Repenser l’Histoire des femmes et du couple.

Posté par nofim le 24 octobre 2014

La place des femmes dans l’Histoire. Pour une approche quantitative. La sérendipité du couple.

 

par Jacques  Halbronn

 

 

La question de la place des femmes dans l’Histoire, au sens global du terme par delà l’aspect proprement politique, s’est heurtée à un

certain nombre d’obstacles  (épistémologiques) du fait que l’on aura voulu instaurer une sorte de symétrie, de calque, ce qui n’a pas lieu d’être. Nous voudrions insister ici, en effet, sur la nécessité d’un traitement quantatitatif plutôt que qualitatif du sujet. (cf  Les femmes

dans les sciences de l’homme (XIXe-XXe siècles)  Inspiratrices, collaboratrices ou créatrices?  Dir. Jacqueline Carroy, Nicole Edelman etc  Ed Seli-Arslan  2005, La place des femmes dans l’Histoire. Une histoire mixte  dir  Geneviève  Dermenjian etc ,  Ed Belin  2010)

Nous partirons d’une grille bien spécifique à savoir que les femmes agissent avant tout dans l’Histoire non pas individuellement mais

collectivement, ce qui conduit à une approche, une méthodologie,  nécessairement très différentes de l’Histoire des Femmes par rapport à celle des Hommes.

Il importe avant toute chose de souligner l’importance du processus de consommation dans le fonctionnement des sociétés. Tel produit se vendra largement et tel autre guère et il en est de même qu »‘il s’agisse d’électroménager, de littérature,  de beauté etc.  C’est le nombre qui fait qu’un produit « marchera  » ou pas. Le produit ainsi « élu » et en ce sens  isolé  sera paradoxalement  déterminé par le nombre, comme c’est aussi le cas de ce produit un peu particulier qu’est un candidat à une élection. Le un trouve sa légitimité de par le

nombre, de par l’onction du collectif, du consensus.

Dire que les femmes sont amenées et appelées à jouer un rôle majeur dans une telle dynamique élective nous semble devoir se placer

au coeur de toute Histoire des femmes. Mais cela ne va pas  sans certaines contradictions du fait que les femmes veulent le beurre et

l’argent du beurre, en affirmant avoir le « droit » de se situer des deux côtés de la barrière, tant du côté des électeurs que des  (heureux) élus.

Autrement dit, une femme qui tente de se placer  dans une posture  « solitaire » nous pose probléme. Encore ne faut-il pas  se payer de mots. Quand on parle de « création », qu’est-ce à dire? On peut imaginer des centaines de femmes qui « créent »  à l’instigation de tel ou

tel « maitre ». Pour nous, le véritable créateur est celui qui fait école, ce qui implique un décalage diachronique. Il doit se présenter en

premier, chronologiquement. On ne saurait en aucun cas ignorer ici le facteur Temps, le « chrono ». En aval du  temps du créateur, on

trouvera- dans un deuxiéme temps,  un grand nombre de « disciples » et on retrouve bien la dialectique de l’un et du pluriel. On retrouve donc ici le nombre et il importe peu que dans un cas l’on ait des « consommatrices », des « électrices » ou des « imitatrices ». Dans tous les cas de figure, l’on est en mesure de percevoir un processus de convergence, comme pour une aimantation. L’observateur  honnête ne

saurait s’y tromper. Autrement dit,  si les femmes convergent vers tel ou tel personnage, on peut certes soutenir que ce sont elles

qui signalent et entérinent son existence mais il s’agit, en tout état de cause, bel et bien, d’un phénoméne de fascination collective, dans tous les cas de figure, des plus  basiques aux plus  sophistiqués. En ce sens, on dira que les femmes « suivent », « poursuivent » un homme

et que ce qui importe ce n’est pas l’action de telle ou telle femme mais bien celui d’un grand nombre de femmes. La femme n’existerait

historiquement que collectivement et c’est d’ailleurs, paradoxalement, pour cela qu’elle revendique son individualité qui nous apparait, pour parler comme Freud, comme un « manque », une « absence » dont  la femme  ne cesse d’être en quéte. Ce « moi » introuvable et qui nous fait penser à cet oeil que les Gorgones devaients se partager.  » Eschyle  écrit  en effet  qu’elles n’avaient qu’un seul œil et une seule dent à elles trois.   Rappelons que c’est Persée qui les vainquit en tranchant  la tête de Méduse, l’une des Gorgones. En ce sens, on pourrait qualifier de Persée  ceux qui s’en prennent aux femmes lesquelles ne sont jamais plus redoutables que lorsqu’elles sont en nombre et qu’elles sont soudées.

Ce qui contribue à « souder » (en  faire l’unité à partir du pluriel » et en ce sens, l’on dire que grammaticalement, les  femmes correspondent au pluriel et les hommes au singulier), c »est le fait de dire la même chose, de tenir les mêmes propos, grâce notamment au  texte que l’on recopie et que plus tard l’on imprimera ou photocopiera. Face à ce « front » commun, les hommes avancent souvent en

ordre dispersé, vu qu’ils n’ont guère de goût pour se copier, se plagier les uns les autres. C’est leur talon d’Achille!

Les femmes savent que par leur aptitude à converger, elles détiennent les clefs du succés des hommes, qu’elles « font  » (et défont))  les rois, et les sondages d’opinion, l’audimat ne peuvent que renforcer ce pouvoir de la rumeur. .

Nous avons pu noter que dans bien des milieux,  le poids économique des femmes était considérable du fait du nombre d’inscrits, de clients. L’Union fait leur force mais cette union n’est pas forcément consciente. Elle s’observe de facto quand on « photographie » la composition d’une « salle », d’un « public ». Sans les femmes, bien des rencontres ne seraient pas viables  et ne sauraient être qualifiées de

« succés ». On entend ainsi des organisateurs se pavaner parce qu’ils ont su rassembler 500 personnes dont 90% sont des femmes. La réussite sociale passerait donc par les femmes.

On est donc fort surpris d’entendre  les femmes se plaindre de ce que l’on dresse des obstacles pour les empêcher d’atteindre  les sommets de la reconnaissance (comme le Prix Nobel, la médaille Field). C’est qu’il semble bien qu’une femme ne soit pas en mesure de mobiliser les foules, au sens où nous l’avons entendu plus haut.  On rappellera qu’en électricité, il y a des prises dites mâles et d’autres femelles. Autrement dit, la dualité nous apparait comme une nécessité, ce qui rend absurde l’idée même de vouloir y

mettre fin.

Que serait-ce donc qu’une Histoire des Femmes? Cela se rapproche assez d’une certaine « Nouvelle Histoire », faisant appel aux sciences sociales, aux statistiques.  (Ecole des Annales). Cette idée d’une conscience féminine collective n’est peut être pas si facile à assumer pour les femmes elles-mêmes. En fait, nous dirons que les hommes partent de l’individuel pour aller vers le collectif et que les femmes partent du collectif pour parvenir à affirmer leur individualité, en s’efforçant de montrer à quel point elles différent toutes les unes des autres, par tel ou tel détail, ce qui conduit à des discussions byzantines sur la   » valeur ajoutée » de telle  femme à l’oeuvre de tel ou tel homme, ne serait-ce que par le biais de l’interprétion d’une même oeuvre musicale ou d’un même texte.

Si l’on examine le contenu des « histtoires de femmes », il est question de ce qu’ont fait les femmes  à telle ou telle époque, sous telle ou telle latitude mais rarement dans une perspective de complémentarité. On a l’impression que l’on veut avant tout nous raconter comment

les femmes ont « empiété », avec plus ou moins de bonheur,  sur le territoire des hommes.

Pour notre part, nous serions assez proches de Marx quand il souligne – ce qui n’a pas forcément été signalé comme il se devait- à quel  point les femmes sont vouées à  s’affirmer au sein du prolétariat et notamment du fait du progrès de l’industrie, c’est à dire des techniques.

Ce que Marx appelle -avec Engels- la Lutte des Classes ne serait-ce  pas  une « guerre »  des Sexes?  Quelque part, le progrès technique aura ouvert une porte aux femmes tant et si bien qu’il est bien difficile de dissocier la condition des femmes de celle des « machines », de la division du travail  qui permet à tout un ensemble de ne faire qu’un au final. Les femmes sont en effet dans une problématique unitaire

transcendant la pluralité par le biais d’un appareillage commun et partagé.(cf notre ouvrage en ligne aux Editions Eric Le Nouvel)

Hommes et femmes ne vivent pas dans des mondes séparés ou paralléles comme cela semble parfois ressortir de la lecture de telles « histoires ». L’histoire des femmes ne se réduit pas à celle de leurs « conquétes », à la façon dont elles « sortent » de leur « condition »! (cf  Jean-Paul Rouc. La femme dans l’Histoir et les mythes, Paris, Fayard,  2004). Chaque « genre » a besoin de l’autre pour exister. Les femmes ne peuvent paradoxalement se réunir que grâce aux hommes, à leurs oeuvres – qu’ils soient morts ou vivants. Les hommes ont besoin des femmes pour se départager comme les spermatozoïdes par rapport à l’ovule. Il est notamment essentiel que les femmes soient concernées

par l’ici et maintenant et ne s’accrochent pas à des hommes du passé, comme c’est trop souvent le cas, dans tant de domaines, et notamment dans le culturel.

Nous avons déjà dénoncé  un tel syndrome: les femmes préférent reconnaitre le génie des hommes d’hier et nier celui des hommes qui sont leurs contemporains.  Tout se passe comme si les femmes pariaient sur une sorte de décadence qui nous rendraient tous égaux, hommes et femmes,  pouvant enfin communier dans la « culture » d’un glorieux passé qu’elles seraient particulièrement douées pour

réactiver et  faire revivre par de nouvelles interprétations et traductions. Le culte de Jésus (christianisme)  nous apparait comme faisant plus sens pour les femmes que pour les hommes puisque c’est un homme qui est l’objet d’adoration. En ce sens, les femmes ont bel et bien

un culte des « grands hommes »  du passé  et cela explique pourquoi en dépit de ces « histoires des femmes », la culture des femmes au XXIe siècle est  avant tout articulée sur les oeuvres d’hommes et non pas de femmes., que ce soit dans le domaine de la philosophie, de la musique, de la peinture, de l’économie, de la politique.

Il est au demeurant fâcheux que les femmes d’aujourd’hui

reprennent à leur compte d’anciens consensus au lieu  d’en constituer de nouveaux.

En quelque sorte, notre époque actuelle serait une sorte de noman’s land et ce n’est qu’à ce prix, qu’hommes et femmes pourraient coexister, du fait d’une sorte de castration; d’asséchement,  du génie humain qui ne serait plus qu’un « has been », l’homme ne servant plus qu’à aider à la procréation, du moins jusqu’à nouvel ordre!

Marx avait recommandé les « communautés » de femmes (Manifeste, 1848) et ne semble pas avoir beaucoup cru au couple.

