Subconscient et subconscience. L’obstacle épistémologique

Posté par nofim le 8 février 2015

La subconscience comme dualité  fondamentale du

psychisme

par  Jacques Halbronn

La  chaine Teleprovidence est désormais définie comme

celle de la subconscience, concept  qui ne saurait se

confondre avec celui de  subconscient.

Il s’agit là d’une avancée épistémologique en ce qu’elle

confère à autrui un avantage sur le rapport que nous

entretenons avec nous-même. Le regard de l’autre nous

découvre, nous dévoile.

En effet, une partie de notre propre comportement

nous échappe.  Trop souvent, on est tenté de dénier

autrui le droit de parler de nous. C’est là bel et bien

un obstacle épistémologique, en ce qu’il autoriserait  une

fin de non recevoir de la part de l’objet que nous sommes

pour autrui.

Les femmes pouvaient -tout comme les Juifs- nier tout droit

à l’autre, celui qui n’est point femme ou point juif (cf le

Deuxiéme sexe  de Simone de Beauvoir et les Réflexions sur la Question Juive

de Sartre, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale)-

de discourir à leur sujet (c’est le cas de le dire!)

Or, avec le concept de subconscience tel que nous  l’exposons

ici, un tel argument semble ne plus être recevable du fait

que  justement nous ne nous voyons pas.

Ce qui  est un point aveugle de notre conscient/conscience

n’échappera pas, en revanche, à autrui dans la mesure où

nous lui apparaissons dans notre globalité Conscient/

subconscience. Et bien entendu, vice versa.

Cette subconscience nous échappe d’autant plus que nous

ne l’avons pas acquise mais qu’elle nous a été donnée

à la naissance et donc avant celle-ci. Elle ne reléve pas

de notre éducation mais d’un inné, d’une programmation

qui déterminera notre comportement pour une grande

part tout au long de notre existence en ce que l’inné

conditionne largement ce  que nous sommes aptes à recevoir, à

com-prendre.

Selon la subconscience, notre « culture » est un bagage qui se

constitue, pour une bonne part, par delà ce qui nous est

donné à apprendre consciemment. Ainsi, du moins selon

le postulat de l’Astrologie, nous saurions  ce qui se passe

dans le ciel non seulement à la naissance mais par la

suite. Nous connaitrions le cours des astres même si nous

n »avons reçu aucun enseignement d’astronomie. On pourrait

en dire autant pour la musique que nous pouvons

maitriser sans l’avoir apprise de quelque professeur. Nous

employons volontiers l’expression « la musique dans le

sang »(cf notre groupe  sur Facebook).

Il importe de distinguer subconscience et subconscient.

Ce dernier  terme est plus lié à notre histoire personnelle

postnatale. Il reléve d’une exploration individuelle alors

que, selon nous, la Subconscience se situe dans une certaine

forme d’atavisme, voire de science « infuse » qui est propre

à une population dans la durée. En ce sens, nous dirons

que les hommes et les femmes ne seraient point dotés de la

même subconscience, ce qui ne saurait non plus se

confondre avec l’Inconscient Collectif de Jung.

Mais, nous demandera-t-on, comment s’est constituée une

telle Subconscience?  Ceux qui suivent nos écrits savent

toute l’importance que nous accordons à la dialectique

Science/Technique et  à l’extréme méfiance que nous

éprouvons à l’encontre des savoirs  prétendument

sauvages comme les langues, les traditions. Nous pensons

en effet qu’il existe des systémes qui sont mis en place et en

cela nous pourrions être  qualifiés de  structuraliste. C’est

le génie humain qui élabore de tels systémes doués au

départ d’une certaine perfection mais qui tendent à se

corrompre avec le temps et qu’il importe donc de

rétablir, de reconstituer, de restituer.

Mais selon nous, une grande part de nos programmations

ne seraient pas dues à notre humanité et en cela nous

sommes marqués par une certaine lecture des  Ecritures : qui

sont ces « Elohim »  qui apparaissent dès les premiers

chapitres du Livre  de la Genése?

En 1986 (cf L’Etrange Histoire de l’Astrologie, Paris, Ed

Artefact, dans la première partie que nous avions

rédigée lors de la réédition de l’ouvrage de Serge Hutin

cf ed Marabout, 1968) nous avions opté pour la thèse d’une

Humanité se structurant elle même et perpétuant ses

processus tout au long des siècles de façon de plus en plus

subconsciente). Mais nous avons changé d’approche, près

de 30 ans plus tard car l’on se heurte à la question de la

transmission des caractères acquis (Lamarck).

Nous préférons la thèse de la construction bio-

technologique, ce qui impliquerait l’intervention éventuelle

d’une civilisation venue d’ailleurs et plus avancée, déjà,

que ne l’est notre niveau  actuel. Mais nous restons

ouverts à des explications alternatives.

On conçoit aisément que le débat actuel autour de la

« théorie du genre » puisse nous semble assez dérisoire et

illusoire en ce qu’il y  a là un surinvestissement de la

partie consciente dans notre rapport au monde. Nous

sommes loin, en effet,  de maîtriser les domaines qui

permettraient de nous reprogrammer sans parler du

côté Apprenti Sorcier que cela impliquerait. Le « genre »

est très largement fonction du champ de la Subconscience

et il serait bon de comprendre le monde avant de vouloir

-et de pouvoir- le changer.

L’Humanité n’est pas de l’ordre de la Nature mais de la

Culture mais celle-ci est devenue une Seconde Nature

qui obéit à un mécanisme d’horlogerie lequel n’est

pas tributaire de l’évolution du savoir et n’a pas à en tenir

compte.

Nous ajouterons que cette dualité nous rend quelque peu étranger à nous mêmes et que

ce que nous émettons, apportons à autrui, tant en bien qu’en mal, nous échappe en grande partie.

