L’ermite et le modéle masculin

Posté par nofim le 6 décembre 2014

La solitude comme idéal masculin face . Les délirs du pouvoir et la mixité.

par  Jacques Halbronn

 

S’il fallait définir ce que nous entendons par « valeurs » masculines, nous  résumerions d’un seul mot : solitude, et les équivalents que sont

l’autonomie, l’auto-suffisance et c’est la première chose que le jeune enfant mâle doit apprendre à vivre pleinement. Cela nous renvoie d’ailleurs à une certaine forme de spiritualité qui est celle des moines, dont le nom même signifie l’idée de solitude (monos), de toutes obédiences et autres ermites (cf l’arccane de ce nom du Tarot). On retrouve certaines idées de ce type dans le « manuel d’Epictète ».

On trouvera des exemples d’une telle  »ascèse » dans le   «  Yoga  tibétain et les doctrines secrètes ou les sept livres de la Sagesse du Grand Sentier » (Paris,  Ed Jean Maisonneuve successeur 1987 )qui attestent de telles valeurs  qui recoupent, il nous semble, que la distinction que nous opérons entre altérité intérieure et altérite extérieure.  Nous dirons que pour les jeunes garçons, en « bas âge »,  une vie « monacale » serait  la voie la plus indiquée. La richesse doit se chercher en soi et non à l’extérieur de soi. Dans le « Manuel d’Epictète », il

est recommandé de ne pas dépendre de ce qui ne dépend pas de nous, c’est à dire de tout ce qui est du domaine de l’avoir et qui peut nous

être enlevé à condition bien sûr de prendre ce verbe au sens de possession d’un objet extérieur et non pas dans celui de « ‘j’ai des mains », le recours à un même verbe est source de confusion insigne. On aura compris que la véritable autonomie ne signifié pas que l’on ne dépend de personne mais que cela implique de ne pas dépendre de tel ou tel objet. Le droit civil distingue clairement - par opposition au droit pénal-  ce qui est et n’est pas réellement nôtre.

Cette voie solitaire  n’est point celle que nous  considérons viable pour les « petites filles » et quand on a pris conscience de cela, l’idée de

mixité apparait pour ce qu’elle est: une lubie.

Nous avons dénoncé une démarche qui définit ses objectifs mais ne se soucie pas du point de départ. Ce n’est pas le moindre défaut des femmes de ne pas tenir compte du potentiel inné des gens et de  dispenser un enseignement standard, censé valoir pour tout le monde,

sans distinction. Il s’agit là d’une inacapacité que l’on voudrait faire passer pour  de la « vertu ». (faire de nécessité  vertu). En ce sens, ce

qui distingue ce que  l’enfant apprend à l’école est bien diffèrent de ce qu’il peut attendre de l’école laquelle fonctionne dans le globale alors

qu’à la maison, on a plus les moyens de traiter son cas de façon spécigfique. En ce sens, la famille nous apparait bel et bien comme pouvant compenser les carences de l’école qui travaille dans le quantitatif et le général.

En tout état de cause,  si l’on veut atteindre un but, il faut savoir d’où l’on part et si l’on veut atteindre une égalité entre garçons et filles, il est indispensable de préciser  quelles sont les forces et les faiblesses de chacun, notamment au regard de son sexe.

Or, nous sommes ici en présence de gens qui n’entendent aucunement préciser les différences initiales entre garçons et filles car ils

partent du postulat selon lequel ces différences ne seraient dues justement qu’à l’environnement, à l’acquis social.

D’où vient un tel postulat éminemment improbable et quelle philosophie de l’homme, cela  sous-tend-il? On est là dans une sorte

d’anti-lamarckisme exacerbé qui laisserait  supposer que nous ne serions aucunement marqués par notre passé génétique et que nous serions comme une sorte de pâte à modeler à la disposition des « puéricultrices » qui feraient des enfants ce qu’elles veulent. Ce qui renvoie

à une certaine conception du pouvoir défini comme étant en mesure de structurer le monde à sa guise. La question de l’égalité ou de l’inégalité des sexes se résumerait à des considérations politiques. Il suffirait de vouloir pour pouvoir. On est là dans une opposition du

politique au scientifique.

On a vu, ces dernières décennies, des pressions exercées sur le pouvoir pour qu’il instauré d’autorité l’égalité entre les sexes, qu’il vote

les lois nécessaires. D’où des gouvernements paritaires, d’où des nominations d’une femme premier ministre (Cresson) par François

Mitterrand,  la mise en avant d’une Simone Veil par Giscard d’Estain, il  y a 40 ans sur la question de l’IVG. Bien des femmes ont

d’ailleurs reconnu, non sans un certain cynisme, qu’elles n’auraient pas faite la même carrière si elles avaient été des hommes, grâce

à la discrimination positive. Mais l’on peut dire aujourd’hui que la montagne a accouché d’une souris et que l’on est bien obligé de respecter la vraie hiérarchie des mérites, quitte à payer des salaires exorbitants pour avoir les meilleurs qui sont d’ailleurs rarement des femmes, que ce soit dans le domaine du  foot ball ou des affaires.  La femme reste une « danseuse » que l’on peut se permettre de mettre en

avant quand  il n’y a pas trop d’enjeux à la clef, ne serait-ce que pour  flatter un certain électorat féminin. Mais il est heureux que le

pouvoir politique  qui est le véritable artisan et support du féminisme ait ses limites tant sur le plan économique que scientifique.  La montée en puissance des femmes au plus haut niveau ne  pourrait selon nous qu’être un symptome de dysfonctionnement et de corruption

d’une société qui risquerait à terme de le payer très cher au regard d’une sévère compétition.

On ne répétera en effet jamais assez que le talon d’Achille des femmes, tient à leur dimension chorale, c’est à dire horizontale: elles sont

douées pour diffuser le plus largement mais bien moins pour générer de nouvelles dynamiques d’avant garde. En ce sens, elles sont d’abord des gestionnaires du quantitatif,  ce qui conduit à une certaine médiocrité.

Un tel tassement de la population prétendument « unisexe » nous apparait de façon emblématique dans le domaine des pratiques

religieuses. On prendra l’exemple de la synagogue  aujourd’hui:  le rabbin récité en choeur avec les fidèles, sur la base du « livre de prières » et chez les Juifs « libéraux », il y a des femmes rabbins qui officient. Or,selon nous, le role du vrai rabbin n’est pas de réciter en choeur

semaine après semaine les mêmes pages mais bien d’improviser (en hébreu comme en français) avec les fidéles qui reprennent en

choeur, dans un deuxiéme temps, ce qu’il a exprimé et ainsi de suite. Il importe ainsi de mettre en évidence une telle dualité de l’un et

du pluriel, non seulement en invoquant Dieu mais en accordant au prêtre un rôle d’entrainement, qui le démarque du groupe. Que le leader religieux récite en même temps que la « salle » les mêmes textes nous apparait comme une déviance, un piètre exemple, un pattern

pernicieux. Il est fâcheux qu’un certain réformisme juif  ait fini par se cristalliser à ce point. Or nous n’avons cessé de dénoncer les

méfaits de la lecture et du livre, et cela vaut pour ceux de prières bien évidemment.

Pour en revenir à l’éducation des petites filles, ce qui est « bon » pour elles ne le sera pas nécessairement pour les petits garçons à commencer par l’apprentissage de la lecture qui est bien plus profiables aux premières du fait qu’elles auront besoin d’un tel savoir

(et cela vaut aussi pour les partitions) pour atteindre une certaine uniformisation qui fait partie intégrante de leur statut de « scribe ».

Trop de petits garçons sont entravés dans leur épanouissement par tde tels apprentissages valorisés par un personnel d’ailleurs

majoritairement féminin et qui n’est pas conscient de sa programmation « innée » et croit accéder à quelque universalité qui rend

les enfants interchangeables. Nous sommes donc, on l’aura compris, pour « protéger » les petits garçons, de façon à les encourager à

exploiter au mieux leurs facultés sans la tenation de toutes sortes d’aides extérieures (personnes, machines etc). Il est même possible

qu’il soit à considérer (sur le modéle du kibboutz) une séparation des enfants d’avec les parents. Le monde religieux a un rôle important

à jouer  dans le sens d’une prise de conscience de ce qui distingue les sexes. Et certains discours féministes et « mixistes » nous semblent en réalité être inspirés par une certaine pulsion de castration de fort mauvais aloi et pouvoir être qualifié de poison pour notre civilisation.

 

 

Bibliographie:

Solitude et communion. La vie érémitique. Un lien très fort d’unité entre  les différentes confessions chrétiennes. Vie Monastique n°28

Abbaye de Bellefontaine, 1992

Entretiens du frères Ermite du Mont-Liban avec un  jeune Français  arrivé dans sa solitude sur la philosophie moderne, le prêt à intérêt ou

usure et les plaisirs impurs ou libertinage par l’abbé Raymond, prêtre du diocèse d’Avignon,  Avignon,  Rastoul, 1836

Le Manuel d’Epictèe, trad M. Dacier, Avignon, Aubanel, 1967

 

 

 

 

 

 

 

JHB

06 12 14

 

 

 

 

 

Manuel d’Epictète

 

 

Publié dans Conscience, Médecine, MUSIQUE, RELIGION, SOCIETE, SPORT | Pas de Commentaire »

La dimension germanique de la langue française

Posté par nofim le 21 novembre 2014

Le français comme synergie entre langues latines et germaniques

par  Jacques Halbronn

Nous nous sommes demandés récemment ce qui a fait de la langue française ce

qu’elle est et sa supériorité par rapport  aux autres langues latines(italien, espagnol,

portugais etc)  dans leur rapport avec les langues du nord de l’Europe. En quoi

d’ailleurs les langues latines se distinguent-elles entre elles en dehors de quelques

particularités comme  la disparition du « p » en castillan dans les verbes comme

llorar (pleurer), lleno (plein), lluever (pleuvoir), ou du « c » dans llamar (clamer)

llave (clef), ce que l’on appelle des aphéréses par opposition aux apocopes, qui

concernent l »élision en fin de mots. On trouve ce même phénoméne en hébreu

avec « lev » (en arabe qalb), le coeur, pour ce qui est des langues sémitiques. L’on connait

aussi le passage du g allemand au w anglais: Sorge, sorrow,  Morgen, (to)morrow.

Il serait bon de ne pas oublier la prononciation laquelle peut ne pas apparaitre au niveau

de l’écrit. Le fait, notamment, de ne pas rendre la consonne finale en français ne vaut

qu’à l’oral.

Or, cette apocope « orale » de la consonne – qui a souvent du précéder dans certaines

langues la forme écrite- apparait comme un marqueur de genre en français, ce

qui n’est nullement le cas des autres  langues latines. Alors qu’en français, c’est

la (non)prononciation de la finale qui détermine le genre, dans les autres langues

latines,  le o correspond au masculin et le a au féminin, en réglé générale. Mais

qu’en est-il en hébreu? Il n’en est pas ainsi et l’hébreu en ce sens est à rapprocher

du français : qatan (petit) donne au féminin « quetana ». C’est également ainsi

qu’il en est en allemand avec klein (petit) et kleine (petite). On retrouve le procédé

en russe où le féminin est indiquée par une voyelle venant s’ajouter  à la consonne

masculine:  Krassiv (beau),  Krassiva ( belle)., donc selon des modalités fort proches

de l’hébreu. Le russe d’ailleurs, à l’instar des langues sémitiques, n’a pas de verbe

avoir,  stricto sensu et construit cette notion comme ces langues par la forme: c’est à moi.

‘Ou miénia,  en hébreu iech li, en arabe  andi) avec un verbe être qui lui-même est

comme sous entendu. Ceci à moi  plutôt que ceci est à moi.

On saisit bien entendu les différences entre ces trois langues , le français, l’allemand

et l’hébreu. L’allemand prononce la consonne finale et marque le féminin par le « e »

(qui n’est pas du tout muet, que l’on peut rendre par un ö). Le e final de petite

est beaucoup moins marqué que le  e final de « kleine ». Et quant à l’hébreu, il recourt

à la finale « a » et non à « e », et en ce sens se rapproche du modéle latin du moins

pour le féminin avec des expressions étranges comme le pronom personnel

Ata, qui désigne le tu au masculin et At au féminin, ce qui va à l’encontre de la régle

mais qui montre bien que l’opposition est consonne/voyelle en hébreu, en

allemand et français et non voyelle/voyelle, ce qui nous semble faire de la voyelle

un élément féminin qui est évacué dans l’écrit des langues sémitiques comme

donnée supplétive.. Un cas célébre est celui de Ish et Isha, au début de la Génése pour

désigner l’homme et la femme.  L’adjonction du a correspond à l’idée que la femme se situe

dans le prolongement de l’homme dans les langues qui ont un féminin plus long, ce qui est le cas

du français mais point celui des autres langues latines.

On aura donc compris que le français et l’allemand comportent des similitudes

en ce qui concerne les marqueurs de genre et c’est ce qui nous permet de déclarer

que la langue française a un substrat germanique qui détermine sa différence

par rapport aux autres langues latines. Le nom même de France ne renvoie-t-il pas

à un peuplade germanique, les Francs (la France est encore appelée en allemand

Frankreich)?

Cela n ‘aura pas été- on le conçoit- sans influence sur la formation de l’anglais

largement sous influence française. Mais l’anglais aura évolué vers un autre stade,

à savoir l’absence de marqueurs de genre pour les adjectifs, ce qui n’est nullement

le cas en allemand ou en français. Cette évolution est très vraisemblablement due

à une certaine « lecture » du français d’autant – comme on l’a dit- que le « e » marqueur

du féminin en français est bien plus atténué que le « e’ allemand dans cette même

fonction. C’est pourquoi les Français prononcent « Goeth » au lieu de Goethö » pour

Goethe. On a d’ailleurs le même probléme avec les marqueurs de pluriel en français

qui sont imperceptibles à l’oral, ce qui aura conduit l’anglais à renoncer aux

marqueurs de pluriel pour les adjectifs. Quand à la conjugaison, la « neutralité »

de l’anglais tient probablement à la non prononciation de la forme ‘ent » à la troisiéme

personne du pluriel français, à quelques exceptions près notamment pour les auxiliaires

être et avoir ainsi que faire (sont, ont, font), ce qui donne l’impression d’un caractère

invariable du verbe pour un observateur superficiel.

En conclusion, nous dirons que le français a germanisé le latin et a adopté pour

les marqueurs de genre, notamment au regard de l’adjectif, un modéle que

l’on retrouve tant dans les langues germaniques que slaves ou sémitiques, ce qui

fait en cela des langues latines une sorte d’exception. Et cela semblerait pouvoir

expliquer ce qui a permis aux mots français (mais aussi largement à la langue,

à certaines périodes) de pénétrer, de s’infiltrer au sein des dites langues

germaniques, slaves et sémitiques (notamment  au niveau dialectal, parlé). Sans

ce profil spécifique de ce latin rendu à la mode germanique, il est probable que

la fortune du français hors du domaine latin eût été sensiblement moins marquante.

Comme on l’a dit plus haut, le type de marqueurs de genre pourrait correspondre à une

certaine idée de l’homme et de la femme. Inégalité au nord  mais aussi dans le monde sémitique avec la femme perçue comme

prolongement de l’homme et donc un féminin mis en place par une addition  et égalité au sud avec un

féminin recevant un traitement paralléle  des deux genres : avec dans un cas la finale O et dans l’autre la finale A.

 

JHB

27 11  14

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Culture, LINGUISTIQUE, MUSIQUE | Pas de Commentaire »

Les deux paradigmes astrologiques: Babel I (JH) et Babel II (MG)

Posté par nofim le 15 novembre 2014

 

Les nouveaux paradigmes de l’Astrologie: au prisme de la Tour de Babel (Genése XI)

par  Jacques  Halbronn

Un des passages les plus étranges du Livre de la Genése traite de la Tour de Babel:

« 11 Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots. 2 Après avoir quitté l’est, ils trouvèrent une plaine dans le pays de Shinear et s’y installèrent. 3 Ils se dirent l’un à l’autre: «Allons! Faisons des briques et cuisons-les au feu!» La brique leur servit de pierre, et le bitume de ciment. 4 Ils dirent encore: «Allons! Construisons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel et faisons-nous un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre.» 5 L’Eternel descendit pour voir la ville et la tour que construisaient les hommes, 6 et il dit: «Les voici qui forment un seul peuple et ont tous une même langue, et voilà ce qu’ils ont entrepris! Maintenant, rien ne les retiendra de faire tout ce qu’ils ont projeté. 7 Allons! Descendons et là brouillons leur langage afin qu’ils ne se comprennent plus mutuellement.» 8 L’Eternel les dispersa loin de là sur toute la surface de la terre. Alors ils arrêtèrent de construire la ville. 9 C’est pourquoi on l’appela Babel: parce que c’est là que l’Eternel brouilla le langage de toute la terre et c’est de là qu’il les dispersa sur toute la surface de la terre. » (trad. Segonds)
Selon nous, ce passage implique qu’un paradigme unitaire ait laissé la place à un paradigme pluriel. Or, cela correspondrait assez bien
à deux corpus astrologiques particulièrement marquants, à savoir celui que deux chercheurs français mirent en place au cours des 60
dernières années,  d’une part Michel Gauquelin pour le second et de l’autre Jacques Halbronn, pour le premier, si l’on suit l’ordre
chronologique. On ne saurait en effet concevoir deux modéles aussi différents que ceux établis respectivement par MG et JH.
Le modéle MG est celui qui s’apparente à  Babel II, à savoir le temps de la pluralité  tandis que le modéle JH serait celui qui recouperait
Babel I, à savoir le temps, précédent, de l’Unité.
On sait que nous avons souvent émis des réserves à l’encontre des résultats MG car nous avions le sentiment que les deux modéles
étaient incompatibles. Or, l’histoire de la Tour de Babel  nous permet de les réunir diachroniquement. Cela ne signifie d’ailleurs
pour autant que Babel I  ait  été remplacé par Babel II mais que les deux paradigmes se superposent, se croisent.
Nous dirons donc désormais que Babel I  correspond au cycle de Saturne, tel que défini par JH (l’auteur de ces lignes), en ce qu’il se
présente comme unitaire et que Babel II correspond à une cetraine diversification des planétes « utiles », en rappelant que pour
Gauquelin, 5 astres seraient opérationnels, Lune, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne, correspondant à des créneaux socio-professionnels
bien distincts ‘et cloisonnés.
Ces deux paradigmes n’auraient, selon nous, pas été élaborés de concert mais de façon successive sinon alternative. Le modéle MG
aurait été élaboré dans un deuxiéme temps, (second thought) et correspondrait tout à  fait au « récit » que nous avons rapporté du
Livre de la Genése, où Dieu – ou les dieux- remettet en question ce qu’ils avaient édifié ou laissé s’édifier. Il est clair que ce pluralisme affaiblit l’Humanité voire la paralyse en en complexifiant les modes de communication.
On ne peut s’empêcher de faire le paralléle avec  une humanité d’abord « adamique » (à l’image de Dieu) puis où vient émerger l’élément
féminin (par la suite appelée Eve, lors de l’expulsion du Jardin d’Eden). Là aussi, l’on peut y voir un certain revirement avec le passage
de l’un au deux -avec à la clef la progéniture du couple (Cain et Abel etc)
Précisons que pour notre part, nous nous situons dans une perspective bio-technologique qui permet des reprogrammations. Mais ajoutons que les liens ainsi constitués ne tiennent pas à une influence « naturelle » des astres mais à  leur instrumentalisation en tant que
signaux. Autrement dit,  les humains seraient programmés pour capter certains signaux formés par certaines configurations  choisies par rapport aux besoins du systéme ainsi mis en  place.
On peut certes s’ingénier à discuter du bien fondé des 5 astres mis en exergue statistiquement par Michel Gauquelin. Là encore,pourquoi ces astres et point d’autres et pourquoi  5 et non 4 ou 6  ou plus? Il revient à l’historien de prendre acte de l’effet des
décisions prises et non de plaquer les acquis d’une astronomie moderne (comme le fait Jean-Pierre Nicola) sur une astrologie antique., au risque d’ailleurs de l’anachronisme. Autrement dit, la question n’est pas le pourquoi mais le quoi et le qui? A moins d’adopter la
totalité des com-possibles,  des choix -certes arbitraire- sont inévitables.
On dira donc que l’astrologie monoplanétaire, saturnienne, constitue un premier étage et l’astrologie pluri-planétaire un second, sans que l’on sache quel intervalle de temps les sépare.
Il nous apparait que l’on aura finalement abouti à un systéme mixte sinon hybride, à partir de deux logiques différentes. Toute la question est de savoir si le premier paradigme est toujours en vigueur en dépit de l’existence d’un second.   Il nous semble que les deux
sont actifs; ce qui est probablement cause de bien des tensions. Quand la conjonction se forme, l’affrontement entre les deux
systéme atteint son paroxysme alors que la
disjonction laisserait le champ libre au second paradigme.
On retiendra que la mission des femmes serait, selon
notre lecture du Livre de la Genése de saboter la progression
des hommes.
17 11 14

 

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, machine, Médecine, MUSIQUE, POLITIQUE, RELIGION, SCIENCE, SOCIETE, Technologie | Pas de Commentaire »

L’importation massive de mots français par le monde anglo-saxon et germanique

Posté par nofim le 23 octobre 2014

Vers une économie linguistique. La dette  « germanique » envers le monde francophone.

