Jacques Halbronn Histoire du fédéralisme en milieu astrologique IIe Partie. Le facteur juif.

Posté par nofim le 14 janvier 2021

 

Jacques  HALBRONN

 Histoire du fédéralisme en milieu  astrologique  IIe Partie. Le facteur  juif.

 

Le  lecteur sera peut être  surpris que l’auteur se positionne à la fois comme observateur et comme acteur, ce qui tient à sa démarche ethnologique, consistant à être à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du terrain étudié, dans les affaires contemporaines. Ne pas le faire serait d’ailleurs se condamner à  effectuer un travail de seconde main lequel n’évite aucunement les positions partisanes.

On ne peut appréhender la vie astrologique dans l’Europe du XXe siècle sans tenir compte des structures supranationales. Avant la Première Guerre Mondiale, la France fut sous influence britannique  avec la parution des petits volumes du groupe d’Alan Leo, traduits en français (‘Reprint Trédaniel 1987, à notre initiative) et on lira à ce sujet notre étude consacrée à la Société Astrologique de France (en ligne sur SCRIBD  et La Vie Astrologique il y a 100 ans, Trédaniel 1992. Après la « Grande Guerre », c’est l’Allemagne qui va prendre le leadership notamment à partir des années Trente et spécialement pendant la période nazie. C’est ainsi que les congrès de Bruxelles  1935 et de Paris 1937  (à la Mutualité) s’inscriront dans le cadre d’une Fédération Internationale des Astrologues Scientifiques contrôlée par le Dr Hubert Korsch depuis Dusseldorf  (cf Herbais de Thun Encyclopédie du Mouvement Astrologique de langue française.(Bruxelles 1944) d’où leur intitulé de II et IVe Congrès Internationaux (cf la  revue Zenit, à la Bibliotheca Astrologica,  bientôt en ligne sur la Bibliothèque Astrologique numérisée  et les Actes des Colloques de 1935-37 dans les mêmes conditions).  La découverte de Pluton en 1930  excitera les esprits des astrologues allemands, Pluton annonçant un nouvel ordre du monde! . Le texte de Brunhubner paraitra dès 1937 en français et ressortira   en 1953, l’année du congrès de Paris présidée par la Comtesse autrichienne Wassilko Serecki (cf La Vie Astrologique. Années trente cinquante, Ed Trédaniel 1995)

On s’intéressera surtout ici  à la situation au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale  à commence par la situation liée aux congrès de Paris et de Strasbourg 1953-54. Il apparait en effet que l’influence allemande aura perduré jusque dans les années Cinquante comme en témoigne le Congrès de Paris qui s’intitule VIIeCongrès International d’Astrologie.   Paris, Centre International d’Astrologie. Pierre Rouland éditeur) Dans leur présentation André Barbault et Roger Knable précisent d’entrée de jeu « Nous rappelons qu’il fut organisé par le Centre international d’Astrologie , l’Oesterreischische  Astrologische Gesellachatt et la Federation  für klassische Astrologie »(cf Astrologie Moderne  n°10), cette dernière étant parfaitement allemande née en 1951 ( https  dans la continuité  d’une  lignée remontant au début du siècle (://www.astrologenverband.de/ Il reste que la septième édition reprenait la suite des congrès des années Trente. étant entendu que l’on est ici dans une optique fédérale et international avec pour précédent le congrès de Paris de 1937,  en pleine période nazie, le souvenir de la guerre n’étant pas très lointain en 1953.  Et cella vaudra pour celui de Strasbourg dans la foulée, ville qui avait été annexée quelques années plus tôt. D’ailleurs, une grande part des participants étaient germanophones.. Rappelons que nous sommes à l’époque de la création du Marché Commun à six membres (France, Allemagne, Italie, BENELUX), avec en perspective le Traité de Rome de 1957. Autrement dit,  on est ici en présence d’une série de Congrès à initiative allemande puis austro-allemande, entre 1931 et 1954,. ( sur le  nazisme  et les  astrologues, cf  Georges Antarés. Ce que peut l’astrologie pour l’Humanité. Ed Flandre), pp. 185 et seq, Ellic  Howe Le monde  étrange des astrologues,  trad. de l’anglais, Paris, Robert Laffont)

Il semble que ce processus fédérale ait fait long feu par la suite, malgré la réitèrration à Strasbourg d’une Fédération  Intetnationale des Astrologues Scientifiques soit dans les mêmes termes qu’avant guerre. Il serait intéressant d’étudier les filiations  autour des associations allemandes en activité par la suite sises  à Wuppertal  et à Aalen,  et des astrologues qui participèrent à leurs congrès et publications.. Le fait est que l’on ne trouve plus d’interférence manifeste de leur part dans le monde francophone, dans les années soixante et suivantes.

La question au centre de notre étude  concerne la prise de relais  fédéraliste et international  au cours des soixante dernières années  en Europe et particulièrement dans le monde francophone, d’où le titre de notre travail qui pourra intriguer. Rappelons tout de même que le second conflit mondial fut souvent présenté fans la perspective d’une confrontation  entre nazisme et judaisme.(cf certaine couverture de la revue belge Demain)

Force, en tout cas, est de constater que durant une vingtaine d’années, en gros entre 1954 et 1974 aucun congrès national ou international ne se tint à Paris, ce qui montre bien que sans le support   germanique, les congrès susnommés n’auraient probablement pas eu lieu! Il convient ici en effet de préciser que si ces congrès  bénéficièrent d’une logistique locale, il n’en reste pas moins que celle-ci devait avoir été mobilisée pour la circonstance, la preuve étant que le Congrès de Paris de la fin d’année 1953  ne connut pas d’autre édition, ce qui tendra à se vérifier pour les décennies suivantes

La thèse que nous soutiendrons ci après concerne le rôle judaique dans la poursuite d’un  certain fédéralisme à partir des années soixante dix et plus précisément à partir de 1973, lorsque Jacques Halbronn accéda au poste de Vice-Président du Centre International d’Astrologie (CIA), du fait de certains troubles au sein de cette association parisienne liés à la démission en  68 d’André Barbault du bureau du CIA, au sort de la revue L’Astrologue etc. A partir de cette date,  Halbronn, âgé de 25 ans, lors de son entrée en fonction, prenant la direction de la revue Trigone,  va devenir un élément essentiel de la vie astrologique francophone voire européenne. Or, Halbronn  est comme on dit d’origine juive  et avait effectué  un important séjour en Israel dans les années 67-69, au point de devenir quasiment bilingue français hébreu. Dès le début des années 70, il avait fréquenté  les congrès astrologiques, en Angleterre,  en Allemagne (Aalen), en Belgique (Bruxelles) et aux Pays Bas et c’est ainsi qu’il avait pris contact avec l’ISAR, International Society for Asytological Research pour que se tienne en 1974 à Paris, un congrès international. Mais cette fois, cet événement ne  fut nullement sans lendemain!

C’est ainsi qu’Halbronn, au sein d’une nouvelle structure dès juin 1975 lancera la date d’ un nouveau congrès parisien pour le mpos de décembre de la cette même année, suivi d’autre  tout au long de l’année 1976 (cf la liste in Guide de la Vie Astrologique. Trédaniel 1984)., à Paris mais aussi à Reims en novembre. On trouvera la liste des participanyts ans l’ouvrage susnommé et on renverra à l’Enquéte de Victot Bouvies, parue dans des numéros des  Cahiers Astrologiques de 1976, auprès des astrologues gravitant autour des dites rencontres. On y notera la présence de Gustave Lambert Brahy, animateur du Congrès de Bruxelles 1935, et responsable de la revue Demain  comme un marqueur de continuité ainsi qu’Adolfo Lopez, représentant d’une astrologie espagnole sortant à peine du franquisme et d’ailleurs la revue de Halbronn,  Grande Conjonction,  comportera un volet en langue espagnole.. Halbtonn maitrisait d’ailleurs aussi bien l’anglais et l’allemand que l’italien et l’espagnol. Le Congrès de Lille, en 1978,  près de la frontière belge mais aussi  à proximité de l’Angleterre, verra la création d’une Fédération Internationale regroupant l’INAC (Institut Ntaional d’Anthropocosmologie  de Liége,  une délégation espagnole,  le GERASH représenté par sons président en exercice Denis Labouré (cf la photo de groupe dans le Guide de la Vie Astrologique), le Collége Astrologique de Metz de Pierre Heckel,   et la présence de l’Anglais Geoffrey Cornelius et la responsable de la Kosmobosophische  Gessellschaft dEdith Wangemann.  Certes, Halbronn  avait -il obtenu , comme il se devaitt l’appui d’un groupe local (CERCLE de Egé) mais il ne s’agissait plus du tout d’une initiative étrangère comme par le passé. Un tel scénario devait se répéter maintes et maintes fois jusqu’en 2016, qui voit la fin (provisoire) des rencontres du MAU tant en France en un grand nombre de villes,  qu’en Belgique, en Suisse, en Grèce, en  Israel, en Angleterre, au Luxembourg,   en Argentine (pays de naissance de sa mère),  jusqu’au Québec. (cf les Guides successifs jusqu’en 2006 et les vidéos en ligne sur la chaine You Tube Teléprovidence Subconscience) Ajoutons à partir de 1978, une synergie de fait entre la British Association et le MAU,   ce dernier organisant le plus souvent un congrès juste avant ou juste après celui des Britanniques; ce qui permettait aux astrologues américains de faire coup double.  Furent ainsi diffusées le week end  suivant, outre Manche, les résolutions sur  l’enseignement astrologique prises  à Paris,  et en 1981, le MAU organisera un Congrès à Londres.

Certes, l’on peut toujours isoler chaque cas comme relevant chaque fois de quelque initiative locale dont aurait profité Halbronn mais qui ne voit la mise en oeuvre d’un plan général, dont le centre décisionnaire est bien ce Juif et ce des décennies durant d’autant que le plus souvent rien ne sera plus organisé dans les lieux en question, du moins pour ce qui est de la province française écumée de façon systématique et en quelque sorte cartographique. dans tout l’hexagone  y compris les zones francophones limitrophes, de Lille à Nice, de Toulouse à Rennes, de Montluçon à Dijon,  de Tournai à Lausanne,  d’Angoulème à Metz.,  du Havre à Strasbourg,  de Reims  à  Rouen  , de Nantes  à Saint Maximin, d’Orléans à Lyon. de Toulon à  Amiens  etc..sans oublier les rencontres parisiennes comme celles qui associa le MAU au CURA de Patrice Guinard , en l’an 2000  -lequel avait mis en ligne son CATAF (le catalogue alphabétique des textes astrologiques français) ou celles de 2004 dont le caractère  fédéral était évident, même si cela ne fit pas l’objet de déclarations formelles  tant   il semble que la fédération  doit être un fait observable et non un projet sans véritable contenu. Chaque fois, comme par hasard, comme dénominateur commun à un tel pluralisme le même personnage,le  Juif jacques Halbronn.. Il importe de signaler en parallèle l’existence de réseaux, comme le RAH  (Réseau d’Astrologie Humaiste) ou le COMAC  (Centre d’Organisation du Mouvement d’Astrologie Conditionaliste) qui diffusent une certaine pensée en divers centres locaux -avec la tenue de congrès à Paris), ce qui ne correspond pas à ce que nous entendons par  fédéralisme . Pour nous, il ne s’agit pas tant de créer des structures que d’intégrer celles qui existent. Signalons aussi la Fédération des Astrologues Sidéralistes (FAS) de Marie Delclos.

De facto, l’oeuvre fédérale d ‘un Korsch  avait  bel  et bien rouvé son relais à partir des années soixante dix en ce personnage  qui, par ailleurs avait publié  dès  1976  le  volume Astrologie dans la Collection Clefs de Seghers mais aussi l’article Astrologie de l’Encyclopaedia Universalis. Son rapport au judaisme est par ailleurs indéniable : en 1977, Halbronn publie les traités d’Abraham Ibn Ezra, chez Retz, en 1985 Le Monde Juif  et l’Astrologie, chez Arché, qui est sa thèse en Etudes Orientales soutenue en 1979 En 1978, Halbronn fonde le Cercle d’Etudes et de Recherche sur l’Identité Juive (cf la collection numérisée sur la plateforme SCRIBD), En 2002, il  publie un diptyque Prophetica Judaica Aleph sur Nostradamus  et  Beith sur les Protocles des Sages de Sion.. (Ed Ramkat, Feyzin 69) à partir de sa thèse d’Etat, Le texte prophétique en France (Presses Universitaires du Septentrion, 1999) D’ailleurs, Halbronn passa le premier semestre de 1976, en Israel, dans le cadre de la préparation de son doctorat et  anima le MAU à distance, depuis  Jérusalem,  en sa première année d’existence. Toutes proportions gardées, l’on pense au rôle majeur  du   juif américain Milton  Friedman, prix Nobel d’économie en 1975. Il ne s’agit pas ici de dire si cet impact aura été ou non positif mais d’observer qu’il aura exercé  un effet socialement structurant car rien n’est pire que le morcellement lorsqu’il perdure.

Mais  quid de son impact au niveau international.? En 1979, Halbronn lance la Fédération International Méditerranéenne d’Astrologe (FMA), à Nice, à 1980, dont le siège est fixé à Milan,. Citons aussi  Bruxelles, où nait une Fédération Internationale d’Astrologues de Langue française  (FIALF)  avec  Charles Aubert  (Suisse)  Jacques de Lescaut (Belgique) , Jacques  Halbron et  Denis Labouré (france), Jean-Nicolad Scheuer -Luxembourg  qui réunira l’année suivante notamment  les représentants du GERASH (Labopuré, Charvet)   du MASR (Mouvement Astrologique de Suisse Romande (Francine Mercier)., Collége Astrologique de Metz (Heckel)  Tut cela aura été enregistré, photographié, filmé (cf la Collection sur Face Book  Album photo des astrologues, à partir des  archives de  la Bibliotheca Astrologica)  Halbronn coache également Denise Daprey pour sa Fédération des Enseignants en Astrologie (FEA, 1985). En 1978, Halbronn avait organisé un  congrès international de l’enseignement astrologique, à Paris  avec le soutien du Congress of Astrological  Organisations de l’Américain Al Morrison ( cf la revue CAO Times, à la Biblioteca Astrologica)),  dont il sortira une résolution reproduite dans le  Guide de la Vie Astrologique tout comme la réponse du Congrès de Paris  de 1975 au Manifeste des 186 rédigé par Brahy et Ruperti.

Halbronn organise ainsi le premier congrès helvétique d’astrologie, avant les Congrès de Lucerne et de Zurich. des années 80 animés par un  Claude Weiss qui avait participé aux rencontres de Genéve. et  franchit carrément la Manche en 1981 pour réunir l’élite britannique à Londres avec John Addey  et  Julia   Parker.  En 1984, Halbronn   organise  avec un support local  un colloque en Histoire de l’Astrologie dans le cadre du prestigieux Warburg Institute, il publie à cette occasion un Répertoire des historiens de la question. Comment, par ailleurs, ne pas percevoir des calques de l’oeuvre organisatrice  de Halbronn chez certains leaders du milieu astrologique dans les années 90? Rappelons que très tôt le Mouvement Astrologique Universitaire va se changer en Mouvement Astrologique Unifié et Union et Fédération sont synonymes.  De fait, on ne saurait juger le MAU en tant qu’association parmi d’autres mais bien comme une structure fédérale  coiffant toutes sortes de mouvements locaux. En ce sens, il est vrai,  le MAU ferait quelque peu penser au FBI (Federal Bureau of Investigations)  luttant contre l »enclavement de telle ou telle association, ce qui a pu le conduire à des effets de déstabilisation. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.  Avec la parution de ses Guides  entre 1981  et 2006, Halbronn  rassemblait  l’ensemble de ses activités et de ceux qui y participèrent, et constitua une mémoire précieuse relayée par une considérable somme de vidéos en ligne sur la chaine You Tube citée, à partir de 2008, concrétisant  la dynamique de TV Urania de Roger Héquet auquel il avait fourni toute une série de films dont le congrès de 2004..

D’aucuns diront que nous avons exagéré la dimension judaique de l’action fédérale de Jacques Halbronn. De fait,  avant lui, les Juifs auront été fort peu nombreux à investir le milieu astrologique. On pense à un Henri Selva (alias Vlés) au début du XXe siècle? Incontestablement l’on a avec Halbronn un exemple emblématique de l’apport d’un seul élément juif au sein d’un milieu professionnel, ce qui se caractérise par un refus des limites spatiales.. On a du mal à  imaginer ce qui se serait passé si le jeune  Halbronn âgé de 20  ans,  n’avait pas atterri  dans les années soixante dans ce milieu. On nous objecter qu’une hirondelle ne fait pas le printemps et que toute notre démonstration repose sur un seul personnage mais tel est  justement tout l’enjeu  et ce qui rend le phénomène particulièrement repérable.

Le  coup de pied de l’âne,  Patrice Guinard ‘CURA: dans son Manifeste  sur l’Astrologie : « Il est donc inutile de singer les modes d’organisation des savoirs institutionnalisés et de revendiquer une reconnaissance de pratiques douteuses par les autorités socio-culturelles, au moyen d’assemblées, de colloques, d’associations, de fédérations et de « codes de déontologie », qui favorisent par ailleurs la prolifération de petits jeux de pouvoir. »

 

 

JHB  14. 01  21

 

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Jacques Halbronn Enquéte sur « l’histoire de la prévision » de Barbault pour 1989 ( nouvelle version)

Posté par nofim le 8 janvier 2021

 

 

ENQUETE  sur l’histoire de la prévision  d’André Barbault  pour 1953/1989

par Jacques  Halbronn

 

Ayant consacré des années au dossier Nostradamus (cf entre deux thèses (1999  et 2007)  Documents inexploités sur le phénoméne  Nostradamus, en 2002  Ed Ramkat),  il nous a semblé que nous pouvions nous occuper du dossier André Barbault, récemment décédé., à  400 ans de distance environ, dans des conditions évidemment  fort différentes puisque nous avons eu affaire avec lui , à différents titres, entre 1967  et 2004, donc sur plus de 30 ans. La consultation des collections  de la Bibliotheca Astrologica nous aura permis d’apporter certains éclaircissements à propos du dossier Saturne-Neptune qui aura marqué Barbault depuis 1953.. Cette étude vient compléter et étayer une série de vidéos que nous avons consacré à cette question, depuis le début du présent siècle. Ajoutons que nous aborderons le dossier sous divers angles textologiques certes mais aussi celui de la théorie cyclique en général  et de l’epistémologie de l’Astrologie Mondiale.

Le titre de notre étude reprend celui de Barbault lequel a tenu à nous  fournir sa version de sa prévision pour 1989 dans le numéro 89 de sa revue L’Astrologue « Ier trimestre 1990   » Histoire d’une prévision; L’après communisme  » Or,  ce qui frappe, ce sont les lacunes du récit, ce qui ne peut  évidemment être relevé que si l’on dispose de sa propre documentation. Ironie du sort, nous nous servirons d’éléments que Barbault lui même nous avait communiqués au début des années 70:  à savoir  le bulletin du CIA intitulé  « L’Astrologie Moderne ». dont il avait  été le rédacteur dans les années cinquante. Or, dans le numéro de mars avril 1953, figure  dans la section « Chronique Mondiale »" une étude intitulée « La mort de Staline » et dont nous n’avions pas pris connaissance  quand nous rédigions l’analyse que fustigera Barbault dans le numéro 145de  sa revue sous le titre  » La mascarade astrologique »(4e trimestre 2004)

En effet, le texte paru en 1953 dans L’Astrologie Moderne n’est pas mentionné dans « Histoire d’une prévision » (1990) et probablement Barbault  a  t il pensé que le dit texte « La Mort de Staline »  paru (pp. 8-9) dans un fragile et précaire  bulletin associatif de quelques pages  avait été oublié et le resterait indéfiniment.

Il convenait  donc que nous reproduisions quelques lignes de l »‘Organe mensuel  du Centre International d’Astrologie » et que nous le replacions dans la chronologie proposée par André  Barbault dans son Histoire d’une prévision. On en notera le caractère rétrospectif

« Le chef du communisme qui prit le pouvoir  à la conjonction  Saturne-Neptune  de 1917, la nouvelle  conjonction de ces  astres  en 1953  était une fin de  cycle et un renouveau  historique pour le communisme, que le  vieil  homme  disparaisse pour laisser la place à une nouvelle  génération, voilà qui est logique et analogique » Notons que ce texte parait cinq ans avant le retour du général De Gaulle en 58. Si Barbault ne s’intéresse pas  au  thème natal de Staline, en revanche, il signale  des transits  sur celui de Malenkov, le successeur en place. On notera qu’il n’est nullement question dans cet article des échéances à venir du fait du cycle Saturne-Neptune et notamment de l’opposition qui se produira 18 ans plus tard, sur laquelle nous reviendrons car en astrologie cyclique, tout ne se limite pas à la conjonction  et même l’on peut se demander si la conjonction, marque bien le début d’un nouveau cycle.

Dans son Histoire d’une prévision,  Barbault ne signale donc pas, on l’a  dit, ce texte post mortem  alors qu’il nous indique (p5)un article datant du Ier janvier 1953 paru dans l’Yonne Républicaine. « Du  fait que le parti communiste russe est né sous la conjonction de 1881 et qu’il  a pris le pouvoir à celle de 1917, on doit penser que l’année 1953 sera capitale pour l’URSS »; Signalons tout de même que Barbault  a parié pour la cause du communisme comme cela sera flagrant dans son ouvrage « 1965 La crise mondiale » (Albin Michel). Il s’en excusera d’ailleurs dans son « Histoire »:j’ai  trébuché sur l’opposition  (de Saturne à Neptune, ndlr) de 1971-72 estimée pouvoir correspondre à un dépassement de la puissance économique  américain » (p. 4

Donc, on repose la question;  pourquoi Barbault ne mentionne-t-il pas son texte d’Astrologie Moderne  et pourquoi Astrologie Moderne ne mentionne pas l’article de l’Yonne Républicaine, paru quelques mois plus tôt? Quelle discrétion de sa part: Quand nous avions pris connaissance de cet article de l’Yonne Républicaine, il y a une vingtaine d’années, nous n’avions pas spécialement tiqué car nous n’avions pas réalisé que Barbault était déjà dès le début des années cinquante, bien installé dans le cadre du CIA et de fait il en était  un des vice-présidents outre son rôle de rédacteur de l’organe de cette association.  Nous avions même imagine, par erreur, qu’il était encore dans sa province! Or, sachant ce que nous savons, un tel scénario nous semble guère recevable!Pourquoi donc Barbault n’aurait-il pas faite part de ses réflexions prévisionnelles  dans le dit bulletin parisien avant le  bouleversement qui serait observé à la mort de Staline? Au lieu d’un texte prévisionnel  de janvier 53, on trouve en Avril,  dans Astrologie Moderne une constat a posteriori dont Barbault nous épargne la mention  et  la lecture dans son Histoire d’une prévision! Il faut l’avouer, le spécialiste des contrefaçons antidatées est alerté,  même si cela ne retire rien quant au pronostic pour 1989,  attesté bien avant les événements, celui là et notamment dans Défense et Illustration de l’Astrologie (Grasset 1955) dument cité par Barbault  et surtout dans le Pronostic Expérimental en Astrologie,-Payot, 1973) lequel mentionne  et commente (p. 139) le texte de l’Yonne Républicaine pour la première fois. « Fort de cette  réussite, m »accordera t on plus de crédit si je prends au sérieux la prochaine conjonction Saturne-Neptune de 1989 comme l’annonce d’une nouvelle « grande première » pour le destin de l’Union Soviétique ou du communisme mondial »  (p; 139) Barbault reprend la formulation de son texte de l’Yonne Républicaine : »En tant que renouveau de cycle, il  faut prévoir  un rebondissement de la cause  communiste dans le monde (..)La politique soviétique  trouvera des échos dans des nations qui jusque là lui étaient hostiles ou indifférentes »

Or, le texte de 1973 du Pronostic doit être replacé dans l’aveu de Barbault  dans  Histoire d’une Prévision, puisqu’il  est rédigé au lendemain de l’échec de la prévision de Barbault quant aux effets de l’opposition de Saturne à Neptune (1971-1972) On  voit l »astologie ai service d’une idéologie selon une stratégie bien connue  de la prophétie autotréalisatrice! Il faut aller de l’avant. Ne nous décourageons pas. La prochaine sera la bonne!

Comment conclure? Plusieurs hypothèses se présentent  à l’historien du prophétisme que nous sommes:

soit Barbault n’avait pas jugé bon de mentionner son pronostic réussi paru dans l’Yonne Républicaine

soit, on l’aura dissuadé de le faire parce qu’à l’époque un tel pronostic n’était pas acceptable au CIA et cela expliquerait que Barbault n’ait pas jugé bon de signaler son texte d’Astrologie Moderne dans son Histoire d’un Prévision . Or, dans le numéro  de janvier 53, du même bulletin, on trouve un texte intitulé ‘Le  cycle Soleil Jupiter  et la chute de Pinay qui se termine par des prévisions pour un prochain ministère,la IVe République fournissant de nombreuses occasions pour les astrologues d’exercer leurs talents.

soit, il s’agit d’un faux   fabriqué après coup  « pour la bonne cause » et  signalé  seulement vingt ans plus tard en 1973, pour le 20 e anniversaire de la mort de Staline!.

Pourquoi Barbaukt n’a  t il pas cité en 1864  Dans la Crise Mondiale son article de l’Yonne Républicaine  et il n’ l’avait d’ailleurs pas mentionné en 1955 dans Défense et Illustration de l’Astrologie. Que de révélations dans ce Pronostic expérimental  de 1973 au lendemain de la déconvenue de l’opposition Sature -Neptune. Tout se passe comme si  la conjonction de 1953  bien interprétée quelques mois  avant la mort de Staline devait effacer l’échec de 1971-72. D’ailleurs c’est ce que Barbault reconnait comme cit plus haut:  » « Fort de cette  réussite (pour 1953  ndlr), m »accordera t on plus de crédit si je prends au sérieux la prochaine conjonction Saturne-Neptune de 1989 comme l’annonce d’une nouvelle « grande première » pour le destin de l’Union Soviétique ou du communisme mondial »  (p; 139). On saute de 18  ans en 18 ans, durée d’un demi cycle Saturne Neptune.

N’oublions pas en effet qu’une prophétie vaut à l’aune de celui  qui la produit  Comme reconnait André  Barbault, une prophétie réussie donne du « crédit » pour le prochain rendez-vous.  Cela dit, est ce que les événements de 89 correspondent réellement au ton des prédictions de notre astrologue, on peut en douter.

1989  :

 » En tant que renouveau de cycle, il  faut prévoir  un rebondissement de la cause  communiste dans le monde (..)La politique soviétique  trouvera des échos dans des nations qui jusque là lui étaient « hostiles ou indifférentes »?

« l’annonce d’une nouvelle « grande première » pour le destin de l’Union Soviétique ou du communisme mondial »

Pourquoi Barbault avant 1973 ne s’était-il pas vanté de la réussite de son pronostic de 1953 concernant la conjonction Saturne Neptune, se contentant comme dans son texte oublié  d’opérer un constat  après la bataille? Apparemment, c’est en 1973 qu’il lui fallait regagner un crédit perdu lors de l’opposition de ces mêmes planètes. Il est quand même rare qu’un astrologue se dispense de signaler ses réussites et que ses prévisions aient été réservées à un périodique nullement spécialisé  mais sollicitant souvent volontiers  les astrologues à l’occasion du Jour d l’An alors qu’il a lui même les moyens d’avertir ses pairs, surtout au lendemain de la mort de Staline!

Paradoxalement, on aura compris que la prophétie pour 1953 qui aurait annoncé  des faits avérés  nous aura plus occupé que celle pour 1989 laquelle selon nous n’annonçait nullement le démembrement de l’URSS.

Quand on consulte les éphémérides, l’on constate que la conjonction Saturne Neptune a lieu exactement sur les mois de décembre 52  et janvier  53  à 23° de la Balance. Quelle coincidence qu’André Barbault ait été interrogé par l’Yonne Républicaine à ce moment là et pourquoi ne s’est il pas manifesté plus tôt pour prendre date? Normalement, l’on prend plus de champ pour annoncer ce qui va se passer sous un aspect important et d’ailleurs Barbault ne s’en est à coup sûr pas privé puisqu’il se lança dans des prévisions à long terme: Tout se passe comme si le texte original avait été modifié en conséquence. En fait Barbnault ne pouvait mentionner un texte qui n’existait pas encore:; ce qui indiquerait que l’article de janvier 1953   serait postérieur.

L’ironie de l’Histoire tient à ce que le communisme va revenir en force avec 1989, opportunément pour effacer le « trébuchement » de Barbaukt  relatif  à ses prévisions décevantes liées à une  troisième guerre mondiale poir les années 80. Jamais deux sans trois. La montagne accouchera d’une souris. Etrangement dans Histoire d’une Prévision, Barbault ne fera, en 1989, aucune référence au non événement des années  1982 comme s’il y avait des cloisons étanches entre ces deux méthodes.

Relisons  ce que Barbault écrit dans le Pronostic expérimental en Astrologie (1973) à propos de son astrologie conjonctionnelle  (pp. 126-128): plus il y a de conjonctions, plus c’est « critique » Mais en 73, tous les espoirs prévisionnels sont encore permis qui effaceront la désillusion de l’opposition Saturne Neptune.

« c « est  une  véritable   chute  (…) Pour la  troisième  fois comme en 1914-1918  et en 1940-1945 est un « trou » qui s’installe environ 2 années e 1982-1983 (…) « un point noir, un cap redoutable entre 1981 et 1984- surtout au coeur des années 1982  et 1983″Cet éechec n’empechera pas Barbault de conclure un texte intitulé L’astrologie aujourd’hui »  en  déplorant « le spectacle local (…)trop émaillé  de fiascos prévisionnels » ‘(p. 196) (cf Cahiers de l’Hermétisme, Albin Michel 1985  numéro sur l’Astrologie) La  paille et la poutre.!

 

En fait, dans son Histoire d’une prévision, André Barbault  se trompe de référence . Il confond avec une étude de son frère Armand Barbault  paru dans un numéro spécial  des Cahiers Astrologiques dont  André Barbault donne pourtant la référence précise  mais qui signe Rumelius  ‘La théorie des cycles planétaires et ses applications en Astrologie Mondiale » (pp. 66 et seq où il n’est même pas question du cycle Saturne Neptune et c’est Rumélius, le frère ainé, qui donne la bonne référence) et il s’agit d’un article de juillet Aout  1946 intitulé  « Les cycles planétaires  et leurs intérférences » Dans cet article de 1946, André Barbault, donc trois ans plus tôt, (p.173  et 176)  Or  il semble bien  que Barbault  étudie un trio  Saturne en relation  avec -Uranus-Neptune, graphiques à l’appui  A l’évidence, Barbault  étudie les rapports entre les rapides   Jupiter et Saturne  face au duo  lent des transsaturniennes, Uranus et Neptune:

« Un nouveau tournant  important  de l’histoire  se produit quand le cycle  Uranus -Neptune forme son premier aspect dissonnant: le semi-carré. A ce moment même  Saturne franchit le cycle  (-c’est à dire Uranus Neptune, ndlr): en fin 1846 il rencontre Neptune. Nous avons là  la tourmente  révolutionnaire de 1848   qui s’abat sur l’Europe, France, Italie, Allemagne, Hongrie. MAis une réaction se produit  contre ces mouvements nationaux  constitutionnels  au passade de Saturne sur Uranus  en 1851-52 et les révolutions échouent. En France nous assistons de la première conjonction à la seconde au passage de la IIe République au Second Empire  (….) Et tandis  qu’en 1952-53 Saturne rencontrera  Neptune, en 1954-55, Jupiter rencontrera Uranus. En sorte que nous aurons  une conjonction Saturne-Neptune au carré d’une conjonction Jupiter Uranus; deux conjonctions en carré. Une configuration aussi remarquable  laisse redouter  une ultime (sic) prise de force  entre les deux antagonismes de la politique, parvenus dans un murissement progressif à leur forme la plus achevée (stade du carré involutif) » D »ailleurs dans son article jamais cité par Barbault paru dans Astrologie Moderne  de mars avril 1956  « La mort de Staline », Barbault met (p 9) en parallèle Stalinne Neptune pour  Staline et Jupiter- Neptune pour  Mussolini et Roosevelt Apparemment, il n’avait rien trouvé de comparable pour Hitler! Décidément, Barbault semble avoir alors travaillé sur un quatuor  Jupiter-Saturne face à Uranus Neptune, ce qui expliquerait qu’il y soit revenu en quelque sorte en 1967 avec l’indice cyclique  incluant cette fois Pluton, découvert en 1930.. En fait, l’on est en droit de se demander si Barbault souhaitait vraimentque l’on prenne connaissance de son texte de 1946.

JHB

21 01 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bibliographie

J.  Halbronn   site Hommes et faits:André Barbault et l’histoire du communisme,

site Encyclopaedia  Hermetica  L astrologie face à la mort des dirigeants et des Etats

Sur l’attente du troisième choc -cf  Collectif : « L’Astrologie mondiale et les années 80″, Revue Nouvelle Acropole  juin juillet Aout 80 n°58)  et Collectif   le grand  Livre des Prévisions. Paris, Balland, 1981.  Revue L’Autre Monde. 1978

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Les prétendues « découvertes » bibliographiques dans le domaine astrologique et nostradamologique

Posté par nofim le 23 décembre 2020

Les prétendues  « découvertes’ bibliographiques  dans le domaine astrologique  et nostradamologique

par  Jacques Halbronn,  directeur  de la Bibliotheca Astrologica

n

La fonction de directeur de bibliothèque peut se révéler ingrate quand on a affaire à des utilisateurs indélicats qui  se référent à des ouvrages de la dite bibliothèque sans signaler leurs sources Or, il s »‘agit bien là d’une forme de plagiat. L’indélicatesse consiste notamment à citer une autre bibliothèque que celle dont on s’est servi et de ne pas rappeler  la source première de l’information. Or, la Bibliotheca Astrologica  a été intimement liée dans son élaboration  à nos propres travaux de recherche!

C’est ainsi que Guinard  se sera approprié le mérite d’avoir découvert l’oeuvre d’Eustache Lenoble dont les parutions à la toute fin du XVIIe siècle modifient singulièrement les perspectives de l’Histoire de l’astrologie de cette période(cf   son article : .P. Guinard, « Apogée de l’astrologie française à la fin du XVIIè siècle », Astralis, 19, Lyon, 1987.) On note dans les registres de la Bibliotheca Asrtologica la quantité de textes empruntés par Guinard pour la préparation de sa thèse en 1993 L’Astrologie: fondements, logique et perspectives2

Malheureusement pour lui, dès 1993v (année de soutenance de sa thèse de philosophie  sous la direction de Françoise Bonardel)  nous avions traité en long et en large de cet auteur dans notre éditions de l’Astrologie du Livre de Toth d’Etteilla (Ed Trédaniel)? Il est vrai que Guinard ignorait qu’Etteilla  avait en 1788 réédité le dit Lenoble! Il corrigera son erreur dans un article tardif  pâru  sur  son site du CURA mais sans reconnaitre sa dette envers la Bibliotheca Astrologica. Notons que notre ouvrage date de 1993, date de la soutenance de Guinard.  Curieusement,  dans la notice qu’il consacra à Jacques Halbronn  Patrice Guinard avec « L’astrologie française au XXe siècle » (site du CURA)  ne signale pas la Bibliotheca Astrologica dont il fut un des usagers assidus et dont  il anime l’antenne de Toulouse, avec le fonds des photocopies.

Cela dit, on trouve sur le sue du CURA, on trouve une référence expliicite à la Blbliotheca Astrologica que Guinard apppelle « bibliothèque privée de  Jacques Halbtonn

 

Documentation Iconographique Astro-Prophétique
(DIAP 6: 1600-1693)
Patrice Guinard et Jacques Halbronn

Note P.G.: La plupart des documents présentés sur ces pages sont issus du fonds iconographique de la bibliothèque privée de Jacques Halbronn, duquel on pourra consulter le CATAF édité par moi-même au CURA, afin de les mieux situer. La Documentation Iconographique Astro-Prophétique (DIAP) sera utile aux curieux et chercheurs. J’avais initialement organisé le DIAP en six sections de 150 images au total (soit une moyenne de 25 images par page), réparties en ternaires (soit 27, 24, 21, 33, 15 et 30 images) dans les sections suivantes :

DIAP1: 1504-1554

 

 

 

 

Quant à Denis Labouré, qui anima quelque temps un cercle local du GERASH à  Paris  au début des années 80, c’est à cette même bibliothèque qu’il doit d’avoir pris connaissance de l’importance pour l’astrologie horaire de l’ Introduction de Claude Dariot, qu’il rééditera  chez Pardès en 1990, il y a 30 ans et le mérite de cette découverte est attribué à Labouré et à Chantal Estienne qui n’auraient jamais eu connaissance de l’ouvrage ni de son importance sans notre documentation.  Labouré, récemment, aura réussi l’exploit   de  mentionner notre  édition des traités d’Abraham Ibn Ezra (1977) sans faire figurer  dans sa bibliographie notre nom   à ce propos  dans son  « Astrologie au Moyen Age. »  Domini Press, 2019.  Rappelons en 1985 notre Monde Juif  et l’Astrologie. chez Arché. sur le Moyen Age Ajoutons  que  Labouré ne cite pas notre  étude « .Pierre d’Ailly: des conjonctions planétaires à l’Antéchrist »pourtant bien référencée.(/books.google.fr/books?id=KJQhtAEACAAJ

Par ailleuurs, nous connaissons avec certitude les sources d’André Barbault quand dans Connaissance de l’Astrologie ‘Ed du Seuil), il cite (p.  56) les Remarques Astrologiques de Morin de Villefranche puisque nous disposons de la correspondance que nous avons entretenue avec lui .   Or,  pas un mot de Barbault sur la source de son savoir bibliographique remarquable  alors que l’ouvrage était inconnu de Selva et de Hiéroz!,  grands spécialistes de Jean-Baptiste Morin  et de son Astrologia Gallica  En1961 (de la psychanalyse à l’astrologie, ed  Seuil), Barbault opposait Ptolémée à Morin sans signaler les dite Remarques et pour cause.

Un autre cas assez mystérieux concerne Pierre Brind’amour  qui se sert abondamment d’un ouvrage dont nous avions souligné toute l’importance sans mentionner notre nom, à savoir celui d’Antoine Crespin. Signalons que Brind’amour reconnait qu’il a  été  conseillé pat l’auteur du présent texte -(Nostradamus astrophile1993, p. 478) Mais peut être dans ce cas n’en a t-il eu connaissance que par un intermédiaire. (cf  Nostradamus, Les premières Centuries ou Prophéties, Édition etcommentaire par Pierre Brind’Amour, Genève, Droz, 1996) On aimerait bien connaitre de quelle façon Brind’amour  a découvert l’intérêt que représentait Crespin pour les études nostradamoloigiques si ce n’est pas des « fuites »  dues à la circulation de nos travaux avant soutenance ( cf Halbronn Documents inexploités sur le phénomène Nostradamus, Ed Ramkat 2002  et bien entendu  notre  thèse d’Etat Le texte prophétique en France,  Ed du Septentrion. 1999)

On aimerait bien connaitre de quelle façon le Québécois  Brind’amour – qui cite par ailleurs  nos recherches dans son Nostradamus Astrophile, 1996,  aura découvert l’intéret que représentait Crespin pour les études nostradamoloigiques si ce n’est pas des « fuites »  dues à la circulation de nos travaux avant soutenance ( cf Halbronn Documents inexploités sur le phénomène Nostradamus, Ed Ramkat 2002  et bien entendu  notre thèse d’Etat Le texte prophétique en France,  Ed du Septentrion. 1999). Abordons  un autre nostradamologuque qui n’aura pas reconnu sa dette envers nous, à savoir M. Bernard Chevignard qui publia aux  Editions du Seuil  les « Présages de Nostradamus. » en 1999. Le manuscrit dont il se servit était conservé à la  réserve de la Bibliothèque de Lyon-La Part Dieu. Nous ne figurons pas dans ses « Remerciemens » (p. 8). A la p. 19,Chevignard note qu’il s’agit d’un « manuscrit  de plus de sept cent pages composé par Jean-Aimé de Chavigny à partir de 26 almanachs  et pronostications  -1550-1567  dont les originaux ont  pour la plupart disparu »Chevignard publie son ouvrage en juin 1999, notre soutenance de thèse d’Etat avait eu lieu en janvier de cette même année (Paris X Nanterre, parue aux Presses Universitaires du Septentrion) Cette thèse comporte une étude relative   au dit  Recueil  ( tome III, pp. 980 et seq.)  Or, si on lit Pierre Brind’amour  que signale Chevignard dans sa bibliographie (p. 469) consacre  un développement  au dit Recueil –Nostradamus astrophile Presses Universitaires de l’Université d’Ottawa, Ed. Kilncksieck, 1993 pp. 501- 502, ), à partir du manuscrit conservé à Lyon,  qu’il décrit ainsi. »L’ouvrage est une suite d’extraits nostradamiens en prose, portant chacun un numéro d’ordre (..) Ce document  avec ses milliers d’extraits (..) sera  l’une de nos principales sources pour l’étude de Nostradamus ». Autrement dit, Brind’amour n’avait pas compris que le dit Recueil n’était pas une suite d’extraits mais bien’ comme le note Chevignard,  » la reproduction de 26 almanachs et pronostications ». Or, nous nous souvenons fort bien d’avoir eu un entretien à  Lyon avec M.. Chevignard et  Pierre Guinard (à ne pas confondre avec Patrice Giuinard) au cours duquel  nous avions montré- qu’il ne s’agissait pas d’extraits mais bien du texte des dites publications annuelles avant publication, sans les annexes techniques. Sans notre  rencontre providentielle,  Chevignard, en serait resté à la formulation de Brind’amour et n’aurait pas  rédigé sa présentation comme il le fit!., Notons qu’en  2002, nous publierons certains fac similés (Documents Inexploités sur Nostradamus, Ed Ramkat, Feyzin) dont notamment toute la production pour l’n557.

Rappelons à toutes fins utiles que c’est nous qui avons prouvé la paternité de Giffré de Réchac sur l’Eclaircissement  de 1656 (cf notre post doctorat, EPHE, 2007)  et  la publication des Sixains sou le nom de Morgard, ce que l’on omet de signaler.(cf Documents inexploités,)

Auteur par ailleurs du CATAF , le Catalogue Alphabétique des Textes Astrologiques Français (en ligne depuis 2000 sur le site du CURA), il est clair que nombreux sont ceux qui ont pu  y puiser de la documentation sans s’y référer, d’autant que nous y fournissons les cotes des bibliothèques

Signalons enfin un procédé assez indélicat consistant à citer le texte utilisé dans la bibliographie, sans le mentionner dans le cours de l’ouvrage  On pense

à  HERVÉ DRÉVILLON   auteur  de   Lire et écrire l’avenir Ed Champvalllon 1996  lequel cite notre ouvrage sur Nicolas Bourdin  Ed Trédaniel en lui empruntant  ses positions sir l’Astrologie au XVIIe siècle.
Enfin, citons le cas d’un lecteur assidu  de la Bibliotheca Astrologica qui a soutenu en 2015 un mémoire à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes sans nous inviter à la soutenance et dont nous n’avons pu vérifier s’il citait notre établissement :
.La vie et l’œuvre de F. C. Barlet (Albert Faucheux 1838-1921) : un occultiste entre science, astrologie et religion au tournant des XIXe et XXe siècles », par M. Gilles BUCHERIE,diplôme soutenu le 30 juin 2015.3 «  alors  que nous avons publié en 1992  La vie  asttrologique il y a 100 ans  d’Alan Léo à Barlet Ed Trédaniel.
A propos de l’histoire de la Bibliotheca Astrologica, on trouvera des éléments de son catalogue dans les deux revues suivantes:
TRIGONE n°7  4e trimestre  74    Un second souffle pour la Bibliothèque Astrologique pp 13  et seq
ASTROLABE  Hiver  74  n°5  pp 24  et  seq   La Bibliotheque y est alots  désignée comme ‘biblothèque de l’UFA. (Uniop, Ftançaise d’Astrologie, sigle que le CIA  avait envisagé un temps  d »adopter au cours du premier semestre  75.)

Annexes

Eustache Lenoble (1643-1711): Un Bilan
sur l’Astrologie à son déclin
(Avec des extraits de son Uranie, ou les Tableaux des Philosophes)
par Patrice Guinard

 

Nostradamus;

Jacques  Halbronn  (avec Gérard Morisse):   Vers une nouvelle approche de la bibliographie centurique  Revue française d’Histoire du Livre n°132   Editions Droz ,  2011  pp. 51 – 202

Patrice Guinard  Historique des éditions  des Prophéties  de Nosradamus (1555-1615). Revue française d’Histoire du Livre n°129,  2008

Astrologie : Thèses doctorales par Patrice Guinard – CURA

cura.online.fr › …
… thèses doctorales. Dr. Patrice Guinard … Après moi, il souligne l’importance du traité d’Eustache Lenoble, sans qu’elle soit justifiée nulle part dans son texte.

Patrice Guinard et l’anti-astrologie | Nofim

nofim.unblog.fr › 2014/10/29 › patrice-guinard-et-lanti-a…
29 oct. 2014 — … Jean-Baptiste Morin, Eustache Le Noble, Tinélis-Castelet, Moody, … A cette occasion, Patrice Guinard annonce dans la dernière livraison (n° …

Jacques Halbronn Le Catalogue alphabétique des Textes …

nofim.unblog.fr › 2020/09/18 › jacques-halbronn-le-catal…
18 sept. 2020 — Note éditoriale (Patrice Guinard) Présentation du CATAF (Jacques Halbronn) … Un cas remarquable est celui d’Eustache Lenoble dont le traité …

Bibliographie Astrologique : Catalogue Alphabétique des …

web.archive.org › cura.free.fr › docum
20 avr. 2001 — Patrice Guinard: Eustache Lenoble (1643-1711): Un Bilan sur l’Astrologie à … (cf Massard) Ce texte ne fait pas partie des oeuvres de Lenoble.

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jacques halbronn ses textes sur le prophétisme

Posté par nofim le 18 décembre 2020

voir  sur  le site propheties.it   de Mario Gregorio

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Jacques Halbronn La notion de peuple élu comme dynamique impériale

Posté par nofim le 11 juillet 2016

La notion de peuple élu comme dynamique impériale

par Jacques Halbronn

 

Il importe d’approcher les textes avec un minimum de sens critique et cela n’est pas sans exiger une certaine rigueur, et un sens certain de la vraisemblance et donc de l’invraisemblance qui permet de se rendre compte que telle formule ne fasse sens que dans un certain contexte. En menant des travaux dans des domaines apparemment distincts, l’on parvient ainsi à aborder tel ou tel texte avec un œil nouveau?

Chez les juifs,  on trouve un tel énoncé chez le  prophète Amos (Livre d’Amos 3:2): « C’est vous seuls que J’ai distingués entre toutes les familles de la terre, c’est pourquoi Je vous demande compte de toutes vos fautes. »

Nous voulons parler ici de la notion d’empire qui implique effectivement qu’un certain peuple puisse occuper une place centrale au milieu d’autre peuple. Les exemples abondent dans l’Histoire de la prise de pouvoir d’un peuple sur d’autres peuples et c’est selon nous une bonne définition de la notion d’empire avec notamment l’idée de capitale d’empire  que ce soit pour Istamboul (Empire Ottoman) ou Vienne (Empire austro-hongrois). On peut aussi parler de « métropole » dans le cas d’un empire colonial.

En ce qui concerne l’usage de l’expression « peuple élu », on la trouve au XXe siècle utilisée , par exemple, par la secte Moon.(Eglise de l’Unification) qui voit dans la Corée le « peuple élu » .

Au fond, tout projet impérial ne passe-t-il point par l’idée d’un « peuple élu » ayant vocation à « englober »" diverses nations et à en constituer le centre?

Mais que penser dès lors de l’usage qui en est fait dans le cadre hébraïque? On peut certes être tenté – mais ce serait bien anachronique sinon « prophétique »- de soutenir que le judaïsme aura essaimé, et se sera diffusé par le biais du christianisme voire de l’Islam mais une telle « leçon » nous semble bien tirée par les cheveux et nous pensons plus sage de nous en tenir à une problématique impériale « classique » comme L’historiographie est en mesure de l’illustrer, à travers les âges, de l’Antiquité à nos jours,  témoignant de fortunes bien diverses, au demeurant. Rappelons que cette notion implique un élargissement de l’espace-temps: un empire débordant les frontières et  exerçant des effets durables, même après sa période la plus intense, à l’image de certaines étoiles qui éclairent encore alors qu’elles ont disparu. L’Historien aura pour tâche-épistémologiquement,  de rassembler les traces de telles entreprises tant dans le domaine politique qu’intellectuel, artistique ou religieux. Est ce que les empires ne seraient pas-tous domaines confondus- l’entreprise la plus remarquable et la plus mémorable pour l’Humanité?

Que dire par conséquent de l’usage qui figure dans le monde juif? Revenons un instant sur l’Etat Juif de Herzl. Est-ce que cette formule (parfois contestée dans sa « traduction » français de « Judenstaat)  ne pourrait être interprétée comme signifiant précisément un tel projet impérial, faisant des Juifs un « peuple élu » exerçant son pouvoir sur un certain nombre de « nations »  (goyim).? La promesse de Dieu à Abraham de faire de sa descendance un « grand peuple » (Genése) n’est-elle pas liée à une telle idée impériale puisque « grand peuple » est en quelque sorte synonyme de « peuple élu »? Mais l’on voit bien que tout cela sonne faux au prisme de la réalité historique propre au peuple hébreu/juif  à telle enseigne que nous avons, opté au contraire pour l’idée d’un Etat Hébreu au sein d’un empire et non comme centre d’un empire, soit un cas de figure radicalement  inverse? On pense à Herzl demandant au sultan de lui accorder une place au sein de l’empire ottoman ou obtenant juste avant sa mort l’Ouganda au sein de l’empire britannique. (1905)

Tout semble au contraire indiqué que cet usage de « peuple élu,  de « grand peuple »  ne fasse sens que pour  les origines d’un empire. Autrement dit, on conçoit aisément qu’un empire se dote d’un certain mythe des origines. Or,  la formule tombe à plat dans le cas hébreu même si les antisémites ont pu déclarer au XIXe siècle,  que les Juifs contrôlaient le monde. (cf  notamment  notre ouvrage  Le sionisme et ses avatars, Ed Ramkat 2002)

Notre thèse est la suivante : une telle formulation a du appartenir à un « véritable » empire, elle lui aura été empruntée comme bien d’autres éléments du Pentateuque.  Rappelons que le phénoméne de l’emprunt se situe au cœur de nos travaux, notamment en linguistique.

En conclusion, il nous semble que cette expression est décalée par rapport au judaïsme, qu’elle n’y a pas sa place. Bien au contraire, ce peuple a besoin de s’inscrire au sein d’un empire, d’un ensemble supranational,  bien plus qu’il ne serait en mesure d’en constituer l’axe central, ce qui nous semble sensiblement mieux convenir à la France. Paradoxalement, la France de nos jours a une destinée impériale qu’elle ne parvient plus à assumer du fait d’une crise identitaire alors que les Juifs sont porteurs d’un modèle qui ne correspond pas à leur destin.

La plus grande source de conflits tient au déclin de la conscience impériale, ce qui conduit les Etats à ne plus savoir assumer leur héritage. La notion d’empire est créative, elle s’attelle à des combinatoires, à des coexistences  inédites, inouïes. L’Etat ne trouve selon nous sa légitimité qu’en tant que régulateur, harmonisateur  des différences au sein de l’ensemble dont il a la charge. On sait à quel point la crise de l’Etat conduit à  la dislocation, au démantélement et ce n’est qu’après coup, que l’on en prend vraiment conscience, quand l’ensemble existant ne tient plus. Le nationalisme  retrouve une dynamique quand l’Empire échoue, quand aucun peuple n’est  » élu » pour assumer une certaine centralité.  Toute nation posséde son bâton de maréchal et peut en principe briguer l’Empire mais il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

12 07 16

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Le phénoméne Café-philo: les dérives

Posté par nofim le 7 avril 2015

Notre enquête sur les Cafés philo à Paris

par  Jacques Halbronn

 

Que se passe-t-il dans les café philo, à quoi joue-t-on?

Quel est le profil des animateurs, à quoi servent-ils?

Il nous est apparu que certaines dérives entrainaient

les café-philo dans des directions  quelque peu décalées et

hybrides..

En l »espace d’une  huitaine de jours, nous avons suivi quatre

rencontres de ce type, dans des cadres différents. Les

animateurs sont les suivants:  Jean-François Paquelier,

Rafael Prudentio,  Bruno Magret,  Jean-Luc Berlet, Maxime Fellion,  mais

d’autres personnages souvent co-animent et nous les

mentionnerons en temps utile.

En fait, on peut se demander si l’on peut trouver

actuellement à Paris  de « vrais » café philo où il y a de

vrais débats. Notre diagnostic, c’est que les gens n’ont

plus le goût et le sens du débat et c’est pour cette raison

qu’il y a ces dérives qui visent à occulter  une certaine

carence de la démarche dialectique et maieutique.

 

I La dérive littéraire

Un des traits les plus étranges que l’on peut observer

actuellement  concerne les intitulés des sujets. On notera

d’abord qu’ils sont généralement votés une fois qu’une

demi-douzaine de propositions ont été  exprimées. Mais

sur quoi va-t-on voter?  Sur des phrases, des  slogans, des

maximes,des formules sibyllines, hermétiques et que l’on ne prend pas la peine de préciser

avant le vote.  En fait, on pourrait parler d’un processus

oraculaire.

On va donc se réunir autour de ces quelques mots souvent

articulés sous une forme interrogative.  De deux choses

l’une, ou bien on éléve le débat et l’on cherche quelle

est la question philosophique sous-jacente  ou bien

l’on décortique minutieusement la formule lancée et

c’est alors que l’on bascule dans la fibre littéraire, poétique,

comme le fait Maxime Fellion, partenaire de Jean-Luc Berlet.

et l’on se met à cogiter, on se  demande alors pourquoi tel mot a été utilisé et

pas tel autre. On est dans l’analyse de texte qui se voudra

rigoureuse quant à son respect de l’intitulé , comme s’il

émanait de quelque grand penseur. On cogite sur une

formule sans aucune connaissance du contexte, ce qui

est contraire à l’idée de commentaire sérieux..

En réalité, nous avons affaire à des pratiques d’autodidacte

qui se sont maintenues alors que l’intéressé- est parvenu à accéder à un

savoir consistant tout en perpétuant des modes de

fonctionnement de vaches maigres.  C’est le système D :

on  fait de nécessité vertu et on triture inlassablement

une formule dérisoire  lancée un peu par jeu comme

thème de débat à l’instar de ces danseurs qui se

trémoussent devant vous, à la demande,  quand vous

leur suggérez de représenter tel état d’âme.

 

 

II  La dérive psychologique

On change de stratégie avec Bruno Magret qui considére

désormais que la raison d’être de son café-philo est

de susciter des témoignages  liés aux drames que vivent

les participants. On est dans le ressenti, dans le partage

des expériences, des vécus. La philosophie se met  ici

au service de la  psychologie, ce qui est censé la rendre

plus vivante. On n’est plus dans le débat mais dans le

témoignage. La montagne philosophique accouche d’une

souris.

 

III  La dérive pédagogique et livresque

L’animateur  introduit le sujet au prisme de l’Histoire de

la Philosophie. C’est le cas d’un Jean-Luc Berlet et d’un

Rafael Prudentio qui  développent assez longuement

leur exposé en rapport avec le sujet  voté ou choisi.

On peut se demander si les personnes ayant un bon

bagage en fait de lectures philosophiques – on pense

aussi à Sabine Miniconi, proche de Jean-Luc Berlet-

sont réellement doués pour le débat philosophique.

Rafael Prudentio  a un art consommé pour resituer

chaque prise de parole dans le cadre des grandes

questions philosophiques .

On se demandera toutefois  si les professeurs de philo

sont de bons philosophes ou s’ils ne peuvent philosopher

que par procuration, comme des musiciens qui ne font

de la musique qu’en jouant celle des autres.

 

 

IV  La dérive  écologico-politique

D’autres  café-philo  sont l’occasion pour leurs animateurs

de faire passer certains messages qui s’éloignent souvent

très nettement du théme initialement proposé. On pense

au café philo de Jean-François Paquelier, secondé

par l’écologiste Romain. On nous y parle des échéances

urgentes auxquelles nous sommes confrontés  à propos

de l’avenir  de la  planéte.

 

VI La dérive  ésotérico-traditionnelle

Nous avons aussi droit à des café-tao avec Jean-Luc

Berlet  et à des café-destin (sic) avec Yves Massey

qui fonctionnent sur le mode du « débat »  mais avec

un référentiel censé être assez bien circonscrit. (Karma,

Divination etc). Dans le même genre, nous placerons

les « leçons de philosophie » de Maxime Fellion, articulées

autour du Livre de la Genése. Dans ce cas de figure,

la philosophie prend appui sur des traditions.

 

VII  La dérive  disciplinaire  et éducatrice

Enfin, nous avons des réunions qui mettent en avant

le respect de la prise de parole. On ne doit pas

interrompre celui qui parle, on doit parler à son tour,

c’est à dire sur la base d’une liste qui se constitue au

fur et à mesure en levant le doigt. Le rôle du modérateur

est de prendre bonne note de ces demandes de prises

de parole.

On doit impérativement éviter les « joutes » verbales, les

échanges un peu musclés. On ne se répond les uns aux

autres que selon un protocole plutôt pesant. A un désordre

sur le fond du débat  vient faire pendant un ordre sur

le déroulé de celui-ci.  Et bien entendu, celui qui enfreint

ces régles se voit rappeler à l’ordre.

On apprend à bien se tenir.  Un des instigateurs ce  ce

genre est un éducateur.

Dans ce cas de figure, on ne s’écoute pas les uns les

autres. Les prises de parole sont discontinues. Le seul

repére est la phrase de départ mais non ce qui se dit.

 

 

VIII La dérive psycho-divinatoire

On peut enfin s’interroger sur le protocole de nombre de ces cafés philo. Il semble

que la régle du jeu non écrite consiste à associer deux  mots, de procéder par binome.

On pourrait carrément mettre des mots dans une corbeille et en tirer deux au hasard.

Une autre piste  voudrait que la formule choisie par tel ou tel participant fasse l’objet

d’un traitement psychanalytique ou encore divinatoire. Pourquoi  le dit participant a-t-il

choisi d’associer, de relier ces deux mots, qu’est ce que cela nous dit sur sa problématique

personnelle? Une fois le sujet choisi, tout le groupe se focaliserait sur  son interprétation et

la personne concernée  réagirait d’une façon ou d’une autre.

