Les femmes, gardiennes de l’ordre social

Posté par nofim le 22 mars 2013

S’il y a une chose que les femmes ne supportent pas, c’est que l’on ne respecte pas l’ordre d’une queue. Elles sont prêtes à faire un scandale si une personne passe avant son tour. Les hommes, en général, sont moins sourcilleux.

Or, une queue (leu leu) -ou une file (indienne)-  est un phénoméne social particulier, c’est un mot au singulier qui est constitué par une certaine quantité de gens. Et apparemment il serait sacrilège de perturber un tel ensemble unitaire. Il y a en cela, tout un programme réductif, qui transcende l’individuel tant et si bien que nous pensons que la notion d’individu ne va pas de soi pour une femme ou du moins se définit autrement, d’où d’ailleurs une certaine demande de leur part qui alimente les cabinets des psychologues ou des astrologues.On est toujours en demande de ce qui nous fait défaut, de ce qui nous échappe.
La notion de queue est du même ordre que celle de foule, étudié par Gustave Le Bon. On est là en face de phénomènes en quelque sorte organiques analogiques au cerveau humain. Mais dans un cas, l’organisme est externe tandis que dans l’autre, il est interne et en quelque sorte invisible.  Une fois encore, l’attirance des femmes pour l’invisible est le corollaire de leur besoin viscéral de visible. Il y a là une forme de rigueur dans la queue qui fait pendant à la rigueur intellectuelle de certains hommes si ce n’est que chez les hommes cette rigueur s’exerce à leur propre encontre plus qu’envers leurs congénères, leur entourage. Ils ne peuvent en pratique, pour  intervenir dans un autre processus mental que le leur – que montrer l’exemple mais ils ne peuvent, pour autant, surveiller le processus cérébral en œuvre si ce n’est par ses manifestations d’extériorisation. Rien à voir avec la réaction implacable  d’une dame quand elle a le sentiment que l’on est passé devant elle, ce qui, à ses yeux, devrait être sévèrement puni. Montant sur ses grands chevaux, elle est alors persuadée d’être dans son « bon droit » et ce, sans considérer la personnalité du fautif, en flagrant délit, qu’il soit malade ou âgé, bourgeois ou SDF, quitte à humilier, devant tout le monde,  le dit « hors la loi ». Pour elle, c’est du pareil au même. La queue serait le fondement même de la société, du fait même de son évidence.
Attitude d’autant plus surprenante que par ailleurs les femmes sont très tolérantes  concernant les propos des uns et des autres. Ce sont les actes qui font problème. La parole,  elle, est plus libre. Elles ont du mal à comprendre pourquoi les gens se disputent au sujet de leurs opinions, de leurs arguments. En revanche, on ne transige pas avec des gestes « asociaux » comme de ne pas vouloir faire la queue « comme tout le monde ». Pour qui se prend celui qui ne respecte pas cette « loi » ? Se croirait-il au dessus des lois ? Les raisons d’énervement ne sont décidément pas les mêmes chez les deux sexes.
L’attitude  réactionnelle  des hommes face à cette psychorigidité à l’égard des « files  d’attente », tient justement au fait du caractère automatique de la chose, qui ne tient compte que d’un seul critère pour juger, pour réprimander. On pense à cette règle qui autorise tout un chacun à demander à un inconnu de renouer ses lacets quand ceux-ci trainent.  Dans les deux cas, les gens s’autorisent d’adresser la parole à des inconnus comme si précisément nous étions interchangeables.  Il y  a là une sorte de familiarité qui va au-delà de certaines convenances sociales, comme  un droit de regard sur autrui au nom d’une certaine solidarité du collectif.
Un mot nous vient à l’esprit, celui de fascisme. (À  partir de faisceau). Est-ce que le fascisme ne consiste pas à contrôler de très près les comportements extérieurs et à dénoncer toute absence de conformité extérieure, ce qui peut basculer vers la xénophobie et le racisme. Celui qui s’intéresse à ce qui est intérieur sera plus indifférent à ces apparences mais plus sévère au regard des compétences, des potentialités. Certes, cette approche externe tend à distinguer hommes et femmes et il semble que lorsque les femmes parlent d’égalité entre les deux sexes, cela doit leur sembler incongru. L’égalité des sexes est plus une invention de ceux qui relativisent l’extérieur par rapport à l’intérieur et donc plus un fantasme masculin que féminin ; Les femmes seraient manipulées  par des exaltés apprentis sorciers, des Pygmalions,  désireux de prouver que l’on peut changer le plomb  en or…
L’idée même de justice sociale  est fondée sur l’indifférence absolue à ce qui est « intérieur » et « invisible ». On est dans le quantitatif et non dans le qualitatif qui échappe largement aux femmes, pour lesquelles le monde intérieur est une terra incognita dont elles espèrent que l’astrologie leur fournira les plans. Mais comme elles ne se connaissent pas, elles ne peuvent qu’acquiescer à tout ce qui est dit de leur « être «.  Inversent, les hommes n’ont aucune raison de croire en l’astrologie, toute croyance étant fonction d’une attente, d’une  espérance….
Le véritable visage de la femme est bien celui qu’elle présente lorsque l’on ne respecte pas une file d’attente, expression sacralisée d’un ordre social aveugle.  Nos civilisations sont marquées par un tel idéal : incapables d’honorer les gens pour leurs véritables mérites, elles se contentent de leur garantir un droit à quelque minimum (RMI, minimum vieillesse) par une application systématique et ne soiffant aucune exception.  Une telle idée de la justice fait totalement abstraction du respect que l’on doit à chacun pour sa valeur propre. Il est vrai que sur ce point les femmes manquent singulièrement d’exercice et sont tentées de croire à une psychologie de science fiction, sortant d’un ordinateur (type Astroflash)..
Parmi les pratiques sociales surinvesties par les femmes, il convient de placer le langage. Or, qu’est ce que le langage sinon  la façon d’extérioriser l’intérieur, de dévoiler le caché ?  Le langage permet de savoir ce qui se passe dans la tête de l’autre et ce d’autant plus que les femmes n’ont pas d’autre moyen de s’informer que par ce qu’on veut bien leur dire. Le langage est un code rigide, parfaitement régulé où  la «faute » est patente (faute d’orthographe, d’accord etc.), il est un ciment social idéal qui d’une certaine façon révèle ce que nous sommes malgré nous, à notre corps défendant, quitte à faire dire aux gens ce qu’ils n’ont pas voulu dire. Là encore, celui qui ne maîtrise pas la langue se disqualifie et l’on retrouve là une certaine forme de xénophobie. On ne sera donc pas étonné de voir le Front National présidé par une femme.Selon nous, les hommes tentés par des processus d’exclusion collectifs  et donc extérieurs- avec ce que  cela peut avoir d’expéditif -  sont fortement marqués par leur mère. En ce sens, la volonté d’exterminer massivement les Juifs  nous apparait comme un processus beaucoup plus féminin que masculin, dans son principe.
On ne nous objectera probablement que notre façon de distinguer les hommes des femmes reléve d’une telle généralité extérieure. Il ne s’agit évidemment pas de renoncer à confondre les chats et les chiens, telle espèce avec telle autre. Au demeurant, la quasi-totalité des êtres vivants  se comporte  comme le font les femmes. En cela, on peut dire que les femmes sont plus proches de la Nature que les hommes. Ce sont les hommes qui introduisent le poids de l’intériorité, de la pensée, du silence.  C’est précisément avec le silence que les femmes ont un problème, elles n’en comprennent pas la raison d’être, à part le fait de cacher ce que l’on a à dire, de se taire. Mais le silence, ce n’est pas seulement se taire, c’est laisser notre vie intérieure se développer. Le bruit extérieur des chuchotements suffit à  perturber  la pensée. On dit d’ailleurs que l’on ne s’entend plus penser.  De fait, dans l’espace public, les femmes semblent pouvoir parler à la cantonade, avec une certaine impudeur, ce qui a été aggravé par les téléphones mobiles. Cette promiscuité sonore  ne fait pas problème pour les femmes car elles ne voient vraiment pas en quoi cela peut gêner. Mais si le bruit extérieur ne les gène pas, cela laisse supposer qu’elles n’accèdent pas à une certaine qualité de pensée et d’inspiration, qui est assez proche de la sève séminale. Le mot même « penser » est galvaudé. Rien à voir avec le cogito cartésien. Penser à acheter du sucre  ce n’est pas exactement ce que fait le Penseur de Rodin.
Selon nous,  l’Humanité a eu le choix entre deux voies : la voie extérieure qui conduit à la technique, à l’instrument et la voie intérieure qui  sous –tend l’augmentation des facultés cérébrales. Les femmes sont marquées par la première voie, les hommes par la seconde. Frank Herbert illustre bien cette problématique en imaginant dans ses romans de science fiction  une civilisation qui supprimerait les ordinateurs et  ne se fierait qu’aux « mentats », c’est-à-dire des  hommes capables des  mêmes performances sans recours externe. Nous résumerons notre pensée par un paradoxe qui souvent égare les analyses : les femmes s’intéressent à l’extérieur pour se l’approprier et meubler leur intérieur et les hommes s’intéressent à leur intérieur pour être dans l’émission.  Le seul fait que les femmes quand elles parlent de leur « intérieur » (une femme d’intérieur) montre à quel point cet intérieur reste extérieur. Cela dit, on ne saurait contester que les femmes aient un sens aigu du partage, des repères extérieurs (dont les astres dans le ciel  pour l’astrologie censés nous parler, refléter notre intérieur, ce qui est typiquement un fantasme féminin) alors que les hommes ont un mode de communication plus complexe, plus original et exigeant par là même plus d’effort d’intercompréhension.
Il y a toutefois des points qui peuvent porter à confusion. C’est ainsi que Freud note que l’appareil génital de la femme est « interne » et celui de l’homme est « externe ». Mais cela tient au fait, comme on l’a dit, que la femme est équipée pour recevoir de l’extérieur et les hommes pour émettre de l’intérieur. Reste la question de la grossesse : la femme va alors extérioriser ce qui est à l’intérieur d’elle-même mais on ne se situe pas là dans le domaine de l’intellect et  l’on peut penser qu’en réalité, la croissance du fœtus  se situe dans une poche extérieure que l’on peut observer par l’échographie. L’on peut d’ailleurs avorter sans que cela provoque la mort de la mère alors que tout ce qui concerne le cerveau est une affaire infiniment plus délicate.
 
 
 
JHB
02. 12. 12

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