Le cycle halbronnien des invasions

Posté par nofim le 27 novembre 2014

Vers une nouvelle lecture du cycle de Saturne au prisme d’une classification des invasions.

L’exemple de la Seconde Guerre Mondiale.

par  Jacques Halbronn

 

Il semble que nous ayions plus de mal à situer les choses dans le temps que dans l’espace. Cela

tient au fait qu’une chose a beau changer, ses états successifs se ressemblent tandis que des

choses différentes se distinguent plus aisément.  La culture historique des gens est sensiblement

plus fragile et plus lacunaire que ne l’est, généralement, leur culture géographique. La recherche

astrologique se voit ainsi pénalisée par le fait  que tout en entendant travailler sur l’évolution des

choses, la culture des astrologues s’avère plus sûre au niveau du temps qu’à celui de l’espace. C’est

bien là un obstacle épistémologique majeur qui hypothèque une grande part du travail de

l’astrologue dès lors qu’il cherche à appréhender le cours des choses. D’où un certain repli vers

une astropsychologie atemporelle ou en tout cas qui ne prend pas la peine de maîtriser la question

des dates, comme on a pu le signaler en ce qui concerne les activités de Didier Geslain et de

son groupe  « Dimanche liberté » (à voir sur notre chaîne You Tube « Jacques Halbronn Astrologie ».

où l’approche biographique se limite à la seule date de naissance et aux seules données

astronomiques qui en relévent sans considérer les étapes des carrières. Ce qui correspond à une

pratique astrologique hybride.  La collecte des dates (état civil)  jalonnant la vie d’une personne passe

visiblement bien après celle des dates de naissance, laquelle serait le nec plus ultra, l’alpha et

l’oméga de l’astrologie en ce début de XXIe siècle.

Dans le cadre de notre travail relatif au cycle saturnien de Saturne, nous avons pris conscience

récemment de certains blocages qui s’étaient présentés sur notre chemin, à savoir que le même mot

peut désigner des états successifs qui ne s’opposent pas mais qui s’enchainent. André Barbault

(né en 1921 et actuellement âgé de 93 ans) avait cru bien faire en distinguant nettement

les phase de tension et celles de détente  (cf Les Astres et l’Histoire, Ed Pauvert, 1967) alors qu’en

réalité, il y a un processus de gradation, de degré, d’échelle qui est sensiblement plus subtil et

qui est propre à tout phénoméne diachronique.

L’intérêt du cycle de 7 ans tient au fait qu’il n’écrase pas le temps comme le feraient des

périodicités plus longue, ce qui d’ailleurs montre les limites de la « Nouvelle Histoire » avec son accent

sur la « longue durée », laquelle ne saurait exister sans une bonne maîtrise de la « courte durée » et

de la cyclicité laquell, de facto, instaure une longue durée mais avec un processus alternatif.

Nous distinguerons les phases équinoxiales et les phases solsticiales – ce n’est là qu’une

formulation purement analogique! – les unes correspondant à un premier état et les autres à un

second état, l’équinoxialité étant plus mesurée, la solsticialité plus extréme. Selon le cycle de 7 ans

la phase disjonctionnelle serait équinoxiale et la phase conjonctionnelle, solsticiale. Il est

clair que la phase équinoxiale peut tout aussi bien précéder une phase solsticiale que l’inverse,

puisque l’on se place  ici au sein  d’un système binaire.

Face à un événement donné, la question qui se pose à l’observateur tient à la qualification de

sa gravité, de premier ou de second degré,  ou autrement dit de temps équinoxial ou solsticial,

de période disjonctionnelle ou conjonctionnelle.

Prenons donc le cas de la Seconde Guerre Mondiale, pour exemple. La pénétration nazie en

France s’est faite en deux temps: 1940 et l’armistice, la fixation d’une ligne de démarcation

distinguant une « zone » libre et une zone occupée puis 1942 avec l’invasion (Plan Anton,

anciennement Attila, conçu dès 1940 mais non appliqué)  de la zone dite libre,

ce qui constitue à l’évidence un facteur aggravant qui, rétroactivement,  nous présente 1940 comme

un compromis relativement mesuré, sinon comme une demi-mesure.

Le phénoméne est comparable à l’Est de l’Europe. La Pologne est envahie en 1939 mais il s’instaure

un partage avec l’URSS (comme à un bien moindre degré avec l’Italie pour la partie méditerranéeene

de la France). En juin 1941, Hitler lance l’opération Barbarossa contre son « allié » russe.

On voit donc que les  invasions  de 1939-1940 ne présente pas les mêmes caractéristiques que celles

de 1941-1942.  Cela tient au passage d’une phase disjonctionnelle de Saturne à une phase

conjonctionnelle.  L’essai est transformé comme on dit au rugby.

Il apparait donc que le systéme que nous offrons ici peut s’avèrer d’une aide précieuse pour

l’appréhension et la prévision des processus d’invasion territoriale - le terme territoire pouvant

être ici compris dans tous les sens du terme et dans les domaines les plus divers, bien au delà du

seul champ de bataille, on pense notamment sur le plan économique, religieux etc.

Au vu de ce qui vient d’être dit, comment se profile la situation actuelle? Il est clair qu’il  va

y avoir des « suites » (sequels) puisque Saturne ne fait que se rapprocher d’Antarés, une des

quatre étoiles fixes royales qui balisent et structurent son cycle globale en périodes d’environ 7 ans.

Autrement dit, ce qui s’est passé jusqu’à présent, ces deux dernières années, ne serait qu’un

avant-goût de ce qui nous attend et ce en ce qui concerne tous les « foyers » existants, tant en

Europe Orientale qu’au Moyen Orient sans parler d’autres lieux en Asie ou en Afrique. Ce n’est

qu’un commencement tout comme la Seconde Guerre Mondiale jusqu’au début de 1941 pouvait apparaitre

comme relativement limitée et en 1939 on parlait d’une « drôle de guerre ». Au niveau des positions

de Saturne, rappelons que la phase conjonctionnelle correspond  grosso modo au passage de cette

planéte au delà du 15e  degré d’un signe fixe (taureau, lion, scorpion ou verseau), à l’approche

de l’une des 4 étoiles sus nommées et cela s’étant approximativement sur une trentaien de degrés

jusqu’au milieu du signe mutable (gémeaux, vierge, sagittaire, poissons dans les éphémérides

calculées en tropique qui sont les plus courantes). On peut réduire éventuellement l’intervalle.

En ce moment, Saturne se situe à la fin du signe du scorpion, donc typiquement en phase

conjonctionnelle et il restera nettement dans ce contexte tout au long de l’année 2015. Il faut donc

s’attendre à une amplification de ce qui s’est passé jusqu’alors, dans la même mesure que pendant

la Seconde Guerre Mondiale, toutes proportions gardées.  Rappelons que ce phénoméne se

reproduit tous les 7 ans et qu’il n’a rien d’exceptionnel ni de rare, puisqu’il a lieu plus d’une

douzaine de fois par siècle.

On s’arrêtera sur le cas israélien que nous connaissons bien et que  nous suivons d’assez près

depuis la Guerre des Six Jours (juin 1967). Si  l’on plaque notre modéle sur la configuration

actuelle,  on dira qu’Israël a menagé une zone libre pour les Arabes palestiniens comme l’Allemagne

l’avait fait pour la France. De même, à un certain moment, l’on ne peut exclure l’hypothèse

qu’Israël décide d’envahir la « zone libre » laissée à l’Autorité Palestinienne  (comme elle avait été

laissée à « Vichy » en 1940), ce qui peut aussi valoir pour Gaza, qui a déjà cet Eté fait l’objet

d’une pénétration  au sol et non pas seulement par air. La phase disjonctionnelle est  modérée, la

phase conjonctionnelle n’apprécie plus trop le « partage », les « lignes de démarcation »..

En ce qui concerne l’URSS, l’on est en droit de craindre que Poutine veuille « finir » le travail et que

sautent certaines « inhibitions » qui le retenaient encore, d’autant qu’il faut tenir compte d’un

processus de contagion et que ce que fait Israël peut influencer la Russie ou/et vice versa.

Revenons à la période qui précéda la Seconde Guerre Mondiale. En 1938, les Accords de Munich

(avec l’Italie, la France et l’Angleterre)eurent lieu en phase disjonctionnelle (tout comme les événements de 1989), ce qui correspondait à une modération relative de la part des Allemands  qui se prolongerait jusqu’en 1941.

Il faut comprendre qu’il y a un glissement de la phase disjonctionnelle vers la phase

conjonctionnelle,  qui est au coeur de la prévision astrologique telle que nous la concevons. Mais

le glissement est voué à terme à se produite également en sens inverse, c’est à dire lors du

passage d’une phase solsticiale à une phase équinoxiale, où l’on met de l’eau dans son vin avec

Saturne glissant vers un signe cardinal. C’est ce qui s’est passé en 1989, avec des réactions plus faibles

que celles auxquelles on aurait pu s’attendre du côté de Moscou, en d’autres temps. On pense a

contrario aux réactions extrémes des Russes lors de la crise de Suez de 1956 (sans parler de la Hongrie) avec

Saturne au même point qu’en ce moment, au tout début du Sagittaire. Inversement, la crise de

Cuba en 1962 eut lieu en phase disjonctionnelle et prit des proportions relativement mesurées mais

dans ce cas, il vaut mieux stabliser les choses avant que cela n’évolue vers une phase

conjonctionnelle. Il y a là un compte à rebours.

