L’ermite et le modéle masculin

Posté par nofim le 6 décembre 2014

La solitude comme idéal masculin face . Les délirs du pouvoir et la mixité.

par  Jacques Halbronn

 

S’il fallait définir ce que nous entendons par « valeurs » masculines, nous  résumerions d’un seul mot : solitude, et les équivalents que sont

l’autonomie, l’auto-suffisance et c’est la première chose que le jeune enfant mâle doit apprendre à vivre pleinement. Cela nous renvoie d’ailleurs à une certaine forme de spiritualité qui est celle des moines, dont le nom même signifie l’idée de solitude (monos), de toutes obédiences et autres ermites (cf l’arccane de ce nom du Tarot). On retrouve certaines idées de ce type dans le « manuel d’Epictète ».

On trouvera des exemples d’une telle  »ascèse » dans le   «  Yoga  tibétain et les doctrines secrètes ou les sept livres de la Sagesse du Grand Sentier » (Paris,  Ed Jean Maisonneuve successeur 1987 )qui attestent de telles valeurs  qui recoupent, il nous semble, que la distinction que nous opérons entre altérité intérieure et altérite extérieure.  Nous dirons que pour les jeunes garçons, en « bas âge »,  une vie « monacale » serait  la voie la plus indiquée. La richesse doit se chercher en soi et non à l’extérieur de soi. Dans le « Manuel d’Epictète », il

est recommandé de ne pas dépendre de ce qui ne dépend pas de nous, c’est à dire de tout ce qui est du domaine de l’avoir et qui peut nous

être enlevé à condition bien sûr de prendre ce verbe au sens de possession d’un objet extérieur et non pas dans celui de « ‘j’ai des mains », le recours à un même verbe est source de confusion insigne. On aura compris que la véritable autonomie ne signifié pas que l’on ne dépend de personne mais que cela implique de ne pas dépendre de tel ou tel objet. Le droit civil distingue clairement - par opposition au droit pénal-  ce qui est et n’est pas réellement nôtre.

Cette voie solitaire  n’est point celle que nous  considérons viable pour les « petites filles » et quand on a pris conscience de cela, l’idée de

mixité apparait pour ce qu’elle est: une lubie.

Nous avons dénoncé une démarche qui définit ses objectifs mais ne se soucie pas du point de départ. Ce n’est pas le moindre défaut des femmes de ne pas tenir compte du potentiel inné des gens et de  dispenser un enseignement standard, censé valoir pour tout le monde,

sans distinction. Il s’agit là d’une inacapacité que l’on voudrait faire passer pour  de la « vertu ». (faire de nécessité  vertu). En ce sens, ce

qui distingue ce que  l’enfant apprend à l’école est bien diffèrent de ce qu’il peut attendre de l’école laquelle fonctionne dans le globale alors

qu’à la maison, on a plus les moyens de traiter son cas de façon spécigfique. En ce sens, la famille nous apparait bel et bien comme pouvant compenser les carences de l’école qui travaille dans le quantitatif et le général.

En tout état de cause,  si l’on veut atteindre un but, il faut savoir d’où l’on part et si l’on veut atteindre une égalité entre garçons et filles, il est indispensable de préciser  quelles sont les forces et les faiblesses de chacun, notamment au regard de son sexe.

Or, nous sommes ici en présence de gens qui n’entendent aucunement préciser les différences initiales entre garçons et filles car ils

partent du postulat selon lequel ces différences ne seraient dues justement qu’à l’environnement, à l’acquis social.

D’où vient un tel postulat éminemment improbable et quelle philosophie de l’homme, cela  sous-tend-il? On est là dans une sorte

d’anti-lamarckisme exacerbé qui laisserait  supposer que nous ne serions aucunement marqués par notre passé génétique et que nous serions comme une sorte de pâte à modeler à la disposition des « puéricultrices » qui feraient des enfants ce qu’elles veulent. Ce qui renvoie

à une certaine conception du pouvoir défini comme étant en mesure de structurer le monde à sa guise. La question de l’égalité ou de l’inégalité des sexes se résumerait à des considérations politiques. Il suffirait de vouloir pour pouvoir. On est là dans une opposition du

politique au scientifique.

On a vu, ces dernières décennies, des pressions exercées sur le pouvoir pour qu’il instauré d’autorité l’égalité entre les sexes, qu’il vote

les lois nécessaires. D’où des gouvernements paritaires, d’où des nominations d’une femme premier ministre (Cresson) par François

Mitterrand,  la mise en avant d’une Simone Veil par Giscard d’Estain, il  y a 40 ans sur la question de l’IVG. Bien des femmes ont

d’ailleurs reconnu, non sans un certain cynisme, qu’elles n’auraient pas faite la même carrière si elles avaient été des hommes, grâce

à la discrimination positive. Mais l’on peut dire aujourd’hui que la montagne a accouché d’une souris et que l’on est bien obligé de respecter la vraie hiérarchie des mérites, quitte à payer des salaires exorbitants pour avoir les meilleurs qui sont d’ailleurs rarement des femmes, que ce soit dans le domaine du  foot ball ou des affaires.  La femme reste une « danseuse » que l’on peut se permettre de mettre en

avant quand  il n’y a pas trop d’enjeux à la clef, ne serait-ce que pour  flatter un certain électorat féminin. Mais il est heureux que le

pouvoir politique  qui est le véritable artisan et support du féminisme ait ses limites tant sur le plan économique que scientifique.  La montée en puissance des femmes au plus haut niveau ne  pourrait selon nous qu’être un symptome de dysfonctionnement et de corruption

d’une société qui risquerait à terme de le payer très cher au regard d’une sévère compétition.

On ne répétera en effet jamais assez que le talon d’Achille des femmes, tient à leur dimension chorale, c’est à dire horizontale: elles sont

douées pour diffuser le plus largement mais bien moins pour générer de nouvelles dynamiques d’avant garde. En ce sens, elles sont d’abord des gestionnaires du quantitatif,  ce qui conduit à une certaine médiocrité.

Un tel tassement de la population prétendument « unisexe » nous apparait de façon emblématique dans le domaine des pratiques

religieuses. On prendra l’exemple de la synagogue  aujourd’hui:  le rabbin récité en choeur avec les fidèles, sur la base du « livre de prières » et chez les Juifs « libéraux », il y a des femmes rabbins qui officient. Or,selon nous, le role du vrai rabbin n’est pas de réciter en choeur

semaine après semaine les mêmes pages mais bien d’improviser (en hébreu comme en français) avec les fidéles qui reprennent en

choeur, dans un deuxiéme temps, ce qu’il a exprimé et ainsi de suite. Il importe ainsi de mettre en évidence une telle dualité de l’un et

du pluriel, non seulement en invoquant Dieu mais en accordant au prêtre un rôle d’entrainement, qui le démarque du groupe. Que le leader religieux récite en même temps que la « salle » les mêmes textes nous apparait comme une déviance, un piètre exemple, un pattern

pernicieux. Il est fâcheux qu’un certain réformisme juif  ait fini par se cristalliser à ce point. Or nous n’avons cessé de dénoncer les

méfaits de la lecture et du livre, et cela vaut pour ceux de prières bien évidemment.

Pour en revenir à l’éducation des petites filles, ce qui est « bon » pour elles ne le sera pas nécessairement pour les petits garçons à commencer par l’apprentissage de la lecture qui est bien plus profiables aux premières du fait qu’elles auront besoin d’un tel savoir

(et cela vaut aussi pour les partitions) pour atteindre une certaine uniformisation qui fait partie intégrante de leur statut de « scribe ».

Trop de petits garçons sont entravés dans leur épanouissement par tde tels apprentissages valorisés par un personnel d’ailleurs

majoritairement féminin et qui n’est pas conscient de sa programmation « innée » et croit accéder à quelque universalité qui rend

les enfants interchangeables. Nous sommes donc, on l’aura compris, pour « protéger » les petits garçons, de façon à les encourager à

exploiter au mieux leurs facultés sans la tenation de toutes sortes d’aides extérieures (personnes, machines etc). Il est même possible

qu’il soit à considérer (sur le modéle du kibboutz) une séparation des enfants d’avec les parents. Le monde religieux a un rôle important

à jouer  dans le sens d’une prise de conscience de ce qui distingue les sexes. Et certains discours féministes et « mixistes » nous semblent en réalité être inspirés par une certaine pulsion de castration de fort mauvais aloi et pouvoir être qualifié de poison pour notre civilisation.

 

 

Bibliographie:

Solitude et communion. La vie érémitique. Un lien très fort d’unité entre  les différentes confessions chrétiennes. Vie Monastique n°28

Abbaye de Bellefontaine, 1992

Entretiens du frères Ermite du Mont-Liban avec un  jeune Français  arrivé dans sa solitude sur la philosophie moderne, le prêt à intérêt ou

usure et les plaisirs impurs ou libertinage par l’abbé Raymond, prêtre du diocèse d’Avignon,  Avignon,  Rastoul, 1836

Le Manuel d’Epictèe, trad M. Dacier, Avignon, Aubanel, 1967

 

 

 

 

 

 

 

JHB

06 12 14

 

 

 

 

 

Manuel d’Epictète

 

 

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Le cycle halbronnien des invasions

Posté par nofim le 27 novembre 2014

Vers une nouvelle lecture du cycle de Saturne au prisme d’une classification des invasions.

L’exemple de la Seconde Guerre Mondiale.

par  Jacques Halbronn

 

Il semble que nous ayions plus de mal à situer les choses dans le temps que dans l’espace. Cela

tient au fait qu’une chose a beau changer, ses états successifs se ressemblent tandis que des

choses différentes se distinguent plus aisément.  La culture historique des gens est sensiblement

plus fragile et plus lacunaire que ne l’est, généralement, leur culture géographique. La recherche

astrologique se voit ainsi pénalisée par le fait  que tout en entendant travailler sur l’évolution des

choses, la culture des astrologues s’avère plus sûre au niveau du temps qu’à celui de l’espace. C’est

bien là un obstacle épistémologique majeur qui hypothèque une grande part du travail de

l’astrologue dès lors qu’il cherche à appréhender le cours des choses. D’où un certain repli vers

une astropsychologie atemporelle ou en tout cas qui ne prend pas la peine de maîtriser la question

des dates, comme on a pu le signaler en ce qui concerne les activités de Didier Geslain et de

son groupe  « Dimanche liberté » (à voir sur notre chaîne You Tube « Jacques Halbronn Astrologie ».

où l’approche biographique se limite à la seule date de naissance et aux seules données

astronomiques qui en relévent sans considérer les étapes des carrières. Ce qui correspond à une

pratique astrologique hybride.  La collecte des dates (état civil)  jalonnant la vie d’une personne passe

visiblement bien après celle des dates de naissance, laquelle serait le nec plus ultra, l’alpha et

l’oméga de l’astrologie en ce début de XXIe siècle.

Dans le cadre de notre travail relatif au cycle saturnien de Saturne, nous avons pris conscience

récemment de certains blocages qui s’étaient présentés sur notre chemin, à savoir que le même mot

peut désigner des états successifs qui ne s’opposent pas mais qui s’enchainent. André Barbault

(né en 1921 et actuellement âgé de 93 ans) avait cru bien faire en distinguant nettement

les phase de tension et celles de détente  (cf Les Astres et l’Histoire, Ed Pauvert, 1967) alors qu’en

réalité, il y a un processus de gradation, de degré, d’échelle qui est sensiblement plus subtil et

qui est propre à tout phénoméne diachronique.

L’intérêt du cycle de 7 ans tient au fait qu’il n’écrase pas le temps comme le feraient des

périodicités plus longue, ce qui d’ailleurs montre les limites de la « Nouvelle Histoire » avec son accent

sur la « longue durée », laquelle ne saurait exister sans une bonne maîtrise de la « courte durée » et

de la cyclicité laquell, de facto, instaure une longue durée mais avec un processus alternatif.

Nous distinguerons les phases équinoxiales et les phases solsticiales – ce n’est là qu’une

formulation purement analogique! – les unes correspondant à un premier état et les autres à un

second état, l’équinoxialité étant plus mesurée, la solsticialité plus extréme. Selon le cycle de 7 ans

la phase disjonctionnelle serait équinoxiale et la phase conjonctionnelle, solsticiale. Il est

clair que la phase équinoxiale peut tout aussi bien précéder une phase solsticiale que l’inverse,

puisque l’on se place  ici au sein  d’un système binaire.

Face à un événement donné, la question qui se pose à l’observateur tient à la qualification de

sa gravité, de premier ou de second degré,  ou autrement dit de temps équinoxial ou solsticial,

de période disjonctionnelle ou conjonctionnelle.

Prenons donc le cas de la Seconde Guerre Mondiale, pour exemple. La pénétration nazie en

France s’est faite en deux temps: 1940 et l’armistice, la fixation d’une ligne de démarcation

distinguant une « zone » libre et une zone occupée puis 1942 avec l’invasion (Plan Anton,

anciennement Attila, conçu dès 1940 mais non appliqué)  de la zone dite libre,

ce qui constitue à l’évidence un facteur aggravant qui, rétroactivement,  nous présente 1940 comme

un compromis relativement mesuré, sinon comme une demi-mesure.

Le phénoméne est comparable à l’Est de l’Europe. La Pologne est envahie en 1939 mais il s’instaure

un partage avec l’URSS (comme à un bien moindre degré avec l’Italie pour la partie méditerranéeene

de la France). En juin 1941, Hitler lance l’opération Barbarossa contre son « allié » russe.

On voit donc que les  invasions  de 1939-1940 ne présente pas les mêmes caractéristiques que celles

de 1941-1942.  Cela tient au passage d’une phase disjonctionnelle de Saturne à une phase

conjonctionnelle.  L’essai est transformé comme on dit au rugby.

Il apparait donc que le systéme que nous offrons ici peut s’avèrer d’une aide précieuse pour

l’appréhension et la prévision des processus d’invasion territoriale - le terme territoire pouvant

être ici compris dans tous les sens du terme et dans les domaines les plus divers, bien au delà du

seul champ de bataille, on pense notamment sur le plan économique, religieux etc.

Au vu de ce qui vient d’être dit, comment se profile la situation actuelle? Il est clair qu’il  va

y avoir des « suites » (sequels) puisque Saturne ne fait que se rapprocher d’Antarés, une des

quatre étoiles fixes royales qui balisent et structurent son cycle globale en périodes d’environ 7 ans.

Autrement dit, ce qui s’est passé jusqu’à présent, ces deux dernières années, ne serait qu’un

avant-goût de ce qui nous attend et ce en ce qui concerne tous les « foyers » existants, tant en

Europe Orientale qu’au Moyen Orient sans parler d’autres lieux en Asie ou en Afrique. Ce n’est

qu’un commencement tout comme la Seconde Guerre Mondiale jusqu’au début de 1941 pouvait apparaitre

comme relativement limitée et en 1939 on parlait d’une « drôle de guerre ». Au niveau des positions

de Saturne, rappelons que la phase conjonctionnelle correspond  grosso modo au passage de cette

planéte au delà du 15e  degré d’un signe fixe (taureau, lion, scorpion ou verseau), à l’approche

de l’une des 4 étoiles sus nommées et cela s’étant approximativement sur une trentaien de degrés

jusqu’au milieu du signe mutable (gémeaux, vierge, sagittaire, poissons dans les éphémérides

calculées en tropique qui sont les plus courantes). On peut réduire éventuellement l’intervalle.

En ce moment, Saturne se situe à la fin du signe du scorpion, donc typiquement en phase

conjonctionnelle et il restera nettement dans ce contexte tout au long de l’année 2015. Il faut donc

s’attendre à une amplification de ce qui s’est passé jusqu’alors, dans la même mesure que pendant

la Seconde Guerre Mondiale, toutes proportions gardées.  Rappelons que ce phénoméne se

reproduit tous les 7 ans et qu’il n’a rien d’exceptionnel ni de rare, puisqu’il a lieu plus d’une

douzaine de fois par siècle.

On s’arrêtera sur le cas israélien que nous connaissons bien et que  nous suivons d’assez près

depuis la Guerre des Six Jours (juin 1967). Si  l’on plaque notre modéle sur la configuration

actuelle,  on dira qu’Israël a menagé une zone libre pour les Arabes palestiniens comme l’Allemagne

l’avait fait pour la France. De même, à un certain moment, l’on ne peut exclure l’hypothèse

qu’Israël décide d’envahir la « zone libre » laissée à l’Autorité Palestinienne  (comme elle avait été

laissée à « Vichy » en 1940), ce qui peut aussi valoir pour Gaza, qui a déjà cet Eté fait l’objet

d’une pénétration  au sol et non pas seulement par air. La phase disjonctionnelle est  modérée, la

phase conjonctionnelle n’apprécie plus trop le « partage », les « lignes de démarcation »..

En ce qui concerne l’URSS, l’on est en droit de craindre que Poutine veuille « finir » le travail et que

sautent certaines « inhibitions » qui le retenaient encore, d’autant qu’il faut tenir compte d’un

processus de contagion et que ce que fait Israël peut influencer la Russie ou/et vice versa.

Revenons à la période qui précéda la Seconde Guerre Mondiale. En 1938, les Accords de Munich

(avec l’Italie, la France et l’Angleterre)eurent lieu en phase disjonctionnelle (tout comme les événements de 1989), ce qui correspondait à une modération relative de la part des Allemands  qui se prolongerait jusqu’en 1941.

Il faut comprendre qu’il y a un glissement de la phase disjonctionnelle vers la phase

conjonctionnelle,  qui est au coeur de la prévision astrologique telle que nous la concevons. Mais

le glissement est voué à terme à se produite également en sens inverse, c’est à dire lors du

passage d’une phase solsticiale à une phase équinoxiale, où l’on met de l’eau dans son vin avec

Saturne glissant vers un signe cardinal. C’est ce qui s’est passé en 1989, avec des réactions plus faibles

que celles auxquelles on aurait pu s’attendre du côté de Moscou, en d’autres temps. On pense a

contrario aux réactions extrémes des Russes lors de la crise de Suez de 1956 (sans parler de la Hongrie) avec

Saturne au même point qu’en ce moment, au tout début du Sagittaire. Inversement, la crise de

Cuba en 1962 eut lieu en phase disjonctionnelle et prit des proportions relativement mesurées mais

dans ce cas, il vaut mieux stabliser les choses avant que cela n’évolue vers une phase

conjonctionnelle. Il y a là un compte à rebours.

En conclusion, nous dirons que nous pensons avoir élaboré un outil fiable et d’un usage

commode qui devrait intéresser les politologues et enfin faire accepter le point de vue

astrologique- même cela ne correspond pas à la praxis actuelle- dans les milieux de la recherche

académique.

 

JHB

27 11  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Contre l’enseignement mixte dans les petites classes

Posté par nofim le 25 novembre 2014

Les dangers de la mixité  aux débuts de la scolarité. Le Nouvel Emile.

par  Jacques - Emile  Halbronn

Selon nous, il importe de distinguer très nettement la formation des petits garçons et celle des petites filles, contrairement à la tendance qui semble de nos jours devoir ou vouloir prédominer. il s’agit là d’un enjeu de toute première importance. On assistera notamment sur

le nécessaire apprentissage de la solitude par les enfants de sexe masculin. Cette solitude, nous la concevons avant tout par rapport

aux objets de toutes sortes  et non pas tant en ce que l’enfant serait isolé de ses semblables. On sait que nous privilégions pour les

garçons le non apprentissage de la lecture car cela implique le recours à des objetys: stylo, papier, clavier, écran etc. L’enfant mâle

constitue la principale richesse d’un pays et il importe donc de ne pas la gaspiller, la gâcher, la frelater. L’enfant femelle, a contrario, a une valeur bien moindre, et se situe plus dans le quantitatif que dans le qualitatif, ce qui le rend, ipso facto, assez interchangeable, remplaçable par la machine et par  des populations étrangères ou à l’étranger.

L’enfant mâle devra donc individuellement et /collectivement apprendre à se débrouiller tout seul, c’est à dire avec ses propres ressources physiques et mentales sans recourit à des « objets » fabriqués. Il  communiquera par la parole et retiendra par la mémoire sans chercher aucunement à restituer quoi que ce soit littéralement. L »esprit compte plus ici que la lettre.

Nos lecteurs doîvent être familiers avec la dialectique  altérité intérieure/altérité extérieure.  Dans un cas, il s’agit  d’explorer les ressources propres à l’individu en évitant toute aide d’objets, ce qui est très heureux sur le plan écologique. Précisons cependant que nous évoquons ici le cas d’objets transformés par l’homme   plus que d »objets que l’on peut observer sans avoir  là les saisir

manuellement. On pense ainsi aux astres dont le mouvement(les luminaires notamment)  peut inspirer par exemple une

rythmicité. En ce  qui concerne l’alimentation, nous conseillons avant tout la consommation de fruits mûrs car le fruit se suffit

à lui-même, il n’a besoin d’aucun additif pourvu qu’il ne soit ni trop mûr , ni pas assez.

Les petites filles, au contraire, pourront s’initier à la « cuisine », à la préparation de produits exigeant un assaisonnement et qui ne seront

pas nécessairement consommables tels quels, qui auront beson d’une cuisson.

Nous voudrions insister sur les problémes posés par  l’acquisition par les petits garçons de valeurs « féminines » et vice versa.. Nous avons récemment eu l’occasion (cf sur notre  « chaîne »  sur You Tube et sur Google +) de signaler que les femmes avaient eu raison

de revendiquer certaines activités dont les hommes les avaient privées. En tout état de cause, il n’est pas bon d’adopter les valeurs

de l’autre sexe, car c’est là une forme de perversion.

Désormais, les choses sont devenues plus claires. Les femmes ont investi les domaines qui leur convenaient et Marx signalait que

grâce à la machine, les femmes auraient accés au travail, tout en pressentant que cela ferait probléme pour les hommes. (Manifeste)

Les femmes ont vocation à assister les machines et d’ailleurs une femme qui lit à voix haute un texte est parfaitement dans son rôle.

Il revient donc aux hommes d’investir les territoires qui leur sont impartis et qui exigent un progrès non pas technique mais

« bio-technique », par une meilleur exploitation de leurs facultés « innées ». Ce domaine « masculin »  permet  à l’ Humanité de progresser,

d’innover, dans la verticalité alors que les femme se situent surtout dans l’horizontalité, dans la diffusion, à la duplication, à la reproduction à grande échelle, ce qui implique que celles-ci travaillent en groupe, collectivement,  dans un certain bruit qui

est susceptible de détranger les hommes dans la mesure où leur intériorité ne passe pas par la parole mais par la « pensée » (cogito,

transmission de pensée)

Autrement dit, ceux qui parlent de mixité ne savent pas de quoi ils parlent et d’ailleurs eux-mêmes dans la vie courante seraient les

premiers à déconseiller certains mélanges sur le plan alimentaire. On est donc là avec la thèse de la mixité en plein fantasme. Ce sont des apprentis sorciers qui entendent expérimenter en aveugles. Or, il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, n’importe comment!

Ce n’est que parce que d’aucuns ont une vision excessivement abstraite de la réalité humaine qu’ils se permettent de prôner une

mixité sauvage. Ils pourront répliquer, certes, que l’on verra bien! Mais le probléme, c’est que l’éducation – comme ils le reconnsaissent eux memes les premiers-  est capable de modeler et de remodeler, avec l’idée de façonner ainsi une sorte d’androgyne. Et c’est bien

justement là le problème, c’est que les méfaits de telles méthodes ne se feront sentir qu’au bout d’un certain temps et après il sera trop

tard! Certes, l’Humanité continue, en dépit de toutes sortes d’idéologies pernicieuses, à maintenir une certaine tonicité intellectuelle et

les sociétés continuent à oeuvrer comme elles l’ont toujours fait mais jusqu’à quand?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

25 11  14

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Vers une civilisation de l’oralité

Posté par nofim le 25 novembre 2014

La dialectique Oral/écrit, Vie/mort  et  masculin/féminin  ou la nouvelle prise de conscience

par Jacques  Halbronn

 

L’écrit  est pour nous  symptome de mort. On fait son testament à la veille de mourir ou du moins dans cette perspective.  On met par écrit ce que l’on craint de perdre, ce qui est paradoxal dans la mesure où les écrits sont des objets que  d’autres peuvent s’approprier ou détruire.  Dans la tradition juive, il est à plusieurs reprises indiqué que l’écrit est un constat d’échec, la conséquence d’une crise individuelle et/ou collective. D’aucuns diront que c’est une bonne chose que l’on ait mis tant de documents sur quelque support, que l’on pourra stocker dans des bibliothèques.  Voire.

En effet, en principe, le plus important, c’est que les humains soient toujours là et dans le cas des Juifs, qu’ils n’aient pas disparu. Privilégier l’écrit sur l’oral revient à  accorder plus d’importance à l’objet, à la machine, qu’à l’être humain, doté de parole, d’une bouche

(oublions ici les handicaps qui sont l’exception qui confirme la règle).

Pour nous, l’enregistrement audio ou vidéo n’est pas assimilable à un écrit même si il y a-en quelque sorte, « gravure » (disque). Grâce

à l’enregistrement, nous renouons avec l’oralité. Idéalement,  celui qui a des choses à « dire » devrait pouvoir chaque matin réunir

ses « disciples », son « auditoire » et leur délivrer quelque message lequel message pourra éventuellement être « transcrit » mais cela ne

se fera que dans un deuxiéme temps. Autrefois, quand on ne pouvait enregistrer le son, l’écrit apparaissait comme la « solution » et l’on pense notamment aux compositeurs d’il y a 150 ou 200 ans qui constituaient des partitions.  Paradoxalement,  le progrès technique nous  permet de remonter dans le temps en  favorisant la parole. De plus en plus de gens communiquent par le moyen de vidéos et renouent ainsi avec de très anciens réflexes. Peu à peu,  l’oral tend à retrouver sa primauté chronologique par rapport à l’écrit.

On revient de loin  quand on songe que l’on avait admis un peu vite  que l’oral pouvait dériver de l’écrit, d’où l’importance de l’apprentissage de la lecture. Et de fait, de nos jours, on trouve deux populations: celles qui parlent  et se présentent devant une caméra par exemple) et  celles qui écrivent et qui lisent à voix haute (prompteurs). C’est bien là une dualité sociale majeure et un véritable marqueur social que l’on peut référer à une « lutte des classes », ce qui du temps de Marx n’apparaissait pas avec la même acuité bien que Marx

ait pressenti les effets de l’essor de la technologie sur les comportements humains (cf notre article sur le Manifeste du Parti Communiste)

Nous avons signalé et déploré le fait que, de nos jours, dans les synagogues (mais cela vaudrait certainement ailleurs), la lecture- donc l’écrit- joue  un rôle envahissant aux dépens d’une parole que l’on pourrait qualifier de libre, de vivante.  Serions-nous, de nos jours, si incapables que cela de nous adresser à Dieu sans recourir à des formules datant de plusieurs siècles? Privilégier l’écrit, ne serait-ce point  laisser entendre que nous serions dégénérés, plus à la hauteur de nos aïeux? Il convient de vaincre un tel « complexe » d’infériorité!

Renoncer à l’écrit, l’interdire même, c’est  déjà éviter bien des impostures car on a bien conscience que par le truchement de l’écrit, de la lecture à voix haute – et cela est pire quand il n’y a pas d’image, comme à la radio- on est en plein artifice. L’écrit permet de dissimuler, de masquer  bien des faiblesses!  La lecture à voix haute est par elle-même un expédient qui nous fait penser à un enfant dont on ferait croire qu’il sort du ventre de telle femme alors qu’on aura voulu le faire croire. Tout le monde n’est pas capable de faire la différence entre

une parole qui est en train de naitre et une parole réchauffée, que l’on nous resservirait pour la éniéme fois.

La lecture est un des meilleurs moyens qu’aient trouvé les femmes pour laisser croire qu’elles sont les égales des hommes. Il ets bien

plus facile de s’approprier une parole (ou une partition) écrite qu’une expression orale que l’on ne saurait restituer littéralement. Renoncer

à l’oralité , c’est  se priver d’une certaine forme de créativité autrement plus féconde que le seul fait de « déchiffrer » un texte. On se contentera alors de « lire » en y mettant le « ton », s’engageant ainsi dans une démarche visant à faire « revivre » ce qui  s’était cristallisé!

On aura compris que nous conseillons de réserver l’apprentissage de la lecture aux petites filles et d’épargner  un tel exercice aux

petits garçons, d’où notre rejet des classes « mixtes » dans les  premiers temps de l’école qui sont si déterminants.

Ceux qui prônent la mixité croient probablement que l’apprentissage de la lecture est en soi « une bonne chose » pour tout le monde alors

qu’en réalité, cela conduit à féminiser tous les éléves, sans se demander si les effets seront aussi « bénéfiques » pour les deux sexes. Si encore, cela était compensé par un entrainement à l’oralité et à l’improvisation qui sont des valeurs que nous considérons comme

foncièremet masculines. L’idée d’une éducation ne tenant pas compte des sexes est une aberration détestable. On est pleine irresponsabilité. Il n’est de toute façon pas concevable de croire qu’un seul et même systéme puisse convenir aux deux sexes. Si de surcroit,

le personnel d’encadrement est  constitué, comme c’est le cas, majoritairement de femmes, on imagine que celles-ci vont tendre dans

le sens de la lecture pour tous. Or, selon nous, les petits garçons devraient aborder la lecture beaucoup plus tard que les petites filles.

En tout état de cause,  l’oralité – la vraie et non celle qui dérive de la lecture- a de beaux jours devant elle au vu des progrès techniques, d’autant que les ordinateurs seront de plus en plus réactifs à la parole. De plus en plus notre bouche et nos oreilles primeront sur nos

yeux et nos doigts.  D’ailleurs, l’on est en droit de se demander si l’écriture n’est pas faite-au départ,  pour les sourds-muets. On pourrait d’ailleurs penser que le rapport des femmes à l’oralité est souvent des plus médiocres et reléve  plutôt d’un bavardage compulsif et souvent répétitif -qui  fait plus jouer la mémoire que la réflexion – comme on a  pu l’observer dans les salles de concert, où elles ne s’arrêtent de causer qu’au tout  dernier moment sans comprendre que l’on ait besoin de se recueillir avant que le spectacle ne débute.  Or, la parole

vivante ne saurait être répétitive, mais doit constamment se renouveler, se reformuler, à chaque instant, pour chaque interlocuteur. On pourrait ainsi dire que la parole féminine s’apparente à un disque souvent rayé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

25  11  14

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La philosophie de l’égalité des sexes et l’esprit de la Révolution

Posté par nofim le 20 novembre 2014

La Nuit du 4 août 1789  et  la naissance du féminisme moderne : la Vindication

de Mary Wollstonecraft (1792)

par  Jacques Halbronn

Une des avocates les plus remarquables de l’égalité des droits de l’homme et de

la femme  semble avoir été  l’Anglaise Mary Wollstoncraft

et sa  Vindication of the Rights of Woman, Londres, 1792 (BNF R 24000) dont l’ouvrage est dédié

à Talleyrand, au lendemain de la promulgation de la « Constitution »

. On y lit dans la préface à Taleyrand  (cf trad Marie-France Cachin,  Payot 1976)

quelques points qui serviront de base à une réflexion sur les origines du féminisme

moderne, fortement liées à la Révolution Française.

