L’astrocyclologie et la création de l’Etat Hébreu en 1947/1948

Posté par nofim le 15 juin 2013

L’astrologie, selon nous, a vocation à travailler sur le lien social, sur ce que l’on pourrait qualifier de processus de gravitation sociale avec la dimension cyclique qui est manifeste. La conjonction correspond à un maximum gravitationnel (Newton) et il convient de tester notre coefficient au regard de la vie des instances internationales (Union Européenne, ONU et par le passé SDN et autres congrès et traités  internationaux dans les siècles passés.
Actuellement l’ONU a du mal à trouver un accord entre les membres du Conseil de Sécurité par rapport à la Syrie, notamment. Cela correspond à une dépression gravitationnelle qui tient à l’éloignement de Saturne par rapport aux étoiles fixes royales, tant celle qui précédé sa position actuelle que celle qui lui fait suite.
A contrario, le 29 novembre 1947, l’assemblée générale de l’ONU vota à la majorité nécessaire, la création d’un Etat Juif  dans une partie de la Palestine, majoritairement habitée par des communautés juives, à la suite du départ des Britanniques, renonçant au mandat qu’ils avaient reçu au début des années 1920 de la Société des Nations.
A cette date- et on notera que nous sommes nés le Ier décembre de cette même année- Saturne se situait à 22° Lion, ce qui veut dire qu’il se rapprochait sensiblement de Regulus à l’extrême fin de ce signe -(en position tropique). On avait donc une gravitation sociale très forte favorisant un vote assez massif dans le même sens, phénomène d’autant plus remarquable qu’il rassemblait des Etats extrêmement différents, à savoir les USA et l’URSS et leurs « satellites » respectifs, l’URSS souhaitant avant tout mettre fin  à la présence britannique dans la région. Mais par-delà la diversité des motivations, ce qui comptait était la convergence des votes : 33 voix pour,  13 contre et 10 abstentions.
Quelques jours plus tard, Saturne, à 22° Lion,  allait amorcer une rétrogradation, le 5 décembre 1947 et cela pourrait expliquer toutes sortes de désaccords qui ne tardèrent pas à se produire à commencer par le fait que la zone internationale prévue autour de Jérusalem ne fut jamais instaurée et que Juifs et Arabes s’affrontèrent, au lendemain du retrait des troupes anglaises et de la Déclaration d’indépendance, en mai 1948, de l’Etat qui prendrait désormais le nom d’Israël ( nom qui n’avait pas été précisé jusqu’alors et le nom de Palestine étant écarté)
Ce cas  fait ainsi apparaitre un certain orbe avant la conjonction, ce qui est parfaitement  logique puisqu’un effet d’anticipation d’un signal en train de se former  est normal. Rappelons que pour nous, on est dans un processus pavlovien (voir le chien de Pavlov qui salive quand le signal se forme). Les astres n’agissent pas sur nous en tant que tels mais en tant que signes qui ont été déterminés par les récepteurs humains,  en tant que collectivités,  et non par les émetteurs célestes. Cela n’a rien à voir avec un interrupteur qui provoquerait immédiatement un changement soudain.  Les gens ressentent l’évolution et la formation du signal tout comme le fait que le signal se dissolve progressivement et soit de moins en moins efficient. Dès lors, on comprend que pour l’astrocyclologie, il ne soit pas question d’intégrer des planètes inconnues de l’Antiquité mais aussi de ne pas admettre d’office tous les astres qui étaient déjà connus alors, le choix ayant été le fait des hommes, en rapport avec leurs besoins et leurs savoirs. Selon nous, les configurations de Saturne avec les 4 étoiles fixes royales furent les données constitutives de l’astrocyclologie. En ce sens, nous nous opposons radicalement à  la démarche d’un Jean-Pierre Nicola qui considère le système solaire dans son ensemble (jusqu’à Pluton) comme agissant globalement sur l’Humanité et dont les diverses significations seraient inhérentes au positionnement de chaque planète au sein du dit système. Pour nous, ce sont les hommes qui non seulement ont élu les astres qui leur semblaient en adéquation avec une certaine idée de l’organisation de la Cité et  dans la foulée  la fonction à conférer aux dits astres (planète +  étoiles fixes, ces dernières étant  abandonnées par Nicola) à savoir  un vecteur de lien social, correspondant à la notion d’assemblée, qui est un concept essentiel pour les sociétés (d’où les mots Eglise, synagogue qui ont ce même sens de réunion). On conçoit aisément le parallèle analogique ainsi établi visuellement entre la jonction de Saturne avec l’une des 4 « royales »  et l’union dans le monde sublunaire (cf la Table d’Emeraude). Mais cette « analogie » n’est nullement une donnée cosmique, universelle, elle est le fait d’une convention fixée par les hommes pour se repérer.
 
JHB
10.06. 17

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Astrologie et Israël‏ – Israël et le monde arabe depuis la Guerre de Kippour

Posté par nofim le 15 juin 2013

Poursuivant nos études consacrées à l’histoire des Juifs au XXe siècle, on notera que la visite de Sadate à Jérusalem eut lieu en novembre 1977 soit quasiment 30 ans jour pour jour après la décision de l’ONU de créer un Etat Juif en Palestine. Les configurations sont fort proches, puisque Saturne était en novembre 1947 à 22° du Lion et  en novembre 1977 à 29° Lion, Saturne étant exactement conjoint à Regulus au dernier degré du lion.  Le traité  de mars 1979 se situe dans la même fourchette conjonctionnelle (Saturne et Regulus,) à 10° Vierge. En septembre 1978 avaient eu lieu les accords de Camp David, aux USA,  autour du  président démocrate  Jimmy  Carter. (Saturne 4° Vierge) avec Sadate et Begin.
Une autre rencontre  déterminante, celle d’Arafat et  de Yitzhak Rabin, à Washington,  autour d’un autre président  démocrate, Bill Clinton, en septembre 1993, à la suite d’Oslo. Saturne est rétrograde à 26° Verseau, donc proche de la conjonction sidérale avec l’étoile fixe royale  Fomalhaut (au tout début des Poissons tropique). Autrement dit, une configuration analogue à celle de 1977.
On peut donc espérer que lors de la prochaine conjonction de Saturne avec une des 4 étoiles fixes royales, en l’occurrence Antarès, fin 2014, par exemple,  sous la présidence d’Obama, un autre démocrate,  on pourrait s’attendre à de nouveaux accords concernant Israël et en tout cas à une convergence de vues sensiblement en progrès. On est là avec ces accords aux antipodes du climat régnant à la veille de la Guerre des Six Jours, alors que Saturne était à distance des étoiles fixes royales, sur le plan visuel s’entend.
Peut-on dire pour autant que la conjonction est un signe de paix ? On se contentera d’affirmer qu’elle indique un renforcement des contacts (cf. le préfixe issu du latin cum, comme dans conjonction). Mais ces contacts peuvent être de diverses natures.  Il y a donc un parallèle assez marquant entre les rapprochements célestes et les rapprochements terrestres.  Lorsque le climat conjonctionnel est pauvre (distance croissante Saturne-étoiles), on est plus dans une stratégie de surprise à l’instar de ce qui se produisit avec la Guerre des Six Jours et celle de Kippour.
Rappelons qu’en aucune façon nous n’associons une configuration astrale avec une certaine région du globe. Le challenge de l’astrologie est au contraire de montrer qu’en un instant T la dynamique est globalement la même sur l’ensemble de la planète.  Rappelons pour mémoire que pour  André Barbault, le cycle Saturne-Neptune visait particulièrement la Russie.(1917, 1953, 1989).  En tout état de cause,  nous ne pensons pas que Neptune ait quoi que ce soit  à voir avec la réalité astrologique.
 
 
JHB
10. 06. 13

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Astrologie et création d’Israel‏

Posté par nofim le 15 juin 2013

L’astrocyclologie  et  la création de l’Etat Hébreu en 1947/1948
Par  Jacques Halbronn
L’astrologie, selon nous, a vocation à travailler sur le lien social, sur ce que l’on pourrait qualifier de processus de gravitation sociale avec la dimension cyclique qui est manifeste. La conjonction correspond à un maximum gravitationnel (Newton) et il convient de tester notre coefficient au regard de la vie des instances internationales (Union Européenne, ONU et par le passé SDN et autres congrès et traités  internationaux dans les siècles passés.
Actuellement l’ONU a du mal à trouver un accord entre les membres du Conseil de Sécurité par rapport à la Syrie, notamment. Cela correspond à une dépression gravitationnelle qui tient à l’éloignement de Saturne par rapport aux étoiles fixes royales, tant celle qui précédé sa position actuelle que celle qui lui fait suite.
A contrario, le 29 novembre 1947, l’assemblée générale de l’ONU vota à la majorité nécessaire, la création d’un Etat Juif  dans une partie de la Palestine, majoritairement habitée par des communautés juives, à la suite du départ des Britanniques, renonçant au mandat qu’ils avaient reçu au début des années 1920 de la Société des Nations.
A cette date- et on notera que nous sommes nés le Ier décembre de cette même année- Saturne se situait à 22° Lion, ce qui veut dire qu’il se rapprochait sensiblement de Regulus à l’extrême fin de ce signe -(en position tropique). On avait donc une gravitation sociale très forte favorisant un vote assez massif dans le même sens, phénomène d’autant plus remarquable qu’il rassemblait des Etats extrêmement différents, à savoir les USA et l’URSS et leurs « satellites » respectifs, l’URSS souhaitant avant tout mettre fin  à la présence britannique dans la région. Mais par-delà la diversité des motivations, ce qui comptait était la convergence des votes : 33 voix pour,  13 contre et 10 abstentions.
Quelques jours plus tard, Saturne, à 22° Lion,  allait amorcer une rétrogradation, le 5 décembre 1947 et cela pourrait expliquer toutes sortes de désaccords qui ne tardèrent pas à se produire à commencer par le fait que la zone internationale prévue autour de Jérusalem ne fut jamais instaurée et que Juifs et Arabes s’affrontèrent, au lendemain du retrait des troupes anglaises et de la Déclaration d’indépendance, en mai 1948, de l’Etat qui prendrait désormais le nom d’Israël ( nom qui n’avait pas été précisé jusqu’alors et le nom de Palestine étant écarté)
Ce cas  fait ainsi apparaitre un certain orbe avant la conjonction, ce qui est parfaitement  logique puisqu’un effet d’anticipation d’un signal en train de se former  est normal. Rappelons que pour nous, on est dans un processus pavlovien (voir le chien de Pavlov qui salive quand le signal se forme). Les astres n’agissent pas sur nous en tant que tels mais en tant que signes qui ont été déterminés par les récepteurs humains,  en tant que collectivités,  et non par les émetteurs célestes. Cela n’a rien à voir avec un interrupteur qui provoquerait immédiatement un changement soudain.  Les gens ressentent l’évolution et la formation du signal tout comme le fait que le signal se dissolve progressivement et soit de moins en moins efficient. Dès lors, on comprend que pour l’astrocyclologie, il ne soit pas question d’intégrer des planètes inconnues de l’Antiquité mais aussi de ne pas admettre d’office tous les astres qui étaient déjà connus alors, le choix ayant été le fait des hommes, en rapport avec leurs besoins et leurs savoirs. Selon nous, les configurations de Saturne avec les 4 étoiles fixes royales furent les données constitutives de l’astrocyclologie. En ce sens, nous nous opposons radicalement à  la démarche d’un Jean-Pierre Nicola qui considère le système solaire dans son ensemble (jusqu’à Pluton) comme agissant globalement sur l’Humanité et dont les diverses significations seraient inhérentes au positionnement de chaque planète au sein du dit système. Pour nous, ce sont les hommes qui non seulement ont élu les astres qui leur semblaient en adéquation avec une certaine idée de l’organisation de la Cité et  dans la foulée  la fonction à conférer aux dits astres (planète +  étoiles fixes, ces dernières étant  abandonnées par Nicola) à savoir  un vecteur de lien social, correspondant à la notion d’assemblée, qui est un concept essentiel pour les sociétés (d’où les mots Eglise, synagogue qui ont ce même sens de réunion). On conçoit aisément le parallèle analogique ainsi établi visuellement entre la jonction de Saturne avec l’une des 4 « royales »  et l’union dans le monde sublunaire (cf la Table d’Emeraude). Mais cette « analogie » n’est nullement une donnée cosmique, universelle, elle est le fait d’une convention fixée par les hommes pour se repérer.
 
