Jacques Halbronn Sociologie des Entre sois. L’identité

Posté par nofim le 14 mai 2021

 

 

Sociologie des entre-sois. Première partie

L’identité.

 

Par Jacques Halbronn

Nous entendons par « entre soi » un ensemble de pratiques et de discours propres à un groupe donné.

I La création d’un entre soi

Le leader est celui qui crée des entre soi, introduit des habitudes nouvelles qui constitueront à la longue un certain socle , un modus vivendi. L’Entre soi apparaît donc au départ comme une innovation mais du fait de son appropriation par le groupe concerné,il tend à glisser vers le statut de tradition, oubliant de surcroit ses conditions d’émergence  avec la conviction qu’il s’agit de l’émanation même du groupe alors que c’est bien plutôt la marque de sa dépendance par rapport à l’initiateur du dit Entre Soi. Rien de ce à quoi le groupe s’est attaché ne lui est véritablement propre. Le groupe voudrait que le dit Entre soi se révélât irréversible et définitif et voit d’un mauvais œil toute tentative de remplacement, de substitution alors même qu’à l’origine l’Entre soi en question est le fait du « Père » fondateur. D’une certaine façon, l’Entre Soi est né de la rencontre entre un leader et un groupe de personnes tout comme un enfant est le résultat de la formation d’un couple. Cela s’oppose au « bottom up » (du bas vers le haut) alors que le peuple ne fait que renvoyer, en se l’appropriant, au leader ce qu’il a introduit.

II Causes et conséquences de l’Entre Soi.

Cela dit, les personnes qui se rassemblent autour d’un Entre soi ont dès le départ des points communs. Qui se ressemble s’assemble. D’une certaine façon, la mise en avant d’un certain Entre soi nous apparaît comme une « couverture », un « prétexte »  laissant l’impression de la poursuite d’un certain objectif à atteindre alors qu’il s’agit de se retrouver entre personnes présentant objectivement un certain nombre de points communs. Cela dit, l’Entre-Soi, en tant que tel , est voué à développer certains traits de comportement -on parlera donc d’effets – venant s’ajouter, se combiner aux causes décrites plus haut, ce qui structure la spécificité de chaque/tout Entre- soi.

Selon l’adage qui veut que l’on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre l’Entre Soi contribue à produire un certain nombre de limitations qui sont la contre- partie de certains choix, de certaines priorités, l’adoption d’habitudes qui offrent des avantages et des inconvénients.

Or, il nous semble que l’on assiste à une forme de déni de l’Entre Soi caractérisant une personne donnée comme si l’Entre Soi dont on est en quelque sorte l’adepte, par choix ou par nécessité – on pense notamment au cas anatomique, organique  des femmes- ou à un « club » de personnes présentant les mêmes addictions.(Alcoolique Anonymes) ou les mêmes origines ethniques, religieuses, géographiques, linguistiques etc.

Le débat que nous entendons ouvrir est celui du poids des entre-sois sur leurs membres. C’est ainsi que nous pensons que la pratique d’une langue donnée constitue un entre soi et que l’apprentissage d’une langue est formateur d’une certaine structure mentale. On ne pratique pas le français et l’anglais sans que cela produise certains effets générés respectivement par le génie de chaque langue.

Inversement, un Entre soi donné, favorisera certaines tendances et inversment risque d’en bloquer d’autres. Autrement dit, un Entre Soi, quel qu’il puisse être, n’est nullement inoffensif ni indifférent pour le pire comme pour le meilleur.

 

 

III La gestion des entre sois

Il est clair qu’un même société peut englober toute une série d’entre – sois qu’il va bien falloir faire coexister sans que cela donne lieu à trop de heurts, de tensions.Il y a débat entre ceux qui sont prêts à accepter de la diversité et ceux qui entendent la résorber autant que possible. Cela tourne autour de l’assimilation, de l’intégration,ce qui dépasse largement la question classique des « migrants » car, de toute façon, les personnes appartenant à des entre-sois différents auront entre elles des rapports d’étrangeté, quand bien même présenteraient -elles globalement des profils comparables. En ce sens, le débat autour des « étrangers » ne fait qu’occulter la tendance de toute société à générer en son sein de la diversité, y comprise quand la même langue, la même religion sont pratiquées. Un clivage incontournable est celui des hommes et des femmes, étant bien entendu qu’une personne peut relever de plusieurs entre soi à la fois, ce qui rejoint l’idée d’intersectionnalité.(cf Michèle Bittton, Michèle Hassoun, « Lilly Scherr Une historienne juive insoumise », ed BJM Lilly Scherr, Marseille 2005)

Il y a là comme un paradoxe en ce sens que l’on peut fort bien constituer un Entre Soi autour de tel ou tel objectif revendiquant par exemple un statut d’égalité avec d’autres Entre soi. L’existence de tel ou tel Entre soi ne signifie pas que l’on y soit en mesure d’atteindre tel ou tel objectif mis en avant, ne serait-ce que précisément du fait des origines des participants. En ce sens, un Entre Soi peut tout à faire alimenter des fantasmes. Mais après tout, pour quoi pas du moment que cela ne vienne pas nuire à un certain ordre social.

Cela dit, il y aura nécessairement des luttes entre divers Entre sois, chacun d’entre eux s’efforçant de se persuader qu’il incarne le progrès, l’avenir.

En tout état de cause, il est clair que nous ne vivons pas dans une société d’individus mais de membres d’Entre sois même si comme on a dit, une personne peut adopter les pratiques et les discours de plusieurs Entre sois. Les partis politiques sont des Entre sois visant à prendre le pouvoir ou en tout cas à le partager . Notons que tant le monde scientifique qu’artistique se structurent sur la base d’entre sois. De nouveaux entre sois sont toujours susceptibles d’apparaitre, à l’instigation de nouveaux leaders plus ou moins inspirés, capables de convaincre et de rassembler autour d’eux.

 

 

 

 

JHB

13 05 21

 

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Jacques Halbronn Les Evangiles au prisme de la dialectique astrologique Jupiter-Saturne

Posté par nofim le 6 mai 2021

 

Les Evangiles au prisme de la dialectique astrologique Jupiter-Saturne

par Jacques Halbronn

 

 

Il nous semble nécessaire d’analyser le personnage de Jésus et les conditions de sa condamnation au prisme de la conflictualité entre le chef et le peuple, entre Jupiter et Saturne, au sens de notre astrologie.

Les Evangiles mettent en scène un peuple, les Juifs et un homme, J ésus, Il faut comprendre que les relations entre ces deux entités que sont le peuple et celui qui entend le conduire, le guider ne sont jamais simples. Qu’on le veuille ou non, il y a bien là une tension manifeste qui nous renvoie à un scénario récurrent que l’on retrouve notamment à l’époque révolutionnaire, en France, où la guillotine remplace en quelque sorte la croix avec la mort emblématique de Louis XVI en 1793 . La foule innombrable face au héros solaire, au singulier..

On pense aussi, dans le Livre de la Genése, à la condamnation de la ville de Sodome. Cette fois, la situation est inverse : c’est le peuple qui se voit éliminé parce qu’on ne trouve pas, en son sein, assez de Justes. Or, Jésus sera qualifié de Juste, en hébreu Tsadiq.

Cela nous renvoie à la planète Jupiter qui se dit Tsedeq en hébreu et selon la mythologie Jupiter est confronté à Saturne , son père qui est amené à détruire ses enfants. Jupiter échappe à ce sort et sera en mesure de sauver ses frères et sœurs, tels que Neptune, Cérés ou Pluton qui au XIXe-XX’ siècles serviront à nommer des astres nouvellement découverts.. On retrouve là l’idée d’un Jésus « Sauveur » (Soter). Le nom même de Jésus Yehoshoua a ce sens. On peut traduire selon l’approche grammaticale ( question de l’usage du vav conversif) par il sauvera ou il a sauvé.

Jésus est aussi comparé au pélican qui se sacrifie pour nourrir ses petits en leur offrant ses entrailles. Quelque part, le pélican est dévoré par sa « marmaille », c’est à dire son peuple.