« le désir ardent de voir  la femme placée dans une position où elle puisse favoriser

au lieu de le freiner le progrès des nobles principes sur lesquels se fonde la morale »

(…) Dans ma lutte pour les droits des femmes, mon argument principal est fondé

sur le principe simple que si la femme n’est pas préparée par l’éducation à devenir

la compagne de l’homme, elle arrêtera le progrès du savoir et de la vertu (…) Si  l’on veut

inculquer à des enfants les vrais principes du patriotisme, il faut que leur mère éprouve

ce sentiment (…) L’éducation  et la situation sociale de la femme  aujourd’hui lui

interdisent de telles spéculations »

« l’idée selon laquelle chaque sexe a un caractère particulier va à l’encontre de la

morale »

« Si les femmes ne peuvent pas jouir de leurs droits légitimes, elles chercheront

en se corrompant et en corrompant les hommes à obtenir des priviléges illicites »

 » Si les droits théoriques de l’homme se pretent à la discussion et à l’explication

ceux  de la femme par analogie pourront être évalués suivant les mêmes critères »

En quoi consiste donc l’argumentation de Mary Wollstonecraft?

Nous commencerons par le point suivant:  vu que les femmes font partie de facto

de la société humaine, il convient de craindre leur faculté de nuisance, si elles ne sont

pas traitées équitablement, ce qui en fera un « frein » pour le progrès envisagé.

Un autre point tient à l’argument « analogique » et en quelque sorte symétrique, comme en

un jeu de miroirs. Ce qui vaut pour l’un vaudrait ipso facto pour l’autre. C’est ce que

nous enseignerait la « raison ».

Il convient de nous situer, pour suivre le raisonnement de l’auteur, dans l’esprit du temps

(Zeitgeist), qui vise à tout repenser -(à la façon de Descartes), à partir ex nihilo, en

quelque sorte. Autrement dit,   ne serait-il pas « logique » que du moins sur le papier

l’on posât d’entrée de jeu l’égalité, la non différence entre les sexes, comme idéal

à atteindre?

L’auteur flatte ainsi l’ego masculin en l’incitant à relever le défi de l’égalité entre hommes et

femmes alors que cette égalité a été instituée dans d’autres domaines restés si

longtemps séparés (les trois « Etats » cf la nuit du 4 Août  1789, trois ans avant

la parution de la « Vindication » (Défense).

L’idée de mettre fin à tout ce qui pourrait entraver le cours du Progrès  est

exploitée par l’auteur. On doit faire tomber les barrières de toutes sortes. Rien

ne saurait plus résister à l’empire de la Raison. On est là dans un monde de l’utopie

qui connaitra un écho chez le « socialiste » Charles Fourier, très concerné par la place des femmes dans

la société ( Théorie des Quatre Mouvements et des Destinées en général, 1808, avec

le Nouveau monde Amoureux dans les éditions suivantes)

Mary Wollstonecraft accorde la plus grande importance à l’éducation, ce qui reste

une constante du féminisme contemporain.(cf la préface à la première édition). Il faut

donc « réformer » l’esprit des femmes qui ne rêvent que d’être un objet d’adoration.

Au bout du compte, l’auteur -à propos de son « plan » -  fait la proposition suivante : « Que les hommes deviennent plus chastes

et plus honnêtes et si alors les femmes ne deviennent pas proportionnellement

plus sages, il sera clair qu’elles sont moins intelligentes que les hommes » L’auteur

préconise la mixité dans les écoles. On en revient au

véritable enjeu si ce n’est que la vraie question est celle

d’une minorité créatrice  en tout état de cause et non d’un niveau

moyen de la majorité.

Dans le corps de l’ouvrage,  l’auteur prend volontiers à parti Jean-Jacques Rousseau, qui

n’entend pas accorder aux femmes une égalité avec les hommes. Elle n’hésite pas

à évoquer les relations du philosophe avec les femmes.

Mais le mot révolution résonne de façon magique:

« Conclusions sur le progrès moral qu’on pourrait naturellement attendre d’une

révolution dans les moeurs féminines » (Ch. XIII)

Mary Wollstonecraft nous semble profondément marquée par une approche

philosophique liée à la pratique langagière. Si notre langage peut désigner un ensemble

par un seul et même terme, ne serait-ce pas, nous laisse-t-on entendre, qu’il n’y a pas

ou plus lieu de distinguer entre les éléments composant le dit ensemble.  Or, pour cet

auteur, la philosophie ne pense pas la dualité hommes-femmes et donc cette dualité

ne devrait rien à la Raison. L’auteur instrumentalise en quelque sorte notre faculté

d’abstraction pour conclure que si nous pouvons dépasser intellectuellement,

conceptuellement, les clivages, c »est que ceux-ci  n’ont pas lieu d’être. En ce sens, la

philosophie serait révolutionnaire et donc source de progrès.

 

 

 

JHB

20.  11  4

 

 

 

 

 

 

 

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Les deux paradigmes astrologiques: Babel I (JH) et Babel II (MG)

Posté par nofim le 15 novembre 2014

 

Les nouveaux paradigmes de l’Astrologie: au prisme de la Tour de Babel (Genése XI)

par  Jacques  Halbronn

Un des passages les plus étranges du Livre de la Genése traite de la Tour de Babel:

« 11 Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots. 2 Après avoir quitté l’est, ils trouvèrent une plaine dans le pays de Shinear et s’y installèrent. 3 Ils se dirent l’un à l’autre: «Allons! Faisons des briques et cuisons-les au feu!» La brique leur servit de pierre, et le bitume de ciment. 4 Ils dirent encore: «Allons! Construisons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel et faisons-nous un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre.» 5 L’Eternel descendit pour voir la ville et la tour que construisaient les hommes, 6 et il dit: «Les voici qui forment un seul peuple et ont tous une même langue, et voilà ce qu’ils ont entrepris! Maintenant, rien ne les retiendra de faire tout ce qu’ils ont projeté. 7 Allons! Descendons et là brouillons leur langage afin qu’ils ne se comprennent plus mutuellement.» 8 L’Eternel les dispersa loin de là sur toute la surface de la terre. Alors ils arrêtèrent de construire la ville. 9 C’est pourquoi on l’appela Babel: parce que c’est là que l’Eternel brouilla le langage de toute la terre et c’est de là qu’il les dispersa sur toute la surface de la terre. » (trad. Segonds)
Selon nous, ce passage implique qu’un paradigme unitaire ait laissé la place à un paradigme pluriel. Or, cela correspondrait assez bien
à deux corpus astrologiques particulièrement marquants, à savoir celui que deux chercheurs français mirent en place au cours des 60
dernières années,  d’une part Michel Gauquelin pour le second et de l’autre Jacques Halbronn, pour le premier, si l’on suit l’ordre
chronologique. On ne saurait en effet concevoir deux modéles aussi différents que ceux établis respectivement par MG et JH.
Le modéle MG est celui qui s’apparente à  Babel II, à savoir le temps de la pluralité  tandis que le modéle JH serait celui qui recouperait
Babel I, à savoir le temps, précédent, de l’Unité.
On sait que nous avons souvent émis des réserves à l’encontre des résultats MG car nous avions le sentiment que les deux modéles
étaient incompatibles. Or, l’histoire de la Tour de Babel  nous permet de les réunir diachroniquement. Cela ne signifie d’ailleurs
pour autant que Babel I  ait  été remplacé par Babel II mais que les deux paradigmes se superposent, se croisent.
Nous dirons donc désormais que Babel I  correspond au cycle de Saturne, tel que défini par JH (l’auteur de ces lignes), en ce qu’il se
présente comme unitaire et que Babel II correspond à une cetraine diversification des planétes « utiles », en rappelant que pour
Gauquelin, 5 astres seraient opérationnels, Lune, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne, correspondant à des créneaux socio-professionnels
bien distincts ‘et cloisonnés.
Ces deux paradigmes n’auraient, selon nous, pas été élaborés de concert mais de façon successive sinon alternative. Le modéle MG
aurait été élaboré dans un deuxiéme temps, (second thought) et correspondrait tout à  fait au « récit » que nous avons rapporté du
Livre de la Genése, où Dieu – ou les dieux- remettet en question ce qu’ils avaient édifié ou laissé s’édifier. Il est clair que ce pluralisme affaiblit l’Humanité voire la paralyse en en complexifiant les modes de communication.
On ne peut s’empêcher de faire le paralléle avec  une humanité d’abord « adamique » (à l’image de Dieu) puis où vient émerger l’élément
féminin (par la suite appelée Eve, lors de l’expulsion du Jardin d’Eden). Là aussi, l’on peut y voir un certain revirement avec le passage
de l’un au deux -avec à la clef la progéniture du couple (Cain et Abel etc)
Précisons que pour notre part, nous nous situons dans une perspective bio-technologique qui permet des reprogrammations. Mais ajoutons que les liens ainsi constitués ne tiennent pas à une influence « naturelle » des astres mais à  leur instrumentalisation en tant que
signaux. Autrement dit,  les humains seraient programmés pour capter certains signaux formés par certaines configurations  choisies par rapport aux besoins du systéme ainsi mis en  place.
On peut certes s’ingénier à discuter du bien fondé des 5 astres mis en exergue statistiquement par Michel Gauquelin. Là encore,pourquoi ces astres et point d’autres et pourquoi  5 et non 4 ou 6  ou plus? Il revient à l’historien de prendre acte de l’effet des
décisions prises et non de plaquer les acquis d’une astronomie moderne (comme le fait Jean-Pierre Nicola) sur une astrologie antique., au risque d’ailleurs de l’anachronisme. Autrement dit, la question n’est pas le pourquoi mais le quoi et le qui? A moins d’adopter la
totalité des com-possibles,  des choix -certes arbitraire- sont inévitables.
On dira donc que l’astrologie monoplanétaire, saturnienne, constitue un premier étage et l’astrologie pluri-planétaire un second, sans que l’on sache quel intervalle de temps les sépare.
Il nous apparait que l’on aura finalement abouti à un systéme mixte sinon hybride, à partir de deux logiques différentes. Toute la question est de savoir si le premier paradigme est toujours en vigueur en dépit de l’existence d’un second.   Il nous semble que les deux
sont actifs; ce qui est probablement cause de bien des tensions. Quand la conjonction se forme, l’affrontement entre les deux
systéme atteint son paroxysme alors que la
disjonction laisserait le champ libre au second paradigme.
On retiendra que la mission des femmes serait, selon
notre lecture du Livre de la Genése de saboter la progression
des hommes.
17 11 14

 

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Les effets de la précession des équinoxes

Posté par nofim le 7 novembre 2014

Effets de la précession des équinoxes sur l’agencement du Zodiaque.

par Jacques  Halbronn

On connait l’adage « Une hirondelle ne fait pas le printemps » Cela

indique bien, précisément, que ce sont les oiseaux qui sont

les signes du  printemps.

