La nourriture masculine et la nourriture féminine

Posté par nofim le 12 juillet 2013

Lors d’un voyage en Amérique du Sud, voilà une vingtaine d’années,  nous avions été frappés par le fait que certains produits alimentaires semblaient être réservés aux femmes et vice versa. Nous reviendrons  ici sur nos travaux en rapport avec la diététique au prisme du masculin et du féminin/
Selon nous, en tout cas, il convient de distinguer deux catégories de produits, ceux qui disposent d’une certaine humidité, qui secrètent un certain « jus » (fruit, viande) et  ceux qui, livrés à eux-mêmes, sont en manque d’humidité et demandent un ajout (légume, céréales, poissons).  On retrouve là des pratiques bien connues : il est rare que l’on mange des légumes sans une quelconque addition de sauce, donc de liquide. (Mayonnaise, vinaigrette etc.), c’est notamment le cas des hors d’œuvres. Le poisson à la différence de la viande ne donne pas de liquide. On sait que chez les Chrétiens, on remplace, le vendredi, la viande par du poisson, c’est-à-dire par un produit « inférieur », « pauvre », de pénitence en quelque sorte.
On aura compris que pour nous les produits « féminins » sont les légumes et les poissons et les produits « masculins » les viandes et les fruits, ces derniers produits  générant des liquides (à l’instar de la semence masculine). Ce qui est féminin serait « sec », déshydraté en quelque sorte,  et ce qui est masculin « humide », les produits féminins se conservant mieux que les masculins du fait même de leur desséchement. Il faut observer la féminisation de la viande par le biais de la charcuterie (chair cuite), ce qui lui permet de se « conserver » bien plus longtemps mais ne saurait être qualifié de produit « frais ».
Dès lors, la nourriture féminine est  de meilleur marché que la nourriture masculine, c’est une « table » des pauvres et non de l’élite.
Il n’y a pas de raison pour que tout le monde mange la même chose. Le végétarisme est tout à fait convenable pour une grande majorité de la population, pour la « masse » et il est donc vain d’extrapoler sur une humanité ayant les mêmes pratiques alimentaires pour nous expliquer à quel point la consommation de viande est une nuisance pour la planéte car elle devrait en effet n’être réservée qu’ à une minorité.
Mais l’on sait à quel point, pour nous, le débat autour de la nourriture doit être resitué sur un autre plan qui est celui de l’autosuffisance de la personne et la part des machines dans le fonctionnement de la personne, ce qui correspond à un besoin de complément. 
Force est de constater que les femmes sont extrêmement dépendantes du monde masculin ; on peut même dire qu’elles habitent un monde  conçu par les hommes sinon pour les hommes. Cela ne ferait pas problème si l’on ne rencontrait pas une très grande majorité de femmes qui  recourent à la dénégation et qui compensent leurs manques par le recours à des aides extérieures de toutes sortes visant à donner le change. Nous dirons que la femme livrée à elle-même, sans apport, est assez démunie mais l’on  peut dire aussi que la femme est indissociable de son environnement à la fois technique et humain et qu’elle est poussée à se l’approprier, à se l’annexer alors que l’homme vise à exploiter ses ressources intérieures, ce qui en fait quelqu’un de plus égocentré, puisqu’attendant moins de son entourage, de son environnement. On comprend la sensibilité environnementale ou environnementiste des femmes qui ets liée à leur mode de fonctionnement et de dépendance. Les enjeux ne sont pas la même et donc les hommes seront moins regardants par rapport au monde extérieur et vice versa chez les femmes. Autrement dit, pour les femmes, la qualité intrinsèque du produit importe moins que ce qu’on y ajoute, d’où l’importance extrême et excessive qu’elles accordent à l’éducation, à la formation dont, selon elles, tout dépendrait. Il suffirait de changer le « milieu » social, « naturel », pour que les choses ne soient plus comme elles étaient. Cela explique que les femmes sont persuadées que les facultés dont nous disposons sont uniquement liées fonction de notre environnement extérieur, de l’influence du milieu. Elles misent plus au bout du compte sur la sociologie que sur la psychologie.
Pour en revenir aux images culinaires,  peu leur importe que le produit de base soit médiocre (pain, semoule, pâtes, pommes de terre, eau etc) pourvu qu’il soit « sauvé » par quelque ingrédient qui fera la différence (le sel, le sucre, la plante etc).  Face à cette cuisine supplétive, existe une autre philosophie qui entend privilégier, en amont, le produit sans tricher et que nous qualifierons de masculine et qui, bien évidemment, se fonde sur des aliments « masculins »..
JHB
08.07.13

