Mariage pour tous‏

Posté par nofim le 22 juin 2013

Enseignements du   mariage/adoption  pour tous
Par   Jacques Halbronn
 
Les enjeux économiques semblent de plus en plus apparaitre comme une incitation au mariage, sous toutes ses formes, c’est un contrat de solidarité plus encore qu’un objectif d’enfanter.  Quelque part, le mariage entre hommes nous parait  attractif et n’implique pas nécessairement une relation sexuelle. Il s’apparente à une forme d’adoption et  d’ailleurs, le terme adoption aurait probablement été mieux choisi d’autant que le dit mariage traite d’adoption d’enfants  par le couple. C’est dire que l’adoption est un concept  majeur en tant que création du lien social. A un autre niveau, l’intégration des immigrés relève aussi du principe d’adoption.  Les  Juifs ont ainsi le droit de se faire » adopter » par l’Etat d’Israël au nom de la loi du Retour.
A contrario, nous pensons que  cette adoption  ne signifie pas pour autant  un engagement affectif exclusif  mais bien un engagement matériel qui vient précisément en contrepoint d’une certaine liberté de mouvement, dans le cadre d’une dialectique bien comprise.
Nous pensons que le fait qu’un homme s’engage- même si ce n’est que théorique- dans une relation amoureuse exclusive est contre nature. Il est probable que l’on en arrive à  séparer  les liens familiaux d’une part, les liens contractuels (dont l’adoption/mariage) de l’autre qui constituent déjà deux stades et par ailleurs les liens que l’on pourrait qualifier d’amicaux et qui  recouvrent toute la constellation en mouvement des fréquentations. D’ailleurs le Droit ne s’y trompe pas qui parle d’obligations  à l’égard des proches et du conjoint.
Il importe de ne pas mélanger et confondre ces trois niveaux. Le divorce est souvent le résultat d’un tel malentendu, en ce qu’il est souvent fonction d’une exigence de choix.  Or, cette exigence est bien plus féminine que masculine. Elle fait penser au comportement de rivalité, de jalousie  entre femmes dans un harem, où chacune veut avoir les faveurs du mari commun.  C’est de bonne guerre.  Rappelons que pour nous la polygamie est un modèle  incontournable et universel,  à tous les niveaux et dans tous les domaines scientifiques, elle est en rapport avec la notion de gravitation.
Mais nous pensons que les femmes doivent faire  confiance aux hommes et ne pas s’imaginer qu’ils ne sont pas capables d’assurer dans la diversité. Le mode de fonctionnement masculin permet en effet de mettre de côté les informations inutiles de façon à être pleinement  en phase avec la situation (présente) qui se présente, ce qui ne semble guère être le cas du comportement féminin, d’où des attentes bien différentes en raison de modes/logiciels  de fonctionnement différents. Cela fait peut être désordre mais cela se gère.
La notion de partage est donc à appréhender.  Les femmes, de par leur condition, ne peuvent pas ne pas partager. Quand une femme aime une musique, elle sait pertinemment qu’elle n’est pas toute seule à le faire et cela vaut pour une infinité de situations. D’ailleurs, instinctivement, les femmes vivent dans et pour le partage, d’où une difficulté à être discrètes, elles ont tendance à tout mettre sur la place publique ne serait-ce qu’en parlant trop fort sans trop se soucier de ceux qui sont obligés d’en profiter. En cela, elles montrent qu’elles relèvent d’une personnalité collective, interdépendante à la différence des hommes qui sont dans la réflexion silencieuse avec eux-mêmes, d’où un certain besoin d’isolement qui fait que les hommes ne peuvent jamais se donner totalement, qu’ils ont leur jardin secret et qu’ils sont perturbés par le monde extérieur.
Même dans le rapport sexuel,  l’on retrouve chez les femmes des comportements très anciens comme de provoquer l’éjaculation masculine de façon à ce que leur partenaire ne puisse  « butiner » ailleurs. Elles veulent se le réserver.  Il n’y a pas de symétrie entre hommes et femmes. Leurs motivations et leurs fonctionnalités ne sont pas les mêmes.  Un homme qui établit une relation exclusive avec une femme  va créer des problèmes du fait qu’il faussera ses rapports avec les autres femmes ;
C’est pourquoi, nous pensons que le mariage entre hommes fait beaucoup plus sens socialement  que le mariage entre un homme et une femme, dès lors, répétons-le,  que l’on dissocie mariage et sexualité. Deux hommes mariés peuvent parfaitement avoir des partenaires féminins  différents. Les hommes du fait qu’ils sont de grands solitaires  -et la diversité de leurs fréquentations n’y change rien- ont besoin de constituer des réseaux de solidarité qui ne passent pas par la complémentarité, celle-ci étant liée à leur rapport avec les femmes. Il faudrait plutôt parler de fraternité.
 
JHB
16. 06.13

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Pour une éducation différenciée

Posté par nofim le 22 juin 2013

Pour une éducation différenciée des garçons et des filles
Par  Jacques  Halbronn
Dans un pays comme la France qui a fait beaucoup d’enfants, ces dernières décennies,  sans parler  de l’apport immigré,  il convient de se demander quelle est la qualité de l’éducation  et notamment sa prise en compte du sexe de l’enfant, outre le fait que les classes mixtes à l’école sont devenues la règle et que la majorité des enseignants sont des femmes, phénomène accentué du fait des divorces qui laissent la garde des enfants à la femme.  On sait que certaines facultés doivent être éveillées assez tôt. Encore faut-il savoir ce que l’on cherche à éveiller. Va-t-on vers un formatage standard  qui ne convient ni aux garçons ni aux filles ou qui  en reste à un socle commun, condamnant les uns et les autres  à une certaine médiocrité ? Il semble qu’actuellement l’on entretienne le flou, la langue de bois, les doubles injonctions (double bind). Est-ce que la société civile est en mesure de compenser les lacunes d’une éducation unisexe ?  On rejoint ici certaines réflexions de Jean-Jacques Rousseau (L’Emile)
Selon nous, il faut un temps pour séparer les sexes et un autre pour développer une certaine complémentarité entre eux, en connaissance de cause. Nous pensons que des écoles doivent se mettre en place autour de cette distinction sexuelle de façon à ce que les parents aient le choix. C’est d’ailleurs cette uniformité du modèle  éducatif qui fait problème avant toute chose. Il est certes heureux de dépasser certains clivages mais il en est qui sont fondamentaux et qui sont à respecter. La dualité reste en tout état de cause le seuil à ne pas dépasser en matière d’abolition des différences.
Un des processus les plus marquants qui contribuent à former l’identité d’une personne  est la ressemblance.  L’enfant  repère ceux qui lui ressemblent le plus car instinctivement il sait qu’il doit les  prendre  pour modèle. C’est dire que la dimension visuelle est déterminante. Dire à un enfant que les hommes et les femmes ont les mêmes facultés, c’est l’abrutir, c’est lui faire renoncer à comprendre le monde par ses propres moyens, ses propres sens et notamment la vue. Même l’apprentissage de la langue peut être  mal conduit  s’il  amène l’élevé à  renoncer à comprendre par lui-même, sans le truchement permanent de l’enseignant.  L’enfant doit pouvoir s’orienter par ses propres moyens et cela  vaut tant au niveau purement physique qu’à celui de l’habillement, du comportement.
Cela dit, les garçons et les filles ne vivent pas les choses de la même façon. En effet, les filles, selon nous, ont surtout à maitriser le monde extérieur, à s’assurer que tout est bien rangé. Il est facile de surveiller leurs progrès en la matière. En revanche, les garçons ne peuvent se contenter de répéter, de reproduire, de recopier  à l’identique un certain modèle. Et c’est bien là que le bât blesse.
Les garçons doivent être très tôt encouragés à la créativité, ce qui pose deux problèmes pour les éducateurs : 
- cette créativité exige l’activation de fonctions « internes », donc invisibles, ce qui rend difficile  l’aide qu’autrui peut apporter à l’enfant.
- cette créativité  n’est pas censée, par définition,  correspondre à quelque chose de préexistant, ce qui aurait permis d’évaluer le travail accompli au regard d’une norme établie.
Si l’on prend l’histoire des sciences, par exemple,  le chercheur authentique n’est pas censé dupliquer ce que d’autres chercheurs ont accompli avant lui. Il y a là une sorte de paradoxe : je dois être l’autre en devenant moi-même, c’est-à-dire en renouvelant le sujet et l’objet. Le jeune garçon devra donc trouver ses marques en construisant un lien avec lui-même  plus encore qu’avec autrui.  On appréciera son travail non pas du fait que celui-ci est conforme mais de par sa qualité intrinsèque, ce qui exige de la part de l’éducateur une qualité de jugement autre qu’un seul constat de conformité. On voit donc que la compétence de l’éducateur est en jeu.
En ce qui concerne la formation des filles,  les objectifs seront sensiblement différents. Le mot complémentarité sera mis en avant. Elles sont celles qui conduisent les choses à leur terme, à une certaine perfection. Logique terminale chez les filles, élan  initial chez les garçons.  Les filles perfectionnent ce qu’elles reçoivent en dépôt. C’est là leur valeur ajoutée. Quelque part, la démarche féminine est malthusienne. On fait au mieux avec ce qui « reste », ce qui est donné. On pense à des cours de cuisine où l’on apprend à se servir de toutes sortes d’ingrédients venant corriger le produit de départ aussi  médiocre soit-il. Mais avant tout, il faut suivre le livre de recettes pour que le « plat » soit conforme l’attente standard.  Un couscous, c’est un couscous, un cassoulet, c’est un cassoulet et ainsi de suite. L’élève devient ainsi fiable, responsable, prévisible. Or,  le garçon, lui, doit être imprévisible. Un grand artiste, un grand chercheur se doivent d’être imprévisibles mais surtout d’inspirer des gens moins doués qu’eux. Ce qui compte, chez les garçons, c’est l’idée nouvelle qui changera la donne.  Dès que l’idée est exprimée, la direction donnée,  elle peut être reprise par d’autres sous des formes diverses, passage de l’un au multiple. Elle donne naissance ainsi à un nouveau groupe de gens- et notamment de femmes-  ayant le même référent. Elle en est le ferment.
Nous dirons donc que les filles doivent comprendre qu’un seul garçon peut suffire pour animer tout un groupe de filles. On ne doit pas fonctionner sur une base un garçon pour une fille, ce serait partir sur une mauvaise base d’où le caractère très discutable des classes mixtes et plus ou moins paritaires. L’illusion égalitaire tient au fait que l’on n’utilise pas les bons instruments de mesure.
Par ailleurs, il faut impérativement éviter que les filles prennent la mauvaise habitude de vouloir des produits achevés puisque précisément leur rôle est de compléter ce qu’on leur apporte. Trop de filles développent un comportement de consommateur.  Il y a un juste milieu à trouver entre être créateur et être consommateur, c’est d’être un bon collaborateur.  Il est tout à fait normal que le collaborateur puisse produire quelque chose de plus accompli que le travail  qui lui est soumis mais il ne devra pas oublier que le créateur  fournit un grand nombre de personnes et que chacune d’entre elles aboutira à quelque chose de différent, à partir d’une matrice commune fournie par le créateur. Ce dernier ne doit pas accorder une attention exclusive à l’un de ses collaborateurs, il doit essaimer, polliniser.  On aura compris que dans les deux cas, ce ne sont pas les mêmes valeurs qui sont en jeu. Il importe que chaque sexe respecte l’autre.
Notre modèle éducatif  ne prétend pas être universel.  Il constitue une alternative et il est important que l’on n’impose pas en France un modèle unique. C’est par la pluralité des modèles que l’on pourra en apprécier l’impact
 
 
 
 
JHB
15.06.15

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L’ensemble franco-européen‏

Posté par nofim le 22 juin 2013

Etudes linguistiques
La langue anglaise et la stratégie du sandwich
Par  Jacques  Halbronn
 
Certains lecteurs ont pu être surpris par le dernier « numéro » de nos Etudes Linguistiques  et nous avons pensé devoir préciser davantage notre démarche en recourant à des exemples liés à la cuisine.
Prenons un cas limite : le petit pain (pistolet) aux lardons. Les lardons sont très minoritaires par rapport à la quantité de pain. Il en est de même du « pie » anglais, où l’élément carné est peu de choses par rapport à son contenant fait de pâte. Le sandwich appartient à la même stratégie :  beaucoup  de pain avec un peu de jambon. Les céréales dans tous les cas cités représentent la partie vile de la combinaison, le « parent pauvre ». On pense au geai paré des plumes du paon (La Fontaine)
Si l’on passe à l’anglais moderne, nous dirons que la pâte, c’est la partie germanique de cette langue et la viande, la partie franco-latine.  En l’occurrence, l’exemple n’est pas très bien choisi étant donné la quantité colossale de mots français en anglais mais le principe reste le même : c’est l’apport qui compte, qui fait la différence.
Il nous faut, de toute façon, considérer un ensemble d’applications et ne jamais s’en tenir à une seule. Car s’il n’y a qu’une seule application d’une matrice, c’est que celle-ci  n’a qu’un impact réduit et donc ne mérite guère un tel statut. C’est l’importance de l’impact sur le plus ou moins long terme qui est déterminante.
A la limite, une fois cette logique matricielle observée sur toute une série de cas, tant dans la diachronie que  dans la synchronie, car certaines influences varient d’une période à une autre – il faut parfois  suivre l’évolution des langues sur plusieurs siècles et ne pas statuer sur un instant  T-  peu importe que cette empreinte matricielle soit quantitativement plus ou moins considérable.  C’est le processus global qui compte.
Si l’on prend le cas du thé- pour rester dans le champ de l’anglais- la part du thé par rapport à l’eau de la bouilloire est assez dérisoire mais c’est  bien du nom de thé que l’on désignera la boisson car le thé marquera de son arome l’ensemble du breuvage. On pourrait multiplier à l’infini les exemples de cet hommage que le vice rend à la vertu ou si l’on préfère du mimétisme. Il faut parfois peu de chose pour marquer une allégeance. Parfois, une fleur ou une couleur suffisent à indiquer le parti pris.
C’est pourquoi, nous réitérons notre image d’empire linguistique du français s’étendant sur tout le nord de l’Europe germanique, scandinave (Suédé notamment) et slave et ce sur la longue durée et qui tient à cette présence des mots français au sein de toute une série de langues européennes, conduisant à une latinisation d’un nouveau genre qui prend le relais de la latinisation du sud  de l’Europe (la famille des langues « latines » dont le français fait d’ailleurs partie intégrante, ce qui lui confère un rôle pivot.)  C’est pourquoi il revient au français, de nos jours, d’être reconnu en cette qualité de ciment de l’Europe alors que ce n’est pas le cas de l’anglais qui n’est qu’une manifestation parmi d’autres de cet empire linguistique français.  
Nous notions plus haut que l’anglais  est plus marqué que toute autre langue européenne par le français, ce qui pourrait expliquer quelque part le rôle qu’il  joue dans le monde et qui fait la part belle aux mots français, étendant ainsi d’autant l’impact du français dans le monde, non pas en tant que langue au sens figé du terme mais en tant que vivier de mots.  
Nous proposons en effet de repenser la définition d’une langue en ne nous arrêtant pas à l’idée d’une langue figée, que l’on doit appréhender d’un seul bloc, comme le propose la phonologie. Peu nous importe, en effet, comment les mots se distinguent entre eux au sein de telle langue, il s’agit d’une cuisine interne assez périphérique et à laquelle il a été accordé beaucoup trop d’importance par le passé.
Il importe d’en revenir à une idée plus vivante de la langue,  ce qui implique une bien plus grande variété de manifestations, l’important étant de préserver une conscience de ce qui fait le cœur de la langue et nous dirons que ce n’est pas sa morphologie mais son lexique, étant entendu que le lexique obéit à des règles structurelles bien précises, sous forme d’adjonctions à un certain nombre de radicaux (cf. « Le  français comme langue matricielle », in Revue  française d’histoire du livre,  n°132, 2011).
Le français est une langue qui a mis en place un système de fabrication des mots et apparemment  le « secret » de fabrication avait été perdu et l’on se contentait de perpétuer un héritage du passé.  Le français a pu ainsi exporter des mots –même si les emprunts n’en reprenaient qu’une part variable- qui était nés sur son sol,  selon une recette  retrouvée. Le génie de la langue française aura été de ne pas se contenter de reprendre ce qui avait déjà été fait mais de retrouver une dynamique  perdue. Même lorsque le français a emprunté à l’italien, il l’a fait passer par sa « moulinette » alors que l’anglais  a conservé religieusement  en l’état les mots français empruntés.
Faut-il rappeler que le plus souvent, cette influence du français n’a pas été le fait d’une politique délibérée de la part de la France, que l’on pourrait même parler de « vol », de « plagiat », de « piratage » comme il est de coutume dans les cas de mimétisme où l’on ne prend pas toujours la peine de prévenir  celui que l’on imite, avec plus ou moins de bonheur.
Pour en rester au vocabulaire agricole, nous dirons que le français correspond à l’élevage, aux pâturages  et les autres langues  au labourage  (en paraphrasant la formule de Sully). Le français est voué à l’élevage des mots, c’est-à-dire  à un luxe.  Les autres langues ont une matière linguistique plus médiocre qui va s’enrichir au contact du français,  à l’image d’une piquette qui prend du goût au prix de quelques additions d’un vin plus vigoureux.  Il convient que les études consacrées au français changent d’échelle et resituent la francophonie au sein d’un cadre plus large, en considérant l’apprentissage de la langue français en tant que globalité comme  un facteur historiquement secondaire en comparaison du rayonnement des mots français.
Le français, en quelque sorte, a engrossé toutes les langues nordiques et ce qu’elles sont devenues se relie à lui au sens où le français en est le trait d’union, le dénominateur commun. En ce sens,  on pourrait parler d’une linguistique franco-européenne comme on peut parler d’une langue indo-européenne (aryenne).
 
 
JHB
13.06.13

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Le français, ferment de l’Europe du Nord

