Dieu comme sublimation du masculin

Posté par nofim le 2 décembre 2013

 

Dieu et le principe masculin

Par  Jacques Halbronn

 

Il y a selon nous dans l’idée de Dieu, l’expression du principe masculin, d’où une représentation masculine de Dieu, du « Père » et du « Fils ». Quand on  y réfléchit,  traiter de Dieu, c’est traiter du masculin, de l’Homme, par opposition à la Femme.

Dieu est supérieur, il est « au-dessus », en amont. C’est Lui qui décide, qui est la Providence et le Plan divin.  Il a le pouvoir de créer. Il est un modèle archétypal  pour l’Homme.  Les relations des femmes avec Dieu  convergent avec celles qui doivent être les leurs avec les hommes, au niveau du Surmoi. (Superego). Dieu est un idéal masculin. Tout homme qui se réalise pleinement se rapproche de l’image de Dieu, non pas dans une dynamique de jonction mais de fusion. Etre créateur c’est faire partie de Dieu.

Dire que Dieu est mort, c’est quelque part  annoncer la mort de l’Homme en tant que principe distinct de la Femme.  Mais les femmes reconnaissent plus facilement le principe masculin en Dieu qu’en les hommes. C’est l’Homme qui est « mort », pas Dieu. Mais les deux sont indissociables et on ne peut tuer l’un sans tuer l’autre. C’est pour la femme le meurtre du père.

D’ailleurs, le culte de la personnalité peut difficilement concerner un personnage féminin, de Staline à Mao Tsé Toung, de Napoléon à Hitler sans parler du Pape (Papa). On ne peut accéder à Dieu qu’en passant par l’Homme et on ne peut accéder à l’Homme sans passer par Dieu. Les deux principes n’en font qu’un, sont indissociables. Refuser la supériorité de l’Homme est une forme d’athéisme puisque l’Homme est à l’image de Dieu (et non la femme). Il n’y a donc aucune contradiction chez la femme à aimer Dieu à travers l’Homme et l’Homme  à travers Dieu.

Le récit de la Création, qui ouvre le Livre de la Genése met en scéne un Dieu qui crée le monde et ce verbe créer incarne pleinement ce qu’est l’Homme. La femme ne peut qu’habiter un monde créé par l’Homme. Elle ne peut que procréer comme on dit que l’on fait les choses par procuration, au nom de quelqu’un d’autre qui est absent, que  l’on remplace…

Le XXIe siècle  replacera l’Homme au centre, au cœur du religieux. L’Homme doit être sacralisé alors que le XXe siècle l’aura désacralisé, désanctifié, galvaudé.  Les hommes qui ne sont pas à la hauteur de leur mission d’Homme rabaissent l’idée d’Homme au point que les femmes finissent par se considérer comme les égaux des hommes. Il ne faut pas baisser la barre. D’ailleurs, les hommes sont trop nombreux, ils devraient n’être qu’une minorité – d’autant que pour nous la polygamie fait sens à plus d’un titre – et il serait bon que l’on ne gardât pas trop longtemps les hommes qui n’en sont pas ou plus vraiment. Il y a de la marge. Le problème de la longévité accrue nous invitera tôt ou tard à penser  la mort comme une décision et non comme quelque chose que l’on subit comme on le ferait du mauvais temps. Euthanasie.

Sans les « vrais »  hommes, que deviendrait l’Humanité ?  Déjà la plupart d’entre nous se comportent comme des héritiers qui n’ont plus  qu’à profiter de ce qui leur a été légué.  Bien des femmes ne respectent plus les hommes que morts. Elles idolâtreront tel compositeur classique mais ignoreront tout ce qui se crée en musique de nos jours. Elles préfèrent ne plus regarder que les hommes médiocres, ce qui les rassure sur l’avenir de leur idéologie paritaire.

On vit dans une attitude malthusienne. On ne pense plus que les hommes puissent créer de nouvelles énergies, de nouvelles richesses, on ne raisonne plus qu’en  termes de partage de ce qui existe. C’est déjà en soi une position décadente. On ferait beaucoup mieux d’encourager la créativité en focalisant l’attention sur le potentiel créatif des hommes plutôt que de miser sur le mauvais cheval, à fonds perdus. Bien des femmes ainsi prennent indument la place d’hommes en donnant le change, par quelque simulacre, quelque mimétisme. Demain, le monde sera divisé en deux « camps », celui des sociétés qui placeront à égalité hommes et femmes et celui des sociétés qui placeront les femmes comme prolongement des hommes, comme c’est le cas dans la procréation.  Par prolongement, on l’aura compris, on n’entend pas que la femme est « l’avenir de l’Homme » mais  on se place dans une perspective de cycle court et non de cycle long. L’Homme a besoin des femmes pour essaimer dans la diversité  et les femmes doivent être capables de choisir les hommes les plus prometteurs. C’est pourquoi nous pensons que dans les nouvelles démocraties, les hommes seront seuls candidats et les femmes seules électrices. Il faut absolument éviter une mondialisation autour d’un seul et même modèle. L’Humanité doit expérimenter différents types de sociétés quitte à reconnaitre que tel modèle a échoué. Mais le pire échec serait de renoncer à constituer plusieurs civilisations et de mettre tous ses œufs dans le même panier. Or, certaines personnes  rêvent d’une Humanité de type Panurge qui jouerait  à quitte ou double de façon irréversible. Il faut maintenir une alternative et l’on a vu encore récemment avec la crise financière à quel point il pouvait être dangereux de ne pas disposer de pare-feux et de garde-fous. Notre propos n’est donc pas d’unifier l’ Humanité mais au contraire de restaurer une certaine dualité des régimes politiques.

 

 

 

 

 

Dieu et le principe masculin

Par  Jacques Halbronn

 

Il y a selon nous dans l’idée de Dieu, l’expression du principe masculin, d’où une représentation masculine de Dieu, du « Père » et du « Fils ». Quand on  y réfléchit,  traiter de Dieu, c’est traiter du masculin, de l’Homme, par opposition à la Femme.

Dieu est supérieur, il est « au-dessus », en amont. C’est Lui qui décide, qui est la Providence et le Plan divin.  Il a le pouvoir de créer. Il est un modèle archétypal  pour l’Homme.  Les relations des femmes avec Dieu  convergent avec celles qui doivent être les leurs avec les hommes, au niveau du Surmoi. (Superego). Dieu est un idéal masculin. Tout homme qui se réalise pleinement se rapproche de l’image de Dieu, non pas dans une dynamique de jonction mais de fusion. Etre créateur c’est faire partie de Dieu.

Dire que Dieu est mort, c’est quelque part  annoncer la mort de l’Homme en tant que principe distinct de la Femme.  Mais les femmes reconnaissent plus facilement le principe masculin en Dieu qu’en les hommes. C’est l’Homme qui est « mort », pas Dieu. Mais les deux sont indissociables et on ne peut tuer l’un sans tuer l’autre. C’est pour la femme le meurtre du père.

D’ailleurs, le culte de la personnalité peut difficilement concerner un personnage féminin, de Staline à Mao Tsé Toung, de Napoléon à Hitler sans parler du Pape (Papa). On ne peut accéder à Dieu qu’en passant par l’Homme et on ne peut accéder à l’Homme sans passer par Dieu. Les deux principes n’en font qu’un, sont indissociables. Refuser la supériorité de l’Homme est une forme d’athéisme puisque l’Homme est à l’image de Dieu (et non la femme). Il n’y a donc aucune contradiction chez la femme à aimer Dieu à travers l’Homme et l’Homme  à travers Dieu.

Le récit de la Création, qui ouvre le Livre de la Genése met en scéne un Dieu qui crée le monde et ce verbe créer incarne pleinement ce qu’est l’Homme. La femme ne peut qu’habiter un monde créé par l’Homme. Elle ne peut que procréer comme on dit que l’on fait les choses par procuration, au nom de quelqu’un d’autre qui est absent, que  l’on remplace…

Le XXIe siècle  replacera l’Homme au centre, au cœur du religieux. L’Homme doit être sacralisé alors que le XXe siècle l’aura désacralisé, désanctifié, galvaudé.  Les hommes qui ne sont pas à la hauteur de leur mission d’Homme rabaissent l’idée d’Homme au point que les femmes finissent par se considérer comme les égaux des hommes. Il ne faut pas baisser la barre. D’ailleurs, les hommes sont trop nombreux, ils devraient n’être qu’une minorité – d’autant que pour nous la polygamie fait sens à plus d’un titre – et il serait bon que l’on ne gardât pas trop longtemps les hommes qui n’en sont pas ou plus vraiment. Il y a de la marge. Le problème de la longévité accrue nous invitera tôt ou tard à penser  la mort comme une décision et non comme quelque chose que l’on subit comme on le ferait du mauvais temps. Euthanasie.

Sans les « vrais »  hommes, que deviendrait l’Humanité ?  Déjà la plupart d’entre nous se comportent comme des héritiers qui n’ont plus  qu’à profiter de ce qui leur a été légué.  Bien des femmes ne respectent plus les hommes que morts. Elles idolâtreront tel compositeur classique mais ignoreront tout ce qui se crée en musique de nos jours. Elles préfèrent ne plus regarder que les hommes médiocres, ce qui les rassure sur l’avenir de leur idéologie paritaire.

On vit dans une attitude malthusienne. On ne pense plus que les hommes puissent créer de nouvelles énergies, de nouvelles richesses, on ne raisonne plus qu’en  termes de partage de ce qui existe. C’est déjà en soi une position décadente. On ferait beaucoup mieux d’encourager la créativité en focalisant l’attention sur le potentiel créatif des hommes plutôt que de miser sur le mauvais cheval, à fonds perdus. Bien des femmes ainsi prennent indument la place d’hommes en donnant le change, par quelque simulacre, quelque mimétisme. Demain, le monde sera divisé en deux « camps », celui des sociétés qui placeront à égalité hommes et femmes et celui des sociétés qui placeront les femmes comme prolongement des hommes, comme c’est le cas dans la procréation.  Par prolongement, on l’aura compris, on n’entend pas que la femme est « l’avenir de l’Homme » mais  on se place dans une perspective de cycle court et non de cycle long. L’Homme a besoin des femmes pour essaimer dans la diversité  et les femmes doivent être capables de choisir les hommes les plus prometteurs. C’est pourquoi nous pensons que dans les nouvelles démocraties, les hommes seront seuls candidats et les femmes seules électrices. Il faut absolument éviter une mondialisation autour d’un seul et même modèle. L’Humanité doit expérimenter différents types de sociétés quitte à reconnaitre que tel modèle a échoué. Mais le pire échec serait de renoncer à constituer plusieurs civilisations et de mettre tous ses œufs dans le même panier. Or, certaines personnes  rêvent d’une Humanité de type Panurge qui jouerait  à quitte ou double de façon irréversible. Il faut maintenir une alternative et l’on a vu encore récemment avec la crise financière à quel point il pouvait être dangereux de ne pas disposer de pare-feux et de garde-fous. Notre propos n’est donc pas d’unifier l’ Humanité mais au contraire de restaurer une certaine dualité des régimes politiques.

