jacques Halbronn La mention d’Israel dans les livres de prières hébraiques

Posté par nofim le 19 décembre 2021

jacques Halbronn  La  mention d’Israel  dans les livres de prières hébraiques 

 

 

Nous poursuivons notre enquete sur la présence du mot « Israel » dans le corpus biblique (Ancien et Nouveau Testaments réunis) par une étude de telles occurences dans les livres de prières hébraique, compte tenu du fait que ceux-ci notamment reprennent un certain nombre de psaumes. Nous nous servirons ci du « Siddour Yedid Nefesh » de l’AJTM (Association pour un judaisme traditionnel  et moderne)  « Prières pour le shabbat (2009) de mouvance « libérale ».

 

 

  Quelques observations  sur notre corpus : il est clair que le Juif  fidéle des services du Shabbat ne peut que s’identifier à la référence à Israel et notamment sur la base du Livre de l’Exode, à l’honneur, lors de la fête de Pessah (Pâques) Par ailleurs, le temps du Shabbat est très particulier car ce commandement concerne avant tous les serviteurs auquels il accorde un repos, revendication sociale qui se retrouvera sous le Front populaire de Léon Blum. Quelque part, le Shabbat est en effet fait pour les « Israélites », placés au service des Juifs lesquels ne sont pas exemptés du travail, ce qui renvoie aux Saturnales. Quand la bonne est de sortie, la patronne la remplace. Autrement dit, tout le service du Shabbat est conçu pour les Israelites, à commencer par le « Ecoute Israel » qui en est donné le moment central. On trouve en un seul endroit un passage qui met en vis à vis les deux « maisons » C’est la reprise du psaume 114 :

Psaume 114 « Quand Israel sortit d’Egypte, quand la maison de Jacob s ‘éloigna d’un peuple barbare, Juda devint son sanctuaire (Leqodsho), Israel fut son gouvernement (mimishlotav) ». Dans notre étude sur les psaumes, il est apparu que les Israelites avaient été placés sous la tutelle de la maison de Judah qui en devenait le pasteur, le gardien.

Nous  dirons que chaque fois que l’on a affaire à un texte, la question est de savoir à qui il s’adresse, pour qui il a été conçu. Cet ensemble, en grande partie, ne concerne pas les Juifs mais leur serviteurs auxquels le Shabbat est dédié pour mettre du  baume sur leur état subalterne.

 

 

 

 

Office du vendredi  soir

Barekhou et bénédictions  avant le Shema

« Tu aimes ton peuple Israel d’un amour éternel -(…) Ton amour envsers ton peuple Israel. 

En fait, l’hébreu du texte donne  Beyt Israel, la maison d’Israel dans le premier cas,  et « Amo Israel », son peuple Israel dans le second

 

Shema Israel Ecoute Israel,  l’Etren est notre Dieu, l’Eterne ( est Un  Ce texte est composé de passages du Pentateuque. Nombres 15  (A Moïse) : Parle aux enfants (fils) d’Israel

 

Emeth:  Et nous Israel sommes son Peuple (…)Celui qui a fait sortir son peuple Israel d’Egypte (référence au Livre de l’Exode)

Veshamrou:  Ce sera entre moi et les enfants d’Israel le signe d’une alliance éternelle.(Exode    31)

 

Amida    Accueille favorablement ton peuple Israel (.. qu’il t’agrée de bénir ton peuple Israel

 

Kaddish finale

Hâte la venue du Messie pour Israel (..) son peuple Israel

 Yom zé leYsisrael

Kiddoudh C’est Israel que tu as sanctifié  et à qui tu as donné avec amour  le jour saint du Shabbat

Prends en pitié, notre Dieu,  Israel ton peuple

 » Eternel  notre Dieu (…) le saint de Jacob, le guide d’Israel »

Office du samedi matin

Elohaï neshama   Sois loué  !eterne qui combles ton peuple Israel de grâce (…) Préserve  moi de l’agressivité (..) d’un plaideur difficile  que cette personne soit ou non un enfant d’Israel

Nous sommes le peuple de Jacob, ton fils, ton aîné (…) tu l’as nommé Israel et Yeshouroun

Ecoute Israel, l’Eterne est notre Dieu. Louez l’Eternel, le Dieu d’Israel

El Adone. « Seigneur (…)  qui as accordé à son peuple Israel le repos du jour sanctifié, le Shabbat

Shema Israel   Nombres:  15 A Moise « Parle aux enfants d’Israel »

 Emeth   Rocher de Jacob;  Rocher d’Israel

 Exode  XXXI  Les enfants d’Israel observeront le Shabbat (…) C’est à Isreel seul  que tu l’as donné (le Shabbat) C’est la descendance de Jacob que tu as choisie pour cela (…)Que tout Israel sanctifie ton nom en se reposant le Saint Shabbat

Accueille favorablement ton peuple Israel (…) maintiens ta présence sur Sion*

« Le souvenir de ton serviteur David (…) de ton peuple Israel

Shabbat de Hanouka:  La Grèce s’éleva contre ton peuple Israel

 Pendantt les dix jours de repentir  «   « Puissions nous et toute la maison d’Israel être inscrits dans le Livre de la Vie

 Psaume 114 quand Israel sortit d’Egypte, quand la maison de Jacob s ‘éloigna d’un peuple barbare, Juda devint son sanctuaire (Leqodsho), Israel fut son gouvernement (mimishlotav)

Psaume  115Israel, aies confiance en l’Eternel. (..) Maison d’Aaron, aies confiance (..) Le Seigneur bénit la maion d’Israel, la maison d’Aaron

Psaume  118  Sa mansuétude est éternelle. Qu’Israel le proclame!  Que la maison d’Aaron le proclame!

Kaddish Tiktabbal  Hate la venue du Messie, pour Israel (…) Que les prières de tout Israel soient excaucées (…) La paix sur nous , sur Israel

Sortie de la Torah  Loué soit celui qui a donné la Torah à Son peuple Israel

Présentation de la Torah  Voici la Torah que Moise  a placé devant les enfants d’Israell

Bénédiction pour les personnes appelées à la Torah.   Que l’Eternel le bénisse  (..) et tous ses frères d’Israel

Rentrée de la Torah  Il maintient la force de son peuple, l’honneur pour tous ses fidéles, pour les enfants d’Israel, peuple qui lui est cher »

Kaddish  final  Hate la venue du Messie, pour Israel

Kiddoush du samedi matin   Les enfants d’Israel observeront le Shabbat  (Exode XXXI) 

 

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jacques Halbronn Le Shabbat, le Shéma Israel au prisme de la Nouvelle Alliance.

Posté par nofim le 7 décembre 2021

jacques  Halbronn    Le Shabbat, le Shéma Israel  au prisme de la Nouvelle Alliance.

 

 

 

 

La thèse  que nous exposons ici vise à rechercher les traces de ce que Jérémie (XXXI, 31) appelle « Nouvelle Alliance », ce qui sera repris dans l’Epitre aux Hébreux (Nouveau Testament). Au chapitre II du Livre de la Genése, on trouve un appendice au récit de la Création du chapitre I. Il y est question d’un septiéme jour qui sera associé au Shabbat, septième jour de la semaine. Quant à l’Ecoute Israel, on  y retrouve l’idée de lois inscrites dans le coeur (Lev), comme dans le passage du livre du prophéte Jérémie.  Cela s’oppose aux tables de la Loi gravées dans la pierre, au Mont SinaÏ et délivrées par Moise (Livre de l’Exode).. 

 

Dans le  Ecoute Israel;

Que les commandements que je te prescris aujourd’hui
soient gravés dans ton cœur
Vehayou hadevarim ha’èlè
acher Anokhi metsavekha hayom al levavekha
וְהָיוּ הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה,
אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם–עַל-לְבָבֶךָ ּ

 

 

    Le texte de Jérémie  ci dessous concerne la « maison d’Israel »   

לב כִּי זֹאת הַבְּרִית אֲשֶׁר אֶכְרֹת אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵי הַיָּמִים הָהֵם, נְאֻם-יְהוָה, נָתַתִּי אֶת-תּוֹרָתִי בְּקִרְבָּם, וְעַל-לִבָּם אֶכְתְּבֶנָּה; וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים, וְהֵמָּה יִהְיוּ-לִי לְעָם.  32 Mais voici quelle alliance je conclurai avec la maison d’Israël, au terme de cette époque, dit l’Eternel: Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leur coeur que je l’inscrirai; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.

           

 

 

Or,  selon nous,  le texte figurant chez Jérémie serait probablement une  reprise d’une occurrence bien plus ancienne., ce qui est courant dans la lifférature du prophétisme (cf  notre  Texte prophétique en France, formation et fortune, 1999). Le futur y est volontiers repoussé afin de maintenir, d’entretenir une certaine tension.  Pour nous, la Maison de Judée reléve de l’Ancienne Alliance tandis que celle d’Israel est tributaire de la Nouvelle Alliance. Mais il faut comprendre que la Nouvelle Alliance est présentée dans Jérémie XXXI  comme une sanction visant à punir la désobéissance de la dite Maison d’Israel. Or, les Chrétiens ont tendance à présenter la Nouvelle Alliance comme un « progrès » comme si le fait d’être emprisonné psychiquement était une récompense, présentant l’Ancienne Alliance comme « obsoléte ». 

 

Voyons, à présent, ce texte du Livre d’Ezéchiel. Ch. XXXVI. On  note qu’Ezéchiel tout comme Jérémie s’adresse à la « maison d’Israël » si bien que tant le Pentateuque que les Prophétes se référent constamment à la dite maison! Les versets 26 et 27  retiennent toute notre attention. On y trouve la référence au « coeur » (Lev) avec  une contrainte imparable à suivre les préceptes, non plus comme dans l’Ancienne alliance, en se fiant à votre « bonne volonté » mais en vous programmant en conséquence:

 

 

 