Posté par nofim le 22 juin 2013

Le français langue majeure, l’anglais langue mineure
Par Jacques  Halbronn
 
Pour l’historien des langues, l’anglais a été colonisé par le français des siècles durant et fait partie de l’empire linguistique français.  Il est regrettable que le monde francophone ne mette aucunement en avant cet aspect des choses, ce qui fausse totalement la perception de la géopolitique linguistique. Au lieu de se concentrer à l’apprentissage et à la pratique du français, la francophonie devrait  accorder la plus grande importance à la « diaspora » des mots français au sein de toutes sortes de langues (cf. les travaux d’Henriette Walter sur ce sujet)
En fait,  nous partageons au XXIe siècle une fausse idée de la langue. S’il est vrai que l’évolution des langues depuis quelques siècles a été marquée par un processus de plus en plus dirigiste et normatif, il n’en a pas toujours été ainsi.  On dit souvent que nous ne pouvons plus lire un auteur comme Rabelais mais la langue de Rabelais était très particulière et lui était propre.-(cf. Le français, quelle histoire !  Par  J. B. Nadeau et J. Barlow,    Livre de poche, 2012)
En fait, si nous reprenons des analyses que nous avons appliqué à divers domaines (cf. sur le blog  nofim), le danger qui menace tout modèle, c’est d’être envahi par ses métastases, c’est-à-dire par des pratiques contingentes qui finissent par s’incruster et se figer,  apparaissant dès lors comme constituant le corps même d’une langue alors qu’elles n’en sont que des prolongements aléatoires.
Autrement dit, nous faisons preuve à l’endroit du français d’une grande paresse intellectuelle et de bien peu de liberté de création.  C’est certes bien commode car nous ne risquons pas d’être surpris par la parole d’autrui, tant elle est stéréotypée au point que nous ne savons plus distinguer le cœur d’une langue de sa périphérie. Une langue serait un ensemble à prendre ou à laisser. C’est l’ une vision quelque peu anachronique de la langue qui pèse sur la linguistique contemporaine avec sa « phonologie » hyper-normative en ce qu’elle met l’accent sur la rigueur que doit respecter tout locuteur s’il veut être compris et sur les risques d’erreur.
Selon  nous,  une langue doit certes instituer un certain nombre de racines, de préfixes et de suffixes mais chaque locuteur a le droit de les combiner, de les arranger comme il l’entend dans sa pratique personnelle  et être entendu par son entourage en dépit de certaines libertés prises en aval. 
A partir de là, la comparaison entre des langues totalement cristallisées n’est plus recevable.  Il faut mettre fin à un certain protectionnisme linguistique qui décide qui parle ou ne parle pas telle langue en exigeant un savoir linguistique beaucoup trop rigide.  On entend déjà des arguments du type : si chacun parle une langue à sa façon, personne ne va plus rien comprendre. 
Nous pensons que la question du français doit se situer dans un contexte de plus grande « ouverture » des langues. A partir de là, on peut se demander si l’anglais n’est pas du français parlé  dans un certain contexte. On pourrait certes croire pouvoir soutenir la  thèse inverse d’un anglais mâtiné de français, ce qui est le discours habituel. Mais quand on sait la domination du français- ce que nous appellerons une langue « majeure » sur  un grand nombre de langues, force est d’inverser les rapports.
Autrement dit, à partir du moment où l’on abandonne une représentation par trop restrictive de la langue,  l’on peut voir les choses tout à fait différemment à savoir que le français  est bien la langue centrale et qu’elle est modulée par une diversité d’applications, ce qui donne lieu à des langues que l’on qualifiera de « mineures ».  Mais dans ce cas, ce que l’on appelle le français est aussi  un avatar mineur du français majeur. Entendons par là que sous le terme français, l’on confond deux niveaux linguistiques bien distincts, ce que l’on vient de dénoncer à propos d’une conception trop étriquée de la francophonie. C’est pourquoi nous préférons parler plus largement de francologie pour désigner l’étude du français langue majeure et de ses variantes mineures.
Nous voudrions aussi revenir sur une formulation que nous avons employée et qui mérite quelque correction.  Nous avons récemment associé le signifiant à l’écrit et le signifié à l’oral. En fait,  il est préférable de décrire le signifiant comme un segment sonore qui peut être chargé de diverses  significations mais aussi agrémenté diversement au niveau morphologique. En fait, on peut imaginer une série de racines –en petit nombre- que l’on peut qualifier de signifiants majeurs et pouvant être  traités de diverses manières, tant au niveau de l’écrit que de l’oral.  En ce sens, la langue s’apparenterait à une musique, en tant que recherche de sonorités. Autrement dit, le français matriciel  serait doté d’une musique qui lui serait propre et que nous ne pouvons pas réellement restituer sachant que l’oralité du français a sensiblement varié  au cours des siècles.
En conclusion, nous rappellerons que le français aura joué un rôle majeur dans la formation de la culture européenne et que c’est une grave erreur de l’avoir oublié ou occulté car cette langue constitue un ferment unitaire majeure. En affirmant que l’Europe septentrionale ne parle qu’une seule et même langue majeure, le français, avec une kyrielle de langues mineures qui en dérivent, nous  apportons une cohérence nouvelle à l’ensemble.
 
 
 
 
JHB
13.06.13

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Les juifs dans le monde‏

Posté par nofim le 22 juin 2013

La présence juive au monde
Par  Jacques Halbronn
 
Plus le temps passe et plus nous observons que les différents sujets que nous avons traité depuis quelques décennies se rejoignent et se recoupent dans une interdisciplinarité qui nous est propre, c’est-à-dire qui n’est pas importée sur tel ou tel point mais qui reste tout à fait personnelle. Les réponses aux questions que nous nous posons  se trouvent en fait dans d’autres domaines que nous avons abordés par ailleurs.  Un des cas les plus remarquables concerne les relations entre Astrologie et Question Juive. Mais jusque-là les rapprochements étaient restés d’ordre conjoncturel  (cf. le Monde Juif et l’Astrologie, histoire d’un vieux couple,  Ed. Archè, Milan, 1985), ils tendent à présent à devenir structurels. Il en est de même pour nos études sur le masculin et le féminin qui s’insèrent de façon toujours plus nette au sein de notre pensée astrologique. D’une certaine façon, cela constitue un front plus large et donc plus difficile à défendre mais en même temps,  l’ensemble ne fait que se renforcer, autour du paradigme de la dialectique de l’un et du multiple, qui est une clef  cruciale de toute notre anthropologie au sein de laquelle l’astrologie apparait comme la pièce manquante du puzzle.
