jacques Halbronn Le chef et le peuple.

Posté par nofim le 31 juillet 2021

 

Le chef  et le peuple

Par  Jacques  Halbronn

 

On ne saurait sans abuser englober le chef dans la communauté dont il s’occupe. Dans Exode Ch. III, Moise est missionné vers le peuple hébreu mais il n’est nullement dit qu’il en fasse partie. Va vers mon peuple, dit l’Eternel  et non Va vers ton peuple.

 

 

י וְעַתָּה לְכָה, וְאֶשְׁלָחֲךָ אֶל-פַּרְעֹה; וְהוֹצֵא אֶת-עַמִּי בְנֵי-יִשְׂרָאֵל, מִמִּצְרָיִם.

10 Et maintenant va, je te délègue vers Pharaon; et fais que mon peuple, les enfants d’Israël, sortent de l’Égypte. »

יא וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה, אֶל-הָאֱלֹהִים, מִי אָנֹכִי, כִּי אֵלֵךְ אֶל-פַּרְעֹה; וְכִי אוֹצִיא אֶת-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, מִמִּצְרָיִם.

11 Moïse-dit au Seigneur: « Qui suis-je, pour aborder Pharaon et pour faire sortir les enfants d’Israël de l’Égypte? »

 

 

Quant à la parabole du Bon Pasteur, il est clair que le berger n’est pas assimilable aux moutons sur lesquels il doit veiller.

Dès lors, l’élite dirigeante fait-elle partie du peuple  auquel elle est liée ? Nous ne le pensons pas. Il importe de préserver la conscience d’une dualité structurelle  entre le chef et le peuple. Nous ne suivrons donc pas ceux qui entendent intégrer le chef au sein du peuple ou même en faire le représentant car la mission du chef digne de ce  nom serait plutôt de prendre le contre- pied des pratiques en vigueur, ce qui ne peut que créer des tensions, des résistances,  durant une partie du processus de réforme, de révolution. On pense à un chirurgien devant mener à bien une opération plus ou moins délicate et se pose la question de l’anesthésie à transposer au niveau politique.

Autrement dit,  l’élite intellectuelle, artistique, scientifique, politique, religieuse,  ne sera pas « à l’image » des groupes qui en dépendent, pas plus que la création ne le sera par rapport au ( à son) Créateur.

En fait, cette élite  ne forme pas vraiment une communauté à la différence de ceux qu’elle a vocation à encadrer. La dimension communautaire, en effet,  serait, selon nous, propre  à un certain tropisme et liée à une forme de résistance ou au contraire de fascination face au chef. C’est ainsi que les immigrés auront bien plus tendance à se regrouper que les habitants « de souche » comme on peut le voir,  entre autres, pour les communautés juives, fortement marquées objectivement par des points communs quant au parcours de leurs membres.

Nous dirons que le chef  a vocation à être seul contre tous et va donc apparaitre, d’une façon ou d’une autre, comme « étranger » alors même qu’il sera en mesure d’intervenir voire d’interférer avec l’évolution du groupe concerné.

Il importe selon nous, de prendre conscience des clivages structurels  et catégoriels. En effet, la gestion des dits clivages sociologiques s’avère finalement plus simple à mener à bien que les tensions interindividuelles. En niant l’existence des différences  de statut social liées au sexe, à l’âge, au rôle, l’on se condamne à des mises en cause personnelles de mauvais aloi, au niveau psychologique.

 

 

Quelque part, celui qui, selon tel ou tel critère, est extérieur – ou se met à distance-  par rapport  au groupe serait mieux en mesure de le faire avancer, évoluer, outre le fait qu’il en capte mieux les failles. Mais l’on ne s’étonnera pas qu’il y ait là un dilemme.

 

BNF

31 07 21.

 

 

 

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jacques Halbronn L’édition génante des Grandes et Merveilleuses Prédictions. Rouen, Raphael du Petit Val, 1588

Posté par nofim le 23 juillet 2021

 

L’ édition génante des Grandes et Merveilleuses Prédictions. Rouen, Raphael du Petit Val  1588

 

par Jacques  Halbronn

 

 

Daniel Ruzo  atteste  (Testament de  Nostradamus,  1982, p. 358, n° 47 ) de l ’existence d’une édition  qu’il a eu entre les mains -et dont il  fournissait la page de titre -mais dont on a pour l’heure, à  notre connaissance, perdu la trace, depuis sa mort  tout en disposant d’une description assez précise reprise dans les bibliographies de Chomarat (1989) et Benazra (1990). En 1997, dans une communication au Colloque paru sous le titre Prophétes et prophéties, ENS) : Les prophéties et la Ligue, nous avions tiré un certain nombre de conclusions, à partir de l’information selon laquelle, certains quatrains n’y figuraient pas alors qu’on les trouverait dans d’autres éditions centuriques et notamment le quatrain IV, 46  « Garde toi Tours de ta proche ruine » dont l’apparition nous semblait due à la situation politique du moment, à savoir une mise en garde contre le camp d’Henri de Navarre centré autour de cette ville, tout comme le « Ecoute Israel » figurait dans les Livres des Prophétes, au sein de l’Ancien Testament avec une fortune assez étonnante jusqu’à nos jours, Israel désignant le camp adverse, celui de la maison d’Israel  face à la maison de Judée (Beyt Yehouda)  du fait de la sécession survenue à la mort du roi Salomon, au Xe siècle avant l’ère chrétienne.

Le point sur lequel nous n’avions pas assez insisté et qui avait été négligé par les bibliographes qui nous avaient précédé, tenait à l’enseignement que l’on devait en tirer en ce qui concerne la genése de la Ive Centurie, et notamment comment cela pouvait affecter notre traitement de l’édition Macé Bonhomme , Lyon, 1555.or, force est de constater que des décennies plus tard,  tout se passe comme si l’existence de cette édition ne changeait rien à au dit traitement  et déjà en 1996, Pierre Brind »amour (décédé peu avant) attachera plus d’importance à la production d’Antoine Crespin  (Prophéties à la puissance divine, Lyon, 1572) qu’à la dite édition de 1588 intitulée : Les Grandes et merveilleuses prédictions de M.Michel Nostradamus divisée en quatre centuries  dont la page de titre avait été introduite par nos soins dans le dossier iconographique du Répertoire Chronologique Nostradamique  (1545-1989) de Robert Benazra .(ed de la Grande Conjonction -Guy Trédaniel)

Les observations concernant cette édition auraient du faire davantage réfléchir(cf  Benazra  RCN, pp. 122-123.

 

Nous avions, en effet, la preuve de ce que l’édition Macé Bonhomme ne pouvait être considérée sérieusement comme l’édition princeps comme le déclarait la réédition de  1984 ‘(Ed des Amis de Michel  Nostradamus) : »la première édition enfin retrouvé » !’

D’aucuns pourront certes être tentés de soutenir que l’édition de 1588 serait « défectueuse » par rapport à celle de 1550. C’est d’ailleurs le discours généralement en  vigueur concernant les éditions « ligueuses » du « premier volet » Mais le fait que l’un des quatrains manquant et très vite « rétablis » correspond aux enjeux géopolitiques du moment rend cette thèse bien improbable ! Autrement dit,  l’édition 1555 serait postérieure à notre édition 1588 et ce sont les éditions suivantes dument recensées dans le RCN qui auraient servi à la fabrication de la fameuse édition lyonnaise Macé Bonhomme 1555 ainsi d’ailleurs que les éditions Antoine du Rosne 1557 pour les éditions à sept centuries. En ce sens, nous sommes en présence de trois éditions  « génantes », celle de 1561 , celle de 1555  et celle de 1588, toutes les trois remettant en question à divers titres la version officielle de la succession de la première vague d’éditions  centuriques, du vivant de Nostradamus, à savoir une édition à 4 centuries(Macé  Bonhomme) suivie par une édition à 7 centuries (Antoine du Rosne)

En fait, il aura certainement existé parmi les fausses éditions – car de toute façon tout est « faux » ici – mais il y a des contrefaçons de contrefaçons- une édition  à 3 centuries  et une édition à 6 centuries, englobant les quatrains additionnels à la IIIe centurie  plus, une édition à 7 centuries, englobant les quatrains additionnels à la Vie centurie et finissant par prendre la dénomination de VIIe centurie, alors qu’elle n’avait pas été dument « complétée » à la différence de la Ive Centurie, au sein d’un ensemble à six centuries se terminant par un « Legis cautio »à la fin de la Vie centurie.

A la différence de l’ensemble à sept centuries,(cf la référence du titre se référant à 39 articles pour l’année  1561) on ne dispose pas pour l’ensemble à  quatre centuries de l’indication d’une addition à la « dernière » centurie, en l’occurrence à la IIIe centurie si ce n’est cette édition 1588 Rouen Raphael du Petit Val qui témoigne de ce que l’on est pas tout de suite arrivé à 53 quatrains à la Ive Centurie, ce qui équivaut à reconnaitre un processus d’addition.

Selon nous, l’attribution de la dénomination Ive Centurie n’aura pu se produire que dans le cadre d’une édition à six centuries puisqu’alors, on avait bien constitué une quatrième centurie à 100 quatrains et non plus à  49 (Ed 1588) ou à 53 (Ed Macé Bonhomme 1555) Autrement dit, l’on aurait du mal à comprendre la mention « Ive centurie » dans l’édition 1555 alors que cela ferait sens dans l’édition à 6 centuries et dans celle à 7 centuries (Antoine du Rosne) Tout se passe donc comme si l’édition Macé Bonhomme aurait été prise d’une édition à six ou sept centuries en commettant l’erreur anachronique d’adopter la formule » Centurie IV »Dès lors, l’édition Macé Bonhomme serait postérieure aux éditions à six et sept centuries comportant une centurie IV digne de ce nom ! On aurait voulu reconstituer un stade premier de l’élaboration du premier volet et l’on s’y serait mal pris. Non pas, certes, que ce premier stade n’aurait pas existé mais c’est sa reconstitution qui aurait été fautive.

L’édition  1588 Rouen Raphael du Petit Val  renverrait à une édition à trois centuries augmentée de quelques dizaines de quatrains mais mentionnerait à tort « quatre centuries » car la notion même de Centurie iV  ne peut exister qu’au sein d’un ensemble à six ou sept centuries, comportant une centurie IV pleine et entière.

On aura compris que nous nous trouvons en face d’un processus de reconstitution de la part des faussaires relativement tardifs  d’un scénario dû à une première génération de faussaires mais sans que ceux-ci  disposent encore de toutes les pièces du dossier.  Et nous en arrivons au discours actuel assez surréaliste de la succession des additions avec une première édition à « 4 centuries » (mais le titre ne comporte pas la mention ‘4 centuries à la différence de l’édition 1588 dont il est ici traité) suivie d’une seconde édition à 7 centuries –et ce, sans même de transition au niveau d’un ensemble à seulement six centuries, mentionnant une addition de 300 quatrains.

Michel Chomarat écrit à  ce  sujet (in Prophéties en temps de crise) de façon totalement fictive :

« En 1557, Michel Nostradamus se décide à donner au public, et ce toujours à Lyon, une édition plus complète avec 300 nouvelles prophéties qui n’ont encore jamais été imprimées, soit en fait les Centuries I à V complètes, 99 quatrains de la Centurie VI et 40 quatrains de la Centurie VII. C’est l’imprimeur Antoine du Rosne qu’il choisit pour publier cette nouvelle édition dont les exemplaires connus, comme pour 1555, sont extrêmement rares »

En réalité, les dites «  300 nouvelles  prophéties » englobaient les quatrains de l’addition à la IIIe centurie intégrés au sein d’une Ive centurie, niant ainsi de fait la dite addition intermédiaire, déjà bel et bien « imprimée », ce  qui aurait fait quelque peu désordre.
(cf  nos études « Le casse tête de la chronologie  nostradamique »  et les éditions génantes  1555  et 1561  sur le site NOFIM. Unblog.fr
23  07 21

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jacques Halbronn Prophétisme et propagande. Discours de la méthode (bis)

Posté par nofim le 9 juillet 2021

Prophétisme et propagande. Discours de la méthode.(bis)

Par Jacques  Halbronn

Nous avons participé en 2000 au Colloque  intitulé

 

La prophétie comme arme de guerre des pouvoirs, 15e-17e siècles
Édité par Augustin Redondo, Presses Sorbonne Nouvelle

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Dont  le résumé était le suivant :
 

La prophétie relève du religieux et du divin puisque le prophète exprime, déchiffre et transmet le message que Dieu lui a délivré. L’ouvrage aborde ici les nombreuses autres manifestations prophétiques mais cette fois dans le domaine du politique, en Espagne, au Portugal et en Italie, tout au long de l’époque moderne. Vacitinations laïques en somme qui ont permis des manipulations du pouvoir royal (légitimation de lignées, par exemple la Maison d’Anquera en Espagne) et militaire (impérialisme et conquête messianique), en utilisant des supports aussi différents que variés : biographies des régnants, traités politiques (traités de Machiavel) mais encore recueils de miracles ou légendes (par exemple en Espagne la légende de Merlin).

 

Il est bon de ne pas oublier que le prophétisme est lié au politique et qu’il est en prise sur les enjeux du moment. Ce qui importe, c’est la date de publication réelle et non prétendue et c’est en recoupant les textes avec  telle ou telle actualité brulante que l’historien pourra se donner les moyens de la datation sans tomber dans un certain nombre de pièges dont le prophétisme est friand. Il y a  là en effet quelque paradoxe : à savoir faire sens pour le moment de parution tout en laissant entendre que le texte ne saurait avoir été rédigé la veille car dans ce cas, le textes prophétique se réduirait à une sorte de journalisme, se faisant l’écho des attentes et impressions du moment, ce qu’il est au demeurant mais qu’il ne saurait être question de reconnaitre, selon les lois du  genre.

En ce sens, deux voies seront à éviter : l’une  considérant qu’il est traité d’événements à venir hors de portée de l’époque de la parution et l’autre  considérant qu’il est question d’événements ayant déjà eu lieu. Seule l’astrologie  est en mesure de survoler ainsi les époques de par son lien avec l’astronomie et il importe de ne pas mélanger les genres. S’il est fait référence à des situations antérieures, cela ne saurait être que pour servir dans l’immédiat et c’est cet immédiat qu’il importe de circonscrire.(cf Le texte prophétique en France. Presses Universitaires du Septentrion, 1999  et  « Le texte prophétique  . Discours de la méthode ». In revue Babel, 4 | 2000)

Si l’on s’éloigne de la méthodologie que nous formulons ici,  l’on risque fort  de se priver de toute capacité de datation.

Il sera  donc vain de se contenter d’identifier l’ancienneté des textes instrumentalisés pour la circonstance tout comme de se situer très en aval de la période de parution du dit texte.

La prophétie est par vocation auto-réalisatrice et vise à produire un effet  comme dans le cas de Jonas censé prévenir Ninive de ce qui l’attend, ce qui montre que l’on peut annoncer le pire pour empêcher tel processus de se poursuivre. En ce sens, l’échec de la prophétie peut tout à fait être l’effet recherché !

Cet échec peut également donner une nouvelle vie à un texte prophétique en le reconfigurant en vue d’une nouvelle échéance, d’un nouvel enjeu mais là encore, le discours  est en prise avec une attente bien définie, bien précise qu’il importe à l’historien de déterminer, son travail visant à rétablir la véritable chronologie des publications.

Il revient à l’historien de débrouiller l’échevau et de repérer les chronémes et les chorémes, c’est-à-dire ce qui permet de situer le textes dans le temps et l’espace politique, à savoir quel est le camp visé par un texte et/ou de quel camp il émane. Dans le cas des Centuries comme dans celui du Livre des Prophétes (Ancien Testament), il convient d’identifier les adversaires. C’est ainsi que le « Ecoute Israel » ne peut émaner de la maison d’Israel mais bien de celle qui s’y oppose de même que dans IV 46, si le texte s’en prend à la ville de Tours, (Garde toi Tours de ta proche ruine » c’est qu’il n’émane pas de cette ville mais qu’il émane de ses ennemis. (cf notre communication Les Prophéties et la Ligue, in Colloque Prophétes et prophéties, 1997, Presses de l’Ecole Normale Supérieure) Ce sont là des « chorémes ». Quant aux chronémes,  il importe de noter que le second volet des Centuries émane du camp d’Henri de Navarre et que celui-ci envisage d’être sacré roi. Et l’on sait que cela eut bel et bien lieu à la

Cathédrale de Chartres au début de 1594, ce qui permet de fixer un « terminus » quant à la composition du quatrain comportant la mention de Chartres.  On aura compris que le texte prophétique n’est pas « hors sol », qu’il   est un outil de propagande pour obtenir quelque effet et c’est bien lors de conflits entre parties qu’il trouve sa place.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

08 07 21

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Astrologie et Droit (constitutionnel)

Posté par nofim le 6 juillet 2021

 

 

 

Astrologie  et  Droit (constitutionnel)

par  Jacques  Halbronn

 

L’astrologie  a tout intérêt à s’aligner sur l’esprit  de la Constituante ou si l’on préfère à se mettre dans la peau d’un Architecte,  d’un Jardinier

Cette  réflexion nous raméne au débat sur le rapport de l’astrologie au temps lequel exige de l’espace. On ne conçoit pas un gouvernement qui n’aurait pas la garantie d’un minimum de longévité pour exercer sa mission. C’esr  d’ailleurs plus le cas de la Ve République que celui de la Ive et on notera qu’André Barbault aura été fortement marqué par cette dernière.(1946-1958) où les gouvernements « valsaient » dans une  évidente instabilité.. D’où une certaine idée de la prévision astrologique,plus axée sur les dates que sur les phases comme si tout dépendait d’un certain moment pouvant tout faire basculer, que l’astrologie aurait vocation à déterminer à l’avance. Il était encouragé dans ce sens par un impératif selon lequel il aurait fallu mobiliser toute l’armée planétaire, ce qui limitait d’office la part dévolue à chaque facteur,  réduisant ainsi ipso  facto la part de gâteau de chacun..

Nous avons ainsi été frappé à la lecture de ce qu’écrivait Barbault à l’aube de l’année 1954 (il est alors âgé de 33 ans) dans la revue  Destins, affirmant que si 1953 avait été marqué par la conjonction Saturne-Neptune , 1954 le serait par celle de Jupiter et d’Uranus, comme s’il fallait absolument que chaque combinaison astrale eut sa  part !

 

On aura noté que les prévisions de Barbault sont circonscrites à des moments relativement brefs comme si c’était là la preuve d’une volonté de précision extréme  dans  ses « rendez vous » astrologiques. Il y a là  tout de même quelque paradoxe à se se  servir de la notion de cycle aux fins de fixer des dates  alors que l’on s’attendrait plutôt à une structure en phases comme dans le Droit Constitutionnel avec la durée des mandats qui oscille selon les pays dans une fourchette allant de 4 à 7 ans.Tout se passe comme si l’astrologue se voulait plus journaliste que juriste, plus dans la discontinuité   que dans la continuité !

Or, il importe dans l’ère post Barbault d’en revenir à une  représentation plus  responsable de la vie sociale, moins anarchique ce qui est un comble quand on sait le mot cosmos se traduit en français par « ordre ». L’astrologie serait-elle liée au désordre ? On retrouve bien là une mentalité de la Quatrième République tout comme l’intérêt de Barbault pour la psychanalyse (cf son De la psychanalyse à l’astrologie, Seuil, 1961) serait révélateur d’une certaine fascination pour les états pathologiques dont l’astrologie aurait à rendre compte/.

Pour  notre part, nous sommes un enfant de la Ve République et nous sommes entrés à la Faculté de Droit l’année de l’élection présidentielle  de 1965 et l’on notera  avec le recul que Mai 68 n’aura finalement pas changé le cours des choses quant au fonctionnement des institutions. Cela dit, il n’est nullement question, ici, on s’en doute de vouloir aligner le temps astrologique sur celui inventé par le Droit Constitutionnel qui ne repose sur aucune base « scientifique » ni sur quelque aptitude à programmer l’Humanité en recourant à quelque forme de biotechnologie. La durée des mandats, leur point de départ, tout y est factice , certes mais n’en refléte pas moins ; dans les grandes lignes, une perception assez juste du fonctionnement  de la Cité qui prépare le terrain pour une certaine application à l’avenir d’une certaine astrologie de gouvernement..