En vérité, le couple ne serait-il pas  une institution qui péche du fait même que l’on est dans un rapport d’un à un alors que l’on devrait être dans un rapport de l’un au multiple?.  Selon une formulation qui peut choquer, nous  avons le cas des femmes avant la ménopause et après. Avant,  il faut peu d’hommes pour féconder beaucoup de femmes (polygamie) et après, il faut peu de femmes pour satisfaire  sexuellement beaucoup d’hommes (polyandrie). Le couple donne une image déformante du rapport hommes-femmes dans la mesure où la procréation si elle exige un rapprochement ponctuel entre les deux sexes n’implique pas pour autant une quelconque exclusivité ad aeternam .  Le couple pose probléme en ce qu’il place chaque homme sur un piédestal, ce qui contribue à discréditer l’idée même de

« supériorité » des hommes. Un homme seul face à une femme seule serait ainsi  une impropriété. En effet,  les seuls hommes qui nous intéressent ici, sont ceux qui sont en mesure de rassembler. Le couple ne serait-il  alors qu’un lot de consolation pour les hommes laissés pour compte.? Or,  si l’on observe le phénoméne du couple sous l’angle de la créativité et de la sérendipité,  il apparait tout au contraire que la construction du couple satisfait un besoin de création et pas seulement de procréation.  Former un couple – dans tous les sens du terme- c’est générer quelque chose qui aurait fort bien pu ne pas exister, qui relévé plus du hasard que de la nécessité et l’on peut dire que

la créativité de la plus grande partie des hommes se manifeste dans cette élaboration du couple et en sa « maintenance », son « maintien ».

On ne sera donc pas surpris de voir des esprits très créatifs rester fidéles à l’idée de couple . On pense au couple emblématique  formé par Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. La multiplication des ruptures, des divorces s’expliquerait selon nous par le fléchissement sinon le déclin du sens de la sérendipité laquelle nous parait au coeur de l’évolution humaine en ce qu »elle est un garant de biodiversité. Le couple, on l’a montré,  n’est pas « naturel » mais « culturel », il reléve de la « seconde nature »,  d’une démarche que l’on peut qualifier d’artistique. Nous nous opposons à ceux qui veulent expliquer l’humanité par le seul fait de son environnement terrestre et/ou cosmique alors qu’il est évident que les hommes ont  fait des choix, ont « sélectionné » parmi les « compossibles » de façon arbitraire et ce faisant ils ont en quelque sorte enrichi le réel. D’aucuns prennent un malin plaisir à  ne pas prendre ce que les hommes instaurent au sérieux au regard et au prisme des sciences « dures » mais pour nous, Humanité,  ce que nous établissons, constituons (constitution, contrat)  mérite bel et bien le statut de ‘réalité ». On peut dire qu’il y a  de la « magie » dans le couple, au sens traditionnel du terme, voire du « miracle ». L’Homme est certes issu de la « Nature » à son origine mais il s’est surtout construit contre elle, en l’instrumentalisant, c’est à dire à la percevant à sa guise, comme bon lui semblait. Il ne faudrait pas au nom d’un certain scientisme minimiser cette faculté de créativité sociale qui est en résonance avec l’idée de novation, de transmutation (de mutation). On se demandera si le couple, in finé, en tant qu’oeuvre à accomplir, à ériger, ne fait pas plus sens pour l’homme que pour la femme et l’on rappellera que la majorité des demanndes de divorces émane des femmes comme si, quelque part, elles avaient conscience  que l’idée même de couple était déjà en soi une victoire masculine,

une satisfaction de l’orgueil prométhéen  du mâle.  En ce sens, rejeter le couple, le « nous », ne s’apparenterait-ce point à une forme de castration (rupture, coupure)? Quelque part,  la sérendipité reléve de la force de la croyance. Ce que les hommes croient, décident de croire,  finirait par exister bel et bien.  Porter atteinte au couple apparaitrait alors comme une  blessure narcissique qui met en branle

toute la dynamique créatrice de la personne et en cela  notre rapport au couple  constituerait un enjeu majeur pour la confiance que nous pouvons développer en nous-mêmes, en notre « pouvoir » sur le monde.

 

Bibliographie

Pascal Duret Le couple face au temps,  Paris, Armand Colin 2007

Jean-Claude Kaufmann  Sociologie du couple. Que Sais- je?  PUF 1993

Tony Anatrella,  Epoux, heureux époux. Essai sur le lien conjugal. Paris, Flamamarion, 2004

Hubert Jaoui,  Laura Bulleri,  J’aime mon couple et je le soigne. Amour, sexe et créativité.  Paris, Dunod, 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

25 10 14

 

 

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Réincarnation et mémoire akashique. De la divination.

Posté par nofim le 23 octobre 2014

Prédiction et  Réminiscence. La consultation des annales  dites akashiques.

 

par  Jacques  Halbronn

 

L’acte de prédire quand il s’applique aux humains n’aurait-il point pour corollaire la croyance en la réincarnation ou encore à des vies

antérieures.  Il n’y aurait donc pas lieu de s’étonner que depuis 30 ans en France- et bien plus ailleurs- on parle d’une astrologie

« karmique » ( Dorothée Koechlin de Bizemont fut une pionnière dans ce domaine, ed R. Laffont)

Au dernier chapitre de la République Platon  introdui le « mythe d’Er » ( Bruno Jay  & Divine Lulu,  Ce que vit Er quand ses yeux se fermèrent, d’après l’oeuvre de Platon,  Ed. Eveil &  Découvertes,  2012;  Jean-Marie Détré. La réincarnation et l’Occident de Platon à

Origéne, tome I, Ed Triades, 2005)

Selon nous,  nous choisissons de nous incarner à partir des archives akashiques, c’est à dire au vu de vies ayant déjà été vécues et que

nous nous déterminons à revivre, sans en changer le déroulement mais  en en renouvelant nécessairement le ressenti, la conscience.  En même temps, une fois « renés », nous oublions le dit  récit (en buvant trop de    l’eau du fleuve  Léthé) si ce n’est que nous pouvons le reconsulter, selon nous, par le truchement de médiums.

Nous pensons donc que l’on ne peut  prévoir dans le détail  que ce qui a déjà eu lieu et dont le souvenir est stocké dans des « annales ». C’est aini que nous mêmes avont pu consulter des  « archives »   en pratiquant ce que nous avons appelé l’entretien médiumnique ( on en

trouvera des vidéos sur notre chaîne « Jacques Halbronn Astrologie ». Il serait donc posssiblen au cours d’une  incarnation. de prendre connaissance de cette « vie » que nous avons choisie  Mais nous pouvons aussi en avoir, par nous mêmes,  quelque « intuition », un sentiment de « ‘déjà vu » ou la conviction que notre histoire est liée à celle de telle ou telle personne quand nous la rencontrons. On peut être tenté d’aller consulter un « voyant » pour s’en assurer.

On n’est point là, faut-il le préciser, dans le domaine de l’astrologie, du moins telle que nous la concevons et qui ne peut prévoir que par

catégories de personnes et non individuellement.

Les diverses formes de divination seraient  liées à cette envie de s’informer sur l’histoire que nous aurions nous-mêmes choisie et qui

aurait été déjà vécue et enregistrée.

Mais comment s’organise dans ce cas notre vie sociale si nous sommes chacun dans notre petite « sphère » personnelle? Il n’est pas impossible qu’il y ait autant de « mondes » que de personnes qui seraient le « centre » de chacun de ces dits mondes.

Autrement dit,  même si l’idée de réincarnation ou de vie antérieure a pu être refoulée,  son corollaire, la prédiction,  se sera maintenu

jusqu »à nos jours. Or, selon nous, l’un ne va point sans l’autre. Ce qui montre bien au demeurant que le passé ne peut être  refoulé mais

continue à nous marquer.

La notion de réminiscence,  mise en avant par Socrate (cf Détré, op. c it;  pp. 67  et seq) ,  rejoint peu ou prou les notions de subconscient voire  d’Inconscient, de « culture  subconsciente » selon notre formule.

Cela dit, reste le « mystère » de ces ‘annales akashiques. On  trouve cette notion dans   Isis dévoilée, ouvrage  publié à New York en 1877, le premier ouvrage écrit par  Helena Blavatsky  » (cf   article  Wikipedia sur Annales Akashiques) .  On  y cite un fragment des oracles chaldaïques :

« Les oracles affirment que l’impression des pensées, des caractères, des hommes, et autres visions divines apparaissent dans l’éther. Les choses qui n’ont point de forme en prennent une et y sont figurées. ». Elle poursuit : « C’est sur les indestructibles tablettes de la lumière astrale qu’est imprimée la représentation de chaque pensée que nous formons ; de chaque acte que nous accomplissonsé

 

 

 

 

 

 

 

JHB

23 10  14

Publié dans ASTROLOGIE, divination, HISTOIRE, POLITIQUE, prophétisme, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

Islam et antijudaïsme chrétien

Posté par nofim le 16 octobre 2014

La judéophobie  et l’Islam, au début du XXIe siècle.

La solution méditerranéenne.

par  Jacques  Halbronn

 

Au milieu du XIXe siècle, il a été mis en avant le propos des Juifs sur les Chrértiens tels qu’on

pouvait les relever dans la littérature talmudique, ce qui aboutira à la rédaction des Protocoles des Sages

de Sion, au tournant du XXe siècle, en, laisssant entendre que lorsque les Juifs « modernes » se réunissent,ils

« complotent » toujours et encore contre les Chrétiens, dans leurs « assemblées », qu’il s’agisse de celles

des Consistoires institués sous Napoléon que dans les Congrès Juifs qui se tiennent à partir de 1897 sous

l’égide du mouvement sioniste.

On trouve ainsi sur « 1000 citations sur les juifs » sur le site de Radio Islam

un passage comme celui-ci:

« Qui est de Dieu entend la prophétie de Dieu. C’est pourquoi vous (les Juifs) ne l’entendez pas. Vous n’êtes pas de Dieu!  » . (Jésus aux juifs, Évangile de Jean) »

On devine aisément ici l’intention qui est d’instrumentaliser certaines paroles de Jésus pour nourrir

un antijudaïsme – qui littéralement ne saurait être un « antisémtisme »- voire un antisionisme. On n’est pas

loin ici de la stratégie de l’anti-talmudisme du milieu du XIXe siècle (cf notre ouvrage  Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat 2002). Mais cette fois on fait parler  Jésus

à propos des Juifs et non plus les Juifs sur les Chrétiens.  Rappelons que par ailleurs, certains

Islamistes ne se privent pas de se servir des dits Protocoles des Sages de Sion

C’est en tout cas  une façon de  préciser en citant des passages de l’Evangile hostiles aux Juifs

que   »ce n’est pas nous qui le disons ». (cf Philippe Simonnot. Enquéte sur l’Antisémitisme,  ed  Michallon,  2010, pp. 159 et seq). On pourrait même citer des propos des prophétes juifs pas toujours aménes envers les Juifs. En fait on voit bien ici qu’il s’agit de conflits et de dissensions au sein du monde juif.

Il est clair que cette conflictualité se propage en France (cf  Victor Malka. Avons-nous assez divagué.. Lettre à mes amis musulmans, Paris, Albin Michel, 2006) et que les Juifs originaires du Maghreb finissent par  y

retrouver les mêmes situations face à une présence musulmane forte dans l’hexagone et qui s’exacerbe

chaque fois qu’Israël est en cause. Le communautarisme ici semble impossible à éviter ou à évacuer et elle

est notamment le fait du colonialisme français au Maghreb qui aura « importé » les deux communautés

juive et musulmane en métropole, en une sorte de néocolonialisme du fait même de la décolonisation.

Une telle évolution était tout à fait prévisible.  En favorisant l’immigration arabo-musulmane francophone en France, dans le contexte  conflictuel propre au Proche Orient ( collusion du Maghreb et du Mashrek,

de l’Ouest et de l’Est du monde arabe, du Maroc à la Syrie), on s’engageait dans une crise à venir qui ne pourrait qu’ébranler à terme la société française et déstabiliser notamment la présence juive en son sein.

On peut aussi penser que la politique israélienne s’est révélée irresponsable en ignorant les effets de

certains agissements sur la condition juive en France, pays particulièrement vulnérable de par ses liens

historiques avec le monde arabe. Mais dans ce cas, l’on peut raisonnablement se demander s’il ne s’agit pas là de la part d’Israël d’une stratégie délibérée visant à encourager l’Alya, la « montée » de la « diaspora »

juive vers Israël.

Nous avons dit dans de précédents textes qu’il nous semblait souhaitable d’intégrer Israél au sein

de l’Union Européenne. Nous avons aussi  développé un modéle historique présentant les Juifs comme

une tête de pont européenne en « Asie Mineure », ce qui aura conduit à leur différenciation. Nous avons également souligné le fait que  selon l’exogamie, les femmes sont plus faciles à intégrer que les hommes, dans un processus d’immigration. Force est de constater en effet que la communauté arabo-musulmane

a fait preuve d’une résistance certaine au regard de l’intégration et de l’assimilation, ne serait-ce que par

le refus quasi systématique d’adopter des prénoms « locaux » pour leurs enfants et en faisant un enjeu

religieux, ce que les Juifs de France n’ont pas fait, ce qui leur était d’autant plus aisé que l’Europe reste marquée par une civilisation dite judéo-chrétienne.   Le seul domaine qui ne fasse pas probléme est

linguistique, c’est celui de la francophonie laquelle constitue un ciment fondamental pour la société

française, la langue apparaissant comme le vecteur par excellence de la laïcité. On notera d’ailleurs que la

plupart des Juifs ignorent l’hébreu parlé à la différence des arabo-musulmans. Le terme de diaspora en ce

sens est anachronique quant aux Juifs, alors qu’il est bien plus patent pour les arabo-musulmans, ce qui

exclut un quelconque parallélisme ou analogisme.

En conclusion, le noeud du probléme se situe doublement au Proche Orient et interpelle l’historien. C’est par la recherche historique que l’on pourra avancer dans la « solution » du probléme judéo-arabe tant en

France qu’en Israel/Palestine.

On en revient à la colonisation  européenne de l’Afrique et de l’Asie Mineure et à ses conséquences et

implications qui perdurent non seulement sur des siècles mais probablement sur des millénaires. Nous n’avons pas d’autre choix en Europe et singulièrement en France  que d’assumer un tel passé colonial.  La

confrontation entre Juifs et Arabes est probablement bien antérieure à l’émergence du « judaïsme » et de l’Islam. On ne peut comprendre le fait juif sans remonter très loin dans le temps de par l’établissement

de ce que nous avons appelé plus haut une « tête de pont ». Les juifs, en dépit de la langue hébraïque, appartienennt assurément au monde européen. On se demandera si la moins mauvaise solution ne serait

pas dans le cadre de l’Union Européenne de faciliter les flux de population  au sein d’une Union Européenne

élargie à la Turquie et à Israël voire au Liban avec l’héritage des  Croisades en maintenant Jérusalem au

coeur du dispositif.  Un tel flux conduirait à faciliter singulièrement la circulation et l’installation des

Israéliens en Europe. On peut en ce sens englober au sein de l’Union Européenne un Etat Palestinien qui

ferait pendant à la présence arabe dans l’Union Européenne.  Et pourquoi à terme ne pas englober au sein

de la dite Union Européenne tout le pourtour méditerrannéeen dans son intégralité en favorisant à terme

le retour éventuel  des immigrants maghrébins dans leurs .La

Méditteranée est de toute façon vouée à retrouver son unité

géopolitique (Mare Nostrum)

JHB

14  10 14.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le prophétisme au XIXe siècle. Nouveaux aperçus.

Posté par nofim le 16 octobre 2014

La collusion entre le politique et le prophétique  dans la France du  XIXe siècle

(Abbé Grégoire, Marx, Blanqui,  Herzl)

par  Jacques  Halbronn

En 1999, nous avions soutenu une thèse d’Etat -¨(Paris X  Ouest) sur le thème « Le texte prophétique en France. Formation et fortune » (Ed du Septentrion) qui donna lieu à plusieurs ouvrages entre 2002 et 2013, notamment en 2002  les deux volumes de Prophetica Judaica (Ed Ramkat), en 2005 Papes et Prophéties. Décodage et Influences.  (Ed Axiome) et dans la Revue Française d’Histoire du Livre (2011 et 2012) pour ne parler que des éditions « papier » sans oublier notre post-doctorat de 2007 sur  Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle (EPHE  Ve section)

Nos récentes recherches nous conduisent à compléter le travail que nous avions notamment effectué sur le XIXe siècle. On abordera notamment les événements de 1839-1840 autour de la Prophétie d’Orval et  les rapprochements entre le Manifeste du Parti Communiste et l’Etat Juif de Theodor Herzl. Mais on s’intéressera également à l’Abbé Grégoire (1750-1831)  et à son Histoire des Sectes Religieuses (1814))  que nous avions négligée il y a 15 ans.

I  Le prophétisme de l’Abbé Grégoire

On  sait le rôle qu’Henri Grégoire joua dans l’attention qui fut accordée aux Juifs sous la Révolution et sous l’Empire. (cf Essai sur la régénération physique, morale et politique des Juifs. Préface de Robert

Badinter, Ed Stock, 1988)

Il importe de resituer la démarche de l’abbé dans la mouvance d’un certain messianisme/sionisme  chrétien, probablement plus protestant d’ailleurs que catholique. -cf  Caroline et Paul Chopelin. L’obscurantisme et les Lumières. Itinéraire de l’abbé Grégoire, évéque révolutionnaire. Ed Véndemiaire 2013). En effet, les Protestants du fait de leur refus d’une Eglise constituée échappent ainsi peu ou prou à l’imagerie d’un « Nouvel Israël » dont la dite Eglise de Rome serait  la manifestation. A partir du XVIIe siècle, il est question d’un « retour » des Juifs, mais pas nécessairement en Palestine mais dans les pays dont ils avaient été exclus, à commencer par l’Angleterre, sous Cromwell au milieu du dit siècle.

L’Abbé Grégoire grand lecteur des ouvrages millénaristes,(cf  « Les nouveaux millénaires oi chiliastes ou Joachimistes; Histoire des sectes religieuses, op. cit,  tome I,   pp. 181 et seq)  n’échappa point à  une certaine idée de la fin des temps.(cf « la République et le Messianisme: controverse sur l’émancipation des Juifs » in L’obscurantisme et les Lumières, op. cit., pp. 97 et seq)

On assiste là à un double discours qui va du XVIIe siècle

au début du XXe siècle: d’une part  intégrer  ou réintégrer les

Juifs au sein des nations (Grande Bretagne, France, Allemagne)

éventuelleement au prix d’une conversion sinon au christianisme

(chez le père de Marx) du moins aux valeurs de la laïcité et

d’autre part le projet de les rassembler en Palestine (ou ailleurs,

en Roumanie,  en Algèrie, en Argentine, en Ouganda, à

Mafagascar  etc) et donc de les exfiltrer de l’Europe Occidentale

vers des confins souvent liés historiquement à l’empire Ottoman.

Dans ce second cas, les juifs ne seraient plus marginaux au

sein d’une société chrétienne dominante mais le seraient

géographiquement comme c’est précisément le cas

actuellement pour l’Etat d’Israël (ONU)  et précédemment pour le

Foyer Juif en Palestine (Société des Nations).  On notera

que les Britanniques prendront le pas sur les Français en

obtenant le mandat de la SDN pour tel établissement d’uu

« Jewish Home ». (Déclaration Balfour 1917)

On peut penser que la Révolution, en quelque sorte,

va compenser avec un décalage d’un

siècle la révocation de l’Edit de Nantes (1685) qui avait

abouti à une émigration huguenote. La France qui s’était

alors apauvrie de ses sources vives va dès lors bénéficier

de l’apport  juif, en une sorte d’effet de basculement, de l’Ouest

vers l’Est et de l’Est vers l’Ouest.

 

II Le prophétisme orvalien

Les années 1839-1840 vont perturber la Monarchie de Juillet au moment même où l’on célébre les événements de 1830 en érigeant la Colonne de la Bastille.(on lira dans notre thèse d’Etat les

développements consacrés au texte de la prophétie d’Orval

(ch XX L’activisme prophétique sous la Monarchie de Juillet,

in Tome II, cf Collin de Plancy  « La  fin des temps confirmée

par des prophéties authentiques nouvellement recueillies », Paris, Plon, 1871)

En 1839, un mouvement populaire est sévérement réprimé alors même que parait une « prophétie d’Orval », annonçant des changements majeurs. Peut-on voir un lien quelconque entre ces deux  événements qui semblent obéir à des inspirations fort différentes puisque la prophétie d’Orval semble vouloir

promouvoir la cause légitimiste. Mais rappelons que l’insurrection

légitimiste eut lieu le 3 juin 1832 (cf les Misérables de Victor Hugo)

.Quant à  Louis  Napoléon Bonaparte il  débarquera à Boulogne/mer (il

est interné au fort de Ham) en cette même période

particulièrement troublée que sont les années 1839-1840, qui

voit notamment le retour de la dépouille de Napoléon à Paris.

. Rappelons que  le socialisme tend à devenir prophétique voire messsianique  en ce qu’il annonce des temps nouveaux.

Dans le Journal des villes et des campagnes de 1839 , cohabitent  des textes qui appartiennent à ces différents domaines. Ainsi  le 22 juin 1839 un  «  Curieux document pour servir à l’histoire de notre temps… [ : prophétie imprimée en 1544 et trouvée pendant la révolution dans l’ancienne abbaye d’Orval Rennes : Mme de Caila, née Frout, [1839]  » qui sera repris in Prophétie dite d’Orval, extrait de la Gazette de Flandre et d’Artois  (cf recueil factice  BNF Rp  2391 et 2392, Gallica  Numm 5672505)

Rappelons donc ce qui sera le fait de la Société des Saisons (SDS), « une association républicaine, à tendance jacobine (…) créée en 1837 par Blanqui, Barbès et Bernard,  (laquelle) succède à la Société des Familles (SDF) et, forte de quelque 1 500 membres, lance en mai 1839 une insurrection. Son échec aboutit à sa disparition. »

On trouve sur Internet les informations suivantes à propos de l’ »insurrection » : Le 12 mai 1839, la Société des saisons lance une insurrection visant à renverser le régime de la Monarchie de Juillet et à instaurer une République sociale. Passée à l’action à deux heures de l’après-midi, elle déclenche le soulèvement rue Saint-Denis et rue Saint-Martin, tentant de s’emparer de la Préfecture de Police et de l’Hôtel de ville de Paris. Les meneurs sont Martin Bernard, Armand Barbès et Auguste Blanqui, libérés après l’amnistie de 1837.

