La validation de l’astrologie. Théorie/pratique

Posté par nofim le 4 septembre 2014

Quel mode de validation de l’astrologie? Approche structurelle versus approche praticienne.

par Jacques  Halbronn

 

La pratique de l’astrologie est-elle la voie royale pour

la  validation de cette discipline (cf  nnotre  entretien avec César  Garay

et Christian Camus   sur You Tube)?

il y a de nombreux  pratticiens qui mettent leur  talent au

service d’un    tel   enjeu mais le probléme c’est qu’ils en

tirent quelque gloriole, à peu de frais. Quelques clients

contents et le tour  est  joué! Point n’est besoin d’une

reconnaissance par  les instances  scientifiques

quelles  qu’elles soient. On passe par dessus leur tête pour

prendre le peuple à  témoin!  Et ces clients sont, qui plus est,

en demande et donc dans une certaine fragilité. Et voilà qu’on

les  charge d’arbitrer   sur un sujet qui reléve somme

toute d’une certaine élite universitaire. Peut être est-ce leur

faire beaucoup  d’honneur? Mais cela leur fait du  bien que de

les flatter ainsi.

Le praticien  qui tente ainsi de se doter  de plumes de paon

(cf La Fontaine) se permettra dès lors de déclarer qu’il

a  « sauvé » l’astrologie en en démontrant le bien fondé

en amont  puisque « ça marche » en aval. Quelle astrologie

se voit ainsi « validée »? Cela importe peu  puisque toute

astrologie, en fin de compte, fera l’affaire. Cette indifférence

trahit un certain   cynisme, à savoir que lepraticien sait

pertinemment que si ça marche, cela tient à toutes sortes

de facteurs plus ou  moins avouables, à cpmmencer par la

« traduction » en langage courant de ce qui  se présente

astrologiquement. Une traduction qui autorise tous les tour

de passe passe  comme c’est le cas quand on traduit depuis

le français les  quatrains de Nostradamus, par exemple.

Approche praticienne ou approche structurelle, tel est bien le

débat méthodologique et donc épistémologique qui divise les astrologues encore

de nos jours étant entendu que certaines décennies semblent pencher plutôt dans un sens que

dans l’autre. Par exemple, dans les années soixante-soixante -dix  du siècle dernier, la priorité se situait du côté structurel,

ce qui pouvait impliquer une reformulation, une réforme des dispositifs astrologie (cf L. Morpurgo, Introduction à la Nouvelle Astrologie,

Ed Hachette, 1974,  trad. de l’italien qui partagera le prix « Morin de Villefranche », en 1974 avec le livre de Daniel Verney, Fondements et

avenir de l’astrologie, qui se tint à l’occasion du congrès de septembre 1974 à l’Hôtel Méridien de la Porte Maillot). De nos jours,

il semblerait que la tendance soit plutôt  à une « validation » par la pratique (cf Didier Geslain, Dimanche Libertes, sur You Tube).

Cette dualité est des plus intéresantes sur le plan socioculturel ne serait-ce qu »au niveau du recrutement. A la fin des années soixante,

quand nous sommes entrés « en astrologie », cela n’aurait pu se faire dans le climat intellectuel actuel. Mais un César Garay, âgé de 24 ans,

se situe à l’évidence dans une optique praticienne pour valider la « Tradition ». Il parle des Sesfiroth mais n’en apporte d’autre

justification que le fait que ‘ça marche », que ‘ça aide » les gens, que cela leur apporte du « bien être », du « bonheur » (ce qui est synonyme).

D’ailleurs, la tendance actuelle  est bien aux techniques de « bien être » (avec les Salons qui leur servent de vitrine) et dont en quelque

sorte, à entendre certains, l’astrologie ferait partie.

Il est quand même dommage que des savoirs traditionnels soient jugés à l’aune de ce critère du « bonheur ». Mais pour pas mal de gens,

l’approche structurelle n’est pas une solution car ils partent du principe que cette Tradition n’est pas à réformer, à restaurer mais simplement à faire connaitre, à diffuser; autrement dit, ils considérent que le temps n’est plus à la restructuration mais à la communication et dans la mise en pratique. D’où le plus souvent, des enseignements qui figent le savoir y compris dans le cas d’approches

interdisciplinaires qui tendent justement à figer les savoirs en présence pour passer au stade du dialogue mais d’un dialogue qui n’empiéterait pas sur la substance des dits savoirs, ce qui conduit à une juxtposition plutôt qu’à une véritable évolution.

En fait, pour beaucoup,  l’idée de ce que nous appellerons un structuralisme diachronique leur est étrangère. Nous entendons par là, la capacité de restaurer des chainons manquants, une genése, d’établir de nouvelles chronologies. A  contrario, le structuralisme

synchronique semble plus accessible qui consite, selon nous, à expliciter la fonction de chaque notion au sein d’un ensemble comme le fera

un D. Néroman, dans les années 30-40  et après lui un Jean-Pierre Nicola, dans les années 60-70  qui introduiront une terminologie qui leur est  propre. Mais le structuralisme  spatial (synchronique)  n’est pas viable s’il ne s’articule pas sur un structuralisme historique

(diachronique) et c’est d’autant plus vrai en astrologie qui souffre d’une sorte de télescopage (soit l’abolition de l’espace-temps) et

qui voit ce qui  est censé se succéder, alterner être présenté comme  valant dans la simultanéité. Cela donne le « thème » par opposition au

« cycle » même si d’aucuns auront tenté de concilier le thème et le cycle par le biais notamment des transits  (cf Yves Lenoble. Initiation à

la pratique des cycles planétaires, Ed ARRC  1996)

Mais on nous demandera  évidemment :  mais quand vous avez révisé le modéle, quid de la suite? Nous répondrons d’abord

que le travail sur le modéle est très long en ce sens que si on a l’esprit critique suffisamment aiguisé par rapport à ce que l’on propose’ ou nous propose, de nouveaux questionnements ne cesseront d’intervenir et encore une fois cela ne sera point nécessairement le fait d’une quelconque pratique avec une personne étrangère- comme dans le cas de ce que propose César Garay, mais d’un dialogue avec soi-même

(cf notre opposition entre altérité intérieure et altérité extérieure). On admettra que le dialogue avec soi-même, aussi subjectif puisse-t-il

paraitre est plus fécond que le dialogue avec  autrui appréhendé comme objet. Nous avons montré plus haut   toute l’ambiguité propre à une telle relation avec un « client », un « patient ». En fait, on ne passe à la pratique que lorsque la réflexion théorique est en panne, quand

les tests préalables n’ont pas été assez étendus, ce qui se produit notamment lorsque l’on ne respecte pas le principe de dualité qui est

la condition de toute véritable transdisciplinarité. Or, l’on voit bien à quel point l’astrologie se voit engoncée dans des dispositifs

alambiqués qui ne permettent pas de démarche comparative. D’ailleurs, force est de constater que bien des personnes qui évoluent

dans le milieu astrologique redoutent toute forme de comparaison tant pour l’astrologie que pour eux-mêmes ou pour tout objet

d’étude (individu, personne). L’astrologie aura été instrumentalisée au service d’une quéte du « sans pareil », ce que vient  entériner

au demeurant un certain usage de l’astonomie, l’astrologue arguant du fait que le ciel n’est jamais exactement le même, au vu de

tous les paramétres et facteurs qui sy entremêlent, sans compter les constructions proprement astrologiques. Cela va bien entendu

jusqu’au cas des jumeaux dont on nous montre que le thème, à quelques minutes près, n’est pas le même.

En conclusion, nous dirons que  la reconnaissance de l’astrologie implique sa transparence. Ces astrologues qui affirment qu’il faut des

années pour devenir astrologue  visent à enfermer l’astrologie dans son ghetto. En réalité, il convient de distinguer les véritables

chercheurs qui constituent l’élite de la ‘profession » et qui doivent avoir longuement réfléchi sur les tenants et les aboutissants de

l’astrologie- le singulier ici  ne faisant qu’englober un certain champ, un « terrain »-  et les praticiens qui partent du principe que le

travail en amont est abouti et se contentent d’une application sans se demander si les conditions dans lesquelles ils opérent permettent

de valider quoi que ce soit. Leur probléme, c’est que ces gens là ne savent pas prévoir.  Ils préferent dire « on verra bien » et ils se

lancent dans l’aventure avec un équipement tout à fait inadéquat et guère viable. Quand à leurs clients, ils sont à mettre dans le

même sac et ne se rendent pas compte de l’inanité des outils que l’astrologue prétend utiliser. Etrange paradoxe que de voir des

gens qui prévoient aussi mal et qui « verront » au final – ce qui est le contraire de toute entreprise prévisionnelle- attendre

justement de l’astrologie qu’elle les aide à prévoir! Il est vrai que ceux qui vont chez un opticien sont a priori ceux qui voient mal!

Il convient de s’en tenir à  la dualité et nous sommes en

faveur d’une  épistémologie de la dualité.Au delà du deux,

notre intelligence cesse d’être peformante et tout devient

infalsifiable. Ce qui aura permis à une certaine astrologie de

survivre, c’est  de ne pas s’en tenir au deux car les gens au delà

 

du deux ne sont plus performants. Un tel nous dit qu’il

est du signe du lion mais il ne prend pas la peine de connaitre

ce que l’on dit sur les autres signes. L’astrologie profite de notre

paresse intellectuelle. En se situant sur le registre du 2, les points

de comparaison se multiplient avec divers domaines alors

qu’avec son dispositif actuel,  l’astrologie s’enferme dans

son idiosyncrasie ou plutôt en ce qu’on en a  fait.

 

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JHB

05  09   14

Publié dans ASTROLOGIE, divination, NOSTRADAMUS, symbolisme | Pas de Commentaire »

L’astrologie sous la Révolution et la Restauration

Posté par nofim le 19 juillet 2014

La survivance de l’astrologie par l’histoire des religions et

la Kabbale (de la Révolution à la Restauration)

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons signalé la parution en 1785 d’un traité

astrologique d’Etteilla (cf L’Astrologie du Livre de Toth,

Ed  Trédaniel  1993). Dix ans plus tard, l’astrologie trouve une

place dans l’Origine de tous les Cultes de Charles François

Dupuis. En 1823, Lazare Lenain  n’oubliera pas l’astrologie

dans sa  Science Cabalistique de Lenain (Lazare), rééditée

avec la bénédiction de Papus et  notamment en 1972  aux Ed. Taditionnelles.

On signalera donc ici les données astrologiques qui sont ainsi

véhiculées en depit d’un certain « divorce » d’avec l’astronomie qui

ne justifie aucunement de parler d’une interruption de la transmission et donc de la tradition, par delà la conservation des ouvrages dans les bibliothèques.

On trouve donc chez Lenain  une « Table des 28 maisons de la Lune » qui découpent le zodiaque à partir du début du Bélier. L’auteur

se référe d’ailleurs aux « anciens astroogues indiens et chaldéens ». On note qu’en 1823, on utilise encore le mot « écrevisse »‘ » et non

le latin « cancer » dont on ignore pourquoi il n’est pas traduit de nos jour à l’instar des autres signes.

On trouve un peu plus  l’ Explication des Quatre Triangles,  en rapport avec les Quatre Eléments.

Lenain puise , de son propre aveu; une partie de ses connaissances  astrologiques

chez Dupuis et son Origine de tous les Cultes.  le- Idem pour les « trônes » des planétes. Malgré la

récente découverte d’Uranus, il n’est pas encore question de lui faire une place au sein des dispositifs traditionnels. (cf La Vie Astrologique, il y a cent ans. Ed Trédaniel 1992)

Ce que nous retiendrons, c’est l’importance que Lenain accorde aux « anges ». En effet, selon nous,  l’astrologie ancienne s’intéressait

aux divinités sans se référer pour autant aux planétes qui vont par la suite porter le nom de certaines d’entre elles, du fait

d’une reprise en main de l’astrologie par l’astronomie, notamment dans la Tétrabible de Ptolémée. De nos jours, les astrologues ont pour réflexe de référer toute donnée symbolique à l’astronomie (Zodiaque, planétes) Mais la lecture de Manilius (Ier siècle)

témoigne d’une autonomie de l’astrologie par rapport à l’astronomie.

Voyons quel savoir  astrologique véhicule Charles François

Dupuis. Il expose que les Douze travaux d’Hercule s’expliquent

par la clef  zodiacale. Mais surtout il s’intéresse à la

précession des équinoxes en expliquant que le point vernal

se déplace d’une constellation à une autre, notamment

de celle du Taureau vers celle du Bélier qu’il assimile à un

agneau (pascal).  C’est en effet à la fin du XVIIIe siècle

que se développe en France la théorie précessionnelle

du cycle des religions (avec Volney et De Laulnaye) qui

conduira à l’attente de l’ère du Verseau.

(cf Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros;

1979)  Dupuis entend, non sans arrière pensée antichrétienne

fonder les sciences religieuses sur le socle  du

symbolisme astrologico-astronomique et notamment sur

une cetaine forme de cyclicité qui prend le relais de

la théorie médiévale des Grandes Conjonctions Jupiter-Saturne

d’Albumasar.

.  Dupuis publie en 1795 son magnum opus L’origine de tous les cultes, ou

la religion universelle, en trois volumes de textes et un volume de planches

in-4, ou douze volumes in-8 abondamment illustrés (1795).

Réédité en 1822 et en 1835-1836.

suivi en  1798 d’un Abrégé de l’origine de tous les cultes

Dupuis ne semble pas avoir compris que l’exaltation du soleil

se déplace en rapport avec la précession des équinoxes et

qu’initialement l’exaltation du soleil était en taureau et non

pas, comme par la suite, en bélier. Pourtant Dupuis

s’intéresse au  tétramorphe   (cf son Abrégé de l’Origine

de tous les cultes) « Les quatre figures étaient le lion, le

taureau, l’homme du verseau et l’aigle qui partageaient

tout le Zodiaque en quatre parties (..) Les étoiles  qui

y répondaient  s’appelaient les quatre étoiles’ » (Royales)

On retrouve ici les traces d’une astrologie originelle

divisant le cycle d’une planéte « reine » en 4 temps.  On

n’oublierapas non plus l’engouement pour le Zodiaque

égyptien de Dendérah -à la suite de la Campagne d’Egypte

de Bonaparte, qui fut installé au Louvre/(cf  A. Slosman

Ed du Rocher) et dont on se servira abusivement pour

établir une chronologie  surdimensionnée fondée sur la

position du point vernal, chaque  ère couvrant plus de

2000 ans.. Cette astrologie stellaire que ressuscite Dupuis

ne se référe guère aux planétes mais bien plus donc aux

étoiles. Etrangement, elles cohabitera au XXe siècle avec une

astrologie  qui se détourne des constellations et des étoiles

fixes.

Il ne fait pas de doute que Dupuis ait été perçu en son temps  comme un avocat de l’astrologie :un de ses adversaires

Destut de Tracy écrit à son sujet en 1799: « L’astronomie et la métaphysique ont produit l’astrologie et la théologie en s’égarant

mutuellement dans leur enfance et de nos jours, elles anéantissent ces prestiges par leur secours réciproque qu’elles se donnent dans

leur maturité. C’est sous ce rapport que le citoyen Dupuis a traité ces deux sciences dans son immortel ouvrage de L’Origine de tous

les cultes. (Analyse de l’Origine de tous les culyes et  de l’Abrégé qu’il donne à cet ouvrage », Paris, Agasse, An VII. (p.7). C’est dire que l’oeuvre de Dupuis semble annoncer un retour en force de l’Astrologie faisant alliance avec la Religion pour asseoir sa légitimité à l’aube

du XIXe  siècle.

 

 

 

JHB

19 07. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

18. 07 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

18. 07. 14

 

 

La véritable importance des maisons

au sein du savoir astrologique

par  Jacques  Halbronn

Nous avons récemment posé la question du mode d’emploi

des dispositifs astrologiques et avons mis en garde contre

certains a priori dont il est difficile, d’ailleurs, de ne pas

être peu ou prou victimes. C’est ainsi à une reconsidération

du statut des « Dignités » planétaires et au delà de cela de la place

des symbolismes zodiacal et mythologique en astrologie que nous

procéderons.

 

 

 

 

Le passage à l’acte de la fin de la rétrogradation

par  Jacques  Halbronn

Récemment, nous avions signalé, suffisamment à l’avance,

les échéances de la fin du mois de juillet 2014 du fait de la

fin annuelle de la rétrogradation de Saturne, notion qui

ne fait point partie de l’arsenal actuel des astrologues et que

nous avons donc été le seul à pointer correctement, en

connaissance de cause et non après coup,comme c’est

la coutume désormais.

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, judaîsme, NOSTRADAMUS, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION | Pas de Commentaire »

Nostradamus et Shakespeare

Posté par nofim le 19 juillet 2014

La filiation burlesque  entre Nostradamus et Shakespeare

par  Jacques Halbronn

 

Ces derniers jours,  France Culture a consacré certains programmes à Shakespeare (Looking for Shakespeare) et certains propos

nous ont inspiré la thèse d’une filiation entre ces deux auteurs européens majeurs, quant à  la fortune de leurs oeuvres, à laquelle nous n’avions  pas songé jusques alors. Il apparait en effet que dans certaines pièces, (comme dans  Falstaff) la langue anglaise est singulièrement pervertie ou plutôt subvertie.

Or, n’est-ce pas le cas des quatrains des almanachs et des centuries , publiés sous le nom de Nostradamus, qui bouleversent

sans vegogne la prose d’origine de Michel de Nostredame?

Si l’on s’en tient à la chronologie,  l’idée d’une filiation n’offre rien d’inconcevable. Shakespeare naquit deux ans avant la mort de

Nostradamus/

D’une part, certains almanachs de Nostradamus

sont traduits de son vivant en anglais, accompgnés de leurs quatrains (vers 1559 notamment), d’autre part, les Centuries ont

certainement été lues en Angleterre dans leur original français, étant donné la parenté lexicale entre l’anglais et le français. (cf notre

DEA à   Lille III  en littérature anglaise sur la traduction anglaise du traité  astrologique d’Auger Ferrier)

Ce rapprochement permet d’ailleurs de mieux comprendre la fortune des Centuries dont la publication posthume, selon nous, doit se situer  à partir de  années 1585-1595 donc à une époque créative pour Shakespeare Hamlert esr  représenté entre 1598 et 1601

(. Le texte fut publié en 1601)/ donc  à l »époque où les Centuries atteignent leur expression terminale (cf R. Benazra, Répertoire

Chronologique Nostradamique, Ed Trédaniel 1990)

Il conviendrait en tout état de cause de s’interroger sur une telle mode ayant pu marquer divers auteurs.

On peut penser que le succés initial des Centuries n’aurait pas été à caractère prophétique si  ce n’est sous une forme satirique, burlesque

avant de  réintégrer avec le Janus Gallicus (1594) une

dimension  plus historique que prophétique/ Mais là

encore, on nous montre une Histoire de France réduite

à quelques quatrains étranges, comme une sorte de miroir

déformant.

Un autre point commun entre Nostradamus et  Shakespeare,

c’est évidemment les doutes sur la paternité de leurs

oeuvres respectives. Serge Hutin nous rappelle l’hypothèse

Francis Bacon à propos de la composition des pièces de

Shakespeare. Quant au véritable auteur des Centuries, nous

ne hasarderons pas ici  à faire des propositions. Il aura

utilisé le matériau constitué par des imprimés mais aussi

probablement des manuscrits de Nostradamus pour le

transmuter à un galimatias qui ne s’en prête pas moins

au commentaire ou qui s’y préte d’autant plus.