En conclusion, nous dirons que nous pensons avoir élaboré un outil fiable et d’un usage

commode qui devrait intéresser les politologues et enfin faire accepter le point de vue

astrologique- même cela ne correspond pas à la praxis actuelle- dans les milieux de la recherche

académique.

 

JHB

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Contre l’enseignement mixte dans les petites classes

Posté par nofim le 25 novembre 2014

Les dangers de la mixité  aux débuts de la scolarité. Le Nouvel Emile.

par  Jacques - Emile  Halbronn

Selon nous, il importe de distinguer très nettement la formation des petits garçons et celle des petites filles, contrairement à la tendance qui semble de nos jours devoir ou vouloir prédominer. il s’agit là d’un enjeu de toute première importance. On assistera notamment sur

le nécessaire apprentissage de la solitude par les enfants de sexe masculin. Cette solitude, nous la concevons avant tout par rapport

aux objets de toutes sortes  et non pas tant en ce que l’enfant serait isolé de ses semblables. On sait que nous privilégions pour les

garçons le non apprentissage de la lecture car cela implique le recours à des objetys: stylo, papier, clavier, écran etc. L’enfant mâle

constitue la principale richesse d’un pays et il importe donc de ne pas la gaspiller, la gâcher, la frelater. L’enfant femelle, a contrario, a une valeur bien moindre, et se situe plus dans le quantitatif que dans le qualitatif, ce qui le rend, ipso facto, assez interchangeable, remplaçable par la machine et par  des populations étrangères ou à l’étranger.

L’enfant mâle devra donc individuellement et /collectivement apprendre à se débrouiller tout seul, c’est à dire avec ses propres ressources physiques et mentales sans recourit à des « objets » fabriqués. Il  communiquera par la parole et retiendra par la mémoire sans chercher aucunement à restituer quoi que ce soit littéralement. L »esprit compte plus ici que la lettre.

Nos lecteurs doîvent être familiers avec la dialectique  altérité intérieure/altérité extérieure.  Dans un cas, il s’agit  d’explorer les ressources propres à l’individu en évitant toute aide d’objets, ce qui est très heureux sur le plan écologique. Précisons cependant que nous évoquons ici le cas d’objets transformés par l’homme   plus que d »objets que l’on peut observer sans avoir  là les saisir

manuellement. On pense ainsi aux astres dont le mouvement(les luminaires notamment)  peut inspirer par exemple une

rythmicité. En ce  qui concerne l’alimentation, nous conseillons avant tout la consommation de fruits mûrs car le fruit se suffit

à lui-même, il n’a besoin d’aucun additif pourvu qu’il ne soit ni trop mûr , ni pas assez.

Les petites filles, au contraire, pourront s’initier à la « cuisine », à la préparation de produits exigeant un assaisonnement et qui ne seront

pas nécessairement consommables tels quels, qui auront beson d’une cuisson.

Nous voudrions insister sur les problémes posés par  l’acquisition par les petits garçons de valeurs « féminines » et vice versa.. Nous avons récemment eu l’occasion (cf sur notre  « chaîne »  sur You Tube et sur Google +) de signaler que les femmes avaient eu raison

de revendiquer certaines activités dont les hommes les avaient privées. En tout état de cause, il n’est pas bon d’adopter les valeurs

de l’autre sexe, car c’est là une forme de perversion.

Désormais, les choses sont devenues plus claires. Les femmes ont investi les domaines qui leur convenaient et Marx signalait que

grâce à la machine, les femmes auraient accés au travail, tout en pressentant que cela ferait probléme pour les hommes. (Manifeste)

Les femmes ont vocation à assister les machines et d’ailleurs une femme qui lit à voix haute un texte est parfaitement dans son rôle.

Il revient donc aux hommes d’investir les territoires qui leur sont impartis et qui exigent un progrès non pas technique mais

« bio-technique », par une meilleur exploitation de leurs facultés « innées ». Ce domaine « masculin »  permet  à l’ Humanité de progresser,

d’innover, dans la verticalité alors que les femme se situent surtout dans l’horizontalité, dans la diffusion, à la duplication, à la reproduction à grande échelle, ce qui implique que celles-ci travaillent en groupe, collectivement,  dans un certain bruit qui

est susceptible de détranger les hommes dans la mesure où leur intériorité ne passe pas par la parole mais par la « pensée » (cogito,

transmission de pensée)

Autrement dit, ceux qui parlent de mixité ne savent pas de quoi ils parlent et d’ailleurs eux-mêmes dans la vie courante seraient les

premiers à déconseiller certains mélanges sur le plan alimentaire. On est donc là avec la thèse de la mixité en plein fantasme. Ce sont des apprentis sorciers qui entendent expérimenter en aveugles. Or, il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, n’importe comment!

Ce n’est que parce que d’aucuns ont une vision excessivement abstraite de la réalité humaine qu’ils se permettent de prôner une

mixité sauvage. Ils pourront répliquer, certes, que l’on verra bien! Mais le probléme, c’est que l’éducation – comme ils le reconnsaissent eux memes les premiers-  est capable de modeler et de remodeler, avec l’idée de façonner ainsi une sorte d’androgyne. Et c’est bien

justement là le problème, c’est que les méfaits de telles méthodes ne se feront sentir qu’au bout d’un certain temps et après il sera trop

tard! Certes, l’Humanité continue, en dépit de toutes sortes d’idéologies pernicieuses, à maintenir une certaine tonicité intellectuelle et

les sociétés continuent à oeuvrer comme elles l’ont toujours fait mais jusqu’à quand?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

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La philosophie de l’égalité des sexes et l’esprit de la Révolution

Posté par nofim le 20 novembre 2014

La Nuit du 4 août 1789  et  la naissance du féminisme moderne : la Vindication

de Mary Wollstonecraft (1792)

par  Jacques Halbronn

Une des avocates les plus remarquables de l’égalité des droits de l’homme et de

la femme  semble avoir été  l’Anglaise Mary Wollstoncraft

et sa  Vindication of the Rights of Woman, Londres, 1792 (BNF R 24000) dont l’ouvrage est dédié

à Talleyrand, au lendemain de la promulgation de la « Constitution »

. On y lit dans la préface à Taleyrand  (cf trad Marie-France Cachin,  Payot 1976)

quelques points qui serviront de base à une réflexion sur les origines du féminisme

moderne, fortement liées à la Révolution Française.

« le désir ardent de voir  la femme placée dans une position où elle puisse favoriser

au lieu de le freiner le progrès des nobles principes sur lesquels se fonde la morale »

(…) Dans ma lutte pour les droits des femmes, mon argument principal est fondé

sur le principe simple que si la femme n’est pas préparée par l’éducation à devenir

la compagne de l’homme, elle arrêtera le progrès du savoir et de la vertu (…) Si  l’on veut

inculquer à des enfants les vrais principes du patriotisme, il faut que leur mère éprouve

ce sentiment (…) L’éducation  et la situation sociale de la femme  aujourd’hui lui

interdisent de telles spéculations »

« l’idée selon laquelle chaque sexe a un caractère particulier va à l’encontre de la

morale »

« Si les femmes ne peuvent pas jouir de leurs droits légitimes, elles chercheront

en se corrompant et en corrompant les hommes à obtenir des priviléges illicites »

 » Si les droits théoriques de l’homme se pretent à la discussion et à l’explication

ceux  de la femme par analogie pourront être évalués suivant les mêmes critères »

En quoi consiste donc l’argumentation de Mary Wollstonecraft?

Nous commencerons par le point suivant:  vu que les femmes font partie de facto

de la société humaine, il convient de craindre leur faculté de nuisance, si elles ne sont

pas traitées équitablement, ce qui en fera un « frein » pour le progrès envisagé.

Un autre point tient à l’argument « analogique » et en quelque sorte symétrique, comme en

un jeu de miroirs. Ce qui vaut pour l’un vaudrait ipso facto pour l’autre. C’est ce que

nous enseignerait la « raison ».

Il convient de nous situer, pour suivre le raisonnement de l’auteur, dans l’esprit du temps

(Zeitgeist), qui vise à tout repenser -(à la façon de Descartes), à partir ex nihilo, en

quelque sorte. Autrement dit,   ne serait-il pas « logique » que du moins sur le papier

l’on posât d’entrée de jeu l’égalité, la non différence entre les sexes, comme idéal

à atteindre?

L’auteur flatte ainsi l’ego masculin en l’incitant à relever le défi de l’égalité entre hommes et

femmes alors que cette égalité a été instituée dans d’autres domaines restés si

longtemps séparés (les trois « Etats » cf la nuit du 4 Août  1789, trois ans avant

la parution de la « Vindication » (Défense).

