jacques Halbronn L’origine des quatrains nostradamiques : sources internes et externes

Posté par nofim le 16 mars 2021

 

L’origine des quatrains nostradamiques/centuriques :sources internes et externes.

 

Par Jacques HALBRONN

 

 

Dans le débat sur l’authenticité des Centuries dans l’oeuvre de Michel de Nostredame, il conviendrait- ce qui ne semble pas encore avoit été le cas, de comparer les « vrais » quatrains parus dans les almanachs de Nostradamus -du moins ceux qui ne sont pas le fait de faussaires avérés comme ceux produits par Barbe Regnault – avec les quatrains centuriques. Dans son édition du Recueil des Présages Prosaiques, Bernard Chevignard ne nous paraît pas avoir abordé cette problématique (Bernard Chevignard Présages de Nostradamus. Présages en vers 1555-1567 Présages en prose 1550-1559 Paris, Seuil, 1999 (le second tome ne sortira pas) qui paraît en juin après notre soutenance de thèse d’Etat, en janvier 1999, sur le Texte Prophétique en France). On notera que Pierre Brind’amour dans son étude des sources des quatrains centuriques( Pierre Brind’amour Nostradamus astrophile. Presses Universitaires d’Ottawa . Ed. Klincksieck 1993) repère un certain nombre de sources, notamment à partir de Chroniques alors que Chevignard ne traite pas de l’origine des quatrains des almanachs, dont nous avons traité dans notre post-doctorat soutenu en 2007,(EPHE Ve section Le dominicain Jean de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle) qui comprenait un jury dont faisait partie Bernard Chevignard. En effet, nous y montrions que les dits quatrains (appelés présages dans les éditions « complètes » des Centuries) étaient issus de la prose de Nostradamus dans les almanachs correspondants, ce qu’indique d’ailleurs Brind’amour (p 248) à propos du quatrain pour Juillet 1557 : « Le quatrain trouve ces échos dans la pronostication de l’almanach pour 1557 On y retrouve les mêmes mots comme lion, chien,pucelle (pour Vénus), retourné (pour rétrogradation), ville. Nous donnons dans notre post doctorat bien d’autres exemples de recoupement avec des sources « internes » c’est à dire issues de la production même de Nostradamus.

. Chevignard, a contrario, ne soulevait pas cette question en 1999. Quant au Janus Gallicus, mis en œuvre par Chavigny, ouvrage bilingue français-latin(Janus François) de 1594 (à Lyon), il est flagrant qu’il s’efforce de mettre tous les quatrains, ceux des almanachs et ceux des centuries, sur le même pied et c’est peut être même l’enjeu principal de l’entreprise d’uniformisation et d’intégration. Chavigny avait projeté de publier le Recueil des Présages Prosaïques comportent les textes des publications annuelles de Nostradamus (cf la page de titre du manuscrit du dit Recueil) et devait disposer des diverses éditions des Centuries parues dans les années qui précédèrent (à partir de 1588

On aura compris que si l’on peut montrer que le mode de composition de ces deux « familles » de quatrains est sensiblement différent, cela laisserait aisément entendre que leur auteur n’en est pas le même. Or,ce point crucial, n’aura pas éte exploité et cela semble être un point aveugle.

Il importe de distinguer sources internes et sources externes en ce qui concerne les deux séries de quatrains, ceux des almanachs d’une part, ceux des centuries de l’autre. On a vu que pour les amanachs, il s’agissait surtout de sources internes, reprises de la prose de Nostradamus, lequel, par ailleurs,dans ses textes en prose, a pu puiser dans des sources externes. Mais avec les quatrains des centuries, nous ne disposons pas d’un original en prose « interne » comme pour ceux des almanachs. Or, Brind’amour a mis en évidence des sources « externes » des quatrains centuriques, à la suite de Chantal Liaroutzos avec l’emprunt à la Guide des Chemins de France (RHR) qu’étrangement Brind’amour ne signale pas dans sa bibliographie p. 545) Son article « Les prophéties de Nostradamus : suivez la guide » était paru en 1986 dans la même revue Réforme, Humanisme, Renaiisance, (pp. 35-40) où était paru notre étude en décembre 1991 que signale Brind’amour : « Une attaque réformé oubliée conre Nostradamus ? Cette étude de Liaroutzos fournit un excellent exemple des sources « externes » des quatrains centuriques. L’on y note que plusieurs quatrains sont repris d’un Guide de voyage de Charles Estienne, sans aucun rapport avec des considérations astronomiques ou historiques, et c’est d’ailleurs ainsi que le quatrain comportant le nom de Varennes sera construit, lequel quatrain inspira Georges Dumézil.

Cet oubli de la part de Pierre Brind’amour est facheux car la lecture de ce texte aurait pu conduite le chercheur canadien à mieux différencier les deux séries de quatrains. Cela dit, Brind’amour apporte sa contribution à la mise en évidence de sources « externes »[(pp ; 187 à 245)

 

Enumérons les chapitres concernés :

« les grandes conjonctions » « les périodes de Saturne », « les deux éclipses du printemps 1540 », « Tentative d’empoisonement en 1546 ? », «  Le tremblement de terre du 4 mai 1549 «  « Le dix kalende d’avril » « Cométes et météores »

Etrangement, Brind’amour va parler de « prédiction à rebours » (p. 227), ce qui montre l’incongruité du procédé de fabrication des quatrains centuriques  à propos du tremblement de terre en mai 1549 et il fournir toute une série de quatrains répartis dans diverses centuries, ayant puisé au même évenement.

Ainsi, Brind’amour avait il traité des deux séries sans mettre en évidence ce qui les distinguait, à savoir que l’une- celle des quatrains centuriques- était « à rebours » alors que l’autre traitait de configurations à venir dans l’année de parution de l’almanach concerné.Il passe ainsi d’une série à l’autre (entre la page 245 à 247 sans signale la différence du processus de fabrication ! Et apparemment, Chevignard n’avait même pas pris en compte les observations de Brind’amour sur les sources « internes » des quatrains -présages alors même qu’il présentait le corpus adéquat pour mener ce type de rapprochement entre les vers et la prose !

Malgré un développement sur les « présages en prose » (pp  106 et seq) D’ailleurs, le sous titre même de son ouvrage y aurait du conduire «  Présages en vers, présages en prose » si ce n’est que ce sont les présages en prose qui générent les présages en vers.

Pour notre part, nous avons montré que certains quatrains des Centuries, en tout cas celui comportant la mention « macelin » -VIII, 76) venait d’un ouvrage de Nostradamus assez peu connu, que l’on ne connaît qu’en manuscrit réédité au début du siècle dernier ; Des éléments de ce texte se retrouvent en italien (cf Benazra, RCN, pp ; 67-68)

Reproduction très fidéle d’un manuscrit inédit de M. de Nosredame dédié à SS ke pape Pie IV, Mariebourg 1906), dossier que nous avions déjà abordé dans notre étude déjà citée de 1991, parue dans RHR, cf Benazra Répertoire Chronologique nostradamique, pp. 52 et seq) Il semble bien que les faussaires ont pu avoir accès à sa bibliothèque, mettant ainsi en vers divers documents s’y trouvant comme des récits de voyage. Mais ce document est axé sur les annés 1566-1567 et donc décalé par rapport à la production centurique, plus tardive. On s’est souvent interrogé sur l’intérêt qu’il pouvait y avoir eu à se référer à des événements anciens dans la rédaction de prophéties. La thèse des faussaires nous semble la plus crédible, ceux-ci faisant flèche de tout bois pour remplir des pages et des pages, procédé qui ne nous semble pas vraisemblable appliqué à Michel de Nostredame. Il n’est d’ailleurs pas certain que les quatrains des almanachs ait été son œuvre. Il est probable d’ailleurs que ce travail besogneux ait été délégué à quelque versificateur calquant la production en prose de l’année et c’est d’ailleurs l’existence même des quatrains des almanachs qui aura été à l’origine de la production centurique pseudo nostradamique. Sans les dits quatrains, cela n’aurait pas eu lieu, ce qui montre que le succès, la fortune des almanachs aura dépendu des dits quatrains.

 

 

 

JHB

16 03 21

 

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jacques halbronn La perte de la dialectique fixe mobile dans l’astrologie mondiale de Barbault

Posté par nofim le 14 mars 2021

La perte de la dialectique fixe mobile dans l’astrologie mondiale de Barbault  

par  Jacques  HALBRONN

Les  végétaux et les animaux incarnent le rapport du fixe au mobile. Les abeilles passent d’une fleur à l’autre comme les planètes d’une étoile (fixe) à l’autre puisque les étoiles se répartissent tout au long de la course des planétes (ou astre errant en grec) à l’instar d’un tapis..En se passant de nos jours des étoiles, est ce que les astrologues y gagnent au change? Ils auront remplacé la notion de cycle sidéral des astronomes quand on calcule le temps mis par une planéte pour revenir au niveau d’une certaine étoile fixe par un cycle planète-planète, hérité des grandes conjonctions d’Albumasar, avec Jupiter  et Saturne. au Xe siècle. Mais Albumasar reliait ses conjonctions au zodiaque et les distinguait entre elles selon l’un des 4 Eléments auquel le signe d’accueil de la conjonction appartenait, d’où l’importance pour cet astrologue musulman des triplicités et du changement de triplicité. Or, avec André Barbault, le cycle planétaire  n’avait même pas  besoin de tenir compte du signe zodiacal .

Une autre donnée dont l’astrologie mondiale selon Barbault pouvait et devait se passer, c’était le thème natal. Or,  le thème natal  est également doté de fixité, ce qui joue notamment pour le retour d’une planéte à sa position en « radix », pour la révolution solaire et surtout avec la technique  dite  des  transit. Radix – racine, on retrouve le végétal-  vaut pour fixité et Transit pour mobilité. Ainsi, tout se passe comme si Barbault avait souhaité éradiquer le rapport fixe-mobile  en astrologie moderne.

Cela  se traduit donc par  le fait que le cycle planète planéte se suffirait à lui même et d’ailleurs, les planètes seraient même en mesure de localiser la zone d’influence  de la configuration. Le cycle Saturne  Neptune  porterait sur l’URSS  et ainsi de suite, remplaçant les rapports  signes zodiacaux-géographie de la tradition astrologique, faisant  du Scorpion  la marque du Proche Orient, par exemple..

 Or, pour nous, il importe de restaurer la dualité fixe mutable sur les deux plans signalés à savoir renoncer au cycle planète-planète et reintégrer la question du thème natal du leader. Qu’est ce qui aura poussé Barbault à une telle évacuation double? On pense à Kepler qui ne voulait garder que les aspects de planète à planète. Il y a en effet chez Barbault un certain minimalisme qui a pu sembler salutaire dans lequel il aura entrainé une ou deux générations d’astrologues, avec comme point culminant l’indice cyclique où les planètes n’avaient même plus de qualification propre, l’aspect servant à qualifier la configuration. En pratique, l’on sait d’ailleurs que Barbault n’aura pas été suivi, beaucoup d’astrologues ne pouvant renoncer ni  à la symbolique zodiacale ni à la symbolique planétaire. D’ailleurs,  Jean-Pierre Nicola, de son côté se méfiait de ce champ symbolique zodiaco-planétaire mais n’en proposait pas moins des critères de  différenciation entre les différents signes et les différentes planètes.^Pour notre part, nous avions effectivement

renoncé à tenir compte de certains paramétres comme le thème natal de tel ou tel leader pour nous contente de certains aspects (cf L’astrologie selon Saturne, 1994) mais nous accordions de l’importance  à un facteur non planétaire, à savoir le Soleil  que nous n’assimilions pas à une planète qu’il n’est pas ou encore au passage d’une planète sur le zodiaque réduit aux axes équinoxiaux et solsticiaux (cf Clefs pour l’astrologie, Paris, 1976)  Voulant nous libérer du thème natal, nous proposions une batterie de tests (cf Astrologie Sensorielle, Cosmopolitan, 1976) pour déterminer à quelle planète une personne appartenait. Mais par la suite, nous avions  renoncé à cette typologie planétaire en ne considérant plus que Saturne.

Mais nous connûmes il y   a un an environ notre Chemin de Damas et primes conscience de notre erreur et réintégrâmes le thème des leaders en astrologie mondiale! Ce faisant, il n’était plus nécessaire de séparer astrologie individuelle et mondiale, le leader se situant à  l’interface entre ces deux approches. Cela  nous conduisit tout au long des 12 mois qui suivirent à  formuler le concept d’ ASQ, d’axe stellaire de Quadrature qui englobait à la fois les étoiles fixes  et les transits au  soleil « fixe » natal f des leaders, avec comme facteur mobile, la planète Jupiter. On quittait l’astrologie bancale de Barbault et étrangement, cette prise de conscience  faisait suite à sa disparition fin 2019  comme si une sorte de charme était rompu de ce fait. En fait, pour ce qui est des étoiles fixes, nous avons suivi cette piste depuis une vingtaine d’années, en nous intéressant aux étoiles « royales » Aldébaran, Régulus, Antarés et Fomalhaut qui balisaient le Zodiaque en quatre zones, considérant que c’était là un critère plus valable que les axes équinoxiaux et solsticiaux qui n’existaient pas sur le plan visuel.Or, le critère visuel  devenait à nos yeux déterminant, d’où d’ailleurs notre rejet des planètes invisibles à l’oeil nu, au delà de Saturne alors que Barbault les avait intégrées dans son Indice

Cyclique tout comme Nicola d’ailleurs dans son RET, le  groupe T englobant Uranus, Neptune et Pluton. (cf  notre mémoire de sociologie  en 2000 : « Problématiques d’automatisation et de cyclicité en sociologie », https://www.hommes-et-faits.com/Telecharge/Jh_Socio_Cycle.pdf) Mais il nous fallut du temps pour aboutir à la formule actuelle qui tienne  compte à la fois des étoiles fixes et  du thème natal mais aussi des positions célestes en mouvement, bref toute une reconstruction, une refondation de l’astrologie, sans oublier la notion essentielle de leader sans oublier le lien  avec la Kabbale et la notion de Tsadiq liée à la planète Jupiter ( Tsedeq)  et cette synthèse n’aura abouti qu’il y a un an, ce qui s’explique d’ailleurs par l’application du  système lui même..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

12 03 21

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Jacques Halbronn De Gaulle en mai 1968 est déterminé par son Axe stellaire de quadrature de façon mathématique

Posté par nofim le 13 mars 2021

Jacques Halbronn

De Gaulle en mai 968 est déterminé par son Axe stellaire de quadrature de façon mathématique

 

Il est remarquable que les astrologues ne s’intéressent qu’à ce qui vient non pas valider l’Astrologie mas leur astrologie et ne célébreront pas les réussites prévisionnelles qui ne vont pas dans le sens de cette  astrologie en ce que cela disqualifierait ipso facto la leur! Inversement, tout  facteur même douteux et tiré par les cheveux qui viendrait valider leur savoir faire sera salué.  C’est ainsi que l’on n’aura pas insisté sur notre succès prévisionnel pour le mouvement social de la fin 1995 parce que cela s’articulait sur une approche non conforme de l’astrologie cyclique à la Barbault puisque la brochure qui la comportait  s’appelait « L’astrologie selon Saturne » (1994) Il s’agissait d’un travail sur une dizaine de passages de Saturne sur la meme zone céleste lequel travail s’achevait par une prévision pour la période à venir. Inversement, un échec sera passé sous silence s’il risque de discréditer un systèmé auquel on est attaché. Tel est le climat intellectuel qui régne depuis longtemps dans le milieu astrologique, les chercheurs renouvelant  les méthodes étant encore moins bien vus que les antiastrologues jugés moins dangereux! L’esprit scientifique implique de reconnaitre la validité et la validation des travaux des uns et des autres.. On comprend certes André Barbault, dans la revue L’Astrologue, numéro  145  dans un texte intitulé Une  mascarade astrologique  qui nous prend à partie mais  sans nous nommer, échaudé par sa condamnation en diffamation en 78  pour un texte très  agressif contre le jeune chercheur que nous étions à l’époque — mais Barbault nous insulte en nous traitant de « quidam », de  « voyou » en 2004-  ce qui aurait pu justifier un nouveau procés  paru dans la même revue, un quart de siècle plus tôt.(cf L’Astrologue n°42, p. 95) La paille et la poutre. Or, on ne voit pas pourquoi on n’aurait pas le droit de questionner les éléments fournis par  un « confrère », selon la formule de Barbault lequel semble avoir une vision assez romantique de la recherche astrologique comme lorsqu’il parle d ‘une prévision venue de loin et atteignant un cap grandiose » à propos de 1989 et de la conjonction Saturne-Neptune. Bien entendu, Barbault n’allait pas rappeler ses prévisions ratées, à bien plus court terme, réitérée au Congrès de Paris de 1974 pour les années 1982-83 à partir de son « indice cyclique ». ou pour 1971  avec l’opposition  du fameux cycle Saturne Neptune qui fit un flop (La crise mondiale, Denoel 1964). C’est, en doutant, dit-il, de ses résultats  » porter directement atteinte à l’astrologie elle-même » Barbault revient sur un autre cycle , celui annuel Soleil Jupiter et là on est dans le très court terme, a contrario, à propos des péripéties de la fin de la Guerre d’Algérie.. A propos,  en 2004, alors que se préparait le grand Congrès du 30e anniversaire du Congrès de Paris de 1974, il aurait été heureux que Barbault respecte au moins ce que nous étions devenus 25 ans après 1978 alors qu’il n’avait nullement prévu alors notre trajectoire en dépit de la sortie en 1976 de Clefs pour l’Astrologie ouvrage comportant tout un volet en astrologie mondiale – y compris la reproduction de son graphique de l’indice de concentration planétaire -  dont il ne prend pas la peine de faire le bilan, avec le recul du temps! C’est dire à quel point en 2004,  alors que tout le gratin de l’astrologie française se préparait à se rendre  à Paris, à notre invitation, Barbault se sentait isolé  et exaspéré.

Donc, d’un coté, Barbault vante un cycle de 36 ans  et de l’autre un cycle de 1 ans, soit deux approches totalement différentes de l’astrologie, celle du cycle d’1 ans suivant de très près l’actualité du moment alors que celle du cycle de 36 concernant une période bien lointaine et même 18 ans, avec l’opposition, cela n’avait rien donné de bien concluant, ce dont il tentera de s’expliquer au lendemain de cette prévision décevante -et donc susceptible de discréditer l’astrologie sans que nous ayons eu à intervenir, Barbault faisant le travail tout seul- dans le Pronostic Expérimental en Astrologie (Payot  1973) en bottant en touche, rappelant son pronostic juste à la veille de la mort de Staline, donc à très court terme -et nous ne reviendrons pas ici  sur ce point litigieux. Force est de constater que la notion d’événement « grave » reste assez floue: l’astrologue devrait donc se contenter de pointer une année sans préciser autrement ce qu’il en adviendra, ni dans un sens ni dans un autre, ce qui laisse tout de même pas mal de latitude. Comme en 1971-72, cela aurait pu aussi bien être une déconvenue qu’une réussite pour l’URSS et en fait comment  qualifier les évenements de 1989?Quelle ambiguité! Si l’on compare avec notre prévision pour 1995 à laquelle Barbault ne fait aucune allusion, dix ans après l’événement, ce qui permettait avec le recul de souligner que rien de comparable ne s’était produit par rapport à mai 68 tant avant notre prévision qu’après, la formule que nous avions employée de « mouvement social »  offrait une prévision que Barbault aurait pu souvent nous

envier. En fait, Barbault  veut tout ignorer de la personnalité, de l’action, de l’oeuvre de celui qui aura osé le contester, crime de lèse majesté et dont, en vérité, il ne veut rien savoir.

La mort de Barbault, à la fin de 2019- quinze ans après son texte de 2004- lui aura épargné d’assister à la naissance par son critique  de l’Axe Stellaire de Quadrature. A  ce propos, en 2004, Barbault évoque des travaux déjà fort anciens de sa part qui remontent aux années cinquante–soixante. Mais entre temps, s’est-il renouvelé, dans le demi-siècle qui suivit la parution des Astres et l’Histoire (Pauvert, 1967) Il ne nous a pas semblé et d’ailleurs, nous avons de bonnes raisons de penser qu’à plus d’un titre Barbault  en sera resté à ces décennies50-60. , a t-il repensé sa théorie des aspects  après le fiasco du début des années 70.?A-t-il repensé son indice cyclique après le début des années 80? Dans les deux cas, Barbault avait vécu des attentes cruelles! Paradoxalement, au lendemain de notre succés de 1995,  nous  nous sommes lancés dans une longue réflexion sur les bases du dit succés et ne nous sommes pas endormis sur nos lauriers car le succés peut se révéler un piége et l’échec l’occasion d’une remise en question, que Barbault n’aura pas opérée. Nous avons commencé à trouver que le passage de Saturne sur une zone zodiacale, même à l’approche du 0° Bélier, n’était pas concluant et que notre réussite prévisionnelle pouvait avoir une autre cause. Tout comme  Barbault aurait pu se demander si 1989 pouvait s’expliquer autrement que par la conjonction Saturne  Neptune puisque cela n’avait pas marché pour l’opposition, qui constitue  un temps intermédiaire, comme il l’avait d’ailleurs pensé, se rendant compte qu’un cycle de 36 ans, c’est bien long.(cf Jacques Reverchon, Valeur des jugements et pronostics  astrologiques, Yerres (91) 1971)

Nous n’avons pas chômé  depuis 1995 -cela fait quand même un quart de siècle! -  et en sommes arrivés d’une part à passer du cycle de Saturne à celui de Jupiter  et d’autre part à nous intéresser à certains aspects des thèmes des leaders en place, par le biais des transits, ce dont Barbault ne voulait pas entendre parler en Mondiale, même quand il traitait de la mort de Staline (Astrologie Moderne, mars avril  1953) tout comme il ne tenait aucun compte des étoiles fixes. Donc, même à partir d’un succés prévisionnel, on peut être amené à y regarder de plus près sinon on se comporte comme un voyant qui s’intéresse plus aux fins qu’aux moyens!

Après ce préambule, passons donc à nos récentes découvertes qui datent d’environ un an et qui tiennent surtout à une réflexion théorique. Nous avons eu l’occasion d’exposer notre méthode et nous la résumerons  ainsi: contrairement à ce qu’affirme Barbault, ce n’est pas la conjonction qui marque la fin ou/et le début d’un cycle mais la quadrature. A partir du degré  du soleil natal, nous constituons l’axe des quadrature, à savoir les deux points au carré du dit soleil et nous nous intéressons aux passage de Jupiter sur les deux points, ce qui forme une sorte de triangle avec le Soleil. Cela découpe deux hémicycles d’une durée de six ans. La fin du cycle correspondra donc à une quadrature de Jupiter au soleil natal et nous nous efforçons de préciser ce que cela implique à savoir la fin d’un processus et éventuellement  le début d’un nouveau processus. Quant à la conjonction Jupiter-soleil natal, elle marque une mi-temps et nullement comme l’affirme Barbault une fin ou un commencement. Comme annoncé, nous prendrons le cas du général Charles De Gaulle qui a un soleil natal à 0° Sagittaire et donc  un ASQ  à  0° Vierge-0° Poissons, ce qui vaut aussi bien dans les deux sens. On aura compris que nous pronons une astrologie minimale:  un seul facteur céleste, Jupiter et un seul facteur « terrestre », dans le thème natal, le Soleil. On est loin de l’indice cyclique avec ses 5 planétes, de Jupiter à Pluton ou d’une carte du ciel au complet!. Que s’est il donc passé au printemps 1968 pour De Gaulle et par contre coup pour la France?  Ouvrons les éphémérides pour cette période: où se siitue Jupiter par rapport à l’ASQ du Général? A la fin du mois de mai 68, Jupiter  passait à 28° du signe du Lion, c’est à dire au carré du soleil natal de De Gaulle, à l’extréme fin du signe du Scorpion! En juin, Jupiter parcourt les derniers degrés du lion et entre en vierge à la moitié du mois. On aura compris qu’une telle corrélation est remarquable. Les événements de Mai 68 refléteraient littéralement ce qui se produit dans le triangle  ASQ -Soleil natal. Autrement dit, sans De Gaulle,  un tel calendrier n’aurait pu exister! On est en fin de cycle:  pour  le président de la République, l’expérience  engagée six ans plus tôt en 62 arrive à son terme. Jupiter arrive alors fin  verseau, au mois de mars de cette année 62, à l’opposé du Jupiter en Lion de Mai 68. Ce sera la fin de la Guerre d’Algèrie qui s’explique beaucoup mieux ainsi que par quelque conjonction Soleil-Jupiter, avec les Accords d »Evian. On voit donc à quel point, l’ASQ  signe la fin d’un cycle.  Ce sera aussi le référendum sur l’élection du Président au suffrage universel, ce qui se réalisera en 1965, quand Jupiter passera fin taureau  à l’opposé du  soleil de De Gaulle, à mi parcours de l’ASQ.Or, pour nous, conjonction et opposition forment un axe qui vient croiser à 90° l’ASQ. De Gaulle est alors réélu. Autrement dit, il a mis fin et à la guerre d’Algérie et aux séquelles de la IVe République quant à l’élection du Président et au statut du Premier Ministre/Président du Conseil. Autrement dit, en mai 68, De Gaulle termine un nouveau cycle de six ans et il pense qu’il a atteint ses objectifs. Il peut passer la main et c’est le message qui passe dans l’opinion, de façon plus ou moins subconsciente.D’où l’épisode de Baden  Baden.  Il dissout l’Assemblée Nationale et obtient une majorité parlementaire confortable. Il démarre un nouveau cycle de 6 ans, avec le référendum d’avril 1969 mal préparé comme tout ce qui s’inaugure en début de cycle et ce sera sa démission. Pompidou lui succédera et De Gaulle décédera l’année suivante, ce qui est un point tout à fait extra-astrologique, même si sa mort est liée à la situation, beaucoup plus que dans le cas de celle de Staline dont l’ASQ  va de 27° vierge à 27° poissons. Au début de 1953, lorsqu’il décéde, Jupiter est à la fin du taureau, soit à mi parcours de son hémicycle (conjonction à la fin des Gémeaux).  Staline n’était donc pas alors dans les affres de la quadrature de Jupiter à son soleil et sa mort ne s’inscrit donc pas dans un tel schéma. Voilà donc sacrée l’astrologie de l’après Barbault  avec ce nouvel outil prenant la place d’une astrologie qui aura fait long feu puisque nous parvenons sous peu à un nouvel ASQ pour notre part. (8° vierge-8° poissons)