 

par Jacques Halbronn

 

La thèse d’un choc linguistique d’ici le demi-siècle nous apparait comme un enjeu économique majeur pour les prochaines décennies. Préparer un tel choc économique doit s’envisager dès à présent en vue d’une véritable « guerre des langues » et du fait d’un certain

néo-colonialisme linguistique (cf les travaux de Louis-Jean Calvet). Le monde  francophone ne saurait renoncer à de tels défis mais il faut prendre conscience de leur ampleur et des résistances qui ne manqueront point de se manifester, et notamment au nom de la « Science » et de la « linguistique ». C’est pourquoi nous pensons qu’il importe de montrer que la linguistique contemporaine aura été mise en place pour précisément éviter un tel « choc », de telles revendications que d’aucuns n’hésiteront probablement pas  à qualifier de  « démentes ». Il ne faudra pas se décourager pour autant!

Enjeux économiques avons- nous dit, et qui relévent en fait d’une  véritable spoliation!  Le mot n’est pas trop fort. Et la politique de l’autruche des emprunteurs  nous fait songer peu ou prou à la crise des subprimes, qui concerne également les USA comme c’est le cas

pour l’affaire des emprunts linguistiques au français qui n’a cessé de se manifester sur près de 1000 ans. (conquéte normande en 1066)

et cela n’est pas sans rapport avec le « French Bashing » comme on finira bien par en  prendre conscience tôt ou tard.

Il est clair que lorsque l’on interroge des locuteurs natifs anglophones, on est le plus souvent dans le déni selon un argumentaire plus

ou moins sophistiqué. Cela va de l’origine « latine » du français aux « faux amis »  qui n’ont plus rien à voir avec l’original français – argument d’ailleurs souvent avancé par les professeurs d’anglais en France.

L’enjeu est d’autant plus crucial que l’anglais est bel et bien en position de langue « mondiale » mais c’est précisément la notion même

de ‘langue » en tant qu’entité une et indivisible qui fait ici épistémologiquement probléme en un temps où les physiciens nous expliquent que tout est continuum. Un tel cloisonnement est d’autant plus inacceptable que l’on sait à quel point les notions d’importation et

d’exportation sont déterminantes en économie. Pourquoi ne pourrait-on parler de « ‘balance » des paiements  au niveau linguistique? D’ailleurs la notion d’ »emprunt » linguistique est parfaitement bien  établie et l’on passe aisément de l’emprunt à l’endettement à moins

que l’on ne mette en avant quelque argument légitimant  une certaine forme d’appropriation.

Or, le monde francophone n’a aucun intérêt -et ne peut d’ailleurs se le permettre  –  à valider un certain discours qui placerait le domaine des langues hors du champ économique et il  est bien de notre intention de ne pas laisser se perpétuer plus longtemps une telle spoliation dont le français ferait les frais.

Les linguistes sont d’ailleurs, pour la plupart, parfaitement au courant de la masse de mots français entrés en anglais au cours des siècles au point que l’anglais moderne  est devenu une langue hybride, bâtarde, bref colonisée et qui en porte les stigmates. Mais ils tendent à minimiser et à relativiser les tenants et aboutissants d’un tel « dossier ».

Pour ne pas tomber dans certains piéges, il importe de commencer par déconstruire l’idée d’entités linguistiques indépendantes les

unes des autres. Or, la phonologie a sa raison d’être dans une telle idée. Pour cette « science »,  un locuteur est marqué par la nécessité de gérer au mieux la langue dans laquelle il s’exprime sans se soucier des autres langues.  On évacue ainis toutes les considérations

diachroniques et on décide d’une sorte de statu quo sur lequel il ne serait pas question de revenir. Car que se  passerait-il, n’est-ce pas, si chaque langue revendiquait des « royalties », des redevance sur ce que les autres langues lui devaient et continuent à lui devoir si

les mots ainsi concernés sont encore en usage? Ce serait un désordre total, n’hésiterait–on point à conclure.

Or,  dans ce domaine, il est des langues qui sont plus « égales » que d’autres et aucune langue vivante, à notre avis, n’aura exporté

aurant de mots vers d’autres langues que le français, au cours des dix derniers siècles. Donc  les langues ne  sont nullement toutes

logées  à la même enseigne en matière d’économie linguistique.

On ajoutera qu’il n’est certainement pas plus ‘moral » d’accepter que tel pays vende le pétrole ou le gaz de son sous-sol alors qu’il n’y est

pour rien, au regard des chronologies, alors que la France est directement concerné par  la langue française qui en émane. Certes,

on nous répliquera non sans un certain cynisme, qu’il est plus facile de « voler » des mots que des  barrils de pétrole. Mais les temps

changent et l’on sait que le « piratage » des textes et pourquoi pas des mots devient un enjeu majeur et que les moyens pour

détecter le dit piratage sont de plus en plus sophistiqués. On sait aussi que les récentes affaires d’espionage électronique ont montré

à quel point il était possible de contrôler l’usage de tel ou tel mot. Donc logistiquement, rien ne s’oppose techniquement à la mise en

place d’un « marché », d’un « commerce » des mots.

Car c’est bien des mots qu’il s’agit et non des langues.  Peu nous importe le nombre de locuteurs qui parlent le français ici mais bien

le nombre de mots français que tel ou tel locuteur utilise au sein de sa propre « langue ».

Certes, l’anglais pourrait être tenté de pratiquer lui aussi une telle politique en exigeant des redevances pour l’usage de cette « langue »

dans le monde. C’est son droit. Mais c’est le droit aussi de la part de la francophonie de se faire payer pour les mots français qui

truffent littéralement la dite langue anglaise pour ne parler que d’elle car on pourrait tout à fair aborder la question de la dette

allemande en termes de mots français empruntés et importés. Il suffit de lire un texte relativement bref et déjà ancien comme le

Manifeste du Parti Communiste de Marx pour observer que les mots d’origine française s’y compte par centaines. En sens inverse, l’importation de mots allemands en français est dérisoire. Et  le « franglais » dont parleait il  y a 50 ans un René Etiemeble (Parlez vous

franglais?) ne fait que montrer que les francophones sont infiniment plus comptables des leurs quelques emprunts  à l’anglais que cela

n’est le cas en sens inverse!

Nous conseillons d’engager  tant à l’école, au collége et au lycée, une campagne de sensibilisation dans ce sens mais aussi dans les média sous la forme de jeux télévisés consistant à prendre un document  rédigé en anglais et à  voir lequel des concurrents  trouvera le plus

de mots d’origine française. Un exemple remarquable est le fameux « care » qui est entré en français. Qui ne voit qu’il ne s’agit d’une

déformation du français « cure »?  On rappellera les formes : sinécure, ne pas en avoir cure, curieux,  aller en cure, sans parler du « curé », du « curateur », de la curatelle.   L’anglais

a d »ailleurs gardé « ‘cure » dans le sens de soigner, ce qui fait un

doublon avec care..

Dans un film récent ‘The Judge » nous avons entendu une petite fille déclarer avoir passé des vacances

remarquables.  Si l’on demandait à un francophone de retrouver le mot anglais utilisé pour « vacances », on entendrait à coup sûr

« holidays » alors que c’est le mot « vacation »  qui est sorti de la bouche de la petite fille!  Qu’il y ait chez les Anglophones une

fascination séculaire non pas tant pour la langue française mais pour les mots français est une évidence, ce qui explique notamment

la proportion de mots français importés qui ont été maintenus dans leur orthographe d’origine. Il est des secteurs sémantiques qui

sont quasiment réservés aux mots  français comem tout ce qui vise à calmer le jeu :   quiet, calm, silence, clear et dont on ne saurait dire

qu’ils appartiennent à un haut niveau de langue. Car on entend souvent cet argument à savoir que les mots français ne seraient pas

utilisés par les classes populaires. La lecture de la dite presse populaire  apporte un démenti flagrant à une telle affirmation ne serait-ce

en tout cas qu’au niveau de la compréhension passive! En fait, la masse des mots d’origine française est absolument stupéfiante et il serait totalement  impossible que l’anglais se passe des mots français. Ce serait suicidaire.  La seule question est celle du rapport des forces mais  c’est là une question géopolitique au niveau mondial. Que les Etats Unis  répliquent par une fin de non recevoir ou par quelque forme de chantage est à prévoir. Mais le jeu en vaut la chandelle. d’autant que d’un point de vue ergonomique, l’anglais est

une langue indéfendable en son économie interne et son apprentissage fait bien plus la part aux signifiés qu’aux signifiants. La théorie de Saussure aura contribué à renforcer les positions de  l’anglais dès lors qu’elle est instrumentalisée au profit des signifiés, c’est à dire

qu’elle minimise le rôle des mots (signifiants en tant qu’objets)  en mettant l’accent sur le sens qu’on leur octroie. (signifiés en tant

que commentaires, interprétation, tradition).

 

 

 

 

JHB

28 10 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Conscience, Culture, DIETETIQUE, ECONOMIE, LINGUISTIQUE, machine, MUSIQUE | Pas de Commentaire »

Sérendipité et mutationisme darwinien

Posté par nofim le 16 octobre 2014

Darwin:  musique et théorie de l’évolution

par  Jacques  Halbronn

 

Récemment, dans un selfie, nous avions envisagé lors d’une masterclass d’improvisation musicale

la possibilité que Darwin aurait pu être influencé par la création musicale. Or, nous découvrons

que cette piste a été prise en considération par certains chercheurs (cf Philippe Lalitte,

« La théorie de l’évolution de Darwin peut-elle vraiment s’appliquer à la musique ? »). On peut

y lire : «  Une étude des chercheurs de l’Imperial College de Londres affirme que la musique évolue selon la théorie de Darwin, les « meilleurs » morceaux trouvant leur public et devenant des standards (..) Le type d’algorithme que les chercheurs Robert MacCallum et Armand Leroi ont utilisé pour DarwinTunes est assez astucieux. Il pourrait même servir d’outil pour composer de la musique (bien que, dans les exemples donnés, il ne fonctionne qu’avec une gamme pentatonique – cinq notes). (…) il est reconnu aujourd’hui que la musique a joué un rôle primordial dans le développement humain. Darwin lui-même l’a affirmé : la musique, tout du moins le fait de jouer avec les sons, est liée à la sexualité et à la reproduction chez les animaux. Cela permet d’attirer le partenaire de sexe opposé, de montrer sa vigueur physique. Chez les êtres humains, la musique est présente (d’après les dernières recherches) depuis Homo sapiens. Le plus ancien instrument de musique jamais découvert – 12 fragments d’une flûte façonnée dans un os de vautour qui, reconstituée, mesure environ 22 centimètres – l’a été par l’archéologue Nicholas Conard, de l’université de Tübingen, dans les montagnes souabes (à Geissenklösterle). Conard affirme que la musique aurait donné à l’Homo sapiens un avantage déterminant sur les Néanderthaliens, en améliorant la cohésion sociale et la communication. Effectivement, chanter en groupe, jouer d’un instrument ensemble, danser, crée un lien fort qui renforce la cohésion du groupe. »

Selon nous, Darwin a pu être influencé par la création musicale pour élaborer sa théorie de l’évolution et de

la sélection mais on peut évidemment considérer que ce faisant Darwin aura théorisé le processus

de création musicale. Peut être même est-ce là l’apport principal  de Darwin si l’on admet que sa

théorie de l’évolution finisse par être abandonnée à terme. Il apparait en effet que Darwin n’était pas

étranger aux enjeux de l’activité musicale. Benoit Virole  (  Le voyage   intérieur de Charles Darwin,  essai sur la genèse psychologique  d’une oeuvre scientifique, Paris : Éd. des archives contemporaines, 2000) note que

Darwin aimait à écouter son épouse Emma jouer du piano.

Selon nous,  le processus de création d’une oeuvre musicale – c’est à dire ici  d’un ensemble de productions

s’étalant sur plusieurs années- implique en effet une certaine sélection de sonorités par le compositeur qui

vont  constituer un certain climat caractérisant son monde.Nous en parlons en connaissance de cause

puisque c’est ainsi que nous procédons, ce dont nous sommes devenus peu à peu de plus en plus conscients.

La thèse que nous soutiendrons ici serait en fait que Darwin -et cela vaut aussi pour l’oeuvre picturale- aurait

élaboré sa théorie en partant du processus créatif au niveau artistique, musical et plastique. Cette thèse

est d’ailleurs plus aisée à accepter pour la sélection des sons et des couleurs que pour l’évolution de l’Humanité.  On notera que cette référence à la Création est d’autant plus intéressante que Darwin trouvera en face de lui des « créationistes ». On peut même se demander si le récit de la Création, tel qu’on le trouve

relaté,  restitué, dans le Livre de la Genése, n’aurait pu par ailleurs exercé une certaine influence sur la pensée de Darwin.

Si l’on suit le récit des « jours » de la Création, l’on note que Dieu « voit » que c’est bien et que ce faisant il

garde ce qui a ainsi été produit. On est là dans une démarche « a posteriori ». Nous pouvons dire nous-mêmes que nous fonctionnons ainsi : nous produisons des sons et si cela nous convient, nous les conservons, nous

y revenons, nous les privilégions. Or, peut-on contester que le modéle darwinien n’implique pas une telle

démarche de critique rétrospective?

Que dire sur le fond? Est-ce que nous adhérons au modéle darwinien en ce qui concerne son discours

sur l’Evolution même si nous y adhèrons sur le plan artistique?

L’idée d’un processus de l’après coup ne nous inspire guère, hors du champ artistique. Le plan linguistique

est intéressant car il se situe aux confins du domaine que nous avons abordé, tant au niveau  visuel qu’auditif. Nous serions plutôt tentés, en tout état de cause, de dire que le langage passe par la mise en

place d’une grammaire, d’une systémique, d’une symétrie. On n’est plus là en face d’une attente, d’une

observation de mutations aléatoires.

Mais si l’on tient même à l’exemple de la création musicale, il est clair qu’en ce qui nous concerne, nous

faisons tout pour produire des « mutations » intéressantes de par nos percussions pianistiques.  Nous n’attendons pas passivement qu’elles aient lieu et l’on peut dire que tout compositeur procédera de même.

Pour notre part,  nous pensons que les hommes ont fait preuve d’un certain volontarisme, d’une certaine

« recherche » et qu’ils ne se sont pas contentés de « trouver ».(cf Picasso sur la création picturale).

Nous pensons aussi qu’à un certain stade, la recherche conduit à se cristalliser et que le compositeur  tend à s’en tenir à un certain style qu’il tendra à perpétuer, à approfondir et qui le rendra reconnaissable entre tous.

On touche au phénoméne de la serendipité qui  est à la base de notre propre conception d’un humanisme

échappant au déterminisme et qui est à l’affut, qui guette toute mutation, qui sélectionne ce qu’il a à

retenir du monde. En 1990, nous avions signé un Eloge de l’erreur ( Collectif paru  aux  Editions  Lierre et Coudrier) sous titré ‘créativité de l’erreur » et  qui résumait un mémoire de linguistique intitulé Linguistique de l’Erreur (inédit) préparé sous la direction de Louis-Jean Calvet.

L’esprit de seréndipité exige  une sorte de prise de distance qui est illustrée dans le récit de la Création. Et Dieu vit que c’était bon, ce qui implique un certain recul, une forme de secondarité (au sens de Le Senne) dont certains semblent mieux dotés que d’autres,ce qui renverrait à ce que nous apeplons l’altérité intérieure.

 

 

Bibliographie

La  sérendipité, le hasard heureux.  dir  Daniéle Bourcier  & Pek Van Andel    Actes du Colloque de

Cerisy  Hermann 2011

Pek Van Andel & Danième Bourcier  De la sérendipité dans la science, la technique, l’art et le droit     Ed Hermann,, 2013

Jean Jacques  L’imprévu ou la science des objets trouvés  Ed Odile Jacob;  1990

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22  10 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 JHB

16 10 14

Publié dans Conscience, Culture, HISTOIRE, MUSIQUE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Autour de l’Emploi du Temps, « nouveau roman » de Michel Butor

Posté par nofim le 9 octobre 2014

 

L’Emploi du temps de Michel Butor comme exemp)le de Nouveau Roman

par  Jacques  Halbronn

Durant l’année universitaire 1968-1969, nous avons  présenté un mémoire consacré à l’Emploi du Temps; deuxiéme roman -en forme de journall intime-  de Michel Butor (né  en 1926,  ouvrage paru en 1956) aux Editions de Minuit, éditeur attitré du Nouveau Roman), dans le département de français de l’Université Hébraïque de Jérusalem,  dans la classe  de Jean  Poliatschek (1914-1993). Quarante cinq ans après, nous revenons sur cet ouvrage lequel aura fait entre temps l’objet de nombreuses études. Nous ne nous appuierons pas sur le dit mémoire (inédit), « enfoui » dans nos archives mais sur un vague souvenir. Mais en reprenant ce travail, il est probable que s’expriment des réminiscences. La seule chose dont nous nous souvenions à l’aube de cette relecture de 2014 est ce jeu que nous avions posé entre « exemple » et « exemplaire » pour qualifier cet ouvrage au sein du Nouveau Roman, genre que nous avions dévoré au cours des années soixante. Or, en 1966,  Georges Raillard avait publié un essai  en postface ) cet  ouvrage intitulé « L’exemple » (Ed 10/18, l’édition même que nous avions utilisée)

A l’époque, nous n’étions pas loin de penser que désormais  on ne pourrait écrire qu’en se conformant aux régles de ce genre. Mais en quoi consistaient-elles ces « régles »? Ce qui nous semblait aller de soi à l’époque nous semble désormais assez obscur mais peut-être en nous replongeant dans ce roman et ce que d’aucuns ont dit à son sujet, cela nous reviendra-t-il, ce qui produirait une anamnése.?

Rappelons l’histoire : « Jacques Revel, employé de banque français, commence un stage à Bleston, une ville anglaise énorme, humide

et brumeuse, dont il entreprend avec une passion croissante de déchiffrer le mystère. Pour cela, il découvre une clef possible, un roman

policie [Le meurtre de Bleston] qui met en cause les habitants et la cité dont il constitue peut être l’envers symbolique. Ainsi les fils du réel et ceux du mythe vont-ils tout au long de cette quéte, sans cesse s’entrecroiser » (4e ede couverture de l’édition J’ai Lu,  c 400  p.),

Il nous apparauit d’emblée que ce qui nous fascina dans  ce roman et dans d’autres, de ce genre, c’est le défi lancé à la perspicacité du

lecteur. En ce sens, on peut parler d’un roman policier mais dont le discours alambiqué  même ne fait que renforcer le mystère, la forme venant sous-tendre le fond. Le signifiant est littéralement le reflet du signifié, comme le serait une musique et il n’est peut être pas

indifférent que nous ayons développé par la suite notre  goût pour la musique en accédant à  l’improvisation pianistique. En fait, on peut se demander si la création musicale n’a pas été inspirée, à un certain stade, par le nouveau roman.

A l’exception du texte de Raillard, on notera que les diverses études se situent dans les années 1990-2000.

Ouvrage consacré à la ville et qui a pu à nos yeux correspondre à cette Jérusalem  dans laquelle nous avions atteri à la veille de Mai 68. Le titre du roman est intéressant en ce que l’expression « emploi du temps » résume assez bien tout notre travail  sur les cycles, qui déjà en 68-69 était déjà  marquant pour nous.

Ce qu’écrit  M C. Kerbrat nous parle :  » A l’inverse du narrateur proustien qui en explorant son monde (intérieur) découvre le monde  (extérieur), Jacques Revel , en

parcourant  un labyrinthe objectif (la ville) révéle son propre labyrinthe  subjectif mais l’un et l’autre se forment en écrivant, en explorant leur propre cycle »

Idem pour  Nadia Birouk : « La lecture qui doit être pratique dans l’Emploi du Temps est labyrinthique, au lieu d’aider le narrateur- lecteur à trouver son itinéraire, elle le bloque et le paralyse ». On peut dire que l’auteur d’un Nouveau Roman  entretient un rapport sado-masochiste avec son lecteur, il le maltraite en l’égarant au lieu de le guider.

 

Force en tout cas est de constater la fortune de l’Emploi du Temps comme l’atteste le collectif  constitué à son sujet (cf notre bibliograpghie ci-dessous)/ Lisons  y ainsi

Christophe Carlier (L’architecture de la phrase)  qui parle d’un « univers plus complexe que celui des faits ou des signes dont le narrateur voudrait se borner à faire l’inventaire ».

Le sujet ici  fait écran à l’objet tout comme une femme interrogée sur les femmes   ne nous éclaire guère mais bien au contraire  nous égare par les contradictions de son

propos la concernant en tant que personne ou de par son appartenance.  Carlier conclut «   L’étirement et la complexité des phrases de l’Emploi du Temps appartient sans doute

à l’esthétique du Nouveau Roman qui substitue volontiers aux repéres traditionnels de la narration « à la Balzac » un langage foisonnant et apparemment difficile à maîtriser »

On notera que notre travail  sur l’ouvrage se situe de facto dans le cadre de notre propre rapport labyrinthique - on est à Jérusalem, en position d’étranger  à un espace et  à

une langue consamment à décrypter –  à une langue nouvelle, qui est l’hébreu et dont la structure consonantique (absence de voyelles à l’écrit et donc quelque part

délibérément lacunaire) ) génére un obstacle à la compréhension  même du discours.  Intention délibérée de s’immerger dans un « autre » monde où l’étranger est soulagé par

la perte même de ses repérées habituels.

On terminera en abordant le seul texte dont nous avions connaissance autour du Nouveau Roman, quand nous rédigeâmes notre étude, en 1968, à savoir l’Exemple de

Georges Raillard.(1966). Le nom de Proust y est mis d’entrée de jeu en avant ainsi que l’image de la forêt, ce qui évoque notre propre immersion dans la forêt de Lyons, en Normandie, du fait d’une « maison de campagne ». Raillard conclue ainsi : « La fiction lieu où nous nous trouvons à l’extérieur de nous mêmes est messagère de vérité. Elle nous

apprend à voir ». En se refusant au réel, elle nous permet de ne pas nous y soumettre et de trouver ainsi notre autonomie en nous-mêmes.

Lucien Giraudo met clairement en évidence le décalage « entre  le plan du roman qui s’intitule l’Emploi du temps  écrit par l’écrivain

Michel Butor  et le plan du  journal qui est tenu par Revel le personnage-narrateur »(p.99). On songe à nos travaux à venir sur Nostradamus décalé par rapport à l’oeuvre qu’on lui attribue, avec le hiatus entre ce qu’il fait réellement paraitre et ce qu’on dit qu’il a publié, le « on » étant ici l’historien qui erre dans sa reconstitution baisée de ce qui s’est vraiment passé. Décalage entre la carte (ici le plan de la ville  de Bleston  et le territoire arpenté par Revel).

 

JHB

10 . 10 14

 

Bibliographie

Georges Raillard,  L’exemple,  à la suite de l’Emploi du Temps par Michel Butor  Ed 10-18 1966

Analyses et réflexions sur Michel Butor. L’emploi du temps. Ouvrage collectif,  Ed Ellipses 1995

Sylvie Thorel-Cailleteau. La fiction du sens. Lecture croisée du Château, de L’Aleph et de l’Emploi du Temps,   Ed. Interuniversitaires  1994

Mireille Calle-Gruber, La ville dans l’Emploi du Temps de Michel Butor, ed A. G. Nizet, 1995 (avec une préface de M. Butor)

Nadia Birouk; La lecture littéraire. Le cas de Michel Butor. L’Emploi du temps, la Modification et Degrés, Edilivres 2010

Marie-Claire Kerbrat  Leçon littéraire sur l’Emploi du temps de Michel Butor,   PUF  1995

Lucien Giraudo,  L’Emploi du temps Michel Butor,  Paris, Nathan, 1995

 

JHB

09 10 14

Publié dans Conscience, Culture, LINGUISTIQUE, MUSIQUE, SOCIETE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Etre femme ou comment vivre dans un monde d’hommes

Posté par nofim le 19 août 2014

Les femmes  face aux hommes prises dans la dialectique conjonction-

disjonction.

par  Jacques Halbronn

 

Quand nous pensons aux  femmes  et essayons de nous

mettre à leur place, nous nous demandons comment on

peut vivre dans un  monde où  tout ce qui compte  est le

fait des hommes, pas de tous les hommes certes et c’est

heureux car tout le monde ne peut pas être au sommet mais

disons le fait d’hommes et cela presque exclusivement. Depuis

que le féminisme   s’affirme, est ce que les programmes

de musique classique ont changé, se seraient féminisées?

Non et pour une raison très simple, c’est que de toute façon

les femmes sont  « rétro », elles vont vers des valeurs sures et donc

ce qui se passe au  présent  ne les touche pas tant que cela

dans le domaine culturel, scientifique, religieux. Donc au bout

d’ »un demi-siècle,  les femmes consomment toujours autant

de ce que les hommes ont réalisé,: qui sont les meilleurs

cinéastes, lesmeilleurs compositeurs, les meilleurs

philosophes, les meilleurs peintres? Réponse: des hommes

et non les hommes. Mais l’on sait que la probabilité  sera

toujours qu’au bout du compte ce sont des hommes qui

gagnent sur les différents tableaux.

Si nous étions une femme,  nous en prendrions notre parti

car à quoi bon se faire du mal (mâle)? Peut être espérer que

cela va changer, qu’il y aura de plus en plus d’ exceptions

à la régle et à quoi cela nous avancerait.?  Au fond, il vaut

mieux que les probabilité ne concernent que la moitié

de l’humanité car cela fait moins d’investissements que si

tout est posssible, tout peut arriver. Or est-ce bien cela

que souhaitent les femmes, à savoir que tout et

n’importe quoi puisse arriver? Est-ce ainsi que le monde

doit tourner? Sur le long terme,  la probabilité de trouver une

femme qui sortira du rang au regard de la postérité

est infiniment faible..Cela n’en vaut pas la peine! Les femmes

seront toujours et à jamais des éternels seconds sauf si l’on

devait supprimer ou lobotomiser  les hommes évidemment.

Car la présence masculine est tellement  humiliante!

Elle est mauvaise pour  le moral! L’homme est un cauchemar

 

pour les femmes par tout ce qu’il représente, même si tous les

hommes ne sont pas ou plus des lumières. Si ce  n’est toi,

c’est donc ton  frère:

Heureusement, comme l’évoque le récit biblique de la

Tour de Babel, les  « dieux »  ont  voulu  freiner  la dynamique

masculine de peur que les hommes ne deviennent comme eux et

pour ce faire, ils ont importé les femme de façon à ce que cela

les empêche d’aller trop vite et trop loin. Autrement dit, les

femmes auraient été choisies pour leur pouvoir de nuisance

un peu commes les sirénes dans l’Odyssée, qui détournent

les héros de leur route. Entendons par là que la femme ne

trouverait son identité que dans le Mal qu’elle peut faire aux

hommes,. Elles seraient des tentatrices, mettant les

hommes à l’épreuve avec plus ou  moins de bonheur ou

de malheur.

Oui, si nous étions une femme, nous  arriverions à la

conclusion que  nous incarnons le Mal, l’Erreur, la Faute,

dans tous les sens du terme. Le  Livre de  Job campe  une

telle mise à l’épreuve en présence de Satan.

L’astrologie est présente dans le Livre de Job quand Dieu

évoque les étoiles.  L’astrologie  est une invention des

dieux  pour neutraliser les hommes. Elle instaure une cyclici

qui nous fait songer au supplice de Sisyphe condamné à tout

devoir toujours recommencer et tout  y est programmé pour

que les  femmes puissent périodiquement prendre le dessus

sur les hommes,  pendant la moitié du temps, ce qui n’est

pas sans évoquer le conflit entre Pluton et Cérés, (Hadés

et Demeter).

Nous avons montré dans nos travaux sur les cycles (sur le blog

nofim et sur nos vidéos  de la chaine Youtube qui porte

notre nom) que la conjonction enchaine la femme à l’homme

mais que la disjonction  lui enléve ses chaines.(cf l’image

d’Adam déchainé dans l’Apocalypse). Rappelons que tout

est lié au mouvement de Saturne par rapport aux

4 étoiles  fixes royales le tétramorphe à rapprocher du

tétragramme)

Que se passe-t-il donc quand la femme est liée à l’homme

et lui est soumise? Elle l’accompagne, ne se met pas en

travers de son chemin, elle se comporte docilement. Mais

advienne la disjonction  et  elle va s’ingénier à le faire

enrager, le contrarier, se faire désirer, attendre! Le faire

tourner en bourrique.

En période disjonctionnelle, les femmes ont la bride

sur le cou, elles sont incontrolables, éprises de liberté, elles n’ont

pas/plus  de comptes à rendre. A contrario, en phase

conjonctionnelle, elles sont souvent des victimes plus

ou moins résignées,  consentantes, prêtes à se sacrifier, à suivre leurs

hommes jusqu’au bout. Mais a bout de trois ans et demi,

les masques tombent!  Inversement, il  est des mégéres

que l’on apprivoise en phase conjonctionnelle.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

19 08  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, HISTOIRE, MUSIQUE, POLITIQUE, prophétisme, RELIGION | Pas de Commentaire »

L’Allemagne et la réforme de l’astrologie de Kepler à Brunhübner

Posté par nofim le 7 août 2014

Les  astronomes  et la  réforme de l’astrologie en Allemagne  de Kepler à  Brunhübner  (1618-1937)

par  Jacques  Halbronn

 

Quelles sont les causes des réformes de l’astrologie? Sont-elles

internes ou externes? Nous prendrons deux exemples

distants de 300 ans environ l’un de l’autre, celui

Johannes Kepler et celui  de  F. Brunhübner.

Kepler (cf Gérard Simon,  Kepler astrologue astronome, Ed Gallimard 1979) est crédité à juste titre d’avoir  utilisé des aspects comme le semi-sextile, le quintile et le biquintile comme il apparait dans

son « Neu und Alter Schreib Calender » pour 1618; paru à Linz. (cf fac simile  in   Gesasmmelte Werke  Band XI, 2,    Muncich 1993). On note un absent de marque à  savoir le’ quinconce alors que le dodectile (ou semi-sextile) qui en est le complément (30° + 150°= 180°)  On les désigne sous le terme

d’aspects mineurs. En revanche, il n’y est question ni de semi-carré, ni de sesqui-carré. (45° + 135°)

alors que le semi-carré est la division en 8 de 360° tout comme le quintile est la division en 5 (72° et 144° pour le bi-quintile).

Nous pensons avoir trouvé la clef du système des aspects selon

Kepler et de fait nous nous sommes faits une spécialité de

déterminer  la rationalité des divers dispositifs (cf nos

Mathématiques Divinatoires). En fait,  quand bien même nous

n’avons pu trouver de confirmation, cela nous semble aller

sous le sens. Kepler aura voulu qu’il y ait autant d’aspects que

de planétes et que chaque planéte ait « son » aspect. Il a

pris une série – au niveau de la division du cercle-

2-2,5-3  et en divisant par 2 cela donne   4-5-6 plus un septiéme

aspect qui est la division en 2  du 6 ce qui donne  12 . On

retrouve ainsi les aspects suivants   180-144- 120 puis

90-72- 60   et enfin 30. On ignore selon quel argument tel

aspect pourrait être associé à telle planéte mais de même

qu’il y a des planétes « bénéfiques »  (Vénus -Jupiter) ou fortunes

et d’autres « maléfiques » ou infortunes (Mars-Saturne), ce qui

a joué aussi sur les « bonnes » et « mauvaises  » maisons selon

le dispositif des « joies » (V et XI, positives (associées à Vénus

et Jupiter respectivement), VI et XII, négatives

associées respectivement  à Mars et Saturne). Or, on considére

traditionnellement  que le carré et l’opposition sont « dissonants)

et le trigone et le sextile sont « harmoniques », on peut donc

penser que le quintile et le biquintile sont  » neutres » un peu

à la façon de Mercure.

Se limitant à 7, Kepler n’avait pas besoin de plus d’aspects

quand bien même pouvait-on en concevoir d’autres .

Cette recherche autour des aspects témoigne en tout état de cause d’une certaine insatisfaction par rapport à l’outil astrologique comme s’il lui manquait quelque chose mais quoi? That is the question! L’Histoire de l’astrologie ne se comprend pas si l’on n’a pas conscience

de certains manques à pallier.  Cela peut sembler étrange au premier abord tant on sait  qu’il existe toutes sortes de moyens à la disposition de l’astrologue pour expliquer les choses/ D’ailleurs on notera que de nos jours, les astrologues ne se plaignent guère des

lacune de l’astrologie/ Il est vrai qu’entre temps ils ont été gâtés par les astronomes qui leur ont donné du grain à moudre avec leurs

nouvelles planétes mais même au début du XXe siècle, les astrologues allemands n’ont pas hésité à supposer l’existence de

planétes « hypothétiques » (Ecole « Uranus » de Hambourg) ou encore de mi-points à égale distance entre deux astres.

Mais Kepler entendait une astrologie délestée de ses diverses subdivisions (signes, maisons) et en cela il nous semble qu’il était dans la

ligne d’un Ptolémée qui provilégiait les combinaisons entre planétes. Mais dans la Tétrabible, les « aspects » se limitaient à des ententes entre signes et non à des degrés comme chez Kepler

Dans ce même document pour 1618 (il  y a donc environ 400 ans), Kepler considére 4 lunes différentes avec 4 icones différents : la nouvelle lune, le premier quartier, la pleine lune et  le dernier quartier. C’est dire toute l’importance qu’il accorde à la Lune, ce qui était dejà le cas dans les almanachs de Nostradamus dans les années 1550-1560. Kepler s’intéresse aussi à la tête et à la queue du Dragon (noeuds de  la Lune) et il emploie le terme « Planeten » indifféremment pour les luminaires, les noeuds de la Lune et les planétes proprement dites. Mais à d’autres endroits  Kepler distingue la  Lune et les planétes. La Lune joue donc bel et bien un rôle omniprésent, ce qui  correspond à  un très ancien statut qui  lui confère un rôle de lien  entre les planétes. En revanche, pas  un mot sur les étoiles fixes, même royales. En revanche, les éclipses l’intéressent.

Sautons 3 siècles et arrivons -en à 1937 date à laquelle parait en France la traduction du traité d’un autre astrologue allemand, Brunhubner. (La nouvelle planéte Pluton). A. Kotulla, le traducteur écrit :  » Cette première théorie sur Pluton comblera (sur  l’astrologie sous Hitler,  cf  E. Howe, Le

monde étarnge des astrologues   Paris, R. Laffont, 1968, pp. 141  et seq)

parfaitement certaines lacunes dans l’interprétation des horoscopes de nativités etc (…) ce  que les théories des meilleurs auteurs anciens  et modernes ne pouvaient mathématiquement m’expliquer, je le découvris dans l’oeuvre de M. Brunhübner »  (p.7). On nous déclare « un nouveau chapitre a été ouvert dans l’histoire de l’astrologie » / Brunhübner écrivait en  1934 mais était déjà intervenu sur

ce sujet l’année précédente lors d’un Congrès (cf La vie astrologique années  trente-cinquante, Ed  Trédaniel, 1995).  Il est assez clair que le nom de Pluton avait été mis en avant dès la fin du XIXe siècle (cf Vanki. Histoire de l’Astrologie, 1902) La découverte de

Pluton va  contraindre à une révision des domiciles des planétes, car il fallait lui attribuer un des deux signes de Mars, comme on

l’avait fait pour Uranus avec Saturne et pour Neptune avec Jupite (pp. 22 et seq)

Brunhubner n’hésite d’ailleurs pas à extrapoler: ‘ Mercure (..) cédera le signe d’air les Gémeaux à la douziéme planéte au cas où celle-ci serait découverte, ce dont je ne doute pas d’ailleurs » Il poursuit  » Les  anciennes planétes ne doivent pas  être éliminées des signe

qu’elles cédent. mais on doit les garder comme co-gouverneurs. Lorsque plus tard les 12 planéte seront connues on attribuera

définitivement  un seul signe à chacune d’elle car à ce moment, il y aura pour un Zodiauqe de 12 parties un cercle de 12 planétes. » (p. 24)  Brunhübner pense d’ailleurs qu’il eut mieux valu baptisre cet astre « Janus » plutôt que Pluton/On note que le texte de

Brunhübner parait dans une Allemagne  dirigée par Hitler.

Mais  quel est le « message de Pluton »? Cela annonce une « ère nouvelle ». (p. 136)

Alors même que Brunhübner annnonce deux nouvelles planétes à venir, il ne peut s’empêcher d’accorder à Pluton un rôle clef « Pluton

est le prophéte et le messager d’un  temps nouveau ». Il est « la fin d’un ancien monde et le début d’un nouveau » Et l’on passe au

changement de 1933  qui « représente  un des centres des événéments révolutionnaires du monde » En fait, Pluton est lié au Troisiéme

Reich.  « Que l’Allemagne actuelle soit influencée par Pluton est incontestable ».

On sait que 80 ans plus tard,  l’on n’est toujours pas fixé au sujet des 12 planétes et que le cas de Pluton, entre temps, a  été revu à la baisse.

Nous avons  depuis longtemps  explicité le raisonnement qui

aura conduit à  l’intégration des trois transsaturniennes au sein

d’un dispositif qui aura connnu des  transformations

successives, passant d’un diptyque domiciles/exaltations

autour du septénaire à un autre diptyque, celui dit des

« doubles domiciles » permettant d’ajuster le septénaire sur le

12 Et par la suite, au XIXe siècle, on remet en question

les doubles domiciles – et on a vu comment Brunhübner

traitait de ce nouvel ajustement.  Uranus qui se situe

au delà de la sphère de Saturne va prendre un des signes

de Saturne, Neptune fera de même à la suite, en

remontant  pour Jupiter. En revanche, au lieu de continuer

avec   pluton en bélier succédant à Neptune en poissons et

Uranus en verseau,  on va préférer, comme l’affirme

l’astrologue allemand nazi, associer Pluton à l’autre domicile

de Mars, le Scorpion. Mais il existe une autre tradition

qui tend à associer Uranus avec  Mercure et Neptune avec

Vénus en partant d’en haut du dispositif et non d’en bas.

En fait, de nos jours, il serait raisonnable de finaliser un

dispositif qui reste en rade depuis 1930 au vu des manuels

d’astrologie. On proposera de généraliser les doubles

domiciles au lieu de les supprimer. Uranus serait domicilié

à la fois dans un des signes de Saturne et dans un des signes

de Mercure,  Neptune dans un des signes de Jupiter et un des

signes de Vénus, Saturne et Jupiter gardant par ailleurs leurs

doubles domiciles. La combinatoire de chaque planéte au

vu de leurs domiciles reste ainsi différente de l’une à l’autre.

Quant à Pluton, il pourrait tout simplement ne plus être retenu

du fait de son changement de statut astronomique et Mars

garderait ses deux domiciles en bélier et scorpion.  Seuls les

luminaires n’auraient chacun qu’un domicile mais si on

les considére comme une entité globale, ils ont aussi un

double domicile. en cancer et en lion. Il semble en effet

qu’il faille se faire une raison, Neptune est bien la dernière

planéte à part entière du systéme solaire, les autres astres

étant des nano-planétes comme Pluton et les astéroïdes sur

lequel certains astrologues avaient émis des doutes dès sa

découverte. Inutile de dire que l’argument selon lequel Pluton

agirait à coup sûr est spécieux car il est parfaitement impossible

-et tout le monde le sait- d’isoler un facteur de l’ensemble d’un

thème. On a vu que les propositions d’aspects de Kepler

n’avaient en fait rien à voir avec une quelconque pratique

mais relevait d’une recherche purement structurelle.

Quant au moine italien Didacus  Placide deTitis, il pensait à la fin du XVI e siècle, que le salut de l’astrologie viendrait d’une nouvelle forme de

domification qui est encore de nos jours la plus répandue (Placidus). car comme il pratiquait les directions, il lui fallait revoir la position des cuspides des maisons (intermédiaires). Là encore, manifestation d’une certaine insatisfaction, d’un sentiment de manque, sous diverses formes. (cf l’éd française  de 1998  du Primum Mobile de Placidus)

On ne peut s’empêcher de penser à un paralléle entre la Réforme qui s’initie en Allemagne concernant le christianisme et l’idée de réforme de l’astrologie en Allemagne, ce qui n’est pas sans faire songer à une sorte de traitement médical  à un corps malade.