כב לָכֵן אֱמֹר לְבֵית-יִשְׂרָאֵל, כֹּה אָמַר אֲדֹנָי יְהוִה, לֹא לְמַעַנְכֶם אֲנִי עֹשֶׂה, בֵּית יִשְׂרָאֵל:  כִּי אִם-לְשֵׁם-קָדְשִׁי אֲשֶׁר חִלַּלְתֶּם, בַּגּוֹיִם אֲשֶׁר-בָּאתֶם שָׁם.  22 Aussi, dis à la maison d’Israël: Ainsi parle le Seigneur Dieu: Ce n’est pas à cause de vous que j’agis, maison d’Israël, mais bien pour mon saint nom, que vous avez déconsidéré parmi les nations où vous êtes venus.
כג וְקִדַּשְׁתִּי אֶת-שְׁמִי הַגָּדוֹל, הַמְחֻלָּל בַּגּוֹיִם, אֲשֶׁר חִלַּלְתֶּם, בְּתוֹכָם; וְיָדְעוּ הַגּוֹיִם כִּי-אֲנִי יְהוָה, נְאֻם אֲדֹנָי יְהוִה, בְּהִקָּדְשִׁי בָכֶם, לְעֵינֵיהֶם.  23 Je sanctifierai mon grand nom qui a été outragé parmi les nations, que vous-mêmes avez outragé parmi elles, et les nations sauront que je suis l’Eternel, dit le Seigneur Dieu, quand je me sanctifierai par vous à leurs yeux.
כד וְלָקַחְתִּי אֶתְכֶם מִן-הַגּוֹיִם, וְקִבַּצְתִּי אֶתְכֶם מִכָּל-הָאֲרָצוֹת; וְהֵבֵאתִי אֶתְכֶם, אֶל-אַדְמַתְכֶם.  24 Et je vous retirerai d’entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays et vous ramènerai sur votre sol.
כה וְזָרַקְתִּי עֲלֵיכֶם מַיִם טְהוֹרִים, וּטְהַרְתֶּם:  מִכֹּל טֻמְאוֹתֵיכֶם וּמִכָּל-גִּלּוּלֵיכֶם, אֲטַהֵר אֶתְכֶם.  25 Et j’épancherai sur vous des eaux pures afin que vous deveniez purs; de toutes vos souillures et de toutes vos abominations, je vous purifierai.
כו וְנָתַתִּי לָכֶם לֵב חָדָשׁ, וְרוּחַ חֲדָשָׁה אֶתֵּן בְּקִרְבְּכֶם; וַהֲסִרֹתִי אֶת-לֵב הָאֶבֶן, מִבְּשַׂרְכֶם, וְנָתַתִּי לָכֶם, לֵב בָּשָׂר.  26 Je vous donnerai un coeur nouveau et je vous inspirerai un esprit nouveau; j’enlèverai le coeur de pierre de votre sein et je vous donnerai un coeur de chair.
כז וְאֶת-רוּחִי, אֶתֵּן בְּקִרְבְּכֶם; וְעָשִׂיתִי, אֵת אֲשֶׁר-בְּחֻקַּי תֵּלֵכוּ, וּמִשְׁפָּטַי תִּשְׁמְרוּ, וַעֲשִׂיתֶם.  27 Je mettrai en vous mon esprit et je ferai en sorte que vous suiviez mes statuts et que vous observiez et pratiquiez mes lois.

 

 

 

 

 

On nous objectera que les passages en question liés aux deux premiers livres du Pentateuque constituent le corpus par excellence de la maison de Judah! Mais comment expliquer dans ce cas que le Livre de l’Exode soit centré sur les « fils d’Israel » (Beney Israel), la formule  y étant continuellement reprise  et ce, dès le premier verset du premier chapitre?

 

א וְאֵלֶּה, שְׁמוֹת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, הַבָּאִים, מִצְרָיְמָה:  אֵת יַעֲקֹב, אִישׁ וּבֵיתוֹ בָּאוּ.  1 Voici les noms des fils d’Israël, venus en Égypte; ils y accompagnèrent Jacob, chacun avec sa famille:

 

Dès lors, il nous faut suspecter tout ce qui figure dans le Pentateuque comme pouvant être un « apport » israélite, y compris le commandement du Shabbat lequel pourrait bien marquer le passage de l’Ancienne à la Nouvelle Alliance. Il convient de bien traduire le texte  ci-dessous et de bien comprendre que le septiéme jour ne fait pas partie du processus de Création. Or, le régime de la Nouvelle Alliance ouvre une ère  où les hommes ne pourront plus désobéir, ce qui est reposant pour Dieu, où il y a comme une automatisation à l’oeuvre.

 

א וַיְכֻלּוּ הַשָּׁמַיִם וְהָאָרֶץ, וְכָל-צְבָאָם.  1 Ainsi furent terminés les cieux et la terre, avec tout ce qu’ils renferment.
ב וַיְכַל אֱלֹהִים בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי, מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה; וַיִּשְׁבֹּת בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי, מִכָּל-מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה.  2 Dieu mit fin, le septième jour, à l’œuvre faite par lui; et il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite.
ג וַיְבָרֶךְ אֱלֹהִים אֶת-יוֹם הַשְּׁבִיעִי, וַיְקַדֵּשׁ אֹתוֹ:  כִּי בוֹ שָׁבַת מִכָּל-מְלַאכְתּוֹ, אֲשֶׁר-בָּרָא אֱלֹהִים לַעֲשׂוֹת.  {פ} 3 Dieu bénit le septième jour et le proclama saint, parce qu’en ce jour il se reposa de l’œuvre entière qu’il avait produite et organisée.

 

 Si les Chrétiens ont pu intégrer le Pentateuque dans leur Bible, aux côté du « Nouveau Testament », c’est que le dit Pentateuque était porteur d’une idéologie  qui avait été reprise dans les Evangiles, d’où l’importance qui y est accordée à l’idée de ‘Nouvelle Alliance ». On peut meme penser que le Livre de Jérémie est marqué par les tenants du Royaume d’Israel et notamment son chapitre XXXI. Rappelons que Jésus déclara être venu pour « les brebis perdues de la Maison d’Israel ».

 

 

 Cela renvoie à des contraintes subconscientes et non plus surconscientes.   Il y a là comme un marché de dupes car la liberté accordée en principe au niveau des contraintes externes  sera mise en échec par le manque de liberté  quant aux contraintes internes.  Quand Jésus annonce une Nouvelle Alliance, il annonce une soumission encore plus contrainte aux « Mitswoth » puisqu’il ne sera même plus possible de s’y soustraire; C’est probablement le rêve des politiques actuels que d’agir sur le subconscient des populations  en ce qui concerne les mesures sanitaires à renforcer.  L’astrologie  nous semble bien correspondre à la mise en place d’un nouveau  carcan, dont elle nous livre la  connaissance de la  clef, laquelle était probablement réservée à la caste des dirigeants.

 Il faut ajouter que le texte parle, dans le passage en question, des gens de la maison d’Israel et non de ceux de la maison de Judée lesquels restent sous le régime plus libre de l’Ancienne Alliance;

Comme Jésus est venu pour les « brebis perdues d’Israel », cette Nouvelle Alliance vaut pour cette population à laquelle le texte ici s’adresse. Comme on a dit, on les l ibère de certaines régles mais  ils passent de Charybde en Scylla, sous le régime de la Nouvelle Alliance . Il est donc très important de savoir qui s’adresse à qui, ce qui n’est pas toujours analyse correctement.  Le Ecoute Israel s’adresse comme son nom l’indique aux gens de la Maison d’IsraeL et  doit être lu au prisme de Jérémie XXXI 31.

Dans le Talmud, au traité Shabbat, il y a un débat (cf notre ouvrage Le Monde juif  et l’astrologie, Milan, 1985) pour savoir si Israel a  ou n’a pas de mazal mais l’on ne sait plus à l’époque ce que le nom d’Israel recouvrait, le terme « mazal » désignant l’influx astral (nozel, ce qui coule). Quelque part, la Loi propre à la Nouvelle Alliance est gravée dans le coeur, on ne peut y échapper, ce qui n’est pas sans faire songer à quelque  dystopie,  relevant d’une biotechnologie avancée que notre XXIe siècle est en mesure d’envisager à terme/ Ceux qui s’y opposent reléveraient alors de la Première Alliance, préférant obéir à un chef  du fait de son charisme plutôt que de n’être que des marionnettes  propres à la Nouvelle Alliance.  L’enjeu de la recherche astrologique actuelle  vise à faire le constat d’une telle programmation des esprits.

 

On nous objectera, peut être, qu’il semble assez invraisemblable que les gens de la maison de Judah aient accepté une telle situation à savoir une telle polarisation sur la maison d’Israel, au point de reprendre à leur compte comme injonction sacrée le « Ecoute Israel », issue des Livres des Prophétes, repris semaine après semaine,à la synagogue, lors du Shabbat ou encore l’on s’interrogera sur le nom d’Israel conféré au nouvel Etat hébreu.  Tout se passe comme si la maison d’Israel  se retrouvait de facto dans les synagogues et en Israel  et que la maison de Judah était surtout présente dans la diaspora et parmi les « juifs » dits laïcs.

Revenons sur le cas  du Shabbat, il semble évident que c’était un mode de protection sociale contre les abus des patrons envers leurs ouvriers comme cela s’est d’ailleurs vérifié jusqu’à nos jours/ Ce commandement serait donc l’oeuvre des Israélites et démontrerait leur condition de servitude

 

20.8 Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier.
20.9 Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.
20.10 Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes.
20.11 Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour : C’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié.

 

 

JHB 07 12 21

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Jacques Halbronn Théologie. Jésus et la « construction » de son Eglise.

Posté par nofim le 5 décembre 2021

 

Jacques  Halbronn  Théologie.  Jésus  et la « construction » de son Eglise. 

 

 

 La   formule qui se trouve dans l’Evangile de Jésus selon Mathieu doit, selon nous, être comprise dans le fil d’une théologie volontariste qui n’est guère compatible, selon nous, avec la théologie juive telle que nous la concevons aujourd’hui:

 

Matthieu 16: 18  « Et moi, je te dis que tu es Pierre  et que sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise »

 

Latin: Tu es Petrus, et super hanc petram aedificabo Ecclesiam meam

 Selon  nous, il convient de commenter ce propos de la façon suivante  à savoir qu’il ne suffit pas de louer ce qui a déjà été « créé » mais bien de « bâtir » par dessus. Ce qui renvoie à ce que nous qualifions de « surnature », de « surdieu »  voire de ‘surhomme », au sens de l’homme d’après, « en sus ». On notera un possible jeu de mots du fait d’un rapprochement entre le mot hébreu pour pierre (le nom propre et le nom commun) « Even » et le verbe pour construire « boné »(futur Evné)  Il  y a dans la formule prétée à Jésus une aporie théologique qui doit nous interpeller quant à la véritable teneur du message et de la mission de Jésus.

 

 

Cette idée de construction n’est pas sans faire probléme et l’on pense à l’édification du Veau d’Or, narrée dans le Livre de l’Exode au chapitre XXXII: c’est le verbe « Ossé » qui revient qui signifie « faire » וַיַּעֲשֵׂהוּ     עֲשֵׂה-לָנוּ.On sait que le royaume  septentrional d’Israel  marquera son territoire par des statues de taureaux.

 

 

א וַיַּרְא הָעָם, כִּי-בֹשֵׁשׁ מֹשֶׁה לָרֶדֶת מִן-הָהָר; וַיִּקָּהֵל הָעָם עַל-אַהֲרֹן, וַיֹּאמְרוּ אֵלָיו קוּם עֲשֵׂה-לָנוּ אֱלֹהִים אֲשֶׁר יֵלְכוּ לְפָנֵינוּ–כִּי-זֶה מֹשֶׁה הָאִישׁ אֲשֶׁר הֶעֱלָנוּ מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם, לֹא יָדַעְנוּ מֶה-הָיָה לוֹ. 1 Le peuple, voyant que Moïse tardait à descendre de la montagne, s’attroupa autour d’Aaron et lui dit: « Allons! fais-nous un dieu qui marche à notre tête, puisque celui-ci, Moïse, l’homme qui nous a fait sortir du pays d’Égypte, nous ne savons ce qu’il est devenu. »
ב וַיֹּאמֶר אֲלֵהֶם, אַהֲרֹן, פָּרְקוּ נִזְמֵי הַזָּהָב, אֲשֶׁר בְּאָזְנֵי נְשֵׁיכֶם בְּנֵיכֶם וּבְנֹתֵיכֶם; וְהָבִיאוּ, אֵלָי. 2 Aaron leur répondit: « Détachez les pendants d’or qui sont aux oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles et me les apportez. »
ג וַיִּתְפָּרְקוּ, כָּל-הָעָם, אֶת-נִזְמֵי הַזָּהָב, אֲשֶׁר בְּאָזְנֵיהֶם; וַיָּבִיאוּ, אֶל-אַהֲרֹן. 3 Tous se dépouillèrent des pendants d’or qui étaient à leurs oreilles et les apportèrent à Aaron.
ד וַיִּקַּח מִיָּדָם, וַיָּצַר אֹתוֹ בַּחֶרֶט, וַיַּעֲשֵׂהוּ, עֵגֶל מַסֵּכָה; וַיֹּאמְרוּ–אֵלֶּה אֱלֹהֶיךָ יִשְׂרָאֵל, אֲשֶׁר הֶעֱלוּךָ מֵאֶרֶץ מִצְרָיִם. 4 Ayant reçu cet or de leurs mains, il le jeta en moule et en fit un veau de métal; et ils dirent: « Voilà tes dieux, ô Israël, qui t’ont fait sortir du pays d’Égypte! »

 

On trouve des rejets de ce qui est « fait de   main d’homme »

Actes 7:48 Mais le Très-Haut n’habite pas dans ce qui est fait de main d’homme, … Mais le Souverain n’habite point dans des temples faits de main d’hommee, . Voir aussi .. Osée 7:16   Certes, l’on peut objecter que l’Eglise n’est pas une construction au même sens qu’une statue Mais il est tout de même question de « pierre » (petram)  dans Mathieu XVI.18. On a là l’idée d’un ajout, ce qui est propre à tout nouveau projet, ce qui correspond à la « Nouvelle Alliance »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn La sacralisation chrétienne des décisions humaines: le sacrement du mariage

Posté par nofim le 3 décembre 2021

Jacques  Halbronn   La sacralisation chrétienne  des décisions humaines: le sacrement du mariage

 

 

L’attitude  catholique vis à vis du mariage est révélatrice d’un certain amalgame théologique.  Car il ne faudrait quand même pas oublier que  l’Eglise intervient en quelque sorte après coup comme lorsque le mariage religieux fait suite au mariage civil.  Elle donne sa bénédiction à une décision, à un choix qui vient des hommes et non de ‘Dieu ». Que faut il comprendre à propos de ce « sacrement » qui ne fait en réalité que « consacrer » une volonté humaine? On a un peu de mal à suivre un tel discours que nous qualifierons d’hybride ou de syncrétique.  Tout se passe comme si l’Eglise considérait que les époux étaient inspirés par « Dieu ». On n’est pas vraiment dans la transcendance qui est celle qui passe par le sang- on pense à la monarchie de droit divin- et non par le simple droit civil. On est ici face à une étrange théologie ou plutôt à une théologie qui opére une sorte de compromis, en jouant sur deux tableaux, ce qui correspondrait, peu ou prou, à l’idée que l’homme serait dieu, capable de créer des liens ayant vocation à l’éternité.   Chez les Juifs, la conversion n’est pas encouragée et par ailleurs, la répudiation est permise car le mariage est le fait des humains et non de Dieu; Paradoxalment, celui qui renonce à défaire son mariage ne se prendrait-il pas pour Dieu, infaillible?¨ La notion même de conversion met en question la filiation par le sang qui comporte une dimension plus transcendantale que celle par le biais de la loi.

Par ailleurs, au vu de ce qui se passe actuellement, avec la pandémie, on ne peut pas ne pas penser au statut du baptéme au regard de la vaccination puisque celui qui est vacciné est comme celui qui est baptisé, se libérant ainsi du carcan de nombre de lois tout comme le vacciné actuel se voit dispensé de ce qui est imposé au non vacciné, y compris des gestes barrières, comme on peut le voir à la terrasse des cafés  où les gens bavardent sans masque, alors que l’on ne devrait enlever le masque que pour manger et boire mais non pour parler, ne serait-ce que l’on peut tout à fait parler masqué!  

 

JHB 03 12 21

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Jacques Halbronn Tout regroupement génére de la séparation

Posté par nofim le 22 novembre 2021

Jacques  Halbronn  Paradoxe:  tout regroupement génére de la séparation.  Chaque fois que les membres d’un même groupe se « retrouvent », il y aura tôt ou  tard un revers à la médaille. Car ce regroupement aura pour contre partie une séparation par rapport à l’état précédent. 

Une question qui vient  souvent désarçonner  notre interlocuteur est la suivante: pourquoi les membres d’un groupe se mettent, à un moment donné, à se disperser, en quoi le fait de rester ensemble pose-t-il, à la longue, problème? Quelles sont les réponses émanant des sciences sociales? Nous répondrons que la réunion des semblables crée du chomage technique. Quid d’une société où il n’y aurait que des femmes? Elles ne pourraient enfanter, se reproduire car elles ont besoin, ne serait-ce que fort ponctuellement, d’un certain contingent de mâles; Quid’une société où la proportion de médecins serait considérable?Encore une fois, cela produirait du chomage.

D’où -CQFD- la nécessité, à un certain stade,  d’une dispersion afin que chacun puisse pleinement remplir sa mission, sa fonction, ce pour quoi il est destiné, ce qui passe impérativement  par la présence d’un tiers. On ne peut pas être au four et au moulin.

Dans le milieu astrologique que nous  fréquentons  et animons depuis un demi-siècle (dès 1972), s’est posée la question de l’organisation de congrès, c’est à dire de rassemblements de professionnels. Ce qui vaut notamment pour les syndicats. Certes, le colloque apparait comme un signe de bonne santé pour une activité donnée mais, en même temps, c’est comme si l’on retirait un être de son environnement « naturel » qui n’est pas, contrairement à ce que l’on pourrait croire, constitué, composé des personnes de même profil que lui.

Si l’on considére le cas juif, la diaspora nous apparait comme le lieu d’une certaine praxis, ce qui implique d’avoir affaire à des « étrangers » qui pourraient avoir besoin des services  d’éléments de la dite diaspora. A contrario, l’Etat Juif ou des Juifs selon Theodor Herzl, propôse un rassemblement, une terre pour les accueillir. Mais est-ce ainsi que les Juifs pourront trouver les conditions idéales pour leur épanouissement (cf notre MIPEPJ, le manifeste international pour l’Epanouissement du Peuple Juif.)? Est ce que les juifs entre eux ne risquent ils pas de se stériliser, des’assécher? (cf G. Friedman,  « Fin du peuple juif? » ) On  connait l’adage: Qui se rassemble s’assemble mais pour se rassembler,il faut s’être séparé et pour se quitter, il faut bien avoir été ensemble quelque temps.

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn. Phénoménologie de la Surnature et ldée de Dieu

Posté par nofim le 8 novembre 2021

Jacques  Halbronn.  Phénoménologie de la Surnature et idée de Dieu.

 

 

On  a tendance à vouloir réduire la Surnature soit à la Nature soit à l’industrie des hommes. On est dans le binaire au lieu d’assumer le ternaire. Mais comment discerner, distinguer ce qui reléve de la Surnature? Quelle est la « valeur ajoutée » propre à  la Surnature? Prenons le cas du masculin et du féminin, qui n’est nullement spécifique à l’Humanité mais est attesté d’innombrables fois dans le régne animal comme végétal. Peut-on réduire à la femme telle qu’elle se présente au sein de notre Humanité à un statut « naturel », celui qui se retrouve un peu partout dans la ‘Nature »? Mais inversement, croit-on pouvoir changer la condition féminine en décrétant, en faisant  voter telle  ou telle loi? C’est alors que l’on se heurte précisément à la question de la Surnature laquelle n’est ni réductible à la Nature ni à quelque forme d’impératif, de régle morale au sens d’un Emmanuel Kant. 

La  Surnature introduit  l’idée d’un Su(pe)rpouvoir de transformer, de remodeler, de reformater  la Nature. Et c’est se nourrir d’illusions que de croire que notre Humanité serait capable de se reprogrammer, malgré les tentations du Droit et notamment du Droit Constitutionnel censé organiser la Cité. C’est toute la fonction, la mission du religieux que de s’interposer entre notre Humanité et la Nature en introduisant l’idée de « Dieu ». 

Car croire en Dieu serait justement admettre qu’il existe une Surnature et les deux concepts rencontrent les mêmes problématiques. L’athée est celui qui n’accepte pas l’idée de Surnature. Il croit qu’il est lui même dans l’ordre de la Surnature. Il nie qu’un dieu ait pu intervenir pour aménager notre monde (cf le film  The Eternals et ‘Arishem » série Marvel).  Il faut un don particulier pour distinguer le niveau de la Surnature en ne le confondant pas avec les deux autres niveaux, celui de la Nature et celui de notre Humanité qui ne serait pas ce qu’elle est si elle ne relevait pas de l’intervention de la Surnature.

Cela dit, quand certains êtres ont des pouvoirs particuliers, c’est un signe qu’ils sont marqués par la Surnature et l’on parle d’ailleurs couramment de pouvoirs « surnaturels », et les leaders, capables de rassembler les humains sont déterminés par la Surnature. En astrologie, la phase équinoxiale  est celle du stade « humain » et la phase solsticiale, celle de la Surnature, sept ans pour l’une, sept ans pour l’autre, alternativement (cf le songe des vaches grasses/maigres, interprété par Joseph   (Livre de l’Exode)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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jacques Halbronn La SN (Surnature) et les Lois de la République

Posté par nofim le 6 novembre 2021

La SN (Surnature) et les Lois de la République

 

par  Jacques Halbronn

 

Dans le débat actuel autour des Lois de la République face à une religion comme l’Islam, il importe de distinguer ce qui est fait par les hommes et ce qui est fait pour les hommes.  Dans un cas, on est dans l’immanence, dans l’autre, dans la transcendance.

Force  est de constater que les sujets  qui sont  censurés  ou rejetés dans nos sociétés relévent  bel et bien du champ de la SurNature: race, sexe, astrologie, Dieu, astrologie, Juifs, génie etc. Cela ne serait pas validé par la Science et ce ne serait pas  une création faite par l’Homme, non plus. Or, entre ces deux instances se place la Question de la Surnature laquelle ne saurait se réduire à aucune de celles-ci. 

En 1966-67, nous abordions à peu près simultanément – à Paris  et à Jérusalem – d’une part le Droit, les institutions, les constitutions et de l’autre, l’astrologie et le judaisme avec notamment l’apprentissage de l’hébreu et un assez long séjour en Israël, au lendemain de la Guerre dite des Six Jours. 

La Notion de Surnature nous conduit à faire le tri en ce qui est le fait de notre Humanité  et ce qui lui a été révélé et instauré.  On retrouve cette dialectique dans la prophétie de Jérémie (Chapitre XXXI, 31) autour de la question de la « Nouvelle Alliance » avec le passage d’une première alliance vers une seconde, cette dernière s’imposant à l’esprit des Juifs de façon infuse sans passer par un quelconque apprentissage externe.  Spinoza est en porte à faux par rapport à l’idée de Surnature quand il associe « Dieu » à la ‘Nature » (Deus sive Natura) et l’on conçoit qu’il ait pu être excommunié à Amsterdam par le monde juif local. En effet, le dieu des Juifs ne saurait être assimilé à la Nature car il est  ‘Surnature » pas plus qu’il ne saurait être assimilé à un humain, aussi génial serait-il, comme Jésus.

Pour mieux  comprendre ce que nous entendons par Surnature, on insistera tout d’abord sur le fait qu’il s’agit en quelque sorte d’une Nature reformatée, repensée, retravaillée, non réductible, donc, à ce qui se trouve dans la Nature, même s’il y a ressemblance et de là le risque de confusion. Dans le cas du systéme solaire, il est certes tentant  de l’intégrer dans le champ de la Nature et les astrologues eux mêmes le font volontiers. Mais pour nous, l’agencement des planétes, leur durée de révolution ne serait pas de l’ordre de la Nature et cela tient notamment à l’articulation numérique et analogique. Est il ‘ »naturel » que Jupiter ait une révolution de 12 années  terrestres (de 365 jours terrestres) et que la lune rencontre le Soleil 12 fois en une année terrestre( ou solaire selon le point de vue d’où l’on se place)?

Est-il « naturel » que Saturne soit la septiéme planéte  (on parle du septénaire) et que sa révolution soit 7 x 4, 4 étant le nombre des saisons terrestres? Que dire d’Uranus dont la révolution est de 84 années terrestres, soit 12×7?

Mais revenons à la question posée en exergue à propos des « lois de la République »? Que penser de ces « lois » que les sociétés se donnent à elles-mêmes  et qu’elles sont en mesure de changer à loisir? Nous avons montré, en divers travaux (notamment sur nos vidéos de notre chaine Téléprovidence Subconscience) que les calendriers électoraux, la ficxation de la durée des mandats ne saurait coincider, sinon de façon exceptionnelle , avec le cycle saturnien de périodes de 7 ans, ce qui ne pouvait que générer des dysfonctionne -

-ments, des crises. D’où la nécessité d’un alignement des « lois de la République » – et non l’inverse, à l’évidence- sur les lois établies par la Surnature, c’est à dire par « Dieu », non pas au sens de Spinoza mais à une entité s’étant donné pour mission de s’occuper du sort de notre monde/ (cf le film de science-fiction les Eternels) Il y a la Nature; il y a l’Homme et il y a « Dieu » qui correspond à la Surnature. Et selon nous, les Juifs ont vocation à témoigner de la présence de cette Surnature et ils trahissent leur mission, leur fonction, en assimilant, comme ils le font trop souvent, ce « Dieu » de la Surnature au « Dieu » de la Nature, au dieu de l’Univers, tout comme ils ont le devoir de ne pas qualifier de « divin » ce qui est le fait de notre Humanité.

 

JHB   10 11 21

 

 

 

 

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jacques Halbronn Astrologie EQSOLS Emergence de la verticalité face à l’équinoxialité. Les sujets tabous: judaisme, féminisme, astrologie.

Posté par nofim le 19 octobre 2021

jacques  Halbronn   Astrologie  EQSOLS.   Emergence de la verticalité  face à l’équinoxialité. Les sujets tabous: judaisme, féminisme, astrologie.

 

Nous vivons à une époque qui tend à nier toutes formes de ce que nous appelons Verticalité et Solsticialité. De fait, il est plus aisé de faire accepter des clivages culturels basés notamment sur la langue, la religion, la nationalité d’autant que l’on peut passer de l’une à l’autre par un processus de conversion, de naturalisation. 

Pourtant, le clivage Hommes/femmes aurait pu semble particulièrement marquant anatomiquement, physiquement. Certes, mais cela ne régle pas pour autant  la question de ce que l’on y met, ce qui renvoie à la théorie du genre, entre autres. Or, selon nous, il importe de respecter cette dualité verticalité-horizontalité qui est au coeur de notre Anthropocosmologie. Comment peut-on nier de tels clivages plus structurels que les clivages conjoncturels évoqués plus haut. Par structurel, nous entendrons ce que nous ne pouvons pas changer et par conjoncturel ce qui peut changer  grâce aux outils dont nous disposons, notamment dans le domaine juridique, tant civil que constitutionnel. Ce refus du structurel est la marque, le symptome d’une crise théologique, de l’idée de Créateur et de création. Pourtant, quand nous observons objectivement la Société, force est de constater qu’il existe de facto une certaine hiérarchie entérinée par ce qu’on appelle la Postérité. Cette  hiérarchie est transversale, ‘c’est à dire qu’elle n’est pas circonscrite dans tel ou tel pays mais se remarque peu ou prou dans chacun d’entre eux et c’est en ce sens que l’on est là dans la verticalité et non point dans l’horizontalité.  Or, il  est essentiel que la conscience de cette verticalité  croisse et non décroisse.  Quels sont les constats que l’on est en mesure spontanément d’effectuer au prisme de cette verticalité qui est aussi un ruissellement de haut en bas, d’amont en aval, du passé vers le futur? Le constat le plus frappant concerne les sexes. Il suffit de se cultiver pour s’en rendre compte: les femmes ne jouent pas le même rôle que les hommes. On dira qu’elles agissent collectivement alors que les hommes s’affirment individuellement. Cela explique pourquoi les noms des hommes restent dans les mémoires et rarement ceux des femmes, si ce n’est dans le domaine de la monarchie laquelle dépend le plus souvent du hasard de l’hérédité et de la mort: on pense aux régentes en France, de Catherine de Médicis, mère de François II, de Charles IX  et d’Henri III à Marie de Médicis, mère de Louis XIII  et à Anne d’Autriche, mère de  Louis XIV , ce qui compense les effets de la loi salique qui interdit à une princesse   de régner, par droit du sang, sur le Royaume de France, à la différence de l’Angleterre.  La musique est un domaine où les femmes auront été mises de côté par la postérité et de nos jours encore, le public va au concert pour écouter des oeuvres d’hommes. Quant aux exceptions, elles confirment la régle. Un tel constat s’étend largement au monde scientifique tout comme au monde des arts plastiques ou encore à la Poésie, si l’on en croit le verdict des anthologies. Cela vaut aussi, au demeurant, dans la vie politique.Quant aux exceptions, elles confirment la régle.  Il serait donc assez logique de ne pas ignorer cet état de choses dans le domaine de l’éducation.  Cela dit, il ne s’agit nullement de minimiser le rôle des femmes quand il s’agit d’interpréter, de commenter, de compiler les oeuvres des hommes. Mais il est clair aussi, semble-t-il, que tous les hommes ne sont pas des « génies ».  D’où l’importance de déterminer des critères pour repérer le plus tôt possible ceux des jeunes hommes les plus prometteurs et il est probable que les femmes soient en  mesure de mener à bien une telle mission. Cela tient au fait que les femmes sont fascinées par les génies, qu’elles en ont le culte alors que les hommes ne sont pas forcément doués pour recruter leurs semblables et seront justement  enclins à favoriser des femmes qui flattent leur orgueil, qui lui font une cour. Aux grands hommes, la patrie reconnaissante, lit-on sur le Panthéon, à Paris.  Selon nous, les femmes sont susceptibles d’exercer un pouvoir remarquable en tant que protectrices des hommes qu’elles ont « adoptés », sous leur aile . On retrouve ici la formule du Livre de la Genése avec la notion d’ »Ezer Kenegdo ». Le paradoxe tient au fait que le pouvoir féminin ne trouve sa légitimité que dans la mesure où il permet de mettre en avant des hommes.

 

ח וַיֹּאמֶר יְהוָה אֱלֹהִים, לֹא-טוֹב הֱיוֹת הָאָדָם לְבַדּוֹ; אֶעֱשֶׂה-לּוֹ עֵזֶר, כְּנֶגְדּוֹ.  18 L’Éternel-Dieu dit: « Il n’est pas bon que l’homme soit isolé; je lui ferai une aide digne de lui. »

Mais un autre cas retiendra toute notre attention  au prisme de la verticalité, c’est celui des Juifs et ce depuis la fin du XVe siècle, grosso modo, dans la diaspora. La question  juive est particulièrement ardue  à traiter et elle l’est peut être encore plus depuis la création de l’Etat d’Israël en 1947-48 car nous assistons à une tentative de glissement de la verticalité vers l’horizontalité et donc à une forme de banalisation du fait  juif, ce qui nuit quelque part  à sa perception de  verticalité au regard des « nations ».(cf  notre ouvrage Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat 2002) Cette verticalité pourrait d’ailleurs expliquer, si l’on peut dire, le processus de la Shoah qui s’en prend non pas à des étrangers, au sens de l’horizontalité, mais à des étrangers au sens de la verticalité, c’est à dire alors que les Juifs ne sont pas assimilables, stricto sensu, à des étrangers, au sens de l’horizontalité. C’est dire qu’ici le qualificatif d’étranger fait probléme précisément  du fait de l’absence du paradigme  horizontalité/ verticalité. Mais là encore, on ne saurait dire que tous les Juifs sont des « génies » et il faut donc juger sur pièces comme il a été dit plus haut pour les hommes, en général. Il est clair que l’on ne saurait ignorer quand on traite de la verticalité masculine la proportion de Juifs sans que l’on doive pour autant  conclure que toues les hommes géniaux seraient juifs. Cela dit,  tout le monde reconnait que parmi les génies de toute première grandeur au prisme de leur rayonnement, de leur impact, pour le pire comme pour le meilleur, la place des Juifs apparait tout de  même  assez indéniable et ce, par delà, toute question de pratique religieuse personnelle, la conversion  n’y changeant rien vers une autre religion. mais il est clair  à l’inverse que la conversion au judaisme ne saurait être déterminante sauf si, évidemment, il s’agirait d’un « retour » vers le judaisme (Teshouva). On ne saurait, au demeurant , être étonnés par l’existence de telle ou telle forme d’antisémitisme et l’accent mis sur la verticalité peut fournir des mobiles. C’est de bonne guerre et il serait fâcheux que les Juifs s’en offusquent. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. C’est le prix à payer et cela reléve de la « lutte des classes » décrite à sa façon par Karl Marx, « d »origine  juive ».  On pourrait dire, selon nous, que la Shoah aura été au plein sens du terme un « crime contre l’Humaniité » si l’on admet une telle verticalité et l’on pourrait même aller jusqu’à dire  – mais cela reléverait plutôt de la science-fiction-que si des extra-terrestres avaient voulu affaiblir notre Humanité, ils auraient pu commanditer l’extermination des Juifs!

Si l’on en revient à l’astrologie EQSOLS, nous avons pu remarquer, au cours de nos travaux (cf Google), que toute phase équinoxiale de 7 ans  est particulièrement périlleuse pour les Juifs alors que la phase  solsticiale  favorise  la reconnaissance et la spécificité des cultures lesquelles sont elles mêmes  d’ailleurs tributaires de la verticalité.. Pour la petite Histoire, les périodes  durant lesquelles nous avons pu observer l’expression et l’exercice  d’un certain charisme  à notre propos auront coincidé dé avec le début de périodes solsticiales, comme en 1975 et 2004, ce qui, subconsciemment, n’était probablement étranger à nos origines. Mais cela vaut tout autant pour le passage de Saturne en Balance en 1980, amorçant une phase équinoxiale, à mi parcours entre des phases solsticiales.(cf notre étude sur le processus fédéral  international des années 1978-1982). On ne peut pas exclure en effet le facteur « J » (Juif) dans une telle série de rendez-vous lors des passages « tropiques » de Saturne.

On pense actuellement au cas d’Eric Zemmour, qui est juif et qui est en bonne place pour la prochaine élection présidentielle. Selon nous, cela reléve de la verticalité  et non de l’horizontalité et on ne saurait confondre les deux plans. Zemmour est français horizontalement et  juif  verticalement car la judéité ne saurait se réduire à un paradigme d’horizontalité. De là toute la complexité et le paradoxe de la condition  juive. L’horizontalité  se situe au niveau du conscient donc de l’a priori et la verticalité au niveau du subconscient et de l’a posteriori. Autrement dit,  la verticalité échappe largement à la « Science » et cela vaut pour la question de ‘i’influence astrale »,elle reléve d’un autre type de « science » et l’on a beau jeu d’exercer un  triple déni sur ces sujets, au nom de la « Science ». En mai 2000, nous avions consacré un Colloque à la Dualité autour des trois thèmes: astrologie,  femmes,  juifs. (voire vidéos sur You Tube)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Astrologie et Philosophie chez Patrice Guinard

Posté par nofim le 19 octobre 2021

Jacques  Halbronn    Astrologie et Philosophie chez Patrice Guinard à partir d’une interview de 2001

Entretien avec Patrice Guinard
par Angeles Rocamora Cortés

Note P.G.: Ce texte est l’original d’un entretien (Février 2002) qui est paru au 3e trimestre 2002 dans le numéro 37 de la revue barcelonaise Mercurio-3 (voir la version espagnole de l’entretien sur ce site).
A.R. : Quand et comment as-tu commencé à t’intéresser à l’astrologie?

P.G. : Tardivement, et par hasard. En décembre 1977 (j’avais 20 ans), j’étais invité par des amis à un week-end « à la campagne » au pays de Van Gogh, près d’Auvers-sur-Oise. On discutait beaucoup, passionnément: politique, métaphysique, société, liberté, écologie… On buvait, on fumait, tabac et herbe. C’est dans cette atmosphère agitée et dans cet état de « conscience accrue », pour reprendre l’expression de Castaneda, que j’ai découvert l’astrologie. Je ne savais rien de l’astrologie, et ignorais même, je crois, mon signe solaire. C’est une jeune fille qui m’a « initié » en me lisant les portraits zodiacaux d’un petit manuel en vogue. Je devais admettre, comparativement, des ressemblances plus marquées entre la représentation que je me faisais de moi-même et le portrait de mon signe solaire, qu’avec n’importe quel autre signe zodiacal. Puis je lisais des descriptifs planétaires, pendant qu’elle dressait mon thème natal. Là encore les deux ou trois planètes qui me semblaient plus proches de mes aspirations que les autres, étaient celles qui se retrouvaient sur les angles, après qu’elle eût dressé son curieux schéma. J’étais soudainement conquis et par l’astrologie et par la fille. [rires] Après ce saisissement, j’ai lu en quelques mois les principaux ouvrages d’astrologie disponibles en librairie (Santagostini, Verney, Rudhyar, Barbault, Gauquelin, Halbronn, Nicola, Vouga, etc, mais aussi Manilius, Selva et quelques autres), et en juillet 1980 je rédigeais mon premier article d’astrologie pour la revue des Cahiers Conditionalistes.
A.R. : Comment t’est venue l’idée d’entreprendre une thèse de doctorat consacrée à l’astrologie?

P.G. : J’avais déjà consacré en 1981 mon mémoire de Maîtrise à l’astrologie, certes sans m’y référer explicitement: intitulé « Mémoire et Extinction dans les Essais », c’était une analyse littéraire et un commentaire philosophique des idées et du style développés par Montaigne dans ses Essais, vu sous l’angle de son signe solaire, le Poissons. En 1983, de retour de coopération en Amérique du Sud, y ayant occupé le même poste que le romancier Jean-Marie Le Clézio une vingtaine d’années auparavant, je m’inscrivais à la Sorbonne pour préparer mon D.E.A. J’avais du mal à trouver un accord avec Jacques Bouveresse, depuis rattaché au Collège de France, sur le sujet à traiter: je voulais travailler sur les origines du discours métaphysique, sur les conceptualisations initiales mises en place au moment où surgit un nouvel épistèmè dans l’activité philosophique, conduisant les philosophes à inventer de nouveaux agencements conceptuels, chez les Présocratiques grecs par exemple ou chez Descartes. Ce projet était jugé trop vaste. Après de longues discussions, j’en suis venu à me dire: pourquoi ne pas travailler sur un sujet, certes peu orthodoxe dans l’université française, mais qui me tenait à coeur, à savoir l’astrologie? C’est ainsi que je présentais en juin 1984 mon mémoire sur « Le Temps cyclique astral », repris presque entièrement dans ma thèse de 1993.
 

A.R. : Quelles difficultés as-tu rencontrées dans les milieux académiques au moment d’élaborer ta thèse?

P.G. : Une thèse philosophique, consacrée à l’astrologie, était un sujet nouveau, impensable même, dans les universités occidentales, a fortiori françaises, de réputation « cartésiennes ». Hisser le discours astrologique au niveau des problématiques philosophiques, de manière à ce que les philosophes puissent éventuellement s’y référer, fut le véritable dessein de mon travail, partiellement atteint. J’ai dépensé presque autant d’énergie à la recherche d’enseignants qualifiés pour cette recherche, que pour ma thèse elle-même. Une boutade bien sûr, mais qui illustre assez bien la situation. Mon premier projet de thèse, déposé à l’université de Bordeaux en 1984, reprenait la problématique de mon DEA et s’intitulait « L’Etre et le Temps dans l’Astrologie (Fondements logiques et sémiologiques de l’astrologie contemporaine) ». J’étais en désaccord avec mon directeur de thèse sur l’orientation à donner à ma recherche, et j’ai coupé les ponts: c’était ma thèse et mes idées, non celles d’un autre ou d’une institution. Après l’épisode de Bordeaux (voir le prologue à mon Manifeste), je me retrouvais seul, et continuais à travailler cette thèse en dehors de tout cadre académique. C’est en 1990 seulement que ma thèse, à cette époque aux deux tiers rédigée, trouva l’agrément d’un professeur de la Sorbonne, et j’en remercie Antoine Faivre (alors directeur de recherches à la Ve section de l’École Pratique des Hautes Études, et y ayant occupé la seule chaire en France consacrée à l’étude des courants ésotériques et mystiques), dont l’aide décisive, à quatre reprises précisément, m’a permis de mener mon projet à terme.
 

A.R. : Qu’est-ce que cela a impliqué, d’une part personnellement, d’autre part pour ta carrière professionnelle, de dédier ton D.E.A. et ton Doctorat à l’astrologie? Ne t’importe-t-il pas d’être reconnu comme philosophe et comme astrologue en même temps? Le fait d’être astrologue a-t-il engendré un handicap pour ta profession et ta reconnaissance académique?

P.G. : Je n’ai aucune ambition carriériste, autrement je me serais contenté de travailler sur la pensée des autres, avec les idées des autres, plus ou moins réaménagées, comme c’est le cas de la plupart des thèses universitaires. Si un poste académique m’était proposé, comme certains semblent le souhaiter, je crois que je réagirais comme Spinoza. Il ne faut pas oublier que l’université a toujours été à la remorque des innovations, et que peu de philosophes, par le passé, y ont occupé les postes exagérément enviés aujourd’hui. On connaît le parcours philosophique et l’existence des quatre principaux penseurs français des siècles précédents, à savoir Montaigne, Descartes, Rousseau et Maine de Biran: tous étrangers à l’université. Je ne me considère absolument pas comme une victime de l’idéologie scientiste anti-astrologique, car finalement je suis parvenu à trouver un équilibre et une liberté que les contraintes académiques ne pourraient me procurer. De plus, depuis l’ouverture du CURA, j’entretiens des relations amicales avec un certain nombre de ces universitaires, originaires de divers continents, et quelque peu à l’étroit dans leur carcan académique. Quant aux astrologues, pourtant marginalisés et méprisés dans les milieux intellectuels, ils reproduisent généralement à leur niveau, à travers leurs clubs, associations et regroupements, les mécanismes d’exclusion que ces milieux mettent en place envers eux, ce qui constitue une terrible menace pour les jeunes astrologues.
 

A.R. : Comment te perçois-tu toi-même, comme astrologue ou comme philosophe?

P.G. : Les deux, à parts égales. Tout s’est joué au début des années 80. A cette époque je lisais beaucoup plus les philosophes et les poètes que les astrologues, auteurs généralement d’une littérature très pauvre. Il y avait dans mon organisation mentale deux pôles d’égale intensité que je ne parvenais pas à départager, avec tous les conflits de représentation que cela implique: d’une part la pensée de Nietzsche qui était véritablement le sommet de la pensée occidentale (et le XXe siècle a montré, à mes yeux, que ce sommet n’a pas été dépassé), d’autre part l’astrologie. Brusquement, à un moment décisif de l’agencement de mes connexions nerveuses [rires], le pôle nietzschéen s’est écroulé: j’ai vécu mon « effondrement de Nietzsche » et la « naissance de ma philosophie ».
 

A.R. : En quoi ta thèse se distingue-t-elle d’autres thèses également dédiées à l’astrologie?

P.G. : Les thèses dont j’ai pris connaissance (voir mon recensement sur le site du CURA: http://cura.free.fr/01authd.html) sont asservies à une méthologie extérieure à l’astrologie, issue de disciplines diverses: histoire, psycho-statistique, psychanalyse, sociologie, théologie, médecine, odontologie… J’ai essayé dans mes travaux de définir des concepts propres à l’univers astrologique et susceptibles d’en légitimer intellectuellement la démarche, tout comme, parallèlement, de reconstituer un corpus viable par sa cohérence et aussi par sa confrontation aux exigences de la raison moderne. Il reste une grande ambiguïté dans ce travail: ces concepts (matrice, raison matricielle, impressional, quadriversité…) paraissent justifier la plupart des pratiques astrologiques, mais elles subissent en revanche une critique radicale à travers l’argumentation qui justifie la mise en place d’un modèle astrologique passé au crible de la raison. Certes criticable dans ses aspects les plus restreints, la raison moderne implique pourtant certaines exigences au niveau du discours et des représentations mentales comme au niveau du réel physique, — des vraisemblances dont l’astrologue devrait tenir compte sous peine de retomber dans l’autisme social alimenté par les petites corporations astrologiques. Ma thèse a tenté d’établir cette passerelle.
 

A.R. : L’astrologie devrait-elle faire partie des cursus universitaires?

P.G. : Des cursus de recherche historique ont récemment été mis en place en Grande-Bretagne au Warburg Institute de Londres et dans les universités de Southampton, de Bath et de Kent, grâce au don d’un million de Livres Sterling, je crois, mis à la disposition de la recherche par une riche donatrice britannique. On connaît aussi l’habilitation assez récente obtenue par le Kepler College de Seattle aux Etats-Unis. L’astrologie, qui est un phénomène culturel universel, était présente dans la plupart des branches du savoir jusqu’au XVIIe siècle en Europe. Les études historiques ne pourront plus se passer d’elle dans les décennies à venir, et l’ouverture de chaires d’histoire de l’astrologie ancienne est tout-à-fait probable. Quant à savoir si l’astrologie peut revendiquer la fonction d’un enseignement à part entière, comme la psychanalyse, c’est une autre question, dont la réponse dépendra de l’évolution des mentalités dans les milieux académiques, comme de la capacité des astrologues à s’adapter.
 

A.R. : Quel est selon toi le pire ennemi de l’astrologie?

P.G. : Les scientistes sont des ennemis déclarés de l’astrologie, mais lui nuisent beaucoup moins que les astrologues qui en font commerce. L’astrologie, en son état présent, devrait être un sacerdoce, non un négoce. (voir mon texte entièrement consacré à cette question sur le site du CURA: http://cura.free.fr/16cura.html).
 

A.R. : Quelle formation selon toi devrait avoir un astrologue?

P.G. : L’astrologue de consultation est un praticien. Il fait de l’astrologie appliquée, non de l’astrologie. Quelle utilité à conseiller autrui, si l’on ne possède soi-même qu’une compétence à peine supérieure à celle de ses « clients »? Comme dans la métaphore de l’aveugle voulant guider des paralytiques, c’est à la fois une illusion et une supercherie. Les astrologues prestigieux du passé étaient des savants, des érudits. Sans cette recherche de la connaissance par l’astrologie, aussi chimérique puisse-t-elle paraître dans nos sociétés hyper-spécialisées, il n’est pas d’astrologie. L’astrologue doit d’abord se confronter aux exigences de la pensée moderne, et accomplir dans ce cadre une habilitation, quelle que soit la discipline qu’il choisisse. Ensuite ou en même temps, il doit étudier l’histoire des modèles astrologiques, la philosophie et l’épistémologie, l’astronomie, et enfin la psychologie. Ces quatre disciplines sont les piliers de son savoir. Il doit faire en sorte de se mettre à niveau autant que faire se peut.
 

A.R. : Dans ta thèse tu soutiens que l’astrologie est un savoir ayant survécu au temps, aux changements, aux transformations culturelles et aux attaques de toutes sortes. D’un autre côté, tu développes une forte critique des pratiques des astrologues. Les astrologues ont aussi survécu quoiqu’ils sont aujourd’hui proscrits et considérés comme des fous. Quelle devrait être l’attitude des astrologues pour évoluer dans le futur?

P.G. : L’astrologie a survécu à ses détracteurs, à l’inverse de multiples pratiques, religions et idéologies tombées en désuétude, parce qu’elle recèle une part de vérité sur la nature de l’homme et du monde. L’idéologie moderne ne pourra pas refuser encore longtemps ce simple constat. Les analyses sociologiques relatives à l’astrologie n’ont pour fonction que de donner le change, mais comme elles sont aussi pauvres intellectuellement que la plupart des discours astrologiques, elles finiront très vite dans les oubliettes. L’astrologue n’a pas à prendre de posture: il doit travailler, parfaire ses armes et ses outils, de manière à être en mesure d’affronter l’hostilité.
 

A.R. : La grande majorité des astrologues, surtout ceux de tendance traditionaliste, pensent qu’on ne peut séparer l’astrologie de la prédiction. Pourquoi t’opposes-tu de manière si radicale à la prédiction?

P.G. : On ne prédit que l’événementiel, et l’astrologie a trait au psychique, au monde intérieur. Ce penchant a la prédiction a toujours été le talon d’Achille de l’astrologie, et le restera tant qu’elle n’en sera pas libérée. Avec la prédiction, on entre dans un univers empirique, étranger à la nature de l’astrologie, et que les sceptiques de toutes tendances auront toujours beau jeu de fustiger. Il n’existe aucun corpus de prédictions vérifiées, et justifiées par une méthode astrologique contrôlable, pas plus hier qu’aujourd’hui. Les astrologues du passé avaient besoin de persuader les divers mécènes qui les entretenaient financièrement des possibilités prédictives de l’astrologie. Cette dernière a été entraînée dans ce jeu de dupes pendant des siècles, et les faiseurs contemporains qui reprennent cette « tradition » ne sont pas loin de l’escroquerie. Je ne crois pas que les astrologues du passé, parmi les plus compétents, aient été persuadés de l’efficacité de la prédiction astrologique. Voyez par exemple Johannes Stoeffler. Il y a d’ailleurs en la matière un étrange paradoxe: d’une part l’existence de nombreuses techniques astrologiques asservies à la prédiction, et dont certaines précisément ont été inventées à une époque ou une autre à cette fin, d’autre part l’affirmation omni-présente dans les traités du passé du dogme du libre-arbitre, c’est-à-dire de l’entière liberté du jugement humain: « Le sage domine les astres ». Il s’agit là d’une adaptation politique du discours astrologique à des impératifs idéologiques et théologiques. Je suis à l’opposé de ces vues: astrologiquement, la prédiction est impossible, philosophiquement c’est le libre-arbitre qui l’est. Voyez Descartes, Spinoza etc… et Paracelse! A supposer néanmoins qu’un esprit intuitif doté de talents d’une toute autre nature que ceux que la stricte astrologie puisse lui procurer, que cet esprit se mette dans l’idée de se lancer dans la prédiction, et qu’il sache faire la part des facteurs extra-astrologiques dans l’événementiel prospecté, alors il devrait s’en tenir à une règle d’or en usage chez les anciens astrologues indiens: à savoir, abandonner ses prétentions à la première erreur. Impératif auquel je me soumets moi-même, suite à la seule « prédiction », manquée, incidemment glissée dans une note de ma thèse de 1993: j’avais envisagé un effondrement économique et financier sans précédent pour l’année 1997. La « crise asiatique » n’a pas eu l’ampleur que j’avais imaginée. Aussi, cette activité-là est terminée pour moi! [rires]
 

A.R. : Ta position face à l’astrologue qui dresse des thèmes natals est très claire. Penses-tu que le profane ne doit pas accéder à l’astrologie natale?

P.G. : Paul Choisnard préconisait au début du siècle de suspendre la consultation. Certains de ceux qui s’en réclament aujourd’hui multiplient les indicateurs astronomiques qui surchargent la carte natale, ce qui m’apparaît comme une pratique aberrante et irresponsable. Dresser des cartes natales est une chose, les psychologiser et les vendre en est une autre. Vouloir « adapter » le client égaré et crédule à une société et une culture sur lesquelles aucune réflexion critique n’est jamais menée me semble plus grave encore. A ce compte, l’astrologue-consultant devient le jouet, non des astres, mais de l’industrie du spectacle, rien d’autre! Bien sûr l’astrologue doit dresser des cartes natales, d’abord à ses débuts, ne serait-ce pour se convaincre de la réalité du fait astrologique. S’il poursuit cette pratique, encore faut-il savoir quel en est l’enjeu. Je ne m’oppose pas à la pratique de la carte natale, mais à la surcharge de la carte natale par une multitude d’éléments qui n’ont jamais été interrogés, à la psychologisation de ces éléments, et à leur braderie dans la consultation. De plus il est évident que ces pratiques infantilisent le public profane, le maintiennent, comme dans le cas de la psychanalyse, dans un état de servitude et de manque tout à fait malsains, et surtout donnent de l’astrologie une image tout-à-fait déplorable. Il ne faut pas oublier que la carte natale n’est qu’une application relativement marginale de l’astrologie. En faire « toute l’astrologie » relève de l’outrecuidance. La médecine ne s’élabore pas dans les cabinets médicaux, mais dans les laboratoires. Par ailleurs les astrologues praticiens, contrairement aux médecins, n’ont généralement aucun respect pour la recherche, et sont à l’affût des quelques recettes qu’ils pourront aisément exploiter avec leur clientèle.
 

A.R. : Si l’astrologie ne relève ni de la prédiction, ni de l’interprétation de cartes natales, ni de la psycho-astrologie, alors à quelle finalité devrait-elle servir?

P.G. : C’est la question. Faire de l’astrologie c’est raisonner astrologiquement, c’est faire usage de ce que j’ai appelé la « raison matricielle ». L’astrologie est un mode de connaissance, non un outil de vente. En ce sens elle est assez proche de la philosophie et de la religion, une religion sans dogme ni rituel, une philosophie avec des contraintes et exigences d’ordre physique, et qui présuppose une autre manière de raisonner que le raisonnement analytique et dualistique en usage dans la pensée occidentale. Le cas du bouddhisme philosophique est assez proche de celui de l’astrologie: à quoi sert-il? L’astrologie permet d’accéder à une compréhension du réel qui résulte d’une perception « naturelle », inhérente à l’organisation temporelle et structurelle du psychisme humain. En ce sens, l’astrologie est une philosophie naturelle (si ce n’est une philosophie de la nature), trans-culturelle, méta-culturelle, et même en un certain sens a-culturelle, mais non sans passé culturel. L’astrologie est ce retour aux sources de la pensée humaine, par-delà les divers orientations et conditionnements culturels qui ont façonné les esprits et les mentalités depuis quelques millénaires. Je crois qu’elle sera le principal ferment de la philosophie des prochains siècles.
 

A.R. : Jusqu’où penses-tu que l’astrologie va évoluer?

P.G. : Difficile à dire. L’astrologie se trouve à la croisée des chemins. Elle peut poursuivre la recherche à partir des orientations innovantes mises en place au cours du siècle précédent, ou alors adopter les consensus imposés par les divers groupes d’influence et sombrer dans le babillage commun en usage et en forte augmentation actuellement dans la plupart des revues astrologiques. Je répondrai encore autrement à ta question, Angeles: je suis persuadé que l’âge d’or de l’astrologie est devant elle, mais en raison de la nature de son savoir, qui relève essentiellement de l’équanimité, l’avènement de l’astrologie ne sera possible qu’avec la libération des consciences de leur asservissement aux représentations mentales et aux idéologies de quelque nature qu’elles soient. Ce n’est vraisemblablement pas pour demain, et il faudra sans doute passer par des temps de trouble et par la désaffection de ces représentations pour que cet avenir puisse se préciser. On a vécu il y a maintenant dix ans l’effondrement de l’idéologie soviétique, que nul n’attendait. D’autres, et de plus solides en apparence, sont en voie de déliquescence.
 

A.R. : Dans ta thèse, les positions académiques, scientifiques et astrologiques communes sont fortement critiquées. Comment et en quoi devraient-elles changer?

P.G. : Le monde académique devrait prendre conscience que la plupart des innovations réelles dans la connaissance se sont créées dans le passé en dehors de lui, et c’est une illusion de croire que la situation a changé. Le monde scientifique doit abandonner ses prérogatives sur la connaissance en général et admettre qu’il ne représente qu’un type de connaissance parmi d’autres, et qui ne s’applique, idéalement, qu’à certains types d’objets, qu’il crée d’ailleurs. La science expérimentale est finalement une invention récente, dont la conséquence directe est la transformation des quatre variables de notre environnement: Terre, Hommes, Objets et Images mentales. Qu’on en dresse le bilan, et qu’on en tire les conséquences.
 

A.R. : Que signifie: « Penser l’astrologie » ?

P.G. : Penser l’astrologie c’est s’interroger sur soi et sur le monde en même temps qu’on interroge les représentations astrologiques. C’est aussi interroger les modèles et les conceptions astrologiques. Les discours et pratiques astrologiques communes sont des bric-à-bracs absurdes d’idées et de théories diverses (les parts, les heures planétaires, les noeuds lunaires, les domifications Campanus, Placidus et autres, les quatre éléments, les progressions, les aspects mineurs, les astéroïdes…) mises en place à tel moment de son histoire, par tel astrologue ou par telle école. Ces idées et systèmes sont incompatibles entre eux et contradictoires. Ils ont été imaginés, souvent pour des raisons autres qu’astrologiques, généralement par assimilation culturelle ou simplement par des procédés numérologiques. On peut se faire une idée du chaos existant déjà dans l’univers astrologique grec en lisant l’ouvrage classique de Bouché-Leclercq (1899). Penser l’astrologie, c’est entreprendre une recherche d’ordre épistémologique, en interrogeant ces modèles et les divers éléments qui se sont incrustés dans le corpus astrologique au cours de son histoire, tout en les confrontant aux exigences de la pensée moderne. Autrement dit, c’est faire le ménage. La mathématique a trouvé son unité et sa logique. Je souhaite que l’astrologie fasse de même.
 

A.R. : En vérité tu penses que l’astrologie est rabaissée parce qu’elle fait peur?

P.G. : Bien sûr. Elle fait peur, et aussi elle a peur. L’astrologie a besoin de s’imposer par la pensée, mais aussi par la persuasion et par la force. N’étant ni jupitérien ni martien, je laisse ces voies à d’autres! [rires] Autrement dit, elle a besoin de diplomates, rompus aux conventions et juridictions sociales, de guerriers et -oui! – de missionnaires, non de vendeurs et de profiteurs.
 

A.R. : Dans ta thèse, tu abandonnes des méthodes et outils divers employés par les astrologues: points fictifs, astéroïdes, astrologie sidérale, systèmes de maisons, etc… Mais le plus innovant est l’usage d’un système de Maisons totalement différent et que tu as appelé le Dominion. Quels sont les avantages de ce système de domification? Et comment se fait-il que le système traditionnel fonctionne aussi?

P.G. : Ce qui marche ou fonctionne pour les astrologues, ce sont surtout leurs jeux de langage sur les symboles via des rapprochements analogiques unilatéraux, autrement dit « ça ne marche » qu’en raison de leur dextérité verbale, et dans leur imagination. Le Dominion est la refonte moderne de l’octotopos, c’est-à-dire d’un système des Maisons plus ancien que le système par 12, qui n’est que le décalque zodiacal sur la sphère locale, probablement imaginé pour satisfaire aux besoins de l’astrologie horaire. Le Dominion n’a rien à voir avec ce système divinatoire, abandonné d’ailleurs par un certain nombre d’astrologues au XXe siècle. Il représente les 8 directions spatiales naturelles, celles de la boussole ou celles des vents, et traduit ces différentes modalités de l’espace dans la conscience, comme modes d’intégration à l’environnement. La Maison est un opérateur extrêmement puissant et même déterminant dans l’économie psychique de la personne, puisqu’elle indique, de manière sûre, comment l’individu cherche à extérioriser ses aspirations. Savoir qu’une personne est Individuation ou Participation, Objectivation ou Allégation, est une information beaucoup plus importante, dans ma pratique, que de savoir si elle « est » Gémeaux ou Balance, ou même Vénus ou Saturne..
 

A.R. : Comment peut fonctionner l’astrologie, si ce n’est ni par la synchronicité, ni par des influences physiques décelables?

P.G. : La synchronicité jungienne est une idée totalement dénuée de sens pour comprendre le fait astrologique: je m’en suis expliqué à diverses reprises, et Jung lui-même a été assez clair sur ce point. Quant aux influences physiques, elles existent nécessairement, car autrement il n’y a pas d’incidence astrale possible. Entre le signal physique et les comportements observés, il existe un espace qui est à proprement parler celui dont doit s’occuper l’astrologie, l’espace psychique-astral, celui de l’anatomie et de la dynamique des processus psychiques tels qu’ils peuvent être appréhendés à la lumière de l’astrologie. Cet espace, l’astrologue le traduit généralement sous forme de symboles, mais son problème reste de faire la part entre ce psychique-astral et son imaginaire, entre ce qui peut être ressenti, indépendamment de toutes représentations mentales, et ce qui n’est que le fruit de son imagination et des jeux infinis qui se déroulent aux confins de ce qu’il sait ou croit savoir de l’astrologie.
 

A.R. : Que penses-tu du débat actuellement en cours en France au sujet de la thèse de Mme Teissier et de l’opposition radicale des sociologues français?

P.G. : La thèse d’Élizabeth Teissier n’est pas meilleure ni pire que la plupart des thèses soutenues en sociologie. Mais qu’est-ce qu’une bonne thèse de sociologie!? [rires] Seule une frange de la sociologie française, et non toute la sociologie française, a cherché à dénier le caractère sociologique du travail d’E.T. et s’est agitée autour de « l’affaire Teissier », qui a été le prétexte, semble-t-il, à des règlements de compte dans le milieu sociologique lui-même. Une pétition de principe a été signée avant même que les pétitionnaires n’aient pris connaissance du contenu de la thèse. Cette attitude « scientifique » rappelle celle des instigateurs du Manifeste américain de 1975 contre l’astrologie. Il faut savoir qu’en appui à Michel Maffesoli, le directeur de thèse, un autre représentant éminent de la sociologie française, Jean Baudrillard, peut-être le seul sociologue français qui passera à la postérité, a pris énergiquement parti pour la thèse et dénoncé les diktats inquisitoriaux des intrigants. Je crois qu’il s’agit essentiellement d’un problème idéologique: les sociologues français n’ont pas supporté qu’une thèse sur ce sujet ait pu être soutenue dans leur discipline par une astrologue, et de plus par une vedette médiatique. C’est pour eux toute la crédibilité de la sociologie qui est douloureusement remise en question, d’autant plus que la sociologie souffre déjà endémiquement d’un déficit de scientificité (sur ce sujet, voir mon article publié sur ce site, http://cura.free.fr/19afftei.html ).
 

A.R. : Beaucoup d’astrologues souhaiteraient que le fait astrologique puisse obtenir une reconnaissance scientifique. Mais ce qui est sûr aujourd’hui, c’est que l’astrologie ne remplit pas les conditions scientifiques nécessaires. Les astrologues ne devraient-ils pas porter leurs efforts à situer l’astrologie du côté des connaissances herméneutiques plutôt que de vouloir la situer en vain dans le champ des sciences « dures »?

P.G. : Comment l’astrologie pourrait-elle avoir une place parmi les sciences physiques, alors qu’elle n’a pas d’objet physique? Quant à son inclusion au sein des connaissances herméneutiques, il faut s’interroger précisément sur les raisons qui font qu’elle ne satisfait pas plus aux exigences de la pensée herméneutique, sinon il n’y a aucune raison qui s’opposerait à ce qu’elle en fasse partie. Je crois que l’astrologie relève d’une tout autre épistémè que celui de l’herméneutique, et que j’ai tenté de définir par sa matricialité, et par la notion de raison matricielle. Je crois que c’est la seule hypothèse viable pour l’astrologie, mais je ne sais si l’université est prête à l’accepter, ni quand elle le sera. Ce n’est donc pas, en la matière, à l’astrologie de s’adapter, mais à l’université de se transformer. En l’état actuel, l’astrologie n’a pas sa place en tant que discipline autonome. Que ce soit regrettable ou non, et beaucoup d’astrologues ne s’en soucient guère contrairement à ce que tu dis, il est possible que l’astrologie, à plus ou moins court terme, puisse trouver sa place comme discipline auxiliaire, car la raison matricielle traverse tous les domaines de la pensée. C’est pourquoi je dis que faire de l’astrologie, c’est d’abord faire usage de la raison matricielle, c’est-à-dire mettre en place une logique plurielle, le plus souvent quadri-polaire, qui aboutisse à des « résultats » tangibles, en quelque domaine que ce soit. Et pour cela, il n’est pas même besoin de nommer explicitement les outils astrologiques (planètes, signes, etc.), mais de s’en servir. Ce n’est donc pas une lutte entre domaines de savoir dont il s’agit, mais entre les méthodes qui traversent ces domaines. A ce compte d’ailleurs, « l’astrologie » est déjà présente, peu ou prou, dans les enseignements académiques, et ce depuis longtemps.
 

A.R. : Comme la psychanalyse, l’astrologie affirme que l’homme est la maître de son existence. N’est-ce pas pour cette raison que l’astrologie reste proscrite depuis des siècles?

P.G. : Oui sans doute: l’astrologie a dû perpétuellement ménager le dogme du « libre arbitre » imposé par la théologie chrétienne, et aujourd’hui celui de la liberté de la conscience et de la responsabilité. La psychanalyse est en effet une concurrente directe de l’astrologie, mais plus jeune, plus adaptée à la modernité et à ses exigences, mais aussi vouée à ses idoles et à une certaine impuissance. Le fait est que de nombreux thérapeutes relativisent le contenu de l’enseignement psychanalytique et lui incorpore des données astrologiques, n’est pas de bon augure pour l’avenir de la psychanalyse, dont la scientificité est de plus en plus battue en brèche.
 

A.R. : Tu as défendu l’idée que les astrologues praticiens apportent une partie de leurs recettes à la création d’un fonds qui serait utilisé pour les activités de recherche, l’édition et la traduction d’ouvrages anciens, et pour la création d’une bibliothèque. N’est-ce pas contradictoire de vouloir taxer l’activité de gens que tu considères en partie comme nuisibles à la cause astrologique? Ne devrait-on pas plutôt essayer de combattre et d’éradiquer le mal à la racine?

P.G. : Cette proposition ne s’appliquerait dans un premier temps qu’aux horoscopes et prédictions des journaux, radio, web et autres médias, autrement dit aux pratiques les plus nocives selon l’avis de la majorité des astrologues « professionnels ». Cependant elle a peu de chances d’être retenue, car elle supposerait que les milieux astrologiques soient unis et aient une volonté commune, ce qui n’est pas le cas. Si toutefois ce projet pouvait se mettre en place, il permettrait le développement d’une astrologie sérieuse qui évacuerait à plus ou moins long terme ces pratiques lamentables.
 

A.R. : Qu’a signifié pour toi la remise du prix Gloria de Pubill au meilleur article en langue étrangère décerné par la revue Mercurio-3 ?

P.G. : J’ai été très touché de recevoir ce prix, qui signifie d’abord pour moi que les lecteurs attendent autre chose que les innombrables articles d’interprétation et de prédiction post factum, élaborés avec plus ou moins de dextérité et qui polluent la plupart des revues astrologiques. Ils se posent des questions, essayent de comprendre comment ça fonctionne, et ne se contentent pas toujours de croire que « ça fonctionne ».
 

A.R. : A partir de tes expériences et de tes rencontres au Ier Congrès d’Andorre, que penses-tu de l’état de l’astrologie espagnole comparativement à celui de l’astrologie française ?

P.G. : Pardonne-moi de le dire en quelques mots lapidaires: l’astrologie espagnole m’a semblé relativement jeune, et réceptive à la nouveauté; l’astrologie française est vieille et aigrie, minée depuis cinquante ans par des conflits de pouvoir entre clans rivaux et par des intérêts associatifs qui grèvent sa vitalité. Le congrès d’Andorre a été une grande réussite, et j’ai été séduit par son ambiance chaleureuse et conviviale, ainsi que par son excellente organisation. En plus du succès que connaît le CURA en Espagne et en Amérique latine, l’accueil qui m’a été réservé en Andorre et l’attention renouvelée de Jaume Martín pour mes recherches dans sa revue Mercurio-3, vont bientôt faire de moi … un auteur espagnol! [rires]
 

A.R. : Ta thèse a beaucoup apporté à l’astrologie. Quels projets as-tu pour l’avenir?

P.G. : Mon seul projet présent est la poursuite du travail de recherche et de diffusion, mis en place sur le site du CURA, et je te remercie Angeles, pour ta contribution inestimable au volet espagnol du site. »

 

 

 

 

Notre commentaire, aujourd’hui, à propos de cette interview de 2001, lors du congrès d’Andorre, où nous nous trouvions nous-même, en tant que représentant de la FDAF  (Fédération des Astrologues francophones) au lendemain de la création du CURA, il y a donc vingt ans et au lendemain du Colloque MAU-CURA  de décembre 2000. On notera que Guinard ne se référe pas à la théologie  ni à l’idée de Nature, lesquelles sont en dialectique. Or, pour nous, le grand obstacle pour l’astrologie est qu’elle oscille entre Nature et Culture, alors qu’il s’agit d’une troisiéme voie, qui est celle d’une Nature repensée, reformatée mais qui n’est pas pour autant l’oeuvre de notre Humanité mais celle de « dieux » chargés de réaménager notre planéte et son systéme solaire, ce que l’on retrouve dès le premier chapitre du Livre de la Genése. Lacune donc chez Guinard à l’aune de la théologie.  L’autre lacune concerne la pensée politique. Guinard ne comprend pas que l’astrologie a vocation à organiser notre Humanité et qu’en ce sens, c’est bien dans son rapport  à la Cité que se situe sa fonction et non point sur le plan individuel, d’où l’importance des cycles collectifs. (cf notre texte La Pensée Astrologique, in L’Etrange Histoire de l’Astrologie de Serge Hutin, Ed Artefact, 1986, donc antérieur à la thèse de Guinard 1993  dont nous avons suivi la soutenance) Guinard déclare (cf supra)!:

  » Savoir qu’une personne est Individuation ou Participation, Objectivation ou Allégation, est une information beaucoup plus importante, dans ma pratique, que de savoir si elle « est » Gémeaux ou Balance, ou même Vénus ou Saturne »..Le véritable clivage n’est pas dans l’horizontalité -appartenance à tel ou tel groupe culturel – mais dans la verticalité -compétences propres à tel ou tel groupe. La véritable dialectique  est justement celle des périodes qui favorisent l’affirmation individuelle et celles qui passent par une conscience de classe, ce qui implique  une cyclicité   au niveau social dont Guinard ne traite guère. Autrement dit, Guinard ne maitrise ni ce qui est en amont – les dieux-  ni ce qui est en aval- les classes, il se concentre sur la dimension individuelle qui dépend, en fait, de la cyclicité d’où son propos (cf supra):

« On ne prédit que l’événementiel, et l’astrologie a trait au psychique, au monde intérieur »

 

 

JHB

19. 10 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, NOSTRADAMUS, RELIGION | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn Manifeste du « Qualisme », de la « queste. »

Posté par nofim le 21 septembre 2021

Jacques  Halbronn  Manifeste du « Qualisme », du questionnement

 

 

La lettre Q n’est pas très populaire en français en raison de sa consonance avec certains

termes jugés vulgaires. C’est ainsi qu’à la BNF, il n’y  a pas de « Salle »  Q. Il resre que

l’initiale Q, au niveau morphosémantique est singulièrement porteuse. On a le Q

de Question, de (s’en)quérir  de quand, de (pour)quoi, de qui, de (le)quel,  de qualité

(comme de quantité)/ et ainsi de suite. Et l’on pourrait ajouter le quomodo latin qui

a donne notre comment (commentaire). En latin, on trouve aussi  le quia, le quid,

le quo (Quo vadis) le quando.  Dans les langues germaniques, l’initiale Q a disparu

dans who, what,  which, when, where. pour l’anglais. On a un probléme en  français avec le « où » qui ne comporte

pas le  Q  initiale du quo latin.  C’est probablement à rapprocher de « unde ».

D’où  le Qualisme – prononcer Quoilisme)  que nous proposons pour signaler et dénoncer

la crise du questionnement qui fait que l’on ne prend plus la peine de demander

« lequel » quand on parle de « Dieu », de « peuple ». On ne sait plus qui parle et à qui

l’on s’adresse. On reste délibérément dans le vague et cette absence du Q est

assourdissante.

Face au premier verset de la Genése, se pose  ainsi une triple question:

א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.  1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.

 

Mais quel Dieu, quel Ciel et quelle Terre. Et l’on pourrait plus loin demander

« Quelle humanité (Adam).? L’article défini  devrait le plus souvent laisser la

place à l’article  indéfini: un certain Dieu, un certain Ciel, une certaine Terre (promise)

, un certain Peuple etc.Il y  a là abus de non-qualification. Or, la langue nous donne

les moyens de qualifier, de préciser de quoi, de qui  il est question. La langue nous

enseigne qu’il y a un « nous » et un « vous », donc une dualité sociale tout comme elle

distingue le masculin et le féminin/ Ce sont là les acquis  parfois altérés -

du morphosémantique. passés à la trappe. Quel temps fait-il? A  quel niveau  se place-t-on?  On pense

à l’Ecclésiaste: il y a un temps pour chaque chose, ce qui répond  au quoi et au

quand.

Nous voudrions par ce Manifeste, revendiquer le droit de demander de quoi, de qui

parle-t-on? Quel est le dieu dont il est ici question  et que vous désignez sans le

moindre article.  Quel est le peuple,  auquel « Dieu » – ce Dieu- s’adresse quand il dit

« mon peuple » (Ami en hébreu) ?

Exode  III

ז וַיֹּאמֶר יְהוָה, רָאֹה רָאִיתִי אֶת-עֳנִי עַמִּי אֲשֶׁר בְּמִצְרָיִם; וְאֶת-צַעֲקָתָם שָׁמַעְתִּי מִפְּנֵי נֹגְשָׂיו, כִּי יָדַעְתִּי אֶת-מַכְאֹבָיו.  7 L’Éternel poursuivit: « J’ai vu, j’ai vu l’humiliation de mon peuple qui est en Égypte; j’ai accueilli sa plainte contre ses oppresseurs, car je connais ses souffrances.

 

La langue met à notre disposition  la forme possessive (qui est suffixale en

hébreu) comme  le  Elohénou  du Ecoute Israel.

 

  Texte original
Écoute, Israëla, l’Éternel, notre Dieu, l’Éternel est UN. Chémâ, Israël, Ado-naï Elo-henou, Ado-naï Ehad’ שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל: יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד.

Si c’est « notre Dieu », ce n’est celui des autres. Là encore, le Qualisme a son

mot à dire. De quel Dieu parle-t-on? Et pourquoi est il précisé dans les

Dix Commandements :  »Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. » Cela implique

qu’il  y a d’autres dieux mais qu’un certain dieu est lié à un certain peuple.

Ne pas prendre la peine de  préciser qui est qui, qui  fait quoi,  n’est  ce pas  favoriser le vol,

l’appropriation  d’identité?.

Le Qualisme, c’est le droit désormais de ne plus laisser passer des expressions

équivoques. Pour nous, au niveau théologique, on ne saurait confondre

l’univers  et notre petit monde terrestre avec « son » ciel, celui du systéme solaire.

Autrefois, quand on ne connaissait pas l’immensité de l’univers, l’on pouvait

ne pas faire de distinguo. Mais ce n’est plus le cas et  Balise Pascal parlait déjà des deux

infinis. entre lesquels  notre humanité se trouvait.

Ainsi, ce « Dieu » qui créa notre ciel et notre terre, comment serait-il à l’origine

de tout l’Univers. Or, dans bien des cas  l’on continue à parler de  Roi de tout

l’univers »(Melekjh ha Olam)  pour désigner le dieu de la Bible. C’est  bien là une

formule outrée. Ce dieu n’est pas le dieu de tout l’univers et même pas le dieu de toute

l’Humanité. C’est un dieu aux pouvoirs limités.

Dans un autre texte, sur matière et forme, nous précisons que le dieu premier est

illimité mais notre dieu ne l’est pas, c’est un dieu second, un « démiurge » et en cela

il est féminin et non masculin.

Dans le même chapitre de la Genése, il est question de la dualité de « Dieu » (Elohim)

à la fois masculin  et féminin  tout comme l’est  Adam, c’est à dire Matière et Forme.

 

כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ:  זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם.  27 Dieu créa l’homme à son image; c’est à l’image de Dieu qu’il le créa. Mâle et femelle furent créés à la fois.

 

La matière précéde la forme et la forme structure la matière et en cela elle vient

en second tout comme le dieu qui  « crée » notre Ciel et notre Terre, est un dieu

qui  passe de la matière à la forme, de la puissance à l’acte, de l’illimité au limité. Ce

dieu a ses limites, il doit se limiter, se focaliser. Face à une théologie duelle, il

y a, selon nous, une anthropologie duelle, celle de l’homme et de la femme, celle

du génie  et de la génitrice. Nous ne sommes pas  le seul aboutissement de 9 mois de

grossesse mais  résultat d’une longue hérédité, d’un temps autrement plus long.

Et puis le Qualisme ne saurait  faire abstraction du « quand », ce qui renvoie à

l’astrologie, c’est  à dire à notre Ciel jumelé à notre Terre et qui confère à notre

temps des phases, des périodes et l’on ne peut pas parler comme si notre

temps n’était pas structuré, d’où le sens de la formule citée de l’Ecclésiaste (Kohélet)

On notera qu’en anglais,   quality cohabite avec « equal ».(cf aussi équinoxe). alors qu’en français, on dit « égal », ce qui montre la parenté entre le g et le Q, comme dans leur

rappoer au « u »:  guerre  et  querelle.

 

JHB   21 09 21

 

 

 

Publié dans anthropocosmologiz, ASTROLOGIE, Conscience, couple, Culture, cyclologie, féminisme, LINGUISTIQUE, morphosémantique, PSYCHOLOGIE, RELIGION, sociologie, théologie | Pas de Commentaire »

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