Evolution et adaptation

Posté par nofim le 29 juin 2013

Darwin et le paradigme de l’un au multiple
Par  Jacques  Halbronn
 
La théorie de l’Evolution  est généralement associée avec le processus d’adaptation.  Mais l’accent ainsi mis sur l’adaptation correspond, dans notre paradigme, à une phase subalterne et non pas matricielle.  Il convient donc de rectifier  certaines représentations darwiniennes ou néo-darwiniennes et d’éviter de confondre le début et l’aboutissement d’une entreprise.
Certes, dans un second temps, il est tout à fait naturel qu’une matrice donnée se diversifie du fait  des contextes qui se présentent, dans une logique de l’un au multiple.  Ce qui caractérise le processus d’adaptation, c’est qu’il soit pluriel. Il n’existe pas un seul mode d’adaptation d’une matrice et une matrice  ne relève pas de l’adaptation. C’est dire les déficiences et les insuffisances du modèle darwinien  et un certain déséquilibre au niveau de la dialectique  matrice/adaptations.
Selon nous, l’Humanité a certes instrumentalisé son environnement mais cela ne signifie qu’elle s’y soit adapté et qu’elle ait été contrainte de se développer dans un certain sens du fait de la pression du dit environnement.
Si l’on admet la thèse de l’astrocyclologie selon laquelle l’Humanité aurait opté pour certaines configurations célestes pour organiser son temps social, le moins que l’on puisse dire, c’est que le Ciel ne constitue pas en soi un environnement envahissant  exigeant des solutions d’adaptation. C’est  présenter l’humanité sous un jour que nous qualifierons de féminin que de placer l’adaptation au centre de l’Evolution et cela vaut aussi probablement pour d’autres espèces qui ont su utiliser leur environnement et non pas qui s’y sont adaptées. Là encore, les corrélations entre certains végétaux et certains processus cosmiques ne sauraient être qualifiés comme relevant de l’adaptation à moins de jouer sur les mots ;
De même, quand nous lisons que les réformes que les sociétés engagent  ne se font que sous la pression de l’urgence, c’est là encore projeter sur l’Humanité des valeurs féminines.  Dans le domaine de la science, qui oserait dire que Newton ou Einstein ont  remis en question certaines représentations sous la contrainte extérieure.
En revanche, une fois certaines matrices  mises en place,  il est clair comme on l’a dit, que celles-ci soient  sujettes à des adaptations, à des ajustements, et c’est ce qui va induire une certaine diversité  dans les applications d’une même matrice.
Cela nous ramène à notre théorie du monde intérieur et du monde extérieur.  Le monde intérieur n’est pas dans une démarche d’adaptation mais d’observation, de recherche de récurrence.  La pensée « intérieure » est traversée par des tensions  « internes » qui n’ont rien à voir avec une  adaptation avec l’action extérieure. C’est dire que l’Evolution d’Argienne n’est pas satisfaisante d’un point de vue dialectique. Or, notre paradigme est un algorithme qui traite précisément du Temps et de l’ordre diachronique des choses.
Pour nous, l’intelligence humaine procédée de façon « critique », elle tend à critiquer un modèle existant et à le faire évoluer au vu de certaines insuffisances internes qui ont pu être détectées.   Prenons le cas de la langue française : il y a un temps pour sa formalisation et un autre pour sa « biodiversité », ce qui conduit à diverses variantes. De là à réduire une langue à un processus d’adaptation, il y a un fossé.  Quant aux praticiens, ils ont tendance à voir midi à leur porte et à privilégier l’adaptation sur la création instumentalisante.  Nous dirons qu’en prônant la non différence entre hommes et femmes, l’on en arrive à  imposer comme modèle pour l’Humanité ce qui ne correspond qu’à une programmation féminine, notamment lorsque dans une assemblée il y a une majorité de femmes qui ne respectent pas le paradigme de l’un au multiple que nous avons établi.  
Dans le monde actuel, chacun sait que les améliorations techniques ne sont pas dictées par une urgence autre que commerciale, pour aller plus loin que son concurrent.  L’émulation au sein d’une espèce nous semble au départ beaucoup plus marquante que l’adaptation qui n’en est  qu’un sous-produit au sein même d’un même groupe partageant une même matrice.
 
JHB
21.06.13

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La femme Sisyphe‏

Posté par nofim le 22 juin 2013

Sisyphe : les  femmes et le recyclage astrologique
Par  Jacques  Halbronn
 
Dans le cadre du cycle de 7 ans,  attesté dans la Bible par le fait que Jacob  dut attendre ce temps là pour se marier avec une des filles de Laban et encore 7 ans avec l’autre, il est clair que le démarrage d’un nouveau cycle exige de faire le vide en soi, pour pouvoir renouer avec le modèle  dans toute sa pureté.
Or, ce nettoyage intérieur des pensées, des souvenirs, implique une certaine maîtrise, un certain contrôle de ce monde intérieur dont il a été souvent question dans nos textes, ces derniers mois.  Entendons par là  que nous devons avoir l’aptitude à nous débarrasser des saletés, des « ordures » (cf. le Livre d’Ezéchiel, dans l’Ancien Testament) qui ont pu s’accumuler au cours du précédent cycle de sept ans ou de cycles plus anciens, le cas échéant.
Nous avons émis la thèse selon laquelle la faculté des femmes à se nettoyer de l’intérieur était médiocre, leur compétence correspondant davantage  dans le nettoyage extérieur.
Si l’on peut demander à une femme de  déménager, de mettre de l’ordre dans son « intérieur » (comme on dit d’une « femme d’intérieur ») qui est en fait extérieur par rapport au monde intérieur, en revanche, pour tout est ce qui est du domaine du mental, des habitudes intellectuelles,  l’on risque fort d’être déçu et de pas parvenir à des résultats vraiment significatifs, ce qui ne saurait aller sans affecter  la faculté de se renouveler au moment d’un nouveau cycle.
En ce sens, nous dirons que les femmes profitent moins bien de la dynamique cyclique que les hommes en dépit du fait qu’on les associe à un certain nombre de cycles physiologiques. (Grossesse,  menstruation) qui, d’ailleurs, ne l’accompagnent pas tout au long de sa vie (ménopause).  Cette cyclicité, quelque part,  est en décalage par rapport à toute une partie de la femme qui  peine à se renouveler, de par son attachement  indélébile  à un passé ineffaçable sans parler de son décalage avec un monde qui ne cesse de  se transformer (de changer de forme). Faisant de nécessité vertu,  d’aucuns nous disent qu’un tel ancrage est le seul accès au réel, que c’est la seule façon d’être « soi » alors que c’est d’abord une impuissance à se purifier, d’autant plus  flagrante que pour tout ce qui est extérieur (la femme de ménage), les femmes sont les premières à exiger la propreté.  Deux poids deux mesures. Tout se passe comme si en fait la femme ne maitrisait pas son espace intérieur, en était prisonnier et devait donc l’assumer,  bon gré mal gré tout comme les hommes se résignaient souvent à ne pas « ranger » leur espace extérieur. Là se joue cette  complémentarité dont tout le monde parle et que personne ne parvient à désigner. La complémentarité, c’est la possibilité pour la femme – pour toute femme- de corriger, de prolonger  l’œuvre masculine, de se greffer dessus ; Or, on l’a déjà signalé et regretté, les femmes prennent ce que les hommes disent pour terminal alors que  les hommes ne sont pas dans cette dimension de la finitude, de l’achèvement, d’où d’ailleurs leur sens de la cyclicité, laquelle balaie- et on prend à dessein une image de « ménage »- ce qui a pu s’accumuler. 
Il est vrai que les hommes ont un moi surdimensionné, qu’ils parlent volontiers à la première personne du pluriel  (le « nous », le « on ») mais c’est aussi parce qu’ils ont su, avec plus ou moins de bonheur, éveiller et activer leur pluralité intérieure  tout comme les femmes s’inscrivent dans une pluralité extérieure, au sens de l’appartenance de facto à un groupe dont le ciment est précisément la semence – au propre comme au figuré- de l’homme et en fait d’un homme en particulier qui essaime, qui rayonne. L’être de la femme est collectif, il est dans le partage, d’où cette importance de la parole incessante alors que l’être de l’homme est dans le silence de son monde intérieur, qui n’en est pas moins effervescent, ce qui ressort notamment dans la création musicale ou picturale, dans la pensée dialectique. Quelque part, reconnaissons-le, il y a opposition entre l’agitation extérieure des femmes et l’agitation intérieure des hommes et cela explique qu’ils ne puissent coexister aisément, sans que cela leur coûte d’accepter et de reconnaitre les valeurs de l’autre sexe.
Répétons-le, le début d’un nouveau cycle permet une (re) prise de conscience de cette complémentarité quand les femmes vont s’abreuver auprès des hommes du moins quand elles ont su faire le vide en elles,  donc le ménage pour accueillir  l’autre. Cela est plus facile pour les femmes jeunes.  Au fur et à mesure que le cycle se déroule, les femmes s’émancipent de leur pygmalion,  du fait qu’elles s’approprient pleinement ce qu’elles ont reçu et quelque part le dépassent, le débordent. C’est la phase d’ingratitude, d’euphorie,   où la femme déclare ne (plus) rien devoir à l’homme jusqu’au moment où un nouveau cycle exige un basculement mais cela ne se fait que si l’homme sait reprendre, reconquérir  le pouvoir,  rappeler sa centralité, et c’est la nouvelle conjonction qui le lui permet. La femme est un Sisyphe (cf Camus)  qui s’aperçoit périodiquement  de la précarité, de l’illusion, de l’aliénation de ses acquis, qu’elle n’est que locataire et non pas propriétaire et qu’elle doit rendre à César (l’homme) ce qui est à César.
 
 
 
JHB
17. 06.13

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Pour une éducation différenciée

Posté par nofim le 22 juin 2013

Pour une éducation différenciée des garçons et des filles
Par  Jacques  Halbronn
Dans un pays comme la France qui a fait beaucoup d’enfants, ces dernières décennies,  sans parler  de l’apport immigré,  il convient de se demander quelle est la qualité de l’éducation  et notamment sa prise en compte du sexe de l’enfant, outre le fait que les classes mixtes à l’école sont devenues la règle et que la majorité des enseignants sont des femmes, phénomène accentué du fait des divorces qui laissent la garde des enfants à la femme.  On sait que certaines facultés doivent être éveillées assez tôt. Encore faut-il savoir ce que l’on cherche à éveiller. Va-t-on vers un formatage standard  qui ne convient ni aux garçons ni aux filles ou qui  en reste à un socle commun, condamnant les uns et les autres  à une certaine médiocrité ? Il semble qu’actuellement l’on entretienne le flou, la langue de bois, les doubles injonctions (double bind). Est-ce que la société civile est en mesure de compenser les lacunes d’une éducation unisexe ?  On rejoint ici certaines réflexions de Jean-Jacques Rousseau (L’Emile)
Selon nous, il faut un temps pour séparer les sexes et un autre pour développer une certaine complémentarité entre eux, en connaissance de cause. Nous pensons que des écoles doivent se mettre en place autour de cette distinction sexuelle de façon à ce que les parents aient le choix. C’est d’ailleurs cette uniformité du modèle  éducatif qui fait problème avant toute chose. Il est certes heureux de dépasser certains clivages mais il en est qui sont fondamentaux et qui sont à respecter. La dualité reste en tout état de cause le seuil à ne pas dépasser en matière d’abolition des différences.
Un des processus les plus marquants qui contribuent à former l’identité d’une personne  est la ressemblance.  L’enfant  repère ceux qui lui ressemblent le plus car instinctivement il sait qu’il doit les  prendre  pour modèle. C’est dire que la dimension visuelle est déterminante. Dire à un enfant que les hommes et les femmes ont les mêmes facultés, c’est l’abrutir, c’est lui faire renoncer à comprendre le monde par ses propres moyens, ses propres sens et notamment la vue. Même l’apprentissage de la langue peut être  mal conduit  s’il  amène l’élevé à  renoncer à comprendre par lui-même, sans le truchement permanent de l’enseignant.  L’enfant doit pouvoir s’orienter par ses propres moyens et cela  vaut tant au niveau purement physique qu’à celui de l’habillement, du comportement.
Cela dit, les garçons et les filles ne vivent pas les choses de la même façon. En effet, les filles, selon nous, ont surtout à maitriser le monde extérieur, à s’assurer que tout est bien rangé. Il est facile de surveiller leurs progrès en la matière. En revanche, les garçons ne peuvent se contenter de répéter, de reproduire, de recopier  à l’identique un certain modèle. Et c’est bien là que le bât blesse.
Les garçons doivent être très tôt encouragés à la créativité, ce qui pose deux problèmes pour les éducateurs : 
- cette créativité exige l’activation de fonctions « internes », donc invisibles, ce qui rend difficile  l’aide qu’autrui peut apporter à l’enfant.
- cette créativité  n’est pas censée, par définition,  correspondre à quelque chose de préexistant, ce qui aurait permis d’évaluer le travail accompli au regard d’une norme établie.
Si l’on prend l’histoire des sciences, par exemple,  le chercheur authentique n’est pas censé dupliquer ce que d’autres chercheurs ont accompli avant lui. Il y a là une sorte de paradoxe : je dois être l’autre en devenant moi-même, c’est-à-dire en renouvelant le sujet et l’objet. Le jeune garçon devra donc trouver ses marques en construisant un lien avec lui-même  plus encore qu’avec autrui.  On appréciera son travail non pas du fait que celui-ci est conforme mais de par sa qualité intrinsèque, ce qui exige de la part de l’éducateur une qualité de jugement autre qu’un seul constat de conformité. On voit donc que la compétence de l’éducateur est en jeu.
En ce qui concerne la formation des filles,  les objectifs seront sensiblement différents. Le mot complémentarité sera mis en avant. Elles sont celles qui conduisent les choses à leur terme, à une certaine perfection. Logique terminale chez les filles, élan  initial chez les garçons.  Les filles perfectionnent ce qu’elles reçoivent en dépôt. C’est là leur valeur ajoutée. Quelque part, la démarche féminine est malthusienne. On fait au mieux avec ce qui « reste », ce qui est donné. On pense à des cours de cuisine où l’on apprend à se servir de toutes sortes d’ingrédients venant corriger le produit de départ aussi  médiocre soit-il. Mais avant tout, il faut suivre le livre de recettes pour que le « plat » soit conforme l’attente standard.  Un couscous, c’est un couscous, un cassoulet, c’est un cassoulet et ainsi de suite. L’élève devient ainsi fiable, responsable, prévisible. Or,  le garçon, lui, doit être imprévisible. Un grand artiste, un grand chercheur se doivent d’être imprévisibles mais surtout d’inspirer des gens moins doués qu’eux. Ce qui compte, chez les garçons, c’est l’idée nouvelle qui changera la donne.  Dès que l’idée est exprimée, la direction donnée,  elle peut être reprise par d’autres sous des formes diverses, passage de l’un au multiple. Elle donne naissance ainsi à un nouveau groupe de gens- et notamment de femmes-  ayant le même référent. Elle en est le ferment.
Nous dirons donc que les filles doivent comprendre qu’un seul garçon peut suffire pour animer tout un groupe de filles. On ne doit pas fonctionner sur une base un garçon pour une fille, ce serait partir sur une mauvaise base d’où le caractère très discutable des classes mixtes et plus ou moins paritaires. L’illusion égalitaire tient au fait que l’on n’utilise pas les bons instruments de mesure.
Par ailleurs, il faut impérativement éviter que les filles prennent la mauvaise habitude de vouloir des produits achevés puisque précisément leur rôle est de compléter ce qu’on leur apporte. Trop de filles développent un comportement de consommateur.  Il y a un juste milieu à trouver entre être créateur et être consommateur, c’est d’être un bon collaborateur.  Il est tout à fait normal que le collaborateur puisse produire quelque chose de plus accompli que le travail  qui lui est soumis mais il ne devra pas oublier que le créateur  fournit un grand nombre de personnes et que chacune d’entre elles aboutira à quelque chose de différent, à partir d’une matrice commune fournie par le créateur. Ce dernier ne doit pas accorder une attention exclusive à l’un de ses collaborateurs, il doit essaimer, polliniser.  On aura compris que dans les deux cas, ce ne sont pas les mêmes valeurs qui sont en jeu. Il importe que chaque sexe respecte l’autre.
Notre modèle éducatif  ne prétend pas être universel.  Il constitue une alternative et il est important que l’on n’impose pas en France un modèle unique. C’est par la pluralité des modèles que l’on pourra en apprécier l’impact
 