Cela dit, dans le cas des aspects,, il s’agit d’abord, on l’a vu,

d’une exigence structurelle: sept aspects pour sept astres et

dans le cas des domiciles d’une nécessité d’intégrer les

nouvelles découvertes astronomiques.  L’argument consistant

à pallier certaines insuffisances semble purement être de

l’ordre d’une justification après coup et il apparait que ce sont

des exigences plus théoriques que pratiques, plus

structurelles que conjoncturelles qui aient joué dans la

réforme de l’Astrologie. Si notre hypothèse concernant

la théorie générale des aspects de Kepler est  juste, il ressort

que l’astrologie contrairement à ce qui est souvent affirmé

ne prend du cosmos que si les données qui lui sont utiles.

Il est clair aussi que si Kepler avait eu connaissance de

l’existence de nouvelles planétes, il eut augmenté le nombre

des aspects avec un diviseur en 3, 5 et 7, soit un demi-septile

et un septile pour poursuivre la série de raison

0,5 puis  4 et 8, ce qui aurait donné  45° et 22,5°, soit

un semi-carré et un octile. Ce qui donne onze aspects..

En  fait, le bi-quintile et le quinconce correspondent au

même cas de figure. Le quinconce à 150° est intermédiaire

entre les 120° du trigone et les 180° de l’opposition (diamétre),

donc correspond à 2,5 comme le biquintile, mais en

procédant différemment. De même le quintile à 72° est-il

proche du demi-quinconce à 75°/il semble que le choix du

quinconce par Kepler eut été plus heureux car c’est un

multiple de 30° et le semi-quinconce à 75° équivaut à 45° + 30.

On notera que l’on retrouve la même racine « quin » dans

quinconce et quintile, ce qui correspond au 5 de 2,5, c’est à

dire la demie.

Rappelons que la découverte de nouvelles planétes n’est

pas sans lien avec la « loi » de (Titius) Bode – laquelle prévoyait

un corps céleste entre Mars et Jupiter (que d’aucuns

appelèrent Junon et qui aura donné des milliers

d’astéroïdes) et que Neptune fut découverte par le calcul

du fait des perturbations d’Uranus par rapport aux lois

de la gravitation ( Urbain Le  Verrier, Couch Adams en

1846),  processus déjà engagé par  la lunette de Galilée, du

temps de  Kepler. On dit même que Galilée aurait noté

de son temps la présence de ce qui serait connu par la suite

sous le nom de Neptune.

Notre grand-mère maternelle était institutrice et poéte

(sous le pseudo de Claude Jonquière) et elle

forgeait des formules mnémotechniques du type

« la circonférence est fière d’être égale à 2 Pi R

Et le cercle est tout heureux d’être égal à Pi R2

Quant à la sphère, quoi qu’elle puisse faire elle sera

toujours égale à. 3 Pi R » Le présent article nous aura plongé

dans les arcanes de Pi . »

 

 

JHB

08. 08. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, MUSIQUE, POLITIQUE, SCIENCE | Pas de Commentaire »

Reconstitution et mode d’emploi des dispositifs astrologiques

Posté par nofim le 16 juillet 2014

Le mode d’emploi des  savoirs  astrologiques : maitrises/aspects

par  Jacques Halbronn

 

Il nous faut signaler qu’il ne suffit pas de retrouver la

logique interne d’un systéme mais qu’il convenait

également d’en restituer le mode d’emploi. Dans bien des

cas les astrologues péchent sur ces deux points.

Nous aborderons ici la « theorie des aspects » qui est un volet

aussi intéressant à aborder que celui des maîtrises que nous avons

traité à maintes reprises en débouchant sur cette question

ultime : comment s’en servir? C’est ainsi que l’on s’est

interrogé pour savoir si pour ce que l’on nomme aussi

communément  les « Dignités » et leur inverse les Débilités,

cela devait impérativement s’appliquer au cadre du

thème natal ou s’il n’était pas préférable de se situer

dans une dynamique cyclique avec des énergies qui se

succédaient plutôt qu’elles n’interféraient entre elles, comme

c’est. le cas du thème natal.

On ne reviendra pas ici sur notre analyse critique des

Dignités planétaires. La notion même de double domicile

est problématique et tardive.Elle se substitue, nous

semble-t-il, au diptyque domiciles-exaltations autour

des axes solsticiaux et équinoxiaux qui sont en carré ,

soulignons-le.. Nous avons récemment  montré que les

dispositifs en question  avaient été perturbés par certains

réformateurs désireux de prendre en compte la précession

des équinoxes si bien que l’axe de symétrie constitué  par

les luminaires s’en est trouvé décalé.

L’autre volet de notre réflexion concerne les aspects – point

que nous n’avions pas jusque là suffisamment approfondi

alors qu’il se situe d’emblée au sein même du dispositif

des dites Dignités.(cf Mathématiques Divinatoires, Ed

Trédaniel  1983) Comme on l’avait noté avec  Jean-Pierre

Rébillard (Speculum, cf vdéo sur You  Tube), les doubles

domiciles font apparaitre trois aspects, le semi-sextile, le

carré et le quinconce qui se caractèrisent, tous autant qu’ils

sont par une combinaison de deux signes de sexe différent,

et donc à la communication plus délicate qu’entre deux

signs de même sexe. Ces trois aspects sont donc au coeur

du dispostif de la Tétrabible (Livre Premier) alors même

que l’on ne trouve pas de sextile, de trigone ou d’opposition.

sauf entre domicile et exaltation des luminaires mais tout nous

indique qu’il y a eu permutation, ce qui donne Lune en

Bélier et Soleil en Taureau.

On notera que si l’on ajoute la conjonction à ces six

aspects, on obtient le nombre 7  qui est aussi celui du

« Septénaire » céleste, de la semaine.

Disposons les 7 aspects:

0

30

60

90

120

150

180

 

On note que le quinconce de 150°  a souvent été mis à part

sinon à l’écart sans que l’on connaisse vraiment la raison.

En revanche, on sait à quel point l’absence de cet aspect

déséquilibre tout le dispositif des aspects déjà mal en  point

par l’insistance récurrente à faire de l’opposition un aspect

« difficile » alors même qu’il offre les mêmes caractéristiques

que le sextile et le trigone, à savoir qu’il connecte deux

signes de même sexe,  tantôt masculin, tantôt féminin..

Autrement dit,  le dispositif des aspects  en sa présentation et

son interprétation actuelles ne sont guère satisfaisants et

ce d’autant qu’on les utilise selon nous à mauvais escient

au sein non pas d’une cyclicité mais au sein du ‘thème »

(natal, horaire, RS  etc).

Pourtant André Barbault et  Yves Lenoble n’ont-ils pas

situé les aspects au sein d’une dynamique cyclique tout

en attribuant à l’opposition un temps de crise et en

négligeant de s’intéresser au quinconce qu’ils ne rapprochèrent

pas, à tort du carré (et du semi-sextile),  brisant ainsi

l’alternance et la régularité des subdivisions au cours du

cycle.

Structurellement les six aspects, outre la conjonction qui

ne concerne qu’un seul et même signe., constituent un

ensemble d’un seul tenant

Deux  séries :

les mixtes 30, 90,  150

les unisex  60°  120°  180°

Cela  passe par 60° au sein de chaque groupe et cela passe

par 90°  entre éléments de groupes différents

30  + 90  = 120

60 + 90 =  150.

90  + 90  = 180°

 

On comprend, en vérité, pourquoi deux aspects ont vu

leur statut  se modifier. Dans le’ cas de l’opposition, on

a souvent pu lire que le « diamétre » ne pouvait être un

aspect « facile » et ce en dépit  du fait qu’il reliait deux

signes de même sexe (soit pairs, soit impairs) et dans le

cas du quinconce – et l’on pense à Kepler et à ses

polygones réguliers (cf vidéo avec Christophe de Céne,

Colloque de Nantes, sur You Tube). A contrario, Kepler

introduisait le quintile de 72° qui n’était pas un multiple de

30. Ainsi, à l’instar de Ptolémée,  un autre réformateur de

l’astrologie, Kepler vient renverser les dispositifs en y

introduisant des critères inappropriés.

On nous dit  aujourd’hui que l’important c’est que « ça marche »

comme s’il était si aisé que cela de valider au sein d’un

ensemble aussi touffu  et imbriqué que l’est un  » thème » la

valeur, la pertinence  de telle ou telle notion. Or, la

plupart des gens qui viennent à l’astrologie  pour l’étudier

ne le font pas parce que ça marche mais bien parce que le savoir

astrologique a une certaine « allure » et il est vrai qu’il a  de

« beaux restes » mais non sans quelques fissures que l’on

vient de pointer du doigt. Il serait nettement souhaitable

que l’on  proposât à l’avenir aux étudiants en astrologie

un savoir revu et corrigé tant sur le plan structurel que sur

celui de son application, à savoir non pas le cadre du

thème natal mais celui du « cycle planétaire ». Au niveau

du thème, la prise en compte de l’Ascendant  apparait

comme cruciale et -comme le propose Alan Leo en 1910

(4e édition) dans  Astrology for All (Vol . I, p. 12)

si l’on ignore l’heure de naissance, la position en signe

du soleil comme ascendant de substitution.

(substituted Ascendant)- pratique qui sera répandue

dans les horoscopes de presse, les maisons étant

numérotées à partir du signe solair ( maisons solaires)

JHB

16  07  14

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, LINGUISTIQUE, MUSIQUE | Pas de Commentaire »

La société à deux vitesses: produits frais et produits secs

Posté par nofim le 12 juillet 2014

La tentation de l’imitation et l’ère de l’inspiration.

Par  Jacques  Halbronn

 

La perspective de la mort nous incite à mettre par écrit notre « création ». C’est  particulièrement vrai pour les compositeurs. L’essor  des enregistrements a  relativisé le passage obligé par la partition mais les ordinateurs seront de plus en plus capables de transcrire ce qui est audio en  imprimé. Le théatre se prête également à cette problématique avec le texte à interpréter (voire à traduire en une autre langue), et cela vaut évidemment pour l’opéra, l’opérette et la chanson. Il est vrai que la partition ne saurait être exhaustive et laisse une certaine marge à l’interpréte, au chef d’orchestre. En cet Eté, où tant de partitions et de textes vont être joués et rejoués pour la éniéme fois (on pense au Festival d’Avignon entre autres), cela vaut la peine de s’interroger.

Selon nous, il est peut être  temps de passer de l’ère de l’imitation à celle de l’inspiration. Certes, celui qui s’inspire d’une œuvre  -et cela peut aller jusqu’au plagiat, au remake- ne rend pas nécessairement un hommage formel à un auteur puisqu’il produit quelque chose  qui n’est pas l’œuvre d’origine. Mais  n’est-ce pas justement préférable au cas de l’interpréte qui entend se substituer carrément à l’auteur d’une sonate ou d’un drame ? Sur le plan linguistique, le probléme se présente également : une  chose est  d’apprendre une langue, une autre de lui emprunter des mots. Et il est clair qu’il est plus facile d’identifier une copie conforme à une  « importation » vouée à diverses tranformations.

Or, nous pensons que l’humanité a tout intérêt à passer de l’ancienne  ère vers la nouvelle et de s’en donner les moyens.  Il est clair qu’il n’y a pas de vrai progrés dans la répétition pure et simple du passé et que cela peut aisément tourner à une sorte de décadence où l’on célébre les auteurs des siècles passés  et on ignore ou méprise  ceux d’aujourd’hui.. On n’en est pas là dans le domaine scientifique et c’est heureux, ce qui n’empêche nullement de percevoir des filiations d’une génération à une autre, d’un siècle à un autre et dans ce cas il s’agit d’exemples à suivre mais non à

Imiter, stricto sensu. La notion d’intégrité de l’œuvre que l’on ne peut modifier doit laisser la place à une approche moins rigide mais exige un talent que n’ont pas les simples exécutants et c’est bien là que le bât blesse quand on entend tant d’interprétes déclarer qu’ils ne sont pas des compositeurs, en nous expliquant qu’ils n’ont pas été « formés » pour cela ! Il  y a là comme une usurpation sinon d’identité du moins de qualité, de titre.

Le rôle de l’historien est ici crucial : il lui revient en effet d’établir les filiations avec les implications

économiques et pécuniaires qui en découlent. Nous voyons l’historien du XXIe siècle  au cœur de la dynamique commerciale de demain en fixant les royalties, les droits d’auteur, du fait des emprunts non plus globaux mais ponctuels.

Nous avons dans notre post-doctorat sur  Giffré de Réchac  (2007) et dans nos dossiers parus dans

La Revue Française d’Histoire du Livre (2011) puis sur le site propheties.it (Halbronn’s Researches), montré que les quatrains attribués à Nostradamus avaient été reprise de sa prose. Entendons par là que les signifiants avaient été empruntés mais dans un ordre différent de l’original et dotés d’un signifié se prétant évidemment aux interprétations les plus diverses depuis plus de 400 ans. Le rôle de l’historien consiste ici à signaler l’emprunt par delà la question du sens. Ce qui  nous intéresse ici c’est que tant de mots de la prose de Michel de Nostredame se retrouvent dans des quatrains. Et c’est sur cette base que se situe l’enjeu « économique ». Autrement dit, l’emprunteur a toute latitude pour réagencer les mots à sa guise. C’est son droit mais c’est aussi le droit de la société de le taxer dans ce sens.  On aura compris qu’en tout état de cause, nous préférons un habile faussaire à un honnête interpréte qui ne « touche » à rien et qui est pour nous le véritable usurpateur, aussi paradoxal que cela puisse sembler.

Le XXIe siècle devrait donc abandonner une conception

indivisible des langues, des textes, des musiques et admettre

que l’on puisse emprunter une idée, une formule, des

élements et pas forcément la totalité. Même si l’on n’emprunte

qu’une partie d’un systéme, il est parfaitement possible de

faire ressortir qu’il y a dette tout comme lorque l’on importe

un produit d’un pays, on n’importe pas tout ce qu’il y a dans

le dit pays. Et encore une fois, nous ne condamnons aucunement

ce type d’emprunt qui peut tout à fait s’agréger à d’autres notions

qui lui sont totalement étrangère. On peut d’ailleurs parler

de citations (quotations). Qand l’anglais emprunte au

français, il « cite » des mots français mais que se passe-t-il

quand il y a plus de citations que de texte d’origine? Peu

importe, du moment que c »est correctement noté et

comptabilisé. Il y a de toute façon une solidarité

profonde entre tous les créateurs et les créations.

En revanche, ceux qui se contentent de récupérer mot

pour mot un texte pour le déclamer ou une partition pour

la rejouer  ne nous semblent pas être de leur époque et

font obstacle au progrès. Nous irons même plus loin, il

est possible que ceux qui s’inspirent librrement d’une oeuvre

fassent moins bien que leur modéle mais cela ne saurait

être une excuse pour mettre un point d’honneur à reproduire

à l’identique  un modéle, comme tant d’interprétes semblent

considérer que c’est la meilleure chose qu’ils aient à faire.

C’est ainsi que le christianisme a lourdement emprunté

au judaïsme mais il l’a fait non sans une certaine

originalité et l’accomodant avec d’autres notions qui lui

étaient étrangères. Nous ne dirons pas que l’un a trahi

l’autre mais qu’il s’en est inspiré et a ainsi innové. Ce qui

est plus sain que de faire du copier/coller. La langue anglaise

a parfaitement le droit de se founir de mots français, à la

louche, du moment qu’elle reconnnait et régle ce qu’elle

doit.

La valeur principale qu’il convient désormais de mettre en

avant en ce nouveau siècle, c’est celle d’originalité au sens

de quelque chose qui s’origine comme une naissance car

un enfant qui nait doit aussi beaucoup à ses ascendants

mais il n’en est pas moins la continuation et non la

duplication pas plus qu’un chercheur en mathématiques ou

en physique n’émerge ex nihilo.

Ce qui condamne l’interpréte, c’est qu’il n’est pas le premier

à jouer l’oeuvre qu’il  joue même s’il la joue forcément

différemment, par la force des choses. Ce qu’il conviendra de

valoriser plus que tout à l’avenir c’est ce qui nait sous

nos yeux, ce qui n’a jamais existé en tant que tel avant ce

jour de la représentation. Même un compositeur qui

rejouerait sa propre oeuvre ne ferait l’affaire.  Une fois passée

cette « première fois », on bascule dans la « seconde main » et

cela n’a plus du tout la même valeur qui est celle de l’inoui,

du jamais vu (contre le déjà vu). On sait que l’ingratitude

est un défaut  répandu et que cela pose probléme à

certains de remercier pour ce qu’ils ont reçu ou tout simplement

qu’ils ont pris sans demander la permission. Mais il ne

saurait y avoir d’impunité car  refuser, nier ce que l’on

doit -Rendons à César ce qu’on doit à César, lit-on dans

les Evangiles-  c’est être dans le tout ou rien. comme ces

gens qui croient que parce qu’il ne parle pas le français en

tant que tout indivisible, ils ne doivent rien au français. Il faut

être bien myope pour tenir de pareils propos. C’est nier les

filiations religieuses au sein du monothéisme, nier qu’il

y ait eu emprunt parce que le résultat diffère singulièrement

de la source.

En fait, certains ont intérêt à tout cloisonner: ils nous

disent ou bien c’est la même chose ou bien c’est autre chose.

Mais il y a un juste milieu et cela exige, on l’a dit, tout le

savoir faire des historiens pour expertiser chaque cas qui est

soulevé.

A l’ère de la physique quantique,  l’on ne peut plus penser

qu’il existe des ensembles, des entités d’un seul tenant.  Tout est flux mais

cela ne signifie pas que l’on puisse pirater le travail d’autrui sans

avoir  rien à  débourser. Si l’on ne procéde pas  à un réaménagement

des valeurs,  l’on va dans le mur.

La récente affaire des contrats en dollars de la BNP a mis en

avant le fait que les Etats pouvaient se faire payer pour  ce

qui au départ émane d’eux.  Nous pensons que chaque Etat

a vocation à recevoir des rentrées liées à son patrimoine

culturel tout autant sinon plus qu’à se faire payer pour les

ressources de son sous sol lesquelles sont bien antérieures

à l’émergence du dit Etat. Mais en même temps, chacun

peut faire ce qu’il veut de ce qu’il a payé, du moment qu’il a

payé.  Ces dettes ne concernent pas seulement le présent

car le présent est chargé,  lourd du passé et le perpétue sur

tous les plans.  Nous ne sous estimons nullement les

difficultés liées à la mise en place de cette nouvelle économie

virtuelle mais nous considérons que cela a une valeur

heuristique sur le plan quantitatif comme sur le plan

qualitatif.

Le mot clef est Fraîcheur par opposition  à ce qui est

défréchi.  Toute la question de la malbouffe et de ce

que nous appelons, pour notre part, la malculture, tourne

autour cet impératif de la fraîcheur du produit tant sur le

plan diététique que culturel. La fraicheur d’un produit

intellectuel, est comparable à celle des primeurs. Dès lors que

quelque chose est stocké, ce qui est le cas de tout ce que l’on

trouve dans les bibliothèques, les musées – qui sont autant

de « silos »- on renonce à ce principe de fraicheur. On

retrouve cette notion de stockage dans le songe de Pharaon

interprété par Jacob avec les sept années de vaches grasses

suivies de sept années de vaches maigres. Joseph

conseilla au maître de l’Egypte de stocker les récoltes pour

les revendre lors de la disette et ainsi s’approprier les biens

de la population en échange. On imagine qu’il s’agissait

essentiellement de céréales faciles à conserver.

Société à deux vitesses que celle qui se divise entre

les populations qui vivent de produits frais et les

autres qui se nourrissent de produits « secs » et l’on pourrait

dire de produits vivants (vifs) et de produits morts. Or, de nos

jours, si cette dualité est toujours active, elle nous apparait

largement déséquilibrée au profit de la seconde option et

ce dans la plupart des domaines. Une majorité de la

population se comporte comme ayant renoncé à la fraîcheur

avec des produits réchauffés tant sur le plan alimentaire

que culturel, phénoméne aggravé par la technologie qui

repasse en boucle les mêmes programmes, inlassablement.

C’est le signe d’une civilisation décadente..

 

 

 

JHB

12 07  14

.PS Pour la petite histoire, on signalera que notre père, Pierre  Halbronn (1905-1070), en se qualité de sous-directeur puis de directeur adjoint de l’ONIC (Office National Interprofessionnel des Céréales) était très concerné par les silos à blé et que très jeune nous étions abonné au journal « Le Petit Meunier »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Culture, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, MUSIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

12345...9
 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs