  janvier 2015

Ouverture des portes à partir de 19h.

contact  06 60 75 52 48  halbronn@yahoo.fr

Bibliographie: Jacques Diament. Les  « Cafés de Philosophie ». Une forme inédite de socialisation par la philosophie ».

Ed L’Harmattan, 2001

Publié dans Conscience, couple, Culture, DIETETIQUE, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, judaîsme, LINGUISTIQUE, machine, MUSIQUE, NOSTRADAMUS, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SCIENCE, SOCIETE, symbolisme, Technologie | Pas de Commentaire »

La musique improvisée avec des gants.

Posté par nofim le 2 janvier 2015

Manifeste de l’improvisation pianistique PWW

par Jacques Halbronn

Le travail d’improvisation ne passe pas, selon nous, par les mêmes techniques que le travail d’interprétation. Le rapport au piano

doit différer. Une chose est de reproduire une partition, une autre d’en produire une.

Avec la technique PWW que nous avons encore récemment améliorée, on dispose d’une technique favorisant sensiblement le travail de composition musicale, à partir du piano.

Un  W  vaut pour Whistle et Whist.  En ce qui concerne le mode Whistle, c’est à  dire sifflement -parfois connu sous la forme « wiss », on dépasse le cadre du piano mais non celui du pianiste lequel désormais n’est plus « muet » (cf le paralléle avec le cinéma) mais produi du son/

Nous avons également adopté la production de sons s’apparentant à celui des langues mais sans recourir à des stéréotypes en usage. Le compositeur pourra ainsi, vocaliser toutes sortes de sonorités en toute liberté qui pourront, en aval, être rendus orchestralement – notamment en musique de chambre- selon la fantaisie de l’arrangeur.

en même temps qu’il joue. En aval, rien n’empêchera évidemment de rendre le sifflement par le biais d’un autre instrument (à vent, à cordes etc) mais rappelons que nous nous situons ici au stade de la composition indissociable de l’improvisation.

L’autre W vaut pour Wrist, c’est à dire le poignet et en fait toute la main, y compris la paume. Cette technique permet de gagner en rapidité en raison du très faible déplacement nécessaire pour produire de multiples variations. La paume nous apparait comme le point d’impact principal, le pivot de tout le travail pianistique. Mais encore une fois, en aval, au stade de l’interprétation, l’on peut tout à fait

envisager d’interpréter  une oeuvre PWW selon la technique classique.

Nous avons récemment ajouté  l’usage des gants et plus spécifiquement des mitaines dans la pratique pianistique créatrice. En effet,

le travail de la main nue s’avère assez éprouvant, ce qui nuit à la fluidité et à l’aisance de la dite pratique. Les conditions de travail

affectent, on l’aura compris, directement, la substance même de la musique produite. Nos dernières « percussions » PWW ont été réalisées en recourant à des mitaines (cf notre master class en vidéo sur You Tube) et désormais cela sera incontournable.

Nous proposons en 2015  des initiations à l’improvisation musicale PWW à notre studio de la rue de la Providence.(au n°8)

halbronn@yahoo.fr  et nous renvoyons au blog musimprovision pour l’écoute de nos improvisations. Cette  formation n »exige

strictement aucune formation musicale, n’exige notamment pas de savoir lire une partition. Elle s’adresse à des personnes n’étant pas passées par le moule du solfége et de la lecture des partitions.  Notre support de communication est l ‘enregistrement, tout en sachant qu’il sera de plus en plus envisageable de transcrire le son par le moyen des ordinateurs. Une autre formation que nous n’assurons pas

est celle d’arrangeur qui va retravailler  ce premier stade en vue de le rendre accessible à  diverses formations, du soliste à  telle ou telle formation collégiale.

Chaque stade a ses méthodes, ses techniques, ses pratiques et on ne saurait  en aucune façon  les confondre.

 

JHB

02 01 15

 

 

 

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Le signifiant n’a pas à répondre du signifié

Posté par nofim le 22 décembre 2014

La disconnection signifiant/signifié.  Pour  une économie linguistique.

par Jacques Halbronn

 

Nous dirons que si l’on observe les choses d’un point de vue purement commercial – ce qui est une approche assez inhabituelle mais  qui pourrait bien faire sens prochainement- il importe peu du point de vue d’un producteur de signifiants que l’on en fasse tel usage ou tel autre. Ce n’est que progressivement, selon nous, que tel signifiant aura été associé durablement à tel signifié et vice versa mais telle n’est  pas l’idée d’origine.  On a trop pris l’habitude de relier ces deux plans et cela se manifeste sur les plans divers non sans effets pervers, d’ailleurs.

Si l’on reprend nos exemples habituels, un « container » peut être rempli de cent façons différentes à moins que sa cargaison ne laisse des traces dans le « contenant » mais il faudrait y voir un accident de parcours comme lorsque l’on oublie un objet dans une valise par mégarde/ Il reste qu’en principe, le contenant -et donc le signifiant- doit se vider totalement pour pouvoir s’emplir à nouveau. Que dirait-on si une femme  quand elle  accouche d’un enfant avec un nouveau partenaire était marquée par sa grosses avec un précédent partenaire.   Normalement, le contenant doit être nettoyé de toutes traces de ses usages et emplois passés.

La question qui se pose, au niveau linguistique, tient à ce lien devenu beaucoup trop marqué entre signifiant et signifié et qui est un signe de dysfonctionnement du point de vue technique, instrumental. Est-ce qu’un violon se souvient des précédents morceaux qui ont

été  joués sur ses cordes?

Si l’on veut aborder notre domaine sous l’angle économique, il est clair que la production de signifiants doit être absolument dissociée de tel ou tel usage. Tout utilisateur peut  recourir à un outil  comme il l’entend, dans les conditions et le contexte qui sont les siens, en un instant T.

Si l’on prend le cas de l’économie des signifiants secrétés par la langue française tout au long de son histoire – en faisant abstraction

de la question  de savoir dans quelles conditions l’exportation a pu s’effectuer et en s’en tenant exclusivement à la gestion de la situation telle qu’elle peut être observée actuellement,  force est de constater que nombre de langues auront plus ou moins massivement « importé » des « mots » français. Certes, on nous objectera que ces mots auront été peu ou prou associés à des « signifiés » mais nous n’y verrons là que des exemples d’application qui n’ont qu’une portée contingente. Les importateurs ont toute liberté en effet pour en faire l’usage qu’ils jugeront bon d’en faire. En revanche, il ne saurait être question que ces usages restent à l’avenir « gracieux » . Ils seront

à l’avenir facturés, sans que les emplois qui auront pu être effectués de tel ou tel « mot » ait à entrer en ligne de compte. En tout état de cause, notamment, le fait que tel utilisateur de tel mot en ait fait un usage nouveau, inédit, ne saurait le dispenser de s’acquitter de ses dettes pas plus que le fait d’utiliser telle matière première de telle ou telle façon, aussi originale soit-elle, ne saurait exonérer en quelque

façon que ce soit de ce qui est dû au producteur.

C’est pourquoi nous entendons totalement dissocier signifiant et signifié. Pour un signifiant donné, on peut trouver un nombre infini

d’applications, c’est à dire de signifiés « accrochés au dit signifiant comme  pour un porte manteaux un nombre infini de vêtements qui ont pu s’y suspendre. Celui qui se procure un outil peut en multiplier les usages à sa guise une fois qu’il s’est acquitté de ce qu’il doit

au producteur du dit outil, que ce soit d’un point de vue de location ou de propriété mais cette propriété ne saurait concerner que son droit à faire usage du dit outil mais certainement pas de s’en approprier la propriété intellectuelle voire même d’en faire commerce si ce n’est en termes de service comme quelqu’un qui aurait acheté un camion et amortirait son achat par les usages qu’il en effectue.

