La dialectique conjonction/disjonction. Yang/Yin

Posté par nofim le 29 octobre 2014

Astrologie Mondiale. La nécessaire approche dualiste et l’épistémologie de la

cyclologie. .

par  Jacques  Halbronn

 

Les astrologues tombent toujours dans le même piége à savoir qu’ils considérent comme un échec ce qu’ils ne

peuvent expliquer par leur astrologie.  D’où la tendance

à ramifier leur système pour ne jamais être pris au dépourvu.

Faudrait-il  cependant s’en tenir à des configurations visibles à l’oeil nu, c’est à dire à un

bagage dont on pouvait déjà disposer dans l’Antiquité?.  Seuls ceux qui ont appris l’astrologie avec les nouvelles planétes semblent incapables d’envisager une telle éventualité, de par la force de l’habitude.

Entre deux corps célestes, la seule configuration visible est, selon nous, la conjonction. On ne voit pas un

« carré » à moins d’avoir un « compas dans l’oeil ».

On est  là devant un dilemme: doit-on  adhèrer à cette idée de la « disjonction » et ainsi expliquer toutes

sortes d’événements qui échappent à la conjonction stricto sensu ou dois-je m’en tenir à la seule

conjonction et déclarer forfait pour des tas de dates qui se présentent?

Seait-il préférable d’opter pour une approche minimale et restreinte et s’en tenir à ce qui

reléve directement de la conjonction sans entrer dans toutes sortes de dérivations et donc de dérives.

Qu’il y ait un autre monde que celui de la conjonction, certes mais nous préféreons le laissere en dehors de

notre champ de conscience tout en y voyant une sorte de dialectique du masculin et du féminin, du Yang et

du Yin.?

Autrement dit,  cette « disjonction » c’est un peu comme la mort par rapport à la vie.  Nous savons que cela

existe, que c’est la « mort » de la conjonction mais cela se situe bel et bien sur un autre plan.

Donc, on aura compris que l’on sera bien inspiré, épistémologiquement, de s’en tenir au seul créneau de

la conjonction et plus précisément de celle de Saturne avec l’une des 4 étoiles fixes royales, ce qui exclue

notamment la conjonction de deux planétes, chère aux frères Barbault (Armand et André) au lendemain

de la Seconde Guerre Mondiale, et qu’ils avaient baptisée quelque peu abusivement de ‘cycle planétaire ».

Un  autre inconvénient de notre position, c’est que cela se limite à un rendez-vous tous les 7 ans, ce qui

est évidemment assez peu puisque le reste du temps, on se retrouve dans une sorte de purgatoire du

leadership, avec le retour à une « souveraineté » populaire, qui mobilise le plus grand nombre au lieu de laisser

le monopole du pouvoir à un seul homme, doté de super-pouvoirs

Pour illustrer notre propos, nous évoquerons  l’invasion nazie de l’URSS  à la fin juin  1941 dont on nous dit que ce fut  ‘la plus grande invasion de l’histoire militaire de par le nombre de soldats mobilisés et de pertes[. Ce sont près de quatre millions de soldats de l’Axe qui pénètrent en Union soviétique. » (Wikipedia)  Saturne est alors  à 23° du signe du Taureau, soit à l’approche de la conjonction avec l’étoile fixe Aldébaran. Il y a là quelque chose

de gigantesque voire de monstrueux, de hors du commun

(au plein sens du terme) qui caractérise bien le climat conjonctionnel. Faut-il préciser que l’on se

trouve actuellement sous le coup d’une configuration semblable avec Saturne à 23° Scorpion, s’approchant

d’Antarés (9° Sagittaire)?  Mais nous avons déjà connu des phénoménes assez puissants comme l’émergence

de cet « Etat Islamique » au Moyen Orient, d’un nouveau « califat ».  Précisons ausitôt que plusieurs événements

peuvent parfaitement se produire en différents points du globe.

Est-il naîf de penser qu’un tel repli stratégique de l’Astrologie faciliterait son intégration au sein du concert des

« sciences » ayant voix au chapitre.? Car force est de constater qu’actuellement, on n’imagine pas un

astrologue participer à un collége d’experts. Tout au plus le consulterait-on à part. Et l’astrologie du XXe

siècle n’y aura rien changé.

Faut-il focaliser la recherche astrologique autour du phénoméne du déplacement, du

voyage et donc de la rencontre, du rapprochement. Si je ne me bouge pas et si je n’accueille pas celui

qui vient vers moi,  je ne rends pas la rencontre possible. Or, nous avons pu constater depuis déjà

un certain temps, que les conjonctions  (Saturne-étoiles fixes royales) favorisaient  les rencontres mais

qu’elles exigeaient du mouvement. C’est donc ce mouvement qui nous intéresse au premier chef comme

condition nécessaire mais non suffisante de la rencontre, comme  symptome particulièrement visible

des effets de la conjonction.

Nous avons récemment été tentés de valider le travail que

nous avions effectué il y  a 20 ans dans L’Astrologie selon

Saturne. De même André Barbault, après 1989  n’a-t-il pu

résister au plaisir d’une prévision réussie du fait du cycle

Saturne-Neptune (de 36 ans). Mais à y regarder de plus

près, il nous est apparu que c’était un cadeau empoisonné

que cette réussite prévisionnelle pour 1995  se situant

dans une série de rendez-vous ayant lieu tous les 30 ans

environ, à l’approche de Saturne du 0° Bélier.(fin Poissons)

En effet, la « validation » de notre modéle par la prévision

« aboutie » du mouvement social de 1995, un an avant son

échéance,  était-elle si évidente que cela, à y regarder de

plus près? Ne cédions-nous pas, à notre tour, à une certaine

tentation subjective et somme toute anecdotique du récit d’un

succés prévisionnel contingent? Bien pis, est-ce que ces

prétendus résultats  étaient compatibles avec d’autres travaux

conduits entre temps? En effet, la conjonction de Saturne

avec l’une des 4 étoiles fixes royales précédait somme toute

de peu cette échéance de la seconde moitié du signe des

poissons. André Barbault, à partir de 1989 est-il ainsi

réellement parvenu à concilier sa prévision pour cette année

avec des travaux plus tardifs comme l’indice de concentration

planétaire? N’a-t-il pas ainsi régressé par rapport à ses avancées

ultérieures de la quarantaine en raison d’un pronostic effectué

au début de sa trentaine et qui avait le « malheur » de sembler

tomber juste, lui? Il eut fallu beaucoup de courage pour

relativiser la signification structurelle d’un tel succès. Mais

il est vrai que cela venait compenser , tel un baume, la déconvenue, la

déconfiture des années 80 du fait du dit indice.

En vérité, ce « résultat »  de Saturne fin poissons aura fini

par se révéler incompatible avec nos  recherches présentes et

même en menacer la cohérence. S’il est facile de rejeter les

travaux d’autrui, il est plus délicat de procéder ainsi avec les

siens propres, auréolés d’une certaine ancienneté.

A y regarder de plus près, notre série  de  8 dates

échelonnées sur  deux siècles  comportait quelques chainons

fragiles. Prenons le cas de 1848. Certes, ce fut un temps marqué

par des révolutions mais ce fut aussi l’exploit d’un Louis

Napoléon Bonaparte qui se fera élire premier et d’ailleurs

seul président de la Seconde République! N’est-on pas

en ce milieu des Poissons encore dans l’orbe de la conjonction

de Saturne avec l’étoile fixe Fomalhaut? Bien pis, selon notre

modéle actuel, il n’y avait plus aucune raison de se

polariser sur le seul passage de Saturne à la fin des poissons

puisque chacune des 4 étoiles fixes royales était à égalité.Et si

l’on prend le Front Populaire de 1936  ne s’agit-il pas d’un

exploit de la part de Léon Blum? Mais début 1936 c’est aussi

le coup de force de Hitler remilitarisant la Rhénanie (cf les Chemins de la Liberté de J. P. Sartre)

qui laissera  la France lâchée par la Grande Bretagne.

Cela avait été précédé par la reprise de la conscription

allemande en mars 1935 (Saturne étant conjoint à

Fomalhaut)

Même 1965 nous semble bien

être d’abord marqué par l’exploit de François Mitterrand

mettant en ballotage au premier tour De Gaulle à l’instar en

2002 de l’exploit de Jean-Marie Le Pen d’arriver au second tour

de l’élection présidentielle, en phase conjonctionnelle de

Saturne, Jospin étant éliminé au premier tour.  Même 1995  nous apparait comme marqué par

l’exploit d’un Jacques Chirac revenant de loin et éliminant

au premier tour Edouard Balladur, le premier Ministre sortant

et l’emportant devant Jospin, lequel prenait le relais du Président

sotant François Mitterrand.

En relisant l’Astrologie selon Saturne nous percevons des

failles comme ce passage sur 1965 (p 7) :

‘Dans la foulée (de 1965), on trouve Mai  68 avec Saturne en Bélier

(18°) ».  Or, Sature à la moitié du Bélier ne saurait être

assimilé à Saturne   à la moitié des Poissons!

Quant à la fouchette première de 1789, ne peut-on

penser au personnage remarquable de Mirabeau?

Mais alors, nous demandera-t-on:  qu’est ce qui, a contrario

caractériserait la disjonction? Nous dirons qu’elle n’est marquée

par l’émergence d’aucun leader marquant et que c’est avant

tout un mouvement de la base qui est précisément marqué

par le refus d’un leader, qui entend se passer d’une telle

figure, ce qui fait à la fois sa force et sa faiblesse.

En conclusion, nous confirmons la dialectique conjonction-

disjonction, à 45° en gros d’intervalle. Certes, la disjonction

est-elle « invisible » corporellement, à la différence de la

conjonction, un peu comme la nouvelle lune par rapport à

la pleine lune.  Et en ce sens, on rappelera que les événements de

1989 ne sauraient, selon nous, s’expliquer par une conjonction

-comme le voudraiit Barbault et ses  partisans- mais bien par une disjonction.

On nous objectera  qu’il n’y a pas de raison de s’en tenir à la seule planéte Saturne.  Mais un tel discours

est inflationiste. Qui ne voit que la multiplication des « conjonctions » serait du plus mauvais effet? Certes,

mais, continuera-t-on à nous objecter: pourquoi pas les autres planétes? Il est clair que rien ne vient

justifier le choix de Saturne d’un point de vue purement astronomique. Mais l’astrologie n’est pas

l’astronomie même si elle lui emprunte. L’astrologie reléve plus de la science politique ou juridique (et donc

du religieux) que de la science  « dure ». Nous ne disons pas que les astres agissent sur nous de leur propre

fait- si ce n’est à une échelle infinitésimale- mais que les sociétés anciennes ont décidé de conférer à certaines

configurations valeur de signal, sur une base purement visuelle.