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Se méfier du goût‏

Posté par nofim le 30 juin 2013

Les habitudes alimentaires  et la guerre des sens
Par  Jacques  Halbronn
 
A propos d’un ouvrage de Michel Bonneau,  intitulé « La table du pauvre », nous voyons  confirmées certaines de nos thèses concernant le statut de la viande, ce qui montre le végétarisme sous un jour assez différent de celui que l’on essaie de nous imposer actuellement.  On y apprend que l’ordinaire des pauvres est la soupe quotidienne, diversement agrémentée – d’où l’expression  « soupe populaire ». Les lentilles sont appelées la « viande du pauvre ». C’est dire qu’autrefois l’on ne se racontait pas autant d’histoires que de nos jours, où l’on fait volontiers de nécessité vertu.  L’on savait alors qui imitait qui. Le beurre noir servait  à donner du goût à ce qui n’en avait guère. Autant de subterfuges qui sous tendaient la culture des pauvres. Se tromper et tromper sur la nourriture n’est-ce point là un apprentissage de l’escroquerie  sous toutes ses formes?
Cela nous conduit à nous interroger sur une certaine tension entre les sens au sein de notre sensorialité. Tel sens perçoit une chose, tel autre s’en fait une idée différente et ils ne tombent pas nécessairement d’accord. De nos jours, le sens du goût impose sa loi aux autres sens dans le domaine alimentaire. Ce qui compte,  c’est que cela soit « bon », entendons « bon au  goût » et on sait comment s’y prendre en ajoutant tel et tel ingrédient : herbes, sauces, poudres, sel, sucre, huile, mayonnaise et  j’en passe et des meilleurs.  A telle enseigne que le produit de départ devient une sorte de page blanche totalement neutre. Ce produit, ce sont les légumineuses, les féculents, les céréales mais en fait tout ce qui n’a pas bon goût, parce qu’avarié ou parce que pas assez mûr. Dans notre jeunesse, on nous avait ainsi habitué à manger d’office les pamplemousses avec du sucre en poudre, selon une sorte d’évidence, d’allant de soi.
Mais l’on peut tout à fait transposer ce schéma au niveau de nos « savoirs » que l’on prend comme un tout d’un seul tenant  à l’exemple du pamplemousse au sucre. A un certain stade, l’on risque fort, en toute circonstance, de voir qu’il y a un biais,  c’est  à dire quelque chose que l’on essaie de nous fourguer pour faire bonne mesure et pour que cela soit « mangeable ». Cela ne signifie d’ailleurs pas forcément que le produit en soi n’est pas « bon » mais qu’il ne trouve pas, tel quel, preneur. En astrologie, un de nos terrains d’élection,  nombre d’astrologues en « rajoutent » pour ne pas laisser leurs clients sur leur faim d’informations et ces additions parasitent le cœur du modèle astrologique. Tel de nos amis quand il nous reçoit chez lui ne cesse de nous proposer d’ajouter une ribambelle de « suppléments » au produit de base. Or,  il est clair qu’il est plus sain que le produit de base se suffise à lui-même et ne cache pas sa « vérité » car ce serait une prime à mettre sur le marché des produits de qualité de plus en plus médiocre et cela vaut aussi pour les personnes. Donner à un imbécile un texte intelligent à lire, à interpréter et on  trompe son monde. (cf.   le film Les Dames du Bois de Boulogne)..
On dit que l’habit ne fait pas le moine : nous traduisons, tout « habillage » d’un produit, d’une personne est suspect, sent la supercherie ou en tout cas la favorise, voire l’encourage.  Notre sens du goût, quand il est flatté, nous conduit à ingurgiter les choses les plus douteuses en ce que nous trompons nos propres défenses. C’est pourquoi c’est bien toute idée d’addition qui doit être combattue, dénoncée.  La virginité du produit est à exiger, sa « nudité ». Si un produit n’est pas suffisant par lui-même, il vaut mieux le rejeter et exiger à ce que l’on améliore le produit non pas de l’extérieur mais de l’intérieur, non pas en aval mais en amont, ce qui ne correspond pas au même métier, au même savoir-faire.
Au niveau épistémologique, nous dirons que la science progresse en prenant conscience de certaines combinatoires que l’on avait un peu vite pris pour des évidences.  Détecter les supercheries, les faux semblants  est une qualité précieuse pour un chercheur.
Donner du goût aux choses, c’est tout un art, qui est probablement au cœur de toute culture. La culture serait basée sur une entreprise de tromperie qui servirait de ciment social. Car l’important n’est-il pas que les gens  prennent des vessies pour des lanternes et  ne prennent pas conscience des inégalités dont ils sont victimes, les « riches » ayant dès lors à avoir « mauvaise conscience ».  Si les pauvres s’imaginent que le végétarisme leur donne « bonne conscience », qu’à cela ne tienne. Qu’ils y croient  car cela évite de se rendre compte d’un certain abrutissement que l’on subit et que l’on assume.  Il n’est donc pas étonnant que le végétarisme s’accompagne souvent de croyances superstitieuses, de pratiques de savoirs indéfendables et qui ne sont « sauvés » que par quelques additions judicieuses.
Etonnamment, nous avons ainsi une série de binômes assez pittoresques avec d’une part  un élément « neutre «, insipide, sans goût  et de l’autre une série d’ingrédients que l’on ne saurait non plus consommer seuls. On ne va pas manger du sel sans rien tout comme l’on ne va pas manger de la semoule sans rien.  C’est le cas du sandwich au saucisson : pas de pain « sec », pas de saucisson seul, mais une combinaison des deux qui donne le change ! Tout cela venant à la place d’un produit qui se suffit à lui-même et qui se consomme sans additif.
Nous avons la  faiblesse de croire que  si l’on prend de bonnes habitudes alimentaires, l’on finit par développer un certain esprit critique sur le plan intellectuel.  De même celui qui  n’a cessé de se bourrer, des années durant, de toutes sortes de produits plus ou moins toxiques (médicaments, drogues, alcools, tabac  etc.) peut-il  avoir une  tête « bien faite » et pas seulement « bien pleine » ?
Il  y aurait donc un combat des sens, celui du goût étant celui qui aurait le profil le plus problématique, le plus « trompeur ». Mais à quel sens se fier ? La vue peut être leurrée, d’où le « trompe l’œil ».  L’ouïe peut tout à fait être bernée par  le      « souffleur ». L’odorat  est souvent le complice du goût mais il lui est possible de discerner des odeurs suspectes que le goût ne parvient pas à masquer. La vue d’un produit permet aussi de se défendre contre certaines manigances. Les melons et les pastèques peuvent profiter de notre ouïe pour « deviner » leur état intérieur, quand nous les tapotons.  Il semble qu’il faille que tous ces sens travaillent de concert et aient tous leur « mot » à dire.
 
 
JHB
30.06/13

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Psychanalyse de l’astropsychologie‏

Posté par nofim le 29 juin 2013

Psychanalyse de l’astropsychologie
Par  Jacques Halbronn
 
Ce qu’on appelle généralement Astropsychologie  n’a plus beaucoup d’avenir et nous allons expliquer ici pourquoi.  En revanche, l’astrocyclologie va certainement jouer un rôle majeur dans les prochaines décennies. Notre propos s’adresse à ceux qui envisageraient une carrière astrologique : il ne faut pas parier sur le mauvais cheval et  ne pas investir son temps et son argent dans des formations qui n’ont pas de fondements solides. L’astropsychologie a pu apparaitre comme un repli stratégique, mais c’est une fausse bonne idée  qui passe par un emprunt à des domaines extérieurs à l’astrologie. En pratique, cette approche peut fonctionner, certes, mais elle n’est pas pour autant recevable étant donné les ingrédients qui permettent de la préparer en tant que « plat ». On peut en effet parler de cuisine astropsychologique et on peut en faire un manuel.
I   La charrue avant les bœufs
Avant de parler d’une personne, il est recommandé de connaitre dans son ensemble la « nature humaine ». Cela évitera d’attribuer à quelqu’un des généralités qui n’ont d’ailleurs rien à voir avec l’astrologie. De même on ne peut dire de quelqu’un ce qui est unique en lui si l’on ne connait pas sa famille qui offre souvent les mêmes traits. L’idée que l’on puisse appréhender quelqu’un en dehors de son milieu, de son sexe, de sa race est irrecevable. Mais beaucoup d’astrologues, même conditionalistes,  passent outre pour l’excellente raison qu’ils ne disposent pas d’informations fiables et maîtrisées sur ce qui n’est pas proprement astrologique. Le grand défaut  de l’astrologie conditionaliste est de « conditionner » l’astrologie à des données mal connues, avec tout ce que cela peut impliquer de lieux communs et de préjugés de tous ordres. .
II  Le  seuil d’incompétence (principe de Peter)
Quelles sont les limites de l’outil astrologique ?  Dans ce qui nous arrive et nous constitue, où est le facteur proprement astrologique ? Il semble qu’il y ait toutes sortes de contingences que l’astrologie ne puisse contrôler. On sait que toute pratique tend à déborder de ses bornes et l’on risque donc d’attendre trop de l’Astrologie en termes de portrait individuel. On a déjà dénoncé l’étude psychologique a posteriori qui conduit à vouloir expliquer certaines choses par l’astrologie alors que ce n’est pas le cas. En fait, l’astrologue ne peut pas être plus précis pour le passé que pour l’avenir car  tout passé est un avenir échu. Il  y a là une tentation à basculer dans la divination.
On nous dit que l’astrologie nous permet de savoir qui nous sommes. Mais de quoi s’agit-il ?  Nous comparons volontiers la personne à une assiette sale.  Il y a des gens qui ne font jamais la vaisselle de ce transite dans leur tête et qui finit par s’incruster : ce sont ceux qui n’oublient ni ne pardonnent rien.  Or, l’astrologie a-t-elle vocation à rendre compte de cet encrassement du psychisme ?
 
 
III Le fonds de commerce du « symbolisme »
L’astropsychologie, on l’a déjà signalé ailleurs,  tend à sanctuariser des « algorithmes »  désuets et peu compréhensibles sur lesquels on peut dire d’ailleurs à peu près n’importe quoi. On prend en effet un matériau assez obscur et on l’agrémente à sa  sauce personnelle.  Or, l’astrologie actuelle n’a aucunement l’obligation de perpétuer indéfiniment des subdivisions frelatées, corrompues et décalées, qui  appartiennent à des représentations  caduques.  Peut-on sérieusement remplacer des généralités non astrologiques par des généralités astrologique de type zodiacal  ou mythologique qui de toute façon ne se comprennent que dans une perspective  cyclique ? Il est notamment aberrant de cloisonner les notions au millimétres, à la minute d’arc pour déterminer si on a tel ascendant ou si telle planéte est dans un signe ou dans le suivant alors que tout est progressif et indicatif. Croire qu’un cycle se divise en 12 entités distinctes est délirant alors que l’on sait pertinemment que tout cycle s’articule sur 2 temps, le commencement et le prolongement. Tout le reste n’est que remplissage et coupage de cheveux en quatre !.
 
IV  Un modèle qui empiéte sur la connaissance du terrain
Les praticiens de l’astrologie, contrairement à ce qu’ils affirment,  n’ont pas trop envie de se coleter avec la réalité de leur client. Déjà le cadre même de la consultation astrologique est éminemment révélateur. Le client, en réglé générale, n’aura « droit » qu’à une seule rencontre avec l’astrologue. C’est bien assez, à entendre les astrologues. En comparaison de ce qui se passe dans d’autres activités « psy », c’est fort peu et le fait que l’astrologue explique qu’il dispose d’un outil très performant  – ce qui reste à prouver- ne change rien à l’affaire. En fait, ce que l’astrologue reconnait, c’est bien que son outil va lui épargner bien des corvées et cela épargnera aussi bien des tâtonnements à ses clients. Or, l’existence même d’un modèle ne saurait dispenser le praticien de l’ajuster à chacun de ses clients, ce qui demande du temps. Sauf qu’en astropsychologie, le thème natal est censé mâcher le travail, de brûle les étapes. Quelle aubaine !
C’est pourquoi nous disons que l’astropsychologie  n’a qu’un rapport biaisé avec le terrain. Ses tenants  n’ont  pas compris que la carte (du ciel) n’est pas le territoire.  L’astropsychologue en fait n’est ni un bon praticien qui prend le temps de l’exploration du monde de son client, ni un bon théoricien qui s’est forgé un modèle dont il aurait une pleine connaissance et compréhension. Il est un personnage hybride à la croisée des chemins.
 
V Un modèle  inaccessible pour le client
L’astropsychologue n’est pas censé exposer le modèle astrologique au cours de « la »  consultation. Il nous explique que ce serait fastidieux et assez vain  du fait du temps nécessaire pour apprendre à se  servir des données astrologiques. Donc,  on devra se contenter d’une traduction en langage « normal » et comme lors de toute traduction,  il y a de la marge pour y  placer impunément à peu près tout ce qu’on veut.   Au bout du compte, l’astrologue parle à son client un langage non astrologique truffé de quelques mentions zodiacales ou planétaires à la façon des médecins du théâtre de Molière glissant quelques mots latins pour étayer leur discours, outre qu’il fournit à son client un schéma couvert de signes cabalistiques et qui sort de son ordinateur, à savoir le « thème ». Cela constitue une mise en condition du client.
 
VI  l’astrologie comme métalangage
Nous avons récemment développé l’idée selon laquelle l’astrologie serait une aide à la pratique langagière. Elle serait supposée  permettre à l’astrologue d’user des mots avec sagesse, à bon escient. C’est pourquoi l’astrologue parle tant car l’astrologie est pour lui, d’abord, le moyen d’avoir des choses à dire et d’obtenir qu’on l’écoute, qu’on lui accorde quelque importance. En vérité,  l’astrologie sert avant tout à l’astrologue. Le client lui sert à valider son outil en acceptant ce que lui dit l’astrologue.  Il y a une sorte de complicité et de complaisance entre l’astrologue et son client (cf. notre plaquette L’astrologue et son client. Les ficelles du métier, Ed. La Grande Conjonction, 1995).  Oter à l’astrologue son « jouet », c’est le frustrer, le déséquilibrer tant sans lui, l’astrologue se sent démuni, bien plus que son client puisque son client  ne l’a pas intégré dans son mode de fonctionnement.
 
 
 
JHB
25.06.13

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Evolution et adaptation

Posté par nofim le 29 juin 2013

Darwin et le paradigme de l’un au multiple
Par  Jacques  Halbronn
 
La théorie de l’Evolution  est généralement associée avec le processus d’adaptation.  Mais l’accent ainsi mis sur l’adaptation correspond, dans notre paradigme, à une phase subalterne et non pas matricielle.  Il convient donc de rectifier  certaines représentations darwiniennes ou néo-darwiniennes et d’éviter de confondre le début et l’aboutissement d’une entreprise.
Certes, dans un second temps, il est tout à fait naturel qu’une matrice donnée se diversifie du fait  des contextes qui se présentent, dans une logique de l’un au multiple.  Ce qui caractérise le processus d’adaptation, c’est qu’il soit pluriel. Il n’existe pas un seul mode d’adaptation d’une matrice et une matrice  ne relève pas de l’adaptation. C’est dire les déficiences et les insuffisances du modèle darwinien  et un certain déséquilibre au niveau de la dialectique  matrice/adaptations.
Selon nous, l’Humanité a certes instrumentalisé son environnement mais cela ne signifie qu’elle s’y soit adapté et qu’elle ait été contrainte de se développer dans un certain sens du fait de la pression du dit environnement.
Si l’on admet la thèse de l’astrocyclologie selon laquelle l’Humanité aurait opté pour certaines configurations célestes pour organiser son temps social, le moins que l’on puisse dire, c’est que le Ciel ne constitue pas en soi un environnement envahissant  exigeant des solutions d’adaptation. C’est  présenter l’humanité sous un jour que nous qualifierons de féminin que de placer l’adaptation au centre de l’Evolution et cela vaut aussi probablement pour d’autres espèces qui ont su utiliser leur environnement et non pas qui s’y sont adaptées. Là encore, les corrélations entre certains végétaux et certains processus cosmiques ne sauraient être qualifiés comme relevant de l’adaptation à moins de jouer sur les mots ;
De même, quand nous lisons que les réformes que les sociétés engagent  ne se font que sous la pression de l’urgence, c’est là encore projeter sur l’Humanité des valeurs féminines.  Dans le domaine de la science, qui oserait dire que Newton ou Einstein ont  remis en question certaines représentations sous la contrainte extérieure.
En revanche, une fois certaines matrices  mises en place,  il est clair comme on l’a dit, que celles-ci soient  sujettes à des adaptations, à des ajustements, et c’est ce qui va induire une certaine diversité  dans les applications d’une même matrice.
Cela nous ramène à notre théorie du monde intérieur et du monde extérieur.  Le monde intérieur n’est pas dans une démarche d’adaptation mais d’observation, de recherche de récurrence.  La pensée « intérieure » est traversée par des tensions  « internes » qui n’ont rien à voir avec une  adaptation avec l’action extérieure. C’est dire que l’Evolution d’Argienne n’est pas satisfaisante d’un point de vue dialectique. Or, notre paradigme est un algorithme qui traite précisément du Temps et de l’ordre diachronique des choses.
Pour nous, l’intelligence humaine procédée de façon « critique », elle tend à critiquer un modèle existant et à le faire évoluer au vu de certaines insuffisances internes qui ont pu être détectées.   Prenons le cas de la langue française : il y a un temps pour sa formalisation et un autre pour sa « biodiversité », ce qui conduit à diverses variantes. De là à réduire une langue à un processus d’adaptation, il y a un fossé.  Quant aux praticiens, ils ont tendance à voir midi à leur porte et à privilégier l’adaptation sur la création instumentalisante.  Nous dirons qu’en prônant la non différence entre hommes et femmes, l’on en arrive à  imposer comme modèle pour l’Humanité ce qui ne correspond qu’à une programmation féminine, notamment lorsque dans une assemblée il y a une majorité de femmes qui ne respectent pas le paradigme de l’un au multiple que nous avons établi.  
Dans le monde actuel, chacun sait que les améliorations techniques ne sont pas dictées par une urgence autre que commerciale, pour aller plus loin que son concurrent.  L’émulation au sein d’une espèce nous semble au départ beaucoup plus marquante que l’adaptation qui n’en est  qu’un sous-produit au sein même d’un même groupe partageant une même matrice.
 
