jacques halbronn Son activité nostradamique 1990-1994 vs les publications de P, Brind »amour

Posté par nofim le 25 juin 2026

jacques  halbronn Son activité nostradamique   1990-1994 vs les publications de P. Brind’amour

   En 1986, Olivier Millet  présentait au Colloque « Divinatio et controverse religieuse en France au XVIe siècle, dirigé par Jean Céard, une communication « Feux  croisés  sur Nostradamus au XVIe siècle » auquel  nous n’avions pas été invités par le dit Céard (né  en 1935) lequel quelques mois plus tôt avait déclaré assumer la direction de notre thèse d’Etat (Paris XII) Le texte prophétique en France que nous ne pourrons soutenir que début 1999 pour des raisons qui nous échappent encore. lors de son départ à la retraite. Dans ce texte antérieur à nos premières publications. on reléve un biais centurique que nous n’avons eu cesse de dénoncer et  qui consistait à prendre les éditions centuriuqes datées de 1555, 1557, 1568  comme des  faits acquis. Cela n’empêchera pas  pierre   Brind’amour de publier, à la demande de Jean Céard, « les premères centuries ou prophéties » (sic)édition Macé Bonhomme de 1555. (Ed Droz, posthume 1996) à la suite de son Nostradamus astrophile, Ed Klincksieck (1993)  La 4e de couverture  note que « l’auteur se penche  sur les source  où Nostradamus a puisé son savor »/ En 1991, Brind’amour  avait donné  une contribution à un Colloque que nous  avions organisé à Paris. L’astrologie chez Nostradamus ‘repris  sur la site du CURA ) Pour  notre part, signalons dans  Politica   Hermetica  1991  LEs  bibliographies autour  de Nostradamus., dans  RHR « une attaque oubliée contre Nostradamus », où  nous évoquions son Epitre au pape Pie iv (1991), en 1994 notre exposition Astrologie et Prophéties (Ed Bibliothèque  Nationale, 1994 Mais, nous nous en tiendrons à notre communication «   Pierre d’Ailly et l’Antéchrist » (Colloque  De Pierre d’Ailly à Christophe Colomb, Compiègne 1992) et à  celle d’Amanda Phillimore, « Pierre d’Aily et le livre des prophéties de Christophe Colomb » A vrai dire, nous avions complétement oublié  notre  communication et le débat qui s’en suivit. ‘(pp. 49 à 77) et à l’occasion duquel nous  avions dévié vers Antoine Crespin et la question de l’antijudaisme lié à l’Antéchrist,  abordant notamment les attaques contre les Juifs d’Avignon.(cf  notre communication au Congrès des Etudes  juives, Jerusalem 2001).   Il est fort  probable que Brind’amour avait pris connaissance de ces travaux lors de son édition critique de Macé Bonhomme, 1555 (cf  supra) en raison de l’intérêt qu’il manifestera pour le dit Antoine Crespin (cf nos Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002).  En tout état de cause, c’est bien en 1992, que nous avions publié des éléments faisant partie de notre thèse d’Etat  en préparation donc avant les publications de P. Brind’amour de 1993 et 1996. Ci dessous des  extraits du débat qui figure dans le Bulletin de la Société Historique  de Compiègne(pp. 72 et seq) lequel débat déborde largement le sujet de notre communication:   » Est ce que les attaques figurant dans certains quatrains des Centuries et s’en prenant aux Juifs peuvent être attribués à Nostradamus  (p. 75)  et nous signalions qu’Antoine Crespin, « antisémite notoire », dans les publications qu’il signe reprend de telles attaques. , source non exploitée par Brind’amour lequel fera de lui, à l’inverse, un plagiaire des Centuries, position qui sera encore la notre en 2002 dans nos Documents Inexploités, avant de conclure par la suite  que c’est  bien plutot Crespin Archidamus, imitateur de Nostradamus, qui aurait  servi aux  faussaires sous la Ligue. Le tort de ceux qui, comme Chantal Liaroutzos (cf son article dans RHR « Suivez la  guide » est de s’être contenté de faire de Nostradamus un plagiaire plutôt que d’y voir la marque d’une contrefaçon En fait, dès 1990 et la parution de notre fait du Répertoire Chronologique Nostradamique, préfacé par jean  Céard, nous  avions insisté pour le recours à l’épithète « nostradamique » dans le titre, indiquant ainsi un processus de  dérivation.(CORPUS NOSTRADAMUS 125 — par Patrice Guinard   « Approximations, inexactitudes et incompréhensions dans les ouvrages de Pierre Rodrigue Brind’Amour »(CURA). Nous avons conversé avec P. Brind’amour tant à Paris qu’à Ottawa,  en l’interpellant sur la valeur des témoignages quant à la parution des Centuries ,ce qui nous raméne à au texte d’Olivier Millet (cf supra) « Videl,  écrit-il, p. 107, s’en prend non pas aux Prophétiies déjà anciennes (sic) de 1555 ni à celles de 1558 (sic) pas  encore publiées mais aux almanachs et pronostications des dernières années »  Pour  Millet, il était  évident  que la Préface à César pastichée par Couillard  en 1556  serait bien la preuve de la parution des premières Centuries qu’elle précéde, tout comme les réactions à la publication d’une Epitre à Henri II  viendraient prouver la parution du  volet centurique qu’elle introduit, ignorant qu’une épitre au Roi  figurait dans les Présages Merveilleux pour 1557, laquelle servira bien plus  tard  (vers 1595) à une éniéme édition du second volet, reprenant des éléments de la Prophétie des papes (Arnold Wyon, 1595).

 

 

 

 

 

JHB  25 06 26

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jacques halbronn Etudes nostradamologiques Distinguer les prophéties et les prédictions de Nostradamus

Posté par nofim le 22 juin 2026

jacques  halbronn  Etudes  nostradamologiques  Distinguer les prophéties et les prédictions  de Nostradamus   

 

Ce qu’on appelle Prédictions dans le corpus  Nostradamus correspond aux almanachs annuels, par ailleurs dotés de quatrains correspondant aux 12 mois Par la suite, on aura versifié les prédictions  en prose produites annuellement. En revanche,  sous le  nom de prophéties,  il ne s’agit pas de quatrains et la Préface à César a du introduire une « prophétie » perdue et nullement  le premier  volet centurique comme cela se fera dans la contrefaçons antidatées. On  aura par la suite  confondu ces deux cas de figure et utilisé le terme prophéties pour désigner les centuries parues sous la ligue y compris les éditions antidatées 1555, 1557, 1568) Mais le libraire Du Petit Val, à Rouen, s’en tient  en 1590, au titre « Les  grandes et merveilleuses prédictions  de M. Michel Nostradamus’ (RCB   p.127  alors qu’à Paris,  en 1589, l’on publie les memes quatrains sous le titre « les Prophéties de M. Michel Nostradmsu » (RCN p 124)  En 1590,  Archidamus   alias   Antoine Crespin signe une « Prophetie Merveilleuse » (chez Pierre Ménier,  cf RCN pp 127-128)    Dans le RCN  de Benazra, p. 52:  on trouve mention » les Praédictions  de l’almanach de l’an 1562, 1563,et 1564 par M, Michel de nostre dame,  qui sont dédiées au pape Pie IV  (cf notre article in RHR 1991) C »est ainsi qu’en 1590 paraissent à Paris  chez Charles Roger, les Prophéties et à Rouen  chez Du Petit Val les Grandes et Merveilleuses prédictions  avec des  contenus  similaires (cf  RCN pp 124-125)  Les imitateurs de Nostradamus  emploient  volontiers le  termes Prédictions ou Présages ( RCN pp. 97-102)Les traductions italiennes parlent « de Li Presagi et Pronostici » (1564,  RCN  pp 67-68) Le terme Prophéties désigne pour cette période des faux antidatés On notera l’usage d’un autre terme, celui de « centurie » ; Les  vrayes centuries de  Maistre Michel Nostradamus «   en 1649-1650 »RCN pp. 206 et seq En 1605, on  trouve « prédictions  admirables pour les ans courans  en ce siècleé RCN p.160) En 1602, Prédictions pour cinq années des  choses plus mémorables (p. 151) En 1596, Commentaires du Sr de Chaviny  sur les centuries et prognostications de feu M. Miche de Nostradamus (p 142) Dans son étude  sur Les premiers garants de la publication des ‘Centuries’  (cf  site du CURA), R.Benazra écrit