Ni l’existence de Michel de Nostredame

ni celle de William Shakespeare ne sont mises en dout, c’est

ce qu’on leur attribue qui fait probléme dans un cas

comme dans l’autre.

C’est ainsi que non seulement le texte se voit distordu mais

aussi l’identité de l’auteur est mise à mal.

En jouant sur les mots, l’on pourrait mettre comme

dénominateur commun le concept même

d’interprétation qui se préte aussi bien au rapport avec

les quatrains qu’avec les pièces de théatre.

Nous n’exclurons donc pas, pour notre part, l’idée que les

quatrains des almanachs  constituaient une sorte de

charade, d’amusement (entertainment), de loufoquerie.Et

le genre sera illustré largement dans le domaine des

almanachs sous toutes sortes de noms avant de donner lieu

à des centuries de quatrains, sorte de poésie burlesque,

bouffonne, ubuesque que l’on retrouve  notamment dans

le Falstaff de Shakespeare.

 

JHB

19 07 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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JHB

18  07 14

Publié dans divination, NOSTRADAMUS | Pas de Commentaire »

Le texte et le contexte au prisme des Centuries

Posté par nofim le 4 juillet 2014

 

Nostradamus et les faussaires : l’importance du recul

Par  Jacques  Halbronn

 

Dans le domaine de la contrefaçon,  il apparait que si certaines contrefaçons  parviennent à tromper les contemporains de l’époque de leur production, elles sont détectées plus aisément avec le temps qui passe. En  fait, nous avons trois temps : le temps que la contrefaçon indique, le temps où la contrefaçon est réalisée et le temps qui est celui où l’on examine la dite contrefaçon avec le recul du temps. Cela vaut notamment dans le domaine des œuvres d’art.

Si l’on applique ce modèle au corpus Nostradamus, on dira qu’il y a les années 1550-1560 qui est  le temps que l’on nous propose comme celui de la première parution des Centuries,  les années de la Ligue et du règne d’Henri IV qui sont celles où nous situons la confection des faux et  l’époque actuelle (fin XXe-début XXIe siècles).

La méthodologie préconisée en Histoire de l’Art consiste à montrer que certains éléments de l’œuvre incriminée relèvent d’une époque plus tardive, ce sont les contemporains de la production du faux ne se seraient pas rendus compte, ce pour quoi ils seraient excusables.

Dans le cas des Centuries,  il s’agirait donc de montrer que celles-ci seraient marquées par des données, par un contexte qui ne serait pas celui des années 1550-1560. La difficulté d’application d’une telle « règle » tient  à la nature même du prophétisme lequel  est censé se projeter sur le futur. Si l’on nous dit que les Centuries traitent de tel événement de la fin du XVIe siècle, ne va-t-on pas nous rétorquer que cela « prouve » à quel point les quatrains sont « prophétiques » et donc dus à

Nostradamus, le prophète par excellence, mort en 1566 ? CQFD.

Nous avons ainsi montré qu’une source des Centuries, à savoir la Guide des Chemins de France par

Charles Estienne, avait donné naissance à un quatrain (ct Chantal Liaroutzos) et que celui-ci avait été retouché en 1593-1594, vraisemblablement, pour célébrer le couronnement d’Henri  IV, au début de janvier 1594, Chastres étant changé en Chartres, ville du couronnement choisie en lieu et place de  Reims, événement singulièrement impossible à prévoir  trente-quarante ans plus tôt ! Or, ce quatrain retouché se retrouve dans les éditons antidatées de 1555-1568. Une autre référence à la ville de Tours figurant dans un quatrain se réfère à  la capitale du camp d’Henri de Navarre, du temps de la Ligue. « Garde-toi Tours de ta proche ruine » (cf.  notre communication aux Journées Verdun Saunier sur la Ligue). Ces noms de ville ont pu frapper les gens de cette période mais par la suite les historiens n’ont pas relevé ces cas frappants et qui visaient un temps bien précis. Pour prendre conscience du contexte, il importe de s’y plonger. Mais encore faut-il déterminer de quel contexte il s’agit au-delà du temps imparti. Il y a là quelque paradoxe : pour étudier un texte censé produit à une  certaine époque, il importe de « balayer » bien plus tardivement, dans les décennies suivantes voire au siècle suivant.  Un nostradamologue qui entendrait se cantonner au temps de Nostradamus risquerait fort de ne pas détecter les contrefaçons.

Inversement,  tel texte que l’on étudie peut être un faux qui reprend des données bien antérieures et là encore, il importe que le chercheur ne se limite pas au temps du texte étudié pour détecter un emprunt, un plagiat.   Nous avons ainsi pu montrer que telle donnée de la tradition astrologique avait été modifiée à une époque nettement postérieure à sa constitution, en vue de produire un ajustement que l’on aurait voulu faire passer pour avoir existé dès l’origine. (Passage de l’exaltation du soleil en taureau au signe du bélier)

Les contrefaçons nous intéressent tout particulièrement quand elles visent à  masquer des modifications intervenues sur le texte d’origine. En effet, les contrefaçons ne sont pas gratuites, elles visent à conférer une plus grande antiquité  à un document qui aura été  modifié. Dans le domaine du prophétisme, le procédé est courant qui consiste à montrer que tel évènement avait été annoncé comme devant se produire –ce qui n’arrive d’ailleurs pas nécessairement en dépit de l’effet d’annonce- et il est assez logique que dans le cadre de notre thèse d’Etat (Le texte prophétique en France. Formation et fortune, Paris X, 1999) qui n’était exclusivement  centrée ni sur Nostradamus, ni sur son époque, nous ayons pu montrer que les Centuries avaient été produites bien après sa mort, même si elles avaient consisté dans plusieurs cas en une versification de textes en prose du dit Michel de Nostredame. Mais une chose est la date de la prose, une autre celle des quatrains. C’est l’occasion de souligner que l’on ne saurait en aucune façon  qualifier Nostradamus de poète et si donc ce sont les quatrains qui auraient quelque teneur prophétique, cela ne doit pas tant à Nostradamus qu’à celui –dont l’identité reste à préciser- qui les a transmutés de la sorte.

JHB

04 07  14

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, NOSTRADAMUS | Pas de Commentaire »

Le pré-structurel, le structurel et le post-structurel

Posté par nofim le 3 juillet 2014

 

La reconstitution du passé : les méthodologies

Par  Jacques  Halbronn

 

L’historien est conscient de ce que le passé  ne lui parvient que très incomplètement et imparfaitement et  notamment du fait qu’il ne peut en prendre connaissance qu’indirectement et partiellement.  Cela pose d’emblée la question de l’épistémologie de la science historique pour le XXIe siècle.

Nous sommes pour notre part en faveur d’une synthèse entre approche synchronique et approche

Diachronique. Nous avons  remarqué, à maintes reprises, que certaines anomalies structurelles nous mettaient sur la voie de certains décalages dans la genèse d’un texte, ce qui nous conduit à dire que le présent nous permet d’accéder au passé plus encore qu’au futur. D’aucuns s’imaginent que le passé est une « donnée », est un « fait » alors qu’en réalité,  la carte n’est pas le territoire et que cette carte doit être décryptée si l’on veut appréhender plus avant le « territoire »

Un principe que nous posons d’entrée de jeu est que notre objectif doit être de faire apparaitre dans le domaine des sciences sociales, de la textologie, des langues,  un ensemble fortement structuré. On ne dira pas qu’un tel ensemble est premier car il est structurant de ce qui le précède mais c’est  sur ce plan qu’il nous semble qu’il faut nous situer. Telle est la leçon que l’on peut tirer du structuralisme, c’est que depuis fort longtemps, les humains ont eu le sens de la structure et ont voulu structurer le monde, donner une forme à la matière. Et c’est cette forme qui souvent est atteinte et troublée et qu’il faut en quelque sorte « soigner » quand il y a pathologie de l’épistémè

(cf. nos travaux sur le site hommes-et-faits.com), dysfonctionnement.

Contrairement à ce que l’on croit volontiers, le structuralisme critique  nous permet de détecter certaines aberrations et donc de remonte, diachroniquement, dans le passé, comme en psychanalyse.

Certes, on ne dira pas qu’il est inutile de collecter des vestiges du passé, de les placer dans des musées, dans des bibliothèques mais nous pensons que  ce qui reste à portée est nécessairement porteur du passé. On peut ainsi reconstituer la genèse d’une langue à partir de son état présent en explorant son aspect actuel et en tirant des enseignements sur ses états successifs. Et cela vaut tout autant pour aborder la genèse d’un texte. Même une œuvre musicale contemporaine porte en elle-même les étapes qui l’ont précédée. Le passé est tapi dans le présent bien plus que ne l’est le futur.

En effet,  toute genèse est  vouée à subir toutes sortes de contingences et celles-ci sont par définition

Imprévisibles, sauf justement s’il apparait que ce ne sont pas des contingences, évidemment !  L’historien ne saurait faire abstraction des contingences qui ont fait du présent ce qu’il est. En revanche, il ne saurait annoncer un futur qui est à la merci, peu ou prou, des dites contingences. Nous en parlons,  en connaissance de cause, du fait de nos travaux en cyclologie. Aucun modèle ne peut prévoir toutes les perturbations qui l’affecteront. En revanche, ces perturbations pourront être détectées de par les effets qu’elles auront générés.  Nous nous situons donc aux confins de la diachronie et de la synchronie.

A propos de cyclicité,  nous sommes ici obligés d’exposer notre modèle. La phase structurante correspond,  pour ainsi dire, au lever du jour, au début du printemps. Elle est donc précédée par une phase « nocturne », « hivernale » avec très peu de visibilité. Notre propos est ici d’accéder au passage de la phase de non visibilité à la phase  de visibilité. Et  ce passage se caractérise par un effort de structuration que nous pouvons restituer si l’on accepte pour postulat que les humains – ou en tout cas certains d’entre eux- ont un penchant inné pour les agencements symétriques, géométriques.

Or, bien des historiens ne semblent  guère ambitionner  d’accéder à cet « état » et se contenter des

« données » disponibles aussi confuses et désordonnées soient-elles en ce qu’ils cherchent à accéder à un état pré-structurel, « nocturne ». En réalité, c’est à un état post-structurel qu’ils parviennent.  Il y aurait donc une conflictualité entre historiens au regard du statut de la structure dans son rapport avec les objectifs de la science  historique.

Si l’on prend le cas de certains dossiers que nous avons longuement étudiés comme celui du Zodiaque et de tout ce qui vient s’y greffer ou comme celui des Centuries ou de l’Anglais, nous assistons à des joutes assez remarquables entre historiens.

I Le corpus  astrologique

La littérature astrologique telle qu’elle nous est parvenue, telle qu’elle s’est conservée nous fournit un certain corpus  sous une forme qui se voudrait synchronique. La recherche est pénalisée par le fait que l’on ne remonte pas assez loin dans le temps, faute de documents. Or, tout laisse à penser que les perturbations –post-structurelles – majeures que le dit corpus a eu à subir sont antérieures à l’ère chrétienne.

Mais, comme nous l’avons expliqué, la mise en évidence de certaines incohérences nous permet de remonter dans le passé tant d’un point de vue structurel qu’accidentel. Il est en effet bien difficile d’occulter totalement le passé, d’en éliminer toutes les traces et l’historien nous apparait comme une sorte de détective. D’ailleurs, le charme du roman policier ou de la série policière, à la télé, ne résiderait-il pas avant tout, de Sherlock Holmes à Hercule Poirot, dans la capacité prétendue de reconstituer le passé à partir du présent alors même que les « criminels » parient sur une impunité liée à une forme d’impuissance à ce faire ?

Le corpus astrologique dont une des pièces maîtresses est la Tétrabible de Claude Ptolémée d’Alexandrie (IIe siècle de notre ère) nous fournit une série de dispositifs, d’agencements (planètes, dieux, signes, maisons, éléments, aspects) qui constituent le cœur du système astrologique et les dits dispositifs comportent des anomalies, des glissements (shift) qui nous renseignent sur certaines perturbations, liées notamment à la tentative de la part de certains auteurs de l’Antiquité, à connecter astrologie et astronomie en vue de quelque « renaissance », d’un ressourcement qui ramène l’astrologie à un stade « pré-structurel ». En effet, le piège du recours aux « sources », c’est de remonter trop  haut dans le temps. Tout le processus de structuration matricielle de l’astrologie aura consisté en une instrumentalisation de l’astrologie, du cycles des saisons mais non à un alignement sur ces données brutes.

Le probléme, c’est que cet état structurel de l’astrologie ne serait pas « attesté » par les textes et que nombre d’historiens croient se montrer rigoureux en  s’en tenant aux « faits ».  Le chercheur devrait se donner comme limite, à les entendre, de retrouver le document d’époque venant valider la reconstitution.

 

II   Le corpus nostradamique

On reprendra nos conclusions déjà exposées largement ailleurs (cf. notre article in Revue Française d’Histoire du Livre, 2011 et ensuite Halbronn’s researches, sur le site propheties.it). Bien que l’on soit là en face d’un corpus infiniment plus récent dans ses origines que celui de l’astrologie (cf. supra), les historiens sont loin d’être d’accord sur la genèse du dit corpus. Cela tient notamment à l’existence de contrefaçons antidatées.

Ce procédé conduit à des discontinuités assez frappantes mais dont certains chercheurs tentent de minimiser la signification  et la portée diachronique en ce que certains documents  ne sont pas conservés. Ce qui a été conservé  primerait sur ce qui ne l’a pas été. Or, ce qui l’a été est porteur du passé, y compris du passé perdu.

Ces contrefaçons, qui, elles, ont été retrouvées, prennent notamment la place des pièces manquantes. Le dit corpus comporte pour les pièces datées du XVIe siècle un nombre assez limité d’éléments situés entre les années 1550 et les années 1600 et au-delà. Deux thèses sont en présence, l’une qui voudrait que du vivant même de Nostradamus, soient parus les Centuries – ou à la rigueur pour les dernières, deux ans après sa mort, donc en 1568 et qu’ensuite, des éditions défectueuses soient parues pour que l’on ne retrouve l’état « initial » qu’à la fin du siècle.  L’autre thèse, en revanche, qui est nôtre, déclare que  ces premières éditions sont des faux et que les premières éditions se sont formées selon un processus progressif.

On retrouve ici le débat autour de la dialectique du pré-structurel et du post-structurel, ces deux stades n’étant point sans présenter certaines similitudes.  Pour nous, les premières éditions relèvent d’un stade pré-structurel précédant le stade structurel de mise en place des Centuries sous une forme achevée et non d’un stade post-structurel de déperdition faisant suite au stade structurel.

 

 

 

III Le corpus  francophonique

Ce corpus s’inscrit chronologiquement entre les deux autres puisqu’il traite de l’expansion de la langue française aux dépens d’autres langues du nord de l’Europe (germanique et slave en particulier). Cf. notre étude in Revue Française d’Histoire du Livre 2011)

Ce qui nous a spécialement intéressé ce sont les emprunts de l’anglais au français, processus qui a radicalement changé  l’état antérieur de l’anglais que l’on peut qualifier de pré-structurel par rapport à l’anglais « moderne » – la conquête normande de l’Angleterre au XIe siècle constituant un repère historique qui n’épuise nullement la problématique traitée.

Mais ce qui nous aura le  plus intéressé tient au fait que le cas de l’anglais nous renvoie à celui du français dans la mesure où le français actuel est « post-structurel », c’est-à-dire qu’il ne saurait prétendre tel qu’il se présente ici et maintenant, comme étant conforme à son projet initial, non pas pré-structurel (ce qui renverrait au latin) mais bien structurel.  C’est en fait à partir d’une confrontation entre le français moderne et l’anglais moderne que l’on pourra, selon nous, remonter vers l’état structurel et vers une systématique parfaitement explicite.

Là encore, les avis sont partagés.  Nombre de linguistes tendent à refuser toute idée de retour à un état originel structurel et veulent croire que les langues sont prises dans un processus évolutif que l’on ne saurait présenter comme post-structurel puisque pour eux il n’y a pas d’état intermédiaire qui serait structurel entre le pré-structurel et le post-structurel mais une sorte de flux. Cette position est d’autant plus étonnante, à nos yeux, que tout indique le souci structurel des langues. Les linguistes des siècles passés n’ont-ils pas déduit qu’il devait exister une langue indo-européenne (Aryenne) qui serait à l’origine des langues connues ?

En fait, on continue à buter sur la question des documents. Faute de « preuves », notre thèse devrait être rejetée. Si l’on ne trouve pas une description d’époque du dit état structurel, c’est qu’il n’a pas existé ! Idem pour le corpus astrologique ou pour le corpus nostradamique.(cf supra)

Ce dont a besoin la science historique, c’est d’une dose plus importante de structure, de logique et pas seulement comme le pensait un Marc Bloch, dans les années Trente du siècle dernier (Nouvelle Histoire, Ecole des Annales) d’un apport des sciences sociales et autres.  Mais précisément, les historiens, s’ils veulent bien prendre en compte les résultats de certaines disciplines, n’entendent pas pour autant en adopter les méthodes.

En conclusion, nous évoquerons d’autres formes de recherche historique : d’aucuns nous annoncent que l’on pourra un jour voyager dans le temps (cf. Wells et sa « machine »), d’autres –et nous nous intéressons de près à ce type d’investigation- n’excluent pas de consulter, par l’intermédiaire de  médiums des « annales akashiques » où l’histoire de l’Humanité serait enregistrée.

Nous pensons, en tout cas, que l’intelligence humaine est capable sinon de reconstituer le passé dans son foisonnement pré-structurel comme post-structurel mais de se situer au niveau « structurel » qui correspond à un point d’équilibre certes fragile, éphémère mais déterminant.

JHB

03. 07  14

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Purifier l’astrologie

Posté par nofim le 12 juin 2014

Déclin  de  l’Astrologie et Hygiéne Publique/

par  Jacques  Halbronn

 

Que l’astrologie actuelle est sale, comme ellle pue mais elle ne s’en rend même plus compte. Elle se trouve bien comme elle est! A quoi bon

lui expliquer que si elle se lavait et portait du linge propre, ce serait mieux pour tout le monde? La propreté n’est visiblement pas une valeur à ses yeux. On parle ici d’une propreté intellectuelle, on l’aura compris! Sans propreté , y a-t-il encore de la propriété comme lorsque l’on dit « au sens propre », « à proprement parler »?

Le déclin moderne  de l’astrologie pourrait avoir coincidé avec un progrès de l’hygiéne sociale, de la prophylaxie, de la prévention. Nos sociétés ont compris qu’il fallait assainir les milieux, ce qui reléve d’une forme d’écologie. On cesse alors de croire que l’on puisse tolérer plus longtemps la saleté. On se persuade que rien de bon ne peut venir d’un terrain pathogéne, du désordre où l’on finit par se perdre, du labyrinthe! Et le thème astral est assurément labyrinthique.

On n’a peut être pris toute la mesure au niveau du statut des sciences des progrès de la médecine sur le plan de la prévention en amont. Mais de fait, le dossier astrologique semble bel et bien lié à une affaire, une enquéte d’hygiéne publique.

On lit à l’article « Hygiéne » sur Wikipedia:

« C’est à partir de la Renaissance que la société de cour (puis toute la population) fuit l’eau, accusée de transmettre des maladies en ouvrant les pores de la peau et ainsi l’organisme, à l’action néfaste de toutes les maladies. En amollissant la peau, on croit rendre sa protection plus faible contre toutes les infections. Les parfums (jasmin, cannelle, jonquille, musc) camouflent les mauvaises odeurs et sont censés servir de désinfectants, les pastilles d’anis servent à parfumer l’haleine. Le développement des cosmétiques (notamment l’usage des fards rouges et blancs introduit par Catherine de Médicis ou le poudrage du corps et des cheveux par la pommade de Florence, la poudre de Chypre) souligne qu’à la cour, la vue s’impose face à l’odorat et au toucher. La toilette sèche se fait sur le corps par friction avec un linge propre ou un frottoir en peau, seul le visage et les mains se lavent à l’eau et au savon (ou l’herbe à fossé pour les moins nantis). Le corps est protégé sous la crasse, ainsi un habit blanc devenu noir est bien perçu. Seules les personnes aisées, qui peuvent changer souvent de vêtements, pratiquent une hygiène vestimentaire

« À partir du XVIIe siècle, la « toilette sèche » perdure mais l’usage de l’eau réapparaît progressivement[.  Les premiers cabinets de bain se développent chez les gens riches et raffinés dont la blancheur de linge est soulignée au col et au poignet. Le bain froid est jugé hygiénique non par son pouvoir nettoyant mais par son pouvoir tonifiant, le bain chaud ne reste qu’une pratique médicale. La bourgeoisie dénonce le caractère masquant des parfums et cosmétiques de la noblesse, leur usage de fards blanchissant la peau se fait plus léger[. À partir du XVIIIe siècle, l’hygiène concerne aussi la « propreté du dessous » puis la propreté de la peau qui se fait entièrement par le lavage. La réapparition des établissements de bain et la multiplication d’espaces spécialisés (cabinets de bain, bidet, latrines collectives plus simplement dans les châteaux ou abbayes mais aussi dans les maisons modestes) est liée avec le développement de la notion d’intimité. Les grandes villes se dotent d’égouts souterrains

« Au XIXe siècle, les sources thermales sont réputées pour la santé. Louis Pasteur développe une théorie des germes selon laquelle certaines maladies sont causées par des micro-organismes. Les scientifiques et médecins formulent des recommandations comme le lavage des mains et la toilette quotidienne à l’eau et au savon. La fin du siècle marque le début des salles de bain et des toilettes dans les logements.

C’est Ignace Philippe Semmelweis qui met en évidence le risque nosocomial. Il devine en 1846 les vrais mécanismes de la contagion de fièvres puerpérales dans une maternité. C’est l’observation des taux de mortalité qui le met sur la piste : les femmes meurent moins en accouchant à leur domicile, à la maternité des sages-femmes de Vienne ou même dans la rue qu’à l’hôpital. Un comble ! Il arrive à la conclusion que les fièvres puerpérales sont véhiculées par les médecins eux-mêmes lorsqu’ils passent des salles de dissection et d’autopsie aux salles d’accouchement sans se laver les mains ni changer de blouses. Il mourut fou de ne pas avoir convaincu les scientifiques de son époque. »

Or, la disgrâce de l’astrologie semble bien correspondre chronologiquement aux progrés de l’hygiéne. C’est au XVIIIe siècle que la situation de l’Astrologie se précarise et se marginalise mais il faudrait comparer son statut au sein de diverses sociétés et montrer que

l’astrologie résiste mieux quand les progrès de l’hygiéne sont moindres. Il serait notamment intéressant de comparer les mentalités et les comportements face aux mesures d’hygiéne des deux côtés de la Manche  mais aussi face à l’Astrologie. Il nous semble que le milieu

astrologique soit peu soucieux de l’hygiéne mentale et cela vaut notamment pour les cours d’astrologie qui constituent certainement

un terrain particulièrement  pathogène avec une forte résilience  face à toute étrangeté logique, une indifférence à l’anomalie, une anesthésie des anti-corps qui ne laisse de nous surprendre d’autant que la tendance n’aura fait que s’aggraver depuis les années 90 du siècle dernier. Dans les années cinquante-quatre-vingt, le milieu astrologique semble bien parti pour instaurer une hygiéne de plus en plus attentive/ Mais la fin du millénaire et depuis sont marquées par une régression, une rechute, en matière d’hygiéne dans le milieu astrologique. On pense à ces préjugés évoqués au temps de la Renaissance (cf supra) et où il est déconseillé de se « laver ». On traverse un âge « noir » de l’Astrologie alors qu’il  y a un demi-siècle, c’était l’heure du débarbouillage; du grand nettoyage de printemps, (avec Gauquelin, André Barbault,  Jean-Pierre Nicola etc), du ravalement. En fait, toute entreprise critique contribue à l’instauration d’une certaine hygiéne. Rappelons que le XVIIe siècle, s’il est celui de la naissance d’une certaine réforme de l’astrologie avec Kepler, l’est aussi pour la critique biblique (Spinoza, Richard Simon,  cf  notre post doctorat sur la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle autour du Dominicain Giffré de Réchac)/ On songe à Hercule  nettoyant les Ecuries d’Augias en détournant les eaux du fleuve Alphée.

Combien d’astrologues en ce  début de XXIe siècle déclarent ne guère se soucier du caractère vétuste de l’édifice actuel de l’astrologie alors qu’ils ne le toléreraient pas chez eux! Il est vrai que ce n’est pas la même saleté, la même crasse.  L’une est interne, l’autre externe

et les femmes sont plus sensibles à ce qui est externe donc moins sensibles à la puanteur interne que les hommes, d’où la défaveur

grandissante de l’astrologie auprès de la gens masculine au point que certaines réunions du public astrologique semblent réservées aux

femmes (cf l’association Source, à Paris, par exempe ou celles de l’Atelier Astrologique d’Aquitaine, sur Bordeaux)

 

 

 

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JHB

12. 06. 14

 

 

 

 

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Le texte prophétique en France. Vers une chrono-Histoire.

Posté par nofim le 11 juin 2014

Formation et fortune du texte prophétique en France

par  Jacques  Halbronn

 

Dans cette étude, nous voudrions revenir sur notre thèse d’Etat soutenue en janvier 1999, il y a donc un peu plus de 15 ans (Ed du

Septentrion) et que nous avions commencé à élaborer à la fin des années 80, sous la direction de Jean Céard. Rappelons que ce travail sur le prophétisme s’est poursuivi jusqu’en 2007 par un post doctorat sur la critique nostradamique, terme calqué sur la critique biblique, sous la direction de Louis Châtelier.(cf  le site propheties.it pour les lire ainsi qu’au Warburg  Institute, Londres) Plusieurs publications en ont découlé:  le catalogue de l’expositiion « Merveilles sans images » (Ed BNF; 1994),  deux volumes parus en 2002  aux Ed Ramkat, dont un consacré aux Protocoles des Sages de Sion, puis Papes et prophéties. Interprétation  et décodage (Ed Axiome 20005) et deux articles parus dans la Revue  Française d’Histoire du Livre en 2011-2012, dont un consacré au Mirabilis Liber et à Lichtenberger. Nous dirons que notre travail s’inscrivait dans le champ de la textologie, dans une méthodologie de la datation, laquelle a trouvé en 2013 (in RFH) une expression assez exemplaire avec notre dossier sur le Splendor Solis (Salomon Trismosin)/ Depuis, nous avons orienté nos recherches dans un autre registre, à savoir la période antique en rappelant que nous avions commencé par le Moyen Age espagnol (cf Le monde juif  et l’astrologie, Ed Arché, Milan 1985, thèse soutenue en 1979 sous  la direction de Georges Vajda)

*Mais nous avons ces derniers temps éprouvé le besoin de revenir sur les plus de 1300 pages de la dite  thèse d’Etat: « Le texte prophétique en France. Formation et Fortune ».

Avec le recul, ce qui ressort, dans un premier temps, c’est l’idée de recueil, de compilation qui est au coeur de la production

prophétique moderne d’une part et celle de recyclage qui permet à un texte de traverser les siècles au prix d’interpolations et de

retouches, ce qui peut conduire à des contrefaçons. Comme dans notre thèse de 1979, l’exégése est un angle déterminant dans notre travail.

Nous dirons que nous avons systématiquement « problématiser » les textes que nous abordons, ce qui signifie que chaque fois nous

avons  signalé des points qui méritaient d’être  reconsidérés ne nous contentant jamais d’une description factuelle (cf aussi notre méthode

in  Mathématiques Divinatoires,  Ed Trédaniel, 1983). Pour nous en effet, la carte n’est pas le  territoire et ce qui nous est parvenu n’est

qu’une trace d’un ensemble qu’il convient de tenter de reconstituer. Le raisonnement, la logique vont donc jouer un rôle déterminant d’autant que nombre d’historiens ne sont pas formés pour mener à bien un tel exercice  voire tout simplement d’en comprendre les

péripéties. C’est pourquoi tant de désaccords persistent entre chercheurs selon qu’ils s’en « tiennent » à ce qui a été conservé ou selon qu’ils

ne s’en servent que comme d’une amorce à leur recherche.  Nous parlerons d’une approche archéologique du savoir; parfois inspirée du

travail d’un Cuvier en paléontologie. De toute évidence; nos différents jurys de thèse auront été quelque peu décontenancés par nos

procédés. Nous avons commis l’erreur de ne choisir dans les jurys que des spécialistes des questions que nous traitions et non des experts en reconstitution des textes. Les historiens sont rarement des bibliographes et s’en tiennent trop souvent aux données fournies par ces

derniers/ Cela fait penser à ce qui se produisit en ethnologie, quand  la profession prit conscience que l’on ne pouvait compartimenter le

travail.  Donc, nous dirons que notre thèse d’Etat vise à fusionner l’activité de l’historien et celle du bibliographe pour parvenir à ce que l’on  pourrait appeler la « chrono-histoire » qui met en avant la priorité de reconstituer une chronologie, une succesion d’états, une genése

à partir de facteurs épars.   Ainsi, nous écrivions dans « Le temps prophétique en France » que l’ordre de formation des textes ne

coincidait pas nécessairement avec le corpus d’éditions dont on disposait. Parfois, un état plus ancien d’un texte ne nous sera connu

que par sa réédition tardive, ce qui doit nous autoriser à le placer antérieurement à des éditions se présentant, au vu de la date mise en exergue. Il y a donc là une critique des chronologies qui se déploie de façon systématique, au nom d’une « mise en doute ».