 

JHB

01  12 13

 

 

 

 

 

 

 

JHB

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Le recours masculin à la sclérose féminine

Posté par nofim le 26 novembre 2013

 

L’homme comme moteur de changement social

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Qu’est-ce que les femmes attendent des hommes ? Nous répondrons que les hommes sont instrumentalisés par les femmes pour les aider à échapper à une certaine stagnation. Les hommes sont pour les femmes des vecteurs de changement, de renouvellement et ce dans tous les domaines concevables.  On dira que les hommes constituent des pôles d’attraction,  qui permettent aux femmes de se libérer d’une certaine gravitation. Ne dit-on pas que quelqu’un est « attirant », que l’on est « attiré » par telle personne ?

Dès lors, une femme qui ne veut pas changer ses habitudes se méfiera de l’effet que les hommes peuvent exercer sur elle. L’amour lui apparait comme une menace, comme une expérience déstabilisante qui risque de la déconstruire.

Par instinct, les hommes se donneraient ainsi pour mission d’aider les femmes à changer en passant par le biais de l’amour. Si aimer, c’est suivre l’autre, aimer débouche sur le changement. Un homme qui ne parvient pas à faire changer une femme dans ses habitudes est vouée à un sentiment d’impuissance qui n’est pas d’ordre sexuel mais qui peut certes  être vécu comme un échec. Cela dit, certaine femme se montrent particulièrement  résistantes à l’influence masculine et par voie de conséquence au changement qui en découlerait, ce qui peut s’expliquer par des expériences passées traumatisantes.

Changer, c’est se vider de ce qui nous aura imprégnés (en anglais pregnant signifie enceinte), rempli et  à un certain stade les femmes seraient de moins en moins disposées à se vider, ce qui coïnciderait avec la ménopause. L’accouchement apprend en effet, à faire un certain deuil de la grossesse, par exemple.

La rencontre homme femme s’effectue volontiers sous le signe du voyage, du dépaysement. Les voyages sont très « romantiques » de l’embarquement pour Cythère au voyage de noces. D’où l’impact des vacances sur l’opportunité d’une rencontre  avec aussi la retombée de l’excitation à la rentrée.

.Dans bien des cas, l’on peut sérieusement se demander si la motivation à suivre un homme n’est pas liée  à des perspectives de changement de lieu, de situation au point que l’amour serait plus un  moyen qu’une fin en soi. C’est par l’amour, que l’homme fait bouger les femmes, les meut, les émeut (émotion), les motive.

Il n’est meilleur moyen pour une femme d’évoluer que de lier connaissance avec un homme/. La femme n’est pas tant un être qui évolue qu’un être qui se transforme par des changements radicaux. Quand elle est prise dans quelque chose, il faut une force singulière pour l’en dégager, pour l’en faire partir. L’amour est l’arme  absolue contre le conservatisme viscéral de la femme, son entêtement à persévérer, à s’enfermer dans ses habitudes, bonnes ou mauvaises, peu importe ! Il n’est pas exclu que la femme quitte la proie pour l’ombre mais le changement transcende tout, excuse toit. Le changement est préférable pour elle à une certaine sclérose.

Ce phénomène d’entrainement des hommes par rapport aux femmes constitue un moteur social  essentiel car cela s’apparente à une certaine forme de fécondation, de polygamie. L’homme doit amener les femmes à partir à la découverte de nouveaux horizons. L’amour serait donc un vecteur de progrès social. Les femmes s’investissant dans un domaine par amour, pour êtes avec tel ou tel homme plus que par  intérêt pour le dit domaine. Du moins dans un premier temps. Le cas de Marie Curie est intéressant, cette polonaise venue vivre à Paris et  l’on peut penser que l’amour a joué un certain rôle dans sa carrière. En cela, on peut dire que la femme fait des choix sous le coup de la passion. Mais en même temps, son amour  n’est pas désintéressé, il est censé avoir certaines répercussions sociales. La femme n’épouse pas un homme mais un milieu, elle est mue par le processus de l’exogamie, de l’enlèvement, du ravissement, dans tous les sens du terme. Parfois, l’amour vient de surcroit, une fois le couple formé et institué. (mariage de raison)/ Mais de toute façon, que les choses  se déroulent  dans  tel ou tel  ordre, les ingrédients restent les mêmes. Il est fort improbable que la rencontre avec un homme ne soit associée à des perspectives de changement et inversement, si ces perspectives ne semblent pas envisageables, cela risque fort de faire long feu de faire retomber le soufflé amoureux, la flamme affective. L’amour se nourrit d’un certain exotisme, d’où l’image de l’étranger, de l’étrangère dans l’imaginaire du couple./

On nous objectera que les hommes eux aussi ont besoin de changement. Selon nous, leur fréquentation d’un domaine n’est pas marquée par un risque de sclérose qui passerait par une intervention extérieure. On peut donc dire que les femmes ont plus à gagner que les hommes dans la formation du couple (ce mot devant être pris au sens large).  Les hommes seraient en fait mus par une sorte de programmation en quelque sorte hypnotique, instinctive dont ils ne percevraient pas pleinement la portée ou l’enjeu.

 

Jhb

21  11  13

 

 

 

 

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Le rapport maison-signe en astrologie

Posté par nofim le 22 novembre 2013

 

L’astrocyclon et l’octotopos. Le passage du signe à la maison astrologique.

Par Jacques  Halbronn

 

L’historien de l’astrologie doit avoir une approche archéologique quand il s’agit d’explorer les stades les plus anciens et donc les plus lointains de la genèse de l’ensemble astrologique. Certaines notions peuvent avoir survécu par des biais, des emprunts, des transpositions. On s’interrogera ici sur les rapports signes/maisons en suivant la thèse selon laquelle les maisons seraient dérivées des signes et nous renseigneraient donc sur le traitement des cycles planétaires.

Les analogies entre ces deux dispositifs sont assez bien connues : on sait qu’il y a 12 maisons astrologiques comme il y a 12  signes. Quant à la transposition, elle consiste à passer de la division de l’année à celle de la journée. Mais à quoi tenait une telle transposition, pour quoi faire ? Il est clair que la division en douze de l’année correspond à un fait plus flagrant que la division en douze de la journée puisque cette division de l’année est liée au nombre de lunaisons, de rencontres soli-lunaires alors qu’il n’y a rien de tel pour les maisons, leur nombre étant donc le fait d’une transposition. Les maisons ne sont pas matricielles. Le mot d’ailleurs « maison »  est également utilisé pour les signes, au XVIIe siècle et on rappellera qu’il est synonyme de demeure et de  domicile. On disait que tel signe était la « maison » de telle planéte.

On peut donc penser que les maisons sont une invention relativement tardive surtout en ce qui concerne la division en douze. On sait en effet, qu’il a existé une division en huit de la journée, l’octotopos, les 8 lieux, secteurs. (cf Manilius et les travaux de Patrice Guinard à ce sujet qui ne débouchent pas cependant sur nos conclusions car il se situe dans la synchronie et non dans la diachronie du corpus astrologique)

La mise en évidence de l’astrocyclon nous conduit en effet à établir un rapprochement avec l’octotopos, puisque l’astrocyclon est divisé en 8. Rappelons que Dane Rudhyar a mis aussi l’accent sur les 8 stades lunaires, de 45° en 45° au sein du thème natal, sur la bas des écarts Soleil-Lune au moment de la naissance, ce qui débouche sur une nouvelle typologie vouée, dans son esprit, à se substituer à celle des douze signes (par le fait du passage du Soleil d’un signe à l’autre, le soleil ne jouant ici qu’un rôle neutre sans rapport avec sa symbolique spécifique un peu comme Saturne, en astrocyclologie, est un vecteur neutre).

Pour notre part, nous pensons que cette division en huit du   cycle quotidien est dérivée de la division en 8 du cycle de Saturne, dont il ne reste guère de traces. Nous avons d’ailleurs montré que les significations des maisons (cf. nos études sur le blog nofim) décrivaient bel et bien la phase ascendante et la phase descendante de l’astrocyclon et ne faisait guère sens dans le cadre d’une journée, si ce n’’est à un niveau divinatoire. Qu’est-ce d’ailleurs que la divination si ce n’est substituer un facteur à un autre une mesure à une autre, ce que l’on peut nommer une correspondance ?

.Nous avons déjà par le passé (cf. nos travaux sur la genèse du Tarot,  Ed Trédaniel, .1993, à la suuite  de l’Astrologie d Live de Toth), que l’iconographie des maisons astrologiques –absente de la plupart des publications astrologiques du XXe siècle- avait servi pour l’élaboration des arcanes majeurs du Tarot. Rappelons aussi que l’astrologie natale pourrait bien être issue de l’astrologie « horaire ». On voit donc à l’œuvre  le passage, le basculement vers le divinatoire de la symbolique des maisons qui initialement devait concerner la course de  Saturne, incluant 4 sous cycles de 7 ans, ce qui est en soi une transposition du processus lunaire des 4 semaines de 7 jours mais sur une base astronomique réelle.

Autrement dit, selon nous,  les maisons astrologiques sont un outil divinatoire et il est vain, comme le croyait Jean-Pierre Nicola (mais aussi Rudhyar) de les maintenir au sein d’une ‘ »astrologie moderne » (le SORI), même ai prix de reformulations, de ravalements de façade.

 

On comprend certes tout l’intérêt qu’il a pu y avoir à  procéder à de telles transpositions à savoir disposer avec le thème astral –comme l’a fort bien compris Rudhyar- d’une série de cycles de 30 ans, à partir d’une seule carte du ciel dressée au moment de  la consultation (astrologie horaire , cf.  la notion de genethliomancie). Il suffisait de déterminer un curseur qui circulerait à un certain rythme d’une maison à l’autre, ce qu’avait bien compris Néroman avec son Fatum (Milieu du Ciel) que l’on pouvait « diriger », faire « progresser ». L’ascendant a pu aussi jouer ce rôle. Au lieu de se servir d’un curseur planétaire, on le remplace par un curseur cosmographique, lié aux particularités du thème dressé pour une certaine heure. On sait à quel point ont été longtemps à la mode les  techniques des directions (primaires notamment) et des progressions à partir d’un thème donné au point de servir à corriger l’heure de naissance. Le problème, c’est que l’on est ensuite passé à l’astropsychologie qui a interprété le thème non pas comme un schéma évolutif et cyclique mais comme le socle d’un portrait psychologique voire psychanalytique intégré dans le modèle astrologique et ne constituant pas une donnée extérieure. On est dans le tout astrologique ! On est ainsi passé du divinatoire au psychologique faute d’être en mesure d’évacuer totalement  ce qui est devenu obsolète, du fait notamment des nouveaux outils de calcul astronomique (logiciel etc). En astrologie, on ne jette pas, on recycle, ce qui crée un certain encombrement !