Laisser croire que tel signifiant est associé par essence à tel signifié doit être impérativement rejeté épistémologiquement. On pourrait y voir une sorte d’anthropomorphisme en rapport avec la notion de couple, dans une approhe monogamique. Or, l’outil par définition s’inscrit dans une logique polygamique et il importe de désenclaver la linguistique en l’intégrant au sein d’un ensemble qui est celui des outils en général en laissant de côté les usages qui en sont proposés par tel ou tel utilisateur. Le rapport signifiant/signifié ne saurait être considéré que diachroniquement – et donc anecdoctiquement –  et non synchroniquement.

Cela dit,   faudrait-il conclure de telles considérations que certains signifiés ne sont pas indissolublement liés à tel ou tel signifiant? Peut-on revenir sur certaines corrélations? Nous répondrons que tout est question d’ingéniérie. Si l’on ne dispose de l’ingéniérie nécessaire, la possibilité de changer de contenu restera probablement virtuelle. Notre humanité a une certaine liberté de manoeuvre dans un certain

nombre de domaines à commencer par ce qui reléve du domaine juridique . On peut cetainement changer la couleur d’une voiture mais on ne sait pas encore changer la couleur des yeux d’un enfant à naitre, par exemple. Notre aptitude au changement est tributaire de la présence de certains ‘ingénieurs » comme dans le cas de « juristes » aptes à réformer par exemple la constitution actuellement instaurée.

Dans le domaine linguistique, l’humanité a une certaine marge de manoeuvre si ce n’est que prévaut le plus souvent un certain

conservatisme qui tend à perpétuer tel lien entre signifiant et signifié. Mais il s’agit là d’un dysfonctionnement social qui ne saurait influer sur la théorie lingustique. Saussure aura été victime de cet obstacle épistémologique en entérinant un certain état de fait dans sa  théorie au lieu d’élever le débat en relativisant le poids de la diachronie.

Selon nous, la nouvelle linguistique n’a pas à prendre en compte les contingences de la diachronie des usages. Un mot, quel qu’il soit, n’a aucune vocation à « porter » tel signifié plutôt qu’un autre pas plus qu’une femme  à être fécondée par tel homme plutôt qu’un autre, la seule limitation étant la non compatibilité hors de l’espèce humaine -ou des paramétres d’âge bien évidemment/

En effet, si la linguistique devait s’encombrer de la question des signifiés ayant pu historiquement être associés à un signifiant donné – ce qui peut  certes intéresser l’historien des mots et des textes-  on se situe alors dans le cadre particulier d’une linguistique historique-

on rencontrerait toutes sortes d’apories, à savoir  la façon dont on va décrire tel usage en se servant de divers mots (ou signifiants) pour ce faire, lesquels signifiants seront tout autant qu’ils sont autant d’outils à usages multiples.

On aura donc compris que de la même  façon que les linguistes du XIXe siècle déclarèrent renoncer à traiter de la question de l’origine du langage, nous pensons qu’il serait sage pour la linguistique synchronique de faire abstraction des signifiés en se cantonant à la question des signifiants. On ne saurait notamment confondre la question des dérivations autour d’un même signifiant ( conjugaisons, déclinaisons, dérivations, affixations) et celle des signifiés. La première fait partie intégrante de la fabrication de  signifiants tandis que la seconde ne saurait revêtir qu’un intérêt historique -certes passionnant mais ô combien aléatoire.

Il est  fondamental de rétablir le primat du signifiant sur

le signifié. Le signifiant est masculin et le signifié féminin

et ce en dépit du fait que les  femmes soient fécondées par les

hommes et soient « porteuses ». Cela s’explique si l’on admet

que comme il est dit dans la Genése, la femme est issue de

l’homme androgynal, qu’elle est en quelque sorte une

création de l’homme comme toute forme de machine. Il

n’est pas concevable par conséquent d’opposer le créateur )

sa création/créature. Une fois de plus, la confusion tient

au fait que l’on situe dans l’espace, la synchronie ce qui

reléve de la chronologie, du passage de la puissance à  l’acte..

