Vers une civilisation de l’oralité

Posté par nofim le 25 novembre 2014

La dialectique Oral/écrit, Vie/mort  et  masculin/féminin  ou la nouvelle prise de conscience

par Jacques  Halbronn

 

L’écrit  est pour nous  symptome de mort. On fait son testament à la veille de mourir ou du moins dans cette perspective.  On met par écrit ce que l’on craint de perdre, ce qui est paradoxal dans la mesure où les écrits sont des objets que  d’autres peuvent s’approprier ou détruire.  Dans la tradition juive, il est à plusieurs reprises indiqué que l’écrit est un constat d’échec, la conséquence d’une crise individuelle et/ou collective. D’aucuns diront que c’est une bonne chose que l’on ait mis tant de documents sur quelque support, que l’on pourra stocker dans des bibliothèques.  Voire.

En effet, en principe, le plus important, c’est que les humains soient toujours là et dans le cas des Juifs, qu’ils n’aient pas disparu. Privilégier l’écrit sur l’oral revient à  accorder plus d’importance à l’objet, à la machine, qu’à l’être humain, doté de parole, d’une bouche

(oublions ici les handicaps qui sont l’exception qui confirme la règle).

Pour nous, l’enregistrement audio ou vidéo n’est pas assimilable à un écrit même si il y a-en quelque sorte, « gravure » (disque). Grâce

à l’enregistrement, nous renouons avec l’oralité. Idéalement,  celui qui a des choses à « dire » devrait pouvoir chaque matin réunir

ses « disciples », son « auditoire » et leur délivrer quelque message lequel message pourra éventuellement être « transcrit » mais cela ne

se fera que dans un deuxiéme temps. Autrefois, quand on ne pouvait enregistrer le son, l’écrit apparaissait comme la « solution » et l’on pense notamment aux compositeurs d’il y a 150 ou 200 ans qui constituaient des partitions.  Paradoxalement,  le progrès technique nous  permet de remonter dans le temps en  favorisant la parole. De plus en plus de gens communiquent par le moyen de vidéos et renouent ainsi avec de très anciens réflexes. Peu à peu,  l’oral tend à retrouver sa primauté chronologique par rapport à l’écrit.

On revient de loin  quand on songe que l’on avait admis un peu vite  que l’oral pouvait dériver de l’écrit, d’où l’importance de l’apprentissage de la lecture. Et de fait, de nos jours, on trouve deux populations: celles qui parlent  et se présentent devant une caméra par exemple) et  celles qui écrivent et qui lisent à voix haute (prompteurs). C’est bien là une dualité sociale majeure et un véritable marqueur social que l’on peut référer à une « lutte des classes », ce qui du temps de Marx n’apparaissait pas avec la même acuité bien que Marx

ait pressenti les effets de l’essor de la technologie sur les comportements humains (cf notre article sur le Manifeste du Parti Communiste)

Nous avons signalé et déploré le fait que, de nos jours, dans les synagogues (mais cela vaudrait certainement ailleurs), la lecture- donc l’écrit- joue  un rôle envahissant aux dépens d’une parole que l’on pourrait qualifier de libre, de vivante.  Serions-nous, de nos jours, si incapables que cela de nous adresser à Dieu sans recourir à des formules datant de plusieurs siècles? Privilégier l’écrit, ne serait-ce point  laisser entendre que nous serions dégénérés, plus à la hauteur de nos aïeux? Il convient de vaincre un tel « complexe » d’infériorité!

Renoncer à l’écrit, l’interdire même, c’est  déjà éviter bien des impostures car on a bien conscience que par le truchement de l’écrit, de la lecture à voix haute – et cela est pire quand il n’y a pas d’image, comme à la radio- on est en plein artifice. L’écrit permet de dissimuler, de masquer  bien des faiblesses!  La lecture à voix haute est par elle-même un expédient qui nous fait penser à un enfant dont on ferait croire qu’il sort du ventre de telle femme alors qu’on aura voulu le faire croire. Tout le monde n’est pas capable de faire la différence entre

une parole qui est en train de naitre et une parole réchauffée, que l’on nous resservirait pour la éniéme fois.

La lecture est un des meilleurs moyens qu’aient trouvé les femmes pour laisser croire qu’elles sont les égales des hommes. Il ets bien

plus facile de s’approprier une parole (ou une partition) écrite qu’une expression orale que l’on ne saurait restituer littéralement. Renoncer

à l’oralité , c’est  se priver d’une certaine forme de créativité autrement plus féconde que le seul fait de « déchiffrer » un texte. On se contentera alors de « lire » en y mettant le « ton », s’engageant ainsi dans une démarche visant à faire « revivre » ce qui  s’était cristallisé!

On aura compris que nous conseillons de réserver l’apprentissage de la lecture aux petites filles et d’épargner  un tel exercice aux

petits garçons, d’où notre rejet des classes « mixtes » dans les  premiers temps de l’école qui sont si déterminants.

Ceux qui prônent la mixité croient probablement que l’apprentissage de la lecture est en soi « une bonne chose » pour tout le monde alors

qu’en réalité, cela conduit à féminiser tous les éléves, sans se demander si les effets seront aussi « bénéfiques » pour les deux sexes. Si encore, cela était compensé par un entrainement à l’oralité et à l’improvisation qui sont des valeurs que nous considérons comme

foncièremet masculines. L’idée d’une éducation ne tenant pas compte des sexes est une aberration détestable. On est pleine irresponsabilité. Il n’est de toute façon pas concevable de croire qu’un seul et même systéme puisse convenir aux deux sexes. Si de surcroit,

le personnel d’encadrement est  constitué, comme c’est le cas, majoritairement de femmes, on imagine que celles-ci vont tendre dans

le sens de la lecture pour tous. Or, selon nous, les petits garçons devraient aborder la lecture beaucoup plus tard que les petites filles.

En tout état de cause,  l’oralité – la vraie et non celle qui dérive de la lecture- a de beaux jours devant elle au vu des progrès techniques, d’autant que les ordinateurs seront de plus en plus réactifs à la parole. De plus en plus notre bouche et nos oreilles primeront sur nos

yeux et nos doigts.  D’ailleurs, l’on est en droit de se demander si l’écriture n’est pas faite-au départ,  pour les sourds-muets. On pourrait d’ailleurs penser que le rapport des femmes à l’oralité est souvent des plus médiocres et reléve  plutôt d’un bavardage compulsif et souvent répétitif -qui  fait plus jouer la mémoire que la réflexion – comme on a  pu l’observer dans les salles de concert, où elles ne s’arrêtent de causer qu’au tout  dernier moment sans comprendre que l’on ait besoin de se recueillir avant que le spectacle ne débute.  Or, la parole

vivante ne saurait être répétitive, mais doit constamment se renouveler, se reformuler, à chaque instant, pour chaque interlocuteur. On pourrait ainsi dire que la parole féminine s’apparente à un disque souvent rayé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

25  11  14

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L’imaginaire de la résurrection dans le monde chrétien

Posté par nofim le 21 novembre 2014

La lecture comme acte de résurrection. Une fonction féminine.

par  Jacques  Halbronn

Nos récentes recherches sur les livres de prières du culte « israélite »nous ont

conduit à une approche comparative des corpus et il est clair que bien des formules

des recueils juifs sont calquées dans les recueils chrétiens, à l’instar du Pater Noster

qui n’est que la transposition du « Avinou »  hébraïque.

Mais des différences importantes apparaissent également notamment autour

de la question de la Mort qui hante les « missels »  chrétiens.

Prenons la Liturgie de la Messe ( texte  bilingue français

/latin ed Mediaspaul & Editions pauliniennes)

p. 14  J’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir

p 36  Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus

nous célébrons ta résurrection

Grâce à toi qui étais mort

Gloire à toi qui es vivant

p/ 55  Vous  ferez cela en mémoire de moi

p.56 Voilà pourquoi Seigneur

nous célébrons aujourd’hui le mémorial de notre  rédamption

en rappelant la mort de  Jésus-Christ et sa descente au séjour des

morts, en proclamant sa résurrection »

On pourrait allonger la liste de tels passages que l’on pourrait résumer par la

formule Mort et Résurrection.

Nous pensons qu’il y  a là une clef pour comprendre un comportement visant

notamment à ressusciter des oeuvres du passé. Rejouer une sonate de Beethoven,

par exemple, c’est la ramener en quelque sorte à la vie. On assisterait ainsi au

miracle de la résurrection. Il y a là une sorte de culte des morts qui tend à envahir

l’espace culturel actuel et qui passe notamment par l’écrit, par la lecture qui est devenue

une priorité notamment dans l »éducation féminine et d’ailleurs l’accés à la lecture et à

l’écriture semble bien avoir été la revendication la plus importante au regard de

l’intégration sociale des femmes. D’où le personnage emblématique de la

sténo-dactylo qui a longtemps correspondu à la fonction privilégiée des femmes avant

qu’elle ne soit abolie par le perfectionnement de la technique.

Savoir lire à voix haute, interpréter une partition, c’est ressusciter le passé que l’on

pouvait croire révolu, forclos. Et d’ailleurs,dans les églises et les temples, la lecture joue

un rôle éminent, d’où l’importance des « livres de prières ».

L’historien du féminisme, avec le recul, sera conduit à constater que l’émancipation

des femmes se sera avant tout concrétisée, sur deux cents ans, par la disparition

de l’analphabétisme féminin.  Et de fait, priver la société de l’apport des femmes

au regard de la fonction de scribe était effectivement une grave erreur qui aura été

corrigée.

Cela dit, il ne faudrait pas pour autant extrapoler : il y a là certes une progression

mais elle a de toute évidence ses limites du fait même qu’elle se déploie sur une voie

paralléle à celle de la création  – et l’on sait que deux paralléles ne se rejoignent pas

du moins en géométrie euclidienne. En fait, l’investissement des femmes dans la

lecture aurait du conduire à mieux cerner la place des femmes dans la société mais

comme on l’a dit, les femmes ont été largement remplacées – et cela ne fera que

s’aggraver au cours des prochaines décennies- par la machine, et notamment par

les « lecteurs » , les scanners..

Mais dans une optique chrétienne, on l’a vu,  lire c’est faire revivre ce qui était

mort/ Or, il nous apparait que la machine est par excellence l’ »être » que l’on peut

réparer et c’est ce qui la distingue de l’Homme. Comme dirait Camus, la mort

marque le destin des hommes. En ce sens, toute idée de résurrection a pour nous

des résonances technologiques  qui préfigurent un monde complétement mécanisé.

 

 

 

 

 

 

JHB

21 11  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Linguistique et Astrologie. Signifiant et signifié au prisme de la Tradition

Posté par nofim le 20 novembre 2014

Repenser signifiants et signifiés en Astrologie. Par delà la Tradition.

par  Jacques  Halbronn

Si l’on considère l’oeuvre de Jean-Pierre Nicola (né en 1928) et qui constitue

une tentative pour repenser l’astrologie, dans les années soixante du siècle dernier,

force est de constater que l’astrologue niçois a fait l’impasse sur le signifiant pour ne

se consacrer qu’au signifié. Mais pour comprendre notre propos, encore faut-il bien

maitriser les notions de signifiant et de signifié, voire les approfondir. On reprendra

donc toute la question sur de nouvelles bases mais l’astrologie est un excellent point de

départ à ce sujet, comme on va le voir.

Pour l’astrologue moyen,  la question est très vite réglée:  chaque planéte porte un nom

et donc le rapport signifiant/planéte et signifié/nom de la planéte serait résolu dès le

départ. Nicola a pris comme base le systéme solaire comme constitutif des

signifiants de l’Astrologie. En revanche, il n’ a pas accepté les signifiés traditionnels

associés aux dits signifiants. Du moins pas officiellement même si l’on note que

les significations qu’il propose tendent à recouper largement celles dont la Tradition

astronomico-mythologique est porteuse, y compris pour les planétes transsaturniennes.

En tout état de cause, comme on l’a dit, Nicola s’appuie sur le signifiant astronomique

qu’il adopte dans sa totalité, à savoir un systéme solaire à l’exclusion des étoiles fixes

dont il ne souhaite pas entendre parler.

Exposons à présent notre théorie des rapports signifiants/signifié. Nous la situons à 4

niveaux, entre deux infinis.

Un premier infini qui est celui de tous les objets cosmiques et un second infini qui

est celui de toutes les activités humaines. Il est clair que l’on ne saurait oeuvrer sur des

infinis même si à entendre certains astrologues, le cosmos de l’astrologue n’ait pas

de limites, pas plus que ce dont il est censé traiter. Ce qui est tout de même un peu vague.

Mais ce qui nous intéresse, ce sont les étages intermédiaires. D’une part, la nécessité de

sélectionner les signifiants astronomiques utiles pour l’astrologie et de l’autre, l’obligation

de cerner les signifiés, au sein de l’existence humaine, qui relévent de la dite  astrologie.

Cela exige – on s’en serait douté- d’opérer un tri sévère. Nicola a accepté de le faire

pour les signifiés mais guère pour les signifiants, si ce n’est qu’il a exclus de son champ

les étoiles fixes, ce qui pour nous est une erreur cruciale. Il a notamment englobé dans son

RET, la « planéte » Pluton  (astre découvert en 1930) dont le statut « planétaire » a été revu au début du présent

siècle.(vers 2006)

Nicola a donc gardé les 10 « planétes » (luminaires compris), les 12 signes, les 12 maisons et

les aspects et bien entendu le thème natal. Il a conservé les contenants et entrepris

de changer les contenus.  Or, nous pensons qu’il importe de retravailler et la question

des contenants et celle des contenus au regard de l’astrologie. Mais quelle méthodologie

suivre? That is the question!

I le choix des signifiants

on aura compris que pour nous l’astrologie reléve de la technique et non de la Science, tout

en sachant ce que la technique doit à la Science, il va  de soi, de même qu’une

sculpture est peu ou prou tributaire des matériaux dont elle est issue mais sur lesquels

une sélection s’est instaurée. Il convient donc de se mettre dans la peau des

fondateurs de l’astrologie et donc plus du côté de la Loi au sens juridique qu’au sens

proprement scientifique. La loi et la technique sont les deux modes qui permettent

à l’Humanité de s’inscrire dans le monde.

Nous pensons que le choix se porta initialement sur la seule planéte Saturne, en

tant que relais de la Lune, et cela en raison de la coincidence numérique entre le

nombre de jours de la révolution de la Lune et celui des années de celle de Saturne, soit

28 jours/ans.

Le cycle de Saturne (balisé par les 4 étoiles fixes royales, formant grossièrement

un quadrilatère au firmament (cf le Livre d’Ezéchiel) serait donc Le signifiant de

l’astrologie. Toutes les additions qui suivirent reléveraient selon nous d’un malentendu

et constitueraient un obstacle épistémologique.

 

II le choix des signifiés

Mais la détermination du signifiant de l’astrologie ne résolvait pas pour autant

la question du signifié de l’astrologie, celle de son contenant ne nous disait pas quel

était son contenu. Pour les astrologues, tout est réglé par avance: les signifiants sont

les planétes, les 12 « signes » (4 saisons divisées par 3), les 12 maisons, les aspects et

les noms attribués à ces signifiants  seraient tout simplement leurs signifiés respectifs.

CQFD. Il n’y aurait plus qu’à appliquer, qu’à pratiquer. Patrice  Guinard  (auteur d’une

thèse de philosophie en 1993 traitant de l’astrologie semble abonder dans ce sens).

Il est clair, a contrario, que dans le cas où Saturne serait le signifiant central de

l’astrologie, il nous restait à établir son champ de signifiés, ce à quoi nous nous sommes

évertués depuis déjà une bonne quinzaine d’années pour ne pas remonter plus en amont,

notre exploration de l’astrologie ayant commencé en 1967, au moment de la Guerre des

Six Jours et nos premiers pas d’astrologue ayant eu lieu en Galilée pendant l’Eté de la

même année.(près du Mont Tabor) puis à Jérusalem (1968-1969).

Résumons nos conclusions :  on aura compris que notre approche est avant tout

cyclique. Le cycle de Saturne est divisé par sa rencontre successivement avec les 4

étoiles fixes royales (Aldébaran, Régulus, Antarés, Fomalhaut). Le signifiant que nous

retiendrons- en tant qu’historien- est la dialectique de la conjonction et de la

disjonction, de la présence et de l’absence. Mais quel signifié associer à une telle

structure diachronique?

Nous pensons que ce signifié correspond à la « caste » des leaders des divers groupes

humains. La conjonction  donne aux leaders une légitimité  qui tient aux astres alors

que la disjonction confère l’onction d’une légitimité qui émane du peuple. D’où un

processus alternatif sur 7 ans et donc deux temps d’environ 3 ans et demi. On dispose là

d’un outil fort précieux au regard d’une anthropologie du pouvoir et qui serait

inhérent à la « nature » humaine telle qu’elle aurait été programmée il y a des millénaires

bien avant probablement que les hommes aient pris conscience des complexités de

l’astronomie, ce qui nous renvoie finalement à une « Révélation », voire à une

intervention « supérieure » (cf le récit de la Genése), à condition de ne pas  confondre

la Création de l’Univers qui reléve de la Science et l’instauration d’une Loi, qui reléve

à un stade beaucoup plus tardif, d’une sorte de seconde genése consacrée à l’Humanité

et ayant ses propres dieux. Croire en l’astrologie serait admettre cette nouvelle

« génération » de dieux alors que les astronomes n’admettraient que la première

génération, d’où les tensions séculaires entre ces deux « corporations ». Faut-il

rappeler que selon nous, les astres n’agissent sur nous que parce le « programme »

en a décidé ainsi mais les configurations astrales ne sont que des signaux (au sens

pavlovien du terme) qui ne font sens que du fait des signifiés qui leur sont associées. Or

ce n’est pas la Nature qui fixe les signifiés, elle ne fait que fournir la matière première

pour les signifiants qui sont déjà un mode de décantation et de réduction de la « Nature ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

20 11 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les deux paradigmes astrologiques: Babel I (JH) et Babel II (MG)

Posté par nofim le 15 novembre 2014

 

Les nouveaux paradigmes de l’Astrologie: au prisme de la Tour de Babel (Genése XI)

par  Jacques  Halbronn

Un des passages les plus étranges du Livre de la Genése traite de la Tour de Babel:

« 11 Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots. 2 Après avoir quitté l’est, ils trouvèrent une plaine dans le pays de Shinear et s’y installèrent. 3 Ils se dirent l’un à l’autre: «Allons! Faisons des briques et cuisons-les au feu!» La brique leur servit de pierre, et le bitume de ciment. 4 Ils dirent encore: «Allons! Construisons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel et faisons-nous un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre.» 5 L’Eternel descendit pour voir la ville et la tour que construisaient les hommes, 6 et il dit: «Les voici qui forment un seul peuple et ont tous une même langue, et voilà ce qu’ils ont entrepris! Maintenant, rien ne les retiendra de faire tout ce qu’ils ont projeté. 7 Allons! Descendons et là brouillons leur langage afin qu’ils ne se comprennent plus mutuellement.» 8 L’Eternel les dispersa loin de là sur toute la surface de la terre. Alors ils arrêtèrent de construire la ville. 9 C’est pourquoi on l’appela Babel: parce que c’est là que l’Eternel brouilla le langage de toute la terre et c’est de là qu’il les dispersa sur toute la surface de la terre. » (trad. Segonds)
Selon nous, ce passage implique qu’un paradigme unitaire ait laissé la place à un paradigme pluriel. Or, cela correspondrait assez bien
à deux corpus astrologiques particulièrement marquants, à savoir celui que deux chercheurs français mirent en place au cours des 60
dernières années,  d’une part Michel Gauquelin pour le second et de l’autre Jacques Halbronn, pour le premier, si l’on suit l’ordre
chronologique. On ne saurait en effet concevoir deux modéles aussi différents que ceux établis respectivement par MG et JH.
Le modéle MG est celui qui s’apparente à  Babel II, à savoir le temps de la pluralité  tandis que le modéle JH serait celui qui recouperait
Babel I, à savoir le temps, précédent, de l’Unité.
On sait que nous avons souvent émis des réserves à l’encontre des résultats MG car nous avions le sentiment que les deux modéles
étaient incompatibles. Or, l’histoire de la Tour de Babel  nous permet de les réunir diachroniquement. Cela ne signifie d’ailleurs
pour autant que Babel I  ait  été remplacé par Babel II mais que les deux paradigmes se superposent, se croisent.
Nous dirons donc désormais que Babel I  correspond au cycle de Saturne, tel que défini par JH (l’auteur de ces lignes), en ce qu’il se
présente comme unitaire et que Babel II correspond à une cetraine diversification des planétes « utiles », en rappelant que pour
Gauquelin, 5 astres seraient opérationnels, Lune, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne, correspondant à des créneaux socio-professionnels
bien distincts ‘et cloisonnés.
Ces deux paradigmes n’auraient, selon nous, pas été élaborés de concert mais de façon successive sinon alternative. Le modéle MG
aurait été élaboré dans un deuxiéme temps, (second thought) et correspondrait tout à  fait au « récit » que nous avons rapporté du
Livre de la Genése, où Dieu – ou les dieux- remettet en question ce qu’ils avaient édifié ou laissé s’édifier. Il est clair que ce pluralisme affaiblit l’Humanité voire la paralyse en en complexifiant les modes de communication.
On ne peut s’empêcher de faire le paralléle avec  une humanité d’abord « adamique » (à l’image de Dieu) puis où vient émerger l’élément
féminin (par la suite appelée Eve, lors de l’expulsion du Jardin d’Eden). Là aussi, l’on peut y voir un certain revirement avec le passage
de l’un au deux -avec à la clef la progéniture du couple (Cain et Abel etc)
Précisons que pour notre part, nous nous situons dans une perspective bio-technologique qui permet des reprogrammations. Mais ajoutons que les liens ainsi constitués ne tiennent pas à une influence « naturelle » des astres mais à  leur instrumentalisation en tant que
signaux. Autrement dit,  les humains seraient programmés pour capter certains signaux formés par certaines configurations  choisies par rapport aux besoins du systéme ainsi mis en  place.
On peut certes s’ingénier à discuter du bien fondé des 5 astres mis en exergue statistiquement par Michel Gauquelin. Là encore,pourquoi ces astres et point d’autres et pourquoi  5 et non 4 ou 6  ou plus? Il revient à l’historien de prendre acte de l’effet des
décisions prises et non de plaquer les acquis d’une astronomie moderne (comme le fait Jean-Pierre Nicola) sur une astrologie antique., au risque d’ailleurs de l’anachronisme. Autrement dit, la question n’est pas le pourquoi mais le quoi et le qui? A moins d’adopter la
totalité des com-possibles,  des choix -certes arbitraire- sont inévitables.
On dira donc que l’astrologie monoplanétaire, saturnienne, constitue un premier étage et l’astrologie pluri-planétaire un second, sans que l’on sache quel intervalle de temps les sépare.
Il nous apparait que l’on aura finalement abouti à un systéme mixte sinon hybride, à partir de deux logiques différentes. Toute la question est de savoir si le premier paradigme est toujours en vigueur en dépit de l’existence d’un second.   Il nous semble que les deux
sont actifs; ce qui est probablement cause de bien des tensions. Quand la conjonction se forme, l’affrontement entre les deux
systéme atteint son paroxysme alors que la
disjonction laisserait le champ libre au second paradigme.
On retiendra que la mission des femmes serait, selon
notre lecture du Livre de la Genése de saboter la progression
des hommes.
17 11 14