Cela signifie que notre Subconscience nous fournit des éléments qui ne correspondent pas

nécessairement à nos attentes mais qui s’imposent à nous de par le regard de l’autre. Si par exemple, nous

sommes doués pour telle ou telle activité, cela peut nous apparaitre comme inattendu, inespéré  alors même que  ce qui compte

vraiment pour nous pourrait ne pas être dans nos cordes.  On prendra pour exemple quelqu’un qui ne serait pas en sympathie pour les femmes mais qui au  niveau de sa subconscience serait doué dans le domaine du rapport amoureux. Et vice  versa.  On parle alors de contradictions.

Qu’est ce qui doit prévaloir:  ce que nous voulons (subconscient) ou ce dont nous sommes dotés (subsconscience)?  Peut- on harmoniser ces deux plans, celui qui nous rattache à notre historicité  présente et celui qui  s’enracine dans une hérédité de la longue durée? il y a des choses que nous découvrons que nous savons faire et c’est souvent autrui qui nous révéle à nous-même, et que nous écoutons parfois à contre-coeur. On pense à une jolié femme qui n’a que faire de sa beauté , de son charme, mais qui ne peut en ignorer pour autant l’impact sur autrui, le regard des autres. Il semble que progressivement, la subconscience prend le dessus sur  l’impact des exemples parentaux et autres. La sagesse ne consiste-t-elle pas à  exploiter nos vraies potentialités mais n’est-ce pas là comme une sorte de mariage de raison avec soi-même?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

10  02 15

 

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Un nouveau style de café philo « autour d’un mot u

Posté par nofim le 20 janvier 2015

la philosophie autour du mot.

par  jacques  Halbronn

Jouons sur les mots et  disons que le café philo, c’est parler autour d’un pot mais aussi autour d’un mot.

On  choisit au début de la réunion un mot et l’on commence par déballer tout ce à quoi ce mot s’associe, tous les contenus que l’on a pu y mettre  à travers le temps. C’est le choix du SIGNIFIANT.

C’est le mot « étoile », celui que tous les autres mots servent à définir et on appellera ces mots  des « définissants ».  On parlera alors de mots satellites gravitant tout autour.

Dans un deuxiéme temps,  on s’efforce de proposer une nouvelle définition du mot, donc lui instiller un nouveau contenu puisque aucun contenu ne saurait être définitivement « lié  » à un contenant, aucun signifié  à un quelconque signifiant.

On passe ainsi de l’ancien consensus à un nouveau consensus., d’un consensus mou consistant à supposer que chacun met la même chose sur un  même mot à un consensus qui est celui des participants au dit café philo, ici et maintenant, ce qui est donc très relatif

Pas d’exposé introductif  mais un débat à bâtons rompus où l’on cherche vraiment à avancer en

signalant les différences pour les dépasser, en   désamorçant  les blocages..

chaque  jeudi  de 19h 30 à 21h30

dans son local  8, rue de la Providence. 75013  Paris

accès  direct  rue

Bus Arrêt Bobillot-Tolbiac (62, 57, 67) T3  Stade Charléty

M° Tolbiac, Place d’Italie, Corvisart   RER Cité Universitaire

Pas de conso. Chacun apporte  quelque chose.

Limité à  douze personnes/

Un  nouveau  style plus vivant, plus  tonique  animé par un vrai penseur

(cf ses textes et ses vidéos  par Google)

Première réunion.   le 29  janvier 2015

Ouverture des portes à partir de 19h.

contact  06 60 75 52 48  halbronn@yahoo.fr

Bibliographie: Jacques Diament. Les  « Cafés de Philosophie ». Une forme inédite de socialisation par la philosophie ».

Ed L’Harmattan, 2001

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L’astrologie sur le désenchantement du monde et la fin des passe-droits

Posté par nofim le 6 janvier 2015

Enchantement  et  désenchantement du monde au prisme de l’astrologie   halbronnienne

par  Jacques  Halbronn

Il est important que l’on relie un dispositif  astronomique à une certaine sémiologie, comme l’avait bien compris

Jean-Pierre Nicola avec son systéme RET (Représentation, Existence, Transcendance). Pour notre  part, nous entendons

référer notre travail sur la cyclicité  avec  le phénoméne du désenchantement  (cf Marcel  Gauchet « Un monde désenchanté?  » Ed de l’Atelier,  2007)) et bien entendu de son inverse.

La disjonction produirait de l’enchantement tandis que la conjonction  générerait du désenchantement.

En fait,  le désenchantement nous apparait comme  un retour à la normale, à l’ordre, mettant ainsi fin à l’anormal, à l’extra-ordinaire.

Il nous importe que chacun soit en mesure de distinguer entre ces deux états, ces deux périodes car comment valider l’astrologie avec des notions que les gens ne comprenennt pas, n’ont pas bien assimilé. C’est d’ailleurs là que le bât blesse quand tant d’astrologues recourent à des notions- pas seulement du fait d’un certain jargon technique- avec lesquelles leurs interlocuteurs ne sont pas familiers, comem si un mot n’avait pas besoin d’être explicité et précisé, vu sa polysémie.

Il s’agit donc bel et bien de favoriser une certaine prise de conscience comme c’est le cas dans d’autres domaines sans laquelle on risque fort de piétiner, de stagner indéfiniment. Faire connaitre l’astrologie, cela passe par  la mise en avant de certaines notions du langage non

astrologique qu’il importe que le public apprenne à maitriser. On ne parle pas ici des signez zodiacaux que chacun devrait connaitre mais bien de notions qui font sens pour l’astrologie comme celle précisément du désenchantement, ne serait-ce que parce que cela sous entend une certaine dynamique : pour qu’il y ait désenchantement, il a bien fallu qu’il y ait enchantement et ainsi de suite. On ne saurait comprendre un terme sans l’autre, l’enchantement sans le désenchantement.