 
 
 
JHB
15.06.15

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Une astrologie qui se trahit‏

Posté par nofim le 12 juin 2013

Portrait d’une astrologie désaxée
Par  Jacques Halbronn
 
Quand on ne sait pas ce que l’on est,  on se laisse entrainer par autrui.  C’est ce qui, nous semble-t-il, se produit pour l’astrologie. Elle ne cesse d’attendre la lumière d’ailleurs.  Là où d’aucuns voient une richesse, nous percevons un profond désarroi. (cf. notre étude concernant  Astrologie et Culture sur Face Book-Aldébaran).  On bascule ainsi d’un certain vide, d’une vacuité ontologiques à une pléthore d’annexions.
Si l’on demande ce qu’étudie l’astrologie,  la plupart des astrologues répondent que  l’astrologie a pour tâche d’expliquer ce qui se passe dans le monde. Une telle réponse semble aller de soi.  En réalité,  elle trahit un certain désaxement de l’Astrologie. L’astrologie doit savoir ce qu’elle est, ce qui la concerne au lieu d’être une touche à tout. Or, on nous présente l’astrologie comme  capable de refléter les atmosphères, les enjeux les plus divers.  On a l’impression qu’il n’est pas d’objet d’étude qui lui soit étranger. Là encore, un tel discours nous semble malsain et trahir  un  état d’égarement sinon de délabrement.
L’astrologie doit jouer carte sur tables. Or, les astrologues  préfèrent ne pas préciser de quoi  il s’agit avec l’astrologie, ce qui leur permet, croient-ils, de ne pas être pris en défaut.  Ne pas dire ce que l’on fait évite que l’on vous reproche de ne pas l’avoir fait. Les astrologues sont sur la défensive et cela mène à une impasse, à une fuite en avant.
C’est à nous astrologues de mettre en avant le meilleur produit astrologique. Pour ce faire, il faut renoncer aux expédients qui faussent le jeu de la concurrence en recourant à des ajouts de données externes venant au secours d’une astrologie exsangue qui ne sait plus où donner de la tête, la solution ne consistant pas à ce que l’astrologie aille se réfugier dans les jupes des savoirs environnants. Il revient à l’astrologie de constituer  sa propre trame en se situant non pas à l’arrière garde mais à l’avant-garde de la recherche en sciences sociales. Celui qui est installé à l’arrière garde essaie simplement d’être dans la tonalité dominante, dans le consensus alors que celui qui se place à l’avant-garde  est un pionnier capable de proposer de nouveaux discours, des propos inédits.  L’astrologie, selon nous, doit aller de l’avant dans rapport innovant au monde. Les gens qui n’ont pas fait d’études supérieures  ont un complexe d’infériorité qui se manifeste par une volonté de se soumettre aux autres, d’obtenir leur agrément et non d’entrainer autrui dans de nouvelles perspectives. Le suivisme de l’astrologie actuelle est caractérisé par cette volonté de montrer qu’elle ne dit pas autre chose sur le monde que ce que déclarent les « bienpensants », ce qui est intellectuellement correct. 
On entend les astrologues nous dire que l’astrologie arrive aux mêmes résultats mais par des moyens différents, ce qui n’est pas sans nous faire songer  à certains discours égalitaires  du genre « oui on est différent mais on peut faire aussi bien ». Or, une telle stratégie doit être réfutée. En fait, si l’astrologie est différente, elle doit porter un regard différent sur le monde, faire entendre sa voix au lieu de soutenir  que ce qu’elle exprime recoupe ce que l’on sait déjà, que l’on arrive en se servant des astres aux mêmes résultats qu’avec des moyens plus conventionnels. Nous pensons que toute différence objective qui n’est pas pleinement assumée conduit à l’exclusion voire à l’extermination. L’astrologie actuelle est à l’image de la femme : elle se cherche mais elle s’y prend mal et adopte une attitude mimétique qui nuit à sa cause. C’est pourquoi nous pensons que les femmes ne sont pas les mieux placées pour guider l’astrologie.
Instinctivement, les hommes savent qu’il faut présenter un « fer de lance » (ce qui a nécessairement une connotation phallique), qui trace son sillon. Leur ADN est en quête d’un vecteur unique et d’un seul tenant. C’est pourquoi le modèle astrologique actuel, de par sa pluralité même,  révulse les hommes et les fait fuir comme on peut l’observer dans les milieux astrologiques. D’ailleurs, ceux qui ne partent pas au grand galop ou qui n’adoptent pas, comme nous, une approche  « critique » ont un mental  que l’on peut qualifier de féminin et qui tend à  valider ce qui a déjà été manifesté ailleurs. C’est cet « ailleurs » que l’astrologie actuelle met sur un piédestal. C’est le geai qui se pare des plumes du paon, qui veut être admis  comme pouvant faire ce que font les autres au lieu de se faire respecter par son apport spécifique. Un savoir  réellement « masculin » doit puiser dans ses forces propres au lieu d’avoir en ligne de mire  une certaine histoire scolaire de la littérature pour s’en imprégner.
La révolution copernicienne que nous entendons  signaler consiste à chercher l’énergie astrologique en elle-même et non à emprunter des  apports en externe, sous la forme de « révélations » liées à la découverte de nouvelles planètes comme si l’astrologie était en manque, « incomplète ». Si l’astrologie est incomplète, ce n’est pas tant au regard d’une modernité qui exigerait d’elle de disposer de nouveaux outils mais à cause d’une modernité qui a conduit certains astrologues, croyant bien faire,  à délester l’astrologie de sa dimension stellaire. Nous pensons que la devise de l’astrologie devrait être celle du Livre de l’Ecclésiaste : « rien de nouveau sous le soleil », ce qui fait que l’astrologue  n’a pas tant à montrer que l’astrologie rend compte de l’évolution du monde mais bien plutôt à  affirmer que  le monde reste fondamentalement le même du fait précisément de l’astrologie.
Qu’est-ce à dire ? Nous pensons que l’astrologie sert de régulateur, elle protégé l’Humanité  par rapport aux bouleversements. C’est donc un grave contresens de demander à  l’astrologie d’en rendre compte comme c’est trop souvent le cas. L’astrologie a vocation, tout au contraire, à assurer une continuité par-delà tout processus évolutif. La seule évolution dont il faut tenir compte, c’est celle qui menacerait l’intégrité de l’astrologie, du fait justement de certaines additions ou soustractions. Autrement dit,  l’astrologie instaure un ordre du monde en dialectique avec le désordre cosmique comme par rapport au désordre « historique ». En ce sens, l’Astrologie se rapproche de la « Nouvelle Histoire », à la Braudel, à savoir une relativisation de tout ce qui serait d’ordre anecdotique, ponctuel, « événementiel », conjoncturel. C’est pourquoi nous éprouvons de la suspicion pour toute astrologie qui se voudrait  trop précise dans son appréhension du monde car la précision bascule très vite vers l’intérêt pour le particularisme et l’idiosyncrasie – ce qui est le fonds de commerce de tant d’astrologues qui prétendent saisir la spécificité des choses. En ce sens, on peut dire que la plupart des astrologues trahissent la cause de l’astrologie et sont le Cheval de Troie de l’anti-astrologie, les ennemis de l’intérieur. L’astrologie doit partir du désordre pour remonter vers l’ordre et non l’inverse. Or, les outils astrologiques semblent actuellement conçus pour cloisonner les gens et les temps plutôt que pour les rapprocher. Le cas extréme pourrait être le cas des jumeaux « cosmiques » qui conduit les astrologues à repérer dans des thèmes quasiment identiques – il y a toujours un léger décalage dans le temps et dans l’espace-  les facteurs qui expliqueront les différences, ce qui montre bien que les astrologues continuent à  entretenir une  vision exhaustive du vécu des gens, ce qui va à l’encontre du message de l’Astrologie, qui vise à  unifier la conscience humaine et non pas à la morceler…Ce qui nous ramène au mythe biblique de la Tour  de Babel.  L’Humanité est forte quand elle parle d’une seule voix et elle s’affaiblit quand les gens ne peuvent plus communiquer entre eux, ne perçoivent plus ce qui les rassemble (c’est-à-dire les fait semblables), c’est-à-dire quand la conscience de la matrice est  brouillée par la dispersion des existences.
 
 
JHB
08/ 06/13

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Les femmes dupées

Posté par nofim le 12 juin 2013

Le piège des couples homme-homme et l’exclusion des femmes.
Par  Jacques  Halbronn
 
Le monde n’est pas d’une lisibilité parfaite. Cela se saurait.  Tous les hommes, loin de là, ne correspondent pas à la description que nous en avons donné dans divers articles.  Nous avons d’ailleurs déclaré à plusieurs reprises que les hommes étaient trop nombreux et que nous considérions qu’ils devaient constituer une minorité. L’équilibre ne se situe pas ici dans une égalité en nombre mais dans une inégalité. Il n’y a qu’un soleil pour une dizaine de planètes. Cette inégalité souhaitable exclut évidemment  de se plier à un quelconque vote majoritaire. La majorité peut cependant élire des représentants d’une minorité invitée à dominer à condition qu’elle n’élise pas en son sein, ce qui implique évidemment des réformes constitutionnelles importantes ;.
Il reste que dans l’état actuel des choses, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. Bien des hommes prennent de ce fait la place de femmes mais bien des femmes s’imaginent qu’en remplaçant ces « laissés pour compte », elles démontrent qu’elles sont les égales des hommes, en oubliant de préciser que ce sont des hommes de bas de gamme.
De facto, nous vivons dans un monde homosexuel sur le plan des relations de travail,  nombre d’hommes  demandant à d’autres hommes  de jouer le rôle imparti aux femmes en tant que collaborateurs. Le phénomène est d’autant plus remarquable que nombre  de femmes refusent ce statut subalterne que somme toute nombre d’hommes acceptent par rapport à d’autres hommes.  Mais cette situation ne nous semble pas saine et les femmes devraient pouvoir tenir leur place auprès des hommes, à leurs côtés, non pas forcément d’ailleurs sur une base monogamique.
Qui va à la chasse perd sa place. Les femmes en quittant la proie pour l’ombre n’ont-elles pas laissé s’instaurer une situation hommes/hommes au lieu de hommes/femmes au niveau de la hiérarchie socioprofessionnelle qui se prolonge dans les revendications de couple homme/homme qui ont donné ce que l’on sait avec des réactions d’arrière- garde alors que le « mal » est fait. Tout cela vient  précisément de la trop grande démographie masculine qui conduit à se passer des femmes, les hommes ayant les moyens d’occuper à eux seuls tout l’espace social, reléguant les femmes à terme, à un statut purement biologique- le « ventre » qui peut éventuellement se louer-  dans le style « Matrix ».
L’idéologie égalitaire prônée par les féministes ne conduit pas les femmes à devenir des hommes au plus haut niveau mais bien plutôt conduit les hommes à  occuper le niveau subalterne qu’ils partagent avec les femmes. Ce qui  tourne au marché de dupes, les femmes s’étant trompées de cibles et n’ayant pas compris qu’elles n’étaient  en mesure de copier que les hommes d’en bas mais  certainement pas les hommes d’en bas.
Nous percevons ainsi chez les femmes un sentiment d’exaspération dans la combinaison  hommes –hommes qui tourne au scénario catastrophe.  Pourtant les indices ne manquent pas laissant présager un tel cas de figure : on pense à la vie dans les prisons d’hommes, ou au théâtre du XVIe siècle où les rôles de femmes devaient  impérativement être joués par des hommes.
Situation extrêmement ambiguë : les femmes peuvent en vouloir à ces hommes d’en bas qui prennent leur place mais en même temps, les femmes actuelles ne veulent plus occuper de statut  subalterne. Mais elles en veulent tout autant aux hommes d’en haut parce qu’ils mettent la barre trop haut pour elles, ce qui douche leurs ambitions car elles ne tiennent pas la comparaison. Certes, ces hommes d’en haut sont minoritaires mais nous avons développé un modèle montrant que toute véritable dualité implique un pôle minoritaire dominant et un pôle majoritaire subalterne.  Le problème, c’est que le système électoral actuel s’avère totalement inadéquat pour gérer cette dialectique puisqu’il place la minorité sous le joug de la majorité, du fait même que son principe est de donner toujours raison à la majorité. Or, du fait même d’une certaine égalité démographique hommes-femmes, cet atout ne marche pas non plus en faveur des femmes. On pense à ce qui se passe dans un conseil d’administration : les hommes gardent  grosso modo  50% des voix et ont les mains libres et les femmes restent le bec dans l’eau puisque l’on peut se passer d’elles, quitte à importer des enfants, d’où l’importance du débat sur l’adoption par des couples homme/homme…
Les chiffres sont incontournables : il y a trop d’hommes et  donc le surplus d’hommes  est en concurrence, au bas de l’échelle, avec les femmes. La seule solution serait de pratiquer une politique de préférence natale  pour les filles, ce qui va à l’encontre de pratiques comme en Chine favorisant la naissance de garçons. Il semble qu’un tel programme arriverait trop tard et il semble donc que l’on soit passé à un nouveau  système  homme/homme, dès lors qu’une partie des hommes est disposée à se comporter en position subalterne par rapport à une élite masculine,  situation de toute façon  confortée dans sa faisabilité par l’apport toujours grandissant de la technologie. La période actuelle nous apparait donc comme décisive dès lors qu’elle met en place à terme un monde sans femmes et dans ce cas  le choix des garçons plutôt que des filles aurait été prémonitoire et constitutif d’une nouvelle civilisation. La seule issue, en tout état de cause, pour les femmes, si elles veulent avoir encore un  espoir de se sortir de ce mauvais pas, c’est de reconnaitre le plus clairement possible qu’elles abandonnent toute idée d’accéder au niveau des hommes d’en haut, ce qui serait un signe apprécié de lucidité et correspondrait selon nous à un refus d’être manipulées par des penseurs instrumentalisant les femmes en tant que marqueurs de progrès, dès lors qu’on leur accorderait  les mêmes droits, situation parallèle à celle que nous avons décrite en ce qui concerne les courants chrétiens sionistes, instrumentalisant les Juifs.(cf notre étude à ce sujet)
 
 
 
 
 
JHB
06.06.13

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Rire et siffler‏

Posté par nofim le 2 juin 2013

Sociologie du sifflement et du rire.
Par  Jacques Halbronn
 
Henri Bergson a écrit sur le rire. Il aurait pu s’intéresser au sifflement. Les deux expressions ont en commun de correspondre à des sons buccaux sans passer par le langage proprement dit. Tous deux font l’objet d’interdictions : on ne rit pas, on ne siffle pas. On les considère volontiers comme des formes subversives, impertinentes, des sonorités interdites.
Peu importe ce qu’on siffle : il n’est retenu que le fait de siffler.  Et il y a comme un tabou  du sifflement. On peut siffler mais doit-on le faire ?  Il y a néanmoins une liberté de siffler dans la rue à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Mais inversement, la grande musique s’intéresse-t-elle au sifflement ? A-t-on composé pour le sifflement ? Y a-t-il comme une prohibition à son encontre ?  On a le droit de jouer du violon mais pas de siffler dans une église.  Il y aurait dans cet acte de siffler comme une obscénité à l’instar de celui qui mangerait avec ses mains sans se servir de couverts. Serait-ce la trace d’un monde révolu, disparu ? Désormais, les hommes devraient se servir d’instruments pour se faire entendre. Donc le rire et le sifflement  sont des actes déplacés, tout juste tolérés. La parole liée au langage est serve. Pas le sifflement ni le rire.
Quelque part, celui qui siffle ou qui rit revendique un ancien droit, un privilège, un pouvoir. On le laisse faire, avec  une certaine crainte sans oser l’en empêcher.   Toutefois, dans le monde arabo-musulman,  il est aussi mal vu de siffler que pour une femme de ne pas porter le voile. C’est indécent et les musulmans, à Paris, sont incommodés par le sifflement au point souvent d’intervenir quand on siffle devant eux. C’est même la seule chose qu’ils se permettent de faire à l’encontre de ceux qui ne partagent pas la même confession.  C’est plus fort qu’eux.
Il parait que l’on ne doit pas siffler dans les églises, que c’est un manque de respect ; Pourtant le sifflement n’est-il pas la musique des humbles, de ceux qui ne possèdent plus que leur corps, de l’étranger qui ne connait même pas la langue qui se parle autour de lui ?  Quoi de plus approprié, au contraire, que de siffler dans une église, de  communier par le sifflement ?
Certes, il faut apprendre à siffler comme l’on apprend à parler. Cela doit se pratiquer d’assez bonne heure. Et il ne s’agit pas seulement de reproduire un « air » mais d’improviser, de se laisser  posséder par le souffle intérieur, donc par l’esprit (en hébreu, souffle, rouach, voir nos compositions sur le blog  musimprovision)
On rit malgré soi- on n’a pas pu s’en empêcher. On peut produire un sifflement admiratif (comme au Vénezuela, le piropo  à l’intention des jolies femmes). Le rire et le sifflement s’adressent  à autrui, à la cantonade. Ils sont contagieux. Le rire appelle le rire, le sifflement le sifflement.
Il semble que l’on puisse communiquer avec les animaux par le sifflement ; On siffle son chien. L’homme qui siffle se fait oiseau. Certains  singes rient. Il y aurait une forme de régression à rire ou à siffler, en sortant des rails du langage
Face à l’invasion technologique,  rire et siffler ont quelque chose d’écologique. Ils affirment le refus de la machine, du carcan  langage. Il y a une sorte de gratuité, de liberté à rire et à siffler et les sociétés répressives les prohibent. On dit que l’on appelle le diable quand on siffle ; Mais rire est le propre de l’homme (Rabelais).  Le  sifflement  pourrait devenir le signe de ralliement de ceux qui refusent le joug des objets fabriqués, c’est la marque des affranchis.

JHB

31.05.13

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La vaisselle intérieure

Posté par nofim le 26 mai 2013

Les femmes et la difficile lessive intérieure
Par  Jacques  Halbronn
 
Il est remarquable de devoir noter à quel point les femmes sont vigilantes quant à la propreté extérieure et beaucoup moins au regard de la propreté intérieure et vice versa. C’est certainement là une pomme de discorde dans la « guerre des sexes ». On peut penser que les séances de psychothérapie contribuent à un certain « nettoyage ». du monde intérieur.
Mais l’on peut aussi  remarquer à quel point les femmes ont du mal à se maîtriser.  On ne cesse de nous parler de choses dont on a « envie » ou « pas envie » comme si ces envies ou non envies étaient incompressibles. Mais est ce que celui qui a des problèmes avec ses « envies » est prêt à reconnaitre qu’il ne parvient  à faire le ménage en lui-même ? Il semble que l’on n’en soit plus là et que la saleté intérieure soit devenue légitime. On a fait, une fois de plus, de nécessité vertu.
En fait, c’est avant tout un problème énergétique. De même, ne pas se laver extérieurement peut venir d’une absence d’équipement approprié. Est-il, au demeurant, plus facile de procéder à une vaisselle, à une lessive extérieures qu’intérieures ? On aura compris que l’outillage n’est pas du tout le même dans les deux cas de figure. Dans le cas interne, c’est un outillage interne qui s’impose et dans le cas externe, un outillage externe et dans le premier cas, la machine n’a pas droit de cité pas plus que la main qui en est le vecteur le plus courant.
De même qu’il faut dépenser de l’énergie pour récurer, pour nettoyer des objets, des corps, il en faut pour  laver  l’intérieur de notre psychisme. Ne pas faire quelque chose peut prendre beaucoup plus d’énergie que de la faire. La tentation est souvent plus dans le faire que dans le non faire. Celui ou celle qui ne peuvent oublier, pardonner reconnaissent par-là la difficulté à procéder au nettoyage interne. C’est plus fort qu’eux. Ils n’y arrivent pas. Et comme on l’a souvent signalé,  ce qui au départ est un pis-aller auquel on tend à se résigner va devenir une valeur.  Et pourquoi faudrait-il oublier, pardonner, après tout ? demande-t-on. C’est trop facile.  Parallèlement, on peut imaginer des gens déclarer qu’ils n’ont pas à se laver, que c’est très bien ainsi.  Qu’est ce qui est pire ?
Le problème, c’est que la saleté extérieure peut s’enlever en très peu  de temps avec du savon, du détergeant, du désinfectant. Mais quid de la saleté intérieure ? Je peux nettoyer quelqu’un  extérieurement sans qu’il donne son accord ou en tout cas sans qu’il y participe activement. Or, le nettoyage interne est une toute autre affaire même si l’on peut  déjà commencer par réguler le mode d’alimentation et le mode d’expression langagière, autant d’activités qui passent par la bouche (cf. nos textes sur ce sujet, sous le titre de « stomatologie » (stoma, en grec, la bouche), sur le site grande-conjonction.org). Il faut faire intervenir ce que nous avons appelé le « toucher intérieur » qui permet de frotter, de gommer,  de faire disparaitre les « taches », les souillures.
Or, on aura remarqué à quel point les femmes se plaignent d’être hantées par des souvenirs qui se sont comme incrustés dans leur mental  et dont elles ne parviennent pas à faire le deuil. C’est d’ailleurs la somme, l’accumulation de toutes ces données qui constituent en quelque sorte leur « être » comme si l’abandon de ces « marques » jugées peu ou prou indélébiles, les conduirait au vide.  Ces souvenirs joueraient le rôle de lest.
Cette difficulté à  se nettoyer intérieurement  pourrait signifier, selon nous, que les femmes sont plus à leur aise avec le monde extérieur et restent assez étrangères à  leur monde intérieur. Ce propos peut sembler paradoxal : mais l’on sait que l’on est victime de ce que l’on ne maîtrise pas. C’est parce que leur monde intérieur leur est étranger qu’il pèse si fortement sur elles et vice versa : plus je suis en prise sur mon monde intérieur et moins je dépends de lui. On  dit souvent que les hommes ne souffrent pas tant que cela. Cela tient au fait qu’ils savent mieux que les femmes neutraliser les éléments intrusifs dans leur esprit. Ils savent mieux les filtrer et les exfiltrer. Un homme qui a beaucoup de mal à oublier une injure, un tort, révélé ainsi un manque de contrôle et l’on peut penser que les homosexuels hommes  ont plus de mal que les autres à ne pas se laisser envahir par des pensées parasitaires, par des envies. Avant donc de conclure que les hommes et les femmes sont interchangeables quant à leur activité socioprofessionnelle, il serait bon d’avoir des idées un peu plus structurées sur ce qui les distingue et sur ce que cela implique.  C’est ainsi que nous pensons que notre cerveau a mieux à faire que de ressasser des souvenirs et qu’on l’épuise ce faisant, ce qui se fait aux dépens d’une véritable réflexion sur le monde et peut être qualifié de gaspillage d’énergie psychique et nerveuse.
JHB
23. 05.13

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Les deux sensorialités: interne et externe‏

Posté par nofim le 17 mai 2013

Pour une sensorialité interne face  à une sensorialité externe
Par  Jacques Halbronn
 
Les thèses de Chomsky sur le fait que nous devons avoir dans notre cerveau des facultés qui  sous –tendent l’apprentissage du langage ont fait leur chemin (cf.  S. Pinker, L’instinct du langage,  Ed Odile Jacob, 1999)   Selon nous,  nous ne ferions que relier les mots que nous acquerrons à notre structure mentale et non l’inverse. Cela vient conforter notre propre système selon lequel  il  existe une sensorialité organique, interne qui serait le pendant de la sensorialité externe, celle notamment qui passe par les mains sans lesquelles disait un philosophe grec antique, nous ne penserions pas.(cf. nos textes sur le « toucher » interne).
Dans les travaux de linguistique que nous avons produits (cf. notre article dans la Revue Française d’Histoire du Livre, année 2011), nous avons voulu montrer à quel point les langues, à la base, obéissent à une certaine économie de moyens, ce qui peut surprendre quand on observe la quantité de mots qui constituent ce qu’on appelle  une langue, quelle qu’elle soit.
Nous pensons, en effet,  qu’il faut partir de langues  qui ont su maintenir leur cohérence non pas au niveau du signifié mais des signifiants. En   effet,  quitte à  simplifier quelque peu, le signifié  ne repose sur rien de tangible (on est en face de synonymes, c’est-à-dire de mots dont on nous dit qu’ils signifient, en dépit du fait qu’ils ne se ressemblent guère,  peu ou prou la même chose, ce qui n’est pas très sain pour notre cerveau)  alors que le signifiant  a une dimension visuelle. En ce sens, le français est une langue plus satisfaisante que l’anglais qui flirte constamment avec l’ambiguïté, du fait notamment de ses emprunts  au français qui, à force,  l’auront déboussolée.
Selon nous, plus une langue a su garder de sa structure de base (à savoir quelques racines qui sont agrémentés de préfixes, qui ne sont au  départ que des préposition, et de divers suffixes marquant  le nombre, le genre mais aussi qui articulent conjugaison et déclinaison, plus elle est en phase avec notre cerveau, avec notre organe de pensée. C’est là tout l’enjeu de la morphosémantique si l’on admet que nous savons penser avant de parler et que nous pouvons intégrer à notre pensée toute langue par un processus d’association que l’on pourrait qualifier de collage.
Mais pour qu’il y ait collage (copié-collé), il faut que nous disposions des outils nécessaires, non pas en externe mais en interne, ce qui nous renvoie à notre thèse dite du toucher interne, une sorte de « main » qui nous aide à appuyer sur la bonne « touche ».. Avec cette « main » nous pouvons  relier  mais nous pouvons aussi effacer, par exemple gommer un souvenir de notre mémoire. L’amnésie est quand quelque chose s’est effacé.
On peut penser que nous pouvons penser en silence, dans notre tête par un procédé qui pourrait consister en vibrations, dont la musique serait une expression quelque peu extériorisée mais  néanmoins non verbale. Quand on aime ou on n’aime pas quelque chose, on n’a pas besoin de mots. Souvent le langage  introduit  une sophistication inutile.  Le langage ne serait qu’un mode de communication entre l’inconscient et le conscient. Mais il ne fait sens que par rapport  à ce que nous avons appelé le cerveau externe, c’est-à-dire le groupe. Quand on pense/  réfléchit  seul avec soi-même, a-t-on réellement besoin du langage ? Des travaux (cf. S. Pinker, op. cit) ont montré que  nous étions capables de remodeler grammaticalement une langue  lacunaire à partir d’exigences intérieures et innées ou du moins  constituées dans un passé immémorial de l’Humanité.
Il s’agit donc de repenser le paradigme sensoriel par trop axé sur l’externe. Qui pense à des processus internes  quand il est question des sens et des organes afférents ?  On ne sait certes pas grand-chose des organes sensoriels internes mais sans eux, on ne serait pas en mesure de produire des sons et l’on ne maitriserait pas son mental et donc ce qui se passe en nous.  Le Surmoi freudien pourrait correspondre à une certaine aptitude sensorielle à corriger nos pulsions, à les refouler de par notre volonté.  Le processus du pardon qui passe par un certain atténuement du ressenti exige un certain « toucher » intérieur.  Quand ce toucher fait défaut, la personne reste indéfiniment avec la trace de l’acte incriminé, elle ne parvient pas à se laver à l’intérieur de certaines souillures comme elle peut le faire en prenant sa douche,  à l’extérieur. Il serait notamment intéressant d’observer si les hommes et les femmes ont ou non, dans l’ensemble la même activité sensorielle interne et externe.  C’est la paille et la poutre. .Il peut y avoir une propreté de l’âme et du cœur et une propreté du corps.  Toute propreté exige  un organe, un instrument pour s’entretenir.
Nous qui pratiquons de façon intensive le sifflement, nous sommes conscients de cette sensorialité interne  - ne parle-t-on pas d’ailleurs de cordes vocales ? - qui nous a permis d’apprendre à produire à volonté des sons sans que nous sachions d’ailleurs exactement comment nous y parvenons.  En tout état de cause, l’apprentissage d’une langue donnée ne saurait se résumer à un processus externe. Personne ne nous explique comment parler. On ne peut que nous donner l’exemple.  De même quand nous sifflons,  cela déclenche chez d’autres personnes l’envie de siffler également et donc de trouver en soi les ressources appropriées.   On peut penser que lorsque  l’on dit que telle personne est « excitée », cela tient à une certaine effervescence intérieure : ne parle-t-on pas de masturbation intellectuelle ?
 
JHB
17. 05. 13

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Le cycle des énergies

Posté par nofim le 17 mai 2013

L’Astrologie conjonctionnelle sur la gouvernance.
Par  Jacques Halbronn
‘Je suis maître de moi comme de l’univers » (Cinna,   de Corneille)
La conférence de presse de François Hollande du 16 mai 2013  a comporté l’aveu que l’on ne pouvait pas plaire à tout le monde et que de toute façon la popularité n’était pas ou plus à l’ordre du jour. C’est là une posture de phase 2 au regard de l’Astrologie Conjonctionnelle. En tout état de cause,  les temps ne permettent pas d’espérer  obtenir un consensus qui est le propre de la phase 1.
Nous avons dit que la conjonction Saturne/étoiles fixes royales donnait de l’énergie et que c’est cette énergie qui permet d’unifier, de dépasser les clivages, les cloisonnements, notamment en développant le sens de l’abstraction, la faculté de généraliser.  Il s’agirait donc d’une certaine tonicité cérébrale.
On reconnaitra que lorsque nous sommes fatigués,  nous avons plus de mal à converger et à faire converger alors que lorsque nous sommes plus en forme, des connexions nous apparaissent, nous viennent à l’esprit et nous trouvons alors des solutions permettant de concilier, de rendre compatibles des choses qui semblaient radicalement  distinctes, n’ayant, nous disait—on, « rien à voir » entre elles.. Cela vaut dans tous les domaines, du politique au scientifique.  La phase 1  unifie  (coagula, en alchimie) et la phase 2  sépare (solve, en alchimie)
Autrement dit,  la réalité des choses est très relative, elle dépend de l’acuité de notre intelligence et celle-ci obéit à un processus cyclique. En phase 2, nous sommes moins aptes à capter l’unité du monde qu’en phase 1 et nous ne trouvons pas de solution  alors qu’il y en a qui se présenteront un peu plus tard lors d’une nouvelle conjonction.
Si nous raccordons ces réflexions à celles que nous avons développé ailleurs (sur Face Book  groupe « animus/anima »), nous dirons que notre maîtrise interne  varie d’une phase à l’autre.  Nous parvenons plus ou moins bien à faire le ménage dans notre tête, à juguler nos « envies » et donc à nettoyer les objets que nous percevons, ce qui nous permet de les rapprocher, d’évacuer les différences superficielles, conjoncturelles et superficielles. L’astrologie – la vraie- a probablement quelque chose à voir avec la tonicité de notre cerveau « intérieur », à intensifier les connexions en phase de conjonction et à les réduire en phase de disjonction.
La bonne gouvernance consiste, selon nous, à  brasser un très grand nombre de données, d’acteurs, d’objets. C’est le rôle du chef. La tentation de se limiter à ce qui nous attire le plus  est un signe de faiblesse, un penchant pour la facilité, quand bien même ce que nous ferions serait astreignant par certains aspects. En ce sens, nous dirons que la phase 1 favorise la pollinisation  polygamique et mobilise, motive  des leaders  alors que la phase 2 conduit à des cloisonnements faute de connexions appropriées et serait plus féminine et féminisante, monogamique
On reconnait une situation de phase 1 au fait que certains acteurs ont, à ce moment-là, le génie, l’inspiration,  qui leur permet d’unifier ce qui semblait disparate. On est loin, alors, d’une forme de découragement phase 2 qui fait dominer le principe de plaisir sur le principe de réalité, de devoir. En phase 1, on ne lâche rien. Comme dans l’Evangile, le bon pasteur à l’œil sur toutes ses ouailles, sans exclusive, il accède ainsi à une certaine omniprésence. Rien ne lui échappe. Il est partout.
Il ne faut pas se leurrer : en phase 2,  même les esprits les plus lumineux sont en repli, ils buttent sur des obstacles qu’ils eussent franchis en d’autres temps et qu’ils franchiront à nouveau, le cas échéant, dans l’avenir, lors d’une nouvelle phase 1. Mais il est clair que ceux qui ont une grande rigueur, un fort sens du devoir maintiendront le cap même en phase 2, tiendront bon. 
Dans une civilisation  ayant la conscience astrologique, la phase 2 serait vécue comme  une nuit, un sommeil en sachant pertinemment que le jour se lèvera à nouveau, tôt ou tard. Mais cela ne semble pas été le cas encore, de nos jours et la plupart des gens projettent sur l’avenir leur dépression actuelle et croient pouvoir prendre des décisions définitives  en disant « plus jamais », ce qui est somme toute une posture assez infantile.  En phase 2, les héros sont fatigués, ils ne peuvent plus faire de miracles, se lancer des défis à eux-mêmes, préférant se limiter à ce qui leur est le plus familier. Nous dirons que la phase 1 est celle du dépassement de ses limites et la phase 2 celle du renforcement des  clivages par manque d’énergie psychique, ce qui ne permet plus de décoler, de prendre de la hauteur.
Que l’astrologue se garde bien d’abonder dans le sens  de l’humeur de  son client à coups de planètes. Il risque fort de cristalliser un certain passage à vide en introduisant une temporalité disproportionnée, en ce qu’il ne sait pas mesurer  la durée des phases avec son astrologie. En fait, l’astrologue actuel se laisse  influencer par son client faute de pouvoir disposer d’un outil fiable. De la sorte,  notre astrologue espère  limiter les dégâts  en  se contentant de formaliser   le propos du dit client, oubliant que le témoignage de ce dernier n’est pas nécessairement très fiable, en raison même des cycles qu’il traverse. D’où le paradoxe du thème natal qui prétend figer la « psychologie » du client alors  que celui-ci « varie », comme la plume au vent, dans ses états d’âme. Cela présente au moins l’avantage  pour l’astrologue de pouvoir toujours ramener quelques pépites de vérité, puisque notre vécu est riche de sensations et de sentiments contradictoires.
 
 
 
 
 
JHB
17. 05. 13

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Autosuffisance mentale et/ ou sociabilité

Posté par nofim le 17 mai 2013

Nous pensons que l’homme reste largement un inconnu en ce début de XXIe siècle et certaines lacunes le concernant affectent le bon fonctionnement de nos sociétés. Tant que l’on n’aura pas avancé  dans la prise de conscience de l’existence de  sensibilités différentes, l’on en restera à l’idée  d’un avenir unidimensionnel pour l’Humanité, c’est-à-dire à la croyance au dépassement des clivages notamment entre hommes et femmes. Ce sont de telles découvertes à venir sur elle-même qui permettront à l’Humanité de ne pas être victime, in fine, de l’expansion (nano) technologique. La conscience d’une part des cycles qui marquent notre existence  et d’autre part  la mise en évidence de la distinction entre monde intérieur et monde extérieur constituent les deux axes, selon nous,  de l’avenir des sciences de l’Homme. Le présent article ne vise qu’à reprendre et d’approfondir, à l’occasion, un certain nombre de travaux déjà publiés.
En ce qui concerne le premier axe, celui de la cyclicité, il est marqué par une dualité diachronique qui se réduit à une impulsion et à sa dissolution progressive jusqu’à la nouvelle impulsion. Le problème épistémologique qui est ici posé tient au fait que ce cycle dont nous traitons ici est lié à un signal cosmique que l’on peut qualifier de réflexe conditionné. Mais conditionné quand, par qui et comment ? Nous ignorons comment  les dispositions prises par certaines cultures pourraient avoir perduré au fil des siècles jusqu’à nous puisque force est de situer une telle organisation dans une antiquité  vieille de plusieurs millénaires et dont il ne nous reste que quelques traces si l’on fait abstraction de notre propre structure neurobiologique encore largement à explorer. Cependant, il nous semble que d’ores et déjà le modèle mise en place, on ne sait trop comment,  peut être reconstitué  du fait de diverses observations et ce, en dépit d’une littérature astrologique dont il faut séparer le bon grain de l’ivraie. Le modèle en question peut se résumer par l’idée d’une cyclicité de périodes de sept ans,  autour d’une conjonction de la planète appelée Saturne avec une série d’étoiles « fixes » (dites royales) au nombre de quatre.
En ce qui concerne le second axe, il s’agit de signaler  la dualité entre le monde intérieur  et le monde extérieur, ce dernier  étant, selon nous, conçu  à l’image du premier. Ce monde intérieur est « organique », et n’est pas « visible » au sens commun du terme alors que le monde extérieur est « social », instrumental et donc « visible » au sens  habituel du terme. Nous avons précédemment insisté sur le fait que le toucher  était avant tout un sens de l’invisible et non du visible, c’est probablement là le point crucial de notre thèse  qui s’inscrit dans le cadre de la recherche « médicale », dans la continuité des travaux sur la circulation sanguine, à la Renaissance, par exemple.
Selon nous,  il existerait un « toucher » interne qui nous permettrait par exemple de produire des sons mais qui pourrait aussi  intervenir sur certaines activités : on pense à la faculté de gommer, d’estomper un souvenir de façon à ne pas se laisser envahir par lui. Quand on décide de ne « plus y penser », que fait-on pour y parvenir ? Si nous sommes capables d’intervenir, n’est-ce pas du fait de l’exercice d’un « toucher » intérieur.  A contrario, le toucher externe est largement  sous tendu par la vue.  Une bonne vue nous dispense d’avoir à toucher,  sauf précisément dans le cas des personnes mal voyantes qui pallieront leur déficience visuelle par l’exacerbation du toucher. Rappelons des expressions figurées comme « j’ai été très touché », « c’est touchant » qui n’ont rien à voir avec un contact physique.
Un autre aspect de cette recherche sur l’interne et l’externe concerne la place qu’occupe dans notre vie notre environnement humain externe fortement visuel et  marqué notamment  par l’usure des apparences physiques, du fait de l’âge  alors que le monde « interne » ne nous agresse pas, lui, visuellement.
La question que nous posons est assez délicate, à savoir est-ce que nous avons tous le même accès à notre intériorité  et à notre extériorité ? Nous dirons que celui qui est plus marqué par le  contrôle de son intériorité sera plus autonome, moins demandeur d’aide extérieure, moins influençable et moins attaché à autrui, moins attentif à des nouer des liens. Inversement, celui qui est plus marqué par le contrôle de son extériorité sera plus attiré par les objets, les appareils, les instruments  qui peu ou prou font pendant à notre organisme interne et éventuellement s’y substituent  ou le prolongent.
Précisons que l’apprentissage du langage  implique un minimum de contact avec notre « intérieur ». C’est ce qui nous permet de reproduire des mots que nous avons entendus et inversement, toute personne est amené à développer des liens ne serait-ce qu’avec ses parents.  Tout se passe comme si dans l’enfance, les différences étaient  relativement faibles et qu’elles ne se précisaient et se renforçaient qu’au bout d’un certain temps que nous ne saurions déterminer pour l’heure.  Ce que nous pensons, c’est que peu à peu la personne devient plutôt marquée par l’interne ou par l’externe, avec la sensorialité qui va avec.
Comment expliquer un tel clivage au sein même de l’Humanité ? Comme dans la première partie de notre texte, nous n’en savons rien et ne pouvons que constater. Une hypothèse serait que  nous aurions affaire à des humanités différentes dans leur évolution et qui vivraient en symbiose. L’une investissant davantage dans toutes formes d’outillages externes- le cas de la musique nous semble assez emblématique avec l’opposition du chant et de la flûte, l’un faisant appel à une dynamique interne et l’autre à un toucher externe, comme d’ailleurs pour la plupart des instruments. Les personnes –sourdes et/ou muettes peuvent compenser par l’apprentissage du langage des signes.
En vérité,  ce qui vient unifier nos deux volets tient au fait que le cycle cosmique relève d’un environnement externe au maximum de sa force (conjonction planète/étoile) alors que le déclin de son impact (disjonction) favoriserait plutôt  les personnes marquées par l’interne. On peut penser à la Tour de Babel comme représentant cette dialectique   de l’unité et du multiple.  
En effet, la personne marquée par le contrôle interne  a une faculté d’autonomie dont ne jouit pas la personne  qui vit dans l’externe.   Cela la prédispose à exercer une certaine « autorité » sur le monde de l’externe, qui se construit  plutôt  par des emprunts que par une exploration des ressources internes.
Comme nous le laissions entendre, il y aurait deux humanités. L’une qui aurait développé des « pouvoirs »  par l’exploration de son monde intérieur et l’autre qui  aurait opté pour une autre voie, impliquant une plus grande grégarité. Ces deux populations cohabiteraient avec plus ou moins de bonheur. Mais de nos jours, on peut parler d’une crise avec l’essor technologique qui tend à se substituer à  l’investigation intérieure.  On peut d’ailleurs penser que les femmes correspondent davantage à l’humanité « externe » et les hommes à l’humanité « interne ». D’une façon générale,  l’humanité interne tend à dominer sur l’autre de par la puissance cérébrale dont elle dispose du fait de  ses fortes individualités (génies) alors que l’humanité externe  correspondrait à une dynamique collective pollinisée par l’autre humanité.  Cette humanité externe est dans un rapport mimétique avec l’autre et  tente au niveau collectif  de rivaliser avec  les entités de l’humanité interne, d’où une certaine analogie formelle entre la structure du cerveau et celle de la société et de ses institutions si bien décrites par Lévi-Strauss. (structuralisme).
JHB
13. 05. 13

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