Cela dit, il nous apparait que le moment de quadrature donne des perspectives de

plus grande ampleur que celui de conjonction/opposition. La quadrature peut

donner le vertige de ce fait. Mais la conjonction/opposition, à l’inverse, se polariserait ttrop sur le présent.

 

 

JHB

17. 03 13

 

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jacques Halbronn Astrology VIP Sur l’axe stellaire de quadrature de 6 leaders dans le monde.

Posté par nofim le 12 mars 2021

Astrology VIP.  Sur l’axe stellaire  de quadrature de 6  leaders dans le monde

par  Jacques Halbronn.

Question préalable: un tel   exercice  exigerait de s’assurer  que ces quatre personnages relévent bien de notre forme d’astrologie. Or, l’on sait à quel point nous nous méfions des contrefaçons et imitations  de toutes sortes tant celles des textes que des  personnes. Nous avons coutume de dire que si  les analyses cycliques que nous proposons ne ‘marchent « pas c’est que les personnes auxquelles nous les appliquons ne sont pas concernées par notre modéle*car pour nous, l’astrologie n’a nullement vocation à tout expliquer pour tout le monde.

Pour illustrer notre propos nous fournirons les données en ASQ de  six Tsadiqs politiques mais nous laisserons aux spécialistes le soin de s’en servir  en nous contentons de donner le mode d’emploi général.

Jo Biden

Le nouveau président des USA a été élu en novembre 2020.  Au regard d’Astrology VIP, son ASQ  se situe  à 28° verseau-28° lion. puisque son soleil est à 23°  Gémeaux. Ce serait d’ailleurs le même ASQ si  son soleil avait été à 23° Sagittaire. Or, quelle était la position de Jupiter -la planète qui impacte l ‘’ASQ des leaders – en novembre dernier? Réponse : à 23° capricorne  En septembre 2021  Jupiter va passer  à nouveau sur son ASQ, comme tous les six ans. On est donc bel et bien en fin d’hémicycle, ce qui signifie une volonté  d’aboutir, de « mettre fin », d’en « finir »; de se débarrasser de Trump qui serait contagieuse.

Donald Trump

Qu’en est-il d’un Donald Trump et de son ASQ? Son ASQ se situe sur la ligne 23° vierge-23° poissons puisqu’il a son soleil natal à 23° Gémeaux.. Trump se situe donc, comme Biden  en fin d’hémicycle de 6 ans et son ASQ sera atteint quand Jupiter passera sur le 23° poissons en avril 2022, soit un peu plus tard que Biden.  Le départ quelque peu précipité au regard de son calendrier intérieur aura conduit Trump à se  sentir  frustré de devoir s’arrêter un peu trop tôt et cela explique probablement certaines de ses déclarations.

Boris Johnson

Abordons, dans la foulée, le cas d’un Boris Johnson,le premier ministre britannique: où est-il, lui,  de son cycle de 6 ans? Son soleil est à 28° gémeaux donc très proche de celui de Trump, ce qui lui confère un ASQ   28° vierge- 28°poissons.  Comme Trump, il a acquis une expérience politique importante puisqu’il est  à la fin d’un hémicycle de 6 ans pour  avril 2022. L’on comprend qu’il ait voulu en finir avec le boulet du Brexit.

Wladimir Putin

Quant à Wladimir Putin, son soleil étant  à 13° Balance, l’ASQ  est placé sur la ligne 13° cancer-13° capricorne, c’est à dire qu’il se trouve  engagé dans un nouveau cycle depuis janvier 2020.Il n’est donc pas en phase avec les trois autres leaders qui sont déjà orientés fin de cycle.Entendons par là que Putin n’est pas tant marqué par une volonté de terminer un processus mais plutôt en quéte d’un nouveau modus vivendi.

 

Recep Erdogan.

Son soleil  étant à 7° poissons, cela donne un ASQ à 7°Sagittaire-7° Gémeaux. Actuellement,  Jupiter est placé à 18° verseau. Cela signifie qu’il est encore dans la première moitié de son cycle de 6 ans mais plus décidé que ne l’est Putin dans son entreprise. On se rapproche de la conjonction Jupiter-Soleil natal: ce sera en février 2022. C’est un seuil de maturation  et non pas, comme le croyait Barbault, un nouveau départ!

 

Emmanuel Macron

Son soleil est à 1° capricorne, cela donne un ASQ  allant de 0°balance à 0° Bélier.  Actuellement, on l’a dit, Jupiter est placé à 18° verseau. Cela signifie qu’à l’instar des de Biden et de Johnson,  il entre dans la phase  finale d’un cycle de 6 ans. Il a donc un programme à boucler. En mai 2022, lors des élections présidentielles françaises, ce qui coincide  avec  un nouveau cycle de six ans. Il u a là une tentation de changer d’air, de se renouveler de façon assez marquée, de changer son fusil d’épaule mais en même temps d’en finir avec les embarras actuels notamment du fait de la pandémie

Cela dit, la conjonction permet d’éviter les perspectives à long terme tant par rapport au passé

que par rapport à l’avenir.

Voilà donc du grain à moudre pour les astrologues en soulignant le fait que ce dont il est question ici est parfaitement visible dans le ciel: non seulement en ce qui concerne Jupiter mais aussi  les six  axes ASQ en suivant  le passage de Jupiter  au travers des étoiles fixes. Pour cela, l’on peut recourir aux 27.28  nakshatras indiens en repérant à quel groupe stellaire correspondant comme le faisaient les Anciens, en oubliant bien entendu les planètes « lentes » de Saturne à Pluton  qui n’ont pas voix au chapitre..

 On  voit que la mort fait partie de notre schéma dans la mesure où la fin de cycle s’apparente à une conscience de ce qui se termine. En ce qui concerne la mort de Staline au début de 1953, son ASQ  va de 27° vierge à 27° Poissons  et inversement de 27° poissons à 27 ° vierge, son soleil natal se situant à 27° sagittaire. Au moment de  sa mort,  Jupiter  se  situait à 4° taureau environ donc en première partie du cycle puisque se produisant avant la conjonction à 27° Gémeaux. On est donc très loin d’une fin de cycle! Selon nous, la mort physique par maladie ne dépend en aucune façon de la cyclicité  astrologique et quant à la conjonction, elle n’est nullement le signe de la fin mais plutôt un temps intermédiaire entre deux quadratures.

Retenons que la quadrature nourrit doublement l’imaginaire, celui lié au passé, comme celui lié au futut

 alors que l’axe conjonction-opposition nous ramène à la réalité du présent

Autrement dit, la quadrature favorisera les erreurs de jugement, soit par

hypermnésie soit par amnésie et c’est le stade intermédiaire du passage de

Jupiter sur le soleil natal du leader ou à son opposé  qui offre les meilleures 

garanties de succès…

 

 

 

 

JHB

15 03 21

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Jacques Halbronn Phénoménologie d’un outil astrologique , l’ASQ (Axe stellaire de quadrature)

Posté par nofim le 4 mars 2021

Jacques Halbronn  Phénoménologie d’un outil  astrologique, l’ASQ (Axe Stellaire de quadrature)

Celui qui élabore un nouvel outil astrologique n’est pas celui qui doit s’en servir. Il doit le proposer à des personnes qui appliqueront l’outil en question dans leur domaine d’expertise. Rien n’est plus ridicule que de voir un astrologue   vouloir appliquer lui même tel ou tel outil astrologique sur des terrains qu’il ne connait que médiocrement et qu’il proposerait à un public également peu expert dans le dit domaine d’application! Et d’ailleurs, l’outil doit être accessible aisément  tout en exigeant une vraie compétence non pas tant de l’outil que du terrain auquel on entend l’appliquer. Dialectique entre la facilité d’usage de l’outil et la complexité du terrain sur lequel il sera expérimenté. Paradoxalement, dans les écoles d’astrologie, on tend à inverser la problématique avec un outil qui demandera beaucoup de temps pour être maitrisé mais que l’on pourra appliquer aisément aux domaines les plus variés! Pour illustrer notre propos nous fournirons les données en ASQ de quatre leaders politiques mais nous laisserons aux spécialistes le soin de s’en servir.

JHB 04 03 21

 

ANNEXE

 

Le nouveau président des USA a été élu en novembre 2020.  Au regard d’Astrology VIP, son ASQ  se situe  à 28° verseau-28° lion. puisque son soleil est à 23°  Gémeaux. Ce serait d’ailleurs le même ASQ si  son soleil avait été à 23° Sagittaire. Or, quelle était la position de Jupiter -la planète qui impacte l’ASQ des leaders – en novembre dernier? Réponse : à 23° capricorne  En septembre 2021  Jupiter va passer  à nouveau sur son ASQ, ce qui laisse présager un revirement significatif à ce moment là. Biden se trouve donc dans une période « équinoxiale » assez imprévisible  quant à ses effets.

Qu’en est-il d’un Donald Trump et de son ASQ? Son ASQ se situe sur la ligne 23° vierge-23° poissons puisqu’il a son soleil natal à 23° Gémeaux.. Trump se situe donc en fin d’hémicycle de 6 ans et son ASQ sera atteint quand Jupiter passera sur le 23° poissons en avril 2022, soit un peu plus tard que Bide.  L’on dira que Trump  a dû être frustré de devoir s’arrêter un peu trop tôt et cela explique probablement certaines de ses déclarations.. L’idéal aurait probablement été d’élire un candidat à mi parcours de son hémicycle de 6 ans, c’est à dire autour de l’axe conjonction/opposition, ce qui aurait signifié une personne née avec un soleil  soit à 23° verseau soit à 23° lion, ce qui aurait placé Jupiter en conjonction avec son degré solaire.

Abordons, dans la foulée, le cas d’un Boris Johnson,le premier ministre britannique: où est-il de son cycle de 6 ans? Son soleil à 28° gémeaux donc très proche de celui de Trump, ce qui lui confère un ASQ   28° vierge- 28°poissons.  Comme Trump, il a acquis une expérience politique importante puisqu’il est  à la fin d’un hémicycle de 6 ans pour  avril 2022. A cette date, donc dans un an environ, il se produira certainement un changement de cap de sa part qui ne sera pas dû à des circonstances extérieures mais à un déterminisme intérieur, selon notre Astrologie.