JHB
10.06. 17

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Saturne et l’Europe‏

Posté par nofim le 15 juin 2013

L’astrocyclologie  et l’Europe  (1913-2013)
Par  Jacques  Halbronn
 
L’histoire de l’Europe se prête fort bien à ’application de notre modèle dans la mesure où la dimension cyclique y est assez patente avec une alternance de phases de dépassement des frontières et  de phases de cloisonnement, de résistance à une certaine dynamique unitaire. Les conjonctions de Saturne avec  l’une des quatre étoiles fixes correspondent à des moments de convergence que cela se passe par la voie diplomatique, économique  ou par la voie militaire  ou par une combinaison  des diverses voies.
Le déclenchement, en 1914, à la suite de l’attentat de Sarajevo,  de la « Grande Guerre », de la guerre « européenne » comme on la désigne au début,  est marqué par la conjonction de Saturne avec Aldébaran. C’est très vite un embrasement qui n’épargne personne, de par le jeu, l’engrenage,  des alliances.  Trois ans plus tard,  tout au long de l’année  1917, qui voit la chute du tsarisme,  l’URSS se dirige vers le désengagement (Brest Litovsk), ce qui met fin au front de l’Est, la pression conjonctionnelle est trop faible avec Saturne au début du Lion.  Il y a un parallèle avec 1989, qui correspond aussi à un désengagement mais aussi avec mai 68… 1917, c’est aussi le démembrement  de l’empire ottoman  et la Déclaration Balfour accordant aux Juifs un « foyer » en Palestine, ancienne possession turque.
Si l’on prend le début de la Seconde Guerre Mondiale, force est de constater que les « alliés » ne parviennent pas à s’organiser face à l’Allemagne, à commencer par la France et l’Angleterre, en dépit de  projets d’union entre les deux Etats. Les Etats Unis, quant à eux,  restent en retrait, se désolidarisent de leurs partenaires de la Grande Guerre. Saturne est déjà bien éloigné de sa dernière conjonction. Un certain cafouillage aboutit à la signature du  traité germano-soviétique.
L’évolution des Etats Unis  nous intéresse : fin 1941  Pearl Harbour leur démontre qu’ils ne sont pas à l’abri. Saturne est à proximité de sa conjonction stellaire avec Aldébaran et  l’année 1942 voit le débarquement américain en Afrique du Nord. Le conflit se mondialise. On rapprochera Pearl Harbour de septembre 2001  avec Saturne à peu près au même endroit  du ciel, ayant depuis peu passé le cap de la conjonction stellaire en  question, à soixante ans d’intervalle. Là encore,  ceux qui se croyaient hors d’atteinte en sont pour leurs frais. De même, l’Allemagne va envahir la zone libre et ceux qui pensaient être protégés par cette nouvelle ligne Maginot qu’est la « ligne de démarcation » de 1940  doivent déchanter.
De même,  de façon assez étonnante, 1957 (Saturne passant sur Antarès)  voit les adversaires d’hier s’unir contre toute attente, à savoir l’Allemagne, l’Italie et la France. C’est le traité de Rome. La conjonction généré ce type de rapprochement improbable.
A l’inverse, en 1960, trois ans plus tard, l’empire colonial français va se dissoudre, dès lors que l’effet conjonctionnel de Saturne n’est plus assez opérant. En 1989,  dans le même contexte, c’est l’empire soviétique qui se désagrégé, lâché, en quelque sorte, par la conjonction saturnienne qui n’est pas au rendez-vous.
En 2002, alors que Saturne passe sur Aldébaran, c’est la mise en circulation de l’euro, ce qui correspond à un temps fort de la construction européenne,  le traité de Rome ayant eu lieu dans l’axe Aldébaran-Antarés. (cf. supra).
Une nouvelle conjonction se formera  sur Antarès mais l’on en ressentira les prémisses lors du passage de Saturne à la fin du scorpion,  dès la fin de 2014. Il y aura certainement à cette occasion de nouvelles alliances, des unions  de diverses natures et éventuellement assez surprenantes. A priori, cela peut être à nouveau favorable pour l’Union Européenne mais d’autres alliances pourraient se présenter dès lors que certains clivages parviennent à s’effacer. Sur le plan politique français, on ne peut exclure des rapprochements entre formations politiques qui s’étaient refusé à s’allier : le FN pourrait sortir de son isolement, au sein de la droite,  à moins qu’il ne s’agisse de quelque forme d’union nationale entre PS et UMP. En attendant,  au cours des prochains dix-huit mois, on aura plutôt des signes de désaccord, de tiraillement entre les alliés d’hier : on songe aux relations du PS avec le Front de Gauche et avec les Ecologistes mais aussi à l’évolution de la zone euro qui n’est pas à l’abri de certains remous, du fait du déclin de l’effet conjonctionnel.
On voit qu’avec une seule planète et une combinatoire « fixe » de  4 étoiles, on peut expliquer les enjeux du XXe siècle et du début du siècle suivant. Aucune commune mesure avec la débauche de cycles dont se servent les astrologues pour couvrir  cette même période, dont le cycle Saturne- Neptune n’est qu’un facteur parmi d’autres.
 
JHB
09. 06.13

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Le rôle social du retour périodique au modèle

