La guerre des astrologues dans les années 48-58.

Posté par nofim le 30 novembre 2013

Histoire du mouvement astrologique français au XXe siècle

Les relations entre entités astrologiques (1948-1958)

Par Jacques  Halbronn

Cette période est marquée par la coexistence pas toujours pacifique entre plusieurs « entités » astrologiques, certaines nouvellement apparues et d’autres plus anciennement établies (comme pour les planètes).Cette période a rarement été décrite dans toute sa complexité ‘(cf. La vie astrologique, années trente-cinquante, Ed Trédaniel, La Grande Conjonction 1995 et cela tient notamment à une certaine tendance à occulter les décennies précédentes qui n’aura cessé de sévir par la suite et ce jusqu’à nos jours, au sein du milieu astrologique, comme quoi être astrologue n’est pas forcément compatible avec une certaine rigueur historique, sociologique et ethnologique. Il suffirait d’interroger les personnes qui arrivent aujourd’hui dans la «société » astrologique pour noter que la perception  du mouvement astrologique au XXe siècle leur est quasiment inconnue sinon méconnue alors que la leçon de l’astrologie est l’idée d’une cyclicité qui veut que le futur ressemble sensiblement au passé et que les choses tendent à se répéter peu ou prou.

Le cœur de notre étude se situera dans les années 53-54 qui servira d’abcès de fixation. On ne se privera pas d’appliquer à cette période notre procédé de l’astrocyclon qui nous apparait plus que jamais comme un outil d’investigation de plus en plus fiable à mesure que nous le perfectionnons. En janvier 53, on entrait en phase ascendante avec Saturne sortant de la balance et s’apprêtant à pénétrer en scorpion. Comme par hasard, c’est la même configuration que nous vivons présentement bien que le parallèle ne nous frappe pas dans l’immédiat, sur le terrain mais qui vivra verra et cela peut donner des idées !

L’astrologie française est réveillée par la proposition de la Comtesse Wassilko Serecki d’organiser le premier congrès international depuis 1937, elle qui était une habituées des congrès internationaux allemand sous Hitler (Düsseldorf  1936, année des Jeux Olympiques de Berlin et avant Wiesbaden 1934.

Le colonel Maillaud nous décrit ainsi cette succession de congrès internationaux (La Renaissance astrologique  in Almanach astrologique et de la vie mystérieuse pour 1948)

« Une nouvelle revue (après Stern und Mensch) parait alors dirigée par le Dr juriste  Korsch. Elle (Zénith) prit le pas sur toutes les publications comme organe de la  Centrale astrologique allemande. A en juger  par la tenue de  ses éditions, elle disposait de moyens financiers assez importants  et quoique l’astrologie  ne fut pas reconnue « officiellement » en Allemagne, Zénith était un organe officieux du parti nazi En fait, l’ensemble des articles qui y parurent marquent parfaitement l’esprit  qui l’avait fait créer, l’unification  astrologique allemande dans un but de direction politique étendue dans la mesure du possible au monde entier ». Mais  après la guerre, si la série se poursuit pour deux nouveaux congrès, au lieu que cela soit le Ve Congrès, on est convenu que ce sera, à Paris, le VIIe parce que l’on veut intégrer celui de New York (1939) et l’autre Congrès de 1937, organisé  concurremment par le Collège Astrologique de France face à celui de la Société Astrologique de France.  En effet, le Centre International d’Astrologie (CIA) est en train de se rapprocher du CAF et il faut faire un geste diplomatique, enterrer la hache de guerre. Et de fait, avec cette phase ascendante, l’idée de fédérer les associations astrologiques française prend tournure et cela a pour nom la Fédération Française d’Astrologie(FFA).Pour éviter le tête à tête avec le CAF, on fait appel à la Société astrologique de France toujours présidée depuis sa création dans les années vingt par le Lieutenant-colonel Firmin Maillaud.(cf. nos études dans cette même série historique sur « nofim » sur teleprovidence.com)C’est d’ailleurs, un ancien vice-président de la SAF, André Boudineau qui est pressenti pour assurer la Présidence de la FFA mais il ne donne pas suite (selon le témoignage de sa fille, Marie-Christine) et c’est finalement le jeune Barbault, vice-président du CIA (né en 1921), le cadet d’Armand Barbault( alias Rumélius) qui assumera cette charge, entouré de deux membres du CAF,  Jean du Sourel, président du CAF   et Al Saas (alias Albert Slosman), rédacteur en chef de la revue Astrodicée qui accueille « Sous le Ciel » le bulletin du CAF. La mort de Néroman (alias Maurice Rougié), le fondateur du CAF en 1936, favorise un tel rapprochement….Mais que représente cette FFA ? A la rigueur, on peut considérer que les Cahiers Astrologiques d’A. Volguine ne constituent pas une association même si de nombreux astrologues gravitent autour de cette revue. Notons que les CA, comme le CAF et la SAF ont déjà connu des activités avant la guerre, dans les années Trente. Et puis il y a un cas plus épineux, autour de la personne de Louis-Marie Raclet, fondateur en 1948 de la revue Astres, qui se présente comme « Officiel du centre national d’astrologie scientifique et des Amis de l’astrologie ». On aura perçu la similitude des titres : d’un côté le Centre International d’Astrologie Scientifique (CIAS) fondé en 1946 et qui renoncera très vite au S de Scientifique et de l’autre, fondé peu après, le CNAS du dit Raclet qui n’est pas invité à faire partie de la FFA pour des raisons qu’il convient d’élucider. Or, selon l’astrocyclon, en phase ascendante, il est des personnes que l’on néglige, que l’on sous-estime et qui ont une forte capacité de nuisance. Visiblement, Raclet est porté par cette dynamique et peut être plus que ne le fut Barbault. Raclet détient de fait un certain pouvoir avec une revue qui sort à plus de  cent mille exemplaires, ce qui est beaucoup en comparaison des tirages des Cahiers, d’Astrodicée et d’Astrologie Moderne, le bulletin du CIA. Il aura des collaborateurs prestigieux comme le belge Georges Antarès et comme le propre frère d’André Barbault, Rumélius.

La tenue de deux congrès internationaux, coup sur coup (fin 53 et juillet 54, à Strasbourg) ne pourra qu’exacerber les tensions.  Raclet va tirer à boulets rouges contre ces congrès et il contribuera à saboter le second congrès en s’en prenant à l’un des membres de la troïka de la FAF, Al Saas, dont il dénonce certains agissements, en jouant sur l’image compliquée de l’astrologie, toujours suspecte de dérapages avec le spectre du Fakir Birman.(dont le nom rime avec Albert Slosman alias Al Saas).

Mais d’un autre côté,  Raclet a une certaine légitimité à figurer  dans cette FFA.  Comment se fait-il qu’on l’ait ainsi oublié, lui qui occupe pourtant le terrain de façon évidente. ? Erreur à ne pas commettre en phase ascendante que de procéder à des exclusives et à des omissions car ensuite va se poser la question de la représentativité de la dite Fédération (ce type d’erreur sera commis dans les années 80 et 90, cf. le Guide Astrologique, Ed O. Laurens,  1997) lors de la création d’autres fédérations.

Lors de ces phases ascendantes qui suscitent un processus de rassemblement, il peut y avoir des dynamiques concurrentes quand on ne parvient pas à les concilier. Raclet décide de créer un Ordre des Astrologues et il en a les moyens. Chacun se présente avec son projet organisationnel. Pour Raclet, « Ce n’est pas une Fédération qu’il faut créer  immédiatement mais un Ordre des Astrologues car Fédération indique une idée de syndicat coopératif d’adhésions et de cotisations sans contrôle tandis qu’un Ordre des astrologues à l’instar de tous les Ordres implique l’idée d’une sélection.  Au nom de cette sélection, un Ordre des Astrologues aura le droit d’être reconnu officiellement par les pouvoirs publics (…) Au nom de cette sélection, à l’instar du corps médical, l’Ordre des astrologues aura le droit de se constituer partie civile contre les charlatans et contre l’exploitation éhontée de la science astrologique, de la crédulité humaine »

Dans le numéro 76 d’Astres 54, du mois d’août, on pouvait lire :

Un ordre des astrologues est crée

« Rappelons qu’à la demande de très nombreux amateurs, chercheurs ou professionnels astrologues tant français qu’étrangers un Ordre des Astrologues a  été légalement constitué le 2 juin dernier »

D’où un milieu astrologique écartelé au point que Volguine appartiendra simultanément aux deux mouvances. Il y a aura notamment des procès en diffamation par voie de presse, contre Raclet et Astres (ce qui augure d’un autre procès en diffamation, cette fois contre Barbault et la revue L’Astrologue en 1976-78) Les esprits finiront par se calmer avec la phase descendante de l’Astrocyclon. En 1958, le CIA conclura un partenariat avec les Cahiers Astrologiques qui durera jusqu’à l’affaire Astroflash (cf. notre étude dans la même série) laquelle placera Barbault dans la situation même de ceux qu’il dénonce (cf. sa Défense et Illustration de l’astrologie, Ed  Grasset  1955, pp. 269  et seq)

Barbault avait l’intention de poursuivre sur le front des congrès : « Dans Astrologie moderne n° 12, nous avons fait état d’un projet de Congrès National qui se tiendrait à Paris, congrès spécial consacré exclusivement aux statistiques et probabilités, à la Cosmobiologie, ainsi qu’aux rapports entre la Cosmobiologie et l’Astrologie. Nous pensions qu’un tel congrès aurait pu se réaliser dans le courant de 1955 » (Uranie, n°1, premier trimestre 56, qui succède à Astrologie Moderne, p.35  mais on n’en connait qu’un seul numéro). Un tel congrès n’eut lieu qu’en 1978  sous l’égide du MAU, plus de 20 ans plus tard. Force est de constater que par la suite, on n’aura pas connaissance d’une relance de la dynamique des années 53-54 du côté de la FFA ou de l’une de ses composantes. En revanche, Raclet développera son concept de « congrès international permanent » qui le conduira à interviewer et à enregistrer l’élite des astrologues européens. (On se demande ce que sont devenues toutes ces bandes magnétiques du plus haut intérêt !). En fait, Raclet était en mesure d’apporter une dynamique au mouvement astrologique français et fut entravé par un certain cénacle astrologique qui l’ostracisait mais qui ne faisait pas grand-chose. On sait que dans le domaine statistique, l’astrologie française brilla grâce  à Gauquelin et non grâce  à André Barbault  Raclet fut invité à de nombreux congrès étrangers, tant à Aalen (chez Ebertin) qu’à Vienne, en Autriche, notamment par la Comtesse Wassilko Serecki qui avait initié le congrès de Paris de 1953, auquel Raclet n’avait pas été convié.  Nul n’est prophète en son pays. En ce sens, avec ses interviews au magnétophone, Raclet était le précurseur de la télévision astrologique du MAU, à cinquante ans de distance. Les « bureaux » régionaux qu’il institua et auxquels participèrent, entre autres, Minerve,Dupeyron (futur vice-président du MAU), Christiaen (futur président du RAO), annoncent les cercles locaux du GERASH (dans les années 70 et suivantes) et du RAO (dans les années 90 et suivantes) et la politique de balisage systématique menée par le MAU par le biais de ses congrès de province (depuis s création en 1975). Pour la petite histoire, signalons que nous avons été formés à l’astrologie par Myriam Dussy dans le cadre de coirs donnés sous l’égide de la revue Astres, dans les années soixante, au Musée Social, lieu où se déroulaient également les sessions du CIA., lequel CIA, quand il renouera sous le nom de SFA avec la pratique des congrès optera pour la Salle des Centraux, rue Jean Goujon qui accueillait les conférences de Raclet dans les années cinquante. Le monde est petit. Quant au CAF, nous l’avons connu dans les années soixante –dix par certains membres des Amis de Dom Néroman, regroupés autour de Danièle Claude (ils se réunissaient dans une librairie, rue des Quatre Vents, près de l’Odéon, à Paris) comme Jacques Moine et Max Duval (mais aussi Kervella (alias Armor), cf. plus tard l’association Regulus (avec Arthur Le Bau et Duval) qui annonçait ses réunions dans l’Astrologue de Barbault). Ils étaient porteurs d’un esprit réformateur que Néroman avait ainsi résumé en se distinguant des autres astrologues.

« Leur guide comme le nôtre est la Tradition ; sacro-sainte pour ceux qui n’imaginent  pas qu’elle ait pu s’altérer au cours des millénaires ou qu’elle doive évoluer lentement  avec la lente  révolution du pont vernal dans les étoiles ;  révisible (sic)  pour ceux qui ont compris que, en l’abordant, nous n’entrons pas dans un temple merveilleusement entretenu et conservé intact mais dans un lacis de ruines et de ronces à partir duquel nous devons retrouvé le plan de l’édifice démantelé ».

De fait, chacun avait ses remèdes pour « sauver «  l’astrologie.  Bientôt Barbault  se ferait plus réformateur dans les années soixante.   Il aurait alors compris que le débat ne se situait pas tant en aval qu’en amont, pas tant au niveau déontologique qu’à celui des modèles, ce qui déplace singulièrement le débat. Il ne suffit plus d’apprendre l’astrologie mais de la rebâtir, ce qui concerne plus une certaine élite que des praticiens aussi chevronnés soient-ils.(cela n’est toujours pas compris à la FDAF et les codes de déontologie passent largement à côté des vrais enjeux immédiats qui exigeraient un moratoire sur l’astrologie le temps qu’un nouvel outil soit entériné) .Le principal reproche que l’on peut faire à Louis-Marie Raclet, c’est  d’avoir pris l’astrologie dont il avait connaissance pour argent comptant et ce faisant d’avoir brûlé les étapes. Raclet avait réagi avec horreur au congrès de Paris de 53 :   « Des années d’effort anéanties ». Il était trop porté à vouloir donner une image parfaitement  maîtrisée de l’astrologie au public  et ne supportait pas que Barbault reconnaisse que l’astrologie devait plus à l’analogie qu’à la logique et exprime des doutes sur le caractère scientifique de l’astrologie, ce qui le déconsidérait, à entendre Raclet, comme porte-parole des astrologues. Mais n’était-il pas  préférable de laisser les astrologues débattre entre eux comme ce fut le cas à Strasbourg en 1954 quand le public n’était pas au rendez-vous (cf. le compte rendu de Bray, dans Astrologie Moderne n° 12, décembre 54).  ?  Il eut fallu concilier ces différents talents en les conjuguant. Que l’astrologie ait à considérer à terme le public comme cible semble assez juste mais prématuré à moins comme le proposait Néroman de lui offrir une astrologie dégagée de ses scories (Les Présages à la lumière des lois de l’évolution  1937) : « Ce livre ne s’adresse pas spécialement aux Astrologues. Il expose, pour un large public, la condition humaine telle que l’astrologie la révèle   ceux qui la pratiquent.  Force est de constater que la presse avait accordé au Congrès de Paris de la fin d’année 53 une attention extraordinaire qui retombera par la suite. Certains astrologues dont Barbault firent aux média des déclarations téméraires notamment sur la prochaine fin du capitalisme. Un tel congrès (dont les actes parurent en  novembre 55 mais pas  ceux du Congrès de Strasbourg)  avait eu lieu trop tôt.  Encore beaucoup d’eau devait couler  sous les ponts et un demi-siècle plus tard, l’astrologie n’est pas encore tout à fait mûre d’autant qu’entre temps, elle aura largement régressé et la qualité de ses chercheurs aura décliné, à de rares exceptions près : on est loin d’avoir atteint un nouveau consensus et le consensus actuel est largement un retour à une tradition qui ignore les apports obtenus depuis les années trente. On en est resté au lendemain de la découverte de Pluton et depuis l’astrologie n’a rien appris ni rien oublié… La quadrature du cercle en astrologie consiste selon nous à prôner une astrologie populaire mais fondée sur un modèle obéissant à un nouveau design, débarrassé d’un symbolisme abscons.

 

 

 

 

 

Jhb

30  11   13

 

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Mode d’emploi de l’astrocyclon, le nouveau concept astrologique

Posté par nofim le 29 novembre 2013

 

L’astrologie et la prévision de la surprise

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Ce qui manque aux astrologues depuis un bout de temps, c’est de précéder l’actualité ; ils se contentent le plus souvent de la commenter et ce faisant, ils ne sont pas très utiles à la société. Ce que l’on attend en fait des astrologues, c’est qu’ils nous orientent sur notre destin collectif, sur ceux qui nous dirigent et sur ce qui peut changer dans les sphères du  pouvoir, dans l’entreprise, au sein d’un parti, d’un organisme et ce, par-delà les échéances déjà fixées hors de l’astrologie, comme les élections. .Ce que l’on attend également de l’astrologie, c’est que pour illustrer son propos, elle fournisse des exemples analogues déjà survenus dans le passé.  Il revient à l’astrologue de nourrir son propos de précédents, tout en précisant que les choses ne se répètent jamais à l’identique partout dans le monde et de tout temps. Si c’était le cas, cela se saurait !

L’astrocyclon, qui est le nouveau concept en astrologie, s’articule sur des cycles de 7 ans, c’est dire que les exemples ne manquent pas de configurations comparables même sur un siècle, voire sur un demi-siècle surtout si l’on ajoute que cela vaut pour n’importe quelle région du monde. Ce qui fait la principale différence, c’est l’amplitude  qui est fonction de la personnalité des protagonistes. Mais hâtons-nous de rappeler que nous n’avons ici rien à faire des thèmes de naissance et autres « cartes du ciel » et que seul Saturne nous intéresse..

La surprise peut être de deux sortes : soit le redressement de quelqu’un qui semblait  un peu passif, soit au contraire, l’affaissement de quelqu’un que l’on pensait maître de la situation. Ce sont deux temps opposés et qui correspondent en gros à des intervalles de 45°, soit trois ans et demi ou 42 mois (un degré par mois en pratique).

On prendra quelques exemples du même tonneau :

Les années 38-39 du XXe siècle.

Il y a les accords de Munich où la France et l’Angleterre « se couchent ». On est en septembre 38. En décembre, est signé le pacte franco-allemand entre Ribbentrop et Georges Bonnet de non-agression. Saturne est encore en phase descendante. Et puis vient l’Eté 39 et tout bascule. En août,    c’est le pacte germano-soviétique entre deux régimes radicalement opposés, du moins en principe. L’Allemagne envahit la Pologne. Elle  n’a aucune visée à ce moment-là vers l’Ouest. Mais, ô surprise, le 3 septembre 39, la France et l’Angleterre lui déclarent la guerre ! Saturne est passé à 1° taureau, on est en phase ascendante de l’astrocyclon.  C’est la surprise pour Hitler qui ne s’attendait pas de sitôt à un tel sursaut!

Si les astrologues de l’époque avaient connu l’astrocyclon, que ce serait-il passé ? Ils auraient compris que Munich n’aurait qu’un temps car en astrologie, tout n’a qu’un temps. Rien n’est définitivement acquis ni dans un sens ni dans l’autre. La vie est faite de rebondissements. De là à annoncer une guerre mondiale, il  ne faudrait pas exagérer  Certes, le clash était prévisible et Hitler a eu bien tort de croire qu’il aurait indéfiniment les mains libres à l’Est.

Récemment, nous étions revenus sur un autre « clash », survenu en 1976  entre Jacques Chirac et VGE-(à l’occasion du téléfilm « La rupture » qui met bien en scène l’évolution des rapports de force). Or, pour l’astrocyclon, le scénario est le même si ce n’est que l’on ne passe pas du bélier au taureau mais du cancer au lion puisque c’est là la « frontière » entre phase descendante et phase ascendante, à savoir d’un signe cardinal à un signe fixe (du fait de la précession des équinoxes, Ayanamsa)

Un autre exemple, plus récent concerne le « clash » entre François Fillon et J. F. Coppé autour de la présidence de l’UMP. Cette fois, c’est le passage de Saturne de la balance au scorpion. Fillon ne se laisse pas faire contrairement à ce que l’on aurait pu croire. Il rue dans les brancards .On est en novembre  2012. Saturne est entré depuis peu en scorpion mais il va devenir assez vite rétrograde de février  jusqu’en juillet  2013, ce qui freine la nouvelle dynamique.

Mais encore une fois, tout dépend du potentiel des acteurs. Cela peut prendre des proportions plus ou moins considérables et le processus ensuite va suivre son cours et s’étendre avec plus ou moins de force/

Nous pourrions prendre notre propre cas que nous avons déjà signalé, à la même époque que le clash Chirac- Giscard, il y eut aussi des perturbations remarquables dans le petit monde des astrologues, toutes proportions gardées et un certain effet de surprise qui allait durablement changer la donne. Il vient un moment où ce qui était toléré, supporté ne l’est plus.

En sens inverse,  on a évidemment le cas de 1989.  Cette fois, la surprise vient du fait que la puissance dominante ne réagit plus, se laisse faire sans réagir. Cela aussi était prévisible sur la base de l’astrocyclon- qui n’existait pas encore ! ! Saturne est entré en capricorne, il est donc en phase descendante depuis en fait pas mal de temps puisque la frontière est autour de 15° Sagittaire (à la moitié de chaque signe mutable). Il faudrait  chercher des signes avant-coureurs dès la fin 87.et suivre le redressement lorsque Saturne passe en verseau. –

Voyons le  cas de Mai 68. Saturne est à la mi bélier. Là encore, il est en phase descendante depuis quelque temps mais il est sur le point de terminer son cycle de  7 ans. Il y a un compte à rebours qui est déclenché.  La passivité du pouvoir gaulliste en place a ses limites. Les astrologues auraient pu prévoir que la dynamique allait s’épuiser. s’essouffler car elle avait pris du retard, ce qui est fonction, soulignons-le, des leaders qui  se déclenchent plus ou moins vite sur un terrain plus ou moins favorable ; Bientôt, le pouvoir va se ressaisir, ses partisans vont défiler et la dissolution de l’Assemblée Nationale conforter son assise. Le départ de De Gaulle ne changera rien au rapport de force avec l’élection de Pompidou en mai  69 Saturne passe alors en taureau. Là encore, la rétrogradation de Saturne ramène l’astrocyclon en bélier et cela correspond au désaveu du général  du fait du référendum.

On aura compris qu’il faut suivre le fil de l’actualité avec une grande précision. Rien à voir avec le « survol » de plusieurs décennies ! Pour cela, il importe de disposer d’un maximum d’informations ; Quant aux protagonistes, il y a ceux que l’on connait et ceux que l’on n’a pas encore identifiés et qui vont sortir de l’ombre.  Il y a deux types de leaders ou si l’on préfère tout leader a deux visages. On peut être leader de phase ascendante qui va abolir les clivages et on peut être leader de phase descendante qui va les conforter, voire les creuser. Car c’est  bien là le distinguo et l’enjeu : en phase ascendante, on franchit les barrières notamment à l’international (comme son nom l’indique ) alors qu’en phase descendante, comme on a pu l’observer en 1989, ce sont les clivages qui se multiplient et reprennent le dessus, ce qui conduit au démantèlement des structures supranationales, tels les « empires ». On notera à ce propos que 1989  est la réédition de 1960, mais dans une autre région du monde. En 60, ce fut l’Afrique, en 89, l’Europe Orientale avec un Saturne placé au même endroit. Ce qui nous conduit à souligner le fait que toute tentative pour circonscrire astrologiquement l’impact d’une configuration astrale est vaine et contre-productive, ce qui n’empêche nullement de spéculer sur les points d’compact privilégiés de tel ou tel cycle de 7 ans, au vu des contextes du moment. Il est clair que si un empire s’est écroulé, il ne va pas s’écrouler à nouveau sauf s’il a été rebâti entre temps. Ce qui est fait n’est plus à faire.

 

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Jhb

29 11  13

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Les structures d’édition générées par le milieu astrologique

Posté par nofim le 27 novembre 2013

 

Histoire du mouvement astrologique français au XXe siècle

Les associations astrologiques  dans leurs activités d’édition  (années trente-années quatre-vingt-dix)

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Nombreux sont les astrologues qui, au cours de leur  carrière, ont eu l’occasion de publier un ouvrage dans leur domaine. Mais quel rôle auront joué depuis les années Trente du siècle dernier les associations astrologiques francophones dans le processus de parution d’ouvrages d’astrologues ? Nous montrerons que le statut d’éditeur aura séduit la plupart des leaders du milieu astrologique, généralement dans le cadre associatif, de Brahy à André Barbault, de Néroman à Volguine, de Charvet à Jean-Pierre Nicola, de Lenoble à Chivré, avec des fortunes diverses, sans oublier notre propre engagement dans le domaine. On abordera aussi les passerelles et les synergies entre ces structures et les éditeurs plus solidement installés.

 

Brahy  et les éditions de la Revue Demain

En 1926,  quand Gustave-Lambert Brahy fonde l’association qui porte le nom d’Institut Central Belge non pas pour l’astrologie et l’astro-dynamique – c’était la mode à l’époque de vouloir un autre nom – il entend qu’elle comporte une branche édition, ce seront les éditions (pluriel de rigueur) de la revue Demain, prolongement de la dite revue organe de son Institut. Ces éditions fonctionnent en « société anonyme ». En 1937 les éditions de la revue Demain font paraître Astrologie Mondiale. Ses bases rationnelles. La loi des grands événements historiques. Quinze ans de paix sur l’Europe, avec une préface de Brahy. Lorsque la revue sera interdite au cours de l’Occupation allemande de la Belgique, les éditions continueront à produire.  Les Anticipations Astrologiques pour 1944  de Stella (alias Brahy) prendront le relais de la revue.  C’est en 44 que parait l’Encyclopédie du Mouvement Astrologique de langue française au XXe siècle de Charles Herbais de Thun, de plus de 400 pages en dépit des restrictions de papier tout comme était paru, par exemple, le Compte-Rendu du Deuxième Congrès International d’Astrologie Scientifique/Bruxelles  15-20 juillet  1935, probablement en 36 ou 37.  L’extrait du Catalogue, en 44, signalait notamment le Manuel Pratique d’Astrologie de G. Antarès (alias Mostade), plusieurs ouvrages de Brahy qui reste, avec Herbais de Thun, l’auteur le plus publié par les dites éditions avec le Mystère des Influences astrales. Illusions et Réalités, 1943, Fluctuations Boursières et Influences Cosmiques  mais aussi plusieurs textes sur le spiritisme. Après la guerre, il semble que tout le stock ait été transmis aux Editions Flandre-Artois à Tourcoing qui publieront aussi quelque temps la revue Demain, qui reparait. (cf. sur les rapports entre Brahy et Krafft,  La vie astrologique années trente-cinquante, Ed Trédaniel-La Grande Conjonction, 1995)  Quant à la revue, elle connaitra des tribulations. Elle reparait, en effet, dans les années Cinquante puis reprend lors du cinquantenaire de sa fondation en 1976,  alors que l’association d’origine a changé de nom (CEBESIA)

 

 

Georges Muchery et les Editions du Chariot.

Il faudrait aussi signaler à Paris les éditions du Chariot, qui émanent de la revue du même nom, fondée dans les années vingt et qui publient essentiellement les ouvrages de Georges Muchery, leur directeur.

 

Le Colonel Maillaud et les éditions de la SAF

On peut signaler vers 1938, la parution par la Société Astrologique de France des Actes du Ive Congrès International d’ Astrologie Scientifique organisé à l’Exposition Internationale « Art et Technique » de Paris, du 17  au 25  juillet 1937 par la Société Astrologique d France., sous le titre ‘L’Astrologie Scientifique Actuelle » mais ce sera là la seule publication non périodique de la SAF fondée à peu près en même temps que l’Institut de Brahy, sous le nom de Centre d’Etudes Astrologiques avant de prendre celui de SAF. Notons qu’en 1935, le Dictionnaire Astrologique d’Henri Gouchon (qui sera président du CIA en 1964 et forcera André Barbault à quitter sa vice-présidence à la suite de l’affaire Astroflash), paru chez l’auteur, avait été  préfacé par le  « Colonel Maillaud, Président de la SAF’. Le colonel sera encore présent au congrès de Paris de la fin 53. Son Vice-président était André Boudineau qui avait été rédacteur de la revue Astrologie, publiée par Paul Chacornac dans les années trente.

 

Dom Néroman (alias Maurice Rougie) et les éditions Sous le Ciel.

Un autre congrès  s’était tenu, dans ce même cadre de l’Exposition de 19 37, celui du CAF (Collège Astrologique de France). Les Actes en  paraissent aux Editions Sous le Ciel, qui dépendent du dit Collège. Un Acte : le Congrès de 1937. Recueil des communications fondamentales constituant les bases mathématiques  et philosophiques de l’Astrologie Rationnelle. Pendant la guerre, les dites éditions feront paraitre le gros Traité d’ »Astrologie Rationnelle de Dom Néroman, le président du dit CAF (il sera réédité par la Table d’Emeraude). Après la guerre, paraitront les Tables Françaises Illustrées de D. Néroman (on a l’année  1953 à la Bibliotheca Astrologica) avec un recensement de tout ce qu’a publié l’auteur (qui meurt en 54) tant aux Ed Sous le Ciel (du nom de sa revue) que chez d’autres éditeurs.

 

 

 

 

Volguine et les Editions des Cahiers Astrologiques

Les Cahiers Astrologiques, comme leur nom l’indique, n’étaient pas au départ une revue. Dès 1933, Volguine fait paraître dans ce cadre « Les Astres parlent »  et « Le Symbolisme de la vie légendaire de Moïse »

Alors que la revue (il avait déjà fait paraitre une Revue Astrologique de France) ne sortira qu’en 1938. (cf. notre étude sur l’Histoire des revue astrologiques (blog Nofim)/ Le titre Cahiers Astrologiques avait déjà été utilisé par un certain Elgar. La guerre interrompt sa revue mais là encore pas ses éditions. Volguine, installé à Nice, en zone libre,  publie alors  les Prophéties Perpétuelles de Moult, un ouvrage du XVIIIe siècle, Sur certains modes de correspondance des transits d’André Costeséque (1942),  le Manuel  d’Astrologie Médicale  de G. B. de Surany ( le futur mari de Marguerite de Surany), les Ephémérides astronomiques quotidiennes pour 1941, et chaque année jusques au volume pour   1945  et 1946  On lit dans le dernier volume que la revue du même nom, interrompue en 1940 reparait  depuis janvier 46 « selon la même formule qu’avant-guerre »/ Volguine comme ses confrères publie aussi chez d’autres éditeurs. Les éditions ne sortiront pas de nouveaux titres par la suite mais la revue sera poursuivie pendant des décennies. A la mort de Volguine, son fonds d’édition connaitra de nouvelles éditions, à la fin des années soixante-dix, cette fois depuis Paris, toujours sous le même nom/

 

André Barbault et les éditions du CIA.

Dans le cours des années Cinquante,  le Centre International d’Astrologie (d’abord Scientifique), fondé en 1946 développa une certaine activité  d’édition, en dehors des périodiques/ Il ne recourt pas à un nom spécifique et se sert  du titre de CIA. André Barbault semble en avoir été le principal animateur avec à partir de 1953, un recueil de dates de naissance de musiciens, un cours de Claire Santagostini, un volume  Uranus-Neptune (avec Carteret) ; et deux collectifs Soleil Lune, Jupiter –Saturne. Mars Vénus, en revanche, ne paraitra jamais. On notera en outre que dans les toutes premières années de son existence, le CIA s’était rapproché des Editions du Nouvel Humanisme (à Garches) de Joseph Duvivier qui éditera quelques exemplaires de son bulletin, cet éditeur se fera connaitre par la suite par l’édition de l’œuvre manuscrite d’Henri de Boulainvilliers,(début XVIIIe siècle) introduite par Renée Simon, d’une réédition de l’ouvrage, traduit de l’allemand,  de F.  Brunhubner sur Pluton et  de la Loi de Wronski adaptée à l’astrologie.  de M. L.  Herboulet (‘1949). Le dit Duvivier sera d’ailleurs pendant quelque temps président du dit CIA.

Au début, André Barbault s’appuya sur la logistique d’éditeur de son frère ainé Armand (alias Rumélius), à savoir  les Editions France-Belgique Informations (qui publièrent notamment les Bases Naturelles de l’astrologie du dit Armand Barbault (Collection des Cahiers de Destins, une revue à laquelle contribuèrent les deux frères)

Un accord avec les Editions du Seuil permet  à son équipe du CIA de publier dans de meilleures conditions et cela la donne la série, en 1957, des douze livrets sur le zodiaque.

Le CIA fera paraitre le VIIe Congrès International d’Astrologie de Paris (Pierre Rouland éditeur) qui s’était tenu  fin 53 debut 54 et parut  un peu plus tard. Le congrès de 74, en revanche, n’aura pas droit à des Actes.  En 1968, le CIA commence, après avoir été en partenariat avec les Cahiers Astrologiques pendant dix ans,  à faire paraitre la revue L’Astrologue aux Ed. Traditionnelles (successeur des Ed. Chacornac, Quai Saint Michel, Paris),  mais des dissensions au sein de l’association placeront très vite la dite revue hors du contrôle de la dite association. Les Ed. Traditionnelles rééditeront les ouvrages parus dans le cadre du CIA ainsi que de nombreux textes de membres du CIA  (souvent  à compte d’auteur) comme Claire Santagostini et Jean-Pierre Nicola

Les années soixante et soixante-dix marquent le pas en ce qui concerne l’édition « interne » d’ouvrages astrologiques(en dehors des cas signalés plus haut pour les rééditions  parisiennes du fonds des éditions des Cahiers Astrologiques). Notons toutefois en 72  la brochure de 30 pages « LA précession des équinoxes et l’astrologie »  en partenariat avec les Ed. Traditionnelles.

 

Michel et Françoise Gauquelin et leur Laboratoire

Dans les années soixante-dix,  on relèvera que les Gauquelins allaient se lancer dans l’édition de Coordonnées natale et planétaires rassemblées depuis 1949 (Birth and Planetary Data gathered since 1949) dans le cadre des publications du Laboratoire d’étude des relations entre rythmes cosmiques et psychophysiologiques,  Paris ; au rythme d’un volume par catégorie professionnelle.

 

Mais la formule des éditions reliées à une association reprendra de plus belle dès la fin des années 70 et ce pour les deux dernières décennies du XXe siècle du fait d’une nouvelle génération de leaders associatifs nés après la guerre.

 

 

 

Jacques Halbronn et les Editions de la Grande Conjonction

 

Le MAU fondé en 75 avait pris pour nom de sa revue Conjonction puis « Grande Conjonction » en hommage à cette configuration célébré à la Renaissance. En 79, Halbronn fut contacté au sujet d’un ouvrage de Joël Dronsart alias Gabriel qui proposait aux éditions Dervy un ouvrage sur les Heures d’Eté.  Lesdites éditions ayant renoncé à le faire paraitre,  Halbronn décida de le publier lui-même dans le cadre des Editions de la Grande Conjonction sous le titre de Traité de l’Heure dans le Monde. Fil d’Ariane pour les amateurs de l’Astrologie ou toute autre personne égaré dans le labyrinthe de l’Heure d’Eté. La vente se fit d’abord surtout par correspondance grâce aux fichiers du MAU et connut un succès assez remarquable. Mais les Ed. Traditionnelles avaient un autre poulain Henri Le Corre et c’est justement ce qui avait découragé Dérvy. Pouvait—on mettre sur le marché deux ouvrages techniques traitant du même objet ?  Un accord de diffusion fut conclu avec les Ed Guy Trédaniel (La Maisnie) ; En 1981, Les dites éditions firent paraitre  le « Bottin Astrologique. Brefs jugements sur quelques astrologues d’aujourd’hui. C’était la première mouture de ce qui allait devenir en 1984  le Guide de la Vie Astrologique (GVA), qui paraitrait en partenariat avec Trédaniel, lequel allait faire réimprimer l’ouvrage de Gabriel, selon le même binôme. Une synergie assez  féconde se poursuivrait  jusqu’en 1995 dont on décrira ici les points les plus saillants.

Halbronn était proche des époux Gauquelin qui avaient divorcé. Il se décida à publier un autre ouvrage sur les heures d’Eté, outre celui de Gabriel, de Françoise Schneider Gaquelin, ce qui mettait deux ouvrages du même genre au catalogue Trédaniel-Grande Conjonction : les Problèmes de l’heure résolus pour le monde entier. Mais avec Michel, un contrat fut également signé peu avant sa mort (1991), sous le titre Les Personnalités Planétaires, qui parut en 1992. Il y eut un contentieux avec la famille du défunt qui passa en justice, sous le prétexte que la postface de Halbronn entachait la mémoire de l’auteur. La perte du procès provoqua des tensions entre la Grande Conjonction et Guy Trédaniel. Néanmoins, la collaboration se poursuivit plusieurs années encore au niveau de la fabrication (sous le label Astromatic) de nombre d’ouvrages du fonds Trédaniel et dans le domaine de la traduction. Le côté technique des éditions La Grande Conjonction fut renforcé par la parution des Grandes Ephémérides de Gabriel. (1500-1899).

Signalons aussi la parution en 1990 dans le cadre de ce même binôme du Répertoire Chronologique Nostradamiqe (‘RCN) de Robert Benazra (avec une préface de Jean Céard, le directeur de la thèse d’Etat de Halbronn, à la place du texte de R. Amadou qui ne fut pas accepté) qui faisait double emploi avec la Bibliographie Nostradamus de Michel Chomarat (Baden Baden, Ed Koerner, 1989).  Benazra lui-même était éditeur et en 2002 il publia deux ouvrages de Halbronn, aux Ed Ramkat, à côté de Lyon, un sur Nostradamus et un autre sur Theodore  Herzl, extraits amplifiés  de la thèse d’Etat (Ed du Septentrion, Villeneuve d’Ascq 1999). Ajoutons dans ce même cadre, outre les Mathématiques Divinatoires (83) la parution de  La Vie Astrologique (il  y a cent ans, 1992 et années trente-cinquante 1995). Ainsi que deux reprints d’ouvrages du XVIIe et des XVIIIe siècles (1993)

Les Ed. de la Grande conjonction publiaient aussi indépendamment de Trédaniel, dans le cadre notamment du Bulletin de la Société Astrologique de France comme L’Astrologie selon Saturne om l’on trouvait annoncés les troubles de la gin 1995. En 1984, ^parut  un Essai de répertoire des historiens de l’astrologie (A Directory of Historians of Astrology) à l’occasion d’un congrés qui se tiendrait au Warburg Institute de Londres,  à l’instigation de J. Halbronn. (Actes parus sous le titre Astrology Science and Society  sous la direction de Patrick  Curry, en 1987)

Le grand œuvre  des dites Editions fut le Nouveau Guide de la Vie Astrologique en 94- 95 qui reprenait les méthodes interactives de Herbais de Thun (1944) Fanchon Pradalier Roy se déclara intéressée à le rééditer dans le cadre des Ed. du Rocher. Un contrat fut signé mais l’éditeur, J. B. Bertrand  se rétracta sans que l’on sache exactement pourquoi, probablement sous la pression d’un auteur important qui avait une revanche à prendre. Finalement, l’ouvrage parut en 1997 aux éditions Olivier Laurens, et fut diffusé par les dites Ed. du Rocher. Une nouvelle édition papier était prévue en 2005 aux Ed. Axiome (à Boulogne 92) mais cette société arrête ses activités. L’édition parait en CD.

On ne peut ignorer les deux collectifs de collaborateurs du MAU. D’une part en 79, aux Ed Albatros (revue Autre Monde de R. Faloci), Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau (Actes du colloque de septembre 77) et  dans le Grand Livre des Prédictions (Ed/ Balland  1981) la partie intitulée « L’âge d’or ou la fin des temps. Enquête  parmi les chercheurs  français dirigée par Jacques Halbronn, Président du Mouvement Astrologie Unifié. Comme suite à un accord avec l’association belge Astro-group de G. Schepers, les actes des colloques MAU de Metz et de Toulouse parurent  dans la série Congrès Internationaux d’Astrologie (Astro-group Editions)

Parallèlement,  au début des années 80, Halbronn avait été contacté  par les éditions Solar pour s’atteler à une collection de 12 volumes zodiacaux initiée par Ivan Othenin Girard mais dont ce dernier n’avait réalisé que les trois premiers volumes. Se chargèrent de la tâche des proches du MAU, comme Catherine Aubier et François Colin. Par la suite, dans les années 90, la série paraitra chez France-Loisirs..

Signalons in fine que Halbronn à partir de 2009 avait créé une « chaîne » de télévision astrologique, Teleprovidence (du nom de la rue du siège social).

 

Jean Hoyoux  et l’INAC

Le liégeois Jean Hoyoux fonde en 78 l’Institut National d’Anthropocosmologie.  Parait dans ce cadre un traité d’antropocosmologie de Jacques Vanaise. Cet Institut tint avec le MAU un congrès à Lille en cette même année et fut constituée une Fédération Internationale avec la Kosmobiosopische Gesellschaft d’Edith Wangemann et l’Association Nationale des Astrologus Espagnols  de Blanca Hernandez..

 

 

Maurice Charvet et les Editions CEDRA-Astralis

 

En 1986,  Charvet fonde le CEDRA, à Lyon et obtient de l’Assemblée Générale Extraordinaire du  GERASH que les divers  biens  de cette association dissoute soit dévolue  au dit CEDRA, crée quelques jours plus tôt. En pratique, les biens du GERASH qui avaient été transmis  à Halbronn en sa qualité de vice-président par le président Patrice Louaisel démissionnaire,  restèrent bloqués jusqu’en 1995. Seul  le titre Astralis en tant que bien intellectuel, pouvait être récupéré dans l’immédiat. A partir de 1990,  Charvet crée les éditions CEDRA-Astralis qui pendant quelques années feront paraitre des ouvrages de Robert Gouiran,  Georges Dupeyron, Eric Weil, San Pablo etc et rééditeront le traité d’atsrologie mondiale des belges Horicks et Michaud, pourtant récemment parus aux Ed Flandre-Artois.  Jacques Halbronn contesta tout au long à Charvet, ancien responsable d’Astralis avant la dissolution,  le droit  de se servir du nom d’Astralis du fait d’un référé de 89 lui donnant provisoirement la garde des biens du GERASH, en sa qualité de dernier président de l’association.

 

 

Yves Lenoble et les Editions de l’ARRC

A partir des années 90, Yves Lenoble qui avait fondé l’ARRC (Association pour la Recherche de rythmes Cosmiques)  dans les années soixante-dix  décide de faire paraitre les actes de ses congrès annuels aux éditions de l’ARRC. Parallèlement, en 1992, il publie l’Astrologie de Nostradamus, dossier constitué par Robert Amadou à partir de la seconde journée du Colloque Nostradamus de Salon de Provence, au Câteau de l’Empéri (1985) à l’instigation de la FFA (Fédération des Astrologues Francophones) dont Lenoble avait été une des chevilles ouvrières, et de la SFA (Société Française d’Astrologie). Aucune synergie ne sera trouvée avec un éditeur « normal », en dépit de contacts avec les Ed  du Rocher, pour mieux diffuser les dits Actes (le dépôt légal qui plus est n’a pas été respecté dans la plupart des cas). Par ailleurs, Lenoble publia dans ce même cadre son Initiation à la pratique des cycles, qi ne parut pas ailleurs. En 78, il avait déjà fait paraitre une conférence d’Irène Andrieu, dans ce cadre, à l’occasion d’un Congrès d’Astrologie mondiale du  MAU. L’année 78 est marquée par une certaine synergie MAU-ARRC notamment lors de la journée consacrée à J.P. Nicola, l’autre l’étant à Gauquelin (au mois de mai)

 

 

Jean-Pierre Nicola et les Editions du COMAC

A la même époque,  le Centre d’Organisation du Mouvement Astrologique Conditionaliste,- se lance dans l’édition de divers ouvrages, dont notamment des actes de ses colloques mais aussi des anthologies d’articles de revues. Signalons une coédition ARRC-COMAC pour le congrès astrologique de 1992.

 

Michel Chomarat et les Editions des Amis de Michel Nostradamus

Le fondateur des Cahiers Michel Nostradamus publia plusieurs reprints d’ouvrage de Nostradamus, dans les années 80-90, notamment avec des présentations de Robert Benazra, dont l’édition 1555 (chez Macé Bonhomme) découverte à la Bibliothèque Municipale d’Albi par ce dernier, eu avant le Colloque Nostradamus de Salon (cf. supra). Halbronn déclarera que cette édition est un faux

 

Alain de Chivré et les Editions de la FDAF

Ayant fondé en 1995, la Fédération des Astrologues Francophones, suite à une scission avec le RAO de Robert Jourda (‘Rassemblement des Astrologues Occidentaux),  Alain de Chivré et son équipe décidèrent en 1998 de publier aux éditions de la FDAF  une traduction française d’une traduction anglaise du début du XIXe siècle  d’un texte latin du XVIIe siècle, le Primum Mobile, de Placidus de Titis, sur un nouveau mode de calcul des maisons (et donc des directions primaires, avec des textes de Robert Amadou et de G. Bezza. Il n’y eut pas de nouvelle tentative depuis.

 

Léopold Miéville et les Publications Astrologiques.

On pourrait d’ailleurs remonter plus haut, avant la première Guerre Mondiale avec Léopold Miéville qui fut le président de la première Société Astrologique de France (1909)  et directeur de l’édition française de Modern Astrology. Dans le cadre des Publications Astrologiques, Miéville publia les traductions de volumes anglais, notamment ceux d’Alan Léo, le fondateur de Modern Astrology. Ces volumes furent réédités, à l’instigation de Jacques Halbronn par Trédaniel en 1987. Le volume de Zariel –Notre destinée dans les étoiles –  ne parut malheureusement pas qui consistait en un dialogue contradictoire autour de l’astrologie.

Il apparait que le critère de l’édition que nous avions mis en avant dans cette étude est assez fécond. En effet, de facto, il fait ressortir les noms des principaux acteurs du milieu astrologique francophone tout au long du XXe siècle.

 

JHB

27.  11  13

 

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Le recours masculin à la sclérose féminine

Posté par nofim le 26 novembre 2013

 

L’homme comme moteur de changement social

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Qu’est-ce que les femmes attendent des hommes ? Nous répondrons que les hommes sont instrumentalisés par les femmes pour les aider à échapper à une certaine stagnation. Les hommes sont pour les femmes des vecteurs de changement, de renouvellement et ce dans tous les domaines concevables.  On dira que les hommes constituent des pôles d’attraction,  qui permettent aux femmes de se libérer d’une certaine gravitation. Ne dit-on pas que quelqu’un est « attirant », que l’on est « attiré » par telle personne ?

Dès lors, une femme qui ne veut pas changer ses habitudes se méfiera de l’effet que les hommes peuvent exercer sur elle. L’amour lui apparait comme une menace, comme une expérience déstabilisante qui risque de la déconstruire.

Par instinct, les hommes se donneraient ainsi pour mission d’aider les femmes à changer en passant par le biais de l’amour. Si aimer, c’est suivre l’autre, aimer débouche sur le changement. Un homme qui ne parvient pas à faire changer une femme dans ses habitudes est vouée à un sentiment d’impuissance qui n’est pas d’ordre sexuel mais qui peut certes  être vécu comme un échec. Cela dit, certaine femme se montrent particulièrement  résistantes à l’influence masculine et par voie de conséquence au changement qui en découlerait, ce qui peut s’expliquer par des expériences passées traumatisantes.

Changer, c’est se vider de ce qui nous aura imprégnés (en anglais pregnant signifie enceinte), rempli et  à un certain stade les femmes seraient de moins en moins disposées à se vider, ce qui coïnciderait avec la ménopause. L’accouchement apprend en effet, à faire un certain deuil de la grossesse, par exemple.

La rencontre homme femme s’effectue volontiers sous le signe du voyage, du dépaysement. Les voyages sont très « romantiques » de l’embarquement pour Cythère au voyage de noces. D’où l’impact des vacances sur l’opportunité d’une rencontre  avec aussi la retombée de l’excitation à la rentrée.

.Dans bien des cas, l’on peut sérieusement se demander si la motivation à suivre un homme n’est pas liée  à des perspectives de changement de lieu, de situation au point que l’amour serait plus un  moyen qu’une fin en soi. C’est par l’amour, que l’homme fait bouger les femmes, les meut, les émeut (émotion), les motive.

Il n’est meilleur moyen pour une femme d’évoluer que de lier connaissance avec un homme/. La femme n’est pas tant un être qui évolue qu’un être qui se transforme par des changements radicaux. Quand elle est prise dans quelque chose, il faut une force singulière pour l’en dégager, pour l’en faire partir. L’amour est l’arme  absolue contre le conservatisme viscéral de la femme, son entêtement à persévérer, à s’enfermer dans ses habitudes, bonnes ou mauvaises, peu importe ! Il n’est pas exclu que la femme quitte la proie pour l’ombre mais le changement transcende tout, excuse toit. Le changement est préférable pour elle à une certaine sclérose.

Ce phénomène d’entrainement des hommes par rapport aux femmes constitue un moteur social  essentiel car cela s’apparente à une certaine forme de fécondation, de polygamie. L’homme doit amener les femmes à partir à la découverte de nouveaux horizons. L’amour serait donc un vecteur de progrès social. Les femmes s’investissant dans un domaine par amour, pour êtes avec tel ou tel homme plus que par  intérêt pour le dit domaine. Du moins dans un premier temps. Le cas de Marie Curie est intéressant, cette polonaise venue vivre à Paris et  l’on peut penser que l’amour a joué un certain rôle dans sa carrière. En cela, on peut dire que la femme fait des choix sous le coup de la passion. Mais en même temps, son amour  n’est pas désintéressé, il est censé avoir certaines répercussions sociales. La femme n’épouse pas un homme mais un milieu, elle est mue par le processus de l’exogamie, de l’enlèvement, du ravissement, dans tous les sens du terme. Parfois, l’amour vient de surcroit, une fois le couple formé et institué. (mariage de raison)/ Mais de toute façon, que les choses  se déroulent  dans  tel ou tel  ordre, les ingrédients restent les mêmes. Il est fort improbable que la rencontre avec un homme ne soit associée à des perspectives de changement et inversement, si ces perspectives ne semblent pas envisageables, cela risque fort de faire long feu de faire retomber le soufflé amoureux, la flamme affective. L’amour se nourrit d’un certain exotisme, d’où l’image de l’étranger, de l’étrangère dans l’imaginaire du couple./

On nous objectera que les hommes eux aussi ont besoin de changement. Selon nous, leur fréquentation d’un domaine n’est pas marquée par un risque de sclérose qui passerait par une intervention extérieure. On peut donc dire que les femmes ont plus à gagner que les hommes dans la formation du couple (ce mot devant être pris au sens large).  Les hommes seraient en fait mus par une sorte de programmation en quelque sorte hypnotique, instinctive dont ils ne percevraient pas pleinement la portée ou l’enjeu.

 

Jhb

21  11  13

 

 

 

 

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Nouveauté et domination masculine

Posté par nofim le 26 novembre 2013

 

Les hommes et l’urgence de la nouveauté

Par  Jacques Halbronn

 

 

Nous dirons, au risque de forcer quelque peu le trait, que les « vrais » hommes sont obsédés par le besoin d’avoir « une longueur d’avance » et cette exigence de renouvellement permanent  généré un certain stress.

En effet, il faut si peu de temps pour qu’une idée soit récupérée par d’autres (on connait l’affaire de cent singes) que la domination masculine ne peut s’exercer et se démontrer qu’à la marge de la nouveauté. Seul ce qui est en avance fonde  cette domination alors que ce qui est déjà répandu est tombé dans le domaine public, et au pire ce n’est plus qu’une question d’argent que quelqu’un se l’approprie.

Inversement, dans la mesure où les femmes ne sont pas victimes d’un tel stress, cela signifie qu’elles ne sont pas vraiment dans la compétition de la nouveauté. D’ailleurs leurs revendications se situent plus dans l’horizontalité que dans la verticalité : il ne s’agit pas tant pour elle d’innover que de rattraper et tout le problème tient au fait que les hommes ne peuvent et ne veulent être rattrapés. Les femmes auront donc toujours un train de retard et au moment où elles croient avoir rejoint la tête de la course,  celle-ci leur échappe et reprend de l’avance.

Ce goût du renouvellement, donc du changement ne se caractérise pas par des transformations du tout au tout  Bien au contraire, il s’agit de progrès parfois infimes mais qui font la différence. Rien  à voir avec un changement d’activité ou d’orientation, ce qui est plus fréquent d’ailleurs chez les femmes et qui équivaut à un nouveau départ pénalisant.  Mais ce déplacement spatial de femmes n’a pas la même portée que le déplacement temporel des hommes, ce qui n’est pas à la portée du premier venu

En fait, le problème des femmes, c’est qu’elles n’arrivent pas à se renouveler en restant dans le même domaine. Elles sont victimes de routines et plafonnent. Donc, la seule issue pour elles consiste à passer à autre chose, ce qui implique un nouvel apprentissage, ce qui les infériorise par rapport aux hommes qui maintiennent le cap sans tomber dans une certaine sclérose.  Tout se passe comme si les femmes ne percevaient pas les changements trop subtils. Parfois, un détail peut avoir des effets de type domino sur un ensemble. Nous avons remarqué chez les femmes que de nouvelles informations ne remettaient pas en question tout un ensemble et étaient collectées sans implication globale.

 

En bref, les femmes font de bins lieutenants ( celui qui tient lieu, qui remplace) et de piétres chefs . Dès qu’une situation exige les gens les plus pointus, les plus performants, les femmes sont « limogées » car elles ne représentent pas l’effet de surprise qui fait la différence dans une guerre, dans un combat, dans un affrontement. Or c’est bien la nouveauté qui sous-tend la surprise, l’imprévu. D’ailleurs, les hommes sont de bien meilleurs improvisateurs que les femmes.  Celles-ci peuvent certes  faire illusion en faisant semblant d’improviser, en jouant avec le plus grand « naturel » mais ce n’est jamais là qu’un simulacre.

.Le problème des femmes, c’est le nombre.  Quand quelqu’un imite, il  peut y avoir des centaines d’autres personnes qui imitent à partir du même modèle. En ce sens, les femmes se gênent mutuellement et se trahissent les unes les autres en  révélant de facto qu’elles ne se situent pas à la source. Quand dix pianistes jouent la même sonate, on aura du mal à croire que c’est vraiment « leur » sonate à chacune d’entre elles. Une femme, ça va, plusieurs, bonjour les dégâts pour la cause de l’égalité entre hommes et femmes. On bascule dans le clonage !

L’homme en ce sens est un solitaire  face à son œuvre créatrice. Il se veut unique dans son propos et ce qu’il crée est vital du fait précisément de cette obligation d’être le premier. Mais bien évidemment, les hommes ont besoin des femmes pour perpétuer et prolonger leurs œuvres.

Et c’est souvent là que le bât blesse. A force de poursuivre des chimères égalitaires, les femmes feraient bien mieux d’assumer pleinement leur mission complémentaire et de se « brancher » sur des hommes créatifs, en évitant de se retrouver dans un véritable troupeau (du bon pasteur).

Il reste que périodiquement alors même que les femmes croient avoir fait la démonstration qu’elles valent bien les hommes, la preuve du contraire leur est apportée et c’est très frustrant. Dès lors, la nouveauté est synonyme pour elles de perte d’illusions et bien des femmes rêvent d’un monde qui se serait stabilisé. Elles inventent pour cela une sorte de pseudo-progrès dont l’essentiel consisterait à aider les femmes à devenir les égales des hommes. Elles ont réalisé ce tour de force de placer la condition féminine au centre de l’idée de progrès. C’est ce qu’elles appellent la « fin d’un monde ». Selon nous, il s’agit là d’une démarche conduisant à la décadence.

 

 

JHB

25. 11 13

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Le rapport maison-signe en astrologie

Posté par nofim le 22 novembre 2013

 

L’astrocyclon et l’octotopos. Le passage du signe à la maison astrologique.

Par Jacques  Halbronn

 

L’historien de l’astrologie doit avoir une approche archéologique quand il s’agit d’explorer les stades les plus anciens et donc les plus lointains de la genèse de l’ensemble astrologique. Certaines notions peuvent avoir survécu par des biais, des emprunts, des transpositions. On s’interrogera ici sur les rapports signes/maisons en suivant la thèse selon laquelle les maisons seraient dérivées des signes et nous renseigneraient donc sur le traitement des cycles planétaires.

Les analogies entre ces deux dispositifs sont assez bien connues : on sait qu’il y a 12 maisons astrologiques comme il y a 12  signes. Quant à la transposition, elle consiste à passer de la division de l’année à celle de la journée. Mais à quoi tenait une telle transposition, pour quoi faire ? Il est clair que la division en douze de l’année correspond à un fait plus flagrant que la division en douze de la journée puisque cette division de l’année est liée au nombre de lunaisons, de rencontres soli-lunaires alors qu’il n’y a rien de tel pour les maisons, leur nombre étant donc le fait d’une transposition. Les maisons ne sont pas matricielles. Le mot d’ailleurs « maison »  est également utilisé pour les signes, au XVIIe siècle et on rappellera qu’il est synonyme de demeure et de  domicile. On disait que tel signe était la « maison » de telle planéte.

On peut donc penser que les maisons sont une invention relativement tardive surtout en ce qui concerne la division en douze. On sait en effet, qu’il a existé une division en huit de la journée, l’octotopos, les 8 lieux, secteurs. (cf Manilius et les travaux de Patrice Guinard à ce sujet qui ne débouchent pas cependant sur nos conclusions car il se situe dans la synchronie et non dans la diachronie du corpus astrologique)

La mise en évidence de l’astrocyclon nous conduit en effet à établir un rapprochement avec l’octotopos, puisque l’astrocyclon est divisé en 8. Rappelons que Dane Rudhyar a mis aussi l’accent sur les 8 stades lunaires, de 45° en 45° au sein du thème natal, sur la bas des écarts Soleil-Lune au moment de la naissance, ce qui débouche sur une nouvelle typologie vouée, dans son esprit, à se substituer à celle des douze signes (par le fait du passage du Soleil d’un signe à l’autre, le soleil ne jouant ici qu’un rôle neutre sans rapport avec sa symbolique spécifique un peu comme Saturne, en astrocyclologie, est un vecteur neutre).

Pour notre part, nous pensons que cette division en huit du   cycle quotidien est dérivée de la division en 8 du cycle de Saturne, dont il ne reste guère de traces. Nous avons d’ailleurs montré que les significations des maisons (cf. nos études sur le blog nofim) décrivaient bel et bien la phase ascendante et la phase descendante de l’astrocyclon et ne faisait guère sens dans le cadre d’une journée, si ce n’’est à un niveau divinatoire. Qu’est-ce d’ailleurs que la divination si ce n’est substituer un facteur à un autre une mesure à une autre, ce que l’on peut nommer une correspondance ?

.Nous avons déjà par le passé (cf. nos travaux sur la genèse du Tarot,  Ed Trédaniel, .1993, à la suuite  de l’Astrologie d Live de Toth), que l’iconographie des maisons astrologiques –absente de la plupart des publications astrologiques du XXe siècle- avait servi pour l’élaboration des arcanes majeurs du Tarot. Rappelons aussi que l’astrologie natale pourrait bien être issue de l’astrologie « horaire ». On voit donc à l’œuvre  le passage, le basculement vers le divinatoire de la symbolique des maisons qui initialement devait concerner la course de  Saturne, incluant 4 sous cycles de 7 ans, ce qui est en soi une transposition du processus lunaire des 4 semaines de 7 jours mais sur une base astronomique réelle.

Autrement dit, selon nous,  les maisons astrologiques sont un outil divinatoire et il est vain, comme le croyait Jean-Pierre Nicola (mais aussi Rudhyar) de les maintenir au sein d’une ‘ »astrologie moderne » (le SORI), même ai prix de reformulations, de ravalements de façade.

 

On comprend certes tout l’intérêt qu’il a pu y avoir à  procéder à de telles transpositions à savoir disposer avec le thème astral –comme l’a fort bien compris Rudhyar- d’une série de cycles de 30 ans, à partir d’une seule carte du ciel dressée au moment de  la consultation (astrologie horaire , cf.  la notion de genethliomancie). Il suffisait de déterminer un curseur qui circulerait à un certain rythme d’une maison à l’autre, ce qu’avait bien compris Néroman avec son Fatum (Milieu du Ciel) que l’on pouvait « diriger », faire « progresser ». L’ascendant a pu aussi jouer ce rôle. Au lieu de se servir d’un curseur planétaire, on le remplace par un curseur cosmographique, lié aux particularités du thème dressé pour une certaine heure. On sait à quel point ont été longtemps à la mode les  techniques des directions (primaires notamment) et des progressions à partir d’un thème donné au point de servir à corriger l’heure de naissance. Le problème, c’est que l’on est ensuite passé à l’astropsychologie qui a interprété le thème non pas comme un schéma évolutif et cyclique mais comme le socle d’un portrait psychologique voire psychanalytique intégré dans le modèle astrologique et ne constituant pas une donnée extérieure. On est dans le tout astrologique ! On est ainsi passé du divinatoire au psychologique faute d’être en mesure d’évacuer totalement  ce qui est devenu obsolète, du fait notamment des nouveaux outils de calcul astronomique (logiciel etc). En astrologie, on ne jette pas, on recycle, ce qui crée un certain encombrement !

Nous pensons donc que l’octotopos renvoie à l’astrocyclon et que les descriptions des maisons  correspondent à celles des deux phases de l’astrocyclon, la ligne de clivage étant devenue celle de l’horizon du lieu de montage du thème. On notera aussi l’importance accordée par les astrologues  aux « angles «  du thème qui perpétuent ainsi la division en 4 du cycle, avec une trisection de l’angle (domification) en une maison angulaire, une succédente et une cadente. Selon nous, chaque « angle » devait déterminer un nouveau cycle sur le modèle de l’astrocyclon.Le nom même d’octotopos convient d’ailleurs pour désigner l’astrocyclon. Inutile de souligner que le passage du 8 au 12 aura  complétement faussé le système en déterminant un autre calendrier des phases. ..

 

 

 

JHb

21  11  13

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Pour un recyclage de l’astrologie et des astrologues

Posté par nofim le 22 novembre 2013

Le principe de confirmation en astrologie

Par  Jacques  Halbronn

 

Le proverbe dit « une hirondelle ne fait pas le printemps », ce qui nous renvoie au cycle des saisons. Les astrologues respectent-ils un tel avertissement ? On peut en douter tant la plupart des pratiques astrologiques semblent s’inscrire dans l’unicité (« une » hirondelle) plus que dans la répétition. C’est pourquoi nous entendons mettre en avant un principe de confirmation.

Par-là, nous affirmons que toute vérification, toute validation passe par un processus de confirmation. En fait, cette confirmation implique un renforcement de tendance et pas seulement une répétition de même intensité, dans la mesure où  le temps passe.

Une prévision ne saurait donc être ponctuelle mais impliquer une dynamique en train de se déployer, de se développer, qu’elle aille dans un sens ou dans un autre, vers le printemps ou au contraire l’automne pour filer ce type de comparaison symbolique.

Ce principe permet à l’astrologue une approche progressive de l’acte prévisionnel et l’invite à capter les signes avant-coureurs.

En tout état de cause, on est en face d’une sorte de sablier qui s’écoule mais à qui à certains moments se recharge après s’être vidé et ainsi de suite. Cela évitera à l’astrologue de prendre des vessies pour des lanternes, ce qui est précisément le sens de l’adage que nous avons cité en exergue. On ne vend pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué !

Dans de précédents textes (cf. le blog nofim),  nous avons souligné la signification des échecs mais pour savoir s’il y a eu échec, il faut un peu de temps et un succès immédiat peut tout à fait, en attendant un peu, se transformer en déception. Celui qui est pressé est celui qui ne veut pas courir le risque que l’entreprise annoncée  pourrait échouer. On ne peut pas en effet empêcher les gens de faire fausse route. Ce serait trop beau si nous étions incapables de nous tromper parce qu’un clignotant nous l’indiquerait ; nous épargnant ainsi  la déconfiture, la défaite. Donc avant de chercher dans les astres une confirmation de ce qui se passe, il vaudrait mieux s’assurer que cela ne va pas avorter. Il y a des naissances mais il y a aussi des fausses couches dans la vie. Pour nous, nous préférons  opposer ce qui est astrologique et ce qui ne l’est pas plutôt que d’introduire dans le modèle astrologique  des  forces antagonistes qui se combattraient en un même instant T.

Notre dialectique est plus subtile. Pour s’assurer que l’on est en bonne voie, il importe d’attendre confirmation sinon on engage les gens à persévérer dans l’erreur et cela aboutit à des prises de conscience par trop tardives et ô combien couteuses, du fait de l’incurie de l’astrologue, de son imprudence. Qu’est-ce qu’une confirmation sinon un faisceau de « preuves » allant dans le même sens ?  L’astrologie n’a donc aucun intérêt à tenir un discours brouillé et embrouillé. Elle doit dire qu’ici est la voie de l’astrologie et là celle des égarés, qui déraillent. L’astrologie en aucune façon ne saurait prévoir que quelqu’un va se tromper mais elle peut indiquer quelle est la voie juste, l’autre voie par définition ne l’étant pas, sans qu’il soit besoin que l’astrologie comporte, englobe l’erreur dans son propre modèle, ce qui compliquerait singulièrement celui -ci !…

Autrement dit, il importe de savoir ce qu’on attend et d’en capter les prémisses et de ne pas changer son fusil d’épaule au moindre vent contraire Bien des astrologues ne sont que des girouettes et les thèmes ont bon dos pour justifier les retournements de veste successifs. Etrangement, ces astrologues qui manient de grands cycles vivent en réalité à la petite semaine voire au jour le jour !

Selon nous, on l’aura compris, on est dans un continuum et le glissement s’opére progressivement et ne cesse jamais.  C’est  la quantité de signes qui compte et non la qualité d’un seul et unique signe que l’on isolerait. En astrologie, ce qui est unique ne signifie rien. On ajoutera que l’astrologue se doit de donner des repères et indiquer  approximativement à quel moment  l’on basculera d’une phase ascendante à une phase descendante et inversement, sans que cela se fasse de façon soudaine. Ce qui est perçu comme soudain  tient à ce qu’on n’aura pas vu les choses venir. La soudaineté est une illusion, le fait de l’imprévision.  Une saine astrologie n’a que faire des événements imprévus et imprévisibles. Il est vrai que de l’extérieur, on ne voit que le sommet de l’iceberg, on ne perçoit pas ce qui a précédé et préparé. Mais est-ce que l’astrologie doit s’aligner sur une perception profane et superficielle des choses ? L’astrologie n’a pas à se mettre au niveau des ignorants qui ne retiennent que peu de choses et qui veulent que le peu qu’ils sachent soient forcements déterminant et décisif.

Certains astrologues ironisent sur les prévisions  vagues. Mais quand un passant nous demande une direction, un simple geste suffit à l’orienter correctement. Après, il se débrouillera tout seul.  Ce qu’on attend de l’astrologue, c’est que même sommairement il indique la bonne direction, c’est-à-dire celle qui correspond au cours actuel des choses. Or, trop d’astrologues en sont incapables et indique une direction qui n’est pas la bonne, même si sur le moment on peut croire que c’est ça !  Il est plus facile d’avoir raison à court terme qu’à long terme car à court terme, il y a toujours quelques éléments qui vont à contre-courant et qui peuvent sembler confirmer un pronostic ou un diagnostic. C’est cette ambivalence- la cohabitation du vrai et du faux-  qui donne si souvent à l’astrologue  l’illusion d’avoir vu juste :

Voilà pourquoi, nous prônons l’adoption d’un discours extrêmement clair au niveau « directionnel » : est-ce que cela monte ou est-ce que cela descend ? Or, pour cela il faut disposer d’un modèle fiable et viable dans lequel l’astrologue puisse avoir confiance.

Nous terminerons par cet avertissement à l’intention de la communauté astrologique. Si vous pensez que la cyclicité n’est pas que pour les autres mais aussi pour vous – mais on sait que les cordonniers sont les plus mal chaussés- il faudrait commencer à vous demander s’il n’est pas temps de repartir sur de bonnes bases qu’il sera bien assez tôt par la suite de complexifier. C’est au retour périodique au « théorique » que nous invitons les astrologues car la théorie est le tronc et la pratique le feuillage et quand les feuilles tombent, le tronc reste. Pour mille praticiens, il y a un théoricien. Il convient que la communauté astrologique commence à comprendre que ce qui permet de se libérer d’une pratique, c’est le retour au théorique. En effet, l’intelligence humaine n’est critique et lucide qu’au niveau structurel et elle est démunie face à la complexité qui est le propre même de toute pratique. On ne sort d’une pratique que par la voie théorique. Faute de quoi on peut en rester prisonnier indéfiniment. Nous observons que le niveau théorique des astrologues stagne, se dégrade et que c’est une fuite en avant dans la pratique qui est la fin d’un cycle et non son commencement.  L’apport de toute nouvelle théorie tient notamment au fait qu’elle rassemble, qu’elle aplanisse le fossé entre les générations – les anciens et les nouveaux venus, ce qui permet de renouveler le recrutement- comme le fait d’ailleurs le progrès technologique qui empêche la routine.  Nous voyons le milieu astrologique comme extrêmement frileux, comme se repliant sur une sorte de consensus mou, où face à une pratique déliquescente  chacun fait sa petite cuisine personnelle, ce qui n’a strictement rien à voir  avec la solitude du théoricien et du chercheur car celui-ci  dispose des clefs pour ouvrir les portes d’une pratique empoisonnante et qui a perdu le contact avec ses principes et sa source.  Chaque nouveau cycle exige et permet  d’accéder à un nouveau modèle qui pourra être aisément confirmé  collectivement, forgeant un nouveau consensus qui constituera un nouveau point de départ. Il faut un lâcher prise d’un savoir-faire obsolète qui finalement est plus le fait de l’astrologue que de l’astrologie. Or, quand une théorie ne se survit que par le truchement de ses praticiens et non par sa dynamique, sa cohérence propre, elle n’est plus qu’en sursis. Le milieu astrologique est de plus en plus féminin et l’on sait que le grand ennemi des femmes c’est la force de l’habitude (cf. Gilles d’Ambra. Petit précis de psychologie masculine à l’usage des femmes qui aiment encore les hommes, First Editions, 2006).  Elles ont  trois solutions : soit, elles persévèrent dans la même pratique, soit elles passent à un nouveau modèle astrologique, soit elles passent à autre chose, se vident de leurs acquis, ce qui serait probablement d’ailleurs la meilleure solution pour tout le monde car les plaisanteries les meilleures sont les plus courtes. Dans une vie de femme, il ne semble pas que la routine – le disque rayé-  qui  se poursuit indéfiniment pendant des décennies soit la meilleure façon de vivre. Faute de pouvoir faire évoluer leur rapport à l’astrologie, la plupart  d’entre elles feraient donc  beaucoup mieux  de se recycler. D’ailleurs, si elels ne faisaient pas, elles auraient montré qu’elles n’ont strictement rien compris  à la notion de cyclicité ! La roue tourne.

 

 

 

Jhb

21  11  13

 

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pour une nouvelle déontologie de l’astrologie

Posté par nofim le 20 novembre 2013

 

Passé et futur, même schéma astrologique.

Par  Jacques Halbronn

 

Nous avons déjà mis en garde contre les décalages aberrants que l’on peut  observer entre la façon dont les astrologues abordent le traitement du passé et celui du futur. Il y a là certainement matière à débat déontologique.

Selon nous, un astrologue n’a pas le droit de traiter du passé d’une autre façon qu’il traite du futur ne serait-ce qu’au nom d’un principe de récurrence qui voudrait que le futur ressemblât formellement au passé ou si l’on préfère que l’un et l’autre fussent logés strictement à la même enseigne. Tout décalage entre les deux approches relève selon nous d’un dépassement des limites de l’astrologie. Le fait que l’on puisse trouver une sorte d’alibi dans les traités d’astrologie semblant autoriser les astrologues à accéder à une certaine « précision » dans leurs propos, qui relève de la contingence voire de l’anecdote ne saurait constituer une excuse, d’autant que ces mêmes astrologues se gardent bien de prendre à la lettre certains « aphorismes » dès lors qu’il s’agit du futur. On génère ainsi un mensonge sur la marchandise, sur le « produit » en laissant croire que l’astrologue pourra être aussi ponctuel pour le futur que pourraient le laisser croire ses « explications » pour le passé.

 

La sagesse veut que l’astrologue ne soit pas plus disert pour le passé que pour le futur. Certes, son propos relatif au passé peut trouver confirmation par certains faits connus mais  le dit propos ne saurait prétendre que l’astrologie rend compte de ces faits et les confirme.  Ce sont les faits qui confirment et prolongent l’astrologie et non l’astrologie qui confirme et valide  les faits.

Il serait donc éminemment souhaitable que. Les astrologues puissent présenter le modèle dont ils se servent pour travailler en montrant que c’est bien le même qui sert pour traiter du passé comme du futur.

Or, s’il arrivait que l’astrologue répondît que le modèle qui traite du passé n’est pas identique au modèle qui traite du futur, il y aurait problème puisque, alors, ’il ne respecterait pas le principe de récurrence susmentionné.

Encore faudrait-il s’entendre sur la notion de modèle. Si l’astrologue répond que son »modèle » c’est le « thème astral », cela ne ferait pas sens puisque les thèmes sont tous différents les uns des autres, ce  qui ne correspond donc pas au principe de récurrence énoncé plus haut. Un modèle, par définition, doit être reproductible et valoir pour un grand nombre de cas. Le thème astral n’est donc présenté comme un modèle que par abus de langage puisqu’il ne fonctionne que pour un seul et unique cas (celui d’une naissance, d’une consultation « horaire », d’une année (Révolution solaire), d’une saison (Ingrés de telle saison  de telle année) etc.

L’astrologue doit être capable de décanter la gangue des faits et de faire ressortir les récurrences et les ressemblances. Il est clair que si intellectuellement il n’est pas en mesure d’effectuer toutes  sortes de rapprochements en dépit de la diversité des contextes, des époques, il ne pourra pas assurer correctement son travail et donc sera déclaré incompétent. Le recrutement des astrologues doit passer par des tests psychotechniques montrant que le candidat perçoit des points communs en dépit d’un enrobage différent. (test de QI)

La notion de « fonctionnement » de l’astrologie  - le ‘ça marche »- ne se conçoit que face à la mise en évidence de récurrences tout au long de la vie d’une personne ou en comparant diverses personnes ou divers contextes. Sinon, on ne voit pas selon quel critère on pourrait dire que ‘ »ça marche ». Dans son interview avec J. M. Abrassard, Serge Bret Morel évoque cette formule du ça marche sans préciser suffisamment ce que l’on peut entendre par là. Si le client est amené à croire que les conditions de validation de fonctionnement ne sont pas celles qui sont requises, il y a là encore un risque, un soupçon de fraude. On peut ainsi présenter au client de faux protocoles de validation qui n’ont aucune valeur, du type : ce qui est dans le thème correspond à ce que vous auriez dit sur telle personne ou sur tel événement. C’est là une bien piètre idée de la notion de récurrence que ce type de « correspondance »  non pas entre des faits successifs et récurrents  mais entre un discours et un « fait ». Il faut que le protocole soit aussi simple à comprendre et à appliquer que possible, sinon le client prendra des vessies pour des lanternes.

Il est également souhaitable que l’on ne se  perde pas dans les méandres d’un « portrait » psychologique (avec ou sans recours à l’informatique) unique. Là encore, il convient de ramener toute description à des notions simples permettant des convergences entre les gens. Même la division en douze types nous semble par trop aléatoire. Certains ont proposé 4 types, en référence aux 4 Eléments. Tels qu’ils peuvent être déterminé par la répartition des planètes parmi les signes. Il y a là certes une tentative « réductrice » de la diversité qui est la bienvenue. De même, la description des événements, des situations doit passer par une formulation aussi dépouillée que possible, de préférence sur un mode binaire. Selon nous seule une description binaire est accessible à l’intelligence  humaine. Au-delà du binaire, le cerveau sature et se met en veilleuse, sur un mode « mémoire », on « prend », on « apprend »  » mais on ne comprend pas/plus. Inversement, une description  « unitaire » – le cas unique, ponctuel, qui ne se répétera pas  est ingérable car elle ne permet pas de distinguer deux états en alternance.  Avec le recours aux planètes lentes, l’astrologue a beau jeu de déclarer que les configurations ne se répètent qu’à des intervalles très éloignés, ce qui renvoie l’établissement des récurrences aux calendes grecques. Dès lors déontologiquement, il nous apparait qu’un modèle astrologique viable doit se limiter à des cycles relativement brefs, susceptibles de se représenter à court terme, comme par exemple des  cycles de 7 ans dont on peut avoir l’expérience une dizaine voire une douzaine de foi au cours d’ une existence.

Voilà donc dressé le tableau d’une nouvelle déontologie de l’astrologie qui remplacerait avantageusement les codes beaucoup trop laxistes proposés par divers organismes et assciations ayant pignon sur rue.

 

 

 

 

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Jhb

20 11  13

 

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Le véritable statut du symbolisme en astrologie

Posté par nofim le 18 novembre 2013

 

 

La fin du symbolisme planétaire en Astrologie

Par Jacques  Halbronn

 

Certains praticiens de l’astrologie semblent ne pas s’être encore rendu compte de l’extinction, de la déshérence du symbolisme planétaire en Astrologie. Cela vaut aussi bien entendu pour les « sceptiques » de l’astrologie qui sont en retard de quelques métros dans la formulation de leurs  critiques (cf. le blog de J. M. Abrassart et l’interview de Serge Bret-Morel).

Les indicateurs de cet abandon du symbolisme planétaire ne datent pas d’hier et d’ailleurs on peut dire que la période durant laquelle l’astrologie lui a accordé quelque importance aura été limitée dans le temps et qu’à l’origine ce n’était pas le cas. D’ailleurs au Moyen Age, la référence à la mythologie n’aurait guère été tolérée, notamment dans le monde musulman où l’astrologie a prospéré (cf. notre travail sur les traités astrologiques d’Abraham Ibn Ezra, Ed Retz  1977 et sur internet L’arbre d’or). La relation astrologie-mythologie aura finalement  surtout marqué le XXe siècle.

Si l’on prend la théorie des grandes conjonctions d’Albumasar, il ne s’intéresse aucunement au « caractère »de Jupiter ou de Saturne. Ce ne sont pour lui que des marqueurs de temps, les rouages d’une horloge. Il ne s’intéresse d’ailleurs au zodiaque qu’au prisme des 4 Eléments, et il ne dispose donc que d’un clavier à 4 options et non à 12, ce qui montre que le symbolisme zodiacal n’était pas non plus à l’honneur. C’est justement cette astrologie extrêmement dépouillée qui aura permis à l’astrologie d’exercer une certaine influence sur les esprits. 

Certes, avec l’avènement des nouvelles planètes, l’astrologie aura connu une certaine vogue mythologique du fait même des astronomes qui les baptisèrent. Mais à partir des années trente, on commence déjà à ne plus s’intéresser du moins en astrologie mondiale, qu’à des cycles planétaires composés de deux planètes. Or, si l’on avait réellement pris en compte le « caractère » des planètes ainsi configurées, on serait entré dans des panachages bien compliqués. En pratique, là encore, ces cycles ne sont que des marqueurs de temps dont on ne retient qu’une chose, un certain calendrier. Les planètes ne sont plus que les aiguilles d’une montre et en plus il y a plusieurs montres qui s’enchainent  qui se combinent tant et si bien que ce sont les convergences entre ces montres qui seront retenues. On voit qu’il y a là un gros travail de décantation qui laisse loin derrière lui le symbolisme planétaire qui ne sert plus qu’à localiser, à  désigner plutôt qu’à signifier, tout comme le font les astronomes pour les signes du zodiaque.

Les astrologues issus de l’astropsychologue, en revanche sont tout pleins de ce symbolisme dont ils font leur beurre si bien que l’on peut dire qu’ils sont en décalage avec l’astrologie mondiale et cyclique. Ce qui les conduit  parfois à protester contre un tel abandon alors que c’est à ce prix que l’astrologie peut accéder   à une certaine unité comme l’a bien compris André Barbault avec l’indice de concentration planétaire.  Jean-Pierre Nicola, a contrario, aura beaucoup (trop) investi dans une entreprise de reformulation du symbolisme tant planétaire (RET) que zodiacal, ce qui fait que l’on ne saurait le considérer comme un précurseur de l’astrologie du XXIe siècle à la différence de Barbault si ce n’est toutefois qu’il a heureusement mis en garde contre tout tentative de la part de l’tarologie de dépasser ses limites en voulant rendre compte de la contingence. Et de fait, le symbolisme astrologique  se rapproche du Tarot qui est ailleurs nourri de celui-ci. Il n’est donc pas étonnant qu’astrologie et tarot fasse parfois  si bon ménage dans les consultations voire dans les cours d’astrologie.

Mais même en astrologie individuelles, certains astrologues ont jugé préférable de compter le nombre de planètes par élément (chaque signe relevant de l’un des 4 Eléments) et donc de ne s’intéresser directement ni au symbolisme planétaire ni au symbolisme zodiacal.

Dès lors, on ne sera pas surpris de voir l’astrocyclologie considérer Saturne non pas comme le dieu Saturne ni même comme une planéte ayant une fonction spécifique par rapport aux autres planètes mais comme un marqueur central du temps, ce que pensait aussi  Dane Rudhyar à sa manière. Pas plus qu’en astrocyclologie, les 4 étoiles fixes royales ne sont à différencier les unes des autres.

On pourrait parler ici d’une phonologie astrologique –en empruntant au langage de la linguistique moderne- à savoir que ce qui compte ce ne sont pas les sons mais leur combinatoire codifiée. En astrologie ce qui compte – ce que semble avoir oublié Serge Bret Morel dans son interview audio (podcast) avec Jean-Michel Abrassart sur un site sceptique- ce ne sont pas les planètes mais les relations qui ne cessent d’ »évoluer entre elles, les « aspects ». La même planéte peut totalement changer de caractère selon les « aspects’ qu’elle forme et donc elle n’a aucun caractère constant et défini. Cela correspond un peu à ce que l’on disait de la « neutralité » de Mercure dans certains manuels. La planéte ne signifie rien par elle-même, elle est le marqueur d’une succession d’états au sein d’un cycle. Tout cela conduit à une très grande et bienvenue simplification du modèle astrologique autour d’une seule planéte passant par des avatars successifs et il semble que l’on ait souvent cru que ces avatars étaient des entités séparées et autonomes –comme les planètes- alors qu’ils ne sont que des attributs, des manifestations d’un seul et même processus (cf. la parabole des aveugles et de l’éléphant).

On est passé au stade d’un certain formalisme astrologique, d’une « gestalt ». L’astrologie doit parler par le biais de graphiques, de diagrammes, de courbes, ce qui évite le verbiage. En fait, on ne lui demande plus que  de distinguer entre ce qui est « ascendant «  et « descendant » et de le  faire avec une certaine fiabilité de façon à  ce qu’elle puisse servir de socle, de tronc, d’axe. Si l’astrologie est un arbre, elle en est en effet non pas le feuillage, ni même le branchage mais bien plutôt le tronc et les racines. Il y a là un chemin d’ascèse qui est celui de la vraie philosophie. L’unité de l’astrologie exige de percevoir le monde de façon unitaire à un instant T, la pluralité n’existe que dans le temps, d’où l’absurdité du pluralisme inhérent au concept même de thème astral du moins tel qu’on l’appréhende de nos jours.  Selon Rudhyar, le thème représente un processus, une succession de phases. La grande erreur de Barbault aura été son discours sur l’astropsychanalyse au nom duquel le thème astral représenterait nos tensions intérieures alors que les tensions, au regard de l’astrologie, sont liées au passage d’une phase vers une autre. Dire qu’au même moment des forces antagonistes opèrent c’est ouvrir la boîte à Pandore et autoriser toutes les ambiguïtés prévisionnelles, ce qui n’a pu que déconsidérer l’astrologie.  Quant au symbolisme zodiacal des horoscopes, là encore il faut relativiser Quand les gesn lisent le texte qui correpond à ler signe, il sne s’intéressent pas tant au caractère du signe qu’aux prévisoons loiées à ce signe, voire au décan. Or, à quoi  servent les décans (un tiers de signe, 10°), ici, sinon à déterminer si les gens nés à telle date (de dix jours en dix jours) sont concernés par telle configuration,  le signe zodiacal ne joue plus ici, en définitive, qu’un rôle commoce  de localisateur à l’instar d’une rue qui porte tel nom. On peut certes parler d’un désenchantement de l’astrologie mais il faut faire le deuil de tout ce symbolisme bien trop calorifique et mettre l’astrologie au régime.

 

 

 

 

 

 

 

Jhb

18  11 13

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Pour une approche cyclique des maisons astrologiques

Posté par nofim le 18 novembre 2013

 

Les maisons astrologiques au prisme de l’astrocyclologie

Par  Jacques  Halbronn,

 

On sait que les maisons de l’horoscope sont numérotées à l’envers de la progression des planètes dans le ciel et qu’elles passent de la maison XII à la maison XI, de la maison XI à la maison X et ainsi de suite. Ainsi une planéte en XI est ‘elle en quelque sorte « appliquante » par rapport au MC et non pas séparante et inversement une planté en IX sera-t-elle séparante et non appliquante et tout à l’avenant.

Au regard de ‘l’astrocyclologie, les maisons XII à VII sont donc les maisons I à VI et correspondent symboliquement  à la phase ascendante de Saturne, celle qui s’ouvre vers les grands horizons, les voyages au loin, à l’international alors que les maisons I à VII sont les maisons VII à XII et  sont marqués par un monde aux horizons plus étriqués, plus limités, ce qui convient pour décrire la phase descendante de Saturne. Cela comporte la maison des petits voyages  face à celle des grands voyages. Une division en 8 maisons reviendrait peu ou prou à la même chose.

On voit donc que les maisons constituent un continuum cyclique. Contrairement à  ce que l’on pourrait croire,  les dernières maisons sont celles qui correspondent à la vie privée alors que les premières à la vie publique et non l’inverse. L’énergie conjonction elle correspond à un envol vers l’étrange et l’étranger et non à un atterrissage sur un sol  familier, un retour au cadre familial.

Nous avons montré dans un précédent texte que la phase ascendante excitait en nous une attirance vers le lointain, comme si l’on voulait que le lointain devienne proche, que le monde ne fasse plus qu’un, les distances étant abolies. Inversement, la phase descendante serait la chute d’Icare, allant s’écraser sur le sol, en chute libre, perdant de la hauteur, aux horizons réduits. Il semblerait donc que pour les besoins de l’horoscopie, on ait plaqué sur le thème une terminologie cyclique déterminant pour  un instant T, à quel stade du cycle on se trouvait. On pourrait ainsi élaborer un logiciel qui ferait avancer Saturne à travers les douze maisons selon une progression d’un degré pour un mois environ. Tel est en fait le  bon usage des maisons. Cela dit, nous préférons diviser le cycle de Saturne en 4 temps de 7 ans, ce qui symboliquement correspond aux 4 angles. Et les douze maisons diviseraient chaque quartier de 7 ans. Sept ans donnent 2520 jours qui divisés par 12 font 210 jours. Si on divise 220 par 8, cela fait 315  jours pour chaque secteur. La division en 8 est proche de la division en 7.  

Selon nous, il se pourrait donc que les douze maisons astrologiques (ou les 8 comme on voudra) perpétuent une cyclicité binaire recoupant l’astrocyclologie avec notamment cette dialectique petits et grand voyages qui nous semblent bien résumer les deux phases. En effet, si l’on veut se joindre à quelqu’un, il faut se mouvoir et ce mouvement sera fonction de l’enjeu, plus ou moins elévé, plus ou moins universel..

L’astrocyclogie peut servir aussi bien sur un plan très vaste qu’à une petite échelle. Pour un Etat, il s’agit de traités internationaux, en phase ascendante mais pour un particulier, cela peut se limiter à un mariage à l’étranger, avec des époux appartenant à des mondes différents (exogamie). Ou inversement, en phase descendante, il s’agit d’entreprises plus modestes et d’unions au sein d’une même communauté, en quelque sorte endogamiques.

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De telles images qui pourraient sembler relever de la cartomancie – le bel étranger etc.- touchent au contraire à des enjeux cycliques majeurs relevant directement de l’astrologie la plus pure, la plus authentique.

On considèrera donc que les personnes qui contractent de préférence des unions (légales ou non) avec des étrangers sont plus fortement sensibles à la dynamique conjonctionnelle. D’ailleurs,  les princes de ce monde  ont le plus souvent des conjointes étrangères. Les flux migratoires pourraient être ainsi reliés   à une certaine cyclicité.

Chez les personnes qui sont portés par la phase ascendante, il y aura donc une tendance, à chaque début de cycle, à rechercher un conjoint au loin (comme Isaac et Jacob, dans la Genèse encore qu’il s’agisse d’un retour au berceau de la tribu).Au bout de trois ans et demi, cette pulsion vers l’étranger décline et l’on sait que ce délai a été observé par des psycho-sociologues. On est alors entrainé par un effet de balancier à rechercher moins d’exotisme et à se lasser de ce qui est étranger. On aura compris que le timing de l’astrocyclologie découpe le temps en périodes relativement brèves, ce qui fait que nous vivons plusieurs vies en une seule. Il y aura ainsi alternance d’unions lointaines (phase ascendante du cycle de 7 ans) et d’unions de proximité voire de voisinage, d’un même quartier, voire au sien d’un même milieu culturel, socioprofessionnel (phase descendante du cycle de 7 ans)

Nos travaux sur la formation des couples nous conduisent à penser qu’en règle générale, c’est la femme qui se déplacera et rejoindra son époux et non l’inverse mais nous sortons là de l’astrocyclologie stricto sensu.

Le passage de Saturne en signe fixe déterminerait ainsi des attirances envers un partenaire sensiblement différent, par la langue voire par la religion et ayant vécu dans des régions plus ou moins distantes.  On voit donc que l’astrologue cyclique peut toucher de très près à la vie privée des gens au même titre qu’elle nous permet de circonscrire le destin des Etats, autour de la même idée d’union. Ce qui s’oppose à l’union n’est pas la désunion mais une autre conception de l’union, ce qui n’est pas sans risquer de produire des séparations et des ruptures mais non pas en passant du plein au vide mais du grand  format au petit format, en fait cela aboutit à un changement de partenaire à moins qu’entretemps, celui-ci ait perdu ou gagné en exotisme. Il y aurait des ruptures de passage de phase descendante à phase ascendante (en début de signe fixe) et d’autres de passage de phase ascendante à phase descendante (vers le milieu du signe mutable, soit 45° (semi-carré) plus loin).On connait ainsi des cas d’hommes qui tous les 7 ans se sont unis à une étrangère ou à une personne de même origine mais marquée par l’étranger (une  expatriée par exemple) (de langue, de race, de milieu social etc. ) tout au long de leur vie, encore que dans certains cas, il puisse s’agir de retrouvailles à la suite d’une séparation, d’une parenthèse plus ou moins longue marquée par une relation de proximité….

.On est là en présence d’un vocabulaire qui n’est pas sans écho avec les descriptions des maisons astrologiques, qu’il s’agisse des voyages ou des unions. Mais si l’on y trouve clairement exposée la dialectique des voyages courts et longs, l’on ne retrouve pas aussi facilement les  unions avec des proches ou celles avec des étrangers ou du moins cela ne correspond pas à des maisons opposées. On pourrait donc penser que la maison des unions appartenant à la phase ascendante (maison VI ou VII selon que l’on compte dans un sens ou dans l’autre) devrait faire pendant à la maison de la phase descendante. (Maison I ou XII), ce qui n’est pas ou en tout cas plus le cas et nous interroge sur la vraie signification de la maison I (à ne pas confondre avec l’ascendant).

En tout état de cause,  les maisons astrologiques témoignent remarquablement de la présence de la dualité en astrologie (l’horizon constituant le point de passage entre ces deux dimensions). On voit bien en effet que dans l’astrologie traditionnelle, les maisons I à VI concernent la maison au sens ici de foyer, de famille, la VI étant celle des domestiques (de domus, maison), les enfants, les frères et sœurs, les petits déplacements (promenades, excursions) alors que les maisons VII à XII  concernent des activités plus ambitieuses, exigeant plus d’énergie, de plus grande ampleur qui se réalisent en dehors du milieu familial. Paradoxalement,  au niveau de la maturité, nous commençons par le monde de la proximité, soit ce qui correspond à la phase descendante, de fin de cycle.

 

 

 

Jhb

18 11  13

 

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, SOCIETE | Pas de Commentaire »

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