L’affaire tourne mal, les insurgés ne parvenant ni à s’emparer de leurs objectifs ni à déclencher un processus révolutionnaire. Préparée dans le plus grand secret, l’opération manque de base populaire, d’autant qu’à l’Hôtel de Ville, Barbès prononce une proclamation dont la phraséologie néo-jacobine effraie les modérés. (..) En fait une tentative de coup d’État, mais mal préparée, sans objectifs intermédiaires, sans porte de sortie, sans réelle alternative  Plus tard, Karl Marx écrira dans les Luttes de classe en France : « Le 12 mai [1839, le prolétariat] a cherché en vain à reprendre son influence révolutionnaire et seulement réussi a livrer des chefs énergiques aux geôliers de la bourgeoisie. »

On   signale  notamment  que   » du 11 juin au 12 juillet 1839 se tient le premier procès des insurgés de mai, comptant 19 accusés. Fidèles aux traditions carbonaristes, Barbès et Bernard refusent de se défendre. Ce dernier est condamné à la déportation et Barbès à mort. À son insu, sa sœur obtient du roi, le 14, la commutation de sa peine en travaux forcés à perpétuité, de nouveau commuée en déportation le 31 décembre »

Dans la notice consacrée en  1849 à Auguste Blanqui (cf BNF 8 Le70 1272), on rappelle cette période  en

parlant du  « mouvement révolutionnaire de mai 1839″ (p.7)

Coincidence:  le texte relatif à la prophétie d’Orval dans le dit Journal des Villes et des Campagnes

parut durant le procés de Barbés et Blanqui.

Précédemment, la Gazette de France avait publié (  5 et 25 mars et du l » juin 1839)  sur plusieurs numéros la dite Prophétie d’Orval : « Prophétie à la vérité estrange, où pour la cage d’or se void le timbre royal dépeint au vif. »

On notera que la formule de la Prophétie d’Orval concernant

les « fils de Brutus » pouvait faire sens pour les révolutionnaires

La prophétie relate l’épopée napoléonienne, la Campagne

de Russie, la Restauration, les Cent Jours, la Monarchie de

Juillet orléaniste et enfin le retour des « vrais » représentants

de la Fleur de Lys. C’est la chute annoncée de Louis Philippe

« le roi du peuple ». Le grand intéret de ce text se situe au

niveau d’une philosophie de l’histoire, opposant dialectiquement

.la monarchie de droit divin et les fils de Brutus, ce qui n’est pas

sans faire songer  à la Lutte des Classes dont traitera le Manifeste du

Parti Communiste de 1847/48/

Selon nous,  il y a là une sorte de coincidence; la prophétie d’

Orval aura été instrumentalisée par certains commentateurs de

la vie politique puis à son tour cette coincidence aura été

récupérée par les « éditeurs » de la dite Prophétie qui citent

l’article du périodique. On a là un processus assez typique d’une

collusion entre le prophétique et le politique (cf notre thèse

d’Etat)

 

 

III  Le prophétisme du Manifeste et celui de l’Etat Juif.

Un paralléle semble pouvoir s’établir à cinquante ans d’intervelle entre la fortune du Manifeste du Parti Communiste de Marx et Engels et celle de l’Etat Juif

(Judenstaat) de Théodor Herzl. Rappelons que Marx a

également traité de la « question  juive »

Ces deux brefs ouvrages l’un et l’autre rédigés par des Juifs  (Marx est descendant de convertis) en allemane connurent en effet l’un et l’autre toute une problématique en termes de traductions. (cf notre ouvrage Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat 2002, où ce paralléle n’est point signalé, cf  Marx & Engels . Manifeste du parti Communiste, Présentation  Emile Bottigelli,  Ed  GF Flammarion, 1993)

Bien entendu, on retiendra dans les deux cas un appel au rassemblement, celui des « prolétaires » en

1848 (« Prolétaires de tous les pays  unissez-vous »)  et celui des Juifs en 1896/97.  Dans les deux cas, le texte parut  parfois en feuiilleton  dans des périodiques Rappelons

que la version française du Judenstaat parut en France sous

le controle de Herzl avec pour titre l’Etat Juif et non l’Etat

des Juifs/ De meme, le titre d’origine, Manifeste du parti

communiste deviendra Manifeste Communiste/

 

.Il faudra

toutefois attendre les lendemains de la Commune,  en 1872

pour que la traduction  française paraisse dans Le Socialiste.

(cf  l’édition  de Bottigelli,   »les traductions françaises

du Manifeste » , op. Cit. pp. 166-167; Henry Mayer  A propos d’une bibliographie de Karl Marx  Temps Modernes   141 novembre 1956; Maximilien Rubel    Bibliographie des oeuvres de Karl Marx avec en appendice un réprtoire des oeuvres de Friedrich Engels;  ed Marcel Rivière  1956)

Antony Cyril Sutton accuse le philosophe Karl Marx d’avoir pour la rédaction de son manifeste fortement plagié l’ouvrage de Victor Considerant, Principe du socialisme Manifeste de la démocratie au XIXe siècle, publié en 1843 (cf « Karl Marx  et son Manifeste »  in  Antony C. Sutton  Le complot de la Réserve Fédérale  Ed  Nouvelle Terre 1995  pp 57 et seq) . Rappelons que Marx avait pris beaucoup de retard  dans la commande qui lui avait été faite. On peut donc penser que dans la précipitation pour respecter les délais, il

n’eut d’autre issue que de recourir à un tel procédé sans avoir le temps de toiletter le résultat final.

Cela n’est pas sans faire penser au plagiat qui fut à la base des Protocoles des Sages de Sion.

On soulignera le ton prophétique du Manifeste en sa dernière partie notamment :

‘Les Communistes tournent leur attention  principalement vers l’Allemagne parce qu’elle est à la

veille d’une révolution  bourgeoise (laquelle) ne peut  qu’être que le prélude immédiat d’une révolution

prolétarienne ». On sera tenté de rapprocher quelque part les perspectives d’avenir du prolétariat de celles

des Juifs. Et ici l’Allemagne apparait  comme une sorte de « terre promise ».

Herzl a t-il été influencé par la fortune du Manifeste? En tout état de cause, deux textes qui

connurent un grand nombre de traductions et qui s’inscrivent au sein d’un mouvement politique,  communiste ou sioniste. Rappelons que la démarche de l’Abbé Grégoire  rejoint peu ou prou celle de

Herzl et que le terme de « régénération », qui figure dans son Essai,  pourrait convenir au discours de Herzl sur l’avenir des Juifs..

 

Nous ne reviendrons pas dans le cadre de cette étude sur nos analyses de l’Etat Juif ni de la Prophétie

d’Orval ni sur l »essor remarquable  du prophétisme au XIXe siècle dont nous avons traité

abondamment ailleurs. Nous avons surtout voulu ici compléter ce que nous avions déjà abordé. On

signalera à titre d’exemple l’Accomplissement des Prophéties de A. d’Orient,( alias Vial)  Paris, 1847 (BNF R 45493) et le rôle que joua le Pape Pie IX (cf Papes et Prophéties, op. cit.)

JHB

26 10 14

 

 

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Le vizirat comme variable de gouvernement

Posté par nofim le 15 octobre 2014

Droit constitutionnel:  la fonction du Premier Ministre sous la Ve République.  Le vizirat.

par  Jacques  Halbronn

 

La Ve République accorde au Premier Ministre un rôle majeur sur le plan gouvernemental. Le Premier Ministre est nommé par le

Président de la République lequel peut ou non décider de tenir compte de la composition du Parlement, élu lors des dernières élections ou encore dissoudre l’Assemblée Générale pour disposre d’une information plus fraîche. C’est dire que pour nous les postes de

Président de la République et de Premier Ministre ne sauraient se confondre. Avant tout, le Président de la République apparait comme un monarque constitutionnel si ce n’est, on l’a dit, que l’on ne saurait lui imposer un premier ministre. On a vu cependant lors de ce qu’on a appelé « cohabitation » que le Premier Ministre est parfois bel et bien imposé par le résultats des dernières élections encore qu’à la différence de l’Angleterre, cela ne soit pas forcément le chef de la majorité parlementaire qui soit pris comme Premier Ministre (cf le cas de Balladur en 1993). Mais il est également vrai et attesté que le Président de la République, sous la Ve République, est libre de

prendre pour  Premier  Ministre un personnage non élu, non membre de l’Assemblée Nationale ou du Sénat, voire sans aucun mandat électif (Pompidou sous De Gaulle, Raymond Barre par Giscard d’Estaing) tout comme il peut tout à fait  changer de Premier Ministre sans que ce dernier ait été mis en échec par le Parlement.

C’est en cela que nous dirons que la Ve République est un régime remarquablement souple en comparaison de ce que l’on peut

trouver ailleurs, y compris dans le Royaume Uni. Tantôt  le Président  choisira le « meilleur » , de son point de vue (cf Juppé sous Chirac),

soit il prendra celui que le vote aura en quelque sorte désigné, et notamment le chef de la majorité. Selon nous, il aura toujours le choix entre ces deux options qui offrentr une certaine alternance.

Au  regard de la science politique, le fait de privilégier la fonction du Premier Ministre face au « monarque » (roi, président) permet

de couvrir la longue durée et ce bien au delà des deux derniers siècles. C’est pourquoi nous parlerons ici de vizirat et des vertus d’une telle formule.

Si l’on remonte le cours de l’Histoire, on trouve  un grand nombre de « vizirs » sous la forme de « favoris » (en Angleterre), de

« ministres » principaux  comme Richelieu ou Mazarin. L’institution du vizirat est vieille comme le monde  et traverse les âges et les régimes sous la forme de « maires du palais »  On pourrait en France  citer parmi les plus célébres  Charles Martel, Suger,  Jacques Coeur, Sully,  Concini,  Colbert,  Turgot, Necker,   Talleyrand,  Guizot, Clémenceau, Briand,  Léon Blum,  Laval,  Mendés France,  Guy Mollet, Debré,  Chaban Delmas Pierre Mauroy, Laurent Fabius.(cf  Philippe Valode, Les Ministres de l’Histoire de France, 2006)

Michel Rocard,  Jospin etc

C’est en cela que nous combattons ceux qui pronent la suppression et du Premier Ministre et du droit du président de

dissoudre l’Assemblée Nationale en vue apparemment de se rapprocher du « modéle » américain qui est qualifié de présidentiel. Nous irons même jusqu »à dire que la Ve République n’est ni parlementaire ni  présidentielle mais reléve du vizirat car c’est à son niveau

que se situe le véritable gouvernement de la France. Et sans dissolution, le régime du vizirat ne saurait pleinement fonctionner puisque cela interdirait au Président de la République de demander, à certains moments, au peuple de décider.

La démarche qui est la nôtre est en fait sous  tendue par nos travaux sur les cycles. Ce qui nous conduit à penser qu’à certains moments,

le Président doit choisir comme Premier Ministre le  personnage le plus performant, celui qui couvre le champ le plus large, englobant

ainsi les taches de tous les ministres  et à d’autres,  celui qui correspond à la volonté populaire, comme solution d’attente, comme pis aller, en attendant le retour possible de la première formule.

Autrement dit, il conviendrait de considérer le systéme électoral comme une invention récente visant à supplléer les manques du

Premier Ministre qui n’est plus en mesure de gérer à lui seul la totalité des dossiers. On doit alors passer à un gouvrenement plus collégial et donc pluriel avec tout ce que cela peut entrainer  d’une formule assez bâtarde.

Dans les autres pays,  qu’en est-il? Trop souvent, le Premier Ministre s’impose d’office au monarque ou au président de la République.

C »est le cas Outre Manche, om le chef du parti ayant gagné les élections législatives se voit d’office placer en position de Premier Ministre. Un tel automatisme n’est nullement une obligation sous la Ve République. Du moins, si cela était le cas, il conviendrait que cela ne le fût pas systématiquement et qu »‘il soit indiqué que le Président de la République  a le choix entre un Premier Ministre qui a sa confiance et un Premier Ministre qui a derrière lui une majorité parlementaire.

Pour tout dire, nous pensons que tout cela est tributaire d’une certaine cyclicité que nous avons décrite ailleurs sous les termes

de phases conjonctionnelles et disjonctionnelles. La conjonctionnelle correspondant au cas d’un Premier Ministre choisi et la

disjonctionnelle à celui d’un Premier Ministre élu (comme en Israël)

En conclusion, nous dirons qu’il serait bon de préciser certes quelques points de la Constitution de la Ve République en

la centrant sur  le poste viziral.

Contrairement à ce que d’aucuns écrivent(cf Arthur Conte),  cette fonction n’est nullement le propre de la Ve République mais il est vrai que celle-ci n’a probablement pas été suffisamment cernée et théorisée.  Paradoxalement, c’est le Président de la République qui est

l’interface entre le peuple et le premier Ministre et non l’inverse. Il revient au Président de choisir le meilleure Premier Ministre sur la

base des diverses données dont il dispose. A toute époque et en tout lieu,  quel que fût le régime, le choix du Premier Ministre – qu’on l’appelle ainsi ou autrement- aura été crucial et parfois fatal quand il n’a pas été changé assez vite et remplacé par l’homme de la situation. Il est essentiel que ce poste ne soit pas verrouillé à la différence de celui de Président ou de monarque. Cette dualité entre

un facteur fixe et un facteur mobile est  essentielle et  se retrouve sur le plan cosmique  avec  le rapport de la planéte à l’étoile fixe. Dès lors, l’élection du Président de la République  revêt une autre dimension puisqu’il s’agit d’élire quelqu’un qui sera apte à nommer

le « bon » Premier Ministre, en quelque sorte un « faiseur de rois », qui « gouvernera » l’Etat mais qui ne conduira pas la politique.  Faut-il rappeler que De Gaulle fut d’abord

le dernier Président du Conseil de la IVe République (1er juin

1958) avant de devenir le premier Président de la Ve République?

Rappelons que Pétain avat suivi exactement la même trajectoire

en devenant d’abord le derniier Président du Conseil de la IIIe

République avant de fonder l’Etat Français (régime dit de Vichy)

Idem pour Hitler d’abord chancelier de la République dite

de Weimar avantde fonder le IIIe Reich..

On peut  aisément établir un parallèle  avec la pratique des

monarchis et des empires. Il en est ainsi en Allemagne durant

le second Reich avec le remplacement des chanceliers (cf

Charles Zorgbibe.Guillaume II. Le dernier empereur allemand

Ed du Fallois 2013). Le changement de « vizir » quel que soit

son titre reste la pierre angulaire, selon nous, de la science

politique, tous régimes confondus, tous siècles et  Etats

indifféremment..

 

JHB

02  11 14

Bibliographie

Philippe Valode, Les Ministres de l’Histoire de France. Maires du Palais, éminencesn présidents du conseil et premiers ministres,

Paris, De Vecchi, 2006

Arnaud de Maurepas et Antoine Boulant. Les ministres et les ministères du Siècle des Lumières (1715-1789) Etude et Dictionnaire.  Ed Christian/JAS  1996

Arthur Conte  Les premiers ministres de la Ve République. Paris, Le pré aux clercs 1986

Dominique Sourdel  Le Vizirat  Abassaide de 749 à 936 (132 à 324 de l’Hégire)  Beyrouth, 1959

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le personnage d’Adam androgyne dans le Livre de la Genése

Posté par nofim le 7 octobre 2014

Adam, androgyne à l’image de Dieu,  dans les premiers chapitres du Livre de la Genése

par  Jacques  Halbronn

En fait, on ne trouve mention du nom d’Eve, que relativement tardivement. C’est ainsi que dans le Jardin d’Eden,  la « femme » n’a pas

encore été nommée Eve par Adam. Elle n’est que la femme ou la femme de l’Adam.

D’aucuns nous disent que l’Adam  (Ha-Adam) c’est l’humanité, ou en tout cas l’homme et la femme. Certes, il est des passages quelque

peu ambigus. Ainsi, à deux reprises,  il est dit qu’Adam fur crée à l’image de Dieu et ensuite qu’il  « les » créa homme et femme, mâle ou

femelle, c’est selon. C’est l’Adam qui est expulsé mais c’est  la femme qui s’adresse à l’Adam pour lui faire goûter du fruit de l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal.

Notre commentaire est  le suivant:  le récit initial nous parle du seul Adam et d’ailleurs à l’instar de Dieu, on peut penser que Dieu  est  androgyne , sinon Dieu aurait eu droit à un partenaire puisque l’Adam a été crée à sa ressemblance.

Quelque part, on nous dit que l’Adam  passe du statut androgynal à celui de deux corps distincts. On renonce ainsi à

la parthénogénése. Selon Chouraqui  (cf  André Chouraqui;  La  Bible  Entête (La Génése), Ed J cl Lattés 1992  p49) « le thème de

l’Androgyne est foncièremet  lié à la vision que les Hébreux ont de l’homme  et de la femme/ C’es( ainsi qu’Adam est un terme

générique englobant l’Humanité toute entière »

La phrase concernée ne laisse pas de nous étonner:

Genése  I,  25   Dieu dit  « Faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance. Qu’il domine sur les  poissons de la mer, sur les

oiseaux  du ciel, sur le bétail, ainsi sur toute la terre et sur tous les êtres qui s’y meuvent/ Dieu créa l’homme à son image, c’est

à l’image de Dieu  qu’il le créa.^Mâle et femelle furent crées à la fois*; Dieu les bénit/(trad  Zadoc Kahn). On préférera la traduction

de Chouraqui qui colle ici mieux au texte hébraïque:  » Mâle et femelle il les crée »

« On glisse du singulier au pluriel  » Betselem  Elohim barah oto  zakhar ounequéva barah otam »

Oto est «  lui » et Otam « eux » Dieu créa l’Adam à son image et  mâle et femelle il les créa ». On peut se demander

au vu de la suite, si la femme n’est pas faitre à l’image de l’homme tout comme Dieu l’est à l’image de Dieu.

Le sixiéme jour voit  Dieu créer des  « animaux » et puis l’on s’intéresse, toujours dans ce même chapitre, à l’Homme et il est dit

« Créons l’homme à notre image, ce qui aurait justifié un chapitre à part. Ce sixiéme jour est donc double.

Passons au chapitre II de la Genése:  cela commence par l’Homme seul : ce n’est que dans un second temps, encore une fois,

« L’homme imposa des noms à tous les animaux qui naissent, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes sauvages mais pour lui-même il ne trouva poinr de compagne qui lui fut assortie (on pense à l’Arche de Noé)./ L’Eternel Dieu fit peser une torpeur sur l »homme qui

s’endormit. Il prit une de ses côtes et forma un tissu  de chair à la place. »Et l’Adam  réagit ainsi : » « Celle-ci  sera nommée Icha

parce qu’elle aura  été prise de « Ich »

Au chapitre III, on nous dit que « l’homme donna pour nom à sa compagne « Eve » et il ne le fait qu’après l’expulsion du Jardin d’Eden.

La femme ne porte pas encore ce nom dans l’épisode du serpent. et  c’est au chapitre IV que le nom d’Eve est repris  » Or l’homme s’était uni à Eve, sa femme. »  Mais l’Adam  lui même n’a pas reçu de nom puisque c’est lui qui confère les noms. C’est dire qu’il y a bien là une

dualité plus dans le temps que dans l’espace. D’abord Adam puis sa femme qui est créee à partir de lui et nommée par lui.

On  a bien là, comme l’ont signalé les commentateurs, un doublon du récit du Sixiéme Jour quand Dieu avait crée l’Adam

‘mâle et femelle » mais ne s’agit-il pas ici d’androgynat?

Un autre point que nous voudrions souligner est la façon dont Dieu réagit à certaines initiatives: d »‘une part, on l’ a vu

la consommation du fruit d’un arbre défendu  »

Chapitre III  « Et l’Eterne dit : » Voici l’Adam devenu comme l’un de nous en ce qu’il connait le bien et le mal. Et

maintenant il pourrait  étendre sa main et cueillir aussi du fruit de l’arbre de vie. Il en mangerait et vivrait  à jamais. l’Eternel le renvoya

du jardin d’Eden ». Plus question ici d’Eve!

Cet épisode est à rapprocher de celui de la  Tour de Babe: au chapitre XI de la Génése; après le Déluge, qui lui aussi apparait comme

un chatiment.

Comment Dieu réagit-il à l’édification de la dite Tour de Babel?

« Voici un peuple uni, tous ayant une même langue. C’est ainsi qu’ils ont pu commencer leur  entreprise et dès lors tout ce qu’ils

ont projeté leur réussira  et dès lors tout ce qu’ils ont projeté leur réussira également. Or ça paraissons et ici même confondons

leur langage de sorte que l’on n’entende pas le langage de l’autre.’  Le Seigneur les dispersa donc de ce lieu sur toute la face de la

terre »

On peut se demander si le dédoublement d’Adam ne s’inscrit  pas dans un projet de freiner l’élan de l’Adam en lui adjoignant

une femme? On assisterait ainsi à une « second thought », à un certain revirement, le projet initial étant de créer le seul Adam avant de se raviser.

On  terminera en citant ce passage apparemment insignifiant

à la fin du Chapitre II : « L’Adam s’unit  à sa femme

(Ishto, le O est ici la marque du possessif masculin) et ils

deviennent une seule  chair’ On voit que la femmes

n’est pas l’Adam. Mais cette « union » ne fait sens que parce

que l’Adam est différent de sa femme. Rappelons que l’hoemme

(mâle) est doté de tétons, ce qui n’est pas sans évoquer un passé

androgynique.

Nous pensons que cette précision dans le premier passage

concernant le fait que l’homme est crée  à l’image de Dieu

ne fait sens que dès lors que Dieu est lui-même

androgyne car il n’est nullement concevable que Dieu

soit doté d’une femme! En outre le fait de préciser

que l’homme est mâle et femelle indique selon nous

précisément qu’il est androgyne. On ne dit  pas ici

(Genése I,  25 et seq) qu’il est homme et femme mais bien mâle et femelle, selon

une autre terminologie (Zakhar et Neqéva, notamment

courante en grammaire et qui correspond au masculin

et au  féminin). L’autre récit (Genése   22 et seq) nous

conduit à penser que l’androgyne se voit décomposé pour

former deux êtres distincts, ish et isha, la similitude des

noms ayant encore une fois une tonalité grammaticale

isha étant dérivé de ish, comme dans le cas des

adjectifs hébraïques. On voit que les deux récits se

complétent et se recoupent et rendent tout à fait, l’un comme l’ai

l’autre la thèse de l’Androgyne, seul pouvant être dit à

l’image de Dieu.( cf Ennio Floris  La création de la femme

Génése II,  18 – 25)

Nicole Vray (Les mythes fondateurs de Gilgamesh à Noé

Desclée de Brouwer 2012) met en évidence les

convergences  entre le récit biblique et les mythes

mésopotamiens, et notamment le fait que l’on est passé

du polythéisme à une forme d’hénothéisme sinon de

monothéisme.

Il est également intéressant d’étudier la façon dont le  Coran du récit adamique

et notamment du verset 1 de la sourate (« Les femmes »)  4 /  Naima Dib écrit , (D’un islam textuel vers un islam contextuel. La traduction du

Coran et la construction de l’image de la femme,, Presses de l’Université d’Ottawa,, 2009, pp. 134 -152) « Je tente de voir  si, dans la

description du processus de création du genre humain, le Coran précise que la femme est  dérivée de l’homme, ce qui expliquerait  la « secondarité » de cette dernière ou s’il parle plutôt de l’être humain et de la nécessité des deux formes sous lesquelles celui-ci se

manifeste, à savoir l’homme et la femme (…) Nulle part dans le Coran, il n’est précisé que le premier être créé est mâle ».  Signalons ce passage extrait des prières musulmanes (cf  Célébrer Dieu (Ass. frd  écrivains croyants d’expression française. Textes traditionnels

et commentaires inédits/ Ed  Univers media; 1980,pp. 100-101)  lors du mariage : « 0 vous les hommes! Craignez votre Seigneur qui vous

a crées d’un seul être puis de celui-ci Il a créé son épouse et  il a fait naître de ce couple un grand nombre d’hommes et de femmes »

 

Bibliographie

Jacques Jomier. Bible et Coran. Ed Cerf 1959

Richard Friedmann Qui a écrit la Bible? La prodigieuse

quéte  des auteurs de l’Ancien Testament. Ed/Exergue 1997

Paul Nothomb   Eve dans le jardin, La Gloire de la Femme, Ed Phébus 2004, pp  35  et seq)

Jean-Paul  II  Homme et femme, il les créa,. Une spiritualité du corps. Ed Cerf, 2004

Robert Couffignal. « Aux premiers jours du mionde ». La paraphrase de la Genése (I, II, III) dans la poésie

française du Sacre de la Femme à la Fable du Monde,, Thèse, 1968

 

JHB

04  1214

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Le syncrétisme stellaro-tropical en astrologie

Posté par nofim le 16 septembre 2014

La combinatoire  stellaro-saisonnière  en  astrologie et

les emprunts de l’astronomie à l’astrologie.

par  Jacques  Halbronn

 

L’astrologie est fondamentalement marquée par une

combinatoire stellaro-saisonnière  plus encore que par

une combinatoire  stellaro-planétaire. Encore récemment,

les astrologues  en adoptant la théorie des ères

précessionnelles ( y compris chez André Barbault), ont

montré qu’ils étaient disposés à combiner le point vernal

donc un  critère saisonnier et une étoile fixe correspondant

à celui-ci, en un instant T.

En relisant le  Centiloque (attribué à Ptolémée), nous rencontrons

cette  sentence (la 46e):

« Les grandes félicités dans les naissances sont données

tantôt par les étoiles fixes tantôt par les angles des

nouvelles lunes, tantôt  par les lieux  de la Part de fortune

lorsque l’Ascendant  s’y rencontrera »

Morin de Villefranche  commente ainsi  dans ses Remarques

Astrologiques : »trois causes de bonheur par l’Ascendant de la

nativité »

Or, l’Ascendant est  tyîquement un mélange  de stellarisme

et  de référentiel terrestre puisque symboliquement il renvoie

au Zodiaque: on dit qu’on a tel signe à l’ascendant.Rappelons

que c’est à partir de l’ascendant que l’on met en place

les maisons astrologiques, par delà la question du « signe

ascendant », ce qui compte alors c’est surtout le « degré »

qui est déterminé par le fragment de constellation qui

apparait à l’horizon.

En ne respectant pas cette combinatoire du stellaire et

des référentiels terrestres (horizon, saisons) l’astrologie

contemporaine allait se déséquilibrer et se condamner à

adopter des  modéles peu viables ni enviables comme ces

myriades de cycles planétaires qui partent dans tous les

sens  (cf  Yves Lenoble. Initiation à la pratique des cycles

planétaires, 1996)

Le cas du Zodiaque est emblématique d’un tel syncrétisme

en ce que les signes fixes  correspondent, selon nous,  à

des étoiles fixes  alors que les signes mutables correspondent

à des saisons tout comme les signes cardinaux correspondent

aux équinoxes et aux solstices sur le plan symbolique.

Autrement dit, les signes  fixes  sont tributaires de la

précession des équinoxes et les  autres signes s’ajustent

naturellement sur le cycle saisonnier en vigueur à un instant

T. Ce qui nous a conduit à soutenir que l’instauration du

zodiaque des fixes  au départ calé sur les saisons

avait du avoir lieu il y a 12000 ans environ quand l’Aigle

était au printemps, dans l’hémisphère nord et non pas

comme de  nos jours à l’automne.

En 1624, Antoine de Villon, dans son Usage des Ephémérides (pp. 645 et seq)

dans la partie consacrée à l’Astrologie généthliaque écrit : « Il  ne faut pas négliger

(..) les étoiles fixes qui se trouvent logées dans l’horoscope. » Il situe les étoiles en tropical

« Le coeur  du Lion ou basilic au 24° du Lion ».  Mais l’Ascendant est particulièrement impliqué en

matière d’étoiles fixes, ce qui est logique vu que faute de planétes, le plus souvent -on n’en connait à l’époque que 5 plus les luminaires-

la plupart des corps célestes ne peuvent être en la circonstance que des étoiles fixes.

C’est pourquoi, nous pensons qu’il importe de repenser complétement toute la construction du thème natal, d’une part, parce que

nous penons que l’observation la plus commode se situe non pas à l’ascendant mais au descendant  puisque c’est à la tombée du jour

et non au lever du soleil que les étoiles et les planétes apparaissent. Mais nous pensons aussi que cela ne fait guère sens de faire

le thème pour le moment de naissance quand il fait jour (ce qui est actuellement la régle puisque la plupart des naissances se

font de jour pour des raisons fonctionnelles). Il semble préférable de se contenter d’un thème toutes les 24 heures, à la tombée de

la nuit et qui vaudrait pour toutes les naissances se produisant dans cet intervalle. Par ailleurs, nous pensons que c’est l’étoile fixe  qui

se léve au coucher qui doit servir de base au calcul des maisons astrologiques. Les Anciens avaient élaboré un systéme permettant

de déterminer le degré de l’ascendant à partir de la constellation, en numérotant les différentes composantes de la dite

constellation.

Signalons les propos d’Eustache Le Noble dans son traité astrologique de 1697 sur la précession des équinoxes:

« L’Etoile qui est il y a 1800 ans dans le point précis où le Soleil pour parler vulgairement coupoit la ligne & entroit au Bélier en sorte

que dans ce moment il se trouvoit en conjnction précise avec cette estoile »  Cette même étoile se trouve désormais « à la fin du bélier ». Le Noble mentionne un cycle de  25.000 ans.  On en arrive à l’époque à un écart de 28° selon Eustache Le Noble.

Mais Le Noble expose les choses avec beaucoup de bon sens  (pp. 60-62):

« Ce n’est point  ce lieu imaginaire nommé le Bélier qui influt mais ce sont les  estoiles elles mêmes qui se trouvant

en conjonction avec le Soleil ou les Planétes, leur unissent leurs influences (…) répandent leurs vertus à l’aide de leur lumière; sur les

corps disposés à la recevoir (…) « .  On met donc ainsi fin à un faux probléme.

On notera qu’il est extrémement facile de déterminer un aspect entre une planéte et une étoile et d’ailleurs selon nous, la raison d »‘être

des aspects  est fonction des écarts entre planétes et étoiles.

Ce qui est essentiel, c’est le point de départ, après tout n’est plus que mathématique.

Ce sont les astronomes qui ont jugé bon de nommer des ensembles d’étoiles selon les signes du zodiaque mais cela

ne remet nullement en cause  l’importance des étoiles fixes  que l’on a assimilées au probléme des constellations.

En fait, on a éliminé les étoiles parce que l’on n’en voyait pas l’utilité!!!!!

Avec l’ascendant,  l’important n’est pas la constellation qui se léve mais l’étoile qui sert de point de départ à tout l’horoscope.

L’historien de l’astrologie ne saurait ignorer les emprunts

de l’astronomie à l’astrologie tant en ce qui concerne les noms

des dieux que celui des signes.L’astrologie elle-même

a au demeurant emprunté à la mythologie et à la symbolique

saisonnière .Mais au départ, ces noms de dieux, comme on

le voit chez Manilius, ne concernent pas les planétes pas plus que

ces signes zodiacaux ne  désignent les constellations. Selon

nous, ce sont les astronomes qui auront jugé bon de récupérer

ce « jargon » pour désigner tant des corps célestes – tradition

qu’ils poursuivront au XIX e siècle- que des ensembles

d’étoiles.

A l’historien de clarifier  une telle évolution, ce qui permettra

aux astrologues de se détacher du joug de l’astronomie. En

effet de tels procédés auront contribué à un certain

fusionnement de l’astrologe et de l’astronomie débouchant

sur des amours malheureuses.

Comme le dit fort bien Le Noble,  l’astrologie aurait du

garder les étoiles fixes en renonçant aux constellations mais

elle aura préféré jeter le bébé des étoiles fixes avec l’eau

(sale) du bain, à savoir les constellations. L’adoption,

notamment, d’une symbolique  mythologique par les

astronomes aura abouti à ce que les astrologues se croient

obligés de prendre en compte toutes les planétes ainsi

ornées d’atours olympiens. Autrement dit, l’astrologie aura

fait le mauvais choix, renonçant aux étoiles fixes et adoptant

la totalité des planétes du systéme solaire.

Au niveau des aspects,  on peut aussi penser que l’astrologie

aura perdu en cours de route le semi-octile, qui correspond

au quart de 90°,  soit 22°30′. On sait l’importance du nombre 22

avec les 22 lettres de l’alphabet hébraïque qui en quelque

sorte assigne une lettre à chaque degré (cf aussi les 22 arcanes

majeurs du Tarot).  On est là dans une division en 8 qui

est certainement plus « astrologique » que la division en

douze qui reléverait plutôt d’un emprunt. Or, les aspects n’ont

aucunement vocation à relier les astres entre eux au sein

du ‘ »thème » mais bien de ponctuer le déroulement des

cycles. Selon nous, il y autant de zodiaques que de cycles et

chaque cycle établit sa conjonction comme point de départ

de « son » zodiaque.

 

 

 

JHB

16  09 14

 

 

 

 

 

 

 

 

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Phases de synergie et phases d’altérité intérieure

Posté par nofim le 6 septembre 2014

Sur l’alternance des phases dans le  cycle de 7 ans au prisme

de  la Tour  de Babel

par  Jacques  Halbronn

 

Il importe de comprendre que  l’astrologie est  garante

d’une certaine communion,  d’une  synergie (syn = cum) par

le fait de la conjonction de Saturne avec l’une des  4 étoiles

fixes royales. Lorsque les effets de la conjonction s’épuisent,

se tarissent, il faut donc s’attendre à  une sorte de crise

babélienne  de désorganisation (soit la disjonction de

Saturne avec les 4 étoiles)

Il  faut alors trouver une solution de rechange qui ne

dépende pas structurellement mais  conjoncturellement

 

du systéme  astrologique, c’est alors l’émergence de

leaders ayant une forme d’autonomie, ce que nous appelons

l’altérité intérieure. Opposition entre le monarque et le

peuple. L’astrologie favorise les rapports horizontaux par

la conjonction tandis que  par la disjonction, cela conduit à

des rapports verticaux.

Il importe de savoir  bien  différencier ces deux phases

et de bien cerner le passage  de   l’une  à l’autre. de façon à bien se

faire comprendre des gens à qui nous nous adressons.

Or, les astrologues s’épuisent à multiplier les combinaisons,

les cas de figure et n’approfondissent  donc pas leurs

concepts, ne les maîtrisent pas.

Nous illustrerons notre propos avec la série  1960-1989-2011.

On note que ces dates sont séparées de 29  ans  et de 21 ans environ,

soit quatre ou  trois cycles de 7 ans.  Ces trois dates sont

disjonctionnelles. Elles voient apparaire  des leaders qui

prennent le relais de la société -orchestre.   Ce sont des solistes.

En ces trois occasions, on aura vu émerger tout une série

de « chefs » régnant  sur des territoires plus ou moins

importants. Rappelons que 1960 c’est la décolonisation

de l’Afrique noire,  1989,  le démantélement du bloc

soviétique et  2011  c’est le « printemps arabe », soit des

mondes bien différents, ce qui va  à l’encontre de la thèse

d’André Barbault qui  voudrait que telle configuration

astrale concerne  une région du monde bien spécifique. Par

exemple, 1989 serait lié au cycle de Saturne-Neptune qui

régirait  les affaires russes. Or,  on ne saurait dissocier

selon nous ces trois dates qui  impliquent des

phénoménes comparables. Au IX e siècle, Albumasar

avait compris quil falllait placer  au premier plan une

certaine  configuration astrale ( selon lui  la conjonction

Jupiter-Saturne). Barbault se croit obligé de distribuer les

régions du monde entre les diverses conjonctions, ce qui

conduit de facto au morcellement des analyses sur le plan

spatial. L’autre erreur de Barbault, c’est de ne pas préciser

suffisamment le type d’événement attendu. Il privilégie les effets

plus ou moins importants,, ce qui est aléatoire  et néglige

d’établir une typologie événementialle digne de ce nom. Son

langage semble être tributairee des aspects, harmoniques ou

dissonnants mais la conjonction lui apparait comme

un aspect ambivalent.

Nous avons, pour notre part, proposé de qualifier

d’harmonique la phase conjonctionnnelle et de

dissonante la phase disjonctionnelle. La conjonction

rapproche,  rassemble, crée des partenariats, des

interdépendances tandis que la disjonction multiplie

les « chefs »  et donc les clivages (cf le mythe de Babel)

Etrangement,  1989  correspond à la fois  à une conjonction

Saturne-Neptune et à  une phase « disjonctionnelle ». Ce qui s’est

passé en 2011 est comparable  à ce qui se produisit en 1989.

La phase conjonctionnelle est supranationale  alors que la

phase disjonctionnelle  est  plutôt  liée à un centre qui

rayonne en fonction du dynamisme du leader, de son « génie »

La phase disjonctionnelle  profite de la perte de coordination

de la phase conjonctionnelle lorsque ‘l’écart entre Saturne

et les étoiles fixes royales se creuse. L’homme providentiel

de la phase  disjonctionnelle   remplace la coalition ou lui

fait face.

*Grâce  à l’astrologie que nous avons élaborée, il devient

possible de déterminer comment va évaluer le rapport des

forces sur une certaine période de temps?

Rappelons que pour nous, la phase détermine un certain

langage et que l’on ne parle pas de la même façon en phase

une et deux du cycle de 7 ans. En phase une, domine

l’altérité extérieure et  en seconde phase, l’altérité

intérieure.  La phase 2 est régressive en ce qu’elle

nous raméne à une ère antérieure à l’instauration de

l’ordre astrologique.  La phase 1 pousse les humains à

s’unir, à s’unifier du fait d’ »un signal pavlovien qui a un

impact grégaire.  La phase 2  met fin au « charme »

conjonctionnel  et  remet en selle  les humains

pré-astrologiques qui peuvent à nouveau dominer. On

pourrait dire quelque part que  la phase

de disjonction  libére le diable de ses chaines pour un

certain temps comme on peut le lire dans l’Apocalypse

de  Jean. Etrangement,  la période signalée  est donnée

comme étant de trois ans et demi, soit la moitié

d’un cycle de 7 ans, une demi-semaine  d’années. Pour nous

cette succession n’est pas linéaire mais cyclique. Toute la

question est de savoir de quel  côté l’on se place: est ce que

Satan régne en temps de conjonction ou en  temps de

disjonction? Est ce que l’astrologie est satanique, luciférienne

ou bien est-ce le temps  de son éclipse (disjonction)

qui le serait?

 

 

 

06  09  14  JHB

 

 

 

 

 

 

 

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L’astrologie et la Bible

Posté par nofim le 1 septembre 2014

 

L’astrologie  et les nombres au regard de la tradition juive

Par  Jacques Halbronn

Il y a près de 30 ans, nous avons publié un ouvrage intitulé Le Monde Juif et

l’Astrologie (Ed Arché 1985) et qui accordait beaucoup d’importance à tout ce qui

touchait au douze. Aujourd’hui,  notre  fascination pour le 12 s’est estompée et nous considérons

que la division en 12 mois, notamment, n’a été intégrée au sein du corpus astrologique que

relativement tard. Nous préférons  mettre en avant une astrologie fondée sur le 8 comme première.

Le livre d’Ezéchiel nous intéresse particulièrement car il se réfère à un » zodiaque » à 4 personnages, le Taureau, le Lion, l’Aigle et l’Homme qui correspond aux 4 étoiles fixes royales que sont Aldébéran,

Régulus, Antarés et Fomalhaut, du moins comme elles sont nommées encore de nos jours. Cette tradition a connu une  fortune certaine (le Sphinx, l’arcane Le Monde du Tarot,  les symboles des 4

Evangélistes etc). Selon nous, le symbolisme zodiacal tel qu’on le connait est la symbiose entre un Zodiaque à 8 divisions et ce Zodiaque à 4 divisions. Nous en avons apporté la preuve en montrant notamment que les exaltations  de Mars et de Vénus sont séparée par un signe qui est le Verseau, correspondant à l’Homme chez Ezéchiel et  celles de Jupiter et de Mercure le sont par le Lion, une autre composante du « tétramorphe » d’Ezéchiel. Selon nous, initialement, les signes attribués à des 4 planètes n’étaient pas ainsi séparés mais se suivaient. On aura intercalé par la suite les  4 signes dit

« fixe » (avec le taureau et l’Aigle qui forment un autre axe). Le même phénomène du passage du 8 au 12 s’observe pour les maisons astrologiques, ce que montre le fait que la maison VIII est celle de la mort, donc de la fin d’un cycle.

Nous tendons d’ailleurs à rapprocher le 7 et le 8 et nous ne croyons pas une seconde que l’on ait

distribué, du moins au départ, 7 planètes entre 12 signes mais bien plutôt entre 8 signes. Le huitième facteur fait défaut et il est intéressant que la circoncision ait lieu le huitième jour et soit perçue comme quelque chose que l’on enlève (le prépuce), qui indique une absence en quelque sorte . Dans le récit de la Création (du Monde), au Livre de la Genèse, il n’est nullement  fait référence au 12, ni d’ailleurs des planètes mais seulement des étoiles fixes, du Soleil et de la Lune

Quand on regarde comment un mois est divisé, il l’est en 4 semaines  et donc en principe entre quatre

Sabbats.  La semaine n’a rien à voir avec le 12, si ce n’est qu’il y a 12 mois mais  la Lune  avec la nouvelle lune, la pleine lune et les quartiers intermédiaires incarne bel  et bien le 4 comme le fait d’ailleurs le tétragramme (nom de Dieu que d’aucuns rendent par Jéhovah et autres lectures). Il est certes indéniable que le 12 est entré dans la tradition juive avec les 12 fils de Jacob, les 12 tribus mais  cela nous apparait comme une interpolation  due à une certain syncrétisme ayant tenté de rapprocher le 7/8  et le 12. Mais rappelons que le Songe de Pharaon nous parle des 7 vaches grasses et des 7 vaches maigres et non de douze ! Et cela donne aussi une alternance de 7 années, en rapport avec les 7 astres  « mobiles » que sont les luminaires, Mercure, Vénus, Mars ; Jupiter et Saturne.

Quand on veut découper un gâteau, on le divise d’abord en deux, puis en quatre, et de là en  8 mais non en 12 car notre intelligence est plus à son aise dans le binaire que dans le ternaire. Même le Christianisme qui met en avant la Trinité est représenté par les 4 Evangélistes.

Le fait de diviser chaque saison en 3, à cause des 12 lunaisons n’est nullement obligatoire et on peut tout à fait diviser chaque saison en 2 avec un pôle masculin et un pôle féminin (Adam et Eve, Jour et Nuit etc.).  A partir du moment  où je commence à couper chaque fois par deux, je n’arrive jamais à 12 mais à 16  (8×2) et 32. Le 32  ne dérive évidemment pas du 12 mais du 8.

On nous dit  que les  « 32 sentiers ou chemins de la Sagesse, comprennent les 10 Sephirot, la Séphira « cachée », Da’ath, Connaissance n’étant pas comprise dans les 10, et les 22 lettres de l’Alphabet Hébraïque l’Alephbeth. » C’est une explication comme une autre mais ce que nous retiendrons ici  c’est que 32 est avant tout un multiple de 8 et non de 12.

Les lettres mères dans le Sefer Yetsira  (Livre de la Création)

sont au nombre de 4 et non de 3  (cf Clefs pour l’Astrologie).  Si l’on aligne les lettres en deux colonnes de 9 lettres,  il reste une troisiéme colonne avec seulement 4 lettres. Le Sefer Yetsira témoigne d’un alphabet hébraïque différent de celui qui nous est parvenu

(12 lettres simples,  6  lettres doubles et 4 lettres mères). Il y a une lettre double en trop, le Resh, qui est la quatriéme lettre mère. En effet cette lettre n’a pas une double prononciation à la différence  des cinq autres.(Bagadakaphath)

Il y a en fait ici une lutte entre le 3  et le 4  et  dans bien des cas le 4 devient 3 (comme au bridge, où il y a toujours  un des 4 joueurs qui ne joue pas (on l’appelle le « mort »). En astrologie, on retrouve cette dialectique entre le trigone (120°) et le carré (90°) mais on voit bien ce qu’il y a d’artificiel à vouloir découper  un cercle en 3 quand on sait qu’il y a  4 saisons.(4 points cardinaux)  Or, le 12 apparait quand on  multiplie 4 par 3. Rappelons aussi les 4 Eléments.(Feu, terre, Air, Eau). Bien des astrologues d’ailleurs proposent 8 types (comme Dane Rudhyar) et non douze en divisant le cycle lunaire en 8 fois 45°.

Même la semaine selon nous devrait être divisée par deux et reconnaissons que l’on préfère un nombre pair à un nombre pair. En France, on a eu le jeudi puis le mercredi pour diviser la semaine en 2.  En allemand comme en russe, mercredi signifie « milieu » (de la semaine, Mittwoch,  sriéda) et il est dommage qu’en Israël de nos jours, on ne marque pas cette césure. Le Shabbat n’introduit pas un dualité équilibrée avec 1 + 6. Selon nous, le Shabbat correspond à la phase 2  du cycle en décalage avec la phase première et il devrait

couvrir la moitié de la durée de la semaine mais le probléme est que l’on a un nombre impair de jours. Autre question: le Shabat doit-il

correspondre à une configuration soli-lunaire spécifique comme dans le cas du début du mois (Rosh Hodesh)? Il semble qu’il y ait eu

des tentatives d’ajustement entre divers dispositifs, ce qui donne une cote mal taillée.( Les mois ne correspondent pas aux saisons, par exemple)

Pour notre part, nous accordons  la plus grande importance à Saturne qui offre bien des ressemblances avec la Lune. On peut diviser les 28 ans de  la révolution de Saturne en 4 périodes de 7 ans, ce qui fait un jour pour un an, une correspondance que l’on retrouve dans la Bible 40 ans pour 40 jours.

