jacques halbronn Pour une épistémologie du mode d’emploi.

Posté par nofim le 14 mai 2021

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Jacques Halbronn Astrologie:le repérage des types planétaires par les tests.

Posté par nofim le 2 mai 2021

Astrologie. Le repérage des types planétaires par les tests.

par Jacques Halbronn

 

Notre reconstitution du dispositif des maitrises planétaires dont la description de la Tétrabible de Ptolémée est issue tout en la modifiant singulièrement de par l’addition indue de la planéte Saturne qui n’en faisait pas partie initialement, met à l’évidence l’accent sur les équinoxes et les solstices puisque les luminaires, tant en domicile qu’en exaltation sont associés respectivement pour les domiciles à l’axe solsticial et pour les exaltations à l’axe des équinoxes. Et de fait, le passage de Saturne alternativement sur ces axes est clef de l’astrologie selon Saturne », faisant se succéder des phases mnémoniques opposées : tantôt d’hypermnésie et tantôt d’amnésie ; ce qui a des incidences majeures en géopolitique..

L’absence de Saturne du dispositif indique paradoxalement que Saturne est bien le curseur du systéme car un curseur n’est pas censé être référé dans un dispositif le concernant. On a là le tableau du balisage de Saturne à travers les 12 signes du Zodiaque, d’une part à partir du passage sur l’axe solsticial et de l’autre à partir du passage sur l’axe équinoxial. Sept ans dans chaque cas. En effet, Jupiter n’est pas concerné par les dits axes équinoxiaux et solsticiaux puisqu’il dépend des aspects qu’il entretient avec les degrés solaires de naissance de divers leadeurs.

Nous dirons que Saturne correspond au communisme- ce qui recoupe une orientation d’André Barbault- et Jupiter au capitalisme  : l’un exerçant une influence globale d’un seul bloc alors que l’autre est marqué par la diversité des protagonistes

Mais, précisément, Jupiter a vocation à libérer l’Humanité de l’emprise saturnienne ; On retrouve là une thématique biblique, Jupiter le Sauveur et Saturne, Satan. Seul le jupitérien est en mesure de desserrer l’étau saturnien qui impose sa loi de fer.

Jupiter, en effet, laisse aux hommes le choix de leurs chefs- on le voit au prisme des élections- et selon ce choix, le processus ne sera pas le même alors que dans le cas de Saturne, il n’y a pas cette marge de manœuvre. Or, l’on note que certains astrologues préférent pratiquer une astrologie saturnienne, « mondiale », qui se déroulerait imperturbablement- ce qui serait assez rassurant sur le plan d’une certaine idée de la Science alors que d’autres donnent de l’importance aux transits des planètes à un moment donné sur le « thème » de tel ou tel « leader ». Que l’on change de leader et l’on change le destin du groupe.

Autrement dit, une astrologie qui ne tiendrait pas compte des personnalités en présence, au regard de leur soleil natal, fonctionnerait en aveugle et par là même se condamnerait le plus souvent à l’échec prévisionnel.

On comprend que 1989 ait été considéré comme une date importante avec la défaite programmée du communisme saturnien. L’on comprend que le monde soit sensible au mode de fonctionnement politique, selon qu’il donne libre cours ou non au choix des leaders jupitériens.

Cela dit, la gestion du capital de leaders d’un pays est essentielle et c’est une erreur de supprimer les structures vouées à ce recrutement, comme lorsque l’on entend modifier le statut de l’ENA.-Ecole Nationale d’Administration) Tout comme l’incurie sanitaire, l’on risque fort tôt ou tard  d’avoir à regretter une incurie concernant le traitement des élites, lesquelles constituent un capital essentiel. Le repérage des jupitériens au sein de toute société devrait devenir une entreprise stratégique majeure, ce qui d’ailleurs, on l’aura compris, devrait (re)placer l’astrologie, du moins sous la forme que nous proposons, au centre de la Cité. La mise en place de questionnaires appropriés est une priorité et c’est pourquoi depuis la fin de 1976 nous avons privilégié des tests en ce sens (cf L’Astrologie sensorielle, in revue Cosmopolitan,n°38 janvier 1977, grâce au flair de la rédactrice en chef, Juliette Boisriveaud) on notera que cette pratique des tests en astrologie avait été lancée par Michel Gauquelin, dans La Cosmopsychologie, en 1974, ouvrage que nous avons réédité en 1992, sous le titre ‘Personnalités planétaires » (Ed La Grande conjonction-Trédaniel). L’idée selon laquelle l’on pourrait fixer ou valider une attribution astrologique autrement que par le thème lui-même, est effectivement au centre de notre démarche puisque déjà en 1976, dans Clefs pour l’Astrologie, nous proposions de ne pas dépendre du thème natal pour connaître la dominante et soutenions que ce n’est qu’une fois cette dominante déterminée que l’on pouvait relier la personne au cosmos. Bien entendu, les critères que nous posions à l’époque ont sensiblement évolué mais la méthode des tests reste pour nous incontournable. Cette méthode exigeait donc de porter un diagnostic psychologique avant toute mise en œuvre des éphémérides. IL s’agit désormais pour l’astrologue de déterminer si une personne reléve de Jupiter ou de Saturne, du régime spécial de Jupiter ou du régime général de Saturne, les Jupitériens étant bien plus rares que les Saturniens. Il est clair que l’on pourrait demander à des psychologues de pratiquer ce genre de travail. Bien évidemment, au bout du compte, il faut vérifier si la personne détectée comme jupitérienne est bien marquée par ce cycle, ce qui permet une confirmation. A ce propos, nous avons noté que le retour de Jupiter tous les 12 ans sur la position natale- ce qui recoupe l’Astrologie Chinoise-qui est à l’évidence jupitérienne – où le signe du zodiaque chinois revient tous les 12 ans – était également un moment crucial, soit des âges clef:24, 36, 48, 60 et 72 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

02 05 21

 

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Jacques Halbronn Réflexions actuelles autour de Michel Gauquelin (1928-1991° et de son oeuvre astrologique.

Posté par nofim le 16 avril 2021

Réflexions actuelles  autour de Michel Gauquelin (1928-1991) et de son oeuvre astrologique.

par Jacques Halbronn

 

En 1991, l’annonce de la mort de Gauquelin, dont on célébre cette année le

trentième anniversaire de l’événement, nous plaça dans une situation embarrassante du fait qu’un de ses livres était en voie de parution dans le cadre des accords de co-édition entre les Ed. de la Maisnie

Guy Trédaniel et celles de la Grande Conjonction que nous avions fondées en 1979. Nous primes la

décision, avec Guy Leclercq, de joindre à l’ouvrage « Les personnalités planétaires »

des « Etudes sur l’oeuvre et la pensée de l’auteur. Nous avions déjà en 1986 (La

pensée astrologique en prélude à une rééditions de l’Histoire de l’Astrologie

de Serge Hutin (Ed Artefact, 1986), le texte de Hutin ayant  emprunté  assez

nettement à l’ouvrage de Wilhelm Knappich lequel  d’ailleurs paraitra la même année

1986 aux ed. du Félin) mené  un travail assez conséquent sur cette oeuvre, notamment en développant la

thèse de l’instrumentalisation du cosmos par les sociétés humaines (cf Suzel

Fuzeau Braesch. Astrologie. La preuve par deux. Paris, R. Laffont 1992)

L’ouvrage parut en 1992, voilà bientôt trente ans. Cet ajout ne fut guère apprécié de la famille Gauquelin qui nous reprocha une entreprise de  dégradation de son image, ce qui à leur yeux était  un comble

de la part d’un éditeur.

On rééxaminera avec le recul le dossier Gauquelin et les appréciations que Leclercq et

et nous avions jugé bon d’apporter. Nous avons déjà évoqué dans une précédente

étude les conditions assez étranges de ce qui s’avèra n’être qu’une réédition

de la Cosmopsychologie., ouvrage paru en 1974, 18 ans plus tôt (Ed CEPL), et

traduit en anglais avec quelques ajustements. ( The Spheres of Destiny. Your personality

and the planets, 1980) titre qui avait inspiré celui des « Personnalités planétaires »

que nous avions choisi.

La quatrième de couverture est d’ailleurs assez explicite; on y lit  à propos de notre

contribution : »un travail de réflexion (..) sur les fondements anthropologiques sur

lesquels les résultats de Gauquelin pourraient reposer »  On y lit également « La

dominante planétaire remplace avantageusement l’Ascendant ». Nos études

commencent ainsi « La dette des astrologues à l’égard de Michel Gauquein est

immens mais le cadeau est peut être empoisonné »On aura compris que le livre

en question est marqué par l’état d’avancement de Gauquelin au début des

années 70 mais est-ce que cela correspondait à ce qu’il en était dans son esprit

20 ans plus tard? Nous avions eu l’occasion de débattre avec Gauquelin lors des

colloques où nous l’avions invité en 1987 et 1988 mais nous fréquentions aussi sa

première épouse avec laquelle nous avions publié un ouvrage sur les régimes

horaires (cf les congrès de 1993 à Dijon  et 1995 et 2000 à Paris – ce qui la mit en contact

avec  Patrice Guinard).

Michel Gauquelin semble avoir été marqué par un certain obstacle

épistémologique  partagé avec la plupart des astrologues selon lequel

ce ne serait pas une bonne chose que de faire de la relation hommes-astres le

résultat d’une entreprise humaine., ce qui était le propos central de notre texte

sur la Pensée Astrologique (1986), déjà cité. On pourrait même aller jusqu’à dire qu’une

telle posture anthropocentrée était perçus comme anti-astrologique, pour un Patrice

Guinard avec lequel nous étions entretenus à l’époque alors que , selon nous, il

s »agissait d’une voie  à explorer et à approfondir. En bref, Gauquelin rejoignait les

astrologues dans l’idée que les Anciens seraient parvenus à déchiffrer un cosmos

relevant de la Nature, ce qui, selon nous, ne permettait pas, paradoxalement, de

clarifier le débat Astrologie/Astronomie. Pourquoi ne pas, au contraire, montrer

à quel point l’Humanité était capable d’instrumentaliser le monde autour d’elle,

c’est à dire à doter ce monde de capacités qui n’y existaient pas au départ, même

si l’on pouvait parler de repli stratégique?

Un autre tort de Gauquelin, que nous avons eu l’occasion de signaler dans un

précédent texte, c’est de ne pas avoir su circonscrire ses résultats lesquels

ne concernaient que l’astronomie liée à la rotation de la Terre et au mouvement

diurne étant donné que tout se jouait sur quelques heures alors que le reste de

l’astrologie se situait à une toute autre échelle de temps. Le temps pour une

planète de passer d’une position à une autre (en maison) n’avait rien de

comparable au temps nécessaire pour passer d’un signe zodiacal à un autre

Gauquelin aurait du reconnaitre une différence majeure entre les deux

approches et s’en tenir à ses résultats sans extrapoler sur l’ensemble de

l’astrologie. Là encore, Gauquelin n’aura pas su se  situer heureusement, ni

par rapport à l’astronomie ni par rapport  à l’astrologie, alors qu’il eut fallu

reconnaitre la spécificité radicale de ce qu’il avait mis en évidence.

Mais revenons au débat autour des traits de caractère et des structures sociales,

entre psychologie et sociologie. Pourtant Gauquelin était parti d’une approche

fort intéressante: montrer qu’une certaine élite professionnelle relevait d’un

certain lien avec le système solaire. Cela lui était dicté, à vrai dire, par la

facilité qu’il y avait à consulter des annuaires forcément concentrés sur la

réussite, un peu à la façon de nos guides des astrologues parus entre 1981 et

2006, pendant un quart de siècle. Mais Gauquelin ne disposait apparemment

pas des paradigmes adéquats pour interpréter correctement ses propres

résultats, ce qui renvoie à nos études autour du rôle du leader lequel serait

programmé pour structurer la société et non pour s’y intégrer, ce qui eut exigé

de distinguer entre l’élite et le vulgum pecus. Une fois de plus, Gauquelin ne

sera pas parvenu à bien circonscrire son sujet en cherchant à tout loger à la

même enseigne, ce qui est probablement lié, quelque part, à l’influence

idéologique   de sa femme. Avec la position psychologique, tout dépend de l’individu et non

de la stratification sociale, ce qui rejoint une certaine posture féministe. On

comprend l’arrivée de Vénus dans le corpus gauquelinien par un refus

d’exclusion  vécue comme insupportable, injuste., de mise à l’écart de telle planète..

Voyons à présent ce qu’écrivait le belge Guy Le Clercq, dans cette même entreprise

de décodage des résultats Gauquelin.Il s’arrête sur l’absence de connexion zodiacale

alors que lui envisageait d’utiliser les données de naissance collectées par

Gauquelin au prisme du zodiaque.  Le Clercq s’interroge sur le fait que la

symbolique planétaire de Gauquelin rejoint la tradition  astrologique.  ( p.317) Il

conclut : « après avoir  rejeté l’astrologie en bloc,  il y a découvert ce qu »il  appelle  un

grain d’or (..)Mes propres recherches m’ont convaincu  qu’il y a d’autres grains

d’or à y découvrir et qu’il y aura probablement  plus encore  de vérité dans

l’astrologie que ce que Michel  Gauquelin a pu admettre dans son oeuvre »

En conclusion, revenons sur  les explications liées à la façon dont la naissance

a lieu en rapport avec la position en mouvement diurne de telle ou telle planète.

Gauquelin reconnaissait que les accouchements provoqués brouillaient ses

statistiques, ce qui laissait entendre que l’enfant n’était  marqué par les

configurations lors de sa naissance que si on laissait le processus se dérouler

normalement, « naturellement ». Le petit Martien tendrait donc bien à naitre

de préférence sous Mars, ce qui impliquait qu’il en suivit le parcours, alors même

qu’il n’avait encore pas la moindre visibilité, n’étant pas sorti du ventre

maternel. Mais un tel phénoméne est certainement le résultat d’une pratique sociale sr

la très longue durée, générant une sorte de surdéterminisme, à rapprocher de

la question de la transmission des caractères acquis, on parle d’épigénétique. Quant

à la question soulevée plus haut de la convergence entre les résultats

Gauquelin et l’enseignement de la tradition astrologique à propos notamment

de Mars, Jupiter et Saturne, l’on peut supposer que s’était mis en place un certain*

codage de ces trois planètes qui aura été repris syncrétiqueement. Pour notre

part,  nous n’interprétons aucunement ces planètes, en astrologie « relativiste »  selon le schéma gauquelinien d’autant plus que nous n’acceptons pas d’autre psycho-typologie planétaire que celle

mise en évidence par Gauquelin. Pour nous, Saturne concerne  l’état de la société

et Jupiter celui des leaders et on oubliera pas que l’un des principaux

enseignements du « premier » Gauquelin »  tient au fait que seule l’élite serat mue

par les astres et capable de les capter, de les scanner, grâce à une sensorialité tout

à fait particulière.. Il est fâcheux que la mise en avant  à partir des années 70

des traits de caractère ait ôté au travail de Gauquelin son apport anthropologique

le plus remarquable, celui de l’impact social.. Mais là encore, nouvel

obstacle épistémologique: était-il possible de  dire que l’astrologie ne valait

que pour une certaine catégorie de la population?

 

 

 

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JHB

17 04 21

 

 

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jacques Halbronn Les leaders et leurs rendez vous jupitériens, tous les 12 ans

Posté par nofim le 10 avril 2021

 

Les leaders et leurs rendez -vous jupitériens tous les 12 ans: 24, 36, 48; 60; 72

Par Jacques Halbronn

 

L’astrologie relativiste s’intéresse en premier lieu aux personnages charismatiques capables d’entrainer du monde autour de telle ou telle façon de faire les choses.

On reconnaît ces personnages en ce qu’ils sont marqués par un cycle de 12 ans dont les six temps forts sont 12, 24, 36, 48, 60, 72 ans. En astrologie, on parlera d’un retour de la planète Jupiter sur sa position à la naissance. En ce qui concerne l’âge de 12 ans, il annonce une certaine forme d’affirmation de soi au niveau social.. Mais c’est à 24 ans que quelque chose de remarquable va se passer dans la vie d’un « vrai » leader, quant à son impact sur les gens.Tout le reste en découlera et c’est un moment qui doit fonder et révéler la confiance en soi du leader dans les domaines les plus variés. Or, on notera que

l’astrologie chinoise  obéit  à une cycle de 12 ans, puisque l’on ne retrouve le même

signes que tous les 12 ans.C’est donc une astrologie à base jupitérienne.

Ce qui est magique avec cette chaîne des âges qui accompagnera le leader tout au long de sa vie, c’est que chaque fois, il aura confirmation d’une certaine grâce, d’une chance qui lui est renouvelée sans quoi il risquerait bien de glisser peu à peu vers une forme de mélancolie, d’épuisement des énergies. .

Bien entendu, de nos jours, cette règle des 12 ans n’est pas connue et le leader vivra ces rendez-vous jupitériens, à chaque fois, comme une heureuse surprise. Mais bientôt, une telle connaissance ne manquera pas de se répandre et cela deviendra une donnée qui sera pris en compte lors des élections à des postes de direction. Entendons par là que le groupe qui accueillera le leader lors de l’un de ces rendez vous pourra profiter de sa dynamique et l’on aura noté que cela se poursuivra jusqu’à l’âge de 72 ans, ce qui repousse d’autant, pour les leaders en tout cas, l’âge de la retraite car si le dernier rendez vous est à 72 ans, cela signifie une mission qui couvrira plusieurs années au delà.

Nous avons déjà donné des exemples du seuil de 24 ans chez un Bonaparte comme chez un Einstein et l’on pourrait certainement concevoir des biographies articulées sur de telles bases. Effectuons un rapide sondage. On a la consécration du jeune Napoléon Bonaparte (1794)  et  plus tard, c’est le couronnement impérial (1804) et du jeune Einstein (1905) pour le premier des trois âges. Mais avant on pense à Louis XIV qui prend le pouvoir en refusant à la mort de Mazarin de le partager avec un ministre principal, à cet âge, en 1661, lui qui naquit en 1638. Quant à 48 ans, cela correspond à la carrière de De Gaulle, né en 1890, ce qui lui donne une échéance en 1938, à la veille de la Seconde Guerre Mondiale.. Pou la troisième échéance, à 72 ans, on a encore le cas de De Gaulle en 1962, année des Accords d’Evian et de la réforme de la Constitution établissant l’élection du président au suffrage universel. On a le cas de Georges Clémenceau, né en 1841 pendant la Première Guerre Mondiale et de Churchill pendant les Seconde.. Les septuagénaires ne manquent pas parmi les président des USA : on pense à Ronald Reagan ou à Jo Biden. Sans oublier Donald Trump.

Que l’on nous comprenne bien, un tel dispositif ne vaut que pour une minorité et le rôle de l’astrologue, du moins pour l’astrologie relativiste, est de certifier le caractère jupitérien d’une personne, ce qui signifie sa prévisibilité. On sait comment il va fonctionner et l’on peut compter sur les rendez vous en question, tous les 12 ans, pour relancer son charisme.

 

 

 

 

JHB

10 04 21

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jacques Halbronn Manifeste pour une praxis de l’écriture

Posté par nofim le 5 mars 2021

 

 

Manifeste pour une praxis de l’écriture

par  Jacques  Halbronn

En hommage à  Ernest  Florian Parmentier (1879-1951), auteur du Manifeste de l’Impulsionnisme (1904)

 

Nous pronons  l’utilisation d’archives  plutôt que de souvenirs. Entendons par archives  des lettres, des journaux  écrits sur le vif, dans l’impulsion et la volonté d’interpeller  l’autre ou soi-même  et non réchauffés par la mémoire.

Il y a, selon nous, quelque différence entre adresser une lettre et de nos jours un courriel, un SMS et  raconter  le passé au prisme du présent et alors que les enjeux ont disparu ou sont devenus d’un autre ordre

Une chose, en effet, d’adresser une missive à une femme, par exemple, pour la fréquenter, pour la revoir, pour une raison ou pour une autre, avec en vue un objectif à court terme, une autre de se rappeler quelque moment d’un passé révolu. Nous ne pensons pas que l’écriture soit, dans les deux cas, tout à fait la même, ait la même densité,la même intensité. Et pour le journal, l’analyse sera du même ordre. Quand on écrit  à soi même, pour soi même, c’est quelque part dans un certain état d’urgence, ne serait-ce que pour faire le point, dialoguer avec soi-même. C’est ainsi que nous venons de terminer un recueil de lettres et de journaux s’étalant sur une bonne  cinquantaine d’années et cela n’aurait évidemment pas la même teneur si nous avions évoqué ce demi-siècle au prisme de notre mémoire actuelle!.

