l’importance du 4 et du 7 en astrologie

Posté par nofim le 25 février 2015

Le  4  comme base de la cyclicité  astrologique.

par  Jacques Halbronn

 

Le quatre joue un rôle majeur dans nos représentations.

Ne dit-on pas un »quart d’heure » (on passe un « mauvais

quart d’heure)?  Cette division en 4 de l’heure se retrouve

dans la division du mois  en semaines  au nombre de 4  sans

parler des « Quatre Saisons » (Vivaldi), dans le symbolisme

de la Croix (cf Guénon), dans le découpage de la journée

par l’horizon et le méridien (Ascendant/descendant, Milieu

du Ciel, Fonds du Ciel). Une ville aussi

se divise en 4 d’où le terme de « quartier » que l’on utilise

couramment sans penser au 4. Même nos cartes à jouer

véhiculent le 4 (quarte) et on y trouve les 4 couleurs (cf

aussi le Tarot). On pourrait multiplier  les exemples mais

on aura compris que quatre et quart sont de la même

famille (cf écarteler pour le supplice).  Le mot « cadre »

vient également de ce chiffre que l’on trouve -sous

sa forme grecque -dans le tétragramme, le tétramorphe, la tétractys

Le 4 est omniprésent sur le plan technique: depuis le mobilier

(table) jusqu’à la voiture. (cf aussi Clefs pour l’astrologie

Paris, Seghers, 1976, pp. 104  et seq « l’astrologie des

carrés »)

Sur le plan cosmique, le 4  est  avant tout lié à la Lune

avec ses « 4 temps ». La Lune nous enseigne que tout

cycle doit se subdiviser  en 4 et c’est là que s’opère le

passage de l’astronomie à l’astrologie. D’où l’importance

que nous accordons à la division en 4 du cycle sidéral de

Saturne, en périodes de 7 ans, ce qui n’est possible qu’en

se servant des étoiles fixes. Faute de quoi, la combinaison

de Saturne avec une autre planéte ne permet plus  de

faire apparaitre le 7.(cf.  la gamme de 7 notes) .Ainsi, le cycle Jupiter-Saturne

donnera des écarts de 20 ans entre deux conjonctions,

ce qui ne permet plus de générer le 4 sinon en tenant

compte des 4 Eléments, le cycle passant tous les 200

ans d’un triangle à un autre du fait  d’un glissement

progressif.

L’importance qu’il convient d’accorder au 7 n’a rien

à voir avec le nombre de « planétes » et d’ailleurs de quel

droit considérer les luminaires comme des planétes, comme

le fait Ptolémée dans la Tétrabible en leur accordant

tel ou tel signe alors que ce sont des marqueurs, des

pointeurs qui désignent  un signe solaire ou lunaire?

D’aucuns – comme Guy Taillade- nous disent que

le 7 est l’addition du 3 et du 4 mais en réalité il s’agit

là d’une coincidence  tirée par les cheveux comme on

l’a vu. Et même si les jours de la semaine se sont vu

attribuer chacun un astre, cela ne prouve rien si ce

n’est la tentation du syncrétisme analogique.  Le 7

n’est pas la somme de 4 et 3 ni la prise en compte d’un

« Septénaire » astral mais  la division de 28 en 4 qui vaut

tant pour la Lune que pour Saturne.(cf  nos Mathématiques

Divinatoires, préface J. Ch. Pichon, Ed Trédaniel 1983,

pp153 et  seq)

Nous n’adhèrons aucunement à un culte du Septénaire

pas plus qu’à une astrologie transsaturnienne. Nous

pronons une astrologie lunaro-saturnienne  articulée

sur  les 4 étoiles fixes royales (et les 4 points cardinaux,  les 4 signes  fixes que

l’on retrouve dans le Sphinx, dans l’arcane Le Monde du

Tarot, dans les 4 Evangélistes, dans le Livre d’ Ezéchiel  etc)

Toute astrologie qui s’éloigne de cette formule 28/4

est  vouée à l’échec. et s’écarte (sort du 4) du droit

chemin .On notera que l’astrologie considére le

« carré » (quadrature) comme  un aspect dissonnant et

il faut  rappeler  que le carré est intrinséquement la

marque d’une absence, d’une séparation entre les deux

composantes d’un cycle, qu’il est  l’opposé de la

conjonction (au même titre que le semi-carré et

l’opposition).

 

 

 

 

JHB

26 02 15

Publié dans ASTROLOGIE, MUSIQUE, POLITIQUE, SOCIETE, symbolisme | Pas de Commentaire »

L’alternance des programmes droite/gauche au prisme du cycle de 7 ans

Posté par nofim le 24 février 2015

L’astrologie  peut-elle rendre compte du clivage des programmes politiques  Droite/Gauche?

par  Jacques  Halbronn

Le grand probléme de l’astrologie c’est de  pouvoir s’articuler sur des catégories  connues et reconnues. Celles de droite et de gauche nous paraissent appropriées pour tester la valeur d’un systéme cyclique à condition toutefois  de maitriser un certain nombre de paramétres tant sociologiques qu’astronomiques.

I  Les paramétres sociologiques

On sait qu’un gouvernement peut changer de politique en cours de route et ne pas ou plus appliquer le programme pour lequel il

est censé  avoir été élu,  tant aux législatives qu’aux présidentielles.  D’où l’importance de suivre de près l’actualité et de ne pas

se contenter de compulser des livres d’histoire forcément schématiques qui ne peuvent se permettre – faute de place- de rendre

compte de tous les aléas de la vie politique. Le regard rétrospectif tend à écraser le relief des événements et cela risque de

fourvoyer le chercheur désirieux de recourir aux données politiques.  Il est pourtant assez évident que ce qui se passe de nos

jours s’est toujours passé ainsi avec  toutes sortes de revirements se succédant à de courts intervalles de temps.

Nous préférons parle de programmes plutot que de personnes car une personne peut passer d’un programme à un autre, comme on

l’a vu, entre autres, avec Mitterrand, lors de son premier septennat, qui a conduit au remplacement de Pierre Mauroy par Laurent

Fabius, en cours de mandat. La roche tarpéienne est proche du Capitole, disait-on déjà à Rome.

II Les paramétres astronomiques

Les élections, même si les dates sont déterminées très longtemps à l’avance n’en sont pas moins marquées par le climat astral

du moment. En France, depuis 1974, les élections présidentielles ont lieu au printemps, cela tient au fait que Pompidou est mort

en exercice au début de cette année là. Le passage du septennat au quinquennat (à partir de l’élection de 2007) n’y a rien changé.

On pourrait penser que tous les sept ans,  la position de Saturne ne change pas au regard du cycle de  7 ans mais le phénoméne

astronomique n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire. Déjà  au X » siècle Albumasar avait noté que les conjoncions

de Jupiter avec Saturne subissaient un certain glissement de triplicité en triplicité, au bout de 200 ans environ, ce qui lui

permettait de diviser le processus en 4 sur une période d’environ 800 ans pour revenir au même point du ciel.

Nous devons observer que la conjonction de Saturne avec l’une des 4 étoiles fixes royales  si elle ne varie guère ne s’effectue pas

exactement tous les 7 ans si bien qu’au printemps, d’une élection à la suivante,  Saturne peut se trouver plus ou moins éloignée

de l’étoile fixe royale la plus proche, ce qui change sensiblement l’interprétation. En effet, si Saturne est proche de la conjonction, on est en phase « conjonctionnelle » favorisant l’avénement, le retour de la Droite comme en 1995 et 2002 mais aussi 2007 alors que si

Saturne en est éloignée, on est en phase « disjonctionelle » et dans ce cas la configuration favorisera plutôt un programme de gauche

comme en 1981 et 1988. On voit donc que le glissement aura conduit à passer d’une victoire de la Gauche à une victoire de la Droite.

André Barbault  entend ne pas accorder d’importance au signe où se forme une conjonction (constitutive du « cycle planétaire »). Nous

ne travaillons pas sur les mêmes bases que lui mais il nous semble que l’on ne peut totalement faire abstraction de la partie du zodiaque qui est concernée à un moment donné car ce serait passer à côté d’une certaine dualité qui est au coeur de la grille astrologique.

Autrement dit,  nous disposons de trois donnés:  la donnée planétaire, la donnée stellaire (ou zodiacale) qui sont célestes  et la donnée électorale qui est terrestre. Il convient d’articuler ces trois informations.  Quelle planéte, quel signe, quelle date ? Et ce quelle que

soit l’astrologie pratiquée.

Si l’on prend l’élection d’avril  2002, nous avons Saturne en un certain point du ciel, ce qui influera sur la réussite de tel ou tel

programme devant les électeurs.

Revenons sur ces notions de Droite et de Gauche,  nous les formulerons ainsi de façon assez schématique:

La Droite est conjonctionnelle, elle  favorise la compétition, la sélection des meilleurs

La Gauche est disjonctionnelle, elle tend vers le partage, l »égalité de tous les membres.

On l’ a dit, il faut peu de temps pour que tout  en vienne à basculer dans un sens ou dans l’autre. Cela tient à

un  insensible glissement  (shift) d’un signe cardinal vers un signe fixe, d’un signe fixe vers un signe mutable, du fait de l’astre  considéré

qui parcourt le Zodiaque.

Il semble donc qu’il soit enfin devenu possible de prévoir de tels « glissements » programmatiques.  Car cela n’implique pas

nécessairement un changement de personnel mais avant tout un changement de  programme même si certaines personnes restent

emblématiques d’une certaine politique.

Le cas de 1997 est emblématique en ce qu’il favorise la Gauche entre deux conjonctions qui favorisent la Droite en 1995 et 2002. Entre deux conjonctions, il y a nécessairement une disjonction.

 

Nous avons établi le principe suivant:  en astrologie, il importe de relier pour une même période deux événementsse déroulant

au même moment mais pas au même endroit mais il importe aussi de relier deux dates différentes pour des événements

s’étant produits dans un seul et même lieu. C’est là une précaution éléméntaire à respecter pour éviter de tirer trop vite des conclusions sur la portée d’un événement ou d’une configuration.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

24 02 15

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, POLITIQUE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Les électrices et les élus. La force des réseaux

Posté par nofim le 11 février 2015

La rapport du peuple à ses leaders  au prisme du clivage

hommes/femmes

par Jacques  Halbronn

 

Il y    a beaucoup d’appelés et peu d »élus, dit-on. La thèse

que nous défendrons ici veut que l’on distingue les

électeurs et les éligibles et que les uns ne puissent être

les autres. Ce n’est pas la première fois que l’on distingue

ceux qui peuvent élire  de ceux qui peuvent être élus et

d’ailleurs-in fine,toute élection revient à cela: faire élire

par le plus grand nombre quelques personnages,eux mêmes

passés, le cas échéant, par des primaires.

Ce qui n’avait pas été dit, en revanche, c’est que les

électeurs devraient être des femmes et les éligibles, les

élus des hommes. Un tel principe n’a pas été respecté ne

serait-ce que lorsque les femmes ne pouvaient voter

(en France avant 1944) si bien que des hommes élisaient

des hommes. Mais la situation hybride, mixte, actuelle est loin

d’être à recommander. Ce qui est clair, en revanche, c’est

que le plus souvent, les élus sont bel et bien des hommes,

alors même que les femmes votent

On aura compris qu’un électeur isolé ne fait pas sens alors

qu’un éligible peut être un homme seul. Soit deux destins

différents,deux histoires différentes, celle des hommes et

celle des femmes, cette dernière étant collective. D’ailleurs,

les femmes qui militent pour la cause des femmes savent

pertinemment qu’elle doivent se rassembler, que c’est

leur union qui fait leur force.

Ce n’est pas une mince responsabilité que d’avoir à choisir

à élire, on l’admettra mais il nous apparait que le fait pour une

population de converger vers une même personne,

une même oeuvre, est une affaire assez mystérieuse qui

est au coeur de l’idée démocratique.

Les femmes peuvent être des leaders d’opinion, qui

entrainent, mobilisent, motivent beaucoup de monde mais

elles n’en deviennent point pour autant éligibles.

Une femme seule ne fait pas le poids devant un homme.

Il lui faut rassembler autour d’elle, servir de porte-parole

quitte à répéter des consignes, à reprendre des slogans.

Nous avons souligné dans d’autres textes l’importance

de l’élection. Dieu  choisit Israël parmi tous les peuples;

Est-ce à dire que Dieu est Femme? On notera en tout cas

le pluriel « Elohim » (Adonaï, mes  seigneurs – ce sont des

marqueurs de pluriel)

Les femmes ont un talent pour propager des rumeurs,

créer du « buzz », c »est là leur force. Mais une femme

seule est démunie, elle doit persuader, convaincre,

entrainer.

Mais quel talent si particulier auraient les hommes pour

avoir ainsi  le privilége de l’éligibilité? Il y a une fragilité

chez l’homme seul,  celui qui n’est pas suivi, et cela tient

à la nature même de toute  créativité authentique qui ne

saurait dans un premier temps,  s’imposer sans trouver

des soutiens, ce qui n’est pas la même chose que des accords.

Celui qui innove permet au groupe de dépasser,  de

transcender ses différences internes et donc pour

survivre un groupe doit se donner de nouveaux défis.

Un groupe qui se sclérose du fait de la routine est voué

à échouer dans son processus d’intégration des nouveaux

éléments, à commencer par sa propre jeunesse sans

parler des nouveaux immigrants.- les deux peuvent se

recouper. Il n’y a pas d’équité sociale sans une nouveauté

pour tous et c’est cela que garantit l’innovation, la remise

en question des anciens schémas..

Nous dirons que les homme ont accés à la Subconscience,

ce qui est une affaire individuelle alors que les femmes

s’inscrivent dans des objectifs à atteindre collectivement

Il convient, en conclusion  de resituer les vrais enjeux :

le paralléle entre femmes et machines nous semble

pertinent surtout si l’on prend en compte le cas des

animaux dits domestiques : le cheval (vapeur)  ne sert il pas encore

à déterminer la puissance d’un véhicule (cf la Deux CV

(Deuch)? Il y a là une instrumentalisation par les hommes

(au sens de vir, de mâle) de son environnement et l’on

peut certes s’extasier des performances de tel ou tel

appareil, de tel ou tel animal, de telle ou telle femme mais

il ne s’agit jamais que d’un probléme de dressage qui a

ses limites à la façon- au XVIIIe siècle, de cet automate joueur d’échecsqui dissimulait en son sein un homme. De nos jours,

d’ailleurs, l’ordinateur n’a plus besoin de ce stratagéme.

Il reste que les femmes semblent fonctionner en réseau,

ce qui leur permet de peser sur le cours des choses à

un niveau quantitatif. Mais la question qui se pose

alors  sera la suivante : est-ce que les femmes dont on

sait qu’elles sont marquées par une certaine cyclicité

(menstruation et donc ménopause) ne feraient-elles pas

partie intégrante  d’un systéme social tel que nous l’avons

décrit par ailleurs dans nos travaux de cyclologie (cf  sur

la disjonction)?

Il y aurait donc une phase favorable à la mise en avant

de leaders (cf  le post 2011) et une autre de  relais qui la précéde

et qui la suit qui  s’en passerait provisoirement.(type

printemps arabe)

En termes de falsifiabilité, il est essentiel que l’on ne soit

pas à la merci de processus de manipulation, de suggestion

pouvant se produire à une petite échelle mais non  à une

grande échelle et dans des contextes par ailleurs très

différents les uns des autres.  C’est d’ailleurs une question

fondamentale que de définir le champ possible de

l’imposture dans le cadre poppérien. Plus il sera possible

de falsifier, plus la question de la falsification devra être

reformulée en connaissance de cause.

Revenons sur certaines observations  de l’ouvrage « Le

principe Démocratie », le terme démocratie désignant

ici l’idée d’un processus émanant   de la base. Les

auteurs  distinguent  la « carte du collectif » (p274) et

le  recours  à  une « figure  charismatique »

En fait lorsque cette « figure » ne parvient pas ou plus

à s’imposer (cf 2011), qu’est ce qui prend le relais et est-ce

là un pis aller, une solution d’attente,une politique du

pauvre substituant la quantité à la qualité (cf nos travaux

sur la cuisine) ?

Faut-il dès lors parler d »  implosion »  ou bien  de relais?

Dans le premier cas, cela se produirait  en rupture avec

le système alors que dans l’autre, il s’agirait d’une forme

de « nuit », d’hibernation dont on percevrait la nécessité/

Crise inhérente à la structure  ou crise conjoncturelle?

Il est vrai que ces deux lectures tendent à se superposer.

La faillite du leader  sera vécue comme une crise mais n’est

ce pas aussi le cas du coucher du soleil? On retrouve là

une dialectique Soleil-Lune dans la mesure où la Lune ne

se voit qu’en l’absence du Soleil et vice versa même si

la Lune n’est aucunement cause de la nuit à la différence

du soleil pour ce qui est du  jour.

On nous relate ainsi le fil des événements (pp 35

et seq) : « Tout a débuté  le 14 janvier 2011 avec la chute

de (…) Ben Ali  suivie de celle de Hosni Moubarak en

Egypte le 11 février.  Ces deux renversements

consécutifs   ont subitement  redonné vie à une idée

dont on pensait  qu’elle  était  définitivement révolue :

le fait qu’un peuple qui se réunit de sa seule initiative

pour faire valoir sa souveraineté absolue parvient à

reprendre son destin en main et à chasser des

dirigeants  tyranniques et corrompus sans faire

actede violence directe et organisée »

Il est remarquable que les auteurs du Principe

Démocratie intitulent  un chapitre « 1968,1989,2011″ car

pour nous ces trois dates correspondent aux mêmes

moments d’une cyclicité que nous avons établie ailleurs

Dans les trois cas,  la « rue » se sera fait entendre et en de

multiples « places ». On peut parler d’une « nuit » du pouvoir

lorsque le pluriel  remplace le singulier – et l’on notera

que nos grammaires, nos langues font état de cette dualité-

Dans nos travaux relatifs au Droit constitutionnel nous

avons suggéré que toute  constitution s’ancre sur une telle

cyclicité et non sur des points de départ parfaitement

arbitraires et artificiels. L’élection doit avoir lieu au moment

où symboliquement le « soleil » se lève, où la nuit s’achève,

où le peuple passe le relais à  ceux qu’il élit et qui auront

pour tâche non plus de souder le consensus mais bien

d’en préparer un nouveau. On ne peut pas être au four

et au moulin et il est un temps pour chaque chose

(Ecclésiaste) sans oublier qu’il n’y a « rien de nouveau

sous le soleil ».  C’est cette quéte d’un nouveau consensus

qui permet  d’éviter à une société de se scléroser et de

se fermer  à ceux qui la rejoignent soit par la naissance,

soit par l’immigration et ce nouvel horizon ne peut être

que le fait d’un petit nombre, d’une avant-garde et

c’est quand ce nouveau consensus est mis en place que

le soleil peut enfin se coucher  en passant le relais au

plus  grand nombre.

.

 

JHB

22  02 15

 

Publié dans couple, Culture, FEMMES, HISTOIRE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

L’astrologie et la crise des leaders. Autour de 2011

Posté par nofim le 10 février 2015

Le rôle des femmes dans les mouvements sociaux cycliques

par  Jacques Halbronn

 

Les hommes programment ce qui est positif et non ce qui est négatif. Cela obligé le chercheur en astrologie à donner la préference au négatif. En  effet,  nous pouvons à tout moment  construire quelque chose, ce qui va polluer tout travail cyclique. On se marie, on signe des traités même si c’est sans lendemain.  Le Droit ne cesse d’édifier ainsi des châteaux

de carte.  On voit bien que ce n’est pas dans ce registre qu’il convient de  fonder l’astrologie  au regard des possibilités poppériennes de réfutabilité et de falsifiablité.

On abordera deux  grilles de lecture  : une négative, celle du collapse

et l’autre positive celle des manifestations de type printemps arabe.

 

I  La grille  de l’implosion du pouvoir

Ne serait-il pas payant de parier sur tout ce qui vient ébranler les constructions humaines car les humains ne programment pas le collapse, l’avortement - ce qui n’est pas la même chose qu’un processus qui parvient à son terme?.

Instinctivement,  nous avons assez tôt compris que ce qui était le plus remarquable à observer, c’était le démantélement, le démembrement de ce que les hommes bâtissent.  Car si le commencement des choses est imprévisible, en revanche, les moments d’ébranlement le sont et ne se produisent pas à n’importe quel moment. C’est pourquoi les phénoménes d’implosion constituent notre corpus de prédilection. L’échec ne ment pas!  Au tournant des années soixante, la fin de l’empire colonial français nous avait

fortement interpellé. Tout d’un coup, de nouvelles capitales  allaient figurer dans les atlas. Et dans la mémoire collective, ces moments de dislocation laissent des traces profondes. Que l’on songe à  1989!

Paradoxalement, ces « implosions » ne sauraient correspondre à des conjonctions – comme a pu le croire un André Barbault avec le cycle Saturne-Neptune  dont la conjonction était censée, après coup, expliquer le grand collapse du bloc communiste dans l’Est de l’Europe.

On serait plutôt face à  un vide, à un manque de signal  lequel est la cause même du collapse. Il est vrai que nous avons plus de facilit en général à capter la présence que l’absence et que  quand nous voulons expliquer quelque chose, nous sommes tentés de parler de ce qui est visible plutôt que de ce qui ne l’est pas. C’est là un obstacle épistémologique majeur pour l’Astrologie. Pourtant, la notion même d’aspect – et selon nous la conjonction ne saurait être qualifiée d’aspect – ne sert-elle pas à signaler un manque, une distance entre la conjonction et la configuration du moment. L »aspect  nous indique une absence et d’ailleurs on ne « voit » pas un aspect dans le ciel alors que les sociétés les plus anciennes contemplaient et attendaient les conjonctions. Mais de nos jours, alors que les astrologues n’observent plus le ciel, une conjonction équivaut à  n’importe quel aspect!

Nous dirons donc qu’il importe de distinguer  l’exposé du savoir astrologique et les conditions de sa démonstration. Le savoir

astrologique traite en effet de l’ascension des leaders poussés par leurs partisans en vue d’un nouveau consensus – et les femmes jouent un rôle majeur dans cette reconnaissance, dans cette découverte de nouveaux horizons en convergeant vers certains  hommes « élus ».

En revanche,  en raison du « bruit »  causé par les multiples entreprises des uns et des autres – et l’on songe à la « fabrique » des leaders par le suffrage universel  laquelle obéit à un calendrier qui n’a strictement rien d’astrologique -encore que certains astrologues ne dédaignent pas d’étudier les « thèmes » des dates ainsi mises en avant faute d’être en mesure d’en proposer de leur propre cru.- seul le collapse est en mesure de « prouver » l’astrologie, pour les raisons que nous avons précisées plus haut.

Or, l’astrologie aujourd’hui est en guerre. Elle doit se faire reconnaitre. Elle ne saurait se comportere comme si de rien n’était et pratiquer la politique de l’autruche en s’enfermant dans un ghetto. Il lui incombe donc en ce début de XXIe siècle d’être une

Cassandre, une prophétesse de malheurs car ce n’est qu’ainsi qu’elle parviendra à se faire respecter. Il nous faut donc annoncer des

catastrophes, c’est à dire l’impensé sinon l’impensable, le point aveugle.

Certes, le malheur des uns fait le malheur des autres. On nous objectera que 1960 ou 1989 sont des dates « heureuses » pour les  peuples

ainsi « libérés ».  Or, il doit être clair que notre point de vue ne saurait être tel : on entendra par  collapse l’ébranlement, la chute des

empires et en cela la conjonction  est  celle qui est censé garantir  le processus de rassemblement.  En ce sens, la disjonction

qui s’oppose, dans le cycle de 7 ans, à la conjonction,  qui correspond à une éclipse du signal « saturnien-stellaire »  est le talon d’Achille du système . A l’astrologie d’annoncer ces temps d’implosion.  Quand on regarde de près les prévisions de Barbault pour 1989 on ne peut que constater leur flou artistique: il nous parle d’un événements « important », « majeur » « grave » mais c’est très insuffisant car  cela aurait pu aussi bien être une avancée du bloc communisye tout autant qu’un recul ou un effondrement. Or,  confondre ces deux

éventualités opposées- comme  ne faisant qu’une -  ne saurait être plus longtemps   toléré.  Ce qu’on attend actuellement de l’astrologue

c’est qu’il annonce le collapse des structures en place et qu’il en donne une datation aussi précise que possible. En aucune façon, il ne saurait être  question de « localiser » astrologiquement – au nom de quelque chorographie associant tel signe ou telle planéte à telle ou telle partie du monde comme a cru pouvoir le faire André Barbault. Certes, il peut sembler, au premier abord, plus « sérieux » de tenter de situer géographiquement un impact cyclique. Mais, c’est là un leurre. On sait très bien que le collapse n’épargne aucun pays et que lorsqu’une région est atteinte, elle ne connaitre pas de nouveau collape de sitôt. A qui le tour?  On nous reprochera peut être de jouer sur du velours en laissant ouverte la question du point d’impact. Ce serait oublier que nous nous intéressons aux grands ensembles et que leur nombre est bien plus limité que celui des Etats lesquels sont voués précisément à être intégrés au sein de telle ou telle « Union »

« Communauté ».

Il revient  à la géopolitique de se servir de notre outil pour cerner les probabilités concerannt les prochaines victimes de l’impact

disjonctionnel à venir – ce qui se produit en moyenne tous les sept ans- et il s’agit bien de cela: fournir aux sociologues, aux politologues

un outil  ergonomique leur permettant de situer le ou les prochains collapses. On aurait pu ainsi annoncer le collapse correspondant au

« printemps arabe  » de 2011. Le mot « printemps » peut

évidemment ici préter à confusion comme on l’a souligné plus haut car pour les

empires, ce serait plutôt un hiver et l’on a pu observer d’ailleurs à quel point certains Etats que l’on pouvait croire n’être que d’un seul tenant étaient en réalité de fragiles mosaïques.

 

II  La grille  du pouvoir collectif

La grille que nous venons d’exposer nous semble cependant

laisser à désirer. Nous lui préférerons une dialectique

de type Yin Yang, opposant pouvoir d’un seul à pouvoir

collectif. Nous nous appuierons  pour ce faire sur

l’ouvrage d’Albert Ogien  et Sandra Laugier, Le principe

Démocratie. Enquéte sur les nouvelles formes du politique

Ed de la Découverte,  2014, consacré aux événements de

2011.

Les  auteurs y   montrent bien, en effet, que certains

mouvements de masse ne sauraient être confondus

avec  des processus institutionnels comme  les élections

(cf en ce sens  notre ouvrage  L’astrologie selon Saturne, Ed La

Grande Conjonction  1994 sur  la question des mouvements

sociaux)

Citons ce passage assez  éclairant du  Principe  Démocratie?

« Trois années  se sont  écoulées depuis la vague mondiale

de protestation  politique de 2011. Et  que constate-t-on?

Les gouvernements  légitimes ont partout repris la

main ; les peuples ont  été matés ou ont remis la

parole publique à ceux auxquels elle  était censée

appartenir; les protestataires  ont  été  rendus à

leurs illusions  romantiques » (p. 259)

Or, s’il est possible de manipuler la réalité à une petite

échelle, cela semble bien moins vraisemblable à grande

échelle. C’est pourquoi la consultation astrologique

individuelle ne pourra jamais être prise en considération

pour prouver l’astrologie. De même un événement se

produisant dans un seul pays est moins déterminant

que s’il a lieu dans divers pays et nous avons souligné

plus haut à quel point il était possible de déclencher

en quelque sorte artificiellement

certaines mobilisations notamment du fait d’une élection

fixée pour une certaine date.

Ce qui frappa nos auteurs pour 2011, c’est justement que l’on

assistait là  à une « vague » qui allait se propager dans un

grand nombre de pays, de villes, un peu partout dans le

monde.

A nos yeux,  ce phénoméne n’aurait rien de nouveau

(comme dirait l’Ecclésiaste) et il ne peut qu’être suivi

d’un processus en sens inverse, au bout de trois ans

environ. L’astrologie n’a pas à se faire prophétique de

temps nouveaux. Plus ça change, plus c’est la même

chose. Il leur manque à l’évidence un support

astrologique pour sous-tendre leur travail.

 

 

 

 

 

 

 

22. 02. 15

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, HISTOIRE, POLITIQUE, prophétisme, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Sait-on prévoir l’avenir? Pour une approche processus par processus

Posté par nofim le 28 janvier 2015

De la prévision de ce qui est en train d’advenir.

par  Jacques  Halbronn

Quand une femme est enceinte, on peut prévoir qu’au bout du neuviéme mois, elle accouchera. C’est une prévision. Pour qui ne connait pas le processus de la gestation, ce pronostic pourra sembler étonnant. C’est en effet souvent l’ignorance des processus qui nous fait nous étonner et croire que l’avenir est déjà écrit dans tous ses plus infimes détails (mektoub) C’est aussi du fait des déficiences du savoir que l’on commet des erreurs sur le futur.

Dans bien des cas, ce qui est en cours, en train ne nous parvient pas à la conscience et rien n’indique à une femme enceinte qu’elle accouchera au bout de 9 mois si elle ne l’a pas appris par ailleurs, culturellement.

Ce qui peut interférer avec une prévision, ce sont des facteurs extérieurs, étrangers au processus. C’est pourquoi une prévision à long terme a de fortes chances d’échouer ou de ne valoir que dans les très grandes lignes.

Ce qui est le plus intéressnt ce sont donc les prévisions à court terme, celles qui à la fois sont en avance sur l’échéance et à la fois celles qui risquent peu d’être perturbées par des éléments extérieurs. On pense évidemment à l’avortement (IVG)  – au sens anglais du terme qui est plus large qu’en français « abort »- et qui implique que l’on arrête ce qui est déjà engagé, ce qui crée de l’imprévu.

Il est donc des forces subconscientes, souterraines qui sont en oeuvre et qui ont leur propre agenda et dont la connaissance nous permet de mieux baliser l’avenir sans que l’on puissse pour autant dire que tout est  inscrit par avance.

Il est clair que chaque processus fonctionne séparément et que la prévision ne peut se faire que du point de vue d’nn processus donné bien circonscrit. En cela, une prévision globale est une gageure. On ne peut prévoir que sur un certain segment mais l’on peut coordonner les informations propres à divers segments à condition que chacune des données prises en compte soit fiable par elle même. On n’arrive à rien en combinant des données peu fiables.

Voilà pourquoi notre rapport à l’astrologie se veut très nettement limité et qu’il nous semble chimérique de vouloir tout tabler sur la seule Astrologie.

On nous objectera probablement que l’astrologie est-elle ^même  un ensemble de processus et de paramétres. Chaque cycle planétaire couvrirait un champ qui lui serait propre. Un cycle par ci, un cycle par là.

Pour notre part, nous n’adhérons pas à une telle présentation des choses. Nous ne croyons pas en une astrologie « globale », « totale ». Certes, la diversité des facteurs planétaires et autres semble plaider en faveur d’une telle idée d’une astrologie multiple, polyvalente.

Mais telle n’est pas notre approche. Nous pensons que l’astrologie doit se concentrer sur un seul et unique cycle et que c’est dans cet esprit qu’elle a été conçue puisque pour nous l’astrologie est une construction bio-technologique  et non l’expressions terrestre d’une structure céleste où chaque astre aurait un rôle à jouer comme le pense un Jean-Pierre Nicola.