Nous avons ainsi proposé d’appeler « chronéme » tout critère permettant de dater un document et « choréme » ce qui  conduisait à le situer

spatialement, dans tel ou tel camp en cas d’affrontement. La recherche des critères est évidemment cruciale. Nous avons l’habitude de dire que nous mettons la synchronie au service de la diachronie. En effet, nous partons du principe selon lequel ce qui est premier offre une

cohérence, une géométrie qui peuvent tout à fait se dissoudre, se  corrompre par la suite. Rappelons aussi, que nous sommes très marqués

par nos travaux en linguistique, sous la direction de Louis-Jean Calvet et qui ne parvinrent pas au stade de la soutenance (à Paris V), ce

qui montre bien que même dans des domaines qui semblent mieux se préter à des exigences structurales, on rencontre de sévéres résistances, tout autant que dans le domaine de la recherche historique et c’est d’ailleurs bien là que le bât blesse, à savoir la question

de la reconstitution du passé et non simplement le commentaire non critique  des éléments disponibles. Ajoutons que nous avons également rencontré des difficultés du côté des bibliographes, notamment autour du corpus Nostradamus (chez Chomarat, Benazra,  Guinard etc) qui avaient une approche trop frileuse des matériaux accessibles car les bibliographe sont trop enclins à s’en tenir aux dates

indiquées sur les imprimés sans considérer suffisamment l »éventualité de contrefaçons, notamment dans le champ du prophétisme.

Pour nous, toute recherche doit remettre peu ou prou en question la chronologie en vigueur. Si un groupe de chercheurs, au bout de

nombreuses années, n’y parvient pas , c’est qu’il aura échoué étant donné que la recherche chronologique ne saurait jamais parvenir à son terme, selon nous.  Il nous semble que dans le domaine des études ésotériques, l’approche critique se révéle insuffisante et on expliquera ainsi un tel verdict : étant donné que ces « études » (cf la Ve Section de l’EPHE) ne sont pas censées se référer à un domaine  ayant une véritable assise, les chercheurs dans ce domaine ne se sentent pas en mesure de développer une approche critique qui supposerait l’existence de repéres. Donc ils marchent sur des oeufs et ne veulent pas se mettre en danger, n’ayant pas la conscience tranquille d’autant que la vogue du structuralisme est quelque peu passée.

Notre thèse d’Etat (et notre post-doctorat), non seulement suppose que les textes originels sont marqués au coi, à l’aune  d’une certaine

systématique de la part de leurs auteurs, mais aussi implique que des faussaires ingéniéux  interviennent au niveau de la transmission et de l’ajustement des textes en des contextes successifs et c’est d’ailleurs tout l’intérêt de notre travail que de suivre le travail ainsi entrepris

permettant à divers textes de continuer à exister d’un régne à un autre, à travers les siècles. C’est dire que nous ne sous-estimons ni

la créativité des auteurs initiaux ni  l’inventivité des  faussaires et là encore, nombreux ceuc qui n’entendent nous suivre  sur aucun de ces points. Il y a là, dirait Bachelard, bien des obstacles épistémologiques.

Actuellement, nous avons persévéré dans cette méthodologie en  abordant des périodes plus anciennes que le Moyen Age et la Renaissance et au delà – et des périodes récentes ne sont pas exemptes de nos interrogations car les chercheurs qui travaillent sur les impresions sont moins aguerris, moins formés  à l’opération de datation. Nous sommes notamment revenus vers l’Histoire de l’Astrologie que nous avions

quelque peu délaissée au profit de celle du prophétisme. S’il est vrai que depuis le Moyen Age, l’astrologie s’est cristallisée et qu’elle ne compile pas autant de matériaux et de données religieuses, historiques que le prophétisme moderne dont la dimension littéraire est

singulièrement plus attractive. La notion de recueil nous aura singulièrement passionnés au cours de notre période « prophétique ».(cf notre dossier sur le Mirabilis Liber in  RFHL)/ On essaie dans ce genre du recueil de montrer que les textes les plus divers convergent, vont dans le même sens et pointent vers les mêmes échéance.

En revanche,  si l’on remonte à  la Tétrabible de Claude Ptolémée (d’Alexandrie) au IIe siècle de notre ère, nous nous trouvons face à  à un corpus qui interpelle le chercheur ayant l’esprit critique. Ce faisant, nous renouons avec nos  recherches antérieures aux années 80 (qui nous plongèrent pour une bonne vingtaine d’années dans le chaudron du prophétisme). Un de nos créneaux les plus fascinants concerne l’ensemble très intriqué constitué des signes zodiacaux (et des étoiles fixes), des planétes (et des dieux), des maisons astrologiques, des aspects et qui constitue la base du « langage » astrologique encore en vigueur de nos jours. Autrement dit, nous abordons l’Astrologie à la façon dont nous entendions traiter de l’histoire des langues (et notamment du français et de l’anglais, mais rappelons que nous sommes passés par les Langues’O au département d’hébreu, dans les années 70)

En conclusion, il nous apparait qu’aucun document n’aura trouvé grâce auprès de nous. Tout document est a priori suspect par ce qu’on

essaie de lui faire dire.  Mais souvent une traduction est une excellente occasion de faire dire à un texte ce qu’il ne dit pas. Tradutore/traditore. La ruse consiste d’ailleurs, plus largement, à toucher au texte et donc à ne pas avoir à le commenter. Les premiers états d’un texte – on pense au corpus Nostradamus (qui occupait déjà un tiers de notre thèse d’Etat)  sont dépourvus de commentaires alors que par la suite, ceux-ci vont abonder. Cela s’explique par le fait que dans un premier temps, on retouche le texte et que ce n’est

que lorsque cela n’est plus possible car le texte est définitivement établi, que l’on bascule vers le commentaire. On a donc un premier stade

du commentaire intégré, du signifié s’iimposant au signifiant et le dégradant, le déflorant,  quant à sa « pureté » initiale,

Nous regrettons de ne pas avoir eu le loisir de former des étudiants au cours de notre périple de chercheur, ayant échoué notamment à obtenir la chaire des études ésotériques à l’EPHE en 2002. Nous avons été ainsi contraints d’être notre propre disciple et notre propre

succeseur.

 

JHB

11/ 06.  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La critique nostradamique.

Posté par nofim le 19 mai 2014

La malédiction des imprimés datés et la recherche

sur le corpus  Nostradamus

par  Jacques  Halbronn

 

En 2007, nous avons soutenu une thèse post-doctorale, à

l’EPHE Ve section, sur la naissance de la critique

nostradamique au XVIIe siècle, qui fut aussi celui de

la naissance de la critique biblique. Nous voudrions revenir

ici, sept ans plus tard, sur la méthodologie que nous avons

élaborée et mise en oeuvre.(cf notre série en français

«  Halbronn’s Researches »,  sur le site propheties.it  de

Mario  Gregorio).

Comme dans le cas de la critique biblique, nous avons été obligés de supposer

l’existence d’une source (en allemand Q pour Quelle) antérieure aux états

qui nous sont parvenus et notamment de pièces en prose qui ne nous sont

parvenues, en partie, que par le biais de quatrains. Nous avons suffisamment de

preuves dans ce sens grâce au corpus des almanachs de Nostradamus qui ont été

conservés et qui constituent autant de diptyques prose/quatrains. On n’a pas

conservé l’équivalent pour les centuries pour l’excellente raison que la partie prose

n’aura été imprimée que très partiellement mais suffisamment

toutefois pour étayer notre thèse. La critique nostradamique

avait pris beaucoup de retard sur la critique biblique et il

peut etre intéressant de se demander pourquoi alors même

que le phénoméne renvoie à une période beaucoup plus

récente, qui est celle des premiers siècles de  l’imprimerie

Or, précisément, c’est bien là tout le probléme, nous

semble-t-il  en ce que l’imprimerie facilite la contrefaçon.

Et de fait, ce qui obstrue la perception des véritables

données du dossier, c’est l’existence de fausses éditions

réalisées bien après la date indiquée sur celles-ci. D’aucuns

diront que l’étude du papier, du matériel, permet de dater

une édition, en réalité, il n’en est rien, surtout si l’on se

contente de valider ce que les faussaires ont voulu nous

faire croire, en fournissant complaisamment certains

indices factices dont nous avons d’ailleurs montré qu’ils

ne pouvaient pas toujours faire illusion, car ces

faussaires sont eux-mêmes victimes de faussaires plus

anciens. C’est l’arroseur arrosé!

On en arrive à d’étranges situations où les éditions réputées

les plus anciennes ont un contenu plus tardif que les éditions

supposées parues ultérieurement. C’est ainsi que les

éditions de la période de la Ligue  nous frappent par leur

caractère de « work in progress », de chantier, bien plus

flagrant que les éditions dont elles sont censées être

issues.  Les bibliographes comme Rober Benazra (cf le

Répertoire Chronlogique Nostradamique, Ed Trédaniel-

La Grande Conjonction 1990, préface Jean Céard)

dissimulent mal leur embarras en laissant entendre

que le cours des éditions aurait connu une crise, avec

une perte de données qui n’aurait été rattrapée qu’au bout

d’un certain temps alors qu’en réalité, le retour à la

normale est en fait un point d’aboutissement d’un processus

qui était encore en gestation sous la Ligue.

Car deux problémecs se posent: celui certes des sources mais

aussi celui de la date à laquelle les sources furent exploitées,

ce qui semble avoir eu lieu bien après la mort de Nostradamus,

à partir des liasses de papier laissés dans sa bibliothèque et

qui prirent une forme et une dimension que le dit

Nostradamus n’avait certainement pas prévue. On sait

que certains quatrains furent composés à partir de passages

de la Guide des chemins de France de Charles

Estienne, ce qui n’a donc rien à voir avec des écrits de

Nostradamus mais qui devait appartenir à sa bibliothèque. On

peut jouer sur les mots en disant que ce sont des ouvrages de

Nostradamus mais non de sa plume.

La question qui reste posée est évidemment la raison d’un

tel travail dont nous pensons qu’il fut  mené  assez

consciencieusement, ce qui a empêché certains

nostradamologues de comprendre ce qu’il en avait été

réllement.

En fait, les Centuries seraient peu ou prou contemporaines

des devises du pseudo Saint Malachie, à savoir les années 1580-159

1590 (cf notre ouvrage Papes et prophéties, Ed Axiome, 2005)

qui sont aussi extraites de textes en prose d’historiens de
la Papauté. On  peut assimiler ces devises à une sorte

de ‘ »réduction » du même ordre que les versets centuriques.

Comme pour la Bible, nous avons avec les centuries

affaire à un corpus qui est une oeuvre collective et se

déployant dans le temps..

Le vrai Nostradamus est à peu près indéchiffrable au

travers des quatrains. Ce sont les textes en prose qui

importent et rappelons que dans le canon centurique  on

a bel et bien deux épitres, celle à César et celle à Henri II

et que certains passages des dites épitres se retrouvent dans

les quatrains et non l’inverse.

Au lieu de classer les documents selon un ordre

chronologique « interne », lié au contenu,les nostradamologues

s’en tiennent le plus souvent aux dates complaisamment

fournies par les libraires et c’est en cela que la critique

des textes imprimés est moins performante que celles

des textes manuscrits ou non datés. Les bibliographies

chronologiques du corpus Nostradamus  sont plombées

par une méthodologie aussi simpliste.

Selon nous, il faut faire abstraction des dates et ranger les

éditions selon un ordre « logique ». Il sera toujours temps

ensuite de signaler les contrefaçons, les productions

antidatées, ce qui évitera les acrobaties  chronologiques

actuellement encore en vigueur notamment chez la plupart

des spécialistes des  XVIe et XVIIe siècles.

Quant aux raisons qui auront inspiré de telles pratiques

comme la confection des Centuries, c’est une question

qui découle de notre rétablissement chronologique. On

soulignera le fait que les choses se sont faites

progressivement et que ces centuries ne nous sont pas parvenues

d’emblée à leur stade final comme pourraient le faire

croire certaines éditions antidatées, ce qui est déjà en soi

une imposture dans l’imposture. Double imposture, donc!

Nous sommes en face d’un processus posthume avec les

Centuries réalisé à partir de manuscrits laissés par

Michel de Nostredame comme il ressort de son testament.

Certains d’entre eux sont d’ailleurs les brouilons

d’ouvrages qui furent imprimés de son vivant, ce dont

les faussaires n’avaient pas forcément connaissance alors

que nous y avons accès. Force est de constater que par ce

biais des quatrains, on n’accède que de façon excessivement

biaisée à la pensée de Nostraamus, hormis par la lecture des

deux épitres datées de 1555 et 1558 qui sont très peu de

choses et qui ne sont pas parues de son vivant, si l’on admet

qu’on ne les connait que par des éditions antidatées ou

posthumes. En fait, les premières éditions des Centuries

ne seraient pas antérieures aux années 1580 et encore sous

une forme, on l’a dit, embryonnaire qui est celle des éditions

du temps  de la Ligue. Pensée donc occultée que celle de

Nostradamus et disons-le faussée par l’absence quasi

systématique de références astronomiques, à quelques

quatrains près, alors que Nostradamus ne « prophétisait »

que dans le cadre rigide des données astronomiques..C’est

en fait l’image d’un Nostradamus astrologue qui se voit

ainsi singulièrement édulcorée en un temps où les

prédictions astrologiques sont sous surveillance, notamment

depuis l’édit d’Orléans de 1560.!  En 1594, parait à  Lyon,la

Première Face du  Janus François (en français et latin)

qui est un commentaire  chronologique – mais une

chronologie purement exégétique couvrant rétrospectivement

plusieurs décennies- -des quatrains centuriques

mais aussi  des quatrains des almanachs, ces derniers étant

voués  au siècle suivant à une marginalisation voire

à la disparition. On nous montre un Nostradamus

« historien » qui se calquerait en quelque sorte sur les

chroniques de l’époque à l’instar de la prophétie des papes

elle-même terriblement antidatée, attribuée à Saint

Malachie (cf supra), ce qui ne fait sens que si l’on admet que ses

quatrains sont parus du vivant de Nostradamus.

Tout indique d’ailleurs qu’au départ, on s’était contenté

de soutenir que Nostradamus avait laissé à sa mort des

inédits avant que, poussés par quelque zéle, les libraires

aient opté pour une parution imprimée du vivant même

de l’auteur, ce qui n’aura pas été sans laisser de trace d’un

tel revirement éditorial!

Les textes de Nostradamus furent en fait doublement

dénaturés: d’une part par la « réduction » versificatrice et

de l’autre par la traduction qui en est donné en latin dans

la première Face du Janus François (cf supra) et qui prend

de grandes libertés avec l’original français.

En fait, Nostradamus est présenté comme l’historien

de la maison royale de Valois et d’ailleurs la dite première

Face s’arrête en 1589 comme indiqué en son titre. Auparavant

les centuries semblent avoir surtout servi comme outil

de propagande par l »adjonction sinon de quatrains du moins

par diverses retouches en prise sur le contexte politique de

l’époque, notamment celui de l’avénement d’Henri IV. On

le sait en comparant certains quatrains à leurs sources

en prose. Cela explique pourquoi les premières éditions

parurent sans commentaire puisqu’il suffisait alors

de changer le texte. Par la suite, cela ne fut plus possible

et il fallut se contenter du commentaire et de la « traduction »

qui n’est elle-même qu’une forme de commentaire.

La critique nostradamique au XVIIe siècle, notamment

dans l’oeuvre du dominicain Giffré de Réchac (cf notre post

doctorat) alias Jean de Sainte Marie, consista à rejeter

les quatrains des almanachs, pourtant plus authentiques

et bel et bien parus du vivant de Nostradamus, même si

effectivement de faux almanachs circulèrent plusieurs

années avant sa mort. On rejeta aussi les « sixains » qui

avaient  été ajoutés dans des éditions du début du XVIIe

siècle bien que précédés d’une épitre (à Henri IV, datée de

1605) attestant qu’ils avaient été retrouvés dans les papiers

de la succession, ce qui à notre avis correspond à la

présentation initiale posthume des Centuries  avant qu’on ne

les fasse précéder des épitres sus mentionnées censées

attester de la confection des dits quatrains centuriques dès

les années 1550.(Nostradamus meurt en 1566). Cette

première tentative critique (1656) parut anonymement mais

fut  occultée par son volet exégétique, d’ailleurs en grande

partie resté inédit jusqu’à ce jour. Il faudra attendre les

grossières erreurs des libraires du XVIIIe siècle, produisant

une édition datée de 1566 d’un libraire qui n’était pas

encore en activité (confondant le père et le fils) pour que

l’on commence à se poser des questions au sujet des

dates d’édition et encore cela ne fut le cas qu’à partir de la

seconde moitié du XIXe siècle. Le courant critique connut

d’ailleurs un coup d’arrêt, dans les années 1980-90 avec

les reprints d’ »éditions centuriques datées des années

1555, 1557, 1568 venant confirmer, soi disant,  la thèse

de parutions du vivant de Nostradamus ou au lendemain

de sa mort, ce qui allait à l’encontre du témoignage des

éditions « ligueuses » moins achevées que les éditions

prétendument antérieures.  Situation paradoxale que ces

rééditions de contrefaçons retrouvées dans les bibliothèques

alors même que les toutes premières  vraies fausses éditions

restaient inaccessibles, notamment du fait de la mort du

grand collectionneur Daniel Ruzo dont certaines pièces

ne sont plus localisables, comme  les « Grandes et Merveilleuses

Prédictions (sic) de M. Michel Nostradamus divisées en

quatre centuries »  (Rouen 1588) dont on ne connait

actuellement que la page de titre et une description

très succincte du contenu (cf  R. Benazra,  RCN,

op. cit. pp . 122 -123. La réapparition en reprint ou

numérisée de cette pièce  aurait certainement un effet

considérable  pour la  critique nostradamique.

 

JHB

20 05  14

 

 

 

 

 

 

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JHB

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Juifs et Chrétiens  Histoire d’une séparation  Le Monde

de la Bible 2003

Publié dans NOSTRADAMUS, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Pour une astrologie et une voyance de haut de gamme

Posté par nofim le 19 avril 2014

Voyance pure et astrologie pure

par  Jacques  Halbronn

Le probléme de la voyance pure, c’est que cela ne prend pas beaucoup de temps, il y  a la qualité mais pas la quantité, d’où un certain besoin de remplissage qui passe généralement par le recours à des supports  liés à la cartomancie et à la tarologie (cf notre entretien avec la voyante Myriam  Boutreaux, pour teléprovidence.   Le développement de la voyance par téléphone aura eu du bon en ce que l’on aura mis fin à cette pratique du tirage à la charge du client. Car si c’est le client qui « tire » les cartes pourqoi parle-t-on d’une « tireuse de cartes »? Et si le  choix des cartes est le moment le plus déterminant de la consultation, celui qui fait appel  à une « intervention » d’en haut ou de l »‘autre monde », on pouvait trouver excessif que ce choix des cartes incombât au client et non au voyant qui n’aurait plus dès lors qu’ à interpréter le « tirage », c’est à dire l’oracle. C’est le monde à l’envers! Que l’on songe à l’Oracle de Delphes ou à la Pythie! Donc, déontologiquement, c’est au voyant d’effectuer le tirage.

Mais cela dit, cette façon de « tirer » les cartes ne nous sied guère de toute façon et elle nous parait très rudimentaire et grossière et disons-le trop manuelle car nous pensons que notre cerveau est autrement plus subtil que nos mains. Le recours aux mains est ici un pis-aller surtout si l’on sait que les cartes sont identiques de dos et serrées les unes contre les autres  alors que lorsque le voyant les retourne, elles sont bien différenciées et ne sauraient se confondre.

Ceux qui ont lancé des jeux de tarot auront voulu démocratiser la voyance et l’astrologie (dont de nombreux symboles sont repris) , les  mettre à la portée de tout le monde. Comment se fait-il dès lors que les voyants professionnels s’en servent? Ne risquent-ils pas  de se discréditer avec cette voyance  bas de gamme? On nous dit que c’est ce que la clientéle demande. Qu’on lui explique que  le recours aux cartes, c’est pour les débutants, les amateurs. Malheureusement, on peut observer que dans bien des domaines, les solutions de rechange finissent par devenir la norme. Idem en astrologie, où les douze signes du zodiaque qui sont une forme d’astrologie populaire ont fini par envahir l’astrologie savante en ce début de XXIe siècle.

Notre conception de la consultation divinatoire pour les prochaines décennies est marquée par une double  exigence de pureté, donc sans recours aux cartes quelles qu’elles soient, et cela vaut aussi pour la « carte du ciel » qui est  un « vrac » de tout ce qui a un rapport avec l’astronomie (planétes, zodiaque etc), la quantité  se substituant là encore à la qualité.

Nous préférons une alliance  entre deux disciplines misant sur la qualité plutôt que sur des savoirs boursouflés et pléthoriques D’une part donc une voyance pure consistant en une « lecture » de la « mémoire » psychique du client,  où le voyant va puiser des informations sur sa vie passée et à venir (le présent étant ici quelque chose d’artificiel car c’est un présent qui  se réduit au besoin de consultation) et d’autre part, un « calendrier de l’astrologue » (cf l’entretien avec Thérése Lacan pour teleprovidence) qui trace à grands traits des périodes assez longues, nettement découpées au niveau des dates.  Tout voyant peut acquérir rapidement la maîtrise de ce balisage astrologique  notamment sous la forme de l’Astrocyclon.(cf nos textes en passant par Google).  Il y a là en  effet une complémentarité.

L’astrologie doit rester générale, globale, collective alors que la voyance est une affaire avant tout liée à une personne en particulier avec ce que cela peut avoir de contingent et d’anecdotique. Grâce à l’astrocyclon, le voyant peut situer dans le temps les enjeux actuels de son client et notamment ce que nous avons appelé ses « tentations’ » qui peuvent  le conduire à commettre des fautes ou des erreurs. On peut même penser qu’en pratiquant l’Astrocyclon, le voyant pourra être inspiré et avoir des « flashs » . L’Astroccyclon devient alors un excellent   support de voyance, bien plus fiable que le Tarot, comme il peut être d’une  grande aide pour tout psychotérapeuthe, d’ailleurs..

Nous proposons des formations de recyclage pour les voyants avec un double objectif: les déconditionner le cas échéant de l’addiction aux cartes et les doter d’un calendrier astrologique  qu’ils pourront d’ailleurs communique à leurs clients.

JHB

19. 04  14

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Le début et la fin des temps au prisme de la Genése

Posté par nofim le 22 février 2014

Cyclcicité et fin des temps. L’homme-dieu.

Par Jacques  Halbronn

 

 

Il y a un dilemme dans la vie : plus je suis autonome, libre et plus je risque de me retrouver seul. Mais comment une société pourrait-elle fonctionner sans connexions entre ses membres ? L’homme n’est –il pas appelé « zoon politicon » (en  grec), un être fait pour la Cité ? Les ermites seraient-ils l’idéal de l’Humanité ?

Dans divers textes consacrés à l’économie, nous avons montré que la relation employeur/employé était suspecte. Or c’est par un tel biais que nous socialisons quand nous faisons appel à autrui et vice versa. On peut penser que la notion de grégarité est une invention de ceux dont  le pouvoir est plus collectif (démos) qu’individuel. (Auto).

De fait, plus nous refusons les cloisonnements, plus nous nous isolons car cela signifie que nous n’avons pas besoin d’autrui au prétexte de nos limitations supposées. A mesure que nous renvoyons ceux qui sont venus nous aider, en échange de quelque récompense/compensation, nous sommes de plus en plus seuls. Mais à l’intérieur de nous –mêmes, quelle dynamique ! En fait,  la multiplicité chez un homme accompli se situe dans le temps et non dans l’espace. L’homme n’a pas le don d’ubiquité, sinon par procuration alors qu’il a celui de  passer d’un stade à un autre, et ce sans avoir à se faire remplacer, représenter par quelque délégué, député.

Reposons-nous donc la question : de combien de bataillons l’Humanité doit-elle disposer ? La réponse pourrait être qu’une seule personne serait en mesure de perpétuer l’Humanité si elle était immortelle. Ce serait une sorte de Dieu, au fond. Et tout homme qui emprunte ce chemin solitaire se rapproche de la divinité.  Mais à l’instar de Dieu, il sera tenté de rechercher quelque compagnie, ce qui lui permet de ne pas craindre de  mourir. Dieu aurait-il fait la Création par peur de mourir ou pour pouvoir se reposer (comme au Septième jour (Shabbat, Livre de la Genèse ? nous pensons en effet que la seule justification de l’appel à autrui est le sentiment de la « fin ». L’approche de la Fin conduit à chercher un prolongement, un remplaçant. Le pressentiment de la fin est la seule bonne excuse pour  faire appel à autrui et la procréation n’est-elle pas fonction de cette crainte de la Mort (Camus) ?

En ce sens, chacun d’entre les hommes serait virtuellement le centre d’un monde à lui tout seul (monade, Leibniz) ; serait un soleil autour duquel graviteraient un certain nombre d’êtres ou d’objets (la différence entre les deux n’étant pas nécessairement évidente dans le cas des androïdes) qui composeraient sa « Cour », son « Cercle ».

Certaines personnes  n’arrivent pas à comprendre qu’au plus haut niveau, chercher une compagnie est un signe de faiblesse, un pis-aller et non pas un idéal. D’ailleurs, dans le domaine alimentaire, un produit parfait n’a besoin d’aucun « accompagnement », d’aucune addition.

Il est un domaine où cette problématique de l’un et du multiple divise singulièrement les esprits, c’est celui de la mythologie et de  la cyclologie (cf. nos travaux sur l’Astrocyclon). Le monothéisme correspond à note représentation à l’encontre du polythéisme. Ce qui nous semble erroné c’est de chercher à distinguer les dieux entre eux puisque chaque dieu est censé être une totalité. Dès lors qu’un dieu a une fonction spécifique, il n’est plus dieu ou du moins il n’est qu’un avatar, l’expression d’une  série de manifestations d’un dieu unique. Autrement dit, tout  panthéon doit être appréhendé diachroniquement et non synchroniquement. Les dieux ne cohabitent pas, ils se succèdent à tour de rôle, cycliquement.  Les astronomes sont responsables d’une grave confusion ! En attribuant à chaque planéte (du système solaire) une divinité, ils ont pu laisser croire que chacune avait son propre cycle alors qu’à l’évidence les dieux ne font que correspondre à dst stades successifs, selon un ordre cyclique immuable. Mais dès lors se pose la question du choix de la planète qui sert de vecteur et de moteur au cycle. Cela pourrait être la lune, le soleil, passant d’un signe zodiacal à un autre, d’une étoile fixe à une autre. On serait alors cantonné dans le cadre du mois et de l’année. Mais à une autre échelle de temps, c’est probablement un astre plus lent qui a vocation à jouer un tel rôle, et l’on pourrait songer à Jupiter, le maitre de l’Olympe. On n’entrera pas ici dans le débat (cf. nos travaux sur l’Astrocyclon), l’important étant que le dit débat ait lieu.

Pour nous résumer, nous dirons que chaque homme est un dieu à part entière. Ce dieu peut être l’objet d’un culte, d’un amour et c’est ce qui le lie et le relie à tout ce qui gravite autour de lui. Mais ce lien ne fait sens que lorsque le dieu est en fin de cycle. Mais e, début de cycle, tout au contraire, l’homme dieu  se doit de se recentrer sur lui-même, de se recharger et parfois cet isolement peut s’avérer déchirant même s’il est temporaire. Que deviennent toutes ces entités satellites en début de cycle ? C’est comme si la force de gravitation, d’aimantation (amour) ne jouait plus son rôle d’attraction. Ces entités vont errer comme des âmes en peine, en une sorte de désœuvrement, d’oisiveté, en attente. D’ailleurs, il est vital que l’homme-dieu inspire de l’amour puisque c’est ce qui le moment venu  lui permettra de transmettre, d’être prolongé. Mais chaque chose en son temps (L’Ecclésiaste)

La diversité du monde terrestre serait donc le fait de la multiplicité des hommes-dieux Les empires tendraient à englober  plusieurs mondes en un seul, comme si un homme –dieu voulait soumettre les autres. En fait, c’est le combat entre ces hommes- dieux qui constitue l’Histoire de l’Humanisé. Chaque monde est marqué par une certaine langue, un certain territoire, une certaine religion etc. Le rôle des empires est de parvenir à une unité en dépôt de la diversité des mondes sous la houlette d’un homme dieu plus performant que les autres. Il existe un cycle (censé être étudié pat l’astrologie) qui régit  le commencement et la fin des choses. (Et ainsi de suite). Quand le cycle passe à sa phase terminale, les hommes dieux sont remplacés par toute une pléiade d’auxiliaires qui de façon assez mécanique assureront l’intérim en un temps d’hibernation (ours), ce qui correspond à l’Hiver par opposition à l’Eté. C’est alors un temps de pénurie avec une économie qui lui est propre avec un semblant de vie. Le monde continue à émettre mais il ne capte rien que ce qui a déjà été formalisé et codifié. C’est le temps de Matrix..

 

 

 

JHB

 

22. 02. 14

Publié dans ASTROLOGIE, DIETETIQUE, divination, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, judaîsme, LINGUISTIQUE, machine, Médecine, MUSIQUE, NOSTRADAMUS, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

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