Nous pensons donc que l’octotopos renvoie à l’astrocyclon et que les descriptions des maisons  correspondent à celles des deux phases de l’astrocyclon, la ligne de clivage étant devenue celle de l’horizon du lieu de montage du thème. On notera aussi l’importance accordée par les astrologues  aux « angles «  du thème qui perpétuent ainsi la division en 4 du cycle, avec une trisection de l’angle (domification) en une maison angulaire, une succédente et une cadente. Selon nous, chaque « angle » devait déterminer un nouveau cycle sur le modèle de l’astrocyclon.Le nom même d’octotopos convient d’ailleurs pour désigner l’astrocyclon. Inutile de souligner que le passage du 8 au 12 aura  complétement faussé le système en déterminant un autre calendrier des phases. ..

 

 

 

JHb

21  11  13

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Pour un recyclage de l’astrologie et des astrologues

Posté par nofim le 22 novembre 2013

Le principe de confirmation en astrologie

Par  Jacques  Halbronn

 

Le proverbe dit « une hirondelle ne fait pas le printemps », ce qui nous renvoie au cycle des saisons. Les astrologues respectent-ils un tel avertissement ? On peut en douter tant la plupart des pratiques astrologiques semblent s’inscrire dans l’unicité (« une » hirondelle) plus que dans la répétition. C’est pourquoi nous entendons mettre en avant un principe de confirmation.

Par-là, nous affirmons que toute vérification, toute validation passe par un processus de confirmation. En fait, cette confirmation implique un renforcement de tendance et pas seulement une répétition de même intensité, dans la mesure où  le temps passe.

Une prévision ne saurait donc être ponctuelle mais impliquer une dynamique en train de se déployer, de se développer, qu’elle aille dans un sens ou dans un autre, vers le printemps ou au contraire l’automne pour filer ce type de comparaison symbolique.

Ce principe permet à l’astrologue une approche progressive de l’acte prévisionnel et l’invite à capter les signes avant-coureurs.

En tout état de cause, on est en face d’une sorte de sablier qui s’écoule mais à qui à certains moments se recharge après s’être vidé et ainsi de suite. Cela évitera à l’astrologue de prendre des vessies pour des lanternes, ce qui est précisément le sens de l’adage que nous avons cité en exergue. On ne vend pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué !

Dans de précédents textes (cf. le blog nofim),  nous avons souligné la signification des échecs mais pour savoir s’il y a eu échec, il faut un peu de temps et un succès immédiat peut tout à fait, en attendant un peu, se transformer en déception. Celui qui est pressé est celui qui ne veut pas courir le risque que l’entreprise annoncée  pourrait échouer. On ne peut pas en effet empêcher les gens de faire fausse route. Ce serait trop beau si nous étions incapables de nous tromper parce qu’un clignotant nous l’indiquerait ; nous épargnant ainsi  la déconfiture, la défaite. Donc avant de chercher dans les astres une confirmation de ce qui se passe, il vaudrait mieux s’assurer que cela ne va pas avorter. Il y a des naissances mais il y a aussi des fausses couches dans la vie. Pour nous, nous préférons  opposer ce qui est astrologique et ce qui ne l’est pas plutôt que d’introduire dans le modèle astrologique  des  forces antagonistes qui se combattraient en un même instant T.

Notre dialectique est plus subtile. Pour s’assurer que l’on est en bonne voie, il importe d’attendre confirmation sinon on engage les gens à persévérer dans l’erreur et cela aboutit à des prises de conscience par trop tardives et ô combien couteuses, du fait de l’incurie de l’astrologue, de son imprudence. Qu’est-ce qu’une confirmation sinon un faisceau de « preuves » allant dans le même sens ?  L’astrologie n’a donc aucun intérêt à tenir un discours brouillé et embrouillé. Elle doit dire qu’ici est la voie de l’astrologie et là celle des égarés, qui déraillent. L’astrologie en aucune façon ne saurait prévoir que quelqu’un va se tromper mais elle peut indiquer quelle est la voie juste, l’autre voie par définition ne l’étant pas, sans qu’il soit besoin que l’astrologie comporte, englobe l’erreur dans son propre modèle, ce qui compliquerait singulièrement celui -ci !…

Autrement dit, il importe de savoir ce qu’on attend et d’en capter les prémisses et de ne pas changer son fusil d’épaule au moindre vent contraire Bien des astrologues ne sont que des girouettes et les thèmes ont bon dos pour justifier les retournements de veste successifs. Etrangement, ces astrologues qui manient de grands cycles vivent en réalité à la petite semaine voire au jour le jour !

Selon nous, on l’aura compris, on est dans un continuum et le glissement s’opére progressivement et ne cesse jamais.  C’est  la quantité de signes qui compte et non la qualité d’un seul et unique signe que l’on isolerait. En astrologie, ce qui est unique ne signifie rien. On ajoutera que l’astrologue se doit de donner des repères et indiquer  approximativement à quel moment  l’on basculera d’une phase ascendante à une phase descendante et inversement, sans que cela se fasse de façon soudaine. Ce qui est perçu comme soudain  tient à ce qu’on n’aura pas vu les choses venir. La soudaineté est une illusion, le fait de l’imprévision.  Une saine astrologie n’a que faire des événements imprévus et imprévisibles. Il est vrai que de l’extérieur, on ne voit que le sommet de l’iceberg, on ne perçoit pas ce qui a précédé et préparé. Mais est-ce que l’astrologie doit s’aligner sur une perception profane et superficielle des choses ? L’astrologie n’a pas à se mettre au niveau des ignorants qui ne retiennent que peu de choses et qui veulent que le peu qu’ils sachent soient forcements déterminant et décisif.

Certains astrologues ironisent sur les prévisions  vagues. Mais quand un passant nous demande une direction, un simple geste suffit à l’orienter correctement. Après, il se débrouillera tout seul.  Ce qu’on attend de l’astrologue, c’est que même sommairement il indique la bonne direction, c’est-à-dire celle qui correspond au cours actuel des choses. Or, trop d’astrologues en sont incapables et indique une direction qui n’est pas la bonne, même si sur le moment on peut croire que c’est ça !  Il est plus facile d’avoir raison à court terme qu’à long terme car à court terme, il y a toujours quelques éléments qui vont à contre-courant et qui peuvent sembler confirmer un pronostic ou un diagnostic. C’est cette ambivalence- la cohabitation du vrai et du faux-  qui donne si souvent à l’astrologue  l’illusion d’avoir vu juste :

Voilà pourquoi, nous prônons l’adoption d’un discours extrêmement clair au niveau « directionnel » : est-ce que cela monte ou est-ce que cela descend ? Or, pour cela il faut disposer d’un modèle fiable et viable dans lequel l’astrologue puisse avoir confiance.

Nous terminerons par cet avertissement à l’intention de la communauté astrologique. Si vous pensez que la cyclicité n’est pas que pour les autres mais aussi pour vous – mais on sait que les cordonniers sont les plus mal chaussés- il faudrait commencer à vous demander s’il n’est pas temps de repartir sur de bonnes bases qu’il sera bien assez tôt par la suite de complexifier. C’est au retour périodique au « théorique » que nous invitons les astrologues car la théorie est le tronc et la pratique le feuillage et quand les feuilles tombent, le tronc reste. Pour mille praticiens, il y a un théoricien. Il convient que la communauté astrologique commence à comprendre que ce qui permet de se libérer d’une pratique, c’est le retour au théorique. En effet, l’intelligence humaine n’est critique et lucide qu’au niveau structurel et elle est démunie face à la complexité qui est le propre même de toute pratique. On ne sort d’une pratique que par la voie théorique. Faute de quoi on peut en rester prisonnier indéfiniment. Nous observons que le niveau théorique des astrologues stagne, se dégrade et que c’est une fuite en avant dans la pratique qui est la fin d’un cycle et non son commencement.  L’apport de toute nouvelle théorie tient notamment au fait qu’elle rassemble, qu’elle aplanisse le fossé entre les générations – les anciens et les nouveaux venus, ce qui permet de renouveler le recrutement- comme le fait d’ailleurs le progrès technologique qui empêche la routine.  Nous voyons le milieu astrologique comme extrêmement frileux, comme se repliant sur une sorte de consensus mou, où face à une pratique déliquescente  chacun fait sa petite cuisine personnelle, ce qui n’a strictement rien à voir  avec la solitude du théoricien et du chercheur car celui-ci  dispose des clefs pour ouvrir les portes d’une pratique empoisonnante et qui a perdu le contact avec ses principes et sa source.  Chaque nouveau cycle exige et permet  d’accéder à un nouveau modèle qui pourra être aisément confirmé  collectivement, forgeant un nouveau consensus qui constituera un nouveau point de départ. Il faut un lâcher prise d’un savoir-faire obsolète qui finalement est plus le fait de l’astrologue que de l’astrologie. Or, quand une théorie ne se survit que par le truchement de ses praticiens et non par sa dynamique, sa cohérence propre, elle n’est plus qu’en sursis. Le milieu astrologique est de plus en plus féminin et l’on sait que le grand ennemi des femmes c’est la force de l’habitude (cf. Gilles d’Ambra. Petit précis de psychologie masculine à l’usage des femmes qui aiment encore les hommes, First Editions, 2006).  Elles ont  trois solutions : soit, elles persévèrent dans la même pratique, soit elles passent à un nouveau modèle astrologique, soit elles passent à autre chose, se vident de leurs acquis, ce qui serait probablement d’ailleurs la meilleure solution pour tout le monde car les plaisanteries les meilleures sont les plus courtes. Dans une vie de femme, il ne semble pas que la routine – le disque rayé-  qui  se poursuit indéfiniment pendant des décennies soit la meilleure façon de vivre. Faute de pouvoir faire évoluer leur rapport à l’astrologie, la plupart  d’entre elles feraient donc  beaucoup mieux  de se recycler. D’ailleurs, si elels ne faisaient pas, elles auraient montré qu’elles n’ont strictement rien compris  à la notion de cyclicité ! La roue tourne.