L’astrologie n’apporte qu’une certaine information à partir d’un certain cycle et c’est déjà très bien ainsi.

A partir de là, d’autres informations, extra-astrologiques, sont susceptibles de venir compléter le tableau tout en accordant à l’astrologie  – une astrlogie épurée-  une place éminente.

Plus généralement,  nous avons divers moyens pour explorer l’avenir mais il ne s’agit jamais que de prendre conscience de ce qui ne l’est pas. C’est nous qui serions en retard  plutôt que les autres qui seraient en avance.

Il est clair que si j’écoute un morceau de musique pour la première fois, je ne saurai pas prévoir la succession des mouvements mais c’est bien là le fait de mon ignorance, de mes lacunes. Maintenant, si l’oeuvre est peu connue, rares seront ceux qui seront capables de décrire la suite des événéments. Parfois, cette suite ne dépend que de très peu de gens voire d’une seule personne qui est en mesure de prendre des décisions et qui ne les communique pas tout de suite à tout le monde.  Il faut alors être dans le secret des dieux!

Le dilemme est donc le suivant: soit l’on  est dans la précision globale  sur une période très courte soit l’on est dans les grandes lignes sur une période bien plus longue.

L’astrologie reléve  d’une connaissance des grandes lignes mais elle peut baliser des décennies, des siècles et fournir des repéres fiables et viables et ce en dépit de données extérieures manquantes et qui le seront d’autant plus que l’échéance sera éloignée.

Les autres formes de divination sont plus dans le court terme et plus on attend, plus la « prédiction » deviendra incertaine y compris dans les grandes lignes. Rappelons que la plupart des pratiques astrologiques ne valent pas mieux, notamment celles qui s’articulent sur des thèmes (de naissance ou autres).

Il y a des probabilités qui permettent  incontestablement de déterminer ce qui va se passer dans tel domaine spécifique, c »est vrai pour l’alternance du jour et de la  nuit, pour les marées, pour les saisons, pour l’approche de la mort du fait de l’âge, du fait de l’application de la constitution, d’un calendrier électoral programmé de longue date etc

Le grand enjeu pour l’astrologie du XXIe siècle est de fournir au moins un cycle viable. D’aucuns soutiendront qu’un seul cycle planétaire est nécessairement partiel. Ce n’est pas notre avis: nous sommes persuadés qu’à l’origine, un certain cycle aura été privilégié, et en quelque sorte « élu » par rapport aux autres. C’est ainsi que l’on doit aborder notre civilisation  judéo-chrétienne mais aussi gréco-latine. Le monothéisme nous enseigne de nous focaliser sur un seul vecteur et  la science grecque nous invite à une certaine exhaustivité. C’est ce qui distingue les sciences de l’homme des sciences dures mais l’on s’apercevra de plus en plus que même les sciences dures  impliquent des choix qui permettent de passer de la puissance à l’acte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

28. 01. 15

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Les juifs et la gestion des risques : de la synagogue à la vie en Israël

Posté par nofim le 27 janvier 2015

Les Juifs face au péril antisémite/antisioniste et le débat sur la laïcité

par  Jacques Halbronn

 

Selon nous, il est important que la communauté juive de France tienne un discours viable et il ne semble pas que ce soit le cas pour l’heure.

On abordera deux questions : la laïcité  et  le rapport à Israël.

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I  La Laïcité

Nous entendons des discours juifs sur l’importance de la laïcité. Or, cette notion convient parfaitement aux Juifs et bien moins aux Chrétiens et encore moins aux Musulmans. Et il n’est donc pas vraiment équitable de prôner la laïcité en tant que juif car cela ne peut qu’exacerber un certain antijudaïsme.

En effet,  hors de la synagogue – et l’on sait que les Juifs qui s’y rendent sont minoritaires- la langue hébraïque est à peu près totalement étrangère à la vie juive, la plupart des juifs ne parlant pas celle-ci et étant tout juste capables de la « lire », ce qui n’est pas du tout la même chose. On ne peut que regretter que l’hébreu moderne, langue vivante, soit aussi peu familière aux Juifs, pratiquants ou non  et cela ne semble pas du tout s’arranger au bout de tant de décennies!  Il y a un échec des communautés religieuses juives qui se sont contenté d’un « savoir lire » qui ne rime à rien;  Les maghrébins, en revanche, ne sont pas marqués par leur identité de façon aussi ponctuelle. Ils s’entretiennent dans cette langue,  ont des racines au Maghreb et  ont un physique bien reconnaissable, sans parler de leurs prénoms spécifiques. Ce qui n’est pas vraiment le cas des Juifs. La visibilité sociale  des uns et des autres n’est aucunement comparable.

Par conséquent, au regard de la laïcité, comme nous le disions, Juifs et musulmans ne sont pas logés à la même enseigne et en ce sens ces derniers sont bien plus vulnérables; A contario, les Juifs ne le sont qu’à la synagogue et dans certaines boutiques comme l’hyper-Kasher qui fut attaqué, au début du mois. S’ils le veulent, les Juifs ont tout loisir de se fondre dans la population

Nous avons assisté à des discussions sur la sécurité des synagogues. Mais il est clair- ce que ne veulent pas reconnaitre les fidéles – que la meilleure protection consisterait à ne pas les fréquenter. A aucun moment une tele option semble avoir pu être considérée : c’est un point aveugle. Certains déclaraient que s’ils ne pouvaient se rendre à ‘leur » synagogue, ils n’auraient d’autre choix que de partir en Israël comme s’ils ne pouvaient penser la possibilité de vivre en France sans se réunir dans des lieux spécifiquement juifs.  .

La laïcité semble avoir été conçus sur mesure pour les Juifs et  insister sur l’exigence de laïcité est donc assez mal venu.

Force est de constater que la laïcité n’est pas le régime idéal ni pour les Chrétiens ni pour les Musulmans et que l’attachement des Juifs à celle-ci pourrait être la cause de deux antijudaïsmes, l’un chrétien, l’autre musulman, ce que ne semble pas avoir compris un Paul Amar dans son dernier ouvrage.

 

II   Le rapport à Israël

En 1978, quand  l’on fonda  le CERIJ (Cercle d’Etudes et de Recherches sur l’Identité Juive) on avait  désigné deux « modéles dominants »  pour la conscience juive:  le religieux et le sioniste. 37 ans plus tard, le point commun, c’est le danger pour les Juifs d’aller à la synagogue et de vivre en Israël  Dans un cas, ce danger peut être évité en ne s’y rendant point et dans l’autre, en ne vivant pas en Israël, ce qui est un tant soit peu plus compliqué. Dans les deux cas, le danger physique vient des Arabes, ce qui crée un lien entre les deux modes juifs de société.Quant à la notion de diaspora, elle est anachronique associée aux Juifs d’aujourd’hui alors qu’elle est un phénoméne vivant pour les Musulmans. C »est dire que le fait pour les Juifs de ne pas se référer à Israël est plus facile que pour les Arabes  à l’égard de terres où vécurent leurs grands-parents. Là encore, le sacrifice demandé n’est pas le même. Et même pour les Chrétiens, on ne trouve pas de pape pour les Juifs et Israël n’est pas une condition incontournable de la religion  juive.

On nous dit que l’antisionisme doit être dissocié de l’antijudaïsme. Il est vrai, comme on l’a dit plus haut, qu’il y a des raisons pour les musulmans de s’en prendre à un judaisme laïcisant qui entend donner des civismes aux autres religions. Mais le sionisme affiché par nombre de Juifs est aussi un facteur aggravant en ce qu’il  a d’artificiel voire de virtuel quand on le compare aux liens qui unissent les Maghrébins musulmans à la terre de leurs ancêtres de l’autre côté de la Méditerranée. Les Juifs seraient même dans le déni de leurs origines proches respectives pour affirmer leur  rapport à Israël qui reléve du symbolique, de l’iconique voire du mythologique, affirmant ainsi une pseudo-unité, abolissant ce qui distingue Sépharades et Ashkénazes/

On peut tout à fait admettre que les maghrébins se sentent solidaires des Palestiens  plus que les Juifs des Israéliens. Car dans un cas il s’agit d’un lien objectif et dans l’autre d’un lien subjectif. Deux poids, deux mesures.

Si l’on considére ces deux populations, celle qui hante les synagogues et celle qui demeure en Israël, on observe le même syndrome qui consiste à ne pas supporter l’immersion des Juifs au sein d’un monde non juif, ce que pourtant les Juifs ont fait des siècles durant. C’est là une nouveauté née au XXe siècle et qui est étrangère à la conscience juive. Les Israéliens n’arrivent à penser que des Juifs puissent vivre au sein d’un Etat palestinien, d’où tout un débat sur les frontières qui ne devrait pas exister car pourquoi des Juifs ne demeureraient pas dans telle ou  telle ville au passé biblique sans avoir à être des citoyens israéliens? Cette maladie c’est celle de l’Alya, à savoir de ne plus supporter l’autre, le « non juif ». Or, les communautés religieuses en France  présentent  une symptomatique comparable avec ce processus que nous avons décrit: ou la synagogue ou Israël, sans autre alternative. Cela ne concerne en fait qu’une petite minorité mais on comprend qu’existent des liens entre  ces deux mondes du fait des mêmes phobies du non-juif.

Herzl avait certes pensé son Etat Juif (Judenstaat, Juden étant ici adjectival) comme un refuge pour les Juifs persécutés et dont il ne souhaitait pas qu’ils refluent vers les communautés juives heureuses de l’Ouest de l’Europe et il est un fait que l’afflux de Juifs étrangers  fut  aussi un facteur d’antijudaïsme du fait de leur visibilité,   de leur étrangeté qui les plaça dans une situation assez compables à celle des immigrés maghrébins.  Mais c’est déjà de l’histoire ancienne et le fossé entre Juifs et  Arabes n’a cessé depuis de se creuser en raison de l’assimilation réussie des Juifs, laquelle, on l’a dit, leur aura relativement peu coûté. On pense au jugement de Salomon où les protagonistes n’ont pas autant à perdre.

D’aucuns ont suggéré, à juste titre, d’intensifier le dialogue entre les Juifs et les musulmans mais aussi les Chrétiens. Cela nous semble une excellent idée à condition de ne pas pas partir sur de fausses bases et c’est la raison du présent article. Evitons de polémiquer sur une laicité obsoléte et qui ne fait sens que pour les Juifs. Evitons de faire le procés des solidarités arabes sans se croire obligés de manifester pour Israël.

Sur le plan théologique, il est vrai que les Juifs sont un « peuple » -élu entre tous les peuples – mais en 2015, l’on sait que la richesse juive est d’abord celle de ses individualités qui oeuvrent pour toute l’Humanité.  D’aucuns demandent aux Juifs de ne pas s’afficher autant non pas en tant que Juifs mais de par leur réussite personnelle. Cela est, du coup, inadmissible et  les Juifs s’ils sont plus doués que les autres n’ont pas à rentrer dans le rang. La voie du Juif est celle de l’excellence personnelle non de la grégarité et cette voie doit être respectée par les Chrétiens comme par les Musulmans, c’est tout ce que nous leur demandons en échange de notre respect pour leurs cultures et leurs allégeances respectives.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

27 01 15

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Le signifiant, un investissement esthétique

Posté par nofim le 26 janvier 2015

 

Le choix du signifiant.

par  Jacques Halbronn

Nous sommes marqués par une esthétique qui nous conduit à être attiré par des formes dans lesquelles nous aurons envie de nous investir. C’est bien en effet d’un investissement qu’il s’agit en ce sens que c’est nous qui allons donner du sens à notre choix en déversant du signifié dans le signifiant  choisi, élu, que l’on peut comparer à un vase, à ce que les Kabbalistes appellent un « Kli » (pluriel Kelim).

Ce qu’est le signifiant en soi importe peu, c’est ce qu’on y met qui compte. En ce sens, c’est un peu l’auberge espagnole où l’on ne  trouve que ce qu’on y a apporté.

Nous sommes ainsi attirés par certains mots, par exemple un prénom (nom propre), par certains agencements de lettres dont nous entendons faire usage d’une façon ou d’une autre. On bascule ainsi en quelque sorte de l’esthétique à l’éthique.

Il arrive ainsi que le même signifiant soit investi par des signifiés fort divers. On se dispute le même signifiant et l’on n’est pas disposé à en changer. On adoptera un signifiant en lui conférant une signification tout à fait nouvelle. On pense à la formule d’André Chénier: où l’on renouvelle le contenu de structures anciennes tout en conservant celles-ci. Les signifiés passent mais les signifiants restent.

La langue française est devenue à une certaine époque le grand fournisseur de signifiants de l’Europe. On dira qu’elle a habillé l’Europe de ses trouvailles, un peu comme elle le fera dans le domaine de la mode. Cela explique la forte présence de mots français depuis Londres jusqu’à Moscou en passant par Istamboul et  l’on peut  annexer aussi le bassin méditerranéen dans cet empire linguistique avec l’empreinte française dans l’arabe dialectal maghrébin.

Il est assez logique que certaines personnes soient perçues comme des signifiants (on pense aux stars) par des foules alors que d’autres n’intéressent personne, n’attirent pas les signifiés, les affects. C’est une question de style, de look. Les gens cherchent un exutoire à ce qui les remplit pour s’en décharger sur autrui. Le signifiant se charge ainsi de signifiés sans qu’aucun ne soit censé en épuiser  les potentialités illimitées, d’où le participe présent « signifiant » (contenant, par oppositiion à définissant, ce qui caractérise le signifié. Car le signifié sert à définir le signifiant, à la préciser même si la démarche peut sembler assez vaine mais il arrive- on le sait, que tel signifié apparaisse comme inséparable de tel signifiant.

On peut même penser que l’exception tend à devenir la régle et qu’il est bien rare qu’un signifiant soit  percç dans sa nudité. La musique parvient à maintenir une certaine distance entre le signifiant et ses signifiés.

Le rôle des cafés philos que nous lançons en ce début de 2015  « Autour d’un mot »  (tous les jeudis de 19h30 à 21h30, Au 8, rue de la Providence, dans un local  assocuiatif  au rez de chaussée) vise précisément à détacher  le signifiant des signifiés qu »‘on tend à lui coller.

Plus nous connaissons de mots, et plus nous sommes en mesure  de passer d’un mot à un autre et  moins nous en connaissons et plus nous en  révélons incapables.

Nous proposons de constituer un nouveau dictionnaire qui  préciserait le sens que le groupe ainsi constitué attribuerait à tel mot

en lui enlevant sa polysémie et en usant d’autres mots pour accueillir d’autres signifiés.

On aura compris que notre méthodologie consistera à utiliser des mots pour définir ici et maintenant un signifiant. Il n’est donc pas question de dire que le signifiant est un mot alors que le signifié serait une chose, un objet.

Notre démarche est différente: le signifiant est le mot qui aura été choisi et tous les autres mots serviront à le définir et ainsi à tour de rôle.

Certes, la polysémie est-elle une caractéristique diachronique du signifiant dont on a dit qu’il pouvait accueuillir virtuellement une infinité de signifiés. Un seul mot y suffirait dans l’absolu. Mais nous préférons favoriser la démarche inverse, à savoir  employer un maximum de mots mais dans des acceptions très précises.  Il est vrai que ce ne sont pas les mots qui nous manquent. Mais encore faut-il que les mots nous plaisent esthétiquement et non pas seulement par ce qu’on y a mis. Il y a un préalable esthétique à respecter..

 

Il faut aimer les mots que nous choisissons mais parfois nous pouvons exercer un droit d’inventaire, en ce sens que nous devons aussi nous assurer de l’esthétique générale de la langue, de son usage des prépositions, des pronoms, des articles, bref de sa grammaire, de sa morphologie. On emprunte pas un mot isolément car ce mot il nait  au sein d’une famille, il est le fruit de toute une « culture » et en ce sens il a un prix tout comme en a un ce qui tient aux ressources du sol et du sous-sol.

