présence et absence des intermédiaires

Posté par nofim le 8 janvier 2014

 

La cyclicité et le rôle social  des intermédiaires.

Par  Jacques  Halbronn

 

Rien ne vaut que d’étudier le monde par soi-même car ce que nous en disent les autres dépend de leurs dons d’observation et  ce qu’ils nous livreront risque fort d’être lacunaire sur des points essentiels.  Par ailleurs, l’on peut élaborer des modèles valables et viables mais qui pourrait s’appliquer difficilement en raison de certains raccourcis. C’est ainsi que si l’on peut parler de périodes unitaires face à des périodes plutôt enclines à diversifier, il est bon d’étoffer nos définitions avec des témoignages vécus et si possible avec notre propre vécu ou celui de notre entourage.

Dans le présent article, nous vaudrions donc entrer plus en profondeur dans le ressenti des uns et des autres lors de la phase montante et de la phase descendante de l’Astrocyclon (cf. le blog facultelibredastrologiedeparis) autour du sentiment d’utilité – et donc d’inutilité à d’autres moments- que d’aucuns éprouvent périodiquement.

L’idée d’être utile est le propre des gens qui sont en bas de l’échelle sociale et qui cherchent à convaincre ceux qui sont en haut de faire appel à eux, de les solliciter. L’affaire Bettencourt nous a montré ce qu’il fallait penser de ces bonnes âmes qui veulent aider une personne en difficulté non sans quelques compensations de différents ordres. Les abus de faiblesse sont souvent présentés comme une façon de donner un coup de main, un coup de pouce à une personne jugée en détresse.

C’est à ces personnes si serviables que nous nous adressons dans ce texte au prisme de l’Astrocyclon. En phase descendante, c’est le moment de se placer pour être un recours, pour qu’on ait besoin de passer par vous. Peu à peu, certaines personnes ayant un certain pouvoir, un certain capital peuvent être tentées de déléguer, de faire confiance, de s’entourer de collaborateurs fiables, au prix d’une contribution raisonnable en contrepartie car il faut bien vivre.  Ces personnes ce sont les professions libérales qui vivent essentiellement sur une relation d’aide, de conseil – pensons au Dr Knock  avec  son « tout bien portant est un malade qui s’ignore (avocats, assureurs, médecins, interprètes et autres intermédiaires) remplis de bonne volonté sans parler au sein du couple de ces femmes qui cherchent à se rendre utile en  prodiguant toutes sortes d’observations sur des choses qu’il faudrait corriger, modifier. Plus généralement, les salariés entrent dans ce cas de figure tout comme les vendeurs de produits dont la nécessité est toute relative.  On peut dire que la majorité des gens entrent dans un tel cadre et à partir d’un certain seuil, ce sont ces gens-là qui ont le pouvoir, qui imposent leurs lois à des « assistés ».

Or, en réalité, on peut se demander qui est « assisté » ? Car si ces gens qui ont tellement besoin d’être aidés parvenaient à se débrouille toit seuls, qu’adviendrait-il de cette foule de bonnes volontés prêtes à se rendre utiles. ?

Au bout d’un certain temps, on se rend compte qu’une telle situation est relativement précaire puisqu’elle dépend d’un sentiment subjectif plus qu’objectif d’une fragilité  chez la personne « secourue ». D’autant qu’à force de vouloir aider-s’occuper des » oignons » d’autrui, on finit par lasser et par atteindre, tôt ou tard, un certain seuil d’incompétence (principe de Peter) On va en faire trop et dépasser les bornes.  On frise l’excès de zélé.

Le conseil que l’on peut donner à tout ce petit monde est de se calmer et d’adopter un profil bas en phase montante de l’Anticyclone pour éviter d’être éjectés et « remerciés ». Il y a là  un dilemme puisque si l’on ne se rend pas indispensable, l’on risque fort de ne pas prouver son utilité mais si l’on en fait trop, l’on risque de se rendre indésirable. Quel casse-tête !

La population qui est dans le collimateur en phase ascendante de l’Astrocyclon est celle des intermédiaires de tout acabit, des praticiens qui veulent s’occuper de tout et tout prendre en charge (donc décharger les personnes dont elles se sentent « responsables ».Qu’elles soient en tout cas moins « pesantes », moins « sur le dos » des personnes qu’elles prétendent pouvoir/devoir aider ! Peu à peu, on s’aperçoit que les « assistés » sont assez « grands » pour ne pas avoir besoin d’une quelconque aide/  Mieux vaut donc lâcher du lest et développer des rapports d’amitié, voire plus qui ne soient plus plombés par une sorte de tutelle. En fait, on assiste à un renversement des rôles. !  Celui qui était « aidé » se mue en celui qui décide et il faut accepter une telle évolution qui correspond à une certaine réalité. On peut dire que ces « assistés » sortent de leur « hibernation » et reconquièrent leur position dominante qui est naturellement la leur.

En résumé, la plupart des gens vivraient aux crochets de ceux qu’ils prétendent aider, seconder, conseiller, servir, épauler, coacher et qui sont leurs « maitres ». Ce qui suscite un autre regard sur l’idée de Lutte des Classes. L’Astrocyclon devrait donc se révéler d’une grande utilité pour une politique de l’emploi en tant que « volant », que gouvernail des rapports sociaux, au niveau syndical.

Mais inversement en fin de phase ascendante, l’heure de la revanche a sonné pour la foule de ceux qui veulent « aider » les « Grands », qui cherchent à se placer en démontrant leur utilité.

Il est clair que lorsque le nombre d’acteurs diminue, cela favorise une certaine avancée unitaire et que lorsqu’il augmente, cela nuit à celle-ci. On retrouve donc bien les concepts de base d’Unité et de Multiplicité.

L’astrocyclon est la clef du « timing », il permet de fixer un « emploi du temps », de savoir combien de temps on a encore devant soi ou combien de temps il va encore falloir attendre ? Telles sont les questions capitales à poser à l’astrologie par-delà la question des domaines d’application qui échappent au modèle astrologique en tant que tel Quel que soit le domaine, le modèle reste de toute façon le même, quoi qu’en disent certains astrologues un peu trop zélés, qui outrepassent les limites de l’astrologie.

Il est clair que le métier d’astrologue est directement visé par notre analyse. On oscille entre une astrologie minimale et n’exigeant pas s’intermédiaire- comme pour  l’Astrocyclon et une astrologie maximale se mêlant de tout et forcément pléthorique donc réservée à des praticiens qui viennent faire écran entre le public et l’astrologie. .

On conçoit qu’il est des temps et des lieux où tout est alourdi, appesanti par la multiplicité et la multiplication des intermédiaires qui  chacun apportent leur spécificité sur l’étroit créneau qui leur est incombé. A un certain stade, il importe que comme pour le sang, le flux soit purifié et purgé de ses scories résiduelles.  Le sang artériel est pur, riche en oxygéné alors que le sang veineux est chargé d’impuretés, de déchets pauvre en oxygéné. Quelque part, ces auxiliaires (qui viennent aider) sont supplétifs et doivent être renouvelés ou se renouveler régulièrement d’où un temps de vidange nécessaire, d’évacuation. Quand dans une société, ces éléments impurs – constitués par cette population d’auxiliaires de tous acabits- ne sont pas éliminés, cette société est malade et  ne survit qu’au moyen d’expédients. L’antisémitisme nazi a joué sur ce registre en parlant de « judenrein » pour désigner un monde sans juifs. Or, c’est cette dimension d’intermédiaires qui leur aura été le plus souvent reprochée. Nous ne pensons nullement que cela ait été à juste titre mais la problématique en elle-même est tout à fait significative.

 

 

JHB

08 01 14

 

 

 

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L’écrit et le pouvoir dans le rapport hommes-femmes

Posté par nofim le 3 janvier 2014

 

Les hommes pourvoyeurs  des femmes

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Dans ce texte, nous entendons montrer ce que les femmes doivent aux hommes et notamment par le passage de l’écrit masculin à l’oral féminin, l’écrit étant ici en quelque sorte, assimilé à une semence.Les hommes donnent du grain à moudre aux femmes.

Il convient de se méfier de certaines symétries qui peuvent s’apparenter à un jeu de dupes. C’est ainsi que dans le rapport sexuel, l’homme et la femme  ne sont pas à égalité. A ce moment précis, l’apport de l’homme n’est aucunement du même ordre que celui de la femme. Ce que fait la femme en cet instant est beaucoup plus banal, ordinaire, commun que ce fait l’homme. Et d’ailleurs, la sexualité masculine exige des conditions qui ne sont pas nécessaires à la sexualité féminine, il serait à étudier ce qui peut troubler et fragiliser l’activité sexuelle de l’homme (bruit, maladie) plus que celle de la femme. On peut penser que les pathologies sexuelles ne sont pas non plus comparables. Autrement dit, la contrepartie féminine ne se situe pas au moment du coït mais sensiblement  à plus long terme, ce sont des traites sur l’avenir qui ne seront peut –être jamais honorées par la femme comme de « faire » un enfant ou si l’on préfère le « couver » durant 9 mois, si du moins il n’y a pas avortement et autre IVG qui annihilent la dite contrepartie.

Bien entendu, on nous dira que cette contrepartie est fournie lors du coït lui-même puisque la femme « consent » à faire l’amour avec tel ou tel homme. Cela pose la problématique de l’émetteur et du récepteur, du producteur et du consommateur.

L’analyse est plus flagrante quand on est en face d’un homme « pourvoyant » sexuellement plusieurs femmes (Don Juan),   car alors il y a pluralité des récepteurs et unicité de l’émetteur qui se trouve alors en position de force car contrairement à ce que laisse entendre notre monde « démocratique », la  minorité a vocation à dominer et ce dans tous les domaines, scientifique, artistique, sportif, économique etc.

On notera en électricité que la notion de prise mâle et femelle est assez mal venue car le courant vient de la prise femelle et non de la prise mâle. On peut élargir le débat à bien d’autres domaines, dans celui de la recherche, de la création où la femme consomme, s’approprie. Là encore, l’on peut en effet penser que sexuellement comme ailleurs ce n’est pas l’homme qui consomme – contrairement à ce qui est souvent exprimé- mais la femme qui exploite le don, l’offrande qu’elle reçoit de ‘l’homme, que celui-ci agisse ou non compulsivement, ce qui ne change rien à l’affaire car il est question ici de comportements que l’on observe sans nous interroger sur les motivations mais en ne retenant que les effets.

Revenons sur une soirée « sexe ».  Supposons que le couple fasse l’amour et dîne ensuite. L’homme « fait » l’amour et la femme « fait » la cuisine. Sont-ce là des activités comparables  même si l’homme « consomme » les plats que lui a préparés sa femme ? Il ne le semble pas. Faure la cuisine ne mobilise que les parties extérieures du corps humain,  les bras et les jambes, dont la sophistication est bien moindre que celle du sexe mâle. Faire la cuisine fait appel à des matériaux extérieurs à la femme, cela ne vient pas de ses « entrailles »/ (selon la formule du credo catholique)

Cela dit, les femmes sont certainement de bons récepteurs qui sont en mesure de « porter »  et de transmettre les dons des hommes et ce dans tous les domaines dans un processus allant de haut en bas. Elle est le contenant et l’homme apporte son contenu.

Mais l’homme n’est-il pas le dindon de la farce ?  Non seulement, il est souvent dépossédé de sa progéniture (du fait du divorce ou de l’IVG) mais financièrement, à de rares exceptions près, ce sont les femmes qui tirent un parti pécuniaire de ce qu’elles reçoivent des hommes en lui donnant une forme plus achevée.

En fait, comme nous l’avons maintes fois répété, il y a trop d’hommes et cette « égalité » numérique sert d’argument spécieux concernant l’égalité des sexes. En réalité, on réduirait le nombre d’hommes par dix que la domination masculine serait aussi nette et peut être même davantage car chaque éléments masculin bénéficierait d’un traitement spécial. La quantité excessive d’hommes conduit à une certaine médiocrité de l’enseignement, ce qui généré un nivellement par le bas. Cette quasi égalité démographique a des effets pervers sur nos représentations. Elle semble être liée à une survalorisation excessive de la progéniture masculine, en confondant la qualité et la quantité. Certes, les garçons ont virtuellement plus d’avenir vers les  hauteurs que les filles mais le surnombre fausse, on l’a dit, les perspectives.

Or,  dans une société où l’on fait voter indifféremment hommes et femmes, qu’adviendrait-il de la minorité masculine ? Est-ce que les femmes n’abuseraient pas de leur situation majoritaire si les hommes devenaient nettement minoritaires à moins que l’on ne  renonçât à tout critère numérique ?  Nous avons déjà proposé que les femmes soient électrices mais qu’elles ne puissent voter que pour des candidats hommes sur des listes proposés par un collège d’hommes.

On soulignera le fait que les hommes ont du plaisir à produire, à créer même s’il n’y a pas de récepteur : un poète a-t-il réellement besoin d’un lecteur, un chercheur va-t-il vraiment besoin d’un public ? L’émetteur n’a pas absolument besoin de récepteurs et certainement pas d’un récepteur en particulier.  On peut parler de masturbation intellectuelle ou non ; A contrario, la femme qui ne bénéficie pas des dons d’un émetteur est vide.  C’est dire que, d’un point de vue objectif,  les femmes attendent plus des hommes que les hommes des femmes.

L’on sait que tous ces discours sur l’égalité des hommes et des femmes sont en décalage total avec les leçons de  l’Histoire. Les femmes sont quasiment absentes des Histoires de la Médecine, de la philosophie, de la musique, de la peinture, du théâtre, du cinéma, de la psychologie (psychanalyse) des Sciences économiques, juridiques, politiques, linguistiques, religieuses et elles n’existent politiquement, à de rares exceptions près (Margaret Thatcher) que par la grâce des mariages et des dynasties, notamment en cas de régence, ce qui est de moins en moins  concevable avec la marginalisation de la monarchie dans le monde. Croit-on réellement que le XXIe siècle va et doit changer cela ?  Au lieu d’assumer au mieux leur rôle de récepteur, de transmetteur, les femmes deviennent une nuisance et leur mimétisme s’apparente à de l’imposture et à une forme d’escroquerie intellectuelle et il est à craindre que le rôle des femmes occidentales soit assuré par des machines ou par des femmes importées (exogamie) peu qualifiées mais pouvant aisément être appareillées.

Nous avons proposé (dans de précédents textes sur nofim notamment et sur Face Book Animus Anima) de relier l’homme à l’écrit et la femme à l’oral. En effet,  à partir d’un texte écrit, de la partition ou de tout dessin ou schéma, cela permet à des centaines de femmes de s’exprimer oralement. Derrière l’oralité féminine, on cherchera le « script », le « scénario » masculin. L’Homme qui ne laisse pas d’écrit et qui s’exprime oralement ne fournit pas à la Femme ce dont elle aurait besoin pour  (s’) exprimer.  L’écrit a visiblement une vertu polygamique, il est fournisseur de l’expression féminine (prompting) tout en pouvant se faire oublier, tout comme la fécondation masculine peut être occultée par l’accouchement féminin. En ce sens, le cinéma n’est pas aussi ouvert vers les femmes que le théâtre. Certes, il permet à une femme (star) de s’exprimer mais il ne le permet pas à plusieurs femmes à moins de transmuter le film en pièce de théâtre ou en récit à lire à voix haute et que les femmes peuvent s’approprier. Le cinéma est monogamique, il ne vaut que pour une seule femme (sauf en cas de remake), l’actrice tandis que le théâtre est polygamique, fournissant une substance à un nombre illimité de femmes à travers les âges qui vont pouvoir chacune « accoucher » à partir d’un même texte (père). En musique, le compositeur est censé fournir, transmettre un texte, un écrit que divers  interprètes pourront reprendre à leur compte et cela vaut évidemment pour les chansons (variétés, karaoké). En revanche, s’il enregistre sa propre composition (improvisation) sans produire de texte, il prive les femmes d’un support qui les aurait, dans tous les sens du terme, enrichies en leur permettant d’apporter une « valeur ajoutée ».  On sait toute l’importance de la parole dans la sociabilité féminine (téléphone), notamment dans les lieux publics. Il faut leur fournir une langue, une grammaire pour qu’elles puissent s’exercer.

On nous objectera peut –être que l’écrit serait apparu  postérieurement au langage « parlé ». Nous pensons que les hommes ont  inventé l’écrit pour asservir les femmes. pour les cloner.  L’écrit est l’instrument de domination que les hommes ont institué pour démultiplier leur parole de sorte qu’elle puisse être reprise. Un homme qui ne sait pas écrire ne contribue pas à la domination masculine. Mais paradoxalement, en refusant d’écrire, il affirme sa supériorité puisqu’il ne partage pas avec elle. C’est le cas du jazz, où  l’écrit est réduit à la portion congrue, genre qui reste essentiellement masculin, en dehors justement des chanteuses. La première chose que l’on demande d’une femme, dès son plus jeune âge, c’est d’apprendre à lire à voix haute. Certes, on pourrait supposer que les femmes puissent transcrire la parole masculine mais elles en sont généralement incapables, elles ont besoin qu’on leur fournisse un document qu’il ne leur reste plus qu’à déchiffrer, à accoucher tout en sachant qu’elles n’en ont pas le monopole. (polygamie). Un des rares cas de travail créatif  à partir de l’oral est celui des interprétes (traduction simultanée) mais il s’agit là avant tout d’un transcodage.

Il serait bon de mener des recherches dans ce domaine de la dépendance des femmes à l’écrit (texte, partition etc.). On est surpris de devoir noter (cf. nos travaux sur l’emprunt linguistique) à quel point l’écrit fascine et fait l’objet d’un respect quasi religieux (les Ecritures, les religions du Livre). Si l’on prend le cas de l’anglais, ses emprunts massifs au français respectent docilement la forme orthographique d’origine alors que leur restitution orale, quant à elle, s’en démarque assez nettement. Avec l’anglais moderne, nous sommes entrés (depuis environ l’An Mille 66) dans une ère  où le féminin se constitue en étant en prise sur le masculin. L’anglais serait ainsi une langue de l’oralité qui n’existerait qu’à partir du français, langue de l’écrit, qui n’en serait que la valeur  ajoutée.. Mais l’on peut aussi dire que le génie du français aura été de porter l’écrit à un degré remarquable en autorisant par ailleurs et par voie de conséquence une grande liberté de la parole orale. C’est tout l’art de la notation  qui est l’interface entre  l’oralité initiale et l’oralité finale, en une sorte d’antithèse entre thèse et synthèse. Paradoxalement, il n’y a féminisme que du fait même des instruments d’asservissement des femmes qui leur donnent l’impression d’une autonomie qui n’est somme toute que factice. Mais il y a là une sorte de choc en retour et les  hommes qui se prennent pour Pygmalion pourraient se faire prendre à leurs propres mirages en véritables apprentis Sorciers. Et si la créature de Frankestein était une femme ?. Le XXIe siècle aura énormément revalorisé l’écrit par rapport à l’oral, ce qui n’aura pus que favoriser l’appropriation du masculin par le féminin.  Il y a là pour les hommes du XXIe siècle un véritable dilemme : l’écrit est une technique avec ce qu’elle a d’extérieur par opposition à l’oralité qui est, en son principe, organique. En accédant  à la parole orale, les femmes, en s’aidant de l’écrit, accédent à la masculinité orale et organique mais elles le font artificiellement en ce sens que c’est une oralité  serve et non une oralité de l’élan créateur..En fait, pour les hommes, l’écrit est à la fois un outil de pouvoir sur les femmes mais c’est aussi un moyen pour les femmes de se substituer aux hommes par un processus de « seconde main » (second hand)

 

 

 

JHB

03 01 13

 

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Les hommes sur Mars et les femmes sur Vénus

Posté par nofim le 1 janvier 2014

 

Pour une stricte division des activités masculines et  féminines

Par  Jacques  Halbronn

 

 

L’économie est le reflet d’une société mais elle peut aussi transformer celle-ci. Elle est certainement à réformer car actuellement elle a des effets pervers dans sa façon de sanctionner le travail accompli par les uns et les autres et nous aborderons notamment le rapport des deux sexes au processus économique. La réforme demandée interpelle aussi bien la Droite que la Gauche .

Nul ne contredira le fait que le travail de bas de gamme est plus facile à quantifier que le travail de haut de gamme. Dans une société, les valeurs les plus porteuses sont généralement celles véhiculées par les hommes. Mais les hommes sont victimes de leur propre pouvoir, de leur fécondité. On pourrait dire que les effets masculins sont homéopathiques, sans vouloir faire de jeu de mots. Traduisez : il faut peu d’hommes pour vivifier toute une société ! Cela signifie que quelque part, ils sont en surnombre et qu’il faudrait probablement un homme pour dix femmes, ce qui nous rapprocherait d’une forme de polygamie et cela vaut d’ailleurs sur tous les plans, tant sexuel qu’intellectuel. Reconnaitre ce surnombre, serait mettre un terme à tous les discours sur l’égalité et la parité. L’économie se heurte là  à un tabou social et les sociétés qui seront capables de dépasser ce tabou prendront de l’avance et l’avantage.

Comment ne pas noter que certaines créations et réalisations fascinent des millions de personnes  et que d’autres laissent tout le monde indifférent. Si le monde fonctionnait mieux, la répartition ne serait pas aussi inégale. Donc on ne peut contester le polygamisme de facto de notre civilisation où quelques uns  suffisent à satisfaire le plus grand nombre. Entre ces foules et ces élus, il y a une population intermédiaire et cela tant dans le domaine du travail que des loisirs. La technologie n’a fait qu’aggraver la situation par le biais du cinéma, d’Internet, des médias et en fait de tout support susceptible d’être reproduit ou dupliqué, ce qui donne à quelques uns une sorte de don d’ubiquité, d’omniprésence.

Force est de constater que dans les faits, un tel statu quo n’est pas remis en cause dès lors que les gens d’en bas ont du travail et un certain pouvoir d’achat pour se procurer des produits  générés à grande échelle et donc  à bas prix. Lorsqu’un produit « marche », il donne de l’emploi à  beaucoup de gens, directement ou indirectement.

Qu’advient-il des hommes qui sont exclus de cette configuration polygamique  qui fonctionne de facto ? Ils peuvent certes se féminiser et  s’efforcer de correspondre à un certain profil  de personés qui ne se définissent pas parce qu’ils sont (ceux d’en haut) mais parce qu’ils ont. Car contrairement aux apparences, l’élite se définit par ses potentialités et c’est la masse qui se définit par ses « biens ». Ce qui fait la « valeur » d’un grand footballer n’est pas ce qu’il gagne, Ce qu’il gagne n’est que la résultante de sa valeur. A contrario, la plupart des  consommateurs et des spectateurs  ne font sens que par ce qu’ils reçoivent et obtiennent, par les appareils dont ils disposent et qu’ils ont acquis (on n’est pas avec eux dans l’inné sinon à un niveau très basique et minimal). On peut trouver là un vecteur  tendant vers  l’homosexualité masculine, d’une certaine forme de castration sociale face au mâle dominant.

Et pourtant, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus, ce qui signifie qu’à l’instar des spermatozoïdes, il y a énormément de gâchis, les hommes devant s’entredévorer pour atteindre le sommet, le centre. Certes, chaque homme peut nourrir en lui l’ambition, l’illusion, de faire parte de ces rares élus ! Le pire, c’est que ces élus perdurent après leur mort et sont en quelque sorte immortelle. Leur influence, leur référence ne disparait nullement avec eux, comme on peut le voir, par exemple, dans le domaine de la musique dite classique. C’est dire que ce polygamisme peut carrément pénaliser toute une génération en  quelque sorte phagocytée par  la précédente  (pour ne pas remonter plus haut). Il est d’ailleurs des sociétés où les femmes sont minoritaires comme en Chine, ce qui est un contresens, si ce n’est que les hommes sont porteurs de promesses, d’espérances à la différence des femmes promises à une certaine médiocrité.

Les hommes de haut de gamme semblent donc voués à être un produit d’exportation/ L’erreur, en France, aura été d’importer des hommes de bas de gamme dans les années Soixante-dix.  Grâce au développement technologique, les femmes seront de plus en plus en mesure d’effectuer des travaux de force réservés aux hommes. L’enjeu pour les femmes n’est pas de conquérir le haut de gamme, ce qui leur semble définitivement inaccessible mais bien d’investir le bas de gamme. Les grands perdants seront les hommes de bas de gamme- du fait notamment d’un manque de culture- laissés pour compte et de surcroit inexportables.

Il est important que l’éducation des garçons  ne passe pas par l’apprentissage des machines mais bien plutôt par l’éveil et l’exploration de leurs facultés « intérieures ». La mixité dans l’enfance doit être contrôlée et nous avons notamment mis en garde contre la mixité au niveau alimentaire (cf. nos textes sur la diététique).  Les femmes, quant à elles, sont indissociables des processus d’appareillage externe.  En ce sens, les hommes actuels sont devenus trop ambivalents et ne sont pas en mesure de vivre correctement leurs relations avec les femmes, contrairement  à leurs ainés qui laissaient aux femmes l’usage des machines à écrire/ Autrement dit, la génération d’hommes qui est née avec les ordinateurs  est mal partie et n’a pas pris possession des vrais créneaux qui sont les siens.

 

 

 

JHB

01 01 14

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les hommes et les femmes au prisme de la communication

Posté par nofim le 30 décembre 2013

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La dialectique du silence et de la parole et le différentiel masculin/féminin

Par  Jacques Halbronn

 

Le silence est d’or et la parole est d’argent. Il nous semble qu’une source de tension sinon d’incompatibilité entre les deux sexes serait lié au mode de communication et donc à des conditions d’existence différentes au départ pour deux humanités qui ont été finalement conduites à coexister en une forme de symbiose, du moins est-ce la théorie que nous avons déjà eu l’occasion, en d’autres écrits, d’exposer. Contentons-nous ici de disserter sur certains facteurs assez manifestes.

On observera d’abord que la parole peut être intrusive pour quelqu’un qui réfléchit en silence. Cette réflexion solitaire s’oppose à la conversation. L’homme aurait autant besoin de se recueillir que la femme de parler à quelqu’un à voix haute, ce qui laisserait entendre que l’homme serait capable d’un certain dialogue intérieur et en ce sens serait moins « sociable » à l’extérieur. Nous avons déjà exposé notre dialectique entre l’ordre intérieur et l’ordre extérieur, en affirmant que ‘homme veille plus au premier qu’au second alors que ce serait l’inverse chez la femme.

Il semblerait que les hommes sont plus à l’aise à l’écrit qu’à l’oral et souvent d’ailleurs, les femmes servent à traduite oralement les écrits masculins. (Prompting), elles ont une propension à lire à voix haute, ce qui était d’ailleurs l’usage d’origine, ce n’est que plus tard que l’on a appris à lire sans faire de bruit.

Il semble en revanche que les hommes aient fait un certain usage des percussions pour communiquer au loin, on pense aux tambours. Cela expliquerait le fait que la composition musicale serait essentiellement une affaire masculine, au regard de l’Histoire de la musique, le piano étant d’abord, par exemple, un instrument de percussion comme tôt ce qui est rythmé et rythmique.

En revanche, l’usage de la parole chez les femmes correspondrait à un faible usage de la vue, à une vie dans des environnements peu lumineux, comme les cavernes (voire le mythe platonicien). Dans la pénombre, la parole est le mode de communication privilégié et le langage des signes ne fonctionne guère. On pourrait même dire que les hommes pouvaient être sourds-muets sans que cela les dérange outre mesure socialement, du fait de l’usage de l’écrit en incluant le recours à des signes visuels. Les femmes ont souvent du mal à comprendre pleinement ce qu’elles lisent –même à voix haute-et « entendent « –le terme est d’ailleurs  signifiant- mieux à l’oral.

Le recours à la percussion  laisse penser que le champ couvert  par les sociétés « masculines » (ou plutôt qui ont généré le groupe en question) était beaucoup plus vaste spatialement que celui couvert par les sociétés « féminines », la parole ne pouvant porter très loin.  De même, sur le plan visuel, on pouvait transmettre au loin des signes de  fumée (comme chez les Peaux Rouges). Les astres ont pu également servir de signes visuels pour les hommes en « plein air » alors que chez les femmes on était plus dans le consensus oral du groupe, donc dans le subjectif voué à des fluctuations plus imprévisibles, moins codifiées à l’avance, plus abstraites. Les femmes seraient plus dans la proximité, avec des tendances  locales plus tenaces, d’autant que le langage écrit peut être rendu oralement très diversement (cf. ce qui se passe en Chine et au Japon sur le plan de l’écriture). Cela expliquerait la difficulté chez les femmes à généraliser et leur tendance  naturelle, voire viscérale, à faire obstruction à toute velléité de généraliser, ce qui évidemment ne favorise guère la démarche scientifique et conduit à une attirance avérée  pour  de pseudosciences comme l’astrologie (généthliaque) qui prétendent appréhender la spécificité des individus, ce qui correspond à un idéal féminin de la « Science » au nom d’une quête de l’exactitude., le mot « science exacte » ayant une résonance toute particulière dans la bouche des femmes qui n’a rien à voir avec l’usage généralement admis épistémologiquement.

A partir de ces données, l’on conçoit une certaine difficulté à communiquer entre ces deux populations qui restent encore fortement marquées par des parcours séparés, dans des temps extrêmement reculés. Du fait de la symbiose,  certains traits peuvent s’être estompés mais chassez le naturel, il revient au galop ! L’Histoire des Sciences comme celle de la Musique témoigenent de la persistance d’un fossé profond, sur le plan sinon quantitatif du moins qualitatif,  le processus mimétique ne fonctionnant qu’en bas de gamme, a minima, ce qui vaut aussi pour les animaux vivant au contact des hommes. Inversement, la faculté masculine à communiquer par la parole est probablement moins efficiente que chez l’autre sexe, tout comme l’aptitude à appréhender empiruquement, sans référence à une norme, ce qui est  de l’ordre de la particularité individuelle, personnelle, notamment dans le  registre pathologique,  de la thérapie de terrain, dans celui du dysfonctionnement,  de l’idiosyncrasie, dans celui des soins palliatifs (cf le rôle des femmes dans l’Histoire de la   Médecine, Naomi Craft, Le petit livre des grandes découvertes médicales, Ed Dunod, 2009,  p. 162) Les femmes font de bons médecins de proximité, pas de grands médecins faisant avancer la connaissance générale de l’humain, elles sont dans le cas par cas.

 

 

 

 

 

JHB

30 12 13

 

 

Publié dans ASTROLOGIE POLITIQUE, DIETETIQUE, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, MUSIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

La dialectique cyclique Nation-Empire

Posté par nofim le 28 décembre 2013

 

 

 

La double identité française : la nationale et l’impériale face à l’Astrocyclon.

Par  Jacques  Halbronn

 

L’identité française est difficile à appréhender en ce qu’elle est double et donc quelque part contradictoire. (cf. notre étude sur le rayonnement de la langue française). Il y a dans la culture française, dans son ADN, quelque chose qui relève d’une démarche impériale donc universelle, donc laïque.  Parfois, cette dimension est refoulée, parfois elle revint en force, selon un processus qui peut être qualifié de cyclique, de périodique et  qui fait alterner ouverture et  fermeture, expansion et frilosité…

La France fait partie de ces pays qui ont été le centre d’empires qui  ont été balayés au cours du XXe siècle depuis l’Autriche Hongrie jusqu’à l’Union Soviétique et ses satellites du Pacte de Varsovie  en passant par les dépouilles de l’Empire Ottoman. Mais on a encore vu récemment que le passé n’était jamais tout à fait révolu, que ce soit avec les troubles en Ukraine ou les interventions en Centre Afrique (et précédemment au Mali)

La notion d’empire peur revêtir diverses expressions. C’est ainsi que l’Union Européenne de par son caractère supranational  comporte une dimension impériale à moins qu’elle ne soit  une manifestation d’une dynamique impériale française, du moins au départ (Traité de  Rome om la France s’allie aux vaincus de la Seconde Guerre Mondiale, en 1957), l’Allemagne et l’Italie, sauf à y chercher les marques d’un impérialisme allemand.

La notion d’empire implique un certain pluralisme, la coexistence de peuples n’ayant pas la même histoire, la même culture, la même religion avec en perspective un certain idéal unitaire qui n’exclut pas la colonisation.

Mais à certains moments l’empire doute de lui-même et bascule vers un certain nationalisme tendant vers l’intolérance, ce qui est une quête unitaire par le bas et non plus par le haut. On passe alors par une phase nationaliste, protectionniste qui peut conduire à un certain bradage de l’Empire, à une démission face aux responsabilités impériales. L’Empire ne peut s’épanouir qu’en prenant le parti de la nouveauté qui est son meilleur ciment car la nouveauté génère une certaine dose d’égalité.

L’Empire, c’est la Tour de  Babel qui se construit et qui ensuite s’effondre. Cette alternance fait songer au mythe de Sisyphe, tout est toujours à recommencer.

Dans la théorie que nous avons mise au point sous le nom d’Astrocyclon, nous évoquons l’existence de forces centrifuges et de forces centripétes. L »on peut dire que l’Astrocyclon traite de la fortune des empires, sur la base d’un cycle, d’une « période » (qui fait le tour) de 7 ans, divisé en deux phases de 3 ans  et demi.. Au bout de 3 ans et demi, toute dynamique impériale va se trouver progressivement minée par des forces négatives qui pronent une plus grande homogénéite,, ce qui est moins éprouvangt, exige moins d’efforts.

Selon nous, les femmes portent une lourde responsabilité dans la fragilisation des empires, donc vers leur démantélment, leur dislocation  avec toute une idéologue indépendantiste, un refus de soumission .Le cas de Jeanne d’Arc est emblématique d’une révolte contre l’occupant, donc contre celui qui ne respecte pas les « lignes », les frontières alors même que se constituait une sorte d’empire franco-anglais dont la langue aurait été le français. On pourrait en dire autant avec la Résistance.

Il y a chez les femmes une sorte d’allergie à l’idée d’empire car celle-ci exige un effort d’abstraction qui leur pèse.  On ne saurait donc nous reprocher de minimiser le rôle des femmes mais force est de constater qu’elles sont-elles-mêmes fort ambivalentes, tantôt se pliant aux desiderata unitaires des hommes, tantôt – dans une logique babélienne- en sabotant la dynamique. Elles ont, autrement dit, un certain pouvoir de nuisance anti-impérial qu’il faut prendre en ligne de compte. Mais cet impérialisme vaut aussi sur le plan scientifique, philosophique et donc son rejet, son refus  conduit à un certain morcellement, à une segmentation. C’est ainsi qu’au lieu d’admettre  par exemple qu’il pût exister un empire linguistique français, elles vont insister sur ce qui distingue les langues entre elles  en refusant de reconnaitre ce qui les fait converger. Instinctivement, elles sont attirées vers les clivages, les cloisonnements, les enclos si ce n’est qu’à certains moments, elles se résignent à adopter les valeurs masculines, en une sorte de trêve.

La phase ascendante de l’Astrocyclon favorise la restauration des empires  tandis que sa phase descendante les mine et cela se fait avec l’assentiment des femmes qui échappent ainsi à la pression unitaire ressentie comme contraignante et quelque peu désincarnée.

On aura compris que certains pays à vocation impérialiste sont portés par la phase ascendante de l’Astrocyclon tandis que d’autres qui n’ont pas cette fibre aussi développé »  « s’épanouissent mieux lors de sa phase descendante. Cela dit, la France a un double visage et cela rend les choses plus complexes. Si à certaines époques la France a été en position d’envahisseur, à d’autres, elle a subi une occupation, ce qui lui confère une double culture, une double tradition, une double légitimité, alternant l’esprit de résistance à l’étranger ; d’où une certaine xénophobie (cf. le texte de la Marseillaise, l’hymne nationale)  et celui de renaissance à des valeurs universelles. (L’Internationale)

 

JHB

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Limites et limitations des femmes

Posté par nofim le 28 décembre 2013

 

 

Pour un classement de l’astrologie dans le champ du médical

Par  Jacques  Halbronn

 

L’astrologie est-elle inclassable ou bien s’inscrit-elle dans l’histoire d’un des grands domaines de la  Science et si oui, lequel ? Certes, l’astrologie a à voir avec l’Astronomie mais il nous semble assez dérisoire de l’inscrire dans ce domaine en dépit des tentations de certains astrologues qui veulent à tout prix aligner l’Astrologie sur les dernières avancées de l’Astronomie.  Par ailleurs, on pourrait vouloir la relier à l’histoire de la Psychologie mais ce serait faire largement abstraction de sa dimension « prédictive » et la condamner à un certain empirisme. Son classement au sein du champ médical nous semble stratégiquement le plus heureux et évite par là même un certain nombre de faux débats. Quand Harvey, il y a 400 ans, décrit la circulation du sang il ne traite pas de cas particuliers mais bien évidemment de l’espèce humaine en général, même si par la force des choses il n’a pu examiner qu’un nombre limité de cas mais il ne viendrait pas à l’esprit de supposer que notre corps fonctionne autrement que celui de notre prochain. Il est clair que la médecine s’accorde le droit de généraliser et nous pensons qu’il en est de même pour l’astrologie, du moins celle que nous préconisons. Est-ce pour autant que chacun va vérifier  que son sang circule bien comme celui de son voisin ? Il y a là une sorte de paradoxe : ce qui nous est le plus intérieur physiquement ne nous est pas nécessairement le mieux connu. Selon nous, il en serait de même pour l’astrologie. En tant que chercheur et théoricien dans ce domaine, nous avons conscience de décrire un « circuit », une « circulation », un « cycle » qui vaut pour tous sans qu’il soit nécessairement appréhendé/perceptible par chacun. L’écueil principal que l’astrologie au XXIe siècle devra impérativement éviter, c’est précisément de se situer au niveau individuel. Le mot médecine a plusieurs acceptions dans l’esprit du public. Le premier réflexe est de penser au médecin qui vient soigner son patient. Mais, par ailleurs, l’on sait pertinemment que lorsque l’on décerne le prix de  Nobel de Médecine, ce n’est pas parce qu’Un Tel aura été un « bon médecin » mais plutôt un « grand médecin ». Dabs le milieu astrologique, on tend aussi à distinguer le « bon astrologue » et le « grand astrologue », le premier accomplissant un travail sur lequel on ne dispose finalement guère d’éléments (secret professionnel oblige) alors que le second aura publié dans des revues, participé à des colloques, rédigé des ouvrages. Il convient donc de souligner le fait que l’astrologie ne peut être que dans le général, dans ce qui vaut pour tous, ce qui n signifie nullement qu’elle soit dans le vague. En ce sens, l’astrologie des média nous apparait comme plus «scientifique » que l’astrologie des cabinets, même si l’on est en droit de contester l’état actuel de cette astrologie. On distinguera la pertinence épistémologique d’ensemble et le fait qu’un savoir passe par des stades successifs et en ce sens, il est  clair que les formulations actuelles de l’astrologie des horoscopes sont à dépasser mais certainement pas par le moyen des thèmes individuels qui correspondent  à un autre niveau, celui des cas particuliers avec toutes les contingences que cela implique. La grande erreur serait de croire que le modèle astrologique traite du particulier. En ce sens, pour nous, l’astrologue praticien doit refuser la mainmise de la théorie astrologique sur sa pratique (tentation à laquelle semble céder un Roger Héquet qui ne laisse avec son ACB que peu de marge de manœuvre au praticien) et inversement cette pratique sur le terrain ne saurait interfèrer avec le modèle astrologique pas plus que le garagiste ne saurait être mis sur le même pied que l’ingénieur qui met au point de nouveaux modèles..