En effet, comme nous l’avons montré récemment dans d’autres études,  on a besoin de relais entre les astres et les hommes comme entre les hommes et la Terre. Le premier relais serait lié aux Juifs et le second aux femmes, les hommes (non juifs) se trouvant au milieu. Ancrage en haut et ancrage en bas. Quant au monothéisme, il nous rappelle ce principe unitaire qui est à la base de toute démarche scientifique, politique ou artistique au point que l’on peut réellement se demander comment il est encore possible de rêver d’une humanité  unidimensionnelle, paritaire, égalitaire. Est-ce que lorsque l’on achète par millions les  CD de telle star de la chanson, on n’est pas à l’évidence dans un schéma pyramidal ?  Nous supportons de plus en plus mal une telle hypocrisie qui confine à la schizophrénie chez ceux qui n’ont que l’égalité à la bouche, ce qui relève du déni et d’un certain négationnisme.
Dans de précédents textes, nous avons  voulu remettre le sionisme à sa juste place, à savoir  qu’il ne saurait être à la tête du « peuple » juif, mais qu’il en constitue la « base » reconstituée, ce qui permet d’autant mieux à la tête d’exister. Mais sans cette tête,  le sionisme n’est plus qu’un nationalisme de plus et c’est d’ailleurs ainsi que Herzl le voyait.
A la décharge de Herzl,  l’émergence des forces juives en diaspora n’était peut-être pas, il y  a un peu plus d’un siècle,  encore assez flagrante pour qu’il se soit cru obligé de l’intégrer dans son schéma. Mais force est de constater que sa représentation du phénomène juif était défectueuse et déséquilibrée et qu’elle n’aura pas servi les intérêts de la diaspora juive. On peut même dire que le sionisme aura affaibli la présence juive en Europe en la délégitimant, avec les conséquences que l’on sait. Rien n’est plus dangereux que de ne pas définir  le rôle d’un groupe, c’est le meilleur moyen de conduire à son élimination. En ce sens, un groupe qui renonce à sa spécificité commet un suicide.
Nos travaux en astrologie – et plus précisément en astrocyclologie- avec ce que cela implique de dualité entre le ciel et la terre- nous ont amené à la thèse selon laquelle l’Humanité serait plus intelligente à certains moments du cycle que nous étudions (Saturne /étoiles fixes royales), et par là nous entendons, en référence à la Tour de Babel, la capacité à recentrer, à ressourcer ce qui était éparpillé du fait de la multitude des pratiques, du fait des ajustements aux conjonctures et aux contextes les plus divers, ce qui provoque, à la longue, une perte de conscience de la centralité.
Mais comment expliquer  qu’à un certain stade de son Histoire, de son « évolution »( Darwin), l’Humanité aurait  été ainsi connectée avec le Ciel ? Il y a quelque chose qui nous  fait penser à une intervention  qu’il faut bien qualifier d’extérieure mais qui n’est pas sans  écho avec le texte biblique, avec notamment les Tables de la Loi (mosaïque).  Dialectique entre le  Récit de la Création  (Maassé Beréshith) et celui de la Loi (Maassé Merkabah), qui se succèdent et ne sont aucunement simultanés. On peut parler alors d’une « seconde » création comme d’une « seconde » nature.
Ainsi, Herzl n’aura-t-il pas pris toute la mesure du « génie » juif, il l’aura bradé et considéré comme quantité négligeable. Dans son Etat juif, à aucun moment il ne salue la place des Juifs dans la modernité du monde. (cf. notre étude,  Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat, 2002). Il y a là comme un point aveugle dans la mise en place du projet sioniste, comme si seul l’aspect féminin – d’où le retour à la « Terre », l’importance de la mémoire, de ce que l’on ne peut oublier,  avait été considéré aux dépens de l’aspect masculin de la judéité, qui met l’accent sur les centres d’émission et de révolution du monde. Herzl n’a pas saisi la dimension universelle de la judéité, il a surtout  pris en compte les masses juives et notamment celles de l’Europe orientale dont il finit par devenir le porte-parole, en raison d’une certaine indifférence à son égard de l’intelligentsia juive occidentale. Quelque part Herzl avait des comptes à régler avec l’élite juive de son temps et le sionisme est une machine pour  l’éclipser.
En ce début de XXIe siècle,  Herzl aurait certainement compris que sa vision des choses était terriblement lacunaire. Une révolution copernicienne s’impose : ce n’est pas la diaspora juive qui tourne autour de  Sion mais Sion qui n’existe que par rapport à la dite diaspora. 
Pour en revenir à notre approche de la genèse de l’astrologie, nous dirons que la fonction unificatrice, qui passe par le nettoyage de toutes sortes d’incrustation et de clivages, incombe aux Juifs  qui sont les gardiens de la conscience de l’unicité  (monothéisme). Ce rôle exige des facultés particulières. Une quête d’unité qui n’en a pas les moyens  débouche sur le syncrétisme,  le compromis  c’est une unité de surface, par le bas, un bric à braco négocié entre les parties.  La véritable unité est autrement corrosive, détergente, elle passe par une décantation, un délestage et non par une accumulation.  
Pour parvenir à la véritable unité, il faut de l’intelligence, de façon à faire surgir la centralité derrière la diversité et c’est probablement là la meilleure définition du génie.  On nous objectera que tous les génies ne sont pas étiquetés comme juifs comme si c’était la  pratique religieuse juive qui faisait le génie juif.  On peut tout à fait imaginer qu’au cours des siècles, de nombreux juifs ont cessé d’être conscients de leur judéité  et donc il convient d’être extrêmement prudent quand on décide qu’Un Tel n’est pas juif parce que ce n’est pas marqué sur son front. Il est probable qu’au cours du XXIe siècle, ces questions seront mieux maîtrisées  au niveau génétique et neuroscientifique et cela vaut évidemment  pour l’action cyclique sur le cerveau liée à certaines configurations astrales que nous avons circonscrites.
 
