L’astrologie et la crise des leaders. Autour de 2011

Posté par nofim le 10 février 2015

Le rôle des femmes dans les mouvements sociaux cycliques

par  Jacques Halbronn

 

Les hommes programment ce qui est positif et non ce qui est négatif. Cela obligé le chercheur en astrologie à donner la préference au négatif. En  effet,  nous pouvons à tout moment  construire quelque chose, ce qui va polluer tout travail cyclique. On se marie, on signe des traités même si c’est sans lendemain.  Le Droit ne cesse d’édifier ainsi des châteaux

de carte.  On voit bien que ce n’est pas dans ce registre qu’il convient de  fonder l’astrologie  au regard des possibilités poppériennes de réfutabilité et de falsifiablité.

On abordera deux  grilles de lecture  : une négative, celle du collapse

et l’autre positive celle des manifestations de type printemps arabe.

 

I  La grille  de l’implosion du pouvoir

Ne serait-il pas payant de parier sur tout ce qui vient ébranler les constructions humaines car les humains ne programment pas le collapse, l’avortement - ce qui n’est pas la même chose qu’un processus qui parvient à son terme?.

Instinctivement,  nous avons assez tôt compris que ce qui était le plus remarquable à observer, c’était le démantélement, le démembrement de ce que les hommes bâtissent.  Car si le commencement des choses est imprévisible, en revanche, les moments d’ébranlement le sont et ne se produisent pas à n’importe quel moment. C’est pourquoi les phénoménes d’implosion constituent notre corpus de prédilection. L’échec ne ment pas!  Au tournant des années soixante, la fin de l’empire colonial français nous avait

fortement interpellé. Tout d’un coup, de nouvelles capitales  allaient figurer dans les atlas. Et dans la mémoire collective, ces moments de dislocation laissent des traces profondes. Que l’on songe à  1989!

Paradoxalement, ces « implosions » ne sauraient correspondre à des conjonctions – comme a pu le croire un André Barbault avec le cycle Saturne-Neptune  dont la conjonction était censée, après coup, expliquer le grand collapse du bloc communiste dans l’Est de l’Europe.

On serait plutôt face à  un vide, à un manque de signal  lequel est la cause même du collapse. Il est vrai que nous avons plus de facilit en général à capter la présence que l’absence et que  quand nous voulons expliquer quelque chose, nous sommes tentés de parler de ce qui est visible plutôt que de ce qui ne l’est pas. C’est là un obstacle épistémologique majeur pour l’Astrologie. Pourtant, la notion même d’aspect – et selon nous la conjonction ne saurait être qualifiée d’aspect – ne sert-elle pas à signaler un manque, une distance entre la conjonction et la configuration du moment. L »aspect  nous indique une absence et d’ailleurs on ne « voit » pas un aspect dans le ciel alors que les sociétés les plus anciennes contemplaient et attendaient les conjonctions. Mais de nos jours, alors que les astrologues n’observent plus le ciel, une conjonction équivaut à  n’importe quel aspect!

Nous dirons donc qu’il importe de distinguer  l’exposé du savoir astrologique et les conditions de sa démonstration. Le savoir

astrologique traite en effet de l’ascension des leaders poussés par leurs partisans en vue d’un nouveau consensus – et les femmes jouent un rôle majeur dans cette reconnaissance, dans cette découverte de nouveaux horizons en convergeant vers certains  hommes « élus ».

En revanche,  en raison du « bruit »  causé par les multiples entreprises des uns et des autres – et l’on songe à la « fabrique » des leaders par le suffrage universel  laquelle obéit à un calendrier qui n’a strictement rien d’astrologique -encore que certains astrologues ne dédaignent pas d’étudier les « thèmes » des dates ainsi mises en avant faute d’être en mesure d’en proposer de leur propre cru.- seul le collapse est en mesure de « prouver » l’astrologie, pour les raisons que nous avons précisées plus haut.

Or, l’astrologie aujourd’hui est en guerre. Elle doit se faire reconnaitre. Elle ne saurait se comportere comme si de rien n’était et pratiquer la politique de l’autruche en s’enfermant dans un ghetto. Il lui incombe donc en ce début de XXIe siècle d’être une

Cassandre, une prophétesse de malheurs car ce n’est qu’ainsi qu’elle parviendra à se faire respecter. Il nous faut donc annoncer des

catastrophes, c’est à dire l’impensé sinon l’impensable, le point aveugle.

Certes, le malheur des uns fait le malheur des autres. On nous objectera que 1960 ou 1989 sont des dates « heureuses » pour les  peuples

ainsi « libérés ».  Or, il doit être clair que notre point de vue ne saurait être tel : on entendra par  collapse l’ébranlement, la chute des

empires et en cela la conjonction  est  celle qui est censé garantir  le processus de rassemblement.  En ce sens, la disjonction

qui s’oppose, dans le cycle de 7 ans, à la conjonction,  qui correspond à une éclipse du signal « saturnien-stellaire »  est le talon d’Achille du système . A l’astrologie d’annoncer ces temps d’implosion.  Quand on regarde de près les prévisions de Barbault pour 1989 on ne peut que constater leur flou artistique: il nous parle d’un événements « important », « majeur » « grave » mais c’est très insuffisant car  cela aurait pu aussi bien être une avancée du bloc communisye tout autant qu’un recul ou un effondrement. Or,  confondre ces deux

éventualités opposées- comme  ne faisant qu’une -  ne saurait être plus longtemps   toléré.  Ce qu’on attend actuellement de l’astrologue

c’est qu’il annonce le collapse des structures en place et qu’il en donne une datation aussi précise que possible. En aucune façon, il ne saurait être  question de « localiser » astrologiquement – au nom de quelque chorographie associant tel signe ou telle planéte à telle ou telle partie du monde comme a cru pouvoir le faire André Barbault. Certes, il peut sembler, au premier abord, plus « sérieux » de tenter de situer géographiquement un impact cyclique. Mais, c’est là un leurre. On sait très bien que le collapse n’épargne aucun pays et que lorsqu’une région est atteinte, elle ne connaitre pas de nouveau collape de sitôt. A qui le tour?  On nous reprochera peut être de jouer sur du velours en laissant ouverte la question du point d’impact. Ce serait oublier que nous nous intéressons aux grands ensembles et que leur nombre est bien plus limité que celui des Etats lesquels sont voués précisément à être intégrés au sein de telle ou telle « Union »

« Communauté ».

Il revient  à la géopolitique de se servir de notre outil pour cerner les probabilités concerannt les prochaines victimes de l’impact

disjonctionnel à venir – ce qui se produit en moyenne tous les sept ans- et il s’agit bien de cela: fournir aux sociologues, aux politologues

un outil  ergonomique leur permettant de situer le ou les prochains collapses. On aurait pu ainsi annoncer le collapse correspondant au

« printemps arabe  » de 2011. Le mot « printemps » peut

évidemment ici préter à confusion comme on l’a souligné plus haut car pour les

empires, ce serait plutôt un hiver et l’on a pu observer d’ailleurs à quel point certains Etats que l’on pouvait croire n’être que d’un seul tenant étaient en réalité de fragiles mosaïques.

 

II  La grille  du pouvoir collectif

La grille que nous venons d’exposer nous semble cependant

laisser à désirer. Nous lui préférerons une dialectique

de type Yin Yang, opposant pouvoir d’un seul à pouvoir

collectif. Nous nous appuierons  pour ce faire sur

l’ouvrage d’Albert Ogien  et Sandra Laugier, Le principe

Démocratie. Enquéte sur les nouvelles formes du politique

Ed de la Découverte,  2014, consacré aux événements de

2011.

Les  auteurs y   montrent bien, en effet, que certains

mouvements de masse ne sauraient être confondus

avec  des processus institutionnels comme  les élections

(cf en ce sens  notre ouvrage  L’astrologie selon Saturne, Ed La

Grande Conjonction  1994 sur  la question des mouvements

sociaux)

Citons ce passage assez  éclairant du  Principe  Démocratie?

« Trois années  se sont  écoulées depuis la vague mondiale

de protestation  politique de 2011. Et  que constate-t-on?

Les gouvernements  légitimes ont partout repris la

main ; les peuples ont  été matés ou ont remis la

parole publique à ceux auxquels elle  était censée

appartenir; les protestataires  ont  été  rendus à

leurs illusions  romantiques » (p. 259)

Or, s’il est possible de manipuler la réalité à une petite

échelle, cela semble bien moins vraisemblable à grande

échelle. C’est pourquoi la consultation astrologique

individuelle ne pourra jamais être prise en considération

pour prouver l’astrologie. De même un événement se

produisant dans un seul pays est moins déterminant

que s’il a lieu dans divers pays et nous avons souligné

plus haut à quel point il était possible de déclencher

en quelque sorte artificiellement

certaines mobilisations notamment du fait d’une élection

fixée pour une certaine date.

Ce qui frappa nos auteurs pour 2011, c’est justement que l’on

assistait là  à une « vague » qui allait se propager dans un

grand nombre de pays, de villes, un peu partout dans le

monde.

A nos yeux,  ce phénoméne n’aurait rien de nouveau

(comme dirait l’Ecclésiaste) et il ne peut qu’être suivi

d’un processus en sens inverse, au bout de trois ans

environ. L’astrologie n’a pas à se faire prophétique de

temps nouveaux. Plus ça change, plus c’est la même

chose. Il leur manque à l’évidence un support

astrologique pour sous-tendre leur travail.

 

 

 

 

 

 

 

22. 02. 15

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Les juifs et la gestion des risques : de la synagogue à la vie en Israël

Posté par nofim le 27 janvier 2015

Les Juifs face au péril antisémite/antisioniste et le débat sur la laïcité

par  Jacques Halbronn

 

Selon nous, il est important que la communauté juive de France tienne un discours viable et il ne semble pas que ce soit le cas pour l’heure.

On abordera deux questions : la laïcité  et  le rapport à Israël.

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I  La Laïcité

Nous entendons des discours juifs sur l’importance de la laïcité. Or, cette notion convient parfaitement aux Juifs et bien moins aux Chrétiens et encore moins aux Musulmans. Et il n’est donc pas vraiment équitable de prôner la laïcité en tant que juif car cela ne peut qu’exacerber un certain antijudaïsme.

En effet,  hors de la synagogue – et l’on sait que les Juifs qui s’y rendent sont minoritaires- la langue hébraïque est à peu près totalement étrangère à la vie juive, la plupart des juifs ne parlant pas celle-ci et étant tout juste capables de la « lire », ce qui n’est pas du tout la même chose. On ne peut que regretter que l’hébreu moderne, langue vivante, soit aussi peu familière aux Juifs, pratiquants ou non  et cela ne semble pas du tout s’arranger au bout de tant de décennies!  Il y a un échec des communautés religieuses juives qui se sont contenté d’un « savoir lire » qui ne rime à rien;  Les maghrébins, en revanche, ne sont pas marqués par leur identité de façon aussi ponctuelle. Ils s’entretiennent dans cette langue,  ont des racines au Maghreb et  ont un physique bien reconnaissable, sans parler de leurs prénoms spécifiques. Ce qui n’est pas vraiment le cas des Juifs. La visibilité sociale  des uns et des autres n’est aucunement comparable.

Par conséquent, au regard de la laïcité, comme nous le disions, Juifs et musulmans ne sont pas logés à la même enseigne et en ce sens ces derniers sont bien plus vulnérables; A contario, les Juifs ne le sont qu’à la synagogue et dans certaines boutiques comme l’hyper-Kasher qui fut attaqué, au début du mois. S’ils le veulent, les Juifs ont tout loisir de se fondre dans la population

Nous avons assisté à des discussions sur la sécurité des synagogues. Mais il est clair- ce que ne veulent pas reconnaitre les fidéles – que la meilleure protection consisterait à ne pas les fréquenter. A aucun moment une tele option semble avoir pu être considérée : c’est un point aveugle. Certains déclaraient que s’ils ne pouvaient se rendre à ‘leur » synagogue, ils n’auraient d’autre choix que de partir en Israël comme s’ils ne pouvaient penser la possibilité de vivre en France sans se réunir dans des lieux spécifiquement juifs.  .

La laïcité semble avoir été conçus sur mesure pour les Juifs et  insister sur l’exigence de laïcité est donc assez mal venu.

Force est de constater que la laïcité n’est pas le régime idéal ni pour les Chrétiens ni pour les Musulmans et que l’attachement des Juifs à celle-ci pourrait être la cause de deux antijudaïsmes, l’un chrétien, l’autre musulman, ce que ne semble pas avoir compris un Paul Amar dans son dernier ouvrage.

 

II   Le rapport à Israël

En 1978, quand  l’on fonda  le CERIJ (Cercle d’Etudes et de Recherches sur l’Identité Juive) on avait  désigné deux « modéles dominants »  pour la conscience juive:  le religieux et le sioniste. 37 ans plus tard, le point commun, c’est le danger pour les Juifs d’aller à la synagogue et de vivre en Israël  Dans un cas, ce danger peut être évité en ne s’y rendant point et dans l’autre, en ne vivant pas en Israël, ce qui est un tant soit peu plus compliqué. Dans les deux cas, le danger physique vient des Arabes, ce qui crée un lien entre les deux modes juifs de société.Quant à la notion de diaspora, elle est anachronique associée aux Juifs d’aujourd’hui alors qu’elle est un phénoméne vivant pour les Musulmans. C »est dire que le fait pour les Juifs de ne pas se référer à Israël est plus facile que pour les Arabes  à l’égard de terres où vécurent leurs grands-parents. Là encore, le sacrifice demandé n’est pas le même. Et même pour les Chrétiens, on ne trouve pas de pape pour les Juifs et Israël n’est pas une condition incontournable de la religion  juive.

On nous dit que l’antisionisme doit être dissocié de l’antijudaïsme. Il est vrai, comme on l’a dit plus haut, qu’il y a des raisons pour les musulmans de s’en prendre à un judaisme laïcisant qui entend donner des civismes aux autres religions. Mais le sionisme affiché par nombre de Juifs est aussi un facteur aggravant en ce qu’il  a d’artificiel voire de virtuel quand on le compare aux liens qui unissent les Maghrébins musulmans à la terre de leurs ancêtres de l’autre côté de la Méditerranée. Les Juifs seraient même dans le déni de leurs origines proches respectives pour affirmer leur  rapport à Israël qui reléve du symbolique, de l’iconique voire du mythologique, affirmant ainsi une pseudo-unité, abolissant ce qui distingue Sépharades et Ashkénazes/

On peut tout à fait admettre que les maghrébins se sentent solidaires des Palestiens  plus que les Juifs des Israéliens. Car dans un cas il s’agit d’un lien objectif et dans l’autre d’un lien subjectif. Deux poids, deux mesures.

Si l’on considére ces deux populations, celle qui hante les synagogues et celle qui demeure en Israël, on observe le même syndrome qui consiste à ne pas supporter l’immersion des Juifs au sein d’un monde non juif, ce que pourtant les Juifs ont fait des siècles durant. C’est là une nouveauté née au XXe siècle et qui est étrangère à la conscience juive. Les Israéliens n’arrivent à penser que des Juifs puissent vivre au sein d’un Etat palestinien, d’où tout un débat sur les frontières qui ne devrait pas exister car pourquoi des Juifs ne demeureraient pas dans telle ou  telle ville au passé biblique sans avoir à être des citoyens israéliens? Cette maladie c’est celle de l’Alya, à savoir de ne plus supporter l’autre, le « non juif ». Or, les communautés religieuses en France  présentent  une symptomatique comparable avec ce processus que nous avons décrit: ou la synagogue ou Israël, sans autre alternative. Cela ne concerne en fait qu’une petite minorité mais on comprend qu’existent des liens entre  ces deux mondes du fait des mêmes phobies du non-juif.

Herzl avait certes pensé son Etat Juif (Judenstaat, Juden étant ici adjectival) comme un refuge pour les Juifs persécutés et dont il ne souhaitait pas qu’ils refluent vers les communautés juives heureuses de l’Ouest de l’Europe et il est un fait que l’afflux de Juifs étrangers  fut  aussi un facteur d’antijudaïsme du fait de leur visibilité,   de leur étrangeté qui les plaça dans une situation assez compables à celle des immigrés maghrébins.  Mais c’est déjà de l’histoire ancienne et le fossé entre Juifs et  Arabes n’a cessé depuis de se creuser en raison de l’assimilation réussie des Juifs, laquelle, on l’a dit, leur aura relativement peu coûté. On pense au jugement de Salomon où les protagonistes n’ont pas autant à perdre.

D’aucuns ont suggéré, à juste titre, d’intensifier le dialogue entre les Juifs et les musulmans mais aussi les Chrétiens. Cela nous semble une excellent idée à condition de ne pas pas partir sur de fausses bases et c’est la raison du présent article. Evitons de polémiquer sur une laicité obsoléte et qui ne fait sens que pour les Juifs. Evitons de faire le procés des solidarités arabes sans se croire obligés de manifester pour Israël.

Sur le plan théologique, il est vrai que les Juifs sont un « peuple » -élu entre tous les peuples – mais en 2015, l’on sait que la richesse juive est d’abord celle de ses individualités qui oeuvrent pour toute l’Humanité.  D’aucuns demandent aux Juifs de ne pas s’afficher autant non pas en tant que Juifs mais de par leur réussite personnelle. Cela est, du coup, inadmissible et  les Juifs s’ils sont plus doués que les autres n’ont pas à rentrer dans le rang. La voie du Juif est celle de l’excellence personnelle non de la grégarité et cette voie doit être respectée par les Chrétiens comme par les Musulmans, c’est tout ce que nous leur demandons en échange de notre respect pour leurs cultures et leurs allégeances respectives.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

27 01 15

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Un nouveau style de café philo « autour d’un mot u

Posté par nofim le 20 janvier 2015

la philosophie autour du mot.

par  jacques  Halbronn

Jouons sur les mots et  disons que le café philo, c’est parler autour d’un pot mais aussi autour d’un mot.

On  choisit au début de la réunion un mot et l’on commence par déballer tout ce à quoi ce mot s’associe, tous les contenus que l’on a pu y mettre  à travers le temps. C’est le choix du SIGNIFIANT.

C’est le mot « étoile », celui que tous les autres mots servent à définir et on appellera ces mots  des « définissants ».  On parlera alors de mots satellites gravitant tout autour.

Dans un deuxiéme temps,  on s’efforce de proposer une nouvelle définition du mot, donc lui instiller un nouveau contenu puisque aucun contenu ne saurait être définitivement « lié  » à un contenant, aucun signifié  à un quelconque signifiant.

On passe ainsi de l’ancien consensus à un nouveau consensus., d’un consensus mou consistant à supposer que chacun met la même chose sur un  même mot à un consensus qui est celui des participants au dit café philo, ici et maintenant, ce qui est donc très relatif

Pas d’exposé introductif  mais un débat à bâtons rompus où l’on cherche vraiment à avancer en

signalant les différences pour les dépasser, en   désamorçant  les blocages..

chaque  jeudi  de 19h 30 à 21h30

dans son local  8, rue de la Providence. 75013  Paris

accès  direct  rue

Bus Arrêt Bobillot-Tolbiac (62, 57, 67) T3  Stade Charléty

M° Tolbiac, Place d’Italie, Corvisart   RER Cité Universitaire

Pas de conso. Chacun apporte  quelque chose.

Limité à  douze personnes/

Un  nouveau  style plus vivant, plus  tonique  animé par un vrai penseur

(cf ses textes et ses vidéos  par Google)

Première réunion.   le 29  janvier 2015

Ouverture des portes à partir de 19h.

contact  06 60 75 52 48  halbronn@yahoo.fr

Bibliographie: Jacques Diament. Les  « Cafés de Philosophie ». Une forme inédite de socialisation par la philosophie ».

Ed L’Harmattan, 2001

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La révolution copernicienne de Saussure

Posté par nofim le 15 janvier 2015

Le signifiant, comme  élément central  : une révolution copernicienne

par  Jacques  Halbronn

 

Il nous semble que l’apport de Saussure n’a pas encore été pleinement apprécié  et force est de constater que la distinction entre signifiant et signifié reste très confuse pour beaucoup de gens et qu’elle est loin d’avoir porté tous ses fruits. Nous sommes encore dans une ère pré-saussurienne.

Le choix mêmes des termes signifiant et signifié ne nous semble d’ailleurs pas avoir été des plus heureux même si nous sommes le premier à dire que ce qui compte, c’est ce qu’on y met. Il reste que nous préférons parler de contenant et de contenu et de ne pas enclaver la linguistique dans un jargon qui lui serait spécifique. Or, tout le monde comprend la dialectique contenant/contenu tant elle appartient à notre expérience quotidienne.

On dira ainsi que sous le nom de Dieu, on peut placer toutes sortes de contenus mais cela n’empêche pas les gens de déclarer qu’il n’y a qu’un seul Dieu puisque chacun ne parle que d’un seul Dieu comme si le Dieu des uns était nécessairement le Dieu des autres. On pourrait dire la même chose pour le mot Science.  Le cas des adjectifs est encore plus flagrant : le mot « scientifique » appliqué à n’importe quel domaine est censé désigner la même chose. C’est dire que l’on est vraiment très loin de Saussure.

Mais Saussure était-il vraiment conscient de son apport? On peut en douter mais ce n’est pas ici que nous aborderons cette question historique.  Beaucoup de gens ont compris ou cru comprendre que  tel mot désignait tel objet, telle notion et qu’il fallait s’y tenir, au vu notamment du dictionnaire qui serait l’espace où le rapport signifiant/signifié serait censé s’expliciter. Même dans les café philo, on en reste le plus souvent à ce stade consistant à s’appuyer sur un ancien consensus avec des signifiants « pleins » et donc des « contenants » qui ne sauraient être « vidés » de leur sens.

L’idée de pouvoir renouveler le « contenu » d’un mot reste étrangère à la plupart des locuteurs  et cela tient au fait qu’ils n’ont pas compris que tout est affaire de consensus lequel permet de « fixer » ponctuellement le contenu d’un signifiant pour un groupe limité de personnes. Car tout consensus ne prend naissance qu’à une petite échelle et on ne peut rivaliser immédiatement avec des consensus anciens et  largement diffusés. Cela pose le probléme du rôle des élites, des minorités, des « sectes ».

Actuellement,  on entend des raisonnements du type: ce qui porte le même nom est identique.  La même étiquette désignerait automatiquement le même produit ou en tout cas des produits de même nature. Mais si l’on prend l’exemple d’une assiette, est-ce que tout ce qui se met dans une assiette est pour autant identique? Est-ce que tous les gens qui s’assoient sur une même chaise sont semblables et ainsi de suite? A cette question posée en termes de contenus, les gens répondent « non » mais si on se situe au niveau du langage, on est pris dans une forme de sophisme; ce à quoi parfois semble se réduire la philosophie.

On parlera de révolution copernicienne, ici,  dès lors que l’on replacera le signifiant au centre et le signifié à la périphérie, comme c’est le cas pour le soleil et les planétes qui  gravitent autour de lui. En, fait, Saussure aurait ainsi selon nous démystifié le langage, l’aurait déconstruit et  l’on rencontre d’énormes résistances  – en dépit de ce que d’aucuns affirment- pour prendre la vraie mesure du message saussurien, ce qui nous renvoie en quelque sorte au cas de Galilée, il y a 400 ans.

Qu’apporte vraiment cette nouvelle révolution copernicienne amorcée il y a un siècle environ mais qui aura été largement  incomprise?.

Elle nous apparait comme un reméde contre toute forme de syncrétisme car qu’est ce que le syncrétisme si ce n’est le rapprochement entre des signifiés reliés à un seul et même signifiant? Prenons le cas de l’astrologie. Les gens partent  du principe que tout ce qui est placé dans la ‘corbeille » de l’astrologie – on préférera meme le mot corbillon, cher à notre grand mère, Claude Jonquière (1885-1957) qui laissa à sa mort une méthode d’orthographe, restée inédite. « Que met-on dans mon corbillon? » disait-elle quand elle voulait que l’on  place des mots qui se ressemblaient par leurs finales. Mais revenons à  nos moutons, à savoir ici l’astrologie:  l’Astrologie en tant que signifiant est censée englober tout ce qui recourt au mot astrologie. Or, il est temps de préciser que nous avons toute liberté  de n’accepter pour « notre  » astrologie ce que bon nous semble et de rejeter ce qui nous apparait comme  des apports étrangers. On dira que les acceptions correspondant à un même mot peuvent êtres dites étrangères les unes aux autres et ce en dépit même du fait qu’elles se servent du dit mot/

On voit donc  à quel point, la plupart des gens n’ont rien compris à Saussure. En vérité, très franchement, si historiquement il peut être intéressant de déterminer ce que Saussure a  vraiment voulu dire,  ce n’est pas vraiment notre probléme et quand bien même n’aurait-il pas pris pleinement la mesure de son apport, cela nous est totalement égal. Ce qui compte, en, définitive, est notre interprétatiion de Saussure^et qu’importe s’il s’agit d’une instrumentalisation de son propos. Dans ce cas, nous revendiquerions pour nous-même une telle révolution copernicienne et Saussure ne serait qu’un précurseur de notre propre pensée.

Il y a donc un énorme travail d’éducation à mener en ce début de XXIe siècle pour accoucher de la linguistique saussurienen, souvent pervertie par les linguistes eux-mêmes. Il n’est plus possible d’avoir à entendre des gens ne raisonner que sur la base de l’usage d’un même signifiant pour appréhender les contenus, donc les signifiés.  On en dira d’ailleurs de même par exemple pour le mot « Français ». Est-c e que tous ceux  qui sont dits français le sont de la même manière?  Une telle question est d’une actualité brulante et elle serait traitée autrement si le rapport signifiant/signifié était mieux compris.  Et comme on l’a dit plus haut, ce n’est pas non plus parce que le mot « Dieu » est utilisé par les uns et les autres, qu’il a ipso facto le même sens et que cela désigne la même entité. Or, tel est bel et bien le mode de raisonnement qui reste actuellement massivement en vigueur. Et il en est de même du mot « homme » qui permet à certaisn d’affirmer que les différences de sexes, de races ne font pas sens puisque de toute façon il s’agit d’une « seule et même  » humanité. Là encore, le signifiant fait loi.

Autrement dit, ce qui se désigne pareillement, au moyen des mêmes mots, serait comparable, identique, ce qui permet les plus folles généralisations par le biais du langage et la philosophie ne parvient pas toujours à échapper à un tel syndrome.

Que se passe-t-il si l’on cesse d’accepter un tel type de raisonnement  plaçant le signifiant au centre de signifiés qui seraient nécessairement reliés non pas seulement formellement mais sémantiquement par le même signifiant.  Il y a certes, une certaine « sagesse », une « tradition » intéressante à étudier historiquement, diachroniquement mais on laissera cette tâche aux historiens- dont nous sommes par ailleurs. Nous avons en effet par le passé beaucoup donné à l’étude des emprunts linguistiques (cf nos deux mémoires de thèse sous la direction de Louis-Jean Calvet et non soutenus pour des raisons obscures en 1987 et 1989 et que nous allons prochainement mettre en ligne)/ mais nous avons finalement conclu que le français avait d’abord fourni des signifiants et qu’il n’était pas « responsable » des signifiés qui leur sont associés. Le découplage signifiant-signifié est crucial. En ce sens, l’approche diachronique nous apparait comme un

épiphénoméne au regard de l’approche synchronique, ce qui ne signifie pas qu’elle ne mérite pas toute notre attention. Mais dans le cas de l’astrologie, par exemple, il est certes intéressant de retracer la genése de tout ce que l’on a pu mettre dans le « corbillon » de ce mot « Astrologie » mais on n’a point la moindre obligation de devoir entériner une quelconque « harmonie préétablie » entre toutes les données que l’on a pu au cours des siècles, placés dans le dit corbillon,  ou dans  le dit vase, si l’on préfére.

Cependant, dans bien des cas, il semble qu’il y ait une tyrannie du signifiant qui nous enrôle pour enfermer tous les sens qui lui sont reliés au sein d’un ensemble que l’on tentera, apologétiquement, de qualifier d’homogéne, alors qu’il ne s’agit que d’une collection aussi

hétéroclite que la série des bibelots qui peuvent figurer sur un buffet, c’est à dire sur quelque support susceptible d’accueillir à peu près n’importe  quoi!

L’enjeu est donc bien ici celui de la liberté. Il faut libérer le signifiant de ses signifiés car  qui est le tyran ici? Est-ce le signifiant ou celui qui  l’instrumentalise au service de quelque cause? On voit bien l’usage qui peut être fait pour faciliter l’assimilation, l’intégration, l’égalité, la parité, l’oecuménisme en recourant à la grosse ficelle du signifiant censé niveler les différences  par l’opération du langage, qui est un trésor partagé.  Le langage n’est-il pas lui même l’illustration d’un signifiant  fourre-tout, grenier que l’on ne saurait vider mais que l’on peut « enrichir » de nouveaux apports? L’astrologie est par excellence, un tel savoir cumulatif et boulimique, avec un signifiant insatiable, adoptant systématiquement les nouveaux astres découverts depuis la  fin du XVIIIe siècle en leur conférant le label astrologique? Nous avons montré ailleurs comment il pouvait être élagué, ou si l’on préfére comment il importait d’en différencier les « composantes » pour employer un terme pouvant laisser croire qu’elles constituent un « tout ». C’est aussi le rôle de l’historien que de défaire un certain travail  de « synthèse » de mauvais aloi.

C’est donc à ce syncrétisme que nous entendons nous attaquer et que nous pensons pouvoir parler comme d’un monstre à vaincre à l’instar de ce que fit un Saint Georges face au Dragon.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

15 01  15

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Nouvelle approche du cycle de 7 ans : syntropie et dystropie

Posté par nofim le 14 janvier 2015

Une révolution copernicienne pour l’interprétation de la conjonction en astrologie cyclique

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons, par le passé, beaucoup  discuté de la question du début d’un cycle et de la signification de la conjonction. La conjonction, se demandait-on , est-elle un point de départ, un point d’arrivée ou bien, comme on va le voir ici, un temps critique situé entre deux phases?

Nous introduirons désormais les notions se syntropie et de dystropie pour désigner les dynamiques cycliques. Il faut entendre par là que ce qui nous intéressera sera l’orientation, l’objectif en ligne de mire, ce vers quoi on tend, ce qui est en perspective. Autrement dit, la

syntropie signifiera pour nous  un mouvement en direction de la conjonction en formation de Saturne avec l’une des 4 étoiles fixes

royales. Et ce mouvement s’amorce longtemps à l’avance, un peu comme le solstice d’hiver  amorce une remontée du jour par rapport à la nuit, ce qui a conduit  à fixer la date du Ier janvier comme début d’année (sans parler de la date de la naissance de Jésus le 25 décembre, à 0h.)

Une fois le but atteint, il y a selon nous une période d’interrogation:  veut-on poursuivre ou bien faire une pause voire carrément faire avorter le processus avant de basculer dans la phase suivante, celle de la dystropie qui se caractérise par un plus grand ancrage dans la réalité. On passe ainsi du principe de plaisir (syntropie) au principe de réalité (dystropie) pour reprendre la formulation freudienne.

Contrairement à ce qu’on peut lire dans la littérature astrologique sur les cycles, la conjonction ne joue qu’en tant que perspective à atteindre et non comme point de départ. Ellle est en analogie avec la notion de solstice.(littéralement : le soleil s’arrête, cf armistice)

On sait à quel point la question de la confiance est important tant dans le domaine économique que politique. La crise des subprimes correspond ainsi à un temps conjonctionnel (2007-2008) et actuellement, nous nous situons dans un contexte comparable cycliquement.

La crise conjonctionnelle qui débouche sur la  dystropie  est l’occasion d’un ressaisissement, d’une réaction salutaire ou bien d’un effondrement si l’on n’a pas assez de  ressort.  On l’a vu  récemment, le dimanche 11 janvier 2015 face à la série d’attentats dans la région parisienne.

L’outil que nous proposons au monde politico-économique peut être un apport précieux en ce qu’il permet de prévoir ce qui se prépare, ce qui est en gestation, dans les tuyaux. Entendons par là il  signale ce qui est en oeuvre subconsciemment et donc ce qui se prépare comme c’est le cas en agriculture  (cf le cas du blé d’hiver)

La phase syntropique  est celle de l’idéal, de l’idylle, de l’enchantement, elle tend  asymptotiquement vers la conjonction.

Elle débute en gros, tour à tour,  au milieu de chacun des 4 signes cardinaux et se poursuit jusqu’à l’approche du 0° des 4 signes mutables, donc sur environ 45°/

Passé le cap de la conjonction, on est comme Sisyphe qui a monté son rocher jusqu’au sommet et doit ensuite redescendre et ainsi de suite,

indéfiniment.

La dystropie n’est pas en soi  néfaste mais on n’est moins naîf, on veut du concret., un ancrage plus solide.

Nous proposons de lancer des consultations selon cette méthode en abordant successivement plusieurs cycles de 7 ans, au cours de plusieurs sessions mais nous admettons tout à fait la possibilité d’ un travail de

groupe.  puisque le modéle utilisé est universel et donc concerne tout un chacun, à la différence de l’astrologie traditionnelle.

On pointera notamment les moments de formation de la conjnction Saturne/étoile fixe royale- laquelle se produit tous les 7 ans environ et qui est censée correspondre à un moment crucial.. Ce moment est ignoré des astrologues ou si l’on préfére est noyé dans la masse d’informations que l’astrologue moderne a pris sur lui de devoir gérer.

Selon nous, il importe en priorité de sensibiliser le public

au retour de la « grande conjonction » Saturne-étoiles fixe

royale tous les sept ans.Ce serait déjà une considérable

victoire pour l’astrologie que d’obtenir la reconnaissance

de ce phénoméne par les sciences de l’Homme (y compris

celles du vivant)

JHB

27 01 15

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

14 01 15

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L’astrologie sur le désenchantement du monde et la fin des passe-droits

Posté par nofim le 6 janvier 2015

Enchantement  et  désenchantement du monde au prisme de l’astrologie   halbronnienne

par  Jacques  Halbronn

Il est important que l’on relie un dispositif  astronomique à une certaine sémiologie, comme l’avait bien compris

Jean-Pierre Nicola avec son systéme RET (Représentation, Existence, Transcendance). Pour notre  part, nous entendons

référer notre travail sur la cyclicité  avec  le phénoméne du désenchantement  (cf Marcel  Gauchet « Un monde désenchanté?  » Ed de l’Atelier,  2007)) et bien entendu de son inverse.

La disjonction produirait de l’enchantement tandis que la conjonction  générerait du désenchantement.

En fait,  le désenchantement nous apparait comme  un retour à la normale, à l’ordre, mettant ainsi fin à l’anormal, à l’extra-ordinaire.

Il nous importe que chacun soit en mesure de distinguer entre ces deux états, ces deux périodes car comment valider l’astrologie avec des notions que les gens ne comprenennt pas, n’ont pas bien assimilé. C’est d’ailleurs là que le bât blesse quand tant d’astrologues recourent à des notions- pas seulement du fait d’un certain jargon technique- avec lesquelles leurs interlocuteurs ne sont pas familiers, comem si un mot n’avait pas besoin d’être explicité et précisé, vu sa polysémie.

Il s’agit donc bel et bien de favoriser une certaine prise de conscience comme c’est le cas dans d’autres domaines sans laquelle on risque fort de piétiner, de stagner indéfiniment. Faire connaitre l’astrologie, cela passe par  la mise en avant de certaines notions du langage non

astrologique qu’il importe que le public apprenne à maitriser. On ne parle pas ici des signez zodiacaux que chacun devrait connaitre mais bien de notions qui font sens pour l’astrologie comme celle précisément du désenchantement, ne serait-ce que parce que cela sous entend une certaine dynamique : pour qu’il y ait désenchantement, il a bien fallu qu’il y ait enchantement et ainsi de suite. On ne saurait comprendre un terme sans l’autre, l’enchantement sans le désenchantement.

Parmi les expériences d’enchantement,  il y a tout ce qui n’est pas vraiment mérité mais que l’on a quand même obtenu, « avant son tour » et souvent devant d’autres qui semblaient y  avoir droit avant nous. Le bonheur des uns fait d’ailleurs  le malheur des autres. Notre père, par exemple, à la fin de sa carrière de haut fonctionnaire s’est vu priver d’une promotion- du fait d’un changement de ministre,  qu’il considérait comme un dû;  il en est mort peu après (1970). Un de ses collégues qui lui était inférieur hiérarchiquement passa  devant lui. Mais pour ce dernier, ce fut un avancement inespéré, providentiel.

Ce que l’on peut prévoir raisonnablement, c’est que  ce dont nous disposons au dessus de notre condition et de nos moyens, ce dont

on jouit indument risque  de nous être repris avec la phase conjonctionnelle (Saurne dans l’alignement d’une des 4 étoiles fixes royales)

C’est comme une épée de Damoclés qui finit par s’abattre.  Le désenchantement  est lié à une certaine mauvaise conscience/ Il y a là un certain sentiment de fatalité: cela devait bien arriver un jour, c’est la fin d’une certaine impunité, de priviléges qui nous venaient d’une phase disjonctionnelle.

La conjonction nous raméne ainsi à un ordre « normal » des choses qui n’est pas de l’ordre de l »‘enchantement »/ On ne croit plus  guère aux miracles, au Père Noël,  ce qui caractériserait a  contrario la  phase disjonctionnelle/

La  conjonction nous atteint par nos points  faibles et il importe à ce moment là de faire profil bas, de se faire oublier pour que l’on ne nous ait point dans le collimateur.  Inversement,  en phase disjonctionnelle, il est conseillé de se mettre en avant pour saisir sa chance/ Comme dit l’Ecclésiaste, il y  a  un temps pour chaque chose.

En phase conjonctionnelle,  on ne fait pas le poids mais l’on peut  essayer de se renforcer, de se trouver du « renfort »/

On fera remarquer que la conjonction  vise à recentrer le systéme et  que la disjonction  n’est en principe qu’un processus en creux comme une sorte de talon d’Achille, qui n’existerait que par défaut mais ce défaut est gage de liberté pour l’Humanité. Cela lui permet de se libérer de la « roue »  imperturbable et irréversible de la cyclicité.

Sans la disjonction, notre vie serait bien morne, sans surprise mais tôt ou tard, la Norme reprend le dessus mais toujours

temporairement. La disjonction est un pied de nez à la conjonction, c’est le « carré » des astrologues présenté comme un « aspect » dissonnant. Mais comme en musique, la dissonnance est libératrice.

L’astrologie ne se contente donc pas de décrire un systéme mais elle signale par la même occasion son maillon faible, comment, en quelque sorte, le neutraliser.  Dans notre ouvrage,  Le Monde Juif et l’Astrologie (Ed Arché 1985) nous avons montré que dans le Talmud, on s’évertuait à trouver des moyens de neutraliser le destin du fait des pratiques rituelles.(cf  traité Shabbat)

L’astrologue devra donc impérativement  apprendre à maitriser le calendrier de cette alternance de l’enchantement et du désenchantement car jusqu’à présent, la prévision astrologique souffrait  singulièrement d’un langage par trop vague ou par trop technique/

 

 

 

 

JHB

06 01  15

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Epistémologie de la propreté/saleté et du Mal.

Posté par nofim le 27 décembre 2014

 

Le Mal et le sale. La puanteur de ce qui ne se renouvelle pas.

par  Jacques  Halbronn

 

Le Mal c’est ce qui n’a pas été nettoyé en temps utile, qui s’est incrusté sur le signifiant, dans le « vase » et qui perpétue des traces qui vont

affecter la pureté du signifiant et l’empêcher d’être un réceptacle fidéle, le Mal introduit de la mélmoire , de la réminiscences.

Le génie est celui qui a le flair qui lui permet de dénoncer ce qui n’a pas été nettoyé (c’est le « clean » anglo-saxon), c’est ce qui n’a pas

été dévoilé ‘(alethéia). Quand le génie fait défaut au sein d’une société, celle-ci va se rouiller, pourrir, se scléroser, dépérir et l’on a des exemples de ces mondes qui restent bloqués (on pense au monde arabe au delà d’un Moyen Age brillant)

Il est naturel de salir, de souiller  mais il y a  obligation de nettoyer. Il ne suffit pas de ne pas salir car il faut garder le doute qu’il y a toujours de la saleté qui dure, se perpétue.

Ce qui fait obstacle au progrès, c’est la souillure, la pollution qui nous empêche d’y voir clair,. C’est l’obstacle épistémologique de Bachelard qui est avant tout une question de propreté, donc de propriété.

Tout comme l’on parle de cécité mentale, on peut parler d’une incapacité à « sentir » les choses, à capter tout ce qui persiste et aurait du

être éliminé en temps utile.

Le signifiant est inévitablement souillé par le signifié, tout comme la femme est souillée par sa grossesse qui met fin à sa pureté

(Immaculée Conception) et c’est pourquoi l’accouchement est libérateur, purificateur mais  permet ipso facto qu’elle soit à nouveau

souillée par une  grossesse à venir.  Un vide à remplir.  Quand un signifiant n’est pas lavé de ses signifiés successifs, on a le syncrétisme.

Le fait que les signifiés se succédent autour d’un même signifiant reléve de la diachronie, cela exige un flux.

Cette complexité existentielle de la diachronie ne saurait peser sur notre perception de la synchronie, c’est à dire du réseau de

signifiants, lequel implique un modéle simple mais vouée diachroniquement à se complexifier, ce qui menacerait à terme sa

« propriété » s’il n’y avait une vigilance de la vidange.

On traitera probablement de misogyne l’affirmation selon laquelle, les femmes seraient rarement dotées d’un « flair » leur permettant

de détecter la corruption et la sclérose des savoirs, des connaissances. Paradoxalement, la propreté est un terme récurrent dans les

préoccupations féminines : toilette, lessive, vaisselle  mais cela  concerne les choses et non les savoirs.

Rares sont les gens capables de détecter ce qui « cloche » dans un savoir, ce qui a été rajouté et qui n’a pas été évacué à temps. Le plus souvent ce qui est ajouté est perçu comme un enrichissement alors que cela se fait aux dépends de l’essence des choses, de leur

« propriété ».

Le ravalement nous apparait comme  une nécessité tout comme la restauration de ce qui a été abimé quand cela concerne le signifiant, c’est à dire le contenant, le « médium » (par rapport au message). Les hommes sont les gardiens du signifiant et les femmes du

signifié, ce qui signifie que ces dernières sont enclines à  vouloir préserver ce qui ne saurait perdurer sans porter atteinte au

signifiant qui constitue le contenant  dont la pureté doit être préservée, protégée.

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Le signifiant comme contenant.

Posté par nofim le 16 décembre 2014

Esthétique de la production de contenants/signifiants. La question de l’intercompréhension linguistique en Europe.

 

par  Jacques Halbronn

 

A Louis-Jean Calvet, qui dirigea mes  deux mémoires non soutenus. Paris V 1985-1989)

Nous voudrions insister ici sur  le fait que le signifiant n’est jamais qu’un contenant tout comme le signifié n’est qu’un contenu. Le

signifiant est voué à s’emplir et à se remplir. On peut comparer un signifiant avec un vase. On peut apprécier un vase par delà son contenu.

Un beau vase ne se définit pas par les fleurs qu’on y met ni une belle boîte par les objets que l’on y place. On se’ procure ainsi toutes sortes

de « contenants » sans que la question de ce qu’on y mettra soit  vraiment déterminante. En ce sens, le domaine de la langue se trouve désenclavé. Les mots ne seraient donc que des contenants au même titre que toutes sortes d’objets susceptibles d’accueullir  non pas un contenu donné mais toutes sortes de contenus, à travers le temps  : une maison, une église, un château,  une voiture, une valise, un champ, voire un Etat.

A partir de là, on se demandera si l’influence de la langue française pour les langues et les cultures du Nord de l’Europe,  de Londres à Moscou,  ne tient pas à l’élégance de ses « signifiants », c’est à dire de ses contenants, par delà, encore une fois, les contenus ponctuels susceptibles de les remplir , lesquels sont en quelque sorte interchangeables.

En ce sens, la production par la culture française- et donc la société française- d’une quantité considérable de signifiants perçus comme distincts du latin fait de cette langue ou du moins de ses mots, un ciment pour toute l’Europe, puisque par la force des choses, cela

concerne aussi les langues latines qui se retrouvent dans le français du fait de l’origine latine commune.  En ce sens Paris, une des villes les plus visitées au  monde ne se conçoit pas sans la langue française si l’on entend par là non pas la connaissance du français en tant

que tel mais la « ‘reconnaissance » des mots française  du fait des similitudes avec la langue d’origine considérée, qu’il s’agisse du

portugais, du néerlandais ou du russe! Une telle identification-soulignons-le – passe plus aisément par l’écrit que par l’oral; plus par les textes que par les personnes, notamment du fait de la variété des prononciations.

Mais ce qui nous semble essentiel, ici, tient à ce que de la sorte, il devient possible de connecter le domaine linguistique avec

le domaine musical, le domaine technique etc, puisqu’il s’agit, dans tous les cas de figure, de la production d »‘objets voués à contenir, à

accueillir tout contenu qui se présentera. On est ici en face d’outils dont on pourra faire l’usage que l’on voudra.

Cela dit, il nous revient à présent de réfléchir  sur la dialectique émetteur/récepteur notamment au  regard de la création et de la

procréation, ce qui pose la question de l’identité du producteur de signifiants/contenants.

Au regard de la question du « créateur » (génie), nous dirons que les plus grands créateurs ont généré des  contenants et pas seulement des contenus puisque le nombre de contenants est censé être très inférieur au nombre de contenus (cf supra)

Contrairement à l’image habituellement répandue, nous dirons que le compositeur produit des signifiants et non du signifié. Il est vrai que l’on confond si souvent le compositeur et l’intérprère alors que leurs rôles sont complémentaires. Le compositeur produit des sons, est en quéte de nouvelles sonorités et celles-ci pourront être le réceptacle de toutes sortes de significations. Le signifiant/contenant est

par principe ouvert et ne saurait être plein sinon ponctuellement, ce qui ne laisse à terme de le souiller. Il lui faut périodiquement se vider, se nettoyer comme on le ferait d’un plat, d’une assiette. Le rôle de l’interprète nous apparait dès lors  comme devant renouveler le contenu du signifiant musical, comme on changerait l’eau d’un vase.

La femme serait ainsi un contenant « porteur » pouvant accueillir une très grande diversité de semences masculines. Mais rappelons que

le créateur n’est pas un récepteur mais un producteur de récepteurs tout comme le compositeur n’est pas réductible à  son oeuvre mais celui qui la génére. On est globalement dans une forme d’artisanat que l’on soit compositeut ou potier! Mais le potier n’est pas le pot et il n’a même pas à s’en servir. Il lui incombe simplement d’en concevoir. En ce sens Dieu nous apparait à l’image d’un potier. (cf la création de la femme dans le chapitre II de la Génèse).

Bibliographie

Claudia Media  La linguistique diachronique: le projet saussurien   Genéve, Droz 1998

E. F. K. Koerner  Contribution au débat post-saussurien sur le signe linguistique  Ed Mouton 1972

Peter  Wunderli  Principes de diachronie.  Contribution à l’exégèse du « Cours de linguistique  générale » de Ferdinand de Saussure  ed  Peter Lang 1990

Maurice Pergnier   De Saussure à Saussure   ed L’Age d’homme  2012

Saussure, Ferdinand de (1857-1913)
Cours de linguistique générale / Ferdinand de Saussure ; publ. par Charles Bailly [i.e. Bally] et Albert Séchehaye ; avec la collab. de Albert Riedlinger ; éd. critique préparée par Tullio De Mauro ; postf. de Louis-Jean Calvet
Payot
1995
2
Livres
Saussure, Ferdinand de (1857-1913)
Cours de linguistique générale / Ferdinand de Saussure ; publ. par Charles Bally,… et Albert Sechehaye,… avec la collab. de Albert Riedlinger,… ; éd. critique préparée par Tullio De Mauro ; postf. de Louis-Jean Calvet
Payot
1985-….
3
Livres
Calvet, Louis-Jean (1942-….)
Pour et contre Saussure : vers une linguistique sociale / Louis-Jean Calvet
Payot
1975
4
Livres
Saussure, Ferdinand de
Cours de linguistique générale / Ferdinand de Saussure ; publ. par Charles Bally et Albert Séchehaye ; avec la collab. de Albert Riedlinger ; éd. critique prép. par Tullio de Mauro ; postf. de Louis-Jean Calvet
Payot
1993
5
Un exemplaire au moins  est numérisé Livres
Saussure, Frdinand de

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Herzl et la traduction française du Judenstaat: l’Etat Juif

Posté par nofim le 15 décembre 2014

 

Le contrôle par l’auteur des traductions de l’allemand vers le français: de Marx à Herzl (1870-1897)

par Jacques  Halbronn

 

Lors du récent colloque  « Maurice Lachâtre (1814-1900).  » Bicentenair  d’un inconnu », il a été traité de la traduction  française (1872, dont Lachâtre fut l’éditeur en feuilletons)  du « Das  Kapital. Kririk der politischen Okonomie »  avec  Béatrix Bouvier (MEGA, Université de Trêves) : La MEGA et l’oeuvre de Marx en français
et Laurent Gautier (TIL, Univ. de Bourgogne) et Arthur Joyeux (ELLIAD, Univ. de Franche-Comté) : Le Capital, d’une langue à l’autre/

Il est manifeste que Marx aura surveillé de près la traduction de l’allemand vers le français comme en témoigne sa correspondance et les notes  manuscrites figurant sur l’édition allemande de 1867. Ces notes pourraient servir à une nouvelle édition du Capital.

Or, nous n’avons pu nous empêcher de songer au cas de Herzl qui publia un ouvrage promis également à un fort retentisseemnt, le Judenstaat  et lui aussi voué à la traduction notamment vers le français (cf notre ouvrage Le sionisme et ses avatars au tournant du xXe siècle (Ed Ramkat, 2002. Dépot légal BNF) d’autant que tout un débat existe autour de la traduction qu’il faudrait donner du titre Der Judenstaat, à savoir Etat Juif ou, comme certains le suggèrent « Etat des Juifs », ce qui tend à être la version désormais la plus répandue.

Nous avons donc décidé de comparer le texte allemand et le texte  français (reproduit dans notre édition tel que paru en feuilleton dans la Nouvelle Revue Internationale. On trouvera ci-dessous lestout  premiers résultats de notre entreprise visant à montrer que la forme L’Etat Juif est la forme à laquelle on doit s’en tenir vu qu’elle a certainement été validée par Herzl lui-même.

On notera pour commencer une variante au titre. La  version française ne rend pas l’adjectif « modern » et se contente du sous-titre

« Essai d’une solution de la question juive » au lieu de Versuch einer modernen   Lösung der Judenfrage.

On note en outre qu’il ne viendrait  à l’esprit de quiconque de traduire « Judenfrage » par la « Question des Juifs ». Chaque fois le texte français rendra Judenfrage par la Question Juive et notamment au sous titre du chapitre « Considérations générales »/ De même qu’Etat Juif figurera dans le corps de l’ouvare « La » Society of Jews » et l’Etat Juif » (pour Judenstaat)

Parmi les particularités de la « version » française,  on notera qu’à de nombreuses reprises le texte allemand recourt à une forme anglaise qu’apprécie Herzl alors que la forme anglaise est « traduite » en français: Society et Company deviennent Société et Compagnie alors qu’ils sont en anglais dans la version allemande. Dans un autre cas, en revanche,  l’allemand Blockhaüser est rendu dans le texte français par

 » block-houses », donc sous la forme anglaise.

Herzl utilise parfois la première forme du singulier en allemand, ce qui est rendu pareillement en français si ce n’est que dans un cas

la version française rend par « je » ce qui en allemand  ne l’est point.  On peut penser  que seul Herzl aurait pu prendre l’initiative d’un tel

changement (Chapitres L’opération financière et Les groupes locaux)

Un cas assez intéressant concerne le nom du chapitre (ou du paragraphe) Unsere Seelsorger qui est rendu en français par Nos pasteurs et

qui traite en fait du rôle des rabbins au sein de cet Etat Juif. Seelsorger est un terme général qui signigie ceux qui se soucient de nos âmes.

On notera aussi le recours à des guilemets dans la version française: « Notre « matériel humain » pour- sans guillemets « Unser Menschenmaterial ».

Pour en revenir à l’usage de « Juden » devant un nom, nous avons  « Judenvolk » qui est rendu en français pae « peuple juif » et toujours pas

par « peuple des Juifs » (Ch. La Socety of Jews et l’Etat Juif). Mais par ailleurs,  on trouve  » Der Gestor des Juden » qui est rendu en français par Le Gestor des Juifs, ce qui nous interpelle quant à l’usage tantôt de « der Juden »  en première ou en seconde position. La forme « der Juden » semble d’ailleurs d’inspiration française dans sa construction grammaticale.

On notera que Herzl reconnait lui-même avoir moult fois retravaillé son texte  (Conclusion): « Dans cet écrit que j’ai médité

longuement  et si souvent remanié » et cela vaut certainement aussi pour la « traduction » française si l’on fait la part des différences de

construction entre les deux langues.

On terminera en  rappelant un passage souvent oublié de l’Etat Juif sous le titre « Palestine ou  Argentine » (Palestina oder Argentinien)

En fait, Herzl commence par traiter de l’Argentine, en dépit du titre. « Faut-il préférer la Palestine ou l’Argentine »? La  Société(pour pour  l’anglais Society dans l’édition allemande) prendra ce qu’on lui donne, tout en tenant compte des manifestations de l’opinion publique juive à cet égard », ce qui rend ici la forme allemande « Judenvolk », ce qui correspond à une certaine reformulation de l’original allemand et l’on voit ici que c’est la forme adjectivale qui est préférée à la forme nominale allemande.

Enfin, l’on s’interrogera sur le fait que la version française rende le « doch » allemand par « cependant? Or, il s’agit là de la réaction à une  affirlation: « Sortir de ce cercle est chose impossible. Doch devrait être ici rendu par « si! »  plutôt que par cependant. (Conséquences de

l’antisémitisme). Il semble qu’il s’agisse ici d’un faux sens. Le Doch est bien ici à rendre par « Si ».

On notera enfin que l’usage que fait Herzl du mot « solution », en allemand Lösung n’est pas sans faire songer à la formule « solution finale ».

Le fait que Herzl emploie le terme « modern » en allemand et qu’il y renonce en français pour qualifier la « solution » proposée nous parait

intéressant car il suppose une certaine adaptation à la situation actuelle avec l’éventuelle nécessité de parvenir à un nouveau consenus qui pourrait se porter non pas sur la Palestine mais sur l’Argentine (cf le projet du baron de Hirsch). Herzl meurt 10 ans avant le début de la

« Grande Guerre » et ce n’est qu’en 1917 que va se présenter la Déclaration Balfour relative à l’établissement d’un Foyer (Home) Juif en

Palestine. Nul doute que si Herzl avait vécu -il décéde dans sa quarantaine- il aurait pu générer un nouveau consensu « moderne » pour

établir cet Etat Juif, lui qui ne pronait par ailleurs nullement, comme il s’en explique, la renaissance de l’hébreu. Mais en supprimant dans la  version française l’adjectif « moderne », nous pensons qu’Herzl aura souhaité ne pas perturber certains esprits et  évité d’ éveiller leur méfiance.

On rappellera enfin que l’allemand a beaucoup emprunté au français – nous avons listé dans notre édition de l’Etat Juif les mots français  figurant dans la version allemnde et nous avions également signalé les mots  français figurant dans le texte allemand du

Manifeste du Parti Communiste et il conviendrait d’ailleurs de comparer le texte allemand du dit Manifeste et sa traduction française, laquelel a pu avoir été supervisée par Marx.

JHB

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La question du Mal

Posté par nofim le 8 décembre 2014

Le mal et le changement. Les affres du Pouvoir.

par  Jacques  Halbronn

Il est beaucoup question de nos jours de « changer » le monde  mais n’est-ce pas là s’engager dans la voie du mal? Est ce que la tentation

diabolique n’est pas liée à l’idée de changement, de rupture?  Ce qui sous-tend le changement, c’est le pouvoir. Il semble que le pouvoir

soit le levier du changement. Celui qui n’aurait pas de pouvoir serait incapable de changer quoi que ce soit.

Si l’on prend l’exemple de la Shoah, on est- bel et  bien face à un délire, à une fièvre de/du changement; Il faudrait que rien ne soit plus comme avant.  Mais cette IVG dont on salue actuellement le  quarantième anniversaire n’est-elle pas aussi de l’ordre d’un changement passant par une « prise » de pouvoir – si l’on en croit les dires des femmes elles-mêmes.

En tant qu’historien,  la corruption des textes génére du changement (cf Eloge de l’erreur. Créativité de l’erreur,  Collectif avec Alain Kieser et Anne Rose,  Ed Le Lierre et le Coudrier 1990, qui reprend notre mémoire de linguistique : » Linguistique de l’erreur » (1987) et  de

l’évolution qui nous éloigne du plan, du projet, de la structure  de départ dont d’aucuns nient jusqu’à l’existence. Restituer la genése d’un « savoir », d’une tradition, c’est relever les déviances, les syncrétismes qui ont pu l’impliquer.

On dira aussi que tout ajout qui vient perturber notre autonomie sous couvert de nous compléter, de nous prolonger, pourrait tout à fait, également,  s’inscrire dans  cette nébuleuse du Mal.

Il y aurait donc, selon nous, on l’aura compris, une Tentation du Mal sous couvert du Progrès et on trouve déjà cette pente avec le Serpent

de la Genése.

A l’encontre du Mal, le Bien n »existerait en fait que pour défaire les oeuvres du Mal, pour nettoyer ce qui  a été souillé,  perverti par le Mal

au nom de la Nouveauté.

L’historien, à nos yeux, serait un artisan majeur du Bien car il perce à jour les impostures, les faux semblants, les mirages et en ce sens

c’est un trouble fête qui ne confond pas les vessies avec les lanternes. L’historien s’inscrit, on ne le dit pas asssez, dans une éthique dont

il serait le gardien, et le garde-fou.  Est ce que les livres d’Histoire ne sont pas détestées par nombre de femmes  qui leur reprochent

d »oublier les femmes, de tenir un discours biaisé qui ne veut retenir in fine, au nom de la postérité que le nom de « grands hommes »;  Sans

les historiens, le passé serait totalement trafiqué au service de telle ou telle idéologie.  L’historien authentique est capable de restaurer un

passé et donc un présent qui auront été falsifiés. il est le dernier rampart contre l’imposture de ceux qui veulent faire table rase du passé au nom d’un dressage, d’un bourrage de crâne, non sans un certain cynisme; L’historien est Saint Georges  (ou Saint Michel) terrassant

le dragon du déni ou de l’ubris du changement.   Mais cet historien ne doit pas non plus oublier  de faire une histoire de la Technique, depuis l’Antiquité, laquelle est forcément aliénante, à commencer par la mise par écrit qui ne peut que nous couper de l’amour de soi -même (Aime ton prochain comme toi-même) au profit d’une dépendance aux objets qui se  fabriquent  aux dépends de notre

environnement (écologie).

Le Pouvoir, disions-nous, serait, selon d’aucuns le pouvoir de changer -on pense à Macbeth. Les femmes ont cru que le pouvoir

du politique pourrait changer le monde, qu’il suffirait de décréter l’égalité pour qu’il en soit ainsi, en maniant la baguette magique de la Loi, du « Droit » (égalité des droits) et de fait certains hommes politiques auront contribué – ou du moins auront-ils essayé- de mettre des femmes en avant, de Giscard d’Estaing (Veil) à Mitterrand (Cresson) jusqu’à François Hollande et au paritarisme gouvernemental- on n’oubliera pas le poids de l’électorat féminin depuis  1944, cadeau de De Gaulle. Un Alain Juppé en 1995 s’était essayé à l »exercice avec ses

« jupettes » et l’on voudrait maintenant intervenir sur les plus jeunes enfants. Et le pire, c’est que le Mal a une vraie marge de manoeuvre.

Il ne faudrait pas croire en effet que l’on ne peut dévoyer les gens, les pervertir, les dénaturer et ce d’autant mieux que l’on s’y prendra de

bonne heure. Le bien est fragile, il peut aisément s’abimer;

Tuer quelqu’un est chose plus aisée que de savoir comment un être humain est fait. Cela prend très peu de temps. Le Mal n’a pas besoin

de savoir, il se contente de pouvoir et quand nous parlons avec certaines personnes, l’on voit bien qu’elles n’ont que faire de connaitre

le cours des choses. Elles n’ont qu’une idée en tête: le changement à tout prix; Et comme dirait Obama, « yes we can », nous « pouvons ».

On opposera ainsi le savoir et le pouvoir qui n’est jamais qu’un savoir faire.

C’est dire que notre monde actuel est terriblement confronté à la tentation du Pouvoir. La Technologie s’oppose ainsi à la Science

à l’instar de la bombe d’ Hiroshima; La tentation, c’est de faire ce qu’on peut faire. En ce sens, science sans conscience n’est que ruine de l’âme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

08 12 14

 

Bibliographie

Louis Millet  Le mystère du mal  Ed Sicre 2001

Patrick Vignoles  La perversité. Essai et textes sur le mal   Ed Hatier 2000

Frederic Laupiès  Leçon philosophique sur le mal.  PUF  2000

Jérîome Jabotin  Hanna Harendt face au probléme du mal . Une lecture de la banalité du mal  Ed Le Portique 2011

Antoine de  L’Escale  Le mystère du mal. Méditation spirituelle   Ed Salvator  2000

André Jacob  Aliénation et déchéance  Post Scriptum à une théorie du mal.  Ed. Ellipses  2000

Publié dans HISTOIRE, judaîsme, LINGUISTIQUE, machine, POLITIQUE, prophétisme, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE, symbolisme, Technologie | Pas de Commentaire »

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