Notre propos rejoint peu ou prou celui de Freud quand il traite de la dialectique du pénis et du phallus en ce sens

que la conjonction correspondrait au stade phallique (érection)  et la disjonction au retour au pénis, de par sa contraction. (cf Marie Françoise  Laval- Hygonenq « Envie du pénis et/ou intégration phallique », in

Clés pour le féminin   Femme , mère, amante et fille,   dir  Jacqueline  Schaeffer, et al, Paris, PUF, 1999, pp 169 et seq). On dira que tous les 7 ans, quelque part, le masculin reprend et réaffirme son pouvoir par le biais de la dite conjonction, ce qui déclenche un nouveau cycle.  A l’opposé, il semble que Jung ait en quelque sorte nié la dualité ou plutôt l’ait limité à une altérité intérieure, notamment autour de l’animus et de l’anima.

Ce rendez vous  qui se tient tous les sept ans peut être interprété à la lumière de la dialectique

Pluton/Hadés versus Cérés/Démeter.   La conjonction serait plutonienne (aucun rapport avec la planéte

de ce nom) et la « disjonction » qui en est le contrepoint et le contrecoup serait cérésienne (cf l’histoire

de Proserpine/Perséphone/Coré). Tous les 7 ans, les « gardiens » que sont les « leaders » et qui sont en

fait les « juges » (cf l’Ancien Testament) interviennent pour que justice soit faite, que les confrontations

entre les protagonistes aient lieu car ils ont le bras long- ce qui implique la faculté de se déplacer pour

qu’il n’y ait pas impunité. En ce sens la conjonction nous apparait comme la fin d’un cycle, comme l’heure

du Jugement par rapport à ce qui s »est accompli et joué depuis la précédente conjonction. Il y a dans

la conjonction une connotation liée à l’Aigle qui fonce sur sa proie, en partant de loin, auquel rien

n’échappe, n’est hors de sa portée. Il y a  ici un paralléle étrange entre le monde d’en haut (le Ciel) et le monde souterrain, ce qui invite à une nouvelle lecture de la Table d’Emeraude.

Toute l’astrologie se résumerait en  fait à ce dispositif d »une « semaine » de 7 années mis en place depuis

des millénaires par des Elohim (cf notre étude sur Jean Sendy).
Contrairement à ce qu’affirment tant d’astrologues, l’astrologie n’est pas le fait d’observations mais d’une

construction exigeant une très haute technologie et donc une intervention extérieure  à notre planéte, la Terre. Le pouvoir de ces Elohim serait relayé par ces « gardiens »  – les « anges » (messagers, missionnés) - qui réaffirment leur pouvoir et leur mission tous les sept ans.  L’ouvrage de Jean-Marie Durand , probablement inspiré peu ou prou par Sendy(L’homme manipulé. Ed Les 3 spirales 2003) parle de « manipulations génétiques » (p. 8) « Qui a écrit la Genése? demandet-il. « Et comment les auteurs ont-ils pu faire une narration aussi précise puisqu’ils n’étaient pas là? »

 

JHB

02  11 14

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, Culture, divination, HISTOIRE, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SCIENCE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Repenser l’Histoire des femmes et du couple.

Posté par nofim le 24 octobre 2014

La place des femmes dans l’Histoire. Pour une approche quantitative. La sérendipité du couple.

 

par Jacques  Halbronn

 

 

La question de la place des femmes dans l’Histoire, au sens global du terme par delà l’aspect proprement politique, s’est heurtée à un

certain nombre d’obstacles  (épistémologiques) du fait que l’on aura voulu instaurer une sorte de symétrie, de calque, ce qui n’a pas lieu d’être. Nous voudrions insister ici, en effet, sur la nécessité d’un traitement quantatitatif plutôt que qualitatif du sujet. (cf  Les femmes

dans les sciences de l’homme (XIXe-XXe siècles)  Inspiratrices, collaboratrices ou créatrices?  Dir. Jacqueline Carroy, Nicole Edelman etc  Ed Seli-Arslan  2005, La place des femmes dans l’Histoire. Une histoire mixte  dir  Geneviève  Dermenjian etc ,  Ed Belin  2010)

Nous partirons d’une grille bien spécifique à savoir que les femmes agissent avant tout dans l’Histoire non pas individuellement mais

collectivement, ce qui conduit à une approche, une méthodologie,  nécessairement très différentes de l’Histoire des Femmes par rapport à celle des Hommes.

Il importe avant toute chose de souligner l’importance du processus de consommation dans le fonctionnement des sociétés. Tel produit se vendra largement et tel autre guère et il en est de même qu »‘il s’agisse d’électroménager, de littérature,  de beauté etc.  C’est le nombre qui fait qu’un produit « marchera  » ou pas. Le produit ainsi « élu » et en ce sens  isolé  sera paradoxalement  déterminé par le nombre, comme c’est aussi le cas de ce produit un peu particulier qu’est un candidat à une élection. Le un trouve sa légitimité de par le

nombre, de par l’onction du collectif, du consensus.

Dire que les femmes sont amenées et appelées à jouer un rôle majeur dans une telle dynamique élective nous semble devoir se placer

au coeur de toute Histoire des femmes. Mais cela ne va pas  sans certaines contradictions du fait que les femmes veulent le beurre et

l’argent du beurre, en affirmant avoir le « droit » de se situer des deux côtés de la barrière, tant du côté des électeurs que des  (heureux) élus.

Autrement dit, une femme qui tente de se placer  dans une posture  « solitaire » nous pose probléme. Encore ne faut-il pas  se payer de mots. Quand on parle de « création », qu’est-ce à dire? On peut imaginer des centaines de femmes qui « créent »  à l’instigation de tel ou

tel « maitre ». Pour nous, le véritable créateur est celui qui fait école, ce qui implique un décalage diachronique. Il doit se présenter en

premier, chronologiquement. On ne saurait en aucun cas ignorer ici le facteur Temps, le « chrono ». En aval du  temps du créateur, on

trouvera- dans un deuxiéme temps,  un grand nombre de « disciples » et on retrouve bien la dialectique de l’un et du pluriel. On retrouve donc ici le nombre et il importe peu que dans un cas l’on ait des « consommatrices », des « électrices » ou des « imitatrices ». Dans tous les cas de figure, l’on est en mesure de percevoir un processus de convergence, comme pour une aimantation. L’observateur  honnête ne

saurait s’y tromper. Autrement dit,  si les femmes convergent vers tel ou tel personnage, on peut certes soutenir que ce sont elles

qui signalent et entérinent son existence mais il s’agit, en tout état de cause, bel et bien, d’un phénoméne de fascination collective, dans tous les cas de figure, des plus  basiques aux plus  sophistiqués. En ce sens, on dira que les femmes « suivent », « poursuivent » un homme

et que ce qui importe ce n’est pas l’action de telle ou telle femme mais bien celui d’un grand nombre de femmes. La femme n’existerait

historiquement que collectivement et c’est d’ailleurs, paradoxalement, pour cela qu’elle revendique son individualité qui nous apparait, pour parler comme Freud, comme un « manque », une « absence » dont  la femme  ne cesse d’être en quéte. Ce « moi » introuvable et qui nous fait penser à cet oeil que les Gorgones devaients se partager.  » Eschyle  écrit  en effet  qu’elles n’avaient qu’un seul œil et une seule dent à elles trois.   Rappelons que c’est Persée qui les vainquit en tranchant  la tête de Méduse, l’une des Gorgones. En ce sens, on pourrait qualifier de Persée  ceux qui s’en prennent aux femmes lesquelles ne sont jamais plus redoutables que lorsqu’elles sont en nombre et qu’elles sont soudées.

Ce qui contribue à « souder » (en  faire l’unité à partir du pluriel » et en ce sens, l’on dire que grammaticalement, les  femmes correspondent au pluriel et les hommes au singulier), c »est le fait de dire la même chose, de tenir les mêmes propos, grâce notamment au  texte que l’on recopie et que plus tard l’on imprimera ou photocopiera. Face à ce « front » commun, les hommes avancent souvent en

ordre dispersé, vu qu’ils n’ont guère de goût pour se copier, se plagier les uns les autres. C’est leur talon d’Achille!

Les femmes savent que par leur aptitude à converger, elles détiennent les clefs du succés des hommes, qu’elles « font  » (et défont))  les rois, et les sondages d’opinion, l’audimat ne peuvent que renforcer ce pouvoir de la rumeur. .

Nous avons pu noter que dans bien des milieux,  le poids économique des femmes était considérable du fait du nombre d’inscrits, de clients. L’Union fait leur force mais cette union n’est pas forcément consciente. Elle s’observe de facto quand on « photographie » la composition d’une « salle », d’un « public ». Sans les femmes, bien des rencontres ne seraient pas viables  et ne sauraient être qualifiées de

« succés ». On entend ainsi des organisateurs se pavaner parce qu’ils ont su rassembler 500 personnes dont 90% sont des femmes. La réussite sociale passerait donc par les femmes.

On est donc fort surpris d’entendre  les femmes se plaindre de ce que l’on dresse des obstacles pour les empêcher d’atteindre  les sommets de la reconnaissance (comme le Prix Nobel, la médaille Field). C’est qu’il semble bien qu’une femme ne soit pas en mesure de mobiliser les foules, au sens où nous l’avons entendu plus haut.  On rappellera qu’en électricité, il y a des prises dites mâles et d’autres femelles. Autrement dit, la dualité nous apparait comme une nécessité, ce qui rend absurde l’idée même de vouloir y

mettre fin.

Que serait-ce donc qu’une Histoire des Femmes? Cela se rapproche assez d’une certaine « Nouvelle Histoire », faisant appel aux sciences sociales, aux statistiques.  (Ecole des Annales). Cette idée d’une conscience féminine collective n’est peut être pas si facile à assumer pour les femmes elles-mêmes. En fait, nous dirons que les hommes partent de l’individuel pour aller vers le collectif et que les femmes partent du collectif pour parvenir à affirmer leur individualité, en s’efforçant de montrer à quel point elles différent toutes les unes des autres, par tel ou tel détail, ce qui conduit à des discussions byzantines sur la   » valeur ajoutée » de telle  femme à l’oeuvre de tel ou tel homme, ne serait-ce que par le biais de l’interprétion d’une même oeuvre musicale ou d’un même texte.

Si l’on examine le contenu des « histtoires de femmes », il est question de ce qu’ont fait les femmes  à telle ou telle époque, sous telle ou telle latitude mais rarement dans une perspective de complémentarité. On a l’impression que l’on veut avant tout nous raconter comment

les femmes ont « empiété », avec plus ou moins de bonheur,  sur le territoire des hommes.

