Les errements de la réforme chrétienne du judaïsme

Posté par nofim le 8 septembre 2013

Pour nous Jésus de Nazareth aura été un important  réformateur du judaïsme. Mais est-ce que cette réforme fut bien conduite et est-ce que l’on n’a pas, ainsi, jeté le bébé avec l’eau du bain ?  Entendons par là que toute réforme, comme disait Kepler, a pour but de nettoyer un savoir qui s’est encrassé, dont les processus se sont corrompus, érodés mais avec le risque que l’on fasse passer par-dessus bord des éléments essentiels. Qu’est-ce qu’on garde, qu’est-ce qu’on change, qu’est-ce qu’on évacue, de quoi se délestera-t-on ?
Si l’on admet que tant le christianisme que l’Islam sont de nouvelles lectures du judaïsme, issues de sectes juives dissidentes parce que précisément réformistes, la question que nous posons est la suivante : quid des Juifs ? Question lancinante et récurrente  jusqu’à nos jours autour notamment du « sionisme » qui est, historiquement, au moins autant l’affaire des Juifs que des non Juifs.
Dès lors que l’on entend réformer – et nous-mêmes avons une certaine expérience dans ce domaine  en ce qui concerne la tradition astrologique-un tri s’avère  nécessaire,  une distinction entre ce qui est essentiel et ce qui est  accessoire doit s’opérer.  C’est la recherche de l’axe, du pivot, de la clef de voûte.
La thèse que nous défendons ici est que le peuple juif est le socle du judaïsme et que toute tentative  pour en faire abstraction  est un non-sens. Par là nous entendons également toute tentative de substitution, de remplacement, quel que puisse être le prétexte invoqué. Le peuple juif est un vecteur indispensable pour tout  ce qui s’efforce de réformer le judaïsme, ce qui peut d’ailleurs sembler comme une évidence. Bien entendu  on aura compris que le christianisme pour nous se veut un néo-judaïsme…
On peut certes arguer du fait que l’on ne sait plus très bien qui est Juif et qui ne l’est pas. La Shoa a montré, de façon sinistre, qu’il s’agit d’un ensemble relativement bien défini, malgré tout  et le Sionisme semble aussi mettre en évidence le fait juif stricto sensu. (Loi du retour)
Cette « question juive » ne se  réduit pas à un « simple » enjeu théologique ou si l’on préfére  les enjeux de la théologie nous concernent tous car ils sont, selon nous, au cœur même de l’Histoire de l’Humanité  en ce sens qu’il y aurait  un « Mystère » Juif qui  interpelle l’anthropologie…
Dans nos travaux sur l’idée de réforme, appliquée à des domaines très divers, il nous est apparu qu’il fallait se méfier des dérives symbolistes et qu’il convenait de rester à des notions extrêmement concrètes car dans l’ADN de l’Humanité, ne s’inscrit que des données très matérielles, impliquant une certaine corporéité, une hérédité et non pas une transmission  culturelle, se prêtant à tous les mimétismes….
Selon nous les Juifs ont un rôle à jouer qui ne se limite pas à  une doctrine qui aurait été révélée et qui n’aurait donc plus besoin d’eux pour exister, pour se perpétuer. En ce sens, nous dirons qu’ils sont irremplaçables et l’antijudaïsme se nourrit de l’idée selon lesquels il ne le serait pas, quitte éventuellement à les supprimer de ce fait pour en faire la preuve.  Mais ces apprentis sorciers ne sont pas parvenus à produire un monde sans Juifs (judenrein) et donc à mener à bien leur démonstration. On peut en effet être tentés de croire que le monde ne peut pas se passer des femmes mais qu’il peut se passer des Juifs., ce qui est aussi, selon nous, une forme de judéophobie.
Les Juifs Laïcs- nous avons été très actifs dans cette mouvance dans les années 90-illustrent bien, sans toujours le formuler de façon adéquate, que les pratiques juives ne sont pas l’essentiel du judaïsme, ce qui renvoie peu ou à un certain réformisme chrétien si ce n’est que, par définition,  les Juifs ne sauraient faire abstraction de l’être juif. Ce qui n’est pas un «détail », on s’en doute.  Qu’on le veuille ou non, en effet, la réforme chrétienne du judaïsme ne peut pas ne pas s’appuyer sur des pratiques à parti du moment où elle en est arrivée à vouloir se passer des Juifs, en chair et en os, d’où une problématique de conversion. Or, si l’on en reste  à une acception concrète du fait juif, on ne devient pas Juif, on l’est ou ne l’est pas. C’est une grâce ou une disgrâce que l’on n’a pas demandé et probablement pas mérité, ce qui fait allusion à la notion de grâce dans le christianisme qui n’est pas sans nous faire songer à la condition juive en tant que « don » du Ciel.
En fait,  notre propos risque de rester assez abstrait tant  que l’on n’a pas mieux compris le fonctionnement des sociétés humaines.  Nos travaux dans le domaine de la cyclologie nous conduisent en effet à pense qu’à certains moments un nouveau cycle – ce qui est d’ailleurs  lié à la question de la réforme – il suffit d’un très petit nombre de personnes pour  relancer la dynamique. D’ailleurs, toute notion de centralité sous-entend et sous-tend celle de minorité, d’élite  (peuple élu).  Voilà pourquoi d’ailleurs, toute réforme est annonciatrice de temps nouveaux au sens d’un renouvellement, d’un rajeunissement, d’un ressourcement. Encore faudrait-t-il s’entendre sur cette notion de « fin d’un monde ». Ne s’agit-il pas d’abord d’une nouvelle prise de conscience  de ce qui est essentiel ?
Les Juifs sont un facteur majeur pour la survie de l’Humanité et notamment de l’Occident. On sait le rôle qu’ils jouent en tant que facteurs de progrès, du fait même qu’ils parviennent  à unifier le monde par la profondeur de leurs contributions car le vrai  but du réformisme est de passer d’une Babel de la diversité à une Babel de l’unité. Affirmer que les Juifs ne sont pas nécessaires à la bonne marche du monde, c’est  entrer dans le jeu pervers du déni de dualité qui  est  à l’œuvre quand on nie la différence entre les hommes et les femmes au regard des réalisations de l’Humanité. En ce sens, tout féminisme est  voué à être une forme de judéophobie déguisée, c’est en quelque sorte l’aboutissement  d’un processus de dénégation du fait juif. A vouloir nier le fait juif, les Chrétiens se retrouvent piégés et  ce sont désormais les femmes qui entendent à terme nier le rôle des hommes, ce qui peut se révéler fatal  pour les sociétés qui se laisseront gangréner par de telles idéologies. D’ailleurs, l’essor du féminisme est contemporain de celui  de l’antisémitisme moderne.
JHB
07. 09.13

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La mémoire des femmes comme handicap

Posté par nofim le 22 août 2013

Selon nous, les femmes sont dotées d’une meilleure mémoire que les hommes en ce qui concerne les modes d’emploi, les procédures à suivre et cela favorise une certaine routine, pour le pire comme pour le meilleur. On dira qu’elles se fatiguent moins  quand il s’agit de répéter et de se répéter.
Le handicap et la force des hommes est de ne pas se souvenir des processus de pensée mais seulement des données brutes. Entendons par là qu’ils sont en général contraints de reprendre à zéro leur réflexion, à frais nouveaux. Ce qui peut sembler vain quand le dit processus est jugé satisfaisant.
Autrement dit,  la façon de faire des hommes n’est payante que si l’on est disposé à évoluer, à improviser en permanence.  Elle ne l’est guère, en revanche,  si l’on se contente de se répéter à l’identique.
Les femmes ont moins d’énergie à dépenser que les hommes et une fois que le coup de main est pris, on ne va quand même pas  y repenser à tous les coups.
Comme dit Boileau, « cent fois sur le métier remettez votre ouvrage », ce qui signifie qu’il faut le « reprendre » encore et encore. Pour les hommes qui ne se souviennent pas de leurs gestes d’hier, c’est l’occasion de tomber sur du neuf en recommençant quasiment à zéro, à chaque fois.
On conçoit que les hommes vont ainsi avoir plus de chances d’avancer que les femmes puisqu’ils auront davantage investi mentalement au quotidien, jour après jour,
Parfois, il est vrai, les hommes sont décevants et après avoir trouvé une bonne formule, il  se peut tout à fait que  la fois suivante, cela risque de ne pas être aussi réussi, parce qu’ils ne se souviennent pas précisément du chemin suivi. On dira qu’ils sont inégaux, imprévisibles, diversement inspirés, alors que les femmes sont plus régulières.
 
 
On admettra cependant que cet atout de mémoire dont bénéficient les femmes peut se retourner contre elles du fait qu’elles s’économisent. Mais quand on parle d’économie, on pense aussitôt  à pénurie. Il est possible que le comportement des femmes soit lié au fait qu’elles disposent d’un moindre énergie et qu’il leur faut donc conserver ce qu’elles ont obtenu, les hommes étant plus prodigues,  moins avares de leurs efforts en terme de réflexion. Car la routine aussi peut être fatigante mais ce n’est pas la même chose, cela n’a pas le  même coût nerveux.
Nous voyons dans ce constat une explication pour la moindre créativité féminine ou du moins pour la moindre qualité de celle-ci. Si l’on compare l’énergie dépensée  par l’ensemble des hommes à celle qui l’est par l’ensemble des femmes, la probabilité que les résultats, à terme, soient plus marquants chez les hommes que chez les femmes, est assez forte. Et les résultats viennent d’ailleurs le confirmer amplement.
Si l’on prend le cas de la musique, les femmes risquent fort de remettre le même « disque » par souci d’une certaine perfection, du fait du rodage. Elles font ce qu’elles savent bien faire et donc jouent sur du velours, prenant plaisir à interpréter autant de fois que l’on voudra le même morceau avec un certain sentiment de facilité, en tout cas de sécurité. A contrario, les hommes seront plus courageux, plus dans l’exploration, dans l’invention. Ils n’y ont, au vrai, guère de mérite puisque leur mémoire mécanique leur fait défaut et qu’ils doivent  réinventer chaque fois à partir d’une « table rase » (Descartes). Avec l’âge, les femmes peuvent perdre la mémoire qui leur est d’une si grande aide alors que les troubles de ce type sont moins handicapants pour les hommes vu qu’ils dépendent d’autres fonctions mentales qui peuvent être moins affectées
 
 
 
JHB
14  08 13

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Les femmes et la culture générale

Posté par nofim le 22 août 2013

Selon nous, un des points qui distinguent hommes et femmes dans leur mode de pensée concerne la faculté de comparaison. Les femmes semblent plus capables d’exprimer leur avis sur ce qui est nouveau pour elles alors que les hommes auraient plus le besoin de situer et de resituer au sein d’un ensemble de données, comme si l’objet observé ne pouvait être appréhendé isolément.
Cela conduit à penser que la culture chez les hommes a une raison d’être qui n’existe pas avec la même intensité chez les femmes comme si les femmes se cultivaient sans trop savoir pourquoi et à quelles fins, ce qui est un trait caractéristique du mimétisme.
Se mettre en peine de resituer un objet au sein d’un continuum n’est pas entreprise aisée, du moins si on entend la mener à bien.
Mais, instinctivement, nombreuses sont les femmes qui ne s’échinent pas à se « cultiver » pressentant que ce serait peine perdue, que ce n’est pas « pour elles ». Elles se rendent compte que leur approche est différente, plus ponctuelle, plus synchronique que diachronique. En ce sens, le structuralisme comporte une dimension féminine du fait qu’il dispense peu ou prou d’une recherche diachronique. On pourrait dire que la démarche féminine est fractale, en ce sens que la partie est censée contenir le tout, qu’un élément vaut pour tout un ensemble. Le structuralisme a d’ailleurs correspondu à une certaine apogée d’un certain féminisme. C’est le culte du « corpus » qui est une notion bien commode. On fait avec les moyens du bord  sans souci d’exhaustivité. On ne traite que de ce que l’on a sous la main et l’on fait comme si le reste était sans importance, sans incidence. Tout structuralisme est plus apologétique que critique en ce qu’il vient légitimer un état de fait, un « fait accompli », à assumer tel quel, sans état d’âme.
Cela conduit certains  à ne pas se soucier de ce qui n’appartient pas à « leur » corpus et à privilégier ce qui y est « contenu » et qui ne  constitue un tout que de façon contingente et artificielle.
On s’intéressera ainsi à l’approche qu’ont les femmes d’un objet quel qu’il soit. Elles le prennent « tel quel » ou plutôt tel qu’il se présente, sans procéder à une quelconque enquête en amont pour mieux le situer. Elles s’épargnent volontiers une telle peine et même quand elles disposent de certains données autres, elles ne tentent pas de les relier, de les exploiter. Prenons le cas d’un film qu’elles viennent de voir, elles s’attarderont sur tel ou tel détail mais ne  connecteront pas ce film à d’autres films, ce qui ferait appel à la culture que nous évoquions plus haut. On peut parler d’une certaine paresse, voire d’une certaine incurie compensée, il est vrai, pour une concentration remarquable sur l’objet concerné « en soi ». Les œuvres de fiction posent moins de problèmes aux femmes car elles constituent des microcosmes qui sont singulièrement plus aisés à explorer du fait même de leur finitude. Pour entrer dans un roman, la culture générale est plus faible que pour lire le journal. Le romancier est d’ailleurs censé fournir  toutes informations utiles, sans avoir à (pré) supposer des connaissances autres sinon très basiques, à commencer par le langage courant…Les femmes se débrouillent avec les « moyens du bord » et en ce sens sont plus à leur aise que les hommes dans la pénurie car elles se contentent de ce dont elles en disposent pour en tirer le meilleur parti. (Ce qui correspond pas au « plan B »), faute de mieux. Souvent, de la sorte, les femmes donnent le change avec brio tant elles réussissent à faire quelque chose avec presque rien, pourvu qu’elles aient confiance en elles et qu’elles n’aient pas affaire à trop forte partie. Ce qu’elles redoutent plus que tout, ce sont justement les gens trop cultivés, trop bien informés qui risquent de réduire à néant leur belle prestation.
Pour en revenir à la question du mimétisme, il est fréquent, en effet, que  l’on cherche à calquer, à emprunter telle pratique, telle habitude propres à un « modèle » à imiter sans en comprendre la véritable « motivation », la bonne  articulation. Là encore, on est face au syndrome du corpus à prendre ou à laisser mais indivisible, censé être d’un seul tenant, où chaque donnée fait sens à part entière. Un corpus qui tend donc  inexorablement à se cristalliser, à se verrouiller, à se replier sur lui-même. On privilégiera alors les rapports au sein du corpus que ceux qui renvoient à l’extérieur de celui-ci et qui sont perçus comme de l’ordre du virtuel du fait même de leur absence, laquelle doit faire sens. D’où des formules comme « je n’en ai jamais entendu parler » ou « si c’était important, ça se saurait », ou « je n’y étais pas ». La femme est dans le fini, alors que l’homme, quelque part, est dans l’infini, ce qui vaut aussi pour le doute masculin qui est lié à la conscience qu’aucune connaissance n’est à l’abri de certaines lacunes pouvant tôt ou tard être mises en évidence… On appliquera nos observations aux domaines les plus divers mais il est assez facile d’identifier nos « caractères » (au sens de La Bruyère) autour de soi, dans son entourage, certains milieux étant visiblement  plus « féminisés » comme les « lettres » et d’autres plus « masculinisés » comme les « sciences » .
JHB
09.08.13