 

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L’idée de Dieu au prisme d’une intervention d’êtres supérieurs

Posté par nofim le 14 novembre 2014

Vers un renouvellement de l’idée de Dieu au XXIe siècle

par  Jacques  Halbronn

Quand on nous demande si nous croyons en Dieu, l’on pense

généralement en l’idée d’une entité omnisciente et omniprésente$yqu_i

sait tout et décide de tout. Mais nous pensons  qu’il y a une

autre lecture, qui passe par la conviction que notre Humanité

aurait été « forgée », façonnée par des êtres technologiquement

supérieurs qui auraient instauré sur Terre un pouvoir

lequel selon nous se manifeste au travers des grands génies qui

permettent à notre humanité de ne pas tomber dans la sclérose

à l’instar des autres « animaux ».

Quand nous lisons des prières juives destinées à « Dieu »

(souvent rendu grammaticalement comme un pluriel), nous

ne pouvons nous empêcher d’y voir une telle référence quand

Israël, en tant que peuple, remercie « Dieu » de l’avoir

choisi parmi les peuples. Nous tendons à comprendre que

les « Hébreux » étaient initialement un peuple comme les

autres et que c’est l’élection par « Dieu » qui en aura fait

un peuple différent.

Comment expliquer cette stratégie consistant à choisir ainsi

un « peuple » parmi tant d’autres? Il n’est pourtant pas

si compliqué de comprendre que lorsque l’on cherche

un représentant, il faut bien faire un choix. « Dieu » n’entendait

pas se charger directement de tous les peuples ni de tous

les hommes mais d’une « élite », qui ne l’est au départ que

du fait de son choix et qui se maintiendra tout au long

des siècles.

Or, il est remarquable que l’on tolére beaucoup mieux

la croyance en un Dieu « tout puissant » et qui régnerait

directement sur l’Humanité à un Dieu qui ne serait en fait

qu’une civilisation plus avancée qui serait intervenue dans

le cours de l’Histoire des « terriens ». On aura tendance à

considérer ceux qui croient à une intervention « extra-terrestre »

comme des « farfelus » alors que  la mise en exergue d’une

idée traditionnelle de Dieu ne choque personne et ne

discrédite point celui qui y recourt.

Pour notre part, nous avons tendance à relier judaïsme et

astrologie – c’était dejà le cas en 1968 sur le campus de

l’Université Hébraïque de Jérusalem. L’Astrologie serait le lien

privilégié entre les terrestres et les « Dieux » en ce qu’elle

réinstaurerait périodiquement leur pouvoir par le truchement

de guides qui, en quelque sorte, seraient « réveillés » par

certains signes cosmiques. (cf Le Monde Juif et l’astrologie.

Histoire d’un vieux couple, Ed Arché, Milan, 1985)

En ce sens, les bénédictions que récitent les Juifs pratiquants

à la Synagogue peuvent tout à fait être assumées tant par

ceux qui croient en un Dieu en tant qu’entité spirituelle

que par ceux qui croient en  des « dieux » intervenus dans

l’Histoire de l’Humanité et ayant désigné leurs représentants.

Que l’on admette ou non que les Juifs soient concernés

au premier plan par un tel « scénario » n’enléve rien à la portée

des textes ainsi récités et qui se référent à une alliance

ancestrale.

On distinguera  les dieux créateurs de l’Univers (Première

Création) et ceux qui apportent la « Loi » (Seconde Création)

ce qui est représenté et incarné par le Temple.

 

 

 

 

 

JHB

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Les effets de la précession des équinoxes

Posté par nofim le 7 novembre 2014

Effets de la précession des équinoxes sur l’agencement du Zodiaque.

par Jacques  Halbronn

On connait l’adage « Une hirondelle ne fait pas le printemps » Cela

indique bien, précisément, que ce sont les oiseaux qui sont

les signes du  printemps.

Le printemps est marqué par tout ce qui vole: les papillons, les abeilles et

bien entendu les oiseaux. On citera des recueils comme « Les oiseaux

pépient au printemps » de Monique Lacroix  ou « Le mois de Mai ou le

Printemps chanté par les oiseaux et les fleurs » (1865).

On sait que le Zodiaque est dépourvu d’oiseaux. Un seul cas semble

concerner les oiseaux, c’est celui de l’aigle souvent associé au

signe du scorpion et dont la constellation jouxte celle du Scorpion.

Alexandre Volguine a publié en 1960 Le symbolisme de l’Aigle mais

il ne semble pas avoir pointé certains aspects  déterminants de la

question, en dépit de son intérêt pour le Zodiaque (cf sa préface à

la Clef  du Zodiaque de A. Négre, 1951, 1979).

Le probléme, c’est que le scorpion est un signe d’automne, saison

qui n’est guère propice aux oiseaux.

Que nous dit-on à ce propos en ce qui concerne les aigles?

« L’hiver, pour les aigles, c’est très difficile de trouver de la nourriture. Donc la plupart des aigles qui vivent au Nord du Canada, migrent vers le sud pour retrouver la chaleur. Quand l’automne  arrive, les aigles éprouvent un besoin de partir. Pour se guider, les aigles se font des points de repaires et utilisent la position du soleil et des étoiles. Les scientifiques pensent que le champ  magnétique peut aussi avoir une influence sur la direction que prennent les oiseaux lorsqu’ils migrent. »

La mauvaise saison fait fuire les oiseaux, les conduit à s’exiler. Donc

pour recourir au  jargon astrologique, l’automne serait l’exil de l’Aigle.

Et d’ailleurs, sur le plan analogique, l’oiseau qui prend son envol, n’est

ce pas la marque d’un commencement de cycle? Noé lorsque le Déluge se termine, envoie des oiseaux (corbeau/colombe)

pour explorer et voir s’ls reviennent ou non à l’Arche selon qu’ils trouveront ou non quelque chose.

On s’intérrogera donc sur les raisons qui auront abouti à placer

le binome Aigle/Scorpion à l’Automne tout en rappelant que

l’on assiste à un tel type de glissement d’une saison équinoxiale à une

autre dans le cas de la liturgie juive, écartelée entre la Pâque (Pessah)

et le Nouvel An (Rosh Hashana/ Jour du Pardon), l’une se tenant

au printemps et l’autre à l’automne.

Selon nous, ce passage serait lié à la précession des équinoxes mais il

aura quand même fallu près de 12000 ans pour cela puisse se

produire, soit la moitié environ de 25920 ans, soit une Grande Année

(cf Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros, 1979).

C’est dire que contrairement à ce que croient certains astrologues,

comme Patrice Guinard, la précession des équinoxes n’est pas un

sujet mineur. Il existe en fait deux Zodiaques qui s’interpénétrent,

celui des signes fixes  qui vient se situer à l’intersection entre les

signes cardinaux et les signes mutables. Si ces deux derniers

groupes sont de nature tropicaliste, en revanche, le premier groupe

est intimement lié aux constellations et notamment aux 4 étoiles

fixes royales associées aux constellations du Taureau, du Lion, du

Scorpion et du Poisson Austral (proche de la constellation du

Verseau)

Inversement, peut-on dire que le Taureau serait un signe d’automne?

Si les oiseaux ont disparu du Zodiaque, il en est de même du porc

Les travaux d’Hercule, au nombre de 12, témoignent de l’existence

d’un Zodiaque plus ancien (cf Clefs pour l’Astrologie, Ed Seghers  1976

et Charles-François Dupuis, Origine de tous les cultes, fin XVIIIe s). On y trouve

en effet les Oiseaux du Lac de Stymphale mais aussi le Sanglier

d’Erymanthe. Autre témoignage essentiel concernant la génése

du Zodiaque, les Livres d’Heures dont l’iconographie se retrouve

dans le Kalendrier et Compost des Bergers (fin XVe siècle). On

y trouve le porc à l’automne, notamment, ce qui fait ressortir

son absence dans le Zodiaque quand on confronte les deux séries

iconographiques.

On « tue le cochon » à l’automne – on dira même qu’on le crucifie

(ce qui nous renverrait à l’imagerie christique de la Croix)- pour en

faire de la charcuterie en vue de passer l’Hiver. Si l ‘Evangile selon Saint Luc est associée au Taureau c’est parce qu’un

  • Luc, après une dédicace à Théophile (Lc 1, 1-4), commence ainsi le corps de son évangile, c’est parce que l’on peut y lire qu’ »un  prêtre sacrifie au Temple et le taureau, ou le veau, est l’animal emblématique du sacrifice. »

Quant à Jean, la raison de son association avec l’aigle tiendtait au fait  que « Jean ouvre son évangile par un prologue (Jn 1, 1-18) sur le Verbe, la voix venue du ciel. » Et le Ciel  serait lié à l’aigle.

  Mais il faut savoir

que l’on peut faire de la charcuterie avec toutes sortes de viandes, dont

le boeuf (merguez) . La préparation  et la conservation de la viande

-selon divers procédés (viande séchée etc) permettent  de suppléer

la carence de la nature pendant l’automne et l’hiver.

Faire du taureau un signe de printemps, sur la base du zodiaque

actuel, perturbé selon nous par la précession des équinoxes, est-ce donc

bien raisonnable? Tous ces animaux comestibles exigent que l’on se

serve d’outils spécifiques pour les tuer, les dépecer, les trancher. On

est là dans une dynamique bien plus martienne que vénusienne et l’on sait

que Vénus est associée au printemps- temps des amours et des

amoureux- ce qui est d’ailleurs illustré par le signe des Gémeaux

qui est en réalité un couple enlacé, vénusien et non mercurien (notonsq

que ni les maîtrises, ni les 4 Eléments n’ont vocation à nous informer

sur la symbolique zodiacale, cf le Verseau, signe d’air!)

C’est avec Mars que l’on développe les armes alors que Vénus se

contente- en principe) de ce dont dispose naturellement notre corps sans besoin

d’accessoires et d’outils.  La corrida, par exemple, exige le recours à

une épée, à des banderilles et au bout du compte, on y verse le sang

(et non le sperme)/ Faites l’amour, pas la guerre!

La Nature est vénusienne, elle n’a besoin de

rien d’autre que du Soleil tandis que les mauvaises saisons

(Mars est dit maléfique face à Vénus, bénéfique) recourent à toutes

sortes de procédés, ce qui est à la base du monde technologique.

Les problémes écologiques sont d’ailleurs liés tant à la consommation

de viande qu’à la dépense des énergies fossiles de notre sous sol

(l’Enfer, c’est ce qui est en dessous, « inférieur »).

Rappelons l’incongruité qu’il y a à placer Mars en bélier et Vénus en

taureau donc au sein d’une même saison et  -rebelote- Vénus en

Balance et Mars en scorpion, ce est bafouer la dialectique Mars-Vénus.

C’est là un des aspects incongrus du dispositif des doubles domiciles

tel qu’exposé dans la Tétrabible de Ptolémée (Ier Livre  IIe siècle de

notre ère)

Si les deux signes du taureau et du scorpion sont opposés, il n’est

pas concevable que les planétes qui les représentent se cotoient. Mais

n’est ce pas le cas des luminaires (Soleil et Lune) que les astrologues opposent

et qui occupent des signes consécutifs tant en domiciles qu’en

exaltations? Mais nous avons déjà abordé cette question en soulignant

que la ligne de clivage des domiciles était décalée d’un cran par rapport

à celle correspondant aux équinoxes, ce qui est aussi lié aux effets

de la précession des équinoxes.

Quid dès lors de la théorie des ères précessionnelles? nous avons

dénoncé une certaine sacralisation du Zodiaque ainsi opérée

par ses tenants qui fondent tout leur raisonnement-à l’instar

d’un Jean Sendy (cf son Ere du Verseau, ed R. Laffont)- sur

la succession des symboles zodiacaux sans se douter que

le Zodiaque dont ils se servent est lui-même perturbé par la

dite précession.

Le Livre d’Ezéchiel nous apparait comme une clef  majeure pour

accéder à une astrologie première. Non seulement, il s’articule sur les 4 « vivants » qui sont liés aux 4 étoiles fixes

royales (et aux 4 signes fixes) mais encore il pose la correspondance  (ch X) de l’analogie d’un jour pour un an. (Yom leShana), une sorte

de loi du Talion.

Mais nous ajouterons  que le monothéisme implique le choix, l’élection d’une seule planéte qui viendra tour à tour féconder les

4 étoiles fixes royales (Aldébaran, Régulus, Antarés, Fomalhaut)  comme cela ressort du Premier des Dix Commandements;

 » Tu n’auras point d’autre dieu en face de Moi »./ Or,  nous pensons  que Saturne correspond  à ce « dieu élu » parmi toutes les planétes  (

Septénaire)/

Enfin, l’importance que nous accordons au nombre 7 qui est le quart de la révolution de Saturne mais aussi  de la  Lune,(avec ses 4 stades, nouvelle lune, pleine lune et les deux demi-lunes) vient

s’accorder avec le septiéme jour de la semaine et de la Création.

Revenons un instant sur l’Ayanamsa.  Ce que l’on appelle habituellement ainsi c’est l’écart entre le début du printemps dans l’hémisphère nord et l’étoile de la constellation du  Bélier que l’on choisit pour point de départ du zodiaque « sidéral ». Mais  comme on

l’a vu,  il existe un décalage bien plus important qui se situe sur le plan symbolique entre l’Aigle qui correspond au printemps et qui

passe désormais à l’automne. Cela tient au fait que les constellations ont été nommées à partir d’un certain dispositif saisonnier

sans que l’on ait eu conscience de la précession des équinoxes, phénoméne aussi important que la prise de conscience de ce

qui distingue les planétes des étoiles.

 

 

 

JHB

08 11 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

07 11  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, machine, POLITIQUE, RELIGION, SOCIETE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Les livres de prière israélites. Une religion d’un dieu nocturne?

Posté par nofim le 6 novembre 2014

Réflexions sur le corpus des livres de prières à l’usage des Israélites. De la bénédiction. (Allélouiah)

par  Jacques  Halbronn

 

Les trois grands corpus  judaïques sont le corpus biblique, le corpus talmudique et le corpus des prières (en hébreu Tefiloth). Tous trois ont été confrontés à la question des traductions et de la mise par écrit d’une tradition orale.

Daniel Fahri cite  John Rayner   (Sidour Taher Libenoui  MJLF  1997, p. 9):

« La popularité du siddour (…) supérieure à celle de la Bible. En effet quel juif

n’a pas emporté avec lui  son livre de prières à travers ses pérégrinations (..) Ne représente-t-il pas une

anthologie de la littérature juive? »

Dans les années 1818-20, deux « rituels » paraissent en France, celui de David  Drach (qui se convertira par la suite au christianisme, connu sous le nom de Baron Drach) et celui d’Anspach, à Metz. Dans leurs préfaces, tous deux rappellent que c’est à la suite de la desrruction du Premier Temple et lors de la construction du Second Temple que l’on mit par écrit certaines prières. Le rapprochement

avec la mis par écrit du Talmud, à la suite de la destruction du Second Temple, est tentant

 

D. Drach  (Prières journalières à l’usage des Israélites français du rite dit Allemand  Paris  Sétier)

Préfac : e »L’origine de nos Prières date de la seconde constructiion du Temple. Esdras et les Docteurs de la

grande Synagogue, voyant que la langue sacrée s’était corrompue dans la captivité (…) rédigèrent  des

formules de prières dans un hébreu pur, (…) Avant cette époque, les Prières n’avaient pas de forme fixe

et chacun dans ses exercices de dévotion suivaient l’inspiration de son coeur »

Anspach

Anspach ( Rituel des prières journaières à l’usage des Israélites)

Préface

« La prière jusqu’à la destruction du premier temple n’avait pas de forme fixe ; à l’exception du Kriat

Schema qui était plûtôt un acte de foi qu’une simple prière, aucune formule n »était adoptée, chaque

Israélite (…) invoquait le Seigneur et les mots se présentaient  en foule aux idées que chacun voulait

exprimer.(..) Mais il en faut autrement  à l’époque de la captivité de Babylone, les Israélites altèrérent

leur langue maternele  (…) Esdras et le conseil qu’il avait institué appela Knecet hagdola, sentirent

qu’il était contraire à la majesté du service divin de le célébrer dans un langage obscur et corrompu, : ils

rédigèrent alors le Rituel que nous avons encore aujourd’hui et qui, à quelques variantes près, est suivi

par les Israélites de toutes les parties du globe. »

Josy Eisenberg  (L’homme debout . Essai sur la prière juive  Ed Albin Michel 1999) rappelle que

« longtemps, il n’exista d’ailleurs point d’autre prière que spontanée. La Bible   fourmille d’exemples devenus célébres

comme la prière improvisée par Abraham pour sauver Sodome ou celle de Hannah (Anne) adressant à Dieu  un vibrant

cantiquee de gratitude pour la naissance de son fils/ Au temps de la Bible, l’expression organisée du sentiment religieux – le service de Dieu- s’effectuait  trois fois par jour au Temple de Jérusalem à travers une série  de sacrifices »

Dans un travail antérieur de la fin du XVIIIe siècle, Mardochée Venture  qui est le premier à traduire en français les prières juives déclare le faire en particulier à destination des femmes pour qu’elles ne recitent pas machinalement des textes dont elles ne saisissent pas la teneur. On songe cette fois à la traduction des Septante et l’on en est encore à se demander si  cette traduction s’adressait aux Juifs ou aux « goyim », tant il est vrai que le rapport des Juifs à la langue hébraïque est assez  chaotique.

Venture: (Prières journalières à l’usage des  Juifs portugais ou espagnols,  Nice, Paris,  1772)

« J »ai surtout vu avec peine que ces délicieuses affections échappaient aux personnes du sexe (sic), dont

le coeur est si susceptible des sentiments délicats et des douces émotions de l’amour divin et j’étais

également fâché que les personnes de toutes les religions ne pussent avoir une idée juste de la manière

dont nous parlons à Dieu »

Anspach :

Les femmes   » m’ont souvent fait observer  avec raison qu’elles ne faisaient qu’un jeu d’automates en

répétant machinalement des expressions qu’elles ne comprenaient  point’

Un aspect que nous voudrions souligner et qui nous semble caractériser le corpus des prières juives concerne la bénédiction.(cf  le traité Brakhoth  dans le Talmud)  Chez

les Juifs, il nous apparait que l’acte de bénir, de louer,  de

remercier, s’adresse non pas à son prochain mais à Dieu et à ses anges, notamment

la fameuse formule que l’on retrouve dans l’Islam: Salam Alekoum qui correspond à l’hébreu Shalom Alekhem et qui s’adresse dans les dits recueils juifs aux anges/ Bref,  alors que les Chrétiens semblent demander à Dieu de les bénir, ce sont les Juifs, au contraire, qui

entendent bénir Dieu. Il y a là un renversement remarquable et de nos jours, c’est la « lecture » chrétienne de la bénédiction qui

semble l’avoir sémantiquement emporté dans le public, toutes religions confondues.

« Paix sur vous, anges du service, mandatés du Très-Haut, du Roi des rois des rois, le Saint, béni soit-Il.Venez en paix, anges du service, mandatés du Très-Haut, du Roi des rois des rois, le Saint, béni soit-Il.Bénissez moi en paix, anges du service, mandatés du Très-Haut, du Roi des rois des rois, le Saint, béni soit-Il.Sortez en paix, anges du service, mandatés du Très-Haut, du Roi des rois des rois, le Saint, béni soit-Il. » (Missel  juif. Office du Shabbat)

Le « Schéma Israël » la prière la plus célébre du judaïsme dit bien que c’est Dieu qui est béni et on ne lui demande point sa bénédiction.

En effet,, la bénédiction consiste, avant tout, en une « action de grâce » : on rend grâce au Seigneur pour ce qu’il a fait pour l’Humanité ; on lui

montre de la gratitude, de la reconnaissance. Cela correspond d’ailleurs assez à l’Inchallah (si Dieu le veut bien)   musulman. (Avec l’aide de Dieu dans la formulation judaïque, si on la rend en français.

Prières  juives:

« Béni soyez vous, Seigneur notre Dieu, roi du monde, qui rendez la vie aux morts, qui éclairez les aveugles, et qui étendez la terre sur les eaux, et plusieurs autres choses semblables. S’ils se lavent les mains, selon le précepte ils disent : Béni soyez-vous, Seigneur notre Dieu, roi du monde, qui nous avez sanctifiés par vos préceptes, et nous avez ordonné de laver nos mains. S’ils veulent étudier la loi : Béni soyez-vous, etc., qui nous avez donné la loi, S’ils veulent prendre de la nourriture : Béni soyez-vous… qui tirez le pain de la terre. S’ils boivent : Béni soyez vous…. créateur du fruit de la vigne. Aux fruits qui naissent des arbres : Béni soyez-vous… créateur du fruit de l’arbre. Et aux fruits de la terre : Béni soyez-vous…. créateur du fruit de la terre. Aux bonnes odeurs : Béni soyez-vous…. qui avez créé une telle odeur. En voyant une haute montagne ou une grande étendue de mer : Béni soyez-vous… créateur des choses dès le commencement. A l’entrée des fêtes solennelles, ou lorsqu’ils mangent, et vêtent quelque chose de nouveau : Béni soyez-vous…. qui nous avez fait vivre, et nous avez conservés jusqu’à ce jour. S’il leur meurt quelqu’un : Béni soyez-vous, juge de vérité. » Hallelouya, passé dans la langue française -signifie Louons le Seigneur. Le mot Baraka en arabe, qui signifie bénédiction est entré en français pour désigner quelqu’un qui a une chance insolente, donc qui est protégé (en hébreu, brakha)

Chez les Chrétiens, il est courant de demander à quelqu’un sa « bénédiction », ce qui correspond donc à une toute autre acception.Cela dit, on peut supposer que si l’on remercie quelqu’un pour ce qu’il a fait, c’est une façon de lui demander de continuer à nous protéger.

On trouvera de nombreux exemples des  19  bénédictions juives (dites Shemoné Essré, littéralement 18)  dans l’ouvrage  de Josy Eisenberg et Adin  Steinsalz   (L’homme debout . Essai sur la prière juive  Coll. Présences du judaïsme, Ed Albin Michel 1999,  pp.  23  et seq)

Or, dans deux cas, la neuviéme  et la dix-neuviéme bénédictions, l’on trouve des formules inversées:

IXe bénédiction (p. 115)

« Accorde ta bénédiction à la surface de la terre (…) Loué Soist-Tu Eternel qui bénit les années »

XIXe bénédiction (p. 279):

« Et il est bon  à  tes yeux de bénir Ton peuple, Israel en tout temps, à toute heure par Ta paix.  Loué sois-tu Eternel qui bénis ton peuple, Israël par la paix »

Il  ne semble pas que ce glissement ait été signalé. Il reste minoritaire par rapport à l’ensemble des 19

bénédictions.

La bénédiction est considérée comme une prière (cf La prière juive  par R. Posner et al.  pp.  22-26) Il nous

semble que la bénédiction remercie pour ce que l’on a reçu plutôt qu’elle n’exprime une attente, une demande pour plus tard. C’est ainsi le sens même du mot prière qui  se préte  à plusieurs acceptions. La prière juive semble vouloir en quelque sorte récompenser Dieu pour ce qu’il a donné. C’est un échange de

bons procédés, en quelque sorte.

Nous signalerons ce texte de Wikipedia sur le Benedecite catholique:

  • « Seigneur, bénis ce repas, ceux qui l’ont préparé, et procure du pain à ceux qui n’en ont pas. »
  • « Bénissez-nous, Seigneur, bénissez ce repas, ceux qui l’ont préparé, et procurez du pain à ceux qui n’en ont pas ! Ainsi soit-il ! »
  • « Bénissez Seigneur la table si bien parée, emplissez aussi nos âmes si affamées, et donnez à tous nos frères de quoi manger. »

Après le repas est aussi récitée une prière d’action de grâces : « Merci, Seigneur, pour tous vos bienfaits, gardez nos âmes dans la paix, et que nos cœurs joyeux vous chantent à tout jamais ».

Chez les protestants, la prière peut ressembler à ceci : « Venez, Seigneur Jésus, Soyez notre invité, et bénissez ces présents (la nourriture) qui nous ont été faits. Amen ».

Etrangement,  l’on y introduit ce texte ainsi:

« Cette prière, vraisemblablement d’une très ancienne origine monastique, se récite au début du repas pour remercier Dieu du « pain quotidien » qu’il nous donne[. Le bénédicité est une prière d’action de grâce, de demande de bénédiction »

L’auteur de l’article inverse le sens de la bénédiction: il cite un texte où l’on demande à Dieu de bénir les hommes mais il

donne un commentaire  où il met en avant le fait que l’on remercie Dieu. Mais il parle d’une « demande de bénédiction ». C’est assez ambigu!

On notera cependant que la bénédiction  chrétienne s’articule sur un impératif  « Bénissez-nous » alors que

la prière juive exprime le désir de bénir Dieu et ses anges, elle correspond à un acte présent et non à une

prière en instance. La « prière » juive nous apparait donc sous un jour différent : les Juifs prient Dieu de

bien vouloir accepter les bénédictions qu’ils leur offrent et qui pouvaient autrefois impliquer des sacrifices

animaux. On demande à Dieu d’accepter une offrande, celle de la bénédiction qui, en quelque sorte,

remplacerait celle du sacrifice (cf aussi sacrifice d’Isaac (d’Ismaël  chez les Musulmans)

 

Nous nous hasarderons ici à une proposition qui pourra choquer les « féministes » en concevant que de même que les hommes

bénissent Dieu, les femmes devraient bénir les hommes, puissqu’elles vivent dans un monde mis en place par eux. D’ailleurs la

séparation des sexes, traditionnellement respectée chez les orthodoxes (mais non chez les Libéraux qui admettent aussi des rabbins

femmes) pourrait correspondre à ces deux dimensions, ces deux « étages ».

On mettra en paralléle la problématique de la bénédiction et celle de l’élection du fait d’une certaine  réciprocité: Dieu bénit les hommes

et les hommes bénissent Dieu  mais enoutre,  Dieu  est élu par les hommes et élit Sion (Israël):

premier Commandement:   Tu n’auras point d’autre   dieu en face de Moi »    en  hébreu: « Elohim  ahérim ».  On emploie le même terme

« Elohim » mais faut-il lire la formule au singulier ou au pluriel dans la mesure où Elohim, dans la Genése est  placé devant un verbe

à la troisiéme personne du singulier.

Ailleurs:  Dieu a choisi Sion  Sa bien aimée pour Sa demeure favorite. L’Eternel a fait  choix de Jacob, d’Israël pour Sa propriété »

(Office du samedi matin,-Psaume  Yehi Khevod). C’est ici  le verbe « boher » qui signifie choisir.(à didtinguer de boré, le créateur) Ici Dieu correspond au tétragramme et non à Elohim.

Il y a là une tonalité  amoureuse qui nous raméne au Cantique des Cantiques. Les livres de prière nous apparaissent ici comme

une Déclaration d’Amour et le mot Ahava  y est volontiers employé, qui se traduit par Amour, qui est le même terme que l’on utilise

pour les relations entre humains et notamment entre un homme et une femme, avec toute l’importance du choix de l’être aimé et cette

idée d’éternité de l’union et de l’alliance (Leolam Vaed) . Amour (réciproque et exclusif) entre Dieu et les hommes au vrai plutôt qu’amour du prochain? Dieu a choisi ce peuple (Am)  entre tous les peuples (goyim) et les Juifs ont choisi  ce  Dieu (Yahvé)  entre tous les dieux. (Elohim). L’Amen est à rapprocher d’Amour en ce qu’il indique une foi (une confiance), littéralement. ( cf La Prière juive. par Raphael Posner,  Uri Kaploun,  Shalom Cohen,  Edition spéciale du Consistoire

Israélite de Paris.  Ed. Keter, Jérusalem  1985

Une des « bénédictions » les plus problématiques figurant

au sein des prières juives est certainement celle (la douziéme

de la Amida, ensemble récité quotidiennement) dite des

« Minim » et qui apparait quant à elle plutôt comme une

malédiction qui s’en prend aux Juifs qui se sont écartées

de la loi juive, aux hérétiques (  « les racines du mal » in Josy Eisenberg/Adin Steinsaltz, L’homme debout. Essai sur la prière juive. Ed Albin Michel, 1999,pp. 171 et seq)

. On tend à trouver dans ce texte l’indication d’une animosité juive à l’encontre notamment

des Chrétiens et ce point alimentera par la suite la formation

du faux que sont les Protocoles des Sages de Sion. (cf Le sionisme

et ses avatars, au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat 2002

En ce qui concerne le Chema Israël, l’invocation la plus

connue, on  relévera une certaine ambiguité;

1re section : Deutéronome (Devarim) VI 4-9

Traduction française Transcription Texte original
Écoute, Israëla, l’Éternel, notre Dieu, l’Éternel est UN. Chmâ, Israël, Ado-nay Elo-henou, Ado-naï Ehad’ שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל: יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד.
Béni soit à jamais le nom de Son règne glorieux. Baroukh chem kevod malkhouto le’olam vaed
Tu aimerasb l’Éternel ton Dieu, de tout ton cœur,
de toute ton âme
et de tous tes moyens
Veahavta ett Ado-naï Elo-hekha, bekhol levavekha,
ou bekhol nafchekha,
ou bekhol meodekha
וְאָהַבְתָּ, אֵת יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, בְּכָל-לְבָבְךָ
וּבְכָל-נַפְשְׁךָ,
וּבְכָל-מְאֹדֶךָ.ּ
Que les commandements que je te prescris aujourd’hui
soient gravés dans ton cœurc
Vehayou hadevarim ha’ele
acher Anokhi metsavekha hayom al levavekha
וְהָיוּ הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה,
אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם–עַל-לְבָבֶךָ ּ
tu les inculqueras à tes enfants, tu en parleras (constamment),
dans ta maison ou en voyage, en te couchant et en te levant.
Vechinantam levanekha, vedibarta bam,
bechivtekha beveithekha ouv’lekhtekha baderekh, ou’bchokh’bekha ouv’koumekha
וְשִׁנַּנְתָּם לְבָנֶיךָ, וְדִבַּרְתָּ בָּם, בְּשִׁבְתְּךָ בְּבֵיתֶךָ וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ, וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ
Attache les en signe sur ta main,
et porte les comme un fronteau entre tes yeux
Oukchartam le’ot al yadekha,
vehayou letotafot bein einekha
וּקְשַׁרְתָּם לְאוֹת, עַל-יָדֶךָ; וְהָיוּ לְטֹטָפֹת, בֵּין עֵינֶיך
Écris-les sur les poteaux de ta maison et sur tes portes

En effet, à un certain moment, c’est Dieu lui-même qui

s’adresse aux Hébreux alors que jusque là on pouvait

penser que les Hébreux déclarent leur foi : « L »Eternel

est notre Dieu » et ils le bénissent. Mais ensuite, c’est

Dieu lui même qui se présente :

« Que les commandements que je te prescris aujourd’hui
soient gravés dans ton cœur ».

Enfin, nous reléverons la pratique consistant à observer le ciel, à la tomhée de la nuit pour déterminer la fin du Shabbat. Cela impliquait

de voir trois étoiles (Tset Hakokhabim). Il s’agit d’étoiles  et non de planétes, contrairement à ce que disent certains

commentateurs, vu que l’on ne connaissait que 5 planétes jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. On songe à la pratique en début de mois, d’aller guetter le premier début d’un croissant de lune pour déclarer le nouveau mois (Rosh Hodesh).

L’on voit  à quel point la vie juive était liée à la tombée du jour ou à la sortie de la nuit (nouvelle Lune).  Ce n’est que la nuit que l’on pouvait observer le ciel correctement. C’est du fait d’une telle exigence que le Shabbat commence et se termine à la tombée de la nuit, ce

qui confirme la place des repéres célestes dans la vie juive ancienne.

« tzet hakokhavim (hébreu : צאת הכוכבים « sortie des étoiles »), moment après la fin où trois étoiles de taille moyenne sont visibles dans le ciel. Certaines communautés considèrent que la sortie des étoiles a eu lieu quand le soleil est à 7,08 degrés au-dessous de l’horizon. »

Rosh Hodesh (Wikipedia):

«  Le début du mois correspond à la néoménie (nouvelle lune), qui diffère cependant de la nouvelle lune astronomique : la nouvelle lune du calendrier hébraïque ne se définit pas par la nuit où seule l’ombre lunaire est visible mais par un filet de lumière émanant de la lune. Il y a en pratique 1 à 2 jours de décalage entre les deux. »

On notera que même dans le Récit de la Création (Maassé Béréshit), il est indiqué d’abord le soir puis le matin et rappelons que

c’est le soir que le ciel étoilé se manifeste et que c’est par ce spectacle que l’on commence chaque jour et tout particulièrement le Shabbat.

Etrangement,  l’on ne parle pas des planétes dans ces textes mais seulement des luminaires et des étoiles fixes. On peut se demander

si Dieu n’est pas associé à une planéte (Saturne)  qui passe d’une étoile à une autre au cours de son cycle. La planéte (étoile errante en

grec) irriguerait successivement  les quatre étoiles fixes royales (Aldébaran, Régulus, Antarés et Fomalhaut, cf le tétramorophe dans

le Livre d’Ezéchiel notamment, où l’on trouve la correspondance un jour pour un an qui est celle du rapport de la Lune à Saturne, 28

jours/28 ans)/ On notera que la naissance de Jésus à Minuit  va dans le sens de cette dimension nocturne du judaïsme où l’on remercie – Dieu, dans les louanges,  de ramener la Nuit, ce que l’on ne saurait dissocier du temps où le ciel devient comme un livre ouvert.

Terminons cette brève étude sur des considérations sociologiques. La pratique juive nous apparait comme largement fonction d’un

savoir faire, tant au niveau linguistique qu’à celui des diverses coutumes à respecter dans la synagogue (port du talith etc). Cette

pratique synagogale conditionne  en grande partie la « croyance » juive.  Le fait de fréquenter ou non régulièrement la synagogue semble

être un enjeu majeur, ne serait-ce que quelques heures le vendredi soir et le samedi matin. Tout ne se réduit-il pas en définitive au seul fait de bénir Dieu pour ce qu’il a fait de l’homme et pour l’homme?

On soulignera aussi le fait que la prière, la bénédiction, ne

doivent pas nécessairement passer par la parole. On peut

penser qu’une activité musicale est tout à fait susceptible de

pouvoir  jouer un tel rôle et de façon probablement plus spontanée

(cf les Negro Spirituals et autres Gospels (Evangiles)

Si l’on compare les prières juives aux prières chrétiennes, force est

de constater des similitudes, des emprunts qui ne sont  occultés que par le recours à

l’hébreu. C’est ainsi que le « Notre Père » (Pater Noster) figure dans  le culte juif sous la

forme Avinou mais il serait étrange qu’un Juif prononce la formule en français et il est donc obligé

de s’exprimer en hébreu comme si la formule lui avait été confisquée (cf LES ORIGINES JUIVES DE L’ORAISON DOMINICALE OU PASTER NOSTER Armand Lipman – Librairie Fischbacher, 1921.)  On pourrait certainement multiplier les exemples (cf Liturgie de la Messe; Ed Mediaspaul & Ed. Paulines; 1988; Pierre Cuperly  Prières des fils d’Abraham. Choix de prières

musulmanes,  juives et chrétiennes,  Ed Cerf, 1992;   Célébrer Dieu.  Association des

Ecrivains croyants d’expression française (Georges Nataf,  René Berthier, Eva de

Vitray-Meyerovitch, Ed Univers-Media, 1980) et nous envisageons

de proposer une telle étude comparée prochainement en signalant bien entendu les décalages, les additions, les interpolations ou les suppressions, notamment en ce qui concerne l’adjonction de la mention « Jésus Christ »  qui marque un nouveau temps, une nouvelle « ère » (l’Ere dite Chrétienne) dans l’histoire de l’Humanité, du moins, du point de vue chrétien. De même la place

du mot « Eglise » (« ton Eglise »), dont on observera le processus d’intégration au sein du texte hébraïque d’origine. Bien entendu se pose aussi la question de la traduction du latin vers le français (entre autres langues vernaculaires)

la dimension nocturne du judaïsme est  absolument évidente quand on assiste à l’office du Shabbat et on rappellera que le sabbat des sorcières était nocturne. Le dieu des Juifs est celui qui assure le retour de la nuit et l’on peut songer aux vampires qui saluaient la tombée du jour. En ce sens, il nous semble légitime de contester l’idée simpliste que sous le nom de Dieu, tout ce qui se trouve est

identique, ce que l’on entend trop souvent. Ce dieu de la nuit  fait certainement pendant à un dieu du jour mais on rappellera

que les Juifs préférent les bougies et les étoiles à la lumière du soleil. Ce dieu qu’ils se sont choisis est celui qui leur garantit le retour de la Nuit et s’ils l’ont choisi c’est parce qu’ils sont eux-mêmes profondément marqués par un monde nocturne fuyant la lumière du jour, vivant la nuit et s’éclairant dans les cavernes alors que durant le jour, il y avait trop de dangers. Cela témoigne probablement du mode de vie des premières humanités dont ils seraient les descendants.

 

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JHB

08 01 15

 

 

 

 

 

 

 

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La Russie, son influence néfaste en Europe aux XXe-XXIe siècles.

Posté par nofim le 3 novembre 2014

La Russie, mauvais  génie  de l’Europe  moderne.

(1905-2014)

par Jacques Halbronn

 

Nous avons publié en 2002 un ouvrage (Ed Ramkat) qui touche à la Russie (Le sionisme et ses

avatars au tournant du XXe siècle) en ce qu’il traite notamment des Protocoles des Sages de Sion lesquels nous sont connus d’abord dans la langue russe, même s’ils sont inspirés de textes rédigés en français notamment.

On sait que les Protocoles ont été le vecteur d’une nouvelle forme de judéophobie. Mais par ailleurs, les

persécutions qu’ont subi les Juifs dès la fin du XIXe siècle auront certainement contribué à l’essor du

sionisme et encouragé la recherche de solutions d’accueil des Juifs dans une nouvelle « terre », étant donné

que leur arrivé dans d’autres lieux où vivaient des Juifs pouvait déjà en soi accroitre les tensions entre eux

et le reste de la société ( les « non-Juifs »). Herzl pensait surtout aux Juifs russes quand il rédigea son

Etat Juif et qu’il  prit la tête du mouvement sioniste, notamment par l’organisation à partir de celui de Bâle en 1997 de congrès.

A partir de 1905, les Protocoles sont publiés et  traduits du russe  en tchèque et en allemand dès 1909. C’est aussi en 1905 la guerre russo-japonaise qui conduit le Japon à monter en puissance, ce qui en fera trente ans plus tard l’allié de l’Allemagne et de l’Italie (Axe)

Mais on ne saurait ignorer la responsabilité de la Russie  tsariste  en 1914 et de l’URSS de Staline en 1939

dans le déclenchement des deux grands  conflits « mondiaux ».

En 1914, c »est le soutien à la Serbie contre l’Autriche Hongrie, à la suite de l’attentat de Sarajevo, qui provoquera une réaction en chaîne

du fait du mécanisme des alliances  En 1917, les Russes renonceront à la poursuite des combats, à la suite de la Révolution d’Octobre qui

renverse le « tsar de toutes les Russies ».

. En 1939, c’est le pacte germano-soviétique et l’invasion de la Pologne  qui en découle qui conduit la France à  déclarer la guerre à l’Allemagne.

On sait ce qu’aura été le stalisnime avec ses goulags et cette Guerre  Froide marquée par la menace nuclaire.  L’Allemagne est divisée en deux.  Le rideau de fer tombe sur l’Europe..

En 1947, l’URSS permet par son vote et celui de ses satellites de faire voter la partition de la Palestine et la création d’un Etat Juif. par résolution de l’Assemblée Générale.

En 1956, les Russes menacent la France et l’angleterre de frappes nucléaires s’ils ne se désengagent pas du Canal de Suez. (expédition à laquelel Israël est partie prenante)  En 1962, Krouchtchev est sur le point de déclencher un affrontement avec les Etats Unis avec la crise de Cuba, où des missiles soviétiques ont été installés.

En 1968, le « printemps de Prague » (Dubcek) est étouffé par les troupes du Pacte de Varsovie.

En 1989,   le « mur de Berlin » tombe et bientôt l’URSS va se décomposer. Mais la Russie ne renonce pas- au  XXIe siècle, à reconstituer son Empire: ce sont les incidents de Géorgie, puis de Crimée reprise à l’Ukraine (2013) sous Poutine.

On peut penser que sans les diverses initiatives de la Russie depui un siècle et plus,  l’Europe n’aurait pas eu à subir toutes les épreuves

que l’on connait.

 

 

 

JHB

03 11  14

 

 

 

 

 

Publié dans Conscience, Culture, ECONOMIE, HISTOIRE, POLITIQUE, prophétisme, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Jean Sendy et sa lecture de la Bible

Posté par nofim le 30 octobre 2014

 

Les extra-terrestres dans l’Histoire de l’Humanité. Autour de  l’oeuvre de Jean Sendy

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons connu Jean Sendy (né en 1910), peu avant sa mort. Il devait normalement intervenir en septembre 1977 au Congrès que j’avais organisé (avec la revue L’autre Monde de Roger Faloci) au FIAP, à Paris mais son décé intervint dans les semaines qui précédérent  (cf La Nouvelle Ere du Verseau. Ed Albatros-Autre Monde  1979) On notera que  Sendy avait publié en 1968  » La lune clé de la Bible » et que 8 ans

plus tard nous avions publié « Clefs pour l’Astrologie ».

L’approche que nou développons actuellement quant aux origines de l’Astrologie nous apparait comme

marquée par l’empreinte de la pensée de Sendy, par ailleurs connu comme traducteur de l’anglais en français

mais aussi spécialisé dans le sous-titrage des films anglo-saxons en français .C’est donc un moment propice pour que nous relisions ses livres qui s’articulent sur le texte de la Genése.

La Lune clef de la Bible, Les temps messianiques, L’ère du verseau, Les cahiers de cours de Moïse. Ces dieux qui firent le ciel et la terre,  Nous autres, gens du Moyen Age (tous réédités dans la collection « J’ai Lu »., dans les années soixante.

La thèse que nous soutenons, en effet, c’est que l’astrologie serait en fait le résultat d’une intervention

d’en haut par des « extra-terrestres » (Sendy parle de cosmonautes appelés Elohim(un pluriel en hébreu)

dans le texte biblique)   qui auraient institué le pouvoir d’une caste dirigeante, obéissant à certains signaux célestes, générant un processus cyclique.

L’astrologie ne serait ainsi nullement le fait d’une Science mais d’une technologie  très avancée, même pour notre époque actuelle. Dans l’Inconscient Collectif de l’Humanité, l’astrologie serait perçue comme la marque et la trace d’une telle intervention colonisatrice, survenue il y a de nombreux millénaires. Sendy parle d’une « colonisation de la Terre par des Anges venus du Ciel »

Nos travaux mettent en évidence cette astrologie

qui n’a pas grand chose à voir avec l’astrologie telle qu’elle se présente de nos jours dans une certaine

littérature.  En fait, cette grille permet à la fois de mieux comprendre et l’astrologie et le Livre de la Génése

(en tête du Pentateuque, les 5 livres (Houmash ). On  notera que Sendy se sert de la  précession des

équinoxes et de sa connaissance ancienne pour y voir la preuve d’une intervention d’en haut.

/ Or, c’est l’existence même de l’astrologie qui vient, selon nous, valider l’oeuvre de Sendy. On notera que les  textes de Sendy encadrent l’arrivée des hommes sur la Lune durant l’Eté 1969 tant et si bien qu’il annonçait que l’on ne tarderait pas à découvrir des éléments  de

confirmation sur la Lune (et qu’on attend toujours, semble-t-il,  plus de 40 ans après)

Les cahiers de cours de Moïse Julliard 1963; J’ai Lu 1970

Les dieux nous sont nés. L’âge ingrat  ed Grasset 1966

La Lune Clef de la Bible (Julliard 1968, J’ai Lu 1969)

Ces dieux qui firent le ciel et la terre  Robert Laffont  1969 J’ai Lu 1979

Nous autres gens du Moyen Age, Julliard 1969

Les temps messianiques  1970 Robert Laffont J’ai Lu 1980

L’ère du Verseau,, fin de l’illusion humaniste,  1970  Robert Laffont,  J’ai Lu  198O

Les temps messianiques  Robert Laffont 1975  J’ai Lu 1980

 

L’astrologie chez Sendy

Dans « Ces dieux qui firent le ciel et la terre », Sendy  traite de l’astrologie à propos du 4e jour. Il y aborde

notamment le phénoméne de la Précession des équinoxes, qui selon lui fut révélé aux hommes bien avant qu’ils aient eu les moyens de le décrire par eux-mêmes. Les ères précessionnelles sont donc un argument

puissant aux yeux de Sendy.  Pour notre part,  la démonstration que l’on tire au regard de l’Histoire de

l’Humanité ne nous séduit pas vraiment d’autant que le symbolisme zodiacal nous apparait comme

relativement tardif.

Dans l’Ere du Verseau, Sendy enfonce le clou. Il y affirme que Moïse  » se servait certainement du

symbolisme zodiacal ». Alors que Sendy est fasciné par une astrologie du cycle lent  – une grande horloge (près de 26000 ans pour que le point vernal revienne à sa « position » sidérale d’origine), notre astrologie s’en tient  modestement à un cycle de 7 ans!

 

Abordons d’autres auteurs sur une ligne assez comparable.

Jean-Marie Durand, dans L’Homme manipulé, Ed Les 3 spirales  2003 se référe à la « haute

technologie » qui aurait permis de faire de l’Homme un être à leur image.

Erich Von Daniken  dans L’Or des dieux. donne  pour sous titre:   Les extra-terrestres parmi nous (en allemand)  Ed R. Laffont  1974

Enfin, Wiktor Stoczkowski  nous propose Des hommes et des dieux et des extraterrestres. Ethnologie

d’une croyance moderne  Ed Flammarion  1999 un discours socio-ethnologique sur les soucoupes

volantes qui  traite plus du phénoméne au présent alors que ce qui nous intéresse,  c’est surtout leur

intervention dans les temps anciens. Mais il est clair que Sendy surfait aussi, dans les années

soixante-soixante-dix  sur l’intérêt que portaient les Ufologistes à la question des autres mondes habités.

En quoi notre démarche se distingue-t-elle de celles des auteurs cités ?  Nous pensons que les

dits « extra-terrestres » ont instauré un pouvoir qui perdure jusqu’à nos jours.  Selon nos travaux, les

principaux leaders de ce monde, tout au long des siècles,  sont reliés de façon très spécifique à certaines

configurations célestes et notre humanité continue à protester contre un tel pouvoir, ce qui expliquerait

la récurrence des révolutions. En s’en prenant à ces « leaders », la « masse »  exprime en fait son rejet

de cette emprise millénaire et perçue comme étrangère. Quelque part, la Shoah serait l »expression

monstrueuse du refus de cette « greffe ».   Sendy ignorait nos travaux qui n’en étaient quand on s’est rencontré

qu’à leurs balbutiements. Toutefois, dès 1976, donc peu avant sa mort, nous avions publié Clefs pour

l’Astroogie (chez Seghers, lié à son éditeur  Robert Laffont) dans lequel nous envisagions déjà une

origine « étrangère » de l’astrologie (extra-terrestres, civilisations disparues etc). Mais nous nous

appuyions alors sur un autre volet de l’astrologie, qui n’était ni la précession des équinoxes (malgré le

Colloque et le collectif que nous avons dirigé en 1977/79) ni le cycle de  Saturne (bien que ce cycle ait déjà

été présenté dans les Clefs mais en rapport avec les équinoxes et les solstices et non avec les 4 étoiles fixe

royales dont Sendy semble tout ignorer). Ce volet qui nous fascinait, à l’époque, en ces années 70 concernait

le dispositif des « maitrises » (cf aussi Mathématiques Divinatoires, Ed Trédaniel, 1983. Préface Jean Charles

Pichon)/ Ce dispositif nous apparaissait alors comme  étant d’un niveau de complexité supérieur à ce

que l’Humanité antique aurait pu élaborer par elle-même. Nous avons renoncé depuis longtemps à un tel

argument, faut-il le préciser. Mais l’on perçoit ce qui nous rapproche de Sendy, à savoir la tentative

de prouver que l’Humanité actuelle a dépendu d’une intervention extérieure et c’est dans ce sens

que Sendy sous-titrait son ‘Ere du Verseau »,  « fin de l’illusion humaniste ». ‘(1970, in Collection  Les Enigmes de l’Univers, Laffont)

Ce qui nous distingue de Sendy, c’est qu’il s’appuie sur le fait que les « humains », les « terrestres » ne

pouvaient connaitre telle ou telle donnée scientifique comme la précession des équinoxes. Nous mêmes

avec notre argument « structuraliste » à propos de la sophistication de la théorie des « domiciles » des

planétes (en anglais rulerships) nous n’en étions pas encore à envisager que l’Humanité elle-même, dans son

mode de fonctionnement ou du moins quant à ses leaders et au processus cyclique qui était le leur,

aurait été le résultat de cette colonisation, du fait d’une bio-technologie très avancée. Cela dit, la Bible

nous apparaissait comme impliquant, en tout état de cause, une telle grille de lecture.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

30 10 14

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, judaîsme, machine, prophétisme, RELIGION, SCIENCE, Technologie | Pas de Commentaire »

La dialectique conjonction/disjonction. Yang/Yin

Posté par nofim le 29 octobre 2014

Astrologie Mondiale. La nécessaire approche dualiste et l’épistémologie de la

cyclologie. .

par  Jacques  Halbronn

 

Les astrologues tombent toujours dans le même piége à savoir qu’ils considérent comme un échec ce qu’ils ne

peuvent expliquer par leur astrologie.  D’où la tendance

à ramifier leur système pour ne jamais être pris au dépourvu.

Faudrait-il  cependant s’en tenir à des configurations visibles à l’oeil nu, c’est à dire à un

bagage dont on pouvait déjà disposer dans l’Antiquité?.  Seuls ceux qui ont appris l’astrologie avec les nouvelles planétes semblent incapables d’envisager une telle éventualité, de par la force de l’habitude.

Entre deux corps célestes, la seule configuration visible est, selon nous, la conjonction. On ne voit pas un

« carré » à moins d’avoir un « compas dans l’oeil ».

On est  là devant un dilemme: doit-on  adhèrer à cette idée de la « disjonction » et ainsi expliquer toutes

sortes d’événements qui échappent à la conjonction stricto sensu ou dois-je m’en tenir à la seule

conjonction et déclarer forfait pour des tas de dates qui se présentent?

Seait-il préférable d’opter pour une approche minimale et restreinte et s’en tenir à ce qui

reléve directement de la conjonction sans entrer dans toutes sortes de dérivations et donc de dérives.

Qu’il y ait un autre monde que celui de la conjonction, certes mais nous préféreons le laissere en dehors de

notre champ de conscience tout en y voyant une sorte de dialectique du masculin et du féminin, du Yang et

du Yin.?

Autrement dit,  cette « disjonction » c’est un peu comme la mort par rapport à la vie.  Nous savons que cela

existe, que c’est la « mort » de la conjonction mais cela se situe bel et bien sur un autre plan.

Donc, on aura compris que l’on sera bien inspiré, épistémologiquement, de s’en tenir au seul créneau de

la conjonction et plus précisément de celle de Saturne avec l’une des 4 étoiles fixes royales, ce qui exclue

notamment la conjonction de deux planétes, chère aux frères Barbault (Armand et André) au lendemain

de la Seconde Guerre Mondiale, et qu’ils avaient baptisée quelque peu abusivement de ‘cycle planétaire ».

Un  autre inconvénient de notre position, c’est que cela se limite à un rendez-vous tous les 7 ans, ce qui

est évidemment assez peu puisque le reste du temps, on se retrouve dans une sorte de purgatoire du

leadership, avec le retour à une « souveraineté » populaire, qui mobilise le plus grand nombre au lieu de laisser

le monopole du pouvoir à un seul homme, doté de super-pouvoirs

Pour illustrer notre propos, nous évoquerons  l’invasion nazie de l’URSS  à la fin juin  1941 dont on nous dit que ce fut  ‘la plus grande invasion de l’histoire militaire de par le nombre de soldats mobilisés et de pertes[. Ce sont près de quatre millions de soldats de l’Axe qui pénètrent en Union soviétique. » (Wikipedia)  Saturne est alors  à 23° du signe du Taureau, soit à l’approche de la conjonction avec l’étoile fixe Aldébaran. Il y a là quelque chose

de gigantesque voire de monstrueux, de hors du commun

(au plein sens du terme) qui caractérise bien le climat conjonctionnel. Faut-il préciser que l’on se

trouve actuellement sous le coup d’une configuration semblable avec Saturne à 23° Scorpion, s’approchant

d’Antarés (9° Sagittaire)?  Mais nous avons déjà connu des phénoménes assez puissants comme l’émergence

de cet « Etat Islamique » au Moyen Orient, d’un nouveau « califat ».  Précisons ausitôt que plusieurs événements

peuvent parfaitement se produire en différents points du globe.

Est-il naîf de penser qu’un tel repli stratégique de l’Astrologie faciliterait son intégration au sein du concert des

« sciences » ayant voix au chapitre.? Car force est de constater qu’actuellement, on n’imagine pas un

astrologue participer à un collége d’experts. Tout au plus le consulterait-on à part. Et l’astrologie du XXe

siècle n’y aura rien changé.

Faut-il focaliser la recherche astrologique autour du phénoméne du déplacement, du

voyage et donc de la rencontre, du rapprochement. Si je ne me bouge pas et si je n’accueille pas celui

qui vient vers moi,  je ne rends pas la rencontre possible. Or, nous avons pu constater depuis déjà

un certain temps, que les conjonctions  (Saturne-étoiles fixes royales) favorisaient  les rencontres mais

qu’elles exigeaient du mouvement. C’est donc ce mouvement qui nous intéresse au premier chef comme

condition nécessaire mais non suffisante de la rencontre, comme  symptome particulièrement visible

des effets de la conjonction.

Nous avons récemment été tentés de valider le travail que

nous avions effectué il y  a 20 ans dans L’Astrologie selon

Saturne. De même André Barbault, après 1989  n’a-t-il pu

résister au plaisir d’une prévision réussie du fait du cycle

Saturne-Neptune (de 36 ans). Mais à y regarder de plus

près, il nous est apparu que c’était un cadeau empoisonné

que cette réussite prévisionnelle pour 1995  se situant

dans une série de rendez-vous ayant lieu tous les 30 ans

environ, à l’approche de Saturne du 0° Bélier.(fin Poissons)

En effet, la « validation » de notre modéle par la prévision

« aboutie » du mouvement social de 1995, un an avant son

échéance,  était-elle si évidente que cela, à y regarder de

plus près? Ne cédions-nous pas, à notre tour, à une certaine

tentation subjective et somme toute anecdotique du récit d’un

succés prévisionnel contingent? Bien pis, est-ce que ces

prétendus résultats  étaient compatibles avec d’autres travaux

conduits entre temps? En effet, la conjonction de Saturne

avec l’une des 4 étoiles fixes royales précédait somme toute

de peu cette échéance de la seconde moitié du signe des

poissons. André Barbault, à partir de 1989 est-il ainsi

réellement parvenu à concilier sa prévision pour cette année

avec des travaux plus tardifs comme l’indice de concentration

planétaire? N’a-t-il pas ainsi régressé par rapport à ses avancées

ultérieures de la quarantaine en raison d’un pronostic effectué

au début de sa trentaine et qui avait le « malheur » de sembler

tomber juste, lui? Il eut fallu beaucoup de courage pour

relativiser la signification structurelle d’un tel succès. Mais

il est vrai que cela venait compenser , tel un baume, la déconvenue, la

déconfiture des années 80 du fait du dit indice.

En vérité, ce « résultat »  de Saturne fin poissons aura fini

par se révéler incompatible avec nos  recherches présentes et

même en menacer la cohérence. S’il est facile de rejeter les

travaux d’autrui, il est plus délicat de procéder ainsi avec les

siens propres, auréolés d’une certaine ancienneté.

A y regarder de plus près, notre série  de  8 dates

échelonnées sur  deux siècles  comportait quelques chainons

fragiles. Prenons le cas de 1848. Certes, ce fut un temps marqué

par des révolutions mais ce fut aussi l’exploit d’un Louis

Napoléon Bonaparte qui se fera élire premier et d’ailleurs

seul président de la Seconde République! N’est-on pas

en ce milieu des Poissons encore dans l’orbe de la conjonction

de Saturne avec l’étoile fixe Fomalhaut? Bien pis, selon notre

modéle actuel, il n’y avait plus aucune raison de se

polariser sur le seul passage de Saturne à la fin des poissons

puisque chacune des 4 étoiles fixes royales était à égalité.Et si

l’on prend le Front Populaire de 1936  ne s’agit-il pas d’un

exploit de la part de Léon Blum? Mais début 1936 c’est aussi

le coup de force de Hitler remilitarisant la Rhénanie (cf les Chemins de la Liberté de J. P. Sartre)

qui laissera  la France lâchée par la Grande Bretagne.

Cela avait été précédé par la reprise de la conscription

allemande en mars 1935 (Saturne étant conjoint à

Fomalhaut)

Même 1965 nous semble bien

être d’abord marqué par l’exploit de François Mitterrand

mettant en ballotage au premier tour De Gaulle à l’instar en

2002 de l’exploit de Jean-Marie Le Pen d’arriver au second tour

de l’élection présidentielle, en phase conjonctionnelle de

Saturne, Jospin étant éliminé au premier tour.  Même 1995  nous apparait comme marqué par

l’exploit d’un Jacques Chirac revenant de loin et éliminant

au premier tour Edouard Balladur, le premier Ministre sortant

et l’emportant devant Jospin, lequel prenait le relais du Président

sotant François Mitterrand.

En relisant l’Astrologie selon Saturne nous percevons des

failles comme ce passage sur 1965 (p 7) :

‘Dans la foulée (de 1965), on trouve Mai  68 avec Saturne en Bélier

(18°) ».  Or, Sature à la moitié du Bélier ne saurait être

assimilé à Saturne   à la moitié des Poissons!

Quant à la fouchette première de 1789, ne peut-on

penser au personnage remarquable de Mirabeau?

Mais alors, nous demandera-t-on:  qu’est ce qui, a contrario

caractériserait la disjonction? Nous dirons qu’elle n’est marquée

par l’émergence d’aucun leader marquant et que c’est avant

tout un mouvement de la base qui est précisément marqué

par le refus d’un leader, qui entend se passer d’une telle

figure, ce qui fait à la fois sa force et sa faiblesse.

En conclusion, nous confirmons la dialectique conjonction-

disjonction, à 45° en gros d’intervalle. Certes, la disjonction

est-elle « invisible » corporellement, à la différence de la

conjonction, un peu comme la nouvelle lune par rapport à

la pleine lune.  Et en ce sens, on rappelera que les événements de

1989 ne sauraient, selon nous, s’expliquer par une conjonction

-comme le voudraiit Barbault et ses  partisans- mais bien par une disjonction.

On nous objectera  qu’il n’y a pas de raison de s’en tenir à la seule planéte Saturne.  Mais un tel discours

est inflationiste. Qui ne voit que la multiplication des « conjonctions » serait du plus mauvais effet? Certes,

mais, continuera-t-on à nous objecter: pourquoi pas les autres planétes? Il est clair que rien ne vient

justifier le choix de Saturne d’un point de vue purement astronomique. Mais l’astrologie n’est pas

l’astronomie même si elle lui emprunte. L’astrologie reléve plus de la science politique ou juridique (et donc

du religieux) que de la science  « dure ». Nous ne disons pas que les astres agissent sur nous de leur propre

fait- si ce n’est à une échelle infinitésimale- mais que les sociétés anciennes ont décidé de conférer à certaines

configurations valeur de signal, sur une base purement visuelle.

Notre propos rejoint peu ou prou celui de Freud quand il traite de la dialectique du pénis et du phallus en ce sens

que la conjonction correspondrait au stade phallique (érection)  et la disjonction au retour au pénis, de par sa contraction. (cf Marie Françoise  Laval- Hygonenq « Envie du pénis et/ou intégration phallique », in

Clés pour le féminin   Femme , mère, amante et fille,   dir  Jacqueline  Schaeffer, et al, Paris, PUF, 1999, pp 169 et seq). On dira que tous les 7 ans, quelque part, le masculin reprend et réaffirme son pouvoir par le biais de la dite conjonction, ce qui déclenche un nouveau cycle.  A l’opposé, il semble que Jung ait en quelque sorte nié la dualité ou plutôt l’ait limité à une altérité intérieure, notamment autour de l’animus et de l’anima.

Ce rendez vous  qui se tient tous les sept ans peut être interprété à la lumière de la dialectique

Pluton/Hadés versus Cérés/Démeter.   La conjonction serait plutonienne (aucun rapport avec la planéte

de ce nom) et la « disjonction » qui en est le contrepoint et le contrecoup serait cérésienne (cf l’histoire

de Proserpine/Perséphone/Coré). Tous les 7 ans, les « gardiens » que sont les « leaders » et qui sont en

fait les « juges » (cf l’Ancien Testament) interviennent pour que justice soit faite, que les confrontations

entre les protagonistes aient lieu car ils ont le bras long- ce qui implique la faculté de se déplacer pour

qu’il n’y ait pas impunité. En ce sens la conjonction nous apparait comme la fin d’un cycle, comme l’heure

du Jugement par rapport à ce qui s »est accompli et joué depuis la précédente conjonction. Il y a dans

la conjonction une connotation liée à l’Aigle qui fonce sur sa proie, en partant de loin, auquel rien

n’échappe, n’est hors de sa portée. Il y a  ici un paralléle étrange entre le monde d’en haut (le Ciel) et le monde souterrain, ce qui invite à une nouvelle lecture de la Table d’Emeraude.

Toute l’astrologie se résumerait en  fait à ce dispositif d »une « semaine » de 7 années mis en place depuis

des millénaires par des Elohim (cf notre étude sur Jean Sendy).
Contrairement à ce qu’affirment tant d’astrologues, l’astrologie n’est pas le fait d’observations mais d’une

construction exigeant une très haute technologie et donc une intervention extérieure  à notre planéte, la Terre. Le pouvoir de ces Elohim serait relayé par ces « gardiens »  – les « anges » (messagers, missionnés) - qui réaffirment leur pouvoir et leur mission tous les sept ans.  L’ouvrage de Jean-Marie Durand , probablement inspiré peu ou prou par Sendy(L’homme manipulé. Ed Les 3 spirales 2003) parle de « manipulations génétiques » (p. 8) « Qui a écrit la Genése? demandet-il. « Et comment les auteurs ont-ils pu faire une narration aussi précise puisqu’ils n’étaient pas là? »

 

JHB

02  11 14

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, Culture, divination, HISTOIRE, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SCIENCE, symbolisme | Pas de Commentaire »

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