La chronologie interne à l’oeuvre d’art

Posté par nofim le 6 novembre 2013

Etudes sur le symbolisme. Chronologie externe et chronologie interne.

Par  Jacques  Halbronn

 

 

L’astrologie semble avoir perdu le fil du symbolisme qu’elle véhicule entendons par là qu’elle a bien du  mal à circonscrire la chronologie interne par opposition à la chronologie externe.

Ce que nous entendons par chronologie externe est la recension de ses manifestations successives, selon un modèle plus ou moins invariable quant à son contenu. En revanche, par chronologie interne nous  considérerons  l’agencement de l’œuvre en tant que telle, sa diachronie structurelle en quelque sorte, selon quel ordre est-elle organisée. Dans les deux cas, la chronologie peut avoir été perturbée.

La question de la chronologie interne nous parait avoir été sensiblement moins abordée que celle de la chronologie externe, tant il est vrai que nous ne cherchons pas  nécessairement une chronologie sauf si celle-ci est clairement signalée et annoncée comme dans le cas d’un récit, d’un roman, d’un poème ou d’une musique. C’est dans le domaine pictural que la notion de chronologie interne est la plus obscure. Tant et si bien que l’on ne se croit nullement invité ni obligé à mettre celle-ci en évidence et ce d’autant qu’elle ne s’y trouve pas  forcément. Dire que tout tableau comporte une chronologie interne faisant pendant à une chronologie externe semblerait singulièrement exagéré voire inapproprié.

Cependant, nous ne sommes pas loin de penser que la fonction initiale du tableau est d’agencer une série d’images, selon un certain ordre, ce que nous rendent souvent les triptyques. Le tableau serait un aide-mémoire, un mode d’emploi, un processus à suivre de bout en bout, chaque chose en son temps.

Durant ces derniers siècles, la quête du sens géographique du tableau a été occultée au profit du sens en tant que signification, toute géographie impliquant du temps pour la parcourir à l’instar d’une carte routière, l’idée d’ubiquité étant l’exception qui confirme la règle. Mais Auguste Rodin, le sculpteur a développé des thèses qui nous rappellent que l’on peut représenter le mouvement à des stades successifs par la peinture, ce que ne permet pas le cliché photographique. (cf. L’Art, entretiens réunis par Paul Gsell, Paris, Grasset, 1911 (pp. 69-116). C’est ainsi que dans le célèbre tableau de Watteau, sous la Régence, l’Embarquement pour Cythère, Rodin y voit une représentation des trois étapes successives de la séduction, exprimées selon les principes de la simultanéité médiévale, grâce aux trois couples du premier plan2. Le tableau pourrait alors se lire ainsi, de droite à gauche : Rodin en donne la description suivante :

«  Ce qu’on aperçoit d’abord (…) est un groupe composé d’une jeune femme et de son adorateur. L’homme est revêtu d’une pèlerine d’amour sur laquelle est brodé un cœur percé, gracieux insigne du voyage qu’il voudrait entreprendre. (…) elle lui oppose une indifférence peut-être feinte (…) le bâton du pèlerin et le bréviaire d’amour gisent encore à terre. À gauche du groupe dont je viens de parler est un autre couple. L’amante accepte la main qu’on lui tend pour l’aider à se lever. (…) Plus loin, troisième scène. L’homme prend sa maîtresse par la taille pour l’entraîner. (…) Maintenant les amants descendent sur la grève, et, (…) ils se poussent en riant vers la barque ; les hommes n’ont même plus besoin d’user de prières : ce sont les femmes qui s’accrochent à eux. Enfin les pèlerins font monter leurs amies dans la nacelle qui balance sur l’eau sa chimère dorée, ses festons de fleurs et ses rouges écharpes de soie. Les nautoniers appuyés sur leurs rames sont prêts à s’en servir. Et, déjà portés par la brise, de petits Amours voltigeant guident les voyageurs vers l’île d’azur qui émerge à l’horizon»

On a donc là un bel exemple de ce que nous appelons la  « chronologie interne » d’un document.  Si l’on étudie les Très Riches Heures du Duc de Berry (Renaissance  1402-1610 : deux siècles de splendeur dans l’Art en Europe   Stefano Zuffi, Ed Gründ, 2003, pp. 24-27), on est en présence de douze tableaux qui se succèdent selon une chronologie qui suit de près le cycle des saisons tel que les sociétés humaines la vivaient, au début du XVe siècle. Selon nous, le symbolisme zodiacal pourrait en grande partie être constitué de fragments d’un tel tableau à douze volets. On notera cependant que la plupart des astrologues seraient bien incapables de rattacher, au niveau des images, de l’iconographie les signes et les mois. Ils se contentent d’affirmer qu’il y a un rapport mais cela ne va pas plus loin. Parfois, même, ils croient que c’est l’iconographie des mois qui serait inspirée de celle des signes zodiacaux. Se pose en effet un problème de chronologie externe du fait que l’on n’a pas retrouvé, semble-t-il, une iconographie des mois antérieure à celle du zodiaque. Mais l’on sait à quel point ce qui est conservé du passé est lacunaire et doit être reconstitué à partir d’éléments plus tardifs.

Mais ce sur quoi nous entendons insister c’est sur le fait que nombre de documents doivent être interprétés dans une perspective de chronologie interne, c’est-à-dire en mouvement, comme le proposait Rodin en 1911. On pourrait parler d’un structuralisme diachronique, d’une approche archéologique, avec la mise en évidence de strates successives. L’astrologie n’est pas, contrairement, à ce qu’affirment tant d’astrologues un savoir intemporel, dont toutes les composantes (hormis et encore les planètes transsaturniennes) seraient contemporaines et formeraient système mais bien un ensemble qui s’est formé par états successifs (chronologie externe) d’une part et de l’autre dont les différentes strates sont traversées par une certaine cyclicité. (Chronologie interne)

Il ne suffit pas notamment d’affirmer que le zodiaque est cyclique mais de prendre conscience que par le fait même, il  se déploie dans le temps et cela vaut également pour le cycle des 12 maisons (en 24 heures) Où voulons-nous en venir ? A la constatation que l’interprétation du thème natal a connu une évolution (qui relève de la chronologie externe) et qui affecte la perception même de la structure zodiacale (chronologie interne) et donc du thème natal. Autrement dit, à un moment donné, l’astrologue ne peut considérer qu’un fragment du thème et non la totalité du thème, à savoir la partie du thème qui est actualisée alors. Or, force est de constater que l’habitude, la coutume, se sont prises de présenter le thème natal de façon intemporelle comme une structure  qui ne serait plus en mouvement.

Certes, nous savons que les astrologues par le jeu notamment des transits s’arrêtent, ç un moment donné, sur les secteurs de l’horoscope qui sont « aspectés » par les planètes concernées. Mais cela ne les empêche pas pour autant de se livrer  à l’exercice obligé du portrait astrologique qui mobilise la totalité des planètes, du zodiaque, des maisons et c’est bien là que le bât blesse car cela ne respecte pas la chronologie interne du dispositif.

Il existe des « roues » astrologiques qui sont désormais assez bien connues (une des premières attestations au XXe siècle figure, selon nous, sur la page de titre de l’Almanach astrologique, en  1931  Ière année, Paris, Chacornac, à partir  d’une figure   d’Erhard Schön  1515). On y trouve, au sein d’un même document, les  représentations des maisons, des signes et des planètes en cercles concentriques (cf.  Recherches sur l’Histoire de l’astrologie et du Tarot, avec l’Astrologie du Livre de Toth, Ed  Trédaniel-La Grande Conjonction, 1993, pp. 48 et seq). L’idée de lire un « thème »  comme représentant ce qui se passe dans la tête d’une personne à tout moment est une aberration. Il est essentiel de situer ce qui va activer et ce qui sera désactivé à un moment donné. Or, il ne nous semble pas que les astrologues indiquent ce qui est « désactivé » notamment lors de la consultation ou quand ce qui est désactivé sera réactivé et vice versa, selon une approche dialectique capitale : on ne vit pas au même moment l’Hiver et l’Eté, le Midi et le Minuit. Comment expliquer une telle déperdition de sens, d’information ? Nous pensons que cela s’expliquerait par un phénomène beaucoup plus large à savoir le fait que les homme ont perdu la faculté de capter le mouvement dans les arts plastiques, comme l’a montré Rodin, il y a cent ans, pour la peinture comme pour la sculpture et ce depuis des siècles. Georges Colleuil a préconisé un référentiel de naissance (Tarot L’Ile au trésor) à partir de correspondances tarologiques mais c’est l’idée même de thème natal qui fait problème dès lors que le thème n’est pas dynamisé et activé pour une certaine durée. En réalité, nous pensons même que l’on peut totalement se passer du thème natal individuel et considérer les choses du point de vue d’un cycle universel qui  vaudrait pour tout le monde, phase après phase, d’autres facteurs extra-astrologiques venant apporter toute la diversité nécessaire….Pour notre part, tant qu’à faire, s’il faut s’intéresser à la divination, nous pensons que la meilleure formule reste encore le « tirage » ponctuel et certainement pas de se référer à un « thème » quel qu’il soit. Ce tirage ponctuel peut heureusement venir compléter le « sondage » astrologique universel en permettant une contextualisation et une individualisation. C’est cette dimension de fixité qui nous apparait comme le problème numéro un de l’astrologie actuelle. En ce qui concerne les tempéraments, la caractérologie,  on peut tout à fait y recourir à condition toutefois de ne pas les déterminer et les attribuer au vu du thème natal, mais comme un paramètre qui peut éventuellement jouer quelque rôle.  Ce qui nous semble le plus insupportable, c’est le panachage des  signes, des planètes, des maisons alors qu’à un moment donné, seul une partie du symbolisme doit entrer en ligne de compte, sur la base d’une chronologie interne du système.

 

 

JHB

6. 11  13

 

 

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Les réactions perverses à l’antisémitisme et à la misogynie

Posté par nofim le 10 octobre 2013

 

 

Les réactions pathologiques à l’ »antisémitisme » et à la « misogynie »l

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Il importe de distinguer entre les attaques concernant des catégories et celles qui visent telle personne en particulier. On s’intéresse certes aux antisémites, aux misogynes, aux homophobes, aux xénophobes, aux « anti-astrologues »  etc. mais cela alimente souvent des  formes de harcèlement s’adressant à une personne en particulier, et qui trouvent précisément prétexte du fait d’attaques proférées à l’’encontre de tel ou tel groupe.  C’est le problème de la paille et de la poutre. (cf. l’article de Catherine Maillard, « Harcèlement moral »)

La  thèse que nous défendons ici  peut sembler paradoxale voire provocatrice en ce qu’elle met en garde contre les réactions à des textes qualifiés d’antisémites ou de misogynes et autres  « anti » lesquels justifieraient certains passage à l’acte à l’encontre de leur auteur. Car a priori ceux qui s’attaquent à ces « anti » ont Bonn conscience, ils défendent une bonne cause et s’en prennent à des personnes dont elles supposent qu’elles ont « mauvaise conscience » de par le propos proférés sur tel ou tel groupe, y trouvant là des victimes toutes désignées pour subir un certain harcèlement moral..

.Il importe de signaler le décalage entre une attaque concernant un groupe et celle qui touche à une personne en particulier, l’une devenant le prétexte pour l’autre. La question est en effet : comment légitimer une attaque personnelle directe  par le fait que telle personne s’en soit pris à une certaine population. On perçoit la dissymétrie des deux situations.

Dans un cas, on ne vise personne en particulier mais la personne qui va réagir ne s’en sent pas moins visée, du fait qu’elle appartient au groupe concerne. Elle s’ »en explique par un sophisme : ce texte s’attaque aux femmes, je suis une femme, donc ce texte s’attaque à moi, donc je réagis à l’encontre de  l’auteur du texte « ad hominem ».

C’est ainsi que nous pensons que l’antisémitisme est l’occasion de libérer l’agressivité de certains  Juifs à l’égard de telle ou telle personne, que la misogynie l’est pour  justifier l’agressivité de certaines femmes et ainsi de suite. La position « anti » apparait donc comme un stigmate déterminant une sorte d’état de légitime défense, où tous les moyens sont permis. La stratégie est donc de se trouver des ennemis, du fait de notre appartenance identitaire. Telle personne qui a tenu tel ou tel propos va ainsi devenir  notre cible qu’il n’y aura pas de raison de ménager alors que cette personne ignorait totalement notre existence et ne pouvait s’être pris à nous spécifiquement. C’est là qu’il y a une certaine perversité.

Au lieu de répondre aux arguments avancés par l’auteur des propos incriminés, on s’autorise à l’insulter, à le diffamer en en faisant une affaire personnelle. Cette agressivité que l’on peut ainsi assouvir impunément  a besoin de s’adresser à une personne en particulier pour produire une certaine satisfaction chez le harceleur, dans un rapport qui s’apparente à une forme de sadomasochisme.  On s’en prend à quelqu’un qui nous a, en quelque sorte,  attaqués en tant que membre de tel  groupe, donc en tant que victime, l’on réagit comme il se doit contre l’attaquant comme si celui-ci s’en était pris à nous personnellement. On introduit ainsi une forme d’intimité qui n’avait pas lieu d’être en basculant du général au particulier Et puis l’avantage de cette posture, c’est qu’elle ne se situe plus cette fois dans les généralités mais vise bien une personne clairement désignée et à laquelle on va s’intéresser de très près et sous tous le sangles possibles.On en fait une affaire personnelle.

Ce type de perversion consiste à s’en prendre à des personnes qui ont tendance à généraliser, à  dépasser les cas particuliers et précisément, c’est un de ces cas particuliers qui se veut être un grain de sable pouvant enrayer la belle construction intellectuelle. Cela n’exclut pas d’ailleurs le rappel de telle ou telle appartenance jugée problématique de la victime. On signalera par exemple, en passant,  qu’il est Juif ou homosexuel. On peut ainsi parler d’une instrumentalisation  des textes d’ordre général à de fins de harcèlement moral personnel. Tout auteur de pamphlet contre telle ou telle catégorie peut ainsi devenir la proie d’une personne en particulier qui s’en prendra nommément à lui parce qu’elle  se sera sentie  attaquée. On peut imaginer  le glissement : on écrit un texte qui vise des millions de personnes et l’on se trouve en face de quelques personnes  faisant partie d’une large population et qui vous en veulent à mort dans un rapport de personne à personne, ce qui dénote d’ailleurs ce ces gens-là une certaine difficulté d’abstraction qui les aurait protégés contre de telles dérives !

Nous avons toujours pensé que les réactions aux mises en cause collectives  pouvaient produire des comportements pathologiques au sein des populations visées. On pense tout particulièrement aux femmes  face à des propos jugés misogynes, à tort ou à raison et qui se lâchent carrément face aux auteurs concernés, et d’une façon totalement disproportionnée. Il y a d’ailleurs une certaine logique à un tel comportement dans la mesure où l’on entend ainsi s’en prendre à la cause du « mal », qu’il importe de vilipender à n’importe quel prix. Notons que cela peut aboutir à des procès en diffamation à l’encontre de tel membre d’un groupe visé. Car comment pourrait-on juridiquement, mettre en parallèle une attaque contre un groupe et une attaque contre une personne ?

Les choses deviennent  plus complexes à analyser quand les attaques contre un groupe visent un chef d’école dont le nom est prononcé. Mais dans ce cas, du moment que l’on s’en prend aux travaux sous-tendant le dit groupe, on ne saurait mettre ces attaques  concernant tel auteur sur le même pied que les attaques personnelles qui ont été évoquées.  Toute la différence est dans le recours à la diffamation, à l’insulte, à l’injure, à la calomnie qui tiennent lieu d’argumentation et qui débordent largement du domaine visé et concernent notamment sa vie privée ou son état mental dans le genre « ‘il faut être fou pour tenir de tels propos d’ordre général ». « L’auteur doit avoir été traumatisé » et ainsi de suite.

 

 

*JHB

10. 10  13

 

 

J

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La question de la sensibilité aux astres

Posté par nofim le 7 octobre 2013

 

 

Unicité et multiplicité en Astrologie

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Le principe  d’un cycle unique est en train de s’imposer à nouveau  après une parenthèse d’une vingtaine d’années, depuis que l’indice cyclique de Barbault  a  été  déconsidéré -c’est le cas de le dire (sidus: astre) car nous pensons que l’idée d’un cycle unique mise en avant par Barbault  sous le nom de Loi fondamentale de l’astrologie mondiale est incontournable même si sa mise en œuvre  n’était pas appropriée ni sur le plan théorique de  sa conception  ni sur le plan pratique de son application. Des Etats Généraux de l’Astrologie devraient se réunir pour statuer sur  le projet « Cycle unique en Astrologie » qui est plus que jamais à l’ordre du jour.

En effet, comment l’astrologie – ce que Barbault avait bien compris au milieu des années soixante – voilà donc déjà près d’un demi-siècle- pourrait-elle se faire entendre dans la cacophonie de tous ces cycles qui partent dans tous les sens – avec toutes les acceptions du mot sens?  Combien de solutions  existe-t-il?

Soit l’on reprend l’idée de Barbault d’une sorte de coefficient « global » intégrant des données astronomiques très diverses et quelque peu hétérogènes même si elles relèvent toutes du même système solaire, soit l’on introduit des  notions de « dominante » sur la base de valorisations d’ordre proprement astrologique (astres plus ou moins aspectés, dans leurs domiciles, angulaires et tutti quanti). Ces deux approches passant inévitablement par l’informatique. Et puis il y a bien entendu notre démarche sous le nom d’astrocyclologie qui correspond à un mode d’application des plus simples mais qui exige un travail théorique, en amont, qu’il faut assumer pleinement. Ce qui débouche sur le choix d’une seul et unique planéte qui garde sa vitesse de révolution nominale, comme 28 pour Saturne, 12 pour Jupiter et ainsi de suite, en renonçant à une autre trouvaille  de Barbault (à la suite de son frère) qui est celle du biplanétarisme. Mais rien n’interdit que l’on vienne proposer un cycle biplanétaire comme cycle central/ Ce qui se fit avant l’An Mille, avec le cycle des conjonctions  Jupite-Saturne qui impressionna considérablement les historiens comme Jean Bodin, à la fin du XVIe siècle.. Est-ce que cela pourrait être le cycle de 36 ans du couple Saturne-Neptune qui aura connu son heure de gloire au début des années 90, à la suite des événements à l’Est de l’Europe? Oui, à condition, bien évidemment, de ne pas limiter son impact à une région du monde bien délimitée.  Il y aurait donc en gros quatre options en présence, en confrontation pour prétendre unifier  le discours astrologique en matière de cyclicité.

Mais d’autres questions se présentent à nous, à savoir l’usage optimal que l’on peut attendre et envisager d’un cycle unique. On peut avoir le « bon » cycle mais pas la bonne application. Quel type d’évènement un tel cycle serait censé traiter principalement? Barbault avait proposé un embrasement généralisé en cas de multiplication des conjonctions constitutives de son cycle unique. Nous pensons que le phénomène conjonctionnel  peut se produire très largement tout en se manifestant des façons les plus variées selon les contextes. L’astrologue doit être capable de rapprocher des séries de données et n’a pas à attendre la formation d’un phénomène unique sur le plan des effets même si la cause est fondamentalement la même? Par ailleurs, nous avons montré qu’en aucun cas une conjonction n’avait vocation à  rendre compte de l’effondrement d’un empire, d’une entité et que cela était au contraire  le cas lors du passage à vide du cycle unique, quand la planéte centrale (en l’occurrence Saturne en astrocyclologie) est au maximum de son élongation par rapport à une des étoiles fixes qui balisent son cycle. En effet, un des grands défauts structurels du travail de Barbault, et ce d’une façon générale, est d’avoir fait l’impasse sur les repéres sidéraux que sont les étoiles fixes , l »autre type de repéres étant constitué des axes équinoxiaux et solsticiaux (ce qui reveint à recourir au Zodiaque tropique), tous deux utilisés en astronomie…

SElon nous, le créneau sur lequel l’astrologie peut se révéler la plus utille concerne le fonctionnement des sociétés et donc la cyclicité de celui ci. Là encore, la recherche d’unicité nous conduit à désigner une applicaion principale au lieu de nous disperser dans toutes sortes de directions. Ajoutons que le regard qu’apporte un tel cycle unique ne doit pas nécessairement coincider avec les représentations en vigieur tant chez les historiens que chez le socologues et autres politologues.  Ce serait trop beau. Autrement dit, l’astrologie peut se présenter en position de proposer un nouveau regard sur le monde, non pas seulement par les moyens utilisés mais auss par les résultats obtenus. Pour cela, il faut que l’astrologue croie au systéme dont il se sert. Sinon, il se contentera de tenter d’aligner son astrologie  sur des « faits » qu’il admet comme définitivement acquis, ce qui est une absurdité épistémologique. Le cycle unique doit devenir un outil privilégié  d’investigation pour les sciences humaines, c’est à dire correspondre à un manque, à une attente de la part des dites disciplines. Il est vain de tenter de montrer que l’astrologie recoupe des représentations en vigueur, ce qui est d’autant plus évident dans le domaine prévisionnel, on s’en doute..

La position stratégique de l’astrologie tiendra, à l’avenir,  à la simplicité même de son modéle et à la constance de sa formulation et de  son usage. Or, l’équipement actuel de l’astrologie ne peut servir qu’à expliquer après coup les événements, ce qui se fait à partir d’un entrelacs de cycles  qui est tout le contraire  dont on n’a plus à montrer l’inanité démonstrative, vu qu’on ne sait jamais ce que l’astrologue va sortir de son chapeau, de sa boite à outils….L’illusuion de convergence ne vient pas tant ici de l’identité des méthodes astroologiques utilisées que du modéle  commun, si l’on adopte l’image d’une classe des BEaux Arts où les éléves peignent tous le même motif. On aura compris que nous employons ici le mot modéle non pas pour désigner  celui de l’astrologie actuelle qui est inconsistant mais celui du monde extérieur à l’astrologie. C’est donc à une révolution copernicienne que nous invitons les astrologues en replaçànt l’astrologie au centre de la société au lieu de n’en faire qu’un satellite.

NOus insisterons sur  le fait que cette nouvelle astrologie dont le fer de lance sera le cycle unique ne saurait être actionnée par les seuls astrologues dont on ne saurait affirmer que par le biais de leur outil ils seraient en mesure de traiter spontanément de tous les sujets et l’on pense notamment au thème asral qui est le nec plus ultra de l’astrologie pour toute une génération d’étdiants, toutes écoles d’astrologie confondues à tel point que même pour l’astrologie mondiale ils ne peuvent plus se passer de disposer de « dates » de naissance ou de fondation.  A ce propos, nous avons déjà dénoncé cette fixation sur une seule date, quelle qu’elle soit (genethliomancie). Georges Colleuil, avec son « référentiel de naissance », introduit même cette priorité dans le domaine du tarot (à la façon des astrologues du XIXe siècle, L’Homme Rouge des Tuileries de Christian, par exemple, Reed. Trédaniel), sans parler de la numérologie toute axée sur la date de naissance et des chiffres qui la constituent. Il nous semble impératif que l’astrologue prenne l’habitude de collecter un grand nombre de dates pour l’étude d’un seul et même phénomène, ce qui est évidemment une tâche autrement plus  astreignante  que la simple demande auprès de l’état civil dont les Gauquelins ont fait un sport chéri des astrologues et qui leur donne l’illusion d’une certaine rigueur méthodologique. Une telle collecte constitue un travail dont les astrologues depuis des décennies ont cru largement pouvoir se dispenser et qu’ils traitaient le plus souvent par-dessus la jambe, de façon plus ou moins bâclée. Ils ont d’ailleurs pour excuse d’avoir des outils singulièrement lourds à manipuler et la solution de facilité  consiste à s’en tenir à la seule donnée de naissance/fondation, ce qui est de fait une autre forme d’unicité qui selon nous aura fait long feu. On passerait donc du modèle unique du thème au cycle unique.

Cette reconnaissance de l’astrologie passe en effet par la collecte très fine de données chronologiques que seuls des spécialistes peuvent fournir aux astrologues mais mieux encore peuvent exploiter une fois qu’ils ont pu se familiariser avec le modèle unique. En  effet, l’idée que l’astrologue se fasse l’interface entre l’astrologie et ses clients n’est plus de mise. Ce sont les usagers eux-mêmes qui doivent apprendre à manier l’outil astrologique newlook. Cela dit, comme nous l’avons expliqué dans un précédent texte (cf. le blog « nofim »), la fonction d’astrologue d’entreprise pourrait être promise à un assez bel avenir.

Il semble donc qu’il faille prendre de la hauteur, partir du sommet et non de la base. L’astrologie pour tous a fait long feu. Cela ne signifie pas que nous ne soyons pas tous affectés par ce qui se passe dans le ciel. Mais certains d’entre nous le sont directement en tant que récepteurs de premier rang et d’autres ne  le  sont  que par ricochet, sans qu’ils  soient dotées d’une sensibilité remarquable leur permettant de décoder le ciel par eux-mêmes. (cf. notre causerie du 7 octobre  2013 sur le sujet). Dans le cas des résultats Gauquelin, on peut raisonnablement se demander s’ils ne prouvent pas que l’on soit voué à un destin remarquable du fait même de notre réceptivité non seulement à certaines configurations mais du fait de notre aptitude à capter les messages qui leur correspondent au sein d’un ensemble singulièrement embrouillé : distinguer le bon grain de l’ivraie.  En effet,   pour tenir compte d’un signal, encore faut-il être capable de l’isoler d’un ensemble de données non pertinentes. C’est d’ailleurs tout le problème de l’astrologie actuelle, n’est-il pas vrai, que ne de ne pas savoir faire le distinguo. Certains d’entre nous semble disposer de « scanners, » de radars et ce dès la naissance, leur permettant de connaitre l’état du ciel sans avoir besoin de l’observer physiquement. Cela pourrait expliquer l’intérêt que les astrologues de l’Antiquité pouvaient avoir pour le thème natal quand celui-ci comportait des configurations d’une extrême précision indiquant que le nouveau-né avait une perception  remarquable du ciel. A contrario, quand dans le thème, il n’y avait que des configurations approximatives et donc aléatoires, cela dénotait quelqu’un qui n’aurait pu su conduire sa propre naissance avec quelque acuité, qui serait né en quelque sorte en aveugle. D’où la notion d’orbe mesurant le décalage entre un ciel  parfaitement maîtrisé et un ciel  médiocre, n’indiquant aucune conscience du mouvement des astres.

Il est des moments, c’est celui de la face obscure de la ‘Force », lorsque l’impact conjonctionnel s’est aténue,  où l’humanité en revient à un stade pré-astrologique, un stade où elle ne comportait pas encore en son sein les capteurs humains appropriés. C’est donc là un état de régression qui permet à l’humanité pré-astrologique de redresser la tête.

 

 

 

JHB

07. 10  13

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Les errements de la réforme chrétienne du judaïsme

Posté par nofim le 8 septembre 2013

Pour nous Jésus de Nazareth aura été un important  réformateur du judaïsme. Mais est-ce que cette réforme fut bien conduite et est-ce que l’on n’a pas, ainsi, jeté le bébé avec l’eau du bain ?  Entendons par là que toute réforme, comme disait Kepler, a pour but de nettoyer un savoir qui s’est encrassé, dont les processus se sont corrompus, érodés mais avec le risque que l’on fasse passer par-dessus bord des éléments essentiels. Qu’est-ce qu’on garde, qu’est-ce qu’on change, qu’est-ce qu’on évacue, de quoi se délestera-t-on ?
Si l’on admet que tant le christianisme que l’Islam sont de nouvelles lectures du judaïsme, issues de sectes juives dissidentes parce que précisément réformistes, la question que nous posons est la suivante : quid des Juifs ? Question lancinante et récurrente  jusqu’à nos jours autour notamment du « sionisme » qui est, historiquement, au moins autant l’affaire des Juifs que des non Juifs.
Dès lors que l’on entend réformer – et nous-mêmes avons une certaine expérience dans ce domaine  en ce qui concerne la tradition astrologique-un tri s’avère  nécessaire,  une distinction entre ce qui est essentiel et ce qui est  accessoire doit s’opérer.  C’est la recherche de l’axe, du pivot, de la clef de voûte.
La thèse que nous défendons ici est que le peuple juif est le socle du judaïsme et que toute tentative  pour en faire abstraction  est un non-sens. Par là nous entendons également toute tentative de substitution, de remplacement, quel que puisse être le prétexte invoqué. Le peuple juif est un vecteur indispensable pour tout  ce qui s’efforce de réformer le judaïsme, ce qui peut d’ailleurs sembler comme une évidence. Bien entendu  on aura compris que le christianisme pour nous se veut un néo-judaïsme…
On peut certes arguer du fait que l’on ne sait plus très bien qui est Juif et qui ne l’est pas. La Shoa a montré, de façon sinistre, qu’il s’agit d’un ensemble relativement bien défini, malgré tout  et le Sionisme semble aussi mettre en évidence le fait juif stricto sensu. (Loi du retour)
Cette « question juive » ne se  réduit pas à un « simple » enjeu théologique ou si l’on préfére  les enjeux de la théologie nous concernent tous car ils sont, selon nous, au cœur même de l’Histoire de l’Humanité  en ce sens qu’il y aurait  un « Mystère » Juif qui  interpelle l’anthropologie…
Dans nos travaux sur l’idée de réforme, appliquée à des domaines très divers, il nous est apparu qu’il fallait se méfier des dérives symbolistes et qu’il convenait de rester à des notions extrêmement concrètes car dans l’ADN de l’Humanité, ne s’inscrit que des données très matérielles, impliquant une certaine corporéité, une hérédité et non pas une transmission  culturelle, se prêtant à tous les mimétismes….
Selon nous les Juifs ont un rôle à jouer qui ne se limite pas à  une doctrine qui aurait été révélée et qui n’aurait donc plus besoin d’eux pour exister, pour se perpétuer. En ce sens, nous dirons qu’ils sont irremplaçables et l’antijudaïsme se nourrit de l’idée selon lesquels il ne le serait pas, quitte éventuellement à les supprimer de ce fait pour en faire la preuve.  Mais ces apprentis sorciers ne sont pas parvenus à produire un monde sans Juifs (judenrein) et donc à mener à bien leur démonstration. On peut en effet être tentés de croire que le monde ne peut pas se passer des femmes mais qu’il peut se passer des Juifs., ce qui est aussi, selon nous, une forme de judéophobie.
Les Juifs Laïcs- nous avons été très actifs dans cette mouvance dans les années 90-illustrent bien, sans toujours le formuler de façon adéquate, que les pratiques juives ne sont pas l’essentiel du judaïsme, ce qui renvoie peu ou à un certain réformisme chrétien si ce n’est que, par définition,  les Juifs ne sauraient faire abstraction de l’être juif. Ce qui n’est pas un «détail », on s’en doute.  Qu’on le veuille ou non, en effet, la réforme chrétienne du judaïsme ne peut pas ne pas s’appuyer sur des pratiques à parti du moment où elle en est arrivée à vouloir se passer des Juifs, en chair et en os, d’où une problématique de conversion. Or, si l’on en reste  à une acception concrète du fait juif, on ne devient pas Juif, on l’est ou ne l’est pas. C’est une grâce ou une disgrâce que l’on n’a pas demandé et probablement pas mérité, ce qui fait allusion à la notion de grâce dans le christianisme qui n’est pas sans nous faire songer à la condition juive en tant que « don » du Ciel.
En fait,  notre propos risque de rester assez abstrait tant  que l’on n’a pas mieux compris le fonctionnement des sociétés humaines.  Nos travaux dans le domaine de la cyclologie nous conduisent en effet à pense qu’à certains moments un nouveau cycle – ce qui est d’ailleurs  lié à la question de la réforme – il suffit d’un très petit nombre de personnes pour  relancer la dynamique. D’ailleurs, toute notion de centralité sous-entend et sous-tend celle de minorité, d’élite  (peuple élu).  Voilà pourquoi d’ailleurs, toute réforme est annonciatrice de temps nouveaux au sens d’un renouvellement, d’un rajeunissement, d’un ressourcement. Encore faudrait-t-il s’entendre sur cette notion de « fin d’un monde ». Ne s’agit-il pas d’abord d’une nouvelle prise de conscience  de ce qui est essentiel ?
Les Juifs sont un facteur majeur pour la survie de l’Humanité et notamment de l’Occident. On sait le rôle qu’ils jouent en tant que facteurs de progrès, du fait même qu’ils parviennent  à unifier le monde par la profondeur de leurs contributions car le vrai  but du réformisme est de passer d’une Babel de la diversité à une Babel de l’unité. Affirmer que les Juifs ne sont pas nécessaires à la bonne marche du monde, c’est  entrer dans le jeu pervers du déni de dualité qui  est  à l’œuvre quand on nie la différence entre les hommes et les femmes au regard des réalisations de l’Humanité. En ce sens, tout féminisme est  voué à être une forme de judéophobie déguisée, c’est en quelque sorte l’aboutissement  d’un processus de dénégation du fait juif. A vouloir nier le fait juif, les Chrétiens se retrouvent piégés et  ce sont désormais les femmes qui entendent à terme nier le rôle des hommes, ce qui peut se révéler fatal  pour les sociétés qui se laisseront gangréner par de telles idéologies. D’ailleurs, l’essor du féminisme est contemporain de celui  de l’antisémitisme moderne.
JHB
07. 09.13

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La mémoire des femmes comme handicap

Posté par nofim le 22 août 2013

Selon nous, les femmes sont dotées d’une meilleure mémoire que les hommes en ce qui concerne les modes d’emploi, les procédures à suivre et cela favorise une certaine routine, pour le pire comme pour le meilleur. On dira qu’elles se fatiguent moins  quand il s’agit de répéter et de se répéter.
Le handicap et la force des hommes est de ne pas se souvenir des processus de pensée mais seulement des données brutes. Entendons par là qu’ils sont en général contraints de reprendre à zéro leur réflexion, à frais nouveaux. Ce qui peut sembler vain quand le dit processus est jugé satisfaisant.
Autrement dit,  la façon de faire des hommes n’est payante que si l’on est disposé à évoluer, à improviser en permanence.  Elle ne l’est guère, en revanche,  si l’on se contente de se répéter à l’identique.
Les femmes ont moins d’énergie à dépenser que les hommes et une fois que le coup de main est pris, on ne va quand même pas  y repenser à tous les coups.
Comme dit Boileau, « cent fois sur le métier remettez votre ouvrage », ce qui signifie qu’il faut le « reprendre » encore et encore. Pour les hommes qui ne se souviennent pas de leurs gestes d’hier, c’est l’occasion de tomber sur du neuf en recommençant quasiment à zéro, à chaque fois.
On conçoit que les hommes vont ainsi avoir plus de chances d’avancer que les femmes puisqu’ils auront davantage investi mentalement au quotidien, jour après jour,
Parfois, il est vrai, les hommes sont décevants et après avoir trouvé une bonne formule, il  se peut tout à fait que  la fois suivante, cela risque de ne pas être aussi réussi, parce qu’ils ne se souviennent pas précisément du chemin suivi. On dira qu’ils sont inégaux, imprévisibles, diversement inspirés, alors que les femmes sont plus régulières.
 
 
On admettra cependant que cet atout de mémoire dont bénéficient les femmes peut se retourner contre elles du fait qu’elles s’économisent. Mais quand on parle d’économie, on pense aussitôt  à pénurie. Il est possible que le comportement des femmes soit lié au fait qu’elles disposent d’un moindre énergie et qu’il leur faut donc conserver ce qu’elles ont obtenu, les hommes étant plus prodigues,  moins avares de leurs efforts en terme de réflexion. Car la routine aussi peut être fatigante mais ce n’est pas la même chose, cela n’a pas le  même coût nerveux.
Nous voyons dans ce constat une explication pour la moindre créativité féminine ou du moins pour la moindre qualité de celle-ci. Si l’on compare l’énergie dépensée  par l’ensemble des hommes à celle qui l’est par l’ensemble des femmes, la probabilité que les résultats, à terme, soient plus marquants chez les hommes que chez les femmes, est assez forte. Et les résultats viennent d’ailleurs le confirmer amplement.
Si l’on prend le cas de la musique, les femmes risquent fort de remettre le même « disque » par souci d’une certaine perfection, du fait du rodage. Elles font ce qu’elles savent bien faire et donc jouent sur du velours, prenant plaisir à interpréter autant de fois que l’on voudra le même morceau avec un certain sentiment de facilité, en tout cas de sécurité. A contrario, les hommes seront plus courageux, plus dans l’exploration, dans l’invention. Ils n’y ont, au vrai, guère de mérite puisque leur mémoire mécanique leur fait défaut et qu’ils doivent  réinventer chaque fois à partir d’une « table rase » (Descartes). Avec l’âge, les femmes peuvent perdre la mémoire qui leur est d’une si grande aide alors que les troubles de ce type sont moins handicapants pour les hommes vu qu’ils dépendent d’autres fonctions mentales qui peuvent être moins affectées
 
 
 
JHB
14  08 13

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Les femmes et la culture générale

Posté par nofim le 22 août 2013

Selon nous, un des points qui distinguent hommes et femmes dans leur mode de pensée concerne la faculté de comparaison. Les femmes semblent plus capables d’exprimer leur avis sur ce qui est nouveau pour elles alors que les hommes auraient plus le besoin de situer et de resituer au sein d’un ensemble de données, comme si l’objet observé ne pouvait être appréhendé isolément.
Cela conduit à penser que la culture chez les hommes a une raison d’être qui n’existe pas avec la même intensité chez les femmes comme si les femmes se cultivaient sans trop savoir pourquoi et à quelles fins, ce qui est un trait caractéristique du mimétisme.
Se mettre en peine de resituer un objet au sein d’un continuum n’est pas entreprise aisée, du moins si on entend la mener à bien.
Mais, instinctivement, nombreuses sont les femmes qui ne s’échinent pas à se « cultiver » pressentant que ce serait peine perdue, que ce n’est pas « pour elles ». Elles se rendent compte que leur approche est différente, plus ponctuelle, plus synchronique que diachronique. En ce sens, le structuralisme comporte une dimension féminine du fait qu’il dispense peu ou prou d’une recherche diachronique. On pourrait dire que la démarche féminine est fractale, en ce sens que la partie est censée contenir le tout, qu’un élément vaut pour tout un ensemble. Le structuralisme a d’ailleurs correspondu à une certaine apogée d’un certain féminisme. C’est le culte du « corpus » qui est une notion bien commode. On fait avec les moyens du bord  sans souci d’exhaustivité. On ne traite que de ce que l’on a sous la main et l’on fait comme si le reste était sans importance, sans incidence. Tout structuralisme est plus apologétique que critique en ce qu’il vient légitimer un état de fait, un « fait accompli », à assumer tel quel, sans état d’âme.
Cela conduit certains  à ne pas se soucier de ce qui n’appartient pas à « leur » corpus et à privilégier ce qui y est « contenu » et qui ne  constitue un tout que de façon contingente et artificielle.
On s’intéressera ainsi à l’approche qu’ont les femmes d’un objet quel qu’il soit. Elles le prennent « tel quel » ou plutôt tel qu’il se présente, sans procéder à une quelconque enquête en amont pour mieux le situer. Elles s’épargnent volontiers une telle peine et même quand elles disposent de certains données autres, elles ne tentent pas de les relier, de les exploiter. Prenons le cas d’un film qu’elles viennent de voir, elles s’attarderont sur tel ou tel détail mais ne  connecteront pas ce film à d’autres films, ce qui ferait appel à la culture que nous évoquions plus haut. On peut parler d’une certaine paresse, voire d’une certaine incurie compensée, il est vrai, pour une concentration remarquable sur l’objet concerné « en soi ». Les œuvres de fiction posent moins de problèmes aux femmes car elles constituent des microcosmes qui sont singulièrement plus aisés à explorer du fait même de leur finitude. Pour entrer dans un roman, la culture générale est plus faible que pour lire le journal. Le romancier est d’ailleurs censé fournir  toutes informations utiles, sans avoir à (pré) supposer des connaissances autres sinon très basiques, à commencer par le langage courant…Les femmes se débrouillent avec les « moyens du bord » et en ce sens sont plus à leur aise que les hommes dans la pénurie car elles se contentent de ce dont elles en disposent pour en tirer le meilleur parti. (Ce qui correspond pas au « plan B »), faute de mieux. Souvent, de la sorte, les femmes donnent le change avec brio tant elles réussissent à faire quelque chose avec presque rien, pourvu qu’elles aient confiance en elles et qu’elles n’aient pas affaire à trop forte partie. Ce qu’elles redoutent plus que tout, ce sont justement les gens trop cultivés, trop bien informés qui risquent de réduire à néant leur belle prestation.
Pour en revenir à la question du mimétisme, il est fréquent, en effet, que  l’on cherche à calquer, à emprunter telle pratique, telle habitude propres à un « modèle » à imiter sans en comprendre la véritable « motivation », la bonne  articulation. Là encore, on est face au syndrome du corpus à prendre ou à laisser mais indivisible, censé être d’un seul tenant, où chaque donnée fait sens à part entière. Un corpus qui tend donc  inexorablement à se cristalliser, à se verrouiller, à se replier sur lui-même. On privilégiera alors les rapports au sein du corpus que ceux qui renvoient à l’extérieur de celui-ci et qui sont perçus comme de l’ordre du virtuel du fait même de leur absence, laquelle doit faire sens. D’où des formules comme « je n’en ai jamais entendu parler » ou « si c’était important, ça se saurait », ou « je n’y étais pas ». La femme est dans le fini, alors que l’homme, quelque part, est dans l’infini, ce qui vaut aussi pour le doute masculin qui est lié à la conscience qu’aucune connaissance n’est à l’abri de certaines lacunes pouvant tôt ou tard être mises en évidence… On appliquera nos observations aux domaines les plus divers mais il est assez facile d’identifier nos « caractères » (au sens de La Bruyère) autour de soi, dans son entourage, certains milieux étant visiblement  plus « féminisés » comme les « lettres » et d’autres plus « masculinisés » comme les « sciences » .
JHB
09.08.13

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L’astrocyclologie et l’homme réunifié

Posté par nofim le 22 août 2013

Un des paradoxes du rapport de l’astrologie à l’astronomie tient au fait qu’elle soit parvenue à faire du cosmos le reflet voire la justification du désordre le plus extrême, avec cette idée  saugrenue des interactions entre tous les astres du système solaire.  Certes, du point de vue de la gravitation newtonienne, l’on sait que le système solaire est un tout interdépendant mais cela peut-il suffire à justifier la dimension babélique de l’astrologie actuelle  qui bascule, à l’évidence, dans un certain polythéisme  contre lequel s’est dressé le monde judéo-chrétien tout comme la science et la philosophie  grecques en quête d’unité?
Le thème astral comme censé représenter la personne nous apparait comme décadent, au sens où le temps B l’est par rapport au temps A (cf. nos textes sur ce sujet sur le groupe Face Book ALDEBARAN). Il incarne une société plurielle qui s’oppose au chef doté de toutes les vertus en sa seule personne, le quantitatif face au qualitatif, l’orchestre face au soliste, le taylorisme face à l’artisan.
Affirmer l’importance du thème face au cycle, c’est faire passer un message subliminal selon lequel l’humanité n’aurait plus besoin d’avancer et de dépendre de ses chefs mais pourrait se débrouiller avec les acquis existants, sans risquer de retomber sous le joug de quelque surhomme, annonçant des temps nouveaux dont il serait le seul à avoir la clef.  C’est dire que le débat sur la dialectique thème/cycle n’est pas sans importance ni sans enjeu.
Force en effet est de reconnaitre que l’astrologie contemporaine a perdu le sens de la cyclicité en dépit des apparences et des dénégations. Trop de cycles ont tué la cyclicité. Qui trop embrasse mal  étreint. L’arrivée de nouvelles planètes n’a aucunement résolu le problème et en fait la solution est devenue le problème.
On dit que qui peut le plus peut le moins. Allez donc demander à l’un de nos astrologues actuels de présente le cycle « central » de l’astrologie. Il vous fera un cours sur les cycles en général mais il sera bien en peine de satisfaire à votre demande et les prétextes ne manqueront pas à commencer par cet argument tordu, du type de ceux qu’utilisent  volontiers Christian Moysan et ses pareils  selon lequel à un monde   complexe il faut une astrologie complexe, ce que l’on peut traduire par l’idée inavouable  selon laquelle le cycle serait une notion dépassée à remplacer par le thème. Autrement dit, l’astrologie aurait « thématisé » un cosmos cyclique, qu’elle aurait donc dénaturé et défiguré, passant d’une logique de temps et de succession à une logique d’espace et d’interaction. Argument tordu, en effet, quand on réalise que le rôle de l’astrologie est précisément de ramener les choses à une certaine simplicité.  D’ailleurs l’astrologie, qu’on le veuille ou non, offre deux visages d’elle-même, visiblement contradictoires. Tantôt, elle est perçue comme voulant ramener l’Humanité à 12 types, tantôt  elle se veut proposer un portrait individuel et en quelque sorte unique de chaque personne.  On ne comprend cette contradiction que par le biais de la cyclicité, de l’alternance du jour et de la nuit, ce qui est au cœur même de la pensée cyclique.
Notre diagnostic est  clair : l’astrologie ne maitrise plus la notion de cyclicité. Plus elle parle de cycle et plus en fait elle en trahit constamment l’esprit, effrontément et les astrologues antiques doivent se retourner dans leurs tombes !  L’astrologie est devenue luciférienne. Elle est tombée bien bas ! C’est un ange déchu !
Certes, cette astrologie de bas étage a-t-elle ses partisans. Qui en douterait ? Une certaine lie qui trouve dans l’astrologie la justification de ses turpitudes et de ses errements. C’est ainsi qu’elle (se) survit, en marge de nos sociétés soutenue par des marginaux… .
D’où ce refus de changer qui exprime bien le  conflit entre thème et cycle. Voici Franck Nguyen qui nous réplique qu’il n’y a aucune raison pour qu’un groupe social, celui des astrologues, change de « paradigme ». On ne peut pas dire mieux que la notion de cyclicité ne soit plus à l’ordre du jour, qu’elle est enterrée. Répétons-le, le principe de cyclicité est unitaire. La diversité se situe cycliquement dans la succession diachronique des phases et non dans une quelconque conflictualité synchronique. On nous a inventé une cyclicité plurielle qui est une monstruosité hybride, une sorte de « concert » cacophonique à la sauce zodiacale. Les astrologues trouvent ainsi tout à fait normal que telle planéte soit en un instant T dans tel  signe et telle autre dans tel autre signe tant et si bien qu’il n’est pas rare que cinq , six signes voire plus soient mis dans l’arène horoscopique. C’est du grand n’importe quoi !
Et bien évidemment, le mot clef en astrologie du thème astral est la précision de l’heure, chèrement défendue par un Didier Geslain et dont un Claude Thébaut ne manque pas de pourfendre au nom des exigences de l’astronomie actuelle concernant le positionnement des astres. Or, en astrologie cyclique, l’heure ne présente plus qu’un intérêt très relatif, au grand dam du dit Thébault qui pensait occuper un détroit stratégique et incontournable avec  son astrologie héliocentrique. Mais notre ami est en retard d’un métro et ses arguments tombent à plat face  à l’astrologie cyclique.  En effet, que nous importe que la «conjonction » de Saturne avec une étoile fixe royale soit une fiction de l’esprit ou qu’elle ne puisse  être déterminée par les éphémérides ordinaires ? On n’en est plus là ! Ce n’est plus le bon ordre de grandeur ! Qu’est-ce qu’un retard de 5 minutes pour un avion faisant du 800 km à l’heure ? Ce qui compte ici, c’est comment l’Humanité depuis des millénaires capte le ciel, et peu importent les effets de perspective si le signal est bel et bien visible et lisible. 
On ne peut pas jouer impunément avec  la crédibilité de l’astrologie des origines et certains arguments transpirent une anti-astrologie radicale et son discours pro-astrologique n’est qu’une façade. A l’entendre, tout ce que les astrologues ont élaboré depuis des millénaires serait à  jeter à la poubelle, ils seraient victimes d’un péché originel et rédhibitoire. Or, même si l’on admet des déviances, force est de constater que si l’astrologie existe de nos jours, au sein de notre « ‘Inconscient Collectif », c’est qu’il a bien fallu qu’elle ait eu un point de départ viable, fonctionnel. Certes, l’on peut toujours arguer du fait que l’astrologie existe malgré les astrologues et en quelque sorte à leur insu, c’est probablement la  thèse de tous ceux qui veulent introduire en astrologie des données anachoniques type transsaturniennes ou nouveaux modes de mesure des positions astrales. Certains, comme Jacky Alaïz semblent avoir préféré la thèse « aquarienne ».  Une nouvelle astrologie pour un nouvel âge (du Verseau) (cf . Astrologie universelle de la Mutation, AUM, voir ses vidéos sur le site de la faculte libre d’astrologie de Paris).  Ne voilà-t-il donc pas le retour d’une certaine cyclicité, nous dira-t-on. Selon nous, une cyclicité trop longue tue la cyclicité. Et là on est servi avec des ères de plus de 2000 ans chacune sur un  cycle global de près de 26000 ans ! Que peut-on faire avec une telle information ? Est-ce que cela réintroduit la cyclicité à hauteur d’une génération ? Non pas. Voilà une hypercyclicité parfaitement compatible avec l’astrologie du thème et qui se trouve en fait émasculée, voire castrée ! CE n’est pas une telle cyclicité démesurée avec ses retours reportés aux calendes grecques qui empêchera les sectateurs du thème natal et autre révolution solaire de dormir !
Il faut donc ouvrir un concours doté d’un prix  conféré à l’astrologue qui sera capable de nous proposer un cycle planétaire viable, comportant une planéte et une série d’étoiles fixes servant à baliser le cours de la dite planéte, connue des Anciens et donc pouvant prétendre à avoir existé, en toute vraisemblance, dans les pratiques astrologiques d’autrefois- qu’elles soient ou non attestées aujourd’hui. Ce cycle devra bien entendu comporter une série de stades, de préférence pas plus de quatre car au-delà on s’embrouille les méninges et tant qu’à faire couvrant des périodes de  7 ans, quatre fois renouvelées au cours d’une révolution sidérale compléte de 28 ans environ.  Ce n’est là, on s’en doute, qu’un portrait robot  et  l’on est ouvert à toute alternative approchante. Faute de quoi, on sera bien obligé de constater que l’astrologie actuelle n’est plus en possession de  l’outil cyclique et tente de donner le change en jetant de la poudre aux yeux.
  
JHB
08.08.13

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L’apprentissage des langues et le principe de récurrence

Posté par nofim le 22 août 2013

Nous avons lors de présentes études préconisé une forme d’autodidactique fondée sur la récurrence. L’élève doit découvrir par lui-même le sens des mots qu’il entend autour de lui ou  plutôt, de préférence, qu’on lui présente au cours d’un enseignement soigneusement gradué. En effet, si un mot revient en diverses circonstances, il doit être possible de percevoir le dénominateur commun qu’il constitue.  Ce mot aura beau prendre des formes diverses, avec des changements de préfixes ou/et de suffixes et autres dérivés, il devra être identifié de par sa récurrence. L’élevé pourra  et  devra deviner de quoi il retourne.
Il semble d’ailleurs que l’intelligence humaine soit experte  à capter toutes formes de récurrences au point que l’on pourrait parler d’une intelligence de la cyclicité.
On sait par ailleurs que certaines langues se prêtent moins aisément à un tel exercice dès lors qu’elles sont hybrides et ne comportent  qu’une partie de la chaine morphosémantique. On pense notamment au cas de l’anglais dont l’hétérogénéité des mots (signifiants) ne saurait être compensée par le recours intensif au signifié. Dans ce cas, l’éveil de l’intelligence récurrente  est  inhibé, découragé.
A partir du moment où l’apprentissage d’une langue par voie de récurrence est empêché ou freiné, l’on peut s’attendre à ce que la faculté de percevoir des récurrences dans le monde s’en trouvera affaiblie, compromise.
Nous avons pu observer ce type de pathologie cognitive chez les personnes se livrant à la pratique de l’astrologie.  Ces « astrophiles » semblent incapables de capter des récurrences par elles-mêmes. Elles ont besoin qu’on les prenne par la main et que le « signifié » les mette sur la voie pour relier des choses qu’elles n’auraient pas perçues comme récurrentes si cela ne leur avait pas été indiqué. Mais en même temps, ces personnes  seront à la merci de ce qu’on leur dira, devront croire « sur parole ».  Les données astrologiques sont censées permettre de capter des convergences, au vu de la comparaison des « thèmes », constitués de divers facteurs récurrents d’un thème à l’autre, (signes, planètes etc.). .
Nous observons donc  différents niveaux de récurrence.
- Le niveau des signifiants, des phénomènes que le sujet est censé relier entre eux par sa seule observation.
- Le niveau des signifiés, des significations  qui sont proposées, dictées au sujet par autrui, de l’extérieur.
Le premier groupe correspondrait à ce que nous appelons dans notre jargon cyclologique, l’ensemble A  et le second groupe à l’ensemble B, moins autonome, moins créatif, moins observateur et qui n’observe que ce qu’on l’induit à observer.
Il est essentiel dans les écoles, dès le premier âge, de repérer par des tests les enfants de type A par rapport à ceux de type B. Ceux qui sont de type A devront suivre une formation adéquate de type signifiant  qui ne perturbera pas leur forme d’intelligence. Ils apprendront le français.  Ceux qui sont de type B suivront une formation « classique » passant par un certain endoctrinement de type « signifié ». Ils apprendront l’anglais.
Nous nous proposerons donc d’établir des tests d’observation – on parle de « sens de l’observation » –  permettant un tel classement A et B.
En ce qui concerne les groupes A,  on devra les suivre dans le cadre d’une formation appropriée qui encouragera l’autonomie de l’intelligence et ne sera pas dissuasive.  Il est probable que l’on préférera un encadrement masculin pour A et féminin pour B.
Les astrologues reconnaissent eux-mêmes  avoir du mal à décoder le monde à l’état brut  et qu’il leur faut des indices, des compléments pour lire le monde. Ils déclarent  même qu’ils préfèrent percevoir le monde au travers d’une grille qui leur est donnée de surcroit et qui, comme on  l’a vu plus haut, facilite les connexions. Dans certains cas, ces connexions sont pertinentes dès lors qu’elles font consensus dans tel ou tel  groupe, c’est notamment tout le processus des synonymes. Dans d’autres, elles sont artificielles si ce n’est dans des milieux qui les entérinent, comme le milieu astrologique. En tout état de cause, cela ne fonctionne que dans des milieux spécifiques qui acceptent les suggestions proposées comme lorsqu’il est dit que deux personnes vont s’entendre du fait de la compatibilité des thèmes de naissance respectifs.
JHB
08.08.13

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L’astrologie et l’Inconscient Collectif

Posté par nofim le 22 août 2013

Un des gros problèmes qui se pose à l’acceptation intellectuelle de l’astrologie est l’affirmation par celle-ci que les astres agissent sur nous même quand nous n’en connaissons quasiment rien. Il est clair que si nos sociétés étaient plus averties des choses célestes, dans la vie quotidienne et citoyenne, l’idée astrologique pourrait mieux passer. Autrement dit, cette idée présuppose que nous connaissions instinctivement le ciel et qu’il ne s’agit pas là d’un simple acquis culturel et existentiel. D’aucuns, parmi les astrologues, ont cru trouver la « solution » à ce casse-tête en partant du principe que les  hommes et les astres participent d’un même ensemble depuis la nuit des temps.  Cela les conduit à appréhender le système solaire comme une totalité indivisible puisqu’il n’y a aucune raison pour que la  Nature opère des tris si  ce n’est par élimination radicale. Entendons par là que l’on admet  le tri diachronique, à savoir que certaines choses se perpétuent, survivent et d’autres non, mais on a du mal à imaginer un tri synchronique, à savoir que telle planéte existante  soit agissante et pas les autres. C’est pourquoi l’on entend tel ou tel nous dire qu’il n’y a pas de raison que telle planéte agisse et pas telle autre. Mais un tel argument  ne prend pas en compte le facteur humain qui sous-tend certains choix au sein d’un ensemble plus vaste.
Les astrologues doivent se placer tour à tour du point de vue des cieux et du point de vue des hommes et  apprendre à les distinguer. Il faut aussi  garder à l’esprit le fait que la naissance de l’astrologie en tant qu’instauration d’une sorte de symbiose et la restauration du savoir astrologique qui est censé rendre compte de celle-ci, de son timing, en est une autre.
Si effectivement,  certaines structures terrestres coïncident avec certaines structures célestes, on est conduit à supposer l’existence d’un certain Inconscient Collectif, c’est-à-dire du passage du conscient au subconscient, à l’Inconscient.  Le mot Collectif est ici déterminant car pour nous la conscience astrologique est collective ou elle n’est pas. Astrologie et individualité ne font pas bon ménage.
L’hypothèse la plus probable serait que nous soyons programmés à réagir à certains signaux cosmiques au sens pavlovien du terme, c’est-à-dire des signaux qui se forment progressivement jusqu’à atteindre leur forme « parfaite » puis se dénouent petit à petit. Pour nous, l’Inconscient Collectif porte sur des modèles hypersimples, de préférence binaires, il doit communiquer comme le font les ordinateurs. Donc une astrologie trop alambiquée, aux signaux trop nombreux sera par le fait irrecevable…
Une astrologie inscrite dans notre Inconscient Collectif  est née d’un stade où les comportements étaient beaucoup plus conscients. Il y a eu une dégradation progressive avec le temps et un glissement d’un savoir conscient et partagé à un savoir inconscient et revécu individuellement et dans l’intersubjectivité. On ne peut donc dire que telle configuration faisant sens dans notre Inconscient Collectif n’était pas perceptible par les yeux de nos aïeux.
Quand nous parlons de configuration, il faut prendre garde : l’astrologie n’est pas une affaire liée à un facteur isolé, elle est configurationnelle. C’est le choix de la configuration qui constitue le signal. Les astrologues modernes ne semblent pas avoir compris cette vérité. Ils nous parlent de la signification de telle ou telle planéte alors qu’il faudrait parler en termes de configurations, de binôme comme dans le cas de Saturne avec les 4 étoiles fixes royales.
On ne confondra pas la configuration structurelle qui fixe parmi toutes les autres combinatoires possibles  les deux astres, ainsi mis en rapport pour faire signal et qui se rejoindront ou se sépareront selon les cas, à l’instar d’un couple humain  et la configuration conjoncturelle qui est l’étude des relations entre les deux astres concernés, ce qui nous donnera une idée de la puissance du signal tout au long du cycle considéré. Il faudrait que les astrologues finissent par comprendre que le nombre de configurations célestes, même en se limitant chaque fois  à deux facteurs (de préférence une planéte et une étoile) est assez colossal. Quelle est la ‘bonne » configuration,  non pas celle qui a des effets bénéfiques mais celle qui « marche »  parmi toutes les autres combinatoires ? Il n’est évidemment pas question, en effet, d’adopter toutes les configurations éventuelles comme semblent tendre à le faire tant d’astrologues notamment autour de la notion de thème qui introduit une forte promiscuité entre tous les astres. Or, un signal formé d’autant  de possibilités ne sera pas un « bon » signal, pour le récepteur et portera à une multitude d’interprétations, qui ne feront pas l’unanimité.
Nous recevons ce mail de Franck Nguyen :
« Encore un effort Mr Halbronn et nous allons être presque d’accord.
En lieu et place des mots « généalogique » génétique », je propose « inconscient collectif ». Nos ancêtres nous ont légué, une subjectivation inconsciente de portions de temps. C’est pourquoi je suis partisan d’utiliser le terme de « chronomancie ». Cette imprégnation du psychisme de l’homme moderne par nos ancêtres prend  la forme de périodes de temps subjectivées »
. Certes, à condition, toutefois, d’articuler sur l’Inconscient Collectif une idée  de  signal  constitué de deux facteurs, l’un fixe, l’autre mobile, le mobile rejoignant périodiquement le mobile, s’unissant à lui en quelque sorte en vue d’une fécondation. L’Inconscient est fortement structuré et il n’est pas limité à la seule Astrologie. Selon nous,  le rapport 4×7 est- c’est le cas de le dire, crucial dans le psychisme de l’Humanité, d’où nos 4 semaines soli-lunaires et  nos 4 « semaines » saturno-stellaires qui en sont dérivées. Le 4×7 est plus important que le 4×3. Mais en tout cas, tout semble devoir passer par le 4, comme le tétragramme. Un cycle doit impérativement se diviser en 4 temps, ce qui confère au carré et au semi-carré (sesqui-carré) un rôle majeur. On rappellera que de 4 on passe à 8 puis à 16 et non à 12.
L’objection habituelle adressé à ce qui est simple en Astrologie, c’est que c’est « réducteur ». On pourrait dire à l’inverse que passer du général au particulier,  de la puissance à l’acte est « réducteur » en ce que cela limite le nombre des possibles. On nous dit que l’astrologie ne saurait se limiter à une seule configuration. D’où vient une telle certitude ? De quel postulat reçu ?
Est-ce que ce postulat c’est que l’astrologie doit tout expliquer dans ses moindres détails ? Une telle approche est improbable car elle manque de visibilité. L’astrologie ne se reconstruira, comme l’avaient compris Gauquelin et André Barbault, chacun à sa façon, qu’à partir de regroupements professionnels, événementiels ou autres. Or, si l’on aborde le cosmos sans disposer de certaines clefs, on se perd dans le labyrinthe. Dans le débat sur théorie et pratique, il faut savoir que dans une recherche, la théorie commence par structurer le terrain, autrement dit la pratique précédé la théorie et la conditionne. Ceux qui soutiennent  qu’une théorie doit être validée par une pratique avouent ainsi que leur théorie n’est pas née de l’observation mais est une pure spéculation qu’il faudra « vérifier » par la pratique. Or,  celui qui ne part pas de l’observation de l’humain pour décrypter le ciel se condamne à l’impuissance ou à la folie. Malheureusement, nous avons pu remarquer à quel point la plupart des astrologues étaient réticents face à toute généralisation concernant les humains, à toute hiérarchisation. Or, c’est là la voie royale pour décrypter le cosmos astrologique.  Si l’on refuse cette voie, il y a celle de gauche qui conduit à partir du cosmos pour descendre vers l’humain et ce cosmos là est chaotique et ne nous renvoie qu’une image chaotique de l’humain, à commencer par l’éparpillement en cas particuliers qui n’est pas digne de l’astrologie et qu’il faut laisser aux « psy » ordinaires qui ont les outils et les méthodes pour ce faire . Ne mélangeons pas les torchons et les serviettes.
Nous ne croyons pas une seconde que le lien entre les hommes et les astres se situe au moment de la naissance ni d’ailleurs à aucun moment. Nous pensons que les hommes sont sensibles en permanence à l’évolution de certaines configurations, au demeurant fort peu nombreuses mais passant par des stades fortement contrastés. Ce qui est constant chez eux n’est pas de l’ordre de l’astrologie mais l’astrologie interfère avec ce qu’ils sont, ce qui conduit d’ailleurs à unifier et  à  réguler le comportement collectif.
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JHB
06.08.13

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Le marché envahissant du « mode B »

Posté par nofim le 15 août 2013

Nous ne cachons pas le fait qu’à la base nous menons nos réflexions à partir d’une investigation astrologique. Plutôt que d’emprunter à d’autres disciplines leurs propres modèles ou de recycler des dispositifs traditionnels  corrompus et devenus illisibles, nous avons jugé bon de constituer de nouveaux algorithmes qui bien évidemment ne sont aucunement limités  à  un usage astrologique. C’est vrai pour notre analyse  diachronique comme pour l’analyse synchronique, tout en contribuant directement à la recherche astrocyclologique en apportant à l’astrologie une certaine rigueur dans la fixation des périodes et des récurrences célestes.
Il est essentiel que ce que disent les astrologues intéresse le public et soit intelligible par l’homme de la rue ou en tout cas par l’honnête homme.  Le rôle des astrologues praticiens relève selon non du « mode B », il est supplétif, secondaire.
Rappelons que par « mode B », nous entendons tout ce que l’Humanité a pu inventer pour combler ses manques, ses échecs, ses déficiences, ses pénuries et ce, dans tous les domaines. C’est ainsi que lorsque l’on se promène dans les supermarchés alimentaires, l’on observe que plus des trois quarts des produits mis en vente relèvent du mode B. Ce sont des produis de substitution, des succédanés souvent très ingénieux qui permettent de nourrir des populations qui n’ont pas ou plus accès au mode A…Il ne s’agit pas de « restaurants du cœur » mais bien des grandes surfaces « normales ». Comment expliquer une telle invasion qui nous semble prendre une place exorbitante du moins dans nos sociétés occidentales d’abondance.
Certes, en hiver, on peut s’attendre à ce que certains produits agricoles manquent. Mais les étalages des supermarchés ne varient guère d’une saison à l’autre. Les rayons de produits frais sont devenus l’exception et laissent une place croissante à des produits que nous appelons de remplacement, comme si une logique industrielle était  toujours à l’œuvre en toute saison. On ne sait pas si ces produits de substitution ont été inventés par ceux qui les consomment ou par ceux qui cherchent des solutions pour calmer la faim des pauvres et des démunis. Mais ce qui est assez évident, c’est que ces procédés de remplacement auront fini par constituer une culture et même être classés au patrimoine de l’Humanité comme la « cuisine française ». Tout auréolés d’un passé vénérables, ces « plats », ces ‘recettes » sont au cœur de la carte des restaurants lesquels ne semblent avoir  pour raison d’être que de satisfaire les besoins des « pauvres ». alors qu’au contraire, ils sont fréquentés par des gens qui ne sont nullement dans le besoin.
On pourrait multiplier les exemples dans les domaines les plus divers. Cela vaut notamment pour les formations professionnelles qui sont de plus en plus sur le mode B, avec des qualifications médiocres sauvées par des procédés pouvant donner le change. Et qui relèvent de la taylorisation. La lecture est devenue la clef des activités B. Celui qui a appris à lire (une partition, un mode d’emploi, un texte) fera l’affaire et cela permettra de se passer des véritables créateurs, ceux qui ne font pas dans le réchauffé mais dans le vivant, dans l’ici et maintenant. Les gens désormais se content de peu.
Si un homme du début du XXe siècle voyageait dans le temps et parvenait jusqu’à nos jours, il serait probablement choqué par cette invasion du mode « B » qui était en  vigueur sous l’Occupation allemande, comme si on avait fini par y prendre goût, comme si d’aucuns y trouvaient leur compte.
A contrario, force est de constater  l’insuffisance de l’investissement dans le mode A. comme si l’on préférait assurer en B et ne plus trop attendre de A. Nivellement par le bas.
Selon l’astrocyclogie, il est essentiel que nos sociétés apprennent en tout cas à distinguer entre mode A  et mode B car le cycle astrologique doit être défini comme une alternance de ces deux modes et donc de ceux qui leur correspondent. Il est donc regrettable que les astrologues en soient encore à regarder le monde au travers de grilles inopérantes à caractère zodiacal ou mythologique au lieu d’adopter de nouvelles formulations et structurations. Que l’on nous comprenne bien, il ne s’agit pas de tout remplacer en Astrologie mais de changer ce qu’il y a  à changer en aval, tout en consolidant ce qui est en amont.
L’Occident ne maintiendra ou ne reconquerra son leadership mondial que s’il investit dans le A et non plus dans le B. En fait, nous pensons que le B doit être réservé à l’exportation vers les pays pauvres et le A réservé  à la consommation intérieure. Ce que l’Occident doit absolument éviter c’est de basculer dans une sorte de mimétisme décadent  par rapport à son propre passé. Comme nous l’écrivions plus haut, méfions-nous des sirènes « culturelles » qui envahissent notre présent ! La pratique du passé doit être réservée aux créateurs qui y trouveront une stimulation, un éveil mais  les consommateurs, quant à eux, doivent se voir proposer des produits frais, des idées neuves, des créations inédites. Le passé doit être réservé à une élite de chercheurs qui saura le transcender, le transmuter. Nous espérons qu’à l’avenir, le public renouera avec  le sang neuf,  l’improvisation si sélective et qui ne garde que les  meilleurs, qu’il fuira comme la peste tout ce qui est trafiqué, qui sonne faux alors que de nos jours il se gave de produits vils, qui lui sont servis avec des additions, des ajouts qui font illusion. A l’Occident de montrer qu’il se ressaisit et montre l’exemple d’une exigence de qualité qui ne laisse plus la place aux seconds rôles, et aux perroquets.
JHB
27.07.13

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