L’idée de mettre fin à tout ce qui pourrait entraver le cours du Progrès  est

exploitée par l’auteur. On doit faire tomber les barrières de toutes sortes. Rien

ne saurait plus résister à l’empire de la Raison. On est là dans un monde de l’utopie

qui connaitra un écho chez le « socialiste » Charles Fourier, très concerné par la place des femmes dans

la société ( Théorie des Quatre Mouvements et des Destinées en général, 1808, avec

le Nouveau monde Amoureux dans les éditions suivantes)

Mary Wollstonecraft accorde la plus grande importance à l’éducation, ce qui reste

une constante du féminisme contemporain.(cf la préface à la première édition). Il faut

donc « réformer » l’esprit des femmes qui ne rêvent que d’être un objet d’adoration.

Au bout du compte, l’auteur -à propos de son « plan » -  fait la proposition suivante : « Que les hommes deviennent plus chastes

et plus honnêtes et si alors les femmes ne deviennent pas proportionnellement

plus sages, il sera clair qu’elles sont moins intelligentes que les hommes » L’auteur

préconise la mixité dans les écoles. On en revient au

véritable enjeu si ce n’est que la vraie question est celle

d’une minorité créatrice  en tout état de cause et non d’un niveau

moyen de la majorité.

Dans le corps de l’ouvrage,  l’auteur prend volontiers à parti Jean-Jacques Rousseau, qui

n’entend pas accorder aux femmes une égalité avec les hommes. Elle n’hésite pas

à évoquer les relations du philosophe avec les femmes.

Mais le mot révolution résonne de façon magique:

« Conclusions sur le progrès moral qu’on pourrait naturellement attendre d’une

révolution dans les moeurs féminines » (Ch. XIII)

Mary Wollstonecraft nous semble profondément marquée par une approche

philosophique liée à la pratique langagière. Si notre langage peut désigner un ensemble

par un seul et même terme, ne serait-ce pas, nous laisse-t-on entendre, qu’il n’y a pas

ou plus lieu de distinguer entre les éléments composant le dit ensemble.  Or, pour cet

auteur, la philosophie ne pense pas la dualité hommes-femmes et donc cette dualité

ne devrait rien à la Raison. L’auteur instrumentalise en quelque sorte notre faculté

d’abstraction pour conclure que si nous pouvons dépasser intellectuellement,

conceptuellement, les clivages, c »est que ceux-ci  n’ont pas lieu d’être. En ce sens, la

philosophie serait révolutionnaire et donc source de progrès.

 

 

 

JHB

20.  11  4

 

 

 

 

 

 

 

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Recherches autour de la Christian Astrology de William Lilly

Posté par nofim le 17 novembre 2014

La Christian Astrology de William  Lilly, mise au point

chronologique.

 

par  Jacques Halbronn

Nous ne parvenons pas toujours à éviter  de nous faire

une fausse idée du contenu d’un traité. C’est précisément le

cas de la célébre Christian Astrology modestly treated of in

three Books (1647). En fait, seul le deuxiéme traité est consacré

à ce qu’on appelle l’Astrologie « horaire », le troisiéme, quant

à lui,  discourant sur les « Nativities », c’est à dire l’astrologie

généthliaque.  Or, nous avons trop souvent laissé entendre

que la Christian Astrology était focalisée sur les seules

‘horary questions », donnant ainsi une image quelque peu

caricaturale de l’activité astrologique de William Lilly. (1602-1681)

(cf notre étude sur l’influence de Claude Dariot sur Lilly

in postface à l’Introduction aux Jugements des Astres, Ed

Pardés  1990)

Il est vrai que   les astrologues anglais eux-mêmes tendent parfois  à nous

faire croire que Lilly  préconisait le recours exclusif à

l’astrologie horaire.

En fait, comme nous l’avions expliqué dans une précédente

étude consacrée à la Tétrabible de Ptolémée (IIe siècle de

notre ère), il existe une astrologie que nous qualifierons

d’infantile et qui s’intéresse au thème de conception et à celui

de naissance et qui tend à s’intérroger sur l’enfant qui va

naitre (ce qui correspond à une sorte d’échographie), à partir

du thème de conception et qui brosse une perspective

générale de son existence que l’astrologue fournit à la  famille.

Mais nous ajoutions que la pratique astrologique concernant

les adultes passait essentiellement par l’astrologie horaire.

Or, force est de constater que la Tétrabible n’en traite pas et

cela nous conduit à penser que l’ouvrage en question était

incomplet, inachevé, privé de sa partie consacré à l’astrologie

horaire, ce qui expliquerait d’ailleurs certaines lacunes dans

l’exposition du savoir astrologique telle qu’on la trouve dans

la Tétrabible. Bien plus, on rappellera que le centiloque, considéré

comme le « fruit » de la Tétrabible, comporte des notions qui en

sont absentes, précisément dans le domaine des maisons

qui est au coeur de l’Astrologie « horaire » (parce que dressée

pour le moment de la consultation), des interrogations (ou

« questionnaire ») On notera cependant que Lilly place son

exposé sur l’astrologie horaire avant celui traitant de

l’astrologie généthliaque, ce qui vient confirmer notre opinion

selon laquelle, l’astrologie de l’enfance était initialement une

branche spéciale et que l’astrologie standard était bien

l’astrologie horaire, laquelle n’exigeait pas la connaissance

des données de naissance et notamment de l’heure..

Quant au premier traité, il explique comment l’on dresse un

thème (An Introduction  to Astrologie), ce qui vaut tant pour l’astrologie horaire que pour

l’astrologie « enfantine » (étymologiquement, l’enfant, celui

qui ne parle pas (infans), ce qui explique pourquoi on dresse

le thème)

On notera cependant que les deux premiers traités sont joints

alors que le troisiéme dispose d’une page de titre qui lui

est propre et constitue bel et bien un second volume, avec

indication de date de publication et de libraire. Même si

la page de titre du premier volume comporte la mention du contenu

du troisiéme, il semble assez flagrant que cette page de

titre aura été refaite et que l’édition d’origine ne comportait

très vraisemblablement pas la formule « Christian Astrology

(..) treated of in three Books »

On s’intéressera donc tout particulièrement au troisiéme traité

en le comparant avec la Tétrabible de Ptolémée.

On notera que ce traité aborde la question des directions

permettant de faire des « predictions » datées puisqu’il s’agit de

baliser toute une vie et non comme l’astrologie horaire de

se situer prioritairement dans le présent et tout ce qui précéde

ou suit immédiatement.

On notera d’ailleurs que le titre du second volume aura été

maintenu dans sa forme séparée initiale:

« An Easie and plaine Method teaching how to juge upon

Nativities » alors que sur la page de titre du premier volume, son contenu

est ainsi signalé:  « the third, containes  an exact Method whereby to Judge upon

Nativities » Un réajustement aura certainement eu lieu. Geoffrey

Cornelius signale une réédition survenue en 1659 (cf reprint

Ed Régulus, 1985, p.862) mais nous pensons qu’une première

édition, disparue, a du exister.

D’ailleurs, dans l’avant propos ‘To the reader », Lilly indique e

marge « The third book », ce qu’il n »avait pas fait pour le

« second Book », qualifié simplement de « second part ». L’avant

propos aurait donc été maladroitement augmenté lors de

l’adjonction  du volet consacré aux « Nativities ».

On ajoutera que le second volume comporte en fait deux

parties comme le montrent les mentions de haut de page, d’une

part An  Introduction to Nativities et de l’autre The Effects

of Directions. On ignore donc ce qui a conduit Lilly à

opter in fine pour une division en trois « Books » . D’ailleurs,

sur la page de titre ouvrant l’ensemble on a un

développement très long concernant le « third » (Book)

Pour conférer cependant une unité à un tel ensemble, on

a ajouté un  » Catalogue of most  Astrological Authors »

et « An alphabetical  Table shewing the Contents of  the

principal matters in every page of this Book », ce qui

couvre bel et bien les 832 pages de l’ensemble

Nous conclurons donc qu’il a du exister une première édition

ne comportant pas le « third book », ce qui vient en effet

confirmer que Lilly avait bel et bien mis l’accent sur

l’astrologie horaire.

On relévera des différences remarquables entre les deux

volets quant à la présentation des douze maisons. Si, en

effet, dans le premier volet, l’ordre des maisons est

« normal », allant de la première à la douzième, en revanche,

dans le second volet, on a l’ordre suivant et ce dans les

deux parties du dit second volet : première, deuxième,

troisiéme, quatrième,  sixiéme,  septième, cinquième,

neuvième, dixième, onzième, douzième, huitième. Cette

huitième maison est celle de la mort, ce qui justifie qu’elle

soit placée en dernier.

An Introduction to Nativities:

Judgment upon Nativities: Judgment upon the twelfth

house, Judgment upon the eighth house (p. 763)

Of the twelfth House Of Enemies

En fait,  quant à l’exposé consacré à la maison VIII, il est

simplement fait mention « Chap CLVI Of Death, whether

Violent or Natural », comme si cela faisait partie du

développement consacré à la maison XII.

Ces observations nous entrainent à penser que l’auteur

du second volet n’est pas celui du premier.

On ajoutera que la Christian Astrology est littéralement

truffée de mots de provenance française (cf notre DEA

Lille III,  1981, sur  la traduction anglaise du traité astrologique

d’Auger Ferrier, Jugements Astronomiques sur les

Nativités). De tels exercices chronologiques ont été publiés

dans la Revue Française d’Histoire du Livre concernant

le Mirabilis Liber et le Splendor Solis. On notera ainsi que si le titre comporte le mot

Astrology ( Christian Astrology) et plus bas  Art of Astrology, si Lilly se présente comme « Student in Astrology », en revanche,

la première partie s’intitule ‘An Introduction to Astrologie (sic) »

Notons que les mots en « y » donnent au pluriel « ies ».

Il est clair que la date de 1647 qui figure sur la page de titre ne saurait

être prise pour argent comptant, les contrefaçons  recourant  fréquemment à  de

tels artifices. On notera que les exemples qui sont donnés dans le corps de l’ouvrage (notamment

dans the Resolution of all manners of questions) se

référent pour les plus tardifs  à la mi-1647.

Nous voudrions par ailleurs insister sur la place des étoiles fixes dans l’astrologie

de William Lilly en ce milieu du XVIIe siècle. Dans  An Introduction to Nativities ou plutôt dans The Effect of Directions dont

on a dit qu’il constituait le quatriéme  volet de la Christian Astrology, on prendra le cas des directions de l’Ascendant (terme

utilisé dans le texte anglais et non celui actuel de « rising sign »)  il est largement traité des directions à un certain nombre d’étoiles fixes/ Si les constellations stricto sensu ne sont pas ici concernées, ce sont bel et bien diverses étoiles qui les constituent qui

sont pris en compte.(pp. 666-667) On retrouve le même dispositif avec les directions du Milieu du Ciel et cette fois le chapeau

du chapitre est particulièrement explicite :  » -Cap. CLXI  The Mid Heaven directed to Fixed Starres » (pp. 677 -679)/ Et plus loin:

Chap/ CLXIII  The Sun Directed to Fixed Starres (pp/ 689-691).  puis  « The Moon directed to Fixed Starres (pp. 701 et seq)/ Les fixes

semblent ainsi réservées aux luminaires, à l’ascendant et au milieu du Ciel, qui sont les points que l’on dirige en priorité.  Comme on l’avait noté plus haut, l’auteur

du second volet semble différer de celui du premier, lequel

ne manifeste aucun intérêt pour les étoiles fixes.

On ne saurait ainsi contester qu’à l’époque les étoiles fixes faisaient bel et bien partie intégrante de la palette de l’astrologue. Cela reste une question majeure pour l’Histoire de l’astrologie moderne – outre celle de son déclin- que de déterminer les raisons qui conduisirent les astrologues à renoncer à l’emploi des dites étoiles fixes dont les positions, comme leur nom l’indique- ne bougeaient guère sur plusieurs décennies, ce qui rendait leur localisation  particulièrement aisée. Il est un fait qu’un tel usage permettait à l’astrologue de disposer d’un bien plus grand nombre de facteurs.  Faut-il chercher du côté de  la lunette de Galilée dirigée vers le Ciel? Or, ce qui nous frappe, c’est que dans le premier volet de la C. A. il n’est point question des étoiles fixes, y compris dans la partie consacrée aux données astronomiques à intégrer. Ce qui fait que les étoiles fixes ne sont considérées que dans la quatrième partie consacrée aux Directions et uniquement pour 4 facteurs.

JHB

18 11 14

 

 

 

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Les deux paradigmes astrologiques: Babel I (JH) et Babel II (MG)

Posté par nofim le 15 novembre 2014

 

Les nouveaux paradigmes de l’Astrologie: au prisme de la Tour de Babel (Genése XI)

par  Jacques  Halbronn

Un des passages les plus étranges du Livre de la Genése traite de la Tour de Babel:

« 11 Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots. 2 Après avoir quitté l’est, ils trouvèrent une plaine dans le pays de Shinear et s’y installèrent. 3 Ils se dirent l’un à l’autre: «Allons! Faisons des briques et cuisons-les au feu!» La brique leur servit de pierre, et le bitume de ciment. 4 Ils dirent encore: «Allons! Construisons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel et faisons-nous un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre.» 5 L’Eternel descendit pour voir la ville et la tour que construisaient les hommes, 6 et il dit: «Les voici qui forment un seul peuple et ont tous une même langue, et voilà ce qu’ils ont entrepris! Maintenant, rien ne les retiendra de faire tout ce qu’ils ont projeté. 7 Allons! Descendons et là brouillons leur langage afin qu’ils ne se comprennent plus mutuellement.» 8 L’Eternel les dispersa loin de là sur toute la surface de la terre. Alors ils arrêtèrent de construire la ville. 9 C’est pourquoi on l’appela Babel: parce que c’est là que l’Eternel brouilla le langage de toute la terre et c’est de là qu’il les dispersa sur toute la surface de la terre. » (trad. Segonds)
Selon nous, ce passage implique qu’un paradigme unitaire ait laissé la place à un paradigme pluriel. Or, cela correspondrait assez bien
à deux corpus astrologiques particulièrement marquants, à savoir celui que deux chercheurs français mirent en place au cours des 60
dernières années,  d’une part Michel Gauquelin pour le second et de l’autre Jacques Halbronn, pour le premier, si l’on suit l’ordre
chronologique. On ne saurait en effet concevoir deux modéles aussi différents que ceux établis respectivement par MG et JH.
Le modéle MG est celui qui s’apparente à  Babel II, à savoir le temps de la pluralité  tandis que le modéle JH serait celui qui recouperait
Babel I, à savoir le temps, précédent, de l’Unité.
On sait que nous avons souvent émis des réserves à l’encontre des résultats MG car nous avions le sentiment que les deux modéles
étaient incompatibles. Or, l’histoire de la Tour de Babel  nous permet de les réunir diachroniquement. Cela ne signifie d’ailleurs
pour autant que Babel I  ait  été remplacé par Babel II mais que les deux paradigmes se superposent, se croisent.
Nous dirons donc désormais que Babel I  correspond au cycle de Saturne, tel que défini par JH (l’auteur de ces lignes), en ce qu’il se
présente comme unitaire et que Babel II correspond à une cetraine diversification des planétes « utiles », en rappelant que pour
Gauquelin, 5 astres seraient opérationnels, Lune, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne, correspondant à des créneaux socio-professionnels
bien distincts ‘et cloisonnés.
Ces deux paradigmes n’auraient, selon nous, pas été élaborés de concert mais de façon successive sinon alternative. Le modéle MG
aurait été élaboré dans un deuxiéme temps, (second thought) et correspondrait tout à  fait au « récit » que nous avons rapporté du
Livre de la Genése, où Dieu – ou les dieux- remettet en question ce qu’ils avaient édifié ou laissé s’édifier. Il est clair que ce pluralisme affaiblit l’Humanité voire la paralyse en en complexifiant les modes de communication.
On ne peut s’empêcher de faire le paralléle avec  une humanité d’abord « adamique » (à l’image de Dieu) puis où vient émerger l’élément
féminin (par la suite appelée Eve, lors de l’expulsion du Jardin d’Eden). Là aussi, l’on peut y voir un certain revirement avec le passage
de l’un au deux -avec à la clef la progéniture du couple (Cain et Abel etc)
Précisons que pour notre part, nous nous situons dans une perspective bio-technologique qui permet des reprogrammations. Mais ajoutons que les liens ainsi constitués ne tiennent pas à une influence « naturelle » des astres mais à  leur instrumentalisation en tant que
signaux. Autrement dit,  les humains seraient programmés pour capter certains signaux formés par certaines configurations  choisies par rapport aux besoins du systéme ainsi mis en  place.
On peut certes s’ingénier à discuter du bien fondé des 5 astres mis en exergue statistiquement par Michel Gauquelin. Là encore,pourquoi ces astres et point d’autres et pourquoi  5 et non 4 ou 6  ou plus? Il revient à l’historien de prendre acte de l’effet des
décisions prises et non de plaquer les acquis d’une astronomie moderne (comme le fait Jean-Pierre Nicola) sur une astrologie antique., au risque d’ailleurs de l’anachronisme. Autrement dit, la question n’est pas le pourquoi mais le quoi et le qui? A moins d’adopter la
totalité des com-possibles,  des choix -certes arbitraire- sont inévitables.
On dira donc que l’astrologie monoplanétaire, saturnienne, constitue un premier étage et l’astrologie pluri-planétaire un second, sans que l’on sache quel intervalle de temps les sépare.
Il nous apparait que l’on aura finalement abouti à un systéme mixte sinon hybride, à partir de deux logiques différentes. Toute la question est de savoir si le premier paradigme est toujours en vigueur en dépit de l’existence d’un second.   Il nous semble que les deux
sont actifs; ce qui est probablement cause de bien des tensions. Quand la conjonction se forme, l’affrontement entre les deux
systéme atteint son paroxysme alors que la
disjonction laisserait le champ libre au second paradigme.
On retiendra que la mission des femmes serait, selon
notre lecture du Livre de la Genése de saboter la progression
des hommes.
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Conspirationisme et féminisme

Posté par nofim le 11 novembre 2014

 

La pente du féminisme vers le conspirationnisme « misogyne »

par  Jacques  Halbronn

 

A force d’entendre des femmes s’exprimer sur leur condition  et ses causes,  il nous est apparu de plus en plus évident

que leurs discours s’inscrivait dans une rhétorique conspirationniste mais aussi que sa praxis était susceptible de tendre vers

une solution  totalitariste. Il y a là une forme de paranoïa contagieuse qui pourrait être qualifiée d’épidémie. Est-ce que le sort des femmes ne s’expliquerait pas par  un complot « misogyne » et la récurrence  incantatoire de ce terme est chargée d’une forte

portée  supposée d’élucidation.

En effet,  à partir du moment où l’on  laisse entendre que les femmes seraient les victimes d’une sorte de complot les empêchant

de figurer à la première place dans l’Histoire des cultures, des sciences, des techniques etc, on se rend compte que les femmes sont

de plus en plus tentées par ce type d’explication « sociologique ». Dès lors,  elles pensent que la société peut imposer une nouvelle

grille, à coup notamment de textes de lois. Le salut viendrait de la répression étatique, donc d’en haut.

Ce processus de conspirationnisme et de totalitarisme

s’accompagne inévitablement d’un certain prophétisme,

d’une projection dans le futur : des lendemains de revanche

pour les femmes qui peuvent se greffer sur des

signifiants astrologiques comme les ères précessionnelles.

(cf Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros

1979, )

Mais jusqu’à présent, à notre connaissance, on n’avait

pas signalé la dimension prophetico-conspirationniste du discours

féminin actuellement dominant.(cf Stéphane François  Des mondes à la dérive. réflexions sur les liens entre l’ésotérisme et l’extreme droite, ed de la Hutte 2012 qui néglige  totalement le conspirationnisme au prisme du fémininsme)

Mais l’on peut aussi développer un discours qui présente

les femmes comme conspirant contre la présente

Humanité  en cultivant une certaine forme de détestation

dont on ne saurait exagérer l’ampleur et ses effets

pour les prochaines décades.

On peut craindre la tentation de la traitrise. Il faudrait

réfléchir sur le  profil  des populations vouées à passer à l’ennemi.

Nous pensons tout particulièrement aux machines qui

pourraient trouver dans les femmes un allié, le moment

venu et l’on peut en tout cas envisager une science-

fiction inspirée par un scénario somme toute assez

probable.

La collusion future entre les femmes et les machines nous semble

concevable à plus d’un titre:

-d’une part, parce que les femmes ont été remplacées

par des machines ou si l’on préfére parce que les machines

ont pris la place des femmes ou en sont le prolongement.

Des tâches encore dévolues aux femmes le seront de moins

en moins à l’avenir pour tout ce qui concerne la « lecture »

sonore des textes, y compris des partitions. Ce sera une

révolution aussi inévitable que le passage du cinéma

muet au parlant (1930). L’essor des machines est la cause

même des revendications féminines d’égalité avec les

hommes à l’instar de l’exode rural qui provoque un reflux

vers les villes

- d’autre part, parce que la société idéale voulue par

les femmes et ceux qui les manipulent et les

instrumentalisent est une société non plus de l’être mais

de l’avoir. Dans l’esprit des femmes, ce qui a seul le droit

de nous différencier, ce sont les choses, les objets, les

outils dont nous disposons.  Et cela pourrait en quelque

sorte faire l’objet d’une loterie. Cela implique d’ailleurs

des cloisonnements lesquels sont fonction de ce pour

quoi nous serions préposés. Au fond les femmes sont

d’ores et déjà persuadées que la machine est  l’avenir

de l’homme, et qu’elle mettra ainsi fin  à la domination

masculine..

On notera que sous couvert d’universalité, d’universalisme – et la philosophie a bon dos en la matière-

on légitime un certain déni du réel avec ce qu’il peut comporter de différences, de clivages,

à commencer par celui des sexes. Une forme d’antisémitisme consiste notamment à nier ce qui est spécifique

aux juifs tout comme un autre type d’antisémitisme vise au contraire à les stigmatiser (cf notre étude

Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat 2002, sur  ce sujet, cf sur Jan Van Helsing,  Stéphane François  et Emmanuel Kreis, Le complot cosmique. Théorie du complot; OVNIS, théosophie et extrémisme politique, Milan, Arché,  2012,, pp. 49 et seq)

Le féminisme sous- tend et se nourrit de prophétisme: on nous annonce une montée en puissance des femme vers la parité, tout comme

dans les années 60, l’astrologue andré Barbault annonçait que l’URSS aurait le même poids économique que les USA.(La crise

mondiale de 1965. Ed Albin Michel) Le futur est un signifiant que l’on associe ainsi avec l’avénement, la reléve des femmes comme moteur de  civilisation, prenant la place des hommes qui auraient lamentablement échoué.

On signalera que ce n’est peut être pas par hasard que le

féminisme se soit fortement développé aux USA, pays

qui est spécialement perméable au conspirationnisme

(cf  Nicolas  Chevassus-au-Louis,  Théories du

complot. On nous chache tout, on nous dit rien,  Ed First 2014)

 

( pp 111  et seq)

 

 

 

 

 

 

JHB

14 11 14

 

 

 

 

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La supériorité des signifiants français au prisme de la postérité

Posté par nofim le 10 novembre 2014

 

La domination des signifiants du français. Une approche socio-linguistique

par  Jacques  Halbronn

 

Nous nous sommes longuement demandés ce qui fascinait tant les langues germaniques, slaves ou sémitiques dans la langue française. Une approche comparée évite les explications simplistes comme la Conquéte normande de l’Angleterre par des Normands francophones.

Réduire la domination des mots français en anglais à des considérations de ce type, c’est paaser à côté du probléme voire prendre la

cause pour l’effet.

En fait, pour avancer dans une telle recherche, il était indispensable d’approfondir la notion de signifiant. Qu’est-ce qu’un « bon »

signifiant? Nous répondrons que c’est un signifiant qui  préserve et conserve sa souplesse voire son élasticité. Et qu’est ce qui permet

cela? La capacité des locuteurs recourant à de tels signifiants à éviter de figer les signifiants en cristallisant les  signifiés qu’on leur associa   à un certain moment.

Comme on dit en économie, le marché intérieur  agit sur le marché extérieur. Dès lors que les francophones ont montré qu »‘ils

étaient capables de faire évoluer les rapports signifiants/signifiés,  plutôt que d’emprunter des mots étrangers, la partie était gagné.

Il y  a deux façons de procéder: soit l’on associe des sens nouveaux à un mot donné déjà existant, soit à partir d’un mot, on en produit

d’autres, comme c’est le cas des substantifs formés à partir d’un verbe ou d’un adjectif (ou d’un participe).  Par exemple

gouverne donne gouvernement,    brave/bravoure etc.  La formation des adverbes à partir d’adjectifs ou de participe est également

à considérer.

En  quoi cela encourage-t-il les autres langues dites (« étrangères ») à adopter des mots français? Notre réponse est la suivante :  puisque dans telle langue, les signifiants sont protéiformes, on peut raisonnablement penser  qu’ils s’adapteront et s’ajusteront aisément

dans une autre langue.

Dans nos deux grands mémoires de linguistique(« Linguistique

de l’erreur et épistemologie populaire »  et « Essai  de description critique  du systéme du

français  à la lumière des relatios interlinguistiques »

de 1987 et 1989 (préparés sous la direction de Louis-Jean Calvet, Université  Paris V), nous

avions notamment montré que de nombreux mots français empruntés par l’anglais  pouvvaient être classés selon un critère suffixal :

familles de mots se terminant en « ure », « ine », « ment, »  etc. Or, tous ces mots dotés d’un certain suffixe étaient des dérivés d’autres mots,

en une sorte de quasi  homonymie comparable à celles qui prévaut pour les conjugaisons et les déclinaisons (quand il y en a).  Le fait qu’une langue produise un grand nombre de dérivés lexicaux est le signe d’une certaine dynamique. Mais cela n’est possible qu’à

condition qu’un consensus puisse  accompagner une telle évolution. Or, d’une certaine façon, il semble plus facile de faire accepter un nouveau signifiant que d’associer un nouveau signifié à un ancien signifiant. C’est justement une telle difficulté – sociolinguistique- qui aura conduit la langue anglaise à tant s’endetter, et tout particulièrement par rapport au français, avec cette excuse qu’elle n’a pas été

la seule dans son cas. A contrario, tout se passe comme si les francophone se soient montrés plus aptes à élargir tant leurs

signifiants que leurs signifiés plutôt que de se résoudre à emprunter.

C’est ainsi que les signifiants français seraient parvenus à dominer le « marché » (le commerce) des mots sur le plan des échanges

internationaux tout comme tel pays aura imposé sa production industrielle, ce qui faciliterait ses perspectives d’exportation, du fait d’un certain gage de qualité.

Au lieu de comprendre que ce sont les locuteurs qui auront permis aux signifiants de s’enrichir par le jeu d’une croissance

interne, il semble que l’on ait cru que c’étaient les mots eux-mêmes qui avaient un certain mérite. C »‘est  dire que pour nous,

la langue est largement tributaire  d’une culture, d’une mentalité.

Rappelons que notre description de la langue française  implique aussi d’avoir à observer  que son « économie » passe aussi

par les préfixes dès lors qu’une même « racine » verbale peut varier dans ses significations par le biais d’un changement de préfixe.

(cf notre étude in Revue Française d’Histoire du Livre 2011). Or, dans bien des cas, l’anglais là où le français n’utilise qu’une seule

racine et une série de préfixes , optera pour des signifiants radicalement différents les uns des autres. Ce qui en fait une langue pléthorique et comme disent  fièrement d’aucuns-  anglophiles-   »plus riche » que le français comme si  une telle profusion était rassurante.

On peut dire que le français aura su faire oublier qu’il est lié

à une culture donnée tout comme l’alphabet latin a montré

qu’il pouvait aider à transcrire n’importe quelle langue et

n »était pas lié à telle ou telle culture. Avec le français, la

langue devenait un outil universel assimilable et utilisable

par n’importe quelle langue au sein de n’importe quelle

culture.

Tout indique en effet que diverses langues ont partagé la

même conviction à l’égard du français, qu’il s’agissait

d’une technique que tout le monde pouvait s’approprier

comme le fait d’utiliser une voiture française par exemple

pouvait être le fait de n’importe qui, quelle que soit son

origine. En fait, le français est la langue qui a réussi à

se présenter comme un outil dont chacun pouvait se

servir, un réservoir de mots dans lequel tout le monde

pouvait puiser, à sa guise.. Mais cela n’exclue aucunement,

bien au contraire, que ces mots soient considérés comme

une marchandise impliquant quelque redevance ou en t

tout cas pouvant servir de monnaie d’échange!

Nous avons également signalé que les emprunts ne se

limitaient pas à des mots, mais pouvaient concerner le

traitement genéral de la langue emprunteuse, son

système de prononciation, sa grammaire, qu’il s’agisse de

mots empruntés ou non. (cas des formées « ai » (ou ay),

au, prononcées à la française, toutes catégories

confondues, usage de la forme « ed » pour marquer le

prétérit et le participe, au delà des verbes empruntés

au français), usage du préfixe « en » que l’on trouve

dans enjoy, et qui sous entend « mettre » (mettre en joie)

(aussi encourage, enforce, enable,  mais que l’on retrouve dans enlighten)

Il nous apparait que la langue française a été extrémememnt

bien gérée et c’est ce qui a établi sa supériorité, du fait

d’une certaine économie de moyens et en ce sens il a

certainement existé un « modéle français » dans le domaine

des langues, comme il y en a eu un sur le plan juridique

(avec le code Napoléon) hors des frontières de la France.

Le fait que les mots ainsi empruntés aient pu évoluer

du fait de leur importation par telle ou telle langue  -comme

ils ont d’ailleurs évolué avec le temps pour la langue

française elle-même- ne saurait remettre en question

cette domination bien au contraire. Le français a fourni

des signifiants qui peuvent s’acclimater dans les contextes

les plus divers.L’étude de ce rayonnement s’appelle

francologie.

(cf le groupe francologie sur facebook)

A titre symbolique, nous rappellerons la fortune de la forme

« United » que l’on retrouve dans United States of

America (USA), dans United  Kingdom (Royaume Uni),

dans United Nations (ONU). Il s’agit au regard du français

d’un barbarisme – comme l’on disait dans les thèmes latins

quand  on produit une forme inexistante dans la langue

de référence. Et il est vrai que cette forme « United »

est tout à fait emblématique de l’empreinte du français

sur le monde anglo-saxon en ce qu’elle montre un au delà

du français – qui en est aussi le prolongement. United

comporte le Un français, alors même que les anglophones

ne le connaissent pas, ayant adopté « one ». Il est le passage

du substantif « Unité »  à une forme adjectival, à un

participe marqué par la finale « ed ». Là où le français dit

« uni », l’anglais francisé dit « united », ce qui est évidemment

plus lourd et plus long.

Précisons  que la forme « United Kingdom » est apparue en

1707 donc bien avant les USA.  En 1801, le Royaume

de Grande Bretagne devint le Royaume de Grande

Bretagne et d’Irlande puis en 1922, Royaume Uni  de GB et

d’Irlande du Nord.

C’est en 1776  que la forme USA fut adoptée à l’instigation

de Thomas Paine, faisant donc pendant en quelque sorte

à l’United Kingdom de l’autre côté de l’Atlantique.

Quant à   l’ONU, elle  a été fondée le 26 juin 1945 ,

à San Francisco (US) et tous les mots constituant c

titre sont d’origine française :  United Nations Organisation.,

Or, en 1801, l’Angleterre en guerre avec la France reprendra

cette forme United  Kingdom  (cf supra), ce qui montre

qu’à cette époque, la langue était considérée comme un

outil, au même titre, on l’a dit, qu’un alphabet, une

technique qui dépassait son point origine. Peut-on dire

de même de nos jours de l’anglais qui serait devenu

à sa façon un « outil » à la disposition de tout un chacun?

La différence, c’est que cet outil qu’est l’anglais est exploité en

paralléle, comme l’était le latin  jusqu’au XVIIe siècle, sans

que cela affecte outre mesure l’essor des langues

vernaculaires au premier rang desquelles on placera le

français.

L’exploit du français aura consisté à introduire une

diglossie et non un bilinguisme, c’est à dire à rendre

hybride un grand nombre de langues alors que le français

globalement parvenait largement  à échapper à ce sort (cf  toutefois

R. Etiemble, Parlez-vous franglais?) Ainsi le français

parvenait à unifier le monde et à contrer sa babélisation

parallélement à l’adoption générale de l’alphabet latin

et du calendrier catholique (ère chrétienne, nom des mois)

En ce sens, nous dirons que le français est le prototype

de la vision linguistique qui devrait être celle du XXIe

siècle et du Troisiéme Millénaire, à savoir l’entrée de la

langue dans le champ de la Techno-science. Cela signifie

qu’une langue pourra désormais être corrigée, rectifiée

comme on le fait pour un outil et ne sera plus considérée

comme un phénoméne sur lequel l’Humanité n’aurait

pas prise et ne pourrait- ce qui serait paradoxal- exercer

son contrôle. Nous avons déjà signalé certaines

modifications à apporter dans le systéme du français

en mettant en évidence le projet initial et sa détérioration

Il est clair que pour des langues par trop abâtardies,

cela ne serait que la mise d’un emplâtre sur une jambe de

bois.

 

 

 

JHB

11  11  14

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Les effets de la précession des équinoxes

Posté par nofim le 7 novembre 2014

Effets de la précession des équinoxes sur l’agencement du Zodiaque.

par Jacques  Halbronn

On connait l’adage « Une hirondelle ne fait pas le printemps » Cela

indique bien, précisément, que ce sont les oiseaux qui sont

les signes du  printemps.

Le printemps est marqué par tout ce qui vole: les papillons, les abeilles et

bien entendu les oiseaux. On citera des recueils comme « Les oiseaux

pépient au printemps » de Monique Lacroix  ou « Le mois de Mai ou le

Printemps chanté par les oiseaux et les fleurs » (1865).

On sait que le Zodiaque est dépourvu d’oiseaux. Un seul cas semble

concerner les oiseaux, c’est celui de l’aigle souvent associé au

signe du scorpion et dont la constellation jouxte celle du Scorpion.

Alexandre Volguine a publié en 1960 Le symbolisme de l’Aigle mais

il ne semble pas avoir pointé certains aspects  déterminants de la

question, en dépit de son intérêt pour le Zodiaque (cf sa préface à

la Clef  du Zodiaque de A. Négre, 1951, 1979).

Le probléme, c’est que le scorpion est un signe d’automne, saison

qui n’est guère propice aux oiseaux.

Que nous dit-on à ce propos en ce qui concerne les aigles?

« L’hiver, pour les aigles, c’est très difficile de trouver de la nourriture. Donc la plupart des aigles qui vivent au Nord du Canada, migrent vers le sud pour retrouver la chaleur. Quand l’automne  arrive, les aigles éprouvent un besoin de partir. Pour se guider, les aigles se font des points de repaires et utilisent la position du soleil et des étoiles. Les scientifiques pensent que le champ  magnétique peut aussi avoir une influence sur la direction que prennent les oiseaux lorsqu’ils migrent. »

La mauvaise saison fait fuire les oiseaux, les conduit à s’exiler. Donc

pour recourir au  jargon astrologique, l’automne serait l’exil de l’Aigle.

Et d’ailleurs, sur le plan analogique, l’oiseau qui prend son envol, n’est

ce pas la marque d’un commencement de cycle? Noé lorsque le Déluge se termine, envoie des oiseaux (corbeau/colombe)

pour explorer et voir s’ls reviennent ou non à l’Arche selon qu’ils trouveront ou non quelque chose.

On s’intérrogera donc sur les raisons qui auront abouti à placer

le binome Aigle/Scorpion à l’Automne tout en rappelant que

l’on assiste à un tel type de glissement d’une saison équinoxiale à une

autre dans le cas de la liturgie juive, écartelée entre la Pâque (Pessah)

et le Nouvel An (Rosh Hashana/ Jour du Pardon), l’une se tenant

au printemps et l’autre à l’automne.

Selon nous, ce passage serait lié à la précession des équinoxes mais il

aura quand même fallu près de 12000 ans pour cela puisse se

produire, soit la moitié environ de 25920 ans, soit une Grande Année

(cf Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros, 1979).

C’est dire que contrairement à ce que croient certains astrologues,

comme Patrice Guinard, la précession des équinoxes n’est pas un

sujet mineur. Il existe en fait deux Zodiaques qui s’interpénétrent,

celui des signes fixes  qui vient se situer à l’intersection entre les

signes cardinaux et les signes mutables. Si ces deux derniers

groupes sont de nature tropicaliste, en revanche, le premier groupe

est intimement lié aux constellations et notamment aux 4 étoiles

fixes royales associées aux constellations du Taureau, du Lion, du

Scorpion et du Poisson Austral (proche de la constellation du

Verseau)

Inversement, peut-on dire que le Taureau serait un signe d’automne?

Si les oiseaux ont disparu du Zodiaque, il en est de même du porc

Les travaux d’Hercule, au nombre de 12, témoignent de l’existence

d’un Zodiaque plus ancien (cf Clefs pour l’Astrologie, Ed Seghers  1976

et Charles-François Dupuis, Origine de tous les cultes, fin XVIIIe s). On y trouve

en effet les Oiseaux du Lac de Stymphale mais aussi le Sanglier

d’Erymanthe. Autre témoignage essentiel concernant la génése

du Zodiaque, les Livres d’Heures dont l’iconographie se retrouve

dans le Kalendrier et Compost des Bergers (fin XVe siècle). On

y trouve le porc à l’automne, notamment, ce qui fait ressortir

son absence dans le Zodiaque quand on confronte les deux séries

iconographiques.

On « tue le cochon » à l’automne – on dira même qu’on le crucifie

(ce qui nous renverrait à l’imagerie christique de la Croix)- pour en

faire de la charcuterie en vue de passer l’Hiver. Si l ‘Evangile selon Saint Luc est associée au Taureau c’est parce qu’un

  • Luc, après une dédicace à Théophile (Lc 1, 1-4), commence ainsi le corps de son évangile, c’est parce que l’on peut y lire qu’ »un  prêtre sacrifie au Temple et le taureau, ou le veau, est l’animal emblématique du sacrifice. »

Quant à Jean, la raison de son association avec l’aigle tiendtait au fait  que « Jean ouvre son évangile par un prologue (Jn 1, 1-18) sur le Verbe, la voix venue du ciel. » Et le Ciel  serait lié à l’aigle.

  Mais il faut savoir

que l’on peut faire de la charcuterie avec toutes sortes de viandes, dont

le boeuf (merguez) . La préparation  et la conservation de la viande

-selon divers procédés (viande séchée etc) permettent  de suppléer

la carence de la nature pendant l’automne et l’hiver.

Faire du taureau un signe de printemps, sur la base du zodiaque

actuel, perturbé selon nous par la précession des équinoxes, est-ce donc

bien raisonnable? Tous ces animaux comestibles exigent que l’on se

serve d’outils spécifiques pour les tuer, les dépecer, les trancher. On

est là dans une dynamique bien plus martienne que vénusienne et l’on sait

que Vénus est associée au printemps- temps des amours et des

amoureux- ce qui est d’ailleurs illustré par le signe des Gémeaux

qui est en réalité un couple enlacé, vénusien et non mercurien (notonsq

que ni les maîtrises, ni les 4 Eléments n’ont vocation à nous informer

sur la symbolique zodiacale, cf le Verseau, signe d’air!)

C’est avec Mars que l’on développe les armes alors que Vénus se

contente- en principe) de ce dont dispose naturellement notre corps sans besoin

d’accessoires et d’outils.  La corrida, par exemple, exige le recours à

une épée, à des banderilles et au bout du compte, on y verse le sang

(et non le sperme)/ Faites l’amour, pas la guerre!

La Nature est vénusienne, elle n’a besoin de

rien d’autre que du Soleil tandis que les mauvaises saisons

(Mars est dit maléfique face à Vénus, bénéfique) recourent à toutes

sortes de procédés, ce qui est à la base du monde technologique.

Les problémes écologiques sont d’ailleurs liés tant à la consommation

de viande qu’à la dépense des énergies fossiles de notre sous sol

(l’Enfer, c’est ce qui est en dessous, « inférieur »).

Rappelons l’incongruité qu’il y a à placer Mars en bélier et Vénus en

taureau donc au sein d’une même saison et  -rebelote- Vénus en

Balance et Mars en scorpion, ce est bafouer la dialectique Mars-Vénus.

C’est là un des aspects incongrus du dispositif des doubles domiciles

tel qu’exposé dans la Tétrabible de Ptolémée (Ier Livre  IIe siècle de

notre ère)

Si les deux signes du taureau et du scorpion sont opposés, il n’est

pas concevable que les planétes qui les représentent se cotoient. Mais

n’est ce pas le cas des luminaires (Soleil et Lune) que les astrologues opposent

et qui occupent des signes consécutifs tant en domiciles qu’en

exaltations? Mais nous avons déjà abordé cette question en soulignant

que la ligne de clivage des domiciles était décalée d’un cran par rapport

à celle correspondant aux équinoxes, ce qui est aussi lié aux effets

de la précession des équinoxes.

Quid dès lors de la théorie des ères précessionnelles? nous avons

dénoncé une certaine sacralisation du Zodiaque ainsi opérée

par ses tenants qui fondent tout leur raisonnement-à l’instar

d’un Jean Sendy (cf son Ere du Verseau, ed R. Laffont)- sur

la succession des symboles zodiacaux sans se douter que

le Zodiaque dont ils se servent est lui-même perturbé par la

dite précession.

Le Livre d’Ezéchiel nous apparait comme une clef  majeure pour

accéder à une astrologie première. Non seulement, il s’articule sur les 4 « vivants » qui sont liés aux 4 étoiles fixes

royales (et aux 4 signes fixes) mais encore il pose la correspondance  (ch X) de l’analogie d’un jour pour un an. (Yom leShana), une sorte

de loi du Talion.

Mais nous ajouterons  que le monothéisme implique le choix, l’élection d’une seule planéte qui viendra tour à tour féconder les

4 étoiles fixes royales (Aldébaran, Régulus, Antarés, Fomalhaut)  comme cela ressort du Premier des Dix Commandements;

 » Tu n’auras point d’autre dieu en face de Moi »./ Or,  nous pensons  que Saturne correspond  à ce « dieu élu » parmi toutes les planétes  (

Septénaire)/

Enfin, l’importance que nous accordons au nombre 7 qui est le quart de la révolution de Saturne mais aussi  de la  Lune,(avec ses 4 stades, nouvelle lune, pleine lune et les deux demi-lunes) vient

s’accorder avec le septiéme jour de la semaine et de la Création.

Revenons un instant sur l’Ayanamsa.  Ce que l’on appelle habituellement ainsi c’est l’écart entre le début du printemps dans l’hémisphère nord et l’étoile de la constellation du  Bélier que l’on choisit pour point de départ du zodiaque « sidéral ». Mais  comme on

l’a vu,  il existe un décalage bien plus important qui se situe sur le plan symbolique entre l’Aigle qui correspond au printemps et qui

passe désormais à l’automne. Cela tient au fait que les constellations ont été nommées à partir d’un certain dispositif saisonnier

sans que l’on ait eu conscience de la précession des équinoxes, phénoméne aussi important que la prise de conscience de ce

qui distingue les planétes des étoiles.

 

 

 

JHB

08 11 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

07 11  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, machine, POLITIQUE, RELIGION, SOCIETE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Les directions en astrologie. Leur vocation première

Posté par nofim le 6 novembre 2014

La vraie raison des directions  en astrologie.   Nouvelles réflexions sur les résultats « Gauquelin »

par  Jacques  Halbronn

 

Il nous est apparu qu’il était absurde de supposer qu’à l’origine, l’on ait pu noter la position des astres à la naissance, si ce n’est par le biais du calcul, point par celui de l’observation. Selon nous, l’observation du ciel  ne devait avoir lieu qu’une fois par jour, à la tombée de la nuit.

Cette pratique d’observer le ciel à ce moment là est confirmée notamment au niveau religieux : chez les Juifs, la sortie du Shabbat, à la

nuit tombée, impliquait que l’on ait vu défiler trois étoiles (Tset Hakokhabim).,  et il s »agissait très probablement d’étoiles « fixes » et non

de planétes, dans la mesure où il n’y avait que 5 planétes connues (et cela ne pouvait concerner le Soleil, bien évidemment).

A partir d’un cliché du ciel pris une fois par jour, à un moment propice,  l’astrologue effectuait certains calculs pour déterminer

le thème natal pour une certaine heure mais cela ne passait plus, on l’a dit, par une quelconque observation du ciel. C’est là qu’intervenait

selon nous la technique des « directions » et autres »progressions » comme d’ailleurs on le faisait autrefois pour les éphémérides calculées pour midi ou pour minuit avant que l’on n’en vienne à l’informatique qui a coupé les astrologues de la conscience du travail de leurs

prédecesseurs.

On faisait donc avancer les astres en conséquence et c’est selon nous l’origine des directions. Il s’agissait donc de déterminer quelle serait la position des astres, tant d’heures après le relevé effectué du ciel, on établissait ainsi une carte du ciel dérivée d’une matrice/

Examinons au prisme de ces réflexions les travaux Gauquelin.

Si l’on peut admettre le procédé signalé plus haut dans le cas de l’astromancie (et la Tétrabible est un traité d’astromancie, comme l’est toute astrologie à caractère généthliaque), on ne saurait procéder de même à l’égard des dits travaux Gauquelin qui se veulent relever

de ce que l’on pourrait appeler une « astrologie naturelle ». Selon ce chercheur (1928-1991), telle planéte se montrerait au moment de la

naissance de telle ou telle catégorie de personnes s’étant illustrées dans tel ou tel domaine socio-professionnel.  On ne peut plus ici se

contenter d’une carte du ciel « dérivée » et incluant le ciel dans son ensemble – puisqu’ici on traite d’une certaine planéte signifiante

pour la personne et non d’un « thème » englobant tous les astres positionnées en un instant T.

Il y aurait donc un anachronisme certain à supposer que nos ancétres  percevaient les astres en plein jour! Cela ne pouvait se faire

qu’au prix d’un calcul comme nous en sommes convenus plus haut. Et l’on ne saurait   attendre d’un organisme vivant  de procéder à de telles opérations, qu’il s’agisse de l’enfant ou de sa mère. Un tel raisonnement ne peut venir que de la part d’un astrologue moderne

disposant d’outils appropriés. Mais cela n’est  pas recevable  au niveau d’une praxis.

C’est d’ailleurs l’occasion pour nous de revenir sur la démarche de Gauquelin et sur la nature de ses résultats. Ainsi, on observe

que dans ses travaux, la Lune remplace Mercure  (qui n’est pas retenu) en ce qu’elle est associée par Gauquelin au métier d’écrivain. (cf THE MOON TEMPERAMENT & WRITERS LE TEMPERAMENT LUNE & LES ECRIVAINS. Gauquelin, Michel & Francoise. Laboratoire  : 1977.

Pourquoi  donc une telle substitution? On ne peut ici que conjecturer. Si l’on admet ici que c’est Gauquelin qui avait préétabli  un modéle et non-comme nous l’avions fait

jusqu’à présent- que ce pattern aurait émergé de lui-même au cours de ses travaux – mais Gauquelin n’est pas très explicite sur ce

point (cf notre postface à ses « Personnalités planétaires », Ed Trédaniel 1992)- on dira qu’il avait eu le sentiment que Mercure de par

son extréme proximité d’avec le Soleil ne faisait pas l’affaire. Il l’aura donc remplacé par la Lune qui ne tourne pas autour du dit soleil.

On aura compris que selon notre nouvelle approche, Gauquelin aurait cherché  à valider un certain modéle par des sondages

statistiques.  Et toute la question est de savoir si de tels résultats sont ou non viables.

Il faut avouer que la mariée est un peu trop belle dans la mesure où comme Gauquelin lui-même le reconnait non sans une certaine

candeur, ses résultats non seulement valideraient une corrélation entre les hommes et les astres mais iraient confirmer la tradition

mythologique, faisant ainsi d’une pierre deux coups.

Rappelons que Gauquelin s’était initié très jeune auxc arcanes de l’Astrologie. Nous pensons qu’on assiste là à des variations autour

de la technique de l’Ascendant. Car grossos modo, l’on pourrait assimiler les résultats Gauquelin à une certaine forme de « signe »

ascendant ( « rising sign »). On a dit à quel point il était improbable qu’une planéte se leva à l’instant de la naissance, en raison de leur

faible nombre en comparaison avec la quantité d’étoiles (fixes). Les astrologuse qui peu à peu vont abandonner les étoiles se

contenteront d’une abstraction,  et là encore, on est dans le champ des calculs permettant de déterminer quel « signe » est ascendant

pour quelqu’un de né à telle heure, en tel lieu. Justement les années cinquante quand parait L’Influence des astres (Ed Du Dauphon, 1955)

C’est alors  la grande mode de l’Ascendant (cf la série des 12 signes aux Ed. du Seuil englobant une méthode de calcul de l’ascendant)

Donc l’idée de placer telle planéte à l’ascendant d’une naissance- ce qui dépend de l’heure de naissance, dont les actes d’état civil )- confère  davantage de concret; de chair  que la mention de tel ou tel signe .(selon Gauquelin, cela vaut aussi pour une

position planétaire à Midi) Mais déjà vers 1900, le polytechnicien Paul Choisnard  (sous son nom de plume Paul Flambart) s’était

intéressé aux ascendants en signe d’air (gémeaux, balance,  verseau) comme plus fréquents chez les  « esprits

supérieurs » – les signes d’air étant traditionnellement associés à l’intelligence – et Gauquelin

avait fait la critique de ses travaux.

On aura donc compris que selon nous Gauquelin a pu élaborer une « théorie » qu’il aura voulu valider statistiquement. Le fait de remplacer Mercure par la Lune nous semble  une solution de continuité. Que

Gauuqelin ait insisté sur le haut niveau de réussite de ses listes de cas est significatif en ce qu’il rejoint

la démarche de Choisnard  selon laquelle l’élite serait un terrain d’études privilégié.

 

On sait ce qu’il est advenu des directions: d’une technique au fond astronomique on en a fait une technique vouée à la prévision

astrologique. Mais on ne saurait oublier que l’astrologie a toujours été dépendante de l’astronomie et de ses progrés, comme le

montre encore de nos jours le déclassement de la « planète » Pluton. Il semble bien que l’astrologie tende à conserver tout ce qui

émane de l’astronomie, y compris ce qui est obsoléte.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

06 11  14

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

La Russie, son influence néfaste en Europe aux XXe-XXIe siècles.

Posté par nofim le 3 novembre 2014

La Russie, mauvais  génie  de l’Europe  moderne.

(1905-2014)

par Jacques Halbronn

 

Nous avons publié en 2002 un ouvrage (Ed Ramkat) qui touche à la Russie (Le sionisme et ses

avatars au tournant du XXe siècle) en ce qu’il traite notamment des Protocoles des Sages de Sion lesquels nous sont connus d’abord dans la langue russe, même s’ils sont inspirés de textes rédigés en français notamment.

On sait que les Protocoles ont été le vecteur d’une nouvelle forme de judéophobie. Mais par ailleurs, les

persécutions qu’ont subi les Juifs dès la fin du XIXe siècle auront certainement contribué à l’essor du

sionisme et encouragé la recherche de solutions d’accueil des Juifs dans une nouvelle « terre », étant donné

que leur arrivé dans d’autres lieux où vivaient des Juifs pouvait déjà en soi accroitre les tensions entre eux

et le reste de la société ( les « non-Juifs »). Herzl pensait surtout aux Juifs russes quand il rédigea son

Etat Juif et qu’il  prit la tête du mouvement sioniste, notamment par l’organisation à partir de celui de Bâle en 1997 de congrès.

A partir de 1905, les Protocoles sont publiés et  traduits du russe  en tchèque et en allemand dès 1909. C’est aussi en 1905 la guerre russo-japonaise qui conduit le Japon à monter en puissance, ce qui en fera trente ans plus tard l’allié de l’Allemagne et de l’Italie (Axe)

Mais on ne saurait ignorer la responsabilité de la Russie  tsariste  en 1914 et de l’URSS de Staline en 1939

dans le déclenchement des deux grands  conflits « mondiaux ».

En 1914, c »est le soutien à la Serbie contre l’Autriche Hongrie, à la suite de l’attentat de Sarajevo, qui provoquera une réaction en chaîne

du fait du mécanisme des alliances  En 1917, les Russes renonceront à la poursuite des combats, à la suite de la Révolution d’Octobre qui

renverse le « tsar de toutes les Russies ».

. En 1939, c’est le pacte germano-soviétique et l’invasion de la Pologne  qui en découle qui conduit la France à  déclarer la guerre à l’Allemagne.

On sait ce qu’aura été le stalisnime avec ses goulags et cette Guerre  Froide marquée par la menace nuclaire.  L’Allemagne est divisée en deux.  Le rideau de fer tombe sur l’Europe..

En 1947, l’URSS permet par son vote et celui de ses satellites de faire voter la partition de la Palestine et la création d’un Etat Juif. par résolution de l’Assemblée Générale.

En 1956, les Russes menacent la France et l’angleterre de frappes nucléaires s’ils ne se désengagent pas du Canal de Suez. (expédition à laquelel Israël est partie prenante)  En 1962, Krouchtchev est sur le point de déclencher un affrontement avec les Etats Unis avec la crise de Cuba, où des missiles soviétiques ont été installés.

En 1968, le « printemps de Prague » (Dubcek) est étouffé par les troupes du Pacte de Varsovie.

En 1989,   le « mur de Berlin » tombe et bientôt l’URSS va se décomposer. Mais la Russie ne renonce pas- au  XXIe siècle, à reconstituer son Empire: ce sont les incidents de Géorgie, puis de Crimée reprise à l’Ukraine (2013) sous Poutine.

On peut penser que sans les diverses initiatives de la Russie depui un siècle et plus,  l’Europe n’aurait pas eu à subir toutes les épreuves

que l’on connait.

 

 

 

JHB

03 11  14

 

 

 

 

 

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