 

 

 

Jhb

21  11  13

 

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Le véritable statut du symbolisme en astrologie

Posté par nofim le 18 novembre 2013

 

 

La fin du symbolisme planétaire en Astrologie

Par Jacques  Halbronn

 

Certains praticiens de l’astrologie semblent ne pas s’être encore rendu compte de l’extinction, de la déshérence du symbolisme planétaire en Astrologie. Cela vaut aussi bien entendu pour les « sceptiques » de l’astrologie qui sont en retard de quelques métros dans la formulation de leurs  critiques (cf. le blog de J. M. Abrassart et l’interview de Serge Bret-Morel).

Les indicateurs de cet abandon du symbolisme planétaire ne datent pas d’hier et d’ailleurs on peut dire que la période durant laquelle l’astrologie lui a accordé quelque importance aura été limitée dans le temps et qu’à l’origine ce n’était pas le cas. D’ailleurs au Moyen Age, la référence à la mythologie n’aurait guère été tolérée, notamment dans le monde musulman où l’astrologie a prospéré (cf. notre travail sur les traités astrologiques d’Abraham Ibn Ezra, Ed Retz  1977 et sur internet L’arbre d’or). La relation astrologie-mythologie aura finalement  surtout marqué le XXe siècle.

Si l’on prend la théorie des grandes conjonctions d’Albumasar, il ne s’intéresse aucunement au « caractère »de Jupiter ou de Saturne. Ce ne sont pour lui que des marqueurs de temps, les rouages d’une horloge. Il ne s’intéresse d’ailleurs au zodiaque qu’au prisme des 4 Eléments, et il ne dispose donc que d’un clavier à 4 options et non à 12, ce qui montre que le symbolisme zodiacal n’était pas non plus à l’honneur. C’est justement cette astrologie extrêmement dépouillée qui aura permis à l’astrologie d’exercer une certaine influence sur les esprits. 

Certes, avec l’avènement des nouvelles planètes, l’astrologie aura connu une certaine vogue mythologique du fait même des astronomes qui les baptisèrent. Mais à partir des années trente, on commence déjà à ne plus s’intéresser du moins en astrologie mondiale, qu’à des cycles planétaires composés de deux planètes. Or, si l’on avait réellement pris en compte le « caractère » des planètes ainsi configurées, on serait entré dans des panachages bien compliqués. En pratique, là encore, ces cycles ne sont que des marqueurs de temps dont on ne retient qu’une chose, un certain calendrier. Les planètes ne sont plus que les aiguilles d’une montre et en plus il y a plusieurs montres qui s’enchainent  qui se combinent tant et si bien que ce sont les convergences entre ces montres qui seront retenues. On voit qu’il y a là un gros travail de décantation qui laisse loin derrière lui le symbolisme planétaire qui ne sert plus qu’à localiser, à  désigner plutôt qu’à signifier, tout comme le font les astronomes pour les signes du zodiaque.

Les astrologues issus de l’astropsychologue, en revanche sont tout pleins de ce symbolisme dont ils font leur beurre si bien que l’on peut dire qu’ils sont en décalage avec l’astrologie mondiale et cyclique. Ce qui les conduit  parfois à protester contre un tel abandon alors que c’est à ce prix que l’astrologie peut accéder   à une certaine unité comme l’a bien compris André Barbault avec l’indice de concentration planétaire.  Jean-Pierre Nicola, a contrario, aura beaucoup (trop) investi dans une entreprise de reformulation du symbolisme tant planétaire (RET) que zodiacal, ce qui fait que l’on ne saurait le considérer comme un précurseur de l’astrologie du XXIe siècle à la différence de Barbault si ce n’est toutefois qu’il a heureusement mis en garde contre tout tentative de la part de l’tarologie de dépasser ses limites en voulant rendre compte de la contingence. Et de fait, le symbolisme astrologique  se rapproche du Tarot qui est ailleurs nourri de celui-ci. Il n’est donc pas étonnant qu’astrologie et tarot fasse parfois  si bon ménage dans les consultations voire dans les cours d’astrologie.

Mais même en astrologie individuelles, certains astrologues ont jugé préférable de compter le nombre de planètes par élément (chaque signe relevant de l’un des 4 Eléments) et donc de ne s’intéresser directement ni au symbolisme planétaire ni au symbolisme zodiacal.

Dès lors, on ne sera pas surpris de voir l’astrocyclologie considérer Saturne non pas comme le dieu Saturne ni même comme une planéte ayant une fonction spécifique par rapport aux autres planètes mais comme un marqueur central du temps, ce que pensait aussi  Dane Rudhyar à sa manière. Pas plus qu’en astrocyclologie, les 4 étoiles fixes royales ne sont à différencier les unes des autres.

On pourrait parler ici d’une phonologie astrologique –en empruntant au langage de la linguistique moderne- à savoir que ce qui compte ce ne sont pas les sons mais leur combinatoire codifiée. En astrologie ce qui compte – ce que semble avoir oublié Serge Bret Morel dans son interview audio (podcast) avec Jean-Michel Abrassart sur un site sceptique- ce ne sont pas les planètes mais les relations qui ne cessent d’ »évoluer entre elles, les « aspects ». La même planéte peut totalement changer de caractère selon les « aspects’ qu’elle forme et donc elle n’a aucun caractère constant et défini. Cela correspond un peu à ce que l’on disait de la « neutralité » de Mercure dans certains manuels. La planéte ne signifie rien par elle-même, elle est le marqueur d’une succession d’états au sein d’un cycle. Tout cela conduit à une très grande et bienvenue simplification du modèle astrologique autour d’une seule planéte passant par des avatars successifs et il semble que l’on ait souvent cru que ces avatars étaient des entités séparées et autonomes –comme les planètes- alors qu’ils ne sont que des attributs, des manifestations d’un seul et même processus (cf. la parabole des aveugles et de l’éléphant).

On est passé au stade d’un certain formalisme astrologique, d’une « gestalt ». L’astrologie doit parler par le biais de graphiques, de diagrammes, de courbes, ce qui évite le verbiage. En fait, on ne lui demande plus que  de distinguer entre ce qui est « ascendant «  et « descendant » et de le  faire avec une certaine fiabilité de façon à  ce qu’elle puisse servir de socle, de tronc, d’axe. Si l’astrologie est un arbre, elle en est en effet non pas le feuillage, ni même le branchage mais bien plutôt le tronc et les racines. Il y a là un chemin d’ascèse qui est celui de la vraie philosophie. L’unité de l’astrologie exige de percevoir le monde de façon unitaire à un instant T, la pluralité n’existe que dans le temps, d’où l’absurdité du pluralisme inhérent au concept même de thème astral du moins tel qu’on l’appréhende de nos jours.  Selon Rudhyar, le thème représente un processus, une succession de phases. La grande erreur de Barbault aura été son discours sur l’astropsychanalyse au nom duquel le thème astral représenterait nos tensions intérieures alors que les tensions, au regard de l’astrologie, sont liées au passage d’une phase vers une autre. Dire qu’au même moment des forces antagonistes opèrent c’est ouvrir la boîte à Pandore et autoriser toutes les ambiguïtés prévisionnelles, ce qui n’a pu que déconsidérer l’astrologie.  Quant au symbolisme zodiacal des horoscopes, là encore il faut relativiser Quand les gesn lisent le texte qui correpond à ler signe, il sne s’intéressent pas tant au caractère du signe qu’aux prévisoons loiées à ce signe, voire au décan. Or, à quoi  servent les décans (un tiers de signe, 10°), ici, sinon à déterminer si les gens nés à telle date (de dix jours en dix jours) sont concernés par telle configuration,  le signe zodiacal ne joue plus ici, en définitive, qu’un rôle commoce  de localisateur à l’instar d’une rue qui porte tel nom. On peut certes parler d’un désenchantement de l’astrologie mais il faut faire le deuil de tout ce symbolisme bien trop calorifique et mettre l’astrologie au régime.

 

 

 

 

 

 

 

Jhb

18  11 13

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ressources humaines ou progrés technologique?

Posté par nofim le 17 novembre 2013

 

 

 

Pour un ministère des ressources humaines : autour du  cas juif

Par  Jacques Halbronn

 

 

 

En 1978, nous avions fondé une association ayant pour titre Cercle d’étude et de recherche sur l’identité juive (CERIJ) où l’on s’interrogeait notamment sur la possibilité de constituer ‘l’identité juive autrement que sur le rapport au religieux et à l’histoire biblique centrée sur la Palestine/Israël/ Judée.

Trente-cinq ans plus tard, ces questions restent plus que jamais d’actualité comme en témoigne le débat qui a été organisé le 16 novembre par l’Alliance Israélite Universelle entre Armand Abecassis et Alain Finkielkraut. On nous dit qu’aujourd’hui, cette identité est doublement menacée  d’une part parce que le rapport des Juifs à Israël est mal vu en France en raison du problème palestinien et d’autre part parce que certains rites (kashérisation de la viande, circoncision) sont pointés du doigt par diverses instances notamment au niveau européen.

Sur ces questions, notre position est la suivante et rebondit sur la formule d’Abecassis : on est juif même si l’on ne pratique pas.  Pour nous, l’être juif ne  saurait être réductible à ce qu’on appelle le judaïsme et l’on peut préférer le terme de judéité qui renvoie à une certaine conscience juive qui passe par l’affirmation d’une certaine altérité qui ne doit pas nécessairement se formaliser par une quelconque fréquentation d’un lieu spécifique (Israël, la  synagogue etc.). La condition juive ne doit-elle pas transcender ce que nous considérons pour notre part comme des emprunts, des adoptions (cf. Pierre Monnat. Histoire profane de la Bible. Origines, transmission et rayonnement du Livre saint, Ed Perrin, 2013) Il ne faudrait pas confondre l’œuf et la poule.

Nous préférons insister sur la contribution juive à une culture donné qu’à relier telle culture à la « substance »  juive. Il est clair pour nous qu’il y a une façon d’être juive du fait d’une certaine excellence au sein d’un domaine quel qu’il soit, d’y inscrire une empreinte juive en dehors de toute tonalité définie comme juive. La physique d’Einstein est-elle « juive » ? En ce sens, d’ailleurs, nous rejoignons l’antisémitisme moderne qui a cessé depuis  belle lurette de se polariser sur les « pratiques »  juives et qui a compris que les Juifs avaient une autre dimension pas forcément très rassurante, d’ailleurs (cf. les Protocoles des Sages de Sion, et notre ouvrage paru en 2002, Ed Ramkat,  Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle). Ce qu’un Juif apporte dans telle ou telle branche ne se définit pas par le biais d’une « culture » juive. En cela, les Juifs ont une capacité d’intégration en se situant non pas en marge d’une société mais en son centre, non pas à l’arrière garde mais à l’avant-garde.

Il  y a  une judéité qui n’a pas besoin du judaïsme pour exister et pour perdurer par-delà même la conscience juive. On peut penser qu’il y a des Juifs qui ne savent pas qu’ils le sont et l’on sait que la conversion ne met pas fin à cette judéité pas plus que l’on y a accès par une quelconque forme de conversion, si ce n’est par les liens du sang. On peut dire qu’une femme non juive qui épouse un juif convertit à la judéité  les enfants qu’elle aura de lui, alors qu’elle ne fait que se convertir au judaïsme, c’est-à-dire à un certain corpus culturel passé alors que la judéité est une potentialité tournée vers l’avenir, du moins dans notre terminologie qui vaut ce qu’elle vaut mais qui a le mérite de ne pas tout confondre.

Le judaïsme dit laïque auquel nous avons participé pendant pas mal d’années, dans les années 90 notamment,  engage à un être juif ensemble qui ne passe ni par la synagogue ni par un attachement à l’Etat d’Israël.  Il est certes tentant de s’efforcer de formuler clairement ce qu’est cette judéité mais nous préférons à son sujet parle de potentialité, voire de « puissance » (en attente de passer à l’acte à inventer), ce qui passe de fait par une conscience de la contribution juive au monde, notamment depuis le XVIIe siècle (avec Spinoza, voire avec Nostradamus au XVIe siècle (cf. nos travaux à son sujet, dont notre ouvrage paru en 2002 aux ed. Ramkat) et ce jusqu’à nos jours, en passant par Marx ou Freud et tant d’autres figures emblématiques d’une sorte de prophétisme moderne, tout innovateur, tout découvreur, tout créateur  étant en quelque sorte un prophète qui non seulement annonce l’avenir mais bien plus encore  le prépare, le conçoit, l’enfante..

Notre philosophie de l’Histoire met en avant le problème de l’emprunt. Trop souvent,  on confond ce qui est le fait d’un domaine avec ce qui a pu s’agréger à lui (cf. notamment nos travaux en histoire de l’astrologie). Certes, ce qui a été emprunté laisse-t-il des traces au sein du domaine considéré mais cela n’épuise aucunement le sujet.  Pour nous la langue hébraïque peut avoir été empruntée par ceux qu’on appelle les Juifs (même si le terme est tout à fait impropre puisqu’il réfère à une région, la Judée.  Il vaudrait mieux en ce sens parler des »israélites » mais ce terme a été récupéré par le nouvel Etat en  1948, ce que l’on peut regretter et qui n’était pas le seul choix possible pour un Etat qui n’était pas que « Juif ».  Nous pensons que les « Israélites » (pour employer le terme usité dans la diaspora au XIXe siècle) ne sont pas nécessairement liés à la Palestine et d’ailleurs dans la Bible, on parle d’une arrivée dans cette terre (de Canaan) autour du personnage d’Abraham dont la postérité ira  d’ailleurs chercher des épouses ailleurs. Et nous pensons aussi que ces Israélites ne sont pas non plus définis par un quelconque culte. Le passé est le passé.

Les Israélites s’originent, selon nous, dans un passé beaucoup plus lointain que celui qu’on leur attribue et cette ancienneté des sources et des origines vaut dans la plupart des domaines de la recherche historique. C’est ainsi qu’en astrologie, la Tétrabible de Ptolémée  (IIe siècle après JC) est déjà très tardive. L’histoire d’ailleurs n’est épistémologiquement qu’un épiphénomène par rapport à l’objet étudié et nous préférons une approche  sociologique, anthropologique même si elle se nourrit de données historiques qui sont la carte mais pas le territoire, qui ne sont qu’une mémoire éclatée, sous forme de bribes d’information.

Nous pensons qu’au cours du XXIe siècle, les choses devraient trouver de nouvelles formulations. On sait que les hommes et les femmes se définissent par-delà telle ou telle culture. On pourrait en dire autant des « races » qui sont aussi transculturelles. Est—ce à dire qu’il existe une « race » juive ?  Nos travaux sur la cyclologie nous conduisent à penser que l’Humanité n’est pas d’un seul tenant, mais est composée de plusieurs apports dont l’apport « juif ». Mieux on comprendra à l’avenir comment fonctionne l’humanité  dans sa dynamique cyclique et mieux l’on sera à même d’appréhender le rôle de certaines minorités en terme de leadership. Contrairement à une certaine idéologie ambiante le XXIe siècle n’abolira nullement les différences de sexe ou de race mais leur conférera un rôle stratégique, au sens de « ressources humaines stratégiques » comme la catégorie des « génies ». On pourrait donc parler, si  l’on veut, de la « ressource juive » pour désigner le phénomène juif. 

En ce sens, nous pensons que chaque race, chaque genre, chaque « ressource » peut féconder une culture donnée. Il n’est pas question pour nous d’associer  une de ces catégories à telle ou telle culture, à telle ou telle religion, à telle ou telle région du monde. Nous dirons que dans nombre de cas, on peut se contenter de la signature « visuelle », des signes extérieurs de la différence. Mais dans le cas de la « ressource » juive (et la Shoa a considérablement  entamé la dite ressource), c’est plutôt l’Histoire de celle-ci qui fait sens, c’est-à-dire le relevé de la contribution juive au monde même en s’en tenant à la période postmédiévale. Définition « existentielle » si l’on veut, faute de mieux. Il y a là une sorte de paradoxe : il est relativement plus facile de définir de nos jours ce qui correspond à l’apport de la ressource juive au monde alors même que l’on ne peut actuellement préciser ce qui distingue un juif d’un « blanc » (en laissant de côté la question de minorités juive d’autres couleurs) alors que l’on s’interroge sur ce que pourrait  être  l’apport « noir » ou « jaune » au sein d’une société donnée. Il faudrait aussi s’entendre sur le phénomène de ‘ l’arabité. Quant à la question des genres, des sexes, qui semble pourtant  être la plus évidente, elle fait l’objet de dénis et de controverses qui déraient se résoudre et se réduire à l’avenir. En tout état de cause, nous n’avons rien à objecter à une société multiraciale à condition que la race ne renvoie pas, si ce n’est historiquement, à des exigences et des contraintes étrangères à ladite société (cf. nos travaux sur l’immigration, sur le blog nofim et sur les pièges  à éviter). Bien plus, ce sont ces appartenances « factuelles » à  de telles catégories de race, de sexe, de ressource qui doivent converger au sein d’une même société, d’une même culture commune existentielle, à réinventer en permanence par-delà de telles constantes, les cultures n’étant plus dès lors que des variables à la portée, à la signification  toute relative. Il faut une certaine humilité et un certain sens d’une période expérimentale. Il y a des choses que nous ne comprenons pas et qui restent en attente. Le XXe siècle s’est achevé dans l’illusion qu’il avait tout compris au niveau des sciences « humaines » tout comme le XIXe siècle s’était conclu dans l’illusion que la technoscience était pleinement explorée. Le XXIe siècle sera marqué par les sciences du vivant (génétique, ADN, biotechnologie  etc.) et la question des ressources humaines et non plus celles du sous-sol, ce qui ne posera pas les mêmes problèmes écologiques et technologiques. On pourrait envisager un ministère des ressources humaines qui centraliserait tous les dossiers liés à la race, au sexe, à  la culture, à la création individuelle et collective, y compris le cas des langues qui seront aussi à l’avenir un enjeu majeur en termes de ressources, l’aspect économique étant d’ailleurs évident dans le terme même de ressource. Les sociétés qui sauront le mieux gérer et exploiter  leurs ressources humaines  prendront l’avantage au niveau mondial. La notion de ressource humaine (galvaudée par le post de DRH dans l’entreprise) fait pendant aux questions d’équipement technique externe et de gisements énergétiques du sol. Ce champ de recherche est malheureusement en partie bloqué par toutes sortes de tabous. Les sociétés qui sauront échapper  à ces tabous seront favorisées. Dans ce domaine des ressources humaines,  il n’est pas possible de savoir par avance à quoi l’on aboutira, il est possible qu’il y ait de fausses pistes ou des pistes auxquelles on n’aurait pas songé. Mais il n’en reste pas moins qu’il y a des questions en suspens et qu’il faut investiguer, comme on le fait dans d’autres domaines (comme le gaz de schiste, comme l’atome, comme les nanotechnologies, comme les manipulations génétiques, comme l’extraction sur d’autres planètes ou satellites  etc.). Il nous semble essentiel que parallèlement à l’exploration du monde extérieur, l’on se mette plus sérieusement à explorer le monde intérieur au-delà des travaux de la psychanalyse, et notamment sur le plan cérébral, sur nos « scanners » naturels, dans le domaine des neurosciences, de la biodiversité etc. Faute de quoi, nous allons basculer dans un monde de type « matrix ». L’Humanité ne saurait se réduire à  l’équipement externe, elle doit mettre en valeur nos processus organiques et pas seulement les instruments. Nous ne pensons pas que la question des ressources humaines doive se réduire à une distribution des appareillages ! Ceux qui nient l’intérêt de telles recherches  ont tout parié sur le progrès des machines comme solution à la diversité de l’Humanité dont ils entendent  faire – y compris au niveau des genres- un phénomène totalement secondaire et résiduel, voué à se résorber. Il y aura certainement des choix différents selon les Etats et les régions et donc probablement – et c’est probablement souhaitable, de nouveaux clivages prenant la place de ceux qui ont marqué le XXe siècle (rideau de fer  jusqu’en 1989 etc.). Nous pensons qu’en effet, il n’est pas sain que l’Humanité opte toute entière pour un modèle unique, quel qu’il soit. Il est essentiel que se maintienne une certaine diversité des régimes politiques.

 

 

Jhb

17  11  13

 

 

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Le thème astral comme outil de la magie anti-cyclique

Posté par nofim le 17 novembre 2013

 

Une variété oubliée : la magie anti-astrologique

Par  Jacques Halbronn

 

Dans notre thèse de doctorat en études orientales (parue en 1985, sous le titre Le monde juif et l’astrologie, Milan, ed Archè, cf. sur Google), nous avons étudié une notion assez particulière : le miracle astrologique notamment lié à une pratique religieuse, certains rituels religieux étant supposés pouvoir changer la fortune astrale, notamment dans le Talmud. Au fond, une forme d’anti-astrologie qui prenait très au sérieux l’astrologie mais qui entendait la neutraliser, en corriger les effets. Or, il semble bien que l’astrologie ait fini par intégrer en son sein de telles techniques d’échappée au verdict des astres, ce qui expliquerait une certaine conflictualité entre diverses formes d’astrologie, notamment entre astrologie cyclique et astrologie « ponctualiste » qu’il serait vain de chercher à concilier puisqu’elles poursuivent des objectifs antinomiques, l’une visant à imposer, à faire respecter  le cours normal des choses et l’autre à le détourner..