« Nostradamus à la Cour. Il semble que ce soit la rédaction de la pronostication pour 1555 qui fut le déclencheur et particulièrement un pronostic de juillet »  On  trouve trop souvent l’affirmation selon laquelle cela  tiendrait à  un quatrain interprété comme  ayant  annoncé la mort d’Henri II. Nostradamus  s’était fait connaitre par ses ¨Prédictions et non par ses « Centuries » sous  forme de quatrains  qui n’apparurent que dans les années 80, tirées  d’ailleurs  de  ses Prédictions en prose. Rappelons que les almanachs comportaient déjà quelques quatrains, ce  qui donna l’idée d »exploiter ce genre. Il faudrait  vérifier si les  bibliographies relatives au « corpus Nostradamus »  font nettement  la distinction  entre ces deux types de publications. Les  Prédictions, au départ, sont d’origine  astrologique avec des quatrains calqués sur les prédictions  en prose mais qui en estompent le plus souvent le caractère astrologique, lesquels quatrains ne sont d’ailleurs pas dus à Nostradamus sinon indirectement.  Le  terme Prophéties  sera  revendiqué, pour sa part, par Antoine Crespin  avec  Les Prophéties à la Puissance divine d’Antoine Crespin, (cf notre reprint,  Ed Ramkat 2002) Pierre Brind’amour  se servira de ce texte pour son édition de Macé Bonhomme  1555, chez Droz, 1996), considérant que le dit texte est issu des Centuries alors qu’il en serait plutôt une source..(point que nous n’avions peut être  pas assez signalé). Benazra signale dans son article sur les « garants » le paralléle Préface à César -Prophéties de Couillard, en ajoutant l’attaque de Laurent Videl: cela  nous  confirme que cette préface concernait bien un texte comportant le mot « prophétie » en son intitulé:
 

- Lettre à César :   « Encores mon filz que j’ay inséré le nom de prophete, je ne me veux atribuer tiltre de si haulte sublimité pour le temps present : car qui propheta dicitur hodie, olim vocabatur videns : car prophete proprement mon filz est celuy qui voit choses loingtaines de la cognoissance naturelle de toute creature.? (fol. A4r)
- Déclaration de Videl :   « tu dis que prophete veut dire prevoyant pource qu’en Samuel est escrit celuy qui s’apelle aujourdhuy prophete s’apelloit jadis voyant : mais il est certain qu’ilz voyaient ce que Dieu leur revelloit par son esprit » (fol. D3v – D4r)

 

 

 

 

 

 

 

JHB  24 06 26

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Jacques halbronn Etudes nostramologiques. La vraie date de la production de l’Epitre à Henri II en tête du second volet des Centuries.

Posté par nofim le 21 juin 2026

Jacques  halbronn  Etudes nostramologiques. La  vraie date de la production de l’Epitre à Henri II en tête du second  volet des Centuries 

 

Nos récents  travaux sur la production prophétique des années 1590 ont   fait apparaitre un emprunt  de l’Epitre à Henri II, se substituant à l’Epitre au pape Pie IV et récupérant une précédente épitre au Roi en tête des Présages Merveilleux pour 1557 (cf nos Documents inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002). En  effet, ce n’est qu’en 1595, signée Arnold Wyon, que parut la première liste des devises pontificales  (cf notre ouvrage Papes et prophéties Ed Axiome 2005) avec la mention pour la dernière devise de la persécution de l’Eglise Chrétienne. (cf  Jacques  halbronn    »La production prophétique à la fin du XVIe siècle   . Pour une approche comparative des corpus malachique et centurique »)  et jacques  halbronn Etudes nostradamologiques.  L’interrelation  entre Epitres en prose  et quatrains  centuriques.)

 

 Fin  de l’épitre de Nostradamus à Henri II

89 et sera le commencement comprenant de ce que durera et débutera cette année sera faite plus grande persécution à l’Eglise chrétienne, que n’a été faite en Afrique et durera de cette date jusqu’en 1792 que l’on croira être une rénovation de siècle

 

 Prophétie  des papes  1595

  sur le  web

« . La prophétie s’achève sur une phrase mentionnant un pape du nom de Pierre le Romain. Est-ce le même que celui dont la devise est Gloria olivae ou le pape amené à lui succéder mais qui n’accèdera pas au trône ? 

In  persecutione extrema sacrae romanae ecclesiae sedebit Petrus romanus, qui pascet oves in multis tribulationibus ; quibus transactis, civitas septi-collis In diruetor ; et judex tremendus judicabit populum suum (Dans la dernière persécution de la sainte église romaine, le siège sera occupé par un romain nommé Pierre, qui fera paître les ouailles au milieu de grandes tribulations ; après quoi, la ville des sept collines – Rome – sera détruite, et un juge terrible jugera son peuple). »

On dispose  ainsi d’un terminus ante (post) quem pour  1595 ,ce qui  met  un terme à toute idée de datation que l’on pourrait fixer à 1568 (cf  CORPUS NOSTRADAMUS 38 — par Patrice Guinard Première étude des éditions Benoist Rigaud de 1568 (Bibliographie) Le  choix de 1568 pour dater les contrefaçons antidatées des X centuries  devait se référer initialement à l’année 1567, mise en exergue dans son Epitre à Pie IV  qui figure implicitement dans le quatrain VIII 76, puisque servant de point de départ au calcul des 27 ans d’attente (1567 + 27= 1594)

Avant 1595, c’est l’épitre à Pie IV  qui ouvrait le second  volet, mais l’édition en question ne nous est point parvenue si ce n’est pas les  traces qu’elle a laissées dans la Centurie VIII. D’où l’importance de la mise en évidence d’emprunts textuels pour l’Histoire des textes prophétiques  (cf notre thèse d’Etat,  Le texte prophétique en  France, 1999)

En  tout état de cause, l’Epitre de Nostradamus à Pie IV  liée à 1567  est tout à  fait incompatible  avec l’annonce de 1792 figurant dans l’Epitre à Henri II,  Notons que cette épitre au pape est le point aveugle  des bibliographies de Chomarat (1989) et Benazra ‘(1990). Nous mêmes en 1992 dans notre communication « Pierre d’Ailly  et l’Antéchrist » (Bulletin  de la Société Historique de Compiègne, 1993, p. 69, écrivions  encore, malgré notre étude parie en 1991 dans RHR, sur « une attaque réformée contre Nostradamus »: « Quant à l’Epitre à Henri II, elle  est clairement liée à la question  de l’Antéchrist dont Nostradamus ne dit mot dans les textes qui lui sont attribués plus  surement comme la Préface à Son fils César de 1555′ Pourtant le  quatrain VIII, 76  mentionne ce terme, issu précisément de la dite Epitre au Pape.

Signalons  cependant  un ouvrage de Pierre d’Ailly,  le  De persecutionibus Ecclesiae (Bib municipale de Marseille  (cf   Noel  Valois « Un ouvrage inédit  de Pierre d’Ailly Le De persecutionibus Ecclesiae ») dont aurait pu  s’inspirer Arnold de Wyon.

 

 


 

 

 

 

 

 

JHB 26 06 26

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jacques halbronn Etudes nostradamologiques. L’interrelation entre Epitres en prose et quatrains centuriques.

Posté par nofim le 20 juin 2026

 

jacques  halbronn Etudes nostradamologiques.  L’interrelation  entre Epitres en prose  et quatrains  centuriques.

 

  Nous revenons sur une communication de Michel Chomarat « De quelques dates clairement exprimées par Michel Nostradamus dans ses Prohéties ‘-Colloque Prophétes et prophéties  Paris 1998 Actes pp 83  et seq. Il  eut été préférable de distinguer nettement les Epitres et les quatrains car c’est la comparaison entre ces deux corpus qui au coeur de la  critique nostradamique. C’est ainsi que la préface à César pastichée par Antoine Couillard dans ses « prophéties » (cf P. Guinard  Les Prophéties d’Antoine Couillard (1556) : Une parodie des Prophéties de Nostradamus)  ne signifie aucunement qu’elle précédait des centuries de quatrains. Olivier Pot associe ainsi d’emblée la Préface à César aux Centuries (in Prophétie et mélancolie; La querelle entre Ronsard et les protestants (1562-1565 Colloque Prophéties et prophéties au XVIe siècle, 1997, p. 217) alors que ce texte est paru probablement  en tete d’une Prédiction tout comme  la première Epitre à Henri II, en un temps où les Centuries n’existaient pas encore.  (cf   O. Millet  Feux croisés sur Nostradamus (Colloque Divination et controverse religieuse en France au XVIe sièclen Cahiers  Saulnier 1987, p. 105). Certes, le mot « prophéties » est-il  utilisé alors que dans les années 1580, les Centuries paraissent aussi sans une telle terminologie:cf « Les grandes et merveilleuses prédictions de M. Michel Nostradamus… »1590 , Anvers).à  coté  des  « Les propheties de M. Michel Nostradamus, dont il y en a trois cens qui n’ont encores este imprimees » Cela tient au titre de la Préface  en tete des  éditions antidatées 1555-1557 :« Préface de M. Michel NOSTRADAMUS a ses Prophéties, 1. Ad caesarem Nostradamum filium, vie & félicité » Dans ses almanachs et pronostication, le terme Prophétie n’est pas de mise. Nous pensons que l’usage du mot Prédictions  fait réference aux publications  annuélles de Nostradamus ainsi initulées « Prédictions » Or les quatrains sont dérivées des dites Prédictions(cf  notre post doctorat, 2007)http://nofim.unblog.fr/2023/07/09/jacques-halbronn-comment-nostradamus-lastrologue-est-devenu-prophete/

Bien plutôt, ce texte sera récupéré et  retouché dans les années 80 pour figurer en tête d’un premier lot  de centuries. Nous avons montré que ‘Epitre à Pie IV  avait servi dans les mêmes années 1590 à introduire un second  volet centurique,  en mettant en évidence le  fait que certains quatrains paraphrasaient des passages de la dite Epitre au pape; (V III 76-77) En revanche, le remplacement  de celle-ci par une nouvelle mouture de l’Epitre à Henri II, inspirée de celle figurant en tête des Présages Merveilleux pour 1557  (cf notre reprint, Ed Ramkat 2002) n’aura pas donné naissance à des quatrains correspondant à cette addition. Point de  tracae dans les centuries VIII-X de la mention de 1792 au coeur de cette Epitre se substituant à celle  adressée à  Pie IV. Or, tel était le sujet de la communication de Chomarat que de s’intéresser aux « dates » figurant dans les Prophéties. Mais Chomarat aura commis l’erreur méthodologique  de mettre dans le même sac Epitres et quatrains,

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VIII.71:

Croitra le nombre si grand des astronomes,

Chasses, bannis & livres censurez,

L’an mil six cens & sept par sacre glomes

Que nul aux sacres ne seront asseurez.


VIII.77:
L’antechrist trois bien tost annichilez,

Vingt & sept ans durerasa guerre,

Les heretiques morts, captifs exilez,

Sang corps humain eau rogie gresler terre.


 Chomarat  s’étonne dans sa communication que l’on n’ait pas pris la peine de compléter la centurie VII lors de la publication des Centuries  VIII-X. Cela tient au fait, selon nous, que ce second  volet reléve d’un autre camp. Il est d’ailleurs probable que la première version du second volet ne se présentait pas sous cette forme et débutait avec une Centurie  I   avant que l’on se soit mis en tête de s’en tenir à un ensemble d’un seul tenant sans pour autant prendre la peine de « compléter » la dite Centurie VII. Ce sont de telles  bévues  commises par les  faussaires qui doivent orienter une approche sérieuse du corpus  centurique tout comme l’usage d’une vignette en tete de la pseudo édition Macé Bonhomme 1555 empruntée à un almanach pirate, les faussaires n’ayant pas pris conscience qu’ils avaient pu être précédés dans une telle entreprise collective de  falsification, malheureusement validée de nos  jours par des bibliographes de  fortune. La comparaison entre les deux épitres à Henri II (cf nos Documents  Inexploités sur le phénoméne Nostradamus    Ed Ramkat 2002), pp; 15  et  seq), l’épitre d’origine  figurant (fac similé) en sa page de  titre (Présages  Merveilleux   pour 1557) et au  début de l’*Epitre au Roi; dans le Testament de Nostradamus de Daniel Ruzo (Ed Rocher, 1982), ce que Chomarat n’avait pas du  remarquer! Dans ce même colloque de 1997, nous avions montré le  caractère antidaté de Macé Bonhomme 1555 sur la base du quatrain IV , 47 marqué par le contexte de la Ligue.   

 

Guinard  met en paralléle  le texte de Couillard et celui de la Préface à César

 

[1] TON TARD advenement CESAR NOSTRADAME mon filz, m’a faict mettre mon long temps par continuelles vigilations nocturnes reserer par escript, toy delaisser memoire, apres la corporelle extinction de ton progeniteur, au commun profit des humains, de ce que la Divine essence par Astronomiques revolutions m’ont donné congnoissance. « par ymaginatifves resolutions & vigilations nocturnes » (III, f.D4r)
« mes assertions & predictions congneues par revolutions continuelles vigilations nocturnes & revelations inspirées » (III, f.E2r)
« vigilations nocturnes » (III, f.E3r)
« j’ay toutesfois bonne affection laisser par estat avant la corporelle extinction, mes inscrutables secretz » (III, f.D4v)
« mes temps & labeurs ja passez pour le proffict commun des humains » (III, f.E1v)

En revanche, Guinard ne signale pas les connexions  avec le corpus des quatrains, ce qui est au coeur notre débat.   Le premier verset du premier  quatrain de la première centurie est le suivant  Estant assis de  nuit secret estude » fait écho aux « vigilations nocturnes » de la Préface. tout comme des Prophéties de Couillard.  En revanche, les  faussaires n’ont pas fait l’effort de se faire  l’écho de l’Epitre au Roi dans les quatrains alors que ceux-ci reprennent des élements de l’Epitre au  Pape, remplacée! On notera une coincidence entre les textes que nous datons des années 1590  et les dates figurant dans la  dite Epitre  pour  les  années 1790 : mile sept cens nonante deux. Nous  avons signalé  ce report  de 200 ans avec le passage de 1588 (lié Regiomontanus  à 1788.- , “Exégèse prophétique de la Révolution Française”, in Actes du Colloque Prophétisme et Politique, Paris, Politica Hermetica, l’Age d’Homme, 1994) S’agissait-il  de s’ajuster  sur les dates avancées par Roussat(au milieu des années 1550) pour 1789? D’une certaine façon, ce report peut avoir été le constat d’un échec .(cf  notre Texte prophétique en France, Presses Universitaires du Septentrion, 1999)

JHB 21 06 26

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Jacques halbronn Autour du thème de l’Antéchrist 1567-1594, 1789-92.

Posté par nofim le 19 juin 2026

Jacques halbronn  Autour du thème de l’Antéchrist 1567-1594.1789-92

Il y a 20 ans, nous avions été conviés, du fait de la mot du pape jean Paul II, à traiter de la Prophétie des papes, texte qui faisait partie du corpus de notre thèse d’Etat (1999)  Cela  avait  donné « Papes et prophéties. Décodages et influences » (Ed Axiome 2005). Nous y faisions remarquer à quel point les dernières années du XVI siècle avaient été fécondes au regard de la production néo-prophétique ( https://www.cultura.com/p-les-propheties-de-m-michel-nostradamus-ed-1595-1605-9782012579606.html) Nous préparions à l’époque un mémoire de post doctorat (EPHE VE section) que nous soutiendrons deux ans plus tard, consacré à la critique nostradamique et au Jésuite Giffré de Réchac alias Jean de Sainte Marie. auteur anonyme d’un Eclaircissement des véritables quatrains de Maistre Michel Nostradamus. (1656) Nous montrerions dans notre post doc que les quatrains centuriques étaient des versifications de divers textes en prose, épitres et prédictions annuelles et donc que Nostradamus n’en était pas l’auteur, stricto sensu d’autant que les centuries qui ne paraitraient pas avant la fin des années 1580, quoi qu’en disent la plupart des nostradamologues actuels, à commencer par les auteurs des publications liées au 500e anniversaire de la naissance de Nostradamus, en 2003. Ce que l’on retiendra, ici, est l’usage du prophétisme dans le cadre d’une élection pontificale et dans le couronnement du successeur du défunt roi Henri III Valois. Il est clair que la parution de la prophétie des papes visait à peser sur l’élection d’un nouveau pontife romain, comme nous le montrions dans notre ouvrage. Mais concernant la série des quatrains et non pas des devises pseudo malachiques, la chose est moins reconnue encore de nos jours. Qu’un même procédé et un même enjeu de succession, d’élection ait été mis en branle, quasiment au même moment, pose question, ce qui nous conduit à situer la production centurique une trentaine d’années après ce qu’il est généralement prétendu. Il  semble  bien que certains éléments de la prophétie des pape aient été repris dans la rédaction finale de l’Epître à  Henri II  au  sujet de la « persécution de l’Eglise » sous le dernier pape.