Le printemps est marqué par tout ce qui vole: les papillons, les abeilles et

bien entendu les oiseaux. On citera des recueils comme « Les oiseaux

pépient au printemps » de Monique Lacroix  ou « Le mois de Mai ou le

Printemps chanté par les oiseaux et les fleurs » (1865).

On sait que le Zodiaque est dépourvu d’oiseaux. Un seul cas semble

concerner les oiseaux, c’est celui de l’aigle souvent associé au

signe du scorpion et dont la constellation jouxte celle du Scorpion.

Alexandre Volguine a publié en 1960 Le symbolisme de l’Aigle mais

il ne semble pas avoir pointé certains aspects  déterminants de la

question, en dépit de son intérêt pour le Zodiaque (cf sa préface à

la Clef  du Zodiaque de A. Négre, 1951, 1979).

Le probléme, c’est que le scorpion est un signe d’automne, saison

qui n’est guère propice aux oiseaux.

Que nous dit-on à ce propos en ce qui concerne les aigles?

« L’hiver, pour les aigles, c’est très difficile de trouver de la nourriture. Donc la plupart des aigles qui vivent au Nord du Canada, migrent vers le sud pour retrouver la chaleur. Quand l’automne  arrive, les aigles éprouvent un besoin de partir. Pour se guider, les aigles se font des points de repaires et utilisent la position du soleil et des étoiles. Les scientifiques pensent que le champ  magnétique peut aussi avoir une influence sur la direction que prennent les oiseaux lorsqu’ils migrent. »

La mauvaise saison fait fuire les oiseaux, les conduit à s’exiler. Donc

pour recourir au  jargon astrologique, l’automne serait l’exil de l’Aigle.

Et d’ailleurs, sur le plan analogique, l’oiseau qui prend son envol, n’est

ce pas la marque d’un commencement de cycle? Noé lorsque le Déluge se termine, envoie des oiseaux (corbeau/colombe)

pour explorer et voir s’ls reviennent ou non à l’Arche selon qu’ils trouveront ou non quelque chose.

On s’intérrogera donc sur les raisons qui auront abouti à placer

le binome Aigle/Scorpion à l’Automne tout en rappelant que

l’on assiste à un tel type de glissement d’une saison équinoxiale à une

autre dans le cas de la liturgie juive, écartelée entre la Pâque (Pessah)

et le Nouvel An (Rosh Hashana/ Jour du Pardon), l’une se tenant

au printemps et l’autre à l’automne.

Selon nous, ce passage serait lié à la précession des équinoxes mais il

aura quand même fallu près de 12000 ans pour cela puisse se

produire, soit la moitié environ de 25920 ans, soit une Grande Année

(cf Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros, 1979).

C’est dire que contrairement à ce que croient certains astrologues,

comme Patrice Guinard, la précession des équinoxes n’est pas un

sujet mineur. Il existe en fait deux Zodiaques qui s’interpénétrent,

celui des signes fixes  qui vient se situer à l’intersection entre les

signes cardinaux et les signes mutables. Si ces deux derniers

groupes sont de nature tropicaliste, en revanche, le premier groupe

est intimement lié aux constellations et notamment aux 4 étoiles

fixes royales associées aux constellations du Taureau, du Lion, du

Scorpion et du Poisson Austral (proche de la constellation du

Verseau)

Inversement, peut-on dire que le Taureau serait un signe d’automne?

Si les oiseaux ont disparu du Zodiaque, il en est de même du porc

Les travaux d’Hercule, au nombre de 12, témoignent de l’existence

d’un Zodiaque plus ancien (cf Clefs pour l’Astrologie, Ed Seghers  1976

et Charles-François Dupuis, Origine de tous les cultes, fin XVIIIe s). On y trouve

en effet les Oiseaux du Lac de Stymphale mais aussi le Sanglier

d’Erymanthe. Autre témoignage essentiel concernant la génése

du Zodiaque, les Livres d’Heures dont l’iconographie se retrouve

dans le Kalendrier et Compost des Bergers (fin XVe siècle). On

y trouve le porc à l’automne, notamment, ce qui fait ressortir

son absence dans le Zodiaque quand on confronte les deux séries

iconographiques.

On « tue le cochon » à l’automne – on dira même qu’on le crucifie

(ce qui nous renverrait à l’imagerie christique de la Croix)- pour en

faire de la charcuterie en vue de passer l’Hiver. Si l ‘Evangile selon Saint Luc est associée au Taureau c’est parce qu’un

  • Luc, après une dédicace à Théophile (Lc 1, 1-4), commence ainsi le corps de son évangile, c’est parce que l’on peut y lire qu’ »un  prêtre sacrifie au Temple et le taureau, ou le veau, est l’animal emblématique du sacrifice. »

Quant à Jean, la raison de son association avec l’aigle tiendtait au fait  que « Jean ouvre son évangile par un prologue (Jn 1, 1-18) sur le Verbe, la voix venue du ciel. » Et le Ciel  serait lié à l’aigle.

  Mais il faut savoir

que l’on peut faire de la charcuterie avec toutes sortes de viandes, dont

le boeuf (merguez) . La préparation  et la conservation de la viande

-selon divers procédés (viande séchée etc) permettent  de suppléer

la carence de la nature pendant l’automne et l’hiver.

Faire du taureau un signe de printemps, sur la base du zodiaque

actuel, perturbé selon nous par la précession des équinoxes, est-ce donc

bien raisonnable? Tous ces animaux comestibles exigent que l’on se

serve d’outils spécifiques pour les tuer, les dépecer, les trancher. On

est là dans une dynamique bien plus martienne que vénusienne et l’on sait

que Vénus est associée au printemps- temps des amours et des

amoureux- ce qui est d’ailleurs illustré par le signe des Gémeaux

qui est en réalité un couple enlacé, vénusien et non mercurien (notonsq

que ni les maîtrises, ni les 4 Eléments n’ont vocation à nous informer

sur la symbolique zodiacale, cf le Verseau, signe d’air!)

C’est avec Mars que l’on développe les armes alors que Vénus se

contente- en principe) de ce dont dispose naturellement notre corps sans besoin

d’accessoires et d’outils.  La corrida, par exemple, exige le recours à

une épée, à des banderilles et au bout du compte, on y verse le sang

(et non le sperme)/ Faites l’amour, pas la guerre!

La Nature est vénusienne, elle n’a besoin de

rien d’autre que du Soleil tandis que les mauvaises saisons

(Mars est dit maléfique face à Vénus, bénéfique) recourent à toutes

sortes de procédés, ce qui est à la base du monde technologique.

Les problémes écologiques sont d’ailleurs liés tant à la consommation

de viande qu’à la dépense des énergies fossiles de notre sous sol

(l’Enfer, c’est ce qui est en dessous, « inférieur »).

Rappelons l’incongruité qu’il y a à placer Mars en bélier et Vénus en

taureau donc au sein d’une même saison et  -rebelote- Vénus en

Balance et Mars en scorpion, ce est bafouer la dialectique Mars-Vénus.

C’est là un des aspects incongrus du dispositif des doubles domiciles

tel qu’exposé dans la Tétrabible de Ptolémée (Ier Livre  IIe siècle de

notre ère)

Si les deux signes du taureau et du scorpion sont opposés, il n’est

pas concevable que les planétes qui les représentent se cotoient. Mais

n’est ce pas le cas des luminaires (Soleil et Lune) que les astrologues opposent

et qui occupent des signes consécutifs tant en domiciles qu’en

exaltations? Mais nous avons déjà abordé cette question en soulignant

que la ligne de clivage des domiciles était décalée d’un cran par rapport

à celle correspondant aux équinoxes, ce qui est aussi lié aux effets

de la précession des équinoxes.

Quid dès lors de la théorie des ères précessionnelles? nous avons

dénoncé une certaine sacralisation du Zodiaque ainsi opérée

par ses tenants qui fondent tout leur raisonnement-à l’instar

d’un Jean Sendy (cf son Ere du Verseau, ed R. Laffont)- sur

la succession des symboles zodiacaux sans se douter que

le Zodiaque dont ils se servent est lui-même perturbé par la

dite précession.

Le Livre d’Ezéchiel nous apparait comme une clef  majeure pour

accéder à une astrologie première. Non seulement, il s’articule sur les 4 « vivants » qui sont liés aux 4 étoiles fixes

royales (et aux 4 signes fixes) mais encore il pose la correspondance  (ch X) de l’analogie d’un jour pour un an. (Yom leShana), une sorte

de loi du Talion.

Mais nous ajouterons  que le monothéisme implique le choix, l’élection d’une seule planéte qui viendra tour à tour féconder les

4 étoiles fixes royales (Aldébaran, Régulus, Antarés, Fomalhaut)  comme cela ressort du Premier des Dix Commandements;

 » Tu n’auras point d’autre dieu en face de Moi »./ Or,  nous pensons  que Saturne correspond  à ce « dieu élu » parmi toutes les planétes  (

Septénaire)/

Enfin, l’importance que nous accordons au nombre 7 qui est le quart de la révolution de Saturne mais aussi  de la  Lune,(avec ses 4 stades, nouvelle lune, pleine lune et les deux demi-lunes) vient

s’accorder avec le septiéme jour de la semaine et de la Création.

Revenons un instant sur l’Ayanamsa.  Ce que l’on appelle habituellement ainsi c’est l’écart entre le début du printemps dans l’hémisphère nord et l’étoile de la constellation du  Bélier que l’on choisit pour point de départ du zodiaque « sidéral ». Mais  comme on

l’a vu,  il existe un décalage bien plus important qui se situe sur le plan symbolique entre l’Aigle qui correspond au printemps et qui

passe désormais à l’automne. Cela tient au fait que les constellations ont été nommées à partir d’un certain dispositif saisonnier

sans que l’on ait eu conscience de la précession des équinoxes, phénoméne aussi important que la prise de conscience de ce

qui distingue les planétes des étoiles.

 

 

 

JHB

08 11 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

07 11  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La Russie, son influence néfaste en Europe aux XXe-XXIe siècles.

Posté par nofim le 3 novembre 2014

La Russie, mauvais  génie  de l’Europe  moderne.

(1905-2014)

par Jacques Halbronn

 

Nous avons publié en 2002 un ouvrage (Ed Ramkat) qui touche à la Russie (Le sionisme et ses

avatars au tournant du XXe siècle) en ce qu’il traite notamment des Protocoles des Sages de Sion lesquels nous sont connus d’abord dans la langue russe, même s’ils sont inspirés de textes rédigés en français notamment.

On sait que les Protocoles ont été le vecteur d’une nouvelle forme de judéophobie. Mais par ailleurs, les

persécutions qu’ont subi les Juifs dès la fin du XIXe siècle auront certainement contribué à l’essor du

sionisme et encouragé la recherche de solutions d’accueil des Juifs dans une nouvelle « terre », étant donné

que leur arrivé dans d’autres lieux où vivaient des Juifs pouvait déjà en soi accroitre les tensions entre eux

et le reste de la société ( les « non-Juifs »). Herzl pensait surtout aux Juifs russes quand il rédigea son

Etat Juif et qu’il  prit la tête du mouvement sioniste, notamment par l’organisation à partir de celui de Bâle en 1997 de congrès.

A partir de 1905, les Protocoles sont publiés et  traduits du russe  en tchèque et en allemand dès 1909. C’est aussi en 1905 la guerre russo-japonaise qui conduit le Japon à monter en puissance, ce qui en fera trente ans plus tard l’allié de l’Allemagne et de l’Italie (Axe)

Mais on ne saurait ignorer la responsabilité de la Russie  tsariste  en 1914 et de l’URSS de Staline en 1939

dans le déclenchement des deux grands  conflits « mondiaux ».

En 1914, c »est le soutien à la Serbie contre l’Autriche Hongrie, à la suite de l’attentat de Sarajevo, qui provoquera une réaction en chaîne

du fait du mécanisme des alliances  En 1917, les Russes renonceront à la poursuite des combats, à la suite de la Révolution d’Octobre qui

renverse le « tsar de toutes les Russies ».

. En 1939, c’est le pacte germano-soviétique et l’invasion de la Pologne  qui en découle qui conduit la France à  déclarer la guerre à l’Allemagne.

On sait ce qu’aura été le stalisnime avec ses goulags et cette Guerre  Froide marquée par la menace nuclaire.  L’Allemagne est divisée en deux.  Le rideau de fer tombe sur l’Europe..

En 1947, l’URSS permet par son vote et celui de ses satellites de faire voter la partition de la Palestine et la création d’un Etat Juif. par résolution de l’Assemblée Générale.

En 1956, les Russes menacent la France et l’angleterre de frappes nucléaires s’ils ne se désengagent pas du Canal de Suez. (expédition à laquelel Israël est partie prenante)  En 1962, Krouchtchev est sur le point de déclencher un affrontement avec les Etats Unis avec la crise de Cuba, où des missiles soviétiques ont été installés.

En 1968, le « printemps de Prague » (Dubcek) est étouffé par les troupes du Pacte de Varsovie.

En 1989,   le « mur de Berlin » tombe et bientôt l’URSS va se décomposer. Mais la Russie ne renonce pas- au  XXIe siècle, à reconstituer son Empire: ce sont les incidents de Géorgie, puis de Crimée reprise à l’Ukraine (2013) sous Poutine.

On peut penser que sans les diverses initiatives de la Russie depui un siècle et plus,  l’Europe n’aurait pas eu à subir toutes les épreuves

que l’on connait.

 

 

 

JHB

03 11  14

 

 

 

 

 

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20e anniversaire d’une prévision réussie: 1994- 1995

Posté par nofim le 27 octobre 2014

Succès d’une prévision astrologique:  les grèves de décembre 1995

par  Jacques  Halbronn

Il y a 20 ans, nous publiâmes dans une brochure (de 17 pages)  intitulée « L’astrologie selon Saturne » (supplément au Bulletin de la SAF n°9) une prévision qui nous apparait comme une des plus convaincantes au bilan de l’école astrologique française du XXe siècle. Vingt après, il nous a semblé intéressant de mettre cettte réussite prévisionnelle en perspective tant sur le plan historique qu’astrologique et notamment au prisme d’autres prévisions en ce même domaine de l’astrologie mondiale.

Le texte de la prévision pour 1995 était le suivant (p.8) :

« Une échéance à venir et à deviner, le dernier rendez-vous avant l’An 2000 : Faut-il vraiment s’attendre à un événement important

remettant en cause le pouvoir ou débouchant sur des réformes sociales majeures comparable sà celles demandées par le Front

Populaire? Faut-il y voir une période de grèves très dures et durement réprimées? Un regain dans l’antisémitisme?. Il faut s’attendre en

tout cas à des événements rééditant certains des cas de figure apparus lors des passages précédents de Saturne en Béliet. 1995, année

de toute façon d’élection présidentielle comme en 1848. » On ne comprend ce texte qu’en prenant connaissance de toute la série de dates qui ont précédé l’annonce pour 1995 et qui balisent l’Histoire de France depuis 1789.(cf p. 5).

On abordera successivement la question de l’importance des événements  ainsi « annoncés » puis on se situera au prisme de la « science »

astrologique.

I  Décembre 1995. Un moment majeur de la mémoire collective.

« Notre pays, lisait-on, au lendemain des évenements, « a connu sa plus grande crise sociale depuis un quart de siècle » ((Le Grand Refus, cf infra)

Qu’on en juge par la bibliographie des ouvrages se référant explicitement à ce « ‘moment »: en voici quelques échantillons: (cf aussi

la bibliographie in   Faire Mouvementt, op. cit. pp. 275 et seq)?

Le grand Refus. Réflexions sur la grève de décembre 1995 Collectif Alain Touraine et al. Paris Fayard, 1996

Alain Guillerm:  Le luxemburgisme aujourd’hui. Rosa Luxemburg. La  grève de masse & les grèces de décembre 1995 Ed La Digitale 1996

Faire mouvemenr. Novembre-décembre 1995. Dir Claude Neveu, Michel Vakaloulis,  PUF  1998

S. Béroud, R. Mouriaux, M. Vakaloulis,  Le Mouvement social en France. Essai de sociologie politique   Ed. La Dispute, 1998

Le souffle de décembre. Le mouvement de décembre 1995 Continuités, singularités, portée, dir  S. Béroud,  R. Mouriaux,   Ed Syllepse, 1997

Sarah  Waters.  Social Movements in France. Towards a New Citizenship . Ed Macmillan, 2003

La presse étrangère (The Independent 06 12 1995) note ; »Paris faces the biggest protest since 1968″.

Dans Wikipedia, il est indiqué à ce propos :  « Les grèves de 1995 en France contre le plan Juppé de 1995 furent à leur époque les plus importantes depuis celles de Mai 68[1]. Le nombre moyen annuel de jours de grève en 1995 a été six fois supérieur à celui de la période 1982-1994[2]. Du 24 novembre au 15 décembre, des grèves d’ampleur ont eu lieu dans la fonction publique et le secteur privé contre le « plan Juppé » sur les retraites et la Sécurité sociale. Le mouvement social de l’automne 1995, souvent réduit à la grève des transports publics, très visible et fortement médiatisée, a concerné également les grandes administrations (La Poste, France Télécom, EDF-GDF, Éducation nationale, secteur de la santé, administration des finances, etc.). »

On est loin ici d’une prévision réussie relative à telle ou telle élection programmée de longue date  et rappelons que la cohabitation était déjà marquée par un  gouvernement de droite depuis 1993 (avec Balladur comme Premier Ministre de Miterrand). Nous avons remplacé ici la prévision de la guerre par celle de la grève et l’astrologie doit contribuer à sous-tendre une « sociologie de la grève ». Un des mots d’ordre était « Tous ensemble! » On parle du « mouvement de l’automne 1995′

On retiendra ici les textes parus dans « Faire Mouvement » (cf supra) en 1998. « L’action collective de novembre- décembre 1995 (…) représente un mouvement social marquant qui interpelle aussi bien le fonctionnement d’ensemble de l’espace social que l’exercice

ordinaire du pouvoir politique. (p.5)

« Le mouvement social surprend  les pratiques journalistiques   routinières par son ampleur, sa  durée, sa charge symbolique »( M. Vakaloulis)/ Ce qui est clair, c’est que cela perpétue à l’étranger une certaine image de la France où le « peuple »  est un acteur à part entière de la vie politique, par delà le canal des élections.

Il n’y a pas de différence sensible entre  l’automne 1995 et le « printemps arabe » de 2011., quinze ans plus tard (soit un demi-cycle de

Saturne). Il s’agit d’une dynamique, d’une action  collective,  d’une mobilisation (mouvement).

Alain Touraine écrit (in Le Grand Refus, cf supra, pp 11 et seq):  « comment expliquer  qu’une grève, menée par des salariés d’entreprises

publiques et par des fonctionnaires directement concernés par les projets du gouvernement ait entrainé des manifestations aussi

massives et une sympathie aussi large dans l’opinion et qu’elle ait signifié une rupture aussi profonde entre la population et les dirigeants? »

Pour notre part, nous y voyons l’expression d’une certaine lutte des classes qu’il importe de reformuler  : il s’agit là d’une opposition entre un ensemble qui ne fait sens que collectivement, massivement et  une élite qui se résume en fait à quelques personnalités. Ce qui nous fait songer à ce qu’enseignait dans les années soixante Maurice Duverger quand il distinguait partis de gauche, de masse et

partis de droite, de notables.

 

 

 

II  L’Astrologie et  le mouvement de 1995

Bien évidemment, dans la masse de commentaires à propos des dits événements, on ne trouverait aucune référence à l’astrologie en dehors des publications proprement astrologiques, tant l’astrologie est restée à part.

Vingt ans après,  nous  considérons que l’astrologie mondiale – la seule qui nous intéresse- a vocation à modéliser les tensions existant

entre la « population » (comme dit Touraine) et le  club fermé des « leaders ». On est là en face de deux « mystères ». Comment des individus isolés font-ils masse en certaines circonstances – probléme posé en effet par 1995- et comment tel personnage parvient-il, à lui tout seul, à affirmer son pouvoir sur la place publique? Deux questions distinctes en apparence mais qui selon nous relévent d’une dialectique

d’alternance,  s’inscrivant dans un seul et même modéle, à savoir le cycle de Saturne, c’est à dire d’une planéte unique.

Précisons que le modèle que nous utilisâmes et que nous avons entre temps amplifié ne correspond pas à la pratique astrologique

dominante, loin de là.  Pour la très grande majorité des astrologues, notre modéle est un OVNI et c’est pour cela qu’il est génant, d’autant plus s’il est validé.

Cependant, force est de constater que l’astrologie mondiale laisse beaucoup plus de liberté au chercheur que l’astrologie dite

généthliaque (thème natal etc) comme le montre un André Barbault  (né en 1921) qui lui aussi élabora un modéle tout à fait particulier et inédit, dans le cours des années soixante. (cf Les astres et l’histoire. Ed J. J. Pauvert, 1967), le dit modéle étant quant à lui constitué

à partir des 5 planétes les plus lentes (de Jupiter à Pluton)., ce qui ne permettait pas de parvenir à un modéle comportant des phases

régulières et égales comme le nôtre, de par l’entrelac des cycles.

On notera d’ailleurs que ce n’est pas ce modéle qui permit à Barbault de remporter ce qu’il appelle lui même son plus grand succés

prévisionnel, à savoir  l’importance accordée  dès 1952 (dans sa jeunesse)   au cycle de Saturne et de Neptune (de 36 ans) et à l’échéance conjonctionnelle de 1989 concernant la Russie. Rappelons que pour nous le cycle de Saturne était balisé, à l’époque, par son passage

approchant sur le 0° Bélier, soit dans les 20 derniers degrés du signe des poissons. Depuis,  nous avons modifié nos critères en nous

référant aux 4 étoiles fixes royales, totalement délaissées par le dit Barbault. Mais nos observations de l’époque restent valables même si l’explication astrologique en est changée.

En fait, notre modéle n’a nullement besoin d’un intervalle de 28 ans entre chaque échéance et  nous nous en tenons désormais à un cycle de 7 ans, ce qui signifie que la probabilité d’un mouvement social est assez forte si ce n’est qu’elle ne saurait se focaliser sur un seul et même pays mais bien au contraire  qu’elle peut varier géographiquement d’une fois sur l’autre. Le printemps arabe de 2011 illustre bien que l’on n »est nullement limité au retour de Saturne à la fin du signe des poissons (après son passage sur l’une des quatre

étoiles fixes royales, en l’occurrence Fomalhaut)

Dans la revue L’Astrologue (n° 113 Ier trimestre 1996), André Barbault situait après coup (p. 40) : « la tourmente sociale de la France (deux millions de gens dans la rue les 8 et 12 décembre et trois semaines de grèce dans les transports publics) » en recourant au « semi-carré Saturne-Uranus (qui) a accompagné le carré involutif Jupiter-Saturne » (« Du carré au sextile Jupiter-Saturne »)

Pour notre part,  nous pratiquons une astrologie très épurée et minimale, quitte à décanter les données brutes. Ce qui s’est passé en 1995 nous apparait comme singulièrement édifiant pour la pensée astrologique. Nous préconisons de renoncer aux planétes au delà

de Saturne, invisibles et inconnues des astrologues de l’Antiquité, ce qui va totalement à l’encontre de la méthode Barbault qui emboite le pas à l’astronomie contemporaine. Mais l’on connait les risques d’un tel pari quand on apprend que Pluton a été déclassé en 2006.

Paradoxalement,  notre astrologie développe des acquaintances avec le marxisme et l’on peut penser que si nous avons privilégié

l’étude des mouvements sociaux, c’était en référence peu ou prou à la Lutte des Classes. Alors que Barbault avait flirté au début des années soixante avec le communisme soviétique en lui prédisant un avenir radieux (-cf  1964. La crise mondiale de 1965 Ed Albin Michel, 1963) et un dépassement des USA pour 1965, nous en restons à une théorie cyclique aux rythmes brefs, qui relativise

ipso facto  tout risque de dérapage prophétique.

 

JHB

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Publié dans ASTROLOGIE, ECONOMIE, HISTOIRE, POLITIQUE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Repenser l’Histoire des femmes et du couple.

Posté par nofim le 24 octobre 2014

La place des femmes dans l’Histoire. Pour une approche quantitative. La sérendipité du couple.

 

par Jacques  Halbronn

 

 

La question de la place des femmes dans l’Histoire, au sens global du terme par delà l’aspect proprement politique, s’est heurtée à un

certain nombre d’obstacles  (épistémologiques) du fait que l’on aura voulu instaurer une sorte de symétrie, de calque, ce qui n’a pas lieu d’être. Nous voudrions insister ici, en effet, sur la nécessité d’un traitement quantatitatif plutôt que qualitatif du sujet. (cf  Les femmes

dans les sciences de l’homme (XIXe-XXe siècles)  Inspiratrices, collaboratrices ou créatrices?  Dir. Jacqueline Carroy, Nicole Edelman etc  Ed Seli-Arslan  2005, La place des femmes dans l’Histoire. Une histoire mixte  dir  Geneviève  Dermenjian etc ,  Ed Belin  2010)

Nous partirons d’une grille bien spécifique à savoir que les femmes agissent avant tout dans l’Histoire non pas individuellement mais

collectivement, ce qui conduit à une approche, une méthodologie,  nécessairement très différentes de l’Histoire des Femmes par rapport à celle des Hommes.

Il importe avant toute chose de souligner l’importance du processus de consommation dans le fonctionnement des sociétés. Tel produit se vendra largement et tel autre guère et il en est de même qu »‘il s’agisse d’électroménager, de littérature,  de beauté etc.  C’est le nombre qui fait qu’un produit « marchera  » ou pas. Le produit ainsi « élu » et en ce sens  isolé  sera paradoxalement  déterminé par le nombre, comme c’est aussi le cas de ce produit un peu particulier qu’est un candidat à une élection. Le un trouve sa légitimité de par le

nombre, de par l’onction du collectif, du consensus.

Dire que les femmes sont amenées et appelées à jouer un rôle majeur dans une telle dynamique élective nous semble devoir se placer

au coeur de toute Histoire des femmes. Mais cela ne va pas  sans certaines contradictions du fait que les femmes veulent le beurre et

l’argent du beurre, en affirmant avoir le « droit » de se situer des deux côtés de la barrière, tant du côté des électeurs que des  (heureux) élus.

Autrement dit, une femme qui tente de se placer  dans une posture  « solitaire » nous pose probléme. Encore ne faut-il pas  se payer de mots. Quand on parle de « création », qu’est-ce à dire? On peut imaginer des centaines de femmes qui « créent »  à l’instigation de tel ou

tel « maitre ». Pour nous, le véritable créateur est celui qui fait école, ce qui implique un décalage diachronique. Il doit se présenter en

premier, chronologiquement. On ne saurait en aucun cas ignorer ici le facteur Temps, le « chrono ». En aval du  temps du créateur, on

trouvera- dans un deuxiéme temps,  un grand nombre de « disciples » et on retrouve bien la dialectique de l’un et du pluriel. On retrouve donc ici le nombre et il importe peu que dans un cas l’on ait des « consommatrices », des « électrices » ou des « imitatrices ». Dans tous les cas de figure, l’on est en mesure de percevoir un processus de convergence, comme pour une aimantation. L’observateur  honnête ne

saurait s’y tromper. Autrement dit,  si les femmes convergent vers tel ou tel personnage, on peut certes soutenir que ce sont elles

qui signalent et entérinent son existence mais il s’agit, en tout état de cause, bel et bien, d’un phénoméne de fascination collective, dans tous les cas de figure, des plus  basiques aux plus  sophistiqués. En ce sens, on dira que les femmes « suivent », « poursuivent » un homme

et que ce qui importe ce n’est pas l’action de telle ou telle femme mais bien celui d’un grand nombre de femmes. La femme n’existerait

historiquement que collectivement et c’est d’ailleurs, paradoxalement, pour cela qu’elle revendique son individualité qui nous apparait, pour parler comme Freud, comme un « manque », une « absence » dont  la femme  ne cesse d’être en quéte. Ce « moi » introuvable et qui nous fait penser à cet oeil que les Gorgones devaients se partager.  » Eschyle  écrit  en effet  qu’elles n’avaient qu’un seul œil et une seule dent à elles trois.   Rappelons que c’est Persée qui les vainquit en tranchant  la tête de Méduse, l’une des Gorgones. En ce sens, on pourrait qualifier de Persée  ceux qui s’en prennent aux femmes lesquelles ne sont jamais plus redoutables que lorsqu’elles sont en nombre et qu’elles sont soudées.

Ce qui contribue à « souder » (en  faire l’unité à partir du pluriel » et en ce sens, l’on dire que grammaticalement, les  femmes correspondent au pluriel et les hommes au singulier), c »est le fait de dire la même chose, de tenir les mêmes propos, grâce notamment au  texte que l’on recopie et que plus tard l’on imprimera ou photocopiera. Face à ce « front » commun, les hommes avancent souvent en

ordre dispersé, vu qu’ils n’ont guère de goût pour se copier, se plagier les uns les autres. C’est leur talon d’Achille!

Les femmes savent que par leur aptitude à converger, elles détiennent les clefs du succés des hommes, qu’elles « font  » (et défont))  les rois, et les sondages d’opinion, l’audimat ne peuvent que renforcer ce pouvoir de la rumeur. .

Nous avons pu noter que dans bien des milieux,  le poids économique des femmes était considérable du fait du nombre d’inscrits, de clients. L’Union fait leur force mais cette union n’est pas forcément consciente. Elle s’observe de facto quand on « photographie » la composition d’une « salle », d’un « public ». Sans les femmes, bien des rencontres ne seraient pas viables  et ne sauraient être qualifiées de

« succés ». On entend ainsi des organisateurs se pavaner parce qu’ils ont su rassembler 500 personnes dont 90% sont des femmes. La réussite sociale passerait donc par les femmes.

On est donc fort surpris d’entendre  les femmes se plaindre de ce que l’on dresse des obstacles pour les empêcher d’atteindre  les sommets de la reconnaissance (comme le Prix Nobel, la médaille Field). C’est qu’il semble bien qu’une femme ne soit pas en mesure de mobiliser les foules, au sens où nous l’avons entendu plus haut.  On rappellera qu’en électricité, il y a des prises dites mâles et d’autres femelles. Autrement dit, la dualité nous apparait comme une nécessité, ce qui rend absurde l’idée même de vouloir y

mettre fin.

Que serait-ce donc qu’une Histoire des Femmes? Cela se rapproche assez d’une certaine « Nouvelle Histoire », faisant appel aux sciences sociales, aux statistiques.  (Ecole des Annales). Cette idée d’une conscience féminine collective n’est peut être pas si facile à assumer pour les femmes elles-mêmes. En fait, nous dirons que les hommes partent de l’individuel pour aller vers le collectif et que les femmes partent du collectif pour parvenir à affirmer leur individualité, en s’efforçant de montrer à quel point elles différent toutes les unes des autres, par tel ou tel détail, ce qui conduit à des discussions byzantines sur la   » valeur ajoutée » de telle  femme à l’oeuvre de tel ou tel homme, ne serait-ce que par le biais de l’interprétion d’une même oeuvre musicale ou d’un même texte.

Si l’on examine le contenu des « histtoires de femmes », il est question de ce qu’ont fait les femmes  à telle ou telle époque, sous telle ou telle latitude mais rarement dans une perspective de complémentarité. On a l’impression que l’on veut avant tout nous raconter comment

les femmes ont « empiété », avec plus ou moins de bonheur,  sur le territoire des hommes.

Pour notre part, nous serions assez proches de Marx quand il souligne – ce qui n’a pas forcément été signalé comme il se devait- à quel  point les femmes sont vouées à  s’affirmer au sein du prolétariat et notamment du fait du progrès de l’industrie, c’est à dire des techniques.

Ce que Marx appelle -avec Engels- la Lutte des Classes ne serait-ce  pas  une « guerre »  des Sexes?  Quelque part, le progrès technique aura ouvert une porte aux femmes tant et si bien qu’il est bien difficile de dissocier la condition des femmes de celle des « machines », de la division du travail  qui permet à tout un ensemble de ne faire qu’un au final. Les femmes sont en effet dans une problématique unitaire

transcendant la pluralité par le biais d’un appareillage commun et partagé.(cf notre ouvrage en ligne aux Editions Eric Le Nouvel)

Hommes et femmes ne vivent pas dans des mondes séparés ou paralléles comme cela semble parfois ressortir de la lecture de telles « histoires ». L’histoire des femmes ne se réduit pas à celle de leurs « conquétes », à la façon dont elles « sortent » de leur « condition »! (cf  Jean-Paul Rouc. La femme dans l’Histoir et les mythes, Paris, Fayard,  2004). Chaque « genre » a besoin de l’autre pour exister. Les femmes ne peuvent paradoxalement se réunir que grâce aux hommes, à leurs oeuvres – qu’ils soient morts ou vivants. Les hommes ont besoin des femmes pour se départager comme les spermatozoïdes par rapport à l’ovule. Il est notamment essentiel que les femmes soient concernées

par l’ici et maintenant et ne s’accrochent pas à des hommes du passé, comme c’est trop souvent le cas, dans tant de domaines, et notamment dans le culturel.

Nous avons déjà dénoncé  un tel syndrome: les femmes préférent reconnaitre le génie des hommes d’hier et nier celui des hommes qui sont leurs contemporains.  Tout se passe comme si les femmes pariaient sur une sorte de décadence qui nous rendraient tous égaux, hommes et femmes,  pouvant enfin communier dans la « culture » d’un glorieux passé qu’elles seraient particulièrement douées pour

réactiver et  faire revivre par de nouvelles interprétations et traductions. Le culte de Jésus (christianisme)  nous apparait comme faisant plus sens pour les femmes que pour les hommes puisque c’est un homme qui est l’objet d’adoration. En ce sens, les femmes ont bel et bien

un culte des « grands hommes »  du passé  et cela explique pourquoi en dépit de ces « histoires des femmes », la culture des femmes au XXIe siècle est  avant tout articulée sur les oeuvres d’hommes et non pas de femmes., que ce soit dans le domaine de la philosophie, de la musique, de la peinture, de l’économie, de la politique.

Il est au demeurant fâcheux que les femmes d’aujourd’hui

reprennent à leur compte d’anciens consensus au lieu  d’en constituer de nouveaux.

En quelque sorte, notre époque actuelle serait une sorte de noman’s land et ce n’est qu’à ce prix, qu’hommes et femmes pourraient coexister, du fait d’une sorte de castration; d’asséchement,  du génie humain qui ne serait plus qu’un « has been », l’homme ne servant plus qu’à aider à la procréation, du moins jusqu’à nouvel ordre!

Marx avait recommandé les « communautés » de femmes (Manifeste, 1848) et ne semble pas avoir beaucoup cru au couple.

En vérité, le couple ne serait-il pas  une institution qui péche du fait même que l’on est dans un rapport d’un à un alors que l’on devrait être dans un rapport de l’un au multiple?.  Selon une formulation qui peut choquer, nous  avons le cas des femmes avant la ménopause et après. Avant,  il faut peu d’hommes pour féconder beaucoup de femmes (polygamie) et après, il faut peu de femmes pour satisfaire  sexuellement beaucoup d’hommes (polyandrie). Le couple donne une image déformante du rapport hommes-femmes dans la mesure où la procréation si elle exige un rapprochement ponctuel entre les deux sexes n’implique pas pour autant une quelconque exclusivité ad aeternam .  Le couple pose probléme en ce qu’il place chaque homme sur un piédestal, ce qui contribue à discréditer l’idée même de

« supériorité » des hommes. Un homme seul face à une femme seule serait ainsi  une impropriété. En effet,  les seuls hommes qui nous intéressent ici, sont ceux qui sont en mesure de rassembler. Le couple ne serait-il  alors qu’un lot de consolation pour les hommes laissés pour compte.? Or,  si l’on observe le phénoméne du couple sous l’angle de la créativité et de la sérendipité,  il apparait tout au contraire que la construction du couple satisfait un besoin de création et pas seulement de procréation.  Former un couple – dans tous les sens du terme- c’est générer quelque chose qui aurait fort bien pu ne pas exister, qui relévé plus du hasard que de la nécessité et l’on peut dire que

la créativité de la plus grande partie des hommes se manifeste dans cette élaboration du couple et en sa « maintenance », son « maintien ».

On ne sera donc pas surpris de voir des esprits très créatifs rester fidéles à l’idée de couple . On pense au couple emblématique  formé par Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. La multiplication des ruptures, des divorces s’expliquerait selon nous par le fléchissement sinon le déclin du sens de la sérendipité laquelle nous parait au coeur de l’évolution humaine en ce qu »elle est un garant de biodiversité. Le couple, on l’a montré,  n’est pas « naturel » mais « culturel », il reléve de la « seconde nature »,  d’une démarche que l’on peut qualifier d’artistique. Nous nous opposons à ceux qui veulent expliquer l’humanité par le seul fait de son environnement terrestre et/ou cosmique alors qu’il est évident que les hommes ont  fait des choix, ont « sélectionné » parmi les « compossibles » de façon arbitraire et ce faisant ils ont en quelque sorte enrichi le réel. D’aucuns prennent un malin plaisir à  ne pas prendre ce que les hommes instaurent au sérieux au regard et au prisme des sciences « dures » mais pour nous, Humanité,  ce que nous établissons, constituons (constitution, contrat)  mérite bel et bien le statut de ‘réalité ». On peut dire qu’il y a  de la « magie » dans le couple, au sens traditionnel du terme, voire du « miracle ». L’Homme est certes issu de la « Nature » à son origine mais il s’est surtout construit contre elle, en l’instrumentalisant, c’est à dire à la percevant à sa guise, comme bon lui semblait. Il ne faudrait pas au nom d’un certain scientisme minimiser cette faculté de créativité sociale qui est en résonance avec l’idée de novation, de transmutation (de mutation). On se demandera si le couple, in finé, en tant qu’oeuvre à accomplir, à ériger, ne fait pas plus sens pour l’homme que pour la femme et l’on rappellera que la majorité des demanndes de divorces émane des femmes comme si, quelque part, elles avaient conscience  que l’idée même de couple était déjà en soi une victoire masculine,

une satisfaction de l’orgueil prométhéen  du mâle.  En ce sens, rejeter le couple, le « nous », ne s’apparenterait-ce point à une forme de castration (rupture, coupure)? Quelque part,  la sérendipité reléve de la force de la croyance. Ce que les hommes croient, décident de croire,  finirait par exister bel et bien.  Porter atteinte au couple apparaitrait alors comme une  blessure narcissique qui met en branle

toute la dynamique créatrice de la personne et en cela  notre rapport au couple  constituerait un enjeu majeur pour la confiance que nous pouvons développer en nous-mêmes, en notre « pouvoir » sur le monde.

 

Bibliographie

Pascal Duret Le couple face au temps,  Paris, Armand Colin 2007

Jean-Claude Kaufmann  Sociologie du couple. Que Sais- je?  PUF 1993

Tony Anatrella,  Epoux, heureux époux. Essai sur le lien conjugal. Paris, Flamamarion, 2004

Hubert Jaoui,  Laura Bulleri,  J’aime mon couple et je le soigne. Amour, sexe et créativité.  Paris, Dunod, 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

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