Jacques Halbronn Tout regroupement génére de la séparation

Posté par nofim le 22 novembre 2021

Jacques  Halbronn  Paradoxe:  tout regroupement génére de la séparation.  Chaque fois que les membres d’un même groupe se « retrouvent », il y aura tôt ou  tard un revers à la médaille. Car ce regroupement aura pour contre partie une séparation par rapport à l’état précédent. 

Une question qui vient  souvent désarçonner  notre interlocuteur est la suivante: pourquoi les membres d’un groupe se mettent, à un moment donné, à se disperser, en quoi le fait de rester ensemble pose-t-il, à la longue, problème? Quelles sont les réponses émanant des sciences sociales? Nous répondrons que la réunion des semblables crée du chomage technique. Quid d’une société où il n’y aurait que des femmes? Elles ne pourraient enfanter, se reproduire car elles ont besoin, ne serait-ce que fort ponctuellement, d’un certain contingent de mâles; Quid’une société où la proportion de médecins serait considérable?Encore une fois, cela produirait du chomage.

D’où -CQFD- la nécessité, à un certain stade,  d’une dispersion afin que chacun puisse pleinement remplir sa mission, sa fonction, ce pour quoi il est destiné, ce qui passe impérativement  par la présence d’un tiers. On ne peut pas être au four et au moulin.

Dans le milieu astrologique que nous  fréquentons  et animons depuis un demi-siècle (dès 1972), s’est posée la question de l’organisation de congrès, c’est à dire de rassemblements de professionnels. Ce qui vaut notamment pour les syndicats. Certes, le colloque apparait comme un signe de bonne santé pour une activité donnée mais, en même temps, c’est comme si l’on retirait un être de son environnement « naturel » qui n’est pas, contrairement à ce que l’on pourrait croire, constitué, composé des personnes de même profil que lui.

Si l’on considére le cas juif, la diaspora nous apparait comme le lieu d’une certaine praxis, ce qui implique d’avoir affaire à des « étrangers » qui pourraient avoir besoin des services  d’éléments de la dite diaspora. A contrario, l’Etat Juif ou des Juifs selon Theodor Herzl, propôse un rassemblement, une terre pour les accueillir. Mais est-ce ainsi que les Juifs pourront trouver les conditions idéales pour leur épanouissement (cf notre MIPEPJ, le manifeste international pour l’Epanouissement du Peuple Juif.)? Est ce que les juifs entre eux ne risquent ils pas de se stériliser, des’assécher? (cf G. Friedman,  « Fin du peuple juif? » ) On  connait l’adage: Qui se rassemble s’assemble mais pour se rassembler,il faut s’être séparé et pour se quitter, il faut bien avoir été ensemble quelque temps.

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Le détournement des gestes barrières au restaurant. Le port du masque

Posté par nofim le 16 novembre 2021

Jacques  Halbronn    Le détournement  des  gestes barrières au restaurant. Le port du masque

 

 

Nous  pensons que la vaccination  est une solution chimique visant à compenser un échec sociétal, à savoir l’incurie dans l’application des gestes barrières et  cela ressort tout particulièrement dans la situation sanitaire dans les transports en commun et dans les restaurants.  ‘

C’est ainsi que la nécessité d’enlever le masque lorsque l’on mange ou l’on boit aura conduit à ne plus le mettre du tout au restaurant . Or, le temps que les gens passent à manger et à boire est peu de chose par rapport au temps durant lequel les gens parlent, au téléphone, quand ils sont seuls, ou en groupe, dans le tête à tête. Selon nous,  l’on devrait surveiller de plus près, le respect de cette discipline trop souvent allégrement contournée.   

De la même façon, l’on bafoue constamment la question des gestes barrières dans les transports où les gens s’entassent et se serrent comme avant la pandémie. Là  encore, l’on n’aura pas voulu instaurer des contrôles concernant les trains bondés aux heures de pointe.   Ces deux exemples expliquent selon nous l’insistance mise sur la vaccination et le pass sanitaire qui l’accompagne, ce qui n’est pas demandé dans les transports.

Inversement, dans les bibliothèques comme la BNF ou la BPI, à Paris, le pass sanitaire n’est pas demandé pour l’accés aux salles de lecture mais le respect du silence est très surveillé et cela nous et le silence nous semble être un critère essentiel  dans l’espace public, la parole étant une forme de pollution voire de viol par delà la question de la pandémie. 

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Jacques Halbronn Le cycle matière forme, masculin féminin. La poule et l’oeuf.

Posté par nofim le 6 octobre 2021

Jacques Halbronn  Le cycle matière forme, masculin féminin. La poule et l’oeuf.

 

Prenons  le cas du phallus, il y a analogie avec le pis de la vache et le vagin de la femme  le traie et en fait jaillir  le sperme. On est donc en présence d’une aporie: selon l’exemple que l’on prend,   la « source » sera mâle ou femelle. On songe aussi à la poule qui vient renforcer le pôle féminin. 

L’on  notera toutefois que les exemples allant dans le sens du féminin matriciel  sont emprunté aux animaux et non point  au genre humain/

En outre, sur le plan culturel,  l’homme (de génie) apparait comme celui que l’on va traire, ce qui va dans le sens du phallus qui est aspiré en quelque sorte par la femme. Nous avons déjà rencontré ce type de probléme avec le mot matière qui est pour nous lié au masculin et ce en  dépit d’un rapprochement tentant avec « Mater ».

La lecture des premiers versets du Pentateuque nous enseigne qu’au commencemnt était le « tohu bohu lequel précéda la « création du ciel et de la terre ».

 

 

 

א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.  1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם.  2 Or la terre n’était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.
ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר.  3 Dieu dit: « Que la lumière soit! » Et la lumière fut.

 

 Ce  texte est assez confus car il nous raconte que Dieu créa  simultanément le Ciel  avec  la Terre puis il nous signale juste après que la terre était Tohu bohu.

Selon nous, la Terre  est masculine bien que de genre féminin grammaticalement tant en français qu’en hébreu ou en allemand.(die Erde) et la forme est  féminine, elle structura la matière, elle l’exploite, elle la « traie » tout comme un  pianiste jouera du Bach et s’appropriera sa musique.

Dans le domaine économique, on retrouve la même ambiguité entre l’employeur et l’employé. Qui se sert de qui? SElon nous, l’on peut tout à fait décider que c’est l’employé qui se sert de l’employeur dont il tire un « emploi », « ‘du travail, un salaire. Mais d’aucuns n’hésiteront pas à adopter la thèse inverse en se fondant sur l’usage de la langue quant au sens du mot « emploi ». Or, celui qui  fait une découverte créera ipso facto « de l’emploi », ce qui profitera à plus d’un.  Si l’on revient à l’exemple de la procréation, un seul homme peut mettre enceintes un grand nombre de femmes qui auront reçu sa semence. Se pose ainsi la dialectique de l’émetteur et du récepteur et dans bien des cas c’est bien le récepteur qui impose sa loi à l’émetteur, l’instrumentallise.

L’être qui  est chargé de la forme n’exerce-t-il point un certain pouvoir en « finalisant » ce qui n’est qu’ébauche, brouillon, esquisse? Il produit l’objet, il fixe un objectif alors que la matière se contente d’être et de vivre sans chercher à fixer ou à se fixer. La forme crée du discontinu à partir du continu, du flux de la matière que l’on peut représenter comme de la lave en fusion alors que la forme impliquerait un refroidissement et un asséchement, une cristallisation, un processus qui va figer et se figer.

Un tel questionnement peut, on en conviendra, entrainer des  conséquences majeures au niveau socio-économique. On précisera que pour nous, seul le génie incarne le masculin et que c’est là une denrée, une épice (cf Dune) rares. SElon nous, il revient à la femme de s’attacher à l’homme  à condition qu’elle éprouve  à son égard une certaine admiration, sachant que c’est à tout le genre masculin qu’elle rend ainsi hommage.

 

 

 

 

 

 

JHB 06 10 21

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Crise de la morphosémantique et politique

Posté par nofim le 14 septembre 2021

Jacques  Halbronn  Crise de la morphosémantique et politique

 

A l’occasion de nos travaux en linguistique, dans la suite de a question

de l’emprunt linguistique, initée en 1980,  sous la direction d’André Joly à  Lille III -

il y  a 40 ans,  puis à Paris V  avec Louis Jean Calvet, nous  avons  connu une phase de

morphosémantique  en 2008,  lors de nos contacts avec Dominique Lecourt,  e

t une phase  de morphonologie. autour de la question de la transmission

des codes de lecture.

On reviendra ici sur les enjeux  de société liés à la morphosémantique et notamment

en ce qui concerne  la langue anglaise qui est actuellement en position dominante

dans le monde.

Idéalement, ce qui a le même sens, doit  présenter une forme semblable, selon un

processus étymologique de dérivation, de conjugaison, de déclinaison. Ce qui se

ressemble s’assemble. Autrement dit, un champ morphosémantique ne peut

qu’être perturbé par l’emprunt  linguistique, ce qui génére une crise, une pathologie

de l’epistémé.

En anglais, dans un champ sémantique donné,  la forme n’est respectée que sporadiqueeme,y..

 

Par exemple,  le mot « end » a comme adjectif « final », le mot « life » a comme

adjectif « vital ». On pourrait multiplier les exemples indéfiniment. D’où la notion

de synonyme qui autorise à introduire dans le même champ sémantique des

mots d’origines d

diverses  et qui ne se ressemblent pas formellement et ce en dépit

de leur convergence  d’ordre sémantique.

Mais l’on peut transposer cette problématique  au niveau sociétal en considérant

la « forme », l’apparence;  des personnes – au niveau anatomique, « racial », à celui de l’âge etc –

 

 

Et là encore,  nous observerons un état morphosémantique en crise et donc un

processus de synonymie se  substituant à la question de la forme. D’ailleurs, les

langues, elles-mêmes véhiculent de tels clivages à commencer par les marqueurs

de genrre. L’anglais, par exemple, est singulièrement pauvre en termes de

marqueurs de genre si on le compare avec l’hébreu/ Le français se situe dans un état

intermédiaire : je te parle s’adresse aussi bien à un homme qu’à une femme. C’est

d’ailleurs la deuxième personne du singulier qui  est particulièrement impactée

par cette crise de morphosémantique.

D’un point de vue théologique, nous dirons que les dieux ont mis en place un ensemble de

de « signes » (sémantque) ayant valeur structurante  offrant une manifestation

visuelle. D’un point de vue anthropocosmologique, nous dirons que l’Humanité, dans son

ensemble passe alternativement par des phases «  »équinoxiales »  et des phases

« solsticiales » et que les équinoxiales seraient  marquées par un déni de la forme comme

faisant sens ou si l’on préféré marquées par une idéologie selon laquelle, nous pourrions

déterminer la forme, son devenir, à  notre guise.

 

JHB

14 09 21

 

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jacques Halbronn Théologie et Création: le grand débat sous jacent

Posté par nofim le 30 août 2021

Théologie et création: le grand débat sous-jacent

par  Jacques  Halbronn

 

Les  mots « Dieu »  et « création »   connaissent actuellement  un usage  qui semble délibérément , comme à plaisir, vicié, dévoyé   tant  on en reste sur des lieux communs au nom d’une culture judéo-chrétienne mal  assimilé. Nous nous proposons ici d’y apporter plus de clarté en distinguant plusieurs plans qui s’emboitent certes  les uns dans les autres  mais qu’il importe de ne pas confondre, de ne pas télescoper.