 

 

 

Conclusion

Pour notre part, il serait nécessaire   au bout d’une heure de

café philo,  de voter cette fois sur  la problématique

qui mérite d’être au centre de la seconde  heure et d’élire

ceux qui semblent les mieux placés pour exposer les

positions antagonistes, après que durant la première

heure- puisque le temps de deux heures est devenu

la norme-  tous les participants et tous les avis ont

pu s’exprimer.

Il convient notamment d’éviter une instrumentalisation

des cafés philo par des personnes qui n’ont pas de

dispositions pour être animateurs mais qui ont des

motivations  qui les conduisent vers ce type d’activité.

qui en font des moyens et non des fins.

On regrettera que ces animateurs n’aient pas une bonne

écoute de ce que joue dans ces réunions, prisonniers

qu’ils sont d’un savoir souvent obsoléte auquel ils

veulent absolument  rapporter ce qui se dit alors que le café

philo est un lieu  qui devrait être ouvert à de nouvelles

réflexions, inédites.

L’animateur ne doit pas être confondu avec  ceux qui

s’imposent dans le débat par la qualité de leurs propos

et  de leurs commentaires. Et c’est là que le bât blesse.

Comme dans la vie politique, il y a un président qui

est le garant des institutions et le chef de gouvernement

qui est l’homme de la situation, comme c’est le cas en

Allemagne ou en Italie. En France, la « cohabitation »

fait également apparaitre une telle dualité tout comme

le changement périodique de Premier Ministre ou tel

remaniement..

 

JHB

07 03

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Michael Howard on Mathématiques Divinatoires by Jacques Halbronn 1983

Posté par nofim le 10 mars 2015

  1. This essay is a reflection on a Tarot History Forum post by « Huck » at http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=873#p12778. It also is an attempt to raise to a more general level discussion some issues initiated by Marcos (mmfilesi) about tarot, chess, and geomancy. I will give links at the proper points.
    My immediate impetus, besides « Huck’s » post just mentioned, is some thing else. I have been looking at Jacques Halbronn’s 1983 book Les Mathematiques divinatoires. Its first three chapters are about tarot, geomancy, and the I Ching, looking at the structure of each. He sees each of them as binary, and the first two even as « manichean », in that there are fundamental divisions between « good » elements and « bad » ones.
    TAROT
    Halbronn has five good vs. five bad in tarot (p. 46). In 4 cases the sum of the numbers of the Marseille cards is 22. In the fifth case, involving the unnumbered Fool, Halbronn assigns the number 11, as the average between two natural and frequent placements, 0 and 22; That number is also the average of all the numbers, with 10 below and 10 above.

    Positive/Negative 6Lover/16Maison-Dieu 7Chariot/15Devil 9Hermit/13Death 10Fortune/12Hanged Man 11Strength/11Fool

    The images are also complementary (pp. 48-49). The Lover card has a flash from above resulting in conjunction; the Maison-dieu has a flash from  above resulting in rupture. The Hermit wears a heavy cloak, while Death is as nude as he can be. The Chariot shows victory; the Devil is a similar configuration showing enslavement of the losers. Strength shows a person confronting and mastering an animal; the Fool shows the person running away from an animal. The Wheel of Fortune signifies changes; the Hanged Man signifies immobility, a dead end.
    Halbronn also identifies 7 other pairs that are complementary in the sense that each completes the other in adding up to 22; he doesn’t attach « positive » or « negative » labels to the members of the pair.

    21World/1Bateleur 20Judgment/2Popess 19Sun/3Empress 18Moon/4Emperor 17Star/5Pope 14/Temperance/8Justice

    But I find it tempting to go further than Halbronn. It seems to me that maybe even these seven consist of good/bad pairs, with a few assumptions.  First, you have to make all of Pope, Popess, Emperor, and Empress « bad » cards. I think that is a reasonable assumption, if you assume that the Popess = the Church. Humanists mostly endured these figures as evils that they had to endure, and small business people such card makers probably had no use for them at all. Sometimes they were already undifferentiated, although probably for a different reason: the « four papi ». Humanists regularly castigated all four (unless one of them happened to be the superior of the humanist’s patron). By Etteilla’s time, it was acceptable to simply replace all of them (except the Bateleur, who as Magus would have been too dear to his heart) with others that were quite different, which he did even before the Revolution.  And second, I think a case can be made for putting Justice, even though a virtue, in the « bad » camp. Justice is bad if taken to an extreme, either without enough mercy or with too much mercy. Temperance, i.e. Moderation, is better, as not only a virtue in itself but as that which guides all the other moral virtues (from Aristotle). Alternatively, if we see the mixing of water with wine as symbolic of the Eucharist, it becomes Mercy, which traditionally complements the severity of Justice.
    So we get:

    positive/negative 21World/1Bateleur 20Judgment/2Popess 19Sun/3Empress 18Moon/4Emperor 17Star/5Pope 14/Temperance/8Justice

    To these one could add the four suits, of which two, coins and cups, are « good », and two, batons and swords, are « bad ». This sometimes shows up in the sequences, which are sometimes reversed, for trick-taking purposes, and it is certainly true for the interpretations, starting with Etteilla, the larger numbers being worse than the smaller ones for batons and swords. I think the same is true of the pictures on the Sola-Busca number cards.
    Such a structure of the tarot would be in line with the prisca theologia (ancient theology) doctrine of the times (16th-18th centuries), of a pre-Greek, pre-Hebrew theology common to all civilized nations, which the « dualist » Zoroaster was one of the first to put in writing.
    GEOMANCY
    Halbronn’s second chapter is about geomancy. That system of divination seems to be an Arab invention. It borrows much of its terminology from astrology. Another source suggests that it may be a « poor man’s astrology », a way of casting a pseudo-horoscope without having to know anything about the stars at the time of the querent’s birth (see the « poor man’s astrology » quote at http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=505&hilit=geomancy#p6957), You just need a way of randomly generating a few numbers, and some rudimentary mathematical ability: specifically, being able to add a few single-digit numbers and recognize whether they are are even or odd. After the first ones, moreover, all you’re adding is 1′s and 2′s.
    I won’t go into the details, as you can read about them anywhere, but here is a digest. The sequence starts with four « mothers ».Then, going row by row, you get a « daughter » configuration by adding the dots in each row of two of the « mothers ». If the result is 1, you put one dot in the « daughter » row; if it’s 2, you put  2 dots. If it’s 3, you put 1 dot; if it’s 4, you put 2 dots. Then you get a « niece » (sometimes « nephew ») by adding dots again, and from them four final figures: two witnesses, a judge, a conciliator. There are exactly 16 possible « binary tetragrams » generated by such means:

    Michael Howard  on Mathématiques Divinatoires by  Jacques  Halbronn  1983 dans ASTROLOGIE cattan-figureslist

    (Image from http://www.renaissanceastrology.com/astrologicalgeomancy.html#B) Out of these 16, 8 pairs can be formed, in which the pattern of each is the reversal of the pattern of the other. (In the above, the reversal of the one in the lower right is the one in the lower left; otherwise, they are next to each other. And if you can’t make out the words, don’t worry; I’ll give them as we go.) Not only do the paired designs complement each other geometrically, but in most cases the words associated with the pairs are related and form binary oppositions between « internal » and « external », of which the internal are « good » and the external « bad ». Halbronn says (p. 59) « L’interioritie serait [i.e. were] benefique et l’exteriorite malefique ». (He cites Hadji Kamballah, La Geomancie tradionnelle, p. 16.)  The « internal » are called « dakhila » in Arabic, and the « external » are « kharidjah ».
    So we have
    Fortuna Major = nosrat ou-i-dakhilah = internal victory. while  Fortuna Minor = Al nosrat ou-i-kharidjah = external victory.
    Well, right away there is a problem: it is not clear how « external victory » is bad. In fact, Halbronn or his source is oversimplifying. As presented by anthropologist Wim van Binsbergen (http://www.shikanda.net/ancient_models/BINGHAMTON%201996.pdf, found by Marcos), the Arabs actually had four conditions: good, good-neutral, bad-neutral, and bad. Fortuna Minor is actually « good-neutral », good but not as good as Fortuna Major. So we must reformulate Halbronn’s generalization: the two sides of the opposition are better and worse relative to each other.
    Let us go on.
    Caput  Draconis (Head of the Dragon) = internal threshold Cauda Draconis (Tail of the Dragon) = external threshold
    One is internal expansion of consciousness; the other is outward expansion into illusion, as good vs. bad (I get this from http://www.shikanda.net/ancient_models/BINGHAMTON%201996.pdf, p. 15).
    Next:
    Aquisitio [Acquisition] = taken internally Amissio [Loss] = taken externally
    The other pairs (p. 57) are
    Puer [Boy]/Puella [Girl], Tristitia [Sadness]/Loetitia [Joy], Carcer [Prison]/Coniunctio [Union], Rubeus [Red]/Albus [White], and Via [Road]/Populus [People].
    Rubeus and Albus are aggressive masculine and gentle feminine. Carcer means Prison, i.e. Separation, the opposite of Conjunction. Prison is negative, joining together usually positive. Tristitia is Sadness, Loetitia is Joy.  For Via, i.e. Road, and Populus, i.e. People, one is the journey and the other a destination, i.e. a city (one meaning of the Arabic, as listed by van Binsbergen). For this last, it’s not clear from these words whether either one is positive or negative.
    GEOMANCY AND TAROT
    Halbronn does not propose that tarot originated from geomancy. One might wonder whether the divinatory tarot in Balogna of the mid-18th century, with its single-word card interpretations, might have been influenced by geomancy. But the words (Decker, Dummett, & Depaulis, Wicked Pack of Cards p. 49) are different, and there is not much bad/good dichotomizing.
    I also wonder if there are any parallels between the structure of geomancy and that of lot books. Geomancy had a lot of prestige in the late Middle Ages and Renaissance. For example, three of the dozen or so small book collections enumerated by Susan Connell in her article, « Books and their owners in Venice » (Journal of the Warburg and Courtauld Institutes 35 (1972), pp. 163-186) contained a book listed as « geomantia ». Other systems might not have wanted to blatantly contradict this system.
    The influence of geomancy on the « books of destiny » of 18th-19th century France and England is more probable.Van Binsbergen cites a « Napoleon’s Book of Fate » that explicitly uses a five row 32 figure geomantic system. He explains that 32 figures is « sufficient to accomodate all lunar mansions » (p. 53). This book, which he knows from a 1925 English edition, « does not seem to be older than the nineteenth century. » Such a system also exists in « the standard commentaries on Dante », he adds, unfortunately without citing examples. Perhaps they are older.
    In any case, Etteilla, although ignoring the « internal/external » distinction, manages to incorporate most of the words, or at least ideas, attached to the 16 traditional geomantic figures into his number-card keywords (for Etteilla’s list in various translations and versions, see my posts 15, 18, and 20 at http://www.tarotforum.net/showthread.php?t=180963&page=2 and 21 at http://www.tarotforum.net/showthread.php?t=180963&page=3).
    Another system is in the « Spiel Der Hoffnung » of 1799. Its words are different from those of geomancy and Etteilla, but still has the good/bad dichotomy (http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=844&start=10#p12089).
    One way tarot might have arisen from geomancy is exemplified in the Michelino of 1420s Milan. This is where Marcos’s posts, starting at around http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=365&hilit=binary&start=200#p6944, are very helpful. He says that  Petrus Albanus wrote a major text of Geomancy at Pavia in the 14th century, probably the one listed in the Visconti Library inventory (http://trionfi.com/0/l/11/ ) as « Geomancia » (it is at http://books.google.es/books?id=fwY6AAAAcAAJ&pg=PT43&dq=geomantia&hl=es&ei=jVjcS5PKOIGiOOH7oYUH&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CDYQ6AEwAA#v=onepage&q&f=false. I get this from the « Geomancy » thread, short but very meaty.)  Given Filippo Visconti’s superstitious nature, it is hard to imagine that he wouldn’t have known it.  Petrus’s structure looked like this, in the excellent diagram that Marcos constructed:

     dans divination

    (from http://forum.tarothistory.com/download/file.php?id=421)
    As you can see, it has a « relatively good/relatively bad » dichotomy for all the pairs except Via/Populus, for which both are « good-neutral ». (Marcos gives the specific passage in Albanus at http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=365&p=6953&hilit=albanus.jpg#p6953.)
    For another schema, I have already given the link to the Arabic-based one on p. 15 of http://www.shikanda.net/ancient_models/BINGHAMTON%201996.pdf. As far as I can tell, the results for our purposes are the same as in Petrus.
    In another text, Bartholomew of Parma, 128-1300, Populus is positive and Via negative (Huck at http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=505&hilit=geomancy#p6957). The journey is bad, the goal is good (http://a-tarot.eu/p/jan-10/geo3.jpg).

    geo3 dans HISTOIRE

    It is easy to imagine the Michelino constructed with an eye to his sort of geomancy. For one thing, in each, 12 figures go together, the Olympian gods in one, the mothers-daughters-nieces in the other, with four of a nonconforming character.
    Another similarity (not dealt with by Marcos) is that in both geomancy and the Michelino there are 8 « better » figures and 8 « not as good » figures. In the Michelino, 8 are in the « good » suits of « virtues » and « virginities », and 8 in the « not as good » suits of « riches » and « pleasures ».
    I don’t see that the similarity extends any further than this. It might have, with individual cards corresponding to individual geomantic figures, but since we are not trying to do geomancy with the cards (we’re just playing a game), such a schema (although Marcos gives us one just as a possibility) is not necessary.
    Then we come to an ur-Cary-Yale, if there was one (before 1440), with 16 trumps. Does it have a similar binary structure,  in the sense of « better » and « worse »? Its cards, as Marcos observes, are mostly in the « good » category. But even here I think we can make a distinction between more or less good. The seven virtues and the Petrarchan Chastity (i.e. the lady on the Chariot) are very good. The other cards–Emperor, Empress, Love, Death, Fame, Time, and Judgment, to which I add Fortune–are good sometimes, bad sometimes.
    CHESS
    We also have, in both the Michelino and the CY, something else, the parallel with chess, which also has 16 figures and many other binary features. Unlike geomancy, chess isn’t a system of divination, and so while it has features that might make for dichotomies between « good » and « not so good », these, unlike in a divinatory system, can be ignored. if desired.
    For chess there first of all is the black team and the white team; black is customarily associated with evil (even though in chess the white group is the aggressor). For each group, there is a good side–right–and bad side–left–for which there are two of the special pieces for each rank (royalty, bishops, knights, rooks).
    There is also the division into two rows: special pieces and undifferentiated pawns.
    Huck has compared the pairing of pieces between the two sides to a similar pairing of tarot cards in two early decks, the Cary-Yale and the Charles VI. The pairs are not the same as in geomancy, but there is no reason why they should be. It’s the structure that matters.
    I myself have analyzed the 22 card early tarot in terms of Giotto’s binary opposition of 7 virtues to 7 vices (http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=12&t=848#p12119), deriving not from any divinatory system but from the struggle between virtues and vices in Prudentius’s Psychomachia. In a sense, the other part of my analysis, Petrarch’s 6 Triumphi, also has its binary oppositions: Love with its good and bad aspects, followed by Chastity good, followed by Death, bad, and Fame, good, Time, bad, and Eternity, bad or good.
    Halbronn does promote the idea that tarot originated from chess, based on the similarity of « Mat » to « Mate » (Arabic for « death ») and « Fil »–he says that’s a name for the Rook, or Elephant–to « Fol » (a rather tenuous connection, I think). Another consideration, which seems to me to apply to ordinary cards as well, is that three of the courts correspond to three of the special chess pieces. He says these ideas are not original with him, they are in a 1950 book by R. Ambelain, Les Tarots.
    And of course chess as played in India, with four sets of royalty, parallels the four suits in cards.
    THE I CHING
    Halbronn’s third chapter is on the I Ching. I don’t know much about its binary structure except that its configurations are made up of open and closed lines and go in pairs, too. I don’t read French well enough to follow Halbronn’s analysis without a lot of work. Wikipedia notices similarities between geomancy and the I Ching, and also differences: the I Ching uses binary trigrams, as opposed to geomancy’s binary tetragrams. The eight trigrams form four complementary pairs, in comparison to geomancy’s sixteen tetragrams forming eight pairs (image from http://en.wikipedia.org/wiki/Geomancy).

    220px-Family_Ba_Gua dans NOSTRADAMUS

    Considering that the I Ching is Chinese and the tarot is European, the Arabs’ geomancy might be the link between the other two, historically. The 8 trigrams are expanded one way in the I Ching, another way in geomancy. You can read more at Huck’s post http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=505&hilit=geomancy#p6940).
    KABBALAH
    Although neither a divinatory system nor a game, there are binary oppositions similar to those of geomancy in Kabbalah. The Seferotic Tree.has two sides, one of severity and the other of mercy, again associated with the colors red and white (for aggression and gentleness, just as in geomancy), starting with Chochmah and Binah. This characterization is especially clear in the Portae Lucis, (Gates of Light), as translated into Latin by Ricci and published in 1516 (http://www.literature.at/viewer.alo?viewmode=overview&objid=13463&page=). So we have Chesed/Gedullah, Love, with Gevurah, Severity; and Netzach, an agent of love/mercy, with Hod, an agent of severity/justice. The other four sefirot are mixed (for documentation, see my essay at http://latinsefiroth.blogspot.com/).
    And the terminology of the Sefer Yetsira somewhat corresponds to that of geomancy.  « Mother letters » which by this terminology suggest the generation of the rest, « single letters » and « double letters », like « daughters » and « nieces ». Also, the 32, the number of paths, is another power of 2.
    Both the Sefirotic Tree and the Sefer Yetsira are probably in some form earlier than any form of geomancy. However the details I have mentioned may have been post-geomancy. In general, however, are independent example of binary thinking (including a third, the synthesis), derived from the interaction of Hebrew and Greek thought. The Greeks had their own binary oppositions: hot/cold and dry/wet generated the four elements and humors; Aristotle even attributed to the Pythagoreans a doctrine of 10 basic pairs: « finite and infinite, even and odd, one and many, right and left, male and female, rest and motion, straight and crooked, light and darkness, good and bad, square and oblong » (http://history.hanover.edu/texts/presoc/pythagor.html#commentary2).
    CONCLUSION
    Admittedly, binary divisions are a natural, liable to spring up anywhere, without the necessity of prior history, especially good/evil, yes/no, and male and female: in Romance languages, everything is one or the other. This polarity makes a similar structure, in games and divination, a natural way of extending life into imagination. All the same, the specific ways in which these dichotomies are expressed in those areas in the time of the historical tarot makes the notion of mutual influence and history a suggestive one.
    For more on binary systems relating to tarot, the Sefer Yetsira, and the I Ching, see http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=12&t=880&start=0 of which this blog is the first post.

          Posted 20th October 2012 by

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Sait-on prévoir l’avenir? Pour une approche processus par processus

Posté par nofim le 28 janvier 2015

De la prévision de ce qui est en train d’advenir.

par  Jacques  Halbronn

Quand une femme est enceinte, on peut prévoir qu’au bout du neuviéme mois, elle accouchera. C’est une prévision. Pour qui ne connait pas le processus de la gestation, ce pronostic pourra sembler étonnant. C’est en effet souvent l’ignorance des processus qui nous fait nous étonner et croire que l’avenir est déjà écrit dans tous ses plus infimes détails (mektoub) C’est aussi du fait des déficiences du savoir que l’on commet des erreurs sur le futur.

Dans bien des cas, ce qui est en cours, en train ne nous parvient pas à la conscience et rien n’indique à une femme enceinte qu’elle accouchera au bout de 9 mois si elle ne l’a pas appris par ailleurs, culturellement.

Ce qui peut interférer avec une prévision, ce sont des facteurs extérieurs, étrangers au processus. C’est pourquoi une prévision à long terme a de fortes chances d’échouer ou de ne valoir que dans les très grandes lignes.

Ce qui est le plus intéressnt ce sont donc les prévisions à court terme, celles qui à la fois sont en avance sur l’échéance et à la fois celles qui risquent peu d’être perturbées par des éléments extérieurs. On pense évidemment à l’avortement (IVG)  – au sens anglais du terme qui est plus large qu’en français « abort »- et qui implique que l’on arrête ce qui est déjà engagé, ce qui crée de l’imprévu.

Il est donc des forces subconscientes, souterraines qui sont en oeuvre et qui ont leur propre agenda et dont la connaissance nous permet de mieux baliser l’avenir sans que l’on puissse pour autant dire que tout est  inscrit par avance.

Il est clair que chaque processus fonctionne séparément et que la prévision ne peut se faire que du point de vue d’nn processus donné bien circonscrit. En cela, une prévision globale est une gageure. On ne peut prévoir que sur un certain segment mais l’on peut coordonner les informations propres à divers segments à condition que chacune des données prises en compte soit fiable par elle même. On n’arrive à rien en combinant des données peu fiables.

Voilà pourquoi notre rapport à l’astrologie se veut très nettement limité et qu’il nous semble chimérique de vouloir tout tabler sur la seule Astrologie.

On nous objectera probablement que l’astrologie est-elle ^même  un ensemble de processus et de paramétres. Chaque cycle planétaire couvrirait un champ qui lui serait propre. Un cycle par ci, un cycle par là.

Pour notre part, nous n’adhérons pas à une telle présentation des choses. Nous ne croyons pas en une astrologie « globale », « totale ». Certes, la diversité des facteurs planétaires et autres semble plaider en faveur d’une telle idée d’une astrologie multiple, polyvalente.

Mais telle n’est pas notre approche. Nous pensons que l’astrologie doit se concentrer sur un seul et unique cycle et que c’est dans cet esprit qu’elle a été conçue puisque pour nous l’astrologie est une construction bio-technologique  et non l’expressions terrestre d’une structure céleste où chaque astre aurait un rôle à jouer comme le pense un Jean-Pierre Nicola.

L’astrologie n’apporte qu’une certaine information à partir d’un certain cycle et c’est déjà très bien ainsi.

A partir de là, d’autres informations, extra-astrologiques, sont susceptibles de venir compléter le tableau tout en accordant à l’astrologie  – une astrlogie épurée-  une place éminente.

Plus généralement,  nous avons divers moyens pour explorer l’avenir mais il ne s’agit jamais que de prendre conscience de ce qui ne l’est pas. C’est nous qui serions en retard  plutôt que les autres qui seraient en avance.

Il est clair que si j’écoute un morceau de musique pour la première fois, je ne saurai pas prévoir la succession des mouvements mais c’est bien là le fait de mon ignorance, de mes lacunes. Maintenant, si l’oeuvre est peu connue, rares seront ceux qui seront capables de décrire la suite des événéments. Parfois, cette suite ne dépend que de très peu de gens voire d’une seule personne qui est en mesure de prendre des décisions et qui ne les communique pas tout de suite à tout le monde.  Il faut alors être dans le secret des dieux!

Le dilemme est donc le suivant: soit l’on  est dans la précision globale  sur une période très courte soit l’on est dans les grandes lignes sur une période bien plus longue.

L’astrologie reléve  d’une connaissance des grandes lignes mais elle peut baliser des décennies, des siècles et fournir des repéres fiables et viables et ce en dépit de données extérieures manquantes et qui le seront d’autant plus que l’échéance sera éloignée.

Les autres formes de divination sont plus dans le court terme et plus on attend, plus la « prédiction » deviendra incertaine y compris dans les grandes lignes. Rappelons que la plupart des pratiques astrologiques ne valent pas mieux, notamment celles qui s’articulent sur des thèmes (de naissance ou autres).

Il y a des probabilités qui permettent  incontestablement de déterminer ce qui va se passer dans tel domaine spécifique, c »est vrai pour l’alternance du jour et de la  nuit, pour les marées, pour les saisons, pour l’approche de la mort du fait de l’âge, du fait de l’application de la constitution, d’un calendrier électoral programmé de longue date etc

Le grand enjeu pour l’astrologie du XXIe siècle est de fournir au moins un cycle viable. D’aucuns soutiendront qu’un seul cycle planétaire est nécessairement partiel. Ce n’est pas notre avis: nous sommes persuadés qu’à l’origine, un certain cycle aura été privilégié, et en quelque sorte « élu » par rapport aux autres. C’est ainsi que l’on doit aborder notre civilisation  judéo-chrétienne mais aussi gréco-latine. Le monothéisme nous enseigne de nous focaliser sur un seul vecteur et  la science grecque nous invite à une certaine exhaustivité. C’est ce qui distingue les sciences de l’homme des sciences dures mais l’on s’apercevra de plus en plus que même les sciences dures  impliquent des choix qui permettent de passer de la puissance à l’acte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

28. 01. 15

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Un nouveau style de café philo « autour d’un mot u

Posté par nofim le 20 janvier 2015

la philosophie autour du mot.

par  jacques  Halbronn

Jouons sur les mots et  disons que le café philo, c’est parler autour d’un pot mais aussi autour d’un mot.

On  choisit au début de la réunion un mot et l’on commence par déballer tout ce à quoi ce mot s’associe, tous les contenus que l’on a pu y mettre  à travers le temps. C’est le choix du SIGNIFIANT.

C’est le mot « étoile », celui que tous les autres mots servent à définir et on appellera ces mots  des « définissants ».  On parlera alors de mots satellites gravitant tout autour.

Dans un deuxiéme temps,  on s’efforce de proposer une nouvelle définition du mot, donc lui instiller un nouveau contenu puisque aucun contenu ne saurait être définitivement « lié  » à un contenant, aucun signifié  à un quelconque signifiant.

On passe ainsi de l’ancien consensus à un nouveau consensus., d’un consensus mou consistant à supposer que chacun met la même chose sur un  même mot à un consensus qui est celui des participants au dit café philo, ici et maintenant, ce qui est donc très relatif

Pas d’exposé introductif  mais un débat à bâtons rompus où l’on cherche vraiment à avancer en

signalant les différences pour les dépasser, en   désamorçant  les blocages..

chaque  jeudi  de 19h 30 à 21h30

dans son local  8, rue de la Providence. 75013  Paris

accès  direct  rue

Bus Arrêt Bobillot-Tolbiac (62, 57, 67) T3  Stade Charléty

M° Tolbiac, Place d’Italie, Corvisart   RER Cité Universitaire

Pas de conso. Chacun apporte  quelque chose.

Limité à  douze personnes/

Un  nouveau  style plus vivant, plus  tonique  animé par un vrai penseur

(cf ses textes et ses vidéos  par Google)

Première réunion.   le 29  janvier 2015

Ouverture des portes à partir de 19h.

contact  06 60 75 52 48  halbronn@yahoo.fr

Bibliographie: Jacques Diament. Les  « Cafés de Philosophie ». Une forme inédite de socialisation par la philosophie ».

Ed L’Harmattan, 2001

Publié dans Conscience, couple, Culture, DIETETIQUE, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, judaîsme, LINGUISTIQUE, machine, MUSIQUE, NOSTRADAMUS, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SCIENCE, SOCIETE, symbolisme, Technologie | Pas de Commentaire »

Le café philo aujourd’hui et sa dérive oraculaire.

Posté par nofim le 4 décembre 2014

La dimension  divinatoire du café philo. Les  dérives  actuelles.

par  Jacques  Halbronn

 

Quand nous avons abordé le milieu des café philo, nous étions à cent lieues de l’idée que le fonctionnement des café philo

dérivait vers une forme d’interprétation des oracles, nous qui étions justement familier de telles pratiques mais peu à peu les

ressemblances nous sont apparues en une sorte d’évidence.

Nous sommes conscients de présenter une grille de lecture qui ne sera pas sans surprendre certains et qui pose d’ailleurs la question

du rapport de la philosophie au langage et des piéges dont il conviendrait de se garder.

Le phénoméne existe depuis 1992 mais nous ne l’avons pas suivi de façon régulière.  Autant que nous puissions nous en souvenir, cela a du se produire  vers 2003-2004 (rue Mouffetard, et près du Métro Richard Lenoir) puis, récemment, tout au long de l’année 2014.

Nous mettons ici l’accent sur le choix des « sujets » et il nous est apparu que cela se portait volontiers sur des intitulés étranges, abscons, dégageant une certains « poésie » de préférence à des formulations simples.  Un récent exemple: entre le thème « masculin-féminin » et

le thème : » La pensée a-t-elle un sexe? »  – ce qui traite a priori de la même chose, les « votes » se portèrent massivement vers le second cas. Et nous invitons les chercheurs à expérimenter et à tester un tel constat en demandant au public de choir entre divers intitulés.

Il conviendrait donc de s’interroger sur une telle prédilection pour des formulations alambiquées,  quelque peu énigmatiques en précisant que le vote n’implique généralement aucune explicitation des dits intitulés. Les gens sont invités à voter sur ces « formules »

et l’on  nous a expliqué que cela prendrait trop de temps de préciser les choses par avance. Donc les gens font leur choix sur la seule

base de telles présentations

Passons à présent au déroulement du débat, que cela soit le jour même du vote ou une semaine sinon un mois plus tard. Une fois

le « sujet » – bien que ce terme nous semble quelque peu inapproprié en la circonstance! – établi, il importe, nous dit-on de s’y tenir

rigoureusement sinon religieusement. Les « interprètes » vont donc « plancher » sur  ces quelques mots souvent présentés sous forme interrogative.

En quoi consiste le « débat » ou si l’on préfére l’exercice, sinon le jeu (de salon)? A « comprendre » ce qu’un tel intitulé peut bien vouloir

signifier, à coup d’étymologies, de sémantique, d’associations d’idées, voire de jeux de mots et  on pense à l’interpréation des rêves tant

les intitulés  préférés  semblent relever d’une forme d’onirisme. Faut–il y voir là la manifestation d’une certaine culture ou pratique

psychanalytique qui basculerait vers quelque « clef des songes »?

En fait, pour l’historien des pratiques divinatoires, on est en terrain de connaissance. On pense aux propos « sibyllins », aux oracles, comme celui qui concernera Oedipe, aux formules mystérieuses de la Pythie. Le bon animateur, le bon « client » du café philo serait celui

qui prendrait très au sérieux la formule ainsi choisie par le collectif et certaines personnes se sont construites une réputation de par

leur habileté à décrypter ce qu’il faut bien appel des « oracles ». D’ailleurs les animateurs reconnaissent bien volontiers que lorsque

les sujets sont « lancés », on ne demande absolument pas à ceux dont ils émanent une quelconque explication/explicitation. Il faut, à la

limite, que celui qui a proposé la « problématique »  n’en ait même pas idée lui-même, comme si cela lui était venu soudainement, voire

médiumniquement, à l’esprit.  On n’est pas si loin des réunions  mondaines autour de Messmer!

Nous avons souvent, dans nos études de différents milieux, mis en évidence le décalage entre ce qui était censé être l’objet d’un groupe

et la réalité sur le terrain. Dans bien des cas,  ce qui soude un groupe n’a rien à voir avec ce qui est mis en avant officiellement à tel point

qu’il ne s’agit dans bien des cas que d’une couverture. Ainsi, il peut venir s’adjoindre au groupe des gens qui se fient à ce qui est

mis en avant mais ils se rendent compte assez vite qu’ils ont fait fausse route et qu’il y a eu instrumentalisation. La philosophie au bistrot aurait-elle ainsi été récupérée – et tel serait d’ailleurs la  vraie cause de son succès- par un besoin de jouer avec les mots, ce qui nous apparait comme assez régressif . Ce qui soude les gens en fin de compte, ce n’est pas la philosophie mais le langage, qui est un dénominateur commun beaucoup plus sûr car les gens savent parler s’ils ne savent pas philosopher. Philosopher serait une façon  de qualifier le langage et d’ailleurs déjà dans notre première rencontre avec les café philos, il y a une dizaine d’années, nous avions fait remarquer à nos amis (on pense à Feuillette) que les gens ne faisaient que puiser dans leur « savoir » sémantique comme si le langage

était porteur intrinséquement de vérité et l’étymologie si prisée dans  mainst cafés philo implique l’accés à une vérité (selon le sens grec)

A toute question posée, la plupart des gens se contentent de dire ce à quoi cela les fait « penser » mais il ne s’agit évidemment pas ici

du cogito cartésien mais d’une acception vulgaire du verbe.

Certes, nous ne nions pas que le langage ne soit porteur de quelque sagesse- nous avons abordé ce sujet dans des études

de « morpho-sémantique » mais  on sait fort bien, depuis Saussure, que les mots ne signifient rien par eux -mêmes, qu’ils ne sont

que des « signifiants », c’est à dire qu’ils peuvent signifier n’importe quoi et qu’ils ne sont que des outils mis à la disposition d’un groupe qui doit s’entendre sur les acceptions à leur accorder (les signifiés), ici et maintenant et non en allant consulter quelque dictionnaire

cristallisant la tradition des usages.  Si l’on a le malheur de proposer une acception inhabituelle de tel mot, on voit les sourcils se froncer. La « rigueur » est ici celle du « respect » de ce que les mots veulent dire ( Boileau et son chat)

Faut-il parler d’une philosophie du pauvre comme on parle d’une « table du pauvre »? Cela ne serait guère surprenant si l’on se référe aux lieux où se tiennent de tels cafés, à savoir des espaces où l’on consomme des mixtures, liquides ou solides qui consistent souvent

à ajouter quelque jus ou herbe à de l’eau chaude ou froide ou à servir des sandwichs et autres pizzas. Ce qui se ressemble s’assemble!

On ne sera donc pas surpris d’apprendre que dans certains cas, les cafés philos sont animés par des personnes qui ont une certaine

culture dans le domaine divinatoire, comme Marielle-Frédéric Turpaud., auteur de plusieurs ouvrages sur le tarot, la géomancie, le Yi King.  Récemment,  certains cafés philos ont donné naissance à des « cafés-tao »(liés à la sagesse orientale) voire à des café « destin »  traitant de l’énnéagramme ou de l’astrologie (au Ballon Rouge, dans le XIIIe arrondissement).

Dérive divinatoire ou dérive analytique, cela revient un peu au même: à savoir le surinvestissement du « tirage », du « sort » (des cartes et des sujets « sortis ») et l’on pense à un Jodorowsky, scrutant chaque détail d’une lame du Tarot. Selon nous, la philosophie commence par une émancipation par rapport aux mots, ce qui implique l’émergence d’un nouveau consensus ici et maintenant qui n’a que faire

des définitions du dictionnaire. Le philosophe, c’est quelqu’un qui jongle avec les mots – il n’en est pas prisonnier – mais cela n’a rien à voir avec la poésie et ses rimes  et l’on notera que certains cafés philo s’achèvent par des poémes (ceux de Gilles Rocca, notamment).  La

philosophie restitue au signifiant toute sa potentialité et le libère de la cristallisation du signifié.  Ce qui importe, in fine, c’est de trouver une dynamique, un certain envol, ce qu’on appelle élever le débat, ce qui n’est pas sans  faire songer à  une salutaire excitation.

JHB

05 12 14

 

Bibliographie

Marc Sautet  Un café pour Socrate  : comment la philosophie peut nous aider à
comprendre le monde d’aujourd’hui  : Paris :  R. Laffont, 1995

Eugéne Calschi. Philosopher au café. 3e Colloque international. Ouverture et recherche de sens.  La Gouttière,  2003

Comprendre le phénoméne café-philo. Les raisons d’un essor étonnant en 30 questions-réponses  Dir. Yannis Youlountas

Préface d’Edgar Morin  Ed La Goutière, 2002

La Clairière. Café Philo-La Vieille Loye.   par Stéphane Haslé,  DMODMO   2008

Vous avez dit philosophie citoyenne? L’Agora.   Histoire et débats d’un café-philo dans le Tarn,  1999

Un café pour Sautet par Claude Courouve. 1997

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