Pour nous, le Jupitérien est la poule aux œufs d’or, la vache à lait dont tout un chacun peut profiter car celui qui a un don doit le répandre. On retrouve d’ailleurs ici le Jésus qui guérit, qui est parfois sommé de guérir, d’accomplir quelque miracle.

Jésus a un projet prioritaire – « les brebis perdues d’Israel » – et il entraine tout un groupe à le suivre. On retrouve le un et le multiple, avec les 12 apôtres. Souvent, dans les Evangiles, revient l’image du pasteur et de son troupeau, de ses ouailles..

Le Jupitérien sait « vendre » son projet – utopique ou dystopique- pour le meilleur ou pour le pire – et entrainer derrière lui. Il ne s’adapte pas, ce sont les autres qui doivent s’adapter à lui.

En fait, le Jupitérien à l’instar de Jésus est l’interface entre Dieu et les hommes. C’est la monarchie de droit divin. Ses dons – car un Jupitérien doit être doué de pouvoirs-il les tient de quelque science infuse. Le peuple ne peut quelque part que le jalouser, qu’être tenté de nier ce qu’il est, ce qu’on lui doit.. .

L’astrologie se doit de replacer le personnage de Jupiter au cœur de son propos car elles est la « science » des Jupitériens, des chefs, des leadeurs, du leadership, une science de la cyclicité et cela lui permettra de sortir de son isolement en s’emparant de thèmes majeurs qui la relient à la sociologie comme à la théologie. Force est de constater en faisant son bilan pour le Xxe siècle, qu’elle n’y est pas encore parvenue et qu’elle est mise à l’écart en dépit de diverses tentatives qui auront fait long feu.

Au lieu de se disperser entre toutes les planètes du systéme solaire jusqu’à Pluton et au delà, il importe qu’elle méne sa propre révolution copernicienne en se centrant sur Jupiter, ce qui ne manquera pas de lui conférer une position stratégique cruciale. Elle est la science des « élus », de ceux qui ont vocation à guider les peuples. Il ne faudrait surtout pas qu’elle bascule dans la démagogie et fasse l’impasse sur les chefs en proposant une astrologie « pour tous ». Ce serait là de sa part une trahison de sa mission..

 

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Astrologie: la dialectique Jupiter-Saturne. Liberté versus Fatalité

Posté par nofim le 4 mai 2021

Astrologie : La dialectique Jupiter-Saturne: Liberté versus  Fatalité

par Jacques Halbronn

 

 

Nous avons introduit en Astrologie les notions d’équinoxialité et de solsticialité, comme étant l’axe central

de la problématique prévisionnelle. Cette question éclaire notamment les phénoménes migratoires en ce que tout processus temporel est lié à un processus spatial.

Nous dirons que nous avons en astrologie des temps de fixité et des temps d’errance et que l’un ne va pas sans l’autre, l’errance ne faisant sens que par rapport à la fixité et vice versa.

Le passage de Saturne en phase équinoxiale , en bélier comme en balance, dure 7 ans tout comme son passage en phase solsiciale, en cancer comme en capricorne. En phase équinoxiale, on est en prise avec l’aliénation dans laquelle on tend à se complaire. Par aliénation, nous entendrons ici un besoin d’aller voir ailleurs, de connaître de nouvelles sensations  d’où un certain besoin de dépaysement, littéralement de sortir de son pays, de sa zone de confort.

La conquéte exprime excellemment une double forme d’étrangeté, à la fois pour le conquis que pour l’occupant. Pour le conquis du fait d’une présence étrangère mais aussi pour l’occupant regardé comme un intrus. Ce qui ne laisse de créer un dénominateur commun entre les deux protagonistes. Autrement dit, les deux parties se situent sur la même longueur d’onde et vivent en une certaine complicité objective.

Inversement, lorsque Saturne passera en phase solsticiale, les deux parties auront envie de mettre fin, de part et d’autre, à une telle ex-périence. C’est ce qui s’est passé fin 1988, quand Saturne est passé dans le signe solsticial du Capricorne, 7 ans après son entrée en Balance, signe équinoxial. La dislocation des empires a lieu en phase solsticiale alors que leur formation a lieu en phase équinoxiale, ce qui correspond à un besoin général de changement d’air. Mais on a compris que tout cela n’a qu’un temps et l’on en viendra tôt ou tard à regretter d’avoir abandonné ou refoulé un certain passé. C’est la nostalgie.

Mais que se passe-t-il pour l’émigré  quand Saturne repasse en phase solsticiale ? Il lui esr alors demandé de repartir, de « rentrer » car l’autre partie, celle qui accueille, celle qui occupe entend mettre un terme à cette situation décalée.

Il y a là un cas de figure pathologique, une négation de la réversibilité, de l’aller-retour. Refus de partir, de s’en retourner. Celui qui a été envahi ne veut pas « lâcher » celui qui est venu vers lui, poussé par ce que nous appelons la prévenance, sans qu’on l’en ait prié. La machine cyclique a des ratés, s’enraie.

En fait, c’est la faute à Jupiter qui refuse de suivre le diktat de Saturne. On est là dans une opposition. Mais cela ne se situe pas sur la base d’un aspect entre les deux astres/. Jupiter a sa propre structure cyclique et son rôle est celui d’un empêcheur de tourner en rond. Sinon, ce serait trop simple. Jupiter ne dépend pas du passage sur les axes solsticiaux ou équinoxiaux mais des aspects qu’il forme avec le soleil natal d’une population particulière, celles des « Justes », des Tsasikim. Rappelons l’épisode biblique de la destruction de Sodome (Genése) où il s’agit de déterminer combien il y a de Justes dans Sodome. S’il n’y en a pas assez, Sodome sera condamnée car cela voudra dire qu’elle aura anéanti les Justes qui s’y trouvaient.

Il peut donc arriver que le reflux prévu par le cycle de Saturne rencontre de la résistance. Si quand Saturne est en phase solsticiale, Jupiter aspecte par quadrature le soleil natal d’un leader marquant, la solsticialité sera entravée. Il faudra éliminer un tel personnage,le mettre hors d’état de nuire en le remplaçant par un Jupitérien en phase conjonctionelle puisque la conjonction équivaut pour Jupiter au solstice pour Saturne. En effet, alors que Saturne agit d’en haut à une échelle globale, le jupitérien a lui tout seul peut prendre le contrepied. C’est ce que nous raconte d’ailleurs la mythologie grecque . Kronos (Saturne) s’est engagé à éliminer sa descendance mais son fils Zeus (Jupiter) se rebelle et force Kronos à restituer, à recracher ses frères et sœurs dévorés, comme le rappelle le célébre tableau de Goya. Jupiter c’est le grain de sable qui peut empêcher la mécanique céleste de suivre aveuglément son cours. Et l’on comprend pourquoi il n’y a plus de Justes, de Jupitériens à Sodome. Le phénoméne peut aussi bien s’inverser : alors que Saturne est en phase équinoxiale, tel ou tel Jupitérien aura son soleil natal marqué par la quadrature de Jupiter et refusera de s’entendre avec l’occupant. On aura compris qu’avec Jupiter rien n’est écrit à l’avance puisque tout dépend de la façon dont la Cité gère les jupitériens en son sein. Avec les jupitériens, le joug saturnien peut être atténué dans un sens comme dans l’autre. Jupiter incarne la liberté face à Saturne qui incarne la fatalité, le destin, ce à quoi l’on est destiné.

 

 

JHB

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Jacques Halbronn Sur les pseudo rééditions centuriques

Posté par nofim le 1 mai 2021

 

La fabrication des pseudo  rééditions nostradamiques

par Jacques Halbronn

 

La thèse qui désormais nous semble la plus probable en ce qui concerne la genése des éditions « centuriques » est celle du recyclage- autour de trente ans plus tard – de la production de Nostradamus. Nous avons déjà abordé cette question dans un texte intitulé « du Nostradamus premier au Nostradamus bis » mais nous n’avions pas encore pris toute la mesure de l’entreprise et ne nous étions pas encore posé toutes les bonnes questions.

La position que nous présentons ici est liée à une étude des quatrains « présages », c’est à dire de ceux parus dans les almanachs et qu’il faut distinguer, jusqu’à un certain point des quatrains « centuriques »

L’édition Chevignard du Recueil des Présages Prosaïques comporte deux lacunes  (cf les Présages de Nostradamus, Ed Seuil 1999). L’une tient à ce qu’elle ne distingue pas entre les almanachs et les pronostications, les textes appartenant à ces deux catégories s’enchainant sans que l’on marque une quelconque limite. Il est certes possible que le manuscrit ne comporte pas de tels marqueurs mais cela ne dispense pas de les souligner dans le cadre d’une édition crituque. Prenons l’exemple de l’année 1555 qui va nous occuper plus loin. Sous le titre « Des présages de l’an 1555 » (p. 218 et seq)on nous présente en fait la pronostication que l’on reconnaît au fait qu’elle se structure selon les 4 saisons et non mois par mois, depuis le printemps jusqu’à l’hiver. Puis l’on passe, sans prévenir à l’almanach avec dans la même page la fin de la pronostication et le début de l’almanach, ce que l’on reconnaît à une division mois par mois, de janvier à décembre. Or, Chevignard n’indique à aucun moment quand on est dans la pronostication et quand on est dans l’almanach, ce dernier étant marqué par des quatrains, ce qui n’est pas le cas de la pronostication. Pas plus n’indique-t-il les années où l’almanach est présenté sans quatrains. On aurait ainsi pu noter que pour l’an 1556, on ne disposait que de l’almanach mais sans quatrains (p.252)

L’autre lacune de cette édition est qu’elle ne mentionne pas les Epitres introductives. Dans nos Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus (2002), nous avons reproduit en fac simile une Epitre à la Christianissime Catherine reine de France (pp. 192) placée en tête de l’almanach de l’année 1557 et datée du 13 janvier 1556. Quant à la Grande Pronostication nouvelle et portenteuse de prédiction pour l’an 1557, elle est dédiée à Antoine de Bourbon, roi de Navarre alors que les Présages Merveilleux pour 1557 comportent une épitre au roi Henri II. Soit trois épitres pour l’an 1557 – que nous avons toutes reproduites – et l’on peut raisonnablement supposer que ces diverses publications annuelles étaient toutes introduites par quelque épitre ou préface. Qu’elles ne figurent pas dans le Recueil des présages prosaiques est une chose, que l’on puisse s’en passer en est une autre car lors des rééditions des années 1580, il est clair que nous avons affaire à des épitres recyclées. Or, pour 1555, nous avons le texte des Prophéties de Du Pavillon (1556) qui reprend des passages d’une épitre de Nostradamus à César tout comme pour les Présages Merveilleux pour 1557, nous avons une reproduction phototographique du début de l’ épitre à Henri II, dans le Testament de Nostradamus par D. Ruzo (Ed. Rocher 1982) que Chevignard ne signale même pas.Pour la pronostication pour 1555, Chevignard (p. 218) signale l’épitre dédicatoire à Joseph des Panisses, prévot de Cavaillon, en date du 17 janvier 1554 (dont Ruzo donne la page de titre mentionnant le dédicataire). Il note que « c’est la première qui contienne des quatrains prophétiques » si ce n’est que c’est l’almanach annuel qui en contient et non la Pronostication tout comme c’est la Pronostication qui comporte une vignette en frontispice et non l’almanach. Dès lors si Couillard s’en prend à l’adresse de Nostradamus à son fils César, cela ne pouvait être en tête de la Pronostication dédiée au prévot de Cavaillon mais bien plutot au début de l’almanach pour la même année 1555.

Il reste que le dit Recueil des présages prosaiques – titre étonnant puisqu’il comporte des quatrains- n’en est pas moins d’un usage précieux si l’on sait en tirer parti,à condition de compléter, autant que faire se peut, par d’autres sources.

Chevignard note avec raison, on l’a dit, que les quatrains des almanachs ne sont pas apparus avant la production pour l’année 1555. Ce point ressort d’ailleurs dans les éditions des Présages qu i accompagneront les Centuries au XVIIe siècle : Ci dessous la reproduction de leur présentation où l’année 1555 est mise en exergue : En effet, 1555 est précisément l’année de la première édition des Centuries de Nostradamus, Lyon, Macé Bonhomme. Il ne semble pas que ce point ait été signalé par Benazra ou par Brind’amour dans leurs introductions respectives à l’édition Macé Bonhomme (1984 et 1996). Or, selon nous, la Préface à César en tête de la dite édition aura d’abord été placée en tête de l’almanach de Nostradamus pour l’an 1555 et c’est de ce texte que traite à sa façon un Antoine Couillard Du Pavillon, dans ses »Prophéties » (1556) – cf Benazra, RCN, pp. 18-19. qui parle d’un pastiche. Nous avons montré dans un précédent texte que le dit pastiche n’était pas en phase avec le contenu des Centuries pas plus d’ailleurs que la Préface à César qui introduit le « premier volet ». Tout indique que c’est cet almanach pour 1555 qui aura servi de modèle pour le premier volet, tant pour la Préface à César que pour les quatrains qui y apparaissent pour la première fois. C’est un exemple de passage du Nostradamus premier au Nostradamus bis.

Mais Nostradamus ne produit pas de quatrains pour l’an 1556 et les reprend pour l’année suivante 1557 et au delà.

Or, on a dit que Nostradamus, dans ses Présages Merveilleux, s’adresse à Henri II, comme cela figure d’ailleurs sur la page de titre.

L’édition suivante de celle de Macé Bonhomme se situe justement chez Antoine du Rosne en 1557. Selon nous, ces deux éditions auraient du totaliser 7 centuries complétes donc 700 quatrains et la moitié est 350, ce qui correspond à peu près au volume de la première édition. Le RCN nous montre d’ailleurs (p. 122) que des quatrains furent ajoutés d’une édition à l’autre si l’on considére la production des années 1588-89. Mais au bout du compte, le premier volet à 7 centuries ne dépassera pas la moitié d’une centurie pour la VIIe et dernière.

La question que nous poserons à présent est la suivante : est-ce que l’épitre à Henri II remaniée à partir de celle ayant figure en tête des Présages Merveilleux n’aurait pas initialement introduit la deuxième partie du premier volet, débutant à la moitié de la Centurie IV  vu que le projet au départ se limitait à sept centuries ? Une telle édition, certes, n’a pas été conservée. On aura préféré utiliser la nouvelle Epitre à Henri II pour ouvrit un second volet comportant 3 centuries et non pas 350 quatrains à moins de prendre en compte les 58 sixains qui seront ajoutés par la suite (sur ce sujet cf la production de Morgard, in Documents Inexploités 2002) Mais selon nous, au départ, la Préface à César devait correspondre à une production pour l’année 1555 et l’épitre à Henri II, remaniée par rapport à celle des Présages pour 1577 à une production pour l’année 1557..Lors de la production des éditions antidatées, il n’est pas apparu opportun de conserver la dite Epitre au Roi en tête de la seconde moitié du premier volet puisque l »idée de second volet avait été transférée pour un nouveau lot de 3 centuries ! Il suffisait en fait de changer le contexte , le texte retouché est devenu le suivant : ‘je viendrais consacrer ces trois centuries du restant de mes prophéties, parachevant la miliade ». Mais on ne connait pas d’édition antérieure à 1568 à 10 centuries – qui est posthume – comportant ce texte. Contrairement à ce que nous avons pu écrire par le passé, il est clair que la première option aura été de produire des éditions prétendument parues du vivant de Nostradamus. D’ailleurs, celle de 1568 ne se présente nullement comme posthume et ne mentionne en son titre ni la mort de Nostradamus ni l’Epitre au Roi. On est là en présence d’une solution de continuité visant à intégrer des centuries supplémentaires en déplaçant l’Epitre au Roi qui se trouvait en tête de la seconde moitié du premier volet, dans la Centurie IV, pour qu’elle vienne ouvrir un second volet bis. Initialement, l’ajout à la Ive centurie était indiqué dans les éditions parues sous la Ligue après le 53e quatrain.

(cf Nostradamus – L’édition Regnault 1561, modèle des éditions parisiennes facétieuses de 1588-1589

cura.online.fr)

On s’interrogera à présent sur le rôle de Jean Aimé de Chavigny dans cette entreprise de réédition contrefaite. Dans son RCN (pp. 118 et seq) Benazra signale à propos des additions à la VIIe cenrurie que des quatrains des almanachs ont été intégrés dans les éditions centuriques parues sous la Ligue et appartiennent en fait à l’almanach pour 1561. Encore fallait-il en 1588-89 avoir acccès au dit almanach parue un quart de siècle plus tôt. L’on pense immédiatement au Recueil des présages prosaïques dont Chavigny avait certainement un exemplaire puisqu’il en était l’éditeur (cf nos Annexes iconographiques).

Robert Benazra apporte un élément d’appréciation à propos des rapports entre quatrains-présages des almanachs et quatrains centuriques.(cf RCN, pp. 130 et seq et pp 156 et seq)

Benazra note que l’on trouve deux quatrains qui manquent à dans le dit Recueil édité par Chavigny : le premier « D’un présage pour la dite année «  figure en tête du Recueil ( d’Esprit divin etc) et il est suivi d’un autre quatrain « de l’Epistre liminaire sus la dicte année » « La mer Tyrrhenne etc) (cf reprint Nice 1981 Annexes p. XI) Benazra trouve des points communs entre ce quatrain et le 59e de la Iie Centurie, ce qui viendrait confirmer que les quatrains des almanachs ont pu servir de modèle pour ceux des Centuries. Mais Benazra se contente de soupçonner Chavigny d’avoir fabriqué le quatrain de l’almanach et non l’inverse !

Chevignard, p. 113

Epistre liminaire sur l’an 1555

La mer Tyrrhene, l’Océan par la garde

Du grand Neptun & ses tridens soldars

Provence seure par la main du grand Tende

Plus Mars Narbon l’heroiq de Vilars

 

Quatrain 59 de la deuxiéme centurie (donc dans la première partie du premier volet  (déjà chez Macé Bonhomme 1555)

Classe Gauloyse par apuy de grand garde

Du grand Neptune & ses tridents souldars

Rousgée Provence pour obtenir grand bande

Plus Mars Narbon par iavelotz & dards

On capte le procédé de transformation du quatrain présage en un quatrain centurique avec le maintien des rimes Le seul verset qui n’aura pas changé est le deuxiéme Du Grand Neptune & ses tridents souldars. Quant au quatrième verset, il commence pareillement : Plus Mars Narbon. Le premier verset dans les deux cas se termine par « garde ».

Rappelons que selon nous les quatrains des almanachs se contentent de paraphraser les textes en prose correspondants ;

On trouve ainsi « Le grand Neptune » (Chevignard, p 224, n° 292) de la Pronostication pour 1555, à l’automne. Mais la même formule se retrouve pour l’almanach au mois de Mars (Chevignard, n°445, p. 242) et encore au mois d’aout

(Chevignard n° 471p. 244) Mais dans le Recueil, il y

a deux almanachs pour 1555 l’un avec quatrains et

l’autre sans  (cf CORPUS NOSTRADAMUS 16 — par Patrice Guinard
 

Les Présages Merveilleux pour l’an 1555)  et c’est dans ce dernier que l’on a des récurre,ces du

du « Grand Neptune ». « D’un autre présage sur la

mesme année » (Chevinard, p 241)

 

 

 

 

JHB

01 05 21

 

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jacques Halbronn Nouveaux aperçus autour de la complémentarité Jupiter-Saturne en Astrologie Politique

Posté par nofim le 26 avril 2021

 

Nouveaux aperçus autour de la complémentarité Jupiter-Saturne en Astrologie politique

par Jacques Halbronn

 

L’histoire des relations entre les planètes Jupiter et Saturne ne date pas d’hier. Il y a 1000 ans environ, un astrologue du monde musulman, Albumasar, édifiait une théorie des Grandes Conjonctions autour de ces deux astres en tenant compte non pas des 12 signes dans lesquels ils se rejoignaient mais plus sommairement des 4 Eléments auxquels appartenaient ces signes.

Notre approche est différente en ce qu’elle ne s’intéresse pas aux aspects se formant entre Jupiter et Saturne mais aux rapports de force évoluant régulièrement entre ces planètes.

Expliquons -nous, ces planètes ne jouent pas dans la même cour. Saturne est l’astre du peuple et Jupiter celui de l’élite, des chefs. Or, selon l’astrologie relativiste, tout dépend du leader qui est élu ou qui s’impose à la tête de la communauté considérée. Autant le processus saturnien est-il irréversible et implacable, autant le processus jupitérien laisse une certaine marge de manœuvre aux sociétés puisque selon la position du soleil natal du chef, l’impact sera différent.

Autrement dit, il y a certes une tension entre Saturne et Jupiter mais cela dépendra des jupitériens placés à la tête de la communauté et tant que l’identité du chef n’est pas connue , il ne sera pas possible de déterminer comment les choses se passeront.

 

Il reste que le cycle de ces deux planètes est défini par nous de façon analogue : si les équinoxes et les solstices rythment le cycle de Saturne, ce sont les carrés et les conjonctions/oppositions qui structurent le cycle de Saturne. Or, pour nous, l’axe des carrés est en analogie avec l’axe des équinoxes et l’axe conjonction/opposition est en analogie avec l’axe des solstices.

C’est ainsi que si Saturne est en phase équinoxiale, Jupiter pourra se trouver en phase de quadrature ou de conjonction, puisque cela dépendra du jupitérien qui sera au pouvoir à ce moment là.Soit, le jupitérien sera sur la même longueur d’ondes que Saturne, soit, il en prendra le contre pied, contrariant ainsi la dynamique périodique de Saturne. Si l’on prend 1989 avec le passage de Saturne au solstice d’hiver, ce qui genére un climat d’hypermnésie peu favorable au maintien des Unions, les choses auraient pu évoluer différemment selon le leader au pouvoir. Si le chef avait été dans un rapport de quadrature avec Jupiter – ce qui équivaut, on l’a dit, à l’équinoxe- il aurait pu tenter de maintenir le cap et calmer les tendances centrifuges. Inversement, quand Saturne se trouve en période équinoxiale, ce qui affaiblit les sentiments d’appartenance et favorisent la recherche d’un monde nouveau, le choix d’un leader en phase conjonctionnelle (en analogie avec la solsticialité) aurait généré une « résistance », ce qui a pu se produite au moment de l’Occupation nazie.

Notons que la période saturnienne est plus longue que celle de Jupiter, si l’on découpe en 4 les cycles, soit respectivement de 3 et de 7 ans.( Notons que 3 + 7 = 10).  Cela signifie qu’au bout de 3 ans le leader ne pourra plus maintenir le cap car il sera obligé de changer de programme.Il faudra donc le remplacer à moins que l’on ne juge pas nécessaire de poursuivre la même politique. Par ailleurs, il se peut fort bien qu’à un instant T, Saturne change de phase de son côté.

Il y a donc toute une « cuisine » à envisager et à mettre au point, en tenant compte de certaines variables. L’on reconnaît là les problématiques propres au droit constitutionnel, à savoir l’élection du chef, des représentants du peuple et la durée des mandats. Saturne correspondrait au législatif et Jupiter à l’éxécutif. Il serait bon d’ajuster le calendrier fixé par les institutions sur les données astrologiques. Pour ce qui est de Saturne, il n’y a pas de suspense, on sait à l’avance quelle sera sa tonalité pour une période donnée,pas besoin de sondage d’opinion pour le savoir. En revanche, pour ce qui est de Jupiter, on aura compris qu’il existe plusieurs options,si l’on admet que le Jupitérien, à lui seul, est en mesure de changer la situation. Un contre tous. Il reviendrait probablement à une sorte de Sénat, de chambre « haute », réunissant les leaders, de négocier avec la chambre « basse », les Communes, comme on dit outre Manche, ce qui est la base du bicamérisme. Aux USA, on a le Sénat et la Chambre des Représentants. Mais évidemment, le contenu de ces deux instances n’est pas exactement celui dont il est question ici mais n’en exprime pas moins une forme de dualité, ce qui montre que le Droit Constitutionnel n’en refléte pas moins quelque part un ordre correspondant à celui que nous avons décrit.

 

 

Toutefois, comme nous le verrons, la question est de savoir

si le passage sur un axe équinoxial ou solsticial n’est pas lié aux quatre étoiles fixes royales, ce qui donnerait raison à l’astrologie dite sidéraliste.

 

JHB

 

26. 04. 21

 

 

 

 

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jacques Halbronn Défense et illustration de la langue française comme langue connective

Posté par nofim le 23 avril 2021

 

Défense et illustration de langue française, comme langue connective.

 

Il n’est pas facile de communiquer oralement en français quand on n’a pas été formé. Une chose est de parler cette langue, une autre de la comprendre lors d’un échange verbal.Cela tient au caractère consonantique de cette langue qui notamment n’abuse pas du « o » et du « a » comme marqueur de genre, à la différence de tant de langues comme l’italien, (bello/bella) l’espagnol, le russe ou l’arabe et l’hébreu. En ce sens, le français se rapprocherait plutôt de l’allemand.(klein/kleine)

Une tradition orale – car rien n’est explicité expressément – veut que l’on pratique systématiquement les liaisons entre les mots mais aussi à l’intérieur des mots. (inter et intravocalique)

Cette façon de procéder donne une extréme fluidité au français qui peut évidemment déconcerter l’auditeur non préparé, non « dressé » et malheureusement, l’enseignement du français langue étrangère est fort défectueux à ce suje et ne prépare pas l’étranger ou le novice à se plonger dans le « grand bain » de la conversation à la française.

Ajourons que le français, par voie de conséquence, ne se préte pas à la poésie classique avec sa métrique, ses pieds..La syllabe, voilà l’ennemi, cela crée une langue hâchée. Or, le maître mot pour maitiser le français, c’est la liaison et en ce sens nous dirons que le français est une langue connective.

Parmi, les locuteurs du français il y a ceux qui savent connecter et ceux qui en sont plus ou moins incapables, à la fois quand il s’agit de la parler mais pis encore quand il s’agit de la comprendre, de la décrypter chez autrui. Cela pourrait expliquer le succés de l’anglais qui distingue bien les mots et les syllabes, ce qui donne du confort. Echanger en français serait sortir de sa zone de confort, si l’on n’est pas un athléte confirmé de cette langue. En ce sens, le français parlé, celui des salons, serait par excellence la langue de l’élite. Mais que l’on ne s’attende pas à ce que les francophones aient pleine conscience, se rendent compte d’un tel phénoméne  d’autant que l’école leur tient un autre discours, notamment quand il s’agit de faire des dictées ou de la récitation. D’ailleurs nous avons pu faire remarquer que celui qui lit un texte en français ne parle pas la même langue, en quelque sorte, que celui qui la parle spontanément, instinctivement.

L’hébreu semble avoir été une langue consonantique, la preuve étant que l’on n’écrit pas les voyelles sauf quand on a affaire à des profanes qui liront sans la comprendre, comme c’est le cas, le plus souvent, à la synagogue, sauf en Israël où l’hébreu est une langue vivante. Cela dit, à la différence du français l’hébreu parlé ne pratique par la liaison entre les mots et à l’intérieur des mots, ce qui exige de recourir à aussi peu de voyelles que possible, Or, force est de constater que si certaines conjugaisons des verbes se terminent par des consonnes, d’autres se terminent par des voyelles Ani omer, je dis, Ani rotsé : je veux. Passage d’une racine trilitère à une racine bilitère. Or, seule la forme trilitère permet à la consonantisation de se déployer et générer de la connexion, de la liaison.

L’anglais aura parfois imité le français quand il place des apostrophes pou r remplacer le « not » : isn’it ? I don’t..De même, quand son article indéfini se rend par « a » ou par « an » selon qu’il précède ou non une consonne. A man, An accident. Mais le pronom personnal de la première personne « I » se prononce ‘Aye » au lieu du français « j » soit une consonne. J’veux, ce qui introduit le son « a » que l’on évite en français. D’ailleurs à propos de l’article indéfini en anglais, « a » se prononce «  e », ce qui est nettement plus discret, plus léger, on l’avouera..

Autrement dit, le français écrit serait sensiblement plus accessible que le français oral. On comprend qu’en France, les étrangers préféreront échanger dans une autre langue que le français ou parler le français entre eux, à un rythme moins astreignant et plus proche de celui de leur langue d’origine. Tout comme en Israel, les nouveaux arrivants rechigneront à lire des publications imprimées en caractères hébraïques. Mais somme toute le français aura su maintenir sa spécificité à l’oral mieux que l’hébreu, ce qui n’est pas étonnant au regard de l’Histoire. Déjà du temps de Jésus, l’hébreu était, semble-t-il, tombé en désuétude et nous avons déjà signalé de graves incohérences comme dans le cas de la conjugaison du prétérit de la deuxiéme et troisième personne du singulier avec un « a » inadéquat comme marqueur du masculin  que l’on trouve déjà avec le « Ata » des prières adressées à Dieu. Baroukh Ata au lieu de At.. Rappelons que la voyelle géne la connexion entre les consonnes, et que le « sheva » est comme un «  e muet » qui favorise singulièrement la dite connexion..Rappelons que le tétragramme qui serait le nom de Dieu ne doit pas être prononcé. Mais surtout il ne tolère pas les voyelles, à commencer par le « o » et le « a » d’un Jéhovah. Il semble que l’arabe ait mieux su préserver sa fluidité consonantique en recourant fréquemment au « e » , qui ne serait un son d’un troisième type -interconsonantique- assimilable ni à une voyelle, ni à une consonne mais produisant un son ténu entre consonnes qui ne vient en aucune façon casser le rythme, rompre, perturber la fluidité.

Dans la Bible, il est question d’un récit, lié à la prononciation de

Schibboleth (Art ; Wikipedia)

 

Livre des Juges 12:4-6.

« Dans cet épisode, les Guiléadites utilisent ce terme pour distinguer leurs ennemis éphraïmites parmi les fuyards. Les Éphraïmites se trompant sur la façon de prononcer la lettre shin, ils écorchaient là le dernier mot de leur vie . Lorsque Jephté, chef des hommes de Galaad, eut défait les Éphraïmites et pris les gués du Jourdain, de nombreux fugitifs voulurent traverser le fleuve. « Quand un fuyard d’Éphraïm disait : « Laissez-moi passer », les gens de Galaad demandaient : « Es-tu éphraïmite ? » S’il répondait « Non », alors ils lui disaient : « Eh bien, dis « schibboleth » ! » Il disait « sibboleth », car il n’arrivait pas à prononcer ainsi. Alors on le saisissait et on l’égorgeait près des gués du Jourdain. » C ‘esr dire que la façon de parler le français peut signaler si l’on a affaire ou non à un étranger car la faculté de connexion, de liaison ne s’acquiert pas aisément. L’article précise  que Shibboleth , en hébreu désigne «  une phrase ou un mot qui ne peut être utilisé – ou prononcé – correctement que par les membres d’un groupe. Il révèle l’appartenance d’une personne à un groupe national, social, professionnel ou autre. Autrement dit, un schibboleth représente un signe de reconnaissance verbal » C’est dire que la connaissance d’une langue ne se limite pas à l ’acquisition d’un lexique, d’une grammaire mais passe aussi par une dimension phonologique.

Un autre aspect connectif de la langue française tient au fait que le français comporte des chaînes de mots plutôt que des mots isolés – on a soin et soigner, jouer et enjeu etc -et qu’il est bon d’en maîtriser les étymologies alors que dans d’autres langues, du fait des emprunts, bien des mots -comme en anglais, sont isolés, ce qui produit de la synonymie.(cf Claude Jonquière « L’orthographe d’usage rendue facile » 1957, sur SCRIBD

 

 

 

 

 

23. 04 21

 

 

 

 

 

 

 

 

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jacques Halbronn Le mimétisme au prisme des langues: l’empreinte du français sur l’anglais

Posté par nofim le 22 avril 2021

Le mimétisme au prisme des langues : l’empreinte du français

sur l’anglais

 

L’influence d’une langue sur une autre ne se limite pas à considérations d’ordre lexical, à savoir le nombre de mots qui passent d’une langue dans une autre ; ce qui est le sommet de l’iceberg.De même la sphère d’influence d’une langue ne saurait se limiter au nombre de locuteurs qui pratiquent la dite langue prise comme un tout. En outre, l’influence qu’une langue exerce autour d’elle ne saurait s’expliquer nécessairement du fait d’un phénoméne de conquête, d’occupation.

Le mimétisme fournit une clef indispensable en mettant l’accent sur le rôle du récepteur plus que sur celui de l’émetteur.Le mimétisme reléve d’une certaine forme de pillage voire d’espionnage industriel.

Un cas intéressant est celui de la traduction (cf notre DEA en Etudes Anglophones

, 1981, La  traduction anglaise des jugements astronomiques sir les nativitez.) et du calque en ce qu’ils ne sont pas aisément détectables, ce qui occasionne moult plagiats et emprunts  qui ne s’avouent point. C’est ainsi que l’influence du français déborde largement sur le seul comptage de mots se retrouvant, à un certain stade, dans une autre langue

D’ailleurs, dans certains cas, l’emprunt permet de reconstituer un état antérieur de la langue « préteuse », laquelle aura évolué entre temps.On pense au suffixe «  ed » en anglais qui sert à marquer le participe passé et le prétérit. Cette forme est bel et bien d’origine française, du fait du remplacement à l’oral ou à l’écrit par un « e » accentué de toutes sortes de mots se terminant en « ed », en « er » en « ez », en « et », en « ef » etc. du fait de la non prononciation de la consonne finale, ce qui est source de bien des fautes d’orthographe. Ainsi, les mots en « ed » se seront changés en « é » en français dès lors que le « d » final ne s’entendait pas. L’écrit se sera aligné sur l’oral, ce qui permet certes d’avoir le témoignage de la forme orale mais conduit à une déstructuration quand on voudra passer au féminin (notamment avec la mode inclusive actuelle). On se contentera alors d’ajouter « e » qui ne s’entendra pas et ne pourra donc marquer le genre, à l’oral.

En réalité, la régle qui veut que l’on ne prononce pas la consonne terminale mérite d’être reformulée  puisque dès qu’il y a une « liaison » elle ne s’applique plus, ce qui somme toute, s’avère être le cas le plus fréquent. Rappelons que pour qu’il n’y ait pas liaison, il faut que le mot concerné ne se termine pas par une voyelle, ce qui vaut aussi pou le e muet et qu’en outre le mot suivant ne commence pas par une voyelle non plus. Autrement dit, il semble bien que cette prétendue régle souffre beaucoup d’exceptions.C’est ainsi que le masculin « grand » verra le ‘d » se prononcer pas plus que pour « petit » dès lors que cet adjectif précédera une voyelle, le h ne jouant pas le rôle de consonne. Un grand homme, mon petit-ami. Mais « mon petit père », ne permettra pas, en revanche , au t de se faire entendre.

La liaison n’est d’alleurs pas toujours respectée : par exemple pour Paris qui n’est pas voué à une liaison même devant un mot débutant par une voyelle alors que « je suis » fera l’objet d’une liaison si suivi d’un mot commençant par une voyelles. « Je suis affamé » mais « Paris est grand » à l’écrit ne donnera pas à l’oral « Paris z est grand ! » Cela dit, l’anglais prononce la consonne finale même quand le mot suivant ne commence pas par une voyelle  et ne respecte pas généralement la liaison quand le mot suivant commence par une voyelle. !En fait, l’anglais n’a pas du tout assimilé le principe français de la liaison.

Certains se demanderont comment l’on peut savoir qui a emprunté à qui. Normalement, le mot dans la langue d’origine a des acceptions plus complexes, plus ramifiées que dans la langue emprunteuse car il est bien rare qu’un emprunt linguistique – mais cela vaut dans d’autres cas de mimétisme- prenne toute la mesure des configurations dans lesquelles le mot approprié est impliqué. Cela donne des synonymies, c’est à dire un même sens pour des mots de racine, d’origine différente comme « end » et « finish ». on dira que si le français est une langue complexe, l’anglais est une langue compliquée.

Comme nous le laissions entendre, la langue française aura beaucoup essaimé ses mots au sein de diverses langues et cela doit être pris absolument en ligne de compte si l’on a l’intention de dresser un bilan équitable de son influence, ce qui signifie que dans bien des cas il devient hasardeux d’opposer le français à telle ou telle langue sans considérer la pénétration du français au sein de la dite langue. C’est bien évidemment flagrant pour le rapport du français à l’anglais, l’anglais pouvant quelque part être considéré comme une forme abâtardie, appauvrie du français .

En tout cas, les régles de prononciation du français sont souvent mal comprises et donc mal enseignées  et en ce sens, il est périlleux d’emprunter « mal » au français.Il est vrai que parler « bien » le français – à l’oral- exige une gymnastique particulière notamment du fait des liaisons, tant pour s’exprimer que pour comprendre. Le « cauchemar » des liaisons à la française sera ainsi épargné au novice avec l’anglais tout en bénéficiant d’un large lot lexical issu du français, d’autant le probkème se pose à l’oral et non à l’écrit..

D’aucuns croiront devoir faire remarquer que le français, de son côté, aurait largement emprunté à l’anglais. Mais la symétrie n’est nullement recevable et sans commune mesure, même si bien des francophones sont persuadés que le français est envahi par l’anglais (cf Etiemble, « Parlez vous franglais ? ») Cette impression est d’ailleurs surtout répandue chez des personnes n’ayant qu’une médiocre connaissance de l’anglais et donc incapables de prendre la vraie mesure de la situation. On entendtra dire que les mots français en anglais ne sont pas ceux de tous les jours mais là encore, c’est inexact, que l’on pense à l’usage anglais de « just », « honest », « simple », « rich », etc.Si l’on prend un hebdomadaire français, on ne trouvera qu’une douzaine de mots anglais et encore seront-ils le plus souvent écrits en italique alors que dans un hebdomadaire de langue anglaise, c’est par centaines et quasiment à chaque ligne que figurera un mot français !

 

 

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jacques Halbronn La question des étoiles fixes royales en astrologie. Précession des équinoxes et ères précessionnelles

Posté par nofim le 22 avril 2021

 

 

La question des étoiles fixes « royales » en astrologie. Précession

des équinoxes et ères précessionnelles.*

par Jacques Halbronn

 

L’astrologie stellaire telle que nous la concevons implique que les étoiles servent à situer notamment les axes équinoxiaux et solsticiaux et ce serait d’ailleurs ainsi que l’on aurait pu mettre en évidence le phénoméne de la précession des équinoxes.

Les quatre étoiles fixes royales auraient pu servir à une certaine époque à marquer ces axes équinoxiaux et solsticiaux. Le calcul de l’Ayanamsa généralement admis, à savoir le décalage précessionnel, comme étant de l’ordre de 24°, ce qui correspond à la moyenne de l’écart séparant ces 4 étoiles des positions axiales définies plus haut. Si l’on prend le cas de l’axe Aldébaran-Antarés, placé à 8° Gémeaux-8° Sagittaire, actuellement, cela donne 22° environ par rapport à 0° Cancer-0° Capricore  soit l’axe solsticial

et en ce qui concerne l’autre axe Régulus-Fomalhaut, situé à 0° vierge et 0° poissons, un écart de 30° par rapport à l’axe équinoxial à 0° balance-0° Bélier .

La question qui se pose est la suivante est-ce que du fait de la précession, il n’aurait pas fallu choisir de nouvelles étoiles fixes pour correspondre aux axes en question ? Ou bien, est ce que les sociétés traditionnelles ne se seraient pas accoutumées à considérer ces étoiles fixes royales, de sorte que le décalage précessionnel n’aurait pas eu d’impact  sur la suite des événements ?

Mais dans ce cas, convient-il d’étudier Saturne en son passage sur les dits axes équinoxiaux et solsticiaux ou bien plutôt en son passage successivement sur les 4 étoiles fixes royales susnommées? Est-ce que les travaux en astrologie mondiale

concernant le cycle de Saturne peuvent nous aider à trancher

une telle question ?

Pour trancher sur ce sujet, encore faudrait-il bien définir le dit cycle de Saturne quant à sa durée d’action ? En1994, nous avons publié L’Astrologie selon Saturne (en ligne sur SCRIBD) en précisant les zones impliquées à savoir une fourchette allant de 342° à 353° soit 12° -23° du signe des poissons. Si l’on prend 342°, on est à 18° du 0° bélier.Or, Saturne reste 7 ans dans chacune des phases délimitées par les dits axes. Il reste que le fait d’avoir observé un décalage de 18° entre le début de la fourchette évenementielle et le 0° bélier, comme point de départ de la phase est assez significatif. C’est pourquoi, nous avions opté par la suite pour la prise en compte des étoiles fixes royales (cf le MUC (modèle unicyclique) exposé dans notre Livre Blanc de l’astologie, en ligne sur SCRIBD)

On peut conclure qu’il est conseillé de situer le changement de phase de Saturne avant son passage sur les axes équinoxiaux et solsticiaux à environ une vingtaine de degrés en amont, ce qui décale tout le dispositif d’autant.

Rappelons que la théorie des ères précessionnelles (cf Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros, 1979, accessible sur SCRIBD) s’articule -d’où son nom – sur la ditre précession des équinoxes, du fait que l’étoile correspondant au point vernal (0° bélier) n’est plus la même qu’autrefois. Cette théorie va à l’encontre de la thèse de la pérennité de la référence stellaire ancienne axée sur les étoiles fixes royales et d’ailleurs dans Aquarius, il semble qu’aucun des co-auteurs ne se soit référe aux dites étoiles fixes royales, si ce n’est que nous avions choisi comme vignette de l’ouvrage un Sphinx (notre introduction avait pour titre « le sphinx des astrologues »). Or, le sphinx est lié aux 4 signes fixes, lesquels sont liés aux 4 étoiles royales, liées aux

constellations en rapport avec les dits signes fixes.(taureau, lion,

scorpion, verseau). Iconographiquement, on parle du tétramorphe, être à 4 formes que l’on retrouve dans le Livre d’Ezékiel (sous le nom de Hayoth, êtres vivants) et associé aux 4 Evangélistes, entre autres (cf aussi l’arcane Le Monde du Tarot)

Autrement dit, si l’on accorde de l’importance aux étoiles fixes royales qui furent, à un certain moment, les marqueurs des axes équinoxiaus et solsticiaux, l’on ne peut accepter la théorie des ères précessionnelles mais est-ce que cette théorie est si déterminante que cela ? Il y a un certain flou quant au passage d’une ère à une autre et notamment la référence aux constellations nous semble bien moins claire que celle aux étoiles royales, vu que le contour des constellations semble fort artificiel. Dans ce cas, l’attente d’une ère du Verseau ne pourrait être retenue dans la mesure où les étoiles fixes royales auraient laissé une trace indélébile dans l’Inconscient Collectif de l’Humanité.

Rappelons que les critiques de l’astrologie auront agité l’argument selon lequel du fait de la précession des équinoxes, les anciens

repéres stellaires ou plutôt constellationnels seraient caducs. Il est

assez étrange que ces critiques jouent aux astrologues et fassent les questions et les réponses car il ne faudrait pas négliger la question de l’instrumentalisation du ciel par les sociétés humaines

(cf notre manifeste « La pensée astrologique » in L’étrange Histoire de l’astrologie avec Serge Hutin, Paris, Artefact, 1986) il resterait donc à prouver que les étoiles dotées d’une certaine portée stratégique, n’ont pas gravé leur présence de façon indélébile dans le dit Inconscient.

 

 

 

 

 

 

 

 

21. 04 21

 

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Jacques Halbronn L’apport capital de l’Ecole Française d’Astrologie (1950-2020)

Posté par nofim le 21 avril 2021

 

 

 

L’apport capital de l’Ecole Française d’Astrologie (1950-2020)

par Jacques Halbronn

L’Homo Astrologicus (cf notre article de 1969 « Portrait de l’homo astrologicus ») ne se détermine pas de façon conjoncturelle mais de façon structurelle, non pas selon les circonstances du moment mais selon une programmation établie de longue date, depuis le momenr de la naissance pour les jupitériens. C’est d’ailleurs ce qui se produit avec les élections lesquelles

ont lieu à des dates prédéterminées et réputées immuables(sauf dans le cas d’une démission ou d’une dissolution, on se souvient de celle de 1997 en France, sous Chirac ou, près de 30 ans plus tôt, celle de 1968 sous De Gaulle)

En bref, contrairement à ce que beaucoup s’imaginent, nos décisions, tant individuelles que collectives ne dépendent pas des circonstances, de quelque contexte que ce soit mais bien d’une « voix intérieure », d’une horloge interne. Autrement dit, c’est assez vainement que l’on s’enquerrait de tel facteur qui aurait déclenché tel comportement de notre part. Mais evidemment on se débrouillera avec les moyens du port, c’est mieux que rien !

Nous proposons ici une synthèse de nos recherches et de celles d’André Barbault autour de Jupiter et de Saturne. Nous avons d’une part Saturne qui est la planète du peuple et de l’autre Jupiter celle du chef. On associera analogiquement Saturne à la Lune, du fait de la simitude numérique de leurs cycles : 28 et 7 années/jours et Jupiter au Soleil, autour du 12 : 12 ans de révolution, et 12 retours de la Lune en une année solaire/terrestre.

Saturne donne le « la » des mentalités sociales, collectives alors que Jupiter est le baromètre des leaders, à un niveau individuel, personnel (cf notre Astrologie Relativiste), sur la base des aspects de Jupiter au Soleil natal du chef lequel est en contrepoint du cycle collectif et seul en mesure de l’accompagner, de le contrebalancer. En effet les cycles des planète les plus lointaines, parmi celles que l’on peut suivre à l’oeil nu, parlent la même langue, celui de l’amnésie et de l’hypermnésie, alternativement.(cf le débat entre Bergson et Ribot à la fin du XIXe siècle sur la Mémoire). La phase d’amnésie (passage de Saturne sur les équinoxes, passage de Jupiter en transit, au carré du soleil natal) permet d’unifier puisqu’elle déleste du passé alors que la phase d’hypermnésie (passage de Saturne sur les solstices, passage de Jupiter en transit à la conjonction ou à l’opposition au soleil natal) renforce les clivages, restaure les différences. C’est ainsi qu’en 1989-91, Saturne était passé dans une phase solsticiale qui aura été fatale pour l’empire soviétique. Pour limiter les dégats, il aurait fallu un leader en phase d’amnésie, en mesure de relativiser les mémoires historiques. D’où l’importance extrème du choix du chef à la tête d’une société donnée en connaissance de cause.

Comme nous le disions, d’entrée de jeu, nous sommes en présence d’une humanité éminemment prévisible et fonctionnant comme une horloge, une humanité qui obéit à sa programmation intérieure et non à la conjoncture, comme le croient les analystes politiques. Meme le leader n’est pas maitre du temps mais l’on peut le placer au bon moment, au bon endroit (right man, right place, right time)

Nous avons affaire à un véritable système imposé depuis des millénaires à notre Humanité et dont nous connaissons désormais le mode d’emploi de façon explicite. A nous d’agir en conséquence, pour le mieux.

Il existe un troisième niveau que l’on pourra qualifier de « martien » – puisque les trois planètes de l’astrologie sont, à des titres divers, Mars, Jupiter et Saturne, les 3 planètes que Michel Gauquelin avait mis en évidence dans son premier ouvrage L’influence des astres (Ed du Dauphin, 1955), correspondant à une structure en triade des sociétés humaines (cf les travaux de Georges Dumézil sur les castes), à savoir trois modes d’activité socio-professionnelle. Cette astrologie martienne ne comporte pas de cyclicité (Mars a un cycle trop court) et vaut au regard de l’espace social. D’ailleurs, on note que Mars est exclu de l’indice cyclique de Gouchon-Barbault. Il y a là une certaine cohérence en ce que cette constante spatiale fait pendant à la cyclicité jupitéro-saturnienne. Il n’empeche que le Saturnien est plus sur le long terme de par sa plus lente révolution. On retrouve ici les travaux de Jean-Pierre Nicola avec son système RET, Représentation, Existence Transcendance  alors que le Martien fonctionne sur un rythme bien plus vif et entre les deux, le jupitérien. Mais ne nous y trompons pas, les planètes de Gauquelin déterminent une typologie psycho-sociologique d’un tout autre ordre que les planètes de l’astrologie mondiale telles que Barbault et nous mêmes les avons définies. D’ailleurs, l’astrologie décryptée par Gauquelin reléve du mouvement diurne, – elle est « rotationnelle »- alors que l’astrologie prévisionnelle s’articule sur le cycle des révolutions planétaires. L’astrologie selon Gauquelin se joue à quelques heures près alors que l’autre forme d’astrologie dispose d’une toute autre forme de temporalité, sur des périodes sensiblement plus amples, ce qui rejoint la cyclicité des constitutions élaborées depuis la fin du XVIIIe siècle.

A ce propos, on notera que le cycle Saturne-Neptune de Barbault se réduit au final à un cycle saturnien passant alternativement de l’axe équinoxial à l’axe solsticial.(cf aussi notre Astrologie selon Saturne, Paris, 1994 où nous avions pu annoncer le mouvement social de 1995, de type équinoxial, c’est à dire refusant les différences) Notons aussi qu’en 1953, le passage de Saturne en phase équinoxial, a eu surtout des effets sur la construction européennes (CECA, Traité de Rome) et non sur le destin de la Russie et que les phases de Saturne ne se limitent pas à une année donnée mais à une phase de 7ans.

Il reste que sans les travaux de chercheurs français entre les années cinquante et les première décennies du XXIe siècle, un tel tableau de synthèse n’aurait pu être dressé.

 

 

 

 

 

 

21. 05.21

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jacques Halbronn Le Juste et le Témoin dans le Christianisme

Posté par nofim le 20 avril 2021

 

Le « Juste » et le « Témoin » dans la Bible. Quid de Sodome?

par Jacques Halbronn

 

Première Epitre de Jean

 

Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier «

King James Bible

»My little children, these things write I unto you, that ye sin not. And if any man sin, we have an advocate with the Father, Jesus Christ the righteous »

 

Il n’est pas indifférent que le terme de « Juste » soit apposé à la personne de ce Jésus Christ car si l’on rend « Juste » par l’hébreu

« Tsadiq », cela noue renvoie notamment à l’épisode au cours duquel Abraham « négocie » avec « Dieu », le sort de Sodome.

 

 

 

כח אוּלַי יַחְסְרוּן חֲמִשִּׁים הַצַּדִּיקִם, חֲמִשָּׁה–הֲתַשְׁחִית בַּחֲמִשָּׁה, אֶת-כָּל-הָעִיר; וַיֹּאמֶר, לֹא אַשְׁחִית, אִם-אֶמְצָא שָׁם, אַרְבָּעִים וַחֲמִשָּׁה.

28 Peut-être à ces cinquante justes, en manquera-t-il cinq: détruirais-tu, pour cinq, une ville entière? » Il répondit: « Je ne sévirai point, si j’en trouve quarante-cinq »

 

 

לב וַיֹּאמֶר אַל-נָא יִחַר לַאדֹנָי, וַאֲדַבְּרָה אַךְ-הַפַּעַם–אוּלַי יִמָּצְאוּן שָׁם, עֲשָׂרָה; וַיֹּאמֶר לֹא אַשְׁחִית, בַּעֲבוּר הָעֲשָׂרָה.

32 « De grâce, que mon Souverain ne s’irrite pas, je ne parlerai plus que cette fois. Peut-être s’en trouvera-t-il dix? » Il répondit: « Je renoncerai à détruire, en faveur de ces dix. »

לג וַיֵּלֶךְ יְהוָה–כַּאֲשֶׁר כִּלָּה, לְדַבֵּר אֶל-אַבְרָהָם; וְאַבְרָהָם, שָׁב לִמְקֹמוֹ.

33 Le Seigneur disparut, lorsqu’il eut achevé de parler à Abraham; et Abraham retourna à sa demeure.

 

 

La figure du Tsadiq apparaît ici comme plurielle, en quelque sorte quantitative, comme exigeant une certaine

proportion de ce type d’hommes au sein d’une société viable. On a ainsi du mal à comprendre ce que ce qualificatif peut signifier apposé au nom de Jésus Christ. Il nous plait, au demeurant, de voir Jésus identifié à un Tsadiq dont il est notamment question dans le hassidisme. Dans une précédente étude, nous avons associé le Tsadiq avec Tsedeq, le nom hébraique de la planète Jupiter dans le Livre de la Création (Sefer Yetsira)

Pour nous, le Tsadiq est l »interface entre les dieux et les hommes mais en aucune façon, il ne saurait etre un cas unique mais une constante nécessaire, comme on l’ a vu à propos du jugement porté sur Sodome. (Genése XVIII)

On observe également que le Tsadiq, chez les Hassidim, est certes un personnage important mais en aucune façon unique en son genre.

Que peut donc signifier l’expression sous la plume de Jean :

 

« Nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. » ?

 

Une autre expression nous interpelle, celle de « témoin » , repris par les « Témoins de Jéhovah »

«Vous serez mes témoins à Jérusalem …» (Actes 1,8)

Ce personnage du témoin occupe une position quelque peu ambiguë en ce qu’il est un observateur. – on parle de « témoin

oculaire » – et non pleinement partie prenante.

Or, nous observons un glissement du statut de témoin à celui d’acteur dans la scène qu’il relate.

Pour nous, il est bon que les témoins se contentent de n’être que cela plutôt que de s’identifier à ceux qu’ils ont l’occasion d’observer, d’attester, de témoigner.

Autrement dit, dans le cas de l’usage de ces deux termes, le Juste et le Témoin, nous percevons une forme de dérive. Pour le christianisme, le Juste ne serait pas un simple Juste et le Témoin, ne saurait être juste un simple témoin  mais quelqu’un qui s’implique, qui devient celui qui est en face de lui. Pourquoi le

Chrétien ne pourrait en effet être un « témoin » de la présence juive au monde et ce ni plus ni moins ?

 

Dans les deux cas, une telle évolution fait problème du point de vue judaique. Dans le premier cas, l’on peut tout à fait reconnaître

en Jésus un » Juste » mais non « le » Juste. Pour en revenir à Sodome, il est clair qu’il faut des Justes et en quantité suffisante. Peut être Jésus a-t-il su s’entourer de « Justes », de créer une compagnie de Tsadiqim avec ses apotres. En tout cas, le terme évoque bien dans le Livre de la Genése une certaine élite morale capable par sa présence de ‘sauver » une ville.. C’est ainsi que le dialogue de Genése XVIII se retrouve dans la rhétorique chrétienne de la Salvation et en tout cas du Pardon

Genése XVIII :

 

 

כו וַיֹּאמֶר יְהוָה, אִם-אֶמְצָא בִסְדֹם חֲמִשִּׁים צַדִּיקִם בְּתוֹךְ הָעִיר–וְנָשָׂאתִי לְכָל-הַמָּקוֹם, בַּעֲבוּרָם.

26 Le Seigneur répondit: « Si je trouve à Sodome au sein de la ville, cinquante justes, je pardonnerai (veNassati) à toute la contrée à cause d’eux »

 

On se demandera donc si le Christianisme n’est pas en quête de ces Justes qui permettront à Dieu d’épargner une humanité pécheresse tout en sachant que l’on n’attend pas de tous les hommes qu’ils soient des Justes mais qu’ils ne les fassent pas, en tout cas, disparaître, fuir,qu’il ne les élimine pas au point qu’il ne s’en trouve plus. Là encore, nous sommes obligés de signaler comme une sorte de glissement. Jésus est-il le seul Juste  capable à lui seul de sauver toute l’Humanité ou bien a t il vocation à faire venir, se révéler d’autres Justes selon l’esprit de Genése XVIII ?

Les Chrétiens sont ils des témoins du peuple dont Jésus est issu ou bien sont ils invités à s’intégrer au sein de ce peuple ?

 

 

 

 

 

 

JHB

 

19 04 21

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

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