Quant à Wladimir Putin, son soleil étant  à 13° Balance, l’ASQ  est placé sur la ligne 13° cancer-13° capricorne, c’est à dire qu’il se trouve  engagé dans un nouveau cycle depuis janvier 2020. L’impression générale est celle d’une certaine immaturité cyclique chez ces différents leaders, parvenus en fin de parcours et amorçant une nouvelle dynamique  vaguement ébauchée, en recherche qui ne devrait parvenir à une formulation bien maitrisée que dans quelques années. Précisons, à toutes fins utiles, que tous les responsables en place ne cadrent pas forcément avec notre modèle réservé aux « vrais » leaders, ce qui n’est  nécessairement le cas de ceux qui ont été  fabriqués  par la machine électorale.

 

 

 

 

Copyright  tous droits réservés  Editions  de la Grande Conjoncion  04 03 21

 

 

 

 

 

 

 

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Astrologie et pouvoir : la place cruciale du chef

Posté par nofim le 4 mars 2021

Astrologie et pouvoir : la place cruciale du chef

 

par  Jacques  Halbronn

Quand André  Barbault traite en 1953  de la mort de Staline, dans son bulletin d’avril d’Astrologie Moderne, il ne se référe curieusement pas à sa date de naissance, d’ailleurs assez discutée, se contentant de rappeler son rôle de chef du communisme soviétique, lequel se défiinrait par la conjonction Saturne-Neptune. Or, c’est sous cette conjonction que Staline meurt.

Que dire d’une telle façon de présenter les choses? On sait par ailleurs que Barbault ne recourait guère aux transits pour ses prévisions mondiales. Une telle méthodologie nous semble relever d’une vision très collectiviste voire communiste de la Société qui ferait du chef une émanation de la dynamique du peuple. (cf Christophe  Guilluy     Le temps des gens ordinaires) *

Or, nous pensons d’un point de vue théologique que d’un point de vue systémique que cette position n’est pas tenable  et cela vaut aussi pour l’approche  astrologique. On conviendra qu’il est plus facile de programmer un facteur que tout un ensemble de facteurs et qu’ensuite le dit facteur  rayonne sur tout une population, de  proche en proche. Autrement dit,  il importe de disposer et de contrôler un  homme  et ainsi par voie de conséquence tous ceux qu’il lui arrivera d’impacter en temps et en heure. Cela se répercutera. Or, la position stratégique de l’astrologie  tient à ce qu’elle actionne des VIP, d’où notre label Astrology VIP. Revenons sur la psychologie du chef, sous l’angle de notre astrologie. Sans le chef, les astres sont muets et sans les astres, le chef est impuissant et imprévisible/. On a  affaire à une structure à double entrée, impliquant une certaine solidarité entre  les hommes et les astres, une interdépendance entre la Terre et le Ciel. Barbault aura donc fait l’impasse sur le rôle du chef, devenu un épiphènoméne, fidèle en cela à ses penchants pour le communisme; 

Pour  comprendre le personnage du chef, il convient d’insister sur sa dimension cyclique et donc prévisible dans son processus périodique, à savoir le passage tous les six ans de la planète Jupiter sur son axe stellaire de quadrature (ASQ). Le chef est en effet programmé pour liquider ses affaires au bout de ce laps de temps et ce, quelle que puisse être la conjoncture en cours, autrement dit, sans tenir compte de ce qui se passe par ailleurs. et en ce sens, il agit comme mû par quelque mécanique indifférente à  l’état  de  son environnement humain du moment. Ce qui correspond à la nature de son autonomie structurelle.Il fonctionne comme une sorte de minuterie, un compte à rebours que rien ni personne ne saurait arrêter, venir perturber. Or, un tel revirement cyclique  aura, en revanche, des effets sur autrui, sur ceux dont il avait auparavant la charge. Le chef devient la conjoncture des autres. Quel meilleur moyen de montrer son pouvoir que de persuader autrui de la nécessité des changements que l’on ressent le besoin d’opérer? Car, a contrario, sans changement, il n’y a aucun mérite à être suivi puisqu’il n’y  a pas  mouvement. Le changement permet d’éviter la stagnation, la sclèrose et c’est ce que nous garantit le Droit constitutionnel qui programme de longue  date le rythme des changements selon un calendrier rigoureux. Le hic, c’est que le Droit Constitutionnel ne s’articule pas sur l’astrologie mais sur un cycle ne correspondant à aucune temporalité véritable. qui n’est ni conjoncturelle ni structurelle: c’est une temporalité de papier qui n’est sous tendue ni par la prise en compte du cours des choses, ni par la dynamique interne des chefs. Le départ d’un président dans ces conditions ,du seul fait de la fin de son mandat est surréaliste. A quoi cela rime-t-il? Un tel système est semblable à ce  roi nu dont parle un conte d’Andersen. On ne sera pas surpris de voir ce mécanisme rejeté ou instrumentalisé parce qu’il sonne faux. A l’astrologie de redonner du sens au renouvellement des hommes et des mandats; Mais l’astrologie actuellement en vigueur  ou celle que laisse derrière lui Barbault en héritage, en testament, ne fait pas le poids. C’est bien là le drame, l’astrologie en question n’est pas à la hauteur de la tâche qui lui incombe à savoir de sous tendre le gouvernement de la Cité. Et l’on aura compris que nous ne saurions laisser Christophe Guilluy nous annoncer qu’est advenu « le temps des gens ordinaires »!

 

 

 

 

  

 

 

 

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jacques Halbronn Le trio Astrologie- Théologie- Politologie et la question de l’interdisciplinarité., D’ Eustache Lenoble à Dane Rudhyar

Posté par nofim le 2 mars 2021

 

Le trio  Astrologie- Théologie- Politologie et la question de l’interdiscipliarité  d’Eustache   Lenoble à Dane Rudhyar

par  Jacques  Halbronn

En 2017,   la BNF  et Hachette ont réédité  la somme d’Eustache Lenoble « Uranie ou les Tableaux des philosophes » dont nous avions  fait la découverte en lisant Pierre Bayle. En 1993, nous publiames une étude à  son sujet  ( Etudes  sur l’Histoire de l’Astrologie et du Tarot  à la suite du reprint de l’Astrologie du Livvre de Toth d’Etteilla (1785 (Trédaniel)qui l’avait utilisé. Patrice Guinard fit la promotion de notre découverte d’un ouvrage paru bien après 1666 (cf l’affaire Colbert). Il est vrai que l’ouvrage ne comporte pas le mot Astrologie en son titre, l’astrologie n’étant qu’une partie de celui-ci, ce qui nous relie au thème de l’interdisciplinarité et du désenclavement.

Le catalogue de la BNF nous apprend que Lenoble, baron  de Saint Georges (1643-1711) commença la publication en 1694, laquelle s’étala jusqu’en 1697, soit 30 ans après le prétendu bannissement de l’astrologie de France L’ouvrage reparut au sein des oeuvres complètes au siècle suivant en 1718 et 1726. On ne s’étonnera donc pas qu’en 1785 Etteilla ait jugé bon de le rééditer, ce point ayant été une fois plus de notre fait. Patrice  Guinard  a fourni une description de l’ensemble Eustache Lenoble (1643-1711): Un Bilan sur l’Astrologie à son déclin (Avec des extraits de son Uranie, ou les Tableaux des Philosophes) sur le site du CURA). On notera d’ailleurs que le Comte Henry de Boulainvillers qui ne publia point ses traités restés manuscrits (réédités  aux éditions du Nouvel Humanisme) ne connut pas semblable fortune, à la même époque.

Venons -en à la présentation que faite Lenoble de son Livre Cinquième (transcription de Véronique Lepage pour Patrice Guinard), présentation qui nous apparait largement comme un calque du Prologue de la Tétrabible de Ptolémée.

 

LIVRE CINQUIEME.

CHAPITRE PREMIER.

Projet du cinquième Livre.

  «   Dans les quatre premiers Livre que j’ai donnez au public sous le nom d’Uranie, j’ai suffisamment expliqué tous les sentimens des Philosophes tant anciens que modernes.
    L’on a pû voir dans le premier tout ce que les neuf sectes des Anciens avoient eu de commun ou de different sur les trois parties ausquelles ils avoient réduit la Philosophie, qui sont la Logique, la Morale, & la Physique, dont la derniere comprenoit aussi la Métaphysique ; & dans le second, j’y ai raporté fort exactement toute la substance abregée des deux Philosophies de Gassendi & de Descartes, qui sur les principes de quelques [p.126] anciens ont voulu établir de nouveaux Systême de cette science.
    Je ne l’ai point traitée à la maniere de l’Ecole, parce que je ne me suis point propose de décider sur leurs opinions ; mais mon unique but a été d’ajoûter à mon Ecole du monde cette instruction, pour donner à un honnête homme qui est dans le commerce des personnes d’esprit, une teinture assez forte de toutes ces differentes Philosophies pour en pouvoir discourir, & pour prendre parti s’il veut s’en instruire plus profondément.
    Il ne me reste plus donc pour acomplir cet ouvrage, que de donner mon Traité de la science Céleste, que j’avois promis non seulement dans la fin de mon quatrième Livre, mais dans cette curieuse Dissertation que j’ai faite touchant l’Année de la naissance de Jesus Christ ; & je m’aquite de cette promesse dont les persecutions injustes que j’ai souffertes par l’iniquité des hommes, & par le crédit de mes ennemis, avoient suspendu l’execution. Ainsi je prétends dans ce cinq & sixième Livre renfermer tout ce qui peut concerner le Ciel, soit pour la science solide & indubitable de l’Astronomie fondée sur des principes certains, soit pour l’Art fautif & conjectural de l’Astrologie judiciaire fondée sur des convenances tirées de quelques experiences.
    C’est ce que je vais traiter dans les deux parties de ce Volume, dans la premiere desquelles j’établirai les principes de la science certaine de l’Astronomie sur lesquels on a bâti l’Art fautif & conjectural de l’Astrologie judiciaire ; & dans la seconde, j’établirai [p.127] les justes bornes qu’on doit prescrire à cet Art, qui ne peut jamais rien produire d’absolument certain, & qui par le mépris des ignorans qui en parlent & le blâment sans le connoître, ou par la hardiesse témeraire des charlatans qui par interêt le poussent à l’excès & en abusent, est devenu l’oprobre pour ainsi dire des sciences, & de telle maniere que ceux qui semblent y vouloir donner quelque aplication, passent ou pour des esprits foibles, ou pour des ridicules.
    J’espere donc que lors qu’on aura lû ce dernier Livre, ou plûtôt cette partie que j’ai réservée pour la derniere de la Philosophie, on sera suffisamment instruit de la véneration qui est duë à la science sublime de l’Astronomie, dont je ne prétends établir que les principes pour mettre un homme dans la voie de s’en instruire plus profondément dans les Livres des grands Maîtres ; & qu’à l’égard de l’Art conjectural de l’Astrologie les prétendus esprits forts qui la blâment & la méprisent sans la connoître seront convaincus de leur erreur, & auront pour elle quelque indulgence ; & qu’enfin les ames foibles qui par une aveugle crédulité se rendent les dupes des charlatans qui outrent cette connoissance, & qui en passent les limites pour entreprendre des prédictions qui n’ont aucun fondement Physique, ne se laisseront plus si facilement abuser par les impostures présomptueuses des Astrologues, & ne leur demanderont que ce qu’ils peuvent leur donner suivant les bornes dans lesquelles je prétends que leur art doit être renfermé. [p.128]
    En un mot, ils verront que selon mon sentiment on doit également blâmer & ceux qui donnent trop dans l’Astrologie judiciaire en lui atribuant plus qu’elle ne peut, & ceux qui n’y donnent rien du tout. Que ceux qui lui attribuent au delà de ses bornes sortent des principes de la Physique, mais que ceux qui ne lui veulent rien donner n’entrent point dans ses principes, & qu’enfin les uns & les autres, ou par défaut, ou par excès, choquent la nature, & souvent la raison ; & entre ces deux extrémitez vicieuses, je tâcherai de montrer la route qu’on peut tenir pour ne tomber ni dans l’une ni dans l’autre. » Ainsi, à l’aube du XVIIIe siècle, certains prédisaient un certain renouveau de l’astrologie comme ce sera le cas au début du XXe siècle. Nous avons montré que Lenoble avait été récupéré par l’occultiste Etteilla, connu pour son tarot.

Depuis l’Uranie, il ne semble pas que l’on ait fait paraitre un tel ensemble   en français ni en une autre langue, incluant l’astrologie même sur un strapontin. Essayons ici d’analyser les raisons de cet échec d’intégration à trois siècles de distance et donc éventuellement d’aborder  les moyens d’y remédier. Notre diagnostic sera le suivant: on ne peut s’intégrer que si l’on fait évoluer les esprits et pas seulement en travaillant en interne, comme un Patrice Guinard, après d’autres, a cru devoir le  faire. (cf son Manifeste, 1999)

Autrement dit,l’interdisciplinarité ne saurait se réduire à s’aligner sur les savoirs en vigueur en  les prenant tels quels, comme a cru pouvoir le faire un André Barbault, dans les années soixante du siècle dernier avec de la Psychanalyse à l’astrologie et  Les astres et l’Histoire mais contribuer à les repenser de façon à faire apparaitre de nouvelles passerelles de façon à générer de la compatibilité. Il importe de mieux maitriser l’espace épistémologique  dans lequel l’on entend s’inscrire et en réussissant à lever un certain nombres d »obstacles, au sens de Bachelard. Un de ces obstacles est propre à l’astrologie contemporaine, autrement dit, l’astrologie aura été piégée par la modernité (cf Jean Pierre Nicola, Pour une astrologie moderne, Seuil,  1977) et notamment celle incarnée par l’astronomie du système solaire qui allait être bouleversée par la découverte, du fait du recours à des télescopes, de nouveaux astres en son sein (baptisés par les astronomes et non par les astrologues : Uranus, Cérés, Neptune, Pluton, Chiron etc) En effet, ce faisant l’astrologie se sabordait en laissant entendre que tout au long de son Histoire, elle n’avait véhiculé qu’un savoir incomplet et en quelque sorte  inutilisable par les sociétés réduites à ne considérer le ciel qu’à l’oeil nu. Une telle posture ferait problème à la fois au niveau de la philosophie politique et à celui de la pensée théologique. Pourquoi Dieu aurait il crée un système qui ne serait pas intelligible par l’homme? En quoi  un tel système techniquement resté si longtemps inaccessible confèrerait-il un rôle social à l’astrologie? En quoi ferait-il partie de l’Inconscient Collectif, ce qui passait par un stade de conscience? Mais, comme nous l’avons laissé entendre, il importait par ailleurs que les domaines que nous avons cités opèrent leur propre révolution copernicienne. Quelle théologie, quelle politologie? Autrement dit,  l’astrologie ne pourrait marquer des points qu’en débloquant un certain nombre de points de vue non pas tant sur elle-même que sur les domaines en question, de façon à parvenir à un ajustement.  On aura compris que l’intégration dont il s’agit  ne concerne point l’astronomie mais bien les sciences religieuses et sociales. Erreur stratégique, par conséquent que le dit alignement de l’astrologie contemporaine sur la nouvelle doxa astronomique!  D’où la nécessité  pour l’astrologue de se familiariser non point tant avec l’astronomie qu’avec le théologique et le politique! Ce qui ne saurait se limiter à acquèrir une certaine culture en ces domaines mais à contribuer à leur avancée. Car, en vérité, ces domaines  peuvent profiter d’une certaine synergie sur la base d’un tel triptyque, vu que l’on  ne saurait dire que  théologie et  politologie ne traversent point  quelque forme de crise  que l’on pourrait résumer comme étant celle de l’idée de pouvoir. Le point faible du Droit Constitutionnel tient  au caractère arbitraire  de la durée des mandats et à l’empirisme du choix des candidats. L’astrologie fournir un cadre bien plus fiable  en mettant en avant son aptitude à prévoir  les cycles des principaux leaders.  Quant à la théologie,   elle a besoin de s’articuler sur une discipline comme l’astrologie dont le fonctionnement ne peut s’expliquer par le seul fait de la Nature, ce qui exige d’admettre un « Créateur » qui se sera occupé spécialement de notre Terre et du système solaire qui l’encadre. Mais tout cela exige de renoncer pour l’astrologie, comme signalé plus haut, à une astrologie branchée sur une astronomie de pointe comportant des astres invisibles à l’oeil nu.  Le Créateur ne saurait avoir équipé toute notre Terre et notre Humanité de facteurs hors de portée de l’équipement sensoriel des humains, en exigeant le recours à  l’usage de techniques d’observation  ne faisant aucun sens dans l’Antiquité. De même,  le bon gouvernement de la Cité  exige  qu’elle soit conduite par une élite dotée de pouvoirs particuliers liés aux cycles célestes dont l’astrologie a la clef. L »astrologie est un don des dieux et non de la Nature paienne.  En fait, l’astrologie doit mettre en avant un seul et unique vecteur et n’a donc besoin que d’une seule planète  circulant  sur un parterre d’étoiles. Là encore, l’astrologie moderne fait complétement fausse route en ne tenant pas compte de l’emploi des étoiles pour baliser  la course des planètes..Le véritable cycle astrologique à restituer est celui de la relation ternaire entre  la planète centrale,  les étoiles et les leaders programmés dès leur naissance à réagir à certaines configurations périodiques. Autrement dit, l’astrologie doit retrouver la cohèrence qu’elle a perdue afin de fonctionner efficacement, non pas en ajoutant de nouvelles planètes mais en se restructurant sur la base d’un ciel visible par tous. C’est alors qu’elle pourra faire équipe avec la théologie et la politologie lorsque celles-ci auront de leur côté réussi à se ressourcer. Il s’agit donc bien d’une entreprise exigeant une triple révolution et restauration pour parvenir à la formation d’une nouvelle ère  théologico-politique (selon la formule de Spinoza)

On notera que Dane Rudhyar  évita de n’écrire que sur l’astrologie. C’est ainsi que  peu avant sa mort  en 1985, dans le Rythme de la totalité (Rythm of Wholeness,Theosophical Publishing House, 1983,  trad; fr. Ed du Rocher, 1988), le mot Astrologie ne figure qu’une fois parmi d’autres approches (p.300): « Que la prédiction soit astrologique,  psychologique, médicale, politique ou astronomique, toutes les formes de connaissance anticipée ou d’attentes mentalement décrites doivent être évaluées sous ce jour. La valeur  de l’information transmise  dépend entièrement du cadre de référence dans lequel elle a sens et valeur et du  tempérament, du caractère  et de la qualité de volonté et de compréhension de la personne ou du groupe qui est confronté à la connaissance anticipée  et à des nouvelles perspectives »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

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jacques Halbronn Nostradamus. Le tournant prophétique des années 1560

Posté par nofim le 26 février 2021

Nostradamus . Le tournant prophétique  des années 1560

par  Jacques  Halbronn

A partir des années 1560,  le contexte nostradamique va changer sensiblement.  On voit apparaitre des fausses éditions des almanachs et pronostications de Michel de Nostredame, notamment du fait de libraires parisiens comme Barbe Regnault, ce qui a été signalé dans les bibliographies  de Chomarat et de Benazra  dans le Répertoiure Chronologique Nostradamisque que nous avons édité;  qui parlent d’éditions « pirates »..(cf RCN pp. 42  et seq) Nous avons signalé que le frontispice de ces contrefaçons n’était pas le même que celui des Pronostications authentiques. On notera  que  chez Nostradamus, seules   les pronostications comportent une  vignette représentant l’auteur alors que dans les éditions pirates, les vignettes figurent tant pour  les almanachs que pour les pronostications. et ces vignettes ne sont pas identiques chez le vrai et chez le faux Nostradamus, erreur qui aura été fatale pour les tenants des éditions antidatées des années 1555 -1557. C’est le détail qui tue. On ne saurait négliger la preuve iconographique! 

Mais, par ailleurs, Nostradamus va se hasarder dans une veine prophétique. En 1991, nous publiame dans la revue  Réforme, humanisme, Renaissance -n°53  une étude intitulée  Une attaque réformée oubliée contre Nostradamus dont nous reproduisons ci dessous le résumé paru :

« Les relations entre Nostradamus et Pie IV (1559-1565) n’ont pas fait l’objet d’une monographie, si bien que l’on a généralement privilégié ses Epîtres au pouvoir temporel. C’est ainsi qu’en 1556, Nostradamus s’adressa coup sur coup à Catherine de Médicis, à Henri II, et à Antoine de Navarre. La découverte de la Contrepronostication nous a amené à examiner la nature des relations entre Nostradamus et le Pape. Pourquoi y reprochait-on notamment à l’auteur des Prophéties d’être en quelque sorte à la solde du souverain pontife ? De fait, en cette année 1561, Nostradamus rédigea deux Epîtres au Pape et l’année précédente, il lui accorde un passage significatif de son Almanach pour ladite année 1561  Cet article a été reris  sur internet  sur différents supports.(https://cour-de-france.fr/histoire-et-fonction/histoire-et-fonctionnement/politique-et-religion/etudes-modern, et Persée) et signait notre entrée dans le domaine nostradamologique. Pie IV est le grand absent des éditions centuriques qui ne reproduisent pas  les textes de Nostradamus adressés au pape. Ce qui est un signe de leur caractère décalé de deux décennies. L’imporrance de ces textes  avait été notamment signalée  en 1906 avec la « Reproduction  très fidèle d’un manuscrit inédit de M. de Nostredame dédié à SS le Pape Pie IV » Mariebourg (cf RCN, p. 449)  où l’on précise qu’il s’agit de l’almanach pour 1563. En  1905 était paru chez le même éditeur une « réimpression de l’almanach de Michel de Nostredame pour l’année 1563 (Avignon, donc dans les territoires pontificaux français, Pierre Roux)dédié à Pie IV

Etrangement, Benazra ne fait pas le rapprochement -p. 52) avec les Praedictions  de l’almanach  de 1562, 1563 1564″ D’une certaine façon, ce volume manuscrit ferait pendant au Recueil  des Présages Prosaiques (dont une partie a été éditée par B. Chevignard en 1999; Ed. Seuil). Dans les deux cas, il s’agit de  volumes rassemblant des textes envoyés aux libraires. Mais l’on notera qu’il s’agit là de deux séries distinctes. Le Recueil des Présages Prosaiques concernant les almanachs et pronostications,  les « Praedictions » concernant un autre genre dont il va être question et la différence des intitulés n’est pas indifférente. On ne connait d’ailleurs une impression de ces Prédictions que dans leur version italienne mieux conservée , curieusement,  à la BNF  que la  série des  almanachs et -pronostications de Nostradamus, la BNF n’en possédant aucun en propre (cf RCN pp.  62-77) Signalons aussi l’article de Robert Amadou -(RCN, p. 618) paru dans la revue L’Autre Monde (février 1986)  « De Nostradamus au pape Pie IV.. Lettre ouverte ».

Abordons  la présentation de 1906 qui  met  exergue  des extraits  qui selon nous, sont d’un autre style que la production annuelle habituelle de Nostradamus. On sort de la triplicité aquatique pour entrer dans la triplicité de feu, ce qui réfère à la théorie des grandes conjonctions de Jupiter et de Saturne, notamment exposée par Leovitius comme on peut le voir dans ce «  Discours contre Cyprien Leovitius & autres modernes astrophiles, touchant la grande conjonction du monde, & des quatre Eclipses de Soleil »  de Francesco Liberatil, imprimé à Paris & au Mans par Hierosme Olivier l’an 1576. Nostradamus pointe le milieu des années 1560. Rappelons que lui même décédera en 1566 alors mêmes que se précisent certaines échéances. D’ailleurs, les Significations de l’écliose de 1559 seraient déjà marquées par cette influence ( CORPUS NOSTRADAMUS 133 — par Patrice Guinard
Prédictions des Choses mémorables et Pronostication du Cercle solaire), RCN p. 30. Réimpression 1904)

Se pose la question de l’édition datée de 1556  des Prophéties d’Antoine Couillard Du Pavllon Les Lorriz, lequel publia en 1561  des Contreditz aux faulses & abusifves  prophéties de Nostradamus & autres  astrologues, Paris,  Charles L’angelier. (RCN, p. 45) ouvrage où il est fait référence aux dires conjonctions. Selon nous,  le texte daté de 1556 pourrait avoir été antidaté en s’inspirant de du pamphlet de 1561, d’où certains anachronismes à commencer par l’usage du mot Prophéties dès 1556. On notera que le nom de Nostradamus ne figure pas dans ce texte, ce qui montre que l’on s’attaque à un auteur bien reconnaissable, ce qui selon nous n’était pas encore le cas alors.. Parmi les étrangetés, cette parodie de la Préface à César figurant dans l »édition antidatée de 1555 des « Prophéties » du dit Nostradamus. on retrouve le même procédé chez un Antoine Crespin (cf notre éditions Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus) dans ses Prophéties dédiées à la Puissance Divine (1572) que P. Brind’amour exploitera  dans son édition de 1996 du volet daté de 1555 (Droz), lesquelles reproduisent sans citer leur source un grand nombre de versets figurant dans les éditions contrefaites (cf notre post doctorat 2007 sur ce point, Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle); On  note l’instrumentalisation d’imitateurs de Nostradamus mais  aussi d’adversaires (cf infra avec Videl)  en vue d’authentifier les fausses éditions et les Prophéties de Couillard datées de 1556  appartiennent au genre du pastiche. Ce qui vaut pour les Prophéties de Couillard de 1556 vaut  a fortiori pour Laurens Videl et là encore, c’est la référence à des passages de la Préface à César qui séduit un Patrice Guinard:   » Certains passages de sa Declaration des abus ignorances et seditions de Michel Nostradamus, parue en Avignon en 1558, semblent se référer explicitement à l’exemplaire de Budapest, répétant notamment l’une des fautes typographiques d’une sentence de la préface à César : « nous inspirant par baccante fureur, ne par l’imphatique [sic] monument, mais par astronomiques assertions » (1557, exemplaire de Budapest), mais dans l’édition Bonhomme de 1555, dans l’édition Du Rosne de 1557 (exemplaire d’Utrecht), et dans toutes les éditions ultérieures : « nous inspirant non par bacchante fureur, ne par lymphatique [ou limphatique] mouvement, mais par astronomiques assertions« . En effet Videl s’empare de l’occasion pour se gausser de l’alcoolisme « avoué » du salonais : il « nous veut inventer une nouvelle astrologie forgée en sa furye bacchanale, & non limphatique, (comme il dit) sur umbre de prophetie. » (f. D4r). Videl ne reprend que l’inversion de la négation (ce qui n’est ni suffisant ni significatif, surtout s’il a estimé que la « furye bacchanale » conviendrait assez bien à l’auteur des Prophéties, mais non la faute typographique « monument » pour « mouvement » qu’il aurait signalée dans ses persiflages s’il avait suivi l’édition datée de novembre 1557 !Ce dernier argument ne tient pas car la préface de l’ouvrage de Videl — prétendument traduit du latin! — est datée du 20 novembre 1557 et la conclusion du 21 novembre 1557 : rien n’aurait empêché Videl d’avoir rédigé son texte à l’emporte-pièce en quelques jours après la sortie de la seconde édition Du Rosne le 3 novembre 1557. » Guinard ne cite d’ailleurs pas les Prophéties de Couillard à l’appui de sa « démonstration » Il est vrai que le rapprochement des deux textes est assez édifiant  quant à l’usage d’un même procédé  et d’ailleurs  Du Pavillon cite carrément »nostre Maistre Nostradamus »et le nom de son fils César (p. 5)

Tout le monde se trouve piégé : aussi bien ceux qui veulent situer les premières éditions en 1555 que ceux qui parlent d’éditions posthumes comme celle, prétendue, de 1568. Dans le même genre, on citera  le texte de l’Androgyn  Lyon, Michel Jove, 1570 ‘cf RCN pp; 95-97)  attribué à Jean de Chevigny et qui renvoie à Dorat. Toute une production destinée à valider la thèse d’éditions du vivant de NOstradamus ou suivant de peu sa mort et qui égareront les chercheurs naifs.

On aura compris que pour nous,  au cours des années 1560 -et en fait un peu avant- Nostradamus fut happé par la théorie apocalyptique des grandes conjonctions (d’Albumasar), ce qui le conduisit à une forme de prophétisme qui ne s’était pas révélée auparavant, et c’est ce qui le conduira à s’adresser au pape Pie IV. Autrement dit, dans les années qui précédèrent cette décennie, Nostradamus ne se voulait point prophète. Le fait que Couillard Du Pavillon s’en prenne à Nostradamus en 1560 signale un tournant en raison d’une approche à plus long terme pour laquelle il va opter. C’est d’ailleurs en raison de ces Contredits que l’idée viendra aux faussaires de se servir de son nom pour un « pastiche » daté de 1556.

  Rappelons que la Préface à César fait partie de ce corpus de contrefaçons puisqu’elle ouvre l’édition des « Prophéties » Lyon, Macé Bonhomme 1555 et est reprise en 1557 chez Antoine du Rosne. Double bévue donc des faussaires, quant aux pages de titre tant en ce qui concerne les vignettes que les intitulés des oeuvres, laquelle bévue n’aura pas été décelée, malgré nos avertissements, depuis plus de 20 ans par les prétendus « spécialistes -cf « .CORPUS NOSTRADAMUS 49 — par Patrice Guinard  Les Prophéties d’Antoine Couillard (1556) : Une parodie des Prophéties de Nostradamus)

Revenons donc  sur le « pastiche » de 1556  (cf sa reproduction  http://www.propheties.it/1556-005%20Pavillon,%20Les%20Propheties/slides/1556-005-011.htm) avec au folio  B II  « un millier de ses autres folies » On retrouve la même formule au fol G II  «   un millier des resveries escriptes par nos nouveaux prophétes » (fin de la quarte partie du Livre des Prophéties  du Seigneur du Pavillon »

. C’est évidemment une référence aux dix centuries de cent quatrains qui constitueront in fine le canon centurique. Or, il est clair qu’en 1556 on en était encore très loin puisque la formule des 10 centuries ne saurait être antérieure à 1568 pour les tenants de cette édition et au début des années 1590 pour les plus sceptiques dont nous sommes. A vouloir trop prouver…. Abordons à présent la question de la fortune de l’interpellation du pape par Nostradamus, telle que nous la restitue l’édition de 1906 du manuscrit. Sur la forme, il est clair qu’on assiste à un changement de statut de Nostradamus lequel met en avant des échéances dépassant largement le cadre annuel auquel il s ‘était tenu jusque là. L’erreur des faussaires est de ne pas avoir pris la mesure du tournant des années 1560 en le plaquant dès les années 1550, logeant tout ce qui leur tombait de nostradamique sous la main à la même enseigne, sans considération d’espace ni de temps..

Le quatrain 76 de  la  centurie VIII  du second volet, ne se comprend ainsi que sur la base du manuscrit  en question: « Et ne veux rien mettre de l’an 1567 que dans le mois d’avril naistra un de quelque grand Roy et monarque qui fera sa fin cruelle et sanguinolente (…)On le nommera MARCELLINUS (en majuscules ndlr)mais on ostera de son nom l »R’ » Ce  qui donne  ‘Plus Macelin  que Roy en Angleterre (…) son temps s’approche  » Marcelin sans R  donne Macelin.rapproché de l’italien pour boucher. » Nostradamus  est au moment de sa mort puissamment marqué par la théorie des conjonctions (cf édition 1906 p. 10) qui impressionnera dans les années 1580 jusqu’à un Jean Bodin dans un chapitre de sa République. Ce quatrain de la huitième centurie montre que le corpus prophétique de Nostradamus avait été exploité par ceux qui se chargèrent de la confection du second volet des Centuries – le camp favorable à l’avénement d’Henri de Navarre à la Couronne de France, selon la formule du Janus Gallicus (1594) En ce sens, l’on ne saurait  affirmer  que les Centuries ne relévent pas formellement  d’une certaine façon de l’oeuvre de Nostradamus mais certainement pas de la période des années 1550. Tout comme les quatrains des almanachs,  la prose de Nostradamus aura servi à nourrir un certain nombre de quatrains  des Centuries. Ajoutons que dans le cas de Crespin, il ressort que certains de ses textes ne sont  pas repris des Centuries mais  y auront été intégrés, notamment ceux concernant la Synagogue (VIII, 38).ostradamus . Le tournant prophétique  des années 1560

par  Jacques  Halbronn

 

A partir des années 1560,  le contexte nostradamique va changer sensiblement.  On voit apparaitre des fausses éditions des almanachs et pronostications de Michel de Nostredame, notamment du fait de libraires parisiens comme Barbe Regnault, ce qui a été signalé dans les bibliographies  de Chomarat et de Benazra  dans le Répertoiure Chronologique Nostradamisque que nous avons édité;  qui parlent d’éditions « pirates »..(cf RCN pp. 42  et seq) Nous avons signalé que le frontispice de ces contrefaçons n’était pas le même que celui des Pronostications authentiques. On notera  que  chez Nostradamus, seules   les pronostications comportent une  vignette représentant l’auteur alors que dans les éditions pirates, les vignettes figurent tant pour  les almanachs que pour les pronostications. et ces vignettes ne sont pas identiques chez le vrai et chez le faux Nostradamus, erreur qui aura été fatale pour les tenants des éditions antidatées des années 1555 -1557. C’est le détail qui tue. On ne saurait négliger la preuve iconographique!

 

Mais, par ailleurs, Nostradamus va se hasarder dans une veine prophétique. En 1991, nous publiame dans la revue  Réforme, humanisme, Renaissance -n°53  une étude intitulée  Une attaque réformée oubliée contre Nostradamus dont nous reproduisons ci dessous le résumé paru :

 

« Les relations entre Nostradamus et Pie IV (1559-1565) n’ont pas fait l’objet d’une monographie, si bien que l’on a généralement privilégié ses Epîtres au pouvoir temporel. C’est ainsi qu’en 1556, Nostradamus s’adressa coup sur coup à Catherine de Médicis, à Henri II, et à Antoine de Navarre. La découverte de la Contrepronostication nous a amené à examiner la nature des relations entre Nostradamus et le Pape. Pourquoi y reprochait-on notamment à l’auteur des Prophéties d’être en quelque sorte à la solde du souverain pontife ? De fait, en cette année 1561, Nostradamus rédigea deux Epîtres au Pape et l’année précédente, il lui accorde un passage significatif de son Almanach pour ladite année 1561  Cet article a été reris  sur internet  sur différents supports.(https://cour-de-france.fr/histoire-et-fonction/histoire-et-fonctionnement/politique-et-religion/etudes-modern, et Persée) et signait notre entrée dans le domaine nostradamologique. Pie IV est le grand absent des éditions centuriques qui ne reproduisent pas  les textes de Nostrdamus adressés au pape. Ce qui est un signe de leur caractère décalé de deux décennies. L’imporrance de ces textes  avait été notamment signalée  en 1906 avec la « Reproduction  très fidèle d’un manuscrit inédit de M. de Nostredame dédié à SS le Pape Pie IV » Mariebourg (cf RCN, p. 449)  où l’on précise qu’il s’agit de l’almanach pour 1563. En  1905 était paru chez le même éditeur une « réimpression de l’almanavh de Michel de Nostredame pour l’année 1563 (Avignon, donc dans les territoires pontificaux français, Pierre Roux)dédié à Pie IV

 

Etrangement, Benazra ne fait pas le rapprochement -p. 52) avec les Praedictions  de l’almanach  de 1562, 1563 1564″ D’une certaine façon, ce volume manuscrit ferait pendant au Recueil  des Présages Prosaiques (dont une partie a été éditée par B. Chevignard en 1999; Ed. Seuil). Dans les deux cas, il s’agit de  volumes rassemblant des textes envoyés aux libraires. Mais l’on notera qu’il s’agit là de deux séries distinctes. Le Recueil des Présages Prosaiques concernant les almanachs et pronostications,  les « Praedictions » concernant un autre genre dont il va être question et la différence des intitulés n’est pas indifférente. On ne connait d’ailleurs une impression de ces Prédictions que dans leur version italienne mieux conservée , curieusement,  à la BNF  que la  série des  almanachs et -pronostications de Nostradamus, la BNF n’en possédant aucun en propre (cf RCN pp.  62-77) Signalons aussi l’article de Robert Amadou -(RCN, p. 618) paru dans la revue L’Autre Monde (février 1986)  « De Nostradamus au pape Pie IV.. Lettre ouverte ».

 

Abordons  la présentation de 1906 qui  met  exergue  des extraits  qui selon nous, sont d’un autre style que la production annuelle habituelle de Nostradamus. On sort de la triplicité aquatique pour entrer dans la triplicité de feu, ce qui réfère à la théorie des grandes conjonctions de Jupiter et de Saturne, notamment exposée par Leovitius comme on peut le voir dans ce «  Discours contre Cyprien Leovitius & autres modernes astrophiles, touchant la grande conjonction du monde, & des quatre Eclipses de Soleil »  de Francesco Liberatil, imprimé à Paris & au Mans par Hierosme Olivier l’an 1576. Nostradamus pointe le milieu des années 1560. Rappelons que lui même décédera en 1566 alors mêmes que se précisent certaines échéances. D’ailleurs, les Significations de l’écliose de 1559 seraient déjà marquées par cette influence ( CORPUS NOSTRADAMUS 133 — par Patrice Guinard
Prédictions des Choses mémorables et Pronostication du Cercle solaire), RCN p. 30. Réimpression 1904)

 

Se pose la question de l’édition datée de 1556  des Prophéties d’Antoine Couillard Du Pavllon Les Lorriz, lequel publia en 1561  des Contreditz aux faulses & abusifves  prophéties de Nostradamus & autres  astrologues, Paris,  Charles L’angelier. (RCN, p. 45) ouvrage où il est fait référence aux dires conjonctions. Selon nous,  le texte daté de 1556 pourrait avoir été antidaté en s’inspirant de du pamphlet de 1561, d’où certains anachronismes à commencer par l’usage du mot Prophéties dès 1556. On notera que le nom de Nostradamus ne figure pas dans ce texte, ce qui montre que l’on s’attaque à un auteur bien reconnaissable, ce qui selon nous n’était pas encore le cas alors.. Parmi les étrangetés, cette parodie de la Préface à César figurant dans l »édition antidatée de 1555 des « Prophéties » du dit Nostradamus. on retrouve le même procédé chez un Antoine Crespin (cf notre éditions Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus) dans ses Prophéties dédiées à la Puissance Divine (1572) que P. Brind’amour exploitera  dans son édition de 1996 du volet daté de 1555 (Droz), lesquelles reproduisent sans citer leur source un grand nombre de versets figurant dans les éditions contrefaites (cf notre post doctorat 2007 sur ce point, Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle); On  note l’instrumentalisatin d’imitateurs de Nostradamis mais  aussi d’adversaires (cf infra avec Videl)  en vue d’authentifier les fausses éditions et les Prophéties de Couillard datées de 1556  appartiennent au genre du pastiche. Ce qui vaut pour les Prophéties de Couillard de 1556 vaut  a fortiori pour Laurens Videl et là encore, c’est la référence à des passages de la Préface à César qui séduit un Patrice Guinard:   » Certains passages de sa Declaration des abus ignorances et seditions de Michel Nostradamus, parue en Avignon en 1558, semblent se référer explicitement à l’exemplaire de Budapest, répétant notamment l’une des fautes typographiques d’une sentence de la préface à César : « nous inspirant par baccante fureur, ne par l’imphatique [sic] monument, mais par astronomiques assertions » (1557, exemplaire de Budapest), mais dans l’édition Bonhomme de 1555, dans l’édition Du Rosne de 1557 (exemplaire d’Utrecht), et dans toutes les éditions ultérieures : « nous inspirant non par bacchante fureur, ne par lymphatique [ou limphatique] mouvement, mais par astronomiques assertions« . En effet Videl s’empare de l’occasion pour se gausser de l’alcoolisme « avoué » du salonais : il « nous veut inventer une nouvelle astrologie forgée en sa furye bacchanale, & non limphatique, (comme il dit) sur umbre de prophetie. » (f. D4r). Videl ne reprend que l’inversion de la négation (ce qui n’est ni suffisant ni significatif, surtout s’il a estimé que la « furye bacchanale » conviendrait assez bien à l’auteur des Prophéties, mais non la faute typographique « monument » pour « mouvement » qu’il aurait signalée dans ses persiflages s’il avait suivi l’édition datée de novembre 1557 !Ce dernier argument ne tient pas car la préface de l’ouvrage de Videl — prétendument traduit du latin! — est datée du 20 novembre 1557 et la conclusion du 21 novembre 1557 : rien n’aurait empêché Videl d’avoir rédigé son texte à l’emporte-pièce en quelques jours après la sortie de la seconde édition Du Rosne le 3 novembre 1557. » Guinard ne cite d’ailleurs pas les Prophéties de Couillard à l’appui de sa « démonstration » Il est vrai que le rapprochement des deux textes est assez édifiant  quant à l’usage d’un même procédé  et d’ailleurs  Du Pavillon cite carrément »nostre Maistre Nostradamus »et le nom de son fils César (p. 5)

 

Tout le monde se trouve piégé : aussi bien ceux qui veulent situer les premières éditions en 1555 que ceux qui parlent d’éditions posthumes comme celle, prétendue, de 1568. Dans le même genre, on citera  le texte de l’Androgyn  Lyon, Michel Jove, 1570 ‘cf RCN pp; 95-97)  attribué à Jean de Chevigny et qui renvoie à Dorat. Toute une production destinée à valider la thèse d’éditions du vivant de NOstradamus ou suivant de peu sa mort et qui égareront les chercheurs naifs.

 

On aura compris que pour nous,  au cours des années 1560 -et en fait un peu avant- Nostradamus fut happé par la théorie apocalyptique des grandes conjonctions (d’Albumasar), ce qui le conduisit à une forme de prophétisme qui ne s’était pas révélée auparavant, et c’est ce qui le conduira à s’adresser au pape Pie IV. Autrement dit, dans les années qui précédèrent cette décennie, nostradamus ne se voulait point prophète. Rappelons que la Préface à César fait partie de ce corpus de contrefaçons puisqu’elle ouvre l’édition des « Prophéties » Lyon, Macé Bonhomme 1555 et est reprise en 1557 chez Antoine du Rosne. Double bévue donc des faussaires, quant aux pages de titre tant en ce qui concerne les vignettes que les intitulés des oeuvres, laquelle bévue n’aura pas été décelée, malgré nos avertissements, depuis plus de 20 ans par les prétendus « spécialistes -cf « .CORPUS NOSTRADAMUS 49 — par Patrice Guinard  Les Prophéties d’Antoine Couillard (1556) : Une parodie des Prophéties de Nostradamus)

 

Revenons donc  sur le « pastiche » de 1556  (cf sa reproduction  http://www.propheties.it/1556-005%20Pavillon,%20Les%20Propheties/slides/1556-005-011.htm) avec au folio  B II  « un millier de ses autres folies » On retrouve la même formule au fol G II  «   un milier des resveries escriptes par nos nouveaux prophétes » (fin de la quarte partie du Livre des Prophéties  du Seigneur du Pavillon »

 

. C’est évidemment une référence aux dix centuries de cent quatrains qui constitueront in fine le canon centurique. Or, il est clair qu’en 1556 on en était encore très loin puisque la formule des 10 centuries ne saurait être antérieure à 1568 pour les tenants de cette édition et au début des années 1590 pour les plus sceptiques dont nous sommes. A vouloir trop prouver…. Abordons à présent la question de la fortune de l’interpellation du pape par Nostradamus, telle que nous la restitue l’édition de 1906 du manuscrit. Sur la forme, il est clair qu’on assiste à un changement de statut de Nostradamus lequel met en avant des échéances dépassant largement le cadre annuel auquel il s ‘était tenu jusque là. L’erreur des faussaires est de ne pas avoir pris la mesure du tournant des années 1560 en le plaquant dès les années 1550, logeant tout ce qui leur tombait de nostradamique sous la main à la même enseigne, sans considération d’espace ni de temps..

 

Le quatrain 76 de  la  centurie VIII  du second volet, ne se comprend ainsi que sur la base du manuscrit  en question: « Et ne veux rien mettre de l’an 1567 que dans le mois d’avril naistra un de quelque grand Roy et monarque qui fera sa fin cruelle et sanguinolente (…)On le nommera MARCELLINUS (en majuscules ndlr)mais on ostera de son nom l »R’ » Ce  qui donne  ‘Plus Macelin  que Roy en Angleterre (…) son temps s’approche  » Marcelin sans R  donne Macelin.rapproché de l’italien pour boucher. » Nostradamus  est au moment de sa mort puissamment marqué par la théorie des conjonctions (cf édition 1906 p. 10) qui impressionnera dans les années 1580 jusqu’à un Jean Bodin dans un chapitre de sa République. Ce quatrain de la huitième centurie montre que le corpus prophétique de Nostradamus avait été exploité par ceux qui se chargèrent de la confection du second volet des Centuries – le camp favorable à l’avénement d’Henri de Navarre à la Couronne de France, selon la formule du Janus Gallicus (1594) En ce sens, l’on ne saurait  affirmer  que les Centuries ne relévent pas formellement  d’une certaine façon de l’oeuvre de Nostradamus mais certainement pas de la période des années 1550. Tout comme les quatrains des almanachs,  la prose de Nostradamus aura servi à nourrir un certain nombre de quatrains  des Centuries. Inversement, le quatrain VIII 38« Roy de Bloys en Avignon régner-  est emprunté à  son imitateur Antoine Crespin (cf notre étude sur propheties. it  et  notre communication de 2009 au 14e Congrès Mondial des Etudes Juives,à Jérusalem  et Fortune du prophétisme d’Antoine Crespin Archidamus (site Espace Nostradamus) et cela nous amène au début des années 1570!

 

 

 

 

 

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jacques halbronn Astrologie et Société: le temps couperet: mandat électoral, retraites,décés etc.

Posté par nofim le 22 février 2021

  Astrologie  et Société: le temps couperet: mandat électoral, retraites, décés etc

par  Jacques  Halbronn

 

Sommes nous conscients de vivre sur deux plans, d’une part un temps compté par avance et un autre  tributaire des circonstances? Où se situe l’astrologie par rapport à ces deux appréhensions du Temps? Cela correspond à deux théologies, l’une « naturelle », l’autre « planificatrice » (Intelligent  Design) Celle qui est « naturelle » suppose  que l’on soit à la merci de toutes sortes de facteurs plus ou moins aléatoires et imprévisibles alors que l’autre suit un calendrier immuable se déroulant par delà, au mépris de toute contingence, telle une mécanique bien huilée.. Mais sommes-nous vraiment conscients de vivre au sein  d’une telle dualité  à moins que nous ne soyons carrément dans le déni?

Songeons ainsi aux élections.  Auquel de ces deux voies correspondent-elles? On élit quelqu’un  pour un mandat d’une certaine durée. Et cette durée n’est pas fonction de ses activités, de ses réalisations mais du temps imparti, prévu, fixé dès le début. Il en est de même pour les départs à la retraite: il y a un temps  couperet, inexorable mais parfaitement prévisible. En revanche, dans d’autres domaines, les choses ne se passent pas ainsi.  Un Premier Ministre, sous la Ve République, ne sait jamais combien de temps il restera en poste, à la différence du Président de la République qui est fixé sur son sort, ce qui ne dépend d’aucune instance ou autorité si ce n’est celle de la Constitution. Le Premier Ministre sait que son sort dépendra de la combinaison d’un certain nombre de paramètres qu’il peut espérer  gérer avec plus ou moins de bonheur et de chance. Et puis, il y a la mort  qui dépend de nous en partie mais qui peut nous surprendre à plus d’un titre.

Or,  est ce que les astrologues ont pris aujourd’hui  la mesure de tel enjeux?Combien d’entre eux ont le sens de la phase, de la période qui s’ouvrent et puis s’achèvent comme si l’on allumait  et  fermait la lumière en un instant?

En tout cas, on ne contestera pas que nous vivons dans un environnement  social qui nous  familiarise avec  l’idée d’une Société à deux vitesses. Qu’un astrologue puisse affirmer que les gens d’en  haut ne partagent pas la même temporalité que les gens d’en bas, subalternes ne devrait donc pas choquer outre  mesure et on l’a bien compris dans l’exemple du Président et du Premier Ministre en France, l’un mobile, l’autre fixe. Tout se passe comme si plus on avait de responsabilité et plus l’on serait tributaire  d’une horloge intérieure. Or, il revient à l’astrologue – celui de l’Astrology VIP- de nous éclairer sur le fonctionnement de la dite  horloge… Si l’on appartient à la classe subalterne, mieux vaut se rendre chez le voyant que chez l’astrologue des VIPs car  chez les VIPs, tout est organisé comme du papier à musique et sauf assassinat ou maladie, tout ira jusqu’ à son terme et comme disait Mitterrand, qui  goutait la compagnie des astrologues, il faut donner du temps au temps, ce qui rejoint ce que dit l’Ecclésiaste: il y a un temps pour chaque chose. Non pas que le leader de haut vol   ait une conscience très clair du processus en cours en lui mais il sent qu’il doit faire confiance à son étoile, à son destin.

Cela dit, depuis qu’est apparue Astrology VIP, les choses ne seront plus comme avant  comme lorsqu’on avançait en aveugle, à l’aveuglette. Ou plutôt ce que les hommes connaissaient il y a fort longtemps et qu’ils avaient oublié, frelaté leur est redonné dans sa pureté originelle. Cest dire que le droit constitutionnel  converge de plus en plus- surtout depuis la fin du XVIIIe siècle – avec la dite Astrologie si ce n’est que cette discipline  a raison dans son principe mais ne dispose pas, pour l’heure, des moyens pour le mettre intelligiblement, en oeuvre. Rien ne prouve, notamment que les personnages qu’elle place au sommet le méritent et donc sont liés  à la temporalité ainsi mis en avant. On risque fort, ici et là, de mettre en place des personnes qui ne sont pas les bonnes. Et il revient à l’Astrology VIP de valider les candidats dument éligibles au moyen d’une série de tests psychotechniques couvrant toute leur carrière. Il ne s’agit pas de fabriquer des élites mais de les repérer et de les recruter. The right man, at the right place, at the right time.

On aura compris que c’est là une nouvelle carrière astrologique qui ne saurait se confondre ou s’assimiler à celle de l’astrologue ordinaire, qui s’adresse au tout venant et dont le domaine est celui de l’astronomie rotationnelle, bien décrite par Michel Gauquelin et qui correspond à une proto-astrologie, n’exigeant même pas de connaitre les cycles planétaires puisque c’est la Terre qui est la référence si bien que toutes les planètes de Mercure à Pluton marchent au même pas quotidien.

Selon l’Astrology VIP, dont l’outil est l’ASQ (axe stellaire des quadratures), chaque cycle de 6 ans débute et s’achève au passage de Jupiter sur le dit axe. Le mandat doit donc être de six ans et pas de cinq ou de sept ans comme cela aura été le cas sous notre Cinquiéme République car cinq ans, c’est trop court et sept ans c’est trop long. Avant l’heure, ce n’est pas l’heure et après l’heure, ce n’est plus l’heure. Il importe en effet que cette durée ne soit pas entravée ou précipitée et que tout commence et se termine, à l’heure inscrite dans le programme astrologique du leader choisi. C’est comme un accouchement, évitons  les interventions intempestives et prématurées car dans les derniers mois de l’hémicycle de Jupiter, tout va se mettre en place pour que le leader puisse transmettre l’oeuvre achevée avant de partir pour de nouvelles  aventures, puisque chaque cycle de 6 ans engage et sous tend de nouveaux projets. Autrement dit, le chef , au plus haut niveau, devra faire souche, voire son oeuvre se poursuivre, du fait de ses héritiers, de ses imitateurs qui se substitueront  à lui, c’est ce qu’on appelle la postérité 

Il importe de comprendre que l’astrologie a été mise en place en vue du fonctionnement de la Cité et qu’elle n’emprunte   à l’astronomie que ce dont elle a besoin. Par ailleurs, cela exige d’admettre que l’astrologie n’aura pu se mettre en place que sur la base d’une biotechnologie très avancée permettant de corréler le monde d’en haut et le monde d’en bas, le Ciel et la Terre (cfe Genése Ch.I), ce n’est pas une simple vue de l’esprit, une philosophie mais une création dans la création. Comprendre notre société en profondeur est la voie royale vers l’Astrologie et ce n’est pas l’astrologie qui nous donne les clefs de notre monde mais l’inverse. Il se trouve que ceux qui s’intéressèrent à l’astrologie attendaient qu’elle leur apporte un éclairage  alors que l’astrologie, à l’instar de la Belle au Bois Dormant,  avait besoin de gens qui étaient en mesure de l’éclairer!

 

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JHB

22. 02  21

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jacques Halbronn Manifeste pour une astrologie des princes : « VIP »

Posté par nofim le 21 février 2021

Manifeste pour une astrologie des princes   « VIP »

 

par  Jacques  Halbronn

 

Il ne  faut pas galvauder l’astrologie au nom d’une astrologie pour tout le monde comme le proclamait le Britannique Alan Léo au tournant du XXe siècle (cf notre ouvrage  La vie astrologique il y a cent ans,  d’Alan Léo à  Charles Barlet, ed Trédaniel, 1992 et les manuels de Leo parus en français avant la première guerre Mondiale, Ed Trédaniel, 1987)    car selon nous, l »astrologie n’a pas été conçue pour les hommes ordinaires mais pour leurs chefs, leurs princes et un mauvais usage n’aura pu -on s’en doute- que la desservir. C’est pourquoi, nous avons décidé de créer une formation « Astrology VIP ».

Cette formation s’adresse  à tous ceux qui entendent faire carrière, métier, dans le coaching, le suivi des leaders et l’on pense notamment aux  futurs journalistes mais aussi pour les périodes passées aux historiens, aux biographes. Nous avons un rêve, nous annonçons un temps proche où cette « Astrology VIP »  aura voix au chapitre dans les émissions consacrées notamment à la vie politique, ce qui n’est nullement le cas de nos jours.. Actuellement, nous assistons au crépuscule de l’astrologie du thème natal pour tous, usine à gaz, qui aura fait long  feu. Cette « Astrology VIP »  se signale par sa simplicité, son élégance, son accessibilité car pour elle, le ciel est un livre ouvert et il importe que nous apprenions à le lire, en tant que citoyens car cette astrologie a vocation à être « chose publique ».  En fait, la formule « Astrologie  pour tous » fait sens dès lors qu’on ne la comprend pas comme valant pour chacun avec l’idée du thème personnel,  mais plutôt à la portée de chacun (cf le manuel de Maurice Privat, Ed Grasset, 1935), ce qui n’est pas la même chose, pour prévoir le cours de la vie de la Cité, en tous ses aspects, c’est le cas de le dire puisque les aspects en astrology VIP sont la base, notamment avec l’ASQ,( l ‘Axe stellaire des quadratures). Pour parvenir à notre formulation actuelle, il nous aura fallu un  demi-siècle de recherche car la recherche  est toujours minée par les représentations en vigueur dont il importe de se défaire, aucune recherche n’échappant à un certain conditionnement, à quelque consensus. Nous avons notamment dénoncé le syncrétisme, le métissage dont souffrait la littérature astrologique telle qu’elle nous est parvenus depuis plus de 2000 ans. D’aucuns croient que remonter  aussi loin serait le gage d’un  retour aux origines alors qu’on était déjà à un stade de décadence et qu’il importe de remonter bien plus en amont, en scrutant les textes de façon critique, ce qui débouche sur une diachronie, une « archéologie du savoir. », à la façon d’un palimpseste. En d’autres termes, plusieurs astrologies se seront mélangées, enchevêtrées, enchainées de façon quasiment inextricable  et il revient au véritable historien de les distinguer, de les séparer C’est la fin de l’Astrologie au singulier dont se délectent ses adversaires.-y compris dans le dernier Que sais je.-PUF. Il importe notamment de dénoncer une certaine subversion contre pouvoir des Princes qui aura généré une déconstruction de l’astrologie au nom de la Science et de la Société. Au nom de la Science, en arguant du fait que tout ce qui  fiat partie du système solaire concernerait l’astrologie et au nom de la Société en arguant du fait que tout ce qui est humain serait l’objet de l’Astrologie! Aurait-on une astrologie de gauche et une astrologie de droite, chaque tendance tirant la couverture à elle? En ce sens, Astrology VIP serait à classer à droite mais nous avons la faiblesse de croire que cela se rapproche beaucoup plus de l’esprit profonde et originel de l’astrologie que l’autre..Cela dit, un André Barbault ne cachait son parti pris en faveur de la cause communiste, ce qui impacta assurément certaines de ses prévisions et notamment La crise mondiale, (Albin Michel, 1964)  Barbault, par ses prévisions, entendait, espérait,  réhabiliter, prouver l’Astrologie.

Notre approche est différente, non pas que nous ne pensions pas que l’ASQ ne puisse faire ses preuves de manière assez éclatante – c’est évidemment la base de la formation Astrology VIP que nous entendons prochainement dispenser à la FLAP (Faculté Libre d’Astrologie de Paris). Mais, la priorité est de donner à l’astrologie un visage moins exotique car ce qui est perçu comme étranger  ne sera jamais pleinement accepté, en dépit de toutes les « preuves » que l’on voudra bien apporter. Quand on veut se débarrasser de son chien, on l’accuse de la rage. Tous les prétextes sont bons pour exclure l’intrus, celui qui détone.  Il eut mieux valu  se demander en quoi la Cité peut avoir besoin de l’Astrologie plutôt que de se demander comment l’Astrologie peut servir la cause de l’Astronomie en trouvant un emploi pour  tout ce qui compose le système solaire, travers  qui marque le travail d’un Jean-Pierre Nicola, comme s’il  y avait là quelque cahier de charges  à respecter envers l’astronomie, comme si la raison d’être de l’astrologie était de donner du sens à l’astronomie. Pour notre part,  l’astrologie doit servir le Politique et doit valider en quelque sorte  le fonctionnement des sociétés et non s’aligner sur  tout le corpus  astronomique et à partir de là,  l’Astrologie devrait parvenir à s’intégrer sans qu’on l’interpelle et lui demande sans cesse des comptes.

Quelque part, l’astrologie doit montrer son utilité non pas aux astronomes mais aux sociologues. Entendons par là qu’il ne s’agit pas de se servir de la sociologie  et plus généralement les sciences sociales, pour refonder l’astrologie mais tout au contraire de refonder la sociologie à partir de l’astrologie. Le rôle de l’historien est par ailleurs essentiel  dans le but de psychanalyser l’astrologie plutôt que de se servir de l’astrologie pour psychanalyser (cf Barbault,  De la psychanalyse à l’astrologie, Seuil, 1961) Car -comme on sait, avant de psychanalyser, il faut se faire psychanalyser. Il s’agit avant toute chose, de comprendre tout ce qui est venu perturber le statut de l’astrologie, les métissages dont elle aura été victime et qui l’auront conduit là où elle se trouve échouée. Nous ne pensons pas qu’il faille convertir les astrologues en exercice à Astrology VIP  mais bien d’amener de nouvelles populations à cette révolution car les gens sont prisonniers de ce qui les a amené à l’astrologie et n’ont pas envie de savoir ce pourquoi elle est faite réellement. Astrology VIP ne saurait donc recruter des personnes qui attendent de l’astrologie de mieux se connaitre. Nous nous voulons avant tout « professionnels », c’est à dire  étudier une certaine catégorie de personnes qui  ne se confondent pas avec le profil des astrologues eux mêmes! Cette discipline vise à  suivre le parcours d’une élite et non celui de Monsieur Toulemonde. Cela implique d’emblée une autre image. L’astrologue Astrology  VIP doit déjà s’assurer que les personnes qu’il traite sont compatibles avec le système du ASQ et il est clair qu’il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. La personne ainsi reconnue comme appropriée  devrait normalement être particulièrement recherchée car elle offrira une  transparence, une fiabilité, un mode d’emploi remarquables. Il ne s’agit pas de former, de fabriquer  des élites mais de les repérer, de les signaler, de les labelliser. C’est là toute la différence avec certaine Ecoles d’administration.  En ce sens, en effet, Astrology VIP se situe à droite car pour elle, une société qui ne reconnait pas ses vraies élites est condamnée à l’implosion comme un bâtiment construit avec de mauvais matériaux.

L’on sait  d’ailleurs  que  les astrologues (de cour) furent  jusqu’au XVIIe siècle au moins  convoquées à la naissance des princes. On pense entre autres à 1638 et à la naissance tardive du  fils de Louis XIII  v(né en 1601) et d’Anne d’Autriche, le futur Louis XIV.Mais comme on sait, par mimétisme, cette coutume aura  fini par se  généraliser à d’autres couches sociales à l’instar de l’usage de Seigneur,  si  galvaudée de nos jours en Senor, Signor etc  que chacun peut de nos jours impunément revendiquer.Comment l’astrologie n’aurait-elle pas souffert d’une telle licence, faussant totalement son modèle de départ?. Il est grand temps de mettre le hola à de tels abus et que les astrologues  respectent une certaine hiérarchie sociale, au nom d’une nouvelle déontologie. Que l’on remplace la quantité par la qualité de  la clientèle!

 

 

 

 

 

 

 

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