Pour notre part, nous serions assez proches de Marx quand il souligne – ce qui n’a pas forcément été signalé comme il se devait- à quel  point les femmes sont vouées à  s’affirmer au sein du prolétariat et notamment du fait du progrès de l’industrie, c’est à dire des techniques.

Ce que Marx appelle -avec Engels- la Lutte des Classes ne serait-ce  pas  une « guerre »  des Sexes?  Quelque part, le progrès technique aura ouvert une porte aux femmes tant et si bien qu’il est bien difficile de dissocier la condition des femmes de celle des « machines », de la division du travail  qui permet à tout un ensemble de ne faire qu’un au final. Les femmes sont en effet dans une problématique unitaire

transcendant la pluralité par le biais d’un appareillage commun et partagé.(cf notre ouvrage en ligne aux Editions Eric Le Nouvel)

Hommes et femmes ne vivent pas dans des mondes séparés ou paralléles comme cela semble parfois ressortir de la lecture de telles « histoires ». L’histoire des femmes ne se réduit pas à celle de leurs « conquétes », à la façon dont elles « sortent » de leur « condition »! (cf  Jean-Paul Rouc. La femme dans l’Histoir et les mythes, Paris, Fayard,  2004). Chaque « genre » a besoin de l’autre pour exister. Les femmes ne peuvent paradoxalement se réunir que grâce aux hommes, à leurs oeuvres – qu’ils soient morts ou vivants. Les hommes ont besoin des femmes pour se départager comme les spermatozoïdes par rapport à l’ovule. Il est notamment essentiel que les femmes soient concernées

par l’ici et maintenant et ne s’accrochent pas à des hommes du passé, comme c’est trop souvent le cas, dans tant de domaines, et notamment dans le culturel.

Nous avons déjà dénoncé  un tel syndrome: les femmes préférent reconnaitre le génie des hommes d’hier et nier celui des hommes qui sont leurs contemporains.  Tout se passe comme si les femmes pariaient sur une sorte de décadence qui nous rendraient tous égaux, hommes et femmes,  pouvant enfin communier dans la « culture » d’un glorieux passé qu’elles seraient particulièrement douées pour

réactiver et  faire revivre par de nouvelles interprétations et traductions. Le culte de Jésus (christianisme)  nous apparait comme faisant plus sens pour les femmes que pour les hommes puisque c’est un homme qui est l’objet d’adoration. En ce sens, les femmes ont bel et bien

un culte des « grands hommes »  du passé  et cela explique pourquoi en dépit de ces « histoires des femmes », la culture des femmes au XXIe siècle est  avant tout articulée sur les oeuvres d’hommes et non pas de femmes., que ce soit dans le domaine de la philosophie, de la musique, de la peinture, de l’économie, de la politique.

Il est au demeurant fâcheux que les femmes d’aujourd’hui

reprennent à leur compte d’anciens consensus au lieu  d’en constituer de nouveaux.

En quelque sorte, notre époque actuelle serait une sorte de noman’s land et ce n’est qu’à ce prix, qu’hommes et femmes pourraient coexister, du fait d’une sorte de castration; d’asséchement,  du génie humain qui ne serait plus qu’un « has been », l’homme ne servant plus qu’à aider à la procréation, du moins jusqu’à nouvel ordre!

Marx avait recommandé les « communautés » de femmes (Manifeste, 1848) et ne semble pas avoir beaucoup cru au couple.

En vérité, le couple ne serait-il pas  une institution qui péche du fait même que l’on est dans un rapport d’un à un alors que l’on devrait être dans un rapport de l’un au multiple?.  Selon une formulation qui peut choquer, nous  avons le cas des femmes avant la ménopause et après. Avant,  il faut peu d’hommes pour féconder beaucoup de femmes (polygamie) et après, il faut peu de femmes pour satisfaire  sexuellement beaucoup d’hommes (polyandrie). Le couple donne une image déformante du rapport hommes-femmes dans la mesure où la procréation si elle exige un rapprochement ponctuel entre les deux sexes n’implique pas pour autant une quelconque exclusivité ad aeternam .  Le couple pose probléme en ce qu’il place chaque homme sur un piédestal, ce qui contribue à discréditer l’idée même de

« supériorité » des hommes. Un homme seul face à une femme seule serait ainsi  une impropriété. En effet,  les seuls hommes qui nous intéressent ici, sont ceux qui sont en mesure de rassembler. Le couple ne serait-il  alors qu’un lot de consolation pour les hommes laissés pour compte.? Or,  si l’on observe le phénoméne du couple sous l’angle de la créativité et de la sérendipité,  il apparait tout au contraire que la construction du couple satisfait un besoin de création et pas seulement de procréation.  Former un couple – dans tous les sens du terme- c’est générer quelque chose qui aurait fort bien pu ne pas exister, qui relévé plus du hasard que de la nécessité et l’on peut dire que

la créativité de la plus grande partie des hommes se manifeste dans cette élaboration du couple et en sa « maintenance », son « maintien ».

On ne sera donc pas surpris de voir des esprits très créatifs rester fidéles à l’idée de couple . On pense au couple emblématique  formé par Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. La multiplication des ruptures, des divorces s’expliquerait selon nous par le fléchissement sinon le déclin du sens de la sérendipité laquelle nous parait au coeur de l’évolution humaine en ce qu »elle est un garant de biodiversité. Le couple, on l’a montré,  n’est pas « naturel » mais « culturel », il reléve de la « seconde nature »,  d’une démarche que l’on peut qualifier d’artistique. Nous nous opposons à ceux qui veulent expliquer l’humanité par le seul fait de son environnement terrestre et/ou cosmique alors qu’il est évident que les hommes ont  fait des choix, ont « sélectionné » parmi les « compossibles » de façon arbitraire et ce faisant ils ont en quelque sorte enrichi le réel. D’aucuns prennent un malin plaisir à  ne pas prendre ce que les hommes instaurent au sérieux au regard et au prisme des sciences « dures » mais pour nous, Humanité,  ce que nous établissons, constituons (constitution, contrat)  mérite bel et bien le statut de ‘réalité ». On peut dire qu’il y a  de la « magie » dans le couple, au sens traditionnel du terme, voire du « miracle ». L’Homme est certes issu de la « Nature » à son origine mais il s’est surtout construit contre elle, en l’instrumentalisant, c’est à dire à la percevant à sa guise, comme bon lui semblait. Il ne faudrait pas au nom d’un certain scientisme minimiser cette faculté de créativité sociale qui est en résonance avec l’idée de novation, de transmutation (de mutation). On se demandera si le couple, in finé, en tant qu’oeuvre à accomplir, à ériger, ne fait pas plus sens pour l’homme que pour la femme et l’on rappellera que la majorité des demanndes de divorces émane des femmes comme si, quelque part, elles avaient conscience  que l’idée même de couple était déjà en soi une victoire masculine,

une satisfaction de l’orgueil prométhéen  du mâle.  En ce sens, rejeter le couple, le « nous », ne s’apparenterait-ce point à une forme de castration (rupture, coupure)? Quelque part,  la sérendipité reléve de la force de la croyance. Ce que les hommes croient, décident de croire,  finirait par exister bel et bien.  Porter atteinte au couple apparaitrait alors comme une  blessure narcissique qui met en branle

toute la dynamique créatrice de la personne et en cela  notre rapport au couple  constituerait un enjeu majeur pour la confiance que nous pouvons développer en nous-mêmes, en notre « pouvoir » sur le monde.

 

Bibliographie

Pascal Duret Le couple face au temps,  Paris, Armand Colin 2007

Jean-Claude Kaufmann  Sociologie du couple. Que Sais- je?  PUF 1993

Tony Anatrella,  Epoux, heureux époux. Essai sur le lien conjugal. Paris, Flamamarion, 2004

Hubert Jaoui,  Laura Bulleri,  J’aime mon couple et je le soigne. Amour, sexe et créativité.  Paris, Dunod, 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

25 10 14

 

 

Publié dans Conscience, Culture, FEMMES, HISTOIRE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SCIENCE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

La cuisine des données brutes

Posté par nofim le 14 octobre 2014

 

Etudes cognitives. De l’approche « raisonnée » et de l’irrationnel.

par  Jacques  Halbronn

 

Nous aimons à comparer la digestion des nourritures matérielles avec celle des spirituelles ou intellectuelles. Et c’est pour cette raison que nous avons déclaré récemment que la philosophie était une « cuisine de l’esprit », que notre intelligence risquerait l’indigestion si nous faisions absorber à notre « mental », à notre cerveau, des produits qui ne seraient pas préts à la consommation, insuffisamment

cuits, par exemple. On pense à la « cuisson » alchimique dans l’Athanor.

Le philosophe serait donc voué à servir des préparations qui seraient assimialbles, digestes par un processus de purification, de décantation, de dégrossissage.

Mais il n’est pas le seul à être le gardien immunitaire  face à des faits que l’on pourrait qualifier de « barbares ». Il faudrait aussi

faire la part de l’historien qui introduit et satisfait à une exigece de diachronicité, de perspectives, de « genése ». En ce sens, tout fait

devrait bel et bien être passé au tamis des approches croisées de la philosophie et de l’Histoire.

Mais l’on pourrait ajouter deux autres « méthodes »,  celle qui passe par le Droit, et celle qui passe par la Langue.

Dans le premier cas, le Droit permet à une sociéte de fonctionner, de s’organiser, de se réguler en proclamant des « lois » sans le respect desquelles il n’y aurait pas  d’Etat de Droit. Nous dirons que d’une certaine façon, l’astrologie reléverait à l’origine des sciences juridiques même si cela a dérivé vers la croyance, voire vers la religion à des fins de légitimation.

Et  dans le second cas,  la Langue est égélement censée  servir d’interface entre les « faits » de nature et ceux de culture.

Il serait bon de développer ces quatre angles d’approche lesquels présentent chacun une certaine spécificité. Ces quatre approches semblent constituer un ensemble nécessaire sinon suffisant pour que l’Humanité puisse éviter le désordre, la décadence, le  dépérissement, la dégradation de la conscience. Bien évidemment, l’on ne saurait oublier la Diététique dont il a été question au début.

En replaçant la philosophie au sein d’un ensemble de méthodes, nous mettons fin à  un statut à part tant il est vrai que la plupart

des gens sont dans l’incapacité de  cerner l’objet de la Philosophie.

Pour notre part, nous avons couvert  peu ou prou  le champ de ces diverses  « grilles » – terme qui ici signifierait  une idée de filtrage- et cela représente à nos yeux un tout à cinq branches, si l’on y englobe les nourritures terrestres.

A  contrario, que se passe-t-il quand ce appareil immunitaire ne fonctionne pas ou mal, quand ce qui est brut n’est pas raffiné, quand

ce qui est  désarticulé n’est pas rétabli et en fait quand les méthodes auxquelles on est en droit de vouloir recourir  sont elles-mêmes

viciées? Alors la solution tend à devenir le probléme.

Le passage du cru au cuit  fait image et dit bien, croyons-nous, ce qu’il veut dire. La philosophie, on l’a dit, doit servir de four en vue d’une cuisson. Elle se situe avant tout dans la synchronie, dans l’agencement structurel et quelque part elle évacue, évite la dimension chronologique, ce que fait en revanche l’Histoire. Le philosophe n’est en ce sens pas nécessairement un bon historien capable de restaurer le cours, la succession des choses, la  chronologie.

Pour en venir à un domaine qui pour nous est « pilote », à savoir l’Astrologie, nous dirons que l’on y observer une double déficit

de synchronie et de diachronie. En outre, l’astrologue se sert du langage dans sa pratique sans toujours prendre conscience des ambiguités de la « parole ». Quant au Droit, l’astroloogue est réticent à percevoir et reconnaitre la dimenion juridique de son  savoir. Or, nous pensons que de même que l’astrologie doit faire bon ménage avec l’Histoire,  celle-ci -du moins à l’origine- était avant toute chose

une Loi, non pas au sens scientifique mais moral  du mot.

Ce faisant, l’Homme se constitue  une « seconde Nature » rivalisant avec la Nature primordiale et c’est d’ailleurs précisément ce qu’entreprend au départ l’Astrologie.

Ceux qui sont capables de « travailler » les données brutes sont désignés pour conduire l’Humanté,  à l’instar d’un Moïse, leur cerveau leur servant d’Athanor et prédigérant ce qu’ils transmettent à leurs « ouailles ». Ce sont, dans tous les sens du mot, des restaurateurs.

A la lumière de nos propos, quel usage attendre de ce qu’on appele le « café philo »?  Ce serait un espace voué à l’apprentissage de la cuisine, à former des « préparateurs », comme en pharmacie. On aurait affaire à des écoles  qui enseigneraient à philosopher. Mais il faudrait éviter l’écueuil des « plats » traditionnels

que sont les ouvrages de tel ou tel « philosophe ».

On peut parler d’une approche « raisonnée » des corpus, des

sujets, comme on dit d’une bibliographie qu’elle l’est. A

contrario, que dire d’une présentation qui ne serait point

ainsi raisonnée, dotée de raison comme valeur ajoutée? Besoin

d’un ordre, d’un rangement, d’un classement. Encore est-il des

agencements factices qui ne se référent qu’aux apparences

brutes: l’ordre des noms , des dates, des titres selon de

simples critères alpha-numériques, ce dont se contentent

souvent les catalogues de bibliothèques et qui n’offrent que

l’intérêt de pouvoir s’y retrouver et de recourir à un consensus

de bas de gamme. On pense aux techniques de l’Art de la

Mémoire qui font fléche de tout bois.

L’irrationnel serait ainsi ce qui n’a pas été bien « raisonné » ou

semble ne point pouvoir l’être vraiment, qui n’est pas passé

au tamis de l’intelligence. C’est une telle exigence de « sens »

(dans tous les sens du terme) qui serait le fondement de la

Science et dont les humains seraient pourvus très inégalement

en dépit des apparences puisque personne, dirait Descartes,

semble se plaindre d’en être dépourvu. Il est ainsi des terres

en friche, encore de nos jours, qui sont restées en dehors

des grandes entreprises de raison et on les désigne d’ailleurs

sous le terme d’irrationnel. Mais dans certains cas, la marge

de progression reste encore, en ce XXIe  siècle, considérable: dans le domaine

de la linguistique, de l’Histoire, de la science politique etc.

On soulignera notamment la nécessité d’une approche

diachronique  couplée avec une approche synchronique. On pense

à la médecine qui a appris à aseptiser, à purifier. Raisonner

sur un document qui n’a pas été débarrassé de ses scories

nous semble un exercice assez vain qui se contente de

« sauver » un état tardif et peu ou prou corrompu. Se pose

ainsi la question des origines, de la provenance comme dans

le domaine de l’alimentation qui souvent est négligé au

profit de toutes sortes d’expédients et d’adjuvants, en une

sorte de fuite en avant. Nous dirons que la faculté de

remonter dans le passé est une des vertus les plus rares et

les plus précieuses -et la Science n’est-elle pas vouée à nous

parler du passé?- et semble n’être – au bout du compte même

si certains démagogues se refusent à l’admettre- que le lot  d’une élite

masculine. Appréhender le passé est une tâche autrement

plus complexe que de se projeter vers l’avenir et ses chimères

d’autant que ce futur peut être trafiqué et qu’une prophétie

tend à s’auto-réaliser de par l’effet d’annonce.

 

JHB

15 10  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14  10  14

Publié dans Conscience, Culture, DIETETIQUE, PSYCHOLOGIE, SCIENCE, SOCIETE, Technologie | Pas de Commentaire »

Démographie et pédophagie

Posté par nofim le 20 août 2014

Sur le tabou de l’anthrophagie et de la pédophagie, autour

de la question de l’autosuffisance.

par  Jacques  Halbronn

 

La façon dont le probléme de la démographie est traité

actuellement  est  le symptome inquiétant d’une  crise de la

pensée anthropologique, victime d’un certain nombre de

tabous et de principes contradictoires. La question de

l’alimentation  est notamment  mise en avant sans que l’on

ne l’articule sur celle de la démographie et de l’écologie, comme

il conviendrait.

Nous pronons  l’autosuffisance  de l’Humanité, c’est à dire

la nécessité de faire le moins possible appel à des apports

extérieurs en privilégiant la production  en interne et ce, dans

tous les domaines.., y compris dans le domaine alumentaire.

Il se pose ainsi la question  de savoir si l’Humanité génére

ou non sa propre  nourriture comme elle génére sa propre

musique,  sa propre  science, sa propre descendance. C’est en

ce sens que nous ne pouvons esquiver le débat autour de

l’anthrophagie et plus spécialement de la pédophagie, lequel

débat  est refusé d’entrée de jeu comme s’il sagissait d’un tabou

absolu dont on ignore l’origine et la raison d’être. Mais

l’humanité joue là sa propre survie. On  est là en plein

irrationnel et il conviendrait de déterminer quel est le

traumatisme sous jacent  à  une  telle fin de non recevoir.

L »homme est un arbre dont  il ne peut consommer les fruits

alors qu’il peut consommer le fruit d’autres animaux, à

commencer par les oeufs,

Peut-on imaginer une humanité qui  se laisserait

mourir de faim  sous  prétexte qu’elle ne saurait manger

le « fruit de ses entrailles ».parce que la vie c’est « sacré »?

On a voté l’IVG, l’interruption

volontaire de grossesse mais on n’est pas prêt à admettre

la consommation de nouveaux nés, même en cas de famine. .

Etrange argument des adversaires de la consommation de

viande qui mette en avant le coût de celle-ci mais

n’est-il pas étrange que l’on dépense autant  pour produire

un bien que l’on ne consomme même pas? A une époque où

l’on sait à l’avance ce qu’il adviendra d’un enfant

avant sa naissance, où  la

fécondation  in  vitro se  développe, n’est-il pas possible de

mettre en place une politique cohérente de natalité ?

On aura compris que nous privilégions ici la pédophagie, c’est

à dire le droit de consommmer  des enfants en bas âge, et ce

exclusivement plutôt que de porter atteingte à la nature, aux

autres espéces,  avec toutes les conséquences écologiques que

l’on peut concevoir. Les relations entre les humains et le reste

des régnes animaux et végétaux en seraient inévitablement apaisées.

On aura  compris que le thème central ici est celui d’une

humanité auto-suffisante et qui ne cherche pas d’office à

fair appel à des apports extérieurs.

Il sera intéressant d’entendre les arguments  hostiles à un

tel projet pour le XXIe siècle. S’il existe d’autres « humanités »

dans l’univers, il serait  fort utile de savoir comment elles

ont  abordé ce probléme  qui  consiste à ne pas compter avant

tout sur sa propre production comme richesse, comme

ressource.

 

 

 

JHB

20. 08 14

 

Publié dans Conscience, Culture, DIETETIQUE, ECONOMIE, FEMMES, RELIGION, SCIENCE | Pas de Commentaire »

L’Allemagne et la réforme de l’astrologie de Kepler à Brunhübner

Posté par nofim le 7 août 2014

Les  astronomes  et la  réforme de l’astrologie en Allemagne  de Kepler à  Brunhübner  (1618-1937)

par  Jacques  Halbronn

 

Quelles sont les causes des réformes de l’astrologie? Sont-elles

internes ou externes? Nous prendrons deux exemples

distants de 300 ans environ l’un de l’autre, celui

Johannes Kepler et celui  de  F. Brunhübner.

Kepler (cf Gérard Simon,  Kepler astrologue astronome, Ed Gallimard 1979) est crédité à juste titre d’avoir  utilisé des aspects comme le semi-sextile, le quintile et le biquintile comme il apparait dans

son « Neu und Alter Schreib Calender » pour 1618; paru à Linz. (cf fac simile  in   Gesasmmelte Werke  Band XI, 2,    Muncich 1993). On note un absent de marque à  savoir le’ quinconce alors que le dodectile (ou semi-sextile) qui en est le complément (30° + 150°= 180°)  On les désigne sous le terme

d’aspects mineurs. En revanche, il n’y est question ni de semi-carré, ni de sesqui-carré. (45° + 135°)

alors que le semi-carré est la division en 8 de 360° tout comme le quintile est la division en 5 (72° et 144° pour le bi-quintile).

Nous pensons avoir trouvé la clef du système des aspects selon

Kepler et de fait nous nous sommes faits une spécialité de

déterminer  la rationalité des divers dispositifs (cf nos

Mathématiques Divinatoires). En fait,  quand bien même nous

n’avons pu trouver de confirmation, cela nous semble aller

sous le sens. Kepler aura voulu qu’il y ait autant d’aspects que

de planétes et que chaque planéte ait « son » aspect. Il a

pris une série – au niveau de la division du cercle-

2-2,5-3  et en divisant par 2 cela donne   4-5-6 plus un septiéme

aspect qui est la division en 2  du 6 ce qui donne  12 . On

retrouve ainsi les aspects suivants   180-144- 120 puis

90-72- 60   et enfin 30. On ignore selon quel argument tel

aspect pourrait être associé à telle planéte mais de même

qu’il y a des planétes « bénéfiques »  (Vénus -Jupiter) ou fortunes

et d’autres « maléfiques » ou infortunes (Mars-Saturne), ce qui

a joué aussi sur les « bonnes » et « mauvaises  » maisons selon

le dispositif des « joies » (V et XI, positives (associées à Vénus

et Jupiter respectivement), VI et XII, négatives

associées respectivement  à Mars et Saturne). Or, on considére

traditionnellement  que le carré et l’opposition sont « dissonants)

et le trigone et le sextile sont « harmoniques », on peut donc

penser que le quintile et le biquintile sont  » neutres » un peu

à la façon de Mercure.

Se limitant à 7, Kepler n’avait pas besoin de plus d’aspects

quand bien même pouvait-on en concevoir d’autres .

Cette recherche autour des aspects témoigne en tout état de cause d’une certaine insatisfaction par rapport à l’outil astrologique comme s’il lui manquait quelque chose mais quoi? That is the question! L’Histoire de l’astrologie ne se comprend pas si l’on n’a pas conscience

de certains manques à pallier.  Cela peut sembler étrange au premier abord tant on sait  qu’il existe toutes sortes de moyens à la disposition de l’astrologue pour expliquer les choses/ D’ailleurs on notera que de nos jours, les astrologues ne se plaignent guère des

lacune de l’astrologie/ Il est vrai qu’entre temps ils ont été gâtés par les astronomes qui leur ont donné du grain à moudre avec leurs

nouvelles planétes mais même au début du XXe siècle, les astrologues allemands n’ont pas hésité à supposer l’existence de

planétes « hypothétiques » (Ecole « Uranus » de Hambourg) ou encore de mi-points à égale distance entre deux astres.

Mais Kepler entendait une astrologie délestée de ses diverses subdivisions (signes, maisons) et en cela il nous semble qu’il était dans la

ligne d’un Ptolémée qui provilégiait les combinaisons entre planétes. Mais dans la Tétrabible, les « aspects » se limitaient à des ententes entre signes et non à des degrés comme chez Kepler

Dans ce même document pour 1618 (il  y a donc environ 400 ans), Kepler considére 4 lunes différentes avec 4 icones différents : la nouvelle lune, le premier quartier, la pleine lune et  le dernier quartier. C’est dire toute l’importance qu’il accorde à la Lune, ce qui était dejà le cas dans les almanachs de Nostradamus dans les années 1550-1560. Kepler s’intéresse aussi à la tête et à la queue du Dragon (noeuds de  la Lune) et il emploie le terme « Planeten » indifféremment pour les luminaires, les noeuds de la Lune et les planétes proprement dites. Mais à d’autres endroits  Kepler distingue la  Lune et les planétes. La Lune joue donc bel et bien un rôle omniprésent, ce qui  correspond à  un très ancien statut qui  lui confère un rôle de lien  entre les planétes. En revanche, pas  un mot sur les étoiles fixes, même royales. En revanche, les éclipses l’intéressent.

Sautons 3 siècles et arrivons -en à 1937 date à laquelle parait en France la traduction du traité d’un autre astrologue allemand, Brunhubner. (La nouvelle planéte Pluton). A. Kotulla, le traducteur écrit :  » Cette première théorie sur Pluton comblera (sur  l’astrologie sous Hitler,  cf  E. Howe, Le

monde étarnge des astrologues   Paris, R. Laffont, 1968, pp. 141  et seq)

parfaitement certaines lacunes dans l’interprétation des horoscopes de nativités etc (…) ce  que les théories des meilleurs auteurs anciens  et modernes ne pouvaient mathématiquement m’expliquer, je le découvris dans l’oeuvre de M. Brunhübner »  (p.7). On nous déclare « un nouveau chapitre a été ouvert dans l’histoire de l’astrologie » / Brunhübner écrivait en  1934 mais était déjà intervenu sur

ce sujet l’année précédente lors d’un Congrès (cf La vie astrologique années  trente-cinquante, Ed  Trédaniel, 1995).  Il est assez clair que le nom de Pluton avait été mis en avant dès la fin du XIXe siècle (cf Vanki. Histoire de l’Astrologie, 1902) La découverte de

Pluton va  contraindre à une révision des domiciles des planétes, car il fallait lui attribuer un des deux signes de Mars, comme on

l’avait fait pour Uranus avec Saturne et pour Neptune avec Jupite (pp. 22 et seq)

Brunhubner n’hésite d’ailleurs pas à extrapoler: ‘ Mercure (..) cédera le signe d’air les Gémeaux à la douziéme planéte au cas où celle-ci serait découverte, ce dont je ne doute pas d’ailleurs » Il poursuit  » Les  anciennes planétes ne doivent pas  être éliminées des signe

qu’elles cédent. mais on doit les garder comme co-gouverneurs. Lorsque plus tard les 12 planéte seront connues on attribuera

définitivement  un seul signe à chacune d’elle car à ce moment, il y aura pour un Zodiauqe de 12 parties un cercle de 12 planétes. » (p. 24)  Brunhübner pense d’ailleurs qu’il eut mieux valu baptisre cet astre « Janus » plutôt que Pluton/On note que le texte de

Brunhübner parait dans une Allemagne  dirigée par Hitler.

Mais  quel est le « message de Pluton »? Cela annonce une « ère nouvelle ». (p. 136)

Alors même que Brunhübner annnonce deux nouvelles planétes à venir, il ne peut s’empêcher d’accorder à Pluton un rôle clef « Pluton

est le prophéte et le messager d’un  temps nouveau ». Il est « la fin d’un ancien monde et le début d’un nouveau » Et l’on passe au

changement de 1933  qui « représente  un des centres des événéments révolutionnaires du monde » En fait, Pluton est lié au Troisiéme

Reich.  « Que l’Allemagne actuelle soit influencée par Pluton est incontestable ».

On sait que 80 ans plus tard,  l’on n’est toujours pas fixé au sujet des 12 planétes et que le cas de Pluton, entre temps, a  été revu à la baisse.

Nous avons  depuis longtemps  explicité le raisonnement qui

aura conduit à  l’intégration des trois transsaturniennes au sein

d’un dispositif qui aura connnu des  transformations

successives, passant d’un diptyque domiciles/exaltations

autour du septénaire à un autre diptyque, celui dit des

« doubles domiciles » permettant d’ajuster le septénaire sur le

12 Et par la suite, au XIXe siècle, on remet en question

les doubles domiciles – et on a vu comment Brunhübner

traitait de ce nouvel ajustement.  Uranus qui se situe

au delà de la sphère de Saturne va prendre un des signes

de Saturne, Neptune fera de même à la suite, en

remontant  pour Jupiter. En revanche, au lieu de continuer

avec   pluton en bélier succédant à Neptune en poissons et

Uranus en verseau,  on va préférer, comme l’affirme

l’astrologue allemand nazi, associer Pluton à l’autre domicile

de Mars, le Scorpion. Mais il existe une autre tradition

qui tend à associer Uranus avec  Mercure et Neptune avec

Vénus en partant d’en haut du dispositif et non d’en bas.

En fait, de nos jours, il serait raisonnable de finaliser un

dispositif qui reste en rade depuis 1930 au vu des manuels

d’astrologie. On proposera de généraliser les doubles

domiciles au lieu de les supprimer. Uranus serait domicilié

à la fois dans un des signes de Saturne et dans un des signes

de Mercure,  Neptune dans un des signes de Jupiter et un des

signes de Vénus, Saturne et Jupiter gardant par ailleurs leurs

doubles domiciles. La combinatoire de chaque planéte au

vu de leurs domiciles reste ainsi différente de l’une à l’autre.

Quant à Pluton, il pourrait tout simplement ne plus être retenu

du fait de son changement de statut astronomique et Mars

garderait ses deux domiciles en bélier et scorpion.  Seuls les

luminaires n’auraient chacun qu’un domicile mais si on

les considére comme une entité globale, ils ont aussi un

double domicile. en cancer et en lion. Il semble en effet

qu’il faille se faire une raison, Neptune est bien la dernière

planéte à part entière du systéme solaire, les autres astres

étant des nano-planétes comme Pluton et les astéroïdes sur

lequel certains astrologues avaient émis des doutes dès sa

découverte. Inutile de dire que l’argument selon lequel Pluton

agirait à coup sûr est spécieux car il est parfaitement impossible

-et tout le monde le sait- d’isoler un facteur de l’ensemble d’un

thème. On a vu que les propositions d’aspects de Kepler

n’avaient en fait rien à voir avec une quelconque pratique

mais relevait d’une recherche purement structurelle.

Quant au moine italien Didacus  Placide deTitis, il pensait à la fin du XVI e siècle, que le salut de l’astrologie viendrait d’une nouvelle forme de

domification qui est encore de nos jours la plus répandue (Placidus). car comme il pratiquait les directions, il lui fallait revoir la position des cuspides des maisons (intermédiaires). Là encore, manifestation d’une certaine insatisfaction, d’un sentiment de manque, sous diverses formes. (cf l’éd française  de 1998  du Primum Mobile de Placidus)

On ne peut s’empêcher de penser à un paralléle entre la Réforme qui s’initie en Allemagne concernant le christianisme et l’idée de réforme de l’astrologie en Allemagne, ce qui n’est pas sans faire songer à une sorte de traitement médical  à un corps malade.

Cela dit, dans le cas des aspects,, il s’agit d’abord, on l’a vu,

d’une exigence structurelle: sept aspects pour sept astres et

dans le cas des domiciles d’une nécessité d’intégrer les

nouvelles découvertes astronomiques.  L’argument consistant

à pallier certaines insuffisances semble purement être de

l’ordre d’une justification après coup et il apparait que ce sont

des exigences plus théoriques que pratiques, plus

structurelles que conjoncturelles qui aient joué dans la

réforme de l’Astrologie. Si notre hypothèse concernant

la théorie générale des aspects de Kepler est  juste, il ressort

que l’astrologie contrairement à ce qui est souvent affirmé

ne prend du cosmos que si les données qui lui sont utiles.

Il est clair aussi que si Kepler avait eu connaissance de

l’existence de nouvelles planétes, il eut augmenté le nombre

des aspects avec un diviseur en 3, 5 et 7, soit un demi-septile

et un septile pour poursuivre la série de raison

0,5 puis  4 et 8, ce qui aurait donné  45° et 22,5°, soit

un semi-carré et un octile. Ce qui donne onze aspects..

En  fait, le bi-quintile et le quinconce correspondent au

même cas de figure. Le quinconce à 150° est intermédiaire

entre les 120° du trigone et les 180° de l’opposition (diamétre),

donc correspond à 2,5 comme le biquintile, mais en

procédant différemment. De même le quintile à 72° est-il

proche du demi-quinconce à 75°/il semble que le choix du

quinconce par Kepler eut été plus heureux car c’est un

multiple de 30° et le semi-quinconce à 75° équivaut à 45° + 30.

On notera que l’on retrouve la même racine « quin » dans

quinconce et quintile, ce qui correspond au 5 de 2,5, c’est à

dire la demie.

Rappelons que la découverte de nouvelles planétes n’est

pas sans lien avec la « loi » de (Titius) Bode – laquelle prévoyait

un corps céleste entre Mars et Jupiter (que d’aucuns

appelèrent Junon et qui aura donné des milliers

d’astéroïdes) et que Neptune fut découverte par le calcul

du fait des perturbations d’Uranus par rapport aux lois

de la gravitation ( Urbain Le  Verrier, Couch Adams en

1846),  processus déjà engagé par  la lunette de Galilée, du

temps de  Kepler. On dit même que Galilée aurait noté

de son temps la présence de ce qui serait connu par la suite

sous le nom de Neptune.

Notre grand-mère maternelle était institutrice et poéte

(sous le pseudo de Claude Jonquière) et elle

forgeait des formules mnémotechniques du type

« la circonférence est fière d’être égale à 2 Pi R

Et le cercle est tout heureux d’être égal à Pi R2

Quant à la sphère, quoi qu’elle puisse faire elle sera

toujours égale à. 3 Pi R » Le présent article nous aura plongé

dans les arcanes de Pi . »

 

 

JHB

08. 08. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, MUSIQUE, POLITIQUE, SCIENCE | Pas de Commentaire »

Phénoménologie des clivages

Posté par nofim le 7 août 2014

Les clivages  et la mauvaise foi.

(Contre une science sans conscience )

par  Jacques Halbronn

 

Il nous faut revaloriser le rôle de la conscience face à la

Science car l’on s »aperçoit que Science sans conscience n’est

que ruine de l’âme.  La conscience, dirons-nous, c’est ce

que nous percevons, nous ressentons sensoriellement,

instinctivement, qui nous est immédiatement perceptible ou

en tout cas qui nous vient comme on dit à l’esprit quand nous

pensons à quelque chose sans que cela se réduise et se

traduise par des mots.  Il y a une « vérité » de la conscience

qui si elle est bafouée reléve de la mauvaise foi. Car qu’est ce

que la « bonne foi », si ce n’est le refus d’abuser de certains

« obstacles épistémologiques », d’en profiter pour faire

triompher un certain déni du réel en profitant du doute

qui sous tend toute recherche?

Ainsi, si j’ai « conscience » que les hommes et les femmes

agissent différemment, il m’est indifférent que la Science

ne puisse valider ce sentiment. Celui qui refoule ce sentiment

du fait que la Science n »a pas pu ou voulu apposer son

« label »  est -il  encore « humain »? En ce sens, on ne saurait

refouler un ressenti en se servant de quelque expédient. Il y

aurait donc une sorte de « scientisme » chez ceux qui

instrumentalisent la science pour narguer la conscience.

Cela dit, la science n’en a pas moins mission de suivre les

pistes ouvertes par la « conscience », que l’on songe à la pomme de

Newton ou au bain d’Archiméde. Il y a beaucoup de choses

autour de nous où la conscience précéde la science et sert

d’ancrage.Or, de nos jours, force est de constater qu’un féminisme p

plus ou moins avoué, larvé,  met en question la conscience au

nom de la Science. Il nous faudrait capter le monde non

plus au prisme de la conscience mais de la science et

comme la science est encore balbutiante notamment dans

le domaine des sciences humaines, cela signifie que l’on

devrait en rester au domaine de généralités abstraites sur

le citoyen  lambda, asexué, sans race, sans âge et interchangeable.

Nous pensons au contraire que notre conscience nous

autorise à faire toutes sortes d’hypothèses et la Science

ne saurait prévaloir sur la Conscience à condition

bien entendu que la dite conscience ne soit déjà contaminée

par la Science, ce qui semble être le cas pour les femmes qui

ne capteraient le monde que par le biais du verbe masculin,

à  savoir la Science mais un verbe qu’elles tendent à figer

et à cloturer, ce qui va à l’encontre de la dynamique du dit

verbe, préférant notamment l’écrit fossilisé  à l’oral vivant.

Nous prendrons un exemple: imaginons que je propose

une piste de recherche donnée  pour traiter d’un phénoméne

dont j’ai conscience de l’existence, ce n’est pas parce que cette

piste se révéle, du moins dans l’immédiat, insoutenable, que

le phénoméne que je veux étudier n’existe pas. Or, on assiste

fréquemment à ce type de harcélement intellectuel visant

à discréditer toute recherche liée à la conscience au nom

des exigences de la Science. Nous prétendons, a contrario,

avoir parfaitement le droit d’échaffauder des théories sans

que cela conditionne notre conscience de ce qu’il nous

intéresse d’étudier et d’analyser. Bien plus, en encourageant

la diversité  des théories, l’on ne pourra que replacer la

Conscience au centre, la conscience étant une et la Science

étant multiple. Révolution copernicienne qui replacerait

la Conscience au Centre et la Science  ne faisant que « tourner »

comme dirait Galilée,  autour. .

La technoscience est un instrument qui tend à  minimiser le rôle de la

conscience ou à faire de la conscience une sorte d’épiphénoméne qui ne vise qu’à valider les « grilles »

de la technoscience.  On nous explique doctement que l’on peut reprogrammer et donc que ce que nous

percevons n’a qu’une réalité très relative et fugace, quasiment illusoire. Cette reprogrammation,  ce formatage, cette

rééucation nous dit-on, est liée à l’environnement social tout comme à l’environnement technique. C’est donc sur la conscience et non

plus sur la science que  se poserait le doute.  Un tel discours selon nous ne peut passer que chez des personnes qui ne sont pas

présents au monde et il suffit de voir avec quelle aisance les gens qui s’intéressent  à l’astrologie sont disposés à « changer de peau » ou

à se voir autrement au prisme de leur « signe » ou de leur « thème » étant aveugles à elles-mêmes.

Il doit exister une tension entre science et conscience, une dialectique mais chez d’aucuns cela n’a pas lieu et la conscience se moule

dans la science et renonce à exister et à préexister. Or, sans ce débat, sans ce combat avec la conscience, la Science ne saurait avancer.

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, Culture, FEMMES, PSYCHOLOGIE, SCIENCE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Les astrologues sidéralistes face à l’Histoire de l’astrologie

Posté par nofim le 5 août 2014

Remarques sur  quelques travaux  sidéralistes  en Histoire de l’astrologie

Par  Jacques Halbronn

 

En ce début de XXIe siècle, il est assez évident qu’il est temps que l’astrologie se ressource, se régénère.  Or l’histoire de l’astrologie produit des effets contradictoires : elle peut  contribuer à la

Pléthore des dispositifs comme elle permet une décantation en mettant en évidence des

syncrétismes, des doubles emplois. Approche apologétique ou critique du corpus astrologique,

approche synchronique ou diachronique ? C’est selon. Dans les années cinquante-soixante, la

tendance « structurelle » était de  conférer à chaque notion astrologique retenue dans le « canon »

astrologique une fonction spécifique. Un réformateur de  l’astrologie comme Jean Pierre Nicola

conserva les 12 signes, les 10 planètes, les 12 maisons, les aspects  avec leur manichéisme, même s’il

prit ses distances avec le symbolisme et la mythologie.  En fait, sa démarche consista à  projeter sur

l’astrologie des origines  les connaissances scientifiques actuelles sans  prendre en compte le  fait que

l’astrologie ait été plus une loi fondée sur le cosmos que la volonté de connaitre le cosmos dans sa

globalité. L’histoire de l’astrologie nous enseigne-t-elle  combien astrologie et astronomie se recoupent ou au contraire combien elles diffèrent dans leur raison d’être. C’est Vanki qui en 1902 (Ed. Chacornac) dans son Histoire de l’’Astrologie avait décrété (p. 13) « Dans l’origine, l’astrologie ne se distingua pas de l’astronomie et les deux mots dont l’étymologie est à peu près semblable,

s’employaient indifféremment l’un pour l’autre » Or,  s’il est  attesté qu’à certaines époques, l’astrologie passa sous la coupe de l’astronomie,  notamment avec la Tétrabible de Ptolémée, cela

ne signifie aucunement qu’il en ait été ainsi à l’origine, et ce tout simplement parce que l’astrologie n’avait qu’un besoin limité de l’apport de l’astronomie pour exister et notamment en ce qui concerne le nombre de plantés « utiles » pour son dessein.

Nous aborderons dans la présente étude les travaux de deux astrologues sidéralistes qui ont

publié sur l’Histoire de l’Astrologie, Denis Labouré et Marie Delclos, dans les années 90, décennie

particulièrement féconde dans ce domaine en France, notamment en ce qui concerne notre propre

production.

 

I   Denis Labouré  Les origines de l’astrologie  ed du Rocher 1997 Préface Jean-Pierre Bayard

Labouré reprend la malheureuse formule de Knappich  (Histoire de l’astrologie  Paris, 1986, p. 62 ) qui écrivait :

« Comme dans ce schéma les 7 planètes n’occupaient chacune qu’un signe, on créa un autre schéma

Dans lequel  le Soleil et la Lune n’avaient respectivement  qu’un domicile  tandis que les autres

Planètes disposées selon l’ordre astronomique en avaient chacun deux » On retrouve

une telle affirmation chez un autre historien germanophone,  également dans les

années soixante (Peuckert,  L’astrologie; son histoire, ses doctrinesd, Payot 1965; Reed

1980 et 2005,  pp. 115  et seq

Labouré : » A chaque astre, la tradition accorde un ou deux signes du Zodiaque, où il se révèle dans  sa plénitude »

Or, il y a là un grave contresens historique. Il est évident que l’on avait à l’origine deux dispositifs à sept planètes et  un seul signe en domicile  comme en exaltation. C’est par la suite, que d’aucuns ont cru bon de passer aux « doubles domiciles ». D’ailleurs, la notion de ‘trône » soulignait un seul des deux domiciles.  On a montré en effet que domiciles et exaltations sont des dispositifs jumeaux, l’un articulé sur l’axe solsticial et l’autre sur l’axe équinoxial. Nous ajouterons que cet axe est lui-même décalé d’un signe du fait de la précession des équinoxes et que l’exaltation du soleil était initialement en  taureau et non en bélier du fait de l’évolution du point vernal  dans les constellations.

Qu’est-ce donc que cette « tradition » qui n’est en fait qu’un avatar tardif ? En ce qui concerne les 4 Eléments, il eut été heureux de noter que  l’on ne relie pas les signes et les 4 Eléments avant la fin du premier millénaire.

Labouré, en astrologue sidéraliste signale certes les 4 étoiles fixes royales mais il ne  met pas en évidence que les constellations correspondantes constituent un système totalement différent de celui des 12 « signes » zodiacaux. Dans un cas, la symboliques des signes correspond grosso modo au cycle des saisons (les 12 mois pour les 12 lunaisons) mais dans l’autre la symbolique du tétramorphe

(Taureau, Lion, Aigle, Homme)  a évolué avec la précession des équinoxes, ce qui permet de dater d’environ 12000 ans, un demi- cycle précessionnel l’instauration d’un tel dispositif.

