L’Allemagne et la réforme de l’astrologie de Kepler à Brunhübner

Posté par nofim le 7 août 2014

Les  astronomes  et la  réforme de l’astrologie en Allemagne  de Kepler à  Brunhübner  (1618-1937)

par  Jacques  Halbronn

 

Quelles sont les causes des réformes de l’astrologie? Sont-elles

internes ou externes? Nous prendrons deux exemples

distants de 300 ans environ l’un de l’autre, celui

Johannes Kepler et celui  de  F. Brunhübner.

Kepler (cf Gérard Simon,  Kepler astrologue astronome, Ed Gallimard 1979) est crédité à juste titre d’avoir  utilisé des aspects comme le semi-sextile, le quintile et le biquintile comme il apparait dans

son « Neu und Alter Schreib Calender » pour 1618; paru à Linz. (cf fac simile  in   Gesasmmelte Werke  Band XI, 2,    Muncich 1993). On note un absent de marque à  savoir le’ quinconce alors que le dodectile (ou semi-sextile) qui en est le complément (30° + 150°= 180°)  On les désigne sous le terme

d’aspects mineurs. En revanche, il n’y est question ni de semi-carré, ni de sesqui-carré. (45° + 135°)

alors que le semi-carré est la division en 8 de 360° tout comme le quintile est la division en 5 (72° et 144° pour le bi-quintile).

Nous pensons avoir trouvé la clef du système des aspects selon

Kepler et de fait nous nous sommes faits une spécialité de

déterminer  la rationalité des divers dispositifs (cf nos

Mathématiques Divinatoires). En fait,  quand bien même nous

n’avons pu trouver de confirmation, cela nous semble aller

sous le sens. Kepler aura voulu qu’il y ait autant d’aspects que

de planétes et que chaque planéte ait « son » aspect. Il a

pris une série – au niveau de la division du cercle-

2-2,5-3  et en divisant par 2 cela donne   4-5-6 plus un septiéme

aspect qui est la division en 2  du 6 ce qui donne  12 . On

retrouve ainsi les aspects suivants   180-144- 120 puis

90-72- 60   et enfin 30. On ignore selon quel argument tel

aspect pourrait être associé à telle planéte mais de même

qu’il y a des planétes « bénéfiques »  (Vénus -Jupiter) ou fortunes

et d’autres « maléfiques » ou infortunes (Mars-Saturne), ce qui

a joué aussi sur les « bonnes » et « mauvaises  » maisons selon

le dispositif des « joies » (V et XI, positives (associées à Vénus

et Jupiter respectivement), VI et XII, négatives

associées respectivement  à Mars et Saturne). Or, on considére

traditionnellement  que le carré et l’opposition sont « dissonants)

et le trigone et le sextile sont « harmoniques », on peut donc

penser que le quintile et le biquintile sont  » neutres » un peu

à la façon de Mercure.

Se limitant à 7, Kepler n’avait pas besoin de plus d’aspects

quand bien même pouvait-on en concevoir d’autres .

Cette recherche autour des aspects témoigne en tout état de cause d’une certaine insatisfaction par rapport à l’outil astrologique comme s’il lui manquait quelque chose mais quoi? That is the question! L’Histoire de l’astrologie ne se comprend pas si l’on n’a pas conscience

de certains manques à pallier.  Cela peut sembler étrange au premier abord tant on sait  qu’il existe toutes sortes de moyens à la disposition de l’astrologue pour expliquer les choses/ D’ailleurs on notera que de nos jours, les astrologues ne se plaignent guère des

lacune de l’astrologie/ Il est vrai qu’entre temps ils ont été gâtés par les astronomes qui leur ont donné du grain à moudre avec leurs

nouvelles planétes mais même au début du XXe siècle, les astrologues allemands n’ont pas hésité à supposer l’existence de

planétes « hypothétiques » (Ecole « Uranus » de Hambourg) ou encore de mi-points à égale distance entre deux astres.

Mais Kepler entendait une astrologie délestée de ses diverses subdivisions (signes, maisons) et en cela il nous semble qu’il était dans la

ligne d’un Ptolémée qui provilégiait les combinaisons entre planétes. Mais dans la Tétrabible, les « aspects » se limitaient à des ententes entre signes et non à des degrés comme chez Kepler

Dans ce même document pour 1618 (il  y a donc environ 400 ans), Kepler considére 4 lunes différentes avec 4 icones différents : la nouvelle lune, le premier quartier, la pleine lune et  le dernier quartier. C’est dire toute l’importance qu’il accorde à la Lune, ce qui était dejà le cas dans les almanachs de Nostradamus dans les années 1550-1560. Kepler s’intéresse aussi à la tête et à la queue du Dragon (noeuds de  la Lune) et il emploie le terme « Planeten » indifféremment pour les luminaires, les noeuds de la Lune et les planétes proprement dites. Mais à d’autres endroits  Kepler distingue la  Lune et les planétes. La Lune joue donc bel et bien un rôle omniprésent, ce qui  correspond à  un très ancien statut qui  lui confère un rôle de lien  entre les planétes. En revanche, pas  un mot sur les étoiles fixes, même royales. En revanche, les éclipses l’intéressent.

Sautons 3 siècles et arrivons -en à 1937 date à laquelle parait en France la traduction du traité d’un autre astrologue allemand, Brunhubner. (La nouvelle planéte Pluton). A. Kotulla, le traducteur écrit :  » Cette première théorie sur Pluton comblera (sur  l’astrologie sous Hitler,  cf  E. Howe, Le

monde étarnge des astrologues   Paris, R. Laffont, 1968, pp. 141  et seq)

parfaitement certaines lacunes dans l’interprétation des horoscopes de nativités etc (…) ce  que les théories des meilleurs auteurs anciens  et modernes ne pouvaient mathématiquement m’expliquer, je le découvris dans l’oeuvre de M. Brunhübner »  (p.7). On nous déclare « un nouveau chapitre a été ouvert dans l’histoire de l’astrologie » / Brunhübner écrivait en  1934 mais était déjà intervenu sur

ce sujet l’année précédente lors d’un Congrès (cf La vie astrologique années  trente-cinquante, Ed  Trédaniel, 1995).  Il est assez clair que le nom de Pluton avait été mis en avant dès la fin du XIXe siècle (cf Vanki. Histoire de l’Astrologie, 1902) La découverte de

Pluton va  contraindre à une révision des domiciles des planétes, car il fallait lui attribuer un des deux signes de Mars, comme on

l’avait fait pour Uranus avec Saturne et pour Neptune avec Jupite (pp. 22 et seq)

Brunhubner n’hésite d’ailleurs pas à extrapoler: ‘ Mercure (..) cédera le signe d’air les Gémeaux à la douziéme planéte au cas où celle-ci serait découverte, ce dont je ne doute pas d’ailleurs » Il poursuit  » Les  anciennes planétes ne doivent pas  être éliminées des signe

qu’elles cédent. mais on doit les garder comme co-gouverneurs. Lorsque plus tard les 12 planéte seront connues on attribuera

définitivement  un seul signe à chacune d’elle car à ce moment, il y aura pour un Zodiauqe de 12 parties un cercle de 12 planétes. » (p. 24)  Brunhübner pense d’ailleurs qu’il eut mieux valu baptisre cet astre « Janus » plutôt que Pluton/On note que le texte de

Brunhübner parait dans une Allemagne  dirigée par Hitler.

Mais  quel est le « message de Pluton »? Cela annonce une « ère nouvelle ». (p. 136)

Alors même que Brunhübner annnonce deux nouvelles planétes à venir, il ne peut s’empêcher d’accorder à Pluton un rôle clef « Pluton

est le prophéte et le messager d’un  temps nouveau ». Il est « la fin d’un ancien monde et le début d’un nouveau » Et l’on passe au

changement de 1933  qui « représente  un des centres des événéments révolutionnaires du monde » En fait, Pluton est lié au Troisiéme

Reich.  « Que l’Allemagne actuelle soit influencée par Pluton est incontestable ».

On sait que 80 ans plus tard,  l’on n’est toujours pas fixé au sujet des 12 planétes et que le cas de Pluton, entre temps, a  été revu à la baisse.

Nous avons  depuis longtemps  explicité le raisonnement qui

aura conduit à  l’intégration des trois transsaturniennes au sein

d’un dispositif qui aura connnu des  transformations

successives, passant d’un diptyque domiciles/exaltations

autour du septénaire à un autre diptyque, celui dit des

« doubles domiciles » permettant d’ajuster le septénaire sur le

12 Et par la suite, au XIXe siècle, on remet en question

les doubles domiciles – et on a vu comment Brunhübner

traitait de ce nouvel ajustement.  Uranus qui se situe

au delà de la sphère de Saturne va prendre un des signes

de Saturne, Neptune fera de même à la suite, en

remontant  pour Jupiter. En revanche, au lieu de continuer

avec   pluton en bélier succédant à Neptune en poissons et

Uranus en verseau,  on va préférer, comme l’affirme

l’astrologue allemand nazi, associer Pluton à l’autre domicile

de Mars, le Scorpion. Mais il existe une autre tradition

qui tend à associer Uranus avec  Mercure et Neptune avec

Vénus en partant d’en haut du dispositif et non d’en bas.