 

JHB

26 01 15

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Le blocage face à la centralité

Posté par nofim le 22 janvier 2015

Le déni de centralité

par  Jacques Halbronn

 

Notre civilisation souffre d’un déni de centralité et cela a pour effet de  nous condamner à la décadence car refuser de reconnaitre le centre  ici et maintenant, c’est se condamner à  accepter ce qu’ont établi les générations antérieures ou les sociétés étrangères.  Bref, une société malade est une société qui ne parvient pas à co-créer sur des bases nouvelles; qui n’arrive pas à s’entendre sur le futur, ce qui la contraint à s’appuyer à l’excés sur le passé.

Notre démarche vise à vider les contenants de leurs contenus en remplaçant les dits contenus par d’autres données. C’est tout le but de notre projet de café philo « Autour d’un mot’ (tous les jeudis à partir du 29 janvier 2015, 8 rue de la Providence. 75013 Paris)

Il n’y a égalité dans une société que par le biais de la nouveauté. Créer de la nouveauté est le meilleur  garant qui soit de l’égalité. A contrario,

si l’on conserve les anciennes associations signifiant-signifi », on génére inévitablement de l’inégalité entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas alors que ce qui compte, c’est de distinguer entre ceux qui peuvent et ceux qui ne peuvent pas,  ceux qui ont de fortes potentialités et les autres.

C »est toute l’idée des nouveaux consensus.  Une société doit forger de nouveaux consensus et non se servir de ceux qui ont déjà été

fixés. Quel mérite de nos jours à saluer, par exemple, le génie d’un Beethoven? Il y a bien plus de mérite à célébrer celui d’un de nos contemporains mais cela exige un tout autre investissement et peut être ne sommes -nous plus capables de découvrir de nouveaux génies?

Il faut bien comprendre que tout ne peut se  faire que progressivement  d’un petit cercle vers un plus grand cercles, du quartier à la ville, de la ville à la région, de la région au pays et ainsi de suite. Les gens ne savent plus comment les choses se font et préférent les choses

toutes faites. Et c’est bien ce que nous appelons décadence.

Notre idée de café philo « Autour d’un mot »  met l’accent sur la centralité. Le signifiant en fait ne peut désigner qu’un mot que l’on place au centre, ce que n’avait pas compris Saussure et tous les autres modes gravitent autour.

L’important est de fixer un centre et c’est là qu’il y a blocage. Prenons le cas de l’improvisation musicale, il faut un chef qui donne le la, et cela vaut aussi dans un lieu de culte. Le chef lance quelque chose qui est repris par l’assemblée. De même, chaque mot d’un dictionnaire met en avant un mot et tous les autres mots sont susceptibles de le définir.

Si Freud nous a appris beaucoup sur la structure de notre psyché,  il semble, en revanche, que la dynamique sociale n’ait pas vraiment décolé et cela explique les symptomes de décadence que l’on peut capter un peu partout. Les gens préférent obéir docilement à une partition que de se laisser entrainer par un leader qui les conduira. Le chef d’orchestre est un usurpateur. Le vrai chef est celui qui

s’avance et qui est suivi mais ce n’est pas quelqu’un de muet comme l’est le chef qui est le seul de l’orchestre à ne pas faire de bruit. Le vrai leader se fait entendre et son verbe est amplifié, prolongé par le groupe. D’ailleurs, de nos jours, bien des chefs d’orchestre sont aussi

des concertistes mais au lieu d’improviser et d’ouvrir de nouvelles tonalités, ils se contentent de réactiver des consensus du passé qui ne sont que de faux semblants d’une véritable vie.

 

JHB

22. 01  15

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Un nouveau style de café philo « autour d’un mot u

Posté par nofim le 20 janvier 2015

la philosophie autour du mot.

par  jacques  Halbronn

Jouons sur les mots et  disons que le café philo, c’est parler autour d’un pot mais aussi autour d’un mot.

On  choisit au début de la réunion un mot et l’on commence par déballer tout ce à quoi ce mot s’associe, tous les contenus que l’on a pu y mettre  à travers le temps. C’est le choix du SIGNIFIANT.

C’est le mot « étoile », celui que tous les autres mots servent à définir et on appellera ces mots  des « définissants ».  On parlera alors de mots satellites gravitant tout autour.

Dans un deuxiéme temps,  on s’efforce de proposer une nouvelle définition du mot, donc lui instiller un nouveau contenu puisque aucun contenu ne saurait être définitivement « lié  » à un contenant, aucun signifié  à un quelconque signifiant.

On passe ainsi de l’ancien consensus à un nouveau consensus., d’un consensus mou consistant à supposer que chacun met la même chose sur un  même mot à un consensus qui est celui des participants au dit café philo, ici et maintenant, ce qui est donc très relatif

Pas d’exposé introductif  mais un débat à bâtons rompus où l’on cherche vraiment à avancer en

signalant les différences pour les dépasser, en   désamorçant  les blocages..

chaque  jeudi  de 19h 30 à 21h30

dans son local  8, rue de la Providence. 75013  Paris

accès  direct  rue

Bus Arrêt Bobillot-Tolbiac (62, 57, 67) T3  Stade Charléty

M° Tolbiac, Place d’Italie, Corvisart   RER Cité Universitaire

Pas de conso. Chacun apporte  quelque chose.

Limité à  douze personnes/

Un  nouveau  style plus vivant, plus  tonique  animé par un vrai penseur

(cf ses textes et ses vidéos  par Google)

Première réunion.   le 29  janvier 2015

Ouverture des portes à partir de 19h.

contact  06 60 75 52 48  halbronn@yahoo.fr

Bibliographie: Jacques Diament. Les  « Cafés de Philosophie ». Une forme inédite de socialisation par la philosophie ».

Ed L’Harmattan, 2001

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La révolution copernicienne de Saussure

Posté par nofim le 15 janvier 2015

Le signifiant, comme  élément central  : une révolution copernicienne

par  Jacques  Halbronn

 

Il nous semble que l’apport de Saussure n’a pas encore été pleinement apprécié  et force est de constater que la distinction entre signifiant et signifié reste très confuse pour beaucoup de gens et qu’elle est loin d’avoir porté tous ses fruits. Nous sommes encore dans une ère pré-saussurienne.

Le choix mêmes des termes signifiant et signifié ne nous semble d’ailleurs pas avoir été des plus heureux même si nous sommes le premier à dire que ce qui compte, c’est ce qu’on y met. Il reste que nous préférons parler de contenant et de contenu et de ne pas enclaver la linguistique dans un jargon qui lui serait spécifique. Or, tout le monde comprend la dialectique contenant/contenu tant elle appartient à notre expérience quotidienne.

On dira ainsi que sous le nom de Dieu, on peut placer toutes sortes de contenus mais cela n’empêche pas les gens de déclarer qu’il n’y a qu’un seul Dieu puisque chacun ne parle que d’un seul Dieu comme si le Dieu des uns était nécessairement le Dieu des autres. On pourrait dire la même chose pour le mot Science.  Le cas des adjectifs est encore plus flagrant : le mot « scientifique » appliqué à n’importe quel domaine est censé désigner la même chose. C’est dire que l’on est vraiment très loin de Saussure.

Mais Saussure était-il vraiment conscient de son apport? On peut en douter mais ce n’est pas ici que nous aborderons cette question historique.  Beaucoup de gens ont compris ou cru comprendre que  tel mot désignait tel objet, telle notion et qu’il fallait s’y tenir, au vu notamment du dictionnaire qui serait l’espace où le rapport signifiant/signifié serait censé s’expliciter. Même dans les café philo, on en reste le plus souvent à ce stade consistant à s’appuyer sur un ancien consensus avec des signifiants « pleins » et donc des « contenants » qui ne sauraient être « vidés » de leur sens.

L’idée de pouvoir renouveler le « contenu » d’un mot reste étrangère à la plupart des locuteurs  et cela tient au fait qu’ils n’ont pas compris que tout est affaire de consensus lequel permet de « fixer » ponctuellement le contenu d’un signifiant pour un groupe limité de personnes. Car tout consensus ne prend naissance qu’à une petite échelle et on ne peut rivaliser immédiatement avec des consensus anciens et  largement diffusés. Cela pose le probléme du rôle des élites, des minorités, des « sectes ».

Actuellement,  on entend des raisonnements du type: ce qui porte le même nom est identique.  La même étiquette désignerait automatiquement le même produit ou en tout cas des produits de même nature. Mais si l’on prend l’exemple d’une assiette, est-ce que tout ce qui se met dans une assiette est pour autant identique? Est-ce que tous les gens qui s’assoient sur une même chaise sont semblables et ainsi de suite? A cette question posée en termes de contenus, les gens répondent « non » mais si on se situe au niveau du langage, on est pris dans une forme de sophisme; ce à quoi parfois semble se réduire la philosophie.

On parlera de révolution copernicienne, ici,  dès lors que l’on replacera le signifiant au centre et le signifié à la périphérie, comme c’est le cas pour le soleil et les planétes qui  gravitent autour de lui. En, fait, Saussure aurait ainsi selon nous démystifié le langage, l’aurait déconstruit et  l’on rencontre d’énormes résistances  – en dépit de ce que d’aucuns affirment- pour prendre la vraie mesure du message saussurien, ce qui nous renvoie en quelque sorte au cas de Galilée, il y a 400 ans.

Qu’apporte vraiment cette nouvelle révolution copernicienne amorcée il y a un siècle environ mais qui aura été largement  incomprise?.

Elle nous apparait comme un reméde contre toute forme de syncrétisme car qu’est ce que le syncrétisme si ce n’est le rapprochement entre des signifiés reliés à un seul et même signifiant? Prenons le cas de l’astrologie. Les gens partent  du principe que tout ce qui est placé dans la ‘corbeille » de l’astrologie – on préférera meme le mot corbillon, cher à notre grand mère, Claude Jonquière (1885-1957) qui laissa à sa mort une méthode d’orthographe, restée inédite. « Que met-on dans mon corbillon? » disait-elle quand elle voulait que l’on  place des mots qui se ressemblaient par leurs finales. Mais revenons à  nos moutons, à savoir ici l’astrologie:  l’Astrologie en tant que signifiant est censée englober tout ce qui recourt au mot astrologie. Or, il est temps de préciser que nous avons toute liberté  de n’accepter pour « notre  » astrologie ce que bon nous semble et de rejeter ce qui nous apparait comme  des apports étrangers. On dira que les acceptions correspondant à un même mot peuvent êtres dites étrangères les unes aux autres et ce en dépit même du fait qu’elles se servent du dit mot/

On voit donc  à quel point, la plupart des gens n’ont rien compris à Saussure. En vérité, très franchement, si historiquement il peut être intéressant de déterminer ce que Saussure a  vraiment voulu dire,  ce n’est pas vraiment notre probléme et quand bien même n’aurait-il pas pris pleinement la mesure de son apport, cela nous est totalement égal. Ce qui compte, en, définitive, est notre interprétatiion de Saussure^et qu’importe s’il s’agit d’une instrumentalisation de son propos. Dans ce cas, nous revendiquerions pour nous-même une telle révolution copernicienne et Saussure ne serait qu’un précurseur de notre propre pensée.

Il y a donc un énorme travail d’éducation à mener en ce début de XXIe siècle pour accoucher de la linguistique saussurienen, souvent pervertie par les linguistes eux-mêmes. Il n’est plus possible d’avoir à entendre des gens ne raisonner que sur la base de l’usage d’un même signifiant pour appréhender les contenus, donc les signifiés.  On en dira d’ailleurs de même par exemple pour le mot « Français ». Est-c e que tous ceux  qui sont dits français le sont de la même manière?  Une telle question est d’une actualité brulante et elle serait traitée autrement si le rapport signifiant/signifié était mieux compris.  Et comme on l’a dit plus haut, ce n’est pas non plus parce que le mot « Dieu » est utilisé par les uns et les autres, qu’il a ipso facto le même sens et que cela désigne la même entité. Or, tel est bel et bien le mode de raisonnement qui reste actuellement massivement en vigueur. Et il en est de même du mot « homme » qui permet à certaisn d’affirmer que les différences de sexes, de races ne font pas sens puisque de toute façon il s’agit d’une « seule et même  » humanité. Là encore, le signifiant fait loi.

Autrement dit, ce qui se désigne pareillement, au moyen des mêmes mots, serait comparable, identique, ce qui permet les plus folles généralisations par le biais du langage et la philosophie ne parvient pas toujours à échapper à un tel syndrome.

Que se passe-t-il si l’on cesse d’accepter un tel type de raisonnement  plaçant le signifiant au centre de signifiés qui seraient nécessairement reliés non pas seulement formellement mais sémantiquement par le même signifiant.  Il y a certes, une certaine « sagesse », une « tradition » intéressante à étudier historiquement, diachroniquement mais on laissera cette tâche aux historiens- dont nous sommes par ailleurs. Nous avons en effet par le passé beaucoup donné à l’étude des emprunts linguistiques (cf nos deux mémoires de thèse sous la direction de Louis-Jean Calvet et non soutenus pour des raisons obscures en 1987 et 1989 et que nous allons prochainement mettre en ligne)/ mais nous avons finalement conclu que le français avait d’abord fourni des signifiants et qu’il n’était pas « responsable » des signifiés qui leur sont associés. Le découplage signifiant-signifié est crucial. En ce sens, l’approche diachronique nous apparait comme un

épiphénoméne au regard de l’approche synchronique, ce qui ne signifie pas qu’elle ne mérite pas toute notre attention. Mais dans le cas de l’astrologie, par exemple, il est certes intéressant de retracer la genése de tout ce que l’on a pu mettre dans le « corbillon » de ce mot « Astrologie » mais on n’a point la moindre obligation de devoir entériner une quelconque « harmonie préétablie » entre toutes les données que l’on a pu au cours des siècles, placés dans le dit corbillon,  ou dans  le dit vase, si l’on préfére.

Cependant, dans bien des cas, il semble qu’il y ait une tyrannie du signifiant qui nous enrôle pour enfermer tous les sens qui lui sont reliés au sein d’un ensemble que l’on tentera, apologétiquement, de qualifier d’homogéne, alors qu’il ne s’agit que d’une collection aussi

hétéroclite que la série des bibelots qui peuvent figurer sur un buffet, c’est à dire sur quelque support susceptible d’accueillir à peu près n’importe  quoi!

L’enjeu est donc bien ici celui de la liberté. Il faut libérer le signifiant de ses signifiés car  qui est le tyran ici? Est-ce le signifiant ou celui qui  l’instrumentalise au service de quelque cause? On voit bien l’usage qui peut être fait pour faciliter l’assimilation, l’intégration, l’égalité, la parité, l’oecuménisme en recourant à la grosse ficelle du signifiant censé niveler les différences  par l’opération du langage, qui est un trésor partagé.  Le langage n’est-il pas lui même l’illustration d’un signifiant  fourre-tout, grenier que l’on ne saurait vider mais que l’on peut « enrichir » de nouveaux apports? L’astrologie est par excellence, un tel savoir cumulatif et boulimique, avec un signifiant insatiable, adoptant systématiquement les nouveaux astres découverts depuis la  fin du XVIIIe siècle en leur conférant le label astrologique? Nous avons montré ailleurs comment il pouvait être élagué, ou si l’on préfére comment il importait d’en différencier les « composantes » pour employer un terme pouvant laisser croire qu’elles constituent un « tout ». C’est aussi le rôle de l’historien que de défaire un certain travail  de « synthèse » de mauvais aloi.

C’est donc à ce syncrétisme que nous entendons nous attaquer et que nous pensons pouvoir parler comme d’un monstre à vaincre à l’instar de ce que fit un Saint Georges face au Dragon.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

15 01  15

Publié dans Culture, ECONOMIE, LINGUISTIQUE, machine, POLITIQUE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

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