Nous regrettons d’avoir à signaler que nos propres travaux ont été piratés par divers auteurs dont

Denis Labouré, Hervé Drévillon  et quelques autres qui n’ont pas jugé bon de nous citer alors même

qu’ils puisaient dans nos publications. Labouré réussit l’exploit de reproduire divers passages

de notre édition (1977)d’Abraham Ibn Ezra, en se contentant de signaler l’éditeur. En 1990,  Labouré avait publié à notre instigation le traité de Claude Dariot ( chez Pardés) avec notre postface et il ne cite même pas notre nom quand il se réfère à cette édition. Quand à Eustache Le Noble, nous avions

traité de cet astrologue également en 93 (Ed Trédaniel, autour de l’astrologie du Livre de Toth

d’Etteila)/  Labouré ne signale pas non plus  notre Etrange Histoire de l’Astrologie (Ed Veyrier 1986) avec Serge Hutin pas plus que notre article (1994) ‘Astrologie » dans l’Encyclopaedia Universalis qui remplaçait celui de René Alleau (Reed fin 2004 sans  la bibliographie ) ou encore notre Monde Juif et l’Astrologie (Ed Arché, Milan) tout en prétendant dans son introduction tout en dressant un bilan de l’Histoire de l’Astrologie à la fin du XXe siècle. Quant à Drévillon, il utilise pour sa thèse parue chez Champvallon la substance de notre ouvrage paru en 1993 chez Trédaniel ( autour du Commentaire du Centilogue de Nicolas Bourdin)  qu’il se contente de citer dans sa bibliographie mais non en bas des pages où  il recourt massivement  à nos travaux.

 

II  Marie Delclos   Astrologie racines secrètes et sacrées Dervy  1994

Nous retiendrons ce propos concernant  la possibilité de remonter  de 12000 ans  (pp. 74  et seq)

« L’astrologie remonterait non pas au cinquième ou au quatrième millénaire avant  notre ère, soit avant le petit déluge de -3000 mais avant le grand Déluge, celui de Platon. Elle remonterait à -12000 »

Mais nous fondons notre analyse sur  le fait que l’axe Aigle-Taureau est inversé par rapport au zodiaque  à 12 signes. Nous pensons que le zodiaque est hybride, ce qui explique la confusion des débats au début du XIXe siècle autour du Zodiaque de Dendérah (décalage Lion-Balance, cf. Dupuis  Abrégé de l’Origine de tous les cultes et sa polémique avec Visconti).

Le rappel d’une relation entre les 12 signes et les 12 dieux de l’Olympe  montre bien qu’il  y a eu

historiquement un passage d’une  référence aux dieux vers une référence aux astres, ce qui montre que la relation de l’astrologie à l’astronomie est loin d’être aussi évidente, au départ, que certains historiens de l’astrologie le prétendent.

Marie Delclos : « Les 12 dieux  conseillers de l’Olympe , six dieux et six déesses étaient attribués aux douze signes » (p. 151)

Quant à affirmer que les Anciens connaissaient la planète Neptune découvert e en 1846, cela se résume par ce jugement de l’auteur :  « On découvre peu à peu que plus nos connaissances augmentent  plus nous découvrons que la Tradition n’avait  pas menti »  Neptune fait partie des 12 dieux, et est même associé par Manilius au signe des poissons mais certainement pas en tant que planète et ce en  dépit de tel ou tel quatrain des Centuries citant Neptune. (cf. P. Guinard sur ce sujet in revue Atlantis). Selon nous, deux astrologies se seront développées  parallèlement pour ensuite s’entremêler, l’une associant les 12 mois aux dieux et l’autre  divisant le ciel en 4 et en 8 (maisons  cf.  P. Guinard sur la division en 8). autour des  phases de la  Lune dans le mois (ce qui donne la semaine) et des 4 étoiles fixes royales balisant le cycle sidéral  de astres (et notamment de Saturne) en 4.  On notera que les 12 lunaisons ne coïncident nullement avec les 4 saisons. Marie Delclos signale l’axe Aldébaran-Antarés mais  n’indique pas son interaction avec le cycle des planètes ni  la question du rapport insolite entre Le Scorpion et l’Aigle, ce qui crée un décalage que l’on ne saurait  négliger de signaler car il permet  de mieux baliser le passé.

Selon nous, la préoccupation  concernant le nombre de planètes   est décalée quand on prend en

Compte qu’il  s’agit non pas d’astres mais de dieux, le passage aux astres étant  à l’évidence le fait des astronomes, mettant en place le dispositif des domiciles et exaltations qui se limite aux deux

Luminaires et aux cinq planètes et  laisse de côté les autres dieux faute d’assez de  planètes. L’idée

selon laquelle les 12 signes implique que l’on ait connu 12 planètes est totalement anachronique, même si ce mythe a pris une autre dimension à partir de la fin du XVIIIe siècle avec la découverte de planètes qui prendra le nom de divinités n’ayant pas encore été intégrées  en astronomie et en  astrologie. (cf. les spéculations d’un Léon Lasson,  d’un Caslant (sur Proserpine), d’un Jean Carteret,  d’une Lisa Morpurgo, d’un Roger-Benoît  Jourlin  et nos propres travaux in Mathématiques

Divinatoires  ed Trédaniel  1983)

Signalons aussi  notre « Lettre à une amie astrologue » (c’est-à-dire Marie Delclos) en tête de  notre Etrange Histoire de l’Astrologie, op. cit, pp. 7 et seq)

Au niveau bibliographique,  nous noterons que Marie Delclos signale deux communications

(Yves Marquet et Françoise Gauquelin) lors de Colloques que nous avons organisés en 1991 et 1993. En revanche,  Marie Delclos cite abondamment Abraham Ibn Ezra  et les traités que nous avons

édités (cf. supra) sans citer notre nom , (pp. 391 et 393)

 

Ces deux historiens  marqués par l’astrologie sidérale  se contentent en fait de diviser le zodiaque à partir d’un point qui est décalé par rapport au point vernal  (Ayanamsa) unique alors que nous pensons que les 4 étoiles royales structurent et balisent  4 périodes, sans qu’il faille tenir compte d’une quelconque division en 12.(signes ou constellations)

L’histoire de l’Astrologie est un labyrinthe  truffé de chausses trappes. La carte n’est pas le

territoire et il revient au chercheur de  gérer les bribes qui nous sont parvenues  bien plus que de nous servir des connaissances astronomiques modernes comme semblent le croire d’aucuns.

Jetons un bref coup d’œil , pour finir, sur notre article Astrologie de l’Encyclopaedia Universalis , avec ce mot qui revient  tout au long de « syncrétisme » (cf Peuckert, L’Astrologie, op. cit. pp. 157

et seq)   Mais il est clair que 20 ans après, notre réflexion sur la question aura sensiblement évolué.      A l’ époque, nous n’avions pas notamment pris conscience de l’inversion générale qui aura affecté tant  le rapport du tétramorphe aux saisons mais aussi le passage d’un repère sur le descendant ayant précédé  la référence  à l’ascendant. Bien plus, pour nous, le début du Zodiaque se situait à la Balance et non au Bélier et nous voyons dans ce symbole l’ouroboros (Janus)  qui marque la fin d’un cycle et le commencement d’un nouveau.

 

 

JHB

05. 08 14

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, prophétisme, SCIENCE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Théorie des aspects et étoiles fixes royales

Posté par nofim le 24 juillet 2014

Les 4 étoiles fixes rotales comme fondement de la théorie

astrologique des aspects

par  Jacques  Halbronn

 

Selon nous les aspects dès lors que l’on rétablit leur

continuité de 0° à  180° et vice versa, ne font sens que

dans le cadre d’un modéle cyclique. Le processus débute

à la conjonction puis se poursuit et se déploie de 30° en 30°

jusqu’à l’opposition. (semi-sextile,  sextile, carré, trigone,

Quinconce). Le carré (ou quadrature) se situe au centre

du système, il en est le pivot en découpant l’ensemble en

quadrants ( 4). En ce sens, le dispositif modélise aussi

bien le cycle de la Lune que celui de Saturne, à savoir

qu’il divise leur cycle en 4  à l’instar des 4 semaines, des 4

« sabbats ».

Mais nous retiendrons ici que le dispositif des aspects

est une formalisation du cycle de Saturne articulé sur les

4 étoiles fixes royales, lesquelles pourtant ne forment pas

un carré parfait mais seulement approximatif.

On sera donc surpris de devoir noter que ni Barbault, ni

Yves Lenoble ne conférent au quinconce la place qui lui revient

entre le trigone et l’opposition tout comme le semi-sextile

(ou dodectile)  s’intercale entre la conjonction et le sextile.

A partir du moment où l’on ne respecte pas la progression

de 30° en 30° (point que n’avait pas compris Kepler avec

son quintile), l’on casse toute la dynamique cyclique et l’on

ne perçoit pas que les aspects astrologiques dispensent

l’astrologie d’avoir à se référer aux signes ou aux

constellations du zodiaque, lequel serait la seule structure

à sous -tendre le douze alors que c’est aussi le cas des

aspects.

Avec un tel dispositif, l’on n’ a pas besoin de se soucier de

la précession des équinoxes ou de quelque ayanamsa

puisque l’on travaille sur la relation entre planétes et étoiles

fixes et plus exactement entre une planéte et 4 étoiles formant

carré.  Là où Kepler avait parfaitement raison c’est quand

il disait que les aspects permettent de ne pas tenir compte

du zodiaque, même si dans la Tétrabible,  les deux catégories

semblent intimement associées.(cf le Livre Premier) et que les

aspects relient des signes de même sexe ou de sexe différent)

sans qu’il y soit jamais question d’écarts angulaires. Les

aspects en reliant Saturne et les 4 « royales »  libèrent

l’Astrologie du Zodiaque ou si l’on préfére constituent une sorte

de zodiaque.  Mais par ailleurs, il ne faudrait pas oublier

que selon nous, ce sont les conjonctions Saturne-étoiles fixes

royales qui sont les vrais signaux visuels et non  ces

abstractions que sont les aspects. Nous mêmes avons

renoncé aux aspects pour cette raison, à savoir que ceux-ci

ne constituaient qu’une représentation formelle d’ordre

pédagogique,  une carte qui ne saurait faire oublier le

territoire.

Si nous avons été tentés il y a une dizaine d’années par

l’idée de tout construire à partir de la seule étoile

Aldébaran, les autres divisions étant déterminées par les

aspects, nous avons au final préféré  nous servir des 4 étoiles

fixes royales car pour nous la dimension visuelle de

la conjonction peut seule sous -tendre un « signal ».

 

 

JHB

23. 07 14

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, SCIENCE | Pas de Commentaire »

Les trois ans de la relation exclusive du couple

Posté par nofim le 23 juillet 2014

Le terme de trois ans  pour le couple  au prisme de l’astrologie (Astrocyclon)  et de la neurobiologie.

A propos de « Comment on devient amoureux » de Lucy Vincent.(Odile  Jacob)

Par  Jacques Halbronn

 

 

 

Dans son ouvrage  paru il y a dix ans , « Comment on devient amoureux ?» (Ed Odile Jacob) Lucy  Vicent met en avant un  cycle de trois ans. Elle s’en explique ainsi  dans une interview  qu’elle a donné :

« La programmation génétique du comportement amoureux modifie l’activité dans certaines zones du cerveau. Ces zones vont peu à peu se désensibiliser, même si des mécanismes hormonaux, comme ceux de l’ocytocine, tempèrent le processus. Progressivement, l’activité du cerveau reprend son cours normal, débarrassée de l’excitation de la période amoureuse. Cette désensibilisation intervient quand l’enfant est capable de se débrouiller tout seul, vers 3 ans. C’est son cap de viabilité, où il peut commencer à se lever, à chasser quelque chose qui le gêne ou à attraper un fruit. Dès lors, un seul parent peut suffire. Pourquoi forcer deux parents à rester ensemble s’ils ne sont plus nécessaires à l’évolution ? L’évolution se fiche de notre bonheur après la reproduction ! «

Nos travaux recoupent cette échéance et cela tient au cycle de 7 ans de Saturne qui comport e  deux temps de la moitié, soit un peu plus de 3 ans. Mais nous apportons des éléments qui vont au-delà de ce qu’écrit cette neurobiologiste.

Notice Wikipedi  de Lucy V incent( :; on « est génétiquement programmé pour aimer son partenaire trois ans, temps nécessaire pour qu’un enfant soit moins vulnérable dans la nature. Pendant toute cette période, le cerveau occulte les parties négatives du partenaire pour ne laisser « voir » que les positives : on dit que « l’amour est aveugle ». L’être humain privilégie alors l’amour unique, car lorsque son attention tout entière est portée sur une personne qu’il aime, il lui est impossible de ressentir la même chose pour un(e) autre. »

Si nous convergeons vers ces conclusions, il nous faut cependant apporter les correctifs suivants . Le cycle de 3 ans ne concerne pas nécessairement un  seul et même partenaire.  C’est une période qui est synchronique pour toute l’Humanité et ce n’est donc pas comme la procréation une affaire individuelle qui démarre avec la conception. Par ailleurs,  ce cycle de 3 ans qui nous pousse vers  des choix exclusifs  alterne avec un autre cycle de la même durée qui va en sens inverse.  Autrement dit, ce n’est que tous les 7 ans environ que nous pouvons vivre pleinement un tel cycle de 3 ans, à condition d’être bien en phase et de ne pas faire avorter, pour quelque raison, chez l’un ou /et l’autre des partenaires la dynamique ainsi enclenchée.  On peut parler d’un processus comparable à celui d’une grossesse   si ce n’est qu’il est « porté » tant par l’homme que par la femme et qu’il ne dure pas 9 mois mais quatre fois plus longtemp (36 mois), ce qui  permet d’avoir plusieurs grossesses pendant ce laps de temps.

Le cycle serait déclenché par l’arrivée de la planéte Saturne à hauteur de  l’une des quatre étoiles fixes royales (Aldébaran,  Régulus, Antarés,  Fomalhaut). On peut aisément fournir ces données sur un siècle, à partir des éphémérides.

La conjonction nous apparait comme un signal qui déclenche cet état amoureux qu’évoque Lucy Vincent sous un angle neurobiologique. Lorsque Saturne s’éloigne de la conjonction, ce  qui correspond grosso modo à trois ans, le signal faiblit et un certain désamour s’en suit qui conduit les  partenaires à désenclaver, décloisonner leur couple en s’ouvrant davantage au monde. On passe du stade de la bilatéralité à celui de la multiplicité, ce qui met fin à une certaine forme d’exclusivité relationnelle. On  glisse ainsi de la sphère privée à la sphère publique, ce qui est nécessaire à un bon fonctionnement de la société.

Insistons sur le fait que ce cycle de 3 ans  n’existe que dans le cadre d’une nouvelle astrologie

intitulée ASTROCYCLON  et dont nous sommes le fondateur. L’on voit que la réforme et la refondation de l’astrologie permet d’établir des connexions avec d’autres domaines.

Tous les 7 ans, et quel que soit l’âge, une nouvelle  pulsion amoureuse peut être vécue. Il importe d’apprendre à bien gérer le

passage d’une phase à une autre et de ne pas agir à contre-temps.

 

JHB

23. 07. 14

halbronn@yahoo.fr  06 60 75 5 2 48

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, PSYCHOLOGIE, SCIENCE | Pas de Commentaire »

L’astrologie, entre fascination et rejet

Posté par nofim le 23 juillet 2014

L’astrologie,. Les causes de la fascination et du rejet

Par  Jacques  Halbronn

 

 

 

Elizabeth Teissier, dans le titre de sa  thèse de doctorat (2001, Paris V) a mis en avant une dialectique de la fascination et du  rejet par rapport  à l’astrologie.(cf l’édition parue chez Plon). Nous proposerons ci-dessous nos propres analyses psychosociologiques  qui ne semblent pas recouper tout à fait  celles de Madame Teissier. Mais nous avions déjà  en 1994 mis en évidence cette

dialectique dans notre article  de l’Encyclopaedia  Universalis

 

 

Nous pensons qu’il est sage d’adopter une approche minimaliste en astrologie et de se contenter d’observer un processus d’alternance et d’être sensible au basculement d’une phase  vers une autre. Nous avons toujours voulu ménager notre cerveau et ne pas lui infliger de mauvais traitements, le martyriser avec des systèmes alambiqués et  tordus. Cela aura été un garde – fou précieux dans notre rapport à l’astrologie sur près de 50 ans.

Nous avons également considéré qu’il fallait payer de sa personne et que la vie était un excellent

professeur pour appréhender la dynamique des cycles et que l’on pouvait ainsi corriger le tir quand les choses ne se passaient pas vraiment comme prévu par nos cogitations prévisionnelles.

L’astrologie se vit d’abord au présent  et directement.  Ce que les autres nous en disent et ce que les « livres » nous en disent est souvent tronqué.  L’étude du monde ne saurait se déléguer surtout si l’on est doté d’un certain don d’observation qui n’est pas donné à tout le monde.

Plus l’on complique les choses , multiplie les paramétres et plus notre capacité à corriger le tir s’en trouvera hypothéquée.  Ces astrologues qui nous déclarent avoir vérifié ceci ou cela et qui  utilisent  une astrologie des plus  confuses  nous font pitié. Une poule n’y  retrouverait pas ses petits. Cela revient à chercher une aiguille dans une meule de foin.  L’astrologie de ces gens là est carrément

« bordélique »,  brouillonne et ils osent déclarer, sans rire, qu’ils s’y retrouvent  dans leur fouillis.

Prévoir cela signifie ne pas avoir à attendre le dernier moment pour savoir ce qui va se passer. On ne survit pas sans quelques préjugés.

Les astrologues ne semblent pas comprendre que les gens aient des réticences par rapport à l’astrologie. C’est assez paradoxal mais l’on sait que les cordonniers sont les plus mal chaussés. Ces astrologues qui déclarent que l’important c’est le résultat ne comprennent pas que cette attitude n’est pas acceptable car attendre le résultat, c’est reconnaitre que l’on ne sait pas prévoir !

On a l’impression que justement les gens qui viennent à l’astrologie sont ceux qui ne savent pas prévoir. Ce qui est assez logique.  On ne va pas chez l’oculiste quand on jouit d’une bonne vue. On est là dans un cercle vicieux.

Voilà des gens qui prévoient mal et qui vont vers l’astrologie mais comme ils prévoient mal, ils ne se rendent pas compte assez vite que l’astrologie ne fera pas l’affaire, ce dont les gens normaux sont conscients, car ils captent des signaux négatifs, peu engageants. Ils ne se méfient pas de certains signes  et passent outre jusqu’à ce qu’il soit trop tard car plus ils  ont consacré de temps à s’initier à

L’astrologie, plus il leur deviendra difficile de s’en détacher et  le savoir-faire qu’ils auront acquis ils ne sauront pas en faire le deuil. L’astrologie, c’est le pompier pyromane, le remède qui  se révèle être pire que le mal. Nous avons pu constater à quel point la moyenne des astrologues était dépourvue

d’esprit critique face à un savoir  qui  comporte  pourtant  bien des lacunes. Si l’on prend ainsi le cas des domiciles et des exaltations des planètes (Dignités, Maîtrises), il est étonnant de voir tous ces

astrologues  ânonner  des règles de correspondance dont ils ne comprennent strictement rien si ce n’est que ‘ça marche ».  Donc, nous avons affaire à des gens qui prévoient mal, qui ne savent pas

faire le tri, à partir de critères qu’ils ont pu se constituer au cours de leur existence  et l’on passe une partie de nos premières années à nous prémunir contre de mauvaises surprises. Et l’astrologie leur promet justement de suppléer à leurs lacunes. Mais comment  savoir si elle en est capable si l’on ne sait pas  séparer le bon grain de l’ivraie.  On notera d’ailleurs que les astrologues n’aiment pas généraliser. Or généraliser c’est prévoir, ne serait-ce que selon toute probabilité. Un mauvais statisticien de la vie court à l’échec  et à la désillusion.  Mais comme qui se ressemble s’assemble, une telle humanité se rassure en  réunissant des gens ayant le même profil  et souffrant des mêmes maux, dans le cadre d’associations.

Ce refus de généraliser est un symptôme récurrent parmi les astrologues. En effet,  quand on ne voit que des cas particuliers, on se  condamne à ne pas pouvoir prévoir. Or, qu’est-ce que le thème natal, sinon une prétendue représentation de notre individualité ?  Combien de fois n’avons-nous pas entendu des astrologues déclarer que chaque cas est différent, que sur le plan cosmique, un événement ne ressemble jamais tout à fait à un autre alors même que l’astrologie se prête, au contraire, à opérer des comparaisons ?  André Barbault l’avait bien compris quand il étudiait le cycle d’une planète en laissant de côté tous les autres facteurs (aspects, signes zodiacaux) comme dans le cas des conjonctions Saturne-Neptune.  Il  est clair que l’astrologie doit proposer un modèle universel valable pour toute l’Humanité et non une myriade de « mandalas » à un seul coup ! L’astrologie ne peut échapper à la méthode statistique.

 

 

 

JHB

23. 07. 14

Publié dans ASTROLOGIE, divination, PSYCHOLOGIE, SCIENCE | Pas de Commentaire »

123
 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs