Jacques halbronn Réflexions autour de la Mutation du Monde d’Yves Christiaen (1978)

Posté par nofim le 13 mai 2024

Jacques halbronn  Réflexions autour de la Mutation du Monde d’Yves Christiaen (1978)

L’auteur  accorde la plus  grande importance au symbolisme des douze signes zodiacaux, au prisme de la precession des équinoxes et de la théorie des « ères » Son ouvrage parait chez Dervy peu avant notre Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau ( 1979 Ed Albatros-Autre monde). Etrangement, nous publierons  en 1979 le Traité de l’Heure dans le Monde  de Gabriel (alias Joel Dronsart) que les Ed Dervy avaient renoncé  à faire paraitre. Le cycle de  près de 26000 ans (25920 ans) correspond au retour du point vernal sur le même endroit du ciel.   

Pour notre part, ce sont les étoiles fixes qui nous intéressent et non les constellations. De même Dane Rudhyar s’intéressa-t-il à l’entrée de l’étoile Royale Régulus (conjoint à notre Mars natal) dans le signe tropique mutable de la Vierge. En fait, nous atteignons une période remarquable puisque  Antarés (conjoint à notre conjonction Soleil Jupiter de naissance) et Aldébaran sont passés également en signes mutables, respectivement le Sagittaire et les Gémeaux et cela vaut aussi pour Fomalhaut.  On peut supposer que ce quasi carré stellaire aura été mis en place, il y a 6000 ans ou 12000 ou 18000 ans par les dieux venus d’ailleurs qui refaçonnèrent, reformatèrent notre Humanité terrestre. Ces 4  étoiles  forment  une croix.

Pour nous, cette présence des 4 étoiles fixes royales en signes mutables signifie que les axes saisonniers  constituent le véritable découpage de l’écliptique. Dans notre Astrologie selon Saturne (1994) nous avions montré que Saturne, à des moments déterminants,  traversait le signe mutable des Poissons. Et pour nous, le passage d’une période de 7 ans à la suivante ne se fait pas en signe cardinal mais en signe mutable, ce qui donne de bien meilleurs résultats, un décalage que l’on retrouve empiriquement en Astrologie Sidéraliste avec le décalage de l’Ayanamsa d’environ 24 degrés.

A  une certaine époque, nous avions privilégié les conjonctions de Saturne avec les Etoiles fixes royales.

Section Critiques (Halbronn) 

J’ai ôté cette section : == Critiques == {{Référence insuffisante|Les travaux de [[Jacques Halbronn]] signalent une lacune grave dans la détermination des configurations considérées, du fait que l’on ne tient aucun compte des aspects entre planètes et étoiles fixes.(voir Journal de bord d’un astrologue, site teleprovidence.Com)}}

Raison : comparez avec ce qu’Halbronn dit vraiment :

Au cours de la première décennie, l’on vit apparaître en France ce que l’on a parfois appelé le « stellarisme », autour de certaines étoiles fixes, notamment les quatre appelées « royales » qui divisaient le zodiaque selon une sorte de quadrilatère. C’est ce qu’on a appelé quelquefois « L’Astrologie Quatre Etoiles » (2). L’intérêt du stellarisme tenait notamment au fait que l’on ne tenait pas compte d’un quelconque découpage du zodiaque , dans la mesure où ce qui comptait était fonction de certains aspects entre planètes (en fait Saturne, principalement) et étoiles.

Mais la voie du stellarisme allait aboutir à une impasse (3), dans la mesure où les résultats sur le terrain étaient par trop décalés par rapport au modèle, ce qui impliquait d’accepter des orbes excessives, au-delà desquelles les repères ne font plus guère sens.

Or, il est apparu que le passage d’une phase à l’autre coïncidait étrangement avec l’ayanamsa généralement estimé à 24-25°, soit le décalage entre les deux zodiaques. Source : Jacques HALBRONN - Le Retour du sidéralisme au cours de la deuxième décennie du XXIe siècle

En fait, Halbronn considère que l’échec de ce stellarisme (aspects étoiles-planètes) prouve le sidéralisme.

Dommage quand même qu’il ne soit pas question des aspects étoiles-planètes avec des étoiles qui ne sont pas, contrairement à Pléiades-Aldébaran-Régulus-Antarès (je suppose que c’est de ça qu’on parle), à proximité de l’écliptique. Existe-t-il des astrologues qui se posent la question de l’aspect réel entre, disons, Sirius, qui est bien loin de l’écliptique, et les planètes?

Pierre-Alain Gouanvic  9 août 2011 (Wikipedia)   

Notre réponse: il n’est pas question ici d’éloignement mais de signalisation et d’instrumentalisation/ C’est ce qui sépare la Science de la Technique qui décante, trie la Science au prorata de ses besoins. Notre intérêt pour les étoiles fixes royales était de nous permettre de ne pas connecter directement  planétes et axes saisonniers. ¨Mais nous avions négligé  le fait que les étoiles « vernales » se succédent du fait de la précession des équinoxes et que le terme d’étoile royale  pouvait changer de support sauf cas exceptionnel comme à présent. Par ailleurs, en nous fixant sur les dites étoiles, nous perdions ipso facto le contact avec le processus saisonnier qui est la clef de l’interprétation astrologique en termes d’équinoxialité et de solsticialité.  L’ouvrage érudit  de Christiaen retient notamment notre attention par son chapitre intitulé « Israel ».(pp 119 et seq). L’auteur y fournit des références du Nouveau Testament prises dans l’Evangile de Luc (ch XXIV)  et dans les Actes des Apôtres (Ch I, verset 4) qui mériteront un traitement particulier.

k

 

 

 

 

JHB 15 05 24

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jacques halbronn Les quatre visages de l’astrologie à ne pas confondre

Posté par nofim le 29 avril 2024

jacques  halbronn  Les  quatre  visages de l’astrologie à ne pas confondre. 

 

Il faut arrêter de parler d’une seule Astrologie car selon nous, il s’agit d’un amalgame, d’un syncrétisme entre 4 formes qui n’ont pas grand chose à voir entre elles.

On distinguera d’abord les astrologies à usage privé  et celles à usage public dont le modus opérandi diffère considérablement puis l’on ne confondra pas les travaux cherchant à valider  statistiquement la notion d’influence astrale ou de lien entre les hommes et les astrres et ceux visant à proposer un modéle de gouvernance. Plusieurs dialogues sont en jeu; celui avec l’individu lambda, avec sa famille et celui avec les hommes de science, les gens de religion et les politiques.   

 

I Dialogue avec la personne lambda 

 Il s’agit là d’un entretien reposant sur des données inaccessibles pour le praticien et cela passe donc sur ce que le client est disposé à fournir, à confirmer ou à infirmer. c’est très différent si le praticien a  affaire  à une « personnalité » sur laquelle on peut se renseigner mais en même temps d’aucuns objecteront que l’astrologue n’aurait alors pas grand mérite à faire des corrélations. l’enjeu est donc bien le travail en aveugle du devin. C’est le terrain du thème natal (astrologie généthliaque)

 

II Dialogue avec des scientifiques. 

Les travaux statistiques ne s’adressent pas aux particuliers mais à des chercheurs désireux de vérifier ce qu’il en est des rapports entre les hommes et les astres. Cela n’a pas d’incidence sur une pratique, un usage de l’astrologie d’autant que  l’on  affaire à des catégories socio professionnelles , comme chez Gauquelin,  et non à des équations individuelles comme dans le premier cas.

 

III Dialogue avec  des gens de religion. 

L’argumentation n’est pas la même que dans les deux cas précédents, elle concerne la théologie et le plan divin lequel sera  ou non jugé compatible  avec l’approche astrologique, notamment en ce qui concerne le libre arbitre. Que disent les Ecritures à propos de l’astrologie? Le terrain, là  encore, diffère des deux précédents,

 

IV Dialogue avec les politiques. 

C’est le créneau de ce que nous appellerons l’Astrologie Politique, « Mondiale »; Il ne s’agit pas de la sphère privée, d’une astrologie du thème de naissance mais d’une astrologie de pleine visibilité et donc aussi simple que possible, à l’instar des constitutions qui sous tendent les élections dans les différents pays/ Le tableau de bord est le systéme solaire et le message dont il est porteur. Cette astrologie  vise à une certaine clarté d’exposé aisément compréhensible. CE n’est ni l’astrologie des consultations ni des cours d’astrologie  mais une astrologie publique dont une manifestation est celle du signe du mois, popularisée par les médias et les livrets zodiacaux, souvent vilipendés par les praticiens du premier « dialogue’. André Barbault  a contribué  tant en ce qui concerne l’astrologie mondiale que pour la littérature zodiacale (collection aux éditions du Seuil). Nous mêmes avons élaboré des modéles depuis 1976 (Astrologie Sensorielle, « selon Saturne,  EXOLS)

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB 29 04 24

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jacques halbronn Elohim et Yahwé sont des entités distinctes.

Posté par nofim le 12 avril 2024

 jacques halbronn  Elohim  et Yahwé sont des entités distinctes.

 

 

Elohim est le dieu des Hébreux, Yahwé celui des Israélites L’Hébreu quitte un lieu familier, l’Israelité retourne vers ses origines supposées.  L’Hébreu est voué au départ vers un lieu inconnu, alors que l’Israélite le serait au retour vers un berceau. Les exemples abondent : C’est ainsi qu’Elohim enjoint Abraham de quitter Haran et que Moïse va devoir fuir, ce qui le conduira vers les Beney Israel  et sa rencontre avec leur  dieu, Yahwé:

Gensés XI

א וַיֹּאמֶר יְהוָה אֶל-אַבְרָם, לֶךְ-לְךָ מֵאַרְצְךָ וּמִמּוֹלַדְתְּךָ וּמִבֵּית אָבִיךָ, אֶל-הָאָרֶץ, אֲשֶׁר אַרְאֶךָּ.

Yahwé avait dit à Abram: « Éloigne-toi de ton pays, de ton lieu natal et de la maison paternelle, et va au pays que je t’indiquerai.

 

Exode II La fuite de Moïse :

יד וַיֹּאמֶר מִי שָׂמְךָ לְאִישׁ שַׂר וְשֹׁפֵט, עָלֵינוּ–הַלְהָרְגֵנִי אַתָּה אֹמֵר, כַּאֲשֶׁר הָרַגְתָּ אֶת-הַמִּצְרִי; וַיִּירָא מֹשֶׁה וַיֹּאמַר, אָכֵן נוֹדַע הַדָּבָר.

14 L’autre répondit: « Qui t’a fait notre seigneur et notre juge? Voudrais-tu me tuer, comme tu as tué l’Égyptien? » Moïse prit peur et se dit: « En vérité, la chose est connue! »
טו וַיִּשְׁמַע פַּרְעֹה אֶת-הַדָּבָר הַזֶּה, וַיְבַקֵּשׁ לַהֲרֹג אֶת-מֹשֶׁה; וַיִּבְרַח מֹשֶׁה מִפְּנֵי פַרְעֹה, וַיֵּשֶׁב בְּאֶרֶץ-מִדְיָן וַיֵּשֶׁב עַל-הַבְּאֵר.

15 Pharaon fut instruit de ce fait et voulut faire mourir Moïse. Celui-ci s’enfuit de devant Pharaon et s’arrêta dans le pays de Madian, où il s’assit près d’un puits.
Mais cela vaut aussi pour Joseph, un des fils de Jacob, lequel ne donnera pas son nom à une tribu.

Genése XXXIX

א וְיוֹסֵף, הוּרַד מִצְרָיְמָה; וַיִּקְנֵהוּ פּוֹטִיפַר סְרִיס פַּרְעֹה שַׂר הַטַּבָּחִים, אִישׁ מִצְרִי, מִיַּד הַיִּשְׁמְעֵאלִים, אֲשֶׁר הוֹרִדֻהוּ שָׁמָּה.

1 Joseph fut donc emmené en Égypte. Putiphar, officier de Pharaon, chef des gardes, égyptien, l’acheta aux ismaélites qui l’avaient conduit dans ce pays.
Citons enfin le destin d’un Jésus  qui va se diriger vers la Galilée et les « brebis perdues de la maison d’Israel ».

« Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle », dit Jésus en Matthieu 19,29

Nous voyons qu’un tel schéma duel se retrouve lors de ces dernières décennies avec la dialectique Alya/ Diaspora, l’un convenant aux Israélites, l’autre aux descendants des Hébreux. A chaque Juif de déterminer à laquelle des deux voies il correspond. Yves Christian, dan LA Mutation du Monde DE nouveaux cieux, une nouvelle terre. Essai d’une nouvelle conscience historique, Ed Dery 1978) consacre un chapitre intitulé « Israel » (pp11) mais il semble bien qu’il n’en ait pus pleinement appréhendé toute la complexité voire les apparentes contradictions d’un tel phénoméne:  Christiaen  écrit (p.178)  » On pourrait dire  que l’Histoire d’Israel  est  double. »  Mais l’auteur n’aura pas compris que Moïse est étranger à ces « Enfants d’Israel »-Jacob et à leur « dieu », Yahwé. Il décrit Moïse comme celui qui « fera d’Israel » le peuple de Dieu »! Or, il ne s’agit pas du même Dieu, Yahwé n’est pas Elohim tout comme les Hébreux ne sont pas les Israélites et ne sont pas promis  au même destin, d’une certaine façon les Hébreux sont le pole masculin et les Israélites le pôle féminin. Il est possible que les Hébreux aient un rôle à jouer pour les Israélites mais ils ne sont pas assignés à demeure et c’est pour toute l’Humanité que leur présence compte et c’est là la tâche des Hébreux mais en aucun cas,  ceux-ci ne sauraient renoncer à leur mission comme les Chrétiens ont pu être tentés de le croire. Pour nous Elohim  est le  grand Architecte qui aura mise en place notre monde terrestre (cf Genése  I,1) alors que Yahwé est un dieu qui est la création des Israélites. Il importe de comprendre que Jésus est un Hébreu et non un Israélite et qu’il incarne bel et bien le role que les Hébreux auront à  jouer  tout au long de leur Histoire, non pas dans un espace mais dans une temporalité, une généalogie, comme il est rappelé à propos de Jésus (Evangiles de Mathieu et de Luc)

 

JHB 12 04 24

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jacques halbronn Première et seconde alliance: du devoir à la nécessité

Posté par nofim le 29 mars 2024

jacques  halbronn  Première et seconde alliance: du devoir à la nécessité 

 

 

Quand Jésus évoque une Nouvelle Alliance, que faut-il entendre par là? Quel changement cela implique-t-il? Est ce que cela a bien eu lieu, au final?

Nous pensons que la distinction, l’évolution peut se traduire au moyen de la dialectique  Devoir.Nécessité? En effet, faire les choses par devoir, est ce que cela signifie que l’on a compris le pourquoi d’une telle obligation, d’un tel « Commandement » à l’instar des Dix Commandements?

Nos travaux sur ce que nous appelons les ‘topiques sensorielles » auront mis en évidence la force des sensibilités à tel ou tel stimulus, selon le sexe et l’on peut dire que dans ce registre, on est plus dans la nécessité que dans le devoir. Par exemple, se laver, être propre sur soi pourra être vécu par les un(e)s comme un devoir de conscience  et par les autres comme une nécessité impérieuse dont on ne saurait s’abstenir. En pratique, il sera plus aisé d’échapper à un devoir qu’à une nécessité sensorielle liée à la vue, à l’ouie, au goût, à l’odorat ou au  toucher(les 5 sens)

Quand Jérémie évoque le  passage d’un ancien régime à un nouveau régime, il précise bien que le nouveau sera fortement impératif et ne dépendra pas du charisme de quelque guide spirituel. Autrement dit, la Nouvelle Alliance se passe du pouvoir des chefs et entend impacter directement le peuple, on passe d’une dynamique allant du haut vers le bas à une dynamique située, gravée à la ‘base » et sur laquelle on n’aurait plus prise. Est ce bien cela que Jésus annonce comme perspective?  Il semble bien, en tout cas, que les Protestants (Réformés), à partir du XVIe siècle aient tout à fait assumé cette idée de Nouvelle Alliance telle que nous la présentons ici:

Sur le web

. » Pour les pères du Protestantisme, en effet, l’existence humaine est basée sur une prédisposition absolue. Aucune possibilité de choix, aucune variable liée à nos décisions, à nos actions. »

Mais on ne peut s’empêcher de penser à l’Astrologie du moins sous la forme « généthliaque »  du thème natal. En revanche, l’Astrologie Mondiale s’articule davantage sur le pouvoir des chefs qui se font plus ou moins obéir et le mot désobéissance sous- tend l’intervention du prophéte Jérémie (Ch; XXXI, 31). Selon nous, ces deux visions, représentations de l’Astrologie cohabiteraient bel et bien, ce qui correspondrait grosso modo aux modéles  mis en avant par Michel Gauquelin d’une part et par nous même de l’autre. 

L’ astrologie gauquelinienne s’articule sur le moment de naissance et détermine une certaine structure professionnelles des sociétés humaines, autour de la Science, du Sport, de la Politique, notamment. Il nous semble cependant que cette astrologie tend à impacter  une certaine élite et non pas le premier venu, au vu des critères de sélection qui ont présidé aux statistiques de Michel Gauquelin. 

Sur le web:

« Gauquelin, qui fera des recherches statistiques sur les groupes professionnels, avec des résultats lumineux en faveur de la théorie traditionnelle de l ‘Astrologie »..( OpenEdition Books  https://books.openedition.org › psn 

 
 Cela signifie que là encore une élite est quand même impliquée et censée entrainer derrière elle le peuple, lui servir d’exemple, l’encadrer plus ou moins étroitement. Il ne s’agit pas chez Gauquelin de thèmes de naissance personnels  pour tout un chacun, comme voudraient le laisser accroire les praticiens de la consultation astrologique mais de personnages publics dont Gauquelin  a pu accéder aux coordonnées de naissance par le moyen de registres de personnalités. Pour le Christianisme, l’on parlera des prêtres dans un travail de proximité, agissant par la pratique de la confession, de directeurs de conscience.

 

 

 

 

 

 

JHB  29 03 24

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jacques halbronn La fausse opposition ou comparaison Juifs Chrétiens

Posté par nofim le 27 mars 2024

jacques  halbronn  La fausse opposition  ou comparaison  Juifs Chrétiens 
On reçoit ce commentaire de la part  de Jeremy Pinna à propos de l’une de nos vidéos sur You Tube (Téle de la Subconscience)  : « Est-ce que les « juifs” ont tous les mêmes intentions de réalisation spirituelle, de rencontre avec le divin? Est-ce que tous les chrétiens, n’ont pas cette intention? »    Ce message est révélateur d’une certaine confusion. Se dire, se déclarer  comme « Chrétien »  est- ce comparable  avec l’Etre Juif? 
On répondra  que d’un point de vue ergonomique,  le nombre d’émetteurs devrait être inférieur à celui des récepteurs. Si l’on admet qu’il y ait des chefs, des rois, pourquoi ne pas reconnaitre la nécessité qu’il existe des lignées, des dynasties, des généalogies, ce que d’ailleurs Jésus lui même revendique (cf Evangiles selon Mathieu et selon Luc)?   On nous parle d’intention….. Mais ce qui compte c’est l’aptitude, la compétence, la mission, la vocation et cela est imparti aux Juifs par le « systéme » instauré lors de la « Création », puisque ces Juifs descendent d’Adam, qu’il ne faut surtout pas traduire par « Homme » ou « Humanité », comme on le voit trop fréquemment. 
Cela dit, la question est de déterminer qui est  Juif? Il ne suffit certainement pas de se convertir au judaisme (Teshouva) comme on se convertit au christianisme! En quelque sorte, cela se prouve par une certaine excellence, un certain génie et cela n’englobe pas les femmes : on sait que les enfants de Jacob sont nés en partie d’esclaves non juives.
Les Chrétiens sont ceux qui reconnaissent précisément le rôle central de Jésus mais Jésus appartient à une lignée et donc il convient de suivre celle-ci au fil des âges. Jésus descend d’Adam, fils de Dieu et en ce sens il peut se dire « fils de Dieu » comme tous les ‘adamites », c’est à dire les Hébreux.  Mais les Fils d’Israel ne sont pas des hébreux, ils seront guidés par l’Hébreu Moïse (cf les premiers chapitres du Livre de l’Exode) tout comme les Galiléens et les paiens le seront par le Judéen Jésus. En tout état de cause, un vrai Juif ne saurait avoir le culte de Jésus  tel que le vivent les Chrétiens car ce serait renoncer à sa propre responsabilité existentielle à assumer ici et maintenant. 
JHB 27 03 24

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jacques halbronn La dialectique Etat Juif/héros juif

Posté par nofim le 25 mars 2024

jacques  halbronn  La dialectique  Etat Juif (Herzl)/héros  juif (Jésus), 

 

La présence juive au monde est double avec d’une part, une dimension collective et de l’autre une dimension « personnelle », ce qui sous tend la dialectique Etat/héros.

Nous avons consacré au monde juif différents travaux: en 1985 parut  « Le Monde  juif et l’astrologie, histoire d’un vieux couple » (Ed Arché, Milan, Bibliothèque de l’Unicorne) et en 2002, le Sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle (Ed Ramkat  Prophetica  Judaica (beith) où nous reproduisions l’intégralité de la première version  française du ‘Judenstaat’.de  Theodore Herzl. (1896) et avons fondé  et dirigé les Cahiers du CERIJ (Centre d’Etude et de  Recherche sur l’Identité juive, à partir de 1978 et donné des conférences de 1993 à 2009 au Congrès Mondial des Etudes juives, Jérusalem;

  Cette dualité est absolument essentielle à comprendre et cela vaut notamment pour le personnage de Jésus qui pour nous est emblématique du « héros juif », ce qui vaut également pour Herzl, à près  de  2000 ans de distance. Dans les deux cas, nous avons un homme qui s’adresse au départ  à une population marquée, impactée  par le judaisme, ce qui  convient aussi pour le personnage de Moïse, tel que campé, dessiné  dans le  Livre de l’Exode, encore 2000 ans environ  avant JC. Quand Herzl publie  son  Judenstaat , il entend proposer un asile, un refuge pour les populations  juives persécutées, entravées, ce qu’il qualifiera d’Etat Juif; aboutissant à la création (1947 (ONU)-48) de l’Etat d’Israel, au lendemain de l’holocauste perpétré par les Nazis, en passant par le temps du mandat britannique sur la Palestine, dans le cadre de la Société des Nations au début des années 20. Nous avons, dans d’autres textes, tenté de mettre en évidence  le fait que Jésus n’appartenait pas à la population à laquelle il s’adressait pas plus que Moïse, un Hébreu allant à la rencontre des Enfants d’Israel, missionné par leur dieu, Yahwé  (Exode III) Dans le cas de Herzl, c’est la population juive de l’Europe Orientale qui se mobilisera autour du « sionisme » alors que celle du monde occidental  restera en retrait, Herzl lui même relevant de cette Europe évoluée. Par la suite, c’est la population  juive du monde arabe; à commencer par celle du Maghreb, qui rejoindra après la Seconde Guerre mondiale, le dit Etat d’Israel. On voit ainsi le destin d’un homme  face à celui d’un « peuple ». Rappelons cette formule de Jésus  « je suis venu pour les brebis perdues de la maison d’Israel »(c’est à dire descendants de ceux qui s’étaient révoltés contre le pouvoir de la dynastie davidienne alors que Jésus, lui-même, était descendant du Royaume de Juda

Autrement dit. le « chef » , le « guide » a un autre profil que les populations qu’il  va entrainer. On pense à un  autre  héros   juif, Karl Marx, né d’une famille  juive convertie au protestantisme, qui sera au « marxisme » ce que Jésus « Christ » avait été au « christianisme ».  On ne saurait donc contester la judéité de ces héros juifs sous prétexte que leur message  ne visait pas le monde dont ils étaient issus  et au risque de choquer certains,  Jésus nous apparait bel et bien  comme le « héros  juif » par excellence voué à impacter largement le monde. En ce sens, Jésus serait exemplaire et l’on pense à cette « Imitation de Jésus » , attribuée à Thomas a kempis, dont  Pierre Corneille donnera une traduction au XVIIe siècle sur laquelle nous reviendrons dans une autre étude. Si l’on cerne assez bien ce que nous entendons par « héros  juif » et les exemples ne manquent pas: un Baruch Spinoza, un Emile Durkehim, un Sigmund Freud, un Henri Bergson, un Albert Einstein, un Léon Trotsky, un Marc Bloch, un Léon Blum,  un Pierre Mendés France, un  Claude Lévi Strauss, un Edgar Morin, et il n’est pas question d’exclure un Jésus dit de Nazareth (INRI) d’une telle liste, quid, en revanche, de l’Etat Juif? On pense aux réflexions assez désabusées d’un Georges Friedann (Fin du peuple  juif, Ed Gallimard, Collection Idées, 1964) à propos de la société israélienne de l’époque, il y a déjà 60 ans. Il est clair qu’il importe de dissocier ces deux face de l’identité  juive, l’une collective, l’autre représentée par une minorité de fortes personnalités, dispersées (Diaspora) de par le monde et au fil des siècles, que l’on peut qualifier de « lumières »..

Jésus  aura montré l’exemple  en allant au devant des non juifs. Il aurait végété  en restant   au milieu  de  ses semblables.  Mais c’est peut être ce que les antisémites favorables au sionisme  espèrent. Décidément, toute tentative de parquer les Juifs que ce soit à Auschwitz ou à Tel  Aviv ne conduirait-elle pas à une forme de dépérissement, par delà la différence évidente des procédés?L’antisémitisme  vise à décourager les Juifs de s’immerger  hors de leur  ghetto et Israel  correspond à cette image du ghetto. Il y a beaucoup d’ambiguité par rapport à cette idée d’Etat Juif, y compris chez les protestants américains qui attendent le retour des Juifs en Palestine comme signe de la fin des temps (/https://www.cairn.info/revue-francaise-d-etudes-americaines-2014-2-page-77.htm) On sait par ailleurs à quel point les tensions liées à l’Etat d’Israel peuvent affecter la condition juive en dehors et donc hypothéquer  une telle  présence juive, notamment en France qui abrite une forte minorité arabo-musulmane à la suite de la colonisation française du Maghreb.

En tout état de cause, nous pensons que sous le terme de « Juifs », l’on mélange allégrement les Hébreux et les Israélites alors que nous avons montré que le Livre de l’Exode, dès ses premiers chapitres, signale la différence entre Moise l’Hébreu et les Fils d’Israel qu’il ne rencontre qu’au chapitre III ainsi que leur dieu, Yahwé (Buisson Ardent) qui est le dieu de ces Israélites  On pense à Jésus allant au devant des Galiléens en affirmant « Nul n’est prophéte en son pays », ce qui signifie que le prophéte doit s’exiler. Tout se passe comme si  Herzl  par le biais du sionisme était parvenu à separer le bon grain (les Hébreux) de l’ivraie (les Israélites). Ce nom d’Israel ne fait d’ailleiurs que se référer au nom d’une certaine région.(Eretz Israel), ce qui vaut aussi pour celui de Palestine, adopté de nos jours par les Musulmans alors qu’il était d’usage courant chez les Juifs avant l’Indépendance, on parlait  alors  de l’Agence juive pour la Palestine

Sur le Web:

  »L’Agence juive (הסוכנות היהודית en hébreu) est une organisation sioniste créée en 1929 sous le nom d’Agence juive pour la Palestine pour être l’exécutif de l’Organisation sioniste mondiale en Palestine mandataire britannique. C’est Chaïm Weizmann qui en fut l’un des principaux initiateurs et dirigeant. »   

Selon nous, les populations du Nord qui se rebellèret au lendemain de la Mort de Salomon ne comportaient pas de Juifs contrairement aux représentations biblique autour  des ‘Fils de Jacob »; C’était là une fiction syncrétique et d’ailleurs  Jésus le reconnait, ce qui d’ailleurs donne précisément du sens à son action!

 

 

 

 

JHB 25 03 24

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jacques halbronn Astrologie, le cycle, l’alternance des tentations.

Posté par nofim le 10 mars 2024

jacques  halbronn  Astrologie, le cycle, l’alternance des tentations.

 

Sur Internet:

 » Dans la nouvelle traduction du « Notre Père », validée par le Vatican, la supplique « ne nous soumets pas à la tentation« , datant de 1966 et donnant à penser que Dieu tentait le fidèle pour l’éprouver, deviendra « ne nous laisse pas entrer en tentation« .

et

  »L’Evangile selon Marc  (…) mentionne la tentation de Jésus au désert d’une simple phrase : « Durant quarante jours, au désert, il fut tenté par Satan. Il était avec les bêtes sauvages et les anges le servaient ». 

 Nous rapprocherons ces textes du  » errare humanum est. Persverare diabolicum » et de « il n’est point besoin d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer » 

On proposera ici une nouvelle lecture de la cyclicité telle que définie en Astrologie EXOLS,, ce qui présentera l’alternance sous un tout nouveau jour sur le plan théologique et théocratique.  L’astrologie, désormais, nous apparait comme le cycle des échecs et des défis auxquels nous sommes confrontés et cela sous deux formes/tentations  contraires.

En phase solsticiale, le risque est d’abandonner une action, un projet , une entreprise qui aurait pu et dû se poursuivre, par découragement, par peur de l’avenir.

En phase équinoxiale, le risque inverse sera de persévérer, de s’acharner contre toute évidence,  dans une direction  aventureuse, hasardeuse au lieu d’y renoncer au moment opportune.

Dans le cas de De Gaulle, par exemple, on peut parler d’un double fourvoiement entre 1961  et 1969: gestion malheureuse de l’indépendance de l’Algérie et bradage de l’empire colonial africain (AOF etc) suivie 7 ans plus tard d’un référendum  problématique qui le conduira  en 1969 à démissionner. Dans un cas, tentation « solsticiale », dans l’autre tentation « équinoxiale ». Et l’on comprend mieux l’injonction du Notre Père.

Qu’en penser sur le plan théologique? Est ce la par du diable auquel Dieu permettrait de nous tenter, de nous mettre en tout cas à l’épreuve ou bien est ce là une sorte de chemin initiatique, de purification, de catharsis par lequel nos existences devraient passer, l’épreuve du feu? 

Toujours est-il que l’on cerne mieux ce qui pourrait être la fonction de l’astrologie, à savoir de nous accompagner dans ce parcours du combattant lequel fait alterner  des enjeux opposés, de sept ans en sept ans.

La consultation/coaching astrologique, notamment à l’intention des chefs, consistera donc à leur éviter certains écueils, de les prévenir, dans tous les sens du terme, à savoir éviter et être averti (« un homme averti en vaut deux »)

 

 

 

  .  De Gaulle (46  et 69),  Chirac (76 et 97) et François Hollande (2016) Etude de cinq   revers

 

Quand on fait le compte des démissions ou des renoncement entre 1946  et 2016,  trois renoncements viennent  immédiatement en mémoire, celui de De Gaulle en 1946,  de Chirac en 1976  et celui de Hollande en 2016. Du côté des  entreprises hasardeuses, l’on pense au référendum  de 1969, voulu par de Gaulle  et à la dissolution de l’Assemblée Nationale, conduisant à de nouvelles élections législatives en 1997, à 28  ans d’intervalles, donc avec des positions de Saturne identiques, en phase équinoxiale.

 

Cela fait longtemps que nous  avons émis l’hypothèse que la fin d’un conflit tenait à une forme de démotivation chez les protagonistes. Au prisme de notre nouvelle interprétation des phases  de l’Astrologie EXOLS  nous dirons que la phase solsticiale est marquée par une forme de dégonflement, de repli face à des perspectives jugées par trop ambitieuses. On pense  à un mariage qui au dernier moment ne se fera pas, du fait d’une certaine angoisse de ce que peut réserver le futur. D’où une reculade devant l’obstacle, une renonciation, une déclaration de forfait qui sera ressentie comme décevante.  Sur  Internet   »Élu président de la République en mai 2012 (voir L’élection de François Hollande à la présidence de la République en 2012), François Hollande annonce le 1er décembre 2016 qu’il renonce à briguer un second mandat. « J’ai décidé de ne pas être candidat à la présidentielle, au renouvellement de mon mandat », déclare-t-il en direct à la télévision au terme d’une allocution télévisée d’une dizaine de minutes prononcée depuis le palais de l’Élysée. Malgré une impopularité record, la décision de François Hollande surprend. Ce retrait est en effet sans précédent sous la Ve République: jamais, depuis 1958, un président de la République n’avait renoncé à se représenter après un seul mandat. Hormis Georges Pompidou, décédé pendant son septennat en 1974, tous les prédécesseurs de François Hollande s’étaient représentés à l’issue de leur premier mandat: le général de Gaulle en 1965, Valéry Giscard d’Estaing en 1981, François Mitterrand en 1988, Jacques Chirac en 2002 et Nicolas Sarkozy en 2007. Parmi tous les présidents ayant cherché à se faire réélire, seuls Valéry Giscard d’Estaing et Nicolas Sarkozy avaient été battus. » Saturne est passé en Sagittaire, donc sur l’axe solsticial qui, selon notre nouvelle grille de lecture, risque de conduire à une mise en retrait non justifiée, ce qui ouvrira la voie à Emmanuel Macron. Dans le cas de De Gaulle, ce qui se produisit en 1969, reléve d’une phase équinoxiale et non solsticiale. Le général se sera acharné à proposer un référendum dont le résultats se révélait incertain.    Sur Internet; Le 25 avril, le premier président de la Ve République souligne dans une ultime allocution radio-télévisée l’enjeu de la consultation s’agissant de son propre avenir : « Votre réponse va engager le destin de la France, parce que si je suis désavoué par une majorité d’entre vous, solennellement, sur un sujet capital, et quels que puissent être le nombre, l’ardeur et le dévouement de l’armée de ceux qui me soutiennent, et qui, de toute façon, détiennent l’avenir de la patrie, ma tâche actuelle de chef de l’Etat deviendra évidemment impossible« .   Fortement ébranlé par la révolte étudiante et les grèves de mai-juin 68, malgré la victoire gaulliste écrasante aux législatives de la fin juin, de Gaulle, qui a alors 78 ans, ne réussira pas à rassembler son camp dans cet ultime combat politique. Quinze jours avant le referendum, il pressentait l’échec, selon son entourage. »  Contraste entre ces deux moments: Hollande renonce à ce qui pouvait à sa portée, en phase solsticiale tandis que de Gaulle  va dans le mur, par défi. En 69 on est en phase équinoxiale, en 2012 en phase solsticiale  Abordons à présent le cas de Jacques Chirac, sous Giscard.

  Sur  Internet  »Le 25 août 1976, au prétexte de ne pas disposer des moyens nécessaires à sa politique, il donne donc sa démission. Il est le premier Premier ministre à démissionner sous la Cinquième République. Raymond Barre, ministre du Commerce extérieur depuis le 12 janvier 1976, lui succède à Matignon. » On note que la démission  de Chirac suivit de 7 ans celle de De Gaulle, et elle correspond à des contextes opposés. En revanche, elle est du même type que celle de Hollande, à 40 ans de distance, en phase solsticiale..

 
 

Sur  Internet

En octobre 1945 ont lieu les premières élections législatives de l’après-guerre. Le Parti communiste (PCF) en sort vainqueur, suivi du Mouvement républicain populaire (chrétiens-démocrates, MRP) et de la Section française de l’Internationale ouvrière (socialistes, SFIO). La nouvelle assemblée penche donc largement à gauche, mais de Gaulle est reconduit à la tête du gouvernement. Il n’y reste pas longtemps, car ses rapports avec la chambre des députés se brouillent vite. De Gaulle pense que sa démission le 20 janvier 1946 agira comme un électrochoc qui amènera le MRP à le rappeler. Or, il n’en est rien, car le MRP s’accommode de son départ et s’entend avec le PCF et la SFIO pour gouverner et mettre en place de nouvelles institutions »

  Ce départ du général en janvier 46  eut lieu avec Saturne en Cancer, donc en phase solsticiale tout comme  pour Chirac et Hollande  En fait 30 ans avant celui de Chirac en 76. De Gaulle n’était pas obligé de partir, cela tient à un processus intérieure, un probléme de conscience..

  A son tour Chirac va jouer le tout pour le tout, en 1997, en phase équinoxiale (Saturne en bélier)

Sur  Internet

 

‘Le 21 avril 1997, à l’étonnement général, le président de la République annonce la dissolution de l’Assemblée nationale et la tenue d’élections générales les 25 mai et 1er juin suivants. Jacques Chirac ne dispose-t-il pas d’une énorme majorité à l’Assemblée ?

Pour Jean-Jacques Becker, le décalage entre le discrédit dans lequel, en si peu de temps, l’exécutif était tombé et l’impossibilité pour l’opinion de trouver un porte-parole dans la représentation parlementaire, où l’opposition était réduite à une portion extrêmement congrue, avait été probablement aussi une des causes profondes de la crise de 1995. La rue seule permettait de se faire entendre. 

Pourquoi ne pas attendre les élections législatives, qui devaient avoir lieu en 1998 ? »

Chirac va perdre, comme on sait, son pari comme cela avait été le cas en 1969 pour de Gaulle.

 

JHB  11 03 24

 

 

 

 

 

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Juan Ascensio sur la condition messianique dans la Saga « Dune » de Frank Herbert

Posté par nofim le 5 mars 2024

 

Juan Ascensio sur  la condition messianique dans la Saga « Dune »  de Frank Herbert

dune : STALKER – Dissection du cadavre de la  littérature

Juan Ascensio sur  la condition messianique dans la Saga
Juan Asensio

https://www.juanasensio.com › tag › dune 

 

 

« Ce n’est qu’à l’occasion de deux courts articles, ci-dessus rappelés, que j’ai directement évoqué le livre de science-fiction qui est très probablement le plus connu au monde. Un troisième texte, beaucoup plus récent puisque je l’ai mis en ligne voici quelques jours, rappelle quelle est l’origine de la grande révolte future que les humains conduisent contre les machines pensantes. Voici les premières lignes de ma contribution, elle-même modeste, au récent ouvrage collectif dirigé par Lloyd Chéry, Tout sur Dune, publié chez L’Atalante. Il s’agit de la version augmentée d’un mook qui, victime de son succès, a été réimprimé.

Dune RC.JPGJe rappelle aussi que j’ai été l’invité de Rémi Soulié le 18 octobre pour évoquer, dans l’émission qu’il anime sur les ondes de Radio Courtoisie, le roman de Frank Herbert.
Enfin, les illustrations sont celles, évidemment, de Chris Foss.

Après tout, Dune (1) pourrait être lu comme la tentative de cerner l’expérience mystique de Paul Atréides s’ouvrant au flot des possibles temporels, dépassant le seul stade du Kwisatz Haderach pour se transformer en… quoi ? Nous ne le savons pas précisément, et Frank Herbert, en romancier rusé, ne nous donne que des indices dispersés non seulement dans Dune mais dans ses suites, tout en répétant que son héros possède la claire conscience de ce qu’il ne cesse d’appeler un «but terrible», qui n’est pourtant pas le fait de devenir un Mentat (cf. p. 60), ni même autre chose que le Kwisatz Haderach. Peut-être, alors, une espèce de «gom jabbar humain» (cf. p. 15) chargé, en conduisant la guerre sainte, de brasser les possibilités de croisements génétiques quasiment infinies, de «mêler les lignées en un immense et nouveau bouillon de gènes» (p. 258) ? Ou bien, en s’insérant dans le plan multi-millénaire de sélection génétique rigoureuse et d’ensememencement prophétique auquel s’est livré le Bene Gesserit sur plusieurs mondes, dont Arrakis, s’agit-il de montrer que le Messie lui-même n’est que l’outil dont se sert quelque puissance inconnue, qu’Herbert désigne à demi-mots dans le dernier volume de son cycle, à moins que la parabole conclusive de ce même texte ne redonne, ironiquement, son pouvoir de démiurge à l’écrivain lui-même, et réduise son personnage à ce qu’il est : une créature de papier ?
Dune-Foss.JPGPartons de quelques évidences, qui soulèveront de multiples interrogations. C’est une banalité que d’affirmer qu’Herbert, pour bâtir le monde désertique d’Arrakis, a puisé à plusieurs sources, dont la plus importante semble être celle de la symbolique musulmane. Il est tout aussi clair que le peuple indomptable des Fremens doit sont archétype à la geste héroïque des tribus arabes menées à la révolte par Lawrence d’Arabie, ainsi qu’à l’action révolutionnaire terroriste des factions palestiniennes, très actives au moment où le romancier imagina Dune. Si, dans l’univers romanesque de Frank Herbert, la question de la sphère religieuse, du moins celle de son utilisation par des instruments politiques séculiers à des fins qui, justement, nous semblent être métapolitiques (comme la fabrication d’un dieu !), a elle aussi bien des fois été commentée, beaucoup plus rares me paraissent les études relatives au messianisme, ou même à l’appréciation de la condition existentielle du prophète : dans Dune, Paul Atréides se retrouve systématiquement enchaîné à telle voie que son don de prescience discerne plus ou moins clairement. Le Jihad est une de ces voies, la plus atroce assurément, tracée avec le sang des morts innombrables que Paul, devenu Muad’Dib, tentera de toutes ses forces, mais en vain, d’éviter. »

Note
(1) Nous citons le texte dans la dernière édition, paraît-il revue et corrigée mais point dépourvue de fautes (traduction de Michel Demuth, préfaces de Denis Villeneuve et Pierre Bordage, postface de Gérard Klein, Robert Laffont, 2020).

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jacques halbronn Réflexions sur « Comprendre l’ésotérisme » de Jean-Marc Font (Eyrollles, 2008) La Subconscience

Posté par nofim le 3 mars 2024

Jacques halbronn Réflexions sur « Comprendre l’ésotérisme » de Jean-Marc Font (Eyrollles, 2008) La Subconscience

 

On trouve dans cet ouvrage ambitieux une présentation du modéle élaboré par Antoine Faivre ( pp; 18 et seq) dont nous avions pris connaissance à la fin des années 80 lors de son séminaire à l’Ecole Pratiques des Hautes Etudes. »Histoire des courants ésotériques et mystiques dans l’Europe moderne », chaire pour laquelle nous fûmes candidat (malheureux) en 2002. Reproduisons en l’exposé:

« La pensée ésotérique présente quatre caractéristiques (..) – l’existence de correspondances universelles entre les différents niveaux de réalité, La Nature considérée comme un Etre vivant. La possibilité d’établir des ponts entre les niveaux de réalité (médiations). L’expérience de la transformation intérieure(transmutation spirituelle) »

Pour notre part, nous avons opté pour une approche technologique autour d’une théologie d’un Deus Faber, suivant en cela un Jean Sendy qui définit le dieu du Livre de la Genése comme une sorte de démiurge venant non pas créer le monde mais le reformater, à l’échelle de notre « Terre ». Les « correspondances entre le cours du planétaire et celui de notre Humanité ne relévent pas d’un processus environnemental mais d’un Dessein Intelligent
La distinction exposée dans l’ouvrage entre Macrocosme et microcosme nous semble particulièrement pertinente (p. 19): « Le macrocosme »- le grand monde est l’Univers, considéré comme un organisme vivant et le microcosme, le petit monde est l’homme, considéré comme le sommet de la Création; Le couple macrocosme-microcosme traduit la croyance qu’il existe ente l’un et l’autre une relation à la fois physique et spirituelle » Mais pour nous le Dieu qui compte n’a pas crée l’Univers mais notre Monde terrestre et son appareil céleste et l’Homme est Adam; le père du peuple Hébreu, ce qui englobe Moise et Jésus.

  Pour notre part, nous préférons à la dialectique Esostérisme/Exotérisme celle de Subconscience/Surconscience (d’où le nom de notre chaine You Tube « téle de la Subconscience »)  L’ésotérisme correspondrait à la subconscience  et l’exotérisme à la surconscience mais notre approche renouvelle quelque peu le clivage analysé par Faivre car elle implique des supports spécifiques: la Surconscience  vise tout ce qui a été formulé et peut donc tout à fait comprendre toute une littérature dite « ésotérique », d’autant que la Surconscience tend à se substituer à la Subconscience. A partir du moment où un savoir est diffusé, relévera-t-il encore de la Subconscience? Notre démarche visait à unifier un champ couvrant aussi bien l’astrologie que la médiumnité, la voyance et cela mettait ainsi en évidence des forces sur lesquelles nous n’avons pas prise , qui se situent en tout cas dans un autre espace (cosmos, au-delà) mais qui n’en agissent pas moins sur nous. Mais on peut aussi y inclure le phénoméne du judaisme et accéder à une forme de théologie, à un plan/ordre « divin » une « création », mettant en place des structures célestes ou humaines pour le mettre en oeuvre. Cette Subconscience renverrait paradoxalement  à une transcendance, ce qui est matériellement  extérieur se connectant avec notre intériorité psychique. Est ce que la Révélation fait passer de la Subconscience à la Surconscience?  Le champ du prophétisme est il en prise avec la Surconscience, quand il est l »objet d’un culte, d’une religion?  Plus généralement, nous dirons que les structures de temps et d’espace les plus « conscientes » -les élections, les frontière entre Etats- appartiennent à la Surconscience mais qu’elles sont un miroir déformant, mimétique de la Subconscience porteuse de clivages dont l’existence, quant à elle, ne dépend pas des humains.