On nous objectera  que le 7 n’est  pas le 8 mais c’est là le signe de l’imperfection du monde, de la dialectique entre l’idéal et la réalité.  Mais il nous faut naviguer entre ces 2 chiffres, l’un qui est dicté par le nombre « objectif » des astres que nos ancêtres  voyaient (sans télescope) et l’autre par  une dimension plus transcendantale. Il  y  a dans le 8 quelque chose qui relie l’hébreu au français : le huit

Ressemble  à l’huile comme  Shemoné (8 en hébreu) ressemble à l’huile (Shémen, en hébreu)

Le 8 hébraïque (Shemoné) nous fait penser au CHEMIN  en français.

Cette huile on la trouve dans la célébration de Hanouka mais aussi dans le couronnement des rois de France  à Reims. Le Messie est celui qui reçoit l’onction,  il est l’oint donc il accède au 8 (en latin octo)

On peut donc regretter que dès que l’on publie un ouvrage sur Astrologie et Judaîslme, on nous parle du  douze.  Les noms des mois hébraiques ne sont même pas de l’hébreu.

Quelques exemples parmi bien d’autres :

G. Lahmi, L’astrologie hébraïque, Ed Lieu Commun, 1984

Marcel-Marceau  Guez  Torah  et Astrologie  Ed Thélés 2008

(sur les  Conférences de  David G  Temstet)

Phillip  Berg  La connexion astrale Centre de Recherche  de la Kabbale 1989

M. Glazerson Les secrets de l’Astrologie  Hébraïque Israël au-dessus de la prédestination astrale

trad. G. Guggenheim, Paris, Edistar,  1989

Joel Dobin  To  rule both day and night. Astrology  in the

Bible, Midrash and Torah, New Yor  1977

Jerry Exel  Bible  et Astrologie,  Ed Atlantic   trad. de l’anglais

1988

On rappellera que dans le judaïsme, la journée débute à la tombée du jour, ce qui est assez logique vu que l’on ne voit apparaitre

le ciel étoilé quà ce moment là, quand le soleil se couche. Nous pensons que l’Ascendant qui est la base de l’horoscope devrait

laisser la place au Descendant et que l’on devrait compter les « maisons » à partir du Descendant. Encore faudrait-il préciser

que cela implique selon nous de prendre en compte les étoiles qui  se présentent alors et c’est à partir d’une de ces étoiles que l’on

pourra construite le « thème ».. L’astrologie juive doit  réintroduire les étoiles  fixes qui ont disparu de l’astrologie occidentale depuis

déjà quelques siècles, le mot « scope » d’horoscope impliquant du visuel. (comme dans miscroscope) On notera aussi que le début

de l’année juive se fait en automne (sous le signe de la balance) ce qui pourrait être lié à la précession des équinoxes, à savoir que

telle étoile qui initialement correspondait au printemps  se situe désormais aux alentours de l’équinoxe d’automne. Soit un décalage

d’environ 12000 ans.

Rappelons enfin l’affaire de la Tour de Babel avec les deux temps, celui de la construction et celui de la destruction qui

correspondent selon nous aux deux phases principales de toute forme de cyclicité.

On notera que dans le récit de la Génése, il n’est jamais

fait mention des planétes mais seulement des luminaires

(Soleil-Lune) et des étoiles fixes. En revanche, les

constellations sont souvent citées comme dans le livre de

Job. (cf voir le chapitre  de Nicholas Campîon : « The Hebrews

Prophets and Planets » in The Dawn of Astrology. A cultural History of Western

Astrology. The Ancient and Classical worlds.  (Ed Continuum

2008)

JHB

22 09 14

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Le couple et l’altérité dans le cycle de 7 ans

Posté par nofim le 26 août 2014

 

Le couple  et  La dialectique des altérités intérne et externe dans

le cycle de 7 ans l

par  Jacques  Halbronn

 

Le couple reléve-t-il d’une ouverture à l’autre ou d’un repli

sur soi? il y a là une certaine ambivalence qui risque de

fausser toute réflexion  sur l’altérité. En fait, il nous

apparait que l’homme et la femme sont les deux piliers de

ce que nous avons appelé  l’altérité intérieure et que le couple

tend à nous couper du monde extérieur plutôt qu’à nous

y relier. Le couple est une entité virtuellement autosuffisante

y compris bien entendu au niveau de la procréation. Un seul

couple (cf L’Arche de Noé) suffirait à récréer le monde. On

peut dire aussi que tous les couples que nous avons

formés au cours de notre vie feraient partie intégrante,

peupleraient  cette  altérité intérieure.

Il est important de comprendre cela au  vu de ce qui se

passe en ce moment dans le monde puisque nous sommes

entrés dans une phase d’altérité  intérieure.

 

 

La démission du gouvernement correspond à une certaine crise de confiance ou si l’on préfére

à une exigence de plus en plus forte de confiance que chacun ressent par rapport à autrui. Or,

la confiance est toujours un pari, une gageure dans la mesure où on se fie à un autre qu’à

soi-même si ce n’est qu’il faut aussi avoir « confiance en soi » ce qui résume bien la dialectique

que nous avons posée: alterité interieure alternant avec altérité extérieure. Le passage d’un

mode de fonctionnement à un autre est  un moment délicat sur le plan relationnel car cela

reléve d’une autre « économie » , d’un autre mode de fonctionnement qui d’ailleurs ne peut durer qu’un

temps.

Selon notre modéle cyclique sur 7 ans,  le processus débuterait

par l’altérité  intérieure, qui englobe les proches (ce sont

les premières « maisons »  en astrologie). On pense

 

 

à l’enfant qui dépend de parents, qui n’est pas autonome. On voit donc que cette première

période du cycle de 7 ans quand elle survient  à un âge certain et non dans la prime enfance

peut être vécue comme une forme de régression. Mais justement, la phase I du cycle est

marquée par le préfixe « RE », qui dérive du latin RETRO. La conjonction est une « révolution », un

retour même si le mot révolution est associé à l’idée de progrès, ce qui peut fausser la

perception des choses.

Il semble que la crise actuelle est marquée par une défiance jugée intempestive par l’éxécutif

bicéphale. Or, en phase I,  la défiance est très mal tolérée. Le  mot clef c’est « croire » (en hébreu

Amen, un des rares mots de l’hébreu passé dans la langue courante) et ce, en dépit

de tous les doutes que l’on peut éprouver au sujet d’une politique. Cela vaut tant pour un

gouvernement que pour un couple.

Le « crime » des « dissidents aura donc été de manifester des doutes, des réserves en un temps

où cela n’a pas droit de cité. Ces ministres se voient  ainsi   »débarqués ». On pouvait prévoir

que la période actuelle serait un tournant pour le quinquennat et visiblement le remaniement

effectué il y a quelques mois n’aura pas suffi car le cycle n’avait pas encore suffisamment

progressé et la nécessité de la confiance n’était pas ressentie alors de façon aussi aigue qu’à

présent.

 

 

Il y a deux types de demande:  en phase d’altérité extérieure, on veut connaitre l’autre alors

qu’en cas d’altériré intérieure, on cherche d’abord à se connaitre. Ce qui correspond  aux deux

types d’attente  que le praticien est tenu de satisfaire avec les moyens qui sont les siens.

De toute façon,  à terme, le dialogue intérieur fait long feu. Un certain besoin de changement

d’attitude face à la vie se ressent qui nous invite à ‘essayer » de se relier à l’autre, de tenter le « coup »

en tout cas. C’est actuellement ce dont il s’agit pour tous autant que nous sommes. Il faut sauter le

pas, s’engager.  Ne serait-ce que pour quelques années car selon le cycle de 7 ans, chaque phase

ne bat son plein que pendant 2 ans environ. (24 mois) On retrouve là approximativement le

28 qui est la marque de la Lune comme de Saturne. Et 28 mois serait une bonne estimation

pour délimiter chacune des deux phases. Un peu plus que le cycle sidéral de la planéte Mars.

Il est clair qu’en période conjonctionnelle,  on est un peu dans le flou,  dans le brouillard mais cela

a son charme car cela met en jeu notre intuition, notre aptitude à anticiper, à capter les « signes »

avant coureurs. Nul doute que cette période n’encourage la prière, la « croyance » (même

clignotante, dirait Edgar Morin)., le retour au religieux.

Inversement,  à terme, se profilera la phase 2 disjonctionnelle caractérisée par le passage à

l’altérité , extérieure par un certain repli sur soi, pour se recentrer, se ressourcer.   On ne veut

plus compter que sur soi, se sentir aussi fort que possible.

Il est probable que les femmes vivent mieux la phase 1 que la phase 2. Elles sont plus

performantes quand on leur fait confiance, leur confie une mission que lorsqu’elles doivent

faire cavalier seul et ne dépendre de personne.

En conclusion, nous dirons que l’humanité actuelle passe

par une phase d’altérité intérieure. On voit le  gouvernement

se réduire dans ses ouvertures et ne plus fonctionner que

sur un « cercle » de  proches. On est loin des grandes

alliances d’il y a quelques années et qui relevaient d’une

altérité extérieure, impliquant un certain décloisonnement

(.disjonction) dans tous les domaines, politique,

artistique, scientifique, ce qui exige des leaders d »‘une autre trempe

et ce qui ne convient pas aux femmes qui  ont besoin

d’un cadre relativement étroit et spécialisé, marqué par

une certaine division du travail qui peut conduire

à toutes sortes d’excés, comme  l’industrie de

l’extermination (Shoah) qui ne serait selon Gunther

Anders que la conséquence d’une certaine taylorisation.

Il est certes difficile, contrairement à ce que certains

astrologues  tendent à vouloir croire , de déchiffrer le

monde sans le recours à des outils, à l’instar de la lunette de

Galilée pour explorer le  cosmos. Un mauvais modéle

trouve toujours une certaine forme de justification tant

ce qui se passe se préte à une pluralité d’interprétations. C’est

pourquoi  on ne peut faire l’économie d’ »une très grande

exigence structurelle ouverte sur le plus grand nombre

possibles de disciplines avec lesquelles des convergences

sont indispensables.

La péritode actuelle dans la mesure où elle s’inscrit dans

une phase d’altérité interne correspond  au contraire

 

à un certain repli., ce qui est la  raison de la crise

gouvernementale actuelle. Les « frondeurs » du PS sont

marqués par un certain  protectionisme, qui

les conduit à refuser l’interdépendance européenne.

A contrario,  quand on passe en phase disjonctionnelle,

il y a une forte volonté d’ouverture : on étouffe dans un cadre

trop étroit. C’est ce qui s’est passé en 67  (Guerre des Six

Jours qui élargit considérablment les frontièrs de l’Etat

Hébreu,, son Lebensraum),  ou en 89 (Mur de Berlin et la symbolique du mur

 

 

est très parlante ici).

Le gouvernement actuel n’a pas compris que le temps n’est

plus à l’ouverture et que chaque pays, chaque groupe doit

d’abord se constituer et se reconstituer, se ressourcer avant

de s’ouvrir à nouveau. Il y  a un temps pour chaque chose.

(Ecclésiaste)  Rien d’étonnant à voir que le Front National

ait le vent en poupe, lui qui est viscéralement en phase

avec ce que nous appelons l’alterité intérieure et qu’il

soit  dirigé par une femme

 

 

 

 

JHB

27 08 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, divination, ECONOMIE, FEMMES, POLITIQUE, RELIGION | Pas de Commentaire »

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