Linguistique et psychologie des peuples : la « surmotisation »

Posté par nofim le 10 août 2013

Quelle est l’influence des langues sur les locuteurs ? Nous avions déjà signalé certaines pistes. C’est ainsi que la grammaire de certaines langues est plus structurée, de façon plus évidente, plus tangible. Certaines langues marquent plus nettement le masculin et le féminin, le singulier et le pluriel et cela peut retentir sur l’organisation sociale des locuteurs pratiquant telle ou telle langue. Selon nous, la langue contribue à notre représentation du monde.
Une langue dont les déclinaisons et les conjugaisons est traitées de façon assez minimale, elliptique,  ne fournit une image forte du pouvoir et de son arborescence, de sa hiérarchie, de sa centralité. La langue anglaise ne véhicule pas une représentation  marquée et marquante de l’exercice du pouvoir, ce qui semble bien correspondre à son histoire avec la Magna Charta, au Moyen Age, la monarchie parlementaire, le refus des régimes autoritaires. Nous  rappellerons le fait qu’en anglais,  la conjugaison verbale se réduit aux pronoms personnels, que le pluriel et le singulier sont souvent mal différencié (usage du « you » dans les deux cas, pas de marque de pluriel pour les adjectifs etc)
Mais c’est un autre aspect que nous entendons aborder dans la présente étude à savoir le processus de la dialectique signifiant/signifié, problématique que nous avons déjà traitée par ailleurs. Quand le réseau des mots (signifiants) d’une langue est corrompus, détérioré, comme dans le cas de l’anglais, les locuteurs sont pénalisés et placés dans un état de dépendance par rapport à la société à laquelle ils appartiennent. Leur liberté de circulation, d’usage de la langue est sous surveillance, conditionné.  En ce sens, il est vital de prendre conscience de ce que peut introduire, produire  la pratique, l’usage de telle ou telle langue sur les mentalités.  En ce sens, les langues ne sont pas égales contrairement à ce qu’a voulu faire croire la linguistique du siècle dernier, laquelle cherchait avant tout à montrer l’universalité des processus linguistiques, notamment par le biais de la phonologie. Même la distinction de Saussure à propos du signifiant et du signifié va dans le sens d’une théorie générale de la langue dépassant les clivages et les différences entre les langues. Mais cette tendance « structuraliste »  faisait abstraction de certaines pathologies des « savoirs » – et la langue est un « savoir- liées à la diachronie, à l’Histoire des peuples, des conquêtes, des emprunts de langue à langue. Bien pis, cette ligne de pensée oubliait de traiter la langue en tant qu’outil plus ou moins performant, en tant que technique, que média (Cf.  Claude Hagége.  Contre la pensée unique. Ed Odile Jacob, 2012). Il est vrai que l’on en est arrivé à considérer que toutes les langues fonctionnaient pareillement avec la même emprise du « signifié » sur le « signifiant ».  Or, il n’en est pas ainsi, d’où la promotion d’une linguistique du signifiant face à une linguistique du signifié propre au siècle précédent.
La linguistique du signifié prend pour modèle des langues qui prennent la peine de préciser le sens de chaque mot, ce qui surcharge d’ autant l’apprentissage et le décodage de la langue. Le locuteur ne peut ici être laissé à lui-même, il est suivi et guidé à tout instant par un  Surmoi, le Signifié étant un « Sur-moi ». Les langues qui sont les plus sujettes à une telle « surveillance » sont les plus hybrides, les plus bigarrées car on circule mal sans aide au sein de telles langues. On pense notamment à l’anglais en sa qualité de langue mondiale.
A contrario, une langue comme le français laisse davantage  les coudées franches à ses locuteurs. C’est ce que nous appelons la linguistique du signifiant qui se passe plus aisément du signifié-Surmot. Cela tient au fait que de nombreux mots se ressemblent, que les synonymes y sont moins fréquents ou moins nécessaires. En pratique, cela signifie que les locuteurs sont plus autonomes les uns par rapport aux autres, qu’ils ne passent par le truchement d’un Big Brother qui fixe des normes sémantiques rigides, à ne pas transgresser, sous peine de chaos. La langue française se prête mieux au cogito individuel et chaque locuteur est invité à se constituer son propre « signifié » dès lors qu’il respecte une certaine exigence morphosémantique : ce qui se ressemble s’assemble.  Entendons par là que le locuteur définit le signifié non pas par un recours extérieur au signifiant mais par une connaissance de l’intérieur de ce qui sous-tend la diversité des emplois d’un même mot ou plutôt d’une mémé série de mots parents entre eux, du fait de leur racine commune. Autrement dit, le locuteur est invité à se faire une certaine idée de la  langue, ce qui évidemment conduit à un pluralisme plus marquant que pour des langues « surmotiques » comme l’anglais.
Dès lors, on pourra dire que l’anglais est une langue plus rigoureuse, donc plus rigide que le français du fait se sa surmotisation mais favorisant moins une certaine autonomie intellectuelle en profondeur. La créativité anglaise se joue plus en aval que la créativité française, ce qui explique d’ailleurs, par une sorte de cercle vicieux, la tendance de l’anglais à emprunter dans la mesure où le signifiant n’est pas une fin en soi et sera intégré par le biais du signifié. En français, le mot n’est pas isolé, il est en réseau alors qu’en anglais, le mot n’est en réseau que par le biais du signifié et du Surmot, qui fait songer à une sauce (gravy) ou à une crème (custard) que l’on ajouterait. L’orthographe même du français incline le locuteur à méditer sur sa langue en en explorant toutes les pistes sans passer par un « signifié » externe fourni par-dessus le marché, de surcroit. En français, les mots sont regroupés par champs sémantiques assez larges et non individuellement mais paradoxalement, cela permet précisément au locuteur de cultive un certain droit à la différence et au doute, dès lors que personne n’a autorité pour fixer le sens de chaque mot comme c’est le cas en anglais.
En ce sens, l’anglais est une langue idéale si ‘on fait jouer la « surmotisation », c’est-à-dire une instance qui supervise et qui ordonne mais le français est une langue préférable pour développer une pensée personnelle, en ce sens qu’une telle instance n’est pas légitimée et que le propos d’autrui est fonction de sa propre investigation, ce qui exige une certaine écoute de l’autre que le locuteur anglais n’est pas encouragé à assumer.
On aura donc compris que chaque langue détermine par son mode de fonctionnement un mode d’existence du groupe. En ce sens, les tentatives de la linguistique du XXe siècle pour unifier l’idée de langue nous semblent avoir été assez vaines et le distinguo saussurien du signifiant et du signifié tout comme les instances freudiennes du Surmoi et du Moi sont à revisiter.
JHB
26.07.13

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L’astrocyclologie et le plan B par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 27 juillet 2013

L’astrocyclologie fonctionne sur un algorithme simple : plan A  et plan B.  Le plan B vient pallier les défaillances et les insuffisances du plan A mais il n’est jamais qu’un pis aller, qu’une solution transitoire.
Il est évidemment important que l’étudiant en Astrologie apprenne à distinguer ce qui est de l’ordre du plan  A  et ce qui est de celui du plan B sans s’embarrasser la tête avec les algorithmes archaïques des signes  zodiacaux , des dieux mythologiques  qui n’ont plus qu’un intérêt  historique et que nous laissons aux astronomes.
Le plan B, consiste en un certain nombre de procédés, de subterfuges dans tous les domaines possibles et imaginables. Quand les produits de première qualité manquent, on les remplace, comme sous l’Occupation, par des « ersatz », des succédanés, que ce soit dans le domaine alimentaire, vestimentaire ou dans celui de l’organisation de la Cité. Dans ce cas, la formule collégiale est censée remplacer à celle du leader unique omnipotent et omniscient.  On espéré ainsi qu’à trente on fera aussi bien voire mieux qu’à un seul mais c’est un leurre qui ne tient qu’autant que le plan A ne peut être activé, pour des raisons liées à un épuisement de la gravitation conjonctionnelle. Tous les 7 ans, on a une nouvelle phase          A  et forcément avec un décalage, tous les 7 ans on a une nouvelle  « situation » B. On ne peut raisonnablement parler de phase A et de phase B, cependant car la « phase » B n’existe qu’en creux. Elle n’est pas programmée, elle est une absence, un manque tout comme la nuit par rapport au jour et l’on a tort d’associer la Lune à la nuit comme si la nuit avait une existence en soi…
Dans l’Histoire des civilisations, on dira que le christianisme est le  temps B du judaïsme, tout comme la démocratie est le plan B de la monarchie, ou l’humanité féminine le plan B de l’humanité masculine.  Tous ces plans B se caractérisent par le refus de la filiation génétique. Le pouvoir de l’Eglise ne se transmet pas génétiquement (le pape est élu), pas plus que le pouvoir républicain qui n’est pas héréditaire. Dans la société paritaire, la filiation n’a plus de raison d’être. Ces systèmes B font perdre beaucoup de temps car l’on manque de repères préalables. Un enfant qui nait n’est appelé à aucune tâche spécifique.
Il est possible d’ailleurs qu’une certaine pratique de l’astrologie puisse s’inscrire dans une stratégie « B ». En cherchant à remplacer la filiation par le thème natal, ce qui permettrait de savoir dès la naissance qui est qui mais  il s’agit là d’une pseudo-solution, factice ce qui est d’ailleurs propre au plan B.
Le plan B, on l’a dit dans de précédents textes, sous une autre forme, considéré qu’aucun produit ne se suffit à lui-même, aucune personne ne saurait  y parvenir.  Il y a là une dénégation de la phase A. Ce qui fait problème, car si l’on ne sait même pas ce que l’on attend,  à l’approche d’une nouvelle phase A, on peut perdre beaucoup de temps et le temps est compté.  On voit donc que l’astrocyclologie que nous avons fondée permet de mieux anticiper le cours des choses. Un homme averti en vaut deux. Une société qui ne recherche pas en son sein des personnages surdoués, qui ne les forme pas, est pénalisée et elle risque de le payer très cher. On peut certes dire que les gens font de l’astrocyclologie sans le savoir mais cela reste alors empirique et génére une forte déperdition d’énergie. A contrario, les sociétés qui sauront se doter de cet outil parviendront à dominer les autres au cours du siècle et ce n’est certainement pas l’astrologie ordinaire qui pourra pallier et compléter l’astrocyclologie sinon en tant que plan B, notamment en remplaçant les étoiles fixes par les planètes transstaurniennes, ce qui est une hérésie que l’on doit remettre à sa place…
JHB
14.07.13

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L’astrologie et la corporation des dépanneurs par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 27 juillet 2013

Les comparaisons entre astrologie et médecine peuvent conduire à des contresens épistémologiques de première grandeur comme le montre cette récente  déclaration d’un médecin astrologue connu de la région lyonnaise :
« « Si l’on transpose sur le plan médical, cela équivaudrait à réduire la pratique médicale en restreignant les possibilités thérapeutiques aux « fondamentaux » que sont l’aspirine et les bandages…Tout cela dans le but de favoriser l’automédication. » Comparaison n’est pas raison.
A notre connaissance, la médecine ne se limite pas à soigner mais à décrire le fonctionnement  normal du corps et en cela nous pratiquons tous l’automédication, sans avoir besoin de médicaments ni de médecins.  Toute histoire de la médecine nous parle d’hommes qui ont fait avancer la connaissance du corps humain et pas seulement de ceux qui ont trouvé quelque remède.  Le SIDA par exemple est une pathologie du système immunitaire et donc de l’automédication au sens de notre faculté  « interne » de régulation. /  Nous avons donc un médecin qui a une vision totalement déformée du processus médical dans son ensemble et qui ne le perçoit que par  le biais de sa propre activité de terrain.  On connait la formule du charlatan Knock ; « tout bien portant est un malade qui s’ignore ». C’est là une déformation professionnelle qui ne contribue guère au débat autour de l’Astrologie. La première automédication ne passe ni par le médecin, ni par le pharmacien. Et les cas traités par le médecin dépanneur de quartier sont très minoritaires et c’est l’exception qui confirme la réglé.
Venons-en à l’astrologie et aux astrologues. On y trouve la même hiérarchie et la même dichotomie entre le haut et le bas de la profession.  Ce qu’on demande à l’astrologie, c’est qu’elle nous dise quel son objet d’étude et cet objet c’est l’être humain normal et non l’individu particulier avec ses éventuels dysfonctionnements  extra-astrologiques. De même en médecine, quand une personne est  blessée par balle, on a affaire à un facteur extérieur et on a besoin d’un chirurgien pour gérer le problème. Mais on ne saurait, en aucun cas confondre la dynamique interne du corps  avec les accidents qui peuvent l’affecter de façon extraordinaire. Il est clair que le médecin de quartier ne s’intéresse pas aux gens bien portants, sauf éventuellement dans une perspective préventive. Mieux vaut prévenir que guérir.
En astrologie, il semble que les astrologues aient malheureusement de plus en plus de mal à distinguer entre le normal et le pathologique, plus encore que les médecins car si l’on sait ce que c’est qu’un corps en bonne santé, sait-on en revanche ce qu’est la santé au  sens astrologique du terme. ? C’est bien là tout le problème ! Un médecin astrologue aura ainsi tendance à voir la médecine comme l’astrologie, c’est-à-dire en confondant le structurel et le conjoncturel  et cela semble affecter sa compréhension de la médecine, ce qui pose un problème de déontologie quant à la compatibilité des deux activités.
Il est donc nécessaire pour l’astrologie de dégager l’astrologie du normal de celle du pathologique, ce qui implique effectivement un certain délestage, dégrossissage.
Que l’on ne nous fasse pas croire, en effet, qu’une astrologie qui renvoie une image chaotique de l’être humain soit viable en tant qu’astrologie de la normalité, c’est-à-dire de la norme. Or, une astrologie fondée sur le mouvement des planètes est condamnée au désordre structurel. Or, un tel désordre ne peut que fasciner ceux qui s’intéressent plus à l’imprévisible qu’au prévisible au point que certains astrologues n’hésitent pas à définir l’astrologie comme la science de l’imprévisible Vaste programme !
 Et là l’astrologue de quartier rejoint le médecin de quartier qui  guette tous ceux qui sont perturbés et ne pratiquent pas l’automédication tant psychique que physique pour leur offrir leurs services.
L’astrologie planétaire est en procès et est un véritable  cancer qui « bouffe », mine l’astrologie de l’intérieur: Quand on nous dit, par exemple, qu’il faut un aspect d’Uranus pour qu’il y ait changement, on se moque du monde à moins que l’on ne confonde sciemment changement structurel et changement conjoncturel. Au niveau structurel, on a besoin de phases égales, brèves et  régulières, ce qui passe par un certain nombre d’algorithmes et non pas des croisements planétaires qui ne forment aucune structure cohérente sinon sur le très long terme, ce qui ne fait guère à l’échelle d’une vie d’homme. Cela n’est  possible que si l’on se sert d’une seule planéte dont le parcours est balisé également par le biais de certaines étoiles fixes (ignorées des astrologues des années soixante). Ces algorithmes correspondent à une forme d’automédication, c’est-à-dire d’autorégulation, ce qui signifie dans l’absolu que l’on n’a pas besoin d’astrologues sinon ceux qui sont capable d’améliorer la description de la norme pour l’homo astrologicus. Comme on l’a dit récemment, un astrologue, au sens le plus noble du mot, c’est quelqu’un qui est garant de la valeur du modèle astrologique, ce qui n’a rien à voir, ni de près ni de loin avec le dépannage astrologique des astrologues de base qui utilisent toute sortes de techniques qui viennent s’ajouter au modèle astrologique mais qui relèvent d’une astro-pathologie qui passe par des interventions.  Comme le disait André Barbault dans une  interview de 2012,  les astrologues sont encouragés  à être créatifs, à se constituer leur astrologie personnelle au lieu de véhiculer des symboliques biscornues. Si c’était le cas, on verrait mieux apparaitre le tronc commun de l’astrologie par opposition aux trouvailles individuelles de chaque astrologue praticien. Mais on ne sait plus aujourd’hui distinguer ces plans tant les techniques des astrologues praticiens se sont sclérosées et rigidifiées, ce qui fait qu’on les confond avec le « tronc » et les racines…
 Que la profession de dépanneur médical ou astrologique soit à la portée  d’un  grand nombre nous importe peu alors que la recherche comporte  beaucoup d’appelés et peu d’élus exigeraient probablement une meilleure prise en charge par l’Etat. D’où pas mal de compromis pécuniaires qui gâtent le métier et son image. 
Quand nous disons que dans le domaine de la normalité, on n’a pas besoin d’astrologues ni de médecins dépanneurs, cela signifie que les processus naturels avec les dynamiques qui leur sont propres doivent certes être décrites mais doivent avant tout être conscientisées pour ne pas être confondues avec les pathologies. Par exemple, la menstruation est structurelle, chronique, l’hémorragie, sous d’autres formes, est accidentelle. Pareillement,  en astrologie, il faut réapprendre à savoir distinguer entre les états successifs d’un algorithme et les accidents qui peuvent l’affecter et le perturber. D’où l’importance de notre apport et il est scandaleux que certains fassent ainsi barrage à nos travaux au nom d’un corporatisme mal inspiré et bien maladroit, au demeurant.
JHB
14.07.13

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Le XXIe siècle et l’éloge du silence par jacques Halbronn

Posté par nofim le 26 juillet 2013

Nous pensons que le silence va devenir une valeur discriminante.  Il  y aura ceux qui auront besoin de parler, de questionner et ceux qui  réfléchiront par eux-mêmes sans interpeller, interroger qui que ce soit. On assiste à un phénomène à l’opposé du passage du cinéma muet au parlant (cf. le film  The Artist) avec le passage  du parlant au muet. En  linguistique, on a appris à distinguer, il y a 100 ans entre le signifiant et le signifié, ce dernier étant un commentaire du premier. Nous allons vers une ergonomie du silence,  ce qui rejoint certaines valeurs religieuses (vœu de silence). Le silence sera un facteur de différenciation sociale. La parole  est le fait des non-voyants, de ceux qui ont des yeux et ne voient pas, pour paraphraser les Evangiles. Celui qui ne voit pas parle, « cause ».
Il y a des langues qui enseignent mieux le silence que d’autres. Par exemple l’anglais  encourage le bavardage (le « chat » prononcer tchat) alors que le français  est plus propice au silence. Nous parlons évidemment de l’apprentissage de la langue. Il est plus facile de se repérer en français qu’en anglais sans avoir à demander son chemin, un ‘ »renseignement ». Une langue comme l’anglais qui emploie le mot « million » mais ne connait pas « mille » et se sert de « thousand » ne saurait être un modèle de transparence.
Le silence et la solitude vont de pair si l’on associe à solitude la notion d’autonomie, d’avancer par ses propres moyens.
Celui qui réfléchit en silence ne craint pas les indiscrétions, échappe à toute forme d’espionnage, si l’on inclut l’écriture dans la parole. On dit qu’un croquis vaut mieux qu’un long discours. Le bon enseignant doit savoir dessiner voire jouer d’un instrument car le son d’un instrument convient au silence, il ne saurait être assimilé à la parole sauf sous des formes bâtardes comme le chant,  l’opéra wagnérien, par exemple, à l’opposé du ballet qui ne souffre aucune parole. Un enseignant « verbeux » ne maitrise pas son sujet, il ne communique pas correctement avec son auditoire. Il ne sait pas déléguer, « montrer ». Il sait que  ce qu’il a  à dire ne se suffit pas à lui-même et qu’il faut parler, parler pour combler, masquer les manques. On a là une mauvaise ergonomie, un piètre algorithme.
L’homme silencieux est celui qui ouvre les yeux, qui observe, qui devine, qui ne pose pas de questions à autrui mais à lui-même, qui s’interroge plutôt qu’il n’interroge. Cet homme du silence n’est pas un aveugle, atteint de cécité qui doit se fier à ce qu’on lui dit, lui explique, qui ne peut donc juger, avancer par lui-même. Le monde de la technique exige de plus en plus que le mode d’emploi de toute chose se « devine » promptement. Celui qui ne devine pas va voir le devin  qui lui parle, parle,  interprète les signes. Celui qui est dans le silence voit loin et au loin car le silence exacerbe la vision qui est notre principal rapport au monde. Celui qui  ne voit pas (ou mal) exacerbe le rôle de la parole ; il ne sait pas ni ne peut se taire. Il n’est pas dans le tacite, dans l’allant de soi, dans ce qui va sans dire.
Face à ce monde du  silence, il y a un autre monde qui est celui de ceux qui ont   besoin d’échanger, de communiquer et qui souvent gênent la réflexion silencieuse des membres de l’autre monde, pour qui la parole ne saurait être que lapidaire, minimale, se réduisant parfois à un geste, à une forme, à une danse, à une pantomime….
L’improvisation est un acte silencieux quant à sa préparation. Elle n’exige pas d’instructions. Elle n’est pas un commentaire de quelque chose qui est déjà là.
Nous avons dans de nombreux textes insisté sur l’opposition entre le monde du visible et de l’invisible, de l’extérieur et de l’intérieur. Paradoxalement, celui qui est dans l’invisible est dans le silence, il ne communique qu’avec lui-même, sans risque d’interférence tandis que celui qui est dans le visible est marqué par le monde extérieur. Mais cet invisible intérieur est en fait visible pour celui qui a su développer un regard intérieur, qui sait se retrouver  en lui-même Et d’ailleurs, quand nous apprenons à parler, nous sommes livrés à nous-mêmes, c’est à nous qu’il revient de nous repérer, d’identifier les points qu’il faut activer, comme lorsque l’on sait siffler un air. Le silence est écologique et la parole pollue l’espace vital. Ceux qui posent des questions à haute voix perturbent les autres et il sera de plus en plus nécessaire d’interdire de parler dans les lieux publics au même titre que de fumer ou de réserver des espaces pour ceux qui ont besoin de parler. .
Normalement, il doit être possible de deviner l’usage propre à un objet en l’observant, en l’examinant sous toutes ses coutures. On ne doit pas accepter un discours qui nous semblerait décalé par rapport à notre perception d’un objet. Mais cela vaut aussi pour les gens que nous rencontrons : c’est à nous d’apprécier, de juger et ce que la personne dit d’elle-même ne saurait nous influencer. On se méfiera de tout  commentaire, c’est-à-dire de ce qui nous dit « comment » il faut voir les choses ou les gens. Nous avons appliqué une telle méthodologie à différents objets de recherche en vue de restituer la destination première d’une chose, d’un outil.  On pense au cas de l’astrologie, dont l’usage a été considérablement dévoyé et détourné. On pense aux femmes sur lesquelles on a plaqué toutes sortes de représentations dont la plus grossière est probablement l’idée qu’elles n’ont rien de différent d’avec les hommes, ce qui est une insulte à notre intelligence et qui conduit à une civilisation où le signifié envahit le champ du signifiant, où ce qui compte n’est plus ce que l’on voit mais ce que l’on nous dit de voir.
Nous avons consacré des études au sens du goût. Nous pensons que c’est un sens qui favorise l’imposture, qui nous fait prendre une chose pour une autre, avec ses additions d’arome, qui  nous trompent sciemment sur la marchandise et nous manipulent.. Le goût, c’est la présence de l’absence. Quel génie de l’escroquerie inspire ce sens fallacieux. D’où l’importance de la vue pour ne pas prendre des vessies pour des lanternes :!
JHB
13. 07.13

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L’idéal de l’homme total

Posté par nofim le 12 juillet 2013

Notre civilisation doit avoir des objectifs quant à l’avenir de l’Humanité et aux valeurs majeures à développer et à préserver. Nous pensons que le XXIe siècle doit  « cultiver » le principe de l’Homme total,  du Superman. Nos travaux sur les cycles nous montrent le rôle essentiel de certains hommes dans le processus cyclique. Sans eux, il n’y aurait pas de véritable cyclicité.
Il  convient de ne pas perdre de vue le maintien, la sauvegarde de ce  type d’humanité qui n’est pas assez protégé alors qu’il  joue un rôle absolument central,  ce que Jean Jacques Rousseau n’avait fait qu’entrevoir dans l’Emile (cf. aussi les écrits de  N. Chomsky  sur une « éducation humaniste »).
Nous devons veiller  à ce que certains « humains » soient autosuffisants et  ne dépendent en quelque sorte de rien ni de personne.  Cette autonomie doit  apparaitre comme une valeur essentielle. Le terme a été galvaudé : il ne suffit pas que quelqu’un « gagne sa vie » pour être autonome intellectuellement, mentalement, psychiquement. Un  coefficient d’autonomie doit être calculé.
Nos considérations vont à l’encontre d’un idéal d’intégration sociale. Le facteur qui est généralement négligé est d’ordre cyclique. L’état d’autonomie n’est pas permanent et n’a pas  à l’être mais il doit exister le moment venu.
A certains moments, la société doit pouvoir compter  sur la présence de certains personnages  « autonomes »   au plein sens du terme, c’est-à-dire qui ne dépendent pas de leur environnement humain, qui sont des mondes à eux tout seuls. D’où l’expression d’homme « total ». On reconnait assez facilement ce type de personne qui n’attend pas grand-chose d’autrui et qui attend beaucoup de lui-même et ce, dans tous les domaines, ce qui implique précocement  une créativité tous azimuts…Face à l’exemple donné par autrui,  ce personnage ne cherche pas tant à imiter, à emprunter qu’à produire par lui-même. Ici et maintenant. Hier ne fait que préparer le futur mais le futur ne saurait se calquer sur le passé.
Selon nous, la société n’est qu’un palliatif à la carence de l’homme total et de fait  le déclin des  facultés  de celui-ci  débouche  sur un certain relais. Le « collectif »  s’efforce de remplacer l’homme total, de se substituer à lui d’où le recours au singulier «le gouvernement » pour désigner en fait une équipe. Aucun recentrage ne peut s’envisager sans l’existence de l’homme total lequel est le garant, la condition de l’unicité,  dans tous les domaines. La complexité du corps social n’est que le corollaire de celle du cerveau humain individuel.  Le mythe de l’homme total   est manifeste dans le terme même galvaudé d’individu, c’est-à-dire de ce qui n’est pas divisible. L’homme total est l’archétype, le prototype de l’Humanité. Il est le fondement de l’idée de « chef » (tête), de maître, de président mais il donne lieu à toutes sortes de contrefaçons, dont une des expressions les plus remarquables est l’élection par le collectif, le peuple, de ses dirigeants, ce qui ne peut produire que des imposteurs quand ceux-ci ne tirent leur pouvoir, dans tous les sens du terme, que de l’onction populaire et n’ont pas fait leurs preuves par ailleurs….L’homme total doit préexister à toute validation extérieure.
En fait, potentiellement,  un seul être humain est capable de gérer mentalement toute une société quand il est au sommet de ses  facultés. Inversement, quand ce n’est pas le cas, il risque fort de décevoir. Toute la carrière de Napoléon Bonaparte illustre notre propos,  de  Brumaire à Waterloo, L’homme total, à certains moments, doit être omniprésent.
Rien de grand ne se fait sans la présence d’un homme total.
Il est clair, néanmoins, que l’homme total a besoin de féconder un grand nombre de personnes, d’être complété et prolongé mais cela se fait en quelque sorte sans leur accord, cela s’impose. (Imposition) en état d’hypnose en quelque sorte, sur un mode subconscient.
Comme nous le disions,  il convient de créer des conditions favorables à l’éclosion de tels profils, en se révélant particulièrement exigeant envers la jeunesse, en évitant de l’abrutir lors de l’acquisition du langage, dans les comportements alimentaires, artistiques. Cela exige l’éveil d’aptitudes à se nettoyer de l’intérieur le plus promptement possible, cela correspond à une toilette du psychisme et de l’intellect qui évite d’être marqué par les accidents, les aléas de la vie. Pas d’emprunt et pas d’empreinte. D’une façon générale, l’homme total  attend très peu de son entourage  si ce n’est en tant que récepteur de ce qu’il a à transmettre. Il est une force d’irrigation, un « Nil » avec ses crues cycliques, il est un principe phallique.
Tous les sept ans, selon nos travaux,  le monde a besoin de faire appel à un  homme total pour redémarrer, réenclencher un nouveau cycle dans de bonnes conditions. C’’est le moment de faire peau neuve, de se délester des anciennes habitudes qui n’auront pas été reconnues par l’homme total comme méritant de perdurer. En ce sens, l’homme total est le garant du système immunitaire de l’Humanité. .
Le risque est grand, de nos jours, que certaines sociétés n’aient plus concience du rôle vital de l’Homme total au nom d’une idéologie égalitaire, paritaire, qui conduirait à une décadence dans tous les domaines, tant scientifiques qu’artistiques.  Ces sociétés préférent vivre sur les acquis des siècles passés plutôt que de reconnaître la présence en leur sein de cette élite.
JHB 
10.07.13

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Les femmes, un monde trop accessible ?

Posté par nofim le 12 juillet 2013

Nous avons reçu des commentaires sur notre article consacré à ce qui distingue les hommes des femmes. Certains nous disent qu’il y a des hommes qui sont parfaitement capables de s’occuper des domaines que nous attribuons aux femmes, à savoir le maintien de l’ordre « visible », « extérieur ». Mais la réciproque est-elle vraie ? C’est peu probable.(cf. notre article déjà ancien- « tselem » -  sur le site hommes-et-faits.com). En effet,  les femmes sont plus faciles à imiter  que les hommes. D’où une certaine asymétrie.
Ce qui fait la force et la faiblesse des femmes, c’est que ce dont elles parlent est  visible, tangible alors que le domaine masculin est plus mystérieux, obscur. Les machines empiètent singulièrement sur le registre féminin et gèrent  fort bien la « propreté »  extérieure alors que le monde masculin leur reste largement  inaccessible comme il l’est  d’ailleurs aux femmes. 
Même la mémoire féminine factuelle  s’apparente à tous les processus d’enregistrement  qui ont pu être élaborés au cours des âges depuis les manuscrits  jusqu’aux  disques et aux films.
Le parallèle que nous avons établi peut donc induire en erreur  car il  laisse croire à une symétrie qui n’existe pas. Toutefois les hommes ont un point commun avec les machines qui fait défaut aux femmes à savoir une certaine facilité à effacer  la mémoire, à supprimer les fichiers. La mémoire des femmes est trop tenace et il leur faut trop de temps pour éliminer les données  jugées  inutiles  à tort ou à raison.  Les femmes perdent ainsi un temps précieux qui nuit à leur adaptabilité, du fait des réminiscences qui les lestent et les plombent. Elles ont souvent de vieux comptes à régler.
Les femmes qui n’ont pas eu un père digne de ce nom sont prisonnières, victimes de cette mauvaise maintenance intérieure.  Cela fait penser à quelqu’un qui mettrait trop de temps à enlever une tache sur un vêtement, ou pour réparer un carreau cassé et qui reprocheraient indéfiniment à celui qui aurait  été  à l’origine de ces « dégâts » au lieu de se demander  pourquoi il n’a pas réagi plus tôt et plus vite. C’est ainsi que les femmes exagèrent souvent l’impact de ce qu’elles ont eu  à subir et qui prend souvent des proportions invraisemblables du fait de leur propre incurie, à l’instar de quelqu’un qui ne se soigne pas correctement. Cela pose là un délicat problème moral.  Qui  est coupable, celui qui a fait quelque chose ou celui qui n’a pas  su réparer,  corriger et  aura  laissé les  choses l’envahir comme une gangrène  et pourrir ?
JHB
10.07.13

Publié dans FEMMES, SOCIETE | Pas de Commentaire »

La Paix d’Amiens et Saturne fin Lion

Posté par nofim le 12 juillet 2013

Une exposition est actuellement consacrée à Napoléon et l’Europe, aux Musée  de l’Armée (Paris, Invalides). On est notamment frappé par l’impact  de la Paix d’Amiens des deux côtés de la Manche. Or, cela se produit alors que Saturne s’approche puis transite l’étoile fixe royale Regulus, notamment lors de la signature finale, fin mars 1802.
Nous avons donc là l’exemple d’un « moment » conjonctionnel, ce qui ne signifie pas que chaque fois que Saturne passe sur une des 4 étoiles fixes royales il se produit un événement de la même intensité mais qu’on ne peut espérer y parvenir que sous une telle configuration. De même, on ne peut faire le succès d’un piquenique dans la nature chaque fois qu’il fait beau mais il faut qu’il fasse beau pour réussir une sortie. Cela dit, à chaque conjonction de ce type, on peut toujours trouver des traces d’un certain tropisme même si cela n’a pas abouti de façon spectaculaire et surtout il doit  y avoir sinon du qualitatif du quantitatif, c’est-à-dire un grand nombre de cas simultanément. Pour ce faire, il faut suivre le cours des choses de près et ne pas se contenter de survoler car tout ne reste pas dans la mémoire collective alors que sur le moment on a pu penser que quelque chose d’important allait se jouer.
En ce qui concerne cette paix d’Amiens, il est clair que ses effets n’auront pas été très durables mais selon nous rien ne dure très longtemps et c’est même là que l’astrologie peur marquer des points car on ne peut perdre de temps et il faut battre le fer tant qu’il est chaud et démarrer avant tout le monde et  décrocher ainsi quand il le faut, sans attendre qu’il ne soit trop tard. La précision chronologique est essentielle non pas qu’il faille annoncer une date précise, pour tel jour mas parce qu’il importe d’indiquer à quel moment la tendance peut se retourner, s’inverser.
Autrement dit, ce qu’on attend de la prévision astrologique, c’est qu’elle signale combien de temps telle phase va se prolonger. Un astrologue qui ne précise pas la durée d’une période ne fait pas correctement son travail surtout s’il laisse croire, bien à tort, que les choses vont durer un  bon bout de temps, une prévision qui voit trop loin et trop large n’est ni valable ni viable. Or, si l’on se sert de planètes transsaturniennes et notamment de cycles incluant deux planètes lentes, on se lance dans des durées qui ne sont pas pertinentes.
Le premier consul aura su créer une certaine unanimité autour de lui lors de  ce passage de Saturne à la fin du lion et au début du lion, y compris chez les Anglais. Beethoven dédiera alors sa troisième symphonie « Héroïque » à Bonaparte avant de changer d’avis un peu plus tard.
Nous avons déjà consacré des études à cette même configuration comme pour l947 qui voit l’assemblée générale voter la création d’un Etat Juif dans une partie de la Palestine alors que très vite de nouveaux clivages se manifesteront entre la Russie et les USA. L’astrologue doit prendre l’Histoire au vol car contrairement à ce que tant d’astrologues croient encore,  les choses peuvent changer très vite. Tout travail historique qui embrasse des périodes trop longues est bon  à mettre à la poubelle car il englobe tout et le contraire de tout au sein d’un même ensemble. Il écrase le relief historique. La conjonction Saturne/étoiles fixes voit enterrer, pour un temps, la hache de guerre. On en a un bon exemple avec le Traité de Rome quand Saturne est conjoint à Antarès, une des trois autres étoiles fixes royales.
En fait, le rapprochement, la convergence sont des phénomènes plus remarquables au regard de l’astrologie que la divergence et l’affrontement en ce qu’ils sont, somme toute, plus improbables. La conjonction correspond à l’édification de la Tour  de Babel.
Que nos collégues astrologues ne se ridiculisent pas en cherchant à expliquer  de tels phénoménes par d’autres moyens. Qu’ils aient le courage d’abandonner  leurs usines à gaz qui correspondent à une atsrologie révolue frisant le charlatanisme tant on peut lui faire dire n’importe quoi, notamment sur la base d’un thème astral. Que l’on nous donne n’importe quel thème et nous pourrons l’appliquer à n’importe quel événement !.
JHB
09/ 07.13

Publié dans ASTROLOGIE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Le coup d’Etat de Bonaparte en 1799 au prisme de l’astrocyclologie

Posté par nofim le 12 juillet 2013

En astrologie traditionnelle, on aurait dressé le thème du 18 Brumaire An VIII, et essayé de montrer que le thème correspondait peu ou prou à la situation concernée, sans oublier de dresser le thème de Napoléon Bonaparte pour faire bonne mesure. Tâche au vrai ne comportant guère de difficultés particulières puisque tout thème est porteur de significations extrêmement variées sinon variables.  Un tel exercice, on nous le reconnaitra,  a ses limites même s’il s’est perpétué au cours des dernières décennies. Le jeu consiste à relier les signifiants du thème avec les signifiés de l’évènement,  tout évènement devant apparaitre comme une lecture possible du ou des thèmes. Pour l’astrologue ordinaire, qui fait comme si l’astrologie avait été démontrée, on ne se demande pas ou plus  SI  le thème correspond mais  COMMENT il correspond.
Notre démarche, on le sait, est bien différente et donc plus risquée, plus « falsifiable ». (Popper).
Nous avons choisi cet événement parce qu’il nous parle du pouvoir d’un homme, Napoléon Bonaparte, aux antipodes du démocratisme qui n’est qu’un palliatif à l’absence de personnalité qui s’impose d’elle-même.
Que dit-on alors du « Premier Consul » dans le Journal de Paris du 10 novembre   1800 ?
« La force prodigieuse des organes (sic) du Premier Consul lui permet dix-huit  heures de travail par jour, elle lui permet de fixer son attention pendant ces dix-huit heures sur une même affaire ou de l’attacher successivement à vingt sans que la difficulté ou la fatigue d’aucune embarrasse l’examen d’une autre. La force d’organisation qui lui est propre lui permet de voir au-delà de toutes les affaires en traitant chaque affaire » (Cité par  Aurélien Lignereux,  L’Empire des Français, 1799-1815,  Paris, Seuil, 2012, (pp. 27-28)
Nous avons là une représentation typique d’une phase conjonctionnelle de Saturne, lorsque l’on s’extasie sur ce qu’un seul homme est capable de réaliser, ce  qui est radicalement différent d’un autre propos qui insisterait, tout au contraire, sur les vertus de la dynamique collective, sur l’infaillibilité du vote, ce que nous situons en contrepoint, en fin de cycle.
Encore faut-il s’entendre sur ce qui distingue la fin d’un cycle et le début d’un nouveau cycle, ce que l’on tend parfois à  confondre, fort fâcheusement. Il est évident qu’un nouveau cycle ne commence pas pile à la conjonction ! Si l’on se situe dans une optique pavlovienne, dès lors que le signal se rapproche de sa forme idéale,  le processus commence à s’enclencher. C’est en astrologie, ce qu’on appelle une « orbe ». Nous ne sommes pas  favorables à des délimitations rigoureuses, qui nous ont toujours semblé ridicule, ce qui prend, en astropsychologie, une dimension parfaitement grotesque, lors d’un changement de signe. Si en effet, en astrologie prévisionnelle, on est en face d’un flux, en revanche, quand on se limite au thème natal,  on se croit obligé de trancher dans le vif, ce qui montre les limites d’un tel exercice qui tend à faire long feu, cela remet en question d’ailleurs le compartimentage des 12 types zodiacaux, et singulièrement dans le cas de l’ascendant qui varie en quelques minutes et donc peut changer de signe.
Le début du consulat  est donc marqué par un consul omniprésent,  qui intervient sur tout, qui concentre donc tous les pouvoirs de facto. Cela correspond à une ambiance « conjonctionnelle ». A la date de l’article cité (novembre 1800), Saturne se trouve à la fin du signe du lion, donc en approche de l’étoile fixe royale Regulus.  Quinze ans plus tard, lors des Cent Jours,  Saturne sera à 12° du Verseau, quasiment à l’opposé mais encore un peu jeune pour bénéficier pleinement de l’effet conjonctionnel (début poissons, avec Fomalhaut) et les historiens ont montré que ce qui avait été fatal à Napoléon avait été justement le trop grand poids qu’il avait accordé aux différentes instances au lieu de tout prendre sur lui. Il est vrai qu’il a été échaudé par ses  récents échecs. Cela montre bien que tout personnage est  dépendant de la configuration conjonctionnelle, qu’il n’est pas doté une fois pour toutes des mêmes talents et que ceux-ci sont cycliques. En fait, Napoléon aurait du attendre un peu plus de temps avant de  revenir. On pense d’ailleurs souvent  qu’il intervient à contre temps. On saisit là l’importance de disposer de données astrologiques fiables. Il fallait attendre que Saturne progresse davantage en verseau. Il faut aussi faire la part de la rétrogradation de Saturne vers le début du verseau. Fin 1816 ou début 1817 eussent probablement  mieux convenu pour rebondir.
Que l’on nous comprenne bien : l’astrologie ne peut affirmer qu’à telle date il se produira quelque chose en tel endroit mais que tel moment est plus ou moins favorable pour tel type d’action. La même configuration peut ainsi correspondre à un événement majeur comme elle peut ne rien donner de remarquable si l’on n’attrape pas la balle au bond, si l’on part trop tôt notamment. Que l’on comprenne bien, également, que le thème natal de Napoléon ne nous est ici d’aucune utilité. Ce qui compte, c’est que nous ayons affaire à un homme remarquable comme l’Humanité en généré au compte-gouttes.  Quand ces personnages ne se présentent pas ou ne peuvent s’épanouir au sein de certaines sociétés verrouillées, bloquées, les moments conjonction els n’ont que des effets médiocres et l’on développe alors  des procédés électoraux, « démocratiques » (c’est-à-dire qui donnent le pouvoir au peuple) qui ne sont que des succédanés, ce qui donne des chefs qui  ne sont pas à la hauteur de la tâche.  Nous avons montré dans de précédents textes que l’équipe ne faisait qu’essayer de remplacer, faute de mieux,  le potentiel d’un seul homme génial, de s’y substituer.
Le cas de Nicolas Sarkozy  est intéressant en ce qu’il offre une certaine similitude avec celui de Napoléon. En mai 2008, donc un an après son investiture, Saturne est conjoint à Regulus, de façon analogue à ce qui se passe autour de 1800. On parle alors d’un superprésident. Malheureusement pour lui, on est passé du septennat au quinquennat, sinon la même configuration se serait représentée lors de l’échéance suivante pour la réélection. Mais alors Saturne est à la fin de la balance et non du scorpion, donc bien trop loin d’Antarès au début du Sagittaire. Un retour actuel de Sarkozy serait aussi prématuré que celui de l’Ile d’Elbe en 1815. Mais en 2017, les astres seraient plus favorables du fait précisément de la montée en puissance des facultés gravitationnelles de certains leaders revenus à leur plus haut niveau et remettant ainsi les pendules à l’heure et chacun à sa place.
Certes, l’on peut regretter de ne pas avoir de martingale astrologique permettant de déceler par le sacro-saint thème qui est le meilleur leader/ Mais si l’on ouvre un tant soit peu les yeux, on remarque inévitablement, sur le terrain, que certaines personnes ont un don particulier, du moins périodiquement, pour se trouver au centre des choses, ce qui suppose une certaine aptitude à transcender les différences à la fois au niveau de l’action et à celui de la pensée.
JHB
08.07.13

Publié dans ASTROLOGIE, POLITIQUE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

La nourriture masculine et la nourriture féminine

Posté par nofim le 12 juillet 2013

Lors d’un voyage en Amérique du Sud, voilà une vingtaine d’années,  nous avions été frappés par le fait que certains produits alimentaires semblaient être réservés aux femmes et vice versa. Nous reviendrons  ici sur nos travaux en rapport avec la diététique au prisme du masculin et du féminin/
Selon nous, en tout cas, il convient de distinguer deux catégories de produits, ceux qui disposent d’une certaine humidité, qui secrètent un certain « jus » (fruit, viande) et  ceux qui, livrés à eux-mêmes, sont en manque d’humidité et demandent un ajout (légume, céréales, poissons).  On retrouve là des pratiques bien connues : il est rare que l’on mange des légumes sans une quelconque addition de sauce, donc de liquide. (Mayonnaise, vinaigrette etc.), c’est notamment le cas des hors d’œuvres. Le poisson à la différence de la viande ne donne pas de liquide. On sait que chez les Chrétiens, on remplace, le vendredi, la viande par du poisson, c’est-à-dire par un produit « inférieur », « pauvre », de pénitence en quelque sorte.
On aura compris que pour nous les produits « féminins » sont les légumes et les poissons et les produits « masculins » les viandes et les fruits, ces derniers produits  générant des liquides (à l’instar de la semence masculine). Ce qui est féminin serait « sec », déshydraté en quelque sorte,  et ce qui est masculin « humide », les produits féminins se conservant mieux que les masculins du fait même de leur desséchement. Il faut observer la féminisation de la viande par le biais de la charcuterie (chair cuite), ce qui lui permet de se « conserver » bien plus longtemps mais ne saurait être qualifié de produit « frais ».
Dès lors, la nourriture féminine est  de meilleur marché que la nourriture masculine, c’est une « table » des pauvres et non de l’élite.
Il n’y a pas de raison pour que tout le monde mange la même chose. Le végétarisme est tout à fait convenable pour une grande majorité de la population, pour la « masse » et il est donc vain d’extrapoler sur une humanité ayant les mêmes pratiques alimentaires pour nous expliquer à quel point la consommation de viande est une nuisance pour la planéte car elle devrait en effet n’être réservée qu’ à une minorité.
Mais l’on sait à quel point, pour nous, le débat autour de la nourriture doit être resitué sur un autre plan qui est celui de l’autosuffisance de la personne et la part des machines dans le fonctionnement de la personne, ce qui correspond à un besoin de complément. 
Force est de constater que les femmes sont extrêmement dépendantes du monde masculin ; on peut même dire qu’elles habitent un monde  conçu par les hommes sinon pour les hommes. Cela ne ferait pas problème si l’on ne rencontrait pas une très grande majorité de femmes qui  recourent à la dénégation et qui compensent leurs manques par le recours à des aides extérieures de toutes sortes visant à donner le change. Nous dirons que la femme livrée à elle-même, sans apport, est assez démunie mais l’on  peut dire aussi que la femme est indissociable de son environnement à la fois technique et humain et qu’elle est poussée à se l’approprier, à se l’annexer alors que l’homme vise à exploiter ses ressources intérieures, ce qui en fait quelqu’un de plus égocentré, puisqu’attendant moins de son entourage, de son environnement. On comprend la sensibilité environnementale ou environnementiste des femmes qui ets liée à leur mode de fonctionnement et de dépendance. Les enjeux ne sont pas la même et donc les hommes seront moins regardants par rapport au monde extérieur et vice versa chez les femmes. Autrement dit, pour les femmes, la qualité intrinsèque du produit importe moins que ce qu’on y ajoute, d’où l’importance extrême et excessive qu’elles accordent à l’éducation, à la formation dont, selon elles, tout dépendrait. Il suffirait de changer le « milieu » social, « naturel », pour que les choses ne soient plus comme elles étaient. Cela explique que les femmes sont persuadées que les facultés dont nous disposons sont uniquement liées fonction de notre environnement extérieur, de l’influence du milieu. Elles misent plus au bout du compte sur la sociologie que sur la psychologie.
Pour en revenir aux images culinaires,  peu leur importe que le produit de base soit médiocre (pain, semoule, pâtes, pommes de terre, eau etc) pourvu qu’il soit « sauvé » par quelque ingrédient qui fera la différence (le sel, le sucre, la plante etc).  Face à cette cuisine supplétive, existe une autre philosophie qui entend privilégier, en amont, le produit sans tricher et que nous qualifierons de masculine et qui, bien évidemment, se fonde sur des aliments « masculins »..
JHB
08.07.13

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Le rôle de l’historien

Posté par nofim le 11 juillet 2013

Le rôle de  garde-fou de l’historien
Par  Jacques  Halbronn
 
Quel est la principale fonction dévolue à l’historien ? On répondra probablement : celle de relater le passé. On dit volontiers que connaitre le passé, c’est se  préparer à l’avenir. Dans le présent texte, on essaiera d’apporter quelques précisions quant à ce cahier des charges, notamment autour de la notion de postérité. Nous verrons aussi que son rôle est de prendre de la distance par rapport au présent immédiat en le resituant  dans une juste perspective. Selon nous, l’historien  se doit de dénoncer certaines illusions d’optique mais aussi il ne doit pas oublier que la carte n’est pas le territoire, que ce que le passé nous légué doit être complété, retraité.
Dans un précédent texte, nous avons montré que le dossier des femmes  dépendait largement de la démarche historienne et en cela on peut dire que les femmes qui prônent une égalité des capacités ne doivent pas porter les historiens dans leur cœur. Il suffit d’ouvrir une histoire de la peinture, de la musique ou de la philosophie pour constater que la place des femmes dans ces domaines comme dans bien d’autres est des plus modestes et ce d’autant plus si l’on se concentre sur les personnages les plus influents, ceux qui ont le plus marqué leur temps. On ne parle pas ici des bons artisans mais des personnages qui ont fait école, des maîtres à penser. Or, on ne peut observer le phénomène qu’avec du recul. Il n’est pas si aisé, par exemple, de déterminer quels sont ceux, parmi nos contemporains, qui laisseront les traces les plus durables, les plus marquantes. En l’absence de certaines données, l’on peut toujours, en effet,  faire fausse route. Sans l’historien, que saurions-nous des êtres les plus importants pour notre Humanité ? Inversement, l’historien peut démystifier tel personnage surfait voire contrefait. C’est dire que l’historien est le gardien et le garant d’une certaine vérité en remettant les pendules  à l’heure.
 
Nous pensons donc que la formation de l’historien doit privilégier le débusquage des contrefaçons, des faux semblants et que toute thèse d’Histoire doit  présenter une attitude critique par rapport aux représentations  en cours.  Il ne lui est cependant  pas interdit d’extrapoler, de spéculer, de  suspecter au nom d’une certaine vraisemblance, d’un minimum de bon sens. Certes, il y a une dimension contingente dans l’histoire qui confère  au hasard un poids appréciable mais par-delà la contingence, il y a des lois qui perdurent d’un  siècle à l’autre, d’un millénaire à l’autre. L’Historien ne croit guère que les temps « changent », que « demain l’on rasera gratis », les engouements du moment ne sont pas pour lui.
Voilà pourquoi il est fort  peu probable que le XXIe siècle soit fort différent et décalé par rapport aux précédents. Nous ne croyons pas que les femmes soient plus nombreuses au XXIe siècle parmi les « humains » qui apprennent au monde à penser autrement qu’hier. Même le féminisme nous apparait largement comme une idéologie forgée par des hommes jouant à des Pygmalions, jouant aux apprentis-sorciers en prenant les femmes comme cobayes, quitte à les déboussoler durablement.
L’historien balaiera assez vite certaines illusions quand on parviendra à mettre un peu d’ordre dans la masse de productions. Précisons que les œuvres pionnières ne sont pas forcément les meilleures et que ce sont souvent leurs calques, leurs avatars qui retiennent l’attention d’un public  qui  n’a guère les moyens de resituer les choses et qui ne s’en donne pas non plus les moyens, se fiant à son ressenti immédiat, ce qui est une prime aux ajouts, des emprunts, qui viennent fausser le jeu.
On ne peut isoler l’Histoire des apports de l’anthropologie, de l’ethnologie, de la sociologie et tout ce qu’elles nous apprennent sur le rôle des femmes, des Juifs- pour prendre deux exemples opposés – dans l’avancement de la civilisation.  On ne peut tricher avec la chronologie des choses et confondre indéfiniment  l’œuf et la poule, le génie et ses clones. Dans tous les domaines, le rôle des historiens est déterminant pour répondre aux questions actuelles. C’est sur lui que repose le débat autour du véritable  rôle des femmes dans le monde, par exemple. Chaque faille dans le travail de l’historien peut servir à  tenir des thèses aberrantes ; chaque lacune de sa documentation peut être exploitée par des idéologies subversives.
Reconstituer le passé est un défi. D’aucuns veulent profiter du fait que le passé nous échapperait pour élaborer on ne sait quel mythe des origines. Il revient donc aux historiens de nous fournir un miroir aussi fidèle que possible de l’Humanité.  Les historiens portent, on l’aura compris, une très lourde responsabilité pour nous empêcher d’être victimes de certaines sirènes, de certaines tentations de falsifier les choses. En  ce sens, la science historique a une mission surmoïque.
 
 
JHB
02. 07.13

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