JHB
12.06.13

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Le nouvel androgynat et l’astrologie‏

Posté par nofim le 15 juin 2013

L’astrologie et le nouvel androgynat. Etat des lieux.
Par  Jacques Halbronn
 
Nous poursuivons notre entretien (sur Face Book-groupe Aldébaran)  avec  Frédéric Barbet, faute de pouvoir l’interviewer en direct et en vidéo (pour  Teleprovidence.com).
L’enseignement astrologique porte une lourde responsabilité dans la formation et le formatage  des futures générations.  Nous avons suivi certains enseignants comme  le Nantais  Jacky Alaïz (sur le blog vidéo de la Faculté Libre d’Astrologie de Paris, notamment).  Nous ne sommes pas pour notre part pour une immersion qui ne serait pas très progressive et cela vaut autant pour la didactique des astrologies que pour celle des langues, à savoir qu’il faut commencer par la partie la mieux structurée, la plus rationnelle, la plus organisée  avant d’y ajouter des notions moins assurées. Il y a là besoin de discernement. Et le mieux est l’ennemi du bien quand on prend le risque de saturer  les élèves en les décourageant de faire jouer leur intelligence pour apprendre bêtement comme on le fait pour sa langue maternelle, sur le tas. Il serait bon qu’il y ait des congrès consacrés au contenu de l’enseignement astrologique. En septembre 1978, nous avions organisé une rencontre internationale (dont il reste un film muet, repris dans les archives  de Teleprovidence, « L’épopée du MAU ») et par la suite nous avons suscité en 1985 la création de la Fédération de l’Enseignement Astrologique (dont Denise Daprey sera  la présidente).  De la rencontre de 1978 sortira une série de résolutions (que l’on trouvera insérées dans le Guide de la Vie Astrologique, Paris, La Grande Conjonction-Trédaniel, 1984)
Donnons la parole à M. Barbet :
« Je suis d’accord avec vous sur le sujet concernant la recherche astrologique (d’ailleurs, et dans notre société occidentale, on parle plus de l’enseignement astrologique que de recherche astrologique) il faudrait définir un modèle universel , carré, limpide et accessible au public, sans exception, dans lequel les gens peuvent se retrouver et s’identifier (un langage commun structuré), l’Astrologie retrouverait ainsi ses lettres de noblesse dans la cité et à l’université; elle ne serait plus réservée aux « initiés » et surtout à une caste d’élèves, qui ont alimenté et alimentent encore grassement les caisses des écoles privées d’astrologie pour obtenir le titre d’astrologue (une sorte d’adoubement tacite intellectuel entre l’astrologue enseignant ses théories irréfutables, souvent contestées par ses propres collègues, eux-mêmes enseignants d’une autre tradition et l’élève qui courbe l’échine par peur de décevoir son mentor et de rejet de la communauté astrologique). »
Notre commentaire : toute la question est de déterminer quel pourrait être  modèle  de base dont tout le reste dériverait  et qui serait compléter par des adjonctions nécessairement temporaires et vouées à être renouvelées. Pour notre part, il  est essentiel de distinguer très nettement entre les données fondamentales et les apports secondaires, ce que l’on ne fait pas assez.  Il est vrai que les élèves sont conditionnées à considérer la série des 12 maisons, des 12 signes, des 10 « planètes », des divers aspects  comme constituant cette « base ». Or,  dans cet ensemble, l’on confond les données structurelles avec des apports accessoires qui viennent encombrer la théorie astrologique alors qu’ils peuvent en effet « enrichir » la pratique astrologique, laquelle développe ses propres moyens en vue de parvenir à des précisions que le modèle stricto sensu n’est pas en mesure de fournir. Cela dit, méfions-nous des additifs à commencer par le sucre et le sel (d’où les régimes sans sel) qui sont générateurs d’obésité et donc de difformité.
M. Barbet ne nous suit plus trop quand nous abordons la question des femmes –et il n’est pas le seul notamment chez les femmes astrologues mais il faut en prendre son parti :
« Par contre, je conteste votre avis sur le rôle des femmes concernant leur utilisation de l’outil astrologique; certes de nature, elles sont plus intuitives, sensibles aux effets de mode, adeptes des recettes de cuisine, mais pour savoir faire une recette, il faut connaître les doses et les ingrédients nécessaires à son élaboration sinon la recette tourne au fiasco; les femmes savent jouer sur les fluctuations, elles sont cycliques (attendre le bon moment pour agir et nous surprendre). L’Astrologie a peut- être besoin de passer par là pour se faire entendre, d’ailleurs, elle a aussi recours aux cycles. »
Que répondre ?
On ne cessera de le répéter : ne mélangeons pas les genres, dans tous les sens du terme. Il y  a un temps pour  établir ou rétablir des modèles – et  il est un temps pour les mettre en pratique. Ce n’est pas du tout le même « métier » et l’astrologie qui prétend  classer les gens selon un certain nombre de catégories ne peut  que conforter dans la nécessité d’une division du travail.  Autant le modèle doit se suffire à lui-même, être d’une grande simplicité, ce qui le rend compréhensible par le plus grand nombre avec pour effet paradoxal que chacun en fera ensuite ce qu’il voudra,  autant  les applications, les utilisations du dit modèle dépendant de toutes sortes de « conditions » dont l’astrologue aura à tenir compte (d’où le terme d’astrologie conditionnaliste  qu’a créé Jean-Pierre Nicola) et dont il fera un savant dosage, au cas par cas. On passe ici de celui qui élabore l’assiette à celui qui la remplit, d’où le double sens du mot « plat » (dish  en anglais dans les deux sens aussi) qui désigne à la fois le contenant et le contenu, ce qui nous aura conduits à parler de recettes de cuisine.  Le même contenant peut accueillir une quantité infinie de contenus, ce qui signifié que le contenant est le centre de tous les contenus dont il se fait,  tour à tour, le dépositaire, ce qui tend à relativiser l’importance du contenu par rapport à celle du contenant, garant d’une unité factice,  le contenu en lui-même pouvant être un savant mélange de produits. On retrouve la dialectique de l’un et du multiple.
Maintenant, oui, nous pensons que les femmes sont plus dans le contenu que dans le contenant, plus dans la pratique que dans la théorie. On nous objectera probablement que lorsqu’une femme est enceinte, « grosse » (grossesse)  elle joue le rôle de contenant. On dit aussi parfois qu’elle « porte » (mère porteuse). En fait, vous parlez de cyclicité chez les femmes, encore faudrait-il rappeler un problème devenu lancinant avec la longévité, c’est celui de la ménopause qui devient un fléau social avec toute une population de grands-mères qui n’ont plus que l’apparence du féminin et qui ne sont pas non plus des hommes. La ménopause crée un être androgyne. Or, comme vous le savez peut-être, le milieu astrologique est envahi par un tel phénomène. Les salles qui réunissent des dizaines voire des centaines de personnes payantes  ne le sont à 90% que par  des femmes ménopausées. Ceux qui croient que c’est un détail se trompent gravement et cela devrait d’autant plus être alarmant pour un milieu qui accorde autant d’importance, en principe du moins, à la cyclicité.  Le facteur âge interfère avec le bon ordre des choses.   L’argent   de l’astrologie dépend très largement de cette catégorie qui impose sa loi. Les femmes jeunes sont excessivement minoritaires dans le milieu astrologique.  Donc on ne peut en effet généraliser  sur les femmes. La ménopause aboutit à des aberrations dans le rapport émission-réception, ce qui expliquerait en partie la sclérose du savoir astrologique au fur et à mesure du vieillissement du public et  cela joue le rôle de repoussoir pour un renouvellement du recrutement. Le milieu astrologique se trouve ainsi gangrené et  le savoir astrologique se fige de plus en plus.  Dans une France qui est peuplée de plus en plus de jeunes  mères, les réunions astrologiques apparaissent comme de moins en moins représentatives de la population française.  Il est vital d’organiser des colloques d’où seraient exclues  les femmes ménopausées qui n’assument plus leur féminité ni physiquement ni mentalement. Ce ne sont donc pas les femmes qui font problème mais bien  ce qu’elles deviennent inexorablement, pour paraphraser ironiquement Simone de Beauvoir. Un monde sans « vraies » femmes est voué à la décadence et à la dégénerescence.
Nous avons beaucoup travaillé, au niveau universitaire, sur les contrefaçons et les impostures.  La farce, c’est ce qui se fait passer pour ce que cela n’est pas.  Un poulet farci, des tomates farcies, ont un contenu autre que celui qu’ils prétendent avoir.  De plus en plus, nous aurons affaire à des apparences et un des effets du progrès, c’est  la longévité- ce qui pose le problème de l’eugénisme- qui trompe sur la marchandise.
 
 
JHB
12. 06. 13

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La linguistique en question

Posté par nofim le 15 juin 2013

Tribulations et errements de la linguistique du XXe siècle
 
Par  Jacques Halbronn
 
Toutes les langues  ne se valent pas même si l’on a pu dégager des modes de fonctionnement et d’organisation récurrents d’une langue à l’autre, notamment autour de la phonologie. Mais ce n’est pas parce que toutes les langues doivent se soumettre à certaines lois qu’elles sont à mettre sur le même pied.
Dans  de précédents textes (cf. «  Etudes linguistiques. Le  français comme langue matricielle », Revue française d’histoire du livre,  n°132, 2011). nous avons montré  les pathologies qui pouvaient affecter telle ou telle langue. On pourrait parler d’une patho-linguistique.
Nous pensons que le XXIe siècle  sera de plus en plus exigeant par rapport à la « qualité » ergonomique des diverses langues, sur le modèle de ce qui se pratique intensément pour tous les appareils, les outils mis en circulation. Il n’y a pas de raison,  à terme, que les langues  échappent à ce qui est exigé dans tant d’autres domaines et continuent indéfiniment  à constituer une sorte d’enclave protégée. C’est alors que le statut mondial de l’anglais risque d’être remis en question car le monde s’est entiché d’une langue qui est loin d’être un modèle à suivre  au regard de ses dysfonctionnements internes. Il importe de démystifier  une telle langue dont l’ergonomie  fait problème. Il eut été nettement préférable, en temps utile, de mettre en avant le français. Non pas que cette langue soit parfaite mais parce qu’elle peut le devenir au prix de retouches assez modiques, ce qui ne saurait être le cas de l’anglais. Mais ce qui disqualifie plus particulièrement l’anglais, c’est que l’anglais fait partie des langues européennes (germaniques et slaves notamment) qui ont été marquées, à divers degrés, par le français.  Pour faire image, nous dirons que le français s’ est en quelque sorte accouplé avec toute une série de langues nordiques-pour donner naissance à de nouvelles langues, à commencer par l’anglais moderne mais cela vaut à divers degrés pour bien d’autres langues d’Ouest en Est du continent européen. L’anglais moderne est le résultat d’une synthèse entre la thèse (ancien anglais) et l’antithèse (ancien français). Mais il faut avoir la bonne perspective : une même antithèse peut donner lieu à diverses synthèses du fait qu’elle interfère avec un grand nombre de thèses.   Le français a ainsi produit un grand nombre de synthèses qui sont liées entre elles du fait même du français. Et en ce sens, le français a été un ferment majeur de la conscience européenne en latinisant l’Europe non latine du Nord mais aussi l’Afrique du Nord, en donnant naissance à un  nouvel arabe parlé fortement mâtiné de français, à l’instar du nouvel anglais ou du nouvel allemand.  L’anglais moderne n’est pas une langue matricielle comme le français et ne peut donc pas féconder d’autres langues, il existe en tant que langue, il est synthèse et non antithèse. Le français n’est pas une langue comme les autres et ne doit pas être appréhendé comme telle. C’est une langue antithèse et non une langue thèse/synthèse et en ce sens nous dirons que le français est une langue masculine, comme le latin,  face à des langues féminines qui se sont laissé pénétrer par elle. En, ce sens, le scandale du franglais, mis en avant par Etiemble, n’est pas ce que l’on croit, il tient au fait qu’une langue masculine n’a pas à être pénétrée par d’autres langues. Ce qui est normal pour l’anglais ne l’est pas pour le français. Soulignons d’ailleurs à quel point l’influence de l’anglais sur le français est restée extrêmement  marginale en comparaison du processus inverse bien plus massif et systématique, tant sur le plan lexical que morphologique.
Une langue matricielle n’est pas tant une langue qui s’apprend en tant que langue mais une langue à laquelle il est emprunté, ce qui est un statut beaucoup plus rare.  Il y a une minorité de langues matricielles et c’est tout à fait normal, le propre d’une matrice étant d’être diversement déclinée. Une langue matricielle ne s’apprend pas, elle se prend. Le français a donné naissance à des langues francisées tout comme le latin a donné naissance à des langues latines, ce qui fait des langues matricielles un ferment unitaire déterminant. La langue matricielle unifie, elle corrige l’effet babélien.
De même, au sein d’une langue, on trouve un certain nombre de matrices qui sont conjuguées, déclinées,  préfixées, suffixées,  dérivées. Même l’anglais respecte ce principe en dépit de certaines apparences. C’est le pronom personnel qui sert de  flexion face à un radical  immuable, que cela soit pour un verbe, un nom  ou un adjectif. Au lieu que la conjugaison se joue au niveau du suffixe, elle se joue au niveau du préfixe, si l’on admet que le « pronom » peut être considéré comme un préfixe. (cf. la formation préfixale  du futur en hébreu).  En fait, en anglais, la matrice verbale est encore plus évidente que dans d’autres langues, y   compris le français écrit (à l’oral, le français a beaucoup marqué l’anglais sur ce point, cf. nos études à ce sujet),  du fait qu’elle garde la même forme et que le facteur de variance reste externe.
Le problème de l’anglais tient à son caractère hybride qui est caractéristique des langues de synthèse. Cela rend difficile leur intelligibilité structurelle de par la multiplicité des doublons. Si l’on prend les champs morphosémantique de l’anglais, ceux-ci ne sont  unifiés qu’au niveau du signifié et non du signifiant, ce qui veut dire que seule une tradition orale permet au locuteur de se repérer, ce qui rend le locuteur dépendant d’une exégèse, le signifié étant le commentaire du signifiant.
Dans la genèse des savoirs, nous connaissons  ce qu’implique un tel apport exégétique venant compenser une carence structurelle de l’écrit par une transmission orale plaquée. Le visuel (signifiant, écrit) est ainsi recouvert par l’auditif (signifié, oral), ce qui donne une médiocre lisibilité et empêche de ce fait à un tel savoir d’être fécondant. Il faut alors se contenter de le prendre comme tel, comme un tout, ce qui implique un long apprentissage fort peu ergonomique.  A contrario,  une langue comme le français  peut être prise sans être comprise. On peut employer des mots français sans parler le français, ce qui est beaucoup plus simple.  Paradoxalement,  un Anglophone non polyglotte peut dire qu’il ne parle pas le français mais il ne peut pas dire qu’il ne parle pas un mot de français.
Autrement dit, le tort de la linguistique du XXe siècle aura été de tenter de constituer une théorie générale en ne tenant pas compte de l’organisation matricielle des rapports interlinguistiques.  Cette théorie générale met le français au même niveau que n’importe quelle autre langue et c’est là un  grave contresens  épistémologique, historique, diachronique. Au lieu de servir de matrice pour l’intelligibilité des sciences, la linguistique qui pourtant disposait des atouts pour ce faire –tant dans l’approche interne qu’externe de la langue- n’a pas su assumer pleinement une dialectique de l’un au multiple comme si elle avait voulu  minimiser le rôle de langues matricielles comme le français. Saussure en  mettant en avant la dualité signifiant-signifié mettait pourtant bel et bien sur la voie, puisqu’un même signifiant se prête à une infinité de signifiés.
Or, dans bien des cas, on nous  présente les choses à l’inverse : on nous dit que le signifié peut être rendu par divers signifiants, ce qui est effectivement vrai pour les langues hybrides comme l’anglais où l’on passe d’une racine germanique à une racine latine au sein d’un même champ morphosémantique. Par exemple,  finish,  final, finally   et end . Il n’y a pas d’adjectif ou d’adverbe en  néo-anglais formés sur le germanique  « end ».
Ce type d’erreur de représentation affecte largement les sciences humaines actuelles et d’ailleurs  trouve son expression emblématique dans le débat autour du masculin et du féminin, au niveau sociologique, alors même que cette notion est au cœur de la langue, sans parler du rapport du singulier au pluriel.  Si une telle structure n’existait pas, il faudrait l’inventer.
 
JHB
11.06. 13

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Musique : le corps ou l’esprit ?

Posté par nofim le 15 juin 2013

La musique est le révélateur d’un clivage entre l’émetteur et le récepteur, entre le signifiant et le signifié.
Pour celui qui écoute de la musique, il en est en effet tout autrement que pour celui qui en fait et notamment qui en compose. Et il ne faudrait surtout pas confondre les deux plans.
La composition musicale fait certes travailler le « cerveau » mais le cerveau n’est-il pas partie intégrante du corps ?
En tant que compositeur et plus spécialement en tant qu’improvisateur, il est assez évidente  que c’est le corps qui s’exprime, qu’il faut laisser s’exprimer et c’est quand ce n’est pas le cas que la musique est trahie.
On a la représentation du compositeur qui a sa musique  « dans sa tête ».  Peut- être quand il retravaille son œuvre mais pas à l’origine du processus. Même si le compositeur est sourd, il peut, nous semble-t-il,  noter l’emplacement de ses doigts sur l’instrument car la musique a une dimension cinétique, et c’est en cela qu’elle fait parler le corps justement.
Débat intéressant au demeurant car il fait ressortir le fossé entre émetteur et récepteur.  Non pas que l’un ne communique pas avec l’autre puisqu’on nous dit qu’il « touche » son esprit, son âme mais parce que l’émetteur est d’abord à l’écoute de son corps ou si l’on préféré se laisse guider par le mouvement,  la  gestuelle de celui-ci sans chercher nécessairement à exprimer quelque message. Le compositeur est le médium au travers duquel parle son corps et on peut se demander s’il n’est pas un intermédiaire entre son corps et son auditoire, en n’étant ni l’un ni l’autre à proprement parler.
On pourrait en dire autant en peinture où le peintre  laisse son corps agir, est agi par son corps et est peut-être moins perceptif de l’œuvre que le spectateur qui la « reçoit ».
L’enfant qui trace des formes sur une feuille  soit-il ce qu’il fait ? Peut-être se contente-t-il d’être un médium, le corps correspondant ici peu ou prou  à l’inconscient ?
Paradoxalement,  l’émetteur serait moins conscient de son œuvre que celui qui en prend connaissance. Il est dépassé par celle-ci et il peut lui-même en devenir le spectateur en passant de l’autre côté de la barrière.  Peut-être que celui qui écrit  relève d’un certain automatisme qui est en soi  jouissif mais qui n’est pas de même nature que le plaisir ressenti, éprouvé par ses lecteurs. C’est là le mystère de la création, de la créativité.
Il y a ceux qui trichent et qui ne sont pas de véritables médiums, qui plagient et se plagient eux-mêmes en servant du réchauffé. Les interprètes sont ainsi dans une position ambivalente, dans le domaine musical. Ce qu’ils jouent, qu’ils le veuillent ou non, ne vient pas véritablement de leur propre corps ; Le corps n’est plus ici qu’un mercenaire, en service commandé. L’interprété a la musique dans sa tête mais il n’est pas compositeur, il n’est pas possédé par son corps, il n’est pas mû  par le même élan.
Il est probable que le langage, les mots, soient au départ des pulsions du corps qui ne font sens que dans un deuxième temps : passage du signifiant au signifié.  Le signifiant est doté d’une toute autre force que le signifié, de par son côté brut de brut. Mais dès lors qu’il est associé à du signifié, on laisse croire que les mots ont été créés pour véhiculer des idées alors que cela relève du récepteur que de donner du sens à l’objet produit. Ne capter un mot que par le biais du sens qui lui est associé, c’est se priver de capter la force intrinsèque du mot, comme savent parfois le faire les poètes qui naviguent entre signifiant et signifié, non sans ambigüité.
Le véritable artiste se laisse entrainer par un élan intérieur, il doit laisser  se répandre le fluide corporel comme une semence qui est à recueillir par les récepteurs qui en sont irrigués. Est-ce que nous savons ce que nous apportons à autrui ? Nous ne pouvons, si nous sommes créatifs, qu’être dans la vérité de nos pulsions, c’est-à-dire orientés non pas vers l’aval mais vers l’amont. Le créateur n’est pas en dialogue avec son public mais avec lui-même, c’est-à-dire d’abord avec son corps…
 
.
JHB
10. 06.13

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L’astrocyclologie et le parallèle Allemagne –Israël. (1939-1967)

Posté par nofim le 15 juin 2013

La Guerre des Six Jours  fut  une défaite cuisante pour le monde arabe  avec la perte notamment de Jérusalem, ce qui pouvait sembler impensable peu de temps auparavant. Saturne n’est plus en contact proche avec sa conjonction avec Fomalhaut, une des quatre étoiles  fixes royales. Cela a pour effet de rendre les alliances assez peu opérationnelles.  Mais cela conduit à la rupture d’une longue collaboration entre la France de De Gaulle  et l’Etat Hébreu.
Comparons cette situation avec la période 1939-1945, quand l’Allemagne  nazie résista à la pression tant à l’Est (URSS) qu’à l’Ouest (France Angleterre), à 28 ans d’intervalle.
D’aucuns seront choqués par un tel rapprochement mais l’astrologie doit se situer au-delà de certaines considérations. Une science ne peut se permettre, en effet,  de renoncer à toute forme de comparaison. La faiblesse de Saturne favorise la puissance encerclée alors que la force conjonctionnelle de Saturne précarise le sort de cette même puissance.
La guerre du Kippour en 1973  se tiendra sous les mêmes auspices, un peu plus loin dans le zodiaque,  et là encore Israël  put tenir tête aux attaques conjuguées, malgré un bon départ pour ses ennemis.
 
JHB
10. 06 13

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L’Astrocyclologie et les Juifs au XXe siècle

Posté par nofim le 15 juin 2013

On notera que les deux grandes décisions concernant l’installation, l’implantation des Juifs en Palestine  correspondent à la même position de Saturne, à environ 28 ans d’écart.
C’est en avril 1920 que se tint la  Conférence de San Remo (Italie) qui allait charger les Britanniques du mandat sur la Palestine, la France obtenant la Syrie et l’Irak. Saturne est alors situé peu après sa conjonction avec Régulus, au début de la vierge (tropique) alors qu’en novembre 1947 il sera à 22° Lion (cf notre récente étude à ce sujet). L’assemblée générale de l’ONU vote la partition de la Palestine mandataire. On est donc dans les deux cas dans une dynamique constructive au sein de la Société des Nations et à sa suite de l’Organisation des Nations Unies.
On notera qu’en 1941,  soit sept ans auparavant, une toute autre « solution » fut instaurée par les Nazis visant  à l’extermination des Juifs d’Europe,  politique qui sera conduite à grande échelle,  aboutissant à l’élimination de plusieurs millions de personnes.
En 1956,  l’expédition de Suez  contre l’Egypte  est réalisée en concertation entre Israël, la France et l’Angleterre avec Saturne très proche d’Antarés, l’étoile royale  qui fait suite à  Régulus, dans le parcours zodiacal.  La situation sera bien différente en 1967, au moment de la Guerre des Six Jours. Israël se retrouve ‘lâché » par l’ONU qui, à la demande de Nasser, en mai 1967, retire ses contingents qui servent de force d’interposition depuis 1957. Saturne est alors fort distant des étoiles fixes royales.
 

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