présence et absence des intermédiaires
Posté par nofim le 8 janvier 2014
La cyclicité et le rôle social des intermédiaires.
Par Jacques Halbronn
Rien ne vaut que d’étudier le monde par soi-même car ce que nous en disent les autres dépend de leurs dons d’observation et ce qu’ils nous livreront risque fort d’être lacunaire sur des points essentiels. Par ailleurs, l’on peut élaborer des modèles valables et viables mais qui pourrait s’appliquer difficilement en raison de certains raccourcis. C’est ainsi que si l’on peut parler de périodes unitaires face à des périodes plutôt enclines à diversifier, il est bon d’étoffer nos définitions avec des témoignages vécus et si possible avec notre propre vécu ou celui de notre entourage.
Dans le présent article, nous vaudrions donc entrer plus en profondeur dans le ressenti des uns et des autres lors de la phase montante et de la phase descendante de l’Astrocyclon (cf. le blog facultelibredastrologiedeparis) autour du sentiment d’utilité – et donc d’inutilité à d’autres moments- que d’aucuns éprouvent périodiquement.
L’idée d’être utile est le propre des gens qui sont en bas de l’échelle sociale et qui cherchent à convaincre ceux qui sont en haut de faire appel à eux, de les solliciter. L’affaire Bettencourt nous a montré ce qu’il fallait penser de ces bonnes âmes qui veulent aider une personne en difficulté non sans quelques compensations de différents ordres. Les abus de faiblesse sont souvent présentés comme une façon de donner un coup de main, un coup de pouce à une personne jugée en détresse.
C’est à ces personnes si serviables que nous nous adressons dans ce texte au prisme de l’Astrocyclon. En phase descendante, c’est le moment de se placer pour être un recours, pour qu’on ait besoin de passer par vous. Peu à peu, certaines personnes ayant un certain pouvoir, un certain capital peuvent être tentées de déléguer, de faire confiance, de s’entourer de collaborateurs fiables, au prix d’une contribution raisonnable en contrepartie car il faut bien vivre. Ces personnes ce sont les professions libérales qui vivent essentiellement sur une relation d’aide, de conseil – pensons au Dr Knock avec son « tout bien portant est un malade qui s’ignore (avocats, assureurs, médecins, interprètes et autres intermédiaires) remplis de bonne volonté sans parler au sein du couple de ces femmes qui cherchent à se rendre utile en prodiguant toutes sortes d’observations sur des choses qu’il faudrait corriger, modifier. Plus généralement, les salariés entrent dans ce cas de figure tout comme les vendeurs de produits dont la nécessité est toute relative. On peut dire que la majorité des gens entrent dans un tel cadre et à partir d’un certain seuil, ce sont ces gens-là qui ont le pouvoir, qui imposent leurs lois à des « assistés ».
Or, en réalité, on peut se demander qui est « assisté » ? Car si ces gens qui ont tellement besoin d’être aidés parvenaient à se débrouille toit seuls, qu’adviendrait-il de cette foule de bonnes volontés prêtes à se rendre utiles. ?
Au bout d’un certain temps, on se rend compte qu’une telle situation est relativement précaire puisqu’elle dépend d’un sentiment subjectif plus qu’objectif d’une fragilité chez la personne « secourue ». D’autant qu’à force de vouloir aider-s’occuper des » oignons » d’autrui, on finit par lasser et par atteindre, tôt ou tard, un certain seuil d’incompétence (principe de Peter) On va en faire trop et dépasser les bornes. On frise l’excès de zélé.
Le conseil que l’on peut donner à tout ce petit monde est de se calmer et d’adopter un profil bas en phase montante de l’Anticyclone pour éviter d’être éjectés et « remerciés ». Il y a là un dilemme puisque si l’on ne se rend pas indispensable, l’on risque fort de ne pas prouver son utilité mais si l’on en fait trop, l’on risque de se rendre indésirable. Quel casse-tête !
La population qui est dans le collimateur en phase ascendante de l’Astrocyclon est celle des intermédiaires de tout acabit, des praticiens qui veulent s’occuper de tout et tout prendre en charge (donc décharger les personnes dont elles se sentent « responsables ».Qu’elles soient en tout cas moins « pesantes », moins « sur le dos » des personnes qu’elles prétendent pouvoir/devoir aider ! Peu à peu, on s’aperçoit que les « assistés » sont assez « grands » pour ne pas avoir besoin d’une quelconque aide/ Mieux vaut donc lâcher du lest et développer des rapports d’amitié, voire plus qui ne soient plus plombés par une sorte de tutelle. En fait, on assiste à un renversement des rôles. ! Celui qui était « aidé » se mue en celui qui décide et il faut accepter une telle évolution qui correspond à une certaine réalité. On peut dire que ces « assistés » sortent de leur « hibernation » et reconquièrent leur position dominante qui est naturellement la leur.
En résumé, la plupart des gens vivraient aux crochets de ceux qu’ils prétendent aider, seconder, conseiller, servir, épauler, coacher et qui sont leurs « maitres ». Ce qui suscite un autre regard sur l’idée de Lutte des Classes. L’Astrocyclon devrait donc se révéler d’une grande utilité pour une politique de l’emploi en tant que « volant », que gouvernail des rapports sociaux, au niveau syndical.
Mais inversement en fin de phase ascendante, l’heure de la revanche a sonné pour la foule de ceux qui veulent « aider » les « Grands », qui cherchent à se placer en démontrant leur utilité.
Il est clair que lorsque le nombre d’acteurs diminue, cela favorise une certaine avancée unitaire et que lorsqu’il augmente, cela nuit à celle-ci. On retrouve donc bien les concepts de base d’Unité et de Multiplicité.
L’astrocyclon est la clef du « timing », il permet de fixer un « emploi du temps », de savoir combien de temps on a encore devant soi ou combien de temps il va encore falloir attendre ? Telles sont les questions capitales à poser à l’astrologie par-delà la question des domaines d’application qui échappent au modèle astrologique en tant que tel Quel que soit le domaine, le modèle reste de toute façon le même, quoi qu’en disent certains astrologues un peu trop zélés, qui outrepassent les limites de l’astrologie.
Il est clair que le métier d’astrologue est directement visé par notre analyse. On oscille entre une astrologie minimale et n’exigeant pas s’intermédiaire- comme pour l’Astrocyclon et une astrologie maximale se mêlant de tout et forcément pléthorique donc réservée à des praticiens qui viennent faire écran entre le public et l’astrologie. .
On conçoit qu’il est des temps et des lieux où tout est alourdi, appesanti par la multiplicité et la multiplication des intermédiaires qui chacun apportent leur spécificité sur l’étroit créneau qui leur est incombé. A un certain stade, il importe que comme pour le sang, le flux soit purifié et purgé de ses scories résiduelles. Le sang artériel est pur, riche en oxygéné alors que le sang veineux est chargé d’impuretés, de déchets pauvre en oxygéné. Quelque part, ces auxiliaires (qui viennent aider) sont supplétifs et doivent être renouvelés ou se renouveler régulièrement d’où un temps de vidange nécessaire, d’évacuation. Quand dans une société, ces éléments impurs – constitués par cette population d’auxiliaires de tous acabits- ne sont pas éliminés, cette société est malade et ne survit qu’au moyen d’expédients. L’antisémitisme nazi a joué sur ce registre en parlant de « judenrein » pour désigner un monde sans juifs. Or, c’est cette dimension d’intermédiaires qui leur aura été le plus souvent reprochée. Nous ne pensons nullement que cela ait été à juste titre mais la problématique en elle-même est tout à fait significative.
JHB
08 01 14
Publié dans ASTROLOGIE POLITIQUE, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »