Astrologie individuelle et cycles planétaires

Posté par nofim le 16 juin 2014

  • Les cycles planétaires dans le thème personnel

par  Jacques Halbronn

Saluons le Manuel pratique d’Astrologie de Didier Colin (Ed.

Hachette,pp. 38  et seq)paru en 1998 et qui a le mérite de  ne pas tomber

dans certains excés: « Peut-on envisager d’ajouter une note de

musique aux sept notes existantes? -(..) Il fallut bien caser

(les transsaturniennes)quelque part dans le Zodiaque mais

cela fut fait  arbitrairement par des astrologues qui ne se

soucièrent absolument pas des sources  historiques et du

support mythique de l’astrologien( Les 7 planètes) suffisent

amplement à l’apprenti astrologue puis à l’astrologue

praticien pour comprendre et donner son interprétation du

thème astral d’une personnalité ou de la carte du ciel d’un

événement d’ordre collectif (Les transsaturniennes) ne

sauraient  être à la base d’éléments d’investigationn et de

réflexion essentiels à la bonne compréhension d’un thème

astral. Cette mise au point me semble absolument

nécessaire afin que l’apprenti astrologue(..) s’imprégne

bien des grands principes fondamentaux sur lesquels

repose l’astrologie et qu’il ne  se laisse pas séduire ou

égarer par certains astrologues modernes qui, en

ajoutant tels ou tels événements  à la structure du

Zodiaque  et à son fonctionnement  engendrent un

grand désordre et sément la confusion (..) Ni Uranus,

ni Neptune, ni Pluton  pris isolément  n’exercent une

influence dominante », Colin en parle comme d’un « tout

cohérent »

On notera qu’alors que l’astrologie est fortement marquée

par les combinatoires entre planétes, on a du mal à

comprendre en effet pourquoi il faudrait intégrer d’autres

planétes alors qu’il vaudrait mieux approfondir

l’interprétation des relations entre deux planétes ou plus

sans avoir à recourir à des astres supplémentaires inconnus

des anciens. Cela nous fait penser à cette tendance dans

certaines langues à emprunter des mots nouveaux au lieu

de se servir au mieux  des mots déjà existants.

C’est une autre voie qu’a suivi Yves Lenoble avec son usage

des ‘ «  révolutions synodiques », à savoir le temps mis pour

un « cycle planétaire » (de deux astres) d’une conjonction à

la suivante. Cela va de la conjoncion Lune-Soleil (29 jours)

à la  conjonction  Neptune-Pluton (492 ans). Il propose de

partir des conjonctions du thème natal et d’étudier les dates

de leur reformation (ce qui ne vaut que jusqu’à Saturne-

Uranus,  45 ans à l’échelle d’une vie humaine). Cette

méthode permet de fixer des échéances calculées à partir d’un

thème donné (naissance d’une personne, d’une République

etc) au lieu d’autres techniques comme les directions  et

progressions mais évidemment, cette méthode ne pouvait

guère s’appliquer avant que l’on ne découvrît les

transsaturniennes qui s’inscrivent dans plus de la moitié

des « révolutions synodiques » dont se sert Lenoble lequel

déclare qu’il applique l’astrologie mondiale à l’astrologie

individuelle.

Nous souscrivons, pour notre part, à certaines propositions

de ces deux chercheurs en astrologie mais nous pensons qu’ils

ne sont pas allés assez loin. Nous préconisons une astrologie

s’articulant sur une seule planéte. Contrairement à ce

qu’affirme  Yves Lenoble, il n’est nullement nécessaire de

disposer de deux planétes pour constituer un cycle. Il est

vrai que Lenoble fait l’impasse sur les étoiles fixes royales

tout en affirmant qu’il est utile de tenir compte des acquis

des siècles passés. Peut être pense-t-il que d’un point de vue

astronomique, les étoiles ne font pas partie de notre

systéme solaire mais pour nous le critère essentiel est la

visibilité à l’oeil nu, ce qui englobe les étoiles mais exclue

les planétes comme Neptune ou Pluton.

Par ailleurs,  si l’on accepte le programme d’une corrélation

entre astrologie mondiale et astrologie individuelle, nous

ne pensons pas qu’il soit absolument nécessaire de se servir

du thème astral personnel, auquel restent fortement

attachés nos deux auteurs, en dépit de leurs divergences. Il

y a là un obstacle épistémologique (Bachelard). La solution

que nous proposons est bien plus simple et on peut parler

d’une astrologie non ptoléméenne comme on parle d’une

géométrie  non euclidienne (Lobatchevsky, Riemann) qui

ne se sert ni de tout le septénaire, ni du thème astral, et

bien entendu ni des transsaturniennes. On débouche ainsi

sur une autre astrologie mais qui est en fait, selon nous

conforme  à l’astrologie des origines.

Ce que nous reprochons au modéle proposé par Lenoble, c’est

qu’il ne traite pas d’un vécu collectif. En effet, sa méthode

s’inscrit dans le cadre des « transits », si ce n’est qu’elle ne

retient- du moins en priorité- que les transits formés par deux

planétes et non par une seule. Or ces transits varient d’un

thème à l’autre et ne garantissent pas un événementialité

commune et partagée. On est donc loin d’une philosophie

de l’astrologie mondiale et l’on reste avec Lenoble axé sur

le thème personnel, ce qui correspond à une certaine

obnubilaton du client sur son petit égo, souvent frustré dans

l’enfance, d’où les tentations de l’astrologie karmique qui

soumet tout à des enjeux individuels.(cf notre interview

avec Dorothée Koechlin de Bizemont, sur You Tube)

Pour en revenir à l’ouvrage (p. 74) de Didier Colin, force est de

constater la perpétuation de lieux communs notamment

autour du signe du bélier (cf aussi la vidéo de Véronique

Agranier, sur You Tube): « L’effort  et l’élan nécessaires aux

jeunes pousses pour qu’elles apparaissent et que les

bourgeons soient enfin visibles, sont deux qualités

inhérentes au premier signe du zodiaque qui révélent en

effet l’effort  pour naître, pour apparaître et l’élan vers la

vie (…) C’est le signe pionnier du zodiaque etc ».

Nous avons amplement montré que le bélier n’est jamais

qu’un mouton voire un agneau et qu’il était voué au

sacrifice : il y a quelque chose de christique dans ce signe qui

serait plutôt le dernier que le premier signe, le signe de la

mort, de l’immolation tout comme la maison VIII était

initialement la dernière maison ou comme Saturne la

dernière planéte (représenté comme un vieillard).  C’est

le taureau solaire de Mithra qui est la marque du

commencement et les astrologues chatrent le taureau

pour en faire un boeuf alors qu’ils tentent déséspérément

de faire de l’agneau un taureau (corrida).

L’avantage des cycles de Lenoble, c’est qu’ils  n’accordent

guère, en principe, d’importance à la symbolique zodiacale puisque les

conjonctions se forment d’une fois sur l’autre dans des

signes différents ( ainsi Jupiter et Saturne se conjoignent

dans des signes qui sont en trigone, à 20 ans d’intervalle).

Autre point important, hérité du « cycle planétaire » des frères

Barbault, les cycles ne sont pas solidaires entre eux et peuvent

être appréhendés au regard de leur retour dans le temps et

non de leurs interactions .

 

 

 

 

 

le Bélier

 

 

 

 

 

 

.

 

 

.

 

 

 

 

 »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le nivellement par le bas, syndrome de décadence

Posté par nofim le 16 juin 2014

Les risques de nivellement par le bas

Panem  et Circenses ou la Culture populaire dominante

par   Jacques  Halbronn

 

La malbouffe et ce que nous avons appelé la mal-culture

sont les deux mamelles du nivellement par le  bas qui

consiste à empecher les plus doués des membres d’un

certain groupe à se faire reconnaitre comme tels. Ce

nivellement conduit à un certain sentiment d’égalité

entre hommes et femmes. La thèse que nous développons

est d’ordre cyclique. Il  y aurait des périodes marquées par

un tel phénomène et d’autres qui le voient refluer.

Un  exemple illustrera notre propos sur le nivellement, celui

de la multiplicationdes cranes rasés, mode  qui permet

aux cheveux les plus courts de ne pas se distinguer  des plus

longs.

La malculture perpétue des modes alimentaires, par  exemple,

qui devraient etre exclusivement réservées  aux couches

sociales les plus défavories mais qui  au nom de la « Culture »

font partie des habitudes et des références. En effet, ce qu’on

appelle le patrimoine gastronomique est presque toujours

un élément de la table du « pauvre », avec des produits qui ne

sont pas frais et qui se conservent longtemps. Il est étonnant

de devoir observer qu’en France, au printemps, tant de gens

continuent à manger selon un tel modéle de pénurie qui n’a

aucune justification, consomment notamment du pain, des

pattes, de la semoule, des pommes de terre (frites) au lieu

de viande, des gâteaux au lieu de fruits de saison. On est en

pleine schizophrénie. En fait, les gens ont une tendance à

se procurer ce qui coûte le moins cher et la mauvaise

alimentation chasse la bonne. Selon nous, les marchands

de produits finis (restaurants, boulangerie-patisserie)

perpétuent une tradition de nourriture de masse héritée

du « panem et circenses » romains, de soupe populaire. Mais même

à la maison la mabouffe   a  droit de cité et c’est le régne des

surgelés et des pizzas.

La Malculture est une culture au rabais dont la malbouffe

est un des fleurons, au nom d’une culture alimentaire

traditionnelle.  Mais si le pain des Romains est la malbouffe,

la télévision est le cirque.

Le public n’a plus droit qu’à une culture réchauffée et non pas

en live et là encore même ceux qui en auraient les moyens s’en

contentent. On ira ainsi entendre jouer des oeuvres des

siècles derniers plutôt que contemporaines.

Le nivellement par le bas passe aussi par des emplois peu

qualifiés où les gens sont interchangeables et pourraint être

attribués au hasard, par le moyen d’une sorte de loterie.

Au niveau mondial, la langue anglaise est le type même d’une

langue frelatée, hybride,  préférée au français qui est une langue

de bien meilleure qualité.

Tout est fait pour empêcher ceux qui ont des potentialités

supérieures de sortir du rang et la sélection s’opère selon

des critères qui ne sont pas pertinents.  La médiocrité est

triomphante.

Pourtant, comme nous le laissions entendre, il existe une

cyclicité qui périodiquement remet les pendules à l’heure. Il

s’agit d’un cycle astronomique de 7 ans divisé en

deux « mi-temps » de 3 ans et demi.(conjonction et disjonction)

La phase dite « disjonctionnelle »  tend à effacer tout ce qui a

pu se stratifier, se scléroser pour pouvoir reprendre un

nouveau cycle. Mais au bout de 3 ans et demi,  l’on retombe

dans une framentation, une segmentation du monde, un

rétrécissement des échelles, que l’on pourrait comparer avec

une multiplicité qui ne convergera qu’au bout d’un certain

temps. La « conjonction » est le stade d’une humanité enfant,

(Bachelard). La disjonction permet, en revanche, de se

sevrer  du passé et de construire

 

 

JHB

16 06 14

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Le besoin de référence chez les femmes

Posté par nofim le 13 juin 2014

La quéte de validation chez les femmes

par Jacques Halbronn

Ce qui frappe dans la « psychologie » féminine, c’est le

besoin viscéral de référence extérieure. On est dans la logique

du copiste dont on peut vérifier qu’il n’a pas trahi son modéle,

qu’il a traduit « comme il faut », qu’il a bien « suivi » la partition,

utilisé les bonnes formules/formulations. Il faut qu’il y ait

« concordance » entre deux plans, celui d’avant et celui

d’après.

Les femmes sont « perdues » quand il  manque un « patron »

(pattern), quand on ne peut évaluer leur travail à l’aune de

critères bien précis. D’où un certain processus de répétition, qui

s’avère nécessaire, à leurs yeux et qui exige qu’il y ait eu des

antécédents auxquels se référer, si besoin est.

L’intérêt des femmes pour l’astrologie est lié à l’existence

supposé d’un schéma initial auquel se reporter. On va voir

l’astrologue pour s’assurer que sa vie est conforme au

modéle cosmique, et s’il est possible de se rapprocher au

plus juste du dit modéle individuel, ce qui est une façon de

nier une véritable individualité puisque le thème devient ainsi

une sorte de double, d’alter ego virtuel. Avec le thème, la femme

cesse d’être seule, c’est toute son existence qui trouve ainsi

son pattern et pas seulement son travail..Tel est l’enjeu de

l’astropsychologie : s’assurer que l’on a respecté la matrice

D’où chez les femmes, une certaine peur de l’inconnu, de ce

qui n’est pas balisé, répertorié, labelisé. En ce sens, les femmes

sont des êtres particulièrement sociaux et conformistes, ce

qui est souvent une cause de tension avec des hommes moins

dociles face aux codes en vigueur et dont ils ont tendance

à relativiser la portée. Les femmes seraient les gardiennes

du Surmoi, d’une certaine discipline et elles excellent dans

le formatage et la formation..

De fait, l’économie, le salariat, obéissent à un tel schéma.

Celui qui fait un métier qui ne préexiste pas déjà aura bien du

mal à se faire rémunérer puisqu’il n’y a pas  alors d’exemples

antérieurs auxquels se  référer, avec une certaine fourchette

de prix pour les prestations.

On conçoit que les femmes soient bien plus à leur aise pour

interpréter une oeuvre déjà connue, publiée que dans

l’improvisation. Car elles ne veulent pas faire « ‘n’importe

quoi » ou quelque chose qui ne « rime à rien ». Or la rime

implique que deux  éléments se ressemblent. En ce sens, on

dira que les femmes sont dans la dualité alors que les hommes

n’ont pas besoin d’un préalable, d’un précédent. Mais qui

produit ce modéle de référence vital pour les femmes sinon

les hommes, justement, qui jouent ainsi le rôle de la source?.

En ce sens, les femmes sont « à l’image » des hommes.

Elles ont une certaine religion de la Tradition à perpétuer,

de la « tranmission » sans qu’elles s’autorisent à en faire un

inventaire préalable car celui-ci renverrait à un point de

départ, à une origine qui par définition ne pourrait que

s’autoréférencer. En fait, la seule origine qui leur convienne

se situe dans le registre de la transcendance, du divin, du

cosmique mais  on se heurte néanmoins aux aléas de la

transmission, d’où l’importance qu’elles accordent à l’exactitude

de la copie et de la filiation, donc au passé.

Mais en même temps, les femmes modernes ont un rapport

très ambivalent à l’égard du passé qu’elles tendent à

désavouer du fait du statut traditionnel de la femm auquel

elles n’adhèrent pas ou plus. Ce faisant, elles scient la branche

sur laquelle elles sont perchées et l’on peut se demander si

le féminisme n’est pas une invention des hommes. Toujours

est-il que l’homme est devenu le nouveau modéle pour les

femmes, censé incarner une certaine universalité. Mais au nom

de cette universalité de l’humain, on observe que les femmes

tendent en fait à considérer leurs propres valeurs comme

universelles.

Les homosexuels mâles ont des comportements très

semblables à ceux des femmes et dans le milieu astrologique

comme dans certains métiers de la mode (couture, coiffure etc)

, ils trouvent un  environnement avec lequel ils sont en phase..

En ce sens, nous dirons que ce sont les homosexuels qui

brouillent les lignes entre les deux genres. Cette

homosexualité est encouragée par l’absence ou la carence

du modéle paternel et nous observons chez les adolescents

mâles d’aujourd’hui des comportements de plus en plus féminins, c’est

à dire traitant de perspectives de plus en plus restreintes

(cf nos textes sur le grand et le petit au regard des genres)

même entre eux, du genre raconter ce qu’on a fait la veille.

Ce rite du « raconter » est en effet typique de cette démarche

« objectivante » des femmes qui ne parlent que de ce qui a

déjà eu lieu, donc dans un effet de miroir alors que le futur

implique d’assumer pleinement sa subjectivité.  Mais

attention, parler de subjectivité quand on est complétement

enchainé par des préjugés et des conformismes, est un abus

de langage. Le temps du féminin reste bel et bien celui

du passé, et une des formules les plus récurrentes de la

rhétorique féminine est « il ou elle a dit », elle est dans

la répétition au mot près, de façon assez mécanique.

JHB

13 06 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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homosexuels

 

 

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Purifier l’astrologie

Posté par nofim le 12 juin 2014

Déclin  de  l’Astrologie et Hygiéne Publique/

par  Jacques  Halbronn

 

Que l’astrologie actuelle est sale, comme ellle pue mais elle ne s’en rend même plus compte. Elle se trouve bien comme elle est! A quoi bon

lui expliquer que si elle se lavait et portait du linge propre, ce serait mieux pour tout le monde? La propreté n’est visiblement pas une valeur à ses yeux. On parle ici d’une propreté intellectuelle, on l’aura compris! Sans propreté , y a-t-il encore de la propriété comme lorsque l’on dit « au sens propre », « à proprement parler »?

Le déclin moderne  de l’astrologie pourrait avoir coincidé avec un progrès de l’hygiéne sociale, de la prophylaxie, de la prévention. Nos sociétés ont compris qu’il fallait assainir les milieux, ce qui reléve d’une forme d’écologie. On cesse alors de croire que l’on puisse tolérer plus longtemps la saleté. On se persuade que rien de bon ne peut venir d’un terrain pathogéne, du désordre où l’on finit par se perdre, du labyrinthe! Et le thème astral est assurément labyrinthique.

On n’a peut être pris toute la mesure au niveau du statut des sciences des progrès de la médecine sur le plan de la prévention en amont. Mais de fait, le dossier astrologique semble bel et bien lié à une affaire, une enquéte d’hygiéne publique.

On lit à l’article « Hygiéne » sur Wikipedia:

« C’est à partir de la Renaissance que la société de cour (puis toute la population) fuit l’eau, accusée de transmettre des maladies en ouvrant les pores de la peau et ainsi l’organisme, à l’action néfaste de toutes les maladies. En amollissant la peau, on croit rendre sa protection plus faible contre toutes les infections. Les parfums (jasmin, cannelle, jonquille, musc) camouflent les mauvaises odeurs et sont censés servir de désinfectants, les pastilles d’anis servent à parfumer l’haleine. Le développement des cosmétiques (notamment l’usage des fards rouges et blancs introduit par Catherine de Médicis ou le poudrage du corps et des cheveux par la pommade de Florence, la poudre de Chypre) souligne qu’à la cour, la vue s’impose face à l’odorat et au toucher. La toilette sèche se fait sur le corps par friction avec un linge propre ou un frottoir en peau, seul le visage et les mains se lavent à l’eau et au savon (ou l’herbe à fossé pour les moins nantis). Le corps est protégé sous la crasse, ainsi un habit blanc devenu noir est bien perçu. Seules les personnes aisées, qui peuvent changer souvent de vêtements, pratiquent une hygiène vestimentaire

« À partir du XVIIe siècle, la « toilette sèche » perdure mais l’usage de l’eau réapparaît progressivement[.  Les premiers cabinets de bain se développent chez les gens riches et raffinés dont la blancheur de linge est soulignée au col et au poignet. Le bain froid est jugé hygiénique non par son pouvoir nettoyant mais par son pouvoir tonifiant, le bain chaud ne reste qu’une pratique médicale. La bourgeoisie dénonce le caractère masquant des parfums et cosmétiques de la noblesse, leur usage de fards blanchissant la peau se fait plus léger[. À partir du XVIIIe siècle, l’hygiène concerne aussi la « propreté du dessous » puis la propreté de la peau qui se fait entièrement par le lavage. La réapparition des établissements de bain et la multiplication d’espaces spécialisés (cabinets de bain, bidet, latrines collectives plus simplement dans les châteaux ou abbayes mais aussi dans les maisons modestes) est liée avec le développement de la notion d’intimité. Les grandes villes se dotent d’égouts souterrains

« Au XIXe siècle, les sources thermales sont réputées pour la santé. Louis Pasteur développe une théorie des germes selon laquelle certaines maladies sont causées par des micro-organismes. Les scientifiques et médecins formulent des recommandations comme le lavage des mains et la toilette quotidienne à l’eau et au savon. La fin du siècle marque le début des salles de bain et des toilettes dans les logements.

C’est Ignace Philippe Semmelweis qui met en évidence le risque nosocomial. Il devine en 1846 les vrais mécanismes de la contagion de fièvres puerpérales dans une maternité. C’est l’observation des taux de mortalité qui le met sur la piste : les femmes meurent moins en accouchant à leur domicile, à la maternité des sages-femmes de Vienne ou même dans la rue qu’à l’hôpital. Un comble ! Il arrive à la conclusion que les fièvres puerpérales sont véhiculées par les médecins eux-mêmes lorsqu’ils passent des salles de dissection et d’autopsie aux salles d’accouchement sans se laver les mains ni changer de blouses. Il mourut fou de ne pas avoir convaincu les scientifiques de son époque. »

Or, la disgrâce de l’astrologie semble bien correspondre chronologiquement aux progrés de l’hygiéne. C’est au XVIIIe siècle que la situation de l’Astrologie se précarise et se marginalise mais il faudrait comparer son statut au sein de diverses sociétés et montrer que

l’astrologie résiste mieux quand les progrès de l’hygiéne sont moindres. Il serait notamment intéressant de comparer les mentalités et les comportements face aux mesures d’hygiéne des deux côtés de la Manche  mais aussi face à l’Astrologie. Il nous semble que le milieu

astrologique soit peu soucieux de l’hygiéne mentale et cela vaut notamment pour les cours d’astrologie qui constituent certainement

un terrain particulièrement  pathogène avec une forte résilience  face à toute étrangeté logique, une indifférence à l’anomalie, une anesthésie des anti-corps qui ne laisse de nous surprendre d’autant que la tendance n’aura fait que s’aggraver depuis les années 90 du siècle dernier. Dans les années cinquante-quatre-vingt, le milieu astrologique semble bien parti pour instaurer une hygiéne de plus en plus attentive/ Mais la fin du millénaire et depuis sont marquées par une régression, une rechute, en matière d’hygiéne dans le milieu astrologique. On pense à ces préjugés évoqués au temps de la Renaissance (cf supra) et où il est déconseillé de se « laver ». On traverse un âge « noir » de l’Astrologie alors qu’il  y a un demi-siècle, c’était l’heure du débarbouillage; du grand nettoyage de printemps, (avec Gauquelin, André Barbault,  Jean-Pierre Nicola etc), du ravalement. En fait, toute entreprise critique contribue à l’instauration d’une certaine hygiéne. Rappelons que le XVIIe siècle, s’il est celui de la naissance d’une certaine réforme de l’astrologie avec Kepler, l’est aussi pour la critique biblique (Spinoza, Richard Simon,  cf  notre post doctorat sur la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle autour du Dominicain Giffré de Réchac)/ On songe à Hercule  nettoyant les Ecuries d’Augias en détournant les eaux du fleuve Alphée.

Combien d’astrologues en ce  début de XXIe siècle déclarent ne guère se soucier du caractère vétuste de l’édifice actuel de l’astrologie alors qu’ils ne le toléreraient pas chez eux! Il est vrai que ce n’est pas la même saleté, la même crasse.  L’une est interne, l’autre externe

et les femmes sont plus sensibles à ce qui est externe donc moins sensibles à la puanteur interne que les hommes, d’où la défaveur

grandissante de l’astrologie auprès de la gens masculine au point que certaines réunions du public astrologique semblent réservées aux

femmes (cf l’association Source, à Paris, par exempe ou celles de l’Atelier Astrologique d’Aquitaine, sur Bordeaux)

 

 

 

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JHB

12. 06. 14

 

 

 

 

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Hommes et femmes au lit et à table

Posté par nofim le 5 juin 2014

 

Deux lieux sensibles du rapport hommes-femmes: le lit et la table

par  Jacques  Halbronn

 

On notera que tant le lit que la table se composent essentiellement d’une planche placée

à l’horizontale et recouverte généralement de nos jours d’une nappe ou d’un drap. Mais par delà

une telle similitude  hommes et femmes entretiennent des rapports très différents dans les deux cas.

Nous mettrons ici en évidence les causes de confrontation et les lieux de rencontre priviligés ainsi

constitués.

Nous résumerons notre approche en disant que la femme domine l’homme à table et est

dominée par lui au lit, d’où la nécessité d’un certain équilibre du fait d’une certaine

complémentarité. Le lit sans la table et la table sans le lit, cela génére des frustrations chez l’un ou

chez l’autre.

I  Le pouvoir féminin et la table

Le domaine de la table est liée à celui de la cuisine alors que celui du lit reléve en principe

de la chambre à coucher.  Le savoir vivre est très axée sur les manières de table. Il faut manger

« proprement »,  éviter de faire des « saletés » sur la nappe ou par terre,  évidemment ne pas

tâcher ses affaires. Il y a toute une éducation qui sous -tend le comportement à table, autour de

la table. Il faut savoir se « tenir » à table. En bref, les femmes ne manqueront pas d’occasions de

faire toutes sortes de « remarques » sur la façon dont on se « conduit » à table, n’hésitant pas à dire

qu’Un Tel « ‘mange comme un porc », ce qui peut ne pas plaire à un homme un peu susceptible.

Bien évidemment, la vaisselle est un moment important dans la vie du couple et les femmes

apprécisent que les hommes participent sans pour autant qu’ils prennent le pouvoir. Il est vrai que

les femmes sont censées mieux s’y connaitre que les hommes lesquels se trouveront ipso

facto en situation subalterne sinon d’infériorité, qui peut être vécue comme humiliante.

L’aspect alimentaire n’est pas non plus second et nous pensons que les nourritures à base

de céréales sont plus prisées par les femmes que par les hommes, ces derniers préférant des

choses simples comme les fruits et les grillades et de préférence en plein air, ce qui ne crée

pas les mêmes contingences de propreté, surtout si l’on se sert de vaisselle jetable. (barbe cue), cela

implique évidemment qu’il fasse beau (pique nique en plein air), ce qui correspond à la belle saison, alors que les femmes s’accomodent fort bien de  l’Intérieur, de la maison. La nature même des mets est

moins estivale qu’hivernale chez les femmes: on préférera les tartes et les gateaux aux fruits, et cela

vaut notamment pour les enfants auxquels on donnera des viennoiseries; des biscuits,

plutôt que des péches ou du melon, propreté  oblige.

En bref,  la table est un espace fortement investi par les femmes qui y  imposent leur loi et

entendent bien que les hommes, petits et grands, s’y soumettent tant dans la forme  que dans

le fond.

Mais comme on l’a laissé entendre, le joug de la table dojt être compensé par celui du lit qui se

présente sous des auspices bien différents et généraleùment se situe dans la suite des

événements. Il y a bien là une certaine binarité qui se manifeste dans la division

habituelle d’une soirée en deux temps, celui où  l’on bouffe et celui où l’on couche et de toute façon,

après le dîner on va, tôt ou tard, au lit et non l’inverse, sauf si l’on prend en compte le petit

déjeuner  (p’tit déj) qui inverse la chronologie. On rappellera aussi que dans les manières de table

se pose la question de ce qui se mange ou ne se mange pas « avec les doigts ». Quelque part, nous

pensons que les hommes se passent plus facilement de « couverts » que les femmes et cela passe

éventuellement par la présence de « rince-doigts » plutôt que par une interdiction formelle de

manger  de façon plus « primaire ».

 

II  Le pouvoir masculin et le lit

Si la femme est très sourcilleuse sur la propreté liée à l’alimentation, elle est vouée à une

plus grande tolérance quant à la souillure   secrétée par le rapport sexuel (cf l’immaculée

conception).

Donc, lorsque l »on « passe » au lit (ou au divan), de la position verticale de la table à la

position horizontale- en schématisant quelque peu- c’est à l’homme qu’il revient, en principe, de

montrer ce qu’il sait faire. Mais cette fois, on ne fera pas appel à un apport extérieur (achat

de vivres) mais bien à une dynamique intérieure, pas à  de l’électro-ménager mais à un processus

physiologique assez mystérieux au demeurant et qui est organique et non instrumental, stricto

sensu, donc plus écologique; moins « appareillé ».

On n’aura pas de mal à comprendre que le rapport est sensiblement différent au lit  et à table et

qu’il y a de fait une certaine complémentarité souhaitable pour l’équilibre du couple. On notera

que la viande et les fruits s’inscrivent mieux symboliquement dans le rapport sexuel que les

préparations laborieuses à base de pâte. Le baiser s’apparente assez bien par exemple au fait

de déguster un fruit et offre une humidité comparable. Quant à la viande, elle secréte un jus à

l’instar du sexe.  Si à table, il faut se réapprovisionner, donc se déplacer dans l’espace (aller

acheter des produits ce qui passe par l’argent) , au lit, on se recharge naturellement, ce n’est

qu’une question de temps et on est dans la gratuité.

Il est clair que les deux performances alimentaires et sexuelles ne sont pas exactement

comparables, même si l’on peut faire des compliments dans les deux domaines : un « cordon

bleu », un « bon amant » etc.  On a d’ailleurs ainsi le couple idéal dès lors que chacun joue sa

partition et accepte le jeu de l’autre. Tous les sens sont convoqués autour de ces deux « modules »:

la vue, l’ouie, l’odorat, le goût et le toucher. Il faut qu’il y ait un plaisir des sens.

Cela dit, l’on peut toujours soutenir que la table est un lieu plus incontournable que le lit, du

moins que le sexe.

Nous avons pu remarquer que l’équilibre entre la table et le lit était essentiel dans les relations

de couple ou dans les préliminaires  à une telle relation. Une relation qui stagnerait au niveau

de la table et n’évoluerait pas en direction du lit témoignerait d’une volonté de la part de

la femme de ne pas se soumettre à l’homme et donc d’un certain blocage. Inversement, une relation

qui se réduirait au seul rapport sexuel ou dans laquelle l’homme ne se conformerait point, à

table, aux attentes de la femme, en matière de « bonne tenue », serait assez mal vécue et générerait des

« sentiments » contradictoires du type Dr Jekyll et Mister Hyde, de fascination et de rejet.

On se met à table comme on  se met au lit et autrefois, l’on installait la table comme on « faisait » le lit

sans qu’il y ait des lieux bien distincts, la même pièce pouvant accueillir alternativement les deux

opérations.

 

 

 

 

 

 

JHB

05. 06  14

 

 

 

 

 

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Réinventer le piano : le P2W.

Posté par nofim le 3 juin 2014

Une nouvelle approche du piano : le wiss et le wrist. (P2W)

par  Jacques  Halbronn

Ce que nous appelons « wiss »  -déformation de whistle, siffler, en anglais- côrrespond à une nouvelle « lecture » du pian et de l’art du

pianiste, les deux étant indissociables car le pianiste vient quelque part compléter et prolonger le piano. Désormais, nous associons au

mot piano deux autres mots: wiss et wrist (poignet en anglais), ce qui donne le sigle P2W.

Nous nous sommes dépéchés d’oublier ce que nous avions pu apprendre des quelques leçons qui nous furent données (on pense

à M. Lenninger, à M. Filliol et en guitare à M. Marteau) et face au piano, nous avons  voulu réinventer le rappprt  à celui-ci et cela dans deux directions qui composent  le « wiss ».

D’une part,  comme on l’a dit, nous sifflons quand nous jouons du piano. Et ce de temps à autre. Non pas quelque air mais bien  en symbiose avec le piano. On peut en ce sens parler d’une respiration. En sifflant, nous rendons présente une dimension organique face au piano qui incarne une dimenension instrumentale.  Mais selon nous, le piano est avant tout un « plan » , une scéne sur lesquels nos

mains viennent danser. A la différence des cordes et des vents, le pianiste ne tient pas son instrument, il se tient en quelque sorte

dessus. C’est d’ailleurs pourquoi il ne transporte pas le dit instrument. Le pianiste ne fait que passer sur celui-ci comme l’on

chemine sur une  sente en faisant quelque bruit.

D’autre part,  le wiss, c’est aussi une certaine façon de toucher le piano du moins de temps à  autre. On se sert de toute la main qui ne bouge quasiment pas. La main se pose ou se superpose à un certain endroit du clavier et semble  quasiment immobile et le

mouvement des doigts y est  assez peu perceptible, ce ne sont pas tant les doigts qui interviennent mais le poignet qui oriente la main

de diverses manières, ce qui met en oeuvre par voie de conséquences tel ou tel doigt.. Le poignet se déplace à la fois latéralement et

verticalement -de haut en base ou de bas en haut et atteint les touches à la base des phalanges ou dans le haut des paumes -celle des « monts ».(chirologie).

Le principe du P2W est celui de l’homme orchestre. C’est une polyphonie à un seul acteur. Car nous sommes opposés à la notion

d’orchestre que nous qualifions de taylorisme. Le P2W se prête excellemennet à l’improvisation, ce qui n’est nullement le cas de

l’orchestre..

On aura compris d’ailleurs que nous ne faions pas l’effort de transcrire sur le papier notre production et que nous ne rejouons

jamais la même oeuvre,  notre travail étant un « work in progress ».  Il est claire que pour l’interpréte de notre musique, il n’est

probablement pas indispensable de pratiquer le « wristing » qui est d’abor un mode d’improvisation. Nous distinguons en effet,

dans notre esthétique, le fait de produire un matériau sonore (de signifiants) et l’usage que l’on peut en faire ponctuellement, en en

extrayant des «  éléments de langage », selon les circosntances à « illustrer », à « signifier ».

Quant à la pratique du wiss, l’on peut ausi tout à fait concevoir que cela soit, par delà le stade de l’improvisation et de la composition,

remplacé par quelque instrument (cordes, vents) si le pianiste ne souhaite pas siffler ou n’est pas en mesure de le faire.

Autrement dit, on ne saurait aucunement confondre le mode de travail du compositeur et celui de l’interpréte. Ce ne sont pas les mêmes

techniques.  Nous proposons ici un procesus qui s’adresse avant tout aux compositeurs et des techniques qu’il doive maitriser au

niveau du wiss et du wrist. Quant à ce qui concerne l’interprète, c’est une toute autre affaire et cela n’exclut d’ailleurs pas

une possible orchestration avec divers protagonistes, l’orcchestre faisant spectace par sa gestuelle.

Cela dit, le fait d’assister à une séance de P2W nous semble également pouvoir constituer un spectacle exigeant une couverture

cinématographique appropriée avec projection sur écran du travail de la bouche et de la main, sachant que le sifflement correspond à

une dynamique invisible au niveau de la gorge mais peut être pourrait-on aussi visualiser ce niveau interne d’activité.

 

 

 

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JHB

03. 06 14

 

 

 

 

 

 

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Cyclicité, esthétique, éthique

Posté par nofim le 3 juin 2014

La cyclicité  et la création de signifiants

par  Jacques  Halbronn

Nous avons développe une linguistique du signifiant. Ce participe présent (ant) est très significatif. Il nous renvoie à l’idée d’une

virtualité, d’un matériau en puissance et qui ne passerait en acte que par le biais du signifié. (Saussure)/ Ce sont là deux temps qu’il

importe de distinuer synchroniquement et diachroniquement, en amon et en aval/ Nos sociétés ont besoin que l’on produise du

signifiant mais elles ne savent plus très bien pourquoi, pour quoi  faire. Notre réponse est la suivante: pour donner une coloration à une

période donnée, une tonalité qui vaille à un niveau collectif. Chaque époque doit avoir sa propre musique, sa propre plastique, un style

qui lui soit propre et qui la démarque d’autres époques et vice versa. Mais tout cela doit s’inscrire  dans une cyclicité pérenne et ce que

les sociétés ont élaboré dand le passé peut faire sens de nos jours. C’est pourquoi le passé  est porteur d’avenir à condition  toutefois

qu’il soit rendu à sa pureté structurelle originelle et nous pensons avoir  montré ailleurs la voie à suivre pour y parvenir.

La clef des sciences sociales, au sens large, est la binarité et c’est ainsi que l’humanité s’apparente à la machine ou plutôt que la

machine a été créée à l’image de l’Homme au point d’ailleurs que cette image peut aider à restituer le profil de la dite Humanité si

celui-ci s’est corrompu. La création permet de remonter vers le Créateur.

Un vaste chantier s’ouvre devant nous: il faut reconstruire  nos divers modes d’expression en les rendant à leur caractère binaire, c’est

à dire cyclique. On peut dire, en attendant, qu’on est dans le grand n’importe quoi et que la plupart des modes d’emploi ont été

perdus, se sont  égarés. Bien des savoirs sont instrumentalisés en toute méconnaissance de cause. D’où la nécessité d’une

méthodologie  réparatoire.

Le principe de cette méthodologie  consiste à faire apparaitre des symétries, des dualités et donc des alternances possibles. Tout comme

dans une cyclicité, on a au minimum deux temps, de même, tout ensemble de signifiants doit pouvoir se diviser en deux volets. qui seront activés à tour de rôle à condition bien entendu que l’on ait pris conscience de leur existence. Or, on est trop souvent dans le déni

de la dualité. Pourtant cette dualité, elle est bien présente : ce n’est pas pour rien qu’il ya des hommes et des femmes; cette division

étant matricielle. La cyclicité nous enseigne qu’il y a un temps pour chaque chose (L’Ecclésiastique) et nous dirons que chaque temps

sous tend une musique, une peinture, un langage qui le déisgnent et d’ailleurs on peut représenter visuellement du son.

La créateur a le devoir  certes de propsoer un large claviet de signiifiants  mais il accompagnera ce travail  d’une théorie cyclique. A l’utilisateur de choisir, de piocher  à bon escient. Mais souvent cette opération est laissée au hasard, comme dans le cas des

pratiques divinatoires, des mancies, des mantiques  où le mode de tirage est souvent décidé en aveugle  (tarots, géomancie)

Il y a un temps pour produire du signifiant et un temps pour  sa praxis et il importe d’éviter les dissonnances. Or, il y a disssonnance

quand on refuse la dualité et qu’on lui substitue la mixité, ce qui dispense d’avoir à distinguer. Le doute, étymologiquement,

c’est l’exercice de la dualité.

Autrement dit, tout savoir, tout médium doit être rendu à sa dualité intrinséque alors que le message peut et doit être univoque en

ce qu’il n’emprune au médium que ce dont il aura besoin ici et maintenant.(cf notre vidéo sur You Tube  sur esthétique et éthique)/

Si l’on considére par exemple un médium comme la langue française, soit un ensemble de signifiants, à un moment donné, l’on aura

à puiser dans ce réservoir de signifiants uniquement ce qui sera en phase avec ce qui se joue à l’instant.  En ce sens, l’improvisation

évite le décalage et le déphasage. Dès que je reprends une expression déjà usitée, je cours le risque de me mettre en porte à faux.

Pour celui qui ignore les lois de la cyclicité, la seule issue est en effet de vivre au présent, dans l’instant. Les astrologues l’ont bien

compris qui, ayant perdu les clefs de la prévision, s’en tiennent  au ressenti du moment, faute de mieux. Pour en revenir au français,

nous avons là un bon exemple d’une culture créatrice de signifiants et à laquelle diverses langues sont allées puiser;  notamment diverses langues du Nord de l’Europe et du Nord de l’Afrique, à l’opposé, la France se situant  à l’intersection de l’ensemble Europe protestante-Afrique arabo-musulmane.

Autrement dit, les signifiants sont un matériau brut  que l’on ne peut utiliser sans discernement (sens de la dualité). On trouvera

en français des signifiants qui valent pour chacune des deux phases d’un cycle, lequel nous définissons comme faisant

alterner phases « Vénus » et phases « Mars » (cf nos travaux à  ce sujet). Toutes les langues n’ont pas accompli  un tel travail avec le même

art.  Et c’est cette vertu de la langue française qui explique l’usage intensif que diverses langues ont fait de ses signifiants.  On s’intéressera notamment à la façon dont le français  pratique la préfixation. Car  un préfixe suffit à  faire passer un verbe d’un registre

à un autre. On notera en particulier l’usage des préfixes « de » et « re » qui ont des effets inverses (morphosémantique). Dans une musique,

on trouvera également aisément des contrastes au sein de la production d’un compositeur et à un moment donné, on ne devrait

en prendre, en extraire  que des « morceaux », des « pièces ».

Mais il nous faut aussi aborder de front la question du genre. Les hommes et les femmes se situent dans une alternative. A un moment

donné, les signifiants féminins sont préférables aux signifiants féminins et vice versa et il serait bon que les sociétés du XXIe siècle en

prennent conscience, asssez vite.

Nous établissons ainsi un lien entre cyclicité, éthique et esthétique.  Si par éthique, l’on entend un certain mode de comportement propre à une situation donnée,  on ne pourra dissocier ethique de cyclicité. Mais l’interface entre ces deux plans ne serait-il pas

l’esthétique? Nous définirons celle-ci en tant qu’illustration d’un certain climat notamment sur le plan visuel,  la musique pouvant se

rendre par des processus visuels (cf notre composition « safari » sur You Tube et sa restitution par des formes en mouvement qui font

d’ailleurs pendant au mouvement nécessaire pour produira la dite musique). Autrement dit, une société doit opter de façon

cyclique pour une certaine esthétique qui compose le cadre de la vie sociale en un temps donné. Pour ce faire, elle doit disposer d’un

stock de signifiants dans lequel elle aura à puiser et que l’on peut désigner globalement sous le nom de culture.

 

JHB

03. 06. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La thèse des médiums interchangeables

Posté par nofim le 2 juin 2014

Le mythe de l’interchangeabilité des médiums

par  Jacques  Halbronn

 

En préparation de l’atelier du 6 juillet 2014  que nous

initions sur le thème  ‘ »Le message

est-il déjà dans le médium? » (café philo animé par

Jean-François Paquelier, au Falstaff  Bastille, à 18h), nous

consacrons un certain nombre d’études tout au long du

mois de juin sur notre site « nofim unblog » et sur Face Book.

Un des points que nous développerons ici concerne la

critique de la thèse plus ou moins en vigueur de

l’interchangeabilité des médiums, à commencer par les

personnes et nous pensons évidemment à la volonté

affichée de ne pas tenir compte du sexe. Les hommes et

les femmes seraient donc professionnellement

interchangeables en tant que « médiums ».. Mais, tout se passe

comme si les femmes étaient atteintes d’une certaine

forme de schizophrénie, jouant sur le double sens du mot

‘Homme » qui renvoie à la fois à la distinction homme/femme

mais aussi à l’ensemble hommes/femmes.  Ainsi, les femmes

se trouvent–elles souvent en porte à faux, écartelées entre

une culture macrocosmiquequi s’articule autour du masculin

et une conscience de leur féminité  et de leur « féminisme »

qui s’exacerbe au prisme du futur. Plus la femme se

cultive, plus elle ne peut qu’être imprégnée par des valeurs

masculines, d’où qu’elle se tourne et notamment  au regard

de tous les anniversaires et commémorations.  Car que

célébre-t-on  en cette année 2014 avec 1914, 1944 mais aussi

1814 si ce n’est un monde essentiellement masculin, où les

femmes n’ont été que spectatrices ou supplétives? Toute

commémoration- comme oublie de l’indiquer Marielle-

Frédérique Turpaud lors d’un Café Philo -(celui de Jean-

François Paquelier- tourne presque inévitablement et

irrésistiblement autour de l’héroïsme masculin, tant au niveau

de la recherche que de la politique à telle enseigne que

le ou la féministe n’auraient en vérité plus d’autre issue

que de se projeter vers un avenir non encore advenu et

qui a d’ailleurs toutes les chances de ne jamais advenir

à moins de quelque prise de pouvoir par la machine qui

mettrait tout le monde d’accord (Matrix), sans parler des

sirénes du taylorisme qui  rabaisse la notion même de sexe,

tant cela conduit à une interchangeabilité trinitaire

homme-femme-machine, y compris dans le cas des

orchestres symphoniques  qui sont le prototype même

de la taylorisation avant la lettre et l’on peut penser

que Taylor était mélomane!.

De même, on tend de nos jours à considérer que toutes les

langues sont également  interchangeables. Le français,

l’anglais, le russe, le chinois, toutes ces langues seraient

en quelque sorte équivalentes en tant que médiums. Il est

grandement temps de développer une autre appproche

de la langue, en tant qu’outil, que technique qui peuvent

être réformés comme c’est le sort de tout outil, de toute

technique. Là encore,  nous sommes confrontés à cette

tension schizophrénique entre le passé et le futur lesquels

semblent en permanent divorce.  Ne pas vouloir

réformer les langues, les classer selon leurs performances,

c’est reconnaitre que le passé ne peut être transformé, ce

qui va à l’encontre d’un certain progressisme et donc d’un

certain féminisme, en tant que fer de lance du Progrès!

Selon nous, il importe de percevoir une langue comme un

systéme qui peut s’être corrompu et dont il convient de

rétablir la logique constitutive et notamment la dualité

structurelle.  Une langue mal bâtie peut-elle être un bon

médium? Se pose ici la question du signifiant et du

signifié qui est souvent mal comprise et mal décrite.

On entend le plus souvent qu’une langue n’existe que par

sa tradition orale. Le mot en lui-même n’aurait de sens que

celui qui lui est attribué et ses connexions avec d’autres mots

fonctionneraient sur le mode synonymique qui permet de

rapprocher, de connecter des mots qui ne se ressemblent

aucunement. On nous objectera que tout cela n’est que

du purisme, de l’esthétisme. Or, pour notre part, un médium

qui ne vaut que par les explications -(signifié) qui y sont

greffées n’est pas « économique ».

Mais c’est sur la dualité, disions-nous, que se situe le

véritable enjeu : une langue comporte normalement

plusieurs volets qui ne doivent pas être utilisés simultanément

mais alternativement. Visiblement, on en a perdu le mode

d’emploi.  Autrement dit, on doit classer les signifiants en

deux groupes qui se succéderont dans le temps. Mais cela

veut dire que la langue doit être connectée  à une cyclicité

qu’elle a perdue en route et c’est ce délestage qui aura donné

naissance- par compensation, au processus du signifié,

On retrouve peu ou pou la même problématique avec la

musique qui est aussi un médium, donc un ensemble de

signifiants. Le fait qu’il y ait des mouvements rapides

(allegro) ou lents (adagio) indique, marque bien une dualité.

donc l’existence d’un message, aussi minimal soit-il. Encore

faudrait-il savoir  à quel moment on se trouve pour mettre en

avant tel ou tel volet. Ajoutons que pour nous la musique est

d’abord une gestuelle, une cinétique, un « mouvement » avant

d’être du son. Tous les médiums dont nous traitons sont

censés être dans le visuel et dans un message aussi simple et

minimal que possible.  Le signifié oral ne s’impose qu’au

nom d’une complexité du message. Il n’y aurait donc entre

signifiant et signifié qu’un décalage quantitatif à savoir un

message plus ou moins sophistiqué et non un décalage

structurel.  La présence de telle ou telle catégorie de

signifiants est déjà porteuse de message, ne serait-ce que

positif ou négatif et la présence ou l’absence de marqueurs

de genre, de nombre, est déjà de l’ordre du message, si l’on s’en

tient à une dimension visuelle.

Nous aborderons à présent un autre médium assez

particulier qui a pour nom Astrologie et qui comporte

des traits tout à fait édifiants. En effet, tout se passe comme

si ce ‘ »langage » n’était pas perçu par le public comme un

simple médium mais comme un médium déjà doté d’un

message, ce qui nous renverrait à une acception ancienne du

médium et donc du signifiant.

La personne qui va voir l’astrologue ne pense pas que

l’astrologue se contentera de traduire son probléme en

langage astrologique car cet exercice lui semblerait assez

vain et s’apparenterait à une forme de modélisation assez

formelle. Or, c’est pourtant bien ce qui se passe en réalité. Il

y aurait donc une fois de plus une démission du médium face au

message. Le langage astrologique du moins sous sa

traduction en français (ou dans toute autre langue) ne serait

qu’un support. C’est à dire qu’il amplifierait le message par

le crédit dont il est doté mais ne le constituerait pas. Le

médium en quelque sorte servirait de piment. Or, nous

pensons, comme on l’aura deviné, qu’un médium qui est

ainsi réduit à la portion congrue est condamné à n’être

qu’instrumentalisé, c’est à dire qu’on lui fait dire ce qu ‘on veut

puisqu’il ne signifierait rien par lui-même si ce n’est qu’il

viendrait donner du crédit à l’astrologue qui s’en sert. Cela

dit, ce n’est pas si simple car. dans bien des cas, l’astrologue

est censé se contenter de « lire » ce qui est écrit et donc

n’a pas voix au chapitre si ce n’est qu’en prétant sa  voix au

texte écrit en tant que traducteur, commentateur. Mais très

vite l’astrologue se rend bien compte qu’il a tout intérêt à

jouer au ventriloque et à faire « parler » le thème comme si

ce n’était pas lui-même qui s’exprimait sans l’avouer.

Là encore, il nous faut nous demander si l’astrologie sous

une forme à revoir, ne serait-pas porteuse véritablement

d’un message, aussi simple serait-il qui serait occulté par

une couche de signifié. Ce message inhérent cette fois au

médium serait d’ordre cyclique., ce qui placerait de facto

l’astrologie en situation stratégique tout à fait

remarquable.

En effet, l’astrologie- sous la forme de l’Astrocyclon-

se situerait au centre de toute une série de médiums qui

dépendraient d’elle, on pense  à une sorte de chef

d’orchestre qui indiquerait quels signifiants conviennent à

telle ou telle période, tant au niveau d’une musique que d’une

langue que d’une population (hommes ou femmes). Autrement

dit,  sans une astrologie rénovée et ressourcée, toute une

série de médiums se trouveraient incapables de délivrer un

message, de l’illustrer et seraient alors condamnés à n’etre que

des médiums vides ayant besoin de l’apport extérieur d’un

message.

Or, nous avons dans divers articles insisté sur l’importance

de l’autosuffisance du sujet et de l’objet. Le signifiant qui

fait appel au signifié trahit une sorte d’implosion qui

met à mal son fonctionnement normal. Signifiant et signifié

constitueraient une sorte de symbiose hybride.

En fait, selon nous, le médium correspondrait au temps

et le message à l’espace. Or, notre civilisation traverse une

crise du temps dont elle a perdu les clés. Ce manque est

occulté et n’est pas reconnu. La divination est une tentative

par le biais de l’opération du tirage ( par exemple on

demande au client de choisir quelques cartes retournées

au sein d’un paquet) de remédier à ce manque, faute de mieux.

Notre civilisation est saturée de contenu mais ne sait pas

le déployer dans un temps cyclique, d’où une terrible

cacophonie. L’organisation d’élections nous apparait comme

une tentative assez dérisoire, factice et fictive

de restaurer une certaine temporalité.

Au fond, on a renversé et inverser l’ordre des choses selon

une pensée que l’on pourrait qualifier de magique et

d’incantatoire. Alors que le verbe- message doit être au

service de la structure- médium, il devient premier c’est à

dire qu’en proférant le message, je conditionne en quelque

sorte le médium lequel devient second. D’où cette liste de

médiums inconsistants, désarticulés qui ne servent plus

que d’habillage, de décoration. Il est vrai qu’ainsi l’homme

Prométhée croit pouvoir se libérer de ses chaînes, du joug

de Chronos.

 

JHB

02 06 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’impératif de la gestuelle au niveau du langage

Posté par nofim le 1 juin 2014

La dimension visuelle du langage.

par  Jacques  Halbronn

 

Celui qui lit un écrit à voix haute introduit ipso facto du

passé dans le présent. Or, cela ne se conçoit que si le passé

est en phase avec le présent, au niveau d’un certain retour

cyclique.  Mais ce qui est lu par diverses personnes ne l’est

pas à l’unisson, c’est que ce n’est pas le cas, pour le moins, de

tous et quand cela l’est, cela peut être le fait du hasard et

non en pleine conscience.

Comme nous l’avons signalé et souligné dans de précédents

articles, on ne peut utiliser un savoir dans sa globalité et dans

l’intemporalité mais on doit prendre, « tirer », extraire du

dit savoir uniquement ce qui correspond au stade d’une

cyclicité sous-jacente (cf l’Astrocyclon) porteuse d’une

dualité fondamentalle (Eros et Thanatos). Comme dit

l’Ecclésiaste, il y a un temps pour chaque chose et donc

on ne peut pas faire tout et n’importe quoi en tout temps.

Or, force est de constater que trop souvent,  nous

infligeons à notre prochain  des  signaux qui ne sont

pas de mise, qui ne sont pas en phase, d’où la cacophonie

des égos non branchés sur un même longueur d’onde.

Les savoirs eux-mêmes ne sont dans bien des cas plus

conscients des phases auxquelles ils correspondent et

se présentent comme des totalités indivisibles et d’un

seul tenant alors qu’ils doivent impérativement être porteurs

de dualités, de dialectiques, que ce soit le langage, la musique

et a fortiori tout savoir divinatoire qui entend nous mettre en

relation avec l’esprit du temps (Zeitgeist), du fait d’un tirage.

(tarot, géomancie, astrologie etc), ce qui est attendu d’eux.

L’improvisation est la meilleure façon d’être pleinement

dans le présent. Celui qui lit un texte ou interpréte une

partition (musique) peut certes soutenir qu’il le fait dans

l’ici et maintenant, ce qui vaut mieux que quelque chose

d’enregistré, comme dans le cas d’un film à la télévision par

exemple.  Le « live »est de loin préférable mais cela a un coût

bien plus élevé tout comme le fait de se nourrir de produits

frais et non de conserves ou de céréales (pain, gâteaux etc),

de fruits secs,  jus, confitures qui constituent la « table du

pauvre », la malbouffe qui affecte aussi bien le physique que le

psychique.

Il nous faut ici apprendre à distinguer le signifié et le

signifiant. Ce qui est essentiel, selon nous, c’est d’abord

la forme des choses, le visuel. Même la musique a une

dimension visuelle quand nous voyons jouer quelqu’un

devant nous et a fortiori dans le cas d’un orchestre, d’un

quatuor, ce qui est rapprocher d’une sorte de ballet, de

chorégraphie, le chef d’orchestre ne produisant d’ailleurs

pas de son et faisant autrefois face au public, pour marquer les

temps de son bâton.(baguette). Les mots sur une page sont

également des signes et  c’est souvent la mémoire visuelle

qui nous permet de les identifier très vite. C’est encore plus

vrai pour les langues sémitiques qui s’écrivent sans marquer

les voyelles.(hébreu, arabe).

Nous pensons que ces signes doivent être  structurés

spontanément dans l’ici et maintenant et il est important

que le langage soit accompagné d’une gestuelle, ce qui est

plus marqué dans certaines pratiques langagières -(comme

en italien) que dans d’autres et c’est bien la gestuelle qui

nous inscrit dans le présent même quand le son en est

le prolongement et en quelque sorte la traduction.

C’est pourquoi, autant que faire se peut, il conviendra

d’éviter d’utiliser des formes anciennes dans notre rapport

à autrui car ce n’est pas bien le traiter mais lui offrir des restes

que l’on aura réchauffé, comme une femme qui se montrerait

au travers de photos anciennes de sa jeunesse.. La musique

improvisée et vécue en live devant soi (et non enregistrée)

est celle qui a le plus de chances d’être

totalement dans le présent d’autant que l’on  joue avec tout

son corps. Une ancienne improvisation risque fort d’être

décalée dans le temps. Le test,  c’est que tout ce que l’on nous

présente soit dans le présent et c’est alors que tout doit

converger formellement. En ce qui concerne, ce qu’on

appelle le signifié, il est clair que s’il ne comporte pas une

dimension visuelle, il n’est pas capté par nos yeux mais

seulement par nos oreilles et encore faut-il que nous

connaissions la langue utilisée alors que le visuel est

universel et que l’écrit, l’inscrit, valent par eux-mêmes et

se rapprochent des arts plastiques (arabesques). La musique

et la peinture ne doivent faire qu’un car toute musique a une

dimension picturale, de spectacle (de ce qui se donne à voir).

Cependant, nous avons par ailleurs, traité de la question de

la cécité chez ceux qui vivent dans l’obscurité ou du moins

dont les aieux ont été les habitants des cavernes (Platon).

Pour ces populations (femmes), le visuel ne fait guère sens,

il doit être traduit, mis  impérativement en sons. La dimension

visuelle leur échappe avec tout ce que cela implique

d’observation, de réflexion (miroir) et le cadre d’expression

est condamné à être beaucoup plus restreint, à portée de

voix. D’où la création de petites entités qui vivent  chacune

dans leur propre temporalité, dans une idiosyncrasie,

peu propres à accéder à  l’universel.  Dans bien des cas, ces

populations ne sont pas maitresses du signifiant visuel  mais

seulement du signifié oral. Pour elles, la priorité est de donner

signe de vie à l’autre en produisant du son, en rompant le

silence alors que pour les populations ancrées sur le visuel,

le son n’est qu’un prolongement le plus souvent inutile, une

alternative en cas d’échec de la communication visuelle, d’où

l’importance accordée au silence. La guerre des sexes est

selon nous largement liée à la question du silence en tout

cas à l’absence de mots mais par delà ce point, on ne doit

pas utiliser n’importe quel signe à n’importe quel moment

car c’est alors le régne de la confusion des genres. La

communion ne peut avoir lieu que dans une véritable

présence au présent et par le respect des lois cycliques

qui sont à redécouvrir dans le cadre des sciences sociales..

 

 

 

JHB

02  06  14

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Langage et Astrologie

Posté par nofim le 1 juin 2014

Le lien Astrologie -Langage

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons déjà exposé la thèse selon laquelle tout langage

serait un savoir déchu qui aurait perdu conscience de lui-

même. Cela vaut pour les langues véhiculaires, pour

l’astrologie et probablement aussi pour la musique. Selon nous

tout langage renverrait à une cyclicité et donc impliquerait

qu’elle disposât d’une structurelle duelle propice à

l’alternance. Cette dualité de la langue est un trait

constant ne serait-ce que le fait que tout expression positive

peut se muer, avec très peu de moyens en négative. (possible,

impossible, je veux, je ne veux pas (j’veux pas). Mais il faut

englober toutes sortes d’antonimes eux-mêmes associés à des

synonymes si bien que l’on en arrive à former deux colonnes

symétriques.

Il y  a  deux attitudes: soit se féliciter de ce que la langue

ait une telle souplesse, soit de se demander quand il

convient de recourir à la première ou à la seconde colonne.

En musique aussi, il y a l’opposition entre le lent et le rapide,

le mineur et le majeur qui créent des climats psychologiques

bien différents.

Quant à l’astrologie, on ne saurait nier davantage chez elle

un certain manichéisme au niveau du classement des

planétes, des aspects, des maisons autour de ce qui est ou

n’est pas favorable, propice. Mais là encore deux options:

soit l’astrologue traduit, à l’instar du compositeur, une

certaine situation au moyen du langage dont il dispose,

laquelle situation est définie subjectivement ou

consensuellement, soit l’astrologie lui indique quelle est

la partie du langage astrologique qui correspond à un

moment donné.

En fait, selon nous,  tous ces langages doivent être sous-tendus

par une théorie cyclique comprise par tous et fort

ergonomique et ils ne sont que des illustrations du climat

astral à un moment donné. Si cette théorie fait défaut,

tous ces langages vont à vau l’eau, partent  à la dérive, se

présentent à contre temps. Entendons par là qu’une musique

ne devrait être jouée qu’en temps utile, en conformité avec

l’état de la cyclicité. Sinon elle sera en porte à faux. De même

tout recours aux symboles devrait être conforme à l’état du

ciel. Idem pour les mots que l’on utilise.

Faute de quoi, on bascule dans une pratique magique. Au

lieu de subordonner le langage au cycle, on prétend

soumettre le cycle au langage. La tentation est grande, en

effet, d’inverser les rôles et de placer le verbe au dessus du

cycle, de mettre la charrue devant les boeufs. Or, quand  le

verbe l’emporte, c’est l’anarchie, le désordre.Chacun n’en

fait plus qu’à sa tête, à sa guise.

Il y aurait ainsi une conflictualité entre  le verbe et la

structure. Notre époque est tributaire de cette révolution,

de cette prise de pouvoir du verbe s’émancipant de la

structure. Opposition entre l’oral et l’écrit, le féminin et

le masculin. L’individuation des langages où chacun se

sert d’un langage selon son bon vouloir, son propre

timing  met en échec  toute idée d’un temps collectif,

partagé. Chacun veut voir midi à sa porte. C’est ce qu’est

un thème natal, une astrologie faite sur mesure alors que

tout langage est censé, en principe, nous renvoyer à un Surmoi

collectif avec des périodes cycliques qui conviennent à telle

ou telle série de mots, de symboles. Ce que l’on demande

en fait à l’astrologie, c’est de nous dire, nous indiquer

quels sont les mots justes à employer en telle ou telle

circonstance. Une sorte de savoir-vivre. Ceux qui ne

respectent la vraie loi cyclique ne sont que des magiciens

qui ne veulent en faire qu’à leur tête en bafouant la dite loi

pour  décider eux-mêmes de l’usage du langage, y compris

celui de la musique. On ne devrait pas jouer telle oeuvre en

décalage, en déphasage, avec le contexte cyclique universel

et non individuel. On ne devrait pas parler un langage

« martien » quand les énergies sont vénusiennes et vice versa.

(cf l’Astrocyclon). C’est dire qu’un langage qui a perdu

la conscience de l’alternance  est suspect d’avoir en quelque

sorte perdu son âme, en tout cas sa raison d’être. Il en est

d’ailleurs ainsi dans les célébrations : quand l’événement

est heureux, on ne s’habille pas de la même façon que

lorsqu’il est malheureux. On tient compte des circonstances.

Il y a des mots plus ou moins appropriés. Si ce n’est que

les vrais enjeux se situent à tout autre niveau que nos

bonheurs et malheures personnels, le microcosme n’étant

point censé imposer sa  loi au macrocosme.

 

 

 

 

 

JHB

01  06  14

 

 

 

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