L’émission consacrée aux Horoscopes sur Europe  Un a ainsi fait apparaitre un certain nombre de confusions et d’amalgames. On a entendu une dame parler de ses jumeaux qu’elle trouvait très différents. Mais le débat doit désormais se déplacer sur un autre terrain qui est celui de l’événementiel. D’ailleurs, les horoscopes des journaux ne  traitent pas de la psychologie zodiacale, contrairement aux apparences. Si l’on se réfère aux signes zodiacaux, c’est uniquement pour mieux focaliser la prévision, ce qui est aussi le cas des décans. Le présentateur croyait que les horoscopes de presse parlaient des types zodiacaux, ce qui ne se conçoit pas puisque dans le cas on répéterait tout le temps la même chose. Ce qui compte dans ce procédé, c’est de savoir quel sera l’impact du ciel du moment sur les gens et d faire varier le dit impact selon la position du soleil. Mais cela n’a pas grand-chose à voir avec la littérature sur le Zodiaque du type petits bouquins du Seuil (dans les années Cinquante) ou de Solar (collection que nous avons codirigée au début des années 80, réédition France Loisirs, avec Y. Othenin Girard)

Le débat doit donc se déplacer : est-ce que les gens qui sont placés dans le même cadre (l’un des 36 décans, par exemple soit dix degrés), ont des points communs dans ce qui leur « arrive » ? Avant de répondre que c’est absurde et trop général, encore faut-il préciser de quel type d’événement est censée traiter l’astrologie. Pour notre part, nous ne sommes pas spécialement convaincus de la valeur de  cette pratique mais il est souhaitable, en tout état  de cause, que le débat soit introduit correctement.

En fait, l’astrologie n’a pas à s’inscrire dans le cadre d’une journée, d’une semaine ou même d’un mois. L’année serait un cadre plus raisonnable et effectivement on pourrait en traiter au début de chaque année. En effet, pour nous l’astrologie ne peut s’appréhender sur des périodes trop courtes. C’est bien là le problème, tant les astrologues ont insisté sur la nécessité d’une heure de naissance précise que le public s’imagine que ce que dit l’astrologue doit également être très précis dans le temps. C’est donner des verges pour se faire fouetter !

Le problème, c’est que les gens sont plus à leur aisé pour mettre des étiquettes sur le caractère de leurs prochains que pour suivre la succession des périodes de la vie de ceux-ci. On connait ce personnage qui regarde non pas où il a perdu sa montre mais où c’est éclairé.

Il faut donc pour bien appréhender les vrais enjeux de l’astrologie que le public fasse beaucoup plus attention à ce qui se passe dans la vie des gens et ce sur des périodes relativement longues.  Il n’est pas question qu’un pronostic astrologique vaille pour des millions de gens au cours de la même semaine ou du même mois, En revanche, si l’on élargit la plage de temps à trois ans par exemple, les similitudes vont se présenter de façon beaucoup plus flagrante. L’idéal, c’est de travailler sur 7 ans avec note dispositif de l’Astrocyclon. Mais de toute façon, quelle que soit la technique employée, il faut donner du temps au temps.

Or, il est clair que les gens sont tributaires de leur documentation. Quelqu’un pourra vous décrire tous ses amis par quelques traits de caractères, par leur métier mais il n’aura pas le plus souvent emmagasiné assez d’informations sur les étapes de la vie de toute une série de personnes. Ne parlons donc pas des enfants en bas âge dans ce cas ! Il faut avoir un certain vécu existentiel pour tester l’astrologie.

Maintenant, reste la question de ce que l’astrologie peut « suivre » en matière de périodes (et non de dates trop strictement circonscrites comme le voudraient les quotidiens, les hebdomadaires ou les mensuels). Nous pensons que l’astrologie doit étudier les récurrences et montrer que ces récurrences se retrouvent dans la vie de beaucoup de gens.  Ce qui n’est pas cyclique n’intéresse pas l’astrologie du moins telle que nous la concevons. Voilà qui déjà délimite beaucoup plus le domaine et on est bien loin de discours sur la psychologie basique et constante des gens comme le voudrait une certaine littérature zodiacale ou même planétaire.

L’autre critère que nous avons mis en avant et qui permet de mieux préciser encore ce qui est en jeu est celui des périodes alternant entre les tendances à l’union et les tendances à la désunion et notamment dans le couple. Car pour nous ce qui se joue entre les hommes et les femmes – et pas seulement dans le « couple » est au cœur du champ astrologique. Tantôt les femmes épaulent les hommes, tantôt, elles les « contrent »  et cela constitue pour les hommes un contexte fort  contrasté qui joue aussi bien dans la sphère privée que publique. On connait le terme de trois ans et demi souvent observé par les psychologues et cette durée relèverait selon nous directement de l’astrologie et du cycle de Saturne (28 ans /8).

On aura compris que pour nous les femmes sont les premières concernées par les cycles astrologiques, ce qui se comprend assez bien puisque l’on connait déjà leur rapport menstruel à la Lune. Mais ce qui affecte les femmes se répercute sur les hommes par ricochet.

En bref, ce qui est surprenant dans ce débat sur Europe Un, ce sont ces auditeurs péremptoires pour traiter de questions qui méritent d’être abordées avec méthode. Chacun de nos jours parle d’astrologie alors que dans d’autres domaines, il ne se le permettrait pas. Que n’a-t-on pas entendu sur le caractère scientifique ou non de l’astrologie ? Qu’est ce qui est scientifique ? Ce qui est « précis » pour chaque cas ? Certainement pas. Il n’y a pas de science de l’individuel.  Il n’y a dit-on de science que du général. Mais autrement ne risque-t-on pas d’être dans les « généralités » ? On voit que le niveau de réflexion sur la Science est assez fluctuant.   Tout se passe comme si l’astrologie devait se conformer aux fantasmes scientifiques des uns et des autres. Si le phénomène astrologique était si facule que cela à appréhender, on n’en serait plus là. Il convient de trouver le bon angle d’attaque et de ne tomber ni dans  une hyperprécison surréaliste qui ferait que nous soyons tous des sosies ni dans des formules creuses et passe partout qui valent pour n’importe qui. La solution consiste à dire clairement ce dont traite l’astrologie et ce dont elle ne traite pas et de fixer des critères crédibles, intelligibles. Il faut apprendre aussi à percevoir les similitudes et les analogies derrière des différences contingentes, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Et comme on l’a dit, il importe d’accorder de l’importance au sexe lequel ne relève pas de l’astrologie mais détermine les modalités de sa réception et de son influence. Mais là on butte sur le tabou de la différence hommes-femmes et l’on se rend compte qu’à terme l’astrologie risque fort de consolider et non point d’infirmer le fossé existant entre les deux sexes. Nous pensons que l’astrologie doit s’inscrire dans l’orbite du domaine médical.  Non pas la thérapie, le soin, mais la compréhension de notre fonctionnement psychophysiologique, celui de notre espèce. L’astrologie devrait apporter un jour des découvertes majeures dans le domaine du vivant.

L’astrologie est une clef pour la connaissance du psychisme féminin. A ce propos, nous pensons que certains femmes perçoivent mieux que d’autres les « signaux » célestes (selon l’Astrocyclon) et donc savent mieux se faire valoir auprès des hommes que d’autres. Celles qui ne captent pas ou peu les dits signaux sont vouées à être rejetées face à la concurrence des femmes qui captent les dits signaux.

 

 

JHB

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manger au masculin et au féminin: des mondes séparés

Posté par nofim le 26 décembre 2013

 

 

Le manger masculin et le manger féminin

Par  Jacques Halbronn

 

Il est des pays où les hommes et les femmes ne mangent pas la même chose (comme au Brésil). Il nous semble intéressant de poser la question des sexes par rapport à la nourriture. Nous dirons que les hommes sont plus spontanément attirés par ce qui est « naturel » et les femmes par ce qui est « artificiel », c’est  à dire qui exige un certain luxe de préparation. On s’efforcera d’en donner les raisons.

L’explication qui vient à l’esprit se rattache à l’idée que les hommes étaient plus axés vers l’extérieur de la demeure, donc  directement en prise sur la cueillette et la chasse, et sur une consommation immédiate, sur place alors que les femmes étaient davantage cantonnées et donc devaient gérer une alimentation de stockage, de « conserve », d’où des produits que l’on ne saurait qualifier de « frais « , mais qui relèvent du « sec » et « séché ». On serait tenté d’opposer une nourriture de printemps à une nourriture d’automne (période où l’on tue le cochon pour en faire de la charcuterie, cf. les Livres d’Heures)

Dans la ville, les lieux se différencient : le marché est plus masculin avec l’accent mis sur les produits frais. On y trouve très peu de stands de conserves, de boulangerie-pâtisserie,  de produits céréaliers (pates, semoule, corn flakes etc.) une majorité de marchands de fruits et légumes, de bouchers, de poissonniers où le produit s’étale « tel quel » A l’inverse, dans les épiceries, les supermarchés,  les boîtes de conserve, les plats préparés (surgelés) occupent une place considérable tout comme les rayons de biscuits, gâteaux enclos dans des emballages sans parler de tout ce qui permet de préparer des boissons chaudes à partir de l’eau (café, thé, chocolat, sirops etc.). Il y a là une tonalité que nous qualifierons de féminine et qui s’apparente à ce que l’on appelle fréquemment la « malbouffe », la « table du pauvre ». C’est une nourriture qui n’est pas vouée aux saisons, qui ne réserve pas de surprise et qui ne fait courir de risque ni au vendeur ni à l’acheteur, d’où son prix inférieur. Elle convient bien aux personnes qui ne sortent pas et qui ne dépendent pas de ce que l’on trouve ou ne trouve pas dehors.

Rappelons que dans l’imagerie religieuse, le paradis vient d’un mot persan qui désigne le verger (pardés). Dans le « Jardin d’Eden », Adam et Eve ne se nourrissaient certainement pas de spaghetti ou de frites et on n’y mangeait probablement pas de pain. On peut penser à une nourriture à base de fruits. Mais peut être Adam chassait-il ? A contrario, quand le couple fut chassé du paradis, l’on peut penser que leur alimentation se transforma et qu’elle fut marquée par une certaine pénurie avec des produits de remplacement, les « ersatz »  de l’Occupation. Car la nourriture féminine est le reflet – (lunaire) de la nourriture (masculine) ; elle est dans une démarche imitative. On pense à ces boulettes végétales imitant les boulettes de viande que sont les fallafels du Moyen Orient, à ces frites qui ne sont pas sans faire songer à des petits poissons (éperlans) par la forme qu’on leur donne.

Observons à présent les mœurs alimentaires en vigueur dans nos sociétés. Nous pensons qu’il y a une féminisation de l’alimentation. On ne sert pas des fruits à ses invités mais des gâteaux. On organise rarement des barbecues où la viande est présentée crue mais l’on y affectionne les « plats » mitonnés recourant à toutes sortes d’ingrédients qui tendent méconnaissables le produit de référence (cuisine chinoise à base de beignets). On peut s’étonner de la persistance d’une telle alimentation « hivernale », dans une économie qui a les plus grandes facilités logistiques pour se fournir en produits frais ! Le restaurant, lui-même, est un lieu qui tend à bannir le « naturel » encore que certains restaurateurs insistent sur la recherche des « bons produits » et ne mettent plus un point d’honneur à « sauver » des produits douteux que l’on recyclerait, que l’on accommoderait en recourant à divers adjuvants.  Le restaurant est en cela plus féminin que masculin et d’ailleurs les manières de table ne sont pas les mêmes pour ces deux types d’alimentation. On doit manger proprement, sans se tacher ni les vêtements, ni la nappe, ce qui est plus facile avec des biscuits qu’avec des fruits, ce que les mamans ont bien compris qui encouragent leur progéniture à manger de la viennoiserie plutôt  que des produits à jus.

C’est précisément le critère du  jus qui est déterminant, selon nous. Le point commun entre les deux piliers de la nourriture masculine – fruits et viandes- c’est qu’ils sont porteurs de leur propre jus. En cela, les légumes (à l’exception de la tomate) ont besoin d’un apport extérieur, ce qui pour nous les disqualifie en tant que mets masculins. L’analogie au niveau sexuel est assez évidente pour ne pas avoir à la préciser.

Nous pensons que l’on va vers la coexistence de deux restaurations, l’une masculine, l’autre féminine. Dans la première, on voit le produit, on le touche, on le tâte avec les mains, on le goûte, on le choisit, quitte à se salir les mains et les vêtements. Un tablier est fourni ainsi qu’un rince-doigts. Les clients se servent directement et préparent eux-mêmes leur nourriture sur des grils et  mangent de préférence avec les mains, sans couverts.  Dans la seconde catégorie, plu genre salon de thé, on mange plus délicatement et proprement des produits plus sophistiqués, à forte valeur ajoutée.  Le client se fait servir et les cuisiniers jouent un rôle majeur, ne serait-ce que par le temps de préparation, par les recettes qu’ils gardent précieusement pour eux, et qi consistent dans l’usage de tel ou tel ingrédient ou mélange d’ingrédients. Le coût de ces repas est plus faible que dans le premier cas du fait de la médiocrité du produit de base. La viande est souvent noyée dans la pâte, elle n’est plus qu’un élément parmi d’autres comme dans le cassoulet, la choucroute, les spaghettis bolognaise, souvent  sou forme de charcuterie, de viande hachée. La nourriture féminine est comme on l’a dit synonyme de malbouffe. Elle est source d’économies et donc parcimonieuse, remplaçant la qualité par la quantité.

Selon nous, le mode alimentaire féminin  est porteur d’un certain message qui encourage aux faux semblants, au maquillage, qui table beaucoup sur l’avoir et nettement moins sur l’être. C’est un statut de second rang à tous les niveaux qui tend à prévaloir. C’est pourquoi nous pensons qu’il est urgent de constituer des restaurants répondant aux  valeurs masculines, plus proches de la campagne, om l’on retrouve peu ou prou l’esprit chasses-cueillette d’antan, où l’on se serve de ses mains et non de couverts, voire de ses dents pour « attaquer » un fruit ou un steak. Il n’y a pas de raison que les hommes se plient aux mœurs féminines quant à la restauration et aux manières de manger…Par la même occasion, nous suggérons que sur le plan artistique, l’on exige dans les restaurant masculins plus d’improvisation musicale que de  jouer des standards éculés que l’on ressert inlassablement. La nourriture intellectuelle est en effet  à l’image des nourritures matérielles. On notera le passage de l’agriculture à la culture. Dis-moi ce que tu manges et je te dirai ce que tu consommes clans le domaine culturel. Question de goût !

Nous pensons avoir touché là un point essentiel de différenciation entre hommes et femmes dont il ne semble pas que l’on ait été conscient. Que ceux qui nient ces différences commencent par ouvrir les yeux !  En ce qui concerne l’éducation des enfants, il est temps que les garçons ne soient pas élevés selon les mêmes critères que les filles comme c’est trop souvent le cas notamment dans les familles monoparentales. Il convient donc de créer des espaces appropriés et  de ne pas se contenter d’une cote mal taillée. La mixité fait problème tant au restaurant qu’au concert et l’idée que l’on se fait des loisirs, des « sorties », en dépit des apparences de contenant diffère singulièrement quant au contenu. L’espace social  doit être différencié  jusqu’à la maturité. Cela ne signifie nullement que les femmes doivent être absentes des espaces masculins car elles font partie intégrante de  l’univers des hommes mais elles ne sauraient y imposer leurs valeurs.

 

 

JHB

26 12 13

 

 

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L’unité de temps astrologique

Posté par nofim le 26 décembre 2013

 

La philosophie dialectique  du temps astrologique

Par Jacques  Halbronn

 

 

Un astrologue ne devrait jamais s’écarter de la démarche dialectique  à savoir que toute chose n’existe et ne fait sens que par son contraire. Il n’y a de retour que s’il y a eu départ et tout départ est déjà promesse de retour, de recommencement (cf.  nos textes sur Astrologie et Linguistique)  Combien d’astrologues respectent-ils cette exigence dialectique et comment, s’ils le font, l’orchestrent-ils ?

On se demandera  combien d’astrologues prennent la peine d’annoncer une chose et son contraire en indiquant l’écart de temps entre ces deux moments. Il est vrai qu’un tel exercice semble un peu délicat tant les nouvelles planètes ont cassé toute possibilité de cyclicité à court terme,  ce qui est la seule façon de faire sens dans le cadre d’une consultation qu’il s’agisse de se référer au passé ou au contraire de se projeter vers le futur, ce qui est encore à être. Quel intérêt peut avoir un intervalle de plusieurs décennies pour un client ? Avec les nouvelles planètes, l’astrologie se  dote d’habits XXL. Il est assez paradoxal que l’astrologie la plus individualiste  s’encombre le plus souvent de cycles surdimensionnés qui ne font sens qu’à une échelle Trans personnelle. Il  y a là une contradiction interne qui ne semble pas vraiment avoir été résolue si ce n’est au prix de quelque expédient. On dira par exemple qu’Uranus se situera à telle date à l’opposition de sa position natale (en transit, au bout de  42 ans, soit la moitié de la révolution de 84 ans) d’où tout un discours qui s’articule sur l’âge de la personne. L’inconvénient d’un tel procédé tient à cette fiction des transits passant sur le thème natal, des années après, et ce sans parler du fait que nous serions tous décalés les uns par rapport aux autres  en matière de cycle, puisque nés à des moments différents. Or, nous pensons que le socle de l’astrologie individuelle est  l’astrologie mondiale mais comme on a dit, avec les cycles des planètes lentes, on ne dispose pas d’une dialectique à échelle humaine. Pour qu’un cycle retrouve la même configuration, il faudra attendre bien longtemps et  si c’est déjà le cas quand deux planètes lentes sont en jeu, imaginez ce que cela peut être s’il faut en combiner trois ou plus !

La triste vérité, c’est que nos astrologues ont bel et bien renoncé à toute approche dialectique et préfèrent la linéarité à la cyclicité, deux notions difficilement    compatibles/ Que l’on songe aux plus de 20.000 qu’il faut à une ère processionnelle pour se représenter ! Influence de l’Inde sur cette prédilection pour les grands cycles et les Ages  millénaires que l’on doit notamment à la Théosophie dont les liens avec l’astrologie à la fin du XIXe siècle sont bien connus (cf. le cas d’Alan Leo dont les  manuels furent traduits, avant la première guerre mondiale, de l’anglais en français et en d’autres langues européennes, Reed. Trédaniel). L’importance accordée au moment de la découverte de nouvelles planètes renforce l’idée d’une Histoire en marche et d’une progression irréversible. Or, selon  nous, en astrologie, tout est absolument réversible ! Tôt ou tard et en fait à court terme, tout comme l’est le cycle des saisons ou celui du jour et de la nuit.

Nous protestons donc à l’encontre d’une astrologie prévisionnelle qui  nous parle de moments successifs mais qui ne sont pas à proprement parler récurrents. Il est vrai qu’il faut apprendre à identifier les similitudes à travers le temps et l’espace et que lorsque l’on n’y parvient pas,  il est tentant d’abandonner carrément la notion de répétition. Il est périlleux pour l’astrologie de vouloir coller aux apparences au lieu de s’en tenir à une grille rigoureuse capable de faire plier les apparences à sa « raison ». Nous n’avons plus de cycles, nous avons des moments, c’est-à-dire des thèmes fourre-tout.

Pour  notre  part, nous proposons, avec  l’Astrocyclon, un cycle de 7 ans. Ce qui signifie que tous les 7 ans, un nouveau cycle reprend selon le même profil et qu’à mi-parcours (au bout de 3 ans 1/2), il y a dialectique, c’est-à-dire antithèse. (cf. nos études sur le rôle antithétique des femmes,  publiées sur « Nofim »). On comprend que notre système soit  beaucoup plus  compatible avec les exigences de la consultation individuelle. Mais même sur le plan politique 7 ans et même la moitié, cela peut être très long à vivre. (Que l’on pense à la durée de l’Occupation  Allemande de 40  à  44).  Nous ajouterons que le cerveau humain comprend aisément tout ce qui se situe dans la dualité. Le langage comporte  presque toujours des antonymes et  ce n’est pas pour rien ! En ce qui concerne la durée, le cerveau humain nous semble plus à son aise dans des durées de quelques années et c’est pour cela que lorsqu’il est question de fixer des échéances, par exemple dans le domaine politique, on s’en tienne à quelques années (aux USA, le Président est élu pour 4 ans). Ce n’est que dans ces conditions que nos congénères sont en mesure de s’organiser et il est clair que toute organisation est collective et non individuelle, (cf. supra), impliquant une certaine synchronie qui va  à l’encontre de toute prévision personnelle.

D’aucuns nous répondront que l’astrologie n’a pas été faite pour l’Humanité, qu’elle n’a donc pas à être à son échelle, à sa taille.  Nous pensons, pour notre part, tout le contraire. Pour nous, l’astrologie a été constituée par  et pour les hommes.  Rien ne nous oblige par conséquent à intégrer en astrologie des transsaturniennes, inconnues pendant des millénaires de la conscience (et de la science) humaine. Selon ces astrologues qui ne veulent pas accorder aux hommes le mérite d’avoir institué une astronomie correspondant  à leurs besoins, les astrologues auraient erré pendant des millénaires avec des outils incomplets, ce qui ferait de l’astrologie un corps étranger à l’Histoire des civilisations humaines en tant que praxis. Pauvre humanité qui  n’aurait eu pour astrologie jusqu’au XXe siècle (et la découverte de Pluton en  1930) qu’une sorte de brouillon, d’embryon ! Seuls nos modernes astrologues disposeraient enfin du plan complet (cf. le RET de Jean-Pierre Nicola) et le paradoxe, c’est qu’au lieu de s’en tenir à l’astrologie mondiale avec des planètes qui ont une  révolution de près ou de plus d’un siècle  voire deux ou plus, on nous parle d’une astrologie de la personne qui  ne fait plus guère de différence entre les planètes, au sein du thème, des plus rapides aux plus lentes car dans le thème, on n’est plus dans une astronomie cyclique mais dans une astronomie de position qui entend ignorer  le temps pour s’intéresser aux interactions spatiales d’un ciel stoppé dans son élan, avec un basculement dans le symbolisme, qu’il soit teinté de mythologie ou repensé (RET), ce qui revient au même….

 

JHB

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Le genethliacon face à l’Astrocyclon : le grand choix

Posté par nofim le 25 décembre 2013

 

 

L’hérésie généthliaque et la question des « horoscopes »

Par  Jacques  Halbronn

(En vue de l’émission du vendredi 27 décembre 2013, de 10h à 10h30 sur Europe  1.)

 

 

Il est de bon ton dans les milieux astrologiques « professionnels », « sérieux » de vilipender les « horoscopes » des journaux, de la presse, des média. On ne compte plus les condamnations proférées par telle ou telle association astrologique à  l’encontre de telles productions qui dispenseraient une fausse image, une fausse idée de l’Astrologie. Or, pour notre part, nous pensons exactement l’inverse. N’est pas hérétique celui que l’on croit !

En quoi consiste ce que nous appelons l’hérésie généthliaque ? A faire croire aux gens qu’ils ont droit à un traitement « personnel » (cf.  Dane Rudhyar et sa  « Person-centered Astrology » /Astrologie Humaniste) permis par l’astrologie. Selon nous, cette approche est malsaine et en tout cas trahit totalmeent la cause principale de l’Astrologie qui est le partage (share), la volonté et  le sentiment d’avancer à un seul et même rythme. Or, l’astrologie du lieu et du moment de naissance semble bien n’avoir d’autre objectif que de casser  et d’empêcher cette conscience d’un mouvement unique, chacun se retrouvant pourvu, doté d’un « thème » qui diffère forcément de celui d’autrui, de son prochain et qui crée donc de la distance par rapport à lui. Certes, pour ceux qui croient en la réincarnation, aux vies successives, le thème natal a pu apparaitre comme un relais précieux mais nous ne pensons pas que l’astrologie ait un quelconque intérêt à se faire récupérer par de telles conceptions, aussi honorables soient-elles par ailleurs. Nous récusons un tel amalgame et ce dans l’intérêt supérieur de l’astrologie.

Que l’on ne vienne pas nous dire que les horoscopes des journaux sont liés à la date de naissance comme l’est l’astrologie généthliaque. La position du soleil qui sert de fondement aux « horoscopes » revient chaque année alors que le « thème natal » n’est pas récurrent, sauf en ce qui concerne justement cette position solaire,  ce qui est l’exception qui confirme la règle. Même la Révolution Solaire est distincte du thème natal en ce qu’elle ne tient compte au niveau natal que de cette ^même position solaire, si ce n’est qu’elle le fait avec plus de précision. Mais là encore, ce point revient chaque année et n’est spécifique à aucune année en particulier à la différence du thème natal. Autrement dit, des millions de gens vont être concernés par ce « retour »du soleil, en tel ou tel jour. On est donc bien dans le partage avec les horoscopes et la Révolution Solaire. Certes, au cours d’une même journée,  certains facteurs du thème changent mais pour l’essentiel (positions des planètes dans le zodiaque (à part la Lune), aspects (à part la Lune, rien ne distingue vraiment les « thèmes » au cours de la journée ni même sur plusieurs jours. Ce sont les maisons qui constituent le facteur de différenciation le plus net (ce qui détermine l’ascendant, également appelé horoscope, d’où le nom d’horoscope pour désigner l’interprétation du thème, qui est une abréviation des « maisons de l’horoscope », c’est-à-dire calculées à partir de l’ascendant. Et ces maisons ont un caractère divinatoire assez flagrant (maison de la santé, de la mort, de l’argent etc). Il reste que globalement, nous sommes tous logés à la même étoile et vivons tous en permanence sous le même ciel même si l’on peut introduite des modulations plus fines. Dans les grandes lignes, nous partageons bel  et bien le même ciel et rappelons  que ce ciel ne s’arrête jamais.

Et tel est bien là  l’enjeu !

L’hérésie généthliaque nous accorde généreusement un thème et un  seul alors que nous pouvons en disposer de centaines, de milliers au cours de notre vie. C’est ce que soutient en tout cas l’astrologie dite horaire qui dresse un thème différent lors de chaque consultation. Mais là encore, ce thème ainsi dressé nous relie  au ciel du moment, que nous partageons avec tous nos congénères, si l’on fait abstraction de certaines fioritures qui ne doivent pas faire oublier l’essentiel. Et il en sera de même pour tous les thèmes horaires que l’on voudra bien dresser par la suite.

Le véritable esprit de l’Astrologie consiste, selon nous, à avancer tous au même pas, ce qui permet à l’Humanité de maintenir une certaine unité (c’est notre Tour de Babel, avant sa destruction) et il est claire que l’hérésie généthliaque est l’effondrement de la dite Tour, dont il est dit dans la Genèse, que cela produira une grande diversité et nuira fortement à la compréhension entre les gens. On voit donc que la dite hérésie est déjà décrite dans la Bible comme une initiative visant à nuire à la conscience unitaire de l’Humanité.

Bien entendu, il est tentant d’ironiser en déclarant que les gens sont différents et DONC qu’on ne saurait les appréhender au moyen d’un schéma unique aussi évolutif soit-il. Mais n’est-ce pas là une illusion d’optique, due à la « Maya » comme diraient les Hindous ? Ce sont les assiettes sales, souillées, qu’il faut nettoyer pour les ramener à l’unité.

Avec l’Astrocyclon que nous avons  restauré et redécouvert, nous allons encore plus aux antipodes de l’hérésie généthliaque.

En effet le défaut de l’astrologie horaire et de toute les astrologies comportant un « thème », y compris de l’Astrologie Mondiale, c’est la prise en compte de toutes les planètes du système solaire ou en tout cas d’un certain nombre (avant la découverte en1781 de la première transsaturnienne). Or, selon l’Astrocyclon, une seule planéte mérite notre attention, Saturne (pour des raisons exposées dans d’autres études), ce qui permet une récurrence du ciel astrologique beaucoup plus serrée et régulière. Car ce partage ne doit pas se faire uniquement avec les contemporains (vivant en un même temps) mais à travers les générations, par-delà les siècles. Car il ne faut pas se leurrer, les formes d’astrologie en dehors de l’Astrocyclon ne garantissent nullement une récurrence à des intervalles raisonnables, c’est-à-dire au cours d’une vie normale d’homme, entendons par là des récurrences intégrales et non partielles. /

On touche là  à un des sujets les plus importants pour l’Astrologie du XXIe siècle, laissés totalement de côté au siècle précédent chez la plupart des chercheurs. Faut-il prendre en compte astrologiquement la totalité du système solaire, que ce soit celui des Anciens (Septénaire) ou celui de nos contemporains (à dix ou onze  facteurs ou plus) ? Le fait de laisser à l’astrologue le soin de décider quelle était la « dominante » du thème conduit à une fâcheuse diversification qui  met en échec la conscience unitaire.

Mais pour l’heure, notre intention se focalise sur un seul point : évacuer le thème natal (et non le thème horaire), c’est-à-dire renoncer à l’idée du thème unique. Etrangement,  on trouve ainsi une opposition radicale entre les tenants du thème unique (unité du contenant) et ceux (avec l’Astrocyclon) de la planéte, du cycle unique ‘(unité du contenu). On voit bien ce que peut avoir de factice la notion de thème, dont l’unité n’est que de façade et masque un foisonnement de facteurs Le thème nous fait penser à la monade de Leibniz.

Certes, il est des moments- comme le note l’Astrocyclon- où la grégarité décline, où chacun  se replie sur lui-même (c’est la phase dite descendante du cycle). Mais il importe de ne pas formaliser  ces moments de régression sociétale qui ne sont, somme toute, que des parenthèses comme le sont nos états de sommeil et de rêve. Il y a bien de facto une dialectique  dramatique entre le thème natal, le Genethliacon et l’Astrocyclon, entre  deux instances  qui alternent ‘(cf. le Livre de Job). Le retour de l’Astrocyclon doit être perçu comme une défaite de Satan.

 

 

 

 

 

JHB

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L’astrologie: le réel et le virtuel

Posté par nofim le 13 décembre 2013

 

Les astrologues et le principe de réalité

Par  Jacques Halbronn

 

Il nous apparait que la tendance dominante parmi les astrologues est marquée par une certaine ambiguïté. Certes, on nous parle de « pratique » mais chacun sait toute l’importance que comportent les différents dispositifs astrologiques, la prise en compte des données célestes dans la mise en œuvre d’une adhésion à l’astrologie. Il y a une esthétique de l’astrologie mais souvent on a affaire une cote mal taillée qui n’est guère satisfaisante sur aucun plan et qui fait que souvent l’astrologue joue au chat et à la souris, arguant de la pratique quand il se sent défaillant sur le plan théorique et de la théorie pour persuader son client de faire effort pour se percevoir  peu ou prou en accord avec ce qu’en dit cette Astrologie avec un grand A,  terme qui recouvre à la fois un concept très général et une lourde et compacte tradition.

Nous voudrions insister dans cet article sur un certain nombre d’écueils qui se présentent sous les pas de toute personne se destinant à l’astrologie ou du moins à son étude, à quelque titre que ce soit du praticien à l’historien. Mais avant nous voudrions dénoncer avec vigueur un certain ostracisme à l’encontre de l’astrologie qui semble autoriser certains à déclarer que l’astrologie ne les intéresse pas, ce qui  ne veut strictement rien dire comme si s’intéresser à l’astrologie impliquait ipso facto que l’on   y « croie ». L’avenir montrera que ceux qui ont négligé ce domaine  se sont eux-mêmes pénalisés du fait que le nombre de d’considérables tant du point de vue de l’Histoire des Sciences que des religions, tant sous l’angle épistémologique que sous l’angle méthodologique, tant dans une approche diachronique que synchronique. D’ailleurs, à la fin du XIXe siècle, Bouché Leclercq soutenait dans son Astrologie Grecque que l’on ne perd pas son temps à comprendre pourquoi d’autres ont perdu le leur.

Si l’on doit désigner des « obstacles épistémologiques » quand on entend traiter de l’Astrologie, l’écueil principal  réside dans le refus de tenir compte de certains aléas. Rien ne serait pire ici qu’une posture systématique, tentation pourtant bien attestée.

Comment qualifier autrement l’attitude de certains « penseurs de l’astrologie » de la seconde moitié du XXe siècle, qui partent du principe que l’astrologie doit nécessairement prendre en compte la totalité du système solaire, aussi bien d’ailleurs celui connu de l’Antiquité que celui  qui ne nous est apparu, petit à petit, que depuis la fin du XVIIIe siècle (si l’on ne veut pas remonter à la lunette de Galilée, au début du XVIIe siècle). On ne reviendra pas sur le problème posé pour toute la « conscience «  astrologique qu’une telle revendication d’un ciel inconnu et agissant à l’insu des astrologues sinon à l’insu des humains. Quel discrédit et quelle impuissance infligés aux premiers astrologues !

Un autre point que nous aborderons est celui de la projection sur les « cieux » de certaines catégories comme les cycles des saisons, des douze mois (mot lié à la Lune, en anglais Moon/month), ce qui est à la base de ce qu’on désigne généralement par tropicalisme, le Zodiaque étant censé s’articuler sur un tel cycle, à partir de l’hémisphère Nord. Mais c’est la théorie des aspects que nous aurons plus spécifiquement ici dans notre collimateur. Qu’on lise les textes concernant la cyclologie  astrologique, qui nous parlent des intervalles entre deux planètes. (Carré, sextile, trigone etc.). On nous explique qu’un « cycle planétaire » est tantôt calculé au regard d’un rapport entre deux planètes qui s’éloignent l’une de l’autre et passent ainsi d’un aspect à un autre, tantôt  est fonction du passage d’une planéte donnée au travers du Zodiaque en insistant alors sur le passage d’un signe à un autre, passage qui est calculé de 30° en  30° à partir du « point vernal » (0° Bélier)

Cette dimension mathématique nous a toujours paru tout à fait artificielle et anachronique. On a l’impression que pour les astrologues les gens sont des machines, pis de véritables horloges qui fonctionnent au degré près, à la minute près et que l’on peut perfectionner en leur ajoutant tel ou tel mécanisme. On compare deux thèmes, on relie une planéte  qui passe aujourd’hui avec le thème natal, avec la plus grande précision et on trouve cela normal !

Nous pensons tout au contraire que la précision n’était pas de mise, ni dans le calcul, ni dans la prévision elle-même, que l’on était dans un continuum de phases d’une certaine durée et pas à un jour près et encore moins à une heure près (comme dans le calcul de l’ascendant). Nous estimons que le facteur visuel était déterminant et que ce qui faisait tout l’intérêt du ciel tenait à une certaine transparence du processus sui vi, à l’instar des 4 temps de la lune avec notamment les demi-lunes et les pleines lunes ; Le problème, c’est que la Lune est beaucoup trop rapide pour  ponctuer, baliser des activités à plus long terme, voire sur plusieurs années. Mais le problème aussi, c’est qu’avec les planètes, proprement dites, la dimension visuelle était beaucoup moins évidente.

Dire que deux planètes sont en carré l’une avec l’autre, cela ne donne pas grand-chose au niveau visible ! En dehors de la conjonction, les gens n’ont pas un « compas dans l’œil » ! Et si l’on en reste à la seule conjonction, où sont les phases  successives ? Quel dilemme !

C’est pourquoi nous pensons que les astrologues d’autrefois – non pas ceux qui prévoyaient mais ceux qui programmaient- d’ailleurs le mot prévoir a gardé ces deux acceptions –quand on dit « nous avons prévu de » et « nous avons prévu que »- ont pensé aux étoiles fixes qui jalonnaient le parcours des planètes et des luminaires pour constituer le « signifiant » astrologique, avant même toute interprétation de celui-ci (signifié). Le binôme planéte/étoile était une évidence et d’ailleurs il se retrouve quand 1le cas de nos jours mais là encore ce « signe » calculé en tropical reste une abstraction, une projection. On risque de basculer dans une sorte de numérologie déconnectée par rapport à la réalité du Ciel.

Cela dit, il ne fallait pas s’attendre à ce que ces étoiles fixes soient idéalement disposées au firmament ! Si l’on voulait remplacer les carrés et les oppositions par des points réels, bien visibles à l’œil nu, il importait de choisir quatre étoiles  formant approximativement un carré. Ce fut ainsi que l’on élut 4 étoiles réparties aux 4 points cardinaux et qui sont encore connues de nos jours sous le nom d’étoiles fixes « royales ».(Aldébaran, Regulus,  Antarès, Fomalhaut sont les noms dont on se sert de nos jours et qui ne sont surement pas les noms d’origine/Mais ces étoiles sont  liées à la précession des équinoxes et donc ne correspondent plus aux mêmes points dans le zodiaque tropique, comme l’avait souligné Dane Rudhyar quand Regulus « passa » du lion à la vierge au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale.

Autant dire que si l’on admet un découpage en 4, sur le modèle soli-lunaire (et des 4 saisons), il ne faut pas s’attendre à ce que chaque période soit exactement de même durée, vu que l’axe Fomalhaut-Régulus se situe actuellement  autour de 0°- 1° Poissons/Vierge et l’axe Aldébaran-Antarés autour de 8°-9° Gémeaux-Sagittaire. C’est bien cette réalité qu’il faut prendre en ligne de compte et non un cadre purement géométrique qu’il a fallu ajuster et transposer et ne pas plaquer littéralement. Si l’on prend notre modèle de l’Astrocyclon,  cela signifie en pratique que la phase ascendante de Saturne débute plus tard aux approches de l’axe Aldébaran-Antarés qu’aux approches de l’axe Régulus-Fomalhaut, ce  fait quand même une différence de quelque 8°-9°. En termes prévisionnels, ce n’est pas rien et on aurait tort de ne pas intégrer cette donnée objective du moins dans une astrologie que l’on pourrait qualifier d’astrologie de la conscience par opposition à une astrologie de la science. Or, tout nous porte à croire qu’actuellement, la plupart des astrologues ont opté pour la seconde direction, c’est-à-dire qu’ils considèrent – c’est le cas de le dire puisque ce verbe renvoie aux astres-(comme dans sidérant) que tout se joue à notre insu, ce qui leur permet de se servir de planètes inconnues de l’Antiquité, c’est-à-dire contemporaines du berceau de l’astrologie. D’ailleurs, cette  voie les séduit en ce qu’elle renforce leur besoin de croire à des forces suprahumaines qui nous dirigent sans que nous  y soyons pour rien, sans que nous ne nous en doutions. Dès lors , ces astrologues n’ont nul besoin d’un critère visuel puisque c’est quelque chose qui se joue en dehors de nous et que nous subissons depuis toujours –on se demande d’ailleurs depuis quel stade de l’évolution humaine ?- Un Jean-Pierre Nicola a théorisé une telle représentation des choses en  affirmant que le système solaire est un « système » à prendre en bloc, au sein duquel chaque planéte a une fonction bien spécifique,    y compris les transaturniennes (le T du RET, pour « Transcendance »), avec un découpage purement mathématique des périodes. Avec la théorie des Ages, il en est même arrivé à découper notre vie selon les révolutions des planètes, par ordre croissant alors que bien évidemment, il s’agit là d’une abstraction, débutant  à partir du moment de la naissance, donc différemment selon les gens. Cette dimension individuelle de l’astrologie nous semble des plus fâcheuses car nous pensons que l’astrologie est au service de la Cité et non de la personne (à la différence de Rudhyar) et que le ciel astrologique est le même pour tous synchroniquement, c’est-à-dire à chaque instant même s’il n’a pas forcément la même portée pour tous (un même signifiant peut être diversement  interprété) c’est un ciel « public » comme on parle d’une « chose » publique (d’où le mot « république »)…

Notre approche de l’astrologie est anthropologique, elle se met à la place des gens qui ont pensé l’astrologie avant que celle-ci n’existe car pour nous l’astrologie est une création humaine recourant au référentiel cosmique. Elle doit tenir compte des connaissances de l’époque de sa création, des raisons que les sociétés avaient de se servir- d’instrumentaliser- les astres en évitant de projeter nos connaissances et nos besoins actuels, des solutions empiriques qu’ils ont élaborées pour leur « praxis », avec les nécessaires aménagements sur le terrain que cela implique. C’est cela pour l’astrologie que d’accepter le principe de réalité (au sens freudien du terme), en se plaçant du point de vue des sociétés humaines. Faut-il rappeler que le Zodiaque n’est pas une simple réorientation des saisons – pas plus d’ailleurs que le calendrier révolutionnaire- mais  une approche anthropocentrique du  monde, à partir de la vie quotidienne des sociétés d’antan. (cf. les Très Riches Heures du Duc de Berry) mais il est vrai que la plupart des astrologues semblent tout ignorer  de la genèse du symbolisme zodiacal se contentant de projeter sur celui-ci, comme le fait Nicola, (zodiaque photopériodique) une approche purement cosmographique. Quant à l’usage que les sociétés anciennes faisaient de l’astrologie- qu’elles ont inventé, façonné et non pas « découvert’ », il  faut en rester à des idées très simples et souligner que l’astrologie nous décrit non pas ce qui se passe dans notre tête mais ce qui se passe dans nos sociétés, à moins de faire de nous des schizophrènes !

 

Job

12  12 13

 

 

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