La thèse centrale que nous défendons est celle d’un dispositif à trois niveaux offrant une analogie structurelle mais que l’on ne saurait amalgamer. Les mots « Dieu » et « Création » sont intimement liés en  ce sens que tout créateur serait un « dieu » mais  ce  dieu est fonction de la création qu’on lui attribue. Il reste que tous les créateurs, du plus petit au plus grand, présentent certaines similitudes. On peut parler d’une guerre de religion  larvée de nos jours  et qui est une constante  qui ne s’avoue pas comme telle. Autrement dit, la plupart des controverses  toucheraient d’une façon ou d’une autre à la question du théologique.

La notion de Création  dans le Livre de la Genése

Dès le premier verset de  la Genése apparait un verbe que l’on traduit par  « créer », c’est l’hébreu  « Bara ». Au commencement « Dieu »  « créa » le Ciel (notre  Ciel?) et la Terre (notre Terre?).  Il semble que l’on veuille dans le judaisme en général tel qu’il est devenu nier que l’humain puisse être capable de « créer », le verbe  « bara » étant censé jouir d’un usage exclusif dont on ne saurait se saisir impunément. Un autre terme hébraique est toutefois utilisé, celui de Yetsira, notamment autour du Sefer Yetsira qu’on traduit par Livre de la Création, dans la littérature de la Kabbale, ouvrage qui traite notamment des 22 lettres de l’alphabet hébreu, en rapport avec les Eléments, les Signes du Zodiaque et les 7 planétes.  Mais, en hébreu moderne,  le Mot Yetsira peut s’appliquer à toute forme de création, à différents niveaux.

Quand on interroge des Juifs sur la notion de Dieu, ils renvoient à un dieu premier, primordial  « créateur de l’univers » du « Olam ». Or, nous pensons que le dieu de la Genése et de l’Exode  est un dieu qui s’occupe de notre humanité  et au sein de celle-ci de « son peuple ». Que comprendre quand « Dieu »  se référe à « mon peuple » ? Au niveau chrétien,  il est question  de l’invocation  « Notre père qui êtes aux cieux ».

On soulignera ici l’importance déterminante  de l’usage du « possessif ». Comment un dieu « universel » pourrait-il  être la propriété de qui que ce soit? Le possessif  est doté d’un caractère exclusif et  l’enfant  sait pertinemment  que « son  père » n’est le père de tout le monde tout comme il n’est pas un fils  ou une fille interchangeable.

Le débat autour de Science et de Religion  est en lui même assez obscur  dans la mesure où  comme dirait Spinoza, Deus sive Natura. Parler de la Nature, c’est implicitement se référer au « dieu de l’univers ». En réalité, l’oppostion  entre Science et Religion vise un autre type de Dieu, un dieu   issu, émanant de ce « premier » dieu et dont les attributions sont infiniment plus limitées maiss qui serait bien plus proche de notre Terre, de notre Humanité voire de notre Ciel, si l’on va notamment  dans le sens de l’Astrologie. Mais en même temps, ce dieu créateur de « notre » Humanité -Adam – ne saurait être placé sur le même plan que nos propres constructions humaines. Une cathédrale n’est pas du même ordre que notre systéme solaire. On devra  donc distinguer trois niveaux de création que l’on confond si souvent allégrement.

Le cas de Jésus est source de malentendu car il semble vouloir  entremêler ces trois niveaux pour n’en faire qu’un seul. et cela est fâcheux.

Selon nous, Jésus se situe à ce que l’on pourrait appeler le niveau 3, celui des « dieux » voués à guider l’Humanité, programmés en quelque sorte pour ce faire. C’est le niveau des prophétes, des génies tant sur le plan politique que scientifique ou artistique. Mais ce niveau ne saurait être comparé  au niveau des dieux qui ont agencé notre Humanité et tout ce qui vient la structurer et dont selon nous traite le Livre de la Genése avec son récit de la « Création » pas plus que ces dieux ne sauraient être mis sur le même pied, que le Dieu du premier mobile.

Ce que nous devons constater, c’est que c’est le niveau intermédiaire  qui semble faire le plus probléme, se trouvant comme pris en étau entre les deux autres idées de la Création alors même que le Livre de la Genése  traite justement de cette interface. Cette civilisation judéo-chrétienne semble ne pas avoir pris la mesure de la théologie appropriée, d’où un certain malaise lié notamment à une certaine verticalité. Le niveau 3 qui a été ainsi instauré aura mis en place des éléments structurants, représentés, incarnés, par une certaine « elite » elle même soumise à un certain ordre cosmique, à condition de ne pas adopter une acception trop extensive du mot « cosmos » car il s’agit ici de « notre » cosmos et no du Cosmos en général..

Autrement dit, entre l’homme créateur, organisateur de notre société  et le Dieu premier, il y aurait un point aveugle, une solution  de continuité. On peut parler d’une crise théologique qui ne dit pas son nom.  Dans le cas de Jésus,  il n’est créateur ni de premier ni de deuxiéme niveau mais bien de troisiéme niveau. En fait, il faudrait parler d’une création de quatrième niveau, qui serait celle de l’homme ordinaire, du vulgum pecus. Jésus  est avant tout concerné par le culte au dieu de deuxiéme niveau  est fait lui même l’objet d’un culte de troisiéme niveau de la part des populations de quatriéme niveau.

Ce qui est notamment à souligner, c’est ce que signifie un certain rejet de l’astrologie qui est en fait ni plus ni moins qu’un rejet, un déni  de la Création de deuxiéme niveau tant au nom des tenants  du premier niveau que de ceux de   troisiéme niveau.   Le procés que l’on intente à l’encontre de l’astrologie  est double : elle ne serait ni « naturelle », ni  l’oeuvre des humains. Elle serait d’un troisiéme type  et inclassable.  Il s’agit donc pour nous de rétablir un paradigme qui permettre de déterminer la place qui lui revient en soulignant que l’attaque contre

l’astrologie est celle menée contre le deuxiéme niveau théologique. Et c’est en cela que nous asssstons à une conflictuallité d’ordre théologique qui ne se déclare pas comme telle. Au lieu d’accepter de situer l’astrologie au sein d’un ensemble, on s’en prend à elle  de façon biaisée, comme aux victimes du lit de Procuste, soit en l’installant sur un lit trop  grand, soit sur un lit trop petit.

Mais les astrologues eux mêmes semblent bien incapables de situer correctement le domaine qui est le leur et préferent se référer à la « Nature » alors même que la « Science » qui en serait la gardienne s’y refuse. Est-elle une création « humaine »? Nous avons envisagé cette hypothèse (cf  La pensée astrologique, Paris, Artefact 1986, en préambule  à ‘lEtrange Histoire de l’Astrologie  de Serge Hutin) et il est possible qu’à un certain stade, les sociétés soient parvenues à instrumentaliser le « Ciel » mais il s’agit là d’une forme d’astrologie rudimentaire. (cf les travaux de Michel Gauquelin et notre édition des Personnalités planétaires, Ed Trédaniel,  1992) Nous en sommes arrivés par la suite à la thèse d’une technologie avancée mettant en place, artificiellement, un ensemble reliant le minéral et l’animal, la planéte et l’homme. Ce qui renvoie au débat entre Science et Technique, entre Science et Art – on pense à la démarche du sculpteur qui choisit les matériaux qui serviront à son oeuvre sans être aucunement obligé d’employer tout ce qui existe dans son milieu. Or, les astrologues semblent encore victimes de l’idée selon laquelle tout ce qui  figure dans le systéme solaire devrait être intégré par l’astrologie, ce qui les conduit à produire un ensemble saturé d’informations et donc à la nécessité de vouloir tout expliquer de la sorte, et notamment la spécificité de chaque individu (cf l’ »Astrologie de la personnalité »  de D.  Rudhyar)

 

 

 

 

JHB

30 08 21

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jacques Halbronn Epigénétique et représentations théologiques

Posté par nofim le 18 août 2021

Epigénétique et  représentations  théologiques

 

 

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Les enjeux théologiques sous tendent  en vérité les débats actuels autour de la théorie du genre.  L’argument selon lequel   un phénoméne  généré par la Société n’aurait pas de valeur « scientifique » ne se conçoit selon nous que dans la perspective   anti-humaniste,  désireuse de  refuser ce qui serait le fait des hommes comme si ce qu’ils édifiaient  ne saurai  être que de piètre valeur et intérêt. On serait bien là en face d’une tentative de discréditer les « créations » sociales.

La seule « Création »  valable serait celle relevant de la « Nature » et tout ce que les humains auraient pu ajouter  serait de vil prix. Or, selon nous, il importe de distinguer  trois niveaux, stades de création, relevant respectivement de la Science, de la Technique et du Politique.

Le premier stade renverrait à une théologie universelle, dans le temps et dans l’espace, dont rendrait compte la « Science ». Les tenants d’une telle théologie sont voués à rejeter les autres stades lesquels viendraient, en quelque sorte, corrompre, altérer, le « premier moteur ». On serait donc ici en pleine guerre de religion !

Le  troisiéme stade est celui de l’Homo Faber qui  restructure le monde à sa guise et c’est l’œuvre de cet Homo Faber qui serait dénoncée par les théories du genre et les  études sur les races. Il suffirait de montrer que certaines pratiques n’auraient pas toujours existé pour les discréditer comme s’il était possible pour notre Humanité de défaire ce qu’elle avait établie en intervenant notamment au niveau juridique, comme lorsque change telle ou telle loi, telle ou telle constitution.

Mais il existe, de surcroit, un deuxiéme stade –ce qui vient encore complexifier le débat, c’est celui d’une théologie intermédiaire entre la première et la troisiéme. La notion de création est ici  autre : notre humanité serait le résultat d’une création qui ne serait ni celle du premier ni celle du troisiéme stade, ni celle d’un Dieu primordiale ni celle d’hommes de génie, capables de remodeler les sociétés, sous tel ou tel  angle, mais de dieux  correspondant à une humanité plus avancée, que l’on pourrait désigner comme « extra-terrestres » – ce qui rejoint tout un courant, dont la mouvance  « Raël ».

 

L’on comprend que l’idée de changer les représentations actuelles dans telle ou telle domaine, de défaire ce qui aura été formaté, programmé,  dépend de plusieurs « couches » de création.  D’aucuns voudraient tout réduire à une première impulsion dont tout reléverait, dépendrait et arguent de ce que « Dieu » -omniscient, omniprésent,-apte à tout contrôler- n’aurait pu vouloir qu’il en fût ainsi, de la façon dont les choses sont devenues et de toute façon,  ce qui aurait été « créé » sans l’assentiment « divin » n’aurait aucune légitimité à exister et en tout cas à perdurer.

En hébreu, d’ailleurs,  il existe un verbe « bara » (Bria) qui serait réservé à la Création du premier stade (Genése, I,      1) alors qu’en français, le terme « création » peut être entendu à plusieurs niveaux. Et nous pensons que le mot « dieu » peut aussi être entendu diversement et que chaque « dieu » doit être jugé à l’aune de sa création. Il est clair que la construction d’une maison n’exige pas de référer au premier stade de Création ou que ce qui touche à l’agencement de notre systéme solaire n’est pas à la portée de notre Humanité actuelle. Nous savons réparer une machine, nous sommes souvent impuissants face à la mort d’un homme car cela exige un savoir qui nous dépasse, d’où le « miracle » lié à la résurrection. La notion de miracle est en effet à rapprocher de celle de création. Quel miracle, quelle création ? Même entre les hommes, l’on ne saurait nier que certains seraient dotés de facultés particulières et nous les désignons couramment comme des « génies ».Encore faudrait-il s’entendre sur la notion d’homme, comme de dieu, de création et il est agaçant d’entendre des formules  « univoques » comme « Dieu »/

On parle actuellement d’épigénétique, ce qui implique que l’on puisse ajouter à la nature première une « seconde » nature. Il est certes intéressant de rappeler comment  certains changements ont pu se produire, comment une nouvelle « réalité »  aura pu se mettre en place mais est-ce que le fait d’expliquer, de rendre compte de telle évolution autorise à nier un nouvel état de choses, aussi « arbitraire » soit-il ? On peut voir là une influence de la psychanalyse : il suffirait de retracer  comment un processus a pu s’enclencher pour annihiler celui-ci ! Il est bon de prendre conscience des arrières pensées théologiques  derrière certains débats de société, et ce d’autant que nous n’avons pas nécessairement toutes les données pour comprendre comment  l’on en est arrivé là. Doit -on accepter une  instrumentalisation « scientiste » de la Science pour saper tout ce qui a été créé en aval aux deuxiéme et troisiéme stades tels que nous les avons décrits ?  On serait bien là face à une guerre de religion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

18 08 21

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Jacques Halbronn Les écueils des phases équinoxiales et solsticiales

Posté par nofim le 3 août 2021

Les  écueils des phases équnoxiales et solsticiales

par  Jacques  Halbronn

 

On ne peut faire de « bonnes » prévisions en astrologie si l’on n’est pas en phase avec des problématiques sociales majeures. Ce n’est qu’à cette condition que l’astrologie  parviendra à se désenclaver. et non en recourant à une symbolique mythologique antique ou à une perception  événenementielle  spectaculaire. En ce sens, la voie statistique nous semble conseillée en ce qu’elle brasse un grand nombre de cas.

On sait que notre apport majeur à la pensée  astrologique moderne  tien notamment à l’accent que nous mettons sur l’alternance des phases  alternativement équinoxiales et solsticiales. Nous voudrions ici aider le praticien  appliquant nos travaux en traitant des crises que peut susciter le changement binaire  de phase. Notons que, ce faisant, nous nous servirons de nos résultats de recherche dans le domaine socio-politique que nous avons développés sans nous référer à l’astrologie car ce qui compte,  en effet, c’est la connexion entre des travaux distincts et qui finalement  vont  converger.

L’écueil   équinoxial est marqué par le risque de surclassement alors que l’écueil solsticiale le sera par le risque de déclassement.

La phase solsticiale  est culturelle et l’équinoxiale est structurelle. Quand on enléve la culture, en phase équinoxiale,  on en arrive à une forme de nudité. Le Roi est nu! C’est la  valeur individuelle  qui devient alors déterminante et l’on n’est plus trop protégé par son environnmeent social, son appartenance à tel ou tel milieu. Et d’ailleurs, l’on se souvient de l’impératif « équinoxial »f sous la Révolution Français (cf  notre Astrologie selon Saturne, Paris, 1994-95), mettant hors jeu les corporations, les structures intermédiaires.  La phase équinoxiale, on l’aura compris, balaie les anciens clivages et met l’accent sur l a valeur individuelle  en luttant contre la corruption, le népotisme, le copinage. En ce sens,  nous parlerons du risque de  surclassement en ce sens que c’est le meilleur qui doit gagner et que certaines positions acquises, les rentes de situation  seront singulièrement dévaluées du moins jusqu’à nouvel ordre puisque tout est cyclique

A  contrario, la phase solsticiale  mettra l’accent sur la culture, sur l’intégration et donc le risque, cette fois, sera celui de déclassement dès lors que  les marques d’appartenance seront de plus en plus strictes, que l’on mettra la barre toujours plus  haut. Les « étrangers »seront mis sur la sellette et la question de leur valeur individuelle sera minorée du fait qu’il leur sera reproché de « détoner », d’avoir des moeurs, des coutumes  venues d’ailleurs, d’où la croissance de la xénophobie, du racisme..

L’important dans ces descriptions, c’est qu’elles s’inscrivent dans un calendrier « objectif » qui aura toujours fait défaut jusque là à la « science »  historique.(cf l’Ecole des Annales)comme à la science politique. Il serait temps que ces disciplines  commencent à accorder quelque crédit aux travaux des chercheurs les plus doués dans le domaine de la cyclologie astrale. Nous dirons que la Gauche incarne le courant équinoxial et la Droite le courant solsticial Il revient en principe à la Gauche de favoriser tous les dépassements  culturels, historiques, d’en faire table rase  tandis que la Droite représenterait plutôt  le poids du culturel, de la langue, de l’Histoire.

On  aurait donc ici deux  parois de verre.. Celle de l’équinoxialité   est verticale,  celle du plafond quand les gens doivent reconnaitre leurs limites personnelles  face à des surdoués, à des génies qui les surclassent alors que la paroi  de la solsticialité  est celle des frontières géographiques. et des obstacles à la migration. . Alternance dramatique  des échelles de valeur. L’astrologue doit préparer son patient  à de telles échéances: celui qui aura bénéficié de la solsticialité risque fort une traversée du désert en période équinoxiale  et inversement. Il faudra prendre son mal en patience; Autrement dit, il convient au praticien de diagnostiquer le profil de  tel ou tel patient pour savoir si la période qui s’annonce sera éprouvante ou au contraire jubilatoire.

 

 

JHB

03 08 21

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Le retour du Tertius Interveniens. Enjeux linguistiques, théologiques, politiques

Posté par nofim le 2 juin 2021

 

Le retour du Tertius Interveniens Enjeux linguistiques, théologiques, politiques.

 

Par Jacques Halbronn

 

Nous observons que le binaire occulte souvent un troisième facteur  et Kepler a publié en 1610 il y a 400 ans un texte en défense de l’astrologie intitulé Tertius Interveniens – le troisième intervenant, littéralement – que nous avions eu le projet, dans les années 80 de traduire de l’allemand. (beaucoup d’ouvrages allemands utilisaient des intitulés latins) cf notre étude Les historiens des sciences face à l’activité astrologique de Kepler, Congrès des Sociétés Savantes, Bordeaux, 1979 ) Kepler entendait par cette formule expliquer qu’entre les astrologues et leurs adversaires, il y avait place pour les réformateurs.  (cf Nicolas Roudet «  Le Tertius interveniens (1610) ,réponse de l’astrologue Kepler au médecin Feselius/in memoriam Gérard Simon (1931-2009) https://www.academia.edu/22295199/Le_Tertius_interveniens_1610_réponse_de_l_astrologue_Kepler_au_médecin_Feselius

Nous illustrerons notre propos sur trois plans, celui de la linguistique, de la théologie et de la politique

 

I Critique de la dualité signifiant-signifié

Nous revenons sur des thèses déjà formulées ailleurs. On prendra l’exemple de l’élection. Il faut pour cela trois facteurs : l’éligibilité, l’électeur et l’élu. Or, il nous apparait que ce même schéma s’applique à la dualité saussurienne ; au sifgnifiant et au signifié, il conviendrait d’ajouter le signifiable. On notera que cette structure ternaire est déjà attestée au niveau morphologique des suffixes en « ble » à commencer par possible, probable et leurs formes négatives : impossible, improbable etc

Comment se fait-il que Saussure et ses disciples n’aient pas, du moins à notre connaissance, introduit le dit « signifiable », comme condition nécessaire sinon suffisante. ? Or, une telle lacune tend à brouiller les définitions relatives au signifiant et au signifié. Il nous faudra donc redistribuer les termes utilisés Logiquement, le signifié – c’est à dire le participe passé- correspondrait au troisième et ultime stade. On n’accède pas au signifié si l’on n.’est pas passé par le signifiable et le signfiant ou significateur sur le modèle exposé plus haut d’éligible, d’électeur et d’élu. Autrement dit le terme signifiant devrait être reservé au processus lui même, ce qui fait advenir le signifiable en signifié. Le terme « signifiant » nous semble donc impropre à désigner le « mot » qui est le résultat final, le stade 3 et non le stade 2. Quant au signifié, il est utilisé, d’après ce que nous avons pu comprendre, pour indiquer le signifiable, ce qui est susceptible d’être signifié par le moyen du signifiant, c’est à dire du participe présent. (cf notre exposé « La dialectique de l’oral et de l’écrit, sur la plateforme SCRIBD) Il est étonnant que des linguistes aient pu ainsi recourir à des expressions grammaticales aussi impropres. Le signifiable reléve de ce qui est en puissance, potentiel et on retrouve la dialectique classique du passage de la puissance à l’acte et la question des conditions d’un tel processus.

 

 

 

 

II Critique de la dualité Nature-culture

 

Venons-en à notre deuxième point, également des plus « classiques », à savoir que ce qui ne serait pas du domaine de la Nature serait ipso facto de celui de la Culture, ce qui opposerait transcendance et immanence, en gros la Culture étant le fait des humains et la Nature de ce qu’ils ne controlent point.Or, selon nous, il existe un espace entre ces deux plans qui est celui de la Technique. Par exemple, quelqu’un qui ignore tout de la mécanique se trouvera incapable de réparer une machine et pourtant cette machine ne reléve pas pour autant de la Nature. Il y a là une question de degré de la compétence technologique. Celui qui est supérieur en ce sens, n’est-il pas une sorte de dieu pour celui qui n’atteint pas le même niveau?

Si l’on prend notre système solaire, comment savoir si son agencement est de l’ordre de la « Nature » ou de la « Culture »?Certes, au regard de notre avancement technologique actuel, en ce début du XXIe siècle, on peut dire que l’on n’en est pas encore au stade où nous pourrions réorganiser un ensemble de corps célestes mais ce que nous sommes capables de réaliser aujourd’hui aurait certainement paru « miraculeux », il y a encore un siècle, à savoir mettre des satellites, des « stations » en orbite autour de notre Terre. Il importe donc d’être prudent et de considérer le champ de la technique comme intermédiaire en n’excluant pas l’intervention d’une technologie « supérieure » dans la genése de notre environnement spatial proche. Ce qui a des implications au niveau technologique, de l’idée de Création (cf le chapitre Ier du Livre de la Genése)

 

 

 

 

 

 

 

III Critique de la dualité Individu-Etat

Dans un précédent texte, nous avons traité de l’Entre Soi. Or, il s’agit là d’une notion intermédiaire qui n’est réductible ni à l’individu ni à l’Etat et l’on sait l’attitude sous la Révolution Française à l’encontre des corporations et des « nations », au sens de communautés.

De fait, l’individu est toujours lié à un « Entre soi » sans que le dit Entre Soi puisse se présenter comme ayant un caractère universel.Un Etat est de fait composé de toute une série d’entre sois ayant des relations plus ou moins plaisantes entre eux. On dit

que la liberté est liée aux relations interindividuelles alors que l’on réalise de plus en plus cela vaut avant tout pour les relations intercommunautaires au sein d’un même Etat ou interétatique au sein d’une même Union ou Fédération. Il y a deux types de leaders, ceux qui représentent un certain Entre Soi et ceux qui supervisent, fédérent un ensemble plus ou moins vaste d’Entre sois. Il ne faudrait pas confondre ces deux catégories tout comme on ne doit pas confondre la notion de Dieu comme premier moteur de toute chose et celle de « demi-dieu » produisant une création au sein même de la Création. Toute la question étant de déterminer si le Dieu de la Genése appartient à l’une ou à l’autre de ces catégories.

 

 

 

 

 

 

JHB

02 06 21

 

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Jacques Halbronn La question des entre sois au prisme de la dialectique Jupiter-Saturne

Posté par nofim le 19 mai 2021

 

La question des entre sois au prisme de la dialectique Jupiter Saturne.

par Jacques Halbronn

 

De nos jours, il y a une crise de l’entre soi parce que personne ne semble pouvoir se situer au dessus de la mêlée, au dessus des partis (pris) . Pendant des années, nous avons organisé des congrès, des colloques, dirigé des guides professionnels avec un certain souci d’exhaustivité et donc en refusant toute exclusion donc toute partialité alors que d’autres, en quelque sorte, par nature, entendent ne traiter que de ce qui leur est proche, dans leur camp. Ceux là sont prisonniers d’un entre soi voire de plusieurs, d’un entre nous, adeptes du copinage, du népotisme en toute bonne conscience et mauvaise foi.

C’est en fait ce qui distingue le Jupitérien et le Saturnien. Ce qu’on appelle le populisme pourrait, selon nous, se caractériser par une forte dose d’entre soi, de connivence entretenue au sein du groupe et qui ne ménage guère la sensibilité des autres entre sois, basculant éventuellement en une sorte d’obscénité éhontée, d’exhibitionnisme, d’impudeur, de retour du refoulé (de défoulement), consistant à infliger à autrui le propose de son entre-soi, notamment dans les médias. Les groupes qui ressentent qu’ils ont été opprimés seront tentés par la pratique d’un entre soi radical, aveugle.

Selon nous, le jupitérien réussit assez bien à échapper au vertige, à l’ubris de l’entre soi, ce qui n’est pas le cas du saturnien, lequel tend à faire corps avec son groupe, le défendant bec et ongles, par esprit de solidarité.

C’est le reproche que nous ferons à l’ouvrage consacré à Lilly Scherr (décédée en 2000), « Une historienne juive insoumise »(2005). Cela pose justement la question de la mission de l’historien(ne). S’agit il de fournir des arguments pour défendre la cause de tel ou tel groupe, surtout quand on appartient de facto au groupe considéré. En l’occurrence, Lilly Scherr traite de deux entre sois, celui des Juifs et celui des femmes et en tout cas celui de la femme juive. Le malaise ressenti en lisant ces textes rassemblés, c’est leur côté unilatéral, et finalement le manque d’équité, d’équilibre ; la Justice se symbolise par l’image de la balance avec ses deux plateaux. On pense à l’adage : deux poids, deux mesures. Il y a un biais. Il faut rendre à César ce qui est à César et ne pas pousser le bouchon trop loin dans la complaisance, (se faire plaisir) voire dans une sorte d’esprit de revanche voire de vengeance.

Quand l’entre soi parle d’égalité, on sent que cela va déraper dans le mimétisme ; je veux être comme l’autre, je veux avoir ce qu’il a. La démagogie pointe son nez. Mieux vaudrait, tout de même, évoquer quelque forme de complémentarité, de répartition des taches. Mais un tel exercice sera regardé avec méfiance car il est limitatif. Reconnaître une différence serait quelque part- n’est ce pas?- donner raison, acte à celui dont on se sent opprimé., lui faire la part trop belle. On préfère s’en tenir à une revendication égalitaire, ce qui peut sembler moins risqué.

 

Cela dit, l’exercice de l’entre soi se défend, c’est bon pour le moral des troupes même si cela confine à de l’utopie. Mais la coexistence des entre soi conduit à la promiscuité quand il n’y a pas de pouvoir vertical pour contrebalancer les diversités horizontales. Cette verticalité, qui implique un recul, une distance doit être assumée par ceux qui ont la charge de gouverner, d’organiser,ce qui implique d ’éviter que tel entre soi vienne s’imposer à d’autres.En pratique, on a affaire à des groupes qui essaient de se faire entendre et le pouvoir a la charge de faciliter leur cohabitation et d’éviter les heurts. La liberté d’un groupe est limitée par la géne occasionnée. Selon nous, nous ne sommes pas dans une société d’individus mais d’entre sois et un individu est nécessairement marqué par quelque entre soi. C’est là le propre des saturniens qui essaient de peser plus lourd, de crier plus fort que les autres, dans une démarche horizontale. A contrario, le leader jupitérien devra innover verticalement et donc n’appartenir à aucun entre soi et conduire vers de nouvelles représentations susceptibles d’obtenir un accord général. Le jupitérien ne cherche pas à l’emporter par la quantité mais par la qualité .Il parvient à se distinguer et à se faire respecter du fait de sa neutralité. Il pense qu’en approfondissant les sujets, on parvient à des convergences inédites. Cela exige de sa part, un esprit critique particulièrement développé, capable de remettre en question les consensus en présence. En fait, pour nous, le jupitérien obéit à des exigences d’ordre scientifique alors que le saturnien a une approche opportuniste, apologétique. En l’absence de jupitériens, chacun reste sur ses positions, dans un dialogue de sourds.

Nous avons conscience, au demeurant, que nos portraits des saturniens et des jupitériens ne correspondent pas à la sémantique habituelle des astrologues et même Gauuqelin, avec ses statistiques, ne recoupe pas nos analyses. Rappelons qu’il u a un lien numérique entre la Lune et Saturne, du moins si l’on convertit leurs durées de révolution en unités terrestres de jour et d’année.

Pour nous, un chef doit être capable de maitriser un grand nombre de sujets au niveau le plus avancé alors que le gros des troupes est composé de saturniens, bien plus nombreux que les jupitériens, tout comme il y a plus de soldats que d’officiers.. Le jupitérien pense par lui même de façon autonome alors que le saturnien est influencé par son milieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

18 05 21

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jacques Halbronn Manifeste pour une astrologie mémorielle

Posté par nofim le 1 mai 2021

Manifeste pour une astrologie mémorielle

par Jacques Halbronn

 

Qu’est ce que l’astrologie a à dire à notre société?Comment s’aperçoit-on d’un manque lié à la marginalisation intellectuelle, idéologique voire théologique de l’Astrologie ? Ce qui nous frappe, au premier chef, quand on écoute les débats, est le manque de conscience de la dualité, de la polarité, de la réversibilité, de la relativité. On pense volontiers à la paille et à la poutre.

Est-ce que les gens se rendent compte que les positions qu’ils tiennent sont susceptibles de changer ou que les priorités d’une époque ne sont pas forcément celles d’une autre époque. Il y a comme un refus d’accepter que les choses ne vont pas toujours dans le même sens et que chaque sens fait sens. C’est une leçon qui devrait être dispensée par l’Histoire. Au fond, est-on prêt à reconnaître pleinement une certaine dualité qui tantôt nous conduit à changer de cap et tantôt à revenir à d’anciens ancrages ? Il y a là comme un point aveugle. On ne veut pas y penser. Or, toute situation n’existe que par rapport à une situation inverse : si l’on part, c’est pour revenir, à un moment donné. Après la pluie, le beau temps.

Nous percevons beaucoup de déni de dualité, de réversibilité. Si l’on prend le cas de l’immigration, celle-ci est marquée inévitablement par une tension ; s’intégrer au sein d’une structure nouvelle mais aussi rester fidèle à ses racines, à sa terre natale. Comme dit l’Ecclésiaste, il y a un temps pour chaque chose. On est existentiellement dans le binaire, de facto. Rien n’a de valeur absolue. Tout ce qui vient rigidifier une situation fait problème.

Certes, il est bon de réussir une acclimatation à un nouveau milieu mais faut-il être prisonnier d’une telle expérience?Est ce qu’un comédien doit s’enfermer ad vitam aeternam dans son rôle ? Comme on dit : les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures. Toute expérience qui se prolonge sans limites de temps et d’espace est nocive pour tous les intéressés. Or, l’avantage de l’astrologie est de pouvoir encadrer le temps, le circonscrire. Et d’ailleurs, est ce qu’on élit quelqu’un pour une période illimitée ? Il y aurait en fait une peur du changement, du retour, de la fin de partie. Même les meilleures choses ont une fin.

Et pourtant, quand nous entendons des éloges de l’assimilation, de l’intégration dans une nouvelle culture, l’enjeu ne fait sens que parce que l’on vient d’une autre culture. Il y a certes un défi à relever. Ce n’est pas évident. Mais, en même temps, il est bon de saisir que certaines tentatives ont leurs limites et leurs inconvénients car il entre toujours une forme de mimétisme, d’imitation qui ne résiste pas au temps. On ne peut pas jouer indéfiniment la comédie. Cela peut devenir épuisant pour tout le monde et celui qui ne le reconnaît pas est dans le déni et dans l’abus.

Nous évoquons volontiers la vertu de prévenance, de générosité, de bon mouvement. Mais certaines personnes en profitent en voulant prolonger et perpétuer une action supposée n’avoir qu’un temps, celui de l’accueil où l’on essaie de mettre l’autre à l’aise, quitte à ne pas l’avertir des problémes que cela peut causer à terme. Question de bonne foi.

L’astrologie « mémorielle » nous enseigne qu’il y a un temps pour le devenir et un temps pour le souvenir. Simone de Beauvoir parlait volontiers du devenir. » on ne nait pas femme on le devient » (ce qui a donné l’anglais to become, calqué sur le français), le verbe venir implique, suppose un mouvement et du temps à parcourir. Mais ce que l’on devient est par définition une transformation. Et on dit parfois qu’il vaut mieux l’original que la copie. On peut prendre un remplaçant pendant un temps mais il ne faudrait pas que cela dure trop longtemps. Ce qui se ressemble s’assemble. On sait que nous avons

besoin de nous retrouver avec nos semblables.

En fait, aucun processus ne peut ni ne doit être porté à son terme : on ne peut jamais rester indéfiniment dans le passé comme on ne peut jamais rester indéfiniment dans le futur. D’où la nécessité d’une alternance qui doit être acceptée par avance, quels que soient les prétextes pour procrastiner, pour reporter.

Le message de l’astrologie n’est pas individuel car ce qui compte c’est le bon fonctionnement de toute une société et c’est à cela qu’une astrologie bien comprise doit contribuer et selon nous qu’elle est seule à pouvoir garantir en connaissance de cause. Il faut savoir siffler la fin de la récréation et les enfants savent très bien que l’on ne peut pas être tout le temps dans le jeu, se prendre au jeu. D’où l’importance qu’il y a à fixer un calendrier à toute entreprise allant vers le devenir comme allant vers le souvenir. Il s’agit de prévoir non pas de façon passive mais active comme quand on dit : » j’ai prévu d’aller au théatre ce soir », ce qui signifie je me suis organisé dans ce sens.

Nous aimons l’expression « astrologie mémorielle » parce qu’elle peut se comprendre de deux façons ; soit de se soumettre à sa mémoire, soit de s’en libérer  mais chaque fois pour un temps compté, selon un compte à rebours. C’est ainsi que devra se comporter l’honnête homme du xXIe siècle, faisant preuve de bonne foi, sans tricher. Nous avons une certaine liberté d’action mémorielle, soit en laissant libre cours à nos souvenirs, à nos racines, à notre Histoire, soit en mettant entre parenthèses ce que nous avons vécu pour rêver à un ailleurs, sans que l’utopie ne devienne une dystopie. La dialectique Saturne Jupiter propre à l’astrologie mémorielle nous permet de nous préparer à des changements, d’assumer des revirements. IL faut savoir notamment que Saturne ménage à nos sociétés des temps de devenir, de lâcher prise et des temps de contrainte, de responsabilité par rapport à ce que nous sommes intrinsèquement ; Il faut savoir s’envoler mais il faut aussi savoir atterrir ! En outre, la question de la mémoire permettra à l’astrologie de dialoguer avec diverses disciplines du vivant car comment notre cerveau ne serait pas lié à quelque cyclicité cosmique, ce qui ouvre un champ de recherche dont cette fois l’astrologie ne saurait être exclue ?

01. 05 21

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