Posté par nofim le 12 juin 2013

On n’a pas assez réfléchi sur les éléments qui contribuent à cimenter un groupe et cela explique probablement  certaines dérives idéologiques qui ne pourraient avoir un tel écho si le public avait conscience des fondements de la vie sociale.
Nous pensons en effet que la vie sociale est tributaire de l’existence d’un certain nombre de modèles  sous-jacents, que l’on peut résumer en nous référant à la dialectique de l’un et du multiple, dont nous avons traité à maintes reprises ces derniers temps. Par là même nous définirons les facteurs susceptibles de nuire à la fluidité des débats au sein de groupes.
Quand, en effet, les membres de groupe ne peuvent plus se référer à un seul et même modèle, il y a  crise. Or,  quand ce modèle est occulté par la diversité de ses manifestations, quand il n’est pas réitéré périodiquement, la communication au sein du groupe devient difficile car on ne perçoit plus ce qui est commun à ses membres.
Il s’agit donc de restituer le modèle sous-jacent par-delà la diversité de ses traductions, de ses interprétations, de ses applications, de ses avatars. Or, dans certains cas, une telle tâche apparait comme excessivement compliquée à mener à bien, tant le modèle a pu se décliner, se traiter dans les contextes les plus variés, de sorte qu’il devient méconnaissable. A partir de là, le socle sur lequel le groupe repose se fragilise, tout ne tenant plus que par la force de l’habitude.
Il nous faut approfondir ici la notion même de modèle. Prenons le cas de la place de la langue française dans le monde (cf.  « Le français, quelle histoire ! »par   J. B. Nadeau et    J. Barlow,   Ed. Québec-Amérique 2007, Reed Livre de Poche, 2012, pp. 21 et se.). Il y a plusieurs façons d’aborder le sujet. On signale le nombre de locuteurs qui « parlent » cette langue ou bien, option que nous privilégions (cf. nos textes sur ce thème), on suit la fortune du « modèle «  français au sein de plusieurs langues, chaque langue y recourant à sa manière. Dans un cas, nous dirons que c’est une approche féminine consistant à s’en tenir aux personnes qui maitrisent parfaitement  telle langue mais dans l’autre, nous dirons qu’il s’agit d’une approche masculine qui met en avant l’impact d’un modèle sur  un nombre important de pratiques y recourant peu ou prou. Cette seconde approche permet d’englober toute une série de langues au sein d’un même ensemble alors même que les dites langues ne sont pas pleinement conscientes de ce qui les relie et les unit. On se trouve là confronté au cas d’un ensemble considérable qui correspond peu ou prou  à toute l’Europe du Nord  et aux langues germaniques,  slaves voire turques, alors que l’Europe du Sud échappe à l’emprise du modèle français du fait même de son appartenance – à l’exception du grec  –  à l’ensemble des langues latines dont  fait partie d’ailleurs le français).  A partir du moment où le français est perçu comme ayant été la langue de référence, une sorte de réservoir de mots dans lequel les uns et les autres puisèrent, l’on met en évidence un socle commun qui était occulté par  une approche cloisonnant, s’arrêtant sur ce qui différencie et non sur ce qui rapproche. Ici, le français est en position masculine et les autres langues en position féminine. Quand, dans les années soixante, R. Etiemble  parle du « franglais », il a certes raison de signaler les emprunts du français à l’anglais mais il ne voit pas que le rayonnement de la langue française sur des siècles et des siècles est d’une toute autre dimension et qu’il ne faudrait pas inverser les rôles en oubliant tout ce que l’anglais doit au français..
La question qui se pose est  celle de l’aspect intrusif du processus. Est- ce que ce sont les emprunteurs recourant au modèle qui sont envahis par la matrice ou bien est-ce le modèle qui est instrumentalisé par toute une série d’emprunts ?  On peut parler  de pollinisation comme générant une communauté.
Les communautés qui n’ont pas identifié le socle qui  est commun entre leurs membres  tout en ayant un certain sentiment de proximité assez diffus, sont menacées par la sclérose. Et ce parce que si l’on ne sait pas d’où l’on vient, on ne peut y revenir et retrouver la source est toujours un challenge, un défi, qui permet un nouveau départ. Encore faut-il savoir d’où (re)partir .
Il y a une hygiène de vie à respecter pour ceux dont la fonction est d’intégrer , d’appliquer un modèle. En effet, celui qui  ne se remet pas en question périodiquement  stagne. Entendons par là que l’on ne peut se contenter d’avoir engagé un processus d’adaptation une fois pour toutes,  ce qui conduit à conférer un statut structurel à ce qui n’est que conjoncturel, à faire passer du conjoncturel pour du structurel, ce qui relève d’une forme d’imposture. On connait ces gens qui enseignent un savoir qui est un savant bricolage personnel comme  étant un bagage à transmettre et  à essaimer. Or, le produit ainsi concerné ne correspond pas à l’étiquette. C’est un produit de seconde main et non de première main, qui n’a que des applications limitées puisqu’il est déjà d’occasion.  Il a largement perdu de ses vertus d’origine quel que soit l’apport en aval qui a pu être effectué, souvent de longue date. Un vieux produit conjoncturel ne se transforme pas miraculeusement en un produit structurel.
On aura compris  la portée d’une telle imposture consistant pour celui qui n’a fait qu’un travail d’adaptation  d’un modèle  de présenter le dit travail comme une « base » de départ, de début, le préfixe « dé » signifiant que l’on dérive d’un certain point (part, but).
Il y a là un enjeu éthique dans un impératif de renouvellement de la part de ceux qui reçoivent. Ils ne doivent pas considérer les solutions ponctuelles, contextuelles qu’ils ont pu élaborer comme définitives, d’autant qu’ils savent pertinemment que d’autres qu’eux utilisent chacun à sa façon le même modèle, au sein de la communauté socioprofessionnelle à laquelle ils appartiennent. Paradoxalement, en refusant de se remettre en question, ils peuvent se figurer qu’ils sont non pas au bas de la pyramide mais en haut, la pyramide, de par son aspect triangulaire, se caractérisant par un sommet aigu et une base beaucoup plus ample, à moins de s’amuser à l’inverser.
Que devient dès lors une communauté qui a perdu le contact avec son modèle matriciel ? Ses membres n’ont plus la possibilité de relancer, à intervalles réguliers, tout au long de leur vie,  une dynamique d’application, qui fait appel à leurs facultés propres. Ils ne sont plus à même de renaître, après s’être vidés, à l’instar d’une femme qui ne peut plus être fécondée du fait de la ménopause. On peut ainsi parler de sociétés ménopausées. (méno : cycle mensuel ( en pause) moon, la lune) qui d’ailleurs sont souvent composées de femmes ayant atteint le seuil de ménopause.  Une telle dégradation psychosociologique  personnelle  conduit d’ailleurs à nier  la dépendance par rapport à un modèle commun en amont  dans la mesure où le « moule » renvoie symboliquement  au « mâle »..
L’intérêt, au demeurant, de ce retour périodique de chaque membre du groupe tient au fait que cela recimente celui-ci, en lui redonnant une conscience plus forte de son unité puisque tout le monde se retrouve au même point de départ, ce qui permet l’intégration de nouveaux membres sans que ceux-ci ne se sentent écrasés par le savoir- faire des anciens. La crise de recrutement propre à certains groupes tient précisément à une telle défaillance dans le recyclage.  D’où la nécessité de créer de nouveaux groupes avec des personnes non atteintes de sclérose plutôt que d’essayer d’amener d’anciens groupes à une problématique de réforme.
A titre d’exemple, nous pourrions citer le cas des communautés astrologiques (nous leur avons consacré un mémoire de DESS en ethnométhodologie, à Paris VIII, en 1995,  « le milieu astrologique, ses structures et ses membres »)  constituées autour d’un savoir conjoncturel fossilisé avec pour effet une crise des vocations en ce début du XXIe siècle, en signalant que dans les années soixante, avec  un ressourcement comme celui engagé par un Jean-Pierre Nicola, un Michel Gauquelin et dans une certaine mesure un André Barbault, ce  qui  permit  l’arrivée de recrues de valeur, du fait d’une réelle ouverture.  On ne peut pas tromper sur la marchandise et faire passer un savoir vieilli, usé jusqu’à la corde  pour un savoir  rajeuni, ressourcé. On voit que les progrès de la Science  ont une incidence sociale dans la mesure où toute société est fondée autour d’un savoir plus ou moins vivant . Croire que l’on peut donner l’apparence de vie à un savoir mort relève d’un calcul d’illusionniste. Or,  un tel exercice est de plus en plus à la mode comme de lire avec le ton un texte dont on n’est même pas l’auteur ou de jouer avec brio une œuvre d’il y a 200 ans plutôt que de s’essayer à faire connaitre des œuvres nouvelles.
 
 
JHB
06.06.13

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Les femmes dupées

Posté par nofim le 12 juin 2013

Le piège des couples homme-homme et l’exclusion des femmes.
Par  Jacques  Halbronn
 
Le monde n’est pas d’une lisibilité parfaite. Cela se saurait.  Tous les hommes, loin de là, ne correspondent pas à la description que nous en avons donné dans divers articles.  Nous avons d’ailleurs déclaré à plusieurs reprises que les hommes étaient trop nombreux et que nous considérions qu’ils devaient constituer une minorité. L’équilibre ne se situe pas ici dans une égalité en nombre mais dans une inégalité. Il n’y a qu’un soleil pour une dizaine de planètes. Cette inégalité souhaitable exclut évidemment  de se plier à un quelconque vote majoritaire. La majorité peut cependant élire des représentants d’une minorité invitée à dominer à condition qu’elle n’élise pas en son sein, ce qui implique évidemment des réformes constitutionnelles importantes ;.
Il reste que dans l’état actuel des choses, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. Bien des hommes prennent de ce fait la place de femmes mais bien des femmes s’imaginent qu’en remplaçant ces « laissés pour compte », elles démontrent qu’elles sont les égales des hommes, en oubliant de préciser que ce sont des hommes de bas de gamme.
De facto, nous vivons dans un monde homosexuel sur le plan des relations de travail,  nombre d’hommes  demandant à d’autres hommes  de jouer le rôle imparti aux femmes en tant que collaborateurs. Le phénomène est d’autant plus remarquable que nombre  de femmes refusent ce statut subalterne que somme toute nombre d’hommes acceptent par rapport à d’autres hommes.  Mais cette situation ne nous semble pas saine et les femmes devraient pouvoir tenir leur place auprès des hommes, à leurs côtés, non pas forcément d’ailleurs sur une base monogamique.
Qui va à la chasse perd sa place. Les femmes en quittant la proie pour l’ombre n’ont-elles pas laissé s’instaurer une situation hommes/hommes au lieu de hommes/femmes au niveau de la hiérarchie socioprofessionnelle qui se prolonge dans les revendications de couple homme/homme qui ont donné ce que l’on sait avec des réactions d’arrière- garde alors que le « mal » est fait. Tout cela vient  précisément de la trop grande démographie masculine qui conduit à se passer des femmes, les hommes ayant les moyens d’occuper à eux seuls tout l’espace social, reléguant les femmes à terme, à un statut purement biologique- le « ventre » qui peut éventuellement se louer-  dans le style « Matrix ».
L’idéologie égalitaire prônée par les féministes ne conduit pas les femmes à devenir des hommes au plus haut niveau mais bien plutôt conduit les hommes à  occuper le niveau subalterne qu’ils partagent avec les femmes. Ce qui  tourne au marché de dupes, les femmes s’étant trompées de cibles et n’ayant pas compris qu’elles n’étaient  en mesure de copier que les hommes d’en bas mais  certainement pas les hommes d’en bas.
Nous percevons ainsi chez les femmes un sentiment d’exaspération dans la combinaison  hommes –hommes qui tourne au scénario catastrophe.  Pourtant les indices ne manquent pas laissant présager un tel cas de figure : on pense à la vie dans les prisons d’hommes, ou au théâtre du XVIe siècle où les rôles de femmes devaient  impérativement être joués par des hommes.
Situation extrêmement ambiguë : les femmes peuvent en vouloir à ces hommes d’en bas qui prennent leur place mais en même temps, les femmes actuelles ne veulent plus occuper de statut  subalterne. Mais elles en veulent tout autant aux hommes d’en haut parce qu’ils mettent la barre trop haut pour elles, ce qui douche leurs ambitions car elles ne tiennent pas la comparaison. Certes, ces hommes d’en haut sont minoritaires mais nous avons développé un modèle montrant que toute véritable dualité implique un pôle minoritaire dominant et un pôle majoritaire subalterne.  Le problème, c’est que le système électoral actuel s’avère totalement inadéquat pour gérer cette dialectique puisqu’il place la minorité sous le joug de la majorité, du fait même que son principe est de donner toujours raison à la majorité. Or, du fait même d’une certaine égalité démographique hommes-femmes, cet atout ne marche pas non plus en faveur des femmes. On pense à ce qui se passe dans un conseil d’administration : les hommes gardent  grosso modo  50% des voix et ont les mains libres et les femmes restent le bec dans l’eau puisque l’on peut se passer d’elles, quitte à importer des enfants, d’où l’importance du débat sur l’adoption par des couples homme/homme…
Les chiffres sont incontournables : il y a trop d’hommes et  donc le surplus d’hommes  est en concurrence, au bas de l’échelle, avec les femmes. La seule solution serait de pratiquer une politique de préférence natale  pour les filles, ce qui va à l’encontre de pratiques comme en Chine favorisant la naissance de garçons. Il semble qu’un tel programme arriverait trop tard et il semble donc que l’on soit passé à un nouveau  système  homme/homme, dès lors qu’une partie des hommes est disposée à se comporter en position subalterne par rapport à une élite masculine,  situation de toute façon  confortée dans sa faisabilité par l’apport toujours grandissant de la technologie. La période actuelle nous apparait donc comme décisive dès lors qu’elle met en place à terme un monde sans femmes et dans ce cas  le choix des garçons plutôt que des filles aurait été prémonitoire et constitutif d’une nouvelle civilisation. La seule issue, en tout état de cause, pour les femmes, si elles veulent avoir encore un  espoir de se sortir de ce mauvais pas, c’est de reconnaitre le plus clairement possible qu’elles abandonnent toute idée d’accéder au niveau des hommes d’en haut, ce qui serait un signe apprécié de lucidité et correspondrait selon nous à un refus d’être manipulées par des penseurs instrumentalisant les femmes en tant que marqueurs de progrès, dès lors qu’on leur accorderait  les mêmes droits, situation parallèle à celle que nous avons décrite en ce qui concerne les courants chrétiens sionistes, instrumentalisant les Juifs.(cf notre étude à ce sujet)
 
 
 
 
 
JHB
06.06.13

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Les femmes face au temps‏

Posté par nofim le 12 juin 2013

Le Temps et le mythe féminin
Par  Jacques Halbronn
 
Si les femmes ne sont pas gâtées par la postérité, ce n’est pas sans raison mais cela ne se constate qu’avec le temps et selon la formule, en ce qui concerne certaines prétentions « il faut le dire vite ».  Le temps joue en effet contre les femmes, il est le grand révélateur de la condition féminine.
A quoi tient cette « malédiction » du caractère éphémère des réalisations féminines ? Répondons par une question : est-ce qu’une femme enceinte peut enfanter ? Le pire qui puisse arriver  à une femme, c’est d’être pleine car quand elle l’est, elle ne peut pas recevoir, se remplir et donc elle est reléguée dans le passé, imperméable au présent, puisque les choses doivent suivre leur cours jusqu’à leur terme. Elle se dote alors d’œillères.
Il faut comprendre le processus de la postérité. Ne restent dans la mémoire collective que ceux qui ont marqué les esprits d’un grand nombre, qui les ont fécondés. Il faut un certain recul pour faire le bilan.
Dans bien des cas,  l’appréciation que l’on porte sur les œuvres est faussée. On peut apprécier un film. Mais sait-on en situer l’importance, l’impact ? Il est fort possible que ce film ait été marqué par un film antérieur dont nous ignorons l’existence et qui peut être, d’ailleurs, aura été moins réussi, moins accompli.  C’est dire que l’on peut appliquer à une œuvre des critères non pertinents.  Or, c’est ce film plus ancien que nous ne connaissons pas qui sera retenu parce qu’il aura marqué non pas tel film mais toutes sortes de films.  La postérité est indissociable du nombre, elle s’articule sur une arborescence, sur des ramifications.
Autrement dit,  on pourra avoir produit l’œuvre la plus « parfaite », cela n’en fera pas une œuvre déterminante, ipso facto.
 
Naïvement, quand on nous déclare que telle œuvre est importante, nous croyons que c’est en étudiant cette œuvre en soi que nous comprendrons pourquoi alors que tout est relatif,  tient à un jugement comparatif, ce qui exige une large culture, des points de repère dans le temps, la présence de l’absence. D’ailleurs,  on ne peut  innover que si l’on sait ce qui a déjà été  fait.
Une œuvre qui mérite de passer à la postérité, c’est une œuvre qui laisse derrière elle une postérité, qui aura été imitée, commentée, reproduite, prolongée de mille et une façons.  Ce n’est qu’au moment où l’œuvre en question apparaît que l’on peut saisir ses potentialités si tant est que l’on puisse conclure qu’il n’y a pas de précédent dont elle découlerait, ce qui viendrait relativiser son impact.
On aura donc compris que certaines œuvres ont tout à craindre d’un compte à rebours car plus le temps passe, plus l’on sera en mesure de noter si elles sont ou non suivies, reprises et bien plus encore si elles font école et permettent à toute une société de se constituer par rapport à elles.
Allons plus loin dans notre analyse : une œuvre qui ne fait que compléter un modèle existant fait partie d’un ensemble d’autres œuvres qui se sont ainsi « modelés » sur une matrice et bien évidemment c’est cette matrice qui est vouée à rester à la postérité, du fait de son impact social et pas seulement esthétique ou scientifique.  Une œuvre qui ne rayonne pas mais qui se contente de recevoir les rayons ne saurait être candidate à ce statut supérieur. C’est dans ce sens que nous dirons que les femmes sont stériles. D’ailleurs, même dans le domaine de la procréation, elles sont moins bien équipées que les hommes pour  exercer une influence sur une large population, en raison même du temps nécessaire pour enfanter, alors que les hommes peuvent déclencher un processus en quelques secondes et donc sur un grand nombre en un court laps de temps, ce qui est le propre de la polygamie, dont les liens avec la postérité sont assez flagrants, de par les effets en nombre qui en découlent. .
Tout se passe comme si les femmes ne pouvaient pas se trouver à l’origine d’un processus collectif  mais ne pouvaient qu’en faire partie. Bien des femmes confondent ces deux statuts et croient que parce qu’elles peuvent atteindre l’un elles peuvent ipso facto atteindre l’autre, sensiblement plus rare.
Prenons une course : si l’on s’en tient aux premières minutes, on ne parviendra pas à dégager les coureurs les plus performants. Il faut patienter pour savoir si tel candidat  a des chances de victoire. Voilà pourquoi les femmes sont souvent pressées, dans l’urgence,  parce que plus le temps passe et plus les différences se précisent entre les uns et les autres  et plus la conclusion leur sera défavorable. Inversement, moins l’on attend, plus le risque d’erreur en leur faveur sera appréciable. Comme on disait : il faut le dire vite. Le temps presse. On pense aussi à Ronsard s’adressant aux femmes et leur faisant sentir à quel point le temps joue contre elles. « Quand vous serez bien vieille…. »  On remarquera que souvent les femmes argumentent en quelques mots comme si elles craignaient si elles en disaient plus de s’exposer.
Les femmes sont d’ailleurs victimes de leur perfectionnisme. Quelque chose qui est trop avancé ne peut agir avec toute la puissance voulue. Pourquoi ? Parce que plus l’on mène une chose à son terme, plus on la dénature en y ajoutant des éléments qui en compromettent la perception, la lisibilité.  Le mieux est l’ennemi du bien. Prenons un beau morceau de viande. La femme voudra l’accommoder, l’améliorer au prix de quelque addition, de quelque ingrédient mais ce faisant elle risque fort de gâcher le produit et d’en fausser l’image. Dès lors,  la faculté de rayonnement du produit s’en trouvera affaiblie. On nous répliquera qu’il suffirait que les femmes se restreignent dans leur manégé.  Mais toute la question est là : pourquoi agissent-elles ainsi ?  Précisément, parce qu’elles savent que le produit sous sa forme originale ne leur appartient pas et qu’elles veulent se l’approprier au prix de tels ajouts.  Autrement dit, celui qui emprunte, qui plagie est condamné à maquiller  et en maquillant il  appauvrir la puissance de rayonnement qui précisément a attiré l’emprunteur. C’est un cercle vicieux. C’est comme si l’on voulait  effacer ce qui faisait l’attrait du produit. On touche à une loi : qui emprunte  est dans la dénégation, dans le mensonge et va faire en sorte que l’emprunt sera  édulcoré, masqué.
A contrario, nous dirons que celui qui est voué à marquer ses prochains devra s’en tenir à une formulation  qui devra préserver son élan initial, sa vitalité sauvage, brutale dotée d’une efficacité redoutable.  Celui qui crée n’a pas  à donner de gages, n’a pas à dissimuler  ce qu’il a reçu en soulignant ce qu’il a apporté. Une telle insistance à ajouter  trahit une certaine mauvaise conscience.
 
 
JHB
05. 06 13

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Du fonctionnement normal des sociétés

Posté par nofim le 26 mai 2013

Le problème de nos sociétés est d’avoir fini par considérer l’exception comme la norme. De nombreux penseurs, comme Montesquieu, ont théorisé un état de société qui selon nous correspond à un dysfonctionnement. C’est ainsi que l’on préfère guérir que prévenir. On parle du médecin plus que de l’entretien du corps, on parle de cuisine plus que d’élevage ou d’agriculture. La pensée politique ne devrait pas être une façon d’entériner une certaine façon des sociétés bloquées d’exister.
A propos de l’affaire Cahuzac,  le premier ministre évoque le pouvoir de la Justice. Mais la Justice n’intervient qu’en dernière instance tout comme la Médecine, tout comme le gendarme. Toutes ces interventions sont le corollaire d’échecs, d’insuffisances, de manques en amont.
Imagine-t-on une société où tout passerait par les juges, où chaque « bien portant », comme dit Knock, est un « malade qui s’ignore », où les succédanés seraient devenus la norme ?
On parle de Montesquieu mais de quelle société est-il le reflet sinon de la Monarchie Absolue du XVIIIe siècle, du temps de Voltaire ? La notion de « contre-pouvoir » n’est, selon nous, qu’un pis-aller. On est à la veille de la Révolution Française.
Penser la Cité, ce n’est pas le faire sur des bases fausses, à partir d’une société malade. C’est précisément mettre en évidence les moyens qu’une telle société utilisera en désespoir de cause pour ne pas éclater, du fait de ses insuffisances, de ses incohérences.
Dans l’affaire Cahuzac, nous n’acceptons pas que le gouvernement  se défausse sur la Justice qui ne devrait intervenir qu’en cas d’urgence, c’est-à-dire quand il est déjà bien tard sinon trop tard.
Dans une société de « justes », on n’a pas besoin de la Justice, tout comme un homme bien portant n’a pas besoin de la Médecine. Seule une société malade, une personne malade sont tributaires de telles institutions. En temps normal, on ne devrait pas en arriver jusque là. Le malade est déjà en situation d’excès, d’incurie, d’échec. Le fait d’aller chez le médecin ne change rien au constat. On ne fait que limiter les dégâts. Il faut donc être bien cynique pour dire que c’est à la Justice de s’occuper du cas Cahuzac. C’est mettre un emplâtre sur une jambe de bois. On met les gens en prison quand ils ne sont pas capables de se discipliner. Mais est-ce qu’une société, dans son ensemble, peut fonctionner sur la répression, sur la contrainte extérieure ?
C’est pourquoi nous disons que l’affaire Cahuzac est le symptôme d’un dysfonctionnement et que le recours à la Justice n’est qu’une solution extrême qui ne saurait masquer un dysfonctionnement de la part du gouvernement. Mais si celui-ci se permet de tenir un tel discours qu’il croit pouvoir le disculper, c’est bien aussi parce que le fonctionnement normal des sociétés tend à devenir l’exception, ce qui est un signe de décadence.  On ne cesse d’inventer des palliatifs, des gardes fous. On n’agit plus préventivement mais après coup. D’ailleurs, pour un Cahuzac qui avoue, combien de ses semblables  échappent à la Justice ! Croire que ce sont les tribunaux qui vont régler tous les problèmes, c’est aberrant. Ils ne peuvent s’occuper que de cas extrêmes, quand il y a déjà eu dégradation des mentalités. Une société ne peut se fonder sur du dépannage. Imaginons que toutes les voitures que l’on fabrique tombent en panne, que tous les chauffeurs aient des accidents, il y aurait très vite saturation comme c’est le cas quand il y a des épidémies, des pandémies. Mais est-ce que le dysfonctionnement doit devenir la norme ? Montesquieu n’a pas, selon nous, décrit un fonctionnement idéal d’une société normale mais bien les recours propres à une société malade et c’est pour cette raison que ce philosophe est de nos jours à l’honneur.  De la même façon, on ne décréte pas un certain ordre social de façon artificielle, comme la parité au gouvernment. C’est là une façon de forcer les choses au nom d’une pseudo-normalité.
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JHB
04. 03. 13

Publié dans POLITIQUE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Culture de pénurie

Posté par nofim le 26 mai 2013

La civilisation de l’arrière-garde face au XXIe siècle
Par  Jacques Halbronn
 
La notion de progrès  est plus palpable  quand on part de très bas car elle concerne un modèle préexistant, ce qui n’est pourtant pas la définition rigoureuse du mot. Quelqu’un qui se remet à marcher, c’est un « progrès ». Une personne qui a besoin d’aide et qui se fait des amis, c’est un « progrès ».  Celui qui n’a pas le sens de la musique et qui doit  recourir à une partition pour jouer correctement, c’est un « progrès ».  Le progrès de nos jours ne concerne pas l’avant-garde mais l’arrière garde ! Ce sont les trainards qui donnent le ton. Le  progrès des enfants est aussi tout à fait palpable tant qu’il s’agit de les aider à accéder à un bagage « normal », il y a un challenge.
Tous les procédés, les expédients, ont la cote.  Les solutions de pénurie, de pauvreté, de carence deviennent la norme, constituent la « culture «  que ce soit dans le domaine culinaire ou dans celui du mariage, où la monogamie a remplacé la polygamie. On fait de nécessité vertu à tous les étages et celui qui n’est pas handicapé devient une bête curieuse.
Et il est vrai que les « dons »  sont moins  « payants » que les handicaps car un handicap, cela se corrige, cela se mesure par référence à la norme à atteindre alors que les dons nous projettent vers l’inconnu, l’illimité. Celui qui est doué n’a pas à montrer qu’il sait faire le minimum mais le maximum et le maximum n’est pas quantifiable.
On ajoutera que l’adage « L’union fait la force » est très à la mode. Le borgne est-il encore roi au royaume des aveugles ? Un orchestre n’est-il pas une association d’handicapés  qui communient  par le truchement des  trucs inventés pour masquer leurs carences. De même,  des cuisiniers échangeront-ils leurs recettes pour rendre mangeables des produits douteux.   On en arrive désormais à manger  des végétaux comme nos animaux domestiques herbivores. Au lieu de reconnaitre que c’est un pis-aller, que c’est provisoire et lié à une pénurie, on finit par présenter de telles pratiques comme idéales et à diaboliser, a contrario, les pratiques  des gens «  normaux », qui ne sont d’ailleurs pas nécessairement majoritaires.  Ce sont les élites qui sont porteuses des vraies valeurs et non  les populations qui cherchent à les imiter. Mais là encore que d’ambiguïtés comme si l’on passait de l’idée d’imiter à celle plus perverse de remplacer autrui voire de l’éliminer en montrant que la copie vaut mieux que l’original, qu’elle coûte moins cher, qu’elle est duplicable à volonté.
C’est le système D, hérité  des années quarante du siècle dernier.
En fait, toute sociabilité a sa part d’ombre. Elle est souvent le symptôme d’un manque d’autonomie. On se confie pour que l’on soit corrigé en cas d’erreur, ce qui est la marque d’un manque de confiance en soi. La démocratie a exacerbé   ce grégarisme. Faute de savoir argumenter, on vote sans savoir ce que cela va donner au final.
A partir de telles observations,  comment faire avec ceux qui n’ont besoin de personne pour s’exprimer, pour se mouvoir, pas même d’une machine ? Or, qui ne voit que les gens qui sont « équipés » se font plus respecter que ceux qui sont autosuffisants  et se débrouillent tout seuls ? C’est ainsi qu’un violoniste devant sa partition et tenant son instrument sera pris plus au sérieux que quelqu’un qui se contente de siffler sans recourir ni à un  instrument ni à un document. La prothèse serait valorisante.
La société d’en bas est mieux organisée que la société d’en haut. En revanche, les individus d’en haut ont un potentiel bien plus élevé que les gens d’en bas et d’ailleurs, ceux d’en bas peuvent se constituer une « personnalité » en s’appropriant le « thème natal », l’horoscope.  Cette société d’en bas  est transparente : c’est une  bouteille vide que l’on remplit (féminin) alors que la société d’en haut, c’est une bouteille pleine que l’on  vide. (masculin).
En réalité, il y a deux formes de sociétés : celle qui est extérieure et celle qui est intérieure. Un individu autonome est doté d’une riche société intérieure qui limite ses demandes de la part d’autrui. Une personne dépendante va tenter de développer un important réseau de contacts (amis prêts à vous donner un coup de pouce) et de produits (machines, supports de toutes sortes).
Paradoxalement,  le personnage autonome sera apprécié comme l’est un arbre à ses fruits  tandis que la population dépendante  se déterminera par un apport extérieur, par un profil de consommateur.  L’acquis  fait alors place à l’inné. Mais dans les faits, heureusement,  le monde sait encore – pour combien de temps-  sanctionner  les vrais apports, les vrais vecteurs de progrès et ne se laisse pas leurrer au bout du compte  par  ceux qui cherchent avant tout à accéder à un certain conformisme et à une certaine conformité au modèle. On dira que tel interprété a « bien » joué telle œuvre. Mais quid de quelqu’un qui joue une œuvre inconnue ? Comment donc  savoir s’il a bien joué ? C’est très embarrassant !
Cette civilisation de l’arrière garde est marquée par la survalorisation du manque. L’enfant devient un sujet idéal de progrès du fait qu’il s’agit de le formater. Le probléme, c’est que l’on n’est pas assez à l’écoute de ses dispositions innées et que l’on considére comme prioritaire tout ce qui lui permet de s’approprier ce qui est déjà disponible. C’est le processus du verre qu’il faut remplir. Or, nous pensons plus essentiel  de disposer de verres qu’il faut boire, ce qui implique d’explorer avec la plus grande vigilance ce que nous pouvons donner au monde et non pas tant ce que nous pouvons en recevoir. Pour cela, il importe d’éviter d’abrutir l’enfant, de le saturer avec des informations inutiles et qui polluent son apprentissage qui est d’abord un éveil.   Ce qui est extérieur ne devrait servir qu’à nous faire prendre conscience de ce que nous sommes et non à  déterminer ce que nous sommes.(cf les travaux de Chomsky sur langage et pensée)
JHB
21.05.13

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Le travail et ses déviances

Posté par nofim le 17 mai 2013

En ce début du  XXIe siècle, marqué par la «crise » quelle idée du travail tend à prédominer ? Il semble que  le travail « normal » est celui que quelqu’un exécute à la demande d’une autre personne. Le travailleur se louerait comme on loue un appartement ou un véhicule pour en faire, durant  le temps prévu, ce que bon nous en semble, sur la base d’un contrat s’apparentant à un bail.
Gagner honnêtement sa vie se résumerait au fait que l’on a accepté de se soumettre à la volonté d’autrui en contrepartie d’argent ou de quelque autre bien. Il s’agirait de respecter, de s’en tenir aux accords concernant la volonté de l’employeur ; cela vaut aussi pour les professions dites libérales ainsi que pour les fournisseurs, les « vendeurs » face au client, au patient.
Autrement dit,  on peut faire faire n’importe quoi à n’importe qui du moment  qu’il y a accord sur les conditions.  L’argent sublime le travail, vient conférer à toute tâche une certaine auréole. C’est un adjuvant qui fait passer la pilule de l’ennui, du désintérêt éventuel de ce qui doit être effectué. L’argent n’a pas d’odeur ou plutôt évacue l’odeur de la tâche demandée tout comme tel ingrédient permet de consommer un produit insipide qui ne se suffirait pas à lui-même.
Mais paradoxalement, un travail qui n’est pas effectué à la demande d’autrui  ne donne droit, en principe, à aucune « indemnité » et n’entre pas dans la formule « tout travail mérite salaire ». Si je passe un an à écrire un livre, une musique,  dès lors que l’on ne me l’a pas demandé, commandé, explicitement, cela ne me donne  aucun droit  à une quelconque contrepartie puisque l’argent est  perçu comme une compensation à l’ inanité de la tâche  même si par la suite, il s’étend à des activités qui seraient gratifiantes par elles-mêmes et non par ce qu’elles rapportent.  Ce distinguo est d’ailleurs assez difficile à effectuer tant le travail semble être devenu indissociable du « revenu » qu’il dégage. Par ailleurs, seul  ce « revenu » est imposable, ce qui complété la panoplie du travailleur «honorable », à savoir qu’il paie des impôts, ce qui en fait, ipso facto, un bon citoyen.
Nous dirons, pour faire écho à nos précédentes études, que celui qui exerce une activité dont il serait lui-même le commanditaire n’entrerait pas dans une certaine logique  socio-économique. Au mieux, il faudrait alors qu’il mette en vente son « produit » et qu’il attende que des gens veuillent bien se le procurer alors qu’il n’a pas été commandé.  Mais le problème se complique du fait que l’on peut fort bien imaginer que quelqu’un produise quelque chose qui correspond à une demande du « marché », ce qui est assimilable à ce que nous disions du travail.
L’idée de travail semble donc indissociable de celle du rapport de la personne à la société dont il doit accepter l’interférence et l’interdépendance s’il veut être rémunéré.  Or, nous avons dit, ailleurs, qu’il convenait de distinguer  entre  l’intérieur et l’extérieur au sens où certaines populations seraient motivées de l’intérieur et d’autres de l’’extérieur, ce que nous tendons à rapprocher respectivement des  comportements masculins et féminins étant entendu qu’au cours des siècles, et notamment au XIXe siècle,  les hommes ont été conduits à adopter une posture « féminine », notamment avec la révolution industrielle, ce qui a complétement faussé l’analyse de ce qui distingue les sexes. Quand par la suite, des femmes ont pu remplacer les hommes dans les usines, notamment durant la Première Guerre Mondiale, on a parlé d’une avancée les concernant alors qu’en réalité elles ne faisaient que se réapproprier des taches intrinsèquement féminines, comme ce qui va se produire au théâtre quand les rôles féminins tenus par des hommes seront  dévolus, logiquement, aux femmes.
Nous pensons qu’il importe de créer des conditions de vie décentes à des personnes qui ne travaillent pas à la commande et qui  se contentent d’exercer une activité créatrice, originale, même si cela  peut sembler archaïque au vu de la philosophie économique actuelle. Il s’agirait de consacrer de l’argent, de la part de la société, à ceux qui témoignent de la faculté des hommes à créer sans passer par quelque compensation ambiguë. Le plaisir de créer doit être authentique et non pas frelaté par l’argent. Si quelqu’un produit de la musique, une musique nouvelle, originale, cela doit donner droit à une rémunération en ce que cela perpétue une activité vitale pour l’homme, tout comme le fait de procréer qui n’a pas non plus à être lié à une « commande ». Cela exigerait un recensement des activités créatrices dans la société en dehors de toute instrumentalisation économique immédiate tout comme l’on se demande pas quand on fait des enfants s’il y a une demande ou une contrepartie, encore que le système des allocations familials puisse être un incitateur. Il faudrait sur cette même base considérer qu’un créateur  peut être bénéficiaire d’allocations  dès lors qu’il produit quelque ouvragée, quand bien même celui-ci ne serait pas commercialisé en quelque façon que  ce soit. C’est là une revendication qui ne semble pas actuellement être mise en avant et qui selon nous est de grande portée en ce qu’elle rappelle que tout travail rémunéré dérive de ce modèle créatif.
Il est assez paradoxal –comme nous l’avons remarqué à plusieurs reprises, de devoir noter que l’exception tend à devenir la réglé, que l’expédient  passe pour la norme, comme lorsque nous observons que la cuisine trafiquée est plus valorisée que le seul fait de goûter un produit tel quel, sans aucun ingrédient, comme lorsque l’on préféré un spectacle bien rodé à l’improvisation, l’acquisition de techniques d’appoint jouant par ailleurs le rôle d’un lien social alors que celui qui n’a pas besoin d’y recourir est plus dans la solitude du coureur de fond..
Nous militons pour l’importance à accorder à l’improvisation où l’auteur est bien celui qui est devant nous, comme dans l’accouchement, on sait qui est la mère. Cette improvisation où la bouche joue le rôle d’un utérus est le seul garant de l’origine et de l’originalité,  du génie et donc de l’engendrement. Le sport est un des lieux qui tente, à l’opposé du théâtre, du cinéma, du « show », où cette improvisation peut être appréhendée.  Il faudrait aussi  inclure dans cette dimension le rapport sexuel, par de là tout enjeu de procréation.  Les tournois d’échec  font partie de ce type d’expérience « vraie » mais il faudrait davantage exiger l’expression directe que l’on retrouve dans les débats. Encore faudrait-il distinguer entre ceux qui ne font que broder sur des schèmes établis par d’autres et ceux qui  produisent réellement quelque chose de personnel susceptible de féconder un grand nombre de récepteurs ‘(auditeurs par exemple). Nous rappellerons cette règle fondamentale de la création, à savoir que celle-ci a vocation à inspirer un grand nombre de personnes  qui l’intégreront dans leur propre mode de production. Ce que nous appelons la vertu polygamique, polyvalente de la création. Il y a là matière à réflexion autour de la dialectique création/procréation par opposition à  la dialectique travail/argent. Le créateur est celui qui alimente le groupe qui se constitue de facto autour de son œuvre, ce qui nous ramène peu ou prou à la dialectique du masculin et du féminin.
JHB
08. 05.13

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