Parmi les expériences d’enchantement,  il y a tout ce qui n’est pas vraiment mérité mais que l’on a quand même obtenu, « avant son tour » et souvent devant d’autres qui semblaient y  avoir droit avant nous. Le bonheur des uns fait d’ailleurs  le malheur des autres. Notre père, par exemple, à la fin de sa carrière de haut fonctionnaire s’est vu priver d’une promotion- du fait d’un changement de ministre,  qu’il considérait comme un dû;  il en est mort peu après (1970). Un de ses collégues qui lui était inférieur hiérarchiquement passa  devant lui. Mais pour ce dernier, ce fut un avancement inespéré, providentiel.

Ce que l’on peut prévoir raisonnablement, c’est que  ce dont nous disposons au dessus de notre condition et de nos moyens, ce dont

on jouit indument risque  de nous être repris avec la phase conjonctionnelle (Saurne dans l’alignement d’une des 4 étoiles fixes royales)

C’est comme une épée de Damoclés qui finit par s’abattre.  Le désenchantement  est lié à une certaine mauvaise conscience/ Il y a là un certain sentiment de fatalité: cela devait bien arriver un jour, c’est la fin d’une certaine impunité, de priviléges qui nous venaient d’une phase disjonctionnelle.

La conjonction nous raméne ainsi à un ordre « normal » des choses qui n’est pas de l’ordre de l »‘enchantement »/ On ne croit plus  guère aux miracles, au Père Noël,  ce qui caractériserait a  contrario la  phase disjonctionnelle/

La  conjonction nous atteint par nos points  faibles et il importe à ce moment là de faire profil bas, de se faire oublier pour que l’on ne nous ait point dans le collimateur.  Inversement,  en phase disjonctionnelle, il est conseillé de se mettre en avant pour saisir sa chance/ Comme dit l’Ecclésiaste, il y  a  un temps pour chaque chose.

En phase conjonctionnelle,  on ne fait pas le poids mais l’on peut  essayer de se renforcer, de se trouver du « renfort »/

On fera remarquer que la conjonction  vise à recentrer le systéme et  que la disjonction  n’est en principe qu’un processus en creux comme une sorte de talon d’Achille, qui n’existerait que par défaut mais ce défaut est gage de liberté pour l’Humanité. Cela lui permet de se libérer de la « roue »  imperturbable et irréversible de la cyclicité.

Sans la disjonction, notre vie serait bien morne, sans surprise mais tôt ou tard, la Norme reprend le dessus mais toujours

temporairement. La disjonction est un pied de nez à la conjonction, c’est le « carré » des astrologues présenté comme un « aspect » dissonnant. Mais comme en musique, la dissonnance est libératrice.

L’astrologie ne se contente donc pas de décrire un systéme mais elle signale par la même occasion son maillon faible, comment, en quelque sorte, le neutraliser.  Dans notre ouvrage,  Le Monde Juif et l’Astrologie (Ed Arché 1985) nous avons montré que dans le Talmud, on s’évertuait à trouver des moyens de neutraliser le destin du fait des pratiques rituelles.(cf  traité Shabbat)

L’astrologue devra donc impérativement  apprendre à maitriser le calendrier de cette alternance de l’enchantement et du désenchantement car jusqu’à présent, la prévision astrologique souffrait  singulièrement d’un langage par trop vague ou par trop technique/

 

 

 

 

JHB

06 01  15

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Epistémologie de la propreté/saleté et du Mal.

Posté par nofim le 27 décembre 2014

 

Le Mal et le sale. La puanteur de ce qui ne se renouvelle pas.

par  Jacques  Halbronn

 

Le Mal c’est ce qui n’a pas été nettoyé en temps utile, qui s’est incrusté sur le signifiant, dans le « vase » et qui perpétue des traces qui vont

affecter la pureté du signifiant et l’empêcher d’être un réceptacle fidéle, le Mal introduit de la mélmoire , de la réminiscences.

Le génie est celui qui a le flair qui lui permet de dénoncer ce qui n’a pas été nettoyé (c’est le « clean » anglo-saxon), c’est ce qui n’a pas

été dévoilé ‘(alethéia). Quand le génie fait défaut au sein d’une société, celle-ci va se rouiller, pourrir, se scléroser, dépérir et l’on a des exemples de ces mondes qui restent bloqués (on pense au monde arabe au delà d’un Moyen Age brillant)

Il est naturel de salir, de souiller  mais il y a  obligation de nettoyer. Il ne suffit pas de ne pas salir car il faut garder le doute qu’il y a toujours de la saleté qui dure, se perpétue.

Ce qui fait obstacle au progrès, c’est la souillure, la pollution qui nous empêche d’y voir clair,. C’est l’obstacle épistémologique de Bachelard qui est avant tout une question de propreté, donc de propriété.

Tout comme l’on parle de cécité mentale, on peut parler d’une incapacité à « sentir » les choses, à capter tout ce qui persiste et aurait du

être éliminé en temps utile.

Le signifiant est inévitablement souillé par le signifié, tout comme la femme est souillée par sa grossesse qui met fin à sa pureté

(Immaculée Conception) et c’est pourquoi l’accouchement est libérateur, purificateur mais  permet ipso facto qu’elle soit à nouveau

souillée par une  grossesse à venir.  Un vide à remplir.  Quand un signifiant n’est pas lavé de ses signifiés successifs, on a le syncrétisme.

Le fait que les signifiés se succédent autour d’un même signifiant reléve de la diachronie, cela exige un flux.

Cette complexité existentielle de la diachronie ne saurait peser sur notre perception de la synchronie, c’est à dire du réseau de

signifiants, lequel implique un modéle simple mais vouée diachroniquement à se complexifier, ce qui menacerait à terme sa

« propriété » s’il n’y avait une vigilance de la vidange.

On traitera probablement de misogyne l’affirmation selon laquelle, les femmes seraient rarement dotées d’un « flair » leur permettant

de détecter la corruption et la sclérose des savoirs, des connaissances. Paradoxalement, la propreté est un terme récurrent dans les

préoccupations féminines : toilette, lessive, vaisselle  mais cela  concerne les choses et non les savoirs.

