Une astrologie prévisible par tous et pour tous

Posté par nofim le 4 décembre 2013

 

Le mètre étalon de l’Astrocyclon ou la mise en place d’une astrologie prévisible.

Par  Jacques  Halbronn

 

 

 

Nous avons déjà eu l’occasion de dénoncer le caractère imprévisible de l’astrologie, ce qui peut sembler un paradoxe car la première chose que l’on est en droit d’attendre de la part de l’Astrologie est qu’elle le soit, prévisible !

D’ailleurs, si on leur fait cette objection, les astrologues ne manqueront pas de répondre qu’ils se contentent d’appliquer les règles de l’Astrologie, oubliant que leur complexité même génère précisément de l’imprévisibilité car chaque astrologue aura à  gérer à sa manière la dite complexité, que ce soit dans l’interprétation du thème que la « couverture » astrale  d’une époque. Il nous faut signaler qu’il est préférable d’interroger les astrologues séparément les uns des autres car sinon ils se feront un malin plaisir de faire croire qu’ils utilisent le modèle de la même façon en se répétant les uns les autres car ils savent pertinemment que c’est bien là que le bât blesse.  Une autre astuce qu’il faut s’attendre à ce qu’ils y recourent consiste à parler d’un sujet connu en dehors de l’astrologie – la vie d’un chanteur,  le contexte d’une période et de laisser croire que la convergence entre eux tient à l’astrologie alors qu’en réalité, elle tient aux données extra-astrologiques telles qu’on peut les lire dans la presse. Mais on n’apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces ! Certes, il est des données astronomiques que tout astrologue connait comme l’entrée d’une planéte dans un nouveau signe et toute autre configuration que l’on voudra  mais ce qui nous chagrine, c’est que ce n’est jamais la même configuration astronomique qui se présente. Ce sont alors les configurations qui ne s’entendent pas entre elles, en quelque sorte ! Et on en revient à l’imprévisibilité des données extraites du corpus astronomique qui ne sont jamais les mêmes, en termes d’aspects, de signe zodiacal, de cycle planétaire…

On est ainsi à des années lumières de ce que propose l’Astrocyclon dont l’usage se révèle, quant à lui, parfaitement prévisible et ce des années, des décennies voire des siècles à l’avance, tant vers le passé que vers l’avenir, tant vers le connu que vers l’inconnu et le non encore advenu. Car le modèle de l’astrocyclon est unique, les phases qu’il découpe sont toujours les mêmes, ont la même durée, la même signification. Pas de surprise alors que l’on ne sait jamais – ou du moins pas le public qui ne consulte pas en permanence les éphémérides des planètes – ce que l’astrologue ordinaire va sortir de son chapeau !

Ah oui, on oubliait que les astrologues veulent et promettent « de la précision » et, vous comprenez, si l’on veut de la précision, eh bien, il ne faut pas tout mélanger ! Or, pour ce qui est de couper les cheveux en quatre, nos astrologues sont des champions. Même des jumeaux, on arrive à les distinguer, pour quelques minutes d’écart en s’accrochant à tel ou tel détail monté en épingle et évidemment jugé déterminant.

Nous suggérons aux astrologues de renoncer à de telles prétentions de précision et de s’en tenir, en revanche, à une pratique prévisible et récurrente, dans le genre de ce qu’offre l’Astrocyclon. Nous leur conseillons vivement de commencer à  rapprocher des situations en oubliant les « détails », comme quand on lave une assiette sale. Ce sont ces détails qui plombent l’astrologie au nom de cette fameuse exigence de prévision ! En vérité, cette précision que l’on  nous met en avant est une excuse toute trouvée pour justifier l’usage de structures biscornues. Nous proposons comme en médecine que les astrologues nettoient leur objet d’étude avant de commencer à disserter à son sujet et alors ils comprendront peut-être que le monde n’est pas si divers qu’il n’y parait ! Mais c’est un dilemme car nos astrologues se  croient obligés de se servir de tout l’arsenal de l’astrologie et de tout le clavier de l’astronomie. Nos astrologues sont pour le plein emploi, même aux dépens de la productivité ! Si on leur dit que l’astrologie est saturée et qu’elle est en excès pondéral, ils crient au sacrilège tant leurs maîtres à penser leur ont expliqué que le système solaire (nouvelles planètes comprises) dans sa totalité était le socle de l’astrologie (‘cf. le RET de J. P. Nicola)

Or, l’astrocyclon se porte en faux contre une telle représentation. On refuse ce postulat et comme en géométrie non euclidienne (Lobatchevski etc.), il se constitue avec l’astrocyclon une astrologie différente qui se contente d’une seule des planètes du système solaire et dont le cycle n’est structuré ni par le zodiaque, ni par les aspects entre planètes mais par  les intervalles qui évoluent entre Saturne et les quatre étoiles fixes royales. Grâce à l’abandon de l’ancien postulat, l’astrocyclon conduit à une astrologie prévisible car c’est bien la diversité des interactions qui rend l’astrologie imprévisible.

Nous terminerons par les considérations suivantes : aucune prévision aussi « confirmée » soit-elle ne saurait suffire à valider quelque système que ce soit. Seule la répétition est  déterminante et donc si l’astrologie ne repère pas de récurrences, elle ne peut se démontrer. Aucune prévision ponctuelle ne saurait faire le poids, et il est impératif qu’une prévision astrologique s’articule sur un système  prévisible et qui ne se métamorphose pas tous les matins !  Plus un système est touffu, plus  à nos yeux, il est suspect et moins il est accessible au public.  Il importe qu’une fois le système établi et présenté, il ne dépende plus de tel ou tel astrologue mais tombe en quelque sorte dans le domaine public. Nous ne voulons pas de ces astrologues qui sont les seuls garants de l’efficacité de leur propre système ! L’astrocyclon peut être mis, quant à lui, dans toutes les mains à l’instar d’un ordinateur ou d’un mobile. Ce qui se passe à un moment donné se réfère nécessairement à toute une série de phases de l’astrocyclon du même ordre. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil, avec l’astrocyclon (cf l’Ecclésiaste). On nous objectera naïvement que le monde change mais plus il change et plus c’est la même chose. Au nom du changement, nos astrologues se croient légitimés à vendre leur usine à gaz mais le changement dont traite l’astrocyclon  est analogue à celui de l’alternance du jour et de la nuit, de l’Eté et de l’Hiver, c’est un changement  parfaitement prévisible par toute personne qui aura appris, en quelques minutes, à se servir de l’astrocyclon, ce qui sera probablement le cas de centaines de millions de personnes au cours des quinze prochaines années.

 

 

 

 

Jhb

04  12  13

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Recherches structurelles sur les domiciles et les exaltations.

Posté par nofim le 3 décembre 2013

 

 

La remise en cause des doubles domiciles planétaires

Par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons déjà récemment signalé certains problèmes concernant l’intégration des nouvelles planètes au sein du dispositif des domiciles, des exaltations mais aussi au sien du thème astral (voir sur le blog nofim en passant par teleprovidence.com) mais nous allons aborder ici le problème sous un autre angle. Notre objectif est de montrer que des erreurs de transmission peuvent se produire sans qu’elles soient nécessairement détectées dans la pratique astrologique, ce qui nous renvoie au débat suivant : est-ce l’astrologie qui nous offre une certaine vision du monde ou bien  est –ce le monde qui nous aide à mieux cerner l’astrologie, à la valider ?

 

Nous prendrons le cas des domiciles et exaltations des nouvelles planètes et notamment le cas d’Uranus, dont la « tradition » – une bien récente tradition au demeurant ! -  nous enseigne que son « trône » est en verseau et son exaltation en scorpion et celui de Neptune, domicilié en poissons et exalté, nous dit-on dans le signe du lion. Si l’on demande aux astrologues les raisons de ces attributions récentes, ils ont souvent quelque mal à répondre alors on se demande ce qu’il en est d’attributions bien plus anciennes, pour lesquelles on dispose de bien peu de documentation….

Cela devient compliqué quand nos astrologues tiennent à nous préciser que Saturne reste quand même domicilié en verseau et Jupiter en poissons. Est-ce que telle était la démarche qui présida à ces attributions qui ne furent pas d’ailleurs sans déstabiliser l’ancienne disposition des doubles domiciles, visant à concilier le 7 avec le 12 ?

Nous allons montrer ci-après que l’on peut sérieusement suspecter un quiproquo dans la transmission. En effet, si l’on prend le cas des exaltations des deux transsaturrniennes, Uranus et Neptune (laissons ici de côté le cas de Pluton qui n’est toujours pas résolu : tout le dispositif est resté en chantier depuis plus de 80 ans. (Découverte de Pluton en 1930)

Il n’est pas trop difficile de reconstituer le raisonnement qui a été suivi par les astrologues anglo-saxons du XIXe siècle.  Uranus est au-delà de Saturne, donc on va placer le domicile d’Uranus à côté de celui de Saturne, ce qui donne Uranus en verseau, faisant suite à Saturne en capricorne. On a de très bonnes raisons de refuser que Saturne conserve son domicile en verseau. Passons en effet à Uranus en scorpion. Même raisonnement.  Saturne est exalté en balance donc on mettra l’exaltation d’Uranus dans le signe suivant, le scorpion. Mais est- ce à dire que Saturne aurait aussi une position d’exaltation dans ce même signe du scorpion puisque l’on nous dit que ces deux astres partagent tout ? Quand on sait à quel point la balance et le scorpion, sont des signes radicalement différents au dire des astrologues, on voit mal placer Saturne en Scorpion mais dans ce cas, que dire du capricorne et du verseau, deux signes également terriblement différenciés par la littérature astrologique.

En d’autres termes,  psychologiquement, on ne peut pas associer une planéte à deux signes qui se suivent  tant l’astrologie s’ingénie à les opposer, ce qui est d’ailleurs probablement une erreur car tout cycle s’inscrit dans un continuum et notamment celui des saisons que l’on dit sous tendre la symbolique zodiacale. Et puis, ce qui ne vient pas arranger les choses, il y a le contraste marquant que cette même littérature astrologique contemporaine instaure entre Saturne et Uranus ! Pourquoi, tant qu’à faire, ne pas plutôt les placer en opposition ou en carré plutôt que côte à côte ?

Passons au cas e Neptune. Le processus semble bien avoir été parallèle si ce n’est que les deux doubles domiciles de Jupiter ne sont pas conjoints mais en quadrature, à savoir le sagittaire et les poissons. Mais c’est le  même raisonnement, Neptune vient après Uranus, et les poissons viennent après le verseau donc on donnera les poissons à Neptune. Et pour les exaltations, c’est du même tonneau : Jupiter est dit exalté en cancer, quel est le signe qui suit le cancer ? Le Lion. On attribuera le lion à Neptune pour son exaltation. Mais ne faudrait-il pas lui attribuer le cancer aussi  et pendant qu’on y est le lion à Jupiter ? Ou bien on renonce définitivement, ce qui est plus sage, à continuer à présenter Jupiter comme en domicile en poissons, tout comme on recommandera de cesser d’associer Saturne au verseau.

Ajoutons que l’exaltation de Jupiter en cancer est très contestable structurellement. Nous avons déjà exposé (cf. textes sur nofim par teleprovidence) que les exaltations se situent sur l’axe équinoxial et les domiciles sur l’axe solsticial, à commencer par les luminaires et Saturne. Si Saturne est exalté en balance,  pourquoi  placer  Jupiter en cancer, carrément sur l’autre axe ? Cela ne tient pas debout et donc par voie de conséquence, Neptune n’a pas non plus à être exalté en Lion si Jupiter n’est plus exalté en cancer. La même objection vaut d’ailleurs pour l’exaltation de Mars en capricorne, sur le solstice d’hiver. Il vaudrait mieux placer Mars et  Jupiter à proximité de l’axe équinoxial. On voit bien Jupiter exalté en vierge, à proximité de Saturne en balance. On nous objectera que Mercure est dit exalté en vierge. Certes, mais il y a un  hic. Nous avons remarqué (dans de précédentes études) que les planètes intérieures devaient se trouver du côté des luminaires  et les planètes extérieurs à l’opposé. Donc on boit mieux Mercure à proximité du bélier et du taureau, en exaltation soit en poissons, soit en gémeaux.  Certes Mercure est domicile en gémeaux mais il l’est aussi en vierge et  le principe des doubles domiciles est en question. On laissera Vénus exaltée en poissons. Dans ce cas, si l’on considère domiciles t exaltions comme formant système, on ne peut laisser le domicile de Mercure en gémeaux mais l’associer à la vierge. (quitte à contrarier ceux qi voudraient attribuer  la verge à l’astéroïde Cérès :).

Si l’on admet que les doubles domiciles sont apparus tardivement dans la tradition astrologique, la preuve en étant que les exaltations ne sont point elles dédoublées, il ne reste plus qu’à supprimer un des deux domiciles de Vénus, soit le  taureau, soit la balance. Mais en réalité, nous pensons qu’en vue de mettre en place les doubles domiciles, on aura décalé le domicile de Vénus, qui initialement devait être en Gémeaux (rappelons la tonalité très vénusienne de l’iconographie des Gémeaux avec deux personnages enlacés)

On aurait eu ainsi au commencement deux fois la série  Vénus-luminaires- Mercure tant pour les domiciles que pour les exaltations. Dans un cas, des gémeaux à la vierge, de l’autre des poissons aux gémeaux. A l’autre bout, on aurait eu  Jupiter en poissons opposé à Mercure en vierge, ce qui annule l’attribution des poissons à Neptune mais pour notre part le fait de caser ces nouvelles planètes sans le zodiaque est  une entreprise assez vaine.

Reste une dernière question épineuse (cf. Clefs pour l’Astrologie, Ed Seghers, 1976) Il semble qu’il faille inverser les exaltations des luminaires et placer la Lune en exaltation en bélier et le Soleil en exaltation en taureau, pour que l’ordre de succession soit le même. On aurait ainsi le soleil domicile et exalté dans des signes fixes ; de  même que sa chute et son exil, ce qui place le soleil bien plus au centre du système, au cœur des quatre animaux  que l’on retrouve dans l’arcane Le Monde du Tarot ou avec les  quatre évangélistes.

Si nous refusons les doubles domiciles, tout comme l’intégration des nouvelles planètes, est-ce à dire que nous laissons les deux dispositifs avec des « trous » ? Non, si l’on combine les domiciles et les exaltations, qui, on le voit,  s’emboitent l’un dans l’autre du fait précisément qu’ils sont associés respectivement aux axes équinoxe et solsticiaux.

 

Cela donne, selon nos calculs,  l’ensemble suivant :

Planètes intérieures des poissons  à la vierge

 

Poissons Vénus exaltée Jupiter domicilié

Bélier  Lune Exaltée

Taureau  Soleil Exalté

Gémeaux Vénus domicilié et Mercure exalté

Cancer  Lune domicilié

Lion  Soleil  domicilié

 

Planètes extérieures de la Balance au Verseau

Vierge Mars exalté  Mercure  domicilié

Balance  Saturne exalté

Scorpion   Uranus exalté

Sagittaire  Jupiter Exalté   Mars domicilié

Capricorne Saturne domicilié

Verseau    Uranus domicilié

——————————

Nous pensons que le scorpion et le verseau  correspondent structurellement à un 8e facteur que l’on peut appeler Uranus, père de Saturne, qui a été attribué à un astre  découvert en  1781. Il reste dix signes pour 7 planètes, et donc certains signes ont une planéte en domicile  et une autre en exaltation, à savoir les poissons, les gémeaux, la vierge et le sagittaire soit les 4 signes mutables qui sont à la frontière entre les exaltations et les domiciles./ On notera les couples planétaires récurrents : Mercure-Jupiter  et Mars- Vénus

 

 

Bibliographie : « la communication du savoir astrologique » in La Magie et ses langages »,  textes réunis  par M. Jones –Davies,  Université Lille III, 1980, pp. 127  et se)

« Comparaison du Tétrabiblos attribué à Ptolémée et de la Mathesis de Firmicus Maternus »,  Colloque Homo Mathematicus.  Historia de los astrologos griegos y romanos,  Malaga, 2001

 

 

 

 

 

 

jHb

02 12 13

 

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La démarche de Dane Rudhyar au prisme de l’astrocyclologie

Posté par nofim le 15 novembre 2013

 

Les affinités de l’astrocyclologie avec l’astrologie de Dane Rudhyar

Par  Jacques  Halbronn

 

Tout penseur a des prédécesseurs qui ont ouvert la voie. Au niveau cyclique, on trouve chez  André Barbault comme chez Daniel Chennevière (qui publia d’abord en France sous son nom en musique et musicologie, il y a une centaine d’années,  alias Dane Rudhyar)  des intutions, des idées qui anticipent sur notre propre  travail sur tel ou tel point, à tel ou tel stade de leur oeuvre. On notera en particuliercette recherche d’un cycle unique chez ces deux auteurs. Chez Barbault, l’indice de concentration planétaire témoigne d’une telle perspective par delà les « résultats ». Même l’affectation de tel cycle  à tel pays (Saturne-Neptune, pour l’URSS) correspond à un tel besoin de cycle unique et à la volonté d’éviter d’avoir à combiner les cycles. Ajoutons aussitôt que Barbault, par la suite, reviendra à une certaine combinatoire de cycles (cf. dans l’Astrologue des années 90). La recherche d’une dominante planétaire va aussi peu ou prou dans ce sens (Le maitre de nativité de Volguine)  en recherchant l’unité non pas en amont mais en aval, non pas de façon structurelle mais conjoncturelle.

Chez Rudhyar, le cycle de la lunaison correspond selon nous à une volonté de libérer l’astrologie de l’emprise du zodiaque tropical pour y substituer le cycle Soleil-Lune divisé en 8 temps et non pas en 12. A contrario, Jean-Pierre Nicola ne parvint pas à s’émanciper du 12  dans son zodiaque « photopériodique ».  Il faut souligner, contrairement à ce que croient beaucoup d’astrologues, que les idées sont importantes mêmes elles ne sont pas validées immédiatement par les « faits ». Elles cheminent et peuvent être reprises par d’autres et trouver leur plein essor qu’à la génération suivante. D’où l’importance qu’il y a à se constituer une certaine culture astrologique dans laquelle on pourra puiser. C’est toute la question des pionniers, des précurseurs qui n’ont pas abouti mais qui ont  frayé un chemin. Arrêtons, de grâce, de présenter les astrologues comme des gens qui ne s’intéressent qu’aux « résultats » surtout quand ces résultats sont sous tendus par des usines à gaz et des protocoles d’expérience particulièrement opaques  qui dépendent par trop de chaque praticien! Il est vrai que certains marchands de logiciels seraient bien mal lotis avec un seul et unique logiciel pour l’Astrologie, et qui plus est particulièrement ergonomique.  On sait très bien que l’exposé du savoir astrologique avant toute pratique avérée et observée est déterminant pour la croyance des élèves en astrologie alors même qu’ils n’en sont pas au stade de l’interprétation globale. En cela, nous sommes d’accord avec Nicola, il ne doit y avoir qu’une seule astrologie à partir de laquelle peuvent dériver les pratiques les plus diverses. La fréquentation des congrès est formatrice ; elle permet de capter les convergences par-delà les divergences mais aussi les divergences par-delà les convergences.

Le cas de Rudhyar est complexe en ce que chacun ne retient de son œuvre que ce qui l’arrange et du fait que comme Nicola, il a accepté certains compromis. Dans le cas de Nicola, on l’a dit, il n’y a aucune raison valable à diviser un cycle en 12 secteurs ou chaque saison en 3 si ce n’est pour rejoindre une certaine tradition. Sur ce point, Rudhyar aura été autrement plus audacieux que Nicola quand il a proposé de diviser le cycle en 8 phases et non en 12. D’ailleurs, l’importance que Rudhyar accorde  à la dualité (Yin Yang) ne pouvait que le conduire qu’au 4 et au 8 et non au 12 ! Rappelons qu’en astrocyclologie,  le cycle de Saturne est également sur un plan formel divisé  en 8 secteurs de 45° si ce n’est que pour nous, Saturne entre 4 fois en conjonction avec des étoiles fixes qui ne sont pas séparées de 90° les unes des autres, 90° n’étant au mieux qu’une moyenne (entre 80 et 100°). Rudhyar accorde d’ailleurs une grande importance à Saturne et notamment au retour sur la position natale autour de 29-30 ans. Mais il ajoute aussitôt que sa division en 8 du cycle soli lunaire n’est pas  liée au jour de naissance mais qu’elle est un substitut aux douze signes solaires. Ce faisant Rudhyar entre dans un débat fort intriqué : faut-il privilégier le cycle saisonnier à partir du point vernal ou bien le cycle soli-lunaire qui n’est pas accordé exactement sur le dit cycle saisonnier ? Notons que les propos de Rudhyar contre le zodiaque sidéraliste sont faibles : certes, il a raison de relever l’inégalité des constellations, le flou de leurs limites mais tel n’est pas le débat qui est en réalité celui des étoiles fixes et non des constellations. Or  tout ce qu’écrit Rudhyar sur le cycle peut tout à fait s’appliquer à un rapport planéte/étoile.  Rudhyar n’a pas perçu pas plus que Nicola ou Barbault tout le profit que l’on pouvait tirer des quatre étoiles fixes royales, ce qui le contraint à découper le cycle soli-lunaire en 8 secteurs strictement égaux, avec un visuel donc très ponctuel, puisque pour Saturne, ce visuel n’a lieu que tous les 30 ans alors qu’en astrocyclologie, il se présente tous les 7 ans environ, ce qui est nettement plus « jouable ». Bien pis, il est  obligé de combiner Saturne avec d’autres planètes faute de le relier au quatuor stellaire. (« Saturne…et l’effort rythmique vers une maturité supérieure »   n°6  1995, Revue d’Astrologie  Humaniste). Le terme maturité est intéressant pour qualifier la cyclicité. Tout comme nous aimons quand il parle de « processus »  que l’astrologie ne saurait plus gérer. Malheureusement,  Rudhyar situe la conjonction au début du cycle et ce faisant il   manque totalement la dynamique du signal qui se forme et qui se défait, la conjonction étant par excellence le moment où le signal parvient à sa perfection. Ce faisant, c’est tout sa démarche prédictive qui est en jeu (jeopardized) puisqu’il n’associe pas la conjonction à un sommet, à une  arrivée  mais à un commencement, à un départ. Ce qui est  quand même assez génant, on l’avouera.  Il y a là un contresens qui s’est propagée à sa suite sur toute la théorie cyclique en astrologie. On a déjà dit ailleurs que la cause de cette erreur est directement liée au référentiel soli-lunaire si importantpour Rudhyar qui l’aura conduit par analogie à identifie la conjonctoon avec la nouvelle Lune. Or, la nouvelle lune est aussi un aboutissement, la demi-lune décroissante prépare autant à la nouvelle lune que la demi-lune croissnte le fait pour la pleine lune ! Comme nous l’avons déjà formulé dans de précédeentes études,  les demi-lunes sont  à la nouvelle età lapleine lunes come les équinoxes par rapport aux solsytices.  Comparer la nouvelle lune –et donc la conjonction,  à un équinoxe est une aberration ? 

Aussi bien Rudhyar que Nicola, avec son astrologie conditionnaliste refusent de tomber dans le piège de la contingence. Rudhyar s’exprime ainsi assez joliment :

«  C’est bien la structure du flux existentiel qui compte et non point le contenu événementiel du flux. L’existence est d’autre part un enchainement de changements incessants Mais l’homme sait depuis des millénaires que les événements toujours changeants qui affectent ses sens et les rythmes organiques de son corps et de sa psyché présentent certains schémas reconnaissables de récurrence qui permettent dans une certaine mesure de prévoir les évènements à venir ; Ce n’est toutefois point la situation existentielle dans son intégralité que l’on peut ainsi prévoir avec tous les événements perceptibles ou concevables dans le monde mais seulement certaines configurations ou gestalts relatives à des constellations d’événements que l’esprit isole de l’image existentielle globale » p :18

Ce que nous formulons en disant : que l’astrologie nous parle de la forme et non du fond.

Le dernier reproche que nous ferions à Rudhyar est évidemment celui de cette astrologie natale qui reste si importante pour lui. En astrocyclologie, le moment de la naissance (que ce soit le mois, le jour ou l’heure) ne sont pas signifiants, c’est à dire n’ont pas à être interprétés pour en faire des « signifiés ». Rudhyar n’en était pas arrivé à ce point pas plus que Nicola d’ailleurs. Ce que nous avons de personnel  est soit de l’ordre d’une contingence qui ne relève pas de l’astrologie, soit de facteurs en amont de la naissance, qu’ils soient biologiques, culturels, historiques ou karmiques. Cette astropsychologie qui reste fortement marquée  à la base par la théorie des 4  tempéraments  ne nous semble pas acceptable. Les tempéraments font peut être sens  mais ils ne sont pas déterminés par les astres. Ils peuvent en revanche déterminer notre sensibilité aux astres et aux cycles. Au lieu de dire comme Nicola ou Yves Lenoble (qui passa par son école) que le thème nous dit à quels cycles nous sommes sensibles, nous dirons que selon ce que nous sommes, nous percevons ou non directement les cycles. Dans l’Astrologie Sensorielle (in Revue Cosmopolitan, janvier 1977) nous avions proposé une approche empirique avec d’une part une batterie de tests psychologiques et de l’autre  des séries de dates qui   devaient faire sens pour la personne considérée. C’est toujours ce que nous préconisons  plus de 35 ans plus tard : nous ne vivons pas la même courbe de la même façon, ce qui est une délivrance pour l’un peut se révéler être accablant pour l’autre. Est-ce que la pluie qui tombe doit intégrer dans son processus intrinsèque sur quoi elle tombe ? Est-ce que telle épidémie a les mêmes effets pour chacun ? Pour Lenoble, la réponse est inscrite dans le thème qui détermine les transits sensibles, alors que pour nous, c’est le « thème », – pas au sens du thème natal mais de thème musical- qui est fonction des transits, au sens du passage de Saturne sur les quatre étoiles fixes royales, lesquelles, rappelons, ne bougent guère tout au long de l’existence, de la naissance à la mort, même si l’on finit centenaire. On peut se demander si cette fixité que l’on assigne au thème ne se réfère pas subconsciemment à la fixité stellaire immuable. Il y a chez Rudhyar une approche « algébrique » de l’astrologie qui lui fait trouver normal que telle planéte en 2013 passe sur telle planéte d’un thème natal datant de 1950, par exemple, au degré près, ce qui explique aussi son cycle de la lunaison, où l’on change de « personnalité » quand on passe d’un degré à un autre, d’un des huit secteurs au suivant. Pourtant Rudhyar avait conscience du « processus » qu’implique l’astrologie mais tout en restant prisonnier du moment de la naissance perçu comme indicateur karmique et dharmique. Son premier livre « Astrology of Personality » parut d’abord aux Ed. Lucis, dans la mouvance de l’Astrologie Esotérique d’Alice Bailey… Ce qu’on traduit en français par astrologie humaniste se dit en anglais « person-centered ». Pour l’astrocyclologie, l’astrologie mondiale est la référence unique et elle n’est pas en dualité avec une astrologie individuelle.

 

Jhb

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Repenser la conjonction en astrologie

Posté par nofim le 15 novembre 2013

 

 

Le statut de la conjonction dans le cycle astrologique

Par  Jacques  Halbronn

 

Par-delà la question du cycle auquel nous conférons telle ou telle importance, telle ou telle signification, se pose le problème plus général de l’économie du cycle. Or, apparemment, les avis divergent et cela ne saurait être sans conséquence sur la qualité des prévisions astrologiques car toute erreur d’appréciation  aura des conséquences considérables, par-delà les facteurs contingents qui peuvent brouiller les pistes et profiter de certaines coïncidences.

Les deux principales  thèses en présence chez ceux qui privilégient la combinatoire de deux corps célestes (on laissera de côté ici le cas des astrologues qui accordent de l’importance à l’entrée d’une planéte dans un signe ou même au passage sur l’axe équinoxial ou solsticial car on ne peut alors stricto sensu parler de conjonction, encore que…) sont celle exposée par Rudhyar et reprise par Yves Lenoble (« Modernité de la dynamique des cycles, in revue du RAH « Idées Semences » n° 12, janvier 1999 Numéro spécial « La dynamique des cycles ») et celle que nous soutenons actuellement. (cf blog  «nofim »). On laissera de côté le fait que pour nous la conjonction concerne une planéte et une étoile alors que pour Rudhyar et Lenoble, cela vaut pour les rapports entre deux planètes (luminaires compris)

Pour la première « école », la conjonction est le commencement du cycle. Pour la seconde, la conjonction est le sommet du cycle, ce qui signifie que le début du cycle précède la conjonction tout comme analogiquement l’équinoxe précède le solstice. Opposition donc entre une conjonction équinoxiale et une conjonction solsticiale. Rappelons aussi que nous travaillons sur des quarts de cycle alors que Rudyar travaille sur un cycle plein (avec un retour de la conjonction sur son point de départ)

En ce qui nous concerne, nous nous situons dans une logique pavlovienne, avec un temps d’anticipation précédant la conjonction et un temps de rémanence lui faisant suite. La conjonction correspondrait à un orgasme avec une excitation croissante puis décroissante C’est la prime à l’aspect appliquant.

En ce qui concerne l’autre thèse, la conjonction serait la semence, la conception, par opposition à la naissance, à l’accouchement  qui lui ferait suite (aspect séparant, carré/trigone). C’est la conjonction-coït, avec une analogie avec un couple qui s’unit,  qui se « joint », s’adjoint.

Ce qui inspire nos derniers travaux, c’est la notion de « montée » dans sa dimension mystique mais aussi sisyphienne, icarienne. Le temps qui précède la conjonction est assurément un moment d’excitation exacerbée, du fait du signal qui atteint sa perfection.

Rudhyar est probablement influencé par le processus lunaire avec la conjonction correspondant  à une nouvelle lune, se réduisant  à un très mince croissant. On sait toute l’importance que Rudhyar accorde à la lunaison. Mais comparaison n’est pas raison et nous ne pensons pas que la conjonction astrologique doive être appréhendée selon le prisme soli-lunaire qui ne met guère la conjonction à l’honneur ! C’est bien plutôt la pleine lune qui frappe les esprits (opposition soleil-lune) et l’on comprend donc que nos astrologues accordent une certaine puissance à ce qui suit la conjonction faisant du temps qui précède celle-ci un temps « mort », d’épuisement alors que pour nous c’est un temps de très grande intensité.

D’ailleurs, nos astrologues de l’autre camp le reconnaissent quand ils disent que la fin du cycle ressemble fortement au début d’un nouveau cycle, à savoir un temps singulièrement faible, fragile.

Pour nos,  bien au contraire, tour ce qui vient avant et après la conjonction est puissant, est une montée en puissance suivi d’un certain pallier qui perpétue ce sentiment de puissance, d’exaltation.

Le passage entre le miment faible et le moment fort du cycle correspond pour nous à ce qui correspond en gros à l’opposition (divisée par quatre, soit à 45° de la conjonction). C’est alors le nadir, le « fonds du ciel », la phase « descendante » du cycle qui précède l’aube, soit le début de la phase « ascendante » par opposition au zénith, au « Milieu du Ciel ».

Le début du cycle correspond donc au lever du jour et il fait suite à la fin de la nuit. Ce sont des temps quelque peu gris, entre chien et loup. En revanche, aucune ambivalence en ce qui concerne la conjonction (ou l’opposition).

En fait, le système conjonctionnel de Rudhyar nous fait penser à un Etat dont la capitale se trouverait à proximité de la frontière alors que pour nous, la capitale conjonctionnelle se situe au centre du pays. Plus on s’approche du « centre », de la capitale, quand on vient de la banlieue ou de l’aéroport, et plus on pénètre dans le cœur de la Cité et plus le spectacle est brillant, lumineux et vice versa.

Nous avons souvent insisté sur les pièges et les limites  de l’analogie. Nous pensons que ce qui est vrai pour le spectacle soli-lunaire au sens astronomique du terme doit être inversé au niveau visuel et visiblement c’est bien la pleine lune qui correspond en réalité à la conjonction et plus on se rapproche de cette perfection, plus la nuit est éclairée. De l’astronome, il y a à prendre et à laisser !

Nous terminerons par quelques réflexions plus spécifiques. Lenoble, dans l’étude susmentionnée,  a raison de dire que la cyclologie doit quitter la numérologie pour entre dans le réel astronomique.  Mais nous avons montré que le cycle de 7 ans n’est pas seulement d’ordre numérologique mais qu’il est déterminé par les quatre rencontres de Saturne avec les quatre étoiles fixes royales, ce qui donne 28 ans divisés par 4. On notera que Pierre Lasalle en reste à l’idée d’un cycle de sept ans à partir de la naissance et donc sans lien précis avec la réalité astronomique.

Par ailleurs, nous ne suivrons pas non plus Lenoble dans son traitement des aspects.  Nous pensons que les aspects qu’il met en avant pour baliser le cycle ne constituent pas un dispositif satisfaisant. En effet, il faut comprendre que la théorie des aspects est hybride et qu’il est donc vain d’essayer de  lui conférer une quelconque unité. C’est ainsi que Lenoble propose de découper un cycle « complet »  à partir du semi-carré, du sextile, du carré, du sesqui carré et de l’opposition  et vice versa. Or, cela donne des secteurs inégaux :

0—45°  soit un premier secteur de 45°

45°-60°  soit un deuxième secteur de  15°

60-90°  soit un troisième secteur de 30°

90-120  soit un quatrième secteur de 30°

120- 135 soit un cinquième secteur de 15°°

135-180, soit un sixième  secteur de 45+°

Ce qui donne trois types de secteurs : 15, 30 et 45°. Ce qui fait désordre !

 

Pourquoi se charger d’un tel boulet ? Pourquoi ne pas se contenter de diviser le cycle en deux ou en quatre ? La division  en 2 nous semble, de loin,  la plus facile à gérer – quitte à procéder par graduations successives sur une mode intuitif  car dans le dispositif que prône Lenoble, il y a les bons et les mauvais aspects (quelle que soit la terminologie usitée, cela revient au même), ce qui complique encore plus et assez inutilement  le dispositif et son interprétation.

Pour terminer, lâchons cette flèche du Parthe ! Comment valider une théorie cyclique quand on dispose au même moment de différents cycles. ? Ce sont là les délices infernaux d’une pluricyclicité  qui détermine des indications  parfaitement contradictoires.  Pour  notre part, un seul cycle nous aura permis de vérifier sur le terrain nos thèses, ce qui n’est guère possible quand on a charge de tant de planètes et de tant de cycles, ce que Barbault en 1967  aurait bien voulu éviter en établissant un cycle unique  en combinant cinq planètes entre elles, ce qui n’est une cote mal taillée (cf nos études sur cet indice sur nofim).

 

Jhb

14 11 13

 

 

 

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La dimension cyclique de la peinture

Posté par nofim le 5 novembre 2013

 

La perte de cyclicité de l’objet pictural et le cas du thème astral.

Par Jacques Halbronn

A Larissa Blimann

 

Il arrive qu’un objet, qu’un outil ne soit pas employé comme il devrait l’être ou du moins le soit autrement, différemment. On peut ainsi penser que la fonction de la peinture ou plutôt du « tableau », a évolué. Il est probable qu’initialement, la raison d’être du tableau, de la fresque, Comportait un caractère diachronique comme de nos jours les plans de métro, les parcours de chaque line dans les wagons, de nos jours ponctués par un voyant lumineux qui se déplace comme c’était le cas autrefois quand on appuyait sur le nom d’une station et que le trajet pour y parvenir se dessinait sur l’écran en points lumineux.

Nous pensons, comme l’avait d’ailleurs compris Dane Rudyar, que le thème astral n’est activé que progressivement et de façon cyclique. Il ne doit pas être pris comme un tout d’un seul tenant  mais comme ne faisant sens qu’en se déployant dans le temps, ce qui va à l’encontre de la pratique généralement admise actuellement.

Il semble que la lecture spatiale qui s’est imposée ait suivi une évolution parallèle à la façon dont on appréhende de nos jours un tableau et notamment dans la mouvance de la peinture non figurative, abstraite.