JHB
21.06.13

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La femme Sisyphe‏

Posté par nofim le 22 juin 2013

Sisyphe : les  femmes et le recyclage astrologique
Par  Jacques  Halbronn
 
Dans le cadre du cycle de 7 ans,  attesté dans la Bible par le fait que Jacob  dut attendre ce temps là pour se marier avec une des filles de Laban et encore 7 ans avec l’autre, il est clair que le démarrage d’un nouveau cycle exige de faire le vide en soi, pour pouvoir renouer avec le modèle  dans toute sa pureté.
Or, ce nettoyage intérieur des pensées, des souvenirs, implique une certaine maîtrise, un certain contrôle de ce monde intérieur dont il a été souvent question dans nos textes, ces derniers mois.  Entendons par là  que nous devons avoir l’aptitude à nous débarrasser des saletés, des « ordures » (cf. le Livre d’Ezéchiel, dans l’Ancien Testament) qui ont pu s’accumuler au cours du précédent cycle de sept ans ou de cycles plus anciens, le cas échéant.
Nous avons émis la thèse selon laquelle la faculté des femmes à se nettoyer de l’intérieur était médiocre, leur compétence correspondant davantage  dans le nettoyage extérieur.
Si l’on peut demander à une femme de  déménager, de mettre de l’ordre dans son « intérieur » (comme on dit d’une « femme d’intérieur ») qui est en fait extérieur par rapport au monde intérieur, en revanche, pour tout est ce qui est du domaine du mental, des habitudes intellectuelles,  l’on risque fort d’être déçu et de pas parvenir à des résultats vraiment significatifs, ce qui ne saurait aller sans affecter  la faculté de se renouveler au moment d’un nouveau cycle.
En ce sens, nous dirons que les femmes profitent moins bien de la dynamique cyclique que les hommes en dépit du fait qu’on les associe à un certain nombre de cycles physiologiques. (Grossesse,  menstruation) qui, d’ailleurs, ne l’accompagnent pas tout au long de sa vie (ménopause).  Cette cyclicité, quelque part,  est en décalage par rapport à toute une partie de la femme qui  peine à se renouveler, de par son attachement  indélébile  à un passé ineffaçable sans parler de son décalage avec un monde qui ne cesse de  se transformer (de changer de forme). Faisant de nécessité vertu,  d’aucuns nous disent qu’un tel ancrage est le seul accès au réel, que c’est la seule façon d’être « soi » alors que c’est d’abord une impuissance à se purifier, d’autant plus  flagrante que pour tout ce qui est extérieur (la femme de ménage), les femmes sont les premières à exiger la propreté.  Deux poids deux mesures. Tout se passe comme si en fait la femme ne maitrisait pas son espace intérieur, en était prisonnier et devait donc l’assumer,  bon gré mal gré tout comme les hommes se résignaient souvent à ne pas « ranger » leur espace extérieur. Là se joue cette  complémentarité dont tout le monde parle et que personne ne parvient à désigner. La complémentarité, c’est la possibilité pour la femme – pour toute femme- de corriger, de prolonger  l’œuvre masculine, de se greffer dessus ; Or, on l’a déjà signalé et regretté, les femmes prennent ce que les hommes disent pour terminal alors que  les hommes ne sont pas dans cette dimension de la finitude, de l’achèvement, d’où d’ailleurs leur sens de la cyclicité, laquelle balaie- et on prend à dessein une image de « ménage »- ce qui a pu s’accumuler. 
Il est vrai que les hommes ont un moi surdimensionné, qu’ils parlent volontiers à la première personne du pluriel  (le « nous », le « on ») mais c’est aussi parce qu’ils ont su, avec plus ou moins de bonheur, éveiller et activer leur pluralité intérieure  tout comme les femmes s’inscrivent dans une pluralité extérieure, au sens de l’appartenance de facto à un groupe dont le ciment est précisément la semence – au propre comme au figuré- de l’homme et en fait d’un homme en particulier qui essaime, qui rayonne. L’être de la femme est collectif, il est dans le partage, d’où cette importance de la parole incessante alors que l’être de l’homme est dans le silence de son monde intérieur, qui n’en est pas moins effervescent, ce qui ressort notamment dans la création musicale ou picturale, dans la pensée dialectique. Quelque part, reconnaissons-le, il y a opposition entre l’agitation extérieure des femmes et l’agitation intérieure des hommes et cela explique qu’ils ne puissent coexister aisément, sans que cela leur coûte d’accepter et de reconnaitre les valeurs de l’autre sexe.
Répétons-le, le début d’un nouveau cycle permet une (re) prise de conscience de cette complémentarité quand les femmes vont s’abreuver auprès des hommes du moins quand elles ont su faire le vide en elles,  donc le ménage pour accueillir  l’autre. Cela est plus facile pour les femmes jeunes.  Au fur et à mesure que le cycle se déroule, les femmes s’émancipent de leur pygmalion,  du fait qu’elles s’approprient pleinement ce qu’elles ont reçu et quelque part le dépassent, le débordent. C’est la phase d’ingratitude, d’euphorie,   où la femme déclare ne (plus) rien devoir à l’homme jusqu’au moment où un nouveau cycle exige un basculement mais cela ne se fait que si l’homme sait reprendre, reconquérir  le pouvoir,  rappeler sa centralité, et c’est la nouvelle conjonction qui le lui permet. La femme est un Sisyphe (cf Camus)  qui s’aperçoit périodiquement  de la précarité, de l’illusion, de l’aliénation de ses acquis, qu’elle n’est que locataire et non pas propriétaire et qu’elle doit rendre à César (l’homme) ce qui est à César.
 
 
 
JHB
17. 06.13

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Pour une éducation différenciée

Posté par nofim le 22 juin 2013

Pour une éducation différenciée des garçons et des filles
Par  Jacques  Halbronn
Dans un pays comme la France qui a fait beaucoup d’enfants, ces dernières décennies,  sans parler  de l’apport immigré,  il convient de se demander quelle est la qualité de l’éducation  et notamment sa prise en compte du sexe de l’enfant, outre le fait que les classes mixtes à l’école sont devenues la règle et que la majorité des enseignants sont des femmes, phénomène accentué du fait des divorces qui laissent la garde des enfants à la femme.  On sait que certaines facultés doivent être éveillées assez tôt. Encore faut-il savoir ce que l’on cherche à éveiller. Va-t-on vers un formatage standard  qui ne convient ni aux garçons ni aux filles ou qui  en reste à un socle commun, condamnant les uns et les autres  à une certaine médiocrité ? Il semble qu’actuellement l’on entretienne le flou, la langue de bois, les doubles injonctions (double bind). Est-ce que la société civile est en mesure de compenser les lacunes d’une éducation unisexe ?  On rejoint ici certaines réflexions de Jean-Jacques Rousseau (L’Emile)
Selon nous, il faut un temps pour séparer les sexes et un autre pour développer une certaine complémentarité entre eux, en connaissance de cause. Nous pensons que des écoles doivent se mettre en place autour de cette distinction sexuelle de façon à ce que les parents aient le choix. C’est d’ailleurs cette uniformité du modèle  éducatif qui fait problème avant toute chose. Il est certes heureux de dépasser certains clivages mais il en est qui sont fondamentaux et qui sont à respecter. La dualité reste en tout état de cause le seuil à ne pas dépasser en matière d’abolition des différences.
Un des processus les plus marquants qui contribuent à former l’identité d’une personne  est la ressemblance.  L’enfant  repère ceux qui lui ressemblent le plus car instinctivement il sait qu’il doit les  prendre  pour modèle. C’est dire que la dimension visuelle est déterminante. Dire à un enfant que les hommes et les femmes ont les mêmes facultés, c’est l’abrutir, c’est lui faire renoncer à comprendre le monde par ses propres moyens, ses propres sens et notamment la vue. Même l’apprentissage de la langue peut être  mal conduit  s’il  amène l’élevé à  renoncer à comprendre par lui-même, sans le truchement permanent de l’enseignant.  L’enfant doit pouvoir s’orienter par ses propres moyens et cela  vaut tant au niveau purement physique qu’à celui de l’habillement, du comportement.
Cela dit, les garçons et les filles ne vivent pas les choses de la même façon. En effet, les filles, selon nous, ont surtout à maitriser le monde extérieur, à s’assurer que tout est bien rangé. Il est facile de surveiller leurs progrès en la matière. En revanche, les garçons ne peuvent se contenter de répéter, de reproduire, de recopier  à l’identique un certain modèle. Et c’est bien là que le bât blesse.
Les garçons doivent être très tôt encouragés à la créativité, ce qui pose deux problèmes pour les éducateurs : 
- cette créativité exige l’activation de fonctions « internes », donc invisibles, ce qui rend difficile  l’aide qu’autrui peut apporter à l’enfant.
- cette créativité  n’est pas censée, par définition,  correspondre à quelque chose de préexistant, ce qui aurait permis d’évaluer le travail accompli au regard d’une norme établie.
Si l’on prend l’histoire des sciences, par exemple,  le chercheur authentique n’est pas censé dupliquer ce que d’autres chercheurs ont accompli avant lui. Il y a là une sorte de paradoxe : je dois être l’autre en devenant moi-même, c’est-à-dire en renouvelant le sujet et l’objet. Le jeune garçon devra donc trouver ses marques en construisant un lien avec lui-même  plus encore qu’avec autrui.  On appréciera son travail non pas du fait que celui-ci est conforme mais de par sa qualité intrinsèque, ce qui exige de la part de l’éducateur une qualité de jugement autre qu’un seul constat de conformité. On voit donc que la compétence de l’éducateur est en jeu.
En ce qui concerne la formation des filles,  les objectifs seront sensiblement différents. Le mot complémentarité sera mis en avant. Elles sont celles qui conduisent les choses à leur terme, à une certaine perfection. Logique terminale chez les filles, élan  initial chez les garçons.  Les filles perfectionnent ce qu’elles reçoivent en dépôt. C’est là leur valeur ajoutée. Quelque part, la démarche féminine est malthusienne. On fait au mieux avec ce qui « reste », ce qui est donné. On pense à des cours de cuisine où l’on apprend à se servir de toutes sortes d’ingrédients venant corriger le produit de départ aussi  médiocre soit-il. Mais avant tout, il faut suivre le livre de recettes pour que le « plat » soit conforme l’attente standard.  Un couscous, c’est un couscous, un cassoulet, c’est un cassoulet et ainsi de suite. L’élève devient ainsi fiable, responsable, prévisible. Or,  le garçon, lui, doit être imprévisible. Un grand artiste, un grand chercheur se doivent d’être imprévisibles mais surtout d’inspirer des gens moins doués qu’eux. Ce qui compte, chez les garçons, c’est l’idée nouvelle qui changera la donne.  Dès que l’idée est exprimée, la direction donnée,  elle peut être reprise par d’autres sous des formes diverses, passage de l’un au multiple. Elle donne naissance ainsi à un nouveau groupe de gens- et notamment de femmes-  ayant le même référent. Elle en est le ferment.
Nous dirons donc que les filles doivent comprendre qu’un seul garçon peut suffire pour animer tout un groupe de filles. On ne doit pas fonctionner sur une base un garçon pour une fille, ce serait partir sur une mauvaise base d’où le caractère très discutable des classes mixtes et plus ou moins paritaires. L’illusion égalitaire tient au fait que l’on n’utilise pas les bons instruments de mesure.
Par ailleurs, il faut impérativement éviter que les filles prennent la mauvaise habitude de vouloir des produits achevés puisque précisément leur rôle est de compléter ce qu’on leur apporte. Trop de filles développent un comportement de consommateur.  Il y a un juste milieu à trouver entre être créateur et être consommateur, c’est d’être un bon collaborateur.  Il est tout à fait normal que le collaborateur puisse produire quelque chose de plus accompli que le travail  qui lui est soumis mais il ne devra pas oublier que le créateur  fournit un grand nombre de personnes et que chacune d’entre elles aboutira à quelque chose de différent, à partir d’une matrice commune fournie par le créateur. Ce dernier ne doit pas accorder une attention exclusive à l’un de ses collaborateurs, il doit essaimer, polliniser.  On aura compris que dans les deux cas, ce ne sont pas les mêmes valeurs qui sont en jeu. Il importe que chaque sexe respecte l’autre.
Notre modèle éducatif  ne prétend pas être universel.  Il constitue une alternative et il est important que l’on n’impose pas en France un modèle unique. C’est par la pluralité des modèles que l’on pourra en apprécier l’impact
 
 
 
 
JHB
15.06.15

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Une astrologie qui se trahit‏

Posté par nofim le 12 juin 2013

Portrait d’une astrologie désaxée
Par  Jacques Halbronn
 
Quand on ne sait pas ce que l’on est,  on se laisse entrainer par autrui.  C’est ce qui, nous semble-t-il, se produit pour l’astrologie. Elle ne cesse d’attendre la lumière d’ailleurs.  Là où d’aucuns voient une richesse, nous percevons un profond désarroi. (cf. notre étude concernant  Astrologie et Culture sur Face Book-Aldébaran).  On bascule ainsi d’un certain vide, d’une vacuité ontologiques à une pléthore d’annexions.
Si l’on demande ce qu’étudie l’astrologie,  la plupart des astrologues répondent que  l’astrologie a pour tâche d’expliquer ce qui se passe dans le monde. Une telle réponse semble aller de soi.  En réalité,  elle trahit un certain désaxement de l’Astrologie. L’astrologie doit savoir ce qu’elle est, ce qui la concerne au lieu d’être une touche à tout. Or, on nous présente l’astrologie comme  capable de refléter les atmosphères, les enjeux les plus divers.  On a l’impression qu’il n’est pas d’objet d’étude qui lui soit étranger. Là encore, un tel discours nous semble malsain et trahir  un  état d’égarement sinon de délabrement.
L’astrologie doit jouer carte sur tables. Or, les astrologues  préfèrent ne pas préciser de quoi  il s’agit avec l’astrologie, ce qui leur permet, croient-ils, de ne pas être pris en défaut.  Ne pas dire ce que l’on fait évite que l’on vous reproche de ne pas l’avoir fait. Les astrologues sont sur la défensive et cela mène à une impasse, à une fuite en avant.
C’est à nous astrologues de mettre en avant le meilleur produit astrologique. Pour ce faire, il faut renoncer aux expédients qui faussent le jeu de la concurrence en recourant à des ajouts de données externes venant au secours d’une astrologie exsangue qui ne sait plus où donner de la tête, la solution ne consistant pas à ce que l’astrologie aille se réfugier dans les jupes des savoirs environnants. Il revient à l’astrologie de constituer  sa propre trame en se situant non pas à l’arrière garde mais à l’avant-garde de la recherche en sciences sociales. Celui qui est installé à l’arrière garde essaie simplement d’être dans la tonalité dominante, dans le consensus alors que celui qui se place à l’avant-garde  est un pionnier capable de proposer de nouveaux discours, des propos inédits.  L’astrologie, selon nous, doit aller de l’avant dans rapport innovant au monde. Les gens qui n’ont pas fait d’études supérieures  ont un complexe d’infériorité qui se manifeste par une volonté de se soumettre aux autres, d’obtenir leur agrément et non d’entrainer autrui dans de nouvelles perspectives. Le suivisme de l’astrologie actuelle est caractérisé par cette volonté de montrer qu’elle ne dit pas autre chose sur le monde que ce que déclarent les « bienpensants », ce qui est intellectuellement correct. 
On entend les astrologues nous dire que l’astrologie arrive aux mêmes résultats mais par des moyens différents, ce qui n’est pas sans nous faire songer  à certains discours égalitaires  du genre « oui on est différent mais on peut faire aussi bien ». Or, une telle stratégie doit être réfutée. En fait, si l’astrologie est différente, elle doit porter un regard différent sur le monde, faire entendre sa voix au lieu de soutenir  que ce qu’elle exprime recoupe ce que l’on sait déjà, que l’on arrive en se servant des astres aux mêmes résultats qu’avec des moyens plus conventionnels. Nous pensons que toute différence objective qui n’est pas pleinement assumée conduit à l’exclusion voire à l’extermination. L’astrologie actuelle est à l’image de la femme : elle se cherche mais elle s’y prend mal et adopte une attitude mimétique qui nuit à sa cause. C’est pourquoi nous pensons que les femmes ne sont pas les mieux placées pour guider l’astrologie.
Instinctivement, les hommes savent qu’il faut présenter un « fer de lance » (ce qui a nécessairement une connotation phallique), qui trace son sillon. Leur ADN est en quête d’un vecteur unique et d’un seul tenant. C’est pourquoi le modèle astrologique actuel, de par sa pluralité même,  révulse les hommes et les fait fuir comme on peut l’observer dans les milieux astrologiques. D’ailleurs, ceux qui ne partent pas au grand galop ou qui n’adoptent pas, comme nous, une approche  « critique » ont un mental  que l’on peut qualifier de féminin et qui tend à  valider ce qui a déjà été manifesté ailleurs. C’est cet « ailleurs » que l’astrologie actuelle met sur un piédestal. C’est le geai qui se pare des plumes du paon, qui veut être admis  comme pouvant faire ce que font les autres au lieu de se faire respecter par son apport spécifique. Un savoir  réellement « masculin » doit puiser dans ses forces propres au lieu d’avoir en ligne de mire  une certaine histoire scolaire de la littérature pour s’en imprégner.
La révolution copernicienne que nous entendons  signaler consiste à chercher l’énergie astrologique en elle-même et non à emprunter des  apports en externe, sous la forme de « révélations » liées à la découverte de nouvelles planètes comme si l’astrologie était en manque, « incomplète ». Si l’astrologie est incomplète, ce n’est pas tant au regard d’une modernité qui exigerait d’elle de disposer de nouveaux outils mais à cause d’une modernité qui a conduit certains astrologues, croyant bien faire,  à délester l’astrologie de sa dimension stellaire. Nous pensons que la devise de l’astrologie devrait être celle du Livre de l’Ecclésiaste : « rien de nouveau sous le soleil », ce qui fait que l’astrologue  n’a pas tant à montrer que l’astrologie rend compte de l’évolution du monde mais bien plutôt à  affirmer que  le monde reste fondamentalement le même du fait précisément de l’astrologie.
Qu’est-ce à dire ? Nous pensons que l’astrologie sert de régulateur, elle protégé l’Humanité  par rapport aux bouleversements. C’est donc un grave contresens de demander à  l’astrologie d’en rendre compte comme c’est trop souvent le cas. L’astrologie a vocation, tout au contraire, à assurer une continuité par-delà tout processus évolutif. La seule évolution dont il faut tenir compte, c’est celle qui menacerait l’intégrité de l’astrologie, du fait justement de certaines additions ou soustractions. Autrement dit,  l’astrologie instaure un ordre du monde en dialectique avec le désordre cosmique comme par rapport au désordre « historique ». En ce sens, l’Astrologie se rapproche de la « Nouvelle Histoire », à la Braudel, à savoir une relativisation de tout ce qui serait d’ordre anecdotique, ponctuel, « événementiel », conjoncturel. C’est pourquoi nous éprouvons de la suspicion pour toute astrologie qui se voudrait  trop précise dans son appréhension du monde car la précision bascule très vite vers l’intérêt pour le particularisme et l’idiosyncrasie – ce qui est le fonds de commerce de tant d’astrologues qui prétendent saisir la spécificité des choses. En ce sens, on peut dire que la plupart des astrologues trahissent la cause de l’astrologie et sont le Cheval de Troie de l’anti-astrologie, les ennemis de l’intérieur. L’astrologie doit partir du désordre pour remonter vers l’ordre et non l’inverse. Or, les outils astrologiques semblent actuellement conçus pour cloisonner les gens et les temps plutôt que pour les rapprocher. Le cas extréme pourrait être le cas des jumeaux « cosmiques » qui conduit les astrologues à repérer dans des thèmes quasiment identiques – il y a toujours un léger décalage dans le temps et dans l’espace-  les facteurs qui expliqueront les différences, ce qui montre bien que les astrologues continuent à  entretenir une  vision exhaustive du vécu des gens, ce qui va à l’encontre du message de l’Astrologie, qui vise à  unifier la conscience humaine et non pas à la morceler…Ce qui nous ramène au mythe biblique de la Tour  de Babel.  L’Humanité est forte quand elle parle d’une seule voix et elle s’affaiblit quand les gens ne peuvent plus communiquer entre eux, ne perçoivent plus ce qui les rassemble (c’est-à-dire les fait semblables), c’est-à-dire quand la conscience de la matrice est  brouillée par la dispersion des existences.
 
 
JHB
08/ 06/13

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Les femmes dupées

Posté par nofim le 12 juin 2013

Le piège des couples homme-homme et l’exclusion des femmes.
Par  Jacques  Halbronn
 
Le monde n’est pas d’une lisibilité parfaite. Cela se saurait.  Tous les hommes, loin de là, ne correspondent pas à la description que nous en avons donné dans divers articles.  Nous avons d’ailleurs déclaré à plusieurs reprises que les hommes étaient trop nombreux et que nous considérions qu’ils devaient constituer une minorité. L’équilibre ne se situe pas ici dans une égalité en nombre mais dans une inégalité. Il n’y a qu’un soleil pour une dizaine de planètes. Cette inégalité souhaitable exclut évidemment  de se plier à un quelconque vote majoritaire. La majorité peut cependant élire des représentants d’une minorité invitée à dominer à condition qu’elle n’élise pas en son sein, ce qui implique évidemment des réformes constitutionnelles importantes ;.
Il reste que dans l’état actuel des choses, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. Bien des hommes prennent de ce fait la place de femmes mais bien des femmes s’imaginent qu’en remplaçant ces « laissés pour compte », elles démontrent qu’elles sont les égales des hommes, en oubliant de préciser que ce sont des hommes de bas de gamme.
De facto, nous vivons dans un monde homosexuel sur le plan des relations de travail,  nombre d’hommes  demandant à d’autres hommes  de jouer le rôle imparti aux femmes en tant que collaborateurs. Le phénomène est d’autant plus remarquable que nombre  de femmes refusent ce statut subalterne que somme toute nombre d’hommes acceptent par rapport à d’autres hommes.  Mais cette situation ne nous semble pas saine et les femmes devraient pouvoir tenir leur place auprès des hommes, à leurs côtés, non pas forcément d’ailleurs sur une base monogamique.
Qui va à la chasse perd sa place. Les femmes en quittant la proie pour l’ombre n’ont-elles pas laissé s’instaurer une situation hommes/hommes au lieu de hommes/femmes au niveau de la hiérarchie socioprofessionnelle qui se prolonge dans les revendications de couple homme/homme qui ont donné ce que l’on sait avec des réactions d’arrière- garde alors que le « mal » est fait. Tout cela vient  précisément de la trop grande démographie masculine qui conduit à se passer des femmes, les hommes ayant les moyens d’occuper à eux seuls tout l’espace social, reléguant les femmes à terme, à un statut purement biologique- le « ventre » qui peut éventuellement se louer-  dans le style « Matrix ».
L’idéologie égalitaire prônée par les féministes ne conduit pas les femmes à devenir des hommes au plus haut niveau mais bien plutôt conduit les hommes à  occuper le niveau subalterne qu’ils partagent avec les femmes. Ce qui  tourne au marché de dupes, les femmes s’étant trompées de cibles et n’ayant pas compris qu’elles n’étaient  en mesure de copier que les hommes d’en bas mais  certainement pas les hommes d’en bas.
Nous percevons ainsi chez les femmes un sentiment d’exaspération dans la combinaison  hommes –hommes qui tourne au scénario catastrophe.  Pourtant les indices ne manquent pas laissant présager un tel cas de figure : on pense à la vie dans les prisons d’hommes, ou au théâtre du XVIe siècle où les rôles de femmes devaient  impérativement être joués par des hommes.
Situation extrêmement ambiguë : les femmes peuvent en vouloir à ces hommes d’en bas qui prennent leur place mais en même temps, les femmes actuelles ne veulent plus occuper de statut  subalterne. Mais elles en veulent tout autant aux hommes d’en haut parce qu’ils mettent la barre trop haut pour elles, ce qui douche leurs ambitions car elles ne tiennent pas la comparaison. Certes, ces hommes d’en haut sont minoritaires mais nous avons développé un modèle montrant que toute véritable dualité implique un pôle minoritaire dominant et un pôle majoritaire subalterne.  Le problème, c’est que le système électoral actuel s’avère totalement inadéquat pour gérer cette dialectique puisqu’il place la minorité sous le joug de la majorité, du fait même que son principe est de donner toujours raison à la majorité. Or, du fait même d’une certaine égalité démographique hommes-femmes, cet atout ne marche pas non plus en faveur des femmes. On pense à ce qui se passe dans un conseil d’administration : les hommes gardent  grosso modo  50% des voix et ont les mains libres et les femmes restent le bec dans l’eau puisque l’on peut se passer d’elles, quitte à importer des enfants, d’où l’importance du débat sur l’adoption par des couples homme/homme…
Les chiffres sont incontournables : il y a trop d’hommes et  donc le surplus d’hommes  est en concurrence, au bas de l’échelle, avec les femmes. La seule solution serait de pratiquer une politique de préférence natale  pour les filles, ce qui va à l’encontre de pratiques comme en Chine favorisant la naissance de garçons. Il semble qu’un tel programme arriverait trop tard et il semble donc que l’on soit passé à un nouveau  système  homme/homme, dès lors qu’une partie des hommes est disposée à se comporter en position subalterne par rapport à une élite masculine,  situation de toute façon  confortée dans sa faisabilité par l’apport toujours grandissant de la technologie. La période actuelle nous apparait donc comme décisive dès lors qu’elle met en place à terme un monde sans femmes et dans ce cas  le choix des garçons plutôt que des filles aurait été prémonitoire et constitutif d’une nouvelle civilisation. La seule issue, en tout état de cause, pour les femmes, si elles veulent avoir encore un  espoir de se sortir de ce mauvais pas, c’est de reconnaitre le plus clairement possible qu’elles abandonnent toute idée d’accéder au niveau des hommes d’en haut, ce qui serait un signe apprécié de lucidité et correspondrait selon nous à un refus d’être manipulées par des penseurs instrumentalisant les femmes en tant que marqueurs de progrès, dès lors qu’on leur accorderait  les mêmes droits, situation parallèle à celle que nous avons décrite en ce qui concerne les courants chrétiens sionistes, instrumentalisant les Juifs.(cf notre étude à ce sujet)
 
 
 
 
 
JHB
06.06.13

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Rire et siffler‏

Posté par nofim le 2 juin 2013

Sociologie du sifflement et du rire.
Par  Jacques Halbronn
 
Henri Bergson a écrit sur le rire. Il aurait pu s’intéresser au sifflement. Les deux expressions ont en commun de correspondre à des sons buccaux sans passer par le langage proprement dit. Tous deux font l’objet d’interdictions : on ne rit pas, on ne siffle pas. On les considère volontiers comme des formes subversives, impertinentes, des sonorités interdites.
Peu importe ce qu’on siffle : il n’est retenu que le fait de siffler.  Et il y a comme un tabou  du sifflement. On peut siffler mais doit-on le faire ?  Il y a néanmoins une liberté de siffler dans la rue à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Mais inversement, la grande musique s’intéresse-t-elle au sifflement ? A-t-on composé pour le sifflement ? Y a-t-il comme une prohibition à son encontre ?  On a le droit de jouer du violon mais pas de siffler dans une église.  Il y aurait dans cet acte de siffler comme une obscénité à l’instar de celui qui mangerait avec ses mains sans se servir de couverts. Serait-ce la trace d’un monde révolu, disparu ? Désormais, les hommes devraient se servir d’instruments pour se faire entendre. Donc le rire et le sifflement  sont des actes déplacés, tout juste tolérés. La parole liée au langage est serve. Pas le sifflement ni le rire.
Quelque part, celui qui siffle ou qui rit revendique un ancien droit, un privilège, un pouvoir. On le laisse faire, avec  une certaine crainte sans oser l’en empêcher.   Toutefois, dans le monde arabo-musulman,  il est aussi mal vu de siffler que pour une femme de ne pas porter le voile. C’est indécent et les musulmans, à Paris, sont incommodés par le sifflement au point souvent d’intervenir quand on siffle devant eux. C’est même la seule chose qu’ils se permettent de faire à l’encontre de ceux qui ne partagent pas la même confession.  C’est plus fort qu’eux.
Il parait que l’on ne doit pas siffler dans les églises, que c’est un manque de respect ; Pourtant le sifflement n’est-il pas la musique des humbles, de ceux qui ne possèdent plus que leur corps, de l’étranger qui ne connait même pas la langue qui se parle autour de lui ?  Quoi de plus approprié, au contraire, que de siffler dans une église, de  communier par le sifflement ?
Certes, il faut apprendre à siffler comme l’on apprend à parler. Cela doit se pratiquer d’assez bonne heure. Et il ne s’agit pas seulement de reproduire un « air » mais d’improviser, de se laisser  posséder par le souffle intérieur, donc par l’esprit (en hébreu, souffle, rouach, voir nos compositions sur le blog  musimprovision)
On rit malgré soi- on n’a pas pu s’en empêcher. On peut produire un sifflement admiratif (comme au Vénezuela, le piropo  à l’intention des jolies femmes). Le rire et le sifflement s’adressent  à autrui, à la cantonade. Ils sont contagieux. Le rire appelle le rire, le sifflement le sifflement.
Il semble que l’on puisse communiquer avec les animaux par le sifflement ; On siffle son chien. L’homme qui siffle se fait oiseau. Certains  singes rient. Il y aurait une forme de régression à rire ou à siffler, en sortant des rails du langage
Face à l’invasion technologique,  rire et siffler ont quelque chose d’écologique. Ils affirment le refus de la machine, du carcan  langage. Il y a une sorte de gratuité, de liberté à rire et à siffler et les sociétés répressives les prohibent. On dit que l’on appelle le diable quand on siffle ; Mais rire est le propre de l’homme (Rabelais).  Le  sifflement  pourrait devenir le signe de ralliement de ceux qui refusent le joug des objets fabriqués, c’est la marque des affranchis.

JHB

31.05.13

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La vaisselle intérieure

Posté par nofim le 26 mai 2013

Les femmes et la difficile lessive intérieure
Par  Jacques  Halbronn
 
Il est remarquable de devoir noter à quel point les femmes sont vigilantes quant à la propreté extérieure et beaucoup moins au regard de la propreté intérieure et vice versa. C’est certainement là une pomme de discorde dans la « guerre des sexes ». On peut penser que les séances de psychothérapie contribuent à un certain « nettoyage ». du monde intérieur.
Mais l’on peut aussi  remarquer à quel point les femmes ont du mal à se maîtriser.  On ne cesse de nous parler de choses dont on a « envie » ou « pas envie » comme si ces envies ou non envies étaient incompressibles. Mais est ce que celui qui a des problèmes avec ses « envies » est prêt à reconnaitre qu’il ne parvient  à faire le ménage en lui-même ? Il semble que l’on n’en soit plus là et que la saleté intérieure soit devenue légitime. On a fait, une fois de plus, de nécessité vertu.
En fait, c’est avant tout un problème énergétique. De même, ne pas se laver extérieurement peut venir d’une absence d’équipement approprié. Est-il, au demeurant, plus facile de procéder à une vaisselle, à une lessive extérieures qu’intérieures ? On aura compris que l’outillage n’est pas du tout le même dans les deux cas de figure. Dans le cas interne, c’est un outillage interne qui s’impose et dans le cas externe, un outillage externe et dans le premier cas, la machine n’a pas droit de cité pas plus que la main qui en est le vecteur le plus courant.
De même qu’il faut dépenser de l’énergie pour récurer, pour nettoyer des objets, des corps, il en faut pour  laver  l’intérieur de notre psychisme. Ne pas faire quelque chose peut prendre beaucoup plus d’énergie que de la faire. La tentation est souvent plus dans le faire que dans le non faire. Celui ou celle qui ne peuvent oublier, pardonner reconnaissent par-là la difficulté à procéder au nettoyage interne. C’est plus fort qu’eux. Ils n’y arrivent pas. Et comme on l’a souvent signalé,  ce qui au départ est un pis-aller auquel on tend à se résigner va devenir une valeur.  Et pourquoi faudrait-il oublier, pardonner, après tout ? demande-t-on. C’est trop facile.  Parallèlement, on peut imaginer des gens déclarer qu’ils n’ont pas à se laver, que c’est très bien ainsi.  Qu’est ce qui est pire ?
Le problème, c’est que la saleté extérieure peut s’enlever en très peu  de temps avec du savon, du détergeant, du désinfectant. Mais quid de la saleté intérieure ? Je peux nettoyer quelqu’un  extérieurement sans qu’il donne son accord ou en tout cas sans qu’il y participe activement. Or, le nettoyage interne est une toute autre affaire même si l’on peut  déjà commencer par réguler le mode d’alimentation et le mode d’expression langagière, autant d’activités qui passent par la bouche (cf. nos textes sur ce sujet, sous le titre de « stomatologie » (stoma, en grec, la bouche), sur le site grande-conjonction.org). Il faut faire intervenir ce que nous avons appelé le « toucher intérieur » qui permet de frotter, de gommer,  de faire disparaitre les « taches », les souillures.
Or, on aura remarqué à quel point les femmes se plaignent d’être hantées par des souvenirs qui se sont comme incrustés dans leur mental  et dont elles ne parviennent pas à faire le deuil. C’est d’ailleurs la somme, l’accumulation de toutes ces données qui constituent en quelque sorte leur « être » comme si l’abandon de ces « marques » jugées peu ou prou indélébiles, les conduirait au vide.  Ces souvenirs joueraient le rôle de lest.
Cette difficulté à  se nettoyer intérieurement  pourrait signifier, selon nous, que les femmes sont plus à leur aise avec le monde extérieur et restent assez étrangères à  leur monde intérieur. Ce propos peut sembler paradoxal : mais l’on sait que l’on est victime de ce que l’on ne maîtrise pas. C’est parce que leur monde intérieur leur est étranger qu’il pèse si fortement sur elles et vice versa : plus je suis en prise sur mon monde intérieur et moins je dépends de lui. On  dit souvent que les hommes ne souffrent pas tant que cela. Cela tient au fait qu’ils savent mieux que les femmes neutraliser les éléments intrusifs dans leur esprit. Ils savent mieux les filtrer et les exfiltrer. Un homme qui a beaucoup de mal à oublier une injure, un tort, révélé ainsi un manque de contrôle et l’on peut penser que les homosexuels hommes  ont plus de mal que les autres à ne pas se laisser envahir par des pensées parasitaires, par des envies. Avant donc de conclure que les hommes et les femmes sont interchangeables quant à leur activité socioprofessionnelle, il serait bon d’avoir des idées un peu plus structurées sur ce qui les distingue et sur ce que cela implique.  C’est ainsi que nous pensons que notre cerveau a mieux à faire que de ressasser des souvenirs et qu’on l’épuise ce faisant, ce qui se fait aux dépens d’une véritable réflexion sur le monde et peut être qualifié de gaspillage d’énergie psychique et nerveuse.
JHB
23. 05.13

Publié dans POLITIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

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