En fait, de nos jours, il serait raisonnable de finaliser un

dispositif qui reste en rade depuis 1930 au vu des manuels

d’astrologie. On proposera de généraliser les doubles

domiciles au lieu de les supprimer. Uranus serait domicilié

à la fois dans un des signes de Saturne et dans un des signes

de Mercure,  Neptune dans un des signes de Jupiter et un des

signes de Vénus, Saturne et Jupiter gardant par ailleurs leurs

doubles domiciles. La combinatoire de chaque planéte au

vu de leurs domiciles reste ainsi différente de l’une à l’autre.

Quant à Pluton, il pourrait tout simplement ne plus être retenu

du fait de son changement de statut astronomique et Mars

garderait ses deux domiciles en bélier et scorpion.  Seuls les

luminaires n’auraient chacun qu’un domicile mais si on

les considére comme une entité globale, ils ont aussi un

double domicile. en cancer et en lion. Il semble en effet

qu’il faille se faire une raison, Neptune est bien la dernière

planéte à part entière du systéme solaire, les autres astres

étant des nano-planétes comme Pluton et les astéroïdes sur

lequel certains astrologues avaient émis des doutes dès sa

découverte. Inutile de dire que l’argument selon lequel Pluton

agirait à coup sûr est spécieux car il est parfaitement impossible

-et tout le monde le sait- d’isoler un facteur de l’ensemble d’un

thème. On a vu que les propositions d’aspects de Kepler

n’avaient en fait rien à voir avec une quelconque pratique

mais relevait d’une recherche purement structurelle.

Quant au moine italien Didacus  Placide deTitis, il pensait à la fin du XVI e siècle, que le salut de l’astrologie viendrait d’une nouvelle forme de

domification qui est encore de nos jours la plus répandue (Placidus). car comme il pratiquait les directions, il lui fallait revoir la position des cuspides des maisons (intermédiaires). Là encore, manifestation d’une certaine insatisfaction, d’un sentiment de manque, sous diverses formes. (cf l’éd française  de 1998  du Primum Mobile de Placidus)

On ne peut s’empêcher de penser à un paralléle entre la Réforme qui s’initie en Allemagne concernant le christianisme et l’idée de réforme de l’astrologie en Allemagne, ce qui n’est pas sans faire songer à une sorte de traitement médical  à un corps malade.

Cela dit, dans le cas des aspects,, il s’agit d’abord, on l’a vu,

d’une exigence structurelle: sept aspects pour sept astres et

dans le cas des domiciles d’une nécessité d’intégrer les

nouvelles découvertes astronomiques.  L’argument consistant

à pallier certaines insuffisances semble purement être de

l’ordre d’une justification après coup et il apparait que ce sont

des exigences plus théoriques que pratiques, plus

structurelles que conjoncturelles qui aient joué dans la

réforme de l’Astrologie. Si notre hypothèse concernant

la théorie générale des aspects de Kepler est  juste, il ressort

que l’astrologie contrairement à ce qui est souvent affirmé

ne prend du cosmos que si les données qui lui sont utiles.

Il est clair aussi que si Kepler avait eu connaissance de

l’existence de nouvelles planétes, il eut augmenté le nombre

des aspects avec un diviseur en 3, 5 et 7, soit un demi-septile

et un septile pour poursuivre la série de raison

0,5 puis  4 et 8, ce qui aurait donné  45° et 22,5°, soit

un semi-carré et un octile. Ce qui donne onze aspects..

En  fait, le bi-quintile et le quinconce correspondent au

même cas de figure. Le quinconce à 150° est intermédiaire

entre les 120° du trigone et les 180° de l’opposition (diamétre),

donc correspond à 2,5 comme le biquintile, mais en

procédant différemment. De même le quintile à 72° est-il

proche du demi-quinconce à 75°/il semble que le choix du

quinconce par Kepler eut été plus heureux car c’est un

multiple de 30° et le semi-quinconce à 75° équivaut à 45° + 30.

On notera que l’on retrouve la même racine « quin » dans

quinconce et quintile, ce qui correspond au 5 de 2,5, c’est à

dire la demie.

Rappelons que la découverte de nouvelles planétes n’est

pas sans lien avec la « loi » de (Titius) Bode – laquelle prévoyait

un corps céleste entre Mars et Jupiter (que d’aucuns

appelèrent Junon et qui aura donné des milliers

d’astéroïdes) et que Neptune fut découverte par le calcul

du fait des perturbations d’Uranus par rapport aux lois

de la gravitation ( Urbain Le  Verrier, Couch Adams en

1846),  processus déjà engagé par  la lunette de Galilée, du

temps de  Kepler. On dit même que Galilée aurait noté

de son temps la présence de ce qui serait connu par la suite

sous le nom de Neptune.

Notre grand-mère maternelle était institutrice et poéte

(sous le pseudo de Claude Jonquière) et elle

forgeait des formules mnémotechniques du type

« la circonférence est fière d’être égale à 2 Pi R

Et le cercle est tout heureux d’être égal à Pi R2

Quant à la sphère, quoi qu’elle puisse faire elle sera

toujours égale à. 3 Pi R » Le présent article nous aura plongé

dans les arcanes de Pi . »

 

 

JHB

08. 08. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Phénoménologie des clivages

Posté par nofim le 7 août 2014

Les clivages  et la mauvaise foi.

(Contre une science sans conscience )

par  Jacques Halbronn

 

Il nous faut revaloriser le rôle de la conscience face à la

Science car l’on s »aperçoit que Science sans conscience n’est

que ruine de l’âme.  La conscience, dirons-nous, c’est ce

que nous percevons, nous ressentons sensoriellement,

instinctivement, qui nous est immédiatement perceptible ou

en tout cas qui nous vient comme on dit à l’esprit quand nous

pensons à quelque chose sans que cela se réduise et se

traduise par des mots.  Il y a une « vérité » de la conscience

qui si elle est bafouée reléve de la mauvaise foi. Car qu’est ce

que la « bonne foi », si ce n’est le refus d’abuser de certains

« obstacles épistémologiques », d’en profiter pour faire

triompher un certain déni du réel en profitant du doute

qui sous tend toute recherche?

Ainsi, si j’ai « conscience » que les hommes et les femmes

agissent différemment, il m’est indifférent que la Science

ne puisse valider ce sentiment. Celui qui refoule ce sentiment

du fait que la Science n »a pas pu ou voulu apposer son

« label »  est -il  encore « humain »? En ce sens, on ne saurait

refouler un ressenti en se servant de quelque expédient. Il y

aurait donc une sorte de « scientisme » chez ceux qui

instrumentalisent la science pour narguer la conscience.

Cela dit, la science n’en a pas moins mission de suivre les

pistes ouvertes par la « conscience », que l’on songe à la pomme de

Newton ou au bain d’Archiméde. Il y a beaucoup de choses

autour de nous où la conscience précéde la science et sert

d’ancrage.Or, de nos jours, force est de constater qu’un féminisme p

plus ou moins avoué, larvé,  met en question la conscience au

nom de la Science. Il nous faudrait capter le monde non

plus au prisme de la conscience mais de la science et

comme la science est encore balbutiante notamment dans

le domaine des sciences humaines, cela signifie que l’on

devrait en rester au domaine de généralités abstraites sur

le citoyen  lambda, asexué, sans race, sans âge et interchangeable.

Nous pensons au contraire que notre conscience nous

autorise à faire toutes sortes d’hypothèses et la Science

ne saurait prévaloir sur la Conscience à condition

bien entendu que la dite conscience ne soit déjà contaminée

par la Science, ce qui semble être le cas pour les femmes qui

ne capteraient le monde que par le biais du verbe masculin,

à  savoir la Science mais un verbe qu’elles tendent à figer

et à cloturer, ce qui va à l’encontre de la dynamique du dit

verbe, préférant notamment l’écrit fossilisé  à l’oral vivant.

Nous prendrons un exemple: imaginons que je propose

une piste de recherche donnée  pour traiter d’un phénoméne

dont j’ai conscience de l’existence, ce n’est pas parce que cette

piste se révéle, du moins dans l’immédiat, insoutenable, que

le phénoméne que je veux étudier n’existe pas. Or, on assiste

fréquemment à ce type de harcélement intellectuel visant

à discréditer toute recherche liée à la conscience au nom

des exigences de la Science. Nous prétendons, a contrario,

avoir parfaitement le droit d’échaffauder des théories sans

que cela conditionne notre conscience de ce qu’il nous

intéresse d’étudier et d’analyser. Bien plus, en encourageant

la diversité  des théories, l’on ne pourra que replacer la

Conscience au centre, la conscience étant une et la Science

étant multiple. Révolution copernicienne qui replacerait

la Conscience au Centre et la Science  ne faisant que « tourner »

comme dirait Galilée,  autour. .