En conclusion, notre diagnostic reste celui de la nécessité de limiter considérablement le nombre de facteurs à utiliser en astrologie et là on se trouve au cœur d’une certaine croyance fort répandue chez les astrologues et dont il ne semble pas qu’ils soient disposés à se départir, à savoir la question des astres « utiles » à un bon exercice de leur discipline. Mais rappelons que l’indice cyclique prône par Barbault, à partir de 1967 (Les astres et l’Histoire) aura  été une tentative pour « unifier » le discours astrologique, en mondiale, autour d’une seule et unique « courbe » de synthèse, de résultante, ce qui était une cote mal taillée car cette courbe n’offrait aucune régularité et n’avait aucun fondement astronomique  sérieux : c’était du bricolage. En 1993-95, nous avons milité en faveur du seul vecteur saturnien ( Clefs pour l’astrologie(nouvelle édition), L’astrologie selon Saturne,) et malgré notre réussite prévisionnelle patente pour les mouvements sociaux de 1995, cela n’aura pas eu d’effet sur les pratiques astrologiques car cela ne respectait pas l’impératif selon lequel l ’astrologie aurait eu pour mission impérieuse de décoder le systéme solaire, comme l’avait proposé un Jean Pierre Nicola avec son « RET » englobant 9 planétes plus la Lune sans parler des 12 secteurs zodiacaux/ Entre temps, nous avons introduit une dialectique Saturne-Jupiter qui correspond à la tension entre le peuple et les élites dans le cadre d’une anthropocosmologie. Il est  grand temps de mettre fin à l’inflation des facteurs astrologiques encouragée   et enseignée dans les manuels et les écoles d’astrologie.

Cela dit,  dans le cas des jupitériens, ceux-ci peuvent être choisis en connaissance cause et donc en phase avec le calendrier électoral.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

06  07 21

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jacques Halbronn Nouvelles méthodologies pour la recherche en astrologie

Posté par nofim le 18 juin 2021

 

 

Nouvelles méthodologies pour  la recherche en astrologie par Jacques Halbronn

 

 

Selon nous, il faut partir de questions que se pose le public non pas par rapport à l’astrologie mais par rapport à une événementialité  dérangeante. Nous distinguerons deux cas : celui de changements au sein  l’opinion publique  d’une époque  à l’autre  et celui de la permanence, la récurrence  de certaines personnes sur une longue période.

I  Les revirement de l’opinion

 

Ce qui doit interpeller le public  tient à ce que des gens très différents  suivejacqunt peu ou prou les mêmes trajectoires. C’est cette convergence qui devrait conférer sa légitimité scientifique à la recherche en Astrologie. Autrement dit, l’astrologie n’aurait rien à gagner à se présenter comme l’étude des personnes, dans leur spécificité ! Nous préférons d’ailleurs parler d’anthropocosmologie  pour signaler la nécessité pour l’astrologie de  tenir compte de ce que l’on peut observer  sur terre et dans le ciel, en suivant une approche double. Il ne s’agit donc pas ici, on l’aura compris, d’étudier le thème natal de telle ou telle personne mais de montrer la dépendance de toute une population à un seul et même déterminisme  (cf L’astrologie selon Saturne, 1994-1995),avançant « comme un seul homme ». Or,  ce caractère collectif  sera mis en lumière en raison même d’une certaine cyclicité. Non seulement les gens suivent la même orientation mais en plus ils changent ensemble d’orientation. L’astrologie ne peut que fixer les dates de tels changements dans un sens ou dans un autre, à savoir sur la base de l’équinoxialité et de la solsticialité, de 7 ans en 7 ans, selon le cycle de Saturne. :passage sur l’axe  Bélier Balance ou sur l’axe Cancer-Capricorne.

Que l’on nous comprenne bien : il ne s’agit pas d’étudier des cas isolés mais des comportements collectifs, donc de regarder autour de soi. Ce n’est peut- être pas très flatteur de se percevoir au sein d’un collectif mais il n’y a de science que du  général, ce qui rejoint l’approche statistique et les sondages d’opinion. Le Saturnien n’existe, selon nous, et c’est ce qui fait sa force qu’au sein d’un mouvement social.

 

II La pérennité des leadeurs

 

Mais, il y a une approche inverse et complémentaire que nous qualifierons de jupitérienne et cette fois, il convient d’observer une personne donnée sur la longue durée parvenant toujours, d’une façon ou d’autre,  à garder la main et à poursuivre son entreprise de prise de pouvoir, par son charisme, par son aptitude à créer un certain déséquilibre au sein d’un groupe, ce qui est la condition propre à la marche.

Mais, selon l’anthropocosmologie,  il ne s’agit pas cette fois de fixer le ciel et la planéte Jupiter comme c’était le cas, plus tôt, pour la planéte Saturne. En effet, le processus jupitérien est « intégré » (chrono)biologiquement – comme dirait Roger Héquet (ACB)- sur la base d’une succession de cycles de 12 ans en 12 ans. .Autrement dit, tous les 12 ans, depuis la naissance, le jupitérien  reçoit une nouvelle impulsion qui lui confère un élan, qui le « recharge »,  jusqu’à l’impulsion suivante. Là encore, il ne s’agit pas de s’intéresser au thème de naissance et le rôle de l’astrologue sera d’identifier, de reconnaitre les Jupitériens au sein de la foule en vérifiant cette série de 12 ans en 12 ans, de 12 ans à 84 ans (ce qui recoupe le zodiaque chinois), ce qui permet un certain travail statistique.

Autrement dit,  l’astrologue du XXIE siècle aura à répondre à deux questions : le caractère collectif dans sa dimension spatiale, quantitative et le caractère individuel  des leadeurs dans sa dimension temporelle, qualitative.

Cela dit, l’on peut raisonnablement penser que le rôle des jupitériens consiste à « libérer » les saturniens de leurs chaînes, de leurs liens. Telle  pourrait  bien être leur mission et l’on peut dire que Jésus aura été l’exemple même du Jupitérien avec tous les risques que cela  représente quand on entend changer les attitudes et les habitudes.

 

 

 

 

JHB

18 06 21

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jacques Halbronn Les deux premiers chapitres du Livre de la Genése au prisme de la dialectique Jupiter Saturne

Posté par nofim le 16 juin 2021

 

Les deux premiers chapitres du Livre de la Genése au prisme de la dialectique Jupiter-Saturne

par Jacques Halbronn

 

 

On commencera par une observation linguistique : la langue française – ou en tout cas celle qui est pratiquée en France- mais non en Belgique et ailleurs -n’aime pas les chiffres au delà du Six et refuse de parler de septante, octante ou nonante pour leur substituer d’étranges formules ; soixante dix, quatre vingt et quatre vingt dix.

Ce qui nous renvoie précisément à l’articulation entre le premier et le deuxième chapitre du Livre de la Genése qui ouvre l’Ancien Testament ou plutôt le « Premier Testament », la première Alliance que nous qualifierons de Jupitérienne,au nom de l’astre du sixiéme jour par opposition à celui du septième, à savoir Saturne.

Le deuxiéme chapitre de la Genése tranche de façon marquante par rapport au premier au point que l’on peut tour à fait y voir quelque forme d’ajout, d’addition, dans un deuxiéme temps. Cette addition est aussi celle de la Femme, « créée » dans la foulée et que certains veulent voir apparaître dès le premier jour. Selon nous, le chapitre premier aura été modifié dans ce sens au point de rendre certains passages assez incohérents.

La formule biblique même du « Croissez et multipliez’

montre bien qu’il faut un point de départ pour opérer une multiplication, passante du singulier au pluriel, du premier au second, de l’ancien au nouveau. Jupiter représente cet état premier, primordial alors que Saturne en serait le prolongement, l’accomplissement, tout comme la femme par rapport à l’homme.Passage du temps à l’espace, du qualitatif au quantitatif.

Cela dit, on est dans la cyclicité , on passe de Jupiter à Saturne puis de Saturne à Jupiter et ainsi de suite car Saturne ne saurait avoir le dernier mot, pas plus que l’Hiver qui doit laisser la place à un retour du printemps.

En tout état de cause, nous sommes en présence de deux séries de trois facteurs : d’une part Soleil-Jupiter-Uranus et de l’autre Lune-Saturne-Neptune, ce qui ne signifie pas pour autant qu’il faille prendre autant de planètes en considération au niveau cyclique. Pour nous, les seuls astres opérationnels sont Jupiter et Saturne, les autres ayant une fonction symbolique et projective ; Ce que les astrologues disent sur les autres astres ne fait que broder autour de l’axe Jupiter-Saturne, ne sont que le reflet par rapport au dit axe.

Saturne part de quelque part et Jupiter raméne aux fondamentaux, aux principes. On retrouve cette dialectique au niveau préfixal ; le de et le re. Jupiter est en phase avec le commencement des choses, avec le concept et la conception tandis que Saturne .est à relier à la naissance qui n’est jamais qu’un second temps,celui de l’accomplissement, comme il est dit dans les Evangiles mais cet accomplissement implique le respect du plan initial, voué à la corruption.

Dans le débat autour de la représentation on perçoit un rapport de force entre saturniens et jupitériens, les Saturniens affirmant que l’élite jupitérienne ne fait que les représenter comme si le second temps devait précéder le premier. Confusion des genres et des temps. En réalité, le jupitérien reformule, restructure, réaménage, reconfigure, réagence ce qui autrement serait condamné à s’altérer, à se corrompre, à se scléroser. En réalité, c’est Saturne qui représente, qui incarne Jupiter, qui le prolonge. Il ne faudrait pas inverser les rôles. Cela dit, Jupiter va travailler , oeuvrer – comme il est dit au début du premier chapitre de la Genése- dans un rapport dialectique avec le chaos, ce qui a perdu sa forme première laquelle est à restituer, à régénérer. A la première alliance succéde la nouvelle alliance mais cette nouvelle alliance devra elle même être à nouveau remise en question du fait de l’usure tant et si bien que tout créateur se doit de remettre sur le tapis la création antérieure. Il reste que si l’on en revient au Livre de Jérémie, au centre de l’Ancien Testament, en son deuxiéme volet, il existe constamment un tel besoin de renouvellement car tout renouvellement est voué à terme au dépérissement, à la dégradation, à la perte de sens et de conscience.L’astrologue ne devrait pas se laisser influencer par quelque idéologie communiste ou féministe – ce qui est bien tentant- dans sa formulation de la problématique des planètes en cherchant à inverser la chronologie des énergies. .(cf sur Lune Soleil, notre ouvrage en ligne sur la plateforme d’Eric Le Nouvel)

Ajoutons  que dans la théorie des Grande Conjonctions d’Albumasar le Zodiaque au niveau symbolique est réduit à 4 facteurs, les Quatre Eléments (triplicité : feu, terre, air, eau), soit au prix d’une simplification du nombre de cas.

 

JHB

16 06 21

 

 

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Jacques Halbronn Introduction bibliographique à l’étude de l’Astrologie Française de la fin du XVe siècle à la fin du Xxe siècle .

Posté par nofim le 15 juin 2021

Introduction bibliographique à l’étude de l’Astrologie Française de la fin du XVe siècle à la fin du Xxe siècle . Mémoire proposé en 1986  dans le cadre d’une thèse d’Etat, sous la direction de Jean Céard.

 

par Jacques Halbronn

 

 

Avant-propos

 

Au début de notre période l’imprimerie accueille l’Astrologie comme elle le fait pour tant d’autres sujets médiévaux.

L’Astrologie française, en tout état de cause,jouit en cette seconde partie du Xve siècle d’un statut qui date de plusieurs siècles : elle tient sa place au sein des disciplines enseignées à l’Université, dans le Quadrivium.

Elle est lourde de toute une scolastique mais elle est servie par une langue qu’Oresme a affinée. C’est à la mise en question puis à la perte de ce statut que l’on assistera. Mais comment cette astrologie de langue française se comportera -t-elle dans le concert européen, quelles influences s’exerceront sur elle et quelles astrologies lui seront redevables ? Combien de temps lui faudra-t-il pour s’émanciper du latin ?

Nous avons voulu d’abord- d’où le titre de ce mémoire-reconstituer le tissu astrologique français des 500 dernières années.

 

Annonce du plan.

Pour ce faire, nous avons constitué trois corpus.

 

 

 

Première Partie Les textes recensés

Nous distinguerons un corpus « externe » constitué de titres de livres, de chapitres et un corpus ‘interne », constitué d’extraits qui nous ont semble significatifs d’un certain état d’esprit à l’égard de l’astrologie

Ce premier corpus est, évidemment, extrait de la masse de la production écrite qu’il convenait de parcourir pour cerner dans quelle mesure elle traitait, peu ou prou, la question astrologique. Il n’était en effet pas question de se contenter de compulser catalogues et bibliographies ; il convenait de prendre connaissance de la plupart des textes de façon à saisir certaines similitudes, certaines influences que des intitulés différents pouvaient ne pas laisser supposer .Ce travail n’avait pas été accompli ni pour l’astrologie française ni pour une autre astrologie. Ce premier corpus posait un certain nombre de problémes de datation et d’attribution(paternité non identifiée ou influence non reconue)

Nous avons voulu déterminer les facteurs externes, c’est à dire ne dépendant pas directement d’un processus interne à l’astrologie, agissant sur le développement de l’astrologie au cours des cinq derniers siècles en faisant apparaître un certain nombre de problématiques permanentes.