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L’astrocyclologie et l’homme réunifié

Posté par nofim le 22 août 2013

Un des paradoxes du rapport de l’astrologie à l’astronomie tient au fait qu’elle soit parvenue à faire du cosmos le reflet voire la justification du désordre le plus extrême, avec cette idée  saugrenue des interactions entre tous les astres du système solaire.  Certes, du point de vue de la gravitation newtonienne, l’on sait que le système solaire est un tout interdépendant mais cela peut-il suffire à justifier la dimension babélique de l’astrologie actuelle  qui bascule, à l’évidence, dans un certain polythéisme  contre lequel s’est dressé le monde judéo-chrétien tout comme la science et la philosophie  grecques en quête d’unité?
Le thème astral comme censé représenter la personne nous apparait comme décadent, au sens où le temps B l’est par rapport au temps A (cf. nos textes sur ce sujet sur le groupe Face Book ALDEBARAN). Il incarne une société plurielle qui s’oppose au chef doté de toutes les vertus en sa seule personne, le quantitatif face au qualitatif, l’orchestre face au soliste, le taylorisme face à l’artisan.
Affirmer l’importance du thème face au cycle, c’est faire passer un message subliminal selon lequel l’humanité n’aurait plus besoin d’avancer et de dépendre de ses chefs mais pourrait se débrouiller avec les acquis existants, sans risquer de retomber sous le joug de quelque surhomme, annonçant des temps nouveaux dont il serait le seul à avoir la clef.  C’est dire que le débat sur la dialectique thème/cycle n’est pas sans importance ni sans enjeu.
Force en effet est de reconnaitre que l’astrologie contemporaine a perdu le sens de la cyclicité en dépit des apparences et des dénégations. Trop de cycles ont tué la cyclicité. Qui trop embrasse mal  étreint. L’arrivée de nouvelles planètes n’a aucunement résolu le problème et en fait la solution est devenue le problème.
On dit que qui peut le plus peut le moins. Allez donc demander à l’un de nos astrologues actuels de présente le cycle « central » de l’astrologie. Il vous fera un cours sur les cycles en général mais il sera bien en peine de satisfaire à votre demande et les prétextes ne manqueront pas à commencer par cet argument tordu, du type de ceux qu’utilisent  volontiers Christian Moysan et ses pareils  selon lequel à un monde   complexe il faut une astrologie complexe, ce que l’on peut traduire par l’idée inavouable  selon laquelle le cycle serait une notion dépassée à remplacer par le thème. Autrement dit, l’astrologie aurait « thématisé » un cosmos cyclique, qu’elle aurait donc dénaturé et défiguré, passant d’une logique de temps et de succession à une logique d’espace et d’interaction. Argument tordu, en effet, quand on réalise que le rôle de l’astrologie est précisément de ramener les choses à une certaine simplicité.  D’ailleurs l’astrologie, qu’on le veuille ou non, offre deux visages d’elle-même, visiblement contradictoires. Tantôt, elle est perçue comme voulant ramener l’Humanité à 12 types, tantôt  elle se veut proposer un portrait individuel et en quelque sorte unique de chaque personne.  On ne comprend cette contradiction que par le biais de la cyclicité, de l’alternance du jour et de la nuit, ce qui est au cœur même de la pensée cyclique.
Notre diagnostic est  clair : l’astrologie ne maitrise plus la notion de cyclicité. Plus elle parle de cycle et plus en fait elle en trahit constamment l’esprit, effrontément et les astrologues antiques doivent se retourner dans leurs tombes !  L’astrologie est devenue luciférienne. Elle est tombée bien bas ! C’est un ange déchu !
Certes, cette astrologie de bas étage a-t-elle ses partisans. Qui en douterait ? Une certaine lie qui trouve dans l’astrologie la justification de ses turpitudes et de ses errements. C’est ainsi qu’elle (se) survit, en marge de nos sociétés soutenue par des marginaux… .
D’où ce refus de changer qui exprime bien le  conflit entre thème et cycle. Voici Franck Nguyen qui nous réplique qu’il n’y a aucune raison pour qu’un groupe social, celui des astrologues, change de « paradigme ». On ne peut pas dire mieux que la notion de cyclicité ne soit plus à l’ordre du jour, qu’elle est enterrée. Répétons-le, le principe de cyclicité est unitaire. La diversité se situe cycliquement dans la succession diachronique des phases et non dans une quelconque conflictualité synchronique. On nous a inventé une cyclicité plurielle qui est une monstruosité hybride, une sorte de « concert » cacophonique à la sauce zodiacale. Les astrologues trouvent ainsi tout à fait normal que telle planéte soit en un instant T dans tel  signe et telle autre dans tel autre signe tant et si bien qu’il n’est pas rare que cinq , six signes voire plus soient mis dans l’arène horoscopique. C’est du grand n’importe quoi !
Et bien évidemment, le mot clef en astrologie du thème astral est la précision de l’heure, chèrement défendue par un Didier Geslain et dont un Claude Thébaut ne manque pas de pourfendre au nom des exigences de l’astronomie actuelle concernant le positionnement des astres. Or, en astrologie cyclique, l’heure ne présente plus qu’un intérêt très relatif, au grand dam du dit Thébault qui pensait occuper un détroit stratégique et incontournable avec  son astrologie héliocentrique. Mais notre ami est en retard d’un métro et ses arguments tombent à plat face  à l’astrologie cyclique.  En effet, que nous importe que la «conjonction » de Saturne avec une étoile fixe royale soit une fiction de l’esprit ou qu’elle ne puisse  être déterminée par les éphémérides ordinaires ? On n’en est plus là ! Ce n’est plus le bon ordre de grandeur ! Qu’est-ce qu’un retard de 5 minutes pour un avion faisant du 800 km à l’heure ? Ce qui compte ici, c’est comment l’Humanité depuis des millénaires capte le ciel, et peu importent les effets de perspective si le signal est bel et bien visible et lisible. 
On ne peut pas jouer impunément avec  la crédibilité de l’astrologie des origines et certains arguments transpirent une anti-astrologie radicale et son discours pro-astrologique n’est qu’une façade. A l’entendre, tout ce que les astrologues ont élaboré depuis des millénaires serait à  jeter à la poubelle, ils seraient victimes d’un péché originel et rédhibitoire. Or, même si l’on admet des déviances, force est de constater que si l’astrologie existe de nos jours, au sein de notre « ‘Inconscient Collectif », c’est qu’il a bien fallu qu’elle ait eu un point de départ viable, fonctionnel. Certes, l’on peut toujours arguer du fait que l’astrologie existe malgré les astrologues et en quelque sorte à leur insu, c’est probablement la  thèse de tous ceux qui veulent introduire en astrologie des données anachoniques type transsaturniennes ou nouveaux modes de mesure des positions astrales. Certains, comme Jacky Alaïz semblent avoir préféré la thèse « aquarienne ».  Une nouvelle astrologie pour un nouvel âge (du Verseau) (cf . Astrologie universelle de la Mutation, AUM, voir ses vidéos sur le site de la faculte libre d’astrologie de Paris).  Ne voilà-t-il donc pas le retour d’une certaine cyclicité, nous dira-t-on. Selon nous, une cyclicité trop longue tue la cyclicité. Et là on est servi avec des ères de plus de 2000 ans chacune sur un  cycle global de près de 26000 ans ! Que peut-on faire avec une telle information ? Est-ce que cela réintroduit la cyclicité à hauteur d’une génération ? Non pas. Voilà une hypercyclicité parfaitement compatible avec l’astrologie du thème et qui se trouve en fait émasculée, voire castrée ! CE n’est pas une telle cyclicité démesurée avec ses retours reportés aux calendes grecques qui empêchera les sectateurs du thème natal et autre révolution solaire de dormir !
Il faut donc ouvrir un concours doté d’un prix  conféré à l’astrologue qui sera capable de nous proposer un cycle planétaire viable, comportant une planéte et une série d’étoiles fixes servant à baliser le cours de la dite planéte, connue des Anciens et donc pouvant prétendre à avoir existé, en toute vraisemblance, dans les pratiques astrologiques d’autrefois- qu’elles soient ou non attestées aujourd’hui. Ce cycle devra bien entendu comporter une série de stades, de préférence pas plus de quatre car au-delà on s’embrouille les méninges et tant qu’à faire couvrant des périodes de  7 ans, quatre fois renouvelées au cours d’une révolution sidérale compléte de 28 ans environ.  Ce n’est là, on s’en doute, qu’un portrait robot  et  l’on est ouvert à toute alternative approchante. Faute de quoi, on sera bien obligé de constater que l’astrologie actuelle n’est plus en possession de  l’outil cyclique et tente de donner le change en jetant de la poudre aux yeux.
  
JHB
08.08.13

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L’apprentissage des langues et le principe de récurrence

Posté par nofim le 22 août 2013

Nous avons lors de présentes études préconisé une forme d’autodidactique fondée sur la récurrence. L’élève doit découvrir par lui-même le sens des mots qu’il entend autour de lui ou  plutôt, de préférence, qu’on lui présente au cours d’un enseignement soigneusement gradué. En effet, si un mot revient en diverses circonstances, il doit être possible de percevoir le dénominateur commun qu’il constitue.  Ce mot aura beau prendre des formes diverses, avec des changements de préfixes ou/et de suffixes et autres dérivés, il devra être identifié de par sa récurrence. L’élevé pourra  et  devra deviner de quoi il retourne.
Il semble d’ailleurs que l’intelligence humaine soit experte  à capter toutes formes de récurrences au point que l’on pourrait parler d’une intelligence de la cyclicité.
On sait par ailleurs que certaines langues se prêtent moins aisément à un tel exercice dès lors qu’elles sont hybrides et ne comportent  qu’une partie de la chaine morphosémantique. On pense notamment au cas de l’anglais dont l’hétérogénéité des mots (signifiants) ne saurait être compensée par le recours intensif au signifié. Dans ce cas, l’éveil de l’intelligence récurrente  est  inhibé, découragé.
A partir du moment où l’apprentissage d’une langue par voie de récurrence est empêché ou freiné, l’on peut s’attendre à ce que la faculté de percevoir des récurrences dans le monde s’en trouvera affaiblie, compromise.
Nous avons pu observer ce type de pathologie cognitive chez les personnes se livrant à la pratique de l’astrologie.  Ces « astrophiles » semblent incapables de capter des récurrences par elles-mêmes. Elles ont besoin qu’on les prenne par la main et que le « signifié » les mette sur la voie pour relier des choses qu’elles n’auraient pas perçues comme récurrentes si cela ne leur avait pas été indiqué. Mais en même temps, ces personnes  seront à la merci de ce qu’on leur dira, devront croire « sur parole ».  Les données astrologiques sont censées permettre de capter des convergences, au vu de la comparaison des « thèmes », constitués de divers facteurs récurrents d’un thème à l’autre, (signes, planètes etc.). .
Nous observons donc  différents niveaux de récurrence.
- Le niveau des signifiants, des phénomènes que le sujet est censé relier entre eux par sa seule observation.
- Le niveau des signifiés, des significations  qui sont proposées, dictées au sujet par autrui, de l’extérieur.
Le premier groupe correspondrait à ce que nous appelons dans notre jargon cyclologique, l’ensemble A  et le second groupe à l’ensemble B, moins autonome, moins créatif, moins observateur et qui n’observe que ce qu’on l’induit à observer.
Il est essentiel dans les écoles, dès le premier âge, de repérer par des tests les enfants de type A par rapport à ceux de type B. Ceux qui sont de type A devront suivre une formation adéquate de type signifiant  qui ne perturbera pas leur forme d’intelligence. Ils apprendront le français.  Ceux qui sont de type B suivront une formation « classique » passant par un certain endoctrinement de type « signifié ». Ils apprendront l’anglais.
Nous nous proposerons donc d’établir des tests d’observation – on parle de « sens de l’observation » –  permettant un tel classement A et B.
En ce qui concerne les groupes A,  on devra les suivre dans le cadre d’une formation appropriée qui encouragera l’autonomie de l’intelligence et ne sera pas dissuasive.  Il est probable que l’on préférera un encadrement masculin pour A et féminin pour B.
Les astrologues reconnaissent eux-mêmes  avoir du mal à décoder le monde à l’état brut  et qu’il leur faut des indices, des compléments pour lire le monde. Ils déclarent  même qu’ils préfèrent percevoir le monde au travers d’une grille qui leur est donnée de surcroit et qui, comme on  l’a vu plus haut, facilite les connexions. Dans certains cas, ces connexions sont pertinentes dès lors qu’elles font consensus dans tel ou tel  groupe, c’est notamment tout le processus des synonymes. Dans d’autres, elles sont artificielles si ce n’est dans des milieux qui les entérinent, comme le milieu astrologique. En tout état de cause, cela ne fonctionne que dans des milieux spécifiques qui acceptent les suggestions proposées comme lorsqu’il est dit que deux personnes vont s’entendre du fait de la compatibilité des thèmes de naissance respectifs.
JHB
08.08.13

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L’astrologie et l’Inconscient Collectif

Posté par nofim le 22 août 2013

Un des gros problèmes qui se pose à l’acceptation intellectuelle de l’astrologie est l’affirmation par celle-ci que les astres agissent sur nous même quand nous n’en connaissons quasiment rien. Il est clair que si nos sociétés étaient plus averties des choses célestes, dans la vie quotidienne et citoyenne, l’idée astrologique pourrait mieux passer. Autrement dit, cette idée présuppose que nous connaissions instinctivement le ciel et qu’il ne s’agit pas là d’un simple acquis culturel et existentiel. D’aucuns, parmi les astrologues, ont cru trouver la « solution » à ce casse-tête en partant du principe que les  hommes et les astres participent d’un même ensemble depuis la nuit des temps.  Cela les conduit à appréhender le système solaire comme une totalité indivisible puisqu’il n’y a aucune raison pour que la  Nature opère des tris si  ce n’est par élimination radicale. Entendons par là que l’on admet  le tri diachronique, à savoir que certaines choses se perpétuent, survivent et d’autres non, mais on a du mal à imaginer un tri synchronique, à savoir que telle planéte existante  soit agissante et pas les autres. C’est pourquoi l’on entend tel ou tel nous dire qu’il n’y a pas de raison que telle planéte agisse et pas telle autre. Mais un tel argument  ne prend pas en compte le facteur humain qui sous-tend certains choix au sein d’un ensemble plus vaste.
Les astrologues doivent se placer tour à tour du point de vue des cieux et du point de vue des hommes et  apprendre à les distinguer. Il faut aussi  garder à l’esprit le fait que la naissance de l’astrologie en tant qu’instauration d’une sorte de symbiose et la restauration du savoir astrologique qui est censé rendre compte de celle-ci, de son timing, en est une autre.
Si effectivement,  certaines structures terrestres coïncident avec certaines structures célestes, on est conduit à supposer l’existence d’un certain Inconscient Collectif, c’est-à-dire du passage du conscient au subconscient, à l’Inconscient.  Le mot Collectif est ici déterminant car pour nous la conscience astrologique est collective ou elle n’est pas. Astrologie et individualité ne font pas bon ménage.
L’hypothèse la plus probable serait que nous soyons programmés à réagir à certains signaux cosmiques au sens pavlovien du terme, c’est-à-dire des signaux qui se forment progressivement jusqu’à atteindre leur forme « parfaite » puis se dénouent petit à petit. Pour nous, l’Inconscient Collectif porte sur des modèles hypersimples, de préférence binaires, il doit communiquer comme le font les ordinateurs. Donc une astrologie trop alambiquée, aux signaux trop nombreux sera par le fait irrecevable…
Une astrologie inscrite dans notre Inconscient Collectif  est née d’un stade où les comportements étaient beaucoup plus conscients. Il y a eu une dégradation progressive avec le temps et un glissement d’un savoir conscient et partagé à un savoir inconscient et revécu individuellement et dans l’intersubjectivité. On ne peut donc dire que telle configuration faisant sens dans notre Inconscient Collectif n’était pas perceptible par les yeux de nos aïeux.
Quand nous parlons de configuration, il faut prendre garde : l’astrologie n’est pas une affaire liée à un facteur isolé, elle est configurationnelle. C’est le choix de la configuration qui constitue le signal. Les astrologues modernes ne semblent pas avoir compris cette vérité. Ils nous parlent de la signification de telle ou telle planéte alors qu’il faudrait parler en termes de configurations, de binôme comme dans le cas de Saturne avec les 4 étoiles fixes royales.
On ne confondra pas la configuration structurelle qui fixe parmi toutes les autres combinatoires possibles  les deux astres, ainsi mis en rapport pour faire signal et qui se rejoindront ou se sépareront selon les cas, à l’instar d’un couple humain  et la configuration conjoncturelle qui est l’étude des relations entre les deux astres concernés, ce qui nous donnera une idée de la puissance du signal tout au long du cycle considéré. Il faudrait que les astrologues finissent par comprendre que le nombre de configurations célestes, même en se limitant chaque fois  à deux facteurs (de préférence une planéte et une étoile) est assez colossal. Quelle est la ‘bonne » configuration,  non pas celle qui a des effets bénéfiques mais celle qui « marche »  parmi toutes les autres combinatoires ? Il n’est évidemment pas question, en effet, d’adopter toutes les configurations éventuelles comme semblent tendre à le faire tant d’astrologues notamment autour de la notion de thème qui introduit une forte promiscuité entre tous les astres. Or, un signal formé d’autant  de possibilités ne sera pas un « bon » signal, pour le récepteur et portera à une multitude d’interprétations, qui ne feront pas l’unanimité.
Nous recevons ce mail de Franck Nguyen :
« Encore un effort Mr Halbronn et nous allons être presque d’accord.
En lieu et place des mots « généalogique » génétique », je propose « inconscient collectif ». Nos ancêtres nous ont légué, une subjectivation inconsciente de portions de temps. C’est pourquoi je suis partisan d’utiliser le terme de « chronomancie ». Cette imprégnation du psychisme de l’homme moderne par nos ancêtres prend  la forme de périodes de temps subjectivées »
. Certes, à condition, toutefois, d’articuler sur l’Inconscient Collectif une idée  de  signal  constitué de deux facteurs, l’un fixe, l’autre mobile, le mobile rejoignant périodiquement le mobile, s’unissant à lui en quelque sorte en vue d’une fécondation. L’Inconscient est fortement structuré et il n’est pas limité à la seule Astrologie. Selon nous,  le rapport 4×7 est- c’est le cas de le dire, crucial dans le psychisme de l’Humanité, d’où nos 4 semaines soli-lunaires et  nos 4 « semaines » saturno-stellaires qui en sont dérivées. Le 4×7 est plus important que le 4×3. Mais en tout cas, tout semble devoir passer par le 4, comme le tétragramme. Un cycle doit impérativement se diviser en 4 temps, ce qui confère au carré et au semi-carré (sesqui-carré) un rôle majeur. On rappellera que de 4 on passe à 8 puis à 16 et non à 12.
L’objection habituelle adressé à ce qui est simple en Astrologie, c’est que c’est « réducteur ». On pourrait dire à l’inverse que passer du général au particulier,  de la puissance à l’acte est « réducteur » en ce que cela limite le nombre des possibles. On nous dit que l’astrologie ne saurait se limiter à une seule configuration. D’où vient une telle certitude ? De quel postulat reçu ?
Est-ce que ce postulat c’est que l’astrologie doit tout expliquer dans ses moindres détails ? Une telle approche est improbable car elle manque de visibilité. L’astrologie ne se reconstruira, comme l’avaient compris Gauquelin et André Barbault, chacun à sa façon, qu’à partir de regroupements professionnels, événementiels ou autres. Or, si l’on aborde le cosmos sans disposer de certaines clefs, on se perd dans le labyrinthe. Dans le débat sur théorie et pratique, il faut savoir que dans une recherche, la théorie commence par structurer le terrain, autrement dit la pratique précédé la théorie et la conditionne. Ceux qui soutiennent  qu’une théorie doit être validée par une pratique avouent ainsi que leur théorie n’est pas née de l’observation mais est une pure spéculation qu’il faudra « vérifier » par la pratique. Or,  celui qui ne part pas de l’observation de l’humain pour décrypter le ciel se condamne à l’impuissance ou à la folie. Malheureusement, nous avons pu remarquer à quel point la plupart des astrologues étaient réticents face à toute généralisation concernant les humains, à toute hiérarchisation. Or, c’est là la voie royale pour décrypter le cosmos astrologique.  Si l’on refuse cette voie, il y a celle de gauche qui conduit à partir du cosmos pour descendre vers l’humain et ce cosmos là est chaotique et ne nous renvoie qu’une image chaotique de l’humain, à commencer par l’éparpillement en cas particuliers qui n’est pas digne de l’astrologie et qu’il faut laisser aux « psy » ordinaires qui ont les outils et les méthodes pour ce faire . Ne mélangeons pas les torchons et les serviettes.
Nous ne croyons pas une seconde que le lien entre les hommes et les astres se situe au moment de la naissance ni d’ailleurs à aucun moment. Nous pensons que les hommes sont sensibles en permanence à l’évolution de certaines configurations, au demeurant fort peu nombreuses mais passant par des stades fortement contrastés. Ce qui est constant chez eux n’est pas de l’ordre de l’astrologie mais l’astrologie interfère avec ce qu’ils sont, ce qui conduit d’ailleurs à unifier et  à  réguler le comportement collectif.
.
JHB
06.08.13

Publié dans ASTROLOGIE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Le marché envahissant du « mode B »

Posté par nofim le 15 août 2013

Nous ne cachons pas le fait qu’à la base nous menons nos réflexions à partir d’une investigation astrologique. Plutôt que d’emprunter à d’autres disciplines leurs propres modèles ou de recycler des dispositifs traditionnels  corrompus et devenus illisibles, nous avons jugé bon de constituer de nouveaux algorithmes qui bien évidemment ne sont aucunement limités  à  un usage astrologique. C’est vrai pour notre analyse  diachronique comme pour l’analyse synchronique, tout en contribuant directement à la recherche astrocyclologique en apportant à l’astrologie une certaine rigueur dans la fixation des périodes et des récurrences célestes.
Il est essentiel que ce que disent les astrologues intéresse le public et soit intelligible par l’homme de la rue ou en tout cas par l’honnête homme.  Le rôle des astrologues praticiens relève selon non du « mode B », il est supplétif, secondaire.
Rappelons que par « mode B », nous entendons tout ce que l’Humanité a pu inventer pour combler ses manques, ses échecs, ses déficiences, ses pénuries et ce, dans tous les domaines. C’est ainsi que lorsque l’on se promène dans les supermarchés alimentaires, l’on observe que plus des trois quarts des produits mis en vente relèvent du mode B. Ce sont des produis de substitution, des succédanés souvent très ingénieux qui permettent de nourrir des populations qui n’ont pas ou plus accès au mode A…Il ne s’agit pas de « restaurants du cœur » mais bien des grandes surfaces « normales ». Comment expliquer une telle invasion qui nous semble prendre une place exorbitante du moins dans nos sociétés occidentales d’abondance.
Certes, en hiver, on peut s’attendre à ce que certains produits agricoles manquent. Mais les étalages des supermarchés ne varient guère d’une saison à l’autre. Les rayons de produits frais sont devenus l’exception et laissent une place croissante à des produits que nous appelons de remplacement, comme si une logique industrielle était  toujours à l’œuvre en toute saison. On ne sait pas si ces produits de substitution ont été inventés par ceux qui les consomment ou par ceux qui cherchent des solutions pour calmer la faim des pauvres et des démunis. Mais ce qui est assez évident, c’est que ces procédés de remplacement auront fini par constituer une culture et même être classés au patrimoine de l’Humanité comme la « cuisine française ». Tout auréolés d’un passé vénérables, ces « plats », ces ‘recettes » sont au cœur de la carte des restaurants lesquels ne semblent avoir  pour raison d’être que de satisfaire les besoins des « pauvres ». alors qu’au contraire, ils sont fréquentés par des gens qui ne sont nullement dans le besoin.
On pourrait multiplier les exemples dans les domaines les plus divers. Cela vaut notamment pour les formations professionnelles qui sont de plus en plus sur le mode B, avec des qualifications médiocres sauvées par des procédés pouvant donner le change. Et qui relèvent de la taylorisation. La lecture est devenue la clef des activités B. Celui qui a appris à lire (une partition, un mode d’emploi, un texte) fera l’affaire et cela permettra de se passer des véritables créateurs, ceux qui ne font pas dans le réchauffé mais dans le vivant, dans l’ici et maintenant. Les gens désormais se content de peu.
Si un homme du début du XXe siècle voyageait dans le temps et parvenait jusqu’à nos jours, il serait probablement choqué par cette invasion du mode « B » qui était en  vigueur sous l’Occupation allemande, comme si on avait fini par y prendre goût, comme si d’aucuns y trouvaient leur compte.
A contrario, force est de constater  l’insuffisance de l’investissement dans le mode A. comme si l’on préférait assurer en B et ne plus trop attendre de A. Nivellement par le bas.
Selon l’astrocyclogie, il est essentiel que nos sociétés apprennent en tout cas à distinguer entre mode A  et mode B car le cycle astrologique doit être défini comme une alternance de ces deux modes et donc de ceux qui leur correspondent. Il est donc regrettable que les astrologues en soient encore à regarder le monde au travers de grilles inopérantes à caractère zodiacal ou mythologique au lieu d’adopter de nouvelles formulations et structurations. Que l’on nous comprenne bien, il ne s’agit pas de tout remplacer en Astrologie mais de changer ce qu’il y a  à changer en aval, tout en consolidant ce qui est en amont.
L’Occident ne maintiendra ou ne reconquerra son leadership mondial que s’il investit dans le A et non plus dans le B. En fait, nous pensons que le B doit être réservé à l’exportation vers les pays pauvres et le A réservé  à la consommation intérieure. Ce que l’Occident doit absolument éviter c’est de basculer dans une sorte de mimétisme décadent  par rapport à son propre passé. Comme nous l’écrivions plus haut, méfions-nous des sirènes « culturelles » qui envahissent notre présent ! La pratique du passé doit être réservée aux créateurs qui y trouveront une stimulation, un éveil mais  les consommateurs, quant à eux, doivent se voir proposer des produits frais, des idées neuves, des créations inédites. Le passé doit être réservé à une élite de chercheurs qui saura le transcender, le transmuter. Nous espérons qu’à l’avenir, le public renouera avec  le sang neuf,  l’improvisation si sélective et qui ne garde que les  meilleurs, qu’il fuira comme la peste tout ce qui est trafiqué, qui sonne faux alors que de nos jours il se gave de produits vils, qui lui sont servis avec des additions, des ajouts qui font illusion. A l’Occident de montrer qu’il se ressaisit et montre l’exemple d’une exigence de qualité qui ne laisse plus la place aux seconds rôles, et aux perroquets.
JHB
27.07.13

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Linguistique et psychologie des peuples : la « surmotisation »

Posté par nofim le 10 août 2013

Quelle est l’influence des langues sur les locuteurs ? Nous avions déjà signalé certaines pistes. C’est ainsi que la grammaire de certaines langues est plus structurée, de façon plus évidente, plus tangible. Certaines langues marquent plus nettement le masculin et le féminin, le singulier et le pluriel et cela peut retentir sur l’organisation sociale des locuteurs pratiquant telle ou telle langue. Selon nous, la langue contribue à notre représentation du monde.
Une langue dont les déclinaisons et les conjugaisons est traitées de façon assez minimale, elliptique,  ne fournit une image forte du pouvoir et de son arborescence, de sa hiérarchie, de sa centralité. La langue anglaise ne véhicule pas une représentation  marquée et marquante de l’exercice du pouvoir, ce qui semble bien correspondre à son histoire avec la Magna Charta, au Moyen Age, la monarchie parlementaire, le refus des régimes autoritaires. Nous  rappellerons le fait qu’en anglais,  la conjugaison verbale se réduit aux pronoms personnels, que le pluriel et le singulier sont souvent mal différencié (usage du « you » dans les deux cas, pas de marque de pluriel pour les adjectifs etc)
Mais c’est un autre aspect que nous entendons aborder dans la présente étude à savoir le processus de la dialectique signifiant/signifié, problématique que nous avons déjà traitée par ailleurs. Quand le réseau des mots (signifiants) d’une langue est corrompus, détérioré, comme dans le cas de l’anglais, les locuteurs sont pénalisés et placés dans un état de dépendance par rapport à la société à laquelle ils appartiennent. Leur liberté de circulation, d’usage de la langue est sous surveillance, conditionné.  En ce sens, il est vital de prendre conscience de ce que peut introduire, produire  la pratique, l’usage de telle ou telle langue sur les mentalités.  En ce sens, les langues ne sont pas égales contrairement à ce qu’a voulu faire croire la linguistique du siècle dernier, laquelle cherchait avant tout à montrer l’universalité des processus linguistiques, notamment par le biais de la phonologie. Même la distinction de Saussure à propos du signifiant et du signifié va dans le sens d’une théorie générale de la langue dépassant les clivages et les différences entre les langues. Mais cette tendance « structuraliste »  faisait abstraction de certaines pathologies des « savoirs » – et la langue est un « savoir- liées à la diachronie, à l’Histoire des peuples, des conquêtes, des emprunts de langue à langue. Bien pis, cette ligne de pensée oubliait de traiter la langue en tant qu’outil plus ou moins performant, en tant que technique, que média (Cf.  Claude Hagége.  Contre la pensée unique. Ed Odile Jacob, 2012). Il est vrai que l’on en est arrivé à considérer que toutes les langues fonctionnaient pareillement avec la même emprise du « signifié » sur le « signifiant ».  Or, il n’en est pas ainsi, d’où la promotion d’une linguistique du signifiant face à une linguistique du signifié propre au siècle précédent.
La linguistique du signifié prend pour modèle des langues qui prennent la peine de préciser le sens de chaque mot, ce qui surcharge d’ autant l’apprentissage et le décodage de la langue. Le locuteur ne peut ici être laissé à lui-même, il est suivi et guidé à tout instant par un  Surmoi, le Signifié étant un « Sur-moi ». Les langues qui sont les plus sujettes à une telle « surveillance » sont les plus hybrides, les plus bigarrées car on circule mal sans aide au sein de telles langues. On pense notamment à l’anglais en sa qualité de langue mondiale.
A contrario, une langue comme le français laisse davantage  les coudées franches à ses locuteurs. C’est ce que nous appelons la linguistique du signifiant qui se passe plus aisément du signifié-Surmot. Cela tient au fait que de nombreux mots se ressemblent, que les synonymes y sont moins fréquents ou moins nécessaires. En pratique, cela signifie que les locuteurs sont plus autonomes les uns par rapport aux autres, qu’ils ne passent par le truchement d’un Big Brother qui fixe des normes sémantiques rigides, à ne pas transgresser, sous peine de chaos. La langue française se prête mieux au cogito individuel et chaque locuteur est invité à se constituer son propre « signifié » dès lors qu’il respecte une certaine exigence morphosémantique : ce qui se ressemble s’assemble.  Entendons par là que le locuteur définit le signifié non pas par un recours extérieur au signifiant mais par une connaissance de l’intérieur de ce qui sous-tend la diversité des emplois d’un même mot ou plutôt d’une mémé série de mots parents entre eux, du fait de leur racine commune. Autrement dit, le locuteur est invité à se faire une certaine idée de la  langue, ce qui évidemment conduit à un pluralisme plus marquant que pour des langues « surmotiques » comme l’anglais.
Dès lors, on pourra dire que l’anglais est une langue plus rigoureuse, donc plus rigide que le français du fait se sa surmotisation mais favorisant moins une certaine autonomie intellectuelle en profondeur. La créativité anglaise se joue plus en aval que la créativité française, ce qui explique d’ailleurs, par une sorte de cercle vicieux, la tendance de l’anglais à emprunter dans la mesure où le signifiant n’est pas une fin en soi et sera intégré par le biais du signifié. En français, le mot n’est pas isolé, il est en réseau alors qu’en anglais, le mot n’est en réseau que par le biais du signifié et du Surmot, qui fait songer à une sauce (gravy) ou à une crème (custard) que l’on ajouterait. L’orthographe même du français incline le locuteur à méditer sur sa langue en en explorant toutes les pistes sans passer par un « signifié » externe fourni par-dessus le marché, de surcroit. En français, les mots sont regroupés par champs sémantiques assez larges et non individuellement mais paradoxalement, cela permet précisément au locuteur de cultive un certain droit à la différence et au doute, dès lors que personne n’a autorité pour fixer le sens de chaque mot comme c’est le cas en anglais.
En ce sens, l’anglais est une langue idéale si ‘on fait jouer la « surmotisation », c’est-à-dire une instance qui supervise et qui ordonne mais le français est une langue préférable pour développer une pensée personnelle, en ce sens qu’une telle instance n’est pas légitimée et que le propos d’autrui est fonction de sa propre investigation, ce qui exige une certaine écoute de l’autre que le locuteur anglais n’est pas encouragé à assumer.
On aura donc compris que chaque langue détermine par son mode de fonctionnement un mode d’existence du groupe. En ce sens, les tentatives de la linguistique du XXe siècle pour unifier l’idée de langue nous semblent avoir été assez vaines et le distinguo saussurien du signifiant et du signifié tout comme les instances freudiennes du Surmoi et du Moi sont à revisiter.
JHB
26.07.13

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L’astrocyclologie et le plan B par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 27 juillet 2013

L’astrocyclologie fonctionne sur un algorithme simple : plan A  et plan B.  Le plan B vient pallier les défaillances et les insuffisances du plan A mais il n’est jamais qu’un pis aller, qu’une solution transitoire.
Il est évidemment important que l’étudiant en Astrologie apprenne à distinguer ce qui est de l’ordre du plan  A  et ce qui est de celui du plan B sans s’embarrasser la tête avec les algorithmes archaïques des signes  zodiacaux , des dieux mythologiques  qui n’ont plus qu’un intérêt  historique et que nous laissons aux astronomes.
Le plan B, consiste en un certain nombre de procédés, de subterfuges dans tous les domaines possibles et imaginables. Quand les produits de première qualité manquent, on les remplace, comme sous l’Occupation, par des « ersatz », des succédanés, que ce soit dans le domaine alimentaire, vestimentaire ou dans celui de l’organisation de la Cité. Dans ce cas, la formule collégiale est censée remplacer à celle du leader unique omnipotent et omniscient.  On espéré ainsi qu’à trente on fera aussi bien voire mieux qu’à un seul mais c’est un leurre qui ne tient qu’autant que le plan A ne peut être activé, pour des raisons liées à un épuisement de la gravitation conjonctionnelle. Tous les 7 ans, on a une nouvelle phase          A  et forcément avec un décalage, tous les 7 ans on a une nouvelle  « situation » B. On ne peut raisonnablement parler de phase A et de phase B, cependant car la « phase » B n’existe qu’en creux. Elle n’est pas programmée, elle est une absence, un manque tout comme la nuit par rapport au jour et l’on a tort d’associer la Lune à la nuit comme si la nuit avait une existence en soi…
Dans l’Histoire des civilisations, on dira que le christianisme est le  temps B du judaïsme, tout comme la démocratie est le plan B de la monarchie, ou l’humanité féminine le plan B de l’humanité masculine.  Tous ces plans B se caractérisent par le refus de la filiation génétique. Le pouvoir de l’Eglise ne se transmet pas génétiquement (le pape est élu), pas plus que le pouvoir républicain qui n’est pas héréditaire. Dans la société paritaire, la filiation n’a plus de raison d’être. Ces systèmes B font perdre beaucoup de temps car l’on manque de repères préalables. Un enfant qui nait n’est appelé à aucune tâche spécifique.
Il est possible d’ailleurs qu’une certaine pratique de l’astrologie puisse s’inscrire dans une stratégie « B ». En cherchant à remplacer la filiation par le thème natal, ce qui permettrait de savoir dès la naissance qui est qui mais  il s’agit là d’une pseudo-solution, factice ce qui est d’ailleurs propre au plan B.
Le plan B, on l’a dit dans de précédents textes, sous une autre forme, considéré qu’aucun produit ne se suffit à lui-même, aucune personne ne saurait  y parvenir.  Il y a là une dénégation de la phase A. Ce qui fait problème, car si l’on ne sait même pas ce que l’on attend,  à l’approche d’une nouvelle phase A, on peut perdre beaucoup de temps et le temps est compté.  On voit donc que l’astrocyclologie que nous avons fondée permet de mieux anticiper le cours des choses. Un homme averti en vaut deux. Une société qui ne recherche pas en son sein des personnages surdoués, qui ne les forme pas, est pénalisée et elle risque de le payer très cher. On peut certes dire que les gens font de l’astrocyclologie sans le savoir mais cela reste alors empirique et génére une forte déperdition d’énergie. A contrario, les sociétés qui sauront se doter de cet outil parviendront à dominer les autres au cours du siècle et ce n’est certainement pas l’astrologie ordinaire qui pourra pallier et compléter l’astrocyclologie sinon en tant que plan B, notamment en remplaçant les étoiles fixes par les planètes transstaurniennes, ce qui est une hérésie que l’on doit remettre à sa place…
JHB
14.07.13

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L’astrologie et la corporation des dépanneurs par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 27 juillet 2013

Les comparaisons entre astrologie et médecine peuvent conduire à des contresens épistémologiques de première grandeur comme le montre cette récente  déclaration d’un médecin astrologue connu de la région lyonnaise :
« « Si l’on transpose sur le plan médical, cela équivaudrait à réduire la pratique médicale en restreignant les possibilités thérapeutiques aux « fondamentaux » que sont l’aspirine et les bandages…Tout cela dans le but de favoriser l’automédication. » Comparaison n’est pas raison.
A notre connaissance, la médecine ne se limite pas à soigner mais à décrire le fonctionnement  normal du corps et en cela nous pratiquons tous l’automédication, sans avoir besoin de médicaments ni de médecins.  Toute histoire de la médecine nous parle d’hommes qui ont fait avancer la connaissance du corps humain et pas seulement de ceux qui ont trouvé quelque remède.  Le SIDA par exemple est une pathologie du système immunitaire et donc de l’automédication au sens de notre faculté  « interne » de régulation. /  Nous avons donc un médecin qui a une vision totalement déformée du processus médical dans son ensemble et qui ne le perçoit que par  le biais de sa propre activité de terrain.  On connait la formule du charlatan Knock ; « tout bien portant est un malade qui s’ignore ». C’est là une déformation professionnelle qui ne contribue guère au débat autour de l’Astrologie. La première automédication ne passe ni par le médecin, ni par le pharmacien. Et les cas traités par le médecin dépanneur de quartier sont très minoritaires et c’est l’exception qui confirme la réglé.
Venons-en à l’astrologie et aux astrologues. On y trouve la même hiérarchie et la même dichotomie entre le haut et le bas de la profession.  Ce qu’on demande à l’astrologie, c’est qu’elle nous dise quel son objet d’étude et cet objet c’est l’être humain normal et non l’individu particulier avec ses éventuels dysfonctionnements  extra-astrologiques. De même en médecine, quand une personne est  blessée par balle, on a affaire à un facteur extérieur et on a besoin d’un chirurgien pour gérer le problème. Mais on ne saurait, en aucun cas confondre la dynamique interne du corps  avec les accidents qui peuvent l’affecter de façon extraordinaire. Il est clair que le médecin de quartier ne s’intéresse pas aux gens bien portants, sauf éventuellement dans une perspective préventive. Mieux vaut prévenir que guérir.
En astrologie, il semble que les astrologues aient malheureusement de plus en plus de mal à distinguer entre le normal et le pathologique, plus encore que les médecins car si l’on sait ce que c’est qu’un corps en bonne santé, sait-on en revanche ce qu’est la santé au  sens astrologique du terme. ? C’est bien là tout le problème ! Un médecin astrologue aura ainsi tendance à voir la médecine comme l’astrologie, c’est-à-dire en confondant le structurel et le conjoncturel  et cela semble affecter sa compréhension de la médecine, ce qui pose un problème de déontologie quant à la compatibilité des deux activités.
Il est donc nécessaire pour l’astrologie de dégager l’astrologie du normal de celle du pathologique, ce qui implique effectivement un certain délestage, dégrossissage.
Que l’on ne nous fasse pas croire, en effet, qu’une astrologie qui renvoie une image chaotique de l’être humain soit viable en tant qu’astrologie de la normalité, c’est-à-dire de la norme. Or, une astrologie fondée sur le mouvement des planètes est condamnée au désordre structurel. Or, un tel désordre ne peut que fasciner ceux qui s’intéressent plus à l’imprévisible qu’au prévisible au point que certains astrologues n’hésitent pas à définir l’astrologie comme la science de l’imprévisible Vaste programme !
 Et là l’astrologue de quartier rejoint le médecin de quartier qui  guette tous ceux qui sont perturbés et ne pratiquent pas l’automédication tant psychique que physique pour leur offrir leurs services.
L’astrologie planétaire est en procès et est un véritable  cancer qui « bouffe », mine l’astrologie de l’intérieur: Quand on nous dit, par exemple, qu’il faut un aspect d’Uranus pour qu’il y ait changement, on se moque du monde à moins que l’on ne confonde sciemment changement structurel et changement conjoncturel. Au niveau structurel, on a besoin de phases égales, brèves et  régulières, ce qui passe par un certain nombre d’algorithmes et non pas des croisements planétaires qui ne forment aucune structure cohérente sinon sur le très long terme, ce qui ne fait guère à l’échelle d’une vie d’homme. Cela n’est  possible que si l’on se sert d’une seule planéte dont le parcours est balisé également par le biais de certaines étoiles fixes (ignorées des astrologues des années soixante). Ces algorithmes correspondent à une forme d’automédication, c’est-à-dire d’autorégulation, ce qui signifie dans l’absolu que l’on n’a pas besoin d’astrologues sinon ceux qui sont capable d’améliorer la description de la norme pour l’homo astrologicus. Comme on l’a dit récemment, un astrologue, au sens le plus noble du mot, c’est quelqu’un qui est garant de la valeur du modèle astrologique, ce qui n’a rien à voir, ni de près ni de loin avec le dépannage astrologique des astrologues de base qui utilisent toute sortes de techniques qui viennent s’ajouter au modèle astrologique mais qui relèvent d’une astro-pathologie qui passe par des interventions.  Comme le disait André Barbault dans une  interview de 2012,  les astrologues sont encouragés  à être créatifs, à se constituer leur astrologie personnelle au lieu de véhiculer des symboliques biscornues. Si c’était le cas, on verrait mieux apparaitre le tronc commun de l’astrologie par opposition aux trouvailles individuelles de chaque astrologue praticien. Mais on ne sait plus aujourd’hui distinguer ces plans tant les techniques des astrologues praticiens se sont sclérosées et rigidifiées, ce qui fait qu’on les confond avec le « tronc » et les racines…
 Que la profession de dépanneur médical ou astrologique soit à la portée  d’un  grand nombre nous importe peu alors que la recherche comporte  beaucoup d’appelés et peu d’élus exigeraient probablement une meilleure prise en charge par l’Etat. D’où pas mal de compromis pécuniaires qui gâtent le métier et son image. 
Quand nous disons que dans le domaine de la normalité, on n’a pas besoin d’astrologues ni de médecins dépanneurs, cela signifie que les processus naturels avec les dynamiques qui leur sont propres doivent certes être décrites mais doivent avant tout être conscientisées pour ne pas être confondues avec les pathologies. Par exemple, la menstruation est structurelle, chronique, l’hémorragie, sous d’autres formes, est accidentelle. Pareillement,  en astrologie, il faut réapprendre à savoir distinguer entre les états successifs d’un algorithme et les accidents qui peuvent l’affecter et le perturber. D’où l’importance de notre apport et il est scandaleux que certains fassent ainsi barrage à nos travaux au nom d’un corporatisme mal inspiré et bien maladroit, au demeurant.
JHB
14.07.13

Publié dans ASTROLOGIE, PSYCHOLOGIE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

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