Rares sont les gens capables de détecter ce qui « cloche » dans un savoir, ce qui a été rajouté et qui n’a pas été évacué à temps. Le plus souvent ce qui est ajouté est perçu comme un enrichissement alors que cela se fait aux dépends de l’essence des choses, de leur

« propriété ».

Le ravalement nous apparait comme  une nécessité tout comme la restauration de ce qui a été abimé quand cela concerne le signifiant, c’est à dire le contenant, le « médium » (par rapport au message). Les hommes sont les gardiens du signifiant et les femmes du

signifié, ce qui signifie que ces dernières sont enclines à  vouloir préserver ce qui ne saurait perdurer sans porter atteinte au

signifiant qui constitue le contenant  dont la pureté doit être préservée, protégée.

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Les deux temps du couple.

Posté par nofim le 10 décembre 2014

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La question du Mal

Posté par nofim le 8 décembre 2014

Le mal et le changement. Les affres du Pouvoir.

par  Jacques  Halbronn

Il est beaucoup question de nos jours de « changer » le monde  mais n’est-ce pas là s’engager dans la voie du mal? Est ce que la tentation

diabolique n’est pas liée à l’idée de changement, de rupture?  Ce qui sous-tend le changement, c’est le pouvoir. Il semble que le pouvoir

soit le levier du changement. Celui qui n’aurait pas de pouvoir serait incapable de changer quoi que ce soit.

Si l’on prend l’exemple de la Shoah, on est- bel et  bien face à un délire, à une fièvre de/du changement; Il faudrait que rien ne soit plus comme avant.  Mais cette IVG dont on salue actuellement le  quarantième anniversaire n’est-elle pas aussi de l’ordre d’un changement passant par une « prise » de pouvoir – si l’on en croit les dires des femmes elles-mêmes.

En tant qu’historien,  la corruption des textes génére du changement (cf Eloge de l’erreur. Créativité de l’erreur,  Collectif avec Alain Kieser et Anne Rose,  Ed Le Lierre et le Coudrier 1990, qui reprend notre mémoire de linguistique : » Linguistique de l’erreur » (1987) et  de

l’évolution qui nous éloigne du plan, du projet, de la structure  de départ dont d’aucuns nient jusqu’à l’existence. Restituer la genése d’un « savoir », d’une tradition, c’est relever les déviances, les syncrétismes qui ont pu l’impliquer.

On dira aussi que tout ajout qui vient perturber notre autonomie sous couvert de nous compléter, de nous prolonger, pourrait tout à fait, également,  s’inscrire dans  cette nébuleuse du Mal.

Il y aurait donc, selon nous, on l’aura compris, une Tentation du Mal sous couvert du Progrès et on trouve déjà cette pente avec le Serpent

de la Genése.

A l’encontre du Mal, le Bien n »existerait en fait que pour défaire les oeuvres du Mal, pour nettoyer ce qui  a été souillé,  perverti par le Mal

au nom de la Nouveauté.

L’historien, à nos yeux, serait un artisan majeur du Bien car il perce à jour les impostures, les faux semblants, les mirages et en ce sens

c’est un trouble fête qui ne confond pas les vessies avec les lanternes. L’historien s’inscrit, on ne le dit pas asssez, dans une éthique dont

il serait le gardien, et le garde-fou.  Est ce que les livres d’Histoire ne sont pas détestées par nombre de femmes  qui leur reprochent

d »oublier les femmes, de tenir un discours biaisé qui ne veut retenir in fine, au nom de la postérité que le nom de « grands hommes »;  Sans

les historiens, le passé serait totalement trafiqué au service de telle ou telle idéologie.  L’historien authentique est capable de restaurer un

passé et donc un présent qui auront été falsifiés. il est le dernier rampart contre l’imposture de ceux qui veulent faire table rase du passé au nom d’un dressage, d’un bourrage de crâne, non sans un certain cynisme; L’historien est Saint Georges  (ou Saint Michel) terrassant

le dragon du déni ou de l’ubris du changement.   Mais cet historien ne doit pas non plus oublier  de faire une histoire de la Technique, depuis l’Antiquité, laquelle est forcément aliénante, à commencer par la mise par écrit qui ne peut que nous couper de l’amour de soi -même (Aime ton prochain comme toi-même) au profit d’une dépendance aux objets qui se  fabriquent  aux dépends de notre

environnement (écologie).

Le Pouvoir, disions-nous, serait, selon d’aucuns le pouvoir de changer -on pense à Macbeth. Les femmes ont cru que le pouvoir

du politique pourrait changer le monde, qu’il suffirait de décréter l’égalité pour qu’il en soit ainsi, en maniant la baguette magique de la Loi, du « Droit » (égalité des droits) et de fait certains hommes politiques auront contribué – ou du moins auront-ils essayé- de mettre des femmes en avant, de Giscard d’Estaing (Veil) à Mitterrand (Cresson) jusqu’à François Hollande et au paritarisme gouvernemental- on n’oubliera pas le poids de l’électorat féminin depuis  1944, cadeau de De Gaulle. Un Alain Juppé en 1995 s’était essayé à l »exercice avec ses

« jupettes » et l’on voudrait maintenant intervenir sur les plus jeunes enfants. Et le pire, c’est que le Mal a une vraie marge de manoeuvre.

Il ne faudrait pas croire en effet que l’on ne peut dévoyer les gens, les pervertir, les dénaturer et ce d’autant mieux que l’on s’y prendra de

bonne heure. Le bien est fragile, il peut aisément s’abimer;

Tuer quelqu’un est chose plus aisée que de savoir comment un être humain est fait. Cela prend très peu de temps. Le Mal n’a pas besoin

de savoir, il se contente de pouvoir et quand nous parlons avec certaines personnes, l’on voit bien qu’elles n’ont que faire de connaitre

le cours des choses. Elles n’ont qu’une idée en tête: le changement à tout prix; Et comme dirait Obama, « yes we can », nous « pouvons ».