 

 

JHB 04 03 24

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jacques halbronn Judaisme. Réflexions sur la Renaissance de la langue, de la religion et de l’Etat.

Posté par nofim le 28 février 2024

jacques  halbronn   Judaisme. Réflexions sur la Renaissance de la langue, de la religion  et de l’Etat.

 

A partir de la fin du XIXe siècle se pose la question d’une renaissance du monde  juif (cf notre ouvrage « Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle », 2002 ) Nous entendons aborder les « solutions » proposées notamment par Theodor Herzl dans son Etat Juif (1897) mais aussi par les tenants d’une réforme de la pratique religieuse juive ainsi que de la renaissance de l’hébreu, mise en oeuvre par Eliezer Ben Yehouda  Nous aborderons trois aspects: I  l’ »idée d’un Etat Juif, II  le  judaisme libéral, III l’hébreu moderne avec à l’arrière plan la Shoah en Europe, sous le joug  nazi et la création de l’Etat d’Israel faisant suite au mandat britannique sur la Palestine; Georges Friedmann  dans  « Fin du peuple juif? » (Ed Gallimard, 1965) s’interrogeait déjà sur l’évolution des mentalités juives en Israel en contraste avec l’esprit  juif de diaspora.

 

I Le  Retour en Palestine

  C’est le contexte de la première Guerre Mondiale qui va actualiser l’idée d’installer un Foyer Juif en Palestine, ce qui n’aurait certainement pas pris cette forme au sein de l’Empire Ottoma,. Il faut voit dans la proposition britannique un calcul géopolitique par rapport au monde arabe s’émancipant du  joug  turc à cette occasion. Mais l’on sait que sous la pression arabe, la Grande Bretagne ne sera pas en mesure d’accueillir tous les Juifs qui souhaiteraient quitter l’Europe en raison du piége nazi. En 1947, la GB se débarasse du dossier en le confiant à l’ONU. Une  autre guerre va changer la donne à savoir la Guerre des Six  Jours dont le succés va aiguiser les appétits israéliens, avec la tentation de garder indéfiniment les territoires « occupés » (terminologie employée pour la France « occupée ») tout comme les victoires allemandes pendant la Seconde Guerre Mondiale permettront au projet de Hitler un début de réalisation bien au delà de l’Allemagne, d’où le Shoah également liée à un contexte guerrier. Trois guerres auront donc façonné le nouvel Etat du fait d’opportunités non anticipées et probablement non réfléchies, non maitrisées.

 

 

II  La relecture de la Bible 

 Un autre défi dépasse le cadre palestinien, c’est celui du positionnement religieux et du poids de l’Histoire, sur plusieurs millénaires.Quelle relation repenser avec le Christianisme? Quel travail de relecture des Ecritures  opérer? Comment notamment gérer le clivage majeur séculaire entre Judéo-Hébreux et Israélito-Chrétiens? Quelle place assigner aux Juifs dans le monde au prisme d »une pensée théologique? Comment recadrer le dialogue judéo-chrétien? Quelle place accorder à la Diaspora ? Aucune approche critique de la Bible ne semble avoit été à l’oeuvre même au sein des courants « libéraux » où l’on ressert indifféremment  la même soupe liturgique. C’est ainsi que la lecture des péricopes du Pentateuque s’est maintenue dans les synagogues libérales (cf le Judaisme en mouvement) alors qu’il s’agit là d’un corpus fortement syncrétique largement impacté par le monde  « israélite » ayant fait sécession avec la dynastie davidienne. Il importe également que l’on apprenne à ne pas sur-réagir à des manifestations compréhensibles  d’hostilité  face au pouvoir que l’on exerce et donc être conscient de ce que l’on représente pour autrui.. On  ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre

 

 III  A la  recherche  de la  langue d’origine

On connait le projet d’un Eliezer  Ben Yehouda  de restituer son oralité  à l’hébreu(cf Maurice AdadÉliézer Ben-Yéhouda. Le rêve et sa réaalisation et autres textes. La renaissance de l’hébreu parlé. Introduction et notes de Réuven Sivan. Traduit de l’hébreu par Maurice Adad, Paris : L’Harmattan, 2004) . A-t-on effectué le travail de refondation de cette langue avec les moyens de la linguistique moderne? En quoi cette langue « sémitique »  se distingue-t-elle des autres membres de cette famille, à commencer par l’arabe?C’est d’ailleurs l’argument linguistique qui aura pu peser de tout son poids pour le retour des Juifs au sein du monde arabe. Selon nous, l’ hébreu mériterait un meilleur traitement, exigeant un retour à sa pureté d’origine, ce qui passe notamment par le rapport de l’écrit à l’oral que pose la lecture du « tétragramme »

En ce qui concerne l’hébreu moderne, il eut fallu corriger un certain nombre d’aberrations en ce qui concerne notamment les marqueurs de genre et les finales en « a’ qui tantôt  signalent le féminin, tantôt le masculin, ce qui n’est pas sans laisser perplexes les éléves. C’est ainsi que Ata signifie tu au masculin  et sert de suffixe pour former l’imparfait: « Assita », tu as fait ‘au masculin)  mais « elle  a fait » se dira « dibra »!  De même, on dit en hébreu moderne « Hashavti », j’ai pensé et Hashavta, tu as pensé (à un homme) alors que le pronom personnel  est ani à la première personne, ce qui devrait donner « hashavni » et non pas « hashavti », la forme en « t »  étant un marqueur de la deuxiéme et non de la première personne; En principe, le noun est le marqueur (préfixal ou suffixal)  de la première personne du singulier comme du pluriel, le thav de la deuxiéme personne et le youd de la troisiéme personne.

Il est regrettable que la science linguistique du XXe siècle n’ait pas suscité une école de critique linguistique en paralléle avec la critique biblique (née au XVIIe siècle) L’enseignement des langues exige de déterminer des régles même si celles-ci ne sont plus respectées car il est bon que l’on comprenne que les langues ne se sont pas élaborées n’importe comment même si elles ont pu se corrompre dans leur transmission. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB 01 03  24

 

 

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