Voilà pourquoi nous parlerons d’une « praxis » de l’écriture et d’un Manifeste dans ce sens. En relisant ces quelques 500 pages, nous avons la certitude que nous n’aurions, d’aucune manière, été en mesure de les recréer  avec le recul, ce qui ne signifie pas que l’entreprise n’eut représenté aucun intérêt littéraire et même il n’est pas impossible que le recueil que nous présentons ne dispose pas de certaines qualités propres au genre du roman, avec ce que cela implique de décantation. Mais n’est il pas temps de repenser certaines formes d’expression prenant le contre pied de ce « nouveau roman » que nous avons fréquenté dans les années 60 et auquel nous avions consacré un mémoire, à l’Université Hébraique de Jérusalem en 68-69  dans la classe de littérature  française  de Jean Poliatschek, aux antipodes  de l’esprit du présent Manifeste. Dans notre entourage, on nous avait découragé alors  de reproduire sous forme théatrale,  des scènes  auxquelles nous avions assisté . Finalement, nous  avions renoncé à opter pour une carrière littéraire ne trouvant pas la bonne approche. Mais nous allions faire de la littérature sans le savoir, sans le vouloir en rédigeant des lettres, en écrivant dans notre journal « intime » ou du moins est-ce ce que nous prétendons  avoir accompli. D’où ce Manifeste qui vient justifier et valider la publication (prévue) d’ un tel volume avec un recul qui n’est pas celui de la mémoire mais au contraire de l’oubli.

En parlant de Manifeste, nous ne pensons pas à celui du Surréalisme mais à celui produit par le second mari de notre grand mère, qui prit le nom de plume de Claude Jonquière (du nom de la rue du même nom dans le XVIIe arrondissement de Paris, où se trouve une piscine). L’auteur Ernest Florian Parmentier, né à Valenciennes, d’un Manifeste de l’Impulsionisme le fit connaitre en 1904 à l’âge de 25 ans.  Decaudin écrit à ce sujet  » Son Manifeste de 1904 aspirait à donner à la pensée sa forme la plus élevée lorsque l’intuition de l’essence infinie, « saisie par la conscience devient mouvement, créateur, impulsion »,  Il devint éditeur et notamment celui de notre grand mère, avec les Editions du Fauconnier qui succédèrent, nous semble-t-il, aux Editions de l’Impulsionnisme. Par une étrange coincidence,  ces Editions étaient établies au 71, rue Vasco de Gama, dans le XVe arrondissement de Paris. Or, cette rue nous état devenue familière dès les années 90 du fait d’un de nos amis,  touché d’ailleurs par l’écriture autobiographique mais plutôt sur le mode du souvenir – né le même jour de la même année que nous – qui habitait et habite toujours,  au numéro  65!

Au fond, il s’agirait de créer une collection d’ouvrages  suivant le même principe que  pour le notre, à savoir ayant recueilli  et conservé une somme de documents échelonnés sur des décennies. Manifeste  pour une « praxis », comme nous nous en sommes déjà peu ou prou expliqués, dans le sens d’une volonté d’agir, d’obtenir un effet sur autrui ou/et sur soi même, ce qui pouvait comporter également des textes reçus de la part  des correspondants. On connait l’histoire de ce genre littéraire des « Lettres » mais il s’agit généralement, d’une fiction alors qu’ici nous sommes confrontés en temps réel à des situations en train ou sur le point d’être vécues ou dans la perspective de l’être. Ici, tout est vrai, a vraiment été écrit et adressé à la date indiquée. Nous préconisons toutefois de changer les prénoms des intéressé(e)s. Signalons  notre activité par ailleurs dans le champ de l’improvisation musicale,ce qui fait pendant, nous semble-t-il , avec cette « praxis » littéraire dans la mesure où nous accordons la plus grande place à la spontanéité  et là encore l’on pourra nous objecter que cela pourrait nuire à la qualité artistique et en quelque sorte artisanale de l’oeuvre. Il est possible,il est vrai, que le côté « brut », « amateur » de ce type de « travail » puisse heurter ceux qui aiment retravailler leur production Mais  il se trouve que nous nous méfions, du moins dans le domaine artistique et littéraire, de tout ce qui aura été trop préparé, arrangé, ce qui  pourrait bien être le signe d’une volonté de masquer une certaine insuffisance comme lorsque l’on ajoute quelque ingrédient à un produit insipide ou gâté.
Il est vrai qu’en tant qu’historien,  le goût de l’exploitation et l’exploration des documents est comme une seconde nature. Le fait de fournir au lecteur un ensemble de  pièces datées « pour de vrai » convient à notre méthode de travail. Enfin, nous dirons que la vie est un roman et qu’il y a des façons romanesques de vivre sa vie sans qu’il soit besoin d’en rajouter.  On notera l’opposition entre le souvenir qui relève de la subjectivité  et les souvenirs qui sont des objets et on aura compris que nous sommes en faveur d’une littérature des souvenirs et non du souvenir.

En ce qui concerne notre propre ouvrage, il s’apparente  quelque part, dans sa thématique,   à  l’Histoire de Jacques Casanova de Seingalt vénitien, écrite par lui-même à Dux, en Bohême,  écrit  en  français à partir de  1789 et poursuivi juqu’à  sa mort survenue en 1798 et il est possible  que ce soit dans le domaine des relations amoureuses qu’un tel Manifeste fasse le plus sens.

 

JHB

05. 03 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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jacques Halbronn La reconnaissance de l’altérité et son refus au prisme de la cyclologie. Qu’est ce qu’une conjonction en astrologie?

Posté par nofim le 22 juillet 2016

La reconnaissance de l’altérité et son refus au prisme de la cyclologie. Qu’est ce qu’une conjonction en astrologie?

par  Jacques  Halbronn

 

Face au processus de conjonction,  plusieurs lectures peuvent venir à l’esprit et cela peut changer l’interprétation du tout au tout.

Est-ce que la conjonction est fusionnelle ou au contraire est-elle la  reconnaissance de l’autre, de l’altérité, de la différence?

Dans le systéme cyclologique qui est le nôtre ( Astro7,  sexo-cyclologie), la réponse sera la suivante:  la conjonction est un face à face avec l’autre et donc cela implique la reconnaissance d’une autre réalité.

A l’inverse,  ce qui s’oppose à la conjonction correspond au moment où le facteur le plus rapide est à une distance maximale du facteur le plus lent, ce que l’on peut assimiler à une opposition, ce qui peut correspondre à 180° mais aussi à 90° voire à 45° selon le découpage pratiqué. En l’occurrence, en Astro 7,  l’opposition revient à un écart de 45°, ce qui rejoint l’astrologie de l’allemand Reinhold Ebertin. (Kosmobiologie) .

Que signifie cette « opposition »  – on peut aussi parler de disjonction?  L’inverse de la conjonction. L’autre n’est plus en face de nous, donc il  devient une entité abstraite, ce qui prépare au déni de son altérité. On peut alors se projeter sur l’autre et lui attribuer le même profil qu’à soi-même. Aime ton prochain comme toi même, dit-on un peu vite. Là encore, une approche un peu rapide pourrait faire croire que l’opposition serait  justement l’affirmation de la différence de l’autre.

Sur un autre plan,  nous dirons, en nous référant aux deux premiers chapitres du Livre de la Genése, que la « disjonction » serait androgynale, c’est à dire qu’elle affirmerait une humanité unisexe, à la fois mâle et femelle.

« Et Dieu créa Adam  mâle et femelle ». (ch. I)

En revanche, la conjonction correspondrait au chapitr II, il est dit que Dieu donna à Adam une partenaire, ce qui implique que ses organes génitaux soient apparents, extérieurs à la différence de l’androgyne.

Selon nous, la disjonction sera donc dite androgynale et la conjonction  « phallique » Le passage du premier au deuxiéme chapitre de la Genése correspondrait ainsi à une cyclologie selon laquelle on passerait du stade de l’opposition, où l’autre est à lintérieur et non à l’extérieyr  – comme Robinson Crusoé sur son île déserte au stade de la conjonction, où l’autre nous fait face comme lorsque Robinson découvre la présence de celui qu’il appellera « Vendredi ».

Au  regard de  notre cyclologie, nous passerions alternativement d’un stade à un autre. notamment en ce qui concerne le couple.

Deux cas de figure:

stade conjonctionnel

une relation amoureuse s’établit entre un homme et une femm

stade disjonctionnel

cette relation s’inscrit dans un cadre professionnel, l’homme et la femme deviennent des collégues.

Par exemple; la  femme devient une  collboratridce son partenaire.

retour au stade conjonctionnel

la relation professionnelle prend une dimension affective. Les collégues/confrères  deviennent amants.

Si l’on passe de l’astrologie  personnelle à l’astrologie mondiale, l’on transposera ainsi:

stade conjonctionnel : le peuple reconnait qu’il a beoin d’un chef

Dans la Bible, les Hébreux déclarent vouloir un roi comme c’est le cas pour les autres peuples. C’est le  début de la Royauté. (Saül, David, Salomon  etc).. LE peuple correspond au démos grec  (Am en hébreu). avec notamment le dialogue entre

Moïse et le peuple en question dan s le désert du Sinaï. Sous ce chef, des réformes importantes peuvent être engagées, des conquétes peuvent être conduites  déterminant de nouvelles cohabitations avec des populations nettement différentes.

Inverseùent au stade disjonctionnel,  le peuple devient un ethnos et déclare pouvoir se passer de chef dans la mesure où ses traditions  constituent un ciment qui ne nécessite aucun chef. La démarche est dès alors axée sur le passé.

Si l’on traduit notre schéma au niveau astronomique tel que le voit l’Astrologie 7,  la conjonction sera la présence au même degrés du zodiaque de Saturne et de l »une des quatre étoiles fixes royales (Aldébaran, Régulus, Antarés, Fomahaut) et la disjonction se produira quand Saturne se trouvera à égale distance de deux étoiles fixes royales, donc à son maximum d’élongation.

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

22 07 16

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La notion de maisonnée : l’homme et son environnement domestique.

Posté par nofim le 1 juillet 2016

 

La notion de maisonnée : l’homme et son environnement domestique.

 

par  Jacques Halbronn

 

Le soleil fait-il partie du « systéme solaire »? On serait tenté de répondre par l’affirmative . Cela dit, tout ce qui gravite autour du soleil et par le soleil  constitue un ensemble  certes   »solaire » – parce que marqué par  une seule et même forme de gravitation  et cependant  d’un tout autre ordre que ne l’est cette étoile.

Si l’on applique une telle analyse à la société « humaine », l’on dira que tout ce qui gravite autour de l’Homme  constitue sa « maisonnée »

(comme on dit une bouchée, une cuillérée, une poignée, autant de contenants susceptibles de recevoir une certaine quantité de produit).

La question qui se pose à l’anthropologue est celle de la femme. Celle-ci doit elle être située au centre du systéme, aux côtés de l’Homme ou bien, au contraire, conviendrait-il mieux de la placer au sein de cette maisonnée dont il vient d’être question?

Notons qu’une telle interrogation vaut par exemple pour les esclaves, les étrangers et les Dix Commandements ne nous rappellent-ils pas qu’il ne faut pas convoiter ‘la femme de ton prochain »?

Dernier de la série:

10-Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain, ni son champ, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien de ce qui lui appartient.

 

La « maison », c’est bien ce que nous appelons ici la maisonnée.

Le commandement sur le respect du Shabbat est construit de la même façon si ce n’est que la femme n’y est pas citée dans la list de la « maisonnée », ce qui semble correspondre à une omission.

Par ailleurs, la vision d’Ezéchiel mentionne l’homme aux côtés du bœuf, du lion et de l’aigle, au sein du tétramorphe.  Comment l’homme pourrait-il figurer aux cotés de ces « bêtes »? Il convient donc de comprendre ici plutôt un humain n’ayant pas le plein statut d’homme, un « domestique », soit littéralement un membre de la maisonnée.

Les anthropologues (cf Descola etc) ont noté que l’homme tendait à traiter  tout   ce qui l’entourait  sans distinguer ce qui était humain et ce qui ne l’était pas. On peut parler d’animisme.  Dans un monde où les humains étaient relativement peu nombreux, la place accordée à ce qui n’était pas du même ordre était  considérable.

Nous avons été frappés par un passage de l’Exode où il est écrit que Moïse s’adresse au peuple et vice versa. Etrangement, c’est Dieu qui parle de « mon peuple » plutôt que  Moïse:

« Alors maintenant, je t’envoie vers le roi d’Égypte. Va et fais sortir de son pays les Israélites, mon peuple. »

On a donc l’impression que Moïse n’appartient pas vraiment à ce peuple (cf les idées de Freud à ce sujet, dans Moïse et le Monothéisme) mais qu’il est chargé de le conduire, de le guider.

Comment expliquer un tel décalage?

Que l’on songe au sort d’un certain nombre de royautés,  tant en Europe qu’au Moyen Orient.  Dans de nombreux cas, des princes étrangers au pays ont été chargés d’occuper la fonction royale, comme en Belgique ou en Jordanie. Tout se passe comme si les princes appartenaient à un « corps », une « caste »  dont les membres pouvaient être envoyés en mission. Deux mondes bien distinctes mais voués à être reliés

: telle est la nature de l’alliance entre un peuple et « son » souverain, sans que cela signifie pour autant que le souverain appartienne stricto sensu au peuple considéré? On pense de nos jour aux « énarques » que l’on retrouve un peu partout en haut des hiérarchies les plus diverses.

Ainsi, le chef n’a nullement à émaner de la communauté qu’il est amené à diriger. On pense à un Mazarin, un Italien voué aux plus hautes fonctions au début du régne de Louis XIV.

De même une femme enceinte  n’a-t-elle pas le même sang que le père de ses enfants.  Mais c’est cet homme qui aura enclenché le processus, le  compte à rebours de l’enfantement.

On voit que la nature des relations entre  l’homme – ici le mâle- et la maisonnée dont il a la charge, la garde mérite quelque réflexion et l’on sait à quel point l’usage du pronom possessif peut être source de confusion.  Mon bras, ce n’est pas la même chose que mon crayon. Et qui est le sujet auquel renvoie  ce « mon »?  Quand je dis « mon crayon »,  est-ce à dire que ce crayon est de même nature que moi?

Quand Dieu (au chapitre II de la Genése) propose à l’homme de s’adjoindre une « femme » (Isha),  celle-ci ne s’inscrit-elle pas ipso facto dans sa « maisonnée ».

Il ne s’agit pas ici de se demander, comme le fit dans le temps, si la femme a une « âme » mais  d’éviter les amalgames. Rappelons que le fait même de parler de relation, de rencontre  signifie qu’il y a  eu séparation, différence. Tel est d’ailleurs tout l’enjeu des rapprochements.

En conclusion, nous invitons notre lecteur et notre lectrice à s ‘interroger sur la nature de cette proximité -qui est peut être une promiscuité- entre les hommes et les femmes, quelles en sont les limites.  Il  vaut notamment la peine de s’interroger sur les modalités des fréquentations entre les deux sexes.  Quel modus vivendi peut s’instaurer? A l’évidence, la femme aura réussi à sortir du rang et en quelque sorte s’est détachée de cette maisonnée, à la façon dont une employée parvient à épouser le « patron ». Mais un tel basculement ne serait-il point cause de déséquilibre, ne fausserait-il pas la perception de la situation?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le phénoméne Café-philo: les dérives

Posté par nofim le 7 avril 2015

Notre enquête sur les Cafés philo à Paris

par  Jacques Halbronn

 

Que se passe-t-il dans les café philo, à quoi joue-t-on?

Quel est le profil des animateurs, à quoi servent-ils?

Il nous est apparu que certaines dérives entrainaient

les café-philo dans des directions  quelque peu décalées et

hybrides..

En l »espace d’une  huitaine de jours, nous avons suivi quatre

rencontres de ce type, dans des cadres différents. Les

animateurs sont les suivants:  Jean-François Paquelier,

Rafael Prudentio,  Bruno Magret,  Jean-Luc Berlet, Maxime Fellion,  mais

d’autres personnages souvent co-animent et nous les

mentionnerons en temps utile.

En fait, on peut se demander si l’on peut trouver

actuellement à Paris  de « vrais » café philo où il y a de

vrais débats. Notre diagnostic, c’est que les gens n’ont

plus le goût et le sens du débat et c’est pour cette raison

qu’il y a ces dérives qui visent à occulter  une certaine

carence de la démarche dialectique et maieutique.

 

I La dérive littéraire

Un des traits les plus étranges que l’on peut observer

actuellement  concerne les intitulés des sujets. On notera

d’abord qu’ils sont généralement votés une fois qu’une

demi-douzaine de propositions ont été  exprimées. Mais

sur quoi va-t-on voter?  Sur des phrases, des  slogans, des

maximes,des formules sibyllines, hermétiques et que l’on ne prend pas la peine de préciser

avant le vote.  En fait, on pourrait parler d’un processus

oraculaire.

On va donc se réunir autour de ces quelques mots souvent

articulés sous une forme interrogative.  De deux choses

l’une, ou bien on éléve le débat et l’on cherche quelle

est la question philosophique sous-jacente  ou bien

l’on décortique minutieusement la formule lancée et

c’est alors que l’on bascule dans la fibre littéraire, poétique,

comme le fait Maxime Fellion, partenaire de Jean-Luc Berlet.

et l’on se met à cogiter, on se  demande alors pourquoi tel mot a été utilisé et

pas tel autre. On est dans l’analyse de texte qui se voudra

rigoureuse quant à son respect de l’intitulé , comme s’il

émanait de quelque grand penseur. On cogite sur une

formule sans aucune connaissance du contexte, ce qui

est contraire à l’idée de commentaire sérieux..

En réalité, nous avons affaire à des pratiques d’autodidacte

qui se sont maintenues alors que l’intéressé- est parvenu à accéder à un

savoir consistant tout en perpétuant des modes de

fonctionnement de vaches maigres.  C’est le système D :

on  fait de nécessité vertu et on triture inlassablement

une formule dérisoire  lancée un peu par jeu comme

thème de débat à l’instar de ces danseurs qui se

trémoussent devant vous, à la demande,  quand vous

leur suggérez de représenter tel état d’âme.

 

 

II  La dérive psychologique

On change de stratégie avec Bruno Magret qui considére

désormais que la raison d’être de son café-philo est

de susciter des témoignages  liés aux drames que vivent

les participants. On est dans le ressenti, dans le partage

des expériences, des vécus. La philosophie se met  ici

au service de la  psychologie, ce qui est censé la rendre

plus vivante. On n’est plus dans le débat mais dans le

témoignage. La montagne philosophique accouche d’une

souris.

 

III  La dérive pédagogique et livresque

L’animateur  introduit le sujet au prisme de l’Histoire de

la Philosophie. C’est le cas d’un Jean-Luc Berlet et d’un

Rafael Prudentio qui  développent assez longuement

leur exposé en rapport avec le sujet  voté ou choisi.

On peut se demander si les personnes ayant un bon

bagage en fait de lectures philosophiques – on pense

aussi à Sabine Miniconi, proche de Jean-Luc Berlet-

sont réellement doués pour le débat philosophique.

Rafael Prudentio  a un art consommé pour resituer

chaque prise de parole dans le cadre des grandes

questions philosophiques .

On se demandera toutefois  si les professeurs de philo

sont de bons philosophes ou s’ils ne peuvent philosopher

que par procuration, comme des musiciens qui ne font

de la musique qu’en jouant celle des autres.

 

 

IV  La dérive  écologico-politique

D’autres  café-philo  sont l’occasion pour leurs animateurs

de faire passer certains messages qui s’éloignent souvent

très nettement du théme initialement proposé. On pense

au café philo de Jean-François Paquelier, secondé

par l’écologiste Romain. On nous y parle des échéances

urgentes auxquelles nous sommes confrontés  à propos

de l’avenir  de la  planéte.

 

VI La dérive  ésotérico-traditionnelle

Nous avons aussi droit à des café-tao avec Jean-Luc

Berlet  et à des café-destin (sic) avec Yves Massey

qui fonctionnent sur le mode du « débat »  mais avec

un référentiel censé être assez bien circonscrit. (Karma,

Divination etc). Dans le même genre, nous placerons

les « leçons de philosophie » de Maxime Fellion, articulées

autour du Livre de la Genése. Dans ce cas de figure,

la philosophie prend appui sur des traditions.

 

VII  La dérive  disciplinaire  et éducatrice

Enfin, nous avons des réunions qui mettent en avant

le respect de la prise de parole. On ne doit pas

interrompre celui qui parle, on doit parler à son tour,

c’est à dire sur la base d’une liste qui se constitue au

fur et à mesure en levant le doigt. Le rôle du modérateur

est de prendre bonne note de ces demandes de prises

de parole.

On doit impérativement éviter les « joutes » verbales, les

échanges un peu musclés. On ne se répond les uns aux

autres que selon un protocole plutôt pesant. A un désordre

sur le fond du débat  vient faire pendant un ordre sur

le déroulé de celui-ci.  Et bien entendu, celui qui enfreint

ces régles se voit rappeler à l’ordre.

On apprend à bien se tenir.  Un des instigateurs ce  ce

genre est un éducateur.

Dans ce cas de figure, on ne s’écoute pas les uns les

autres. Les prises de parole sont discontinues. Le seul

repére est la phrase de départ mais non ce qui se dit.

 

 

VIII La dérive psycho-divinatoire

On peut enfin s’interroger sur le protocole de nombre de ces cafés philo. Il semble

que la régle du jeu non écrite consiste à associer deux  mots, de procéder par binome.

On pourrait carrément mettre des mots dans une corbeille et en tirer deux au hasard.

Une autre piste  voudrait que la formule choisie par tel ou tel participant fasse l’objet

d’un traitement psychanalytique ou encore divinatoire. Pourquoi  le dit participant a-t-il

choisi d’associer, de relier ces deux mots, qu’est ce que cela nous dit sur sa problématique

personnelle? Une fois le sujet choisi, tout le groupe se focaliserait sur  son interprétation et

la personne concernée  réagirait d’une façon ou d’une autre.

 

 

 

Conclusion

Pour notre part, il serait nécessaire   au bout d’une heure de

café philo,  de voter cette fois sur  la problématique

qui mérite d’être au centre de la seconde  heure et d’élire

ceux qui semblent les mieux placés pour exposer les

positions antagonistes, après que durant la première

heure- puisque le temps de deux heures est devenu

la norme-  tous les participants et tous les avis ont

pu s’exprimer.

Il convient notamment d’éviter une instrumentalisation

des cafés philo par des personnes qui n’ont pas de

dispositions pour être animateurs mais qui ont des

motivations  qui les conduisent vers ce type d’activité.

qui en font des moyens et non des fins.

On regrettera que ces animateurs n’aient pas une bonne

écoute de ce que joue dans ces réunions, prisonniers

qu’ils sont d’un savoir souvent obsoléte auquel ils

veulent absolument  rapporter ce qui se dit alors que le café

philo est un lieu  qui devrait être ouvert à de nouvelles

réflexions, inédites.

L’animateur ne doit pas être confondu avec  ceux qui

s’imposent dans le débat par la qualité de leurs propos

et  de leurs commentaires. Et c’est là que le bât blesse.

Comme dans la vie politique, il y a un président qui

est le garant des institutions et le chef de gouvernement

qui est l’homme de la situation, comme c’est le cas en

Allemagne ou en Italie. En France, la « cohabitation »

fait également apparaitre une telle dualité tout comme

le changement périodique de Premier Ministre ou tel

remaniement..

 

JHB

07 03

Publié dans Culture, divination, ECONOMIE, judaîsme, MUSIQUE, NOSTRADAMUS, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Les deux facettes de la ségrégation : égalitarisme et refus de la différence.

Posté par nofim le 23 février 2015

Nouveaux regards sur les diverses formes de segrégation

par  Jacques  Halbronn

 

Toute approche cyclique se doit  de considérer  que les phénoménes présentent deux faces vouées à alterner. On insiste trop souvent sur

le cas de figure  où il y a refus de parité, d’égalité mais  il ne faudrait pas oublier l’autre option, celle où il y a refus de reconnaitre la

différence de l’autre. En fait, cela dépend du contexte.

Quand il s’agit de mobiliser massivement,  la consigne  doit être de ne pas distinguer les uns des autres car  il s’agit de constituer un

ensemble d’un seul tenant. Dans le cycle de 7 ans, cela concerne ce que nous appelons la phase disjonctionnelle.

En revanche, quand il s’agit de choisir un leader, de saluer l’excellence,   cette consigne ne fait plus guère sens car il s’agit alors

de découvrir  les personnes d’envergure exceptionnelle, qui feront la différence, qui sauveront la mise par leur génie.  Cet état de choses

correspond à ce que dans le cycle de sept ans, nous désignons sous le nom de phase conjonctionnelle.

C’est dire que les sociétés doivent apprendre à changer leur fusil d’épaule et de faire alterner  leurs valeurs car aucune valeur ne saurait

valoir indéfiniement et en  toute circonstance, contrairement à ce que d’aucuns croient pouvoir affirmer.

Appréhendons les questions de misogynie, de xénophobie, d’antisémitisme, à la lumière d’un tel modéle cyclique.

Qu’est ce au vrai, par exemple, qu’être « misogyne »? Est-ce affirmer que les femmes ne sont pas les égales des hommes ou au

contraire nier leur spécificité? Qu’est-ce qu’être antisémite?  Est-ce affirmer que les Juifs sont différents ou  au contraire leur

dénier une quelconque différence?

Il est clair que si l’on rassemble ce qui est dit au sujet de tel ou tel groupe, l’on trouvera les arguements les plus

contradictoires, dès lors qu’on ne les situera pas dans le temps.

Comme il est dit dans l’Ecclésiaste (Kohélet), il y a un temps pour chaque chose. Un temps pour insister ce qui se ressemble et

rassemble et un temps pour détecter ce qui distingue.  Et il importe de savoir à partir de quand l’on va devoir basculer d’un discours vers l’autre.

Au regard de la théorie du cycle de 7 ans que nous promouvons – et dont nous avons largement traité tant par écrit qu’oralement

(sur la télé de la Subconscience)- une telle alternance offre un caractère heuristique remarquable et nous apparait comme un

facteur majeur pour percevoir l’alternance que nous  observons au cours du cycle de 7 ans.

En fait, la prévision astrologique  ne saurait se passer de tels critères. Le passage – le glissement – d’une rhétorique à une autre est ce que nous avons mission d’annoncer et de baliser au prisme du cycle de 7 ans et cela ne saurait laisser les sociologues indifférents.

On sait que l’astrologie ne saurait faire cavalier seul, qu’elle a besoin d’avoir un interlocuteur en face d’elle de façon à corroborer ou

au contraire à infirmer ses dires (cf la falsifiabilité de Popper).

C’est pourquoi le barométre de la ségrégation nous semble des plus utiles dès lors que l’on  est en mesure de capter le changement progressif de ton et l’évolution du sentiment d’exacerbation  lequel s’oriente  tantôt dans un sens et tantôt dans l’autre.

Il suffirait pour cela de multiplier les sondages d’opinion afin de déterminer quel est le sens du vent, de la rumeur. De quoi se plaignent

les gens à un moment donné: est-ce  de la non reconnaissance de l’égalité ou au contraire du refus d’admettre le mérite de certains comparé à celui d’autres?

De nos jours,  la conscience de cette alternance est-elle réelleemnt  marquée? On peut sérieusement en douter. Il semble que ce qui

excite les esprits  soit surtout lié au refus  de l’égalité des sexes, des races, des religions, des peuples, des langues etc. Or, cette sensibilisation  ne considère qu’une des deux facettes du phénoméne que nous signalons.

Vient nécessairement un temps  du reflux, quand  l’on s’aperçoit que l’on ne peut pas mettre tout le monde dans le même sac, à la même

enseigne, que ce serait contre-productif et l’on sait que de tels revirements peuvent être observés dans le champ du discours

politique et ce sur des périodes relativement brèves. D’aucuns font mine de s’en offusquer de crier à la trahison des programmes, des

valeurs. Mais la roue tourne et pour paraphraser Montesquieu, ce qui est bien à telle date ne  l’est plus au delà.

C’est ainsi qu’actuellement, nous passons en phase conjonctionelle, ce qui implique de reconnaitre l’apport des plus doués, des esprits supérieurs, de ceux qui peuvent servir de moteur, de locomotive. C’est ainsi que certains de nos propos qui ont pu  choquer – être qualifiés de misogyne, de xénophobe- peuvent au contraire se révéler utiles pour  parvenir à distinguer le bon grain de l’ivraie (Evangile), à  ne pas prendre

des vessies pour des lanternes,  mélanger les torchons et les serviettes.

Car qui est antisémite, par exemple? Celui qui entend distinguer les Juifs des autres peuples ou celui qui leur nie leur différence?

L’antijudaïsme chrétien n’est-il pas fortement marqué par un certain déni de la mission d’Israël mais n’est ce pas aussi le fait des négationistes face à la Shoah que certains voudraient banaliser, relativiser? Et  qui est misogyne, celui qui entend comprendre ce

qui différencie les hommmes et les femmes ou celui qui nie  qu’il faille les distinguer? On sait que le probléme se pose actuellement au

regard de la laïcité (cf la manifestation du 11  janvier 2015) :  est-ce qu’il n’y a pas plusieurs façons, alternativement, d’envisager

les rapports entre les différentes communautés, populations?  Ne doit-on pas osciller entre un discours intégrateur qui ne veut

voir aucune tête dépassser  et un discours qui  entend rendre à César ce qui est à César (Evangile) et qui reconnait par exemple

la place des Juifs dans la société française, comme semble le souligner le Premier Ministre – et la perte que cela représenterait si ceux-ci

-même une partie seulement d’entre eux – s’en distançaient

Ne touche pas à mon pot  (juif) La France a donné des

signaux forts de la conscience  et la chance qu’elle a

de disposer d’une  présence  juive importante, ce qui

avait déjà été le cas lors de la Révolution Française.

. Le paradoxe, c’est que le 11 janvier ne débouchera pas, du moins

dans l’immédiat, sur un quelconque égalitarisme mais bien plutôt sur l’appréciation de l’apport des uns et des autres. Si unité il y  a , elle se constitue en fait

contre la communauté islamique,  comme marginalisée,

excentrée  et la pluie des Césars qui vient de tomber

sur le film Timbuktu -qui campe des musulmans

intolérants- ne laisse aucune équivoque à ce sujet.

Aucune société ne peut ignorer la nécessité de ne pas figer ses positions. L’on sent bien qu’en ce moment la France a besoin pour réussir  de  mobiliser ses éléments les meilleurs, les plus brillants, et que l’heure n’est pas/plus  à un égalitarisme mou.

Certains astrologues, comme Guy Taillade, ne parviennent

pas à accepter  cette succession de revirements de l’opinion,

des mentalités mais c’est là précisément tout l’enjeu

épistémologique que de mettre en évidence une telle

cyclicité au lieu de parier sur une longue durée qui

ne se préte guère aux statistiques en raison même de

la rareté des occurences et des récurrences que cela

implique. C’est en fait pour justifier l’usage des planétes

lentes que les astrologues sont entrainés dans  une

telle représentation surdimensionnée.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

25 02 15

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, Culture, FEMMES, judaîsme, PSYCHOLOGIE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Le langage entre abstraction et précision

Posté par nofim le 18 février 2015

De l’ambivalence  du langage entre abstraction et précision

par  Jacques  Halbronn

 

 

Les rapports que le langage entretient avec la philosophie nous apparaissent comme singulièrement ambigus, ce que met en évidence

le phénoméne des cafés-philos.

Le fait de se servir d’un même mot pour désigner une grande variété et quantité d’objets semble devoir plaider en faveur de la vertu

d’abstraction du langage. Mais le signifiant n’est-il pas  un fourre-tout, un vase dans lequel on place les signifiés les plus divers. Suffirait-il

de désigner par le même mot  telle et telle chose pour en déterminer la signification commune?

En réalité,  il importe de distinguer dans une langue d’une part les noms et les verbes et de l’autre les adjectifs et les adverbes, que l’on peut qualifier de « compléments », en ce qu’ils  viennent préciser, compléter. Qu’est ce donc qu’un nom sans adjectif, un verbe sans  adverbe? En fait, on dira que le « complément » est sous entendu, qu’il se situe sur un plan plus ou moins subconscient.  Quand on dit

« je lis »  ou « je mange »,  est -il indifférent de préciser ce qu’on lit ou ce qu’on mange? Mais n’est-il pas commode précisément de ne  pas avoir à préciser? On se réfugie ainsi dans l’asbtraction, faute de préciser de quoi il retourne. Il est d’ailleurs des langues où le complément

(d’objet) précéde le verbe, comme souvent c’est le cas en allemand et de fait n’est ce pas l’objet qui précise le sens à conférer au verbe?

Commencer la phrase par le verbe, c’est  rester le plus longtemps possible dans le flou / Mais il en est de même pour le nom  si l’on ne signale pas que telle chose est « bonne » ou « mauvaise » tout comme  on dira que l’on fait « bien » ou « mal » sans parler du passage d’une forme

positive à une forme négative. En fait les adjectifs et les adverbes sont porteurs d’un tel manichéisme lequel reste l’enjeu même de la plupart de nos messages. Le pouce dirigé vers le haut ou vers le bas.

Ne pas préciser si l’on  porte un jugement positif ou négatif sur ceci ou cela, c’est faire preuve de restriction mentale, cultiver l’ambiguité.

On observe ainsi qu’en évacuant les adjectifs et adverbes , l’on  perd singulièrement en précision et que l’on gagne en abstraction. Il  y a là

un enjeu social. Ne pas préciser n’est-ce pas contribuer à  forger un certain sentiment d’harmonie, de consensus? La langue d’Esope.

 

 

 

 

 

 

JHB

18 02 15

Publié dans LINGUISTIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

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