La dialectique musique/peinture

Posté par nofim le 1 juin 2014

 

Musique et Arts  Plastiques :  entre la vie et la mort

par  Jacques  Halbronn

 

Qu’est ce qui distingue la musique de la peinture ? Est-ce que

le fait de préferer tel genre à tel autre est révélateur de

quelque chose, d’un clivage psychosociologique? Nous avons

eu récemment, lors d’un Café philo, un tel débat. Certains

ont mis en avant le caractère statique de la peinture et le

caractère cinétique, dynamique de la musique.  En fait,

le  vrai clivage se situe à un autre niveau, selon nous.

Nous avons ainsi souligné le fait que celui qui regarde

un tableau lui impulse un certain mouvement, car durant

le temps que son oeil l’observe, il y a une certaine

circulation au sein de l’espace pictural et c’est évidemment

le cas pour l’architecture..

Mais cette impulsion est le fait de l’observateur à la différence

de ce qui se passe en musique. Par ailleurs, pendant des

millénaires, la musique exigeait une présence vivante,

avant que l’on invente le disque et même depuis le concert

« live » n’a pas perdu son public. A contrario, pour les arts

plastiques, on a affaire à l’objet et non au sujet et une fois

réalisée,  on n’a plus besoin pour que l’oeuvre existe d’une

quelconque intervention humaine.

Une telle clarification débouche, on s’en doute, sur une

certaine typologie et recoupe nos travaux sur la dualité et

notamment sur la dialectique de la vie et de la mort et les

valeurs de Vénus et de Mars, de printemps et d’automne.

On aura compris que la musique est plus du côté de la vie

et  la peinture du côté  de la mort. On parle d’ailleurs de

« nature morte » en peinture. Le modéle  de l’artiste

ne doit pas bouger,  il reste dans une gestuelle figée, arrêtée,

en suspens.

Nous dirons que  celui qui aime la peinture a un tempérament

autoritaire  où rien ne doit bouger sans son accord ou son

ordre. En effet, c’est l’observateur qui fait bouger la toile à sa

guise par le mouvement de la tête, des yeux. A tout moment

cela peut s’arrêter alors qu’en musique, l’objet est doté

d’une certaine autonomie, c’est lui qui nous entrâîne. Les

mélomanes seraient donc des gens plus souples, plus

adaptables que les amateurs d’art plastique.

Allons plus loin,  le type « peinture »  est rassuré par le fait

que l’objet est en quelque sort mort mais que lui-même sera

en mesure de le ranimer, de l’animer à nouveau ; l’objet est

à sa merci, il n’est pas autonome comme l’est un morceau

de musique qui impose son propre « timing ».

A contrario, le type « musique »  préfére être en rapport avec

du vivant, c’est à dire non seulement avec la musique mais avec

ceux qui la produisent, qui la jouent. On l’ a dit : jusqu’au début

du XXe siècle, la musique exigeait absolument  au moins

un intérpréte devant nous. La musique implique une

rencontre. D’ailleurs bien plus de gens s’y

connaissaient en pratique musicale que de nos jours, au

pro rata des populations correspondantes.(et notamment

les jeunes filles au piano, cf le tableau de Renoir)

Vénus correspondrait à la musique. C’est le Sacre du

Printemps de Stravinsky. Le rythme c’est la vie, notre

coeur. La perte des pulsations est la mort. « Il ne bouge plus ».

« Il est inanimé ». Mars correspondrait aux arts « morts » que sont

les arts plastiques, puisqu’ils n’ont besoin de personne de

vivant pour continuer à exister.

Il est vrai qu’il est plus facile de visiter un musée que

de s’imprégner d’un nombre équivalent de pièces

musicales.  Cela ne date pas d’hier que les objets ont leur

place silencieuse au milieu de nous alors que la musique  exige

une autre temporalité, un autre rythme de vie, plus de patience.

Musique et cinéma font bon ménage et la régle veut qu’un

film soit accompagné d’une musique « de film ». Cela vaut

évidemment pour l’opéra, le théatre, le ballet.

Le type martien qui , dans notre système, représente le

féminin – contrairement à ce que l’on pourrait croire

intuitivement- préfére donner de la vie à ce qui est mort, et

donc préfére ce qui est mort, ce qui a cessé de fonctionner

mais c’est justement pour permettre à l’objet de renaitre, de

ressusciter. Mort et résurrection. A contrario, le type vénusien

préfére ce qui est vivant. On sera tenté d’opposer la chasse

et la cueillette du côté de Vénus,qui implique de tuer ce qui

est vivant (la cueillette est aussi un acte de ce type)  à la

préparation de plats épicés, pimentés à partir d’un matériau

vil  et facile à stocker, du côté de Mars.

On dira que Vénus est le passage de la vie à la mort et

Mars celui de la mort à la vie. Le passage de la vie à la mort

est celui qui est le plus normal et qui concerne le destin de

tout être vivant alors que celui de la mort à la vie nous

renvoie à des « mystères », celui de la survie après la mort

notamment.  On retrouve là une dialectique Proserpine

(Cérés)-Pluton (les Enfers). En ce sens, on peut penser que

la peinture, la fresque  sont liées au rituel funéraire..

 

 

 

 

 

 

JHB

29. 05 14

 

 

 

 

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Pour une musique libre

Posté par nofim le 31 mai 2014

L’instrument comme partition

 

par  Jacques  Halbronn

 

Il ne faut pas oublier cette vérité fondamentale, la musique est d’abord un travail avec un instrument ou avec un organe dont  on

cherche à obtenir quelque chose. Pour ce faire, aucune formation n’est requise si ce n’est celle qui vient de l’exemple que l’on peut

suivre autour de soi  de la part de gens qui ne s’adressent pas même nécessairement à nous mais qui nous cotoient, nous croisent.

A partir de là,  nous nous retrouvons devant  d’une part un instrument et de l’autre des exemples de ce que l’on a pu tirer du dit

instrument. Et entre ces deux facteurs, il nous faut trouver une expression qui nous soit propre et que nous arrivons à tirer du dit

instrument. Mais cet instrument, il est de deux types, celui qui exige l’usage des mains et celui qui recourt à notre appareillage interne

dans le cas du chant, du sifflement et de tout son qui sort de notre bouche.

Pour notre part, nous combinons ces deux  modalité puisque nous nous servons d’un piano et donc de nos mains et que nous sifflons voire proférons des sons. Pour ce faire, nous n’avons pas eu besoin que l’on nous donne des « leçons » car notre objectif n’était pas de

« jouer » une partition mais bien de produire « notre » propre musique, chaque fois que nous en aurions envie, sans nous

préoccuper nécessairement qu’elle soit notée ou enregistrée pas plus que nous nous en soucions  lorsque nous conversons avec

quelqu’un. Nous préférons, comme nous le disions, que l’on suive notre exemple plutôt qu’on nous « copie » et nous « reproduise », ce qui

est le cas, peu ou prou, de toute interprétation.

D’où notre formule: l’instrument est notre partition. Improviser, ce qui est la façon la plus naturelle de faire de la musique c’est

« lire » le clavier avec ses mains et dans un précédent article nous avons soutenu la thèse selon laquele, la musique serait d’abord

une gestuelle, une cinétique, un ballet de nos deux mains et il nous arrive souvent d’ailleurs de nous entrainer sans piano en

nous contentant de faire se mouvoir nos mains. On pourrait parler d’ondes de forme, de vibrations dues à des ressentis visuels.

Comme nous l’avons écrit également par ailleurs, le handicap crée du lien social. Moins nous sommes doués, plus nous devons

faire appel à des gens et fréquenter ceux qui sont dans notre cas. Cela crée du lien social. A contrario, celui qui se débrouille tout seul

va se retrouver assez isolé, puisqu’il n’aura pas suivi la même formation, les mêmes cours que les autres qui du fait de leur

handicap auront suivi des parcours analogues, auront appris les mêmes méthodes, pratiqué  le même langage.

Un cas intéressant est celui de l’orchestre dont on nous dit qu’il ne se préte pas à l’improvisation, qui exige des partitions, sauf dans le

cas du jazz éventuellement.  Il est vrai que ce lien social trouve son expression la plus positive dans la possibilité que cela offrre

de jouer ensemble en suivant un seul et même modéle.