On mentionnera ce passage qui nous semble assez instructif  concernant la description d’une gravure qui  « réunit dans une représentation unique- comme seuls savent le faire les images et les rêves- les deux pôles complémentaires et opposées de la passion : d’un côté le « chaud brillant » comme disent les adolescentes d’aujourd’hui, caractérisé par l’excitation et le débordement des émotions et de l’autre l’emprise glacée, qui relève aussi de la passion mais bien différemment puisque celle de la toute-puissance du pouvoir sur autrui. Or si ces deux pôles sont séparés sur l’image, ils sont bel et bien réunis chez  chaque adolescent et adolescente  (.) Ces deux formes de passion coexistent d’ailleurs également dans le fanatisme lorsque l’individu parvient à partager avec d’autres ses convictions idéalistes et morbides »  (L’adolescente et le cinéma   Ed.  Erés  2013,  Préface Serge Tisseron    pp. 7-8) En ce sens le  cinéma ne fait que restituer à la peinture sa dimension « cinétique », évolutive, sa temporalité et on rappellera que la renaissance de l’astrologie est à peu près contemporaine de l’invention du cinéma mais  qu’elle n’a pas pu être marquée par celui-ci. Mais un siècle plus tard, il nous semble parfaitement envisageable, concevable de restituer à l’espace une dimension temporelle voire de penser une nouvelle conception cyclique de la peinture ou  au sein d’une même toile, on représenterait des états successifs, un peu c comme ce qui se passe dans nombre de jeux (Monopoly et plus anciennement, Jeu de l’oie etc.). Il s’agit de jeux qui, à la différence du jeu d’échecs ou de dames ou du jacquet – toutes les possibilités sont indiquées dès le départ mais  où celles-ci ne sont actualisées qu’au bout d’un certain temps,  souvent en se servant de  dés. On pourrait aussi parler des jeux de cartes qui sont selon nous issus de ce type de « tableaux ». Dans le cas du tarot, nous avons ainsi montré que plusieurs arcanes majeurs avaient été empruntés à des « roues »  représentant les signes zodiacaux mais aussi les maisons astrologiques  voire les mois de l’année. (cf. notre postface à l’Astrologie du Livre de Toth, Ed  Trédaniel-La Grande Conjonction 1993)

On peut représenter l’astrocyclologie selon ce même modèle : les 4 étoiles fixes royales sont présentes dès le départ et ne bougent pas, comme leur nom l’indique. Ce qui va bouger sur ce plan, c’est la planéte Saturne et cela ne dépendra pas d’un lancer de dés mais bien d’un mouvement régulier et parfaitement prévisible grâce au savoir astronomique.

Autrement dit, tout tableau comporterait un certain ordre, une certaine succession et donc offrirait une portée prévisionnelle avérée. Le thème astral, et notamment le thème natal,  devra donc désormais être interprété comme un parcours et non comme un portrait psychologique comportant une quelconque constante, si ce n’est que le retour d’un cycle réactualise le passé du moins au niveau des potentialités, des moyens mais certainement pas des résultats ou des effets terminaux. C’est la fin de  ce qu’on appelle l’astropsychologie, de ces pratiques consistant à télescoper tout ce que l’on sait d’une personne comme si tout était présent et actif dès la naissance. Il vaut mieux parler d’un déroulement comme on roule et  déroule un tapis.

Quant au Zodiaque, inspiré du cycle des saisons, il représente de façon emblématique  un exposé de temps successifs et qui ne succéderont que de façon alternative et exclusive. Dès lors, il est absurde de considérer un thème astral dans sa totalité à moins de le situer dans une certaine durée de déploiement et d’exposition. La pratique des combinatoires, des panachages de signes doit être donc abandonnée. A un moment donné, même si l’on n’adopte pas l’astrocyclologie, il importe de disposer d’un vecteur mobile qui se trouve à tel endroit du zodiaque en un instant T avec des planètes s’y trouvant, y demeurant éventuellement. Certains astrologues ont proposé de faire « progresser » l’ascendant, d’autres le Milieu du Ciel (Néroman parle de « fatum » pour désigner le MC) selon un certain « pas » tout au long du zodiaque. Ce qui nous amène à penser que ce qu’on appelle le signe ascendant n’est jamais que le signe que désigne l’ascendant (appelé aussi horoscope) à un moment donné.

Selon nous, la peinture entretient de rapports intimes avec l’Histoire et  narre  forcément une certaine histoire, à la fois passée  et future. La théorie des ères précessionnelles rétablit d’ailleurs cette dimension dynamique du zodiaque : il n’y a qu’une ère à la fois, désignée par le point vernal.  L’astrologie selon nous doit être monozodiacale (au sens d’un signe à la fois), on ne peut pas être à la fois au four et au moulin. Elle doit probablement être aussi monoplanétaire mais cela ne concerne là que les adeptes de l’astrocyclologie qui préfèrent d’ailleurs  au référentiel zodiacal le référentiel stellaire….Nous pensons aussi, en outre, qu’il n’existe qu’une seule et même « histoire astrologique » pour tout le monde, ce qui met fin à l’idée d’une myriade de thèmes de naissance (contrairement au point de vue spiritualiste et peu ou prou karmique de Rudhyar)

 

 

JHB

05. 11.13

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L’omniprésence du deux pour l’évolution de la conscience

Posté par nofim le 30 octobre 2013

Le seuil infranchissable de la dualité en astrologie et ailleurs.

Par  Jacques Halbronn

 

 

Selon nous, le deux est absolu, on ne peut aller ni en deçà,  ni au-delà. On ne peut aller en deçà en prônant
l’unité, ni au-delà on évoquant une pluralité qui commence après le deux.
D’ailleurs, trois est    à rapprocher de
« très », c’est-à-dire beaucoup. C’est tout dire. Quitter le deux, c’et
s’exposer inéluctablement à la confusion. Or, notre civilisation semble tentée
par ces deux types de dépassement, tant en deçà qu’au-delà du Deux. Et
l’astrologie, dont on sait que c’est un de nos terrains favoris, incarne assez
bien les dérives d’une telle aventure.

Selon nous, l’intelligence
humaine ne peut  maitriser
pleinement et en pleine conscience ce qui ne passe par le deux.  Tout discours qui ne s’articule pas sur le
deux est inaudible, inintelligible. Et même en musique, il n’y a rien d’autre,
au fond, que le mouvement lent et le mouvement rapide sans parler du
manichéisme du positif et du négatif, du chaud et du froid, de l’humide et du
sec, du cru et du cuit, du nu et du vêtu, du vrai et du faux, du petit et du
grand et bien entendu de l’.homme et de la femme, de l’animus et de l’anima, du
maître et de l’esclave etc., etc. Tout cycle exige deux  temps
de façon à marquer précisément la cyclicité. Toute prévision exige pour
exister une alternance et une alternative. Si le monde était constant, que
resterait –il  à  prévoir ? D’aucuns  répondront que la diversité infinie est aussi
source de découvertes/ Mais la diversité n’alimente pas l’attente d’un retour
et c’est bien là que le bât blesse.  On enlève
du piment à la vie en bafouant la dualité, en la niant, en la noyant dans un
entrelacs de possibles où l’on finit par se perdre.

Cette dualité est nécessairement dialectique, c’est à dire que
chaque chose ne se définit bien que par son contraire et toute prévision
annonce un contre-pied sinon elle n’est pas intéressante et ce qui tue
l’astrologie, c’est qu’elle en devient ennuyeuse. Renouer avec la dualité
ferait le plus grand bien à l’image de l’Astrologie et la mettrait en phase
ipso facto avec un grand nombre de domaines au lieu qu’elle continue à jongler
avec, le 3, le 7 ou le 12

Mais encore faudrait-il que l’on en finisse-et cela semble être une
pilule bien difficile à avaler pour les astrologues avec la multiplicité des
cycles et des planètes car que deviendrait alors la dualité ? Ce serait un
jeu de dupes !

La vraie dualité exige un cycle unique et non pas deux cycles ou
plus. De même, la vraie dualité exige une seule planéte passant par des stades
opposés et non deux principes différents, ce qui serait le cas en combinant
deux planètes. Autrement dit, une seule planéte doit porter à elle seule tout
le poids, l’élan de la dynamique en se conjoignant, non pas comme le préconisaient
les frères Barbault dans les années trente-quarante  sous la forme d’un « cycle
planétaire » constitué de deux planètes mais. Sous celle d’un intervalle
variable entre une planéte et une étoile fixe ou une planéte et l’axe des
équinoxes et des solstices (solution que nous avons abandonné depuis longtemps
mais que nous avions envisagé initialement, cf. Clefs pour l’Astrologie, Ed Seghers,
1976), cet intervalle étant le vecteur même de la dualité de par le rapport
conjonction-opposition (ou ses équivalents au sein d’un cycle de 7 ans,  cf. nos études à ce sujet, sur nofim)

En ce qui concerne la déontologie de l’astrologue, ces
considérations ne sauraient être sans effet. Nécessité d’un seul cycle
monoplanétaire,  d’une prévision à deux
temps avec indication d’une phase A  et
d’une phase B, séparées par un délai raisonnable. On n’en est plus au temps où
l’astrologue se croyait obligé de brusquer son client, de lui mettre la
pression pour qu’il passe à l’acte. Combien d’astrologues se sont enfermés dans
un tel rôle en croyant se rendre utiles quitte à instrumentaliser l’astrologie
à des fins de coaching de bas étage ! Un de nos premiers souvenirs
d’astrologue concerne une prévision que nous avions faite à notre mère en lui
signalant astrologiquement une période favorable sur le plan relationnel. Or,
cette prévision, nous confiera-t-elle plus tard l’avait incité à faire preuve
d’un peu d’initiative, ce qui l’avait conduit à entrer dans une relation qui
d’ailleurs s’avéra durable.

Nous ne sommes pas en faveur d’une astrologie stressante qui vous
dit que les choses doivent se faire tel jour à telle heure. Le temps court
n’est pas celui de notre astrologie même si certaines personnes ont besoin de
ce caractère contraignant (cf. notre article sur les femmes et l’emploi du
temps, sur nofim).

Gros sacrifice que de devoir renoncer à ce chapelet de planètes, de
signes, de maisons et qui chargent la mémoire. De nos jours, le mot clef est « Conscience »
(cf. sur teleprovidence, notre reportage sur le Forum de l’Evolution de la
Conscience) et c’est par le Deux que notre conscience se structure. Le mieux
est l’ennemi du bien. Cela dit, on peut introduire des subdivisions plus fines
au sein d’un cycle mais à condition que celles-ci  se situent dans la diachronie, la succession et
non dans la synchronie, la juxtaposition (cf. notre étude sur l’habitat de la
pièce unique et polyvalente, sur nofim)

 

JHB

30. 10.13

Publié dans ASTROLOGIE, DIETETIQUE, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, MUSIQUE, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Hommes et femmes: le critère de l’espace-temps

Posté par nofim le 30 octobre 2013

Les femmes et l’emploi du temps

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Dans notre projet de fournir des éléments de réflexion sur la
question des  vraies différences entre
hommes et femmes, nous avons proposé dans de précédentes études d’associer
les  hommes au temps et les femmes à
l’espace (cf. nos études sur le blog
nofim et sur le site grande-conjonction.org, pour les dernières mises en
ligne, rubrique « femmes »). Rappelons que ces études s’inscrivent
dans le cadre des groupes Animus-Anima Face Book que nous avons créés.

Nous pensons que les femmes ont du mal à structurer leur temps de
façon cohérente et régulière et cela vaut pour les hommes avec une tendance
homosexuelle plus ou moins affirmée et consciente, ce qui nous conduira à nous
intéresser aux comportements en milieu astrologique, du fait du rôle du  rapport au temps qui y est manifeste.

Bien évidemment, dans un monde masculin, les femmes sont plus ou
moins contraintes de s’ajuster à certaines exigences de temps qui ne l’eut sont
pas « naturelles » mais plutôt contraignantes mais non sans un
certain coût. Les femmes qui travaillent
hors de cadres impliquant une telle discipline seront donc les plus
intéressantes à étudier, à suivre. tout comme le comportement en dehors du
travail « forcé ».

Inversement, le temps de l’Homme passe spontanément par une
exigence de rythmicité qui explique le don musical réservé presque
exclusivement aux  hommes au niveau
créatif. La musique serait ainsi d’abord une affaire de tempo, de timing. Une
femme qui interpréte la musique des hommes s’approprie ainsi des valeurs qui lui
sont fondamentalement étrangères  au
départ et qu’elle incorpore en quelque sorte. Il en est de même pour le cinéma
au prisme des grands cinéastes, le mot même de cinéma signifiant  ce qui bouge (kiné). La photo serait plus
féminine par son caractère ponctuel, « instantané » (snapshot) tout
comme la peinture, le dessin, qui sont des expressions
spatiales, ponctuelles  mais là se
pose aussi la question de l’œuvre (au sens de l’ensemble des travaux d’un
auteur) s’exprimant dans la durée et intégrant des expressions successives faisant,
formant un tout ayant une dynamique chronologique…

C’est cette anarchie temporelle qui est la contrepartie d’un
agencement spatial assez rigide chez les femmes. Dans un précédent texte, nous
avons opposé l’habitat polyvalent d’un lieu unique mais subissant des métamorphoses
avec le temps, selon le temps, au cours de la journée, au fil des saisons et
l’habitat compartimenté avec des pièces chacune affectée à une fonction
spécifique (salle à manger, chambre à coucher, salon,  cuisine, salle d’eau,  w.-c.,  bureau,
etc.). Les femmes auraient beaucoup de mal à vivre dans une pièce unique
servant à divers usages. Il leur faut plus d’espace, ce qui leur permet de
passer d’une activité à une autre en toute liberté et sans avoir d’ordre de
temps à respecter.

Nous avons pu remarquer que livrées à elles-mêmes, les  femmes ont un gros problème avec leur
« emploi du temps » (titre d’un ouvrage de Michel Butor auquel nous
avons consacré un mémoire en 68-69 à l’Université Hébraïque de Jérusalem). On
notera que la discipline de temps n’est pas la même lorsque l’on entre à la Fac
et que nombreux sont ceux qui ne savent se donner une auto-discipline de temps.

Les femmes, notamment,  sont viscéralement désordonnées en rapport
avec le temps si elles n’ont pas d’obligation. Ou plus exactement, elles vivent
dans le moment et ont du mal à se projeter dans l’avenir selon un plan à
respecter, sur le long terme. D’où leur difficulté à prévoir qui les entraine à
consulter un voyant, un astrologue, c’est-à-dire quelqu’un qui se présente,
quelque part, comme un maitre du temps. On l’a dit, en soi, le verbe prévoir
signifie que l’on s’organise en conséquence et que l’on fait ce qu’il faut pour
que les choses se fassent en temps utile et voulu. Mais pour les femmes, cela
devient beaucoup plus  aléatoire, comme
si le temps ne dépendait pas d’elles. Qu’est ce qui va m’arriver à moi qui ’ ne
contrôle pas mon temps, qui ai du mal à me projeter efficacement dans l’avenir,
dans le futur. Dans un couple, il revient à l’homme en principe de mener à bien
et à terme les projets, c’est ce qu’on attend, tacitement, de lui…Quand
les  hommes laissent l’initiative aux
femmes, cela risque de mal se passer et de virer au chaos mais certaines femmes
sont par ailleurs _incapables de s’en remettre à un homme. C’est alors sans
issue, l’homme ne pouvant apporter pleinement son concours.

Nous évoquions plus haut le cas de l’astrologie. Il faut savoir
qu’il y a plusieurs façons de pratiquer cette « discipline » et que
cela correspond tout  à fait à cette
dualité que nous venons de décrire. Certains astrologues se basent sur des instants
précis, comme la date de naissance, et ne disposent pas d’un calendrier bien
établi pour leurs prévisions, se contentant de quelques «sondages » de temps
à autre alors que d’autres, préfèrent établir un cycle avec des passe égales et
récurrentes en respectant une certaine continuité. La première astrologie
séduit plus les femmes, la seconde plus les hommes, selon nos observations.
Quelque part, la  femme vit dans l’instant
ou du moins dans une certaine discontinuité
que semble entériner une certaine forme d’astrologie. A contrario, l’astrologie
dite « mondiale » ou cyclique brosse des périodes homogènes qui ne
varient que sur le long terme et de façon progressive. Le poids de l’instant y est
sensiblement plus faible et est relativisé.

A l’évidence, l’astrologie « ponctualiste » attire
certains hommes qui ont un rapport « féminin » au temps et qui,
vraisemblablement, ont la plus grande difficulté à organiser leur temps à l’avance.
D’ailleurs, l’on sent qu’avec certaines personnes, il ne sert à rien de fixer
les choses dans la durée selon un plan bien défini, ce qui est évidemment
déconcertant pour leur entourage. En ce sens, l’adage «souvent femme varie ».
Elle prend difficilement de la distance, de la hauteur par rapport à l’ici et
maintenant comme si chaque instant avait valeur d’absolu et constituait une
entité à part entière. Or, en astrologie, on peut dresser un thème à tout
instant qui révèle ce que cet instant a  de
spécifique voire d’unique. (Astrologie dite
horaire). Même au regard de l’Histoire, l’on sait que certains
historiens privilégient l’événement, d’autres la « longue durée ».

Le temps de la femme est souvent imposé de l’extérieur alors que
celui de l’homme l’est du  fait d’une
exigence intérieure. La femme vit mal une trop grande marge de temps, elle a
besoin d’un temps contraint, encadré qui ne dépende pas de sa propre volonté.
Dans de précédents textes, nous avons écrit que les femmes sont souvent  critiques sur la façon dont les hommes
aménagent leur espace, leur environnement (écologie) car elles trouvent leur
équilibre dans une grande attention accordée à leur « intérieur »
(qui est celui de leur espace de vie et non de leur psychisme : une « femme
d’intérieur »)

Pour le couple, la complémentarité idéale viendrait donc d’un
espace géré par la femme et d’un temps géré par l’homme. Un homme qui ne prend
pas le contrôle du temps du couple génére un déséquilibre tout comme une femme
qui n’assure pas la sécurisation du lieu de vie commune. Chaque sexe doit être
à la hauteur de sa « fonction ». C’est dire que le sexe n’est pas une
question secondaire, dont on pourrait minimiser l’incidence sociale.

 

 

 

JHB

30. 10. 13

 

 

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L’humanité transpersonnelle et l’astrologie

Posté par nofim le 21 octobre 2013

 

 

La dimension transpersonnelle  en Astrocyclologie

Par  Jacques  Halbronn

 

Lors de la découverte des nouvelles planétes, certains astrologues se demandèrent si tout le monde pouvait les capter en ce qui concerne leur influence( terme utilisé de façon très générale). C’ est ainsi, semble-t-il, que serait née l’astrologie dite transpersonnnelle.

Alexander Ruperti traite de cette question  dans un texte intitulé

« Les quatre niveaux d’interprétation d’un thème » (paru dans la revue Trigone en 1983, il y a 30 ans, et repris dans les Actes du Colloque « Jupiter et l’interprétation » en 1996.

 

Ruperti écrit :

 

« ‘Ce niveau-là n’est que pour quelques individus (.). L’individuation a pour but d’aider la société à élever le niveau socio-culturel ; c’est toujours à travers de grands individus qui n’ont pas voulu suivre les  chemins battus  (…) ce que Rudhyar appelle le transpersonnel. (…) Ce sont seulement les hommes qui ont eu la force  et le courage de s’individualiser, c’est çà dire de s’élever au-dessus du niveau de tout le monde qui ont pu rencontrer ce courant venu d’en haut, l’intuition si vous voulez qui leur a donné les idées-semences nouvelles, nécessaires pour leur époque.  Donc transpersonnel veut dire non seulement s’élever vers quelque chose de plus haut mais s’ouvrir à ce quelque chose, à ce plus grand tout dont on fait partie. Transpersonnel est ici pris au sens de « à travers » et non au sens de « au-delà » de la personne (.) On parle donc d’un quatrième niveau en astrologie et l’on peut interpréter les thèmes en fonction de ce niveau (.) Nous ne pouvons qu’être  une solution particulière  à quelque chose d’universel  (.) La seule différence entre le quatrième niveau et les autres, c’est le fait  qu’il vise un état futur (..). D’une manière générale, comme je l’ai dit, la possibilité de vivre au niveau individuel ou transpersonnel n’est pas inscrite dans le thème (.) Même si le rapport des trans-saturniennes avec les Angles du  thème ou les planètes personnelles peut donner une indication sur les possibilités de vie transpersonnelle qu’a une personne  cela ne dit pas si la personne  sera effectivement un instrument conscient, une réponse individualisée à un besoin collectif, un agent de pouvoir supra-personnel »

 

Nous avons récemment développé certains arguments (cf. le blog  Nofim) qui rejoignent quelque peu cette approche sur le transpersonnel. Nous pensons en effet qu’il y a une catégorie de personnes destinées à établir un contact remarquable entre des dimensions différentes. On pense aux médiums dans le rapport au monde des esprits mais il y a  certainement d’autres formes de « médiumnité » comme pour le contact avec le plan cosmique. Tout le monde n’est pas médium et il est donc vain de préjuger que chaque personne  a « droit »  à un thème astral. De même nous sommes assez réservés sur le fait que les tarologies fassent tirer les cartes par leurs clients comme si ces derniers étaient habilités à le faire. On peut aussi penser que les compositeurs sont des médiums avec certaines énergies qui ne sont pas accessibles à tous, même chez ceux qui ont reçu une certaine formation musicale. Les hommes politiques pourraient aussi, pour ce qui est des grands leaders, être des médiums mais justement cela a  à voir avec leur sensibilité au cosmos.

Nous ne suivrons certainement pas les astrologues qui parlent de planètes transpersonnelles car ces planètes ne sont connues depuis peu et nous ne concevons pas une astrologie qui se serait développée sans passer par les astronomes. Donc si les astronomes de l’Antiquité ignoraient ces planètes, celles-ci n’ont pas de raison d’être en astrologie, ce qui ne signifie pas que tout ce que les astronomes d’autrefois connaissaient doit ipso facto faire partie de l’astrologie.

Pour nous, l’approche transpersonnelle exige non pas que l’on passe par le thème natal mais bien par les cycles de vie qui ponctuent l’existence et dont les gens qui ont une dimension transpersonnelle  sont certainement marqués, à commencer par le cycle de sept ans. Toutefois, nous ne suivrons pas Pierre Lassalle dans son étude de ce cycle qu’il a fait partir de la naissance et donc qui n’est pas synchrone pour toute l’Humanité (cf  Maitrisez votre destinée par les cycles de sept ans, Editions  Terre de Lumière 2013). Le moment de la naissance n’est pas pour nous un point de départ viable.

Le texte que nous avons repris n’en est pas moins instructif : il montre notamment que l’universel et l’égocentrisme ne sont pas incompatibles. Celui qui entend agir au niveau le plus élevé, doit  absolument cultiver son potentiel au maximum. Il ne saurait donc le gaspiller, le galvauder. …

Il est essentiel que la société dans laquelle œuvre un tel personnage soit perméable à ses messages. Les singes eux-mêmes ne répercutent-ils pas ce qu’ils ont  appris à leurs congénères ? Or, en astrologie, les progrès dans la compréhension de ce savoir  n’affectent guère  la « communauté » des astrologues comme si le progrès dans la conscience de cette science  n’était pas ressenti comme  une priorité. Il y a sclérose et cela est fâcheux à bien des niveaux en ce qu’une astrologie de mauvais aloi se fait entente abusivement.

Nous avons expliqué que la perception des signaux cosmiques n’allait nullement de soi et que de toute façon il n  ‘était guère souhaitable que tout le monde soit directement branché car dans ce cas-là il n’y aurait pas de pouvoir, d’autorité. Le fait astrologique ne saurait se banaliser. C’’est dire ce qu’il y a d’inacceptable dans les exigences égalitaires.  Certes, au bout du compte, il y  a bien partage mais celui qui reçoit n’est pas celui qui donne même si celui qui donne a dû recevoir « d’en haut » ou en tout cas d’ailleurs. .

L’astrologie n’est pas du domaine de la Nature. Elle emprunte certes des éléments à la Nature et notamment à l’astronomie mais en aucune façon elle ne saurait se voir dicter son message par les modèles de la Nature à commencer par le système solaire qui, pour l’astrocyclologie, ne fait pas référence en tant qu’ensemble d’un seul tenant mais qui  donne naissance à un autre système, ancré sur le cycle de 7 ans et qui s’articule sur la seule planéte Saturne et les  seules 4 étoiles fixes royales. C’est dire à quel point l’astrologie ne recourt qu’avec modération aux données disponibles en astronomie. Inversement, ce n’est pas parce que tous les génies sont des hommes que tous les hommes sont des génies. Les génies ont un « plus », une sorte de radar qui leur permet de trier des informations extrêmement ténues et subtiles. En ce sens, faire des statistiques en astrologie n’a d’intérêt que sur des catégories très sélectionnées d’humains sortant de la norme. Comme le souligne Ruperti- que nous avons bien connu- le thème astral ne nous permet pas de déterminer si quelqu’un a une envergure transpersonnelle mais nous irons plus loin en disant qu’il n’y a vraiment aucune raison pour supposer que le thème astral puisse servir pour des humains de niveau inférieur puisque c’est ce lien avec le cosmos qui fonde précisément cette supériorité, non pas au prisme du thème natal mais à celui des cycles.  Si nous admettons que les gens qui relèvent du transpersonnel sont capables d’avoir une perception complète du cosmos, cela ne signifie nullement qu’ils sont marqués par la totalité de  celui-ci mas bien qu’ils doivent l’appréhender pour en extraire la substantifique moelle, la quintessence, pour s’orienter et séparer le bon grain de l’ivraie. Il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus.. .

 

JHB

21  10  13

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, MUSIQUE, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

La main et le bras: serpent de la Génése

Posté par nofim le 16 octobre 2013

Les mains, comme interface entre l’homme et la machine. La symbolique du Serpent/.

 

Par Jacques Halbronn

 

 

 

Nous montrerons dans cette étude à quel point il importe de se méfier des mains et de leur usage intrusif et abusif. Jeu de mains, jeu de vilain. Sans les mains, le monde serait certainement plus sain : on pense au port d’armes en particulier qui permet à l’être le plus  faible d’exercer un pouvoir usurpé. La main est un gage d’égalité entre les sexes, entre les hommes en ce qu’elle permet toutes sortes d’additions, de compléments, de prolongements.  Elle est le cheval de Troie à la fois qui nous appartient et qui nous trahit, qui est à la charnière entre l’intérieur et l’extérieur, comme la fente qui permet de place une clef USB dans un appareil. La main manipule.

 

Nous avons déjà abordé ce sujet mais il nous apparait qu’il convient de le considérer au sens propre du terme, ce qui signifie que certaines attitudes des femmes envers les hommes sont susceptibles de produire chez eux de l’impuissance, au sens sexuel du terme.

Une forme de castration passe par  l’aide que l’on entend apporter à l’autre et qui permet à celui qui aide de jouer un rôle actif et non plus de spectateur devant subir les initiatives et les pulsions et impulsions de l’autre.

La femme castratrice, dans le domaine sexuel, est celle qui veut participer au processus d’érection du pénis, en le touchant, en le « modelant » entre ses mains, l’homme se contentant en quelque sorte de la laisser  faire. Bien entendu, logiquement, une fois le phallus  « préparé », elle se placera sur l’homme et saura habilement et avec une certaine expertise se mouvoir de sorte que l’homme n’ait plus qu’à l’aider, elle, à accomplir « son » travail à elle.

Le problème, c’est que peu à peu, l’homme perd carrément le contrôle de son sexe et n’a plus l’énergie pour parvenir à l’érection sans un adjuvant, et simplement au contact du sexe de la femme de par son propre sexe, si celui-ci est suffisamment et naturellement humecté de par lui-même, du fait de l’excitation féminine.  En fait, selon nous, les mains n’ont pas de rôle à jouer dans le rapport sexuel stricto sensu. On retrouve d’ ailleurs la main (veuve poignet) dans le cas de la masturbation. Quelque part, un certain comportement sexuel de la femme s’apparenterait à une forme de masturbation qu’elle opérerait en lieu et place de l’homme.

Cette façon de procéder de la part de la femme convient aux hommes quasi-impuissants et met donc ceux qui ne le sont pas au même niveau qu’eux.

Nous avons là un exemple emblématique des effets de toute addition, de quelque ordre que ce soit, dans la vie courante. Et nous dirons qu’il faut éviter, au sens propre comme au sens figuré, de prendre les gens « par la main ». Cette main qui précisément est notre interface avec la machine. Quand une femme tient un pistolet, elle le fait avec sa main. Notre rapport avec les objets passe par la main et c’est la main qui nous enchaine à eux.

En ce sens, celui qui est « manuel » est en opposition à celui qui est « intellectuel », le manuel ayant besoin, comme son nom l’indique de ses mains et de tout ce qu’elles peuvent porter, lui apporter, comporter. La main est en effet un contenant qui peut mettre ensemble des objets très divers. Elle peut prendre la forme d’un bol quand la gauche et la droite s’associent.

La cuisine est un lieu qui accorde une grande importance au rôle de la main, que l’on songe à tout ce qui touche à la vaisselle (dans tous les sens du terme). Mais les mains, cela se lave même si l’on peut parler d’un lavage de cerveau. On s’en lave les mains (Ponce Pilate, Evangile). Dans la cuisine, le fait d’ajouter toutes sortes d’ingrédients au produit de base est d’ordre manuel et contribue à rendre comestible, mangeable, ce qui ne l’est pas nécessairement au départ, au prix de quelque artifice.

Souvent, quand on veut aider ou être aidé, on parle d’un « coup de main » ou d’un « coup de pouce » (voir la pub de la Société Générale), c’est-à-dire d’un secours qui vient pallier une défaillance, une faiblesse, une carence, un handicap. / Les mains tiennent, soutiennent, maintiennent, contiennent. Les radicaux »porter » et « tenir » et tous leurs dérivés nous intéressent du point de vue de la morphosémantique. A partir du radical, l’enfant peut deviner le sens des dérivés à l’usage. Il n’a donc besoin que d’un faible nombre de « signifiés » pour recourir au signifiant.(cf. nos travaux sur ce sujet, sur le blog « nofim », sur grande-conjonction.org, sur hommes-ét faits.com, sur Encyclopaedia Hermetica, sur la Revue Française d’Histoire du Livre, 2012). C’est dire que la main occupe une place importante dans l’élaboration du langage. On pourrait ajouter d’autres radicaux comme « mettre » également dotés de nombreux dérivés et qui se référent  implicitement ou explicitement  aux mains. Le seul fait de tenir  un livre –sans parler du fait d’écrire- passe par la main.

En conclusion, nous dirons que moins on se sert des mains, mieux cela vaut pour l’être humain qui se doit d’être auto-suffisant. Même un enfant qui se « tient » dans le métro à la barre perd de son autonomie et ne prend pas la pein de trouver un équilibre en faisant travailler ses muscles des jambes et des pieds. « Tiens-toi », ne cesse-t-on de lui dire, donc  on l’incite à s’accrocher à quelque chose qui lui est extérieur.  On aura compris que le rapport à nos mains doit être surveille dès l’enfance. Et la réglé devrait être « sans les mains ». Dès que l’on veut s’équiper, s’appareiller,  échapper à la nudité, dans tous les sens du terme, on se sert de ses mains Comme on l’a dit, une société égalitariste va privilégier les mains (noter la main sur l’emblème du Parti Socialiste) alors qu’une société qui veut faire apparaitre ses ressources humaines les plus précieuses et les plus rares   tendra à bannir l’usage de mains, y compris en ce qui concerne les rapports sexuels. Le mot même de handicap signifie à ‘origine, le fait de ne pas se servir de ses mains (de les mettre sur la tête (cap). De nos jours un handicapé est au contraire celui qui aura besoin de ses mains pour s’en sortir, que ce soit physiquement ou mentalement (langage des signes). Le seul fait de « mettre » ses lunettes exige les mains alors que celui qui a une bonne vue peut voir sans passer par sa main. Il convient de faire notre examen de conscience et de repérer tout ce qui passe dans notre comportement  par les mains (singulier ou pluriel) et cela pointera nécessairement vers tout ce qui sonne  faux chez nous, ce qui fait que nous essayons de nous faire passer pour ce que nous ne sommes pas, à nous transformer pour donner le change. Même en musique, l’expression musicale la plus pure n’a pas besoin des mains  ni d’aucun instrument. Nous sommes capables de siffler, de parler sans nos mains ni bien entendu sans ce qu’elles peuvent tenir. .

Il y a dans les mains quelque chose de diabolique. C’est la tentation par excellence que de recourir au pouvoir que nous offrent les mains et d’une certaine manière, nous identifierons les mains au serpent de la Genèse et n’est-il pas vrai que nos  bras évoquent la forme d’un serpent ? On notera des positions comme « les mains derrière le dos » ou « les bras croisés » qui indiquent le renoncement à l’usage des mains. Qui trop embrasse mal étreint. On notera que le baiser n’exige pas la main alors que le verbe embrasser comporte « bras ». (Tenir dans ses bras, à bout de bras, d’où le nom de la nage appelée « brasse »). Il y a dans embrasser, l’idée de s’accrocher à l’autre. Qu’on est bien dans les bras d’une personne du sexe qu’on n’a pas etc. Le Serpent biblique  n’est pas le sexe mais le bras qui porte le poignet et  la main. Il y a là une écologie spirituelle qui  désigne l’adversaire, le péril au prisme de tout ce qui touche à la main. Les mains sont un prolongement comme les branches pour le tronc qui à certains moments le dissimulent par leur feuillage. Autrement dit, un usage abusif des mains conduit à perdre la conscience de l’essentiel.

 

 

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JHB

15  10 13

Publié dans DIETETIQUE, FEMMES, LINGUISTIQUE, MUSIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Musique : le corps ou l’esprit ?

Posté par nofim le 15 juin 2013

La musique est le révélateur d’un clivage entre l’émetteur et le récepteur, entre le signifiant et le signifié.
Pour celui qui écoute de la musique, il en est en effet tout autrement que pour celui qui en fait et notamment qui en compose. Et il ne faudrait surtout pas confondre les deux plans.
La composition musicale fait certes travailler le « cerveau » mais le cerveau n’est-il pas partie intégrante du corps ?
En tant que compositeur et plus spécialement en tant qu’improvisateur, il est assez évidente  que c’est le corps qui s’exprime, qu’il faut laisser s’exprimer et c’est quand ce n’est pas le cas que la musique est trahie.
On a la représentation du compositeur qui a sa musique  « dans sa tête ».  Peut- être quand il retravaille son œuvre mais pas à l’origine du processus. Même si le compositeur est sourd, il peut, nous semble-t-il,  noter l’emplacement de ses doigts sur l’instrument car la musique a une dimension cinétique, et c’est en cela qu’elle fait parler le corps justement.
Débat intéressant au demeurant car il fait ressortir le fossé entre émetteur et récepteur.  Non pas que l’un ne communique pas avec l’autre puisqu’on nous dit qu’il « touche » son esprit, son âme mais parce que l’émetteur est d’abord à l’écoute de son corps ou si l’on préféré se laisse guider par le mouvement,  la  gestuelle de celui-ci sans chercher nécessairement à exprimer quelque message. Le compositeur est le médium au travers duquel parle son corps et on peut se demander s’il n’est pas un intermédiaire entre son corps et son auditoire, en n’étant ni l’un ni l’autre à proprement parler.
On pourrait en dire autant en peinture où le peintre  laisse son corps agir, est agi par son corps et est peut-être moins perceptif de l’œuvre que le spectateur qui la « reçoit ».
L’enfant qui trace des formes sur une feuille  soit-il ce qu’il fait ? Peut-être se contente-t-il d’être un médium, le corps correspondant ici peu ou prou  à l’inconscient ?
Paradoxalement,  l’émetteur serait moins conscient de son œuvre que celui qui en prend connaissance. Il est dépassé par celle-ci et il peut lui-même en devenir le spectateur en passant de l’autre côté de la barrière.  Peut-être que celui qui écrit  relève d’un certain automatisme qui est en soi  jouissif mais qui n’est pas de même nature que le plaisir ressenti, éprouvé par ses lecteurs. C’est là le mystère de la création, de la créativité.
Il y a ceux qui trichent et qui ne sont pas de véritables médiums, qui plagient et se plagient eux-mêmes en servant du réchauffé. Les interprètes sont ainsi dans une position ambivalente, dans le domaine musical. Ce qu’ils jouent, qu’ils le veuillent ou non, ne vient pas véritablement de leur propre corps ; Le corps n’est plus ici qu’un mercenaire, en service commandé. L’interprété a la musique dans sa tête mais il n’est pas compositeur, il n’est pas possédé par son corps, il n’est pas mû  par le même élan.
Il est probable que le langage, les mots, soient au départ des pulsions du corps qui ne font sens que dans un deuxième temps : passage du signifiant au signifié.  Le signifiant est doté d’une toute autre force que le signifié, de par son côté brut de brut. Mais dès lors qu’il est associé à du signifié, on laisse croire que les mots ont été créés pour véhiculer des idées alors que cela relève du récepteur que de donner du sens à l’objet produit. Ne capter un mot que par le biais du sens qui lui est associé, c’est se priver de capter la force intrinsèque du mot, comme savent parfois le faire les poètes qui naviguent entre signifiant et signifié, non sans ambigüité.
Le véritable artiste se laisse entrainer par un élan intérieur, il doit laisser  se répandre le fluide corporel comme une semence qui est à recueillir par les récepteurs qui en sont irrigués. Est-ce que nous savons ce que nous apportons à autrui ? Nous ne pouvons, si nous sommes créatifs, qu’être dans la vérité de nos pulsions, c’est-à-dire orientés non pas vers l’aval mais vers l’amont. Le créateur n’est pas en dialogue avec son public mais avec lui-même, c’est-à-dire d’abord avec son corps…
 
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JHB
10. 06.13

Publié dans MUSIQUE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

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