 

JHB

28 12 14

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, ECONOMIE, FEMMES, LINGUISTIQUE, machine, MUSIQUE, sensorialité, symbolisme | Pas de Commentaire »

Le manque et l’addition

Posté par nofim le 9 décembre 2014

Le syndrome de l’addition. L’organique et l’instrumental

par  Jacques  Halbronn

 

Selon nous, tout manque se manifeste par un ajout et tout ajout est signe de manque.  Interroger quelqu’un sur ce qui l’a conduit à

ajouter quelque chose conduit à aborder un moment de manque correspondant  au début de cette addition. On peut demander ainsi

à quelqu’un: depuis quand  depuis quel âge,  il porte des lunettes, dans quelles circonstances, cette addition s’est produite. Les lunettes

appartiennent à ce que nous appelons ‘instrument » alors que les yeux relévent de ce que nous appelons « ‘organe » même si l’on peut parler d’un « appareil »  » organique comme l’appareil digestif. Notre rapport au manque n’a pas lâ même signification selon qu’on est homme ou femme. Chez la femme, le manque serait plutôt « normal » alors que cela ne le serait pas, selon nous, chez l’homme.

En ce sens, nous recommandons la solitude en ce qu’elle implique le refus des additions mais cette solitude doit concerner  non seulement une autre personne mais aussi un autre animal  voire tout objet, en dehors du sol sur lequel nous nous tenons, nous marchons, nous dormons,  cela va de soi. Cette solitude ne saurait non plus exclure de quoi se nourrir  et donc une présence au sein de la nature mais sans se forger d’instruments, d’outils, sans abimer celle-ci mais en prenant ce qu’elle a à nous donner, à commencer par les fruits qui sont l’expression même d’un « produit » qui se suffit à lui-même et qui n’exige aucune addition pour être consommé et qui est à la fois solide et liquide, à l’instar d’ailleurs de la viande qui rassasie à la fois la faim et la soif mais qui exige le feu pour être cuite et non pas seulement le soleil comme pour le fruit.  L’on peut penser que l’homme peut consommer de la viande crue mais chaude si l’animal vient juste d’être tué.

Celui qui s’aime  (Aime ton prochain comme toi-même) aura appris à éveiller toutes ses potentialités, celles de son cerveau, de sa voix, de ses mains et de ses pieds, entre autres, ce qui le rendra autonome par rapport au monde « extérieur ». Celui qui ne s’aime pas, ne se connait pas pleinement en tant qu’être humain – ce qui nous différencie les uns des autres est notre faculté à exploiter nos « talents » avec plus ou moins de bonheur- sera conduit à faire appel à une aide extérieure, ce qui créera des liens avec « son prochain ». Ce sera notamment le cas des femmes et dès le plus jeune âge. Et c’est pourquoi ce qui est bon pour le sexe féminin ne l’est pas nécessairement pour le sexe masculin et vice versa. Les valeurs ne sont pas les  mêmes et on pourrait aller jusqu’à dire qu’elles sont inversées. Freud a insisté sur la conscience du manque chez la femme. Ce qui implique donc une nécessaire addition en compensation.

Nous avons développé les notions d’altérité intérieure « ‘aime-toi (même) » et d’altérité extérieure (« aime ton prochain »). On voit qu’il faut commencer par s’aimer soi-même (Evangile) pour aimer autrui. Et il en est qui ne s’aiment pas, n’aiment pas ce qu’ils ou elles sont

devenus et donc seront enclins à ne pas s’intéresser à leur personne et à ne pas pratiquer le « connais-toi toi-même » (grec) qui fait pendant  selon nous au « Aime-toi  toi-même » (judéo-chrétien) en une sorte de fuite en avant où le « pouvoir » (et donc le

vouloir) remplace le « savoir », la connaissance de ce qui est inné, originaire.

L’autre nous fragilise ne serait-ce que parce qu’il peut s’absenter, voire disparaitre, par le vol ou la mort, et tout bonnement par le départ, quelle qu’en soit la raison. Mais pour les femmes,  le lien à autrui, aux objets est vital et elles en assument le prix. Pour les hommes, ce lien vient parasiter leur développement et peut détourner leur énergie, l’épuiser en cas de séparation, de perte. La solitude est plus féconde, plus heuristique pour l’homme que pour la femme, à tout âge et vice versa en ce qui concerne la « compagnie ». L’homme n’a pas besoin d’être inspiré par autrui, mais en revanche, il a une grande force d’inspiration dont il peut faire profiter son prochain. Aimer son prochain, pour l’homme, implique lui donner ce qui a été secrété en lui- même, de lui-même.

Il faut insister sur le’ fait que pendant toute une période de son évolution, les hommes se sont développés en améliorant leurs

performances et les plus performants avaient le plus de chances de survivre -(Struffle for life. Darwin). On sone souvent à un homme se

servant d’un bâton  mais le premier bâton n’est-ce pas notre bras, notre main? On saisit là la différence entre progrès organique et

progrès instrumental. Le premier se transmet génétiquement, le second culturellement.

Quand les humains commencèrent à se servir d’objets, le développement organique fut enrayé et le progrès désormais ne passera

plus par l’organique mais par l’instrumental et cela fait belle lurette que personne n’attend plus rien d’un progrès organique alors qu’il

est évident celui-ci est bien  la clef pour comprendre comment nous sommes devenus ce que nous sommes devenus.

Le recours à l’objet extérieur correspond à un basculement de l’évolution humaine qui aboutit  à notre état de dépendance par rapport aux machines que nous nous fabriquons faute de savoir nous développer nous-mêmes. Et cela est une addition qui est cause et conséquence d’un manque, et d’échec. Autrement dit,  le passage à l’objet serait la marque d’une faillite et cela  nous renvoie à la Génése

où l’on voit l’Adam androgyne (mâle et femelle tout à la fois) se dédoubler. Pour faire image, on comparera à cette Palestine qui elle aussi a été ains divisée à l’instar d’Adam dont on détache une partie de lui-même. Rendre l’homme dépendant, c’est l’affaiblir, c’est

rendre possible une separation entre ces deux corps (mais Dieu luî même ne peut qu’être androgyne, on ne l’imagine pas doté d’une épouse! Or Adam est initialement conçu à l’image de Dieu).

La fin de l’androgynat  marquerait ainsi  un tournant essentiel dans l’évolution ne serait ce que par le manque qui est manifeste lors de

la procréation qui exige de revenir au stade androgynal mais qui peut être interrompue par la seule femme.(IVG, avortement). Il vaudrait d’ailleurs mieux aborder la question de façon cyclique. Il y a un temps de l’androgynat, qui est celui de la « conjonction »

-symbolisée par la rencontre tous les 7 ans entre Saturne et l’une de 4 étoiles fixes royales) puis un temps de la dissociation de l’androgyne qui est celui de la disjonction de Saturne s’éloignant de l’une des dites étoiles. ¨Puis revient un nouveau temps

androgynal et ainsi de suite.. On aurait donc tort de voir dans les deux premiers chapitres de la Genése deux versions différentes de

la création de la femme . Le premier chapitre traite non pas de deux personnages mais du seul Adam, tant masculin (zakhar) que

fémini (nequéva) alors que le second chapitre traite de la déconstruction de l’Adam en  un mâle (Ish) et une femelle (Isha).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

09 12 14

Publié dans Conscience, Culture, DIETETIQUE, ECONOMIE, FEMMES, MUSIQUE, RELIGION | Pas de Commentaire »

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