La technoscience est un instrument qui tend à  minimiser le rôle de la

conscience ou à faire de la conscience une sorte d’épiphénoméne qui ne vise qu’à valider les « grilles »

de la technoscience.  On nous explique doctement que l’on peut reprogrammer et donc que ce que nous

percevons n’a qu’une réalité très relative et fugace, quasiment illusoire. Cette reprogrammation,  ce formatage, cette

rééucation nous dit-on, est liée à l’environnement social tout comme à l’environnement technique. C’est donc sur la conscience et non

plus sur la science que  se poserait le doute.  Un tel discours selon nous ne peut passer que chez des personnes qui ne sont pas

présents au monde et il suffit de voir avec quelle aisance les gens qui s’intéressent  à l’astrologie sont disposés à « changer de peau » ou

à se voir autrement au prisme de leur « signe » ou de leur « thème » étant aveugles à elles-mêmes.

Il doit exister une tension entre science et conscience, une dialectique mais chez d’aucuns cela n’a pas lieu et la conscience se moule

dans la science et renonce à exister et à préexister. Or, sans ce débat, sans ce combat avec la conscience, la Science ne saurait avancer.

 

 

 

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Les astrologues sidéralistes face à l’Histoire de l’astrologie

Posté par nofim le 5 août 2014

Remarques sur  quelques travaux  sidéralistes  en Histoire de l’astrologie

Par  Jacques Halbronn

 

En ce début de XXIe siècle, il est assez évident qu’il est temps que l’astrologie se ressource, se régénère.  Or l’histoire de l’astrologie produit des effets contradictoires : elle peut  contribuer à la

Pléthore des dispositifs comme elle permet une décantation en mettant en évidence des

syncrétismes, des doubles emplois. Approche apologétique ou critique du corpus astrologique,

approche synchronique ou diachronique ? C’est selon. Dans les années cinquante-soixante, la

tendance « structurelle » était de  conférer à chaque notion astrologique retenue dans le « canon »

astrologique une fonction spécifique. Un réformateur de  l’astrologie comme Jean Pierre Nicola

conserva les 12 signes, les 10 planètes, les 12 maisons, les aspects  avec leur manichéisme, même s’il

prit ses distances avec le symbolisme et la mythologie.  En fait, sa démarche consista à  projeter sur

l’astrologie des origines  les connaissances scientifiques actuelles sans  prendre en compte le  fait que

l’astrologie ait été plus une loi fondée sur le cosmos que la volonté de connaitre le cosmos dans sa

globalité. L’histoire de l’astrologie nous enseigne-t-elle  combien astrologie et astronomie se recoupent ou au contraire combien elles diffèrent dans leur raison d’être. C’est Vanki qui en 1902 (Ed. Chacornac) dans son Histoire de l’’Astrologie avait décrété (p. 13) « Dans l’origine, l’astrologie ne se distingua pas de l’astronomie et les deux mots dont l’étymologie est à peu près semblable,

s’employaient indifféremment l’un pour l’autre » Or,  s’il est  attesté qu’à certaines époques, l’astrologie passa sous la coupe de l’astronomie,  notamment avec la Tétrabible de Ptolémée, cela

ne signifie aucunement qu’il en ait été ainsi à l’origine, et ce tout simplement parce que l’astrologie n’avait qu’un besoin limité de l’apport de l’astronomie pour exister et notamment en ce qui concerne le nombre de plantés « utiles » pour son dessein.

Nous aborderons dans la présente étude les travaux de deux astrologues sidéralistes qui ont

publié sur l’Histoire de l’Astrologie, Denis Labouré et Marie Delclos, dans les années 90, décennie

particulièrement féconde dans ce domaine en France, notamment en ce qui concerne notre propre

production.

 

I   Denis Labouré  Les origines de l’astrologie  ed du Rocher 1997 Préface Jean-Pierre Bayard

Labouré reprend la malheureuse formule de Knappich  (Histoire de l’astrologie  Paris, 1986, p. 62 ) qui écrivait :

« Comme dans ce schéma les 7 planètes n’occupaient chacune qu’un signe, on créa un autre schéma

Dans lequel  le Soleil et la Lune n’avaient respectivement  qu’un domicile  tandis que les autres

Planètes disposées selon l’ordre astronomique en avaient chacun deux » On retrouve

une telle affirmation chez un autre historien germanophone,  également dans les

années soixante (Peuckert,  L’astrologie; son histoire, ses doctrinesd, Payot 1965; Reed

1980 et 2005,  pp. 115  et seq

Labouré : » A chaque astre, la tradition accorde un ou deux signes du Zodiaque, où il se révèle dans  sa plénitude »

Or, il y a là un grave contresens historique. Il est évident que l’on avait à l’origine deux dispositifs à sept planètes et  un seul signe en domicile  comme en exaltation. C’est par la suite, que d’aucuns ont cru bon de passer aux « doubles domiciles ». D’ailleurs, la notion de ‘trône » soulignait un seul des deux domiciles.  On a montré en effet que domiciles et exaltations sont des dispositifs jumeaux, l’un articulé sur l’axe solsticial et l’autre sur l’axe équinoxial. Nous ajouterons que cet axe est lui-même décalé d’un signe du fait de la précession des équinoxes et que l’exaltation du soleil était initialement en  taureau et non en bélier du fait de l’évolution du point vernal  dans les constellations.

Qu’est-ce donc que cette « tradition » qui n’est en fait qu’un avatar tardif ? En ce qui concerne les 4 Eléments, il eut été heureux de noter que  l’on ne relie pas les signes et les 4 Eléments avant la fin du premier millénaire.

Labouré, en astrologue sidéraliste signale certes les 4 étoiles fixes royales mais il ne  met pas en évidence que les constellations correspondantes constituent un système totalement différent de celui des 12 « signes » zodiacaux. Dans un cas, la symboliques des signes correspond grosso modo au cycle des saisons (les 12 mois pour les 12 lunaisons) mais dans l’autre la symbolique du tétramorphe

(Taureau, Lion, Aigle, Homme)  a évolué avec la précession des équinoxes, ce qui permet de dater d’environ 12000 ans, un demi- cycle précessionnel l’instauration d’un tel dispositif.

Nous regrettons d’avoir à signaler que nos propres travaux ont été piratés par divers auteurs dont

Denis Labouré, Hervé Drévillon  et quelques autres qui n’ont pas jugé bon de nous citer alors même

qu’ils puisaient dans nos publications. Labouré réussit l’exploit de reproduire divers passages

de notre édition (1977)d’Abraham Ibn Ezra, en se contentant de signaler l’éditeur. En 1990,  Labouré avait publié à notre instigation le traité de Claude Dariot ( chez Pardés) avec notre postface et il ne cite même pas notre nom quand il se réfère à cette édition. Quand à Eustache Le Noble, nous avions

traité de cet astrologue également en 93 (Ed Trédaniel, autour de l’astrologie du Livre de Toth

d’Etteila)/  Labouré ne signale pas non plus  notre Etrange Histoire de l’Astrologie (Ed Veyrier 1986) avec Serge Hutin pas plus que notre article (1994) ‘Astrologie » dans l’Encyclopaedia Universalis qui remplaçait celui de René Alleau (Reed fin 2004 sans  la bibliographie ) ou encore notre Monde Juif et l’Astrologie (Ed Arché, Milan) tout en prétendant dans son introduction tout en dressant un bilan de l’Histoire de l’Astrologie à la fin du XXe siècle. Quant à Drévillon, il utilise pour sa thèse parue chez Champvallon la substance de notre ouvrage paru en 1993 chez Trédaniel ( autour du Commentaire du Centilogue de Nicolas Bourdin)  qu’il se contente de citer dans sa bibliographie mais non en bas des pages où  il recourt massivement  à nos travaux.

 

II  Marie Delclos   Astrologie racines secrètes et sacrées Dervy  1994

Nous retiendrons ce propos concernant  la possibilité de remonter  de 12000 ans  (pp. 74  et seq)

« L’astrologie remonterait non pas au cinquième ou au quatrième millénaire avant  notre ère, soit avant le petit déluge de -3000 mais avant le grand Déluge, celui de Platon. Elle remonterait à -12000 »

Mais nous fondons notre analyse sur  le fait que l’axe Aigle-Taureau est inversé par rapport au zodiaque  à 12 signes. Nous pensons que le zodiaque est hybride, ce qui explique la confusion des débats au début du XIXe siècle autour du Zodiaque de Dendérah (décalage Lion-Balance, cf. Dupuis  Abrégé de l’Origine de tous les cultes et sa polémique avec Visconti).

Le rappel d’une relation entre les 12 signes et les 12 dieux de l’Olympe  montre bien qu’il  y a eu

historiquement un passage d’une  référence aux dieux vers une référence aux astres, ce qui montre que la relation de l’astrologie à l’astronomie est loin d’être aussi évidente, au départ, que certains historiens de l’astrologie le prétendent.

Marie Delclos : « Les 12 dieux  conseillers de l’Olympe , six dieux et six déesses étaient attribués aux douze signes » (p. 151)

Quant à affirmer que les Anciens connaissaient la planète Neptune découvert e en 1846, cela se résume par ce jugement de l’auteur :  « On découvre peu à peu que plus nos connaissances augmentent  plus nous découvrons que la Tradition n’avait  pas menti »  Neptune fait partie des 12 dieux, et est même associé par Manilius au signe des poissons mais certainement pas en tant que planète et ce en  dépit de tel ou tel quatrain des Centuries citant Neptune. (cf. P. Guinard sur ce sujet in revue Atlantis). Selon nous, deux astrologies se seront développées  parallèlement pour ensuite s’entremêler, l’une associant les 12 mois aux dieux et l’autre  divisant le ciel en 4 et en 8 (maisons  cf.  P. Guinard sur la division en 8). autour des  phases de la  Lune dans le mois (ce qui donne la semaine) et des 4 étoiles fixes royales balisant le cycle sidéral  de astres (et notamment de Saturne) en 4.  On notera que les 12 lunaisons ne coïncident nullement avec les 4 saisons. Marie Delclos signale l’axe Aldébaran-Antarés mais  n’indique pas son interaction avec le cycle des planètes ni  la question du rapport insolite entre Le Scorpion et l’Aigle, ce qui crée un décalage que l’on ne saurait  négliger de signaler car il permet  de mieux baliser le passé.

Selon nous, la préoccupation  concernant le nombre de planètes   est décalée quand on prend en

Compte qu’il  s’agit non pas d’astres mais de dieux, le passage aux astres étant  à l’évidence le fait des astronomes, mettant en place le dispositif des domiciles et exaltations qui se limite aux deux

Luminaires et aux cinq planètes et  laisse de côté les autres dieux faute d’assez de  planètes. L’idée

selon laquelle les 12 signes implique que l’on ait connu 12 planètes est totalement anachronique, même si ce mythe a pris une autre dimension à partir de la fin du XVIIIe siècle avec la découverte de planètes qui prendra le nom de divinités n’ayant pas encore été intégrées  en astronomie et en  astrologie. (cf. les spéculations d’un Léon Lasson,  d’un Caslant (sur Proserpine), d’un Jean Carteret,  d’une Lisa Morpurgo, d’un Roger-Benoît  Jourlin  et nos propres travaux in Mathématiques

Divinatoires  ed Trédaniel  1983)

Signalons aussi  notre « Lettre à une amie astrologue » (c’est-à-dire Marie Delclos) en tête de  notre Etrange Histoire de l’Astrologie, op. cit, pp. 7 et seq)

Au niveau bibliographique,  nous noterons que Marie Delclos signale deux communications

(Yves Marquet et Françoise Gauquelin) lors de Colloques que nous avons organisés en 1991 et 1993. En revanche,  Marie Delclos cite abondamment Abraham Ibn Ezra  et les traités que nous avons

édités (cf. supra) sans citer notre nom , (pp. 391 et 393)

 

Ces deux historiens  marqués par l’astrologie sidérale  se contentent en fait de diviser le zodiaque à partir d’un point qui est décalé par rapport au point vernal  (Ayanamsa) unique alors que nous pensons que les 4 étoiles royales structurent et balisent  4 périodes, sans qu’il faille tenir compte d’une quelconque division en 12.(signes ou constellations)

L’histoire de l’Astrologie est un labyrinthe  truffé de chausses trappes. La carte n’est pas le

territoire et il revient au chercheur de  gérer les bribes qui nous sont parvenues  bien plus que de nous servir des connaissances astronomiques modernes comme semblent le croire d’aucuns.

Jetons un bref coup d’œil , pour finir, sur notre article Astrologie de l’Encyclopaedia Universalis , avec ce mot qui revient  tout au long de « syncrétisme » (cf Peuckert, L’Astrologie, op. cit. pp. 157

et seq)   Mais il est clair que 20 ans après, notre réflexion sur la question aura sensiblement évolué.      A l’ époque, nous n’avions pas notamment pris conscience de l’inversion générale qui aura affecté tant  le rapport du tétramorphe aux saisons mais aussi le passage d’un repère sur le descendant ayant précédé  la référence  à l’ascendant. Bien plus, pour nous, le début du Zodiaque se situait à la Balance et non au Bélier et nous voyons dans ce symbole l’ouroboros (Janus)  qui marque la fin d’un cycle et le commencement d’un nouveau.

 

 

JHB

05. 08 14

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Théorie des aspects et étoiles fixes royales

Posté par nofim le 24 juillet 2014

Les 4 étoiles fixes rotales comme fondement de la théorie

astrologique des aspects

par  Jacques  Halbronn

 

Selon nous les aspects dès lors que l’on rétablit leur

continuité de 0° à  180° et vice versa, ne font sens que

dans le cadre d’un modéle cyclique. Le processus débute

à la conjonction puis se poursuit et se déploie de 30° en 30°

jusqu’à l’opposition. (semi-sextile,  sextile, carré, trigone,

Quinconce). Le carré (ou quadrature) se situe au centre

du système, il en est le pivot en découpant l’ensemble en

quadrants ( 4). En ce sens, le dispositif modélise aussi

bien le cycle de la Lune que celui de Saturne, à savoir

qu’il divise leur cycle en 4  à l’instar des 4 semaines, des 4

« sabbats ».

Mais nous retiendrons ici que le dispositif des aspects

est une formalisation du cycle de Saturne articulé sur les

4 étoiles fixes royales, lesquelles pourtant ne forment pas

un carré parfait mais seulement approximatif.

On sera donc surpris de devoir noter que ni Barbault, ni

Yves Lenoble ne conférent au quinconce la place qui lui revient

entre le trigone et l’opposition tout comme le semi-sextile

(ou dodectile)  s’intercale entre la conjonction et le sextile.

A partir du moment où l’on ne respecte pas la progression

de 30° en 30° (point que n’avait pas compris Kepler avec

son quintile), l’on casse toute la dynamique cyclique et l’on

ne perçoit pas que les aspects astrologiques dispensent

l’astrologie d’avoir à se référer aux signes ou aux

constellations du zodiaque, lequel serait la seule structure

à sous -tendre le douze alors que c’est aussi le cas des

aspects.

Avec un tel dispositif, l’on n’ a pas besoin de se soucier de

la précession des équinoxes ou de quelque ayanamsa

puisque l’on travaille sur la relation entre planétes et étoiles

fixes et plus exactement entre une planéte et 4 étoiles formant

carré.  Là où Kepler avait parfaitement raison c’est quand

il disait que les aspects permettent de ne pas tenir compte

du zodiaque, même si dans la Tétrabible,  les deux catégories

semblent intimement associées.(cf le Livre Premier) et que les

aspects relient des signes de même sexe ou de sexe différent)

sans qu’il y soit jamais question d’écarts angulaires. Les

aspects en reliant Saturne et les 4 « royales »  libèrent

l’Astrologie du Zodiaque ou si l’on préfére constituent une sorte

de zodiaque.  Mais par ailleurs, il ne faudrait pas oublier

que selon nous, ce sont les conjonctions Saturne-étoiles fixes

royales qui sont les vrais signaux visuels et non  ces

abstractions que sont les aspects. Nous mêmes avons

renoncé aux aspects pour cette raison, à savoir que ceux-ci

ne constituaient qu’une représentation formelle d’ordre

pédagogique,  une carte qui ne saurait faire oublier le

territoire.

Si nous avons été tentés il y a une dizaine d’années par

l’idée de tout construire à partir de la seule étoile

Aldébaran, les autres divisions étant déterminées par les

aspects, nous avons au final préféré  nous servir des 4 étoiles

fixes royales car pour nous la dimension visuelle de

la conjonction peut seule sous -tendre un « signal ».

 

 

JHB

23. 07 14

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, SCIENCE | Pas de Commentaire »

Les trois ans de la relation exclusive du couple

Posté par nofim le 23 juillet 2014

Le terme de trois ans  pour le couple  au prisme de l’astrologie (Astrocyclon)  et de la neurobiologie.

A propos de « Comment on devient amoureux » de Lucy Vincent.(Odile  Jacob)

Par  Jacques Halbronn

 

 

 

Dans son ouvrage  paru il y a dix ans , « Comment on devient amoureux ?» (Ed Odile Jacob) Lucy  Vicent met en avant un  cycle de trois ans. Elle s’en explique ainsi  dans une interview  qu’elle a donné :

« La programmation génétique du comportement amoureux modifie l’activité dans certaines zones du cerveau. Ces zones vont peu à peu se désensibiliser, même si des mécanismes hormonaux, comme ceux de l’ocytocine, tempèrent le processus. Progressivement, l’activité du cerveau reprend son cours normal, débarrassée de l’excitation de la période amoureuse. Cette désensibilisation intervient quand l’enfant est capable de se débrouiller tout seul, vers 3 ans. C’est son cap de viabilité, où il peut commencer à se lever, à chasser quelque chose qui le gêne ou à attraper un fruit. Dès lors, un seul parent peut suffire. Pourquoi forcer deux parents à rester ensemble s’ils ne sont plus nécessaires à l’évolution ? L’évolution se fiche de notre bonheur après la reproduction ! «

Nos travaux recoupent cette échéance et cela tient au cycle de 7 ans de Saturne qui comport e  deux temps de la moitié, soit un peu plus de 3 ans. Mais nous apportons des éléments qui vont au-delà de ce qu’écrit cette neurobiologiste.

Notice Wikipedi  de Lucy V incent( :; on « est génétiquement programmé pour aimer son partenaire trois ans, temps nécessaire pour qu’un enfant soit moins vulnérable dans la nature. Pendant toute cette période, le cerveau occulte les parties négatives du partenaire pour ne laisser « voir » que les positives : on dit que « l’amour est aveugle ». L’être humain privilégie alors l’amour unique, car lorsque son attention tout entière est portée sur une personne qu’il aime, il lui est impossible de ressentir la même chose pour un(e) autre. »

Si nous convergeons vers ces conclusions, il nous faut cependant apporter les correctifs suivants . Le cycle de 3 ans ne concerne pas nécessairement un  seul et même partenaire.  C’est une période qui est synchronique pour toute l’Humanité et ce n’est donc pas comme la procréation une affaire individuelle qui démarre avec la conception. Par ailleurs,  ce cycle de 3 ans qui nous pousse vers  des choix exclusifs  alterne avec un autre cycle de la même durée qui va en sens inverse.  Autrement dit, ce n’est que tous les 7 ans environ que nous pouvons vivre pleinement un tel cycle de 3 ans, à condition d’être bien en phase et de ne pas faire avorter, pour quelque raison, chez l’un ou /et l’autre des partenaires la dynamique ainsi enclenchée.  On peut parler d’un processus comparable à celui d’une grossesse   si ce n’est qu’il est « porté » tant par l’homme que par la femme et qu’il ne dure pas 9 mois mais quatre fois plus longtemp (36 mois), ce qui  permet d’avoir plusieurs grossesses pendant ce laps de temps.

Le cycle serait déclenché par l’arrivée de la planéte Saturne à hauteur de  l’une des quatre étoiles fixes royales (Aldébaran,  Régulus, Antarés,  Fomalhaut). On peut aisément fournir ces données sur un siècle, à partir des éphémérides.

La conjonction nous apparait comme un signal qui déclenche cet état amoureux qu’évoque Lucy Vincent sous un angle neurobiologique. Lorsque Saturne s’éloigne de la conjonction, ce  qui correspond grosso modo à trois ans, le signal faiblit et un certain désamour s’en suit qui conduit les  partenaires à désenclaver, décloisonner leur couple en s’ouvrant davantage au monde. On passe du stade de la bilatéralité à celui de la multiplicité, ce qui met fin à une certaine forme d’exclusivité relationnelle. On  glisse ainsi de la sphère privée à la sphère publique, ce qui est nécessaire à un bon fonctionnement de la société.

Insistons sur le fait que ce cycle de 3 ans  n’existe que dans le cadre d’une nouvelle astrologie

intitulée ASTROCYCLON  et dont nous sommes le fondateur. L’on voit que la réforme et la refondation de l’astrologie permet d’établir des connexions avec d’autres domaines.

Tous les 7 ans, et quel que soit l’âge, une nouvelle  pulsion amoureuse peut être vécue. Il importe d’apprendre à bien gérer le

passage d’une phase à une autre et de ne pas agir à contre-temps.

 

JHB

23. 07. 14

halbronn@yahoo.fr  06 60 75 5 2 48

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L’astrologie, entre fascination et rejet

Posté par nofim le 23 juillet 2014

L’astrologie,. Les causes de la fascination et du rejet

Par  Jacques  Halbronn

 

 

 

Elizabeth Teissier, dans le titre de sa  thèse de doctorat (2001, Paris V) a mis en avant une dialectique de la fascination et du  rejet par rapport  à l’astrologie.(cf l’édition parue chez Plon). Nous proposerons ci-dessous nos propres analyses psychosociologiques  qui ne semblent pas recouper tout à fait  celles de Madame Teissier. Mais nous avions déjà  en 1994 mis en évidence cette

dialectique dans notre article  de l’Encyclopaedia  Universalis

 

 

Nous pensons qu’il est sage d’adopter une approche minimaliste en astrologie et de se contenter d’observer un processus d’alternance et d’être sensible au basculement d’une phase  vers une autre. Nous avons toujours voulu ménager notre cerveau et ne pas lui infliger de mauvais traitements, le martyriser avec des systèmes alambiqués et  tordus. Cela aura été un garde – fou précieux dans notre rapport à l’astrologie sur près de 50 ans.

Nous avons également considéré qu’il fallait payer de sa personne et que la vie était un excellent

professeur pour appréhender la dynamique des cycles et que l’on pouvait ainsi corriger le tir quand les choses ne se passaient pas vraiment comme prévu par nos cogitations prévisionnelles.

L’astrologie se vit d’abord au présent  et directement.  Ce que les autres nous en disent et ce que les « livres » nous en disent est souvent tronqué.  L’étude du monde ne saurait se déléguer surtout si l’on est doté d’un certain don d’observation qui n’est pas donné à tout le monde.

Plus l’on complique les choses , multiplie les paramétres et plus notre capacité à corriger le tir s’en trouvera hypothéquée.  Ces astrologues qui nous déclarent avoir vérifié ceci ou cela et qui  utilisent  une astrologie des plus  confuses  nous font pitié. Une poule n’y  retrouverait pas ses petits. Cela revient à chercher une aiguille dans une meule de foin.  L’astrologie de ces gens là est carrément

« bordélique »,  brouillonne et ils osent déclarer, sans rire, qu’ils s’y retrouvent  dans leur fouillis.

Prévoir cela signifie ne pas avoir à attendre le dernier moment pour savoir ce qui va se passer. On ne survit pas sans quelques préjugés.

Les astrologues ne semblent pas comprendre que les gens aient des réticences par rapport à l’astrologie. C’est assez paradoxal mais l’on sait que les cordonniers sont les plus mal chaussés. Ces astrologues qui déclarent que l’important c’est le résultat ne comprennent pas que cette attitude n’est pas acceptable car attendre le résultat, c’est reconnaitre que l’on ne sait pas prévoir !

On a l’impression que justement les gens qui viennent à l’astrologie sont ceux qui ne savent pas prévoir. Ce qui est assez logique.  On ne va pas chez l’oculiste quand on jouit d’une bonne vue. On est là dans un cercle vicieux.

Voilà des gens qui prévoient mal et qui vont vers l’astrologie mais comme ils prévoient mal, ils ne se rendent pas compte assez vite que l’astrologie ne fera pas l’affaire, ce dont les gens normaux sont conscients, car ils captent des signaux négatifs, peu engageants. Ils ne se méfient pas de certains signes  et passent outre jusqu’à ce qu’il soit trop tard car plus ils  ont consacré de temps à s’initier à

L’astrologie, plus il leur deviendra difficile de s’en détacher et  le savoir-faire qu’ils auront acquis ils ne sauront pas en faire le deuil. L’astrologie, c’est le pompier pyromane, le remède qui  se révèle être pire que le mal. Nous avons pu constater à quel point la moyenne des astrologues était dépourvue

d’esprit critique face à un savoir  qui  comporte  pourtant  bien des lacunes. Si l’on prend ainsi le cas des domiciles et des exaltations des planètes (Dignités, Maîtrises), il est étonnant de voir tous ces

astrologues  ânonner  des règles de correspondance dont ils ne comprennent strictement rien si ce n’est que ‘ça marche ».  Donc, nous avons affaire à des gens qui prévoient mal, qui ne savent pas

faire le tri, à partir de critères qu’ils ont pu se constituer au cours de leur existence  et l’on passe une partie de nos premières années à nous prémunir contre de mauvaises surprises. Et l’astrologie leur promet justement de suppléer à leurs lacunes. Mais comment  savoir si elle en est capable si l’on ne sait pas  séparer le bon grain de l’ivraie.  On notera d’ailleurs que les astrologues n’aiment pas généraliser. Or généraliser c’est prévoir, ne serait-ce que selon toute probabilité. Un mauvais statisticien de la vie court à l’échec  et à la désillusion.  Mais comme qui se ressemble s’assemble, une telle humanité se rassure en  réunissant des gens ayant le même profil  et souffrant des mêmes maux, dans le cadre d’associations.

Ce refus de généraliser est un symptôme récurrent parmi les astrologues. En effet,  quand on ne voit que des cas particuliers, on se  condamne à ne pas pouvoir prévoir. Or, qu’est-ce que le thème natal, sinon une prétendue représentation de notre individualité ?  Combien de fois n’avons-nous pas entendu des astrologues déclarer que chaque cas est différent, que sur le plan cosmique, un événement ne ressemble jamais tout à fait à un autre alors même que l’astrologie se prête, au contraire, à opérer des comparaisons ?  André Barbault l’avait bien compris quand il étudiait le cycle d’une planète en laissant de côté tous les autres facteurs (aspects, signes zodiacaux) comme dans le cas des conjonctions Saturne-Neptune.  Il  est clair que l’astrologie doit proposer un modèle universel valable pour toute l’Humanité et non une myriade de « mandalas » à un seul coup ! L’astrologie ne peut échapper à la méthode statistique.

 

 

 

JHB

23. 07. 14

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Les aléas de la division en douze

Posté par nofim le 23 juillet 2014

 

 

Le caractère artificiel de toute division en douze

par  Jacques  Halbronn

 

On peut découper un gâteau en autant de parts que l’on veut

et bien évidemment les parts seront d’autant plus petites

qu’elles seront nombreuses, compte tenu du volume du

gâteau. On peut aussi diviser le temps entre le nombre

de candidats, si le temps est compté.

La plupart des divisions sont arbitraires et  un des rares

domaines où celles-ci semblent être prise au sérieux,  à la lettre

est  l’astrologie et ses dérivés.

Il est admirable que des astrologues puissent croire qu’il  y a

douze types de personnnes parce qu’il y a douze signes ou

que la vie comporte douze secteurs parce qu’il y a douze

« maisons » astrologiques. Toute tentative pour montrer qu’une

saison doit impérativement être divisée en trois sombre dans

le ridicule. En fait, tout le monde sait qu’à la base il y a la

Lune qui se joint environ douze fois par an au Soleil. De là

tout le reste découle, y compris les alexandrins et le

dodécaphonisme. (Schoenberg, Mallarmé)

Certes, il est possible de choisir pour chaque saison ou pour

chaque âge de la vie  trois exemples comme on pourrait en

trouver deux, quatre ou six. L’ordre dans lequel les dits

exemples sont donnés est évidemment toutalement

arbitraire et réversible!  Pour les maisons astrologiques, nul

doute qu’aucun ordre des « domaines » abordés n’est

intangible et il ‘est pathétique de voir des astrologues

se disputer pour savoir si une planéte est dans un signe ou

dans le précédent, dans une maison ou dans la suivante.

Il serait plus sage de se contenter d’une division en 4 voire en

2 de l’espace ou du temps, quitte à énumérer une série

d’activités mais sans les agencer selon quelque ordre rigide.

Est-ce que les gens se cassent la tête pour distinguer entre

eux les mois d’automne ou les mois de printemps? On dit

« c’est l’automne » ou « c’est le printemps.  Maintenant, quand

un peintre  décide de réaliser un certain nombre de motifs

pour illustrer par exemple une salle comportant un certain

nombre d’ouvertures, il lui faut subdiviser en autant de

parts qu’il sera nécessaire. Cela vaut pour n’importe quel

récit, et notamment dans le domaine de l’art sacré. Le contenant

détermine ici le contenu ou du moins  le structure en autant de

divisions qu’il le faudra pour que tout le monde soit servi, ait sa

part, son lot..En ce sens, les nombres sont le plus souvent la

clef de toutes sortes de séries de significateurs et de

signifiacations et imposent leur loi.

Il est difficile de reconstituer le passé, de retrouver la logique

qui a présidé  à tel ou tel dispositif (cf Mathématiques

Divinatoires, Ed Trédaniel,  1983) quand ce sont les hommes qui

l’ont élaboré. Il en est autrement dans le domaine des

sciences qui ne sont pas « humaines » car  le sujet n’y interfére

pas autant avec  l’objet.  On ne peut remonter le temps qu’en

faisant l’archéologie des textes (et on inclue les langues sous

ce terme) et c’est important parce que les anciennes

représentations ont déterminé peu ou prou ce que nous

sommes encore  à ce jour. Non point les textes bruts qui nous

sont parvenus mais  les données  que l’on peut en extraire, à

force de recoupements. Mais même ainsi, il importe de s’en

tenir à certains impératifs cognitifs qui font que nos sociétés

ne peuvent fonctionner et  se perpétuer que sur des bases

simples. Même si l’on admet que les douze mois constituent

une structure importante – mais moins probablement que

le 4 ou le 8 (rappelons si l’on coupe quoi que ce soit de deux

en deux, on n’arrive jamais à douze, mais l’on passe de 8

à 16)- on sera bien avisé de dire que tous les mois

s’équivalent, comme nous le faisons de nos jours, où l’on ne

distingue pas les mois les uns des autres, sur le plan

juridique. Chez les Juifs, tous les Sabbats s’équivalent.

L’idée de différencier une division de la suivante comme le font

les astrologues avec leurs signes ou leurs maisons (qui

correspondent aux heures de la journée à la bas, ce dont

témoignent encore les cadrans de nos montres, divisés non

pas en 24 mais en 12) ne fait sens que dans la dualité

jour/nuit,  Eté/hiver (avec un changement d’heure). Seule,

selon nous, la dualité  fait sens au niveau anthropologique.

 

 

 

 

JHB

23. 07. 14-

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Fortune du revival astrologique du tournant du XXe siècle

Posté par nofim le 17 juillet 2014

Le « retour » de l’Astrologie   vers 1900

par  Jacques  Halbronn

Nous avons récemment développé une nouvelle thèse selon laquelle à chaque fin de siècle, se déployait un certain

réformisme astrologique.  Kepler entendra refondre l’astrologie autour de 1600 avec son De fundamentis Astrologiae.  et en allemand son Tertius  Interveniens.  Un siècle plus tard, Eustache Le Noble, en France, aura une même ambition de renouveau et de  » retour ».

A la fin du XVIIIe siècle, nous avons signalé les tentatives d’un Etteilla. La fin du XIXe siècle

ne fera pas exception avec un nouveau projet de relance, nettement exprimé par  Fomalhaut alias  Charles  Nicoullaud   en 1897

chez Vigot (réédité en 1933, ibidem), soit 200 exactement après la parution de l’Uranie de Le Noble, à Paris.

Le Manuel d’astrologie sphérique et judiciaire comprend un

passage célébre annonçant la prochaine découverte de Pluton(cf La vie astrologique il y a cent ans  Paris, Trédaniel, 1992), nom de code de la transneptunienne, ce qui vient infirmer la thèse selon laquelle

le nom de Pluton aurait été donné à la suite d’une proposition postérieure à la découverte de cet astre.

*Voici comment Nicoullaud situe l’astrologie en cette fin de siècle :  » Abandonnée malheureusement depuis de longs siècles (elle) est devenue la proie des ignorants et

des charlatans (..)  Il n’est pas douteux qu’étudiée avec la

puissance de pensée et de travail qui a donné

dans d’autre branches de signalés et de si bons résultats, elle ne reprenne la place qui lui est due et qu’elle a déjà occupé à la  tête des autres sciences  qui toutes ont

besoin de son appui et de son concours »

Quant à Selva , dans son  Traité théorique et pratique d’astrologie, paru en 1900  ( dédié à  Barlet (en date de 1897) il déclare

« Venir traiter d’astrologie  en cette fin du XIXe siècle (…) paraitra à beaucoup d’esprits oeuvre de mauvais plaisant  ou de fou (…)

Le renouveau des sciences occultes qui se manifeste si puissamment depuis plusieurs lustres a aussi ramené l’attention  des esprits curieux sur l’astrologie ». Pour Selva  (alias Vlés) rien ne vaut « l’épreuve de l’expérience »

Quant à Paul Choisnard, polytechnicien)  qui écrivit d’abord sous le pseudonyme de Flambart, il   pense que l’astrologie a tout intérêt  à se

rapprocher de l’astronomie pour en quelque sorte se ressourcer. C’est son éloignement d’une telle matrice qui expliquerait

la « répulsion » à son égard. (Langage astral  1902. Traité Sommaire d’astrologie scientifique).  Choisnard prône aussi un

rapprochement avec la psychologie bien plus qu’avec l’événementiel qui pousse l’astrologie vers la divination. ‘(cf l’Homme Rouge des Tuileries de P. Christian 1863, chez l’auteur, Reed.   Dorbon Ainé  1937  et Trédadaniel  1977)

Ces « médecins » qui se placent ainsi au chevêt d’une astrologie envahie par l’onomancie (cf  Ely Star  Mystères de l’Horoscope, 1888),

préconisent divers traitements. Celui du polytechnicien est le plus radical ^Selva met en avant l’ »expérience mais l’on sait que cela conduit à la validation de la tradition.

L’annonce d’un retour  est  aussi un aveu d’une chute dont on chcrche  se relever. Un siècle plus tard,  il semble que la situation de l’astrologie en France ne soit pas beaucoup plus brillante qu’en 1897 et ce en dépit d’un  recours intenstif aux éphémérides, une

chasse  systématique aux données de naissance – un facteur qui était alors considéré comme vital par certains des avocats de sa  réhabilitation.

On a l’impression que de telles apologies  laissent entendre que le déclin de l’astrologie serait dû à ses échecs. Mais, selon nous, il ne s’agit pas de cela: son déclin serait selon nous lié à sa présentation  qui laisse beaucoup à désirer.Pour restaurer l’astrologie, on

ne peut faire l’économie d’une approche historique exigeant une méthodologie archéologique permettant de retrouver son mode d’emploi. Car  là se situe le vrai débat :à

quoi sert l’astrologie?

Le problème, c’est que chacun arrive avec sa définition., son

« idée » a priori » de la destination de l’astrologie, ce qui l’aura motivé à s’y intéresser. Autrement dit,  il va

s’en tenir à sa définition pour maintenir sa motivation. C’est

un cercle vicieux!  On n’échappe pas à

quelque idée préconçue de l’astrologie que ce soit pour  s’y

intéresser ou pour la rejeter.

Il serait plus  sain selon nous d’aborder le sujet  sans projeter  quelque attente  que ce soit.  L’astrologie  est un objet dont il faut trouver le mode d’emploi sans chercher à l’instrumentaliser au bénéfice de quelque idéologie. Ainsi, plusieurs des dispositifs figurant au sein

du corpus astrologique méritent que l’on s’interroge sur leur raison d’être.  Affirmer que l’astrologie est un commentaire du système solaire est un a priori que l’on n’a aucune obligation d’accepter et à un autre niveau pas davantage la thèse selon laquelle

l’astrologie traiterait de l’individualité ou de l’errance  de l’âme!  C’est en tout cas selon ces termes que nous pensons  envisager un nouveau réveil de l’Astrologie, au tournant de l’An 2000 et peut être cette fois sera-t-elle la bonne? Cela correspond à une position

de ‘neutralité » revendiquée par Kepler conseillant de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

L’écueil principal – il faudrait dire le piége- tient au fait que l’on parte du principe que l’astrologie, c’est ce que l’on connait sous le nom d’astrologie.  On ne peut faire l »économie d’un travail de décantation, de  restauration des plus délicats à mener à bien.

C’est ainsi  que, selon nous, les significations des

maisons astrologiques sont le coeur de l’astrologie alors que le

symbolisme zodiacal et planétaire serait purement

instrumental.C’est ainsi que les systémes de dignités

planétaires (relations planétes/signes) ne serviraient qu’à

relier les maisons astrologiques entre elles qui serait le seul

dispositif réellement opérationnel. La technique des « maîtrises »

fonctionne en effet à partir du signe où se trouve la cuspide

(pointe) de telle maison, dont la planéte maîtresse se trouve

presque toujours dans un autre signe, d’autant que chaque

signe dépend de plusieurs planétes (en domicile, en exaltation)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

-18 07 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’astrologie stellaire de Nicolas Bourdin

Posté par nofim le 14 juillet 2014

La conception de l’astrologie de Nicolas Bourdin

par  Jacques Halbronn

Nous avons rencontré l’ »oeuvre de Bourdin dans les années

70 du siècle dernier par l’intermédiaire de Morin de

Villefranche qui avait consacré des « Remarques

astrologiques » à la critique du long Commentaire (1651)

que le dit Bourdin avait consacré au Centiloque, lequel Bourdin

s’était déjà illustré par une traduction de la Tétrabible de

Ptolémée,  promise à une  certaine fortune.

Morin s’en prend souvent vivement aux positions du

Marquis de Villennes et il est intéressant de tenter de mieux

comprendre ce qui  oppose ces deux astrologues vivant

à la même époque à Paris, ce dont nous avons déjà

quelque peu traité dans notre nouvelle étude sur les dites

Remarques.(1654).

Comme à notre habitude, on se limitera à quelques ‘ »flashs »

qui nous interpellent en tant qu’historien de l’Astrologie.

(cf notre édition du dit Commentaire, Paris, Trédaniel, 1993

Etudes autour des éditions ptolémaïques de Nicolas de

Bourdin (1640-1651))

Nous retiendrons surtout la place que Bourdin accorde

aux étoiles fixes, si absentes de l’astrologie des 50 dernières

années, et qui servirent de bouc émissaire pour montrer

la faculté de l’astrologie du XXe siècle  à se réformer. En

renonçant aux étoiles fixes, l’astrologie serait entrée dans

la modernité. Nous pensons au contraire qu’elle se mettait

ainsi en porte à faux avec ses fondements. Rappelons

que les étoiles fixes ne posent probléme ni par rapport

à la précession des équinoxes ni par rapport aux aspects.

Une des raisons de la désaffection des astrologues modernes

est paradoxalment le fait qu’elles ne portent pas de noms

évocateurs sur le plan symbolique et/ou mthologique comme

le font planétes et signes zodiacaux. Rappelons que dans

le récit de la Création, on ne mentionne pas les planétes

mais seulement les luminaires et les étoiles (du firmament)

Ecoutons donc Bourdin dans son usage des  « fixes » dans

son commentaire de plusieurs aphorismes du Centiloque.

aphorisme XXV

« Ce que j’ai dit des Planetes se doit encor expliquer des

Estoiles fixes » Et de mentionner  le Grand Chien, les

Pléiades, les Hyades, Orion. « L’expérience annuelle  que

nous avons de la puissance redoublée aux estoiles  fixes,

lorsqu’elles sont  jointes au Soleil a bien plutost  de la

ressemblance  à la pierre d’aimant armée  et conjointe au fer

qui en fait plus  grand effet’ Et de donner l’exemple de la

Canicule ‘(petit chien)

La génération de Bourdin est d’ailleurs sous le coup des

découvertes de Galilée survenus au début du siècle.

Faut-il que l’astrologie en tienne quelque compte? Nous

rappellerons que pour nous l’astrologie est née dans un

certain contexte  scientifique mais qu’elle mettait celui-ci

au service d’un certain projet politique.  Ne confondons

donc pas les fins et les moyens,

Les astres ne sont qu’un moyen d’instaurer un certain

ordre social et comme l’on sait les moyens sont

interchangeables alors que les fins sont constantes. Cela dit,

il n’est donc pas question, paradoxalement, de substituer

des moyens à d’autres puisque cela n’est pas l’enjeu.

Bourdin s’interroge  en citant Galilée ‘(autour de l’aphorisme XXIX):

« Mais à présent qu’on a trouvé des yeux pour en voir des

troupes innombrables, où trouvera-t-on  des noms assez

dans la Fable et dans l’Histoire pour les  adapter? » La forme

des constellations s’en trouve perturbée par de nouvelles

observations quant au nombre d’étoiles qui les composent/

Probléme épitémpologique que les astrologues actuels n’ont

pas résolu en adoptant Uranus, Neptune ou Pluton ou

plutôt n’y sont pas parevenus,  ne serait-ce que sur le dossier

du statut de Pluton.

Bourdin  signale un argument  anti-stellaire :  »Parce  que

la  tardiveté de leurs mouvements   et les rares expériences

qu’on a de ce qu’ils produisent chez nous en rend la preuve

plus difficile, on admire les événements qu’ils ameinent qui

quelquefois sont  et grands et  remarquables  par

d’insignes félicitez »  Selon Bourdin, il importe de combiner

planétes (« errantes ») et étoiles, les planétes devant « seconder »

les fixes.  Noux partageons absolument un tel point de vue.

On sera peut être géné par nos prises de position qui

pourraint sembler incompatibles avec la distance que

l’on attendrait de la part de l’historien mais va -t-on reprocher

à un historien des sciences de rapprocher tel texte de telle

époque de ce que l’on sait de nos jours de tel phénoméne.?

Certes, on nous objectera que dans le domaine de

l’astrologie, il n’est aucune vérité établie mais tel n’est point

notre avis et nous pronons une approche historique fécondée

par les travaux de recherche sur ce que l’on a exploré de

certaines corrélations.

 

JHB

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Publié dans ASTROLOGIE, POLITIQUE, SCIENCE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Langage, Science et Astrologie

Posté par nofim le 10 juillet 2014

L’astrologie comme langage et comme science

par  Jacques  Halbronn

 

L’astrologie nous interpelle quant à ce qui distingue science et langage et l’on a comme l’impression que les deux notions tendent à

se confondre dans l’esprit de beaucoup de gens. Ce qui nous conduit à devoir repenser l’une et l’autre de ces notions et en quoi elles

convergent et/ou divergent.

Nous avons déjà insisté sur le fait que la richesse du langage astrologique, de ses combinatoires possibles  était contre-productive quant

à son possible statut de science.  Tout se passe en effet comme si la Science avait vocation à ne disposer que d’une palette très limitée

de mots, ce qui a du être lot de l’Humanité à l’origine même du langage. On peut imaginer qu’au départ quelques mots suffisaient pour

désigner notre rapport au monde. Selon nous, initialement le langage ne désignait pas des objets lesquels pouvaient être désignés

par un geste mais notre rapport, positif ou négatif, aux dits objets, leur appartenance au monde du masculin ou au monde du

féminin et quelques autres précisions et indications du même ordre, ce qui, au total, ne devait pas être énorme.

Nous pensons que l’Humanité reste de nos  jours  encore  très fortement marquée par cette période fort  éloignée de notre Histoire et

qu’une langue trop riche, trop diverse  n’est pas assimilable par notre cerveau tout comme certains produits ne sont pas

reconnues par notre systéme digestif, parce que advenus relativement tardivement, et en quelque sorte trop tard.

La Science, avec ses formulations simples qui exigent une approche réductrice du monde serait ainsi le domaine que nous

contrôlons le mieux. A contrario, nos langues actuelles, avec leur « diversité » extréme, tant par leur nombre que par le foisonnement de mots et de sens au sein de chacune, ne nous « parlent » que superficiellement.

Pour en venir à l’astrologie et aux astrologues, on est en droit de s’intérroger sur le regard que portent les astrologues sur

l’astrologie. Est-ce un langage, pour eux ou une « science » ? Sont-ils conscients des problémes épsitémologiques posés par

la complexité de leur  «  modéle », c’est à dire l’ensemble des dispositifs mis à leur service?

A n’en pas douter, ils doivent bien se rendre compte, en leur âme et conscience, que leur modéle offre une faculté d’adaptation

de par sa souplesse, sa flexibilité qui en font une sorte de kaléidoscope. Pour étudier une série de cas, d’événements,

n’échaffaudent-ils point  toutes sortes de combinaisons pouvant varier indéfiniment?

Evidemment, ils nous répondront que tout ce qu’ils disent appartient au corpus de l’Astrologie et ce depuis belle lurette, qu’ils n’ont

donc rien inventé, improvisé  et que l’astrologie est un tout indivisible (position qui semble avoir été celle de Suzel Fuzeau Braesch,

docteur es sciences). Le statisticien Michel Gauquelin(1928-1991)  a contrario nous parait avoir réduit le modéle astrologique à une

représentation extrémement simple, ce qui correspond à un contexte plus vraisemblable d »un état originel de ce savoir.

Autrement dit, plus un modéle se compliquerait et plus il s’éloignerait de sa conception première et plus il serait chargé de toutes sortes

de tentatives d’ajustement venant se surimposer, s’agglutiner.

Autrement dit,  retrouver, restituer et reconstituer  une astrologie originelle, c’est la rendre  à un certain état de scientificité et de simplicité, donc de falsifiabilité.

Or, force est de constater, au vu des vidéos que nous avons tournées, notamment lors des Dimanche Liberté de Didier Geslain (année

2013-2014 sur You Tube, au Café Le Falstaff, Paris-Bastille), que les astrologues en groupe  n’ont aucun scrupule, aucun état d’âme à faire appel,  collectivement, à toutes les ressources du « langage » astrologique quand ils veulent expliquer quelque chose à tout prix, une carrière, un caractère, un événement avec une grande diversité de moyens qui peuvent varier d’un cas à un autre, d’un astrologue à un autre si ce n’est que cela fait toujours appel  à un seul et même corpus, à la même accumulation de dispositifs, de régles qui se sont

juxtaposés et superposés au fil des siècles. On peut et doit ici parler de syncrétisme, c’est à dire d’une collection de méthodes initialement

en concurrence et qui ont fini par être jugées tout à fait  compatibles entre elles et  finalement indispensables à une « bonne » pratique de

l’astrologie.

En comparaison,  l’on notera que ce qui caractèrise la démarche scientifique c’est sa faculté à éliminer les « ‘solutions » qui ont été

remplacées par d’autres et qui ne doivent plus, au bout du compte, n’intéresser que les historiens des sciences. Que l’historien de

l’astrologie trouve un certain intérêt à explorer un tel corpus de techniques, de méthodes, est une chose, que l’astrologue de base

ait à porter le poids de tout un passé de « recherches » en est une autre.  Cela dit, si l’on en revient à la question du langage, force est

de constater que le langage est le fruit de telles accumulations de données et se prête mal au réformes, y compris celles relatives à

l’orthographe. Le langage  se trouverait  donc en porte à faux avec la Science et sert d’alibi à l’astrologie, disons même d’échappatoire

d’autant que c’est au travers du langage que l’astrologue va vouloir valider son travail, son savoir et qu’il considérera que si les mots

qu’il extrait de l’astrologie recoupent ceux en usage pour désigner ceci ou cela, il aura rempli son contrat.

Langage contre Science, tel est bien notre constat, le langage se présentant en vérité comme une contre-culture.

De quoi s’agit-il?  On pourrait parler d’une religion, d’une croyance dans les langues perçues comme des  savoirs à part entière.

L’astrologue se trouverait aux confins de ces deux empires que sont la Science et la Langue et ne cesserait en fait de « passer » d’un côté et

de l’autre de la frontière, d’autant que la Science passe par le langage et le langage par la Science, du moins jusqu’à un certain seuil.

On peut se demander lequel de ces deux empires l’emportera sur l’autre mais selon nous, l’avenir du langage « sauvage » est fortement

menacé.

Au cours du xXIe siècle, nous nous attendons en effet à une désacralisation du langage courant et ce pour deux raisons: l’une qui

veut que le langage apparaisse toujours plus comme un outil qui doit être jugé en tant que tel, donc susceptible d’évolution,

d’amélioration, de correction et l’autre qui tient, selon nous, à l’emprise accrue de l’économique sur le « commerce » -(Mercure)  des mots.

Il n’est pas loin le temps où les mots seront perçus comme une ressource culturelle propre à un pays donné et qui doit entrer en ligne

de compte dans la balance de ses comptes. Nous pensons ainsi à la suite de’ l’affaire de la BNP du fait du recours de cette banque aux

dollars dans ses transactions, qu’il sera mis sur le tapis le droit de regard de la France sur l’usage de ses mots.

Sur le premier point,  nous dirons  que l’on devrait commencer à exiger d’une langue qu’elle comportât  une structure rigoureuse qui le

cas échéant devra être rétable quand elle s’est corrompue. La langue cesserait d’être un espace de liberté qui se développerait

n’importe comment, et de façon  imprévisible ce qui parfois nous semble être le propos des évolutionnistes post-darwiniens soit dit en

passant. Sur le second point,  toutes les langues ne sont pas « égales » et certaines ont joué un rôle majeur et unificateur, constituant ainsi

des empires avec tout ce que cela comporte d’hétérogénéité mais aussi de convergences structurelles. Le français en ce sens – ce qui n’est

pas assez reconnu par les historiens, rayonne sur un empire considérable (qui englobe notamment l’anglais) et à l’échelle du deuxiéme millénaire  aura été la langue dominante, non pas tant par le nombre ou la qualité de ses locuteurs mais par la dette qu’ont contracté diverses langues lors des emprunts de mots. La chose est parfaitement quantifiable et observable, notamment du fait de la numérisation et d’Internet. On est là en face d’une nouvelle économie qui concerne des objets duplicables. C’est toute la question du piratage qui se pose

pour la science économique. L’économie ne peut plus se limiter au modéle pétrolier. Celui qui consomme du pétrole doit repayer pour

en avoir davantage  alors que celui qui consomme des mots peut en faire un usage gratuit et ce indéfiniment. Tout comme il y eut il y a  40 ans un choc pétrolier, il faut se préparer à un choc  linguistique. Ce sera là l’objet d’une guerre entre linguistes, les linguistes

anglophones étant payés pour déclarer que les mots français sont d’origine latine et autres billevesées de mauvaise foi du même acabit

qui ne sont au bout du compte que des refus de payer ce que l’on doit et devra. Le fait que l’Angleterre sorte de l’Europe permettra à

l’Union Européenne, prenant en charge les intérêts de la France,  de mener une telle campagne  dont les enjeux économiques sont

colossaux car une des ressources majeures de l’Europe, c’est bel et bien la langue française, à l’horizon des prochaines décennies..

Pour en revenir aux astrologues,  nous dirons que leur rapport à la langue est lié à de fausses représentations. La langue reléve bel

et bien du domaine technologique et se doit d’avoir un mode structurel rigoureux sans doubles emplois, sans redondance. .C’est une

chose trop sérieuse pour être laissée aux « locuteurs ».

En tant qu’historien de l’astrologie,  on peut d’ailleurs se demander si  le XVIIe siècle n’a pas joué un rôle majeur dans notre rapport tant aux langues qu’aux textes – qui ont les mots en commun comme chacun sait. C’est en ce siècle que se développe la critique biblique qui

décompose et déconstruit les Ecritures (cf notre post-doctorat sur Giffré de  Réchac,  EPHE Sciences Religieuses, 2007) mais c’est aussi en

ce siècle que parait la Logique de Port Royal, qui comporte en son prologue une vigoureuse attaque contre l’astrologie, autrement dit

la naissance de la linguistique moderne. Or,  l’on sait que le déclin de l’astrologie date de cette époque avec notamment cette date

emblématique de 1666 – qui ne correspond certes pas à quelque Edit de Colbert- mais qui avec la fondation de l’Observatoire et de l

Académie Royale des Sciences,  met en cause le statut de l’astrologie et contribue à sa « dégradation ».

JHB

10. 07 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié dans ASTROLOGIE, LINGUISTIQUE, SCIENCE, symbolisme, Technologie | Pas de Commentaire »

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