 

Prophétie des papes:

« In persecutione extrema Sanctae Romanae Ecclesiae sedebit Petrus Romanus, qui pascet oves in multis tribulationibus: quibus transactis, civitas septicollis diruetur, et Iudex tremendus iudicabit populum suum. Finis. »

« Dans la dernière persécution de la Sainte Église romaine siégera Pierre le Romain qui fera paître ses brebis à travers de nombreuses tribulations. Celles-ci terminées, la cité aux sept collines sera détruite, et le Juge redoutable jugera son peuple. Fin ».

 

Epitre  à Henri  II

« et sera le commencement comprenant de ce que durera et débutera cette année sera faite plus grande persécution à l’Eglise chrétienne, que n’a été faite en Afrique et durera de cette date jusqu’en 1792 que l’on croira être une rénovation de siècle. »

 

En 1997, nous avions mis le projecteur sur le quatrain IV, 46, appartenant au premier volet centurique censé être paru en 1555 alors qu’il correspondait à l’actualité de 1588 et de la formation d’un centre anti ligue à Tours. Un peu plus tard, nous signalions la retouche d’un quatrain repris de la Guide des Chemins de France de Charles Estienne, emprunt signalé par Chantal Liaroutzos mais sans l’exploiter suffisamment! Cette retouche conduisait à changer Chastres et Chartres, ce qui militait en faveur du choix de la Cathédrale de Chartres début 1594 (au lendemain de la reconversion du futur Henri IV (« Paris vaut bien une messe ») et non pas de Reims pour le couronnement à venir. En effet, les faussaires à la solde du roi de Navarre avaient su exploiter une suite de villes de la banlieue parisienne, figurant dans la « Guide » faisant ainsi pendant à l’usage (cf supra) que les Ligueurs avaient entrepris à propos de la ville de Tours.

Or, c’est dans ces années 1594-96 qu’un véritable élan prophétique est manifeste avec notamment la publication du  » Janus Gallicus » par Jean Aimé de Chavigny dont le commentaire de quatrains issus de tout un corpus pseudo-nostradamique vise à consolider l’unité d’inspirations , masquant ainsi le fait ce ceux-ci sont le fait de camps opposés, catholiques et réformés dans un esprit de conciliation marqué par l’esprit du futur Edit de Nantes de 1598. Un tel syncrétisme n’est pas sans nous renvoyer à la critique biblique visant à démystifier la thèse d’une prétendue rédaction unique de l’Ancien Testament par Moïse (cf la critique d’un Spinoza) Par la suite, nous montrerons que certains quatrains du second volet des Centuries sont la versification d’un Epitre de Nostradamus au pape Pie IV laquelle aura disparu du dit corpus centurique remplacée par une fausse Epitre de Nostradamus au Roi Henri Second (cf nos Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002) Dans notre étude des dernières devises de la prophétie des papes (cf p.171), nous fournissions le texte biblique qui avait été utilisé pour constituer celles-ci, le probléme des faussaires étant d’être des plagiaires comme dans le cas des Protocoles des Sages de Sion (cf notre texte « le sionisme et ses avatars au tournant du !XXe siècle Ed Ramkat 2002). Décidément, la formation d’un historien doit passer par la question des contrefaçons antidatées:

La plupart des nostradamogues n’accordent pas un intérêt particulier à l’année 1567. Mais les bibliographies signalent une pronostiacation pour l’an 1567, adressée au duc d’Alençon, le plus jeune des fils de Catherine de Medicis, censé succéder éventuellement à son frère Henri III lequel sera assassiné en 1589. mais Alençon décédera prématurément, ce qui fera d’Henri de Navarre le premier prétendant.

 

Prognostication pour 1567

 

Title: PRONOSTICO DELL’ANNO M.D.LXIII Coposto & calculato per M.Michele Nostradamo, Dottore in Medicina di Salo di Craux in Prove(n)za il quale pronostica tutto q(ue)llo, ch’ha’ da ci erq(ue)sto psente Anno della Guerra, della pace, della carestia, della abo(n)da(n)tia e daltri segni, che si scopriranno nel Cielo. Nel quale si co(n)tiene la dechiaratione di tutti q(ue)sti Anni del 63. fino al 70. Dedicata al nostro Santissimo padre Papa Pio Quarto Con privilegi di papa pio Quarto, & dell’I tutti i s. Signor Duca di Fiorenza, & Siena. Author: NostradamusDescription: 12 pages,Published: Bologna, Alessandro BenaccioHeld by: UnknownReferences: CHOMARAT 58; Gregorio 1562-001; Download the pdf here!

Dans notre article paru dans la Revue française d’histoire du Livre (N°134 2013) « De l’agencement des recueils prophétiques. De la Pronosticatio de Lichtenberger au Mirabilis parisien », un paragraphe (pp. 19 et seq)s’intitulait  » ‘ 4. Le terme de 1567. L’Epître de nostradamus à Pie IV se polarise sur 1567. https://www.persee.fr/doc/rhren_0181-6799_1991_num_33_1_1808 Nous y notions « La mention de l’année 1567 figure très tot dans les éditions françaises. La plus ancienne fut la Pronosticatio quaedam mirabilis parue à Lyon en 1515 chez Jean Cleyn, puis en 1550 chre Gérars Morrhy. Le terme de 1567 apparait également dans le mirabilis liber des années 1520 mais pas en son titre cette fois (p. 20)

Des éléments de l’Epitre à Pie IV se retrouvent dans la Centurie VIII et il y est question d’un intervalle de 27 ans; Or, si l’on ajoute 27 à 1567 on arrive à l’année du couronnement d’Henri IV! La rédaction des quatrains VIII 76 et 77 est certainement contemporaine de la préparation ou de la tenue du dit couronnement prévu.

En effet, dans son Epitre au Pape, Nostradamus voit naitre l’Antéchrist en 1567 à la Saint Marcelin/ Dans le quatrain 76, macelin ne se comprend qu’à la lecture de l’Epitre à Pie IV avec un jeu de mot sur la Saint Marcelin, quand on supprime le R.. Tout indique que ces quatrains visent les Protestants, qualifiés d’hérétiques.(VIII, 77) Cela nous invite à relire l’Epitre à Henri II en tete du second volet, étudiée notamment par Gilles Polizzi ( Colloque Marseille 1998). Rappelons notre étude sur Jean Du Moulin et le pape Antechrist ( Colloque Marseille 1998) Selon nous, donc l’Epitre au Pape a du etre le premier choix pour introduire le second volet mais elle sera remplacée par une nouvelle Epitre à Henri II et une toute nouvelle chronologie orientée sur la fin du XVIIIe siècle et non plus sur 1567, ne faisant plus cas des allusions de VIII 76 et 77.

8:76
Plus Macelin que roy en Angleterre,
Lieu obscure nay par force aura l’empire:
Lasche sans foy sans loy saignera terre,
Son temps s’approche si presque je soupire.

8:77
L’antechrist trois bien tost annichilez,
Vingt et sept ans sang durera sa guerre:
Les heretiques mortz, captifs, exilez,
Sang corps humain eau rogi gresler terre.

Tout indique que l’on aura voulu faire oublier le quatrain VIII 77 sans toutefois le supprimer, vu que l’allusion se sera perdue en cours de route et que ces 2 quatrains auront été démonétisés sur le plan prophétique. L’Epitre à Henri II remplaçant celle à Pie IV évoqué clairement l’Antéchrist:

 

« Puis le grand Empire de l’Antechrist commencera dans la Atila & Zerses descendre en nombre grand & innumerable, tellement que la venue du Sainct Esprit procedant du 48. degré, fera transmigrastion, dechassant à l’abomination de l’Antechrist, faisant guerre contre le royal qui sera le grand Vicaire de Iesus-Christ, & contre son Eglise, & son regne per tempus , et in occasione temporis , & precedera deuant vne eclypse solaire le plus obscur, & le plus tenebreux, qui soit esté depuis creation du monde iusques à la mort & passion de Iesus-Christ, & de la iusques icy »

Le repport des échéances antéchristiques avait déjà été signalé à propos de Pierre d’Ailly, annonçant dès 1414 une échéance pour 1789, ce qui recoupe la date de 1792 figurant dans la nouvelle épitre à Henri II, remplaçant 1567.

Revenons sur notre communication de 1992, à Compiégne  au Colloque Pierre d’Ailly.J. Halbronn (1993.8),(cf  “Pierre d’Ailly: des conjonctions planétaires à l’Antéchrist”, Colloque Pierre d’Ailly in Bulletin de la Société Historique de Compiègne) et la date troublante  de 1789  qui interpelle à la  fois l’historien  et le  chercheur en astrologie, non sans quelque ambiguité.  La période de 240  ans  est liée au  cycle des Grandes Conjonctions.  Antoine Couillard Du Pavillon  note une telle échéance sur la base des années 1550.(cf  p. 56 des Actes du Colloque) On note que la mort d’Henri II  en 1559 (censée avoir été annoncée dans un quatrain centurique antidaté) précéde de 240 ans l’année  1789 et donc quasiment l’année où le roi Louis XVI sera éxécuté (1793) sous la Révolution,  terme qui indique l’idée d’un retour. En  tout état de cause, dans l’epitre à Pie iv,  Nostradamus fait naitre Marcelin l’Antéhrist en 1567, ce qui exclue qu’il puisse avoir mis en avant 1792 dans « son » Epistré à Henri II » Mais, une  fois de plus,  force est de constater que cette Epitre au pape est le point aveugle fatal de la plupart des nostradamologues.

 

 

 

 

 

 

 

 

bibliographie

Jacques Halbronn sur l’édition de la Correspondance de Nostradamus par Jean Dupébe (1983)

jacques halbronn Etudes nostradamiques. Du recyclage des préface et des épitres

Jacques Halbronn Pierre Du Moulin et le thème du Pape Antéchrist – : Formes du millénarisme en Europe à laube des temps modernes ; Colloque Marseille 1998, Ed 2001

J. Halbronn (1993.8), “Pierre d’Ailly: des conjonctions planétaires à l’Antéchrist”, Colloque Pierre d’Ailly in Bulletin de la Société Historique de Compiègne/

Researches 141-150 (site  prophéties.it)

141 -J Halbronn  La troisiéme version de l’Epitre à Henri II et les quatrains centuriques.

Jacques Halbronn  L’Epître à Henri II et les commentaires et paraphrases
des Ecritures Saintes (site  ramkat)

 

 

 

JHB 24 06 26

 

 

 

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Jacques halbronn La production prophétique à la fin du XVIe siècle. Pour une approche comparative des corpus malachique et centurique

Posté par nofim le 18 juin 2026

Jacques  halbronn   La production prophétique à la fin du XVIe siècle   . Pour une approche comparative des corpus malachique et centurique

 

Arnold Wion — Wikipédia

Arnold Wion — Venise  1595
Jacques  halbronn   La production prophétique à la fin du XVIe siècle. Pour une approche comparative des corpus malachique et centurique dans NOSTRADAMUS
Wikipédia
Prophétie de saint Malachie — Wikipédia

La premiere Face du Janus François, 1594 Iani Gallici Facies Prior, 1594

Il  y  a  20 ans, nous avions  été conviés, du  fait  de la mot du pape,  traiter de la Prophétie des papes, texte qui  faisait partie du corpus  de notre thèse d’Etat (1999) : Papes et prophéties. Décodages et influences  (Ed Axiome 2005). Nous  y  faisions  remarquer à quel point les dernières années du XVI siècle  avaient été fécondes au regard de la production néo-prophétique  ( https://www.cultura.com/p-les-propheties-de-m-michel-nostradamus-ed-1595-1605-9782012579606.html)  Nous préparions à l’époque un mémoire de post doctorat  (EPHE VE section) que nous soutiendrons  deux  ans plus tard, consacré à la  critique nostradamique et au Jésuite  Giffré de Réchac alias  Jean de Sainte Marie. auteur anonyme  d’un Eclaircissement des véritables quatrains de Maistre Michel Nostradamus. (1656)   Nous  montrerions  dans notre post doc que les quatrains centuriques étaient des  versifications de divers textes en prose, épitres et prédictions  annuelles et donc que Nostradamus n’en était pas l’auteur,  stricto sensu  d’autant que les centuries qui ne paraitraient pas avant la  fin des années  1580, quoi  qu’en disent la plupart des nostradamologues actuels, à commencer par les auteurs des publications liées au 500e anniversaire de la naissance de Nostradamus, en 2003.  Ce que  l’on retiendra, ici, est l’usage du prophétisme dans le cadre d’une élection pontificale et dans le couronnement  du successeur du défunt roi Henri III  Valois. Il est clair que la parution de la prophétie des papes  visait à peser sur l’élection d’un nouveau pontife romain, comme nous le montrions dans notre ouvrage. Mais concernant la série des quatrains  et non pas des devises  pseudo malachiques, la  chose est moins reconnue encore de nos  jours.  Qu’un même procédé et un même enjeu de succession, d’élection ait  été mis  en  branle, quasiment au même moment, pose question, ce qui nous  conduit à situer la production  centurique une trentaine d’années après ce qu’il est  généralement prétendu.

En 1997, nous avions mis le projecteur sur le  quatrain  IV, 46, appartenant au premier  volet  centurique censé être paru en 1555 alors qu’il correspondait à l’actualité  de 1588 et de la formation d’un centre anti ligue à  Tours. Un peu plus tard, nous signalions la retouche d’un quatrain repris  de la Guide  des Chemins de France de Charles Estienne, emprunt signalé par Chantal Liaroutzos mais sans l’exploiter suffisamment!  Cette  retouche  conduisait à changer  Chastres et Chartres, ce qui militait  en faveur du  choix de la Cathédrale de Chartres début 1594 (au lendemain de la  reconversion du futur  Henri IV  (« Paris  vaut bien une messe ») et non pas de Reims pour le couronnement à  venir. En effet, les  faussaires à la solde du  roi de Navarre avaient su exploiter une suite de villes de la banlieue parisienne,  figurant dans la « Guide » faisant ainsi pendant à l’usage (cf supra) que les Ligueurs avaient entrepris à propos de la ville de Tours.

Or,  c’est  dans ces années 1594-96 qu’un véritable élan prophétique est manifeste avec notamment la publication du  » Janus Gallicus » par  Jean Aimé de Chavigny  dont le commentaire de quatrains issus de  tout un corpus pseudo-nostradamique  vise à consolider l’unité d’inspirations , masquant ainsi le  fait ce ceux-ci sont le  fait de camps opposés, catholiques et  réformés dans un esprit de conciliation marqué par  l’esprit  du  futur Edit  de Nantes de 1598.  Un tel  syncrétisme  n’est pas sans nous  renvoyer à la  critique biblique visant à démystifier la thèse d’une prétendue   rédaction unique de l’Ancien Testament par  Moïse  (cf la  critique d’un Spinoza) Par la suite, nous montrerons que certains quatrains du second volet  des Centuries sont la versification d’un Epitre de Nostradamus au pape Pie IV laquelle aura disparu du dit corpus centurique remplacée par une fausse Epitre de Nostradamus au Roi Henri  Second (cf nos Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus, Ed Ramkat 2002) Dans notre  étude des dernières devises de la prophétie des papes (cf p.171), nous  fournissions  le texte  biblique qui avait été  utilisé pour constituer celles-ci,  le probléme des  faussaires étant d’être des plagiaires comme dans le cas des Protocoles des Sages de Sion  (cf notre texte « le sionisme  et  ses  avatars au  tournant du !XXe siècle  Ed Ramkat 2002). Décidément, la formation d’un historien doit passer par la question des contrefaçons antidatées:

 

La plupart des  nostradamologues n’accordent pas  un intérêt particulier à l’année 1567. Mais  les  bibliographies signalent une pronostication   pour l’an  1567, adressée  au  duc d’Alençon, le plus  jeune des  fils de Catherine de Medicis, censé succéder éventuellement à son  frère  Henri III lequel  sera assassiné en 1589. mais Alençon décédera prématurément, ce qui fera d’Henri  de Navarre le premier prétendant.

 

Prognostication pour 1567

 

  Title: PRONOSTICO DELL’ANNO M.D.LXIII Coposto & calculato per M.Michele Nostradamo, Dottore in Medicina di Salo di Craux in Prove(n)za il quale pronostica tutto q(ue)llo, ch’ha’ da ci erq(ue)sto psente Anno della Guerra, della pace, della carestia, della abo(n)da(n)tia e daltri segni, che si scopriranno nel Cielo. Nel quale si co(n)tiene la dechiaratione di tutti q(ue)sti Anni del 63. fino al 70. Dedicata al nostro Santissimo padre Papa Pio Quarto Con privilegi di papa pio Quarto, & dell’I tutti i s. Signor Duca di Fiorenza, & Siena. Author: NostradamusDescription: 12 pages,Published: Bologna, Alessandro BenaccioHeld by: UnknownReferences: CHOMARAT 58; Gregorio 1562-001;   Download the pdf here!

 

Dans  notre  article  paru dans la Revue française d’histoire du Livre (N°134 2013)  « De l’agencement des recueils prophétiques. De la Pronosticatio  de Lichtenberger au Mirabilis  parisien », un paragraphe (pp. 19 et seq)s’intitulait  » ‘ 4. Le  terme de 1567.   L’Epître de nostradamus à Pie  IV se polarise sur 1567.  https://www.persee.fr/doc/rhren_0181-6799_1991_num_33_1_1808 Nous y notions « La mention de l’année 1567 figure  très tot  dans les éditions françaises. La plus ancienne fut la Pronosticatio quaedam mirabilis parue à Lyon en 1515 chez Jean Cleyn, puis en 1550 chre  Gérard Morrhy. Le terme de 1567 apparait également dans le mirabilis liber des années 1520 mais pas en son titre cette  fois (p. 20) 

Des éléments de l’Epitre à Pie IV se retrouvent dans la Centurie VIII et il y est question d’un intervalle de 27 ans; Or, si l’on ajoute 27 à 1567 on arrive à l’année du couronnement d’Henri IV! La rédaction des  quatrains  VIII 76  et 77 est certainement contemporaine de la préparation ou de la tenue du dit couronnement prévu.

En  effet, dans son Epitre au Pape, Nostradamus  voit naitre l’Antéchrist en 1567 à la Saint Marcelin/ Dans le  quatrain 76, macelin ne se comprend qu’à la lecture de l’Epitre à Pie IV avec un jeu de mot sur la Saint Marcelin, quand on supprime le R.. Tout indique que ces quatrains visent les  Protestants, qualifiés d’hérétiques.(VIII, 77) Cela  nous  invite à relire l’Epitre à Henri II en tete du second volet, étudiée notamment par Gilles Polizzi ( Colloque Marseille 1998). Rappelons notre étude  sur Jean  Du Moulin  et le pape Antechrist ( Colloque   Marseille 1998) Selon nous, donc l’Epitre au Pape a du etre le premier  choix pour introduire le second volet mais elle sera remplacée par une nouvelle Epitre à Henri II et une toute nouvelle chronologie orientée sur la fin du XVIIIe siècle  et non plus sur 1567, ne  faisant plus  cas des allusions de VIII 76 et 77.

8:76
Plus Macelin que roy en Angleterre,
Lieu obscure nay par force aura l’empire:
Lasche sans foy sans loy saignera terre,
Son temps s’approche si presque je soupire.

8:77
L’antechrist trois bien tost annichilez,
Vingt et sept ans sang durera sa guerre:
Les heretiques mortz, captifs, exilez,
Sang corps humain eau rogi gresler terre. 

  Tout indique que l’on aura  voulu  faire oublier le quatrain VIII 77 sans toutefois le supprimer,  vu que l’allusion  se sera perdue en cours de route et que ces 2 quatrains auront été démonétisés  sur le plan prophétique. L’EPitre à Henri  II remplaçant celle à Pie IV évoqué clairement l’Antéchrist:

 

« Puis le grand Empire de l’Antechrist commencera dans la Atila & Zerses descendre en nombre grand & innumerable, tellement que la venue du Sainct Esprit procedant du 48. degré, fera transmigration, dechassant à l’abomination de l’Antechrist, faisant guerre contre le royal qui sera le grand Vicaire de Iesus-Christ, & contre son Eglise, & son regne per tempus , et in occasione temporis , & precedera deuant vne eclypse solaire le plus obscur, & le plus tenebreux, qui soit esté depuis creation du monde iusques à la mort & passion de Iesus-Christ, & de la iusques icy » 

Le repport des échéances antéchristiques  avait déjà été signalé à propos de Pierre d’Ailly, annonçant dès 1414 une échéance pour 1789, ce  qui recoupe la date de 1792 figurant  dans la  nouvelle épitre à Henri II,   remplaçant  1567.

 

bibliographie

Jacques  Halbronn  sur l’édition de la Correspondance de Nostradamus par Jean Dupébe (1983) 

jacques   halbronn   Etudes nostradamiques. Du recyclage des préface et des épitres   

Jacques  Halbronn Pierre Du Moulin et le thème du Pape Antéchrist - : Formes du millénarisme en Europe à laube des temps modernes ;   Colloque Marseille  1998, Ed 2001

JHB  19 06  26

 

 

 

 

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jacques halbronn Réflexions sur l’article nostradamologique de Gilles Polizzi (1998)

Posté par nofim le 10 juin 2026

jacques  halbronn   Réflexions  sur l’article nostradamologique  de Gilles Polizzi (1998) 

 

Il  arrive que des textes défendant des approches  sensiblement différentes du corpus  Nostradamus  cohabitent au sein d’Actes de Colloque ou dans  une même revue, à quelques années  d’intervalle. Cela aura été le cas  entre  nous  et Patrice Guinard, dans la revue Française du Livre, entre 2008  et 2011 et  cela l’avait  été en 1998, entre  nous et Gilles Poilizzi dans le volume ‘ »Formes du millénarisme en Europe à  l’aube des  temps modernes » ( Colloque  de Marseille, Ed Champion 2001), ce dernier  signant un texte initulé Le thème millénariste dans les prophétries de Nostradamus »  aloss que le  notre  titrait  » Pierre du Moulin et le  thème du pape Antéchrist ». L’on pourrait également signaler  le décalage dans les Actes du Colloque  « Prophétes et prophéties » ( Paris  1997 Ed.  ENS  1998) entre nous (Les prophéties  et la Ligue) et Michel Chomarat.

Dans le présent texte, nous n’opposerons pas nos deux textes de 1998  mais  le texte de Polizzi  de l’époque – l’auteur ayant pu  évoluer entre temps-  et nos  positions actuelles, 28 ans plus tard.  Mais déjà en 2002,  dans Documents Inexploités sur le phénoméne Nostradamus (Ed Ramkat, Feyzin)nous  apporterions  de  nouveaux éléments sur la  genése de  l’Epitre à Henri II.Le  thème de l’Antéchrist  est d’ailleurs devenu central dans notre approche du corpus  centurique au  vu de l’Epitre  de Nostradamus  au pape Pie IV. Nous  avions d’ailleurs publié  en 1991,  une  étude dans la revue  Renaissance, Humanisme Réforme (RHR), organisatrice du Congrès de Marseille, qui  traitait déjà de la relation  entre Nostradamus et le souverain pontife. » Une attaque réformée oubliée contre Nostradamus. (1561) » 

Polizzi signale  « Pour   qu’il  y  ait  imitation et contrefaçon, il faut bien  qu’il  y  ait eu au préalable une  matière à altérer et une  technique à imiter ». répliquant ‘p; 435)à notre communication  de l’année précédente. Polizzi  semble tout ignorer de l’Epitre au Roi en tête des Présages Merveilleux pour 1557 (que nous reproduirons en 2002, 4 ans après le dit Colloque) , document aimablement   fourni par Ruzo,  dont nous  avions  fait la connaisance en 1985 lors d’un Colloque tenu à Salon de Provence.  Tout comme il  n’a pas connaissance de l’Epitre de Nostradamus  à Pie IV (traduite en italien) et qui fixe l’année 1567 comme liée à l’Antéchrist. Pourtant cette Epitre  avait été reproduite au début du XXe siècle. »; Manuscrit Inedit De Nostredame Dedie Au Pape Pie Iv .Magdebourg, Sub St Michaelis Invoc 1906).  Selon nous  (cf notre post doctorat, 2007  sur Giffré de Réchac et la naisssance de la critique nostramique au XVIIe siècle, EPHE  Ve section), il  faut  chercher l’origine des quatrains (en  vers)  dans les  prédictions  annuelles en prose,  y  compris  des  introductions  en prose aux Centuries.  D’ailleurs Polizzi  cite un quatrain de la Centurei VIII  relatif  à l’Antéchrist qui fait écho à la dite Epitre  au pape.   Le quatrain  de la  Centurie VIII   joue sur le mot  » Macelin » figurant  dans l’epitre à Pie IV, ce qui nous  a conduit à penser que le second volet des Centuries  avait été introduit  initialement par la dite Epitre à Pie iV  et non par une Epitre à Henri II  retouchée de celle de 1556  et redatée de 1558.

En  fait, la plupart des références signalées par Brind’amour – mais il faudrait  aussi parler du  travail  de Chantal Liaroutzos, paru  dans RHR, à propos des emprunts à la Guide des Chemins de France de Charles Estienne- ne sont pas le  fait de Nostradamus mais de  faussaires chargés de produire des  quatrains à la châine, au prix de plagiats que l’on ne saurait attribuer au  dit Michel de Nostredame. Ces  emprunts à une littérature   antérieure au temps de  Nostradamus,  sont  en fait l’oeuvre du Zeitgeist de la Ligue.  Ces  faussaires auront  d’ailleurs été  victimes des  précédents  faussaires du  vivant  de Nostradamus(comme signalé par M. Chomarat dans sa Bibliographie Nostradamus  de 1989), de sorte que la  vignette ornant les prétendues premières éditions centuriques (1555; 1557) reprend une vignette des almanachs pirates.

En ce qui concerne la Préface à César  dont on pourrait penser qu’elle  a  été pastichée par Antoine Couillard dans ses « Prophéties », il convient d’adopter l’hypothèse suivante, à  savoir qu’elle n’introduisait pas le premier  volet  des Centuries mais  un texte disparu tout  comme l’EPitre à Henrii  II  s’inspirait d’une épitre de Nostradamus mais retrouvée  en tête d’un texte sans rapport avec les Centuries.. Il  nous  faut, pour conclure, dire quelques mots sur notre propre communication de 1998 largement centrée en  fait  sur l’EPitre à  Henri II.  Nous y insistions  sur le fait que les Centuries avaient été instrumentalisées par les camps en présence, sous la Ligue; Rappelons qu’en 1997, nous avions épinglé le quatrain IV, 46, impacté par la situation politique de la période en question, Garde toi  Tours de ta proche ruine, ce quatrain se  retrouvant dans l’édition Macé Bonhomme 1555, ce qui vient  confirmer son antidatation  anachronique. Nous insistions  sur le clivage religieux entre Catholiques et Réformés, qui impacte les volets  et leurs lieux de publication  et  sur l’interprétation à  donner  dans l’Epitre à Henri II  à l’annonce de « persécutions de l’Eglise Chrétienne. » 

 

 

 

JHB 10 06 26

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jacques halbronn Tétralogie IV Le modéle centurique.

Posté par nofim le 28 mai 2026

jacques  halbronn  Tétralogie IV  Le modéle  centurique.      Si les trois premiers volets renvoient à  des périodes  préhistoriques  qu’il n’est guère possible de dater  avec précision, en  revanche, le modéle  centurique peut être largement  balisé  et  documenté, en raison de son caractère  tardif, ce qui n’a pas empêché de prendre des vessies pour  des lanternes  tant  et si bien  que la plupart des nostradamologues actuels  restent attachés à une  chronologie bien improbable, se  fiant  aveuglément au matériau  constitué par un corpus d’imprimés dûment datés et repertoriés par éditeur. Voilà  qui  atteste que les moeurs n’évoluent guère en matière de contrefaçons, comme dans le cas de la rédaction du Pentateuque. Nous avons montré que les éditions centuriques n’étaient pas apparues avant la moitié des années 1580, fortement marquées par le temps de la Ligue et de la crise dynastique, liée à la fin des  Valois et à l’avénement de leurs lointains cousins  Bourbons-Navarre à partir  d’Henri IV. Ce qui caractérise le corpus centurique est l’interaction  entre la prose et les  vers, ce qui n’est pas  sans rappeler celle entre l’écrit et l’oral (cf supra). Cela dit, Nostradamus rédigea des Epitres en prose qui servirent par la suite à composer  des quatrains. Nous  nous sommes particulièrement intéressés à son Epitre au pape Pie IV.(dès 1991, dans la revue Réforme  Humanisme) laquelle ne  figure pas dans le corpus centurique à la différence des epitres à César, le fils de Michel,  et au Roi Henri II. Nous avons pu montrer,  notamment, que l’epitre au pape avait  dû introduire le second volet des Centuries, puis être remplacée par une épitre recyclée à Henri Second, elle même recyclée par rapport à une première  version de la dite Epitre placée en  tête non pas des centuries mais de Présages Merveilleux pour 1557  (cf notré édition 2002  Documents non exploités) puisque certains quatrains sont directement impactés par la dite Epitre à Pie IV.             JHB 26 05 26

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jacques halbronn sur sa tétralogie interdisciplinaire: 4 corpus : linguistique, théologique, cyclologique, centurique

Posté par nofim le 26 mai 2026

jacques halbronn   sur sa tétralogie! 4  corpus : linguistique,  théologique, cyclologique,  anthropologique 

Hommage à  Edgar Morin.

 

Nous résumerons  notre méthodologie autour de l’idée  de l’avant  et de l’après, ce qui est  au coeur de l’épistémologie de la  science   historique. Cette question  aura constamment  été  traitée à propos de nos 4 grands corpus  et  nous  fournirons ci après l »état  de nos  recherches lesquelles relévent d’une même méthodologie On  présentera un exposé liminaire de notre  méthodologie,  autour de notre  travail  consacré au prophétisme (thèse d’Etat, 1999, Le  texte prophétique en France), donc à une période bien plus  récente  que nos investigations préhistoriques  ne disposant pas d’un corpus aussi accessible. On se centrera ici  sur le phénoméne  NostradamusSelon nous, le corpus des éditions  centuriques  est postérieur à la production  annuelle française  en  prose de Michel de Nostredame (1503-1566), il en est le  reformatage sous la  forme  versifiée  de quatrains. Nous disposons ainsi d’une matrice relative à une période  bien plus récente que pour les trois  autres corpus sus mentionnés, ce qui aura constitué pour nous une clef méthodologique. On doit s’intéresser à la dialectique  prose/vers, à  savoir Préface et prévisions  annuelles  et  quatrains qui en dérivent.  Par ailleurs,  les interprétations de  quatrains ont conduit à  des retouches, à des interpolations  en phase avec l’actualité, celle  de la Ligue et celle du couronnement d’Henri IV, entre la mort  de Nostradamus  et la fin du XVIe siècle/(cf le texte prophétique en France , discours de la méthode,  in revue Babel  Volume Littérature et prophéties, n°4 -2000,   cf  notre  catalogue d’exposition, Astrologie et prophétie. Merveillles sans image; L’appareil  iconographique dans la littérature divinatoire française au XVIe siècle, Ed  Bibliothèque Nationel, 1994.)

 

I  LINGUISTIQUE   

Selon  nous, le passage de l’écrit à l’oral  remet  en question le poids de l’alphabet lequel  s’articule sur l’écrit.  Nos travaux en linguistique  française (depuis le  début des années 80) débouchent  aujourd’hui  sur l’apport  remarquable du  français en vue de s’émanciper de la tutelle de l’écrit par le  biais de l’oralité. On pense au passage, au  cinéma, du muet  au parlant à la  fin des années 20 du siècle dernier, il y a un siècle. L’erreur  est  récurrente dans les  échanges interlinguistiques, elle est notamment due à  un processus sauvage  d’imitation(cf  « Créativité  de l’erreur. Pour une  errologie. in  collectif  Eloges de la souffrance, de l’erreur  et du pécgé,(avec Anne Rose et Alain Kieser; Ed Lierre et Coudrier, 1990)

(II THEOLOGIQUE  

Selon nous, le dieu biblique, celui de la « Création », au sens des chapitres I  et V  du Livre de la Genése, est une entité  qui sera intervenue  tardivement, « après  coup », dans l’Histoire de notre système solaire, on peut parler de « Surnature ».  C’est toute la question d’Adam, en tant que Surhomme, générateur d’une lignée, d’une  dynastie   chargée de conduire les  destinées de certain  peuples<  Ce dieu intervient dans un monde déjà équipé qu’il  a conqnérir  et  reformaté.

 III CYCLOLOGIQUE 

Selon  nous, l’astrologie  n’est aucunement  réductible à l’astronomie, elle instaure un nouveau modéle qui n’utilise qu’une toute petite partie du ciel déjà en place. Nous proposons un découpage de l’écliptique en  huit « signes » de 45°,  sur la base  d’un saturno-centrisme  voué à remplacer l’héliocentrisme copernicien soit  des cycles de 7 ans, le  quart  de la révolution  saturnienne de 28 ans.  Tout cycle historique  débute et  se  termine avec Saturne à 15° d’un signe fixe. Il  y  a là  un processus d’anticipation qui fait  bouger les lignes:  toute phase débute et  se termine  avant l’heure. La méconnaissance des découpages cycliques conduit à des actions prématurées: il  faut savoir  attendre son  heure.

IV  ANTHROPOLOGIE.

 

  On s’intéressera ici   à la question du  genre sous l’angle des « topiques sensorielles », ce qui sous tend notre Anthroplogie politique, en tant qu’organisation de la Cité.

Au niveau de l’Anthropolinguistique,  le « nous » et le  « vous » font référence à l’existence d’une pluralité  sociale laquelle s’articule sur des différences de valeurs, tant naturelles que culturelles; Cela  nous conduit à penser la Laîcité, comme une  verticalité  vouée à dépasser  ces différences,  en imposant un nouveau  modéle pour tous. Pour nous, les sociétés instaurent de  facto des clivages sur la base de ce qui  se ressemble s’assemble, d’où l’émergence d’un nous et  d’un  vous. Selon nous, les  gens tendent spontanément, dans une sorte d’évidence, à se  regrouper par  affinités,  ce qui correspond à une forme de racisme instrumentalisé et assumé  subconsciemment.  Nous  débouchons sur une psychanalyse   du Moi  féminin  et du Surmoi  (Uber Ich) masculin  comme dépassement du Ich.  Les mi(lieux) sont marqués par des sensibilités différentes d’où l’importance du déplacement, du changement d’espace.

 

 

 

 

JH 10. 06 26

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jacques halbronn Les piéges de la recherche astro-prophétique. La carence critique de Guinard.

Posté par nofim le 20 mai 2026

jacques  halbronn  Les piéges de la recherche astro-prophétique. La  carence citique de Guinard

 

 

Nous  avons rencontré  Guinard en 1983, dans ses  25 ans,  lors du congrès de Nantes que nous avions organisé  avec Alain de Chivré et donc pendant une quarantaine d’années, nous sommes restés en contact  et avons pu observer l’avancement de ses  activités  tant  en astrologie que dans le champ  cenurico-nostradamique  dans lequel il se sera investi à la fin de sa vie. Disons d’emblée que selon nous  Guinard aura été un chercheur malheureux dans tous les domaines concernés mais cela  vaut certainement  la peine d’analyser ses errances  qui sont celles de bien d’autres chercheurs sur ce créneau.

 

. Dans le cas de l’astrologie, Guinard  avait été formé dans le cadre de l’astrologie conditionaliste de Nicola.Il va produire à la fin des années 90 un Manifeste à la suite de sa soutenance de doctorat, (1993) avec F. Bonnardel (Paris I). qui profitera des collections  de notre Bibliotheca Astrologica ».L’astrologie : Fondements, Logique et Perspectives ». Dans son  jury, il  y avait Max Lejbowicz de la même  mouvance astrologique. Force est de constater que Guinard a besoin de l’astronomie pour  fonder l’astrologie, sans comprendre que l’astrologie tout au contraire doit s’émanciper de l’astronomie qui n’en est que la matière première à  transmuter. Comme Nicola, il veut croire que tout le système solaire fait sens pour notre Humanité,  que les  astronomes, par leur découverte  de nouvelles planétes, ont la clef de l’achèvement de l’astrologie,  jusque là incompléte, alors qu ‘elle n’a, selon nous,  besoin que de Saturne pour fonctionner.De même Guinard  accorde de l’importance aux 12 signes, comme Nicola, alors que l’astrologie n’a besoin que de 8 signes., liés aux axes  équinoxiaux et solsticiaux et à leur division en 2 périodes. egales de 3 ans et demi chacune. Il est resté un adepte du thème natal, ce dont son  maitre  Nicola n’avait  pas su se libérer(d’où  sa participation à Astroflash).  Le succés de son  Manifeste autour de l’an 2000 sera du à sa thèse selon laquelle l’Astrologie reléverait d’un processus évolutif devant aboutir à son apothéose final.

Déçu par l’astrologie, Guinard aura  fini, au XXIe siècle, par s’investir dans la recherche nostradamologique, suivant notre exemple mais incapable de porter un regard critique sur la succession des éditions  centuriques, pas plus qu’il n’était parvenu à  faire le tri de ce que l’astrologie devait  garder de l’astronomie.D’où une certaine carence du sens critique qui lui fera prendre des lampions pour des lanternes. Il qualifiera de « canular » nos travaux  de réévaluation de la chronologie centurique…D’où sa  formule « . Halbronn et autres rêveurs de complots d’éditeurs et d’imprimeurs qui auraient antidaté la plupart des éditions ». Heureusment, Gérard Morisse en 2011  aura mis les  pendules à l’heure en accueillant dans la Revue Française  d’Histoire du Livre un correctif en  bonne et due forme de  notre  cru du dossier de Guinard sur Nostradamus qu’il avait laissé malencontreusement  paraitre. en 2008 dans la même revue.  Guinard s’était laissé tenter par la  validation des prophéties pseudo-  nostradamiques, ce qui avait pour effet  de rendre impossible la notion d’antidatation  car pour lui,  tout le processus ces éditions centuriques était déjà planifié dès l’origine dans les années 1550! Guinard n’avait pas compris,  en dépit de nos publications qui lui indiquaient la bonne voie (errare humanum est,perseverare diabolicum), que la production proprement due à Michel de Nostredame n’avait constitué qu’une matière première,  largement retravaillée et prolongée après sa mort, survenue en  1566, puisque les quatrains eux mêmes sont des transpositions versifiées de textes en prose,  à  commencer par les épitres qu’il  rédigea (à l’adresse  d’Henri II,  du pape Pie IV et de son fils César)  outre le  fait que certains quatrains auront subi  des interpolations en lien avec les  enjeux de telle ou telle époque, notamment  sous la Ligue, comme nous l’avions montré en 1997 lors du Colloque  Prophétes et prophéties, actes parus aux Ed de  l’ENS), un corpus  donc collectif  et  étalé dans le temps,  ce qu’aura  toujours  refusé Guinard s’accrochant en astrologie comme en nostradamique à l’idée d’une source première intangible et indépassable. Guinard dans son étude du Dominion n’a pas compris qu’au XVIIe siècle le terme « maison » désigniait les signes zodiacaux  et non les maisons astrologiques. Un Nicolas Bourdin  tout  comme un Eustache Lenoble (cité par Guinard) emploient bel  et bien le mot « maison » pour désigner les signes, en tant  que domiciles des planétes.

C’est ainsi que la division en secteurs de 45°, Guinard  l’associe au thème natal  et ne voit pas que cela concerne l’écliptique  et le passage des planétes sur l’écliptique  et non pas sur la base du mouvement  diurne  Patrice Guinard  suit  à  tort Cyril Fagan  lequel  reprochait  aux  » Grecs  d’avoir  assimilé le Dodekatopos au zodiaque, débutant au premier degré du Bélier » Or, pourtant, ce sont les Grecs qui avaient raison!

     » Les huit secteurs d’environ 45 degrés, centrés sur les Angles pour quatre d’entre eux, se succèdent dans le sens du mouvement diu »rne. Dans le dodekatopos les secteurs sont comptés à partir des Angles, qui définissent les quatre « pointes » de référence, et, illogiquement, dans le sens inverse du mouvement diurne. La triple divergence entre les deux systèmes (le nombre des Maisons, leur positionnement, et leur sens de succession) s’expliquerait par l’incompréhension du système initial, dont résulte l’élaboration relativement tardive, par les Grecs, d’une répartition duodécimale, calquée sur le modèle zodiacal. Cette assimilation factice prive l’espace domifié de ses caractères spécifiques et implique une redondance de la structure zodiacale. L’astrologue Cyril Fagan : « Les Grecs ont assimilé le Dodekatopos au zodiaque, débutant au premier degré du Bélier, en dépit du fait que les maisons se succèdent d’ouest en est, alors que les signes zodiacaux se succèdent d’est en ouest. D’où leur incompatibilité : on ne peut pas apparier douze signes et douze maisons alors qu’ils se succèdent dans un sens opposé. » La leçon de l’octotopos n’a pas été oubliée à la Renaissance : Tycho Brahe expose en 1573 un système de 8 maisons de 45°, divisées à partir du premier vertical.L’octotopos est aussi utilisé en astrologie médicale par Cardan, par le mathématicien et astrologue Thomas Finck (1561-1656) dans son Horoscopographia (Schleswig, 1591), par le pionnier de l’astrologie anglaise, Christopher Heydon, dans ses journaux inédits, et par Nicholas Culpeper (1616-1654) qui l’associe au cycle lunaire et à la théorie des « jours critiques » (les 7e, 14e, 21e et 28e du cycle lunaire).Plus récemment, le docteur Hans Michel de Nuremberg a présenté un système de 8 maisons fondé sur les travaux du géophysicien F. Lehner. « 

 

 

 

JHB 23 05  26

Publié dans ASTROLOGIE POLITIQUE, astrologie septennale, NOSTRADAMUS, prophétisme | Pas de Commentaire »

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