Religion et Science : les convergences

Posté par nofim le 26 mai 2013

Dans de précédents textes, nous avons abordé la question des convergences entre lois des hommes et lois de la « Nature ». La démarche dans les deux cas nous semble extrêmement proche, notamment dans la reconnaissance de l’erreur, de la faute, c’est-à-dire de ce qui est venu perturber, de ce qui a été une tentation.
Rappelons  que pour nous, la polygamie est au cœur de l’approche scientifique, étant donné qu’une même loi s’applique à un grand nombre de cas, et cela vaut autant pour la loi  de « nature » (Science) que pour la loi de société (Droit). Le monothéisme, selon nous, sous-tend un système de polygamie et en ce sens une société qui institue la monogamie est déviante. C’est la monogamie qui induit l’égalité entre hommes et femmes : non plus un homme pour 10 femmes mais un homme pour une femme.
Prenons le cas de la confession, dans la pratique catholique. Elle ne diffère guère de ce qui est requis dans le domaine scientifique lorsque l’on reconnait que l’on s’est trompé. Or, il est des milieux, où l’aveu de l’erreur- l’autocritique- n’est guère pratiqué et qui, de ce fait, stagnent, piétinent et pourrissent (on pense au milieu astrologique que nous connaissons bien).
La reconnaissance de la faute ne doit pas être confondue avec celle de l’erreur. Commettre une faute, cela signifie que l’on est passé outre, plus ou moins délibérément, en toute conscience. Prenons un cas apparemment bénin comme de ne pas respecter  un régime, de s’autoriser  quelque chose que l’on s’interdit « normalement » de faire. Or, savoir que l’on a « failli » montre que l’on sait ce que l’on aurait du faire, que l’on sait distinguer entre la règle et l’exception, le normal et le pathologique. On a été tenté de commettre une infraction. Mais il est des milieux où  l’on ne connait pas la règle et donc où  l’on ne peut identifier la faute, où l’on ne sait pas distinguer l’intérieur et l’extérieur, où l’on prône une sorte de « totalité ».
La faute, c’est le maillon faible. C’est la « faiblesse «, ce qui peut conduire à un sentiment de honte d’avoir fait ce qu’on a fait.  A l’inverse, on parle d’un comportement éhonté, d’un dévergondé (sans honte), toute honte bue.
Selon nos travaux sur la cyclicité, tout processus est voué à traverser un moment de fléchissement, de doute, du fait d’un manque de concentration, de perte de vue de l’objectif. C’est le temps de la tentation.
Lorsque l’on n’est plus autosuffisant, que l’on ressent un manque, une frustration, l’on est tenté de compenser, de décompenser en se permettant, s’autorisant des licences, des libertés, d’enfreindre des tabous, des interdits. On remplace une chose par une autre qui lui ressemble. Ce sont des simulacres. L’habit ne fait pas le moine.
Pour reprendre une image alimentaire, combien de subterfuges nous environnent ! Est-ce que tel produit n’existe pas pour prendre la place d’un autre plus cher, plus rare ? Est- ce qu’une miche de pain n’est pas un substitut à un rôti, surtout quand elle sort du four, bien chaude ? Et quand en plus, elle comporte quelques morceaux de viande épars, comme dans une pizza, n’est-on pas dans l’illusion ? Le végétarisme ne fait-il pas de nécessité vertu ?  Les boules de pois chiche (fallafel) ressemblent étonnement à de la viande. Les frites sont des pommes de terre qui sont taillées pour  ressembler à des petits poissons (friture)
Dans tous les domaines, tant scientifique que religieux –et pour nous le religieux recoupe largement le juridique dans les sociétés traditionnelles – l’on peut prendre des vessies pour des lanternes, s’abuser et être abusé.
Celui qui est  abusé à l’évidence sur le plan alimentaire, diététique  - et cela se perçoit assez aisément au niveau visuel- ne risque-t-il pas de l’être au niveau intellectuel ? Celui qui mange n’importe quoi n’est –il pas voué à dire n’importe quoi ? Dans les deux cas, cela passe par la bouche qui a une fonction de filtrage tant vers l’intérieur que vers l’extérieur.
Plus généralement, nous dirons que le manque est de mauvais conseil. Manque d’énergie, manque d’information, manque de temps, manque de moyens. Cela concerne donc  toute formulation négative : on n’a pas envie, on n’est pas au courant etc. Il faut traquer ces situations qui favorisent toutes sortes de subterfuges, de ruses, d’astuces à tous les niveaux des sociétés, du scientifique au politique, du religieux au juridique. Or, faut-il rappeler qu’une grande part du progrès technique reléve de ce processus de remplacement, de substitution, de prothèse ?
Le nivellement par le bas  est inspiré par une volonté de masquer un manque. Prenons le cas de cet homme atteint de calvitie et qui tond ses cheveux sur les tempes pour que l’on ne s’aperçoive pas qu’il est « pelé » sur le dessus du crâne. Ce qui est très mode actuellement Un pelé et trois tondus.
C’est en période de manque que l’on commet des erreurs, que l’on s’aliène, que l’on sort du droit chemin, que l’on dévie. On est dans une démarche de ‘farce’ qui consiste à combler un manque par un produit de substitution (tomates farcies avec de la chair à saucisse) et la sagesse populaire a raison de traiter de « farce » tout ce qui reléve de la bouffonnerie, du faux semblant. Il est normal que nous soyons capables de dénoncer, de rejeter ce qui profite de nos faiblesses, de nos dysfonctionnements et qui se comporte en parasite, comme lorsque nous toussons. La toux est moins grave que l’absence de toux quand le corps n’a plus la force de se défendre, ne réagit plus. N’oublions pas en effet l’importance des défenses immunitaires.  Il faut des vigiles, des sentinelles qui pointent les périls, qui signalent les solutions de continuité. Rien n’est pire qu’une société qui ne sait plus distinguer entre le vrai et le faux, qui a remplacé  ses énergies par des simulacres et l’on pense notamment à ces gens qui se font passer pour ce qu’ils ne sont pas- et l’on pense notamment aux femmes, aux étrangers, aux jeunes,  qui se propulsent ou sont propulsées à des postes dont elles n’assument pas pleinement les véritables exigences et missions – et qui prennent ainsi la place de ceux qui ont vocation à protéger la société contre les errements.
 