On nous permettra de rester sceptique au sujet d’un tel argument. Nous pensons en effet que l’improvisation à plusieurs n’est peut être

pas si évidente que cela mais après tout, dans la vie courante, nous ne cessons en société- et c’est heureux-d’improviser en groupe.

Pourquoi n’en serait-il pas de même pour l’expression musicale. En revanche, ce qui est bien plus difficile, c’est de ne pas improviser, de s’en tenir au respect de la partition.  Mais est-ce là l »expression supreme de la musique? On se permettra d’en douter! Ce n’est pas ce

que nous appellerons de la musique vivante mais une tentative pour redonner vie (revival) à quelque chose de mort qu’est la partition.

(cf nos textes sur Eros et Thanatos,  Vénus et Mars, l’Homme et la Femme).  Cet exercice visant à faire renaitre une musique devenue

« lettre morte » semble être devenu un nec plus ultra tout comme nous le disions de l’idéalisation du handicap.  C’est un peu le monde

à  l’envers.

Comme nous n’avon pas cessé  de le répéter,  les hommes se distinguent par leur faculté à transmettre par l’exemple. Quand  un homme

a su trouver en lui quelque chose, d’autres  hommes sont invités à faire de même, non pas à partir d’un objet mort mais bien à partir d’un sujet vivant. Si  tel  groupe

arrive à produire une  symphonie improvisée, pourquoi tel

autre groupe n’y parviendrait pas?

Pour nous,  l’orchestre reléve d’une forme de taylorisme avant

la lettre. L’on nous persuade que l’orchestre est mieux qu’un

soliste .

On nous demandera pourquoi dans ce cas,  prenons-nous

la peine de mettre nos productions par écrit ce qui revient à

les figer, donc à les tuer? Nous répondrons que c’est du fait

d’un instinct de mort qui nous invite à laisser des traces

posthumes. Faute de croire que notre exemple aura été suivi

au niveau du sujet, nous nous résignons en espérant qu’au

moins, cet exemple réduit à un objet pourra être repris; ce

qui est un pis-aller.. Mais là encore,  ce pis aller sera perçu

comme un succés alors que c’est le résultat d’un manque de

foi en l’Humanité.

 

 

 

JHB

01 06  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Naissance de la Communauté du Futur

Posté par nofim le 31 mai 2014

Vers la constitution de la Communauté du Futur
par  Jacques  Halbronn
Le samedi  14 juin à 11h, à l’Hotel Bedford, rue de l’Arcade à Paris VIIIe  (Métro Saint Lazare) sera lancée la Communauté du Futur
en présence de Marguerite de Bizemont et de Jacques  Halbronn. Sous ce titre, nous invitons tous les membres de cette Communauté de
fait à passer au stade d’une certaine formalisation; sous l’égide des média  Teleprovidence et de Futurvideo. et de la Chaîne « Jacques
Halbronn »  sur Youtube.
Cette structure est ouverte à toutes sortes de praticiens de la divination et de la voyance:  astrologues, tarologues, médiums, numérologues et elle fonctionnera selon un certain modéle organisationnel que nous décrirons ainsi: chaque pratique y  préserve évidemment
sa spécificité mais on y reconnait  un savoir commun qui est l’Asrocyclon, à savoir un systéme cyclique qui fait défaut aux
diverses pratiques susmentionnées. Ce systéme est très facile à apprendre et ne saurait être assimilé à l’astrologie en vigueur dont on
connait toute la complexité et le temps d’apprentissage exigé. Dans toute communauté plurielle, il importe en effet de ménager un
équilibre entre diversité et unicité, entre le tout et les parties.  L’Astrocyclon sera la langue  véhiculaire de cette Communauté du futur, le
bagage commun. En fait,  sous ce terme, trois volets sont envisagés: la cyclicité astronomique, la dualité hommes-femmes et  la
dualité  linguistique selon laquelle le fondement d’une langue implique un classement des mots en deux groupes. (projet FLC)
Nous savons par avance que les astrologues s’insurgeront sur leur intégration au sein d’une Communauté du Futur, car ils pensent
que leur pratique ne saurait être assimilée à de la divination. Il revient aux dirigeants responsables d’aplanir ce type de cloisonement et
de discrimination et l’on sait le prix à payer quand, notamment en politique, on perpétue, par principe, des clivages qui ne font plus sens.
Nous -même en tant que responsable communautaire au sein du milieu astrologique depuis plus de 40 ans, nous sommes avertis des
prétentions des astrologues. Mais nous sommes obligés de relever deux éléments liés à  l’informatisation laquelle a  démocratisé
l’astrologie et qui a fait baissé le niveau des études en astrologie  mais qui a aussi complexifié la gestion des données astrologiques,
aboutissant à une forme de saturation confinant  à une certaine paralysie relayée par le recours à la voyance, le thème astral n’étant plus désormais qu’un suppport, qui ne fait sens que par le biais du praticien, à l’instar de  n’importe quel langage.  L’Astrocyclon est sorti de
l’Astrologir mais il ne saurait satisfaire la demande d’astrologie du public qui est polarisé sur le traitement individuel et personnel, trait
caractéristique à toutes les formes de divinaton. Rappelons aussi que nombreux de nos jours les astrologues qui sont initiés à d’autres
pratiques et notamment au tarot et  à la numérologie, sinon au  I Ching et à la géomancie.
On ne contestera nullement le fait que dans l’esprit du public, chaque savoir divinatoire a une image qui lui est propre et il n’est
pas question de casser cette image. Pour le client, nul doute que l’astrologie n’est pas le tarot. C’est à la base de son « transfert », de la
caution qu’il accorde au praticien chez qui il vient demander conseil. Mais du point de vue du praticien, on évitera de tomber dans le
contre-transfert et l’on admettre que dans tous les cas de figure, le savoir divinatoire est un support objectif ou subjectif.  Nous
ajouterons d’ailleurs que l’astrologie fait probléme en ce qu’elle tend à renoncer au « tirage », c’est à dire à sortir les symboles, les mots
qui décrivent une situaton donnée en un temps donné. Les astrologues préférent le plus souvent, en pratique sinon en théorie, combiner
tous les facteurs du thème tout comme ils ont de plus en plus tendance à  ne pas dater les choses et  à prendre la vie d’une personne tout
comme ses diverses activités comme un « tout », en vrac, ce qui nous semble en contradiction avec une approche cyclique authentique.
A la limite, l’astrologie des médias où selon la date de naissance, la personne est de tel ou de tel signe a le mérite de la clarté mais la
véritable philosophie du tirage est de le renouveler, de façon à capter ce qui se joue à un moment donné, sans rester donc figé sur un
tirage unique et universel qui serait celui du moment de la naissance. On notera la réticence chez bien des astrologues à procéder à  de
nouveaux tirages, sauf dans la pratique de l’astrologie horaire et à la rigueur avec les révolutions solaires annuelles. Le plus souvent, force
est d’ailleurs de constater que le thème natal est « recyclé » pour servir  de support à la consultation, ce qui évite d’avoir à calculer de nouvelles positions.
En tout état de cause, si certains astrologues refusent d’être assimilés  à des  « voyants » – comme c’est de plus en plus le cas sur
Internet, dans les « guides » – même s’il existe des associations astrologiques qui revendiquent leur spécificité- (RAO, FDAF etc)- la charge
de la preuve pour montrer que ce n’est pas le cas est dans leur camp. A eux de démontrer que leur pratique n’est pas assimilable à de la
voyance. On ne parle pas ici, on l’aura compris des travaux statistiques de Gauquelin ni des nôtres sur l’Astrocyclon, ni de certaines
recherches en astrologie mondiale mais bien de la pratique astrologique ordinaire sur le terrain, dans l’intimité et le secret des cabinets
de consultation.
En tout état de cause, nous proposons de renoncer au terme générique de voyant  et d’adopter celui de membre de la Communauté du
Futur chaque fois que l’on veut regrouper tous les praticiens qui inévitablement ont à traiter de ce qui est en train de se jouer, de ce
qui est en devenir (à venir)
Rejoignez  la Communauté du Futur
JHB
31. mai 2014
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Le piano wiss: une autre approche du piano.
par  Jacques  Halbronn
 La musique contemporaine s’autorise des usages
inhabituels des instruments comme la contrebasse ou
le piano. Parfois, les violonistes ont des clochettes
accrochées à leurs pieds.  Selon nous, la première
partition d’un musicien est son instrument voire son
organe (voix, sifflement, scat). C’est ainsi que l’on
improvise.
Le  Projet  FLP
Par Jacques  Halbronn
désenclaver
fédérer
Le  triptyque révolutionnaire
On y propose  une nouvelle approche  de la linguistique, de la cyclologie et de la sexologie. Cela
Tient précisément  à une certaine interdépendance que nous sommes parvenus à instaurer alors que nous avions abordé ces domaines parallélement sans nous douter qu’ils pouvaient constituer un champ unique.
Ces trois domaines sont en crise.  La linguistique  ne cesses d’osciller entre le médium et le message, le signifiant et le signifié.. La cyclologie  est entachée d’astrologie et de prophétisme.
Quant à la sexologie, elle est plombée par des tabous qui inhibent

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Les femmes et les ressorts de la postérité

Posté par nofim le 28 mai 2014

Les femmes au prisme de la postérité et de la créativité

par  Jacques  Halbronn

 

Quelle est la probabilité pour que la proportion de femmes

au panthéon de l’Humanité soit plus élévée au XXIe siècle

qu’elle le fut dans les deux précédents siècles? On peut

sérieusement en douter. Laissons de côté les explications

sociologiques convenues  sur les obstacles que

rencontreraient les femmes ou les conditionnements qu’elles

auraient à subir, les pauvres!  En fait, il faudrait déjà

commencer à s’interroger sur ce qu’on entend par postérité

et l’insuccés des femmes dans ce registre  nous interpelle.

Qu’est ce donc qui leur manque pour que leurs noms ne

survivent pas car la postérité, comme son nom l’indique,

implique un certain recul au delà des apparences du moment.

Et que faudrait-il faire, le cas échéant, pour que cela change

car comment changer ce que l’on ne comprend pas? On ne

va quand même fixer on ne sait quel quota dans les musées

pour qu’il y ait parité entre les peintres hommes et les

peintres femmes!

Il faudrait faire l’expérience et aller dénicher dans les réserves

publiques et privées des oeuvres des femmes d’autrefois et

voir comment le public réagirait. Il serait bon aussi que

le public ne sache pas par avance si telle oeuvre est d’un homme

ou d’une femme.

Car, pour l’instant, si l’on s’en tient aux arts visuels que

sont le cinéma, la peinture, la sculpture et l’on sait

pertinemment qu’il en serait de même dans à peu près

n’importe que domaine, la présence masculine est

écrasante. Si l’on prend ainsi les collections du Musée d’Orsay,

on ne trouve comme artistes femmes peintres

que Marie Laurencin, Berthe Morisot et Suzanne Valladon.

En revanche, les femmes sont immensément représentées

sur les toiles.  Un tel contraste mérite à lui seul réflexion car

il signifie que les peintres  représentent volontiers les femmes

à telle enseigne que si l’on s’en tenait à l’étude des sujets

des peintures ou des sculptures, on pourrait croire que

les femmes sont largement  présentes parmi les peintres.

On pourrait en dire à peu près autant pour le cinéma: forte

présence devant la caméra et faible présence derrière, au regard

-précisons-le- des personnalités les plus remarquables, celles

que la postérité désigne..

Dans nos précédents textes, nous avions mis en avant

deux principes celui de rareté et celui de vigilance. La postérité

est puissamment liée à la notion de rareté. Les oeuvres

féminines se ressembleraient trop  entre elles et en quelque

sorte se neutraliseraient mutuellement. En effet, quand

on trouve de telles ressemblances, on cherche la source qui

est forcément unique et  cette source est presque

inévitablement masculine. Autrement dit, ce seraient les

femmes elles-mêmes qui, collectivement, désigneraient leurs

maîtres. Une femme seule peut faire illusion, dix femmes

ne peuvent que révéler ce qu’elles doivent à un homme. C’est

ce qu’il nous est arrivé d’appeler une forme de polygamie

spirituelle.

Quant à la vigilance, nous dirons que la postérité récompense

ceux qui ont le mieux servi la cause de l’Humanité, qui lui ont

évité la décadence, la sclérose, la stagnation en ouvrant de

nouvelles voies,  en signalant des erreurs, des omissions.

Les femmes seraient-elles moins performantes dans ce

registre et pire encore seraient-elles résistantes aux

réformes, aux changements?

On nous objectera qu’il  y a en tout cas un domaine où

les femmes prônent le changement, c’est justement en

ce qui concerne leur propre statut, leur « condition ».  La

belle affaire!  Nous pensons, bien au contraire, pour notre

part, qu’un certain féminisme constitue un danger à dénoncer

avec la plus grande vigueur et rigueur.

Donc pour nous, (cf notre texte sur le plaisir), toute entité

se doit de veiller à ce qui est susceptible de menacer son

existence. Nos sens ont comme première fonction de nous

alerter et non de nous divertir ‘( Blaise Pascal) et les « grands

hommes » sont ceux qui ont su nous éviter de mourir en

tant que société, en dénonçant les menaces d »où qu’elles

viennent. . Qu’est ce qu’un grand savant sinon quelqu’un

qui nous évite de n’être que les répliques de nos prédecesseurs?

C’est ce point là qui justifie notre reconnaissance et d’ailleurs

bien des hommes ont demandé que la condition féminine

évolue et elle a évolué mais l’on risque  fort de passer d’une

extréme à l’autre, la solution devenant le probléme. Et c’est

pourquoi nous pensons que désormais il y a un péril

féminin qui est à traiter avec le plus grand sérieux.

Dans un précédent texte, nous avons signalé que dans bien

des cas, les alertes féminines touchent à des sujets

parfaitement secondaires  et ancillaires

parce que relevant de l’évidence au sens littéral du terme

à savoir ce qui se voit, ce  qui saute aux yeux. Si je note

qu’une assiette est sale, tout le monde peut s’en rendre

compte et l’on sait comment la nettoyer. C’est un peu à ce

niveau que se situent  en général les remarques féminines.

On ne va pas leur accorder  une médaille pour cela! Il

faudrait qu’elles mettent la barre plus haut mais le probléme

c’est que souvent ce qui est le plus essentiel à signaler n’est

pas le plus « évident », le plus facile! Il faut dépenser

énormément d’énergie pour faire avancer les choses, pour

faire évoluer les consciences par delà les évidences et c’est

notamment le cas  pour le dossier du sexe/genre (gender

studies)

Parmi les périls à dénoncer, tout ce qui  concerne la

corruption, dans tous les sens du terme et vient fausser le

cours, le flux normal des choses, ce qui fait barrage, écran,

obstacle au « progrés » au fait d’aller de l’avant. Ce sont les

risques de rouille, de cristallisation. On serait tenté

d’opposer l’eau qui coule, irrigue, fluidifie,  relie  et la terre  qui

sédimente, cristallise, cloisonne, sépare. C’est selon nous

le solide qui donne « forme » au liquide, notamment par le

processus de glaciation.

Un des principaux en enjeux des prochaines décennies

du XXIe siècle devrait justement concerner la question de

la femme, ce qui n’est pas sans évoquer, toutes proportions

gardées- la « question juive » à la charnière du XIXe et du

XX siècle et nous pensons que l’on a perdu beaucoup de

temps en se polarisant sur la « solution » de la question

juive  alors que la condition des femmes est un probléme

autrement plus grave et menaçant/ Dans les deux cas, on

notera ainsi que l »intégration des Juifs est apparue dès le début

du XIXe siècle comme un signe de progrés (cf l »Abbé

Grégoire)- cela a conduit notamment au phénoméne

judéo-palestinien-à l’instar de ce qu’il en est actuellement

à propos des femmes. On nous parle de « normalisation ». Or,

nous sommes, pour notre part, persuadés que la confusion

des genres est un terrible danger pour  l’avenir de

l’Humanité bien plus que toutes les menaces écologiques.

L’idée d’une Humanité une et indivisible nous semble

éminemment pernicieuse, il faut préférer une dialectique

cyclique, en mouvement et ne pas tenter de sanctuariser

et de rigidifier l’idée même d’Humanité.

Mais on a l’impression que les femmes sont une fois de plus

traitées en objets car ce sont certains hommes qui

manipulent les femmmes tout comme les  sionistes  juifs le

furent par certaines sectes obsédées par la fin du monde.

Tout comme ceux qui ont voulu « aider » les Juifs à avoir un

Etat  « normal » à eux ont abouti  au désastre

que l’on sait, nous pensons que ceux qui

entendent persuader le monde  que l’avenir exige que l’on

accorde aux femmes une égalité  à tous les niveaux, au nom

du Progrés,  se fourvoient gravement.

 

 

 

JHB

28 05 14

 

 

 

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D’un modéle unitaire à l’autre

Posté par nofim le 21 mai 2014

L’astrologie comme échec de la Science

par  Jacques  Halbronn

 

Il y a selon nous deux astrologies qui s’opposent

radicalement, une que nous appellerons « martienne » et

l’autre « vénusienne » pour reprendre la terminologie que

nous avons instaurée depuis quelque temps. Ces deux

astrologies à la fois  se complétent et s’excluent, s’ignorent

mutuellement et l’on pourrait dire alternent et cohabitent.

L’astrologie des douze signes (celle des « horoscopes »)

est méprisée par les  astrologues qui ne jurent que par

la pratique du thème astral (natal, horaire, RS,  Synastrie)

D’où vient un tel clivage entre une astrologie « populaire »et

une astrologie « savante »? Il faut selon nous remonter très

haut dans le passé, aussi haut que l’émergence d’une

astrologie que l’on peut qualifier de combinatoire et qui n’est

pas sans s’apparenter à une forme  de cuisine, laquelle

également nous apparait comme divisée en deux clans, celle

du produit et celle du « plat » avec tout ce que cela implique

de composé sinon de composite.

Le chercheur en astrologie est d’ailleurs confronté à un tel

dilemme, sinon à une telle fracture épistémologique, selon

qu’il progresse ou qu’il butte sur  un réel qu’il ne parvient

pas à dompter, à modéliser avec des concepts à valeur

universelle et générale. Il  y a là ce que l’on pourrait appeler

une tentation martienne au découpage, au dépeçage qui

correspond à une forme de démission et de déception.

Récemment, nous avons pris connaissance d’un ouvrage

qui nous a interpellé,  « Même pas fausse.! La physique

renvoyée… dans ses cordes « (Ed. Dunod  2007) du

mathématicien américain Peter Woit (dont on peut suivre le

blog). Il apparait que lorsqu’une discipline, quelle qu’elle soit,

parvient à une sorte d’impasse théorique, elle peut être

amenée à recourir à des expédients passant  vers la

complexification de son modéle.

Expliquons-nous:  imaginons quelqu’un qui élabore une

loi qui aurait une valeur générale et qu’il l’applique. Si cette

loi est fausse, quelle qu’en soit la raison, elle rencontrera

un grand nombre d’exceptions et au delà d’un trop grand

nombre de cas qui ne « marchent » pas, deux solutions

s’offrent : soit il faut revoir sa copie, soit se résigner à

admettre que la réalité étudiée  est trop complexe pour être

modélisée  selon un seul et même pattern.  Dans la quatriéme

de couverture du livre signalé, on lit au sujet de la théorie

des cordes : « Pas une seule prédiction n’en est sortie, pas

une seule expérience n’a été imaginée qui pourrait la

confirmer ou l’infirmer. Résultat  : non seulement la

théorie des cordes ne peut pas être considée comme « vraie »

mais surtout elle n’est « même pas fausse ».  » Les adeptes des

cordes cherchent désormais à redéfinir la Science elle-même

plutôt que d »admettre que leurs travaux sont dans

l’impasse ». Cela n’est pas sans faire penser au cas de

l’Astrologie du thème astral, actuellement dominante..

Par « martien » nous entendons le phénoméne qui

consiste à tout fragmenter comme le ferait un boucher

qui découpe un animal en toutes sortes de  morceaux, en se

servant d’un instrument tranchant. Le thème natal, c’est un

ciel transformé en rondelles, en « coupes ». Un thème, c’est

une tranche de ciel et ce que l’astrologue étudie ce sont des

« tranches » de vie. Mars, c’est aussi la mort qui met fin au

mouvement de la vie. L’animal qui paissait tranquillement

pendant le printemps et l’Eté  se retrouve à l’abattoir à

l’automne et perd son intrégrité et sa forme, ce qui le rend

méconnaissable. En quoi un steack nous renvoie-t-il à

l’animal dont il est issu?

Nous avons toujours pensé que si l’on améliorait le

modéle, on pourrait l’appliquer plus largement. Plus un

modéle est performant, plus facilement et plus largement

il rend compte de la diversité du monde.  C’est ce que pensait

André Barbault lorsque dans les années soixante-soixante-

dix, il parlait d’un modéle « universel ». Et c’est

d’ailleurs, probablement, en raison de l’échec de ce

modéle unitaire-dans les années 80-90, que nous qualifierons

de « vénusien » que l’on aura régressé vers une astrologie du

thème astral, selon un processus assez flagrant d »oscillation,

passant ainsi  d’une extréme à l’autre. Il est clair que

le morcellement martien au nom de la précision remet

en question l’idée même de Science. L’on n’aurait plus que

des cas particuliers.

Un cas emblématique est celui des « gender studies » autour

du masculin et du féminin. Faute de parvenir à modéliser

ce qu’il faut entendre par hommes et par femmes sur le

plan comportemental (behaviour), on en arrive à nous

dire que nous sommes tous un mélange d’animus et

d’anima, ce qui signifie qu’il n’y a plus de modéle, donc

plus de prévision (en anglais prediction) car on ne peut

prévoir que statistiquement, ce qui est la base de la

probabilité . Plus un modéle est largement viable, plus sa

valeur prévisionnelle (prédictive) sera forte et vice versa.

Or, les astrologues du thème semblent avoir voulu

élaborer un « modéle » qui ne vaudrait que pour une seule

personne, pour un seul événement. On passe du modéle

unique au cas unique!

C’est un peu ce que semble vouloir dire Dane Rudhyar

(Astrologie « humaniste ») quand il nous explique que

le thème nous dit ce qu’est la personne dans sa spécificité

irréductible. Il se fait l’apotre d’une astrologie

individuelle, personnelle. Rappelons que Rudhyar était

proche d’une astrologie karmique, spiritualiste, de l’âme

qui a des enjeux qui dépassent le cadre d’une seule vie et ce

qui la démarque peu ou prou de ses contemporains du

moment, ce qui explique ces temporalités paralléles du

fait notamment des transits qui sont décalés d’une personne

à une autre.  Rudhyar publie  dans les années Trente,

ses premiers livres aux Ed. Lucis d’Alice Bailey,  astrologue

théosophe dans la ligne de  Madame Blavatsky.

Résumons- nous,  de mauvaises définitions entrainent

des exceptions, elles les multiplient au point de submerger

le modéle de départ, de le subvertir. Et  une telle dérive

a pu fort bien se produire dans l’Antiquité. On ne retient

de celle-ci qu’un certain triomphe de la Science mais

l’astrologie généthliaque témoigne des échecs de cette

Science, d’un certain repli.

Mais on peut aller plus loin. On peut penser que les

personnes qui n’entrent pas dans un certain moule (modéle)

social peuvent être tentées de basculer vers l’idée d’un

pattern individuel. Cela vaut pour les marginaux qui ne

« collent » pas avec le modéle dominant et qui veulent du

« sur mesure », ce que l’offre cette astrologie du thème.

Il est possible que le déclin de l’astrologie soit lié à un

certain conformisme, dicté notamment par les média, par

la société de consommation – du pain et du cirque disait-on

à Rome- par la protection sociale qui dédramatise,qui crée

moins de situations irréraparables, du fait des progrès de

la médecine. Le fantasme du modéle individuel semble

avoir fait long feu tout en restant résiduel. Il apparait

comme bien plus pregnant chez les femmes que chez les

hommes, comme en témoigne la proportion considérable

des femmes dans les cours d’astrologie (probablement plus

de 90% si l’on en croit les réunions plenières que sont

devenus les Colloques astrologiques, tant à Lyon, Bordeaux

que Paris). Cet attachement des femmes à l’astrologie

du thème natal qui délivre des « cartes du ciel » que l’on peut

visualiser,  est révélatrice du clivage qui subsiste entre les

deux sexes, notamment du fait de la ménopause.(d’où l’âge

moyen des participantes)

Pour notre part, nous militons en faveur d’une

astrologie « vénusienne » en reprenant le flambeau du modéle

unique sur de nouvelles bases, celles de l’Astrocyclon. Ce

modéle unique diffère sensiblement de celui prôné par

Barbault et qui était une sorte de « synthèse » des cycles

des planétes les plus lentes  ‘(de Jupiter à Pluton). Ce cycle

de synthèse, nous le rejetons au profit d’une astrologie

axée sur une seule planéte, connue déjà dans l’Antiquité

(ce qui n’est le cas ni d’Uranus, ni de Neptune, ni de

Pluton). Le grand probléme provoqué par l’adoption de

planétes lentes, c’est qu’il faut sectionner leurs cycles trop

longs en multipliant les subdivisions (d’où un retour aux douze

signes), les interactions entre planétes (par les aspects). On

a là une astrologie surdimensionnée qui ne peut déboucher

que sur une cyclicité très longue, guère adaptée à l’échelle

d’une vie humaine.  Ce modéle universel à la Barbault

se limitait en fait à l’astrologie mondiale alors que le notre

traite de l’Humanité dans son ensemble, chaque être

humain étant concerné par un seul et même cycle, celui de

Saturne divisé en deux phases seulement. En effet, il nous

apparait que l’intelligibilité d’un modéle implique une

simplicité de formulation et la subdivision d’un cycle en douze

est pour nous totalement inintelligible tout comme d’ailleurs

le découpage du psychisme humain en dix planétes (ou

plus). Au delà de la dualité, on tombe dans l’infalsifiable,

dans le « même pas faux »!

JHB

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Le retour de la musique à la danse

Posté par nofim le 21 mai 2014

Pour une musique sans son

par  Jacques  Halbronn

 

Chaque fois que nous assistons à un concert de musique

« classique », nous éprouvons un malaise comme si quelque

chose « sonnait  » faux.

« Est spontané ce qui vient de soi-même (..) non d’une

force ou d’une contrainte extérieures » ( A Comte-Sponville

Dictionnaire philosophique, ed PUF, 2001, p. 965).

Quelle est donc la spontanéité de l’interprète? Lui qui

n’avance pas un doigt sans que cela ne lui soit dicté par la

partition qu’il lit ou qu’il a apprise par coeur? Il y a là une

farce, une comédie, à notre sens, un faire semblant.

Est-ce à dire que le spectateur éprouve cette musique que

l’on peut qualifier de réchauffée autrement que si cette musique

était jouée par son auteur ou mieux improvisée? Est-ce que si

l’on s’en tient à celui de la lecture en général, à voix haute,

de quelque texte, il n’en est pas de même, à savoir qu’il y a

mascarade, substitution, appropriation? Est-ce que l’enfant qui

entend quelqu’un parler spontanément reçoit les mêmes

sensations que s’il s’agit de quelqu’un qui lit un texte, qu’il

soit ou non de lui?

Il nous faut revenir sur la question de la lecture, de l’acte de

lire et sur le passage de l’écrit à l’oral, à la production de

sons (langage, musique). Nous dirons que l’oral appartient

à la nuit et l’écrit, le signe, (au sens visuel du terme, à

distinguer du signal) au jour tout comme le rire s’adresse

à l’ouie et le sourire à la vue (cf Dictionnaire philosophique,

op. cit. p.  947). Dualité majeure qui renvoie à des temps

très anciens, liés à l’invention ou la découverte du feu, à la vie

dans l’obscurité ou dans la lumière. Quand on est dans la

lumière, la parole n’est pas nécessaire et dérange ceux qui

se servent de leurs yeux (langage des signes). Le bruit n’est

tolérable que la nuit. Ce qui est paradoxal car de nos jours, la

nuit, il ne faut pas faire de bruit (tapage nocturne)

Lire un texte, jouer une partition, c’est passer du jour à la nuit.

Parler, c’est reconnaitre que l’on ne voit pas, plus. Mais

pourquoi lire, pourquoi ne pas parler sans lire, ne pas jouer

d’un instrument sans avoir à passer par la lecture et donc

l’écrit. Dans ce cas, la parole est serve, tributaire de l’écrit

et cela vaut évidemment pour la musique. Cette parole est

d’autant plus serve qu’elle se sert d’une langue qui est

codifiée, qui n’est pas libre de ses formulations.

On pourrait évidemment dire que celui qui dicte à un scribe,

à un secrétaire, opére l’action inverse, en mettant l’oral par écrit

en transcrivant de l’oralité. C ‘est dire que l’écrit est un

passage obligé, un lieu de pouvoir.

Car en mettant par écrit  de l’oral,  je permets à quelqu’un

de revenir à l’oral à partir de l’écrit. Il y a un aller-retour.

En réalité, le passage de l’oral à l’écrit est un leurre car

c’est pour mieux repasser de l’écrit à l’oral en créant de

nouvelles chaînes. Car celui qui lit est enchainé.

Celui qui joue une oeuvre musicale porte des chaînes

invisibles mais que quelque part nous ne pouvons nous

empêcher de percevoir. C’est un esclave, un mercenaire,

quasiment une machine qui fonctionne parce qu’on y a mis

un message, un disque, un CD.

Revenons donc à notre interrogation: qu’est ce que ça

change pour l’auditeur qu’il y ait ou non de la

spontanéité non feinte? Quelque part, ce qui est écrit est

mort, figé et celui qui « lit » part de ce qui est ainsi devenu en

vue de lui redonner un semblant de vie. Il met sa vie au

service de la mort. Quel rapport avec quelqu’un qui est devant

nous dans la spontanéité de l’expression, qu’elle soit d’ailleurs

orale ou écrite, ou plus largement visible, faite de signes, ce

qu’est à la base l’écriture. Car l’écriture en soi n’est pas au

départ morte au moment où j’écris, où je trace des signes

sur quelque support ou dans l’air, ce qui peut correspondre

à une danse, à une gestuelle.

Tout se passe comme si celui qui s’exprime par le son et

non pas par le geste  était tributaire de celui qui commandait

par le geste, l’index. Le maitre fait un geste et l’esclave

traduit par des sons car il communique avec des aveugles,

des non voyants. Celui qui communique avec  moi par le son

me traite comme si j’étais non voyant.  La musique ne serait

alors que la traduction de la danse à destination des

aveugles ou du moins de ceux qui n’ont pas accés, droit  à

la lumière.  On peut dès lors concevoir que mes mains.

dansent sur le piano sans qu’il y ait besoin de produire du son

ou si l’on préfére que la dynamique des pieds se transmute

en celle des mains lesquelles  produisent du son mais aussi

de l’écrit qui sera voué à produire du son. Que je joue d’un

instrument ou que j’écrive,  dans les deux cas avec mes

mains, je produirai du son ou en ferai produire.

Il nous apparait donc peu à peu que le son  est un pis aller, une

sorte de prothèse  pour les aveugles. L’écrit ne serait que

le moyen de conserver le son, de le mettre en conserve.

Rappelons que Beethoven était sourd et il est possible qu’il

ait composé  en fait des pas de danse qu’il aurait ensuite

restitué, codifié. Le mot rythme est emprunté à la danse, est

visuel au départ.

.On peut concevoir que la danse produise  du  son, avec les

pieds qui tapent, qui piétinent le sol et que c’est ainsi que

progressivement, le son serait apparu.  D’où l’intérêt qu’il y

a à  regarder jouer ‘(film, vidéo) et non pas à écouter de la

musique. C’est en fait le spectacle visuel qui est l’élement

essentiel dansun orchestre, chez un interpréte, cela reléve

d’une chorégraphie.

Autrement dit, ce qui importe c’est la dynamique du

mouvement des corps qui nous nourrit comme c’est aussi

le cas dans le rapport sexuel même quand celui -ci est muet.

On en revient donc à notre question: qu’est ce que cela

change, selon que ce que je vois est spontané ou « réchauffé »?

Il nous semble que si nous somms plus génés par quelqu’un

qui a une gestuelle qui n’est pas sienne que par celui qui

prononce des mots ou des sons qui sont issus d’une gestuelle

émanant au départ d’un autre. Le son ici vient occulter  ce

qu’il y a de faux dans la gestuelle de l’interprète. A la limite,

l’on pourrait tout à fait concevoir des vidéos

sans le son où l’on verrait le corps, le visage, les mains les

pieds du « joueur », ou des salles où les spectateurs porteraient

des casques qui supprimeraient le son, sauf pour les

aveugles ou les mal voyants mais ces derniers n’auraient

qu’un accés  édulcoré au spectacle – ce serait un pis aller.

De même, serait un pis aller le spectacle donné par des

personnes qui ne seraient pas dans la spontanéité. La

musique doit redevenir un spectacle, une danse, un

mouvement et s’émanciper du son qui n’en serait qu’un

sous produit.  En ce sens, voir un match de tennis ou de foot

serait plus nourrissant que d’aller au concert à moins de

considérer qu’une performance musicale reléve du sport.

On est là aux antipodes du propos d’un Richard Wagner car

il est clair que la musique n’a aucunement besoin de la

parole pour exister mais bien davantage de la danse, du

ballet et quelque part le Sacre du Printemps ( 1913) nous

renverrait à la source même de la musique, dont les

percussions sont probablement le fondement.

JHB

14  05 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le passage de l’écrit à l’oral

Posté par nofim le 18 mai 2014

La ligne de démarcation entre le signe et le son

par  Jacques  Halbronn

Dans nos précédents textes, nous avons fait apparaitre

une frontière entre l’expression écrite et l’expression orale,

qui serait celle entre le masculin et le féminin. Il importera

à l’avenir de bien surveiller et controler ce « passage », cette

« translation » qui est à la base de la symbiose entre humanité

des hommes et humanité des femmes.

A priori, la parole devrait être réservée aux femmes mais

cette parole est largement soumise (à) et fonction de l’écrit.

Elle marque la ligne qui sépare le maitre de l’esclave,

cantonné à « lire » à voix haute le texte du maître.(c’est le

contraire de la « voix de son maître »)

L’école enseigne cet apprentissage de la « lecture » et de la

‘récitation » (du par coeur) qui rend opérationnel le genre

féminin. Là où le bât blesse, c’est quand les « clones »

entendent détroner les maitres dont ils s’imaginent, dès

lors, les égaux. La lecture « sonore »  des textes, des partitions

alimente bien des chimères égalitaires et paritaires.

Le cas de la musique semble assez difficile à analyser. Cela

implique, selon nous, que l’on parte d’une forme visuelle

que l’on transmute éventuellement en une forme sonore

mais qui doit pouvoir exister sans elle. Cela nous contraint

à considérer que la musique est le corollaire de la danse

et qu’elle n’est que la sonorisatin d’une gestuelle  tout

comme la parole est la sonorisation de signes. Les

instruments de musque permettraient de convertir le signe

visuel en  du son. On a cependant du mal à imaginer que le

compositeur puisse ne pas se servir du son du moins dans

un premier temps. Cela dit, on a l’exemple de la surdité de

Beethoven. Peut-on imaginer un compositeur élaborant

une musique sans la traduire en sons, et uniquement en

produisant du signe? Ou bien la musique ne serait-elle

pas un domaine que les hommes auraient investi mais

qui ne s’apparente pas au langage parlé? La musique alors

serait la  « parole « masculine, le seul lien direct du monde

masculin avec le monde du son. Or, l’on sait que la

musique « classique » est typiquement une affaire d’hommes

au niveau supérieur de la composition, comme en atteste

l’Histoire.

Cette ligne de démarcation qui est celle de la conversion

de l’écrit en oral est un point stratégique du rapport

hommes-femmes.On nous fera certes remarquer que cette

frontière ne fait plus guère sens de nos jours et déjà

depuis longtemps et que nous vivons le temps de la

lecture à voix haute, qui  est  à la portée de tous, hommes

et femmes confondus. La parole n’est pas le monopole des

femmes même si elles tendent à en abuser. Mais cela

ne signifie pas que le statu quo actuel soit nécessairement

à perpétuer indéfiniment dès lors que l’on constate des

abus et des débordements..

Contrairement, en tout cas, aux représentations les plus

répandues, la parole ne précéde pas l’écrit mais c’est elle

qui a vocation à prolonger celui-ci.  On a certes, en tête

le cas de ces gens qui dictent leur courrier à quelque

scribe, ce qui correspond alors au passage de l’oral à

l’écrit. Mais il es clair que pour correspondre à certaines

populations, il nous faut savoir passer par l’oralité. De nos

jours d’ailleurs, cette façon de procéder est tombée en

désuétude même si elle existe encore dans les commissariats

quand on  y fait quelque déclaration. En fait le scribe est

un personnage intermédiaire, qui fonctionne sur les deux

registres, comme un  traducteur qui fait le pont entre deux

langues de façon plus ou moins réversible..

Encore faudrait-il  que cette langue écrite fût  intacte non

pas qu’elle change de structure mais qu’elle préserve celle

initialement établie en se purifiant, en se régénérant, en

restant conscient du plan originel,

faute de quoi l’écrit ne saurait garder

son ascendant sur un oral, voué à la diversite et à la dérive.

Les arabes distiguent bien langue écrite et  dialectes. (cf

nos travaux sur la restauration du français)/  L’oral

compromet l’intégrité de l’écrit  et de nos jours, l’écrit va

à vau l’eau, car la faculté de le nettoyer de ses scories se

perd.

 

 

 

JHB

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JHB

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Publié dans LINGUISTIQUE, MUSIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION | Pas de Commentaire »

Mort et renaissance

Posté par nofim le 17 mai 2014

Plaisir et Conscience

par  Jacques  Halbronn

 

Nous qui nous intéressons aux signes qui doivent nous

alarmer  (cf nos textes sur les sens), nous accorderons

une importance toute particulière au probléme du

vieillissement. Toute oeuvre est condamnée à vieillir

ne serait-ce que parce qu’elle finit par ne plus

surprendre, que l’on s’habitue à elle, qu’il n’y a plus

guère de mérite à la célébrer. Même Beethoven,  Galilée

ou  Marx vieillissent, datent. Leur mérite reste certes

intact mais si l’on en était resté là, on serait bel et bien

en pleine décadence comme ce serait le cas si nous

pouvions plus procréer. En ce sens création et procréation

sont des signes qui vont dans le même sens, celui d’une

certaine vitalité.

Le Mal  peut ne pas être perçu quand il s’agit d’un manque

car le manque, quelque part, est invisible. Comment savoir

que quelque chose manque? Comment en être conscient?

On peut certes prendre plaisir à apprécier les oeuvres des

précédentes générations mais cela ne doit pas nous faire

oublier que chaque génération doit renouveler ce qui a été

accompli avant elle.

Il y a à ce propos des signes indiquant que notre

présente Humanité va mal, qu’elle se fonde trop sur des

acquis et qu’elle s’en contente ou qu’elle ne se sent pas

à la hauteur.

Prenant le cas des langues. Celles-ci en régle générale sont

en un piétre état. Elles se dégradent, elles sont hybrides.

Mais les linguistes nous expliquent complaisamment que

du moment que l’on y trouve une dynamique phonologique

tout va très bien Madame la Marquise!

Mais est-ce assez? Pour ceux qui comme nous s’interrogent

sur la déperdition structurelle des langues, nous avons

d’autres exigences et nous ne pouvons que nous étonner

que l’on en soit arrivé à un tel degré d’incurie par

procrastination.  Une langue peut certes errer mais elle

doit périodiquement se ressaisir et se renouveler, au sens

de retrouver son état initial quitte à errer à nouveau et

ainsi de suite.

Heureusement qu’il n’en est pas ainsi pour la

procréation, disions-nous. Les vieillards meurent et laissent

la place à des jeunes qui ne sont pas censés répeter ou

reproduire littéralement ce qu’ont fait ou n’ont pas fait

leurs aieux. De même dans le domaine scientifique, chaque

génération a le devoir d’innover, d’apporter, en quelque

sorte, une « valeur ajoutée ». Même en politique, un

changement de constitution ou un amendement de celle

qui est en cours est bénéfique en soi, du  fait que cela force

toute une nation à de nouvelles adaptations. (sous la Ve

République, le mode d’élection du Président(1962), le passage

du septennat au quinquennat)

En effet, un des périls les plus graves qui nous menacent

depuis l’aube de l’Humanité est la sclérose, la stagnation.

Mais il nous faut d’abord veiller à ce qui se passe dans

notre génération et non nous polariser sur l’apport des

précédentes comme c’est notamment le cas en musique où

le public se complait à la fréquentation d’oeuvres qui datent

souvent d’un ou de deux siècles. Certes, il  en  est  de

nouvelles interprétations mais est-ce là un signe

si encourageant que cela?

Il convient donc d’établir une « check list » de tous les points

à surveiller concenant des dysfonctionnements du corps

social comme du corps physique.

L’argument du plaisir  risque fort dans bien des cas

de désensibiliser le public à la gravité de la situation. Dire

que l’on a du plaisir à écouter du Bach ne résout pas le

probléme de la maltraitance de la musique actuelle dans

ce qu’elle peut avoir de plus « live », de plus vivant, de plus

spontané. Car la perte de spontanéité nous apparait comme

un signal alarmant qui ne saurait être compensé par le

plaisir lié à l’audition de tel ou tel chef d’oeuvre du passé. Et

c’est en cela que nous disons que le plaisir est moins à même

de nous guider que le déplaisir, que la conscience passe

plus par le déplaisir que par le plaisir et qu’elle est même,

en quelque sorte, l’inverse du plaisir.

De même, le plaisir que l’on peut éprouver à manger tel

ou tel plat ne suffit pas à considérer que ce plat est « bon »

pour nous même s’il est « bon » en soi.  Le plaisir que l’on

peut ressentir à écouter quelqu’un parler de quelque chose

ne signifie pas que cette prise de parole puisse être par

ailleurs être considérée comme suspecte voire alarmante,

replacée dans le contexte diachronique et synchronique.

Si l’on prend le cas limite du viol, le fait qu’une femme

puisse éprouver quelque plaisir néanmoins, pour des

raisons physiologiques n’abolit nullement le malaise

psychologique qui en découle (y compris dans le cas

de la masturbation (Self Abuse)

. Plaisir et déplaisir peuvent  tout à fait cohabiter et c’est

d’ailleurs en cela qu’il y a conflictualité.

On peut rire d’un spectacle – et donc avoir

du plaisir alors même que le spectacle fait probléme, par

exemple au niveau du racisme ou du sexisme (dans les deux

sens). Le plaisir n’est un bon guide que pour quelqu’un

qui a une forte exigence et conscience morales, c’est le

« plaisir » du devoir accompli, la joie. Il reste que plaisir

et lucidité ne font pas nécessairement bon ménage et l’un ne

saurait se substituer à l’autre, en tenir lieu en tant

qu’indicateur, que signal d’alarme. L’arbre du plaisir peut

cacher la forêt des alarmes et c’est là qu’il y a risque de

manipulation.

Qu’est-ce que la beauté?  Nous répondrons que c’est

quand notre contemplation n’est heurtée (do not hurt

my feelings) par aucun désagrément, ne réveille aucun

processus de rejet. Et l’on sait que tout agrément est

provisoire car il peut être remise en question par le fait

de signaler un point qui avait jusque là échappé et toute

l’histoire de l’évolution, et notamment en sciences, est

liée à la détection de nouveaux problémes que l’on avait

pu ignorer, négliger.   Ce n’est jamais que jusqu’à nouvel

ordre. D’où la nécessité d’un éveil et le manque d’éveil est

déjà en soi un signe de dysfonctionnement social,

entendons par là  le fait qu’au sein d’un groupe donné, la

parole critique soit étouffée par le dit groupe ou par ses

responsables qui ne veulent pas entendre ou voir ce qui

ne va pas ou plus. L’expression française « ça va? »

résume assez bien l’enjeu du débat. En ajoutant « pour

l’heure », « pour l’instant », en apparence. On peut tout au

plus déclarer : RAS, rien à signaler ou plutôt rien qui n’ait

été signalé jusqu »à présent. Mais cela implique que l’on

ait pris connaissance de tous les indicateurs, y compris

des manques, des déséquilibres, des confusions,

des absences, que l’on n’ait point passé outre à

certains avertissements par un revers de main, « ce n’est

pas important », « cela ne change rien ». Le plaisir est souvent

le paravent de l’incurie.

JHB

17  05 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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JHB

18  05 14

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Le début de la phase martienne de l’Astrocyclon

Posté par nofim le 9 mai 2014

La conjonction  saturno-stellaire  et la phase martienne du  cycle de Sept Ans

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons  évolué par rapport à nos précédentes représentations sans que cela remette

en question pour autant notre propos. Seul l’angle d’approche aura changé. La phase martienne

est désormais  le centre du systéme et non la phase vénusienne. En effet,

dès lors que l’on définit la phase « vénusienne » comme celle où les gens se libérent des carcans et des cloisonnements, cela ne peut

correspondre qu’à une éclipse du systéme et non à son apogée.

Les expressions « montante »  et « descendante » sont donc mal venues. Car la phase « montante » est vénusienne. Ce serait plutôt la phase descendante qui devrait l’être.(cf infra)

On peut appréhender l’Astrologie sous différents angles et ce n’est que lorsque l’on a pris compte tous les paramétres que l’on peut

penser être parvenu à compléter le puzzle. L’Astrologie est-elle du côté de la Nature ou de la Culture : telle était la question que nous

posions en  1986  L’Etrange Histoire de l’Astrologie. Ed Artefact (Veyrier). En 2014, nous avons remplacé Culture par Technique. Pour

nous l’astrologie est une construction biotechnologique qui certes emprunte certaines données à l’Astronomie (du seul point de vue visuel) et au bout du compte, la conjonction  de Saturne

avec l’une ou l’autre des quatre étoiles fixes royales renforce le poids martien du dispositif

astrologique alors que lorsque Saturne a passé la conjonction, c’est alors que débute la phase

vénusienne qui correspond à une suspension du processus. Vénus serait ainsi à Mars, ce

que la nuit serait au jour et l’hiver à l’Eté si ce n’est qu’en réalité, tout est inversé puisque

Mars est la Technique et Vénus la Nature, un monde sans appareillage. Or, il est clair que

c’est en hiver que les machines prennent le dessus et en ce sens l’on n’a pas tort en

astrologie d’associer le signe du verseau (et Uranus) à la technologie. On a là un triptyque

Mars-Saturne-Pluton  face à un autre  Vénus- Jupiter-Proserpine. On se souvient de la dispute

qui conduisit Proserpine à partager son temps entre ce qui est aux Enfers et ce qui est

en surface.

Pour l’Humanité, le premiet triptyque est connoté  « infortune », « maléfique » mais c’est en

fait tout le systéme astrologique qui est ainsi « diabolisé » et l’humanité ne respire que

lorsque le systéme est débranché (on parle de Satan enchainé et désenchainé dans l’Apocalypse)

Selon nous, les femmes sont plus tributaires de l’ordre astrologique que les hommes et cela

expliquerait que de nos jours elles se retrouvent quasiment entre elles pour la célébrer avec le

thème astral qui considére les gens comme des appareils, des rouages (cf les transits, les

synastrie

L’autre lecture de l’Astrocyclon aurait consisté à valoriser astrologiquement la phase

vénusienne alors que celle-ci  correspond non pas à une suractivité du systéme mais au

contraire à sa mise en sommeil, en veille. Dès lors, on aurait été conduit à présenter Mars

comme le moment de veille du systéme, ce qui n’était guère plausible.

On dira que la phase vénusienne, qui échappe peu ou prou à l’emprise de Saturne, redonne

sa liberté aux hommes  et que la phase martienne les encadre strictement. Or, il semble bien

que la mise en place de l’Astrologie n’ait eu d’autre objet que de soumettre les hommes, d’où

l’émergence des femmes et des machines alors que les hommes étaient en mesure de se

développer par eux-mêmes, en leur propre corps sans faire appel à un apport extérieur. Cela nous

invite à une nouvelle lecture de l’épisode de la Tour de Babel. La progression des hommes est

stoppée parce que l’on a peur qu’ils aillent trop loin et  c’est alors selon nous que l’astrologie

aurait été mise en place, entrainant ainsi la division des langues et des groupes, la

multiplication des frontières.

 

JHB

09/ 05  14

 

 

 

 

 

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Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, judaîsme, MUSIQUE | Pas de Commentaire »

Monde vénusien et monde martien

Posté par nofim le 8 mai 2014

Psychopathologie  de la consultation, au prisme de l’astrologie

par  Jacques  Halbronn

 

L’important pour l »astrologie est qu’elle sorte de son ghetto

bien plus que les rellations au sein du milieu astrologique.

Et sous cet angle, force est de constater l’échec de toutes

les initiatives prises dans le domaine astrologique au regard

de son acceptation et de sa reconnaissance. Est-ce que les

travaux d’André Barbault ont été acceptés par les

politologues, les historiens, les économistes et ce en dépit

du « succés » prévisionnel de 1989, que ce soit en France ou

ailleurs car nul n’est prophéte, dit-on, en son pays? Il ne

le semble pas. Même les résultats de Gauquelin ne font

référence en dehors du milieu astrologique et encore. Le

bilan  général de l’astrologie du XXe siècle est maigré sous

l’ angle de son rayonnement. C’est pourquoi nous pensons

qu’il convient d’approcher la réforme de l’astrologie autrement

et de voir ce qui se passe actuellement dans les milieux

astrologiques comme un cul de sac, la  fin d’une ère.

Il est clair notamment que l’astrologie ne peut pas se

contenter de dépendre des praticiens qui n’ont qu’un mot

à la bouche: « puisque ça marche ». Or, l’on sait fort bien

que le sort de l’astrologie se joue en amont bien plus qu’en

aval. D’ailleurs, il y a un demi-siècle, le milieu astrologique

était conscient de cet enjeu et un Nicola s’efforça de

toiletter l’astrologie comme l’avaient tenté aussi un

Michel Gauquelin, un Barbaut, à la suite de Néroman, dès

les années Trente.  Mais de nos jours, on est dans le « vrac »

et l’idée de restructurer l’astrologie semble ne plus être à

l’ordre du jour. L’astrologie est la mal aimée des

astrologues qui la maltraitent et la négligent, l’instrumentalisentt

Quand on visite le savoir astrologique actuellement en vigueur

ce ne sont que des décombres, des taudis . On pense à ces

villages Potemkine qui faisaient illusion aux visiteurs

de l »ex  URSS sous Staline.

On en finit par se demander à quoi servent les écoles

d’astrologie dont récemment une astrologue, lors d’un

entretien pour teleprovidence  (avec Sylvie Ollivier)

reconnaissait qu’elle était la seule de sa classe à s’être installée

comme astrologue et elle reconnaissait qu’elle bénéficiait

pour ce faire d’une certaine intuition sinon d’une certaine forme

de voyance.

Comment un savoir astrologique, incohérent, inconsistant

pourrait-il servir de garant à une pratique? Cela montre bien

que les gens sont doublement bien disposés à l’égard de

l’astrologie, d’une part en ne tiquant pas sur les carences

des explications qui sont  fournies aux éléves et d’autre

part en  ne tiquant pas sur les invraisemblances

psychologiques qu’on leur sert en consultation. Les

astrologues bénéficient à l’évidence d’une telle bienveillance

de la part des intéressés qui, visiblement, veulent croire à

tout prix à la valeur de l’Astrologie de sorte qu’effectivement

cela « marche » parce qu’ils veulent bien que cela marche. Car

l’astrologie ne marche que parce qu’on le veut bien.

La double attente par rapport à l’astrologie semble être la

suivante, celle d’un double cloisonnement tant dans le temps

que dans l’espace. Prévoir, en effet, c’est « fixer » des dates,

des échéances tout comme l’astropsychologie définit

notamment des orientations professionnelles qui permettent

de se canaliser d’où la nécessité d’une typologie (zodiacale,

planétaire) et d’un calendrier ( cycles, phases, dates). Or

le thème astral des astrologues « sérieux », ne repond clairement à aucune de ces attentes,

de par son caractère diffus tant sur le plan psychologique

que prévisionnel à cette double attente, l’astrologue de

service se limitant à un descriptif du moment qui n’exige

évidemment aucune faculté de dépasser la perception

immédiate des choses, ce dont le client moyen est capable

de faire sans le recours d’un astrologue. Un peu de bon sens

suffit à la tâche et donc  les cours d’astrologie ne servent

pas à grand chose sinon à l’astrologue lui-meme qui a ainsi

des choses à dire.

En effet,  la sociologie des praticiens en tout genre nous

apprend que  ceux-ci se transforment de par une telle

acquisition de connaissance. Souvent, ces praticiens n’ont

pas au départ la parole facile, ils se sentent comme vides et

ils ont besoin d’un apport extérieur qui les remplisse. Cela

peut être l’astrologie, la religion, la « secte »,  tout ce qui peut

à terme les mettre en position de parler et de se faire entendre.

Il y a là un besoin d’émettre et de transmettre. Mais au

lieu d’éveiller en eux memes des facultés, ils se contentent

d’une certaine forme de prothèse.

Notre diagnostic concernant cette population de praticiens

du verbe est assez cruel et dépasse très largement le cas

des astrologues.Quand on va les consulter, on les met en

valeur et en plus on les paie. Comme au spectacle. Ce qu’ils ont

à dire est assez secondaire et peut relever d’ailleurs d’un

certain rapport sado-masochiste qui fait songer au « lit de

Procuste ». On peut toujours dire à la personne qu’on lui

parle de son « vrai » moi quand elle ne se reconnait pas dans

ce qu’on lui dit (c’est ce que suggèrait Dan Rudhyar). On peut

l’encourager à faire telle ou telle chose dans tel laps de temps.

Et on ne saurait sous estimer la part de la suggestion. Si

l’astrologue n’a pas de pouvoirs, il a assurément du pouvoir,

celui que lui accorde son client..Mais il faut aussi faire la

part du contre-transfert qui conduit le praticien à affirmer

que la consultation vient prouver la valeur du supposé

savoir qui sous -tend le  transfert, d’où cette formule

incantatoire du « mais ça marche », « ça a marché » et

surtout pour le praticien lui-même qui a pu ainsi parler

et se faire entendre sans qu’on lui dise qu’il dit n’importe

quoi, ce dont il a pu souffrir dans son enfance.

Or, là où le bât blesse, c’est qu’un tel positionnement

d’autosatisfaction nuit à la recherche fondamentale en

astrologie et ce d’autant que le dit savoir astrologique sert

de ciment identitaire, de lien social à toute une communauté.

C’est pourquoi nous pensons qu’il faut reconstituer une

vraie dynamique de recherche en astrologie qui ne passe

pas par l’enseignement ni la consultation en interne mais qui

fournisse des outils sur le plan  transdisciplinaire. En réalité

comme dans bien des domaines, le probléme est pécunaire.

On peut vivre de l’astrologie par les cours et /ou les

consultations mais point par la recherche, à moins que

des revues, des colloques n’existent qui rétribuent

généreusement les auteurs de contributions, ce qui ne

semble nullement être le cas en donnant la priorité aux vrais

chercheurs. Cela ne se fait pas pour l’excellente raison que

ces enseignants-praticiens n’ont aucunement envie de

changer leurs habitudes et leurs pratiques qui leur donnent

des « éléments de langage » qui leur permettent d’accéder au

verbe dont ils ont été privés, frustrés du fait de leur

timidité, de leurs blocages avant d’avoir rencontré

l’astrologie ou tout autre enseignement venant compenser

un certain vide intérieur, ne serait-ce que parce que

l’astrologie leur permet de dépasser leur névrose, en

leur permettant de s’exprimer mais sous couvert d’un savoir

alibi, prétexte dont finalement ils n’ont que faire. (cf notre brochure

« L’astrologue face à son client ») et c’est d’ailleurs tant mieux.

Car en définitive, l’astrologue se substitue de facto à

l’astrologie, par delà une certaine mise en scéne et s’appuie

sur son propre vécu et sa propre expérience de la vie.  D’où

son ambivalence ( je t’aime moi non plus) envers l’astrologie

qui n’est, pour lui,  qu’un faire-valoir, ce qui fait pendant

aux motivations du client qui lui aussi est dans une névrose

qui lui fait aller vers l’autre tout en s’en défiant, l’astrologie

permettant de résoudre ce conflit du fait qu’elle est à la

fois un savoir extérieur à une Humanité avec laquelle le

patient  est  en porte à faux, en délicatesse et à la fois qu’elle

émane d’une personne qui le conseille avec le bon sens

qui est le sien, tout en s’en défendant..

 

 

JHB

08 04 14.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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