I Les échanges avec d’autres cultures dont bénéficie l’astrologie

II Les lieux et les agents de production

III Les stimuli astronomiques

IV Les stimuli politiques.

 

Deuxième Partie L’astrologie au combat

A partir d’un choix de passages significatifs , nous avons voulu montrer comment l’astrologie se nourrissait de son passé, jamais vraiment considéré comme obsoléte, comment elle s’en servait,comment elle savait récupérer et vivre avec les objections qui lui étaient apportées.

De fait , l’astrologie apparaît le plus souvent sur la défensive, est vécue comme un savoir contesté tout au long des cinq siècles , cherchant à se justifier

 

 

 

 

Troisième Partie Anthologie

Notre troisième corpus comprendra un ensemble de textes dont nous fournirons des extraits assez substantiels. Il importe, en effet, que notre recherche puisse être appréhenée directement. Nous renverrons à l’édition de 1866 qui comporte les trois textes de notre corpus à laquelle nous adjoindrons un certain nombre d’autres textes, notamment des extraits des Prophéties de Du Pavillon, des Prophéties de Joseph le Juste, du Mirabilis Lib

 

 

Quatrième Partie Conclusion : l’approche décennique

On s’est demandé si notre corpus faisait ou non apparaître dans sa globalité un certain nombre de phases. C’est ainsi que nous avons cru pouvoir dégager un certain nombre de décennies clef, ce qui

permettait d’embrasser l’ensemble de nos analyses précédentes.

Il importe que chaque texte relatif à l’astrologie soit resitué dans une dynamique historique. Car la recherche en astrologie doit s’appuyer sur une description des contextes successifs et non sur des études anecdotiques et ponctuelles.

Suite  sur  SCRIBD:

https://fr.scribd.com/document/511352265/Jacques-HALBRONN-Introduction-Bibliographique-a-l-etude-de-l-Astrologie-Fr

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Enquête : André Barbault et l’Yonne Républicaine IIe partie Communisme et antisémitisme

Posté par nofim le 27 mai 2021

 

André Barbault  et l’Yonne Républicaine  IIe partie Communisme et antisémitisme

 

Si André Barbault ne signala pas dans Astrologie Moderne de mars avril 1953, organe du Centre International d’Astrologie (CIA) son article dans ce quotidien à ses confrères astrologues, cela tenait très vraisemblablement au fait que cela aurait souligné inopportunément un certain parti pris en faveur de cette cause. Il ne le fera que 20 ans plus tard (dans le Pronostic Expérimental en Astrologie, Payot, 1973) quand on ne se souviendra plus de cette appartenance du dit journal.

Nous en apporterons pour preuve le traitement en première page, au cours de l’année 1952, de l’Yonne Républicaine d’affaires d’exclusion du PC mais aussi de la question du retour de Maurice Thorez d’URSS en France

Cote Bibliothèque Nationale de France. BNF Paris Site François Mitterrand du périodique : gr. Fol. Jo 2412

On se limitera ici à un article du 14 novembre 1952 et à un autre paru le 9 décembre 1952, donc moins d’une semaine avant la parution du texte du dit Barbault !

 

Premier texte, en première page de l’Yonne Républicaine : (Société Coopérative à participation ouvrière »)

« L’affaire Guingouin »

« Remous dans le parti communiste après l’exclusion de M. Guingouin ex- maire de Limoges. Jadis encensé, ce dernier n’est plus aujourd’hui (mais on s’en serait douté (sic) qu’un menteur et un calomniateur au service des ennemis de la classe ouvrière et du peuple (…) Limoges, 13 novembre « L’Echo du Centre (..) publie de larges extraits d’un long document de la Fédération Communiste de la Haute Vienne développant les accusations contre M Georges Guingouin (..) Nous avons confiance au grand parti communiste français forgé par Maurice Thorez selon les enseignements de Lénine et de Staline «

 

Deuxième texte :

« Le comité central du Parti communiste exclut de son sein André Marty et Charles Tillon. Il appartient maintenant aux cellules auxquelles appartiennent les deux « mutins » de trancher le dernier lien qui les rattache au PC

« Paris, le 8 décembre. Le Comité Central du Parti Comuniste français a adopté dimanche les termes d’un rapport par M. Léon Mauvais sur ‘l’attitude fractionnelle des camarades André Marty et Charles Tillon » rapport destituant les intéressés de toutes les fonctions qu’ils occupaient dans les organismes du parti (..) Voici les termes de la résolution (…) « Dénigrement systématique des dirigeants , discriminations de toutes natures, violations des principes d’organisation et de direction du parti dans le but de combattre la politique du parti (..) Liaison avec des éléments douteux, suspects et même avec des ennemis déclarés »

Il existait à l’époque tout un réseau de presse se faisant le relais dans le Massif Central et ses environs des activités du Parti Communiste Français. Mais il nous faut citer aussi, dans le même organe, l’Yonne Républicains » le ton de textes relatifs aux « blouses blanches «  sévissant en URSS :

 

14 janvier 1953 :

« Découverte en URSS d’une groupe de « médecins terroristes » dont le but était « d’écourter « la vie des personnalités éminentes et en premier lieu des chefs militaires »

‘L’Agence Tass avait annoncé que les organes de la sécurité d’Etat ont découvert il y a quelque temps un groupe de médecins terroristes «  (recourant) à des »soins nuisibles » qu’ils appliquaient ; Il s’agit de « médecins thérapeutes » (suit une série de noms). (…) L’enquête effectuée par une commission d’experts médicaux ainsi que les aveux passés par les médecins en personne ont démontré que les criminels étaient des « ennemis camouflés du peuple, coupables d’avoir porté atteinte à la vie des malades (…) L’enquéte a démontré que, profitant de leur situation de médecins et abusant de la confiance des malades, ces personnes, avec préméditation, portaient atteinte à leur santé (…)Par leurs dispositifs erronés ne correspondant pas à la nature de la maladie (..) les médecins causaient la perte des malades/ Les criminels ont reconnu que profitant de la maladie de Jdanov ils ont établi un faux diagnostic de son état.(..) Leur arrestation a déjoué leurs plans sinistres et les criminels n’ont pas atteint leur but.

Comme toujours, l’enquéte a démontré que ces médecins (tous arrêtés en grande partie juifs » n’étaient que des ennemis du peuple à la solde des services étranger (…) D’autres étaient en relations étroites avec l’Organisation Internationale juive, nationaliste, bourgeoise ‘Joint’ créée par les services secrets américains, soi disant pour apporter une aide matérielle aux Juifs à l’étranger (..) L’accusé Vovsi a déclaré aux autorités judiciaires qu’il avait reçu de l’organisation « Joint » aux USA des instructions pour l’extermination des cadres dirigeants de l’ URSS etc »

 

16 janvier 1953 Première page de l’Yonne Républicaine ;

« Déjà en 1938, il y avait eu un « complot » de médecins soviétiques. De témoin à charge qu’il était à l’époque contre deux confrères accusés d’avoir provoqué la mort de hautes personnalités soviétiques, le professeur Vinogradov éminence médicale du Kremlin devient accusé »

 

En encadré «  Vinogradov et son coaccusé Grunstein soignaient M. Maurice Thorez (..) On pouvait lire dans L’Humanité Dimanche du 26 novembre 1950 « Des nouvelles de Maurice Thorez (…) Aucun doute, ils ont porté criminellement atteinte à la santé du leader communiste français. Qu’on fasse vite rentrer Thorez en France. Il y a va de sa vie »

Yonne Républicaine du 17 janvier 1953 :En marge du complot des médecins soviétiques »Enfant terrible du Palais Bourbon, M. Jean Nocher demande au ministre de la Santé publique d’assurer le rapatriement immédiat de Maurice Thorez dont la sécurité est menacée en URSS (..) M. Nocher expose « qu’on ne saurait plus invoquer la supériorité des médecins soviétiques puisque au contraire de l’aveu même du chef supreme de l’URSS et des démocraties populaires annexées (sic) (lequel chef n° 1 des Soviets (il s’agit là de Staline-) «  la « science soviétique » serait qualifiée d’ »officine de destruction et d’assassinats »

 

Terminons avec l’article du 20 janvier 1953 du même périodique marqué par une tendance à la dénonciation des Juifs.

« Nouvelle « Charreté » en Allemagne Orientale. Perquisitions et arrestations chez les Juifs (sic) »

 

Ainsi, avec le dossier Barbault, nous disposons d’ un indice assez fort d’une instrumentalisation de l’astrologie au service de la propagande communiste, dont le point culminant sera la parution en 1964 de sa « Crise Mondiale » aux Editions Albin Michel. Nous sommes alors au lendemain de la crise de Cuba.(1962) qui vit les missiles soviétiques en train d’être installés à proximité des cotes américaines. On est là en présence d’un « Entre soi «  tout à fait caractérisé.

 

 

Bibliographie

2001, sur le site Hommes et faits. com notre article « André Barbault et l’histoire du communisme »

 

 

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jacques Halbronn Les polarités en Astrologie. Première Partie

Posté par nofim le 23 mai 2021

Les polarités  en Astrologie. Première Partie.

par Jacques Halbronn

 

La plupart des astrologues de nos jours semblent admettre comme étant de l’ordre de l’évidence que la Lune et Saturne correspondraient à des valeurs, à des sensibilités diamétralement opposées en se référant éventuellement aux maitrises planétaires, la Lune régissant le signe du Cancer et Saturne celui du Capricorne. En tout état de cause, beaucoup rechignent à remettre en question un ancien consensus tant ils redoutent qu’un nouveau consensus ne puisse s’instaurer. C’est le syndrome du statu quo qui prédomine si souvent et qui est révélateur d’une certaine impuissance- ce qui renvoie à nos textes sur la dialectique Jupiter-Saturne sachant qu’il revient à Jupiter de renouveler le consensus en vigueur..

Pourtant, plusieurs facteurs tendent à montrer que nous aurions affaire à une seule et même polarité Lune-Saturne. D’une part, la solsticialité commune aux signes du cancer et du capricorne et de l’autre le rapport un jour pour un an, que l’on retrouve notamment dans l’astrologie « humaniste » de Dan Rudhyar- ce passage jour/an correspondant au rapport Lune-Saturne. On le retrouve dans la technique des directions ou progressions secondaires en astrologie mais aussi dans la Bible. Cette technique des progressions permettait de baliser la vie d’une personne en étudiant la position des astres pendant trente jours et d’en tirer des conclusions sur trente ans, ce qui évitait de passer par des calculs astronomiques plus ou moins ardus, problème qui ne se pose plus guère à l’ère de l’informatique.

Même dans le cas des phases de la Lune, la nouvelle lune et la pleine lune appartiennent toutes deux à la syzygie . Deux astres conjoints ressemblent fortement à deux astres opposés, puisqu’ils sont dits alignés dans les deux cas de figure. A ce propos, nous avons reproché à l’indice cyclique de feu André Barbault de ne pas avoir assimilé conjonction et opposition en plaçant l’opposition sur le même plan que le quinconce (150°) ou le sesqui carré (135°) voir le trigone (120°) Il aurait bien mieux valu construire le graphique en considérant conjonction et opposition comme se situant sur le même plan. D’ailleurs, en ce qui concerne le cycle Saturne-Neptune, Barbault avait commencé par accorder (suivant en cela Gouchon cf Les astres et l’histoire, Pauvert, 1967)) une grande importance à l’opposition (cf la Crise Mondiale 1965, Paris, Albin Michel, 1964) avant – du fait de son échec prévisionnel pour les années 1970-71 – de la traiter comme un aspect secondaire face à la centralité de la conjonction.

Il faut se faire une raison : Lune et Saturne ne feraient qu’un. Ajoutons que la Lune n’est pas une planéte à part entière mais un satellite de notre Terre pas plus d’ailleurs que ne l’est le Soleil. Ce serait une pièce rajoutée et ce n’est certainement pas par hasard que l’on ait cette correspondance un jour pour un an concernant Lune-Saturne en soulignant que le jour et l’an sont des références terrestres (rotation./révolution) et que si on convertissait ces durées selon d’autres unités de temps, cela casserait l’analogie numérique.. Dans la Tétrabible de Ptolémée, au chapitre des maitrises planétaires, l’on peut supposer (cf nos études sur ce sujet) que la Lune et Saturne sont associés aux mêmes polarités. Inversement, Soleil et Jupiter sont également reliés au niveau numérique avec les 12 ans de la révolution de Jupiter et les 12 rencontres soli-lunaires base de nos divers calendriers (chrétien islamique, judaïque) au cours d’une année terrestre. Rien de tout cela n’est indifférent et signale un plan d’organisation de notre systéme solaire axé sur des données terrestres, ce qui exclue que l’on soit là face à un agencement « naturel ».

Il faut se méfier des dérives et des pléthores sémantiques, les astrologues étant passé maitres à couper les cheveux en quatre, en divisant le gateau en un nombre toujours plus grand de « parts ». Nous proposons à l’inverse de limiter au maximum le nombre de distinctions en assimilant Lune et Saturne tout comme Soleil et Jupiter.

 

 

On en arrive à un dialectique minimale Jupiter-Saturne qui nous semble suffisante pour appréhender la cyclicité de nos sociétés et de nos politiques. Ajoutons  que pour nous Uranus serait

en rapport avec Jupiter  et Neptune avec Saturne.

On retrouve cette dualité avec le catholicisme et le protestantisme. Le premier serait solaro-jupitérien et le second lunaro-saturnien. L’un place un pontife, un pape en haut de la hiérarchie avec l’interdit du mariage pour les prélats – ce qui correspond au schéma jupitérien alors que l’autre prône le mariage des pasteurs en accord avec la reproduction démographique qui est le fondement même de l’idée de peuple, et refuse l’idée de chef de l’Eglise. Le pole Lune Saturne nous apparaît comme lié à la notion de « démos », de peuple (démocratie, démagogie, démographie) face au pole Soleil Jupiter. Or, force est de constater une certaine dérive observable à de nombreux niveaux, ce qui correspond au mimétisme social d’un René Girard . C’est ainsi que l’on sera passé du lien spécial du chef au Ciel à la pratique du thème natal pour tout un chacun. De même dans le domaine de la réincarnation, on sera passé de l’idée d’une élite missionnée à celle de la réincarnation pour tous tout comme on appelle « Seigneur » le premier venu (Signore, Senor, mon-sieur, en hébreu Adoni) alors que ces termes étaient au départ réservés à un fort petit nombre, sachant que pour nous il y aurait bien moins de jupitériens que de Saturniens. Rappelons, à ce propos, que nous n’attribuons pas ce label jupitérien/ saturnien sur la base du thème natal mais au prisme de la cyclicité ainsi qu’à certains traits de caractère que l’on peut discerner par le jeu des tests.(cf notre Astrologie Sensorielle, in Cosmopolitan, janvier 1977, sur SCRIBD).

Précisons que nos travaux se situent sur un tout autre plan que ceux de Michel Gauquelin qui, sur la base de critères socioprofessionnels aura mis en évidence une toute autre forme d’astrologie sur la base de la seule rotation de la Terre sur elle même (mouvement diurne)

 

 

 

JHB

23 05 21

 

 

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Jacques Halbronn La dialectique Jupiter-Saturne. Liberté versus Egalité

Posté par nofim le 18 mai 2021

La dialectique Jupiter Saturne : Liberté versus Egalité

par Jacques Halbronn

 

 

Nous voudrions préciser ces quatre notions capitales pour la pensée astrologique que sont les équinoxes, les solstices, les conjonctions et les carrés et les associer respectivement aux valeurs jupitériennes et saturniennes.

Aux dernières nouvelles, si l’on peut dire, nous dirions que Saturne correspond aux divers « entre sois », notion que nous avons déclinée récemment. Chaque fois qu’un groupe, qu’une communauté cristallise son mode de fonctionnement, son discours identitaire, elle obéit aux exigences de Saturne. Bien entendu, il existe des « entre sois » englobant eux mêmes un grand nombre d’entre sois. Ce sont des « super entre sois » comme c’est le cas pour un Etat. Nous dirons que Saturne est plus à son aise dans ses phases équinoxales (Bélier/ Balance) que dans ses phases solsticiales (Cancer/Capricorne). On l’a vu en 1989-91, quand Saturne passait en Capricorne, ce qui aura été fatal pour le bloc communiste et finalement pour l’Union Soviétique (URSS) elle même. Le ciment saturnien n’aura pas tenu en phase solsticiale.

Inversement, les jupitériens trouveront un terrain plus favorable lorsque Saturne est en période solsticiale.

Analogiquement, nous dirons que la quadrature correspond au solstice et que la conjonction ou l’opposition sont en phase avec l’axe équinoxial. Ainsi, lorsque Jupiter aspecte par transit de quadrature le soleil natal d’un leader, cela lui donne la force d’ébranler les bases du statu quo saturnien.

Comme nous l’avons noté dans un précédent texte, il convient de rapprocher Jupiter de ce que les astrologues associent à la planère Uranus, à savoir une certaine créativité, une aptitude à renouveler les représentations, à sortir des sentiers battus. Jupiter favorise la liberté,et Saturne l’égalité

Ce qui nous semble correspondre à l’idée de solsticialité et de quadrature, soit une tendance à faire table rase du passé en affrontant l’avenir, en partant à l’aventure alors que l’équinoxialité et la conjonction sont comme un retour involutif au point de départ, aux origines/. Mais Jupiter est parfaitement capable de perturber un tel statu quo, un tel consensus se voulant unitaire au point de masquer, de nier les différences. Jupiter divise pour mieux régner en faisant resurgir les clivages.

Quand Jupiter aspecte en conjonction ou en opposition le soleil d’un leader, cela ouvre une période qui excite les fonctions mémorielles, qui alourdit le poids du passé et cela n’est pas très propice tout comme lorsque Saturne passe par une phase solsticiale assez problématique pour la dynamique saturnienne.

On voit donc qu’il existe plusieurs cas de figure qui peuvent se présenter si ce n’est que pour ce qui est de Saturne, on n’a pas le choix alors que l’on peur toujours opter pour un leader jupitérien en pleine possession de ses moyens, quitte à en changer.

 

Pour nous, l’astrologie s’articule autour de deux grandes questions : les exigences mémorielles et les luttes de pouvoir. Jupiter se heurte à la routine liée à la mémoire, au souvenir, à l’habitus. Il sait fort bien créer de nouvelles modes, de nouvelles pratiques, ce qui lui permet de rassembler des gens aux origines très diverses. Mais le jupitérien n’en garde pas moins ses distances alors que le saturnien est plus proche du peuple, ce qui en fait un « populiste ». Vox populi Vox Dei.

D’ailleurs, selon nous, le jupitérien a un côté androgyne qui lui confère une grande autonomie, il a plusieurs cordes à son arc alors que le saturnien joue un jeu plus collectif, il est plus en communion, a l’esprit de famille, le culte de l’amitié. D’où deux styles d’exercice du pouvoir.

Le Saturnien est parfois victime de sa rapacité (cf notre étude sur le tétramorphe et la lutte des classes ), il préfère payer les gens -les soudoyer, les corrompre- que de devoir compter sur son propre charisme. Quand au Jupitérien, il tend à aller au devant des attentes car il n’aime pas qu’on lui dise ce qu’il doit faire et on lui sera reconnaissant pour sa prévenance  parfois surprenante, inattendue. En ce sens, le jupitérien prend des risques en pariant sur la loyauté des gens qu’il oblige par ses faveurs. On voit que le jupitérien et le saturnien ont chacun leur style de gouvernance et nous dirons que le jupitérien est plus optimiste et le saturnien plus réaliste sur ce que l’on peut attendre de l’humanité. La faiblesse du jupitérien tient surtout à une certaine étrangeté qu’il entretient et qui peut tantôt être un atout et tantôt conduire à sa perte.

 

 

 

 

JHB

18 05 21

 

 

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