On opposera ainsi le savoir et le pouvoir qui n’est jamais qu’un savoir faire.

C’est dire que notre monde actuel est terriblement confronté à la tentation du Pouvoir. La Technologie s’oppose ainsi à la Science

à l’instar de la bombe d’ Hiroshima; La tentation, c’est de faire ce qu’on peut faire. En ce sens, science sans conscience n’est que ruine de l’âme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

08 12 14

 

Bibliographie

Louis Millet  Le mystère du mal  Ed Sicre 2001

Patrick Vignoles  La perversité. Essai et textes sur le mal   Ed Hatier 2000

Frederic Laupiès  Leçon philosophique sur le mal.  PUF  2000

Jérîome Jabotin  Hanna Harendt face au probléme du mal . Une lecture de la banalité du mal  Ed Le Portique 2011

Antoine de  L’Escale  Le mystère du mal. Méditation spirituelle   Ed Salvator  2000

André Jacob  Aliénation et déchéance  Post Scriptum à une théorie du mal.  Ed. Ellipses  2000

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Adam ou l’androgynat menacé. La crise du couple.

Posté par nofim le 4 décembre 2014

 

L’Alliance adamique et ses tribulations. Les enjeux du couple.

par  Jacques Halbronn

 

Dieu fit l’Adam à son image androgynale, c’est à dire à la fois mâle et femelle car Dieu n’est pas composé de deux personnes. Puis il

préféra mettre un terme à une telle androgynie chez Adam et il créa à partir d’Adam deux êtres, l’homme et la femme à la place

du masculin et du féminin inhérent à l’androgynité.

Par ailleurs, Dieu choisit parmi les peuples,  un peuple en particulier que l’on pourrait qualifier d’androgynal si l’on entend par là

qu’il constituait un tout à lui tout seul.

Puis Dieu décida de « faire  » un enfant à  Marie, selon ce que nous en disent les Evangiles, se substituant ainsi à Joseph. Le couple

Joseph Marie nous apparait comme analogue au couple Adam/Eve. Cet enfant c’est Jésus. Marie fut choisie, nous dit-on entre toutes

les femmes et l’on pourrait dire entre tous les couples.

Récapitulons:  Dieu met fin à l’androgynat originel de l’Adam puis il s’infiltre dans la relation de l’homme avec sa femme, ce qui est

rendu possible du fait de la déconstruction de l’androgynat. Si Joseph avait été androgyne, Dieu n’aurait pu féconder Marie; son épouse

puisque Joseph/Adam aurait  fonctionné en circuit fermé,  ce qui aurait été propre à sa nature.

Autre étape : Dieu remet en question son alliance avec le peuple qu’il avait choisi (Ancien Testament) et opte pour une nouvelle

alliance (Nouveau Testament), autour de Jésus, l’ancienne alliance s’étant constituée autour de Moïse lequel sera choisi par Dieu. Cette

Nouvelle Alliance se manifeste au sein de l’Eglise.

On assisterait donc là à une succession de tribulations tant au niveau de l’Adam originel qu’à celui du peuple originellement choisi.

Mais nous pensons que l’enjeu final  reste bien le retour à l’état premier, ce qui apporte un certain éclairage au couple, lequel est censé

vivre comme s’il était à nouveau au stade androgynal donc inséparable, donc « fusionnel ». Le couple serait la tentative de revenir

à un Adam, à l’image de Dieu et qui ne saurait se séparer, sinon du fait des liens anatomiques du moins du fait des liens juridiques,

religieux. D’où la gravité de tout échec, de toute rupture, de toute séparation vécus par tout couple.  On est là dans un processus de

réparation, de Tikoun, dirait les Kabbalistes. Former couple, entre un homme et une femme, c’est ne  faire qu’un et d’ailleurs les Juifs ne cessent de rappeler dans leurs prières (et notamment dans le Shéma Israel) que Dieu est Un (Ehad) et qu’il ne saurait correspondre

à deux entités séparées, comme cela se passe quand on renonce à l’androgynat qui est le seul état qui soit à l’image de Dieu. Dieu est certes à  la fois masculin et féminin, zakhar et neqéva, mais il n’en est pas moins « Un » d’un seul tenant. Ce rappel de l’unité de Dieu

qui ne doit pas être confondu avec l’idée d’un Dieu unique, ce sont deux notions distinctes et que l’on a trop tendance à confondre.

Cette jonction avec Dieu  exige que l’homme et la femme soient eux mêmes joints, « conjoints », constituant un androgynat en dépit de la liberté qu’ils ont de se disjoindre  dès lors que Dieu a mis fin à cet état primordial de l’androgynat. On peut rapprocher cette situation

de l’histoire de la Tour de Babel  qui est construite puis est détruite, dans un mouvement dialectique, passant de l’un au multiple.

C’est à la lumière de ces considérations qu’il conviendra, selon nous, d’envisager les enjeux du couple . Force est de constater qu’il y a toute une littérature consacrée à ce sujet qui met en évidence  le « drame » du couple et ses répercussions. Il est notamment rappelé

que les trois quarts des séparations sont demandées par des femmes qui vivent difficilement, apparemment, l’expérience d’un certain

androgynat. Quelque part, la séparation ne serait-elle pas aussi traumatisante que le viol car dans les deux cas, il y a de la surprise, de

l’inacceptable?

 

Bibliographie:

Gilbert  Simondon  Du mode d’existence des objets

techniques  Ed Aubier  1989

Le couple brisé. De la rupture à la reconstruction de soi par Christophe Fauré  Ed Albin Michel, 2002

Reconstruire après une trahison. La fidélité dans le couple.  par Gary & Mona Shriver.  ed  Ourania  2013

Séparée. Vivre l’expérience de la rupture par François de Singly Ed Pluriel  2014

Comment reconquèrir votre femme (homme) avant qu’il ne soit trop tard par Christelle Schaff  Ed la Lagune 2005 et 2006

 

 

JHB

04 12 14

 

 

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Anthropologie de la cyclicité: l’enfance et la maturité

Posté par nofim le 1 décembre 2014

Les étapes du cycle des prédateurs.

par  Jacques  Halbronn

 

 

Notre travail sur la cyclicité semble avoir été marqué par une quéte de simplicité, d’économie, d’élégance du modéle. Toute complexité

nous apparait en vérité comme suspecte. Or; c’est bien là un des principaux travers de l’astrologie actuelle que de se  complaire dans

des combinatoires alambiquées qui ne sont que des cache misères.  Même les dialectiques doivent être prises avec circonspection et nous leur préférerons désormais   un processus de progression, de maturation, de gradation plutot qu’un discours formulant des oppositions par trop contrastées.

Les choses se font en deux temps:  on ne passe pas au second temps sans avoir connu un premier temps, nécessairement plus modeste et qui devra être « transformé », comme on dit au rugby. L’apport de l’astrologie residera donc essentiellement dans la possibilité de déterminer au vu du cosmos « saturnien » si l’on est dans un premier ou dans un second temps, ce qui est une donnée majeure pour

la géopolitique future et du futur  et qui manque actuellement cruellement aux politologues qui discourent sans recourir à aucun modéle cyclique fiable et viable, d’où des erreurs de perspectives inévitables.

On peut parler de l’enfance et de la maturité du cycle, de la conception et de l’aboutissement en analogie avec la gestation. Nous avons illustré dans de précédents textes notre propos avec ce qui s’est passé lors de l’Occupation allemande de la France qui se déroula, en quelque sorte, en deux temps, ce qui est  un processus « normal », voire inexorable, qui suit son cours, selon un calendrier que nos

travaux permettent de circonscrire avec un  bon degré de certitude.

Il est clair que notre modéle vaut surtout pour ceux que l’on peut appeler des « prédateurs », ce qui est autre nom pour qualifier les leaders.

Ces prédateurs (proie), sont voués à exercer un certain pouvoir tant dans le domaine de la sphère publique que dans celui de la sphère

privée et l’on sait que cela va souvent de pair,à bien des  titres.

Au niveau de l’analyse psychologique, cela signifie qu’il importe de savoir où en est une persone dans son cycle, sachant d’ailleurs que

c’est le même cycle et les mêmes échéances pour tous, contrairement à l’astrologie  traditionnelle.

Tout prédateur  doit périodiquement  repartir de zéro, à l’instar d’un Sisyphe, « remonter la pente » et donc il ne présentera pas le même visage selon qu’il est dans un premier ou dans un second temps. Il faut savoir périodiquement ne pas aller plus vite que la musique et

donner du temps au temps. Le cas de Sarkozy illustre bien notre propos à savoir qu’il faut repartir d’assez bas même et surtout si on est

monté fort haut. C’est une question de confiance: il faut reprendre confiance en soi et aussi instaurer de la confiance. Chaque chose en son temps (L’Ecclésiaste). On pense au phoenix qui renait de ses cendres.

On aura compris que la simplicité de notre modéle met en question l’esprit scientiste de la grande majorité des  astrologues qui s’estiment

obligés de prendre en compte tous les astres du système solaire, à l’instar d’un Jean-Pierre Nicola et de son « RET’ qui attribue une

fonction spécifique à chaque astre, luminaires compris, quitte à mettre le soleil sur le même plan que Mercuer et Vénus dans le groupe « R ».

Or, l’astrologie ne reléve pas tant de la Science que de l’Art et de la Technique. On ne parle pas ici de l’art du praticien mais bien

de la constitution même de l’astrologie, de  sa  génése. L’astrologie emprunte certes à l’astronomie mais en aucune façon elle ne saurait

tout en prendre pas plus que le sculpteur ne garde la totalité du matériau dont il se  sert.

L’astrologie du XXIe siècle sera d’une extréme simplicité dans sa formulation ou ne sera pas car le siècle qui s’avance sera intransigeant

envers toute construction bancale et cela vaut aussi pour les langues qui seront considérées comme des outils avec les exigences

ergonomiques que cela implique.

A la différence d’une astrologie qui se réfugie dans le ponctuel, faisant de nécessité vertu, nous ptroposons une  grille triangulaire c’est

à dire avec trois dates successives séparées d’environ 3 ans et couvrant donc une dizaine d’années, soit trois demi-semaines de 3 ans et demi. Rien n’empeche cependant d’enchainer à la suite plusieurs cycles de 7 ans.

Il n’y a qu’à cette condition que l’astrologie fera « sens », donnera du « sens », c’est à dire une direction. Dans quel sens vont les choses est plus important que « quel sens donner? »  au sens de « signification. D’où l’ambiguité de l’anglais « make sense ».

On aura compris que le temps n’est plus aux grandes perspectives de type Ere du Verseau  ou aux conjonctions séparées de 36 ans comme

le cycle Saturne-Neptune, qui n’est en fait au mieux qu’une série de  5 cycles de 7 ans.

On évitera de mettre l »astrologie au service d’idéologies prophétiques annonçant des temps nouveaux et qui plaisent à  certaines

catégories de populations  qui rêvent d’un monde meilleur, qui serait organisé autrement. Ni le féminisme, ni le communisme ne sauraient instrumenter l’astrologie!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

01  12  14

 

 

 

 

 

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Vers une civilisation de l’oralité

Posté par nofim le 25 novembre 2014

La dialectique Oral/écrit, Vie/mort  et  masculin/féminin  ou la nouvelle prise de conscience

par Jacques  Halbronn

 

L’écrit  est pour nous  symptome de mort. On fait son testament à la veille de mourir ou du moins dans cette perspective.  On met par écrit ce que l’on craint de perdre, ce qui est paradoxal dans la mesure où les écrits sont des objets que  d’autres peuvent s’approprier ou détruire.  Dans la tradition juive, il est à plusieurs reprises indiqué que l’écrit est un constat d’échec, la conséquence d’une crise individuelle et/ou collective. D’aucuns diront que c’est une bonne chose que l’on ait mis tant de documents sur quelque support, que l’on pourra stocker dans des bibliothèques.  Voire.

En effet, en principe, le plus important, c’est que les humains soient toujours là et dans le cas des Juifs, qu’ils n’aient pas disparu. Privilégier l’écrit sur l’oral revient à  accorder plus d’importance à l’objet, à la machine, qu’à l’être humain, doté de parole, d’une bouche

(oublions ici les handicaps qui sont l’exception qui confirme la règle).

Pour nous, l’enregistrement audio ou vidéo n’est pas assimilable à un écrit même si il y a-en quelque sorte, « gravure » (disque). Grâce

à l’enregistrement, nous renouons avec l’oralité. Idéalement,  celui qui a des choses à « dire » devrait pouvoir chaque matin réunir

ses « disciples », son « auditoire » et leur délivrer quelque message lequel message pourra éventuellement être « transcrit » mais cela ne

se fera que dans un deuxiéme temps. Autrefois, quand on ne pouvait enregistrer le son, l’écrit apparaissait comme la « solution » et l’on pense notamment aux compositeurs d’il y a 150 ou 200 ans qui constituaient des partitions.  Paradoxalement,  le progrès technique nous  permet de remonter dans le temps en  favorisant la parole. De plus en plus de gens communiquent par le moyen de vidéos et renouent ainsi avec de très anciens réflexes. Peu à peu,  l’oral tend à retrouver sa primauté chronologique par rapport à l’écrit.

On revient de loin  quand on songe que l’on avait admis un peu vite  que l’oral pouvait dériver de l’écrit, d’où l’importance de l’apprentissage de la lecture. Et de fait, de nos jours, on trouve deux populations: celles qui parlent  et se présentent devant une caméra par exemple) et  celles qui écrivent et qui lisent à voix haute (prompteurs). C’est bien là une dualité sociale majeure et un véritable marqueur social que l’on peut référer à une « lutte des classes », ce qui du temps de Marx n’apparaissait pas avec la même acuité bien que Marx

ait pressenti les effets de l’essor de la technologie sur les comportements humains (cf notre article sur le Manifeste du Parti Communiste)

Nous avons signalé et déploré le fait que, de nos jours, dans les synagogues (mais cela vaudrait certainement ailleurs), la lecture- donc l’écrit- joue  un rôle envahissant aux dépens d’une parole que l’on pourrait qualifier de libre, de vivante.  Serions-nous, de nos jours, si incapables que cela de nous adresser à Dieu sans recourir à des formules datant de plusieurs siècles? Privilégier l’écrit, ne serait-ce point  laisser entendre que nous serions dégénérés, plus à la hauteur de nos aïeux? Il convient de vaincre un tel « complexe » d’infériorité!

Renoncer à l’écrit, l’interdire même, c’est  déjà éviter bien des impostures car on a bien conscience que par le truchement de l’écrit, de la lecture à voix haute – et cela est pire quand il n’y a pas d’image, comme à la radio- on est en plein artifice. L’écrit permet de dissimuler, de masquer  bien des faiblesses!  La lecture à voix haute est par elle-même un expédient qui nous fait penser à un enfant dont on ferait croire qu’il sort du ventre de telle femme alors qu’on aura voulu le faire croire. Tout le monde n’est pas capable de faire la différence entre

une parole qui est en train de naitre et une parole réchauffée, que l’on nous resservirait pour la éniéme fois.

La lecture est un des meilleurs moyens qu’aient trouvé les femmes pour laisser croire qu’elles sont les égales des hommes. Il ets bien

plus facile de s’approprier une parole (ou une partition) écrite qu’une expression orale que l’on ne saurait restituer littéralement. Renoncer

à l’oralité , c’est  se priver d’une certaine forme de créativité autrement plus féconde que le seul fait de « déchiffrer » un texte. On se contentera alors de « lire » en y mettant le « ton », s’engageant ainsi dans une démarche visant à faire « revivre » ce qui  s’était cristallisé!

On aura compris que nous conseillons de réserver l’apprentissage de la lecture aux petites filles et d’épargner  un tel exercice aux

petits garçons, d’où notre rejet des classes « mixtes » dans les  premiers temps de l’école qui sont si déterminants.

Ceux qui prônent la mixité croient probablement que l’apprentissage de la lecture est en soi « une bonne chose » pour tout le monde alors

qu’en réalité, cela conduit à féminiser tous les éléves, sans se demander si les effets seront aussi « bénéfiques » pour les deux sexes. Si encore, cela était compensé par un entrainement à l’oralité et à l’improvisation qui sont des valeurs que nous considérons comme

foncièremet masculines. L’idée d’une éducation ne tenant pas compte des sexes est une aberration détestable. On est pleine irresponsabilité. Il n’est de toute façon pas concevable de croire qu’un seul et même systéme puisse convenir aux deux sexes. Si de surcroit,

le personnel d’encadrement est  constitué, comme c’est le cas, majoritairement de femmes, on imagine que celles-ci vont tendre dans

le sens de la lecture pour tous. Or, selon nous, les petits garçons devraient aborder la lecture beaucoup plus tard que les petites filles.

En tout état de cause,  l’oralité – la vraie et non celle qui dérive de la lecture- a de beaux jours devant elle au vu des progrès techniques, d’autant que les ordinateurs seront de plus en plus réactifs à la parole. De plus en plus notre bouche et nos oreilles primeront sur nos

yeux et nos doigts.  D’ailleurs, l’on est en droit de se demander si l’écriture n’est pas faite-au départ,  pour les sourds-muets. On pourrait d’ailleurs penser que le rapport des femmes à l’oralité est souvent des plus médiocres et reléve  plutôt d’un bavardage compulsif et souvent répétitif -qui  fait plus jouer la mémoire que la réflexion – comme on a  pu l’observer dans les salles de concert, où elles ne s’arrêtent de causer qu’au tout  dernier moment sans comprendre que l’on ait besoin de se recueillir avant que le spectacle ne débute.  Or, la parole

vivante ne saurait être répétitive, mais doit constamment se renouveler, se reformuler, à chaque instant, pour chaque interlocuteur. On pourrait ainsi dire que la parole féminine s’apparente à un disque souvent rayé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

25  11  14

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Conspirationisme et féminisme

Posté par nofim le 11 novembre 2014

 

La pente du féminisme vers le conspirationnisme « misogyne »

par  Jacques  Halbronn

 

A force d’entendre des femmes s’exprimer sur leur condition  et ses causes,  il nous est apparu de plus en plus évident

que leurs discours s’inscrivait dans une rhétorique conspirationniste mais aussi que sa praxis était susceptible de tendre vers

une solution  totalitariste. Il y a là une forme de paranoïa contagieuse qui pourrait être qualifiée d’épidémie. Est-ce que le sort des femmes ne s’expliquerait pas par  un complot « misogyne » et la récurrence  incantatoire de ce terme est chargée d’une forte

portée  supposée d’élucidation.

En effet,  à partir du moment où l’on  laisse entendre que les femmes seraient les victimes d’une sorte de complot les empêchant

de figurer à la première place dans l’Histoire des cultures, des sciences, des techniques etc, on se rend compte que les femmes sont

de plus en plus tentées par ce type d’explication « sociologique ». Dès lors,  elles pensent que la société peut imposer une nouvelle

grille, à coup notamment de textes de lois. Le salut viendrait de la répression étatique, donc d’en haut.

Ce processus de conspirationnisme et de totalitarisme

s’accompagne inévitablement d’un certain prophétisme,

d’une projection dans le futur : des lendemains de revanche

pour les femmes qui peuvent se greffer sur des

signifiants astrologiques comme les ères précessionnelles.

(cf Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros

1979, )

Mais jusqu’à présent, à notre connaissance, on n’avait

pas signalé la dimension prophetico-conspirationniste du discours

féminin actuellement dominant.(cf Stéphane François  Des mondes à la dérive. réflexions sur les liens entre l’ésotérisme et l’extreme droite, ed de la Hutte 2012 qui néglige  totalement le conspirationnisme au prisme du fémininsme)

Mais l’on peut aussi développer un discours qui présente

les femmes comme conspirant contre la présente

Humanité  en cultivant une certaine forme de détestation

dont on ne saurait exagérer l’ampleur et ses effets

pour les prochaines décades.

On peut craindre la tentation de la traitrise. Il faudrait

réfléchir sur le  profil  des populations vouées à passer à l’ennemi.

Nous pensons tout particulièrement aux machines qui

pourraient trouver dans les femmes un allié, le moment

venu et l’on peut en tout cas envisager une science-

fiction inspirée par un scénario somme toute assez

probable.

La collusion future entre les femmes et les machines nous semble

concevable à plus d’un titre:

-d’une part, parce que les femmes ont été remplacées

par des machines ou si l’on préfére parce que les machines

ont pris la place des femmes ou en sont le prolongement.

Des tâches encore dévolues aux femmes le seront de moins

en moins à l’avenir pour tout ce qui concerne la « lecture »

sonore des textes, y compris des partitions. Ce sera une

révolution aussi inévitable que le passage du cinéma

muet au parlant (1930). L’essor des machines est la cause

même des revendications féminines d’égalité avec les

hommes à l’instar de l’exode rural qui provoque un reflux

vers les villes

- d’autre part, parce que la société idéale voulue par

les femmes et ceux qui les manipulent et les

instrumentalisent est une société non plus de l’être mais

de l’avoir. Dans l’esprit des femmes, ce qui a seul le droit

de nous différencier, ce sont les choses, les objets, les

outils dont nous disposons.  Et cela pourrait en quelque

sorte faire l’objet d’une loterie. Cela implique d’ailleurs

des cloisonnements lesquels sont fonction de ce pour

quoi nous serions préposés. Au fond les femmes sont

d’ores et déjà persuadées que la machine est  l’avenir

de l’homme, et qu’elle mettra ainsi fin  à la domination

masculine..

On notera que sous couvert d’universalité, d’universalisme – et la philosophie a bon dos en la matière-

on légitime un certain déni du réel avec ce qu’il peut comporter de différences, de clivages,

à commencer par celui des sexes. Une forme d’antisémitisme consiste notamment à nier ce qui est spécifique

aux juifs tout comme un autre type d’antisémitisme vise au contraire à les stigmatiser (cf notre étude

Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat 2002, sur  ce sujet, cf sur Jan Van Helsing,  Stéphane François  et Emmanuel Kreis, Le complot cosmique. Théorie du complot; OVNIS, théosophie et extrémisme politique, Milan, Arché,  2012,, pp. 49 et seq)

Le féminisme sous- tend et se nourrit de prophétisme: on nous annonce une montée en puissance des femme vers la parité, tout comme

dans les années 60, l’astrologue andré Barbault annonçait que l’URSS aurait le même poids économique que les USA.(La crise

mondiale de 1965. Ed Albin Michel) Le futur est un signifiant que l’on associe ainsi avec l’avénement, la reléve des femmes comme moteur de  civilisation, prenant la place des hommes qui auraient lamentablement échoué.

On signalera que ce n’est peut être pas par hasard que le

féminisme se soit fortement développé aux USA, pays

qui est spécialement perméable au conspirationnisme

(cf  Nicolas  Chevassus-au-Louis,  Théories du

complot. On nous chache tout, on nous dit rien,  Ed First 2014)

 

( pp 111  et seq)

 

 

 

 

 

 

JHB

14 11 14

 

 

 

 

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