On trouve, on reconnait ces anti-astrologues qui se servent de l’astrologie contre elle-même. Leur arme c’est le thème astral qui est l’arme préférée de cette magie anti-astrologique ou magie astrale (cf. les travaux de J. L. Caradeau) C’est une astrologie à contre-courant.

Nous connaissons ces astrologues qui vous disent que si vous faites telle chose à telle heure, l’entreprise marchera  et ce en dépit du contexte astrale global qui n’est pas favorable. C’est une sorte d’astrologie interstitielle qui prétend trouver la faille dans la muraille cyclique. L’astrologie horaire serait ainsi issue de cette magie astrologique permettant de faire arriver ce qui ne devrait pas arriver. On peut ainsi aller voir l’astrologue pour qu’il nous concocte quelque chose qui nous permettra de narguer, de tromper la logique cyclique en recourant à divers expédients. La Révolution solaire, selon Volguine, permettait ainsi de corriger le destin en voyageant à tel endroit, au jour de l’anniversaire, de façon à ce que l’impact sur telle « maison » de l’horoscope se produise sur telle autre maison, ce qui serait un moindre mal.

De plus en plus, il nous apparait que l’astrologie du thème est un corps étranger situé au sein de l’astrologie et qu’il nous faut extirper. Cette astrologie ponctuelle est viscéralement contraire à l’esprit de l’astrologie qui est marqué par la recherche du processus, du continuum, des étapes successives. Cette astrologie ponctuelle veut bruler les étapes, faire gagner du temps et doubler ainsi les rivaux. L’astrologie serait moins une mancie qu’une magie blanche (sinon noire) et l’astrologue du thème serait un mage plutôt qu’un voyant.

On connait  ces astrologues alchimistes sur les bords qui vous diront à quelle minute agir pour que les astres vous soient favorables (cf. les heures planétaires) En fait, tout ce qui se veut précis, ponctuel appartiendrait à cette anti-astrologie qui se présente comme une astrologie parfaitement compatible et conciliable avec l’astrologie cyclique. Par définition, en effet, une astrologie cyclique ne saurait se prêter à un tel manégé puisqu’elle n’entend pas échapper au cours, à la course normale des choses, donc au cycle. Le thème, c’est par excellence un anticyclique, une façon tordue et viciée/vicieuse d’appréhender le ciel.

On pourrait dresser une liste noire de ces astrologues d’un genre spécial qui au nom de  l’astrologie en trahissent la cause.  Il convient de s’en démarquer et de les excommunier comme des ennemis « cachés » (maison XII) de l’astrologie qui en brouillent l’image de surcroit en prêtant se mélanger avec la vraie, la pure astrologie. Ces magiciens de l’astrologie n’ont que la précision à la bouche et de fait la cyclologie n’a que faire de la précision de l’instant, elle qui couvre de période bien plus longues. Cette anti-astrologie est le grain de sable qui entend faire dérailler le train de l’astrologie cyclique. Le ver est dans le fruit !

 L’on sait que certaines escroqueries dans le domaine de l’occulte consistent à dire que l’on peut contrarier le cours normal des  choses. C’est ainsi que toute forme de cyclicité peut être instrumentalisée par un de ces mages pour vendre leur savoir-faire. L’astrologie du thème astral est satanique, luciférienne. Elle nous montre un ciel totalement différent de celui de la cyclologie, un ciel calculé pour un instant donné où les astres vont entretenir entre eux des relations contre nature, perverses, où les termes techniques de l’astrologie vont être détournés de leur sens.

Le syncrétisme astrologique aboutit à un certain stade à mettre dans un même sac vraie et fausse astrologie et certains auteurs n’ont rien trouvé de mieux à faire que de chercher à intégrer au sein d’un même ensemble des donnés radicalement incompatibles. Le thème astral est un cancer pour l’astrologie et il faut dénoncer ces pratiques qui défigurent et dénaturent l’astrologie. Il n’y  a pas un bon et un mauvais usage du thème. Pas de demi-mesures. Interdisons carrément le montage du thème dans la pratique astrologique. Le mage astrologue est un tentateur qui promet du pouvoir à ceux qui feront ainsi appel à son « art ». Et même s’il parvenait à ses fins, il n’en serait pas moins un ennemi pour la vraie astrologie. On n’exclut pas d’ailleurs que de nos jours la majorité des astrologues aient basculé vers le côté obscur de l’astrologie, sans en avoir pleinement conscience.  Il faut pourtant être aveuglé pour ne pas saisir à quel point l’astrologie du thème sonne faux. ..Tout astrologue qui vous déclare qu’il faut une heure exacte est un mage car la vraie astrologie  est un flux ininterrompu, un train qu’il faut attrapper mais qui ne s’arrête pas. Ceux qui vous disent qu’au moment de votre naissance, le Ciel s’est arrété se moquent de vous. Le véritable astrologue relie les points entre eux et aucun point ne vaut isolément. Il faut comprendre que le thème astral est une sorte d’alternative à la vraie astrologie, il va créer des connexions en un instant T entre des astres différents alors que le cycle est le fait d’un seul astre dont le cycle est balisé par des rencontres successives.

 

 

 

 

Jhb

17 11  13

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Le thème astral ou la grande tentation de l’astrologue

Posté par nofim le 16 novembre 2013

 

Le changement de paradigme de l’astrologie du XXIe siècle

Par  Jacques Halbronn

 

S’il fallait résumer l’état dans lequel l’astrologie du siècle dernier nous est parvenu, il suffirait de citer un passage d’un texte de Christian Moysan qui montre que les astrologues actuels font le grand écart ;

« En Astrologie Mondiale, il est tout à fait vain et stérile d’opposer les approches cyclique et ponctualiste, comme si elles étaient inconciliables et exclusives l’une de l’autre.
Elles sont au contraire nécessairement complémentaires, dans la mesure où les conjonctions des planètes lentes circonscrivent de larges périodes historiques, tandis que l’astrologie «ponctualiste » permet d’en éclairer les évènements saillants, en mettant en évidence les connexions qui s’établissent notamment entre le Ciel de ces évènements et ceux des pays qu’ils affectent. » (fin de citation)

Texte d’autant plus étonnant que M. Moysan sait très bien que notre astrologie « cyclique » est constituée de phases de 7ans. Dans sa structure mentale, la phase de 7 ans est inclassable car comment pourrait-il la situer dans ces « larges périodes historiques » dont il parle. Par conséquent, il sait pertinemment que la cyclicité dont nous traitons en astrocyclologie n’a strictement rien à voit ni de près ni de loin avec cette ‘’astrologie mondiale ». Pour Moysan le cycle est automatiquement synonyme de périodes de plusieurs décennies, de plusieurs siècles, ce qui n’est possible qu’en recourant aux plantées lentes et notamment les trois transaturniennes inconnues avant les deux derniers siècles dans la littérature astrologique. On a du mal à comprendre comment fonctionne le cerveau de Moysan qui pourtant est aufait de notre cycle de 7 ans (l’astrocyclon). Si encore son texte dont ce passage est issu ne se référait pas à nos travaux, on ne s’inquiéterait pas  mais précisément il ne cesse de s’y référer. Qu’est ce qui fait que ça bloque dans sa tête ?

Autre étrangeté, face à notre cyclologie à deux phases, M. Moysan dans un autre passagee, nous parle de « rigidité » ! Là encore, on croit rêver. Le fait de ne poser que cette dualité, laisse au contraire la plus grande liberté de manœuvre et d’interprétation, bien plus qu’une division en  12  secteurs. Mais dans l’esprit  perturbé de Moysan, 12  secteurs, c’est moins rigide que 2 ! Voilà l’état du mental d’un astrologue tel qu’il nous a été formé par le XXe siècle !

Si Moysan avait déclaré que la division en 2 du cycle d 7 ans et le fait que tout ne  soit qu’une succession de cycles de 7 ans structurellement identiques c’est un cadre trop général, on comprendrait, mais non, c’est trop « rigide ». En faut, ce que Moysan veut dire, c’est que l’astrologue doit selon, l’astrocyclologie, faire entrer les faits dans un système deux possibilités, Yin et Yang et que pour lui un tel effort est insupportable, tant le monde lui apparait dans son infinie variété. Autrement dit, c’est la façon dit Moysan voit le monde qui marque son rapport à l’astrologie et d’ailleurs il ne  cesse de le reconnaitre, au fil des pages. C’est un postulat : le monde est irréductiblement compliqué et seul un modèle complexe est en mesure d’en rendre compte ! Il est non seulement complexe dans l’espace des individus mas il l’est aussi dans le temps historique et donc un seul et même modèle ne saurait par principe prétendre à en épuiser la diversité sur des millénaires et sur des milliards de gens.

La révolution copernicienne que nous proposons en ce début de XXIe siècle, c’est d’inverser les perspectives. L’astrologie nous apprend que le monde est structurellement très simple et aux astrologues de le démontrer en décantant les apparences et non en les prenant telles quelles. C’est ce qu’on attend fondamentalement de l’astrologie et non l’astrologie dégénérée à la Moysan : Si l’on n’a pas un certain sens de l’abstraction, autant faire autre chose que de l’astrologie et cela vaut aussi pour les clients de l’astrologue qui ne sont pas ceux du voyant !

. Mais M. Moysan préfère  étaler son incompétence crasse à conceptualiser, à ramener les choses à des notions simples, au vu et au su de tous. La « rigidité » qu’il nous reproche n’a d’égale que sa propre sclérose mentale. Mais on l’aura compris, M. Mosan est un passionné d’Histoire égaré en astrologie et il veut que l’astrologie colle avec la grande comme avec la petite histoire (individuelle)/ Il prône cette alliance entre astrologie et histoire « factuelle » alors même que l’ascien historique depuis les années trente du siècle dernier lorgne vers la sociologie, la démographie, la météorologie pour sortir de son trop plein de données éparses et inclassables. Que vient don faire un Moysan au XXIe siècle ? Il est le vestige d’une autre époque, tant pour la philosophie de l’Histoire que pour celle de l’Astrologie.  Ce qui serait intéressant, c’est de savoir quelle proportion d’astrologues raisonne encore comme Moysan, ce qui permettrait de repérer les brebis galeuses, rétrogrades : M. Moysan est un appât pour recenser ces recrues douteuses de l’asytolgie du XXIe siècle qui  cherchent à la  plomber et à l’empêcher de prendre son envol. Si M. Moysan est si doué sur le plan historique, qu’il aille proposer ses services aux historiens mais qu’il nous laisse tranquille avec ses jérémiades incessantes et tellement vaines !

Cette rigidité de l’astrocyclologie, c’est justement ce qui permet à l’astrologie d’avouer une certaine rigueur, de ne pas être ‘infalsifiable «, c’est-à-dire sans repérées précis. Car le paradoxe de l’astrologie de Moysan c’est qu’à force de rechercher la précision ponctuelle, elle a perdu toute précision conceptuelle. Elle est devenue « molle ». Et d’ailleurs Moysan reconnait que son astrologie ne marche que pour le passé !  Alors, cette opposition entre astrologie vers le passé et astrologie vers le futur vaut son pesant d’or et on entend là parler l’Historien raté qui essaie de se recycler en astrologie en nous  assommant de son savoir historique de seconde main. Nous avons mis en garde contre cette astrologie rétrospective car elle est trop soumise aux tentations.

Car le grand problème de l’astrologie du XXe siècle, c’est la tentation à laquelle elle a bien du mal à résister. L’occasion fait le larron !

L’astrologie est comme un enfant devant un étal de pâtisserie. Si on la laisse faire, elle va se goinfrer. Mettez un astrologue devant le passé et il y a de fortes chances qu’il aille au-delà des limites raisonnables.

Il trouvera des excuses : l’astrologie permet de tout expliquer, pourquoi s’en priver ? C’est bien là tout le problème : l’astrologie est devenue ingérable de par la richesse de ses dispositifs. Or, l’astrologue articule son astrologie sur le réel parce que le réel lui parle plus que l’astrologie et en fait il aligne l’astrologie sur le réel brut. Le problème de Moysan et de ses pareils, c’est que pour eux l’astrologie est un tout indivisible et donc tant que c’est écrit dans les livres d’astrologie, on a le droit de s’en servir. Donc si par l’astrologie peut expliquer tel événement, eh bien, pourquoi renoncer à ce plaisir ? On voit bien que le problème se situe en amont comme l’avait bien compris J. P. Nicola. Au niveau théorique. Car le petit praticien type Moysan, lui, il pioche goulument dans la boite à outils et il se sert de tout ce qu’il y trouve /Ben voyons !  Il faudrait être un sain pour ne pas se laisser tenter.

Donc cette boite à outils, il va falloir très sérieusement l’élaguer, la purger sinon les délires explicatifs d’un Moysan continueront à sévir au nom d’une pseudo orthodoxie astrologique qui a bon dos. S’il y avait un Ordre des astrologues, on pourrait dire à Moysan qu’il outrepasse les bornes d’un sain usage de l’astrologie. On attend l’intervention dela FDAF sur ce sujet.

Donc, Moysan reconnnait que pour ce qui est du  futur, l’astrologie ne parvient pas à s’envoler, vu son excés pondéral. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre : se gaver du passé et pouvoir  baliser  l’avenir autrement qu’avec des hypergénéralités sur l’ere du Verseau ou autres cycles séculaires- ce qui ne mange pas de pain - qui ne nous aident pas vraiment à capter les toutes prochaines décennies. Quelle est alors la place de l’Astrologie dans la Cité ?

En  fait, le futur, c’est le principe de réalité de l’astrologie et le passé le principe de plaisir ! Et Moysan est écartelé entre ces deux  principes et nul doute que cela ne travaille sa conscience mais il ne comprend pas où le bât blesse. Il ne se dit pas que s’il expliquait un peu moins, il pourrait prévoir un peu plus et surtout un peu mieux.  L’astrocyclologie traite directement de ce syndrome de l’astrologue : comment se fait-il que je n’explique qu’après coup. Serait-ce donc que mes explications post eventum ne seraient pas quelque peu outrées ? Mais où est la limite, le bon dosage, le régime adéquat ? C’est là que  M. Moysan déclare forfait car il n’en sait strictement rien, il ne sait pas s’arrêter, se contrôler et on le voit d’ailleurs dans cette petite guérilla incessante qu’il mène contre nos travaux. Il n’arrive à se dominer. C’est un excessif ! On croit qu’il s’est calmé et non, il rechute et il entraine l’astrologie dans son délire. Moysan n’est pas responsable, c’est tout un environnement astrologique pathogéne qui l’est.

 Au niveau déontologique, il faut absolument bannir le trop plein d’explications, notamment  à partir de l’interprétation des thèmes de tous ordres. En fait, le cœur du problème, c’est bel et bien le thème- comme nous ne cessons de le dire depuis 40 ans (Clefs  pour l’Astrologie Ed Seghers 1976). Comme le reconnait Moysan, c’est bien de faire le thème pour une date connue mais on ne va faire une infinité de thèmes pour des dates inconnues ! Et l’on en revient donc à une astrologie cyclique mais pas celle surdimensionnée dont  Moysan essaie subrepticement de nous faire croire que  c’est ce qu’il faut entendre par ‘ »astrologie cyclique » comme si le cycle de 7 ans n’existait pas. Or, justement, ce cycle de 7 ans, n’écrase pas l’histoire des personnes, il est à échelle humaine, surtout si on le divise en deux (3 ans et demi). L’astrologie individuelle doit absolument intégrer ce cycle de 7 ans non pas comme un complément mais comme un fondement, un axe à la place du thème qui ne sera jamais autre chose qu’un support divinatoire, ce qui devrait éviter les tentations et les dérives d’antan. Tant qu’on placera le thème au sein de l’astrologie, on ne pourra pas empêcher  toutes sortes de tentations qui plombent l’astrologie. Une astrologie du thème pour le passé et une astrologie du cycle pour l’avenir ? Cette dichotomie nous semble bien étrange !

Revenons pour finir sur cette accusation de « rigidité » de nos deux phases, ascendante et descendante. On notera d’abord que nous ne sommes nullement le seul à prôner un tel découpage en matière cyclique ! Il faudrait que Moysan lise un peu plus ! Et par ailleurs, ces deux phases sont   un « processus » comme dirait Rudhyar. Il y a un début de phase et son amplification ne serait-ce que quantitative quand le nombre de cas allant dans le même sens croit constamment. Il y a donc un effet de spirale (spin) aussi bien dans la montée que dans la descente. Nous pensons qu’en ce début de XXIe siècle, les gens sont assez intelligents poire faire un bon usage, au sien de la Cité, de cet outil. Et il n’est donc nul besoin d’en rajouter à coups de signes zodiacaux, d’aspects de planéte à planéte, de maisons !  Trop d’astrologues ont cru pouvoir masquer la mauvaise qualité de leurs outils en les combinant à qui mieux mieux. C’est là une fuite en avant. L’astrologue doit reprendre confiance dans ses outils et face au réel, il doit creuser, toiletter les « faits » pour les restituer à leur simplicité cyclique au lieu de noyer le cycle dans tout un magma de techniques astrologiques d’appoint.  Les grands astrologues du XXe siècle (Rudyar, Ruperti,  Nicola, Barbault) sont tous d’accord sur ce besoin de simplification du modèle astrologique, et sur la nécessité de ne pas expliquer astrologiquement la contingence comme la raison pour laquelle les Japonais ont attaqué tel jour et pas tel autre. Ce type de questionnement  ne relève pas de l’astrologie de demain. Qu’on se le dise !  L’astrologie des dates  ne fait sens que dans le cadre d’un continuum cyclique. Le chercheur en astrologie de demain s’efforcera de remonter le cours du cycle, sachant que tel événement a été préparé par tel autre et ainsi de suite, ce qui relativise singulièrement la notion d’événement isolé s’expliquant par le montage d’un thème, outil d’un autre âge, celui d’une certaine décadence de l’astrologie déboussolée qui ne date pas d’hier. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire et il ne faut pas persévérer dans l’erreur.. Aidons l’astrologie à surmonter ses vieux démons !

 

jhb

16  11  13

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Repenser la conjonction en astrologie

Posté par nofim le 15 novembre 2013

 

 

Le statut de la conjonction dans le cycle astrologique

Par  Jacques  Halbronn

 

Par-delà la question du cycle auquel nous conférons telle ou telle importance, telle ou telle signification, se pose le problème plus général de l’économie du cycle. Or, apparemment, les avis divergent et cela ne saurait être sans conséquence sur la qualité des prévisions astrologiques car toute erreur d’appréciation  aura des conséquences considérables, par-delà les facteurs contingents qui peuvent brouiller les pistes et profiter de certaines coïncidences.

Les deux principales  thèses en présence chez ceux qui privilégient la combinatoire de deux corps célestes (on laissera de côté ici le cas des astrologues qui accordent de l’importance à l’entrée d’une planéte dans un signe ou même au passage sur l’axe équinoxial ou solsticial car on ne peut alors stricto sensu parler de conjonction, encore que…) sont celle exposée par Rudhyar et reprise par Yves Lenoble (« Modernité de la dynamique des cycles, in revue du RAH « Idées Semences » n° 12, janvier 1999 Numéro spécial « La dynamique des cycles ») et celle que nous soutenons actuellement. (cf blog  «nofim »). On laissera de côté le fait que pour nous la conjonction concerne une planéte et une étoile alors que pour Rudhyar et Lenoble, cela vaut pour les rapports entre deux planètes (luminaires compris)

Pour la première « école », la conjonction est le commencement du cycle. Pour la seconde, la conjonction est le sommet du cycle, ce qui signifie que le début du cycle précède la conjonction tout comme analogiquement l’équinoxe précède le solstice. Opposition donc entre une conjonction équinoxiale et une conjonction solsticiale. Rappelons aussi que nous travaillons sur des quarts de cycle alors que Rudyar travaille sur un cycle plein (avec un retour de la conjonction sur son point de départ)

En ce qui nous concerne, nous nous situons dans une logique pavlovienne, avec un temps d’anticipation précédant la conjonction et un temps de rémanence lui faisant suite. La conjonction correspondrait à un orgasme avec une excitation croissante puis décroissante C’est la prime à l’aspect appliquant.

En ce qui concerne l’autre thèse, la conjonction serait la semence, la conception, par opposition à la naissance, à l’accouchement  qui lui ferait suite (aspect séparant, carré/trigone). C’est la conjonction-coït, avec une analogie avec un couple qui s’unit,  qui se « joint », s’adjoint.

Ce qui inspire nos derniers travaux, c’est la notion de « montée » dans sa dimension mystique mais aussi sisyphienne, icarienne. Le temps qui précède la conjonction est assurément un moment d’excitation exacerbée, du fait du signal qui atteint sa perfection.

Rudhyar est probablement influencé par le processus lunaire avec la conjonction correspondant  à une nouvelle lune, se réduisant  à un très mince croissant. On sait toute l’importance que Rudhyar accorde à la lunaison. Mais comparaison n’est pas raison et nous ne pensons pas que la conjonction astrologique doive être appréhendée selon le prisme soli-lunaire qui ne met guère la conjonction à l’honneur ! C’est bien plutôt la pleine lune qui frappe les esprits (opposition soleil-lune) et l’on comprend donc que nos astrologues accordent une certaine puissance à ce qui suit la conjonction faisant du temps qui précède celle-ci un temps « mort », d’épuisement alors que pour nous c’est un temps de très grande intensité.

D’ailleurs, nos astrologues de l’autre camp le reconnaissent quand ils disent que la fin du cycle ressemble fortement au début d’un nouveau cycle, à savoir un temps singulièrement faible, fragile.

Pour nos,  bien au contraire, tour ce qui vient avant et après la conjonction est puissant, est une montée en puissance suivi d’un certain pallier qui perpétue ce sentiment de puissance, d’exaltation.

Le passage entre le miment faible et le moment fort du cycle correspond pour nous à ce qui correspond en gros à l’opposition (divisée par quatre, soit à 45° de la conjonction). C’est alors le nadir, le « fonds du ciel », la phase « descendante » du cycle qui précède l’aube, soit le début de la phase « ascendante » par opposition au zénith, au « Milieu du Ciel ».

Le début du cycle correspond donc au lever du jour et il fait suite à la fin de la nuit. Ce sont des temps quelque peu gris, entre chien et loup. En revanche, aucune ambivalence en ce qui concerne la conjonction (ou l’opposition).

En fait, le système conjonctionnel de Rudhyar nous fait penser à un Etat dont la capitale se trouverait à proximité de la frontière alors que pour nous, la capitale conjonctionnelle se situe au centre du pays. Plus on s’approche du « centre », de la capitale, quand on vient de la banlieue ou de l’aéroport, et plus on pénètre dans le cœur de la Cité et plus le spectacle est brillant, lumineux et vice versa.

Nous avons souvent insisté sur les pièges et les limites  de l’analogie. Nous pensons que ce qui est vrai pour le spectacle soli-lunaire au sens astronomique du terme doit être inversé au niveau visuel et visiblement c’est bien la pleine lune qui correspond en réalité à la conjonction et plus on se rapproche de cette perfection, plus la nuit est éclairée. De l’astronome, il y a à prendre et à laisser !

Nous terminerons par quelques réflexions plus spécifiques. Lenoble, dans l’étude susmentionnée,  a raison de dire que la cyclologie doit quitter la numérologie pour entre dans le réel astronomique.  Mais nous avons montré que le cycle de 7 ans n’est pas seulement d’ordre numérologique mais qu’il est déterminé par les quatre rencontres de Saturne avec les quatre étoiles fixes royales, ce qui donne 28 ans divisés par 4. On notera que Pierre Lasalle en reste à l’idée d’un cycle de sept ans à partir de la naissance et donc sans lien précis avec la réalité astronomique.

Par ailleurs, nous ne suivrons pas non plus Lenoble dans son traitement des aspects.  Nous pensons que les aspects qu’il met en avant pour baliser le cycle ne constituent pas un dispositif satisfaisant. En effet, il faut comprendre que la théorie des aspects est hybride et qu’il est donc vain d’essayer de  lui conférer une quelconque unité. C’est ainsi que Lenoble propose de découper un cycle « complet »  à partir du semi-carré, du sextile, du carré, du sesqui carré et de l’opposition  et vice versa. Or, cela donne des secteurs inégaux :

0—45°  soit un premier secteur de 45°

45°-60°  soit un deuxième secteur de  15°

60-90°  soit un troisième secteur de 30°

90-120  soit un quatrième secteur de 30°

120- 135 soit un cinquième secteur de 15°°

135-180, soit un sixième  secteur de 45+°

Ce qui donne trois types de secteurs : 15, 30 et 45°. Ce qui fait désordre !

 

Pourquoi se charger d’un tel boulet ? Pourquoi ne pas se contenter de diviser le cycle en deux ou en quatre ? La division  en 2 nous semble, de loin,  la plus facile à gérer – quitte à procéder par graduations successives sur une mode intuitif  car dans le dispositif que prône Lenoble, il y a les bons et les mauvais aspects (quelle que soit la terminologie usitée, cela revient au même), ce qui complique encore plus et assez inutilement  le dispositif et son interprétation.

Pour terminer, lâchons cette flèche du Parthe ! Comment valider une théorie cyclique quand on dispose au même moment de différents cycles. ? Ce sont là les délices infernaux d’une pluricyclicité  qui détermine des indications  parfaitement contradictoires.  Pour  notre part, un seul cycle nous aura permis de vérifier sur le terrain nos thèses, ce qui n’est guère possible quand on a charge de tant de planètes et de tant de cycles, ce que Barbault en 1967  aurait bien voulu éviter en établissant un cycle unique  en combinant cinq planètes entre elles, ce qui n’est une cote mal taillée (cf nos études sur cet indice sur nofim).

 

Jhb

14 11 13

 

 

 

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Les réactions perverses à l’antisémitisme et à la misogynie

Posté par nofim le 10 octobre 2013

 

 

Les réactions pathologiques à l’ »antisémitisme » et à la « misogynie »l

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Il importe de distinguer entre les attaques concernant des catégories et celles qui visent telle personne en particulier. On s’intéresse certes aux antisémites, aux misogynes, aux homophobes, aux xénophobes, aux « anti-astrologues »  etc. mais cela alimente souvent des  formes de harcèlement s’adressant à une personne en particulier, et qui trouvent précisément prétexte du fait d’attaques proférées à l’’encontre de tel ou tel groupe.  C’est le problème de la paille et de la poutre. (cf. l’article de Catherine Maillard, « Harcèlement moral »)

La  thèse que nous défendons ici  peut sembler paradoxale voire provocatrice en ce qu’elle met en garde contre les réactions à des textes qualifiés d’antisémites ou de misogynes et autres  « anti » lesquels justifieraient certains passage à l’acte à l’encontre de leur auteur. Car a priori ceux qui s’attaquent à ces « anti » ont Bonn conscience, ils défendent une bonne cause et s’en prennent à des personnes dont elles supposent qu’elles ont « mauvaise conscience » de par le propos proférés sur tel ou tel groupe, y trouvant là des victimes toutes désignées pour subir un certain harcèlement moral..

.Il importe de signaler le décalage entre une attaque concernant un groupe et celle qui touche à une personne en particulier, l’une devenant le prétexte pour l’autre. La question est en effet : comment légitimer une attaque personnelle directe  par le fait que telle personne s’en soit pris à une certaine population. On perçoit la dissymétrie des deux situations.

Dans un cas, on ne vise personne en particulier mais la personne qui va réagir ne s’en sent pas moins visée, du fait qu’elle appartient au groupe concerne. Elle s’ »en explique par un sophisme : ce texte s’attaque aux femmes, je suis une femme, donc ce texte s’attaque à moi, donc je réagis à l’encontre de  l’auteur du texte « ad hominem ».

C’est ainsi que nous pensons que l’antisémitisme est l’occasion de libérer l’agressivité de certains  Juifs à l’égard de telle ou telle personne, que la misogynie l’est pour  justifier l’agressivité de certaines femmes et ainsi de suite. La position « anti » apparait donc comme un stigmate déterminant une sorte d’état de légitime défense, où tous les moyens sont permis. La stratégie est donc de se trouver des ennemis, du fait de notre appartenance identitaire. Telle personne qui a tenu tel ou tel propos va ainsi devenir  notre cible qu’il n’y aura pas de raison de ménager alors que cette personne ignorait totalement notre existence et ne pouvait s’être pris à nous spécifiquement. C’est là qu’il y a une certaine perversité.

Au lieu de répondre aux arguments avancés par l’auteur des propos incriminés, on s’autorise à l’insulter, à le diffamer en en faisant une affaire personnelle. Cette agressivité que l’on peut ainsi assouvir impunément  a besoin de s’adresser à une personne en particulier pour produire une certaine satisfaction chez le harceleur, dans un rapport qui s’apparente à une forme de sadomasochisme.  On s’en prend à quelqu’un qui nous a, en quelque sorte,  attaqués en tant que membre de tel  groupe, donc en tant que victime, l’on réagit comme il se doit contre l’attaquant comme si celui-ci s’en était pris à nous personnellement. On introduit ainsi une forme d’intimité qui n’avait pas lieu d’être en basculant du général au particulier Et puis l’avantage de cette posture, c’est qu’elle ne se situe plus cette fois dans les généralités mais vise bien une personne clairement désignée et à laquelle on va s’intéresser de très près et sous tous le sangles possibles.On en fait une affaire personnelle.

Ce type de perversion consiste à s’en prendre à des personnes qui ont tendance à généraliser, à  dépasser les cas particuliers et précisément, c’est un de ces cas particuliers qui se veut être un grain de sable pouvant enrayer la belle construction intellectuelle. Cela n’exclut pas d’ailleurs le rappel de telle ou telle appartenance jugée problématique de la victime. On signalera par exemple, en passant,  qu’il est Juif ou homosexuel. On peut ainsi parler d’une instrumentalisation  des textes d’ordre général à de fins de harcèlement moral personnel. Tout auteur de pamphlet contre telle ou telle catégorie peut ainsi devenir la proie d’une personne en particulier qui s’en prendra nommément à lui parce qu’elle  se sera sentie  attaquée. On peut imaginer  le glissement : on écrit un texte qui vise des millions de personnes et l’on se trouve en face de quelques personnes  faisant partie d’une large population et qui vous en veulent à mort dans un rapport de personne à personne, ce qui dénote d’ailleurs ce ces gens-là une certaine difficulté d’abstraction qui les aurait protégés contre de telles dérives !

Nous avons toujours pensé que les réactions aux mises en cause collectives  pouvaient produire des comportements pathologiques au sein des populations visées. On pense tout particulièrement aux femmes  face à des propos jugés misogynes, à tort ou à raison et qui se lâchent carrément face aux auteurs concernés, et d’une façon totalement disproportionnée. Il y a d’ailleurs une certaine logique à un tel comportement dans la mesure où l’on entend ainsi s’en prendre à la cause du « mal », qu’il importe de vilipender à n’importe quel prix. Notons que cela peut aboutir à des procès en diffamation à l’encontre de tel membre d’un groupe visé. Car comment pourrait-on juridiquement, mettre en parallèle une attaque contre un groupe et une attaque contre une personne ?

Les choses deviennent  plus complexes à analyser quand les attaques contre un groupe visent un chef d’école dont le nom est prononcé. Mais dans ce cas, du moment que l’on s’en prend aux travaux sous-tendant le dit groupe, on ne saurait mettre ces attaques  concernant tel auteur sur le même pied que les attaques personnelles qui ont été évoquées.  Toute la différence est dans le recours à la diffamation, à l’insulte, à l’injure, à la calomnie qui tiennent lieu d’argumentation et qui débordent largement du domaine visé et concernent notamment sa vie privée ou son état mental dans le genre « ‘il faut être fou pour tenir de tels propos d’ordre général ». « L’auteur doit avoir été traumatisé » et ainsi de suite.

 

 

*JHB

10. 10  13

 

 

J

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