La femme au présent

Posté par nofim le 26 mai 2013

La femme et le rapport au présent
Par Jacques Halbronn
 
La conscience de l’absence  n’est pas chose simple.  L’absence renvoie à un passé  qui se dérobe. Mais face à une œuvre, comment savoir d’où elle vient, ce qui  l’a précédée, préparée ?  Sans conscience du passé, il reste que l’on tend à survaloriser le présent. Quand on va à un concert de musique classique, comment  avoir à l’esprit le compositeur alors même  que ses interprètes occupent le devant de la scène ici et maintenant ?
Remonter dans le temps exige une toute autre culture que de s’en tenir à l’apparence des choses ici et maintenant. Quand  quelqu’un joue une œuvre, n’est-on pas tenté de lui en attribuer tout le mérite, quand bien même ne ferait-il que reprendre, une fois de plus,  une partition jouée mille fois auparavant ? Tout le monde ne peut se permettre d’aller au-delà de cette impression  du moment.
En fait, notre jugement est le plus souvent superficiel. Il ne fait sens que par rapport à notre subjectivité.  L’historien aura un tout autre regard sur le monde. Il ne saurait se contenter des apparences.  Il dénonce le plagiat, l’imitation car il connait les précédents et en recherche toujours d’autres de façon à rendre à César ce qui est à César et à ne pas consacrer un imposteur, un voleur.
Selon nous, les femmes vivent dans le présent, dans la spatialité et pour elles les absents auront toujours tort.  Or, la conscience du manque exige une certaine forme d’intelligence. Ce manque nous ouvre les portes du passé. Le présent se décompose et se déconstruit par ses incohérences, ses déviances. Mais comment percevoir une déviance quand  on ne connait pas l’origine des choses ?  L’historien répond que  le passé  se perpétue par diverses traces, par des « pistes » que l’observateur à l’œil aiguisé sait déceler. Les hommes sont plus doués que les femmes pour remonter le temps et se libérer de l’emprise du présent.
Quant au futur, il semble qu’il soit également promis plus aux hommes qu’aux femmes. Qu’est-ce qu’arpenter le futur, sinon  dépouiller le passé  de ses scories, de ses particularités.  Le philosophe est un prophète en ce que son propos, par son abstraction même vaut aussi bien pour le passé  que pour le futur. On laissera donc le présent, l’immédiat aux femmes, un présent coincé entre le passé et l’avenir.  En général, les femmes sont broyées par Chronos, le temps qui le traite bien mal comme on peut le voir dès que l’on ouvre un livre d’histoire, que ce soit de l’art, des sciences, de la philosophie, dont elles sont quasiment absentes.  En fait, les femmes n’ont d’existence que collective et c’est pourquoi la notion de propriété intellectuelle leur est assez étrangère. Elles s’approprient sans état d’âme tout ce qui s’offre à elles, dans le « partage ».  Le monde masculin leur est étranger car c’est avant tout un monde intérieur, invisible, organique alors que le monde féminin est un monde extérieur, visible, instrumental. Or, l’on peut dire que le passé  est à l’intérieur du présent, qu’il en est le noyau. Dans un monde idéal,  il suffirait de quelques hommes pour  que l’Humanité existe.  Les hommes appartiennent à des lignées historiques avec lesquelles ils se connectent alors que les femmes se situent dans la spatialité du présent, dans la « synthèse ».  La société des hommes traverse, transperce  le temps. C’est pourquoi la solitude des hommes n’est qu’une apparence car ils sont animés d’une vie intérieure qui s’ouvre à l’extérieur tandis que les femmes remplissent leur intériorité de ce qui se situe autour d’elles-mêmes. L’image de la femme dont sort l’enfant induit en erreur. L’enfant qui sort n’existerait pas sans la semence masculine, comme chacun sait. Dire que la femme « donne la vie » est  un abus de langage. La naissance est déjà un aboutissement et non pas un commencement. Là encore, le présent tente d’effacer le passé. .
 
 
JHB
23.05.13

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Unité astrologique de mesure

Posté par nofim le 26 mai 2013

Vraies et fausses « unités de mesure » astrologiques
Par  Jacques  Halbronn
 
Disons-le d’entrée de jeu,  le nombre clef de l’astrologie est le 7. Cela n’a rien à voir avec ce que l’on appelle le septénaire si ce n’est que si l’on parle du septénaire en incluant les luminaires en sus des planètes (jusqu’à Saturne), c’est en partie parce que précisément le 7 est important par ailleurs. 
L’importance à accorder au 7  tient d’abord à la Lune qui découpe en 4 son parcours mensuel. Elle le fait au regard de la nouvelle lune, de la pleine lune et des demi-lunes  mais elle le fait aussi par rapport aux quatre étoiles fixes royales qui balisent l’écliptique, selon un schéma se rapprochant d’un quadrilatère céleste. Ce sont les 28 jours qui sont nécessaires pour revenir à une même position sidérale (donc stellaire) qui donnent le 7 en se divisant en 4. (D’où  l’importance de ce nombre dans les astrologies chinoise et hindoue, entre autres). On est donc bien loin de la question du nombre de planètes dans le système des Anciens. On peut même dire qu’il ne s’agit là que d’une coïncidence quelque peu forcée, d’autant que nous savons pertinemment aujourd’hui qu’il y a des planètes au-delà de Saturne, ce qui n’empêche pas le nombre 7 d’être matriciel par référence à la Lune mais aussi à Saturne dont les 28 ans de révolution sidérale font pendant aux 28 jours lunaires.
La Lune est une donnée beaucoup plus importante en astrologie – mais évidemment pas en astronomie- que le soleil. En ce sens, on dira que l’astrologie est lunaire et l’astronomie solaire,  ce qui est assez emblématique de leur différence d’approche.
On aura compris que le zodiaque des 12 signes n’est pas notre « tasse de thé » et qu’il interféré plus qu’autre chose avec notre modèle. Nous ne pensons pas qu’il soit sage de tout faire cohabiter en astrologie sous prétexte que cela à voir avec l’astronomie, par tel ou tel biais.
Comment est-on passé d’une astrologie des 4 semaines à une astrologie des 4 saisons de trois mois ? Il est clair  que le calendrier des 12 mois est chose courante et qu’il est lié aux rencontres soli-lunaires qui sont en un an au nombre de 12 (voire de 13). 
Rappelons que le 7  est célébré dans la Bible et dans nos civilisations monothéistes par  un jour chômé consacré à la prière ou en tout cas interdit au travail rémunéré. (cf. le shabbat, un des Dix Commandements).
On note aussi que dans la vie politique, l’année ne fait pas référence. On juge en général préférable d’instituer des « mandats » pluriannuels comme le quinquennat en France qui vaut aussi bien pour le président que pour l’Assemblée Nationale.  Rarement, l’année apparait-elle comme la durée idéale de l’action, même si le cycle des (4) saisons marque les esprits
La journée, quant à elle, est solaire et nullement lunaire car la nuit ne doit rien à la Lune. Elle est l’expression de la situation du soleil. La journée se divise en un lever, une culmination (midi), un coucher et une « anticulmination ». (Minuit), soit autant de « quartes ».
Ajoutons que les sept ans ne sauraient se compter à partir de la naissance mais à partir d’une certaine balise valable pour tous et aménagée, à sa guise, par chacun.
.Mais l’ on pourrait aussi rappeler que le thème natal est quant à lui fondé sur l’instant, la minute de naissance. On connecte alors tout ce qui se passe à cet instant.
Le thème est un modèle, une méthode. Il se nourrit d’informations contextuelles mais celle-ci ne sont pas le fait d’observations de  monde d’en bas mais du monde d’en haut. Or, nous pensons que le modèle cyclique doit tenir compte de ce qui le complété à savoir l’en bas.
L’unité de mesure astrologique est le 7 et non le 28. Il serait erroné d’accorder au retour sidéral d’un astre une quelconque importance. Dans bien des cas,  il convient de regrouper plus de 4 phases de 7.
Certes,  l’on pourrait s’amuser à distinguer les 4 phases en tre elle mais ce serait tout à fait vain.  On peut toujours être tenté de trouver des critères distinctifs. C’est ainsi que de fil en  aiguille, l’Astrologie n’aura cessé de se complexifier, en  accordant une signification à ce qui n’en a pas. Certes, il peut être tentant  de  distinguer les 4 étoiles fixes royales entre elles, du fait qu’elles se situent en des lieux différents  mais nous pensons qu’il est plus sage de s’en tenir à l’essentiel, et à mettre sur le même plan  toute période de 7 ans.  Non pas certes, que chaque période  sera identique à une autre mais tout cela ressort de données extra-astrologiques et extra-astronomiques, ce que nous appelons les informations d’en bas, dont le modèle doit tenir compte mais n’a pas à se charger formellement d’autant que ces informations sont aléatoires et contingentes donc à l’opposé du cycle astronomique qui est censé être parfaitement égal à lui-même sur la longue durée.
On comprend certes,  à quel point ce principe de neutralité, de répétition structurelle à l’identique aura été bafoué par l’astrologie, pendant la plus grande partie de son Histoire, en mettant en épingle le nom des planètes, le nom des signes, faisant ainsi fléché de tout bois transformant ainsi une structure dépouillée en une figure ô combien baroque !
L’astrologie nous semble souffrir d’un excès de symbolisme  et d’une insuffisance d’apport personnel de la part de l’astrologue. Nous avons voulu en dégageant le modèle des 7 ans de tout le fatras symbolique libérer l’astrologue en lui fournissant un outil d’exploration. Mais on a l’impression que nos astrologues sont des aveugles qui préfèrent s’enfermer dans une bulle, dans un imaginaire virtuel. On pressent une peur du vide, d’un vide qu’ils paraissent incapables de combler par eux-mêmes. L’astrologie que nous leur proposons est visiblement trop simple, trop dépouillée. Mais n’est-ce pas justement ce qui la rend universelle  tout en permettant à chacun et en toute circonstance de l’accommoder diversement ?
Il est vrai que nous nous refusons à trop baliser chaque période de sept ans. Nous nous contentons de fixer un rendez-vous tous les sept ans déterminé par une nouvelle conjonction de Saturne avec une des 4 étoiles fixes royales. Comment les choses évoluent-elles au cours de cette période de sept ans ? Nous nous gardons bien d’être trop précis, nous contentons de dire que l’on a comme un verre qui peu à peu se vide de façon à pouvoir à nouveau se remplir. Une telle information est vague mais elle a bel et bien une valeur globale extrêmement  utile et qui manque terriblement à la conscience collective actuelle. Cela revient à dire que notre vie s’écoule de la naissance à la mort, de façon inexorables, que toute énergie en vient tôt ou tard à s’épuiser. La sagesse demande à ce que l’on fasse le meilleur usage de données aussi simples car plus on complexifie plus l’on cloisonne. La complexité en réalité n’est pas le fait d’un maximum d’énergie mais d’une insuffisance d’énergie. Quand l’énergie mentale faiblit, nous n’avons plus la force de dépasser les différences. Qu’est-ce qu’un grand politique ou un grand penseur sinon celui qui sait effacer les clivages en commençant déjà par faire le ménage dans sa tête ? « Je suis maître de moi comme de l’univers », faisait dire Corneille à Cinna. Et en effet, à mesure que l’énergie conjonctionnelle de Saturne en vient à s’épuiser,  nos horizons se rétrécissent et  nos grands projets se démantèlent.   Que l’on se le dise, la complexité est le fait d’une paresse intellectuelle (dans le genre « cela n’a rien à voir »), même si à un certain stade, l’on sait que l’on passe de l’un au multiple, c’est-à-dire que l’on descend dans la hiérarchie de l’humanité. On a toujours besoin d’un plus petit que soi.
JHB
25.05.13

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Sionisme et féminisme

Posté par nofim le 26 mai 2013

Féminisme et sionisme :  le mythe et la manipulation.
Par  Jacques Halbronn
 
Dans la présente étude, nous établissons un parallèle entre l’histoire du sionisme et celle du féminisme, deux  sujets que nous avions jusque-là traité séparément. Selon nous, ces deux populations ont été manipulées et quelque part mystifiées, au point d’épouser totalement les thèses  développées par certains utopistes à leur sujet, dans le cours du XIX e siècle et dans la foulée de la Révolution de 1789…
On notera que le couple Sartre-Beauvoir a traité de ces deux « questions » au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale.  Le premier dans ses Réflexions sur la Question Juive et la seconde dans  Le Deuxième sexe. Dans les deux cas, on a l’impression que tant le juif que la femme sont des êtres en devenir   qui n’existent que par le regard de l’autre et donc aptes à assumer et à s’identifier à  tout projet qui se présenterait à eux.
Il est  difficile, comme dit la chanson, d’être  femme de nos jours sans être un tantinet schizophrène tant le décalage est grand entre l’idéologie et la réalité et il ne semble pas que les femmes  puissent, toutes seules, se tirer de ce mauvais pas qui a tout d’une chimère.  En quittant la proie pour l’ombre, les femmes risquent gros tout comme les Juifs en se rassemblant – ce qui a donné les camps de concentration tout comme l’Etat d’Israël.
   Les femmes  peuvent raisonnablement  se demander si elles n’ont pas été manipulées par certains hommes.  On donnera l’exemple des sionistes qui ont probablement, il y  a une centaine d’années,  été « coachés » par les millénaristes chrétiens pour mener à bien leur « retour » en Palestine alors qu’eux-mêmes n’en demandaient pas tant, comme l’a montré Herzl  lors de sa mort  envisageant  sérieusement la proposition britannique, autour de 1904,  concernant  l’Ouganda (cf. notre ouvrage Le sionisme et ses avatars.  Ed Ramkat, 2002). Herzl lui-même, dans son Etat Juif (1896-97)  signalait la solution argentine comme une option parallèlement à la solution « palestiniennes ». Installer les Juifs ailleurs qu’en Palestine aurait évidemment contrarié les « sionistes chrétiens » dont le scénario de fin des temps exigeait que les Juifs retournent  à Jérusalem. Et d’ailleurs, les Juifs religieux  auraient mieux admis une installation ailleurs car elle aurait été, à leurs yeux, moins sacrilège. Mais au cours de la Première Guerre Mondiale, les Anglais parvinrent à  prendre pied au Moyen Orient et à  la fin de  1917, la Déclaration Balfour  formalisait le projet d’installation d’un Foyer Juif en Palestine.  On sait, d’ailleurs,  que ce processus de retour à Sion n’est pas totalement étranger à la Shoah et en tout cas n’a pas été en mesure de l’éviter, de  prévenir l’holocauste.
En ce qui concerne la promotion des femmes,  il est assez clair que nombre d’hommes avancèrent  l’idée que le « progrès » passait en particulier par l’amélioration de la condition féminine, qu’il pouvait servir de critère de modernité de sorte que le monde de demain soit sensiblement différent de celui d’hier.  On voit que ceux qui poussaient les Juifs comme ceux qui poussaient les femmes avaient en tête de créer un monde nouveau, de produire une « révolution » au sens d’un recommencement, d’une redistribution des cartes, d’un New Deal. Juifs et Femmes devenaient les gages, les otages d’un nouvel Age.
L’autre jour, nous regardions une émission de télévision où il n’y avait que des hommes qui débâtaient et à un moment donné, l’animateur a demandé que l’on lût un passage d’un livre et alors une femme est arrivée pour faire la lecture et aucun des mots qu’elle a prononcés n’était de son cru. Elle avait simplement le « droit » de lire ce qui était marqué et elle s’en contentait, y trouvait son bonheur  en y apportant sa petite touche.  Cette scène se déroule en 2013, elle est  révélatrice de certaines contradictions majeures au regard de la condition féminine. On a parfois l’impression qu’il y a une pression qui s’exerce sur les femmes pour dépasser leur condition et qu’elles n’y parviennent que très marginalement, alors même qu’elles tendent à déserter ce qu’elles savent faire avec talent. On peut parler dans les deux cas d’une certaine « haine de soi «, une volonté de devenir l’autre, de passer de l’autre côté de la barrière, ce que les Israéliens ont réussi  à leur façon. Mais comme on dit,  rien n’est parfois pire que la réalisation de ses attentes et de ses rêves.
Nous lisons actuellement des ouvrages sur l’histoire de la peinture et nous sommes frappés par l’absence des femmes aussi frappante et flagrante que dans le domaine de la Science ou de la Philosophie, même quand l’ouvrage, excellent, est rédigé par une femme. (cf. Françoise  Barbe- Gall. Comment regarder un tableau. Ed. Chéne, 2008).   Quelque part, c’est normal si l’on s’en tient à un certain paradigme que nous défendons. Qui mieux qu’une femme peut apprécier le génie masculin ?  Et on l’a vu plus haut pour cette lectrice qui rendait si bien ce texte d’un homme. L’autre soir, nous assistions à une soirée en l’honneur du compositeur Camille Saint Saëns. Deux femmes assuraient le spectacle,  jouant sa musique,  chantant ses  textes mais aussi lisant ses notes personnelles. Cela ne leur faisait aucun problème que de se mettre dans la peau de  cet homme et quelque part c’était, en effet, assez naturel. Mais de là à revendiquer  que les femmes doivent conquérir le terrain des hommes, il y  a quand même un certain fossé,  si l’on va au-delà d’un prolongement, d’une imitation formelle, ce qui est tout à fait différent de la possibilité  de jouer un rôle comparable à  celui des hommes, notamment  en termes d’influence, comme nous le notions pour la peinture. Mais désormais vouloir limiter et préciser la place des femmes dans notre monde ne peut plus, au regard d’une certaine idéologie féministe  volontariste et révisionniste, voire négationniste,  que paraitre assez choquant voire révoltant et on nous sort la thèse d’un complot contre les femmes, thèse qui est rarement rejetée par les femmes et qui conduit à exiger des réparations du fait d’une culpabilité masculine qui aurait, par ailleurs,  à son passif l’esclavage et le colonialisme.
Comment les femmes se sont-elles laissé ainsi manipuler par quelques Pygmalions les prenant comme cobayes en jouant aux apprentis sorciers ? Dans nos précédentes études, nous avons montré que les femmes  étaient marquées par leur milieu, leur époque et qu’elles avaient une propension à s’approprier les choses, les idées des autres comme si leur moi était une sorte de trou noir aspirant inlassablement  ce qui passait à proximité (cf.l’Etre et le Néant de Sartre).  Le mimétisme féminin  ne pouvait d’ailleurs qu’être sensible à tout discours égalitaire, à la poursuite de tout projet de « normalisation », d’assimilation (terme très usité dans le monde juif diasporique), d’intégration, d’ascension sociale. Quelque part, on peut penser que les Juifs  qui viennent, qui « montent » (Alya),  en Israël ont été manipulés, qu’on leur a fait miroiter des perspectives qui mettraient fin à la condition juive comme les femmes veulent échapper à la condition féminine.
Libération « du » Juif, libération de « la » femme. Deux singuliers, deux concepts.….
Dès que l’on émet des doutes sur le sionisme, on est traité d’antisémite et dès que l’on s’interroge sur la vraisemblance d’un certain prophétisme féminin, on est  traité de misogyne. La question qui se pose est effectivement de définir quelle est la place des femmes dans notre société ainsi que celle des Juifs. Pour ce qui est des femmes, nous pensons qu’elles ont vocation à  « porter » à leur terme les projets masculins et elles le font instinctivement. En fait, le problème, c’est l’interprétation de leurs actes et non pas leurs actes en tant que tels.  Il est fréquent en effet, dans de nombreux domaines, que le discours soit décalé par rapport  à la réalité.   Pour ce qui est des Juifs, le problème se situe en quelque sorte à l’autre extrémité du spectre. Ils nous paraissent incarner  une certaine masculinité par leur capacité à marquer les esprits, par l’influence qu’ils exercent dans le monde, et il en serait ainsi même si l’Etat d’Israël n’existait pas. Il est d’ailleurs possible que les Juifs apparaissent comme un obstacle à la victoire du féminisme, tant les Juifs illustrent   la faculté de certains hommes à  montrer le chemin alors que les femmes sont plutôt en position de suiveuses. Avant-garde contre arrière garde. Nous dirons plutôt que ce ne sont pas tant les femmes qui en veulent aux Juifs que ceux qui  manipulent celles-ci. Dans les années soixante, le sociologue Georges Friedmann avait publié  Fin du peuple juif ?  à propos du destin des Juifs en Israël.  Les Juifs ont vocation à être très minoritaires car les meilleurs d’entre eux sont de fortes individualités qui rayonnent sur un environnement non juif alors que les femmes ont vocation à être très majoritaires tant  à partir d’une seule et même impulsion, il est possible de  donner naissance à un grand nombre de réalisations.
La démarche des femmes et des Juifs engagés dans certains mouvements messianiques   nous semble voué à provoquer le rejet et donc pourrait se révéler contre-productrice, ce que l’on a déjà pu observer mais ce n’est encore qu’un début. Ce rejet est dû à une réaction viscérale de l’ADN humain – on peut parler d’anticorps- à réagir face aux contre-vérités qu’on voudrait lui infliger. Il ne faudrait pas que l’exaltation de quelques ultras  aboutît  à des « solutions finales ».   Ces populations par trop influençables collectivement sont des proies toutes trouvées pour  ceux qui veulent accélérer artificiellement le cours de l’Histoire en raison d’une croyance en la fin des Temps ou à l’avènement d’une Ere nouvelle dont le statut des Juifs et des Femmes serait le signe avant-coureur..
JHB
24. 05.13

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La vaisselle intérieure

Posté par nofim le 26 mai 2013

Les femmes et la difficile lessive intérieure
Par  Jacques  Halbronn
 
Il est remarquable de devoir noter à quel point les femmes sont vigilantes quant à la propreté extérieure et beaucoup moins au regard de la propreté intérieure et vice versa. C’est certainement là une pomme de discorde dans la « guerre des sexes ». On peut penser que les séances de psychothérapie contribuent à un certain « nettoyage ». du monde intérieur.
Mais l’on peut aussi  remarquer à quel point les femmes ont du mal à se maîtriser.  On ne cesse de nous parler de choses dont on a « envie » ou « pas envie » comme si ces envies ou non envies étaient incompressibles. Mais est ce que celui qui a des problèmes avec ses « envies » est prêt à reconnaitre qu’il ne parvient  à faire le ménage en lui-même ? Il semble que l’on n’en soit plus là et que la saleté intérieure soit devenue légitime. On a fait, une fois de plus, de nécessité vertu.
En fait, c’est avant tout un problème énergétique. De même, ne pas se laver extérieurement peut venir d’une absence d’équipement approprié. Est-il, au demeurant, plus facile de procéder à une vaisselle, à une lessive extérieures qu’intérieures ? On aura compris que l’outillage n’est pas du tout le même dans les deux cas de figure. Dans le cas interne, c’est un outillage interne qui s’impose et dans le cas externe, un outillage externe et dans le premier cas, la machine n’a pas droit de cité pas plus que la main qui en est le vecteur le plus courant.
De même qu’il faut dépenser de l’énergie pour récurer, pour nettoyer des objets, des corps, il en faut pour  laver  l’intérieur de notre psychisme. Ne pas faire quelque chose peut prendre beaucoup plus d’énergie que de la faire. La tentation est souvent plus dans le faire que dans le non faire. Celui ou celle qui ne peuvent oublier, pardonner reconnaissent par-là la difficulté à procéder au nettoyage interne. C’est plus fort qu’eux. Ils n’y arrivent pas. Et comme on l’a souvent signalé,  ce qui au départ est un pis-aller auquel on tend à se résigner va devenir une valeur.  Et pourquoi faudrait-il oublier, pardonner, après tout ? demande-t-on. C’est trop facile.  Parallèlement, on peut imaginer des gens déclarer qu’ils n’ont pas à se laver, que c’est très bien ainsi.  Qu’est ce qui est pire ?
Le problème, c’est que la saleté extérieure peut s’enlever en très peu  de temps avec du savon, du détergeant, du désinfectant. Mais quid de la saleté intérieure ? Je peux nettoyer quelqu’un  extérieurement sans qu’il donne son accord ou en tout cas sans qu’il y participe activement. Or, le nettoyage interne est une toute autre affaire même si l’on peut  déjà commencer par réguler le mode d’alimentation et le mode d’expression langagière, autant d’activités qui passent par la bouche (cf. nos textes sur ce sujet, sous le titre de « stomatologie » (stoma, en grec, la bouche), sur le site grande-conjonction.org). Il faut faire intervenir ce que nous avons appelé le « toucher intérieur » qui permet de frotter, de gommer,  de faire disparaitre les « taches », les souillures.
Or, on aura remarqué à quel point les femmes se plaignent d’être hantées par des souvenirs qui se sont comme incrustés dans leur mental  et dont elles ne parviennent pas à faire le deuil. C’est d’ailleurs la somme, l’accumulation de toutes ces données qui constituent en quelque sorte leur « être » comme si l’abandon de ces « marques » jugées peu ou prou indélébiles, les conduirait au vide.  Ces souvenirs joueraient le rôle de lest.
Cette difficulté à  se nettoyer intérieurement  pourrait signifier, selon nous, que les femmes sont plus à leur aise avec le monde extérieur et restent assez étrangères à  leur monde intérieur. Ce propos peut sembler paradoxal : mais l’on sait que l’on est victime de ce que l’on ne maîtrise pas. C’est parce que leur monde intérieur leur est étranger qu’il pèse si fortement sur elles et vice versa : plus je suis en prise sur mon monde intérieur et moins je dépends de lui. On  dit souvent que les hommes ne souffrent pas tant que cela. Cela tient au fait qu’ils savent mieux que les femmes neutraliser les éléments intrusifs dans leur esprit. Ils savent mieux les filtrer et les exfiltrer. Un homme qui a beaucoup de mal à oublier une injure, un tort, révélé ainsi un manque de contrôle et l’on peut penser que les homosexuels hommes  ont plus de mal que les autres à ne pas se laisser envahir par des pensées parasitaires, par des envies. Avant donc de conclure que les hommes et les femmes sont interchangeables quant à leur activité socioprofessionnelle, il serait bon d’avoir des idées un peu plus structurées sur ce qui les distingue et sur ce que cela implique.  C’est ainsi que nous pensons que notre cerveau a mieux à faire que de ressasser des souvenirs et qu’on l’épuise ce faisant, ce qui se fait aux dépens d’une véritable réflexion sur le monde et peut être qualifié de gaspillage d’énergie psychique et nerveuse.
JHB
23. 05.13

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Validation des modéles‏

Posté par nofim le 26 mai 2013

Vrais et faux critères de validation d’un modèle : quelle dualité ?
Par  Jacques Halbronn
On nous rebat les oreilles avec la pratique censée valider la théorie.  En fait, une telle formule est bien trop floue et nous avons déjà indiqué que toute dualité impliquait un singulier et un pluriel et non deux singuliers ni deux pluriels. Traduisons : il convient de réévaluer l’importance du passage du un au multiple, le « vrai » un ne se définissant que par rapport au multiple.
Ce qui valide un modèle, ce n’est pas qu’il débouche sur une certaine application qui fonctionne mais le fait qu’il  suscite un grand nombre d’applications quels que soient, à la limites, la réussite des dites applications au cas par cas.  On peut parler de la valeur heuristique d’une théorie, d’une méthode. De même, ce qui fait qu’un homme est un homme, c’est le nombre d’enfants qu’il peut  contribuer à produire et non qu’il ait eu un seul enfant, aussi merveilleux serait le dit enfant.
En définissant ainsi  les critères de validation  d’un modèle, on  évacue les risques d’accorder une importance excessive  à tel résultat  pouvant tenir à des conditions particulières,  à un contexte spécifique et aussi à des adjonctions extérieures au dit modèle. Il y a toute une chaîne d’éléments qui peuvent tout aussi bien  « sauver » un modèle déficient que «  perturber » un modèle opérationnel. Seule la pluralité est concluante dès lors que cela concerne une grande diversité de cas de figures, de milieux, de terrains.
Ce critère du passage obligé du un au multiple permet  ainsi de ne pas être à la merci des faux semblants.  Tel modèle prétendument performant ne fonctionne par exemple que dans des conditions très spéciales, ce qui peut faire illusion. Or, c’est justement  parce que l’on n’a pas respecté ce principe de l’un au multiple que certaines illusions et mystifications ont pu faire leur chemin notamment en ce qui concerne les potentialités des femmes au plus haut niveau. Il faut prendre le mot « postérité » au sens fort : celle de progéniture, de procréation  sur un plan intellectuel.  Un des exemples les plus emblématiques, à nos yeux, est la « postérité » du français qui a rayonné vers un très grand nombre de langues. Rien à voir avec la question du nombre de locuteurs de la langue française dans sa spécificité. En fait la langue française n’est qu’une application parmi d’autres du modèle français, lequel ne doit pas être identifié à la langue française du fait même de l’histoire de la dite langue sur plusieurs siècles  et des emprunts qu’elle a pu contracter.  Une langue doit se décrire à la fois au regard d’un modèle théorique et de ses développements et ajustements divers.
Le principe que nous défendons  met en cause un modèle actuellement dominant dans l’esprit de beaucoup de gens à savoir celui du « couple ». Si l’on peut qualifier de « couple » la dialectique de l’un au multiple, nous visons ici une acception plus limitative du un contre un : un homme avec une femme,  un modèle avec « son » application, ce qui nous apparait comme une contradiction dans les termes, le un ne pouvant exister qu’au regard du multiple. Si ce n’était pas le cas, nous aurions en fait affaire à deux « multiples », c’est  à dire à deux applications relèvent d’un même modèle ou de deux modèles différents, le facteur mâle étant absent à ce niveau et n’existant qu’à un niveau supérieur plus ou moins conscient.
L’intérêt de mettre en avant le principe du un au multiple, c’est d’éviter que l’on élabore plusieurs modèles pour rendre compte d’une réalité qui se suffirait d’un seul modèle. On aura compris que le fait de remonter du multiple vers le un exige une certaine acuité d’analyse et d’abstraction alors que le processus inverse implique une synthèse et l’intégration de données conjoncturelles. Nous pensons que l’homme du XXIe siècle devra avoir une conscience beaucoup plus aiguë de cette dialectique que ce ne fut le cas au siècle précédent. Il y a là une avancée épistémologique qui devrait précisément se révéler féconde, illustrant ainsi, à plus d’un titre,  le passage de l’un au multiple.
 
JHB
22. 05.13

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Astrologie et influence

Posté par nofim le 26 mai 2013

L’astrologie et  la question des influences
Par  Jacques  Halbronn
 
Le mot « influence » est  essentiel en Astrologie.  Mais ce dont nous entendons traiter ici ne concernera  pas  la façon dont les astres agissent sur nous que la prise de conscience de ce que  l’influence que certaines personnes exercent sur d’autres relève de certaines configurations astrales.
Ce qui caractérise- quel que soit le domaine- les personnes qui  jouent un rôle majeur dans l’ Histoire de l’Humanité peut en effet se résumer par le mot « influence », qu’il s’agisse d’un scientifique, d’un politique ou d’un créateur dans le domaine artistique.
Un autre mot est lié à l’idée d’influence, c’est celui de modèle, dans tous les sens du terme.  On peut  construire un modèle mais on peut aussi  être un modèle pour autrui par sa façon d’être. Le modèle est le vecteur de l’influence.
Précisons que logiquement,  une influence sera d’autant plus remarquable qu’elle s’exercera largement dans le temps et dans l’espace.  Celui qui n’influe que sur un entourage immédiat est assez limité. L’influence  est d’autant plus remarquable qu’elle joue sur des gens très différents qu’elle réunit ainsi autour d’un certain modèle.
C’est ainsi que la langue française aura exercé pendant des siècles une influence considérable sur un grand nombre de langues dont bien évidemment l’anglais.
Une influence ne se traduit aucunement par un copié-collé et  en ce sens, elle n’est pas toujours perceptible  quand le  regard n’est pas suffisamment exercé. Il revient à l’historien de détecter, de signale, d’analyser les influences qui ne cessent d’essaimer. En ce sens, la question du pollen  relève de l’influence.
Pour qu’une influence s’exerce,  il faut qu’il y ait mouvement et en astrologie le mouvement de la Lune est emblématique d’une telle circulation d’un point à un autre.
Pour en venir à l’astrologie conjonctionnelle,  nous dirons qu’en phase 2, l’influence est plus faible qu’en phase 1, ce qui a pour effet  une médiocre fluidité,  une irrigation  de faible envergure, de l’hétérogénéité. A l’inverse, la conjonction Saturne/.étoiles fixes royales va intensifier l’influence de certains autour d’eux, selon un processus concentrique, ce qui aboutira à des unions, des cohabitations assez improbables.
Mais pour exercer de l’influence sur un panel très diversifié de personnes, il est impératif  de dépasser certaines apparences, d’abolir certaines frontières, ce qui exige une certaine faculté d’abstraction, de généralisation, une certaine profondeur.
On aura compris que pour nous  les relais  principaux de l’influence astrale sont relativement peu nombreux et d’ailleurs cela n’aurait pas de sens si tout le monde était influent. Ceux qui le sont sont tributaires du cycle saturnien. Ceux qui ne le sont pas dépendent de ceux qui le sont.
D’une façon générale,  les hommes, au cours de l’Histoire, ont exercé beaucoup plus d’influence que les femmes, tant dans le domaine des arts plastiques que de la Science, tant en musique qu’en philosophie.    Mais à quoi sert-il d’avoir une influence s’il n’y a pas de récepteurs,  de praticiens qui appliquent, qui imitent, qui prolongent ? Là se situe précisément le rôle des femmes et cela ne devrait pas changer de sitôt, si tant est que cela  fût souhaitable.
En  conclusion, nous dirons  que l’influence est, comme son nom l’indique, un flux.  En phase 1, le flux prend de l’ampleur, en phase 2, le flux  réduit sensiblement son débit et cela n’est pas sans  conséquence, à l’instar des crues du Nil en Egypte.
Rappelons que pour nous les astres n’agissent pas à l’insu des hommes. Ce sont les hommes, au contraire, qui  les ont instrumenté pour modeler leur vie sur le cycle de certains astres. A partir de là, on comprendra que pour notre astrologie conjonctionnelle,  il n’est nullement utile que l’on suppose que chaque planète exerce une action qui lui est propre puisque ce qui compte ce n’est pas l’être de la planète mais l’usage que les hommes ont jugé bon d’en faire, à une certaine époque dont nous sommes les héritiers contraints et forcés.   L’astrologie conjonctionnelle contrôle et régule le processus influentiel sans lequel le monde ne serait pas ce qu’il est.  Sans influence, il n’y a pas d’unité, donc pas d’ordre, pas  de modèle.  Les chefs sont les garants du rassemblement des énergies mais ils tiennent leur potentialité du Ciel tel qu’il a été aménagé, structuré  par les hommes pour les hommes.  Croire que les astres influent sur nous selon un modèle universel serait  une erreur commise par beaucoup trop d’astrologues, à la suite de Jean-Pierre Nicola et de son RET. A un certain stade de l’évolution de l’Humanité, les hommes ont décidé  de conférer à certaines configurations une signification (au sens du signal pavlovien) qui n’était nullement inhérente à une quelconque organisation cosmique  en soi…
La notion d’influence  est à rapprocher également de celle de semence. Pour influer, il faut être  incisif,  intrusif mais cela exige que le message soit recevable dans les contextes les plus divers. On ne devra donc pas confondre la prise mâle et la prise femelle, une assiette propre et une assiette sale.   C’est pourquoi un propos trop développé,  ne peut influer. On  ne peut pas être et avoir été.  La semence peut féconder, pas l’enfant parmi tant d’autres qui en émane.
Il nous faut dire, enfin, quelques mots à propos de la psychologie véhiculée par la tradition astrologique. On peut se demander s’il ne s’agit pas chaque de variations autour d’une seule et même polarité. En réalité, on ne quitte jamais la binarité,  l’harmonie et la dissonance, le positif et le négatif et tout le reste n’est que fioriture. L’esprit humain   sature au-delà d’un certain degré de complexité sémantique (cf. les travaux de Chomsky sur langage et pensée) et bien souvent les nuances dans lesquelles l’astrologue praticien s’efforce de s’exprimer, avec  toutes  les ambivalences des combinatoires,   laissent  le client perplexe et sans défense. Nous avons pu remarquer à quel point le discours astrologique produisait une sorte  de stupéfaction mentale qui est aux antipodes de la semence. Là où l’on a besoin de la vigueur de la pensée masculine, on  bascule dans une sorte de langueur féminine, celle de l’achévement d’un parcours et non une invitation à  l’intégration.  Le discours astrologique pour influer doit,  paradoxalement,  passer par un repli stratégique sur ses sources vives..
 
 
 
 
JHB
21.05. 13

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Culture de pénurie

Posté par nofim le 26 mai 2013

La civilisation de l’arrière-garde face au XXIe siècle
Par  Jacques Halbronn
 
La notion de progrès  est plus palpable  quand on part de très bas car elle concerne un modèle préexistant, ce qui n’est pourtant pas la définition rigoureuse du mot. Quelqu’un qui se remet à marcher, c’est un « progrès ». Une personne qui a besoin d’aide et qui se fait des amis, c’est un « progrès ».  Celui qui n’a pas le sens de la musique et qui doit  recourir à une partition pour jouer correctement, c’est un « progrès ».  Le progrès de nos jours ne concerne pas l’avant-garde mais l’arrière garde ! Ce sont les trainards qui donnent le ton. Le  progrès des enfants est aussi tout à fait palpable tant qu’il s’agit de les aider à accéder à un bagage « normal », il y a un challenge.
Tous les procédés, les expédients, ont la cote.  Les solutions de pénurie, de pauvreté, de carence deviennent la norme, constituent la « culture «  que ce soit dans le domaine culinaire ou dans celui du mariage, où la monogamie a remplacé la polygamie. On fait de nécessité vertu à tous les étages et celui qui n’est pas handicapé devient une bête curieuse.
Et il est vrai que les « dons »  sont moins  « payants » que les handicaps car un handicap, cela se corrige, cela se mesure par référence à la norme à atteindre alors que les dons nous projettent vers l’inconnu, l’illimité. Celui qui est doué n’a pas à montrer qu’il sait faire le minimum mais le maximum et le maximum n’est pas quantifiable.
On ajoutera que l’adage « L’union fait la force » est très à la mode. Le borgne est-il encore roi au royaume des aveugles ? Un orchestre n’est-il pas une association d’handicapés  qui communient  par le truchement des  trucs inventés pour masquer leurs carences. De même,  des cuisiniers échangeront-ils leurs recettes pour rendre mangeables des produits douteux.   On en arrive désormais à manger  des végétaux comme nos animaux domestiques herbivores. Au lieu de reconnaitre que c’est un pis-aller, que c’est provisoire et lié à une pénurie, on finit par présenter de telles pratiques comme idéales et à diaboliser, a contrario, les pratiques  des gens «  normaux », qui ne sont d’ailleurs pas nécessairement majoritaires.  Ce sont les élites qui sont porteuses des vraies valeurs et non  les populations qui cherchent à les imiter. Mais là encore que d’ambiguïtés comme si l’on passait de l’idée d’imiter à celle plus perverse de remplacer autrui voire de l’éliminer en montrant que la copie vaut mieux que l’original, qu’elle coûte moins cher, qu’elle est duplicable à volonté.
C’est le système D, hérité  des années quarante du siècle dernier.
En fait, toute sociabilité a sa part d’ombre. Elle est souvent le symptôme d’un manque d’autonomie. On se confie pour que l’on soit corrigé en cas d’erreur, ce qui est la marque d’un manque de confiance en soi. La démocratie a exacerbé   ce grégarisme. Faute de savoir argumenter, on vote sans savoir ce que cela va donner au final.
A partir de telles observations,  comment faire avec ceux qui n’ont besoin de personne pour s’exprimer, pour se mouvoir, pas même d’une machine ? Or, qui ne voit que les gens qui sont « équipés » se font plus respecter que ceux qui sont autosuffisants  et se débrouillent tout seuls ? C’est ainsi qu’un violoniste devant sa partition et tenant son instrument sera pris plus au sérieux que quelqu’un qui se contente de siffler sans recourir ni à un  instrument ni à un document. La prothèse serait valorisante.
La société d’en bas est mieux organisée que la société d’en haut. En revanche, les individus d’en haut ont un potentiel bien plus élevé que les gens d’en bas et d’ailleurs, ceux d’en bas peuvent se constituer une « personnalité » en s’appropriant le « thème natal », l’horoscope.  Cette société d’en bas  est transparente : c’est une  bouteille vide que l’on remplit (féminin) alors que la société d’en haut, c’est une bouteille pleine que l’on  vide. (masculin).
En réalité, il y a deux formes de sociétés : celle qui est extérieure et celle qui est intérieure. Un individu autonome est doté d’une riche société intérieure qui limite ses demandes de la part d’autrui. Une personne dépendante va tenter de développer un important réseau de contacts (amis prêts à vous donner un coup de pouce) et de produits (machines, supports de toutes sortes).
Paradoxalement,  le personnage autonome sera apprécié comme l’est un arbre à ses fruits  tandis que la population dépendante  se déterminera par un apport extérieur, par un profil de consommateur.  L’acquis  fait alors place à l’inné. Mais dans les faits, heureusement,  le monde sait encore – pour combien de temps-  sanctionner  les vrais apports, les vrais vecteurs de progrès et ne se laisse pas leurrer au bout du compte  par  ceux qui cherchent avant tout à accéder à un certain conformisme et à une certaine conformité au modèle. On dira que tel interprété a « bien » joué telle œuvre. Mais quid de quelqu’un qui joue une œuvre inconnue ? Comment donc  savoir s’il a bien joué ? C’est très embarrassant !
Cette civilisation de l’arrière garde est marquée par la survalorisation du manque. L’enfant devient un sujet idéal de progrès du fait qu’il s’agit de le formater. Le probléme, c’est que l’on n’est pas assez à l’écoute de ses dispositions innées et que l’on considére comme prioritaire tout ce qui lui permet de s’approprier ce qui est déjà disponible. C’est le processus du verre qu’il faut remplir. Or, nous pensons plus essentiel  de disposer de verres qu’il faut boire, ce qui implique d’explorer avec la plus grande vigilance ce que nous pouvons donner au monde et non pas tant ce que nous pouvons en recevoir. Pour cela, il importe d’éviter d’abrutir l’enfant, de le saturer avec des informations inutiles et qui polluent son apprentissage qui est d’abord un éveil.   Ce qui est extérieur ne devrait servir qu’à nous faire prendre conscience de ce que nous sommes et non à  déterminer ce que nous sommes.(cf les travaux de Chomsky sur langage et pensée)
JHB
21.05.13

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La programmation des astres et des hommes‏

Posté par nofim le 26 mai 2013

L’astrologie comme programmation
Par  Jacques Halbronn
Le cas de Marcel Duchamp  nous semble comporter une leçon pour celui qui se demande comment aborder l’Astrologie, en sa conception, en sa genèse. On sait que cet artiste a lancé le principe du « ready- made ». C’est l’artiste qui «  sélectionne un objet dont il  fait une œuvre d’art ».
La plupart des astrologues ont beaucoup de mal avec cette idée de « sélection » dès lors qu’elle serait le fait des hommes. De quel droit, demandent-ils, les hommes pourraient-ils décider de se servir de telle planète plutôt que de telle autre ?  Tout au plus sont-ils disposés à admettre que chacun peut interpréter les planètes comme il l’entend mais certainement pas de décider  de garder ou de ne pas garder telle planète au sein de  l’arsenal astronomico-astrologique. Et après on vient nous parler d’astrologues « humanistes » !
Nos astrologues, en vérité, semblent vouloir mettre l’Humanité sous tutelle et ne pas lui laisser le loisir  de choisir à quelle planète se vouer. On serait dans le tout ou rien : ou bien vous rejetez en bloc tout le cosmos au regard de l’astrologie ou bien vous  acceptez l’intégralité du cosmos. Il n’y aurait pas de place, à les entendre, pour  une troisième voie qui est celle que nous prônons sous le nom d’astrologie « conjonctionnelle » C’est pourquoi nous pensons que les artistes ont beaucoup à nous apprendre du point de vue de notre liberté face à la Nature.  Est-ce que par exemple,  on devrait changer la prononciation du français pour inclure des sonorités se trouvant dans d’autres langues, au nom d’une conception scientiste du langage ? Car on sait que le débat au sein du milieu astrologique touche à l’intégration des « nouvelles «  planètes.  Mais nous considérons qu’il convient de s’interroger également à propos du « septénaire » que nous n’acceptons pas davantage, pour notre part, en bloc.
C’est un vieux débat que la question de savoir si l’astrologie est une « science » ou un « art » mais il nous semble qu’il a souvent été mal posé. Que l’astrologie se serve de la « science » est une évidence mais qui ne le fait pas ? Un sculpteur qui cisèle un bloc de marbre  se sert de la « science », de la Nature et cela ne le contraint pas à tout prendre du dit bloc. Il en fait ce qu’il veut et c’est en cela qu’il est un « artiste », un « artisan » et qu’il crée de l’artifice. Le ciel des astrologues est  artificiel et doit s’assumer comme tel. Il l’est parce qu’il n’a pas à ressembler  tel un calque au ciel des astronomes. Les astrologues extraient du cosmos ce qui est nécessaire à leur projet. Ni plus ni moins tout comme un cinéaste n’est même pas obligé de garder tout ce qu’il a tourné (rushes). Que font les politiques quand ils décident que la durée du mandat présidentiel  français passe de sept ans  à cinq ans ? C’est de la « science » dans la mesure où ils se servent du Temps mais ils ne prennent de ce temps que ce qui leur semble utile. Faute de quoi, on voterait tous les ans, voire tous les mois ou toutes les semaines. Quand un astrologue dresse une carte du ciel, est-  ce de la « science » ? Oui et non. C’en est puisque l’on extrait des données qui existent, qui s’observent mais pourquoi celles-ci plutôt que d’autres et l’on bascule dans l’Art.  Il y a, certes, de la Science en Astrologie mais l’Astrologie  mais cela ne saurait suffire à en faire  une science.  Par certains côtés, l’on pourrait dire que l’Astrologie imite la Science puisqu’elle se contente d’intégrer certaines informations « scientifiques », ce qui lui donne un certain vernis scientifique.
On nous objectera que si l’astrologie n’est que de l’Art,  comment se ferait-il qu’elle pourrait exister  de nos jours dans un monde qui ne la respecte pas ? En faisant de l’astrologie une science, est-ce que cela ne résoudrait pas le problème puisque, en Science, ce qui a été continuera à être ?  Est—ce que cependant les humains ne sont pas parvenus à perpétuer leurs créations en tant de domaines ? Certes, mais  cela resterait dans le champ du culturel, de la transmission. Or, les astrologues voudraient que l’astrologie s’imposât  aux êtres humains, que cela leur plaise ou non, qu’ils soient ou non avertis. C’est en effet un de leurs postulats : les astres agiraient à notre insu et donc transcenderaient toute culture, y compris le savoir des astrologues qui est ce qu’il est.
Notre avis est que les humains sont capables, du moins jusqu’à un certain point,  de s’autoprogrammer collectivement et l’astrologie en serait un excellent exemple.  Toute la question est de reconstituer cette programmation, ce qui vaut aussi pour les « logiciels » dont sont respectivement pourvus les hommes et les femmes.  Là encore,  distinguer les sexes est une donnée scientifique, à la base mais ce qu’on en fait c’est de l’Art. (Genre).  En conclure que puisque c’est de l’Art, ce n’est pas solide serait  une grave erreur. Or, c’est bel et bien l’argument brandi par les « féministes » qui utilisent à leur façon l’approche sociologique. A les entendre, ce qui est d’ordre sociologique peut être modifié. Ce que les  hommes ont fait, ils pourraient le défaire, nous dit-on et on prétend nous en donner la preuve, .Or, tant que l’on n’a pas défini de quelle programmation il s’agissait, on voit mal comment on peut dire qu’on la modifie.  En réalité, d’aucuns se contentent de dire que l’on a décrété que les hommes étaient comme ceci et les femmes comme cela mais c’est réduire le problème à certaines représentations qui n’ont qu’une valeur très relative. Il en est de même quand  on déclare que l’on échappe à l’astrologie alors que l’on n’a pas défini le champ de l’astrologie.  Quelle liberté si l’on ignore les limites ? 
On voit que le problème est épistémologiquement complexe. En fait on a du mal à caractériser le champ propre à un certain nombre de structures sociales, à commencer donc par le rapport aux astres  et la question du statut sexuel si ce n’est que l’on peut observer certains phénomènes sociaux et les référer à une certaine dimension cosmique et à une certaine dimension anatomique. Si par exemple, on observe de la dualité dans l’histoire des sociétés mais aussi dans leur structuration socioprofessionnelle, on est en droit de se demander si cela ne s’expliquerait pas par une programmation des humains par rapport à certains signaux cosmiques et par rapport à certaines signaux anatomiques (sexe), avec dans les deux cas une dimension visuelle  qui nous semble déterminante.
Il est tout à fait loisible de pratiquer l’uchronie avec des « si ». Oui, le programme  dévolu respectivement aux hommes et aux femmes, en tant qu’objets distincts,  aurait pu être autre mais il est ce qu’il est et jusqu’à preuve du contraire nous ne sommes pas encore en mesure de le neutraliser sans parler du fait que l’on n’en connaitrait pas les effets. Oui, le programme dévolu à certaines configurations astrales aurait pu être autre – et inclure d’autres configurations- mais il est préférable de commencer à décrire ce programme avant de prétendre qu’on l’a dépassé. Et là encore, faudrait-il apprécier les conséquences d’un tel dépassement. Ne mettons pas la charrue devant les bœufs !
JHB
20. 05. 13

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Polygamie‏

Posté par nofim le 26 mai 2013

L’importance du monde sémitique  au XXIe siècle et le débat sur la polygamie.
Par Jacques  Halbronn
 
Pour celui qui observe le monde actuel, une des bizarreries les plus flagrantes a pour nom monogamie. En effet, rien  ne nous apparait sur aucun plan justifier un tel principe et ceux qui sont en faveur de la  monogamie seraient bien en peine de s’expliquer à ce sujet au regard des activités humaines en général lesquelles sont foncièrement l’illustration du modèle opposé, celui de la polygamie. Comment en est-on arrivé là ?  Quels sont les effets de la monogamie sur la crise de la civilisation ?
Tout observateur du monde ne peut que noter à quel point la dialectique de l’un au multiple, qui sous-tend le paradigme polygamique,  est universelle, dans l’établissement de toute forme de loi (sur les plans juridique (nul n’est censé ignorer la loi), religieux (monothéisme), scientifique, artistique (la partition et ses interprétations) etc.). En linguistique, le mot est porteur de diverses significations, d’autant qu’il peut se décliner, se conjuguer, se parer de nombre de préfixes et suffixes (substantifs). La Bible, elle-même, nous offre des exemples de polygamie chez les patriarches et notamment chez Jacob/Israël, le père des 12 tribus.   L’Islam a perpétué la polygamie dans ses mœurs  jusqu’à nos jours.
Il est clair, nous semble-t-il, que le monogamisme  (qui est à l’opposé du monothéisme, en fait) conduit dans les faits, à conférer aux femmes un statut égalitaire avec la constitution du tête à tête du couple même si la famille, en elle-même,  tend à une certaine forme de polygamisme, dès lors que naissent des enfants et notamment des filles, ce qui peut conduire à l’inceste. La prohibition de l’inceste  va dans le sens du monogamisme. Mais l’on peut aussi dire que le monogamisme  pousse, par compensation, à l’inceste de par les limitations qu’il provoque. L’inceste serait alors une façon de contourner le monogamisme, un retour du refoulé. La double prohibition de l’inceste, de la polygamie va de couple avec celle du viol qui est l’accès  sauvage à une autre femme.  Il nous semble que la prohibition de l’inceste va en sens inverse du polygamisme lequel ne saurait encourager l’inceste puisqu’il ne provoque pas une pénurie de partenaires.
La monogamie nous fait songer aux « 35 heures », c’est-à-dire que l’on recherche le plein emploi. Or la polygamie ne risque-t-elle pas  de condamner un grand nombre d’hommes au célibat.  En ce sens, le célibat imposé par l’Eglise catholique romaine ne serait-il pas  le corollaire d’ une certaine pénurie de femmes  dans les classes les plus démunies  un peu comme le végétarisme au niveau alimentaire, également lié à une certaine pénurie ?
En interdisant la polygamie, on aura voulu  instaurer une certaine justice sociale et  mettre fin aux privilèges des riches accaparant ainsi toutes les femmes. Les classes les plus démunies ne pouvaient se permettre la pratique de la polygamie. Avec la monogamie, on a donc affaire à  un nivellement par le bas. Mais à quel prix ?
Comme nous l’avons dit dans nos textes consacrés aux pratiques alimentaires, la pénurie n’est pas forcément une bonne conseillère. Pas plus d’ailleurs que toute forme de manque, naturel ou accidentel (handicap, incapacités etc.)
Il y aurait certainement moins de divorces si l’on admettait la polygamie et moins de solitude, plus de solidarité.   Le monogamisme a introduit toutes sortes de délits tels que l’adultère, c’est-à-dire la relation  hors mariage. L’aggravation des statistiques de divorces témoigne des insuffisances du modèle monogamique lequel va à l’encontre d’un certain besoin  de renouvellement et de diversité. Les femmes tendent à brandir le Surmoi du monogamisme  face à toute forme d’infidélité,  de « tromperie » et les rois de France n’ont respecté le monogamisme qu’à la lettre.  En pratique, le mot « maîtresse »  montre les limites de cet interdit qui peut être contourné.
.Alors que l’on vient d’entériner en France le « mariage pour tous », il semble que l’on aille encore plus loin dans le monogamisme. Le PACS était déjà un élargissement de ce principe au-delà du mariage stricto sensu.  Ceux qui nous lisent savent que le grand défaut du monogamisme tient au fait que la société n’offre pas de lisibilité sociale en termes de centralité alors que le polygamisme est une école de centralité.  Même lorsque l’enfant apprend une langue, il pratique le polygamisme et nous savons depuis Chomsky que la structure du langage  est le calque de celle de la pensée, c’est-à-dire qu’elle est dans notre ADN. Le polygamisme est certainement plus dans l’ ADN de l’Humanité que le monogamisme, ce qui  sous-tend –on l’a dit- la plupart des activités économiques, scientifiques, juridiques. Même la notion de « capitale » d’un Etat  est poligamique tout comme toute idée d’autorité, à commencer par l’organigramme d’une entreprise, d’une armée. Les élections sont placées également sous le signe du polygamisme, ce qui donne un Premier ministre entouré de ses ministes, dans de nombreux pays..
Dès lors, comment peut-on justifier le monogamisme, sinon, comme nous l’avons dit,  au nom d’une société paralléle qui s’est constituée dans un contexte de pénurie et qui a fini par faire de nécessité vertu ? On notera à quel point les solutions marginales tendent à envahir l’espace. On pense aux ascenseurs initialement réservé aux personnes à mobilité réduite qui sont devenues monnaie courante. On pense à ces plats traditionnels qui sont de la nourriture  de pénurie,  de substitution, et à laquelle la petite bourgeoisie est parvenue à donner des lettres de noblesse.
Il reste que la disparition du modèle polygamique constitue un sévère handicap  dans l’apprentissage de la vie,  en ce qu’elle correspond à la perte d’une clef épistémologique cruciale  tout comme le paritarisme hommes/femmes- qui en découle peu ou prou- diffuse un message erroné qui là encore égare quant à l’intelligibilité du monde.  Les données sociologiques et démographiques aggravent encore les erreurs de perception. Le quasi égalité des sexes sur le plan démographique  est  interprété comme la preuve que les deux sexes se valent et sont donc, si l’on peut dire, socialement interchangeables. Il est clair que dans une  société polygamique, les hommes devraient être en minorité mais vient se greffer la question du suffrage universel qui débouche sur une exigence de représentativité au plus haut niveau de la répartition démographique des électeurs.  Autrement dit, dès lors que la démographie et la démocratie sont ce qu’elles sont,  nous allons vers un « clash » à plus ou moins long terme qui ne peut se terminer que par la fin des démocraties, à moins évidemment  d’une  exclusion des femmes du suffrage universel, ce qui fut, rappelons-le, la position française jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.
Les femmes posent de fait la question du vote des étrangers. Elles sont en vérité étrangères au monde tel qu’il s’est constitué intellectuellement, artistiquement, depuis des millénaires. La lecture de toute histoire de l’Art est édifiante et l’on se dit dans la plupart des domaines que l’Humanité n’a aucunement eu besoin des femmes pour réaliser ce qu’elle a réalisé depuis des siècles et l’essor actuel de la technologie va encore aggraver la situation puisque cette technologie empiété avant tout sur les activités  féminines, la question de la procréation/prostitution  étant vouée à devenir  à terme  une forme d’esclavage et d’élevage  physiologique à la  Matrix.  On peut donc raisonnablement prophétiser le retour d’ici la moitié du XXIe siècle de la polygamie et en ce sens  nous pensons que nous allons vers une révolution islamique, à savoir que le monde arabo-musulman peut  prendre un avantage stratégique sur les sociétés pratiquant la monogamie en ce sens qu’à l’avenir, l’environnement dans lequel  vivront les gens sera un vecteur majeur de qualité de vie et d’exploitation des ressources humaines
Ce qui sous-tend en effet notre propos, c’est la question des modèles véhiculés par une société auprès de ses membres et notamment de ses enfants. Or, il y a là une très grosse marge de progression et d’amélioration, qui passe par la maitrise de toute une série de signaux qui peuvent éveiller l’esprit des membres ou au contraire les abrutir. On a déjà signalé au cours de divers textes les messages véhiculés par les modes alimentaires, par les modes linguistiques (certaines langues étant plus formatrices que d’autres, avec le problème des emprunts mis en évidence en son temps par Etiemble autour du « franglais »),  les structures juridiques (autour de la question du mariage, point particulièrement mis en avant actuellement, ce qui inclut évidemment le problème de la monogamie, qui est un très mauvais modèle), les structures politiques avec  une refonte des modes électoraux,  les structures économiques  avec  une réforme de la propriété intellectuelle qui protège beaucoup mieux les droits des »designers » de ceux qui créent non pas tant des œuvres que des styles, que des modèles qui seront appliqués par un grand nombre de personnes, ce qui est l’expression par excellence du polygamisme.  On peut souhaiter notamment que le monde juif, notamment en Israël,  revienne à terme à la polygamie qui n’a été abandonnée chez les Séfarades que dans le cours du XXe siècle. On ajoutera qu’une très grande vigilance devra également être activée à l’encontre de toute invasion technologique qui fausserait la perception de la valeur intrinsèque des personnes.  Face à ce monde « sémitique » qui  assumerait pleinement, à tous les niveaux, le modèle polygamique, l’on aurait un autre monde  qui verrait les humains totalement asservis aux machines et chaque humain ne se distinguant de l’autre que par son équipement externe et non par son ADN, ce qui garantirait une totale égalité  entre hommes et femmes. En  ce sens,  le sionisme dont la vocation était de s’inscrire au sein du monde arabe, par ses échecs répétés, en dépit de l’apprentissage d’ une langue sémitique, l’hébreu, devra repenser radicalement  son positionnement en se souvenant que l’Islam  a repris à son compte une grande part du judaïsme- à l’instar du christianisme.
 
JHB
20. 05. 13

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Pédagogie de l’astrologie‏

Posté par nofim le 26 mai 2013

Pour une nouvelle pédagogie de l’Astrologie.
Par  Jacques  Halbronn
(Fondateur de  la Faculté Libre d’Astrologie de Paris, 1975 et initiateur de la Fédération de l’Enseignement Astrologique, 1985)
La nouvelle pédagogie de l’astrologie que nous préconisons désormais consiste à partir de ce que l’on peut observer phénoménologiquement de façon à la fois récurrente et dialectique quant à la marche du monde. Nous réprouvons donc l’ancienne pédagogie qui fonctionne sur deux plans.
Le premier plan  consiste  à partir de la « tradition » astrologique pour appréhender la réalité humaine. En effet, cette tradition est un fourre-tout qui implique un droit de tri et d’inventaire.  
Le second plan consiste à partir de la structure du cosmos comme a tenté de le faire un Jean-Pierre Nicola avec son système RET, en partant du principe que chaque astre du système solaire avait une fonction propre, de la Lune jusqu’à Pluton et qu’il fallait la décoder.
Ces deux plans conduisent l’un comme l’autre à des impasses car ils nous conduisent sur des sables mouvants, l’homme ayant besoin de partir de ce qu’il perçoit autour de lui, de ce qui interpelle et excite son intelligence. Donc la première chose que nous faisons avec les élèves  revient à se mettre d’accord sur  la lisibilité  et la visibilité du monde.  De quoi nous parle-t-il ?  Et ce n’est qu’alors que nous rechercherons de quelle façon cela ferait écho dans le cosmos,  sans idée préconçue sur ce qu’il y a à prendre ou à laisser en astronomie et dans le corpus astrologique millénaire.
Le socle principal sur lequel nous entendons conduire cette « Reconquista » des terres astrologiques envahies par une astronomie boulimique et une tradition corrompue, est l’alternance de l’un et du multiple, la conjonction symbolisant l’idée de rassemblement et  la «disjonction » la mise en mal de celui-ci. Comme on voit, on reste dans la simplicité tant au niveau de ce que l’on entend étudier que des outils mis en œuvre. Le mot clef, ici, est lisibilité au plein sens du terme : c’est-à-dire des configurations impliquant des astres visibles à l’œil nu de toute antiquité et des phénomènes de forte amplitude, et donc marqués quantitativement et statistiquement.
Quel peut donc être l’apport de l’astrologie à la compréhension et l’explicitation de phénomènes aussi flagrants ? Cet apport ne peut se situer qu’au niveau d’une modélisation,  d’une chronologisation dont on voit bien qu’elle fait défaut  dans l’état actuel des sciences sociales. Qui, de nos jours, est en mesure d’établir un calendrier des dix ou vingt prochaines années ? On ne parle pas ici d’évènements extraordinaires mais bien de cyclicité ordinaire au même titre que la succession des saisons ou  l’alternance du jour et de la nuit, des phénomènes qui associe ce qui est en haut et ce qui est en bas. L’astrologie n’a pas vocation, contrairement à ce que d’aucuns prétendent,  à annoncer l’imprévisible mais uniquement l’imprévu qui est en fait totalement prévisible si l’on s’en donne les moyens et qui obéit à des lois intangibles depuis des millénaires mais que l’Humanité a oublié au niveau du conscient mais qu’elle continue plus que jamais à vivre sur le plan inconscient. Il s’agit en effet bel et bien de rendre conscient ce qui ne l’est plus.
L’astrologie actuelle est  malade de la modernité, qui est  une des tentations qui l’ont hanté tout au long de son histoire.  Beaucoup d’astrologues s’imaginent, bien à tort,  que l’astrologie doit nous parler des temps nouveaux, d’une nouvelle « ère » mais tout cela est un leurre. L’épistémologie de l’astrologie se situe tout au contraire dans la pérennité des choses. Paradoxalement, l’astrologie s’intéresse au changement mais  à un changement récurrent et donc   plus cela change et plus c’est la même chose. Certains sophistes voudraient  au contraire jouer sur le mot changement pour justifier leur instrumentalisation de l’astrologie à l’aune des angoisses du moment. L’arrivée de la théorie des ères precessionnelles (Ere du verseau etc.), à la fin du XVIIIe siècle n’aura fait qu’exacerber ce penchant. Mais justement, cette théorie, née en France (Volney, Dupuis, Delaulnaye etc.) se situait dans une mystique  révolutionnaire, avec un changement de calendrier. (1792) mais s’ajoutant aux nouvelles planètes, cela aura conduit l’astrologie contemporaine à une dérive totale. Non pas que nous interdisions aux astrologues d’appliquer un modèle à un contexte donné, dans leur pratique mais cela ne saurait, en aucun cas, justifier de modifier le dit modèle. C’est tout au plus un habillage ponctuel que tout praticien est invité à engager. De là à se servir de Chiron ou de Pluton, c’est une toute autre affaire.  Bien plus, quand on observe autour de soi, comme nous le recommandons vivement, le cours des choses, l’on s’aperçoit que tout n’ a qu’un temps et que même une durée de trois- quatre ans peut sembler, sur le moment, être une éternité, comme dans le cas d’une guerre, d’une occupation. L’astrologie n’a strictement rien à gagner à s’intéresser à des cycles longs, ce n’est pas du tout son créneau même si astronomiquement on peut toujours trouver ce qu’on veut, l’astronomie étant une auberge espagnole.
Pour en revenir à la situation  actuelle de crise, justement, l’astrologie est là pour  l’analyser avec une certaine distance, c’est le cas de le dire. Distance du point de vue du ciel mais aussi distance au regard de l’Histoire de l’Humanité, ce qui lui permet de relativiser singulièrement ce qui se passe en un instant T. C’est précisément, l’ancienneté du système astrologique qui constitue son crédit et il est donc suicidaire pour l’astrologie – le mieux étant l’ennemi du bien- que de vouloir  modifier  notre perception du ciel à l’aune de l’astronomie présente.
On parle beaucoup actuellement, en politique, d’une crise du rassemblement. On dit que François Hollande n’est plus capable de rassembler, c’est-à-dire littéralement de donner l’impression d’une ressemblance, d’une convergence entre des sensibilités différentes. Comme nous sommes en phase 2, selon l’astrologie conjonctionnelle, soit une phase contraire à la conjonction, il n’y a rien d’étonnant à ce que l’on renonce à rassembler et que les clivages se multiplient.   Or, il en est ainsi un peu partout, c’est justement ce qui fait la force de l’astrologie, c’est que ses lois se confirment sur toute la planète. Il y a une crise générale du commandement dont l’impact se rétrécit comme une peau de chagrin, ce qui illustre bien la phase 2 et un certain dépérissement du leadership ; Quel que soit le président, il ne peut qu’y avoir une crise du rassemblement tout comme l’hiver on  ne peut pas aller se baigner.  Ce qui est étonnant, c’est que ce phénomène se reproduit depuis des siècles et que l’Humanité, en dépit de toute sa science,  semble bien ne toujours pas comprendre qu’il s’agit là d’une cyclicité qui se déroule de façon imperturbable et dont nous avons une infinité d’exemples au cours des âges.
Nous dirons même que cette crise du rassemblement finira par  une demande accrue de rassembleurs. Il faut boire le vin jusqu’à la lie. Ajoutons que le rassemblement exige précisément  l’émergence de chefs plus ou moins providentiels capables de concilier et de réunir- un peu comme voulait le faire le gaullisme- des personnalités très différentes. Pour cela,  il ne s’agit pas tant de faire des compromis ménageant la  chèvre et le chou mais il convient de dégager les fondements et les principes que chacun puisse adopter, par-delà les différences propres aux uns et aux autres, en dégageant ce qui est central de ses manifestations périphériques et aléatoires.
 
JHB
20. 05.13

Publié dans ASTROLOGIE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

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