 
 
 
 
JHB
03. 03. 13

Publié dans POLITIQUE, RELIGION | Pas de Commentaire »

Sionisme et féminisme

Posté par nofim le 26 mai 2013

Féminisme et sionisme :  le mythe et la manipulation.
Par  Jacques Halbronn
 
Dans la présente étude, nous établissons un parallèle entre l’histoire du sionisme et celle du féminisme, deux  sujets que nous avions jusque-là traité séparément. Selon nous, ces deux populations ont été manipulées et quelque part mystifiées, au point d’épouser totalement les thèses  développées par certains utopistes à leur sujet, dans le cours du XIX e siècle et dans la foulée de la Révolution de 1789…
On notera que le couple Sartre-Beauvoir a traité de ces deux « questions » au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale.  Le premier dans ses Réflexions sur la Question Juive et la seconde dans  Le Deuxième sexe. Dans les deux cas, on a l’impression que tant le juif que la femme sont des êtres en devenir   qui n’existent que par le regard de l’autre et donc aptes à assumer et à s’identifier à  tout projet qui se présenterait à eux.
Il est  difficile, comme dit la chanson, d’être  femme de nos jours sans être un tantinet schizophrène tant le décalage est grand entre l’idéologie et la réalité et il ne semble pas que les femmes  puissent, toutes seules, se tirer de ce mauvais pas qui a tout d’une chimère.  En quittant la proie pour l’ombre, les femmes risquent gros tout comme les Juifs en se rassemblant – ce qui a donné les camps de concentration tout comme l’Etat d’Israël.
   Les femmes  peuvent raisonnablement  se demander si elles n’ont pas été manipulées par certains hommes.  On donnera l’exemple des sionistes qui ont probablement, il y  a une centaine d’années,  été « coachés » par les millénaristes chrétiens pour mener à bien leur « retour » en Palestine alors qu’eux-mêmes n’en demandaient pas tant, comme l’a montré Herzl  lors de sa mort  envisageant  sérieusement la proposition britannique, autour de 1904,  concernant  l’Ouganda (cf. notre ouvrage Le sionisme et ses avatars.  Ed Ramkat, 2002). Herzl lui-même, dans son Etat Juif (1896-97)  signalait la solution argentine comme une option parallèlement à la solution « palestiniennes ». Installer les Juifs ailleurs qu’en Palestine aurait évidemment contrarié les « sionistes chrétiens » dont le scénario de fin des temps exigeait que les Juifs retournent  à Jérusalem. Et d’ailleurs, les Juifs religieux  auraient mieux admis une installation ailleurs car elle aurait été, à leurs yeux, moins sacrilège. Mais au cours de la Première Guerre Mondiale, les Anglais parvinrent à  prendre pied au Moyen Orient et à  la fin de  1917, la Déclaration Balfour  formalisait le projet d’installation d’un Foyer Juif en Palestine.  On sait, d’ailleurs,  que ce processus de retour à Sion n’est pas totalement étranger à la Shoah et en tout cas n’a pas été en mesure de l’éviter, de  prévenir l’holocauste.
En ce qui concerne la promotion des femmes,  il est assez clair que nombre d’hommes avancèrent  l’idée que le « progrès » passait en particulier par l’amélioration de la condition féminine, qu’il pouvait servir de critère de modernité de sorte que le monde de demain soit sensiblement différent de celui d’hier.  On voit que ceux qui poussaient les Juifs comme ceux qui poussaient les femmes avaient en tête de créer un monde nouveau, de produire une « révolution » au sens d’un recommencement, d’une redistribution des cartes, d’un New Deal. Juifs et Femmes devenaient les gages, les otages d’un nouvel Age.
L’autre jour, nous regardions une émission de télévision où il n’y avait que des hommes qui débâtaient et à un moment donné, l’animateur a demandé que l’on lût un passage d’un livre et alors une femme est arrivée pour faire la lecture et aucun des mots qu’elle a prononcés n’était de son cru. Elle avait simplement le « droit » de lire ce qui était marqué et elle s’en contentait, y trouvait son bonheur  en y apportant sa petite touche.  Cette scène se déroule en 2013, elle est  révélatrice de certaines contradictions majeures au regard de la condition féminine. On a parfois l’impression qu’il y a une pression qui s’exerce sur les femmes pour dépasser leur condition et qu’elles n’y parviennent que très marginalement, alors même qu’elles tendent à déserter ce qu’elles savent faire avec talent. On peut parler dans les deux cas d’une certaine « haine de soi «, une volonté de devenir l’autre, de passer de l’autre côté de la barrière, ce que les Israéliens ont réussi  à leur façon. Mais comme on dit,  rien n’est parfois pire que la réalisation de ses attentes et de ses rêves.
Nous lisons actuellement des ouvrages sur l’histoire de la peinture et nous sommes frappés par l’absence des femmes aussi frappante et flagrante que dans le domaine de la Science ou de la Philosophie, même quand l’ouvrage, excellent, est rédigé par une femme. (cf. Françoise  Barbe- Gall. Comment regarder un tableau. Ed. Chéne, 2008).   Quelque part, c’est normal si l’on s’en tient à un certain paradigme que nous défendons. Qui mieux qu’une femme peut apprécier le génie masculin ?  Et on l’a vu plus haut pour cette lectrice qui rendait si bien ce texte d’un homme. L’autre soir, nous assistions à une soirée en l’honneur du compositeur Camille Saint Saëns. Deux femmes assuraient le spectacle,  jouant sa musique,  chantant ses  textes mais aussi lisant ses notes personnelles. Cela ne leur faisait aucun problème que de se mettre dans la peau de  cet homme et quelque part c’était, en effet, assez naturel. Mais de là à revendiquer  que les femmes doivent conquérir le terrain des hommes, il y  a quand même un certain fossé,  si l’on va au-delà d’un prolongement, d’une imitation formelle, ce qui est tout à fait différent de la possibilité  de jouer un rôle comparable à  celui des hommes, notamment  en termes d’influence, comme nous le notions pour la peinture. Mais désormais vouloir limiter et préciser la place des femmes dans notre monde ne peut plus, au regard d’une certaine idéologie féministe  volontariste et révisionniste, voire négationniste,  que paraitre assez choquant voire révoltant et on nous sort la thèse d’un complot contre les femmes, thèse qui est rarement rejetée par les femmes et qui conduit à exiger des réparations du fait d’une culpabilité masculine qui aurait, par ailleurs,  à son passif l’esclavage et le colonialisme.
Comment les femmes se sont-elles laissé ainsi manipuler par quelques Pygmalions les prenant comme cobayes en jouant aux apprentis sorciers ? Dans nos précédentes études, nous avons montré que les femmes  étaient marquées par leur milieu, leur époque et qu’elles avaient une propension à s’approprier les choses, les idées des autres comme si leur moi était une sorte de trou noir aspirant inlassablement  ce qui passait à proximité (cf.l’Etre et le Néant de Sartre).  Le mimétisme féminin  ne pouvait d’ailleurs qu’être sensible à tout discours égalitaire, à la poursuite de tout projet de « normalisation », d’assimilation (terme très usité dans le monde juif diasporique), d’intégration, d’ascension sociale. Quelque part, on peut penser que les Juifs  qui viennent, qui « montent » (Alya),  en Israël ont été manipulés, qu’on leur a fait miroiter des perspectives qui mettraient fin à la condition juive comme les femmes veulent échapper à la condition féminine.
Libération « du » Juif, libération de « la » femme. Deux singuliers, deux concepts.….
Dès que l’on émet des doutes sur le sionisme, on est traité d’antisémite et dès que l’on s’interroge sur la vraisemblance d’un certain prophétisme féminin, on est  traité de misogyne. La question qui se pose est effectivement de définir quelle est la place des femmes dans notre société ainsi que celle des Juifs. Pour ce qui est des femmes, nous pensons qu’elles ont vocation à  « porter » à leur terme les projets masculins et elles le font instinctivement. En fait, le problème, c’est l’interprétation de leurs actes et non pas leurs actes en tant que tels.  Il est fréquent en effet, dans de nombreux domaines, que le discours soit décalé par rapport  à la réalité.   Pour ce qui est des Juifs, le problème se situe en quelque sorte à l’autre extrémité du spectre. Ils nous paraissent incarner  une certaine masculinité par leur capacité à marquer les esprits, par l’influence qu’ils exercent dans le monde, et il en serait ainsi même si l’Etat d’Israël n’existait pas. Il est d’ailleurs possible que les Juifs apparaissent comme un obstacle à la victoire du féminisme, tant les Juifs illustrent   la faculté de certains hommes à  montrer le chemin alors que les femmes sont plutôt en position de suiveuses. Avant-garde contre arrière garde. Nous dirons plutôt que ce ne sont pas tant les femmes qui en veulent aux Juifs que ceux qui  manipulent celles-ci. Dans les années soixante, le sociologue Georges Friedmann avait publié  Fin du peuple juif ?  à propos du destin des Juifs en Israël.  Les Juifs ont vocation à être très minoritaires car les meilleurs d’entre eux sont de fortes individualités qui rayonnent sur un environnement non juif alors que les femmes ont vocation à être très majoritaires tant  à partir d’une seule et même impulsion, il est possible de  donner naissance à un grand nombre de réalisations.
La démarche des femmes et des Juifs engagés dans certains mouvements messianiques   nous semble voué à provoquer le rejet et donc pourrait se révéler contre-productrice, ce que l’on a déjà pu observer mais ce n’est encore qu’un début. Ce rejet est dû à une réaction viscérale de l’ADN humain – on peut parler d’anticorps- à réagir face aux contre-vérités qu’on voudrait lui infliger. Il ne faudrait pas que l’exaltation de quelques ultras  aboutît  à des « solutions finales ».   Ces populations par trop influençables collectivement sont des proies toutes trouvées pour  ceux qui veulent accélérer artificiellement le cours de l’Histoire en raison d’une croyance en la fin des Temps ou à l’avènement d’une Ere nouvelle dont le statut des Juifs et des Femmes serait le signe avant-coureur..
JHB
24. 05.13

Publié dans FEMMES, POLITIQUE, RELIGION | Pas de Commentaire »

Quel Etat Juif ?

Posté par nofim le 17 mai 2013

Nouveaux regards sur la question  de l’Etat,  les exemples  Juif  et français.
Par  Jacques Halbronn
 
En 1897,  Theodore Herzl publiait  Der Judenstaat que d’aucuns préfèrent traduire par l’Etat des Juifs alors que la première édition française, supervisée par  l’auteur,  était bien l’Etat Juif (cf. notre ouvrage, Ed. Ramkat, 2002, « le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle »)  Mais que faut-il entendre par cette expression ? Il semble que ce point n’ait jamais été vraiment éclairci.
Nous avons introduit dans de précédents textes, l’idée d’une revalorisation du rôle des Etats, notamment dans le domaine des rapports entre Economie et Culture. Nous pensons que chaque Etat  a pour tâche de gérer tout ce qui appartient à l’histoire d’une certaine culture se reliant, d’une façon ou d’une autre, au dit Etat.  C’est ainsi que l’Etat hébreu a reçu les « réparations » allemandes au titre des spoliations subies par les Juifs en Allemagne. On a là un rapport intéressant entre deux Etats représentant chacun une certaine population et une certaine Histoire.
Autrement dit, l’Etat Juif  ne se définit pas nécessairement, comme on semble le penser en Israël, comme  un Etat où les Juifs seraient majoritaires, démographiquement parlant mais une instance qui veille à la conservation et à la survivance de tout ce qui est en rapport avec le « judaïsme » au sens très large du terme. Peut-on dire qu’il satisfait pleinement à de telles exigences ?   
A son actif, la perpétuation  de la langue hébraïque  en tant que langue à la fois ancienne (« morte ») et vivante, y compris en ce qui concerne son alphabet, ce qui n’était pas absolument indispensable, selon nous, pour un pays ayant vocation à accueillir des migrations avec les questions d’intégration que cela pose. Le recours aux caractères latins aurait été plus approprié.
Certes, cet Etat « juif »,  a-t-il instauré  une domination juive, quitte  à renoncer à certaines parties du mandat palestinien de départ. Cela commença  dès les années 1920 avec la Transjordanie, c’est-à-dire la « Palestine » au-delà du  Jourdain puis à partir de 1948 avec la Cisjordanie, suite à une nouvelle partition. Mais  du fait du régime démocratique, Israël est préoccupé de l’évolution démographique  arabe  et plus spécialement  s’il devait annexer pleinement la Cisjordanie.  L’on voit que le principe démocratique actuellement en vigueur en Occident  n’est pas forcément approprié pour Israël et confère un caractère assez ambivalent à la politique de l’Etat par rapport à ses voisins. ; Il devrait en tout cas être aménagé  mais est-ce bien le propre d’un Etat Juif que de revendiquer une majorité juive en son sein ? Nous pensons que cet Etat Juif du moment qu’il assure un certain cahier de charges, n’a pas une telle obligation.
En revanche,  nous trouvons que l’Etat Hébreu  ne joue pas pleinement son rôle face à certaines formes d’antisémitisme. Certes, sur le plan quantitatif,  Israël a  accueilli diverses populations juives, avant et après la création de l’Etat en 1947/48. Mais il existe des formes d’antisémitisme plus  sournoises. On pense à un numerus clausus dans les universités, au fait que l’on ne laisse pas des Juifs accéder aux plus hautes fonctions dans certaines institutions. Cela concerne une certaine élite qui se trouve ainsi brimée et qui ne trouve pas  de conditions d’accueil intéressantes en Israël. Or, il serait souhaitable  que les Juifs dotés d’un certain talent soient pris en charge par l’Etat Juif et  n’en soient pas réduits au sort commun des Olim. On devrait pouvoir trouver des fonds dans ce sens.
Cette philosophie de l’Etat et de son rôle, nous  entendons l’appliquer  ainsi à la France avec les enjeux qui sont les siens du fait de son Histoire et nous avons là une bonne illustration de la dimension économique du problème. Nous avons déjà expliqué que la France  doit gérer le dossier de la langue française tout comme l’Etat Hébreu est concerné par celui de la langue du même nom. Pour nous, l’Etat français est habilité à  collecter  des sommes liées à l’usage du français dans le monde de la même façon que tel Etat profite de la richesse de son sous-sol et de son littoral. Ce droit est d’autant plus légitime qu’une langue est le produit d’une histoire, d’une société bien plus que ne l’est un sous-sol pétrolier.
Le problème de la richesse culturelle et  plus spécialement linguistique, c’est que l’on peut emprunter impunément, ce qui n’est pas le cas des ressources minières dont on peut en tout cas bloquer l’accès quand l’Etat le décide. A contrario,  l’emprunt linguistique se perpétue sur le long terme et l’on ne peut du jour au lendemain changer de fournisseur  et mettre fin au commerce engagé.  Or, notre approche de la linguistique  ne consiste pas à considérer une langue comme un tout. On peut très bien ne pas parler français mais employer du français au sein d’une autre langue. En ce  sens,  on pourrait parler d’une diaspora des mots français dans le monde, comme l’ont montré différents linguistes comme Henriette Walter.
Notre point de vue est que l’Etat français serait en droit de percevoir des « royalties «  sur la circulation des mots français dans le monde, à commencer par ceux qui sont véhiculés par l’anglais, par milliers. Il est possible  informatiquement  de suivre le flux des mots français dans le monde, ne serait-ce que sur Internet et de procéder à une forme de taxation qui permettrait à la France d’équilibrer sa balance commerciale car pourquoi certains biens devraient être réglés rubis sur l’ongle et d’autres  ne faire l’objet d’aucune rémunération alors même qu’ils sont  le résultat de la production de cet Etat au cours des siècles. Nous n’entrerons pas ici dans le débat entre linguistes sur la façon de procéder en développant des logiciels appropriés. Cela devra faire l’objet de négociations notamment  au sein de l’espace de la Francophonie. Mais il est clair, pour nous, que le français a «  colonisé » un certain nombre de langues  en Europe depuis l’anglais et l’allemand  jusqu’au russe et au turc (cf. L. J. Calvet, Linguistique et Colonialisme). On dira que le français a fécondé diverses langues, qu’il a joué un rôle de pollinisateur et d’unificateur, de nombreux mots français se retrouvant en plusieurs langues.
 Sur un autre plan, il est clair que l’Etat français a vocation à collecter toute la littérature de langue française  à commencer par les imprimés. Tel devrait être un des objectifs de la Bibliothèque Nationale de France (BNF). Or, il ne semble pas qu’elle dispose du  budget nécessaire pour ce faire. Du moins, devrait-elle posséder des reproductions numérisées (sur le site  Gallica) de la dite production. A notre connaissance, notamment en ce qui concerne Nostradamus,  un tel travail n’est pas conduit de façon systématique. Ce travail passe aussi par la  délicat mise en évidence de textes disparus nécessaires à une chronologie rationnelle.(cf nos articles dans la Revue Française d’histoire du Livre, 2011, 2012, 2013)
Nous sommes donc, on l’aura compris, pour la mise en place dans le cadre de l’UNESCO d’une conférence consacrée au rôle des Etats dans le champ culturel et à ses implications commerciales. C’est là une carte importante à jouer pour l’Europe qui a tant apporté au reste du monde, que cela ait été par le biais de conquétes et d’occupations territoriales comme en Afrique ou en Amérique –(Nord et Sud) ou du fait d’une certaine fascination de tel ou tel modèle européen, ce qui nous renvoie notamment aux effets de la Révolution Française et du Premier Empire en Europe.  Face aux pétro-dollars des uns, nous pensons tout à fait équitable de placer des redevances liées à une certaine imprégnation culturelle.
 
 
 
JHB
08. 05.13

Publié dans POLITIQUE, RELIGION | Pas de Commentaire »

Femmes et antisémitisme

Posté par nofim le 22 mars 2013

Antisémitisme et féminisme

Par Jacques Halbronn
 
Nous pensons que le féminisme  a  un intérêt objectif  à encourager l’antisémitisme et inversement que les cultures sémitiques (arabes, juives) sont conduites à  exclure les femmes, à les marginaliser. En ce sens, la question juive et la condition féminine seraient sociologiquement liées. On pourrait imaginer des Protocoles des Sages de Sion au féminin, qui consisteraient en des  documents relatant comment les femmes entendent dominer le monde en profitant de certaines faiblesses et failles. En ce sens, la Shoah (six millions de Juifs exterminés dans les années 1942-1945) nous apparait comme un exutoire ayant permis  aux femmes d’échapper à une certaine forme de ségrégation en prenant le Juif pour bouc émissaire d’un certain malaise social. Plus généralement, toute forme de racisme ferait le jeu des femmes.
Rappelons que l’exogamie qui est une forme d’exclusion des femmes pratiquée par les sociétés traditionnelles  est un phénoméne de moins en moins pratiqué. Or, l’exogamie conduisait à faire des femmes des étrangères, ce qui accusait, renforçait les marqueurs sexuels  du fait du décalage que cela engendrait. Par ailleurs, les facultés d’identification et d’appropriation des femmes facilitaient leur intégration et leur assimilation. L’émigration masculine, a contrario, pose de graves problèmes comme on l’a vu pour celle originaire d’Algérie, l’intégration masculine étant beaucoup moins évidente pour des raisons qui sont liées au psychisme masculin qui se détermine moins que celui de la femme par l’intégration de l’environnement et tend davantage à se connecter à la  source. Le fait que l’on demande moins aux femmes qu’aux hommes, qualitativement, facilite leur adaptation au sein d’une société étrangère. La beauté est un passeport efficace pour une femme. La femme a beaucoup plus de talent que l’homme pour assumer le statut d’étranger. Inversement, une femme qui reste dans sa société d’origine pose problème et crée de la confusion du fait même de son immersion de longue date qui permet de masquer, d’occulter certaines carences.
Autrement dit, l’Occident aura payé le prix fort pour son antisémitisme, ce qui est une des causes majeures de son déclin. En effet,  en s’en prenant aux Juifs, il s’est d’autant affaibli et il a accordé une place aux femmes qui a de graves effets perturbateurs par une certaine perte de lisibilité des valeurs, souvent remplacées par des imitations qui sonnent faux, des exceptions montées de toutes pièces pour faire illusion,  par les drames sociaux provoqués par le chômage du fait de la place accordée aux femmes dans le tissu socioprofessionnel.
La création de l’Etat d’Israël est évidemment, avec la Shoah, une des principales conséquences de l’antisémitisme et du rejet des Juifs. Les conséquences de l’existence de cet Etat au Moyen Orient auront été terribles pour le monde arabo-musulman. En dépit de l’adoption de l’hébreu, langue sémitique  et le respect d’une religion proche de l’Islam, à plus d’un titre, l’Etat Juif n’est pas parvenu à se faire accepter dans la région, notamment parce qu’il s’agit d’une émigration  masculine. Tant que les Juifs étaient indigènes, le problème ne se posait pas dans les mêmes termes mais Israël est fortement marqué par l’immigration avec tous les stigmates que cela enclenche, notamment un certain repli ghettoïque En fait il y a un parallèle  sociologique à établir entre les Israéliens en Palestine et les Maghrébins en France.L’exogamie masculine fait probléme car elle est liée à une histoire, à une mémoire alors que l’exogamie féminine  se nourrit d’un espace culturel qui peut être tout à fait nouveau. D’où un certain communautarisme aux Etats Unis qui est lié à l’immigration masculine. On a  eu tort de ne pas distinguer migrations masculine et féminine.
Comment peut-on remédier à un tel état de choses, comment solutionner le problème des femmes en Occident ? Nous pensons qu’il convient d’encourager l’exogamie entre les pays de l’Union Européenne de façon à rétablir dans les prochaines décennies la femme comme étrangère ce qui contribue à rendre la différence des genres plus manifeste. Nous pensons qu’il convient de favoriser la réduction de l’immigration masculine. Malheureusement, cette population devient doublement inassimilable, étant décalée par rapport aux pays d’origine comme aux pays d’accueil. Nous pensons toutefois que des solutions intermédiaires existent qu’il faudra à terme envisager.
Dans le cas des Juifs, il faut rappeler que ce sont les Juifs étrangers qui ont posé le plus de problèmes. Ce sont d’ailleurs eux qui ont été livrés aux Allemands par la France. Très peu de Juifs de souche française  auront péri dans la Shoah. Les Juifs étrangers sont marqués, eux aussi, par  une certaine difficulté d’intégration. Les Juifs originaires d’Afrique du Nord sont un cas particulier du fait qu’ils viennent de pays culturellement marqués par la France coloniale.
Il convient de resituer le véritable enjeu du débat qui est celui du potentiel occidental. Ce potentiel est hypothéqué par la place que les femmes occupent indument et qui d’ailleurs conduit à privilégier la créativité d’hier à celle de demain. On préfère une petite valeur ajoutée à ce qui est déjà en place à une véritable production de données nouvelles.  Le cas de la musique « classique »  est emblématique : le public français  va écouter des œuvres d’hier et d’avant-hier rarement postérieures aux années 1920- souvent interprétées par des femmes en majorité d’origine asiatique. On est en pleine décadence dans ce domaine. L’Occident d’ailleurs a montré qu’il avait renoncé, de facto, à expliciter ce qui distinguait scientifiquement les hommes et les femmes, car c’est devenu une sorte de tabou. Or, les modes de fonctionnement mental, psychique sont fort différents, d’un côté une intériorisation de l’extérieur chez la femme et de l’autre une extériorisation de l’intérieur chez l’homme, dont nous avons montré certaines manifestations dans le  processus migratoire et identitaire. L’échec de l’Occident à se ressaisir serait donc double  à la fois social et scientifique. Il est lié à un reniement de l’Histoire,  à un certain négationnisme féminin qui considère comme  un « détail » que les grandes réalisations occidentales, dans tous les domaines (philosophie, art, politique) aient été l’œuvre des hommes. Elles prophétisent  des lendemains nouveaux où les femmes seront aussi créatrices que les hommes. C’est là une grande Illusion. Rappelons que le spectre de l’antisémitisme et plus généralement de la xénophobie et du racisme peuvent être réactivés par les femmes notamment à l’encontre de l’immigration masculine qui génère une catégorie d’hommes assez trouble dont l’existence même, en tant que corps intermédiaire, mal assimilable – une exogamie ratée-  fausse la perception des choses.

Publié dans FEMMES, RELIGION | Pas de Commentaire »

La Vierge‏ dans le Christianisme

Posté par nofim le 22 mars 2013

La naissance de Jésus, sans intervention d’un homme  reste un des traits les plus déroutants de la théologie chrétienne, qui se prolonge avec l’idée d’Immaculée Conception de Marie, fille de Sainte Anne. Comment une telle conception s’origine-t-elle dans le judaïsme ?

Selon nous, il faut comprendre la formule sur un autre plan, ce ne serait qu’une image signifiant une dualité intérieure, qui n’exige pas de recourait à un apport extérieur.
Si la « procréation » implique deux protagonistes, la création, quant elle, s’apparenterait à la parthénogenèse et c’est de cela qu’il retourne dans le récit de la naissance de Jésus, qui est à rapprocher du récit de la Création, dans l’Ancien Testament.
Ainsi, un poème serait-il le fait d’une parthénogenèse, d’une alchimie intérieure. Le génie est doté d’une parthénogenèse alors que le géniteur a besoin d’une génitrice.
L’apprentissage du langage relèverait de ce processus de parthénogenèse qui ne passe par aucun instrument extérieur. Ce qui est organique s’apparente à ce phénomène d’exploration de ses propres structures internes.
La parthénogenèse implique  de recourir à des forces, à des énergies invisibles à commencer par ce monde invisible qui est en nous et qui reste étranger à beaucoup d’humains.
Selon nous, toutefois, la parthénogenèse obéit  à une certaine cyclicité. Il y a des moments, où elle doit être relayée par un appel à un apport extérieur (cf. nos travaux en cyclologie astrale). Nous relevons (sur wikipedia) : « Quelques espèces alternent entre les stratégies sexuées et asexuées selon les conditions, c’est ce que l’on appelle hétérogamie. Par exemple, le crustacé d’eau douce Daphnia se reproduit par parthénogenèse au printemps pour peupler rapidement les étangs, puis adopte ensuite la reproduction sexuée (après avoir produit des mâles par parthénogenèse deutérotoque) lorsque s’accroît l’intensité de la compétition et de la prédation ou lors de l’arrivée de la mauvaise saison. »
 
Étrangement, on a parfois l’impression  que les femmes tendraient, plus ou moins implicitement, à revendiquer une forme de parthénogenèse lors de leur grossesse, omettant le rôle de l’homme. Le résultat obtenu est la conséquence d’une action duelle. Mais quelque part, cette revendication se situe en parallèle avec la parthénogenèse véritable de la création/
L’idée selon laquelle la parthénogenèse est une image à appréhender au figuré ne devrait pas surprendre. De nombreuses notions sont ainsi véhiculées sur un plan symbolique à commencer par les notions de cycle qui relèvent souvent d’une transposition. Ainsi le Zodiaque ne fait-il que représenter l’idée d’une progression, empruntée au cycle des saisons non sans corruption d’ailleurs du modèle de départ.
Dans la parthénogenèse, le principe masculin et le principe féminin cohabitent et sont les vecteurs  d’une « conscience », dans tous les sens du terme. Etre dotée de conscience signifie que l’on n’a pas besoin d’autrui – en tant que corps extérieur- pour enclencher un processus temporel de réflexion (cogito), ce qui passe par un certain dialogue intérieur.
 
 
 
JHB
07. 01 13

Publié dans FEMMES, RELIGION | Pas de Commentaire »

1...2627282930
 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs