Hybridité de l’écriture et de la musique instrumentale

Posté par nofim le 11 juillet 2014

Le caractère hybride du langage et de la musique

par  Jacques  Halbronn

Le cas de l’hébreu risque d’induire en erreur car on nous

dit que c’est une langue qu’il faut savoir parler (‘oral) avant

de pouvoir la lire. Or, nous allons montrer que l’oralité

n’advient dans le  rapport des humains à la langue que

dans un deuxiéme temps même si ceux-ci étaient en mesure

de proférer des sons, ce qui n’est jamais au départ qu’une

matière première qui ne constitue pas à proprement parler

un langage mais un pré-langage comme le bloc de marbre

est une pré-sculpture.

Selon nous, le langage originel ne passe aucunement par

l »écriture qui implique ce que nous appelons un usage

« externe » impliquant d’inscrire (même racine qu’écrire)

un message sur quelque support (médium).

Nous avons d’abord parlé avec nos mains à la manière des

sourds muets en n’attachant que peu d’importance aux sons.

Nos mains ne servirent pas seulement à saisir des objets mais à

les désigner, à les mimer, par une gestuelle imagée. Entre

prendre un objet et le montrer, il y a une grande différence

qui est le passage de ce que nous avons appelé la technologie

organique, interne (montrer) et la technologie externe

(prendre). On notera que le verbe comprendre signifie

que l’on intégre une information sans la saisir matériellement.

Comprendre le cosmos – l’apprendre- n’est donc pas le prendre,

par exemple, d’où les préfixes devant le radical

On pourrait fort bien concevoir une humanité muette et

l’essor actuel d’Internet et des SMS nous confirme dans ce

sens alors que l’on pouvait s’attendre une prédominance

de l’oralité au XXIe siècle, ce qui a pu sembler être le cas

lors de l’essor du disque (audio)  et de la radio.. Mais au XXIe

siècle l’image  marque des points notamment par le biais

des icones et de toute la technologie du visuel.

Comment se fait-il alors que l’oralité soit entrée dans nos

moeurs? Quid de la lecture, de la prononciation qui est

le passage du visuel vers l’auditif, l’audible?

Selon nous, cela tient à la rencontre de l’homo sapiens  avec

l’humanité du  Neanderthal lequel devait être privé de

lumière dans son mode de vie (cavernes obscures) et

fonctionnait beaucoup par le toucher, d’où l’importance des

mains mais  aussi de la bouche pour saisir les choses sans

parler du rôle des organes sexuels, bien évidemment. Le

monde de la nuit est typiquement néanderthalien et c’est

généralement quand la nuit tombe que les rapports

sexuels se produisent.

Donc, pour que l’homo sapiens puisse communiquer

avec le néanderthalien, il a fallu « traduire » le visuel en

auditif,  d’où la lecture à voix haute impliquant un encodage

du son ( jusque là  phénoméne second  chez l’homo sapiens
et probablement plus développé chez le néanderthalien)

par rapport au visuel..

Bien évidemment,  seul l’homo sapiens pouvait  traduire

le visuel en son puisqu’il fallait pourc cela voir.En sens

inverse, le néanderthalien pouvait produire un langage

sonore -tel que fixé dans ce cadre- <que l’homo sapiens

captait bien que ses facultés auditives étaient initialement

moins débeloppées. L’un dans l’autre, l’homo sapiens

apprit à entendre et le néanderthalien à voir pour parvenir

à une symbiose qui est l’ »état de notre humanité actuelle.

Mais les séquelles des états premiers persistent, selon

un modéle que nous avons élaboré, à savoir que les

mâles sont les héritiers de l’homo sapiens et les

femmes du néanderthalien, au regard de notre

propre anthropologie.

D’où la prédominance de la parole dans les groupes

féminins (femmes entre elles), comme si le fait de séparer

les sexes réactivait les réflexes anciens et la parole réduite

à la portion congrue par exemple au sein d’une équipe de

foot ball, durant le match, avec prédominance d’hommes sur

le terrain mais aussi dans le public, présent comme devant

son poste (malgré les commentaires) où la gestuelle sert de mode

d’expression principal (carton jaune, rouge etc)

et l’oralité se réduit à une forme assez peu sophistiquée

(hurlements, cris, applaudissements, sifflets etc).

On reste avec deux humanités, l’une à tendance mutique,

friande d »une gestuelle, de mimiques (pied de nez, langue

tirée, bras d’honneur etc) et l’autre qui  capte le monde

par le biais des mots et qui met sur un même pied les

mots qui désignent des objets concrets (mais invisibles

au non voyant) et abstraits. L

Selon nous, le langage tel que nous le connaissons s’origine

dans le visuel lequel offre un champ très ouvert sur le monde

car l’homo sapiens n’a pas vécu dans un espace confiné

comme le néanderthalien.  Les conditions de vie qui

s’imposèrent au néanderthalien étaient peu propices à une

certaine ouverture vers le monde concret dans sa diversité. Par

le truchement de l’homo sapiens, le néanderthalien découvrit

le monde mais il ne le fit que par le biais du langage et donc

par ce qu’on lui en disait, d’où un surinvestissement des mots

par les femmes dont on a dit la filiation (cf supra) avec

le néanderthalien.  Cette médiation que l’homo sapiens a

instauré pour  communiquer avec le néanderthalien

explique qu’encore  de nos jours, les femmes aient besoin

de l »écrit et n’aient pas un contact direct avec le monde

extérieur, d’où de médiocres facultés d »‘observation en

dehors de l’étude des textes…   Il est clair par ailleurs

que les femmes sont marquées par la demande de visuel

des hommes (couture, coiffure) et les hommes par la

demande d’oralité des femmes ( troubadours, chanteurs de

charme)

Pour en revenir au cas de l’hébreu évoqué plus haut, il apparait

en effet que les femmes connectent leur oralité à l »écrit mais

on soulignera que dans toute langue, il y a deux facettes :

d’une part, la désignation des objets qui concerne donc avant

tout une population qui ne les voit pas  et de l’autre

l’expression de la relation à ces objets, ce qu’on en fait qui est le coeur

grammatical et morphologique de la langue, et qui passe

par un certain manichéisme, de ce qui est bien ou mal, de

ce qu’on aime ou n’aime pas..

Pour nous, le langage tel que nous le connaissons est un

phénoméne hybride, un compromis  entre une humanité

du visuel et une autre de l’auditif. On dira que ce qu’on

apppelle langage  est un visuel pouvant se translater en

auditif et conçu dans ce sens. Pour en revenir à la musique

où la dialectique est du même ordre, c’est  à dire un genre

hybride : à la limite un orchestre est d’abord un visuel où

le son musical est secondaire.  L’idée , c’est de parvenir à

produire du son à destination des non voyants. Le rôle

des instruments de musique consiste à réaliser une telle

transmutation. Prenons le cas du piano, c’est un système qui

permet de produire du son  en faisant danser les mains

sur un clavier relié à des cordes.

Vu sous cet angle,  les interprétes compteraient davantage

que l’oeuvre jouée. Ce qui compterait serait le spectacle

visuel qu’ils offrent in situ et la musiqe au sens sonore du

terme ne serait que prétexte. Le médium importerait plus

que le message et en fait serait déjà et d’abord le message.

C’est au fond, peut être, la leçon qu’il faudrait tirer du

désintérêt du public pour des oeuvres musicales

contemporaines, l’essentiel étant la gestuelle des musiciens

et non le son produit. On pourrait d’ailleurs couper le son

sauf pour les aveugles tout comme on donne des émissions

accompagnées du langage des signes. Deux sociétés

cohabitent ainsi: le monde des sourds et celui des aveugles.

Mais on peut aussi penser que le spectacle de l’improvisation

tant sur le plan sonore que visuel  offre une qualité

supérieure par la qualité de l’impulsion.

Le geste est une interface entre le visuel et le sonore dans la

mesure où  le geste, le mouvement se donnent  aussi bien

à voir qu’à entendre comme dans le cas du piano où la danse

des mains sur le clavier produit aussi  du son, d’où deux

approches, deux ressentis  différents d’un même phénoméne.

Pour en revenir à l’hébreu, nous pensons que cela nous renvoie

à un temps  où une humanité émergeant d’un monde où  les

échanges étaient sonores se mit à apprendre à relier les sons

à des formes. A contrario, les langues qui peuvent directement

passer du visuel au sonore, du fait que tout y est noté- aussi

bien les voyelles que les consonnes-  témoigneraient d’un

processus en sens inverse. On ne confondra pas l’écrit et le

visuel. L’écrit est l’interface entre la forme et le son., il

apparait donc  tardivement lors du rapprochement entre les

deux humanités ayant évcolué parallélement et diversement.

 

 

13. 07 14

 

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L’enseignement de Manilius poéte et astrologue latin

Posté par nofim le 9 juillet 2014

 

L’astrologie non planétaire de Manilius

En hommage à René Alleau

par Jacques Halbronn

 

 

René Alleau a fait paraitre dans la collection

Bibliotheca Hermetica, au cours des années 70 du siècle

dernier, 4 textes importants de la littérature astrologique.

En 1970 le Manilius avec une présentation par lui-même

(traduction française d’Alexandre Pingré), puis

en 1974 la Tétrabible de Ptolémée avec une présentation

de Sylvain Matton puis en 1975 et 1977 deux ouvrages dont

nous avons eu la charge, respectivement un Morin de

Villefranche (au sujet notamment de Ptolémée)

et un Abraham Ibn Ezra (assez fortement influencé par

la Tétrabible) . Nous avons décidé

de revenir sur ces 4 ouvrages rédigés en 4 langues

différentes (grec, latin, français et hébreu) – pour la

Tétrabible, nous nous sommes limités pour l’heure

au Premier Livre- et nous terminons notre

approche par la poésie scientifique latine de Manilius

- le poème est adressé à l’empereur romain Auguste-

qui est le plus ancien des 4 et qui précède d’un siècle le Ptolémée.

Manilius commence par présenter son idée de la genèse

du savoir astrologique qui correspond assez bien au discours

tenu actuellement par les astrologues/ L’astrologie serait née des

observations et des corrélations. Pour notre part, nous

pensons que l’astrologie (logos) est une loi articulée sur les astres

et non une loi des astres.(nomos).

Le Livre I est un exposé qui combine allégrement astronomie et astrologie et

s’intéresse aux constellations non zodiacales.. Au Livre II,

Manilius aborde certains dispositifs proprement

astrologique: « six sont masculins, les six autres d’un sexe

différent » Mais il ajoute  » Le premier de ceux-ci est le

taureau ». Or, au Livre I, Manilius avait ainsi décrit la

succession des signes : »Après lui, le verseau vide son

urne inclinée, et les poissons reçoivent avec avidité

l’eau qui en découle ; c’est leur élément naturel : suivis

du Bélier, ils sont les derniers signes célestes »

Cela recoupe nos travaux concernant le fait que le bélier n’est

pas le premier mais le dernier signe du Zodiaque, ce qui

fait bien du taureau le premier signe, du moins dans le

système concerné et recoupe la tradition de l’Inde. Cela est

attesté selon nous par le dispositifs des exaltations.

Mais le texte de Manilius n’est pas homogène car à un autre moment

on lit que le Bélier « commence le printemps. » Mais ailleurs

on peut lire « l’hiver commence au sagittaire , le printemps

aux poissons »!

On note aussi toute l’importance accordée à l’alternance de signes

masculins et féminins mais si le Taureau est le premier signe,

ce sont les Gémeaux qui sont un signe féminin. En effet,

la symbolique de ce signe est analogue à celle de Vénus et

de ses « enfants » (Planetenkinder). Elle correspond au niveau

des mois de l’année au « temps des amours » au mois de Mai

d’où l’iconographie représentant souvent un couple

enlacé.

Manilius atteste de sa connaissance des triplicités mais

sans aucune mention des Quatre Eléments, également

absents de la Tétrabible pour qualifier les douze signes.

Un point important qui doit retenir toute notre attention

concerne ce que Manilius dit des aspects d’autant que

Ptolémée n’est pas clair sur ce point (alors qu’il lui est

postérieur) :

« Les degrés (…) sont au nombre de 360 : le tiers de ce

nombre doit former le côté du trigone (…)Or vous ne

trouverez pas cette somme si vous vous contentez de

compter depuis un signe jusqu’à l’autre au lieu de

compter depuis tel degré du premier signe jusqu’à

pareil degré du second (..) si vous comptez depuis

le commencement du premier signe jusqu’à la fin du

cinquième [par ex. du bélier au lion], la somme s’étendra

jusqu »à 150° (…) On se tromperait également en suivant

le même procédé par rapport aux signes tétragones » ( soit des

carrés)  » Idem pour l’hexagone, c’est à dire le sextile qui

sont axés sur le sexe : « Ils ont entre eux de affinités

fondées sur la ressemblance du sexe ». En revanche, selon

Manilius, « ‘les signes qui se touchent ne peuvent former entre

eux aucune liaison ; l’amitié ne peut être entre ceux qui

ne se voient point (…) Les astres voisins sont d’ailleurs

constamment de signes différents » Mais cela vaut aussi

pour le carré. Manilius à la différence de Ptolémée ne voit

pas l’opposition comme un aspect difficile: « de la ressemblance

de sexe nait une bonne intelligence réciproque (…) les signes

opposés sont tous les deux de même sexe’ Mais ajoute

Manilius  » cette ressemblance de nature a moins d’énergie

que l’opposition des saisons (…) Il n’est point étonnant que

de tels signes ne puissent s’accorder entre eux ». Cela vaut

pour les signes solsticiaux . Mais les signes équinoxiaux

(bélier et balance) s’entendront entre eux car « les deux

saisons se ressemblent’

Passons à un texte fort connu de Manilius consacré aux

Maîtres des signes. ‘Notre soin principal doit être de rechercher

quels sont les dieux  qui président à chaque signe »/ On aura noté : Manilius ne parle

pas ici des planètes mais des dieux, ce qui nous conduit à penser que Ptolémée est

un réformateur de l’astrologie qu’il aura voulu relier fortement à l’astronomie.

« Pallas protège le Bélier, la déesse de Cythère (Vénus) le taureau, Apollon  (il ne dit pas le Soleil) les aimables Gémeaux/ Vous présidez Mercure à l’écrevisse (cancer) et vous Jupiter vous vous unissez à la mère des dieux pour gouverner le lion/  La Vierge avec son épi appartient de droit à Cérès et la balance à Vulcain qui l’a forgée. Le Scorpion belliqueux s’attache à Mars ; Diane (il ne dit pas la Lune !) protégé le chasseur, moitié homme, moitié cheval (le centaure/sagittaire) Le capricorne  rétréci (sic) est attribué à    Vesta. Le Verseau ; astre de Junon est opposé  à celui de Jupiter ; Neptune revendique au  ciel les  Poissons comme  originaires de son empire »

On est donc fort loin  du dispositif figurant dans la Tétrabible et qui se limite aux sept « planètes » et où les noms d’Apollon et de Diane sont remplacés par les dénominations astronomiques (Soleil et Lune), ce qui produit un ensemble hétérogène, astronomico-mythologico-astrologique qui caractérise bien l’astrologie actuelle et son syncrétisme.  La disposition des dieux n’a d’ailleurs rien à voir chez les deux auteurs. On note qu’il y a égalité entre le nombre de dieux et de déesses chez Manilius alors que seules Vénus et la Lune sont des déesses  dans le dispositif de la Tétrabible.

Si l’on examine le dispositif de Manilius, la Lune en Sagittaire s’oppose au Soleil en Gémeaux

Vénus en taureau s’oppose à Mars en scorpion. Jupiter en lion fait pendant à son épouse Junon en verseau.  Mais il ne s’agit là que de divinités et non de planètes sauf pour les luminaires lesquels en fait sont désignés par leurs appellation mythologique et non astronomique, à la différence de ce que fait Ptolémée.

On note l’absence de Pluton mais aussi de Saturne.  On ne saisit pas bien le sens de l’opposition Neptune-Cérès ni ce qui fait couple entre Pallas et  Vulcain,  entre Mercure et Vesta  si ce n’est que chaque fois on a un dieu et une déesse, ce qui nous semble de fait un point  essentiel qui n’est pas respecté dans le dispositif de la Tétrabible où certes l’on retrouve Mars-Vénus alors que Mercure s’oppose à Jupiter, soit deux dieux. L’absence de Saturne retient notre attention car il est

possible que le dispositif de Manilius soit activé par le passage de Saturne, justement, à travers les 12 signes. On notera que les astrologues modernes sont allés dans le sens de Manilius en ce qui concerne Cérès attribué souvent  à la Vierge et Neptune généralement lié aux poissons.

Autre page célébré, celle de l’Homme Zodiaque. Et cette fois Manilius place le bélier à la tête « en tant que chef des signes » jusqu’aux poissons  qui « exercent leur juridiction sur les pieds »

Manilius note une certaine incompatibilité entre  trigones réunissant pourtant des signes de même sexe mais opposés/ Il déclare qu’il y a « de l’affinité  entre les signes d’un tétragone (carré) » En cela

Manilius diffère de Ptolémée qui voit dans le carré un aspect conflictuel du fait de la différence des sexes des deux signes concernés.  L’auteur voit plus le conflit dans les signes opposés  mais pas , on l’ a vu, dans le cas du bélier et de la balance, deux signes équinoxiaux.

Sur le terme dodécatomérie,  Ptolémée pense que cela concerne un signe, un douzième du cercle alors que Manilius pense que c’est un douzième de signe, soit deux degrés et demi.

Sur les maisons, Manilius déclare « La nature de la maison est plus forte que celle du signe » Il nous semble que Manilius – qui ne numérote pas les maisons- les situe à l’inverse de la pratique actuelle, c’est-à-dire  en commençant par les maisons au-dessus de l’horizon.   Pingré a donc tort de donner en note les numéros habituels des maisons.

Manilius expose ici un  système qui  associe les planètes aux maisons (« joies » cf. notre étude sur ce sujet) On retrouve l’opposition Soleil-Lune,  avec comme noms Dieu et Déesse pour les maisons correspondantes.

Passons au Livre III  des Astrologiques.

Etrangement,  Manilius semble distinguer entre les 12 maisons et les 12 « sorts ».  On a là deux dispositifs qu’il tente de différencier.  Que recouvrent les « sorts » ?

« Tous les travaux, toutes les professions, tous les arts , tous les événements qui

peuvent remplir la vie des hommes, la nature les a rassemblés et les a divisés en autant de classes qu’elle avait placé de signes au ciel »

Dans  le Livre IV, Manilius  revient sur les dieux attribués à chaque signe et en fait propose carrément une caractérologie zodiacale dont on peut penser qu’elle concerne plutôt l’ascendant que la position du Soleil : « Je vais d’abord détailler  par ordre les mœurs, les affections, les inclinations, les professions vers lesquelles nous sommes entrainés par les signes célestes. Il part carrément de la symbolique du signe.  « Le bélier dont la riche toison  produit des laines si utiles espère toujours la renouveler lorsqu’elle lui est enlevée’ Suit tout un discours sur le déroulement de la vie du signe et de même pour les 11 autres signes. Et Manilius de conclure sa galerie de portraits (qui n’a guère à envier aux

Caractères de La Bruyère)  « Telles sont les mœurs, telles sont les occupations que les douze signes

Inspirent  à l’homme naissant » Mais il ajoute que chaque signe se divise en décans – division reprise dans les horoscopes de presse à leurs débuts. Il y a 36 décans.

Manilius signale des degrés critiques pour chaque signe. Plus loin, il note le signe qui se lève à la

Naissance, donc l’Ascendant  « Ceux dont la naissance concourt avec le lever des premières étoiles du Taureau sont mous et efféminés (…) Quand la noire écrevisse commence à s’élever » (…) Lorsque la balance (..) commence à  s’élever sur l’horizon  (…) Cherchez-vous un homme intègre ; irréprochable ; d’une probité éprouvée, c’est sous l’Ascendant des premières étoiles du verseau que vous le verrez naitre »

Livre V  Ce cinquième livre est tout plein des constellations. Cela ne fait que confirmer le fait que tout ce que dit Manilius sur l’Ascendant concerne bel et bien les constellations et non les « signes ».  Cohabitent chez cet auteur le référentiel saisonnier et le référentiel stellaire. Le mot Horoscope d’ailleurs par son étymologie comporte cette dimension visuelle (scope) et d’ailleurs que signifie un ascendant vide de planètes ? Il est clair que l’Ascendant comporte inévitablement au départ des étoiles (fixes) car il y a bien plus d’étoiles que de planètes et donc il était impossible qu’il n’y ait tôt ou tard un astre qui se lève à la naissance d’un nouveau-né.

Conclusions :  les études que nous avons basées sur ces 4 volumes parus dans les années 70 ont constitué un bagage pour nombre d’astrologues. Nous soulignerons tout particulièrement l’importance accordée à la dialectique sexuelle qui se sera singulièrement estompée de nos jours.

Chez Manilius, il y a équilibre entre le nombre de dieux et de déesses sans la moindre référence aux planètes que d’ailleurs il ne mentionne même pas tout au long de ses cinq livres. Manilius expose  une astrologie des étoiles bien plus que des planètes  et pourtant il prend la peine de préciser que les aspects ne concernent pas seulement les rapports entre signes mais que cela implique d’indiquer les degrés, ce que ne fait pas Ptolémée qui n’aborde même pas ce point et en reste à des relations de signe à signe.  Le seul facteur  mobile que Manilius  semble envisager est l’Ascendant.  Comme nous l’avons dit ailleurs, Ptolémée nous apparait comme un réformateur de l’Astrologie, à l’aune de l’astronomie et non comme un simple compilateur –comme on voudrait nous le faire croire- se contentant de transmettre la « Tradition », ce qui est très loin d’être le cas.

JHB

09. 07. 14

 

 

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Poésie et philosophie: deux espaces de liberté

Posté par nofim le 7 juillet 2014

Le Surmoi linguistique et ses antidotes: philosophie et/ou poésie

par  Jacques Halbronn

 

La faculté d’improvisation collective est de plus en plus

compromise ou de plus en plus défaillante, même en musique,

en sport  d’équipe (foot ball) et dans les cafés philo et autres colloques. Les gens

n’ont plus l’esprit  créatif d »équipe et ne parviennent pas à

conjuguer leurs efforts, à produire une véritable synergie.

Autrement dit, sans un puissant Surmoi,  le groupe semble

impuissant à réaliser une performance intéressante et sans

le Surmoi, chacun joue « perso » et le résultat d’ensemble est

cacophonique.  Tout se passe comme si nous ne savions plus

harmonser les actions des uns et des autres, à coordonner

heureusement les initiatives.

En phase initiale d’un cycle, le Surmoi joue un rôle formateur

(formatage) -apprentissage du langage,  intégration sociale

normative- c’est un temps que nous qualifierons de féminin.

En phase  de maturité d’un cycle,  le Moi doit se dégager du

joug du Surmoi en se ménageant des espaces de liberté et de

contestation des régles, des clivages. Il ne s’agit plus notamment

d’apprendre à distinguer les mots, les sons, les sens – comme

le reléve la phonologie- mais au contraire à les rapprocher, à les

« synonymiser », en les considérant comme des équivalents.

C »est là un exercice plus propre aux hommes. Bien

des synonymes sont en effet liés à des emprunts linguistiques et

vouloir à tout pric distinguer un mot d’un autre est un exercice

assez vain, visant à légitimer après coup la diversité.  On est

dans une sorte de rationnement qui conduit  à ce que chaque

mot ne recouvre plus qu’un segment de plus en plus étroit. On

a pu observer le phénoméne en astrologie où l’intégration

de nouvelles planétes à partir du XIXe siècle a conduit à

rogner sur la répartition préexistante. Plus il y a de convives,

plus les parts seront petites.

Poésie et philosophie ont justement pour mission de limiter

le nombre de parts de façon à ce que chaque part soit plus

grosse. A la limite, si je dis que le monde se divise en deux,

cela produira des parts énormes mais cela implique que

toutes sortes de mots soient considérés comme équivalents,

interchangeables au sein d’un ensemble  plus vaste et face à

un autre ensemble. D’où la  différence entre philosophie et

psychologie laquelle va jouer sur la charge de tel ou tel

mot ou nom pour telle ou telle personne.

Il y a un temps pour les philosophes et les poétes, qui est celui

de la maturité, quand les choses se décantent et se simplifient,

où l’on prend de la hauteur (à l’instar d’un aigle) et il y a un

temps de la diversité qui est lié à l’absence de lumière, au

rétrécissement des perspectives. (à l’instar de la vache dans son

pré, son lopin de terre). Quand on n’ a pas de vue d’ensemble,

on n’a d’autre choix que de passer par la parole et cela fait

perdre beaucoup de temps car avec la vue, au contraire, un

« coup d’oeil  » suffit (c’est l’Augenblick allemand qui

signifie instant)

Le poéte qui fait ses rimes doit embrasser la totalité de

sa langue pour rapprocher des mots qui se ressemblent

par leurs finales (rimes) mais dont les significations semblent

peu compatibles.  Inversement, le philosophe -et on aura

compris que pour nous la philosophie se rattache à la

linguistique, à la sémantique’- aura à rapprocher des mots

qui ne se ressemblent pas formellement mais dont les

significations se  recoupent.

Un bon politique doit être un bon philosophe comme

disaient les anciens Grecs.  En ce sens, qu’il doit rapprocher

les points de vue mais aussi savoir dialectiser là où l’on

pensait qu’il n’y avait pas débat, doute.  Un publiciste, quant

à lui, devra être un bon poéte en  reliant des mots qui n’ont

aucun rapport mais qui parce qu’ils se ressemblent dans leur

forme n’en interagissent pas moins dans l’esprit du public.

Voilà pourquoi il y  a peu de femmes parmi les grands

poétes, les grands philosophes mais aussi les grands

politiques car elles sont par trop prisonnières des

définitions, des étiquettes. En fait, elles ne sont à leur place

qu’en début de cycle, dans les petites entités et dès que

l’espace s’élargit, elles sont déstabilisées. En ce sens, les femmess

sont dans le centrifuge et non le centripéte, sauf dans un

seul cas emblématique, quand elles revendiquent

l »égalité des hommes et des femmes.

Cette revendication nous semble en réalité totalement

étrangère à l’esprit féminin et c’est probablement une

invention des hommes dont on a dit qu’ils tendent à

relativiser toutes les différences, les cloisonnements. C’est

dire que les femmes sont en porte  à faux par rapport

à cette exigence de « synonymie »,elles qui sont si

sensibles aux moindres différences. D’où des revendications

égalitaristes maladroites et confuses où les femmes jouent

à contre -emploi un rôle qu’on veut leur faire jouer, où elles

sont instrumentalisées . En outre, la philosophie ne

saurait passer outre le principe de dualité. On ne peut aller

au delà du deux qui est le point d’achopement.Sinon on

se fait plus philosophe que les philosophes et l’on jette

le bébé avec l’eau du bain.

Dans le domaine scientifique  »dur »,  il en est de même, la

plupart des clivages sont un frein pour la pensée et ce sont

des verrous qu’il faut faire sauter.  Mais cette fois, cela

passe notamment par la question des atomes qui unifient

le champ des objets. Le numérique, également, a vocation

à unifier le monde matériel, au niveau des avancées

techniques.  .

Tout le génie humain, dans tous les domaines, passe

par la « synonymie », l’équivalence, la sensation des doubles

emplois et cela vaut aussi dans le domaine économique.

Les femmes réagissent frileusement face à de telles

« contractions » qui augmentent certes la taille des parts mais

limitent d’autant le nombre de convives, d’emplois.  Or, en

début de cycle, les femmes reprennent leurs droits car

chaque enfant a besoin d’une mère (sauf pour les

jumeaux, les triplées) à la différence d’autres espéces qui

pondent d’innombrables oeufs. En fait, c’est la naissance

qui crée de l’absurde et non la mort car pour se reproduire

les hommes doivent se diversifier, au regard du nombre de

femmes même s’il faut peu d’hommes pour produire beaucoup

d’enfants. La procréation constitue un extraordinaire

goulot d’étranglement qui conduit tout processus d’ouverture

à revenir vers la fermeture, le temps d’un nouveau processus

cyclique..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les femmes et l’émergence de la radio

Posté par nofim le 6 juillet 2014

Les femmes et le phénoméne de la TSF: l’image occultée

par  Jacques Halbronn

 

La radio (TSF) reste un média important tout comme le

disque (CD) parallélement à la télévision et au DVD. Elle

correspond quelque part  à une culture paralléle. Mais on ne

saurait oublier que la radio a précéé la télévision et que le

disque a précédé le cinéma parlant, qui ne se met en place

qu’au début des années Trente du siècle dernier. Mais

le textes sans l’image de celui qui le produit, le  véhicule, fait

aussi probléme et cela remonte bien plus en amont, notamment

à l’invention de l’imprimerie (Gutenberg).. La télévision  en

direct reste le lieu qui permet la plus grande authenticité et

authentification d’autrui. Comme dirait Lévinas, on voit les

visages et cela nous parle et notamment le regard quand il se

porte vers un texte au lieu de s’adresser directement à nous.

Les média sont un espace qui favorise voire encourage

le jeu de l’imposture.

En général, à la radio, l’on peut se rendre compte, si l’on est

exercé, si quelqu’un lit un texte ou  parle « librement » sans

recours à quelque support qui peut laisser penser que ce n’est

vraiment lui qui parle, en dépit des apparences (mot qui

en principe renvoie au visuel)

Nul doute, en tout cas, que la radio occulte les différences entre

les personnes et  les nivelle. C’est donc un espace particulièrement

favorable à tout dépassement des distinctions de niveaux,

d’autant que l’absence de visuel nous prive de certaines

informations et données (âge, sexe, race etc) que la voix, quand

elle est  seule à s’exprimer, peut travestir.

Cela dit, la lecture à voix haute  est un hommage rendu par

l’oral à l’écrit et cela nous interpelle car cela nous conduit

à penser (le présent nous renseignant sur le passé plutôt

que l’inverse) que l’oral dépend de l’écrit, la femme de l’homme,

dont elle serait  comme un prolongement si l’on accepte

l’équation écrit: homme et oral  femme (caverne sans lumière).

Ce qui nous choque le plus, ici, c’est la tentative de la part

de celui qui lit un texte qu’il est bel et bien en train de le lire. Il

veut faire oublier qu’il le lit en mettant  le  « ton »,  en lui

donnant « de la vie ». C’est le paradoxe du comédien (Diderot)

Le texte sous sa forme écrite, quelque part est mort et l’oralité

le ressuscite,  le réchauffe (micro-ondes), le texte écrit est

comme un excrément de la pensée et cela vaut aussi pour

une partition « jouée » par un interpréte qui se l’approprie

au point d’en faire oublier le véritable auteur, qui fait écran

avec lui.

Le fait de lire met en évidence une telle dépendance mais

cette information est  volontiers  supprimée par le

« par coeur ».  A l’école, on apprend à lire  mais aussi à

réciter (de mémoire) et la récitation fausse encore plus

la perception en faisant disparaitre le support, mis de côté le

temps de la performance.. On a là tout un apprentissage

de l’imposture qui est lié au recul de l’analphabétisme, lequel

aura grandement favorisé la « progression » sociale des

femmes en en faisant des instruments dociles et non plus

des électrons libres.  La lecture orale  enchaîne  les femmes,

les asservit. La question qui se pose à l’anthropologie du

langage est de savcir si la parole orale est née indépendament

de l’écrit ou comme un mode de traduction de l’écrit, de

l’idéogramme, pour un monde de non-voyants.(équivalent auditif au

braille, pour le toucher).

Initialement selon nous, l’écrit ne fait que transcrire des gestes

en les figeant et nous fait passer d’une technologie interne à

une technologie externe faisant appael à du non-humain:

l’argile, le papyrus, le parchemin, ce qui permet de perpétue

le geste. De nos jours, la vidéo a l’avantage de capter le

geste sans que celui-ci puisse être approprié sinon par  une

recréation. Mais sans l’appui du support écrit, la plupart

des « interprétes » (lecteurs) seraient réduits au silence. Que

vaut un pianiste sans une partition qu’elle soit visible ou qu’elle

ait été mémorisée quand on sait qu’il serait le plus souvent

incapable de recréer une oeuvre par ses propres moyens

« internes ». Entendons par là non pas la copier mais s’en

inspirer.

On voit que le progrés technique externe  favorise

singulièrement les prétentions égalitaires des femmes qui

se réduisent le plus souvent à du copier-coller du travail

masculin (en interne).  C’est pourquoi, pour notre part, nous

avons accordé notamment depuis 2008 (avec la création

de notre « station »  télévisuelle sur Internet) la priorité à

une parole systématiquement associée à l’image. Or, force

est de constater  que le début du XXIe siècle aura été

marqué  par un retour en force de l’écrit (SMS, website), qui

reste un aliment  privilégié pour es femmes en ce qu’elles

peuvent aisément l’oraliser.(ce qui sera d’ailleurs de plus en

plus vrai pour les machines). La radio occulte le rapport

à l’écrit  et l’écrit lui-même fait probléme en ce qu’il se prête

à une « translation » orale -ce passage de l’écrit à l’oral est

d’ailleurs le véritable enjeu, à l’origine, de toute « traduction »,

laquelle n’est pas tant le passage d’une langue dans une autre

que celui d’une société à une autre, quand ces sociétés ont

des modes de fonctionnement différents, ce qui est le cas

-dimorphisme oblige- pour ce qui est des hommes et des

femmes  héritiers de processus évolutifs différents.

Il est clair que la radio privilégie outrageusement l’ouie et

donc le féminin en une sorte de bruit incessant alors que

la télévision peut très bien relayer le son par l’image et en cela

elle conviendrait mieux aux hommes.  Il faudrait en ce

sens s’interroger sur  les générations qui ont grandi avec

la radio et celles qui les ont suivies qui ont grandi avec la télévision.

même si une élite avait accés à la télévision avant les

autres, dès les annes cinquante-soixante ce que l’on peut  considérer comme ayant été

un atout et un gage d’inégalité ( Bourdieu)

 

 

 

.

 

 

JHB

06 07  14

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Culture, LINGUISTIQUE, machine, MUSIQUE, PSYCHOLOGIE, SOCIETE, Technologie | Pas de Commentaire »

la question des leaders en musique et au foot

Posté par nofim le 5 juillet 2014

Sport et musique: improvisation et meneurs de jeu

par  Jacques  Halbronn

 

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, il n’y a pas

d’improvisation collective  sans meneur de jeu et le chef

d’orchestre  incarne symboliquement cette fonction alors

même qu’il dirige presque toujours des oeuvres déjà écrites,

(sur partition),ce qui ne fait guère sens car la partition devrait

dispenser du chef, ce qui n’est pas le cas, en revanche, quand

on est dans l’exercice de l’improvisation.

Les commentaires que l’on entend du fait de la Coupe du

monde de foot ball au Brésil 2014 mettent en évidence

dans cette improvisation qu’est le jeu de foot  toute

l’importance d’un « leader »,  mot qui est explicitement

employé, notamment quand il en manque un dans une

équipe.

Une idée fausse  tend à prédominer qui présente

l’improvisation musicale comme inconcevable

collectivement alors même que le discours autour des matches

de foot reconnait la nécessité d’un meneur de « jeu ». Il y a

certes, dans l’orchestre, divers instruments comme il y a

plusieurs postes dans une équipe de « balle au pied », mais cela

ne se vit pas de la même façon. S’ »il y avait improvisation, l’on

pourrait  et devrait  ainsi  hiérarchiser les divers pupitres. L’on

pourrait d’ailleurs comparer le fait de marquer un but (goal)

au fait de trouver une phrase musicale  forte, « marquante ».

Tout comme un leader est suivi  quand il a le ballon,  on pourrait

dire qu’en musique le leader est également suivi dans son

travail créatif.

Tout se passe donc comme si, à un certain stade et pour quelque

raison la musique n’avait plus adopté la démarche que le sport

d’équipe aurait su perpétuer. Il y a cependant suffisamment

d’indices, de traces et ce quels que soient les documents qui auront

pu être conservés – et l’on sait que pour nous cette conservation

reste aléatoire en comparaison des reconstitutions de la génese

des pratiques et des théories que l’on peut mener à bien  ici

et maintenant à partir de ce que nous pouvons observer, aussi

« spéculatives » seraient-elles.

L’orchestre nous apparait, en vérité, comme une sorte d’équipe de foot

figée, fossilisée, sauf dans le cas du jazz  lequel,  il y a un siècle,

ne sera pas parvenu à changer les comportements si ce n’est

très ponctuellement. Le scandale des matchs truqués est

à comparer à ces concerts qui sont truqués de bout en bout

puisque leur issue est déjà connue par avance, ce dont on

ne se scandalise guère. On peut même penser que

l’improvisation musicale aura pu inspirer une certaine

philosophie du sport collectif. Et d’ailleurs, on dit « jouer »

aussi bien dans le cas du sport que de la musique. Cela

n’est surement pas par hasard..

La spontanéité n’est nullement incompatible avec l’existence

d’un leader et personne n’irait le soutenir pour le foot à

condition que ce leader ait un ascendant véritable et soit respecté

en tant que tel et comme on a dit « suivi ». Comme dans un

débat, un café-philo, il y a des  gens qui s’imposent et qui font

avancer le schmiblick, ce qui peut inspirer tous les membres

du groupe à des degrés divers.

La musique, selon nous, ne se régénerera que si l’on admet que

tout groupe a besoin d’un leader, sinon c’est la cacophonie.

Mais ce leader ne saurait  se limiter au poste  actuel de « chef

d’orchestre » qui n’est plus qu’un arbitre, pour emprunter

au sport.

Il importe de distinguer le sélectionneur et le leader. L’un est  l’organisateur de la réunion, l’autre est

celui qui méne la danse sur le terrain. Le rôle de l’entraineur est de composer l’équipe, le groupe et non

de jouer le rôle du leader de la séance. Il revient à l’entraineur d’observer la dynamique c’est à dire la fluidité du jeu et la synergie

qui déterminera le résultat le plus probant.  C’est à ce prix, paradoxalement, que l’improvisation collective pourra trouver un

nouvel élan, un second souffle, un siècle après le phénoméne jazz. Le sport d’équipe reste la référence qui n’a jamais perdu la foi alors

qu’ailleurs,  on vit dans l’inhibition, le formalisme.

 

 

JHB

05 07   14

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Des causes formelles de la malbouffe

Posté par nofim le 30 juin 2014

 

L’esthétique comme prétexte à la malculture

par  Jacques  Halbronn

 

Nous soutiendrons dans ce texte une thèse selon laquelle

la malculture et plus spécialement la malbouffe seraient

dues à des exigences esthétiques mal placées, à une certaine

confusion des genres, l’accent étant souvent mis sur

la « présentation »,  le « savoir vivre » qui sont les habits

et les prétextes de la malculture….

Il y a là en effet un certain paradoxe: manger correctement

peut renvoyer tantôt au contenu, tantôt au contenant.On

peut ainsi manger très proprement un hamburger et moins

élégamment une livre de cerises.Or, en principe, le hamburger

est plus à classer dans la malbouffe que les cerises. Mais ces

dernières  générnt des déchets, ce qui n’est pas le cas

du sandwich où « tout est bon à manger ». Avec les fruits, on

a des « peaux » (de banane), de noyaux, des pépins qu’il faut

éjecter de sa bouche, ce qui n’est pas forcément un geste

des plus gracieux.  Manger «  comme un porc » n’est nullement

synonyme de malbouffe! Mais on a scrupule dans des cocktails

à offrir des mets qui exigent que l’on se salisse les mains

sans parler de la menace sur les vêtements. Offrir des cerises

donnerait lieu à un spectacle de gens crachant à qui mieux

mieux leurs noyaux, plus ou moins discrétement! Dès lors

la malbouffe va reprendre ses droits sous la forme de

gâteaux, de biscuits, de jus de fruits, de fruits secs (attention

aux dattes, toutefois qui ont des noyaux)

Quant aux mets salés, on évitera ce qui comporte des os  (cuisses

de poulet, cotelettes etc ) et on préférera des « canapés » qui se

consomment en une seule bouchée et sans laisser de traces.

C’est donc au nom d’une certaine esthétique du « bon goût », au

nom des « manières de table » que l’on basculera vers des

produits empruntés à une économie de pénurie, d’ersatz.

Mais qu’en est-il plus généraement pour ce que nous avons

nommé « malculture », y retrouve–on la marque d’un certain

esthétisme bon chic  bon genre?

Bien des gens préférent assister à un spectacle ou regarder la télévision- soit des produits bas de

gamme mais qui ne font pas de vagues au sein d’un groupe que de se lancer dans des discussions

qui peuvent dégénérer et ainsi ne pas donner une très bonne image des participants. On préfére quelque

chose de « lisse », bien emballé!  Une telle « nourriture » n’est guère revigorante !

On voit donc que les exigences de « bonne tenue » peuvent parfaitement être responsable de la détérioration

de ce que nous ingurgitons ou faisons ingurgiter à nos invités ou à nos proches.

Pour éviter les problémes, les dérapages au propre comme au figuré, nombreux ceux qui choisissent

la facilité et notamment les mères qui craignent que leurs  jeunes enfants se salissent ou sallisent les lieux qu’il faudra ensuite

nettoyer derrière eux et quant aux « loisirs », la « télé » apparait comme une solution commode qui évite les cris, les disputes.

Autrement dit, les femmes sont probablement responsables de la malbouffe et de la malculture. Combien de fois ne voit-on

pas des enfants manger un gateau plutôt qu’un fruit.  Ce qui est vivant est généralement plus perturbateur que ce qui est mort. Un fruit

sec tâche moins qu’un fruit frais. Et  n’oublions pas les considérations budgétaires, les problémes de stockage qui conduisent à

des options économiques. Et cela vaut aussi dans le domaine de la culture : un spectacle live coute plus cher qu’un film!  Le théatre, le concert seront sacrifiés au profit des enregistrements. Mais ce faisant, les enfants se feront une fausse idée de l’accés à la culture, une idée en quelque sorte déshumanisée, mécanisée qui ne les conduira pas à developper leurs propres aptitudes.

Malbouffe et malculture  ont en effet pour caractéristique de donner à consommer des produits que l’on ne voit pas pousser, croitre comme lorsque l’on cueille des fruits sur un arbre ou que l’on  assiste à  une rencontre  comportant une certaine spontanéité et

imprévisibilité/ En ce sens, le sport d ‘équipe ou en face à  face  nous apparait comme un spectacle plus tonifiant que  le  « concert » où tout est déjà prévu, à chaque instant Mais tant qu’à faire, autant  jouer soi -même et se dépenser plutôt que de rester devant son poste.

On voit que l’enfer est pavé de bonnes intentions!

JHB

30. 06. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Micro-créativité et Macro-créativité au prisme de l’Astrocyclon

Posté par nofim le 25 juin 2014

Le cycle de la créativité  selon la nouvelle astrologie

par  Jacques  Halbronn

 

Une notion importante mise en avant par Harold  Garfinkel (ethno-méthodologie) est celle d’indexicalité. Il faut entendre par là que les

mots n’ont pas le même sens ou en tout cas pas la même portée selon les contextes, les milieux, les époques. Il est vrai ainsi que le terme

« créativité » est  fréquemment  galvaudé. C’est pourquoi nous distingions entre micro-créativité et macro-créativité/ En fait, presque tout

peut être distingué en « macro » et « micro ». Par exemple, il y a des micro-leaders (type tyran domestique) et des macro-leaders (type

chef historique)/ Si l’on ne précise pas le qualificatif, on risque de mettre tout le monde dans le même sac et sur cette confusion que se

constitue l’idéologie  paritariste hommes-femmes. L’astrologie est en mesure d’arbitrer un tel débat qui prend des tournures

terriblement démagogiques.

Encore convient-il de préciser ce que nous entendons par créativité, sans tomber dans des clichés éculés et ne pas croire que le langage

serait comme porteur d’un savoir universel et intemporel, comme tant de gens semblent enclins à le croire. En vérité, le processus

de créativité nous semble assez mal connu et par conséquent le débat à ce sujet tourne quelque peu à vide, en régle générale.

Disons que, selon nous, la créativité correspond à une forme de synthèse ou si l’on préfére de solution, de résultante. Plus le nombre de paramétres à considérer est important et plus le processus de créativité doit être puissant. L’on passe ainsi  de la micro-créativité à la

macro-créativité, d’enjeux d’ampleur limitée à d’autres à plus grande échelle et selon nous les femmes,  en général, se limitent à la

micro-créativité et atteignent au bout d’un certain temps à leur seuil d’incompétence (principe de Peter).

Un autre terme que nous associons à créativité et qui peut surprendre est celui de consensus. Les conditions de consensus de

la micro-créativité ne sauraient être de la même tremple que celles nécessaires à la macro-créativité dans la mesure où le nombre

de parties concernées est plus élevé dans un cas que dans l’autre. C’est le passage du particulier à l’universel.

Quand Saturne atteint la conjonction avec l’une des 4 étoiles fixes royales  formant un quadrilatère, le cycle reprend  en son

point de départ à la façon d’une personne qui se réincarnerait passant de la vieillesse à l’enfance.

Les femmes sont particulièrement à leur aise avec les enfants du fait qu’elles n’ont pas à tenir compte des spécificités et des parcours de

chaque enfant mais peuvent s’en tenir à des généralités bonnes pour tous et incontournables.  On dira donc que les femmes correspondent

au commencement (vénusien) des choses. IL est plus facile de gérer une créche qu’un parti politique!

En revanche, dès que les choses ont avancé, mûri,  les hommes s’avérent plus aptes à une telle tâche. Un leader domestique  (c’est à dire

ici dans le cadre d’une petite entité (home) n’a pas  à avoir le même bagage qu’un leader national, n’est pas de la même trempe, ne joue pas

dans la même cour.

Nous dirons que la créativité, dans tous les cas  de figure, implique que l’on parvienne  à faire avancer les  choses, que l’on trouve un

compromis.  Ce terme semble peu compatible avec  celui de créativité mais  un tel  point de vue doit être révisé. . La créativité implique de

trouver une bréche, une issue qui à la fois  tienne compte de la diversité des choses tout en imposant une voie unique, centrale qui

transcende et aplanisse les différences. La créativité  est liée selon nous à l’idée de transcendance, de dépasssement. Mais là encore, il

y a différents stades et niveaux et l’on retrouve le micro et le macro. Le SDF qui doit faire la manche pour récolter quelques pièces n’a pas

vraiment le même profil que le magnat d’industrie mais quelque part, chacun  cherche une solution à ses problémes, quels qu’ils soient.

La  réussite d’une solution est elle-même fonction de sa durabilité. Une solution qui ne marche que quelques minutes, quelques heures, quelques jours pour un petit  groupe n’aura pas la même valeur qu’une solution qui tient la route sur la longue durée et à une grande échelle. On  pense au travail de l’astrologue praticien qui ne « marche » que pour un client et pour la durée de la consultation. On est bien

là dans la micro- créativité tant dans le temps que dans l’espace.

Il est donc souhaitable que l’éleve en astrologie ait le sens de la « croissance » et de la « décroissance » qui est au coeur de toute forme

de cyclicité (croissant de Lune) car cette précision quant  à la taille des choses est cruciale sur le plan de la qualité prévisionnel.

Passage du grand au petit ou du petit au grand. Si l’on prend la prévision d’André Barbault pour 1989, à partir du cycle

Saturne-Neptune, ce qui manque cruellement c’est ce « détail »: allait-on du petit vers le grand ou du grand vers le petit, ce qui est

au coeur  de la question du sens de l’Histoire? La réponse, on la connait. En 1989, on passait du grand au petit! Tout comme la mise en

service de l’euro était un passage du petit vers le grand. C’est là une précision absolument indispensable pour l’astrologie du XXe siècle et

pour sa crédibilité.

Entendons par là que tel est bien le seul véritable enjeu de l’astrologie. Si l’astrologie ne précise pas l’échelle des choses, c’est comme si

elle ne disait rien, comme si elle parlait pour ne rien dire. On ne peut vraiment  prédire qu’une seule chose en astrologie à savoir va-t-on vers un champ de conscience plus ample, plu  large ou plus étroit, plus restreint.?

Certains astrologues risquent de faire la fin bouche comme si la montagne venait d’accoucher d’une souris. Ils n’ont pas compris

les enjeux stratégiques d’une telle formulation qui reléve d’ailleurs décidément de la macro-créativité. En effet, il s’agit à la fois

de faire accepter l’approche astrologique bien au delà du milieu astrologique mais aussi de faire accepter une nouvelle « vision » de

l’astrologie par le dit milieu. En ce sens, il y a bien « compromis »  mais un compromis exige beaucoup d’imagination et d’invention et plus ce compromis couvre un champ large, plus il en faut et plus le nombre de ceux qui en sont capables sera  faible..

Pour en revenir à cette question lancinante et pathétique de la quasi absence des femmes parmi les grands leaders de l’humanité depuis

des siècles, et ce quel que soit le domaine considéré -politique-scientifique-artistique-philosophique etc- la réponse apparait désormais

relativement  simple. Les « solutions » proposées par des femmes ne tiennent pas, font long feu alors que celles pronées par  des hommes

ont une longévité bien plus forte. Une micro-solution ne prévaut que dans un cadre spatio-temporel très limité alors qu’une

macro-solution  accédera à un statut universel en ce qu’elle  transcendera les différences et donc ouvrira sur l’avenir qu’elle constituera.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les femmes et la théorie du complot

Posté par nofim le 21 juin 2014

La théorie féministe du complot mondial  et historique

par Jacques  Halbronn

 

Quand on songe à des millénaires d’histoire et à l’extréme variété des cultures, des civilisation sans lien dans bien des cas entre elles,

on ne peut s’empêcher de penser que les thèses féministes actuelles sont fondées sur une théorie du complot à très grande

échelle dans le temps et dans l’espace.

En effet,  la marginalité des femmes au plus haut niveau, celui de ceux qui ont été des pionniers dans les domaines les plus variés

-on ne parle pas ici des pionniers du féminisme!-  est une constante à l’échelle de l’Histoire de l’Humanité, en tout cas, pour les cinq

derniers millénaires.

Cette constante ne saurait donc selon nous être mise sur le compte de quelque environnement défavorable, tant – on l’a dit-le monde

a été cloisonné, comme en témoignent entre autres la diversité des langues et des religions. Cette constante ne peut donc

s’expliquer qu’au niveau de l’humanité, sans considération de comportements culturels;

Il se peut, inversement, que certaines femmes s’imaginent qu’avec la mondialisation, elles vont réussir à inverser une tendance

millénaire mais l’ironie du sort est que si elles y parvenaient cela ne pourrait s’expliquer que par la mise en place d’une sorte

de discrimination positive et surtout par un trucage des critères d’évaluation consistant à ne considérer que les performances de bas

de gamme des hommes, lesquelles sont évidemment plus accessibles tant aux femmes qu’aux machines (cf notre article « Tselem »

sur le site hommes-et-faits.com qui date d’il y a plus de dix ans)

En fait,  les données montrant qu’hommes et femmes  ne peuvent cohabiter que dans certaines conditions tendent à s’accumuler, ce

qui fait apparaitre des modes de fonctionnement  radicalement différents et qui ne sont pas sans conséquence  sur la difficulté des

femmes à briller au « top » des réalisations humaines, ce que les femmes ne peuvent que reconnaitre au moins pour le passé qui est

aussi, quoi qu’on dise, un passif quant à ce que l’on est en droit d’attendre d’elles pour l’avenir, un avenir qui dépend d’ailleurs encore

très largement des hommes et de leurs découvertes et inventions sur le plan scientifique et technologique.

En début de cycles (cf nos travaux sur le cycle de 7 ans), les femmes ont l’avantage comme au départ d’une course, les différences

n’ont pas encore eu le temps de se creuser. On est encore sur un plan individuel ou en tout cas « privé » (couple, famille, petite

entreprise qui vit peu ou prou en autarcie) mais à mesure que le cycle se déploie (notamment au bout de trois ans et demi, à mi-parcours), quelque chose va coincer chez les femmes qui les empêche de passer à la vitesse supérieure et les fait plafonner toutes autant

qu’elles sont.

Leur probléme tient au fait qu’elles ne parviennent pas à dépasser précisément certaines différences et se libérer des cloisonements, tant sur le plan des idées que des personnes ainsi que de prendre de la distance par rapport aux générations antérieures, d’où un

processus de répétition qui se limite à l’exercice du commentaire et de l’interprétation de ce qui est déjà en place et institué.

Le rapport au langage est déjà en soi emblématique. Les femmes fonctionnent au niveau du signifié, c’est à dire de la parole

et les hommes à celui du signifiant, c’est à dire du  visuel. On formulera cela en disant que les femmes sont dans le « rire » et les hommes

dans le sourire (distinction que nous ne pensons pas que Bergson ait établi) : on ne voit pas le sourire dans le noir. La communication

féminine passe par des contraintes particulières : avoir une même langue en partage notamment.  On se coupe donc  ainsi d’un accés

à l’universel. L’idéogramme est typiquement masculin et se prête à toutes sortes de prononciations et de rendus mais il exige de la

clarté, de la lumière alors que la parole peut se pratiquer dans l’obscurité et ne permet de connaitre l’autre que par ce qu’il dit..

La femme perd pied au sein d’un ensemble trop vaste et donc adopte un comportement par trop frileux qui la met en retrait.

Au regard de l’Astrocyclon,  le crédit que les femmes acquièrent en phase 1  du cycle de 7 ans, elles le perdent  en phase 2 et l’image de

Sisyphe leur convient bien. La phase 2 constitue une sorte de « plafond » qu’elles ont le plus grand mal à passer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

21. 06  14

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le son et la parole, signifiant/signifié

Posté par nofim le 18 juin 2014

Pour une anthropologie du son et de la parole.

par  Jacques  Halbronn

 

Nos travaux sur la sensorialité nous ont conduit à imaginer des

sociétés fonctionnant différemment et investissant autrement

l’ouie et la vue. Nous avons relié ces questions à la distinction

entre hommes et femmes avec l’idée d’habitats différents

antérieurement à une forme de symbiose qui a du se

produire historiquement.

Nous continuons à penser qu’il importe de dissocier

nettement langage écrit, inscrit, gravé  et langage oral. L’un

passant par la vue et l’autre par l’ouie. Cela nous a conduit

à réfléchir sur le statut de la musique. D’où notre intérêt

pour le rapport de la musique au ballet, à la danse d’une

part au chant et à l’opéra de l’autre. (  cf Caroline Champion.

Hors d’Oeuvre . Essai sur  les Relations entre Arts et cuisine

Ed Menu Fretin 2010, pp. 91  et seq).

Pour nous la musique n’est pas un langage si ce n’est par

un certain abus des termes et nous pensons que celui

qui joue d’un instrument, improvise n’active pas son

cerveau de la même façon que celui qui  s’exprime

oralement  en français ou en toute autre langue. D’où une

complémentarité, une dialectique entre musique et chants.

La musique produit du signifiant qui est de l’ordre de l’écrit

et non du signifié qui passe par des conventions orales

et on ne saurait confondre ces deux plans. Mais le

signifiant musical  n’est pas de l’ordre du langage mais du

geste, du signe Donc quand nous disons musique, nous

englobons  la dimension chorégraphique avant même tout

rendu sonore qui ne serait en fait qu’un épiphénoméne en

quelque sorte subsidiaire,   « dispensable ».(comme on dit en

anglais), dont il serait loisible de se passer.

Le son qui est émis dans une  musique non verbale n’est pas

vécu comme le serait le fait de prendre la parole. en donnant

du « sens »à ce qui est dit, un sens partagé, codifié. Et c’est bien

pour cela que la musique peut s’accompagner de chant du

fait que le chant n’est pas en soi de la musique. Nous avons

souvent écrit sur le sifflement qui, selon nous, incarne bien

un son qui n’est pas de l’ordre du langage même s’il passe

par la bouche.(cf nos textes sur la somatologie)

Ce qui bloque justement les femmes par rapport

à la composition musicale tiendrait à cette dimension

singulière du « son » dit musical. Le son musical serait ainsi

une émission, une production sans rapport avec le son langagier.

et qui ne ferait pas « sens », dont le sens n’aurait pas été

fixé, établi préalablement.  Le son musical serait sauvage.

La bouche est un espace où se cotoient des processus fort

différents, sans parler du fait que c’est à la fois par la

bouche que nous mangeons et buvons et que nous produisons

du son, du langage.

Avec la marginalisation du sifflement au sein de l’activité

musicale, il y a un chaînon manquant qui fausse les

perspectives et qui associe le son à la parole. Et de fait,

il  y aurait comme un tabou à produire du son sans parole

intelligible et codifiée.

Dans certaines communutés (Islam), on a coutume de dire que

le sifflement est le fait du diable ; il aurait donc été

à un certain moment diabolisé. Par ailleurs, le sifflement

ne serait toléré que par le biais d’instruments à cordes ou à

vent. Donc à nouveau une distanciation. Il reste que la musique

a quelque chose de subversif plus que tout autre art en ce

qu’elle est un signifiant et non un signifié. L’on peut certes

lui adjoindre du signifié (chanson, opéra) mais dans ce cas on

lui fait dire ce qu’on veut, on l’instrumentalise.On ne peut

d’ailleurs appréhender la dialectique saussurienne qu’en

partant de l’opposition entre musique et parole, si l’on admet

qu’en soi la musique ne comprend pas la parole qui est pour

elle un corps étranger avec lequel elle serait en symbiose/

Quelque part, l’opéra wagnérien prône un mélange, une

confusion des genres et annonce en quelque sorte le déni

du distingo entre le masculin et le féminin, ce dernier étant,

comme on l’a signalé à maintes reprises, marqué par le

primat du langage parlé, qui n’a pas besoin de visuel.

A contrario, selon nous, la musique aurait besoin d’un visuel

d’où cette association que nous avons proposé avec le ballet

et non avec le chant, qui est l’autre option d’alliance qui

marquera la charnière du XIXe et  du XXe siècle, donc

en réaction, éventuellement, à l’option de l’opéra. On

retrouve cette problématique dans le passage du cinéma

muet et du cinéma parlant qui annonce déjà une radio

sans images avant que celle-ci ne se change en télévision,

dans la seconde partie du xXe siècle.

On peut penser en tout cas à une musique primitive,

première à base de sifflement et de percussions produites

par le mouvemente des mains et des pieds (ce qui donnera

les instruments à percussion, tambour, timballes, piano etc)

qui sont assurément des moyens de produire du son, ce que

rapppellent les applaudissements à la fin d’un concert, parfois

accompagnés de piétinements et qui ne passent point par

la parole, sinon par quelques « bravos » plus ou moins

tolérés. Ces manifestations muettes (au regard du langage)

nous apparaissant comme un rappel, un rééquilibrage.

Autrement dit, le son ne débouche pas nécessairement sur

la parole et peut être dissocié du langage lequel peut se

limiter à une dimension purement visuelle, idéogrammique.

pouvant subsidiairement être « sonorisée ». On songe aux

civilisations amérindiennes qui ignoraient l’usage de la roue.

Il y a des connexions qui ne se font pas nécessairement.

Une autre humanité aura emprunté une autre voie, du

fait notamment d’un manque de visibilité dans ses conditions

de vie et elle aura inventé la « lecture » orale, c’est celle dont

les femmes seraient issues. On peut aussi penser que

l’invention de la lecture fut le fait des hommes qui

l’asservissaient et durent trouver un mode de communication

pour des non voyants ou des personnes n’étant pas en

situation de voir mais seulement d’entendre (cf la radio)

De nos jours, évidemment, ces distinctions sont largement

brouillées du fait d’une certaine symbiose  ayant perpétué

néanmoins ce clivage au niveau de la sexuation, les hommes

relevant d’une humanité et les femmes d’une autre.

Il nous semble néanmoins souhaitable de conscientiser de

tels clivages qui restent essentiels (cf nos travaux à ce sujet)

et l’on comprend notamment ce que peut avoir d’ambivalent

d’hybride, le cinéma parlant puis la télévision en tant qu’espace

de  mixité. Cela dit, l’on peut toujours penser que les hommes

et les femmes ne captent pas un  film de la même façon, les

uns s’axant plus sur la parole et les autres sur les signes (y

compris d’ailleurs les sous-titres pour les « versions

originales, ce qui relativise l’écoute. On peut ainsi  profiter

d’un film (ou d’un opéra) en étant sourd  ou malentendant

comme en étant aveugle ou malvoyant.

On ne dira donc pas que la musique est étrangère au son

mais elle le serait à la parole orale, laquelle, en revanche,

exploite ce son et y greffe une parole, en aval (passage du

signifiant au signifé). Nous avons relevé à quel point

les femmes avaient besoin de la présence de la parole comme

si elles vivaient encore dans les ténébres et nous pensons

que les espaces de silence vont se multiplier (comme dans

les bibliothéques et divers lieux de culte, de recueillement,

comme les monastère) à l’instar de ce qui se fait pour le tabac

quand on aura compris à quel point la parole orale est

polluante pour la pensée. On a pu voir à quel point

la technologie des mobiles avait exacerbé la parole

féminine et est voué à générer à terme de la

conflictualité. C’est d’ailleurs autour du rapport à l’oralité

de la parole (non du son vocal) que le différentiel du

masculin et du féminin semble le plus tangible au regard

du vivre ensemble (d’où l’essor sinon de l’homosexualité

du moins de vies séparées où les deux sexes ne se croisent

que ponctuellement. (mariage pour tous)

JHB

18  06 14

 

 

 

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La double imposture de la vie musicale

Posté par nofim le 17 juin 2014

Les moeurs musicales actuelles  comme  théatre de la décadence civilisationnelle.

par  Jacques Halbronn

 

Nous dénoncerons ici une double imposture : d’une part  quant au mode instrumental et de l’autre quant à l’appropriation par

l’intérpréte d’une oeuvre qui n’est pas sienne. En ce sens, la vie musicale actuelle reléve de ce que nous avons appelé

la Malculture (ce qui inclut la Malbouffe)/ Une prise de conscience de ces deux impostures serait hautement salutaire.

Le fait d’utiliser un instrument, un appareil au lieu de se servir de son propre corps  fait probléme. On est dans une problématique

prothésique, du handicap comme ces gens qui ayant perdu l’usage de la parole recourent à quelque technologie de substitution. Le grand oubié de la musique c’est le sifflement pour lequel nous militons depuis longtemps (cf le blog musimprovision) . Il suffit de noter

l’absence du sifflement dans l’ensemble des oeuvres du répertoire classique depuis des siècles. Le sifflement n’est nullement

assimilable au chant, ne passe pas par le langage et est universel. Les instruments à corde et à vent ne sont que des dérivés du

sifflement. Au lieu de développer ce registre du sifflement, on  se contente de le mépriser en le réduisant à un sifflotement et réservé

à la chansonnette! Or, nous pensons que l’effet du sifflement  organique n’est pas du même ordre que celui de tel ou tel instrument de

remplacement. Il faudrait mener des recherches dans ce sens au niveau des neurosciences.

L’autre imposture qui achéve de compléter ce tableau décadent tient à la défaveur dans laquelle est tombé  l’exercice de

l’improvisation. On sert au public des oeuvres le plus souvent de compositeurs depuis longtemps décédés et que les interprétes

s’approprient en vue de leur redonner vie,  un peu comme lorsque l’on ajoute du lait sur un produit déshydraté ou que l’on recourt au

micro-onde pour servir des surgelés. On est là dans le bas de gamme si ce n »est que le haut de gamme n’est plus guère proposé ou n’est

pas perçu comme tel.  Les interprétes se comportent comme des mécaniques bien huilées qui suivent la partition et que l’on peut juger

à cette aune alors qu’une musique nouvelle déroute. C’est aussi de la malculture que de se contenter de ce qui est « sec » et de se priver

de ce qui est « frais ». Même probléme que pour la Malbouffe!

Quel type de personnes est attiré par une telle pratique musicale? Nous nous sommes souvent demandé quel était le ressort de telle ou

telle vocation. C’est ainsi que les astrologues sont souvent des gens qui se sont sentis négligés dans leur enfance et qui vont compenser

à se référant à leur « thème natal », lequel sert de prothèse à un moi  déficient. Autre grille de lecture: une personne qui a mal vécu son statut de femme ou d’homme, sera attirée par un domaine où la question de l’individu prévaut sur celle du genre.

En ce qui concerne les musiciens, nous pensons qu’il  y a là

aussi une certaine symptomatologie liée à un probléme  avec l’autorité. En effet, quand il y a de vrais rapports entre les gens, on aboutit

toujours à des prises de pouvoir, ce qui permet d’ailleurs d’unifier un groupe. Mais celui qui est traumatisé par cet aspect de la vie

va trouver dans le milieu musical, un mode de relation sociale où le pouvoir est déjà institué par avance, par le truchement de la

partition/ On  n’aura donc pas à se battre pour trouver sa place puisque tous les rôles sont déjà distribués par avance. Motifs assez

peu avouables/ On pourrait ainsi multiplier les exemples d’une motivation qui en cache une autre moins racontable (Garfinkel) comme

ces associations qui mettent en avant tel ou tel objet mais dont la véritable raison d’être et de se perpétuer se situe ailleurs. On s’en

aperçoit quand on observe à quel point les membres d’un groupe présentent des similitudes qui n’ont rien à voir avec les enjeux

mis en avant par le dit groupe. C’est ainsi que tel groupe sera très majoritairement constitué de femmes alors que cela ne ressort

nullement de l’activité considérée. Nous avons ainsi signalé, dans nos études consacrées aux groupes juifs de la mouvance laïque, une très

forte majorité de juifs d’origine polonaise qui ont des modes de relation entre eux qui n’ont rien à voir avec le concept de juif laïc qui n’est là qu’une étiquette plus présentable, moins typée.

La musique, en tout état de cause, instaure entre ceux qui la pratiquent  certains modes de comportement qui créent une complicité entre

les membres du cercle considéré, laquelle  complicité est selon nous liée à une certaine infirmité sociale/ Mais on pourrait en dire autant

des cinéphiles (cinémathèque) qui partagent non pas seulement l’amour du cinéma mais un certain rapport à l’autre qu n’est pas

forcément sain. L’attachement que l’on a pour un groupe ne dépend pas nécessairement de ce que ce groupe affiche. Un tel groupe se

déclare ouvert au vu de son « objet » mais en réalité implique un certain passé plus ou moins douloureux et qui soude le dit groupe si bien

que le groupe peut survivre à la mise en cause de son objet ou lui être indifférent.

Etrangement, d’ailleurs,  bien des groupes fonctionnent sur la base de régles, d’une certaine rigidité. Dans les exemples que nous avons

pris: rôle considérable de la machine – l’instrument du musicien, l’ordinateur de l’astrologue et représentation très stratifiée

et  schématisée du rôle de la personne (partition, thème astral) qui ne permet pas une expression directe du corps mais uniquement par l e

biais d’interfaces instrumentales.

 

JHB

17 06  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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