Les femmes et la mémoire

Posté par nofim le 30 juin 2013

Les femmes et  la rançon de l’anamnèse
Par  Jacques Halbronn
 
Un des points faibles du sexe « faible » est son rapport à la mémoire et une certaine difficulté à « digérer » les souvenirs. Les femmes gardent généralement une mémoire très « vive » de leur passé, ce qui ne va  évidemment pas sans les travailler, voire les « hanter ». Elles auront du mal à oublier, à pardonner et donc à « évacuer » certaines sensations qui vont continuer à peser sur leur conscience, ce qui est épargné aux hommes qui tournent plus facilement la page, comme si de rien n’était, ce qui leur permet d’aller de l’avant avec plus d’aisance, quitte à « passer l’éponge ». Nous dirons qu’ils font plus facilement le ménage ‘intérieur » tandis que les femmes  réussissent mieux dans le ménage « extérieur ». On assiste d’ailleurs régulièrement à des heurts autour de ce double ménage, chaque sexe reprochant à l’autre de ne pas prendre assez soin de ceci ou  de cela et étant parfois horrifié par le désordre qu’il observe chez l’autre.
Or, quand il s’agit de réunir, de rassembler, mieux vaut ne pas être enclin à ressasser les veilles histoires, à raviver  les rancunes. L’anamnèse, le souvenir de ce qui avait été refoulé  n’est pas toujours de bon aloi et peut être handicapante. Stratégiquement, il sera donc de « bonne guerre »  de bombarder les femmes de toutes sortes de chocs psychologiques dont elles auront du mal à se remettre dans un bref délai, d’où une difficulté à « dépasser » certaines impressions, de se repositionner promptement. Or, souvent la première impression, même fausse, laisse des traces « internes » qu’elles ne savent pas  « nettoyer » (ménage intérieur), ce qui fait que leurs propos sont parfois nauséabonds et incommodants voir obscènes, tout comme dans la maison d’un homme, on doit parfois supporter des odeurs gênantes…
Les hommes parviennent plus facilement  à s’entendre entre adversaires de la veille – c’est ce qu’on appelle la « paix des braves »- ont oublié les atrocités, les blessures d’amour propre,  les choses qui nous restent « sur le cœur »- cela a permis à certaines régions du monde de s’unir comme en Europe de l’Ouest dès les années Cinquante du siècle dernier alors qu’ailleurs, au Moyen Orient, la mémoire pèse de tout son poids, irrémédiablement.  Celui qui sait rassembler devra donc être capable de faire oublier, de reprogrammer les choses à nouveaux frais. C’est une qualité précieuse du leader que de ne pas mettre de l’huile sur le feu, de  ne pas ranimer les vieilles  rancœurs. C’est pourquoi les débats entre hommes sont souvent plus sereins quand il n’y a pas de femmes car on a une plus grande liberté de parole et d’action que lorsqu’il faut « expier », exorciser le passé.
 
Nous proposerons donc, dans notre entrepris de discernement des deux sexes, d’élaborer des tests tenant compte de nos observations en mesurant l’impact, le retentissement de propos tenus à l’encontre de quelqu’un sur son comportement ;  On pourrait prendre l’image de la tâche que l’on parvient ou non à faire disparaitre quand on dispose du produit adéquat mais qui perdure si l’on n’en a pas. Les femmes doivent apprendre que le nettoyage interne est aussi important que l’externe, qu’il faut savoir effacer,  gommer,  neutraliser des éléments intrusifs et envahissants en développant ce que nous avons appelé, ailleurs, le « toucher » interne.. En cela, les femmes sont décalées par rapport aux machines qui elles peuvent « changer » de disque.  D’ ailleurs, les femmes ont fortement tendance à se répéter, ce qui devient très vite lassant pour les hommes mais qu’y peuvent-elles ? Il y a là une carence du « surmoi » social qui exige que l’on maintienne un certain « sang-froid » en toute circonstance. Les femmes sont souvent placées dans un dilemme : soit elles ne peuvent pas s’empêcher de faire ou de dire ceci ou cela, c’est « plus fort » qu’elles, soit elles sont contraintes d’exécuter à la lettre ce qu’on leur demande. Deux situations qui ne développent pas particulièrement le sens de l’argumentation et de  l’explication. Les hommes, en revanche, semblent plus aptes à mettre de l’ordre dans leurs pensées, ce qui leur permet de tenir des propos plus construits et mieux maitrisés…
On en arrive à des « valeurs » fort différentes, voire incompatibles. L’affaire DSK a  montré   à quel point les femmes avaient de difficultés à évacuer le passé or ce passé ne revêt une  telle importance que du fait qu’on n’y parvient pas. On ne peut donc parler de « faits » objectifs. Si je fais une tâche sur une nappe et qu’un an après on me le reproche : qui est coupable  moi d’avoir fait la tâche ou l’autre de ne pas avoir su ou voulu la supprimer dans un délai raisonnable ?  On peut penser que la psychanalyse vise à aider les femmes à mieux gérer leur passé mais il semble que l’on touche là à des différences congénitales dont il vaut mieux prendre conscience plutôt que de présenter la mémoire des torts que nous a fait notre prochain comme une valeur suprême.  Les femmes seraient-elles les gardiennes  du  passé de l’Humanité et les hommes  garants de son avenir ?  Ce qu’il faudrait éviter, c’est qu’au nom de l’égalité des sexes, on en arrive à nous présenter le comportement féminin comme étant la norme universelle de la condition humaine. Face aux exigences de la cyclicité,  ce qui implique un renouvellement des pratiques, des habitudes, les femmes ne sont-elles pas sérieusement pénalisées, ce qui expliquerait leurs maigres performances en tant que facteurs de progrès ? L’ironie veut que l’on nous parle de plus en plus du « progrès » de la condition féminine-entendons l’ouverture aux activités dites masculines –  comme la marque du progrès des sociétés. Le problème, c’est que de tels enjeux encouragent singulièrement les faux semblants et les contrefaçons, si ce n’est que le progrès technologique tend à brouiller singulièrement les pistes, en servant de prothèse aux femmes – ce qui conduit  à soumettre l’Humanité à la dictature de la machine..
 
  
JHB
30/06.13

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La réforme et la matrice

Posté par nofim le 29 juin 2013

La réforme protestante et  la quête de la matrice
Par  Jacques  Halbronn
 
Il convient de situer la réforme voulue par Luther et par  Jean Calvin comme une tentative de ressourcement, ce qui avait déjà été le cas pour Jésus de Nazareth et pour Mahomet. On remarquera que dans le cas de Jésus et des Réformés, il s’agissait bien de délester  la tradition d’une partie de qui la constituait plutôt que d’ajouter des éléments supplémentaires. En effet, quand on veut dégager une matrice, il faut la débarrasser de ce qui est venu s’incruster et l’alourdir.   Tout excès pondéral, au propre comme au figuré   est le signe d’un dysfonctionnement et d’un phénomène de compensation.
Autrement dit,  Jésus se présente d’abord  comme un réformateur du judaïsme dont il  veut élaguer certains aspects et recentrer sur les valeurs qu’il juge fondamentales, ce que nous avons appelé, dans un précédent texte,  le renouvellement des algorithmes. Il s’en prend ainsi aux règles alimentaires, ce qui contraint les Juifs à s’interroger sur ce qui  est central et ce qui ne l’est pas dans leur « tradition », à établir un ordre de priorité, d’importance. De même les Réformateurs du XVIe siècle interpellent le monde chrétien quant à ce qui est constant et permanent et ce qui ne l’est pas et n’a qu’une valeur relative et contingente, en demandant notamment à  ce  que les fidèles aient directement accès aux  « Saintes Ecritures «, notamment par le bais de traductions en des langues vernaculaires, au lieu de devoir dépendre de toute une exégèse qui fait écran.
Il  est d’ailleurs probable que Moïse a dû être un réformateur de traditions plus anciennes. L’idée est de parvenir à un modèle aussi accessible que possible qui n’ait pas besoin des prêtres.  C’est la question des Pharisiens attachés à une pratique tatillonne, En vérité,   de telles situations conflictuelles n’auront cessé de se présenter tout au long de l’Histoire de l’Humanité. La question est évidemment de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, ce qui n’est pas forcément chose facile  mais l’important est déjà en soi la dynamique de toute Réforme, du changement pour le changement.
Dans un précédent texte, nous avons signalé  que toute application d’une matrice produisait de la diversité, due à des environnements différents et qu’à la longue, cela  constituait un obstacle pour la diffusion de la dite matrice quand celle-ci ne parvenait pas à se dégager de certains apports conjoncturels. En ce sens, le protestantisme aura été fort actif en matière d’évangélisation, c’est-à-dire de « mission »,  du fait précisément qu’il disposait d’une certaine marge de manœuvre, du fait de l’élagage ainsi opéré et pouvait éventuellement s’ouvrir à des compromis sur le terrain.  Toute réforme tend en effet à favoriser le recrutement, le prosélytisme.
Dans le cas du monothéisme, la question juive est-elle matricielle ? Peut-on en faire complétement- abstraction ? Il ne semble pas et l’entreprise sioniste  est significative, par le consensus qu’elle  a connu dans le monde  du moins au cours de la première moitié du XXe siècle, de la Déclaration Balfour de 1917 au vote du 29 novembre 1947, à l’ONU. Ce sionisme qui de fait se dégage des pratiques religieuses judaïques pour aboutir à une certaine laïcité juive débouche inévitablement bien que le plus souvent implicitement,  sur une certaine idée de la race. Le problème, c’est qu’en recentrant le  judaïsme sur les Juifs en tant que peuple, on les mettait en danger, ce qui n’a pas tardé à se produire avec  ce qui a donné la Shoah et une atteinte aux Juifs, dans leur intégrité physique, par-delà toute croyance ou pratique. On passait ainsi de l’antijudaïsme à l’antisémitisme. En isolant la matrice, on la fragilise, on la rend plus vulnérable.  Quel dilemme !
Dans le domaine de l’astrologie, notamment avec Kepler, au début du XVIIe siècle, nous assistons  également à un mouvement réfomateur – Kepler était d’ailleurs lui-même protestant- qui vise à évacuer certains pans de la Tradition. Au XXe siècle, certaines réformes  sont allées trop loin, en la matière, en évacuant carrément les étoiles fixes des données astrologiques. Il semble qu’il se soit agi d’une erreur stratégique majeure. Dans certains cas,  il est souhaitable de réinstaurer certains éléments malencontreusement  laissés pour compte et il importe de prouver à quel point ils sont indispensables à  la dite matrice..
JHB
 21.06.13

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Science et Société‏

Posté par nofim le 22 juin 2013

Nouveau cycle de 7 ans et  enjeu du  changement « radical »
Par  Jacques  Halbronn
 
Tous les sept ans les sociétés, des plus petites aux plus grandes, doivent faire leur mue et se délester de leurs peaux usées. Cela correspond, rappelons-le, à la conjonction de Saturne avec l’une des 4 étoiles fixes royales (Aldébaran, Regulus, Antarès ou Fomalhat, dans cet ordre). Véritable révolution, tant astronomique que sociologique – car tout acte créateur a des répercussions sociales -  mais qui n’offre pas un  caractère excessif  de rareté puisque de tels rendez-vous se tiennent plus de 12 fois par an.
A partir du moment où l’on renouvelle la matrice constitutive d’un groupe – ce qui implique une certaine prise de conscience-les membres du groupe savent pourquoi ils sont ensemble au risque d’un certain désenchantement. En effet, il est probablement plus romantique de parler de l’âme européenne que de rappeler tout ce que l’Europe doit à la France en tant que ferment de l’ensemble et peu importe que la France ait ou non mené une politique dans ce sens ou qu’elle ait été instrumentalisée par les uns et les autres.
Si l’on reste sur l’Europe, une nouvelle matrice semble se dessiner et en vérité cela ne date pas d’hier puisque cela nous ramène à la Seconde Guerre Mondiale quand  l’Allemagne nazie dominait de toute sa hauteur l’Europe continentale, sur le plan militaire.  L’Allemagne, cette fois, se repositionne,  matriciellement, sur le plan de la dominance économique, la question de l’unité linguistique passant au second plan. Chaque pays européen lui doit allégeance sauf à ce que tel ou tel pays s’inscrive au sein d’une autre communauté que celle de l’Union Européenne, comme par exemple en se situant par rapport  à la Méditerranée, mais cette fois sur l’ensemble du pourtour et dans ce cas la France a des atouts historiques  à jouer en Afrique et en Asie « Mineure », tout comme la Turquie dans sa sphère orientale asiatique. En ce sens France et Turquie, deux puissances anciennement impériales, colonisatrices   se disputeraient le leadership de l’Europe du Sud et de ses prolongements asiatiques et africains, à moins qu’ils ne s’allient.
C’est dire qu’une nouvelle phase 1 à venir d’ici deux ans environ  exige des repositionnements stratégiques et de jouer de nouveau atouts, les anciens ayant peu ou prou fait long feu. Cela dit, la France n’a pas fini d’user pleinement et cette fois en pleine connaissance de cause, de sa centralité linguistique (cf. nos travaux à ce sujet)  en l’appliquant à d’autres pays, ce qui passe par les institutions de la francophonie déjà en place et qui prennent le relais de l’Alliance Israélite  Universelle  (AIU, fondée en 1860). Dans le cas d’Israël, on peut dire que l’Etat Hébreu aura longtemps servi, dans sa  sphère,  de ferment au monde arabo-musulman lequel aurait intérêt à se redéployer selon d’autres critères.
La phase  1 , quelles que soient les options qui pourraient être choisies par les protagonistes, ne peut être que matricielle et gravitationnelle avec un fort effet d’attraction et de satellisation produisant un restructuration des ensembles géopolitiques et bien évidemment à d’autres niveaux plus modestes, le principe de l’astrocyclologie étant de faire apparaitre une seule et même dynamique sur toutes sortes de plans, ce qui fait de l’astrocyclogie la matrice par excellence, déclinée à l’infini sur toute la surface du globe..  .
Il n’en importe pas moins de relativiser  sinon de banaliser un tel mouvement de chaises musicales en montrant que les outils de l’astrologie restent les mêmes à travers les âges, ce qui implique doublement de se passer des planètes transsaturniennes, d’une part parce qu’elles étaient inconnues de l’astrologie traditionnelle -  on n’en dit mot dans la Tétrabiblede Ptolémée (IIe siècle de notre ère- et de l’autre parce qu’elles compliquent énormément le processus cyclique en le distendant.  C’est d’ailleurs probablement le moment pour les astrologues de renoncer à cette « matrice »  trans-saturnienne » avec son corolaire d’omission des étoiles fixes qui a servi de ferment pour l’astrologie contemporaine depuis le XIXe siècle sous un leadership anglo-saxon et d’adopter la nouvelle matrice prônée par l’astrocyclologie, autour de cette double requête. Il revient à l’astrologie de se restructurer dans un monde qui se restructure et c’est ce que beaucoup d’astrologues se refusent toutefois à entendre, ce qui devrait avoir pour effet de devoir recruter en dehors du milieu astrologique.
Il importe de comprendre en effet  que l’on ne peut séparer enjeux  intellectuels et enjeux  sociétaux. La crise des modèles, c’est aussi celle des sociétés avec un risque de dislocation, d’implosion en fin de cycle, comme en 1989. Tôt ou tard,  cet éclatement centrifuge va devoir se repolariser- après que l’ensemble  se soit  dépolarisé-  sur une idéologie, un savoir faisant autorité, par-delà la question de leur validité dans l’absolu. D’ailleurs,  tout consensus n’est jamais que provisoire et la fonction première de la science est d’organiser le monde non pas tant par ce qu’elle en dit mais du fait qu’elle constitue, quelque part, un point d’ancrage, pour quelque temps, dont le monde a besoin pour maintenir une certaine unité. Inversement quand la science défaille, cela a des conséquences sur l’ordre au sein de la Cité. Ce qu’il faut éviter, c’est de croire que l’on peut se contenter d’une matrice douteuse pour faire tenir le groupe, de par la force de l’habitude. A un certain stade, cela ne suffit plus, il faut remonter du subconscient vers le conscient, en début de cycle quitte à ce que progressivement, l’on glisse  à nouveau vers le subconscient. On retrouve bien évidemment cette dialectique du masculin et du féminin qui reste au cœur de notre paradigme et qui passe par celle du singulier et du pluriel.  Autrement dit, la phase initiale du cycle de 7 ans  passe par l’émergence d’une certaine élite ou d’un certain élu. Beaucoup d’appelés et peu d’élus, telle est la dure loi de l’univers dont certains voudraient s’abstraire à n’importe quel prix.  On voit donc que plusieurs matrices se trouvent dans l’arène  et s’y confrontent, s’y disputent le public..
 
JHB
19. 06.13

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Mariage pour tous‏

Posté par nofim le 22 juin 2013

Enseignements du   mariage/adoption  pour tous
Par   Jacques Halbronn
 
Les enjeux économiques semblent de plus en plus apparaitre comme une incitation au mariage, sous toutes ses formes, c’est un contrat de solidarité plus encore qu’un objectif d’enfanter.  Quelque part, le mariage entre hommes nous parait  attractif et n’implique pas nécessairement une relation sexuelle. Il s’apparente à une forme d’adoption et  d’ailleurs, le terme adoption aurait probablement été mieux choisi d’autant que le dit mariage traite d’adoption d’enfants  par le couple. C’est dire que l’adoption est un concept  majeur en tant que création du lien social. A un autre niveau, l’intégration des immigrés relève aussi du principe d’adoption.  Les  Juifs ont ainsi le droit de se faire » adopter » par l’Etat d’Israël au nom de la loi du Retour.
A contrario, nous pensons que  cette adoption  ne signifie pas pour autant  un engagement affectif exclusif  mais bien un engagement matériel qui vient précisément en contrepoint d’une certaine liberté de mouvement, dans le cadre d’une dialectique bien comprise.
Nous pensons que le fait qu’un homme s’engage- même si ce n’est que théorique- dans une relation amoureuse exclusive est contre nature. Il est probable que l’on en arrive à  séparer  les liens familiaux d’une part, les liens contractuels (dont l’adoption/mariage) de l’autre qui constituent déjà deux stades et par ailleurs les liens que l’on pourrait qualifier d’amicaux et qui  recouvrent toute la constellation en mouvement des fréquentations. D’ailleurs le Droit ne s’y trompe pas qui parle d’obligations  à l’égard des proches et du conjoint.
Il importe de ne pas mélanger et confondre ces trois niveaux. Le divorce est souvent le résultat d’un tel malentendu, en ce qu’il est souvent fonction d’une exigence de choix.  Or, cette exigence est bien plus féminine que masculine. Elle fait penser au comportement de rivalité, de jalousie  entre femmes dans un harem, où chacune veut avoir les faveurs du mari commun.  C’est de bonne guerre.  Rappelons que pour nous la polygamie est un modèle  incontournable et universel,  à tous les niveaux et dans tous les domaines scientifiques, elle est en rapport avec la notion de gravitation.
Mais nous pensons que les femmes doivent faire  confiance aux hommes et ne pas s’imaginer qu’ils ne sont pas capables d’assurer dans la diversité. Le mode de fonctionnement masculin permet en effet de mettre de côté les informations inutiles de façon à être pleinement  en phase avec la situation (présente) qui se présente, ce qui ne semble guère être le cas du comportement féminin, d’où des attentes bien différentes en raison de modes/logiciels  de fonctionnement différents. Cela fait peut être désordre mais cela se gère.
La notion de partage est donc à appréhender.  Les femmes, de par leur condition, ne peuvent pas ne pas partager. Quand une femme aime une musique, elle sait pertinemment qu’elle n’est pas toute seule à le faire et cela vaut pour une infinité de situations. D’ailleurs, instinctivement, les femmes vivent dans et pour le partage, d’où une difficulté à être discrètes, elles ont tendance à tout mettre sur la place publique ne serait-ce qu’en parlant trop fort sans trop se soucier de ceux qui sont obligés d’en profiter. En cela, elles montrent qu’elles relèvent d’une personnalité collective, interdépendante à la différence des hommes qui sont dans la réflexion silencieuse avec eux-mêmes, d’où un certain besoin d’isolement qui fait que les hommes ne peuvent jamais se donner totalement, qu’ils ont leur jardin secret et qu’ils sont perturbés par le monde extérieur.
Même dans le rapport sexuel,  l’on retrouve chez les femmes des comportements très anciens comme de provoquer l’éjaculation masculine de façon à ce que leur partenaire ne puisse  « butiner » ailleurs. Elles veulent se le réserver.  Il n’y a pas de symétrie entre hommes et femmes. Leurs motivations et leurs fonctionnalités ne sont pas les mêmes.  Un homme qui établit une relation exclusive avec une femme  va créer des problèmes du fait qu’il faussera ses rapports avec les autres femmes ;
C’est pourquoi, nous pensons que le mariage entre hommes fait beaucoup plus sens socialement  que le mariage entre un homme et une femme, dès lors, répétons-le,  que l’on dissocie mariage et sexualité. Deux hommes mariés peuvent parfaitement avoir des partenaires féminins  différents. Les hommes du fait qu’ils sont de grands solitaires  -et la diversité de leurs fréquentations n’y change rien- ont besoin de constituer des réseaux de solidarité qui ne passent pas par la complémentarité, celle-ci étant liée à leur rapport avec les femmes. Il faudrait plutôt parler de fraternité.
 
JHB
16. 06.13

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Pour une renaissance de la musique‏

Posté par nofim le 22 juin 2013

Pour une renaissance de la création musicale
Par  Jacques Halbronn
 
Nous vivons en pleine décadence musicale, en une sorte de Moyen Age.  A Paris comme ailleurs,  abondent les concerts de musique dite classique et  la plupart des interprètes se déclarent étrangers à toute véritable création musicale comme si un tel aveu ne faisait pas problème.  On joue sans vergogne et sans état d’âme  des œuvres de siècles précédents comme si notre humanité actuelle était incapable de produire quoi que ce soit d’équivalent. Quel scandale ce serait d’introduire dans un programme de concert une œuvre récente pour ne pas parler de quelque improvisation ! On ne mélange pas les torchons et les serviettes, la musique classique et la musique dite « contemporaine » qui désigne en quelque sorte  une musique jugée dégénérée, inaudible.  Ce qui compte, n’est-ce pas, c’est que cela soit « beau » et non que cela soit vivant !.
Nous militons en faveur d’une renaissance musicale qui passe par une certaine démystification, l’affirmation d’une liberté dont tant d’interprétes ont peur qu’on leur accorde.   Les jeunes pianistes « classiques » ne voient pas ce qu’il peut y avoir de mal à  reprendre les œuvres du passé aux dépends de la production actuelle pour laquelle ils n’ont que mépris.
Or, la musique, selon nous,  est d’abord un acte spontané, corporel, naturel. Pourquoi en est-on arrivé à penser que de nos jours, nous n’aurions plus accés à la musique que par le biais des compositeurs du passé ? Ce que nous voulons, ce n’est même pas que l’on joue des œuvres plus récentes mais que l’on privilégie l’improvisation (cf le blog  musimprovision), le premier jet quitte à ce que des moins doués  peaufinent le travail engagé, en fassent des arrangements. Il importe que les jeunes enfants  puissent improviser dès leur plus jeune âge et que de la sorte on détecte des vocations. Nous pensons que donner une culture musicale  ne doit surtout pas décourager la création mais susciter une saine émulation.  Il faut passer de l’autre côté de la barrière de la même façon que l’on apprend à parler en écoutant les autres parler, Mais apprendre  à parler exige de retrouver en soi l’élan qui le permette.  Il en est de même pour la musique, toute culture doit déboucher sur la création. Autrefois,  on allait au concert pour assister à des improvisations, ce n’est plus guère le cas de nos jours.
Certes, il y a eu le jazz, il y a cent ans qui prônait l’improvisation.  On ne peut pas non plus dire qu’il n’y a pas de « musiques »  au niveau des « variétés »,  le plus souvent agrémentées de paroles.   La musique et le langage ne sont guère compatibles.  La musique doit pouvoir exister par elle-même sans le recours et le secours d’un texte, qui fait penser à quelque sauce que l’on verse sur un mets insipide. Est-ce l’opéra du XIXe siècle  qui a tué la musique instrumentale ou du moins l’aura frelatée ?
Tout se passe comme si le XXe siècle avait été envahi par le chant et que la musique était devenue serve, et qu’elle avait perdu son autonomie, sa spécificité.  Entendons par là que dès que l’on parle, il y a des contraintes qui n’existent pas pour la musique – cela vaut aussi pour le théâtre, le cinéma  qui sont  liés à la parole- et donc une musique tributaire des mots   perd ses moyens, sa dynamique propre.
Nous pensons que la renaissance de la musique « pure » passe par l’improvisation. Il faut que les gens aillent au concert pour voire naitre de la musique devant eux. Que l’on s’adresse aux gens qui sont doués et non à ceux qui ne peuvent jouer d’un instrument qu’en recourant à une partition. Certaines tirent quelque vanité de lire une partition alors que c’est un aveu d’impuissance.  Paradoxalement,  les handicaps  rapprochent, socialisent mais aussi enchainent.
Ne disons pas que la musique est chose facile pour ceux qui ne sont pas doués. Mais pour ceux qui le sont-elles fait partie de leur quotidien, elle n’a rien d’extraordinaire.  Le public occidental  n’est pas preneur de musique contemporaine et  la musique occidentale classique  est de plus en plus interprétée par des asiatiques qui doivent certainement penser que l’âge d’or de la création musicale est révolu.  Les Asiatiques occupent ce créneau d’une musique qui n’est pas née sur leur continent. Ils ne respecteront à nouveau l’Occident que le jour où  celui-ci aura prouvé qu’il est à la hauteur de sa gloire passée.
Il n’est pas de domaine où le sentiment de décadence est plus fortement observable qu’en musique. Il faudrait imposer la présence dans tout concert d’une partie faite d’improvisation. Le problème, on l’a dit, c’est que ceux qui jouent dans les concerts  sont précisément ceux qui sont les moins doués pour la musique, d’où le besoin de béquilles et un certain corporatisme conduit à refuser de laisser de la place pour une musique « libre ». Rappelons enfin que s’il y a beaucoup d’interprètes féminines,  il semble bien que la création musicale soit hors de leur portée. Il est probable, d’ailleurs, que c’est en étudiant les zones du cerveau qui concernent la créativité musicale que l’on commencera à avancer dans l’étude des différences entre hommes et femmes.  C’est la querelle des Anciens et des Modernes. Le monde des mélomanes semble persuadé que les Anciens valent mieux que les Modernes et que l’apport des Modernes est de toute façon bien peu de choses en comparaison du répertoire classique. Il est vrai que le public qui est doté d’une certaine culture apprécie d’entendre ce qu’il connait déjà et ne peut être que déconcerté par  ce qui exige une autre forme d’écoute,  d’être  plus dans la découverte. Nous vivons dans un monde où dès que l’on passe en public, il  faut renoncer à l’improvisation.  Certes un pianiste doit s’entrainer intensivement  sur le plan technique  mais  il doit laisser libre cours à sa créativité  quand il  donne un concert.  La musique instrumentale  et le sport ont beaucoup plus en commun qu’on ne le croit. Il y a une même exigence de tonicité physique et psychique avec des décisions à la seconde. Toute improvisation  s’apparente à une forme de danse, de ballet et  il est souhaitable que l’on fasse apparaitre sur grand écran dans les concerts le jeu des mains et que l’on apprenne à le filmer.  Il importe que le public s’aperçoive qu’il y a un plaisir particulier à capter une musique en train de s’inventer, de jaillir et qu’il abandonne progressivement cette musique au rabais qui fait penser à un surgelé que l’on passe au micro-ondes.
 
 
 
 
JHB
17. 06.13

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Pour une éducation différenciée

Posté par nofim le 22 juin 2013

Pour une éducation différenciée des garçons et des filles
Par  Jacques  Halbronn
Dans un pays comme la France qui a fait beaucoup d’enfants, ces dernières décennies,  sans parler  de l’apport immigré,  il convient de se demander quelle est la qualité de l’éducation  et notamment sa prise en compte du sexe de l’enfant, outre le fait que les classes mixtes à l’école sont devenues la règle et que la majorité des enseignants sont des femmes, phénomène accentué du fait des divorces qui laissent la garde des enfants à la femme.  On sait que certaines facultés doivent être éveillées assez tôt. Encore faut-il savoir ce que l’on cherche à éveiller. Va-t-on vers un formatage standard  qui ne convient ni aux garçons ni aux filles ou qui  en reste à un socle commun, condamnant les uns et les autres  à une certaine médiocrité ? Il semble qu’actuellement l’on entretienne le flou, la langue de bois, les doubles injonctions (double bind). Est-ce que la société civile est en mesure de compenser les lacunes d’une éducation unisexe ?  On rejoint ici certaines réflexions de Jean-Jacques Rousseau (L’Emile)
Selon nous, il faut un temps pour séparer les sexes et un autre pour développer une certaine complémentarité entre eux, en connaissance de cause. Nous pensons que des écoles doivent se mettre en place autour de cette distinction sexuelle de façon à ce que les parents aient le choix. C’est d’ailleurs cette uniformité du modèle  éducatif qui fait problème avant toute chose. Il est certes heureux de dépasser certains clivages mais il en est qui sont fondamentaux et qui sont à respecter. La dualité reste en tout état de cause le seuil à ne pas dépasser en matière d’abolition des différences.
Un des processus les plus marquants qui contribuent à former l’identité d’une personne  est la ressemblance.  L’enfant  repère ceux qui lui ressemblent le plus car instinctivement il sait qu’il doit les  prendre  pour modèle. C’est dire que la dimension visuelle est déterminante. Dire à un enfant que les hommes et les femmes ont les mêmes facultés, c’est l’abrutir, c’est lui faire renoncer à comprendre le monde par ses propres moyens, ses propres sens et notamment la vue. Même l’apprentissage de la langue peut être  mal conduit  s’il  amène l’élevé à  renoncer à comprendre par lui-même, sans le truchement permanent de l’enseignant.  L’enfant doit pouvoir s’orienter par ses propres moyens et cela  vaut tant au niveau purement physique qu’à celui de l’habillement, du comportement.
Cela dit, les garçons et les filles ne vivent pas les choses de la même façon. En effet, les filles, selon nous, ont surtout à maitriser le monde extérieur, à s’assurer que tout est bien rangé. Il est facile de surveiller leurs progrès en la matière. En revanche, les garçons ne peuvent se contenter de répéter, de reproduire, de recopier  à l’identique un certain modèle. Et c’est bien là que le bât blesse.
Les garçons doivent être très tôt encouragés à la créativité, ce qui pose deux problèmes pour les éducateurs : 
- cette créativité exige l’activation de fonctions « internes », donc invisibles, ce qui rend difficile  l’aide qu’autrui peut apporter à l’enfant.
- cette créativité  n’est pas censée, par définition,  correspondre à quelque chose de préexistant, ce qui aurait permis d’évaluer le travail accompli au regard d’une norme établie.
Si l’on prend l’histoire des sciences, par exemple,  le chercheur authentique n’est pas censé dupliquer ce que d’autres chercheurs ont accompli avant lui. Il y a là une sorte de paradoxe : je dois être l’autre en devenant moi-même, c’est-à-dire en renouvelant le sujet et l’objet. Le jeune garçon devra donc trouver ses marques en construisant un lien avec lui-même  plus encore qu’avec autrui.  On appréciera son travail non pas du fait que celui-ci est conforme mais de par sa qualité intrinsèque, ce qui exige de la part de l’éducateur une qualité de jugement autre qu’un seul constat de conformité. On voit donc que la compétence de l’éducateur est en jeu.
En ce qui concerne la formation des filles,  les objectifs seront sensiblement différents. Le mot complémentarité sera mis en avant. Elles sont celles qui conduisent les choses à leur terme, à une certaine perfection. Logique terminale chez les filles, élan  initial chez les garçons.  Les filles perfectionnent ce qu’elles reçoivent en dépôt. C’est là leur valeur ajoutée. Quelque part, la démarche féminine est malthusienne. On fait au mieux avec ce qui « reste », ce qui est donné. On pense à des cours de cuisine où l’on apprend à se servir de toutes sortes d’ingrédients venant corriger le produit de départ aussi  médiocre soit-il. Mais avant tout, il faut suivre le livre de recettes pour que le « plat » soit conforme l’attente standard.  Un couscous, c’est un couscous, un cassoulet, c’est un cassoulet et ainsi de suite. L’élève devient ainsi fiable, responsable, prévisible. Or,  le garçon, lui, doit être imprévisible. Un grand artiste, un grand chercheur se doivent d’être imprévisibles mais surtout d’inspirer des gens moins doués qu’eux. Ce qui compte, chez les garçons, c’est l’idée nouvelle qui changera la donne.  Dès que l’idée est exprimée, la direction donnée,  elle peut être reprise par d’autres sous des formes diverses, passage de l’un au multiple. Elle donne naissance ainsi à un nouveau groupe de gens- et notamment de femmes-  ayant le même référent. Elle en est le ferment.
Nous dirons donc que les filles doivent comprendre qu’un seul garçon peut suffire pour animer tout un groupe de filles. On ne doit pas fonctionner sur une base un garçon pour une fille, ce serait partir sur une mauvaise base d’où le caractère très discutable des classes mixtes et plus ou moins paritaires. L’illusion égalitaire tient au fait que l’on n’utilise pas les bons instruments de mesure.
Par ailleurs, il faut impérativement éviter que les filles prennent la mauvaise habitude de vouloir des produits achevés puisque précisément leur rôle est de compléter ce qu’on leur apporte. Trop de filles développent un comportement de consommateur.  Il y a un juste milieu à trouver entre être créateur et être consommateur, c’est d’être un bon collaborateur.  Il est tout à fait normal que le collaborateur puisse produire quelque chose de plus accompli que le travail  qui lui est soumis mais il ne devra pas oublier que le créateur  fournit un grand nombre de personnes et que chacune d’entre elles aboutira à quelque chose de différent, à partir d’une matrice commune fournie par le créateur. Ce dernier ne doit pas accorder une attention exclusive à l’un de ses collaborateurs, il doit essaimer, polliniser.  On aura compris que dans les deux cas, ce ne sont pas les mêmes valeurs qui sont en jeu. Il importe que chaque sexe respecte l’autre.
Notre modèle éducatif  ne prétend pas être universel.  Il constitue une alternative et il est important que l’on n’impose pas en France un modèle unique. C’est par la pluralité des modèles que l’on pourra en apprécier l’impact
 
 
 
 
JHB
15.06.15

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Le français, ferment de l’Europe du Nord

Posté par nofim le 22 juin 2013

Le français langue majeure, l’anglais langue mineure
Par Jacques  Halbronn
 
Pour l’historien des langues, l’anglais a été colonisé par le français des siècles durant et fait partie de l’empire linguistique français.  Il est regrettable que le monde francophone ne mette aucunement en avant cet aspect des choses, ce qui fausse totalement la perception de la géopolitique linguistique. Au lieu de se concentrer à l’apprentissage et à la pratique du français, la francophonie devrait  accorder la plus grande importance à la « diaspora » des mots français au sein de toutes sortes de langues (cf. les travaux d’Henriette Walter sur ce sujet)
En fait,  nous partageons au XXIe siècle une fausse idée de la langue. S’il est vrai que l’évolution des langues depuis quelques siècles a été marquée par un processus de plus en plus dirigiste et normatif, il n’en a pas toujours été ainsi.  On dit souvent que nous ne pouvons plus lire un auteur comme Rabelais mais la langue de Rabelais était très particulière et lui était propre.-(cf. Le français, quelle histoire !  Par  J. B. Nadeau et J. Barlow,    Livre de poche, 2012)
En fait, si nous reprenons des analyses que nous avons appliqué à divers domaines (cf. sur le blog  nofim), le danger qui menace tout modèle, c’est d’être envahi par ses métastases, c’est-à-dire par des pratiques contingentes qui finissent par s’incruster et se figer,  apparaissant dès lors comme constituant le corps même d’une langue alors qu’elles n’en sont que des prolongements aléatoires.
Autrement dit, nous faisons preuve à l’endroit du français d’une grande paresse intellectuelle et de bien peu de liberté de création.  C’est certes bien commode car nous ne risquons pas d’être surpris par la parole d’autrui, tant elle est stéréotypée au point que nous ne savons plus distinguer le cœur d’une langue de sa périphérie. Une langue serait un ensemble à prendre ou à laisser. C’est l’ une vision quelque peu anachronique de la langue qui pèse sur la linguistique contemporaine avec sa « phonologie » hyper-normative en ce qu’elle met l’accent sur la rigueur que doit respecter tout locuteur s’il veut être compris et sur les risques d’erreur.
Selon  nous,  une langue doit certes instituer un certain nombre de racines, de préfixes et de suffixes mais chaque locuteur a le droit de les combiner, de les arranger comme il l’entend dans sa pratique personnelle  et être entendu par son entourage en dépit de certaines libertés prises en aval. 
A partir de là, la comparaison entre des langues totalement cristallisées n’est plus recevable.  Il faut mettre fin à un certain protectionnisme linguistique qui décide qui parle ou ne parle pas telle langue en exigeant un savoir linguistique beaucoup trop rigide.  On entend déjà des arguments du type : si chacun parle une langue à sa façon, personne ne va plus rien comprendre. 
Nous pensons que la question du français doit se situer dans un contexte de plus grande « ouverture » des langues. A partir de là, on peut se demander si l’anglais n’est pas du français parlé  dans un certain contexte. On pourrait certes croire pouvoir soutenir la  thèse inverse d’un anglais mâtiné de français, ce qui est le discours habituel. Mais quand on sait la domination du français- ce que nous appellerons une langue « majeure » sur  un grand nombre de langues, force est d’inverser les rapports.
Autrement dit, à partir du moment où l’on abandonne une représentation par trop restrictive de la langue,  l’on peut voir les choses tout à fait différemment à savoir que le français  est bien la langue centrale et qu’elle est modulée par une diversité d’applications, ce qui donne lieu à des langues que l’on qualifiera de « mineures ».  Mais dans ce cas, ce que l’on appelle le français est aussi  un avatar mineur du français majeur. Entendons par là que sous le terme français, l’on confond deux niveaux linguistiques bien distincts, ce que l’on vient de dénoncer à propos d’une conception trop étriquée de la francophonie. C’est pourquoi nous préférons parler plus largement de francologie pour désigner l’étude du français langue majeure et de ses variantes mineures.
Nous voudrions aussi revenir sur une formulation que nous avons employée et qui mérite quelque correction.  Nous avons récemment associé le signifiant à l’écrit et le signifié à l’oral. En fait,  il est préférable de décrire le signifiant comme un segment sonore qui peut être chargé de diverses  significations mais aussi agrémenté diversement au niveau morphologique. En fait, on peut imaginer une série de racines –en petit nombre- que l’on peut qualifier de signifiants majeurs et pouvant être  traités de diverses manières, tant au niveau de l’écrit que de l’oral.  En ce sens, la langue s’apparenterait à une musique, en tant que recherche de sonorités. Autrement dit, le français matriciel  serait doté d’une musique qui lui serait propre et que nous ne pouvons pas réellement restituer sachant que l’oralité du français a sensiblement varié  au cours des siècles.
En conclusion, nous rappellerons que le français aura joué un rôle majeur dans la formation de la culture européenne et que c’est une grave erreur de l’avoir oublié ou occulté car cette langue constitue un ferment unitaire majeure. En affirmant que l’Europe septentrionale ne parle qu’une seule et même langue majeure, le français, avec une kyrielle de langues mineures qui en dérivent, nous  apportons une cohérence nouvelle à l’ensemble.
 
 
 
 
JHB
13.06.13

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L’Astrocyclologie et les Juifs au XXe siècle

Posté par nofim le 15 juin 2013

On notera que les deux grandes décisions concernant l’installation, l’implantation des Juifs en Palestine  correspondent à la même position de Saturne, à environ 28 ans d’écart.
C’est en avril 1920 que se tint la  Conférence de San Remo (Italie) qui allait charger les Britanniques du mandat sur la Palestine, la France obtenant la Syrie et l’Irak. Saturne est alors situé peu après sa conjonction avec Régulus, au début de la vierge (tropique) alors qu’en novembre 1947 il sera à 22° Lion (cf notre récente étude à ce sujet). L’assemblée générale de l’ONU vote la partition de la Palestine mandataire. On est donc dans les deux cas dans une dynamique constructive au sein de la Société des Nations et à sa suite de l’Organisation des Nations Unies.
On notera qu’en 1941,  soit sept ans auparavant, une toute autre « solution » fut instaurée par les Nazis visant  à l’extermination des Juifs d’Europe,  politique qui sera conduite à grande échelle,  aboutissant à l’élimination de plusieurs millions de personnes.
En 1956,  l’expédition de Suez  contre l’Egypte  est réalisée en concertation entre Israël, la France et l’Angleterre avec Saturne très proche d’Antarés, l’étoile royale  qui fait suite à  Régulus, dans le parcours zodiacal.  La situation sera bien différente en 1967, au moment de la Guerre des Six Jours. Israël se retrouve ‘lâché » par l’ONU qui, à la demande de Nasser, en mai 1967, retire ses contingents qui servent de force d’interposition depuis 1957. Saturne est alors fort distant des étoiles fixes royales.
 

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L’astrocyclologie et la création de l’Etat Hébreu en 1947/1948

Posté par nofim le 15 juin 2013

L’astrologie, selon nous, a vocation à travailler sur le lien social, sur ce que l’on pourrait qualifier de processus de gravitation sociale avec la dimension cyclique qui est manifeste. La conjonction correspond à un maximum gravitationnel (Newton) et il convient de tester notre coefficient au regard de la vie des instances internationales (Union Européenne, ONU et par le passé SDN et autres congrès et traités  internationaux dans les siècles passés.
Actuellement l’ONU a du mal à trouver un accord entre les membres du Conseil de Sécurité par rapport à la Syrie, notamment. Cela correspond à une dépression gravitationnelle qui tient à l’éloignement de Saturne par rapport aux étoiles fixes royales, tant celle qui précédé sa position actuelle que celle qui lui fait suite.
A contrario, le 29 novembre 1947, l’assemblée générale de l’ONU vota à la majorité nécessaire, la création d’un Etat Juif  dans une partie de la Palestine, majoritairement habitée par des communautés juives, à la suite du départ des Britanniques, renonçant au mandat qu’ils avaient reçu au début des années 1920 de la Société des Nations.
A cette date- et on notera que nous sommes nés le Ier décembre de cette même année- Saturne se situait à 22° Lion, ce qui veut dire qu’il se rapprochait sensiblement de Regulus à l’extrême fin de ce signe -(en position tropique). On avait donc une gravitation sociale très forte favorisant un vote assez massif dans le même sens, phénomène d’autant plus remarquable qu’il rassemblait des Etats extrêmement différents, à savoir les USA et l’URSS et leurs « satellites » respectifs, l’URSS souhaitant avant tout mettre fin  à la présence britannique dans la région. Mais par-delà la diversité des motivations, ce qui comptait était la convergence des votes : 33 voix pour,  13 contre et 10 abstentions.
Quelques jours plus tard, Saturne, à 22° Lion,  allait amorcer une rétrogradation, le 5 décembre 1947 et cela pourrait expliquer toutes sortes de désaccords qui ne tardèrent pas à se produire à commencer par le fait que la zone internationale prévue autour de Jérusalem ne fut jamais instaurée et que Juifs et Arabes s’affrontèrent, au lendemain du retrait des troupes anglaises et de la Déclaration d’indépendance, en mai 1948, de l’Etat qui prendrait désormais le nom d’Israël ( nom qui n’avait pas été précisé jusqu’alors et le nom de Palestine étant écarté)
Ce cas  fait ainsi apparaitre un certain orbe avant la conjonction, ce qui est parfaitement  logique puisqu’un effet d’anticipation d’un signal en train de se former  est normal. Rappelons que pour nous, on est dans un processus pavlovien (voir le chien de Pavlov qui salive quand le signal se forme). Les astres n’agissent pas sur nous en tant que tels mais en tant que signes qui ont été déterminés par les récepteurs humains,  en tant que collectivités,  et non par les émetteurs célestes. Cela n’a rien à voir avec un interrupteur qui provoquerait immédiatement un changement soudain.  Les gens ressentent l’évolution et la formation du signal tout comme le fait que le signal se dissolve progressivement et soit de moins en moins efficient. Dès lors, on comprend que pour l’astrocyclologie, il ne soit pas question d’intégrer des planètes inconnues de l’Antiquité mais aussi de ne pas admettre d’office tous les astres qui étaient déjà connus alors, le choix ayant été le fait des hommes, en rapport avec leurs besoins et leurs savoirs. Selon nous, les configurations de Saturne avec les 4 étoiles fixes royales furent les données constitutives de l’astrocyclologie. En ce sens, nous nous opposons radicalement à  la démarche d’un Jean-Pierre Nicola qui considère le système solaire dans son ensemble (jusqu’à Pluton) comme agissant globalement sur l’Humanité et dont les diverses significations seraient inhérentes au positionnement de chaque planète au sein du dit système. Pour nous, ce sont les hommes qui non seulement ont élu les astres qui leur semblaient en adéquation avec une certaine idée de l’organisation de la Cité et  dans la foulée  la fonction à conférer aux dits astres (planète +  étoiles fixes, ces dernières étant  abandonnées par Nicola) à savoir  un vecteur de lien social, correspondant à la notion d’assemblée, qui est un concept essentiel pour les sociétés (d’où les mots Eglise, synagogue qui ont ce même sens de réunion). On conçoit aisément le parallèle analogique ainsi établi visuellement entre la jonction de Saturne avec l’une des 4 « royales »  et l’union dans le monde sublunaire (cf la Table d’Emeraude). Mais cette « analogie » n’est nullement une donnée cosmique, universelle, elle est le fait d’une convention fixée par les hommes pour se repérer.
 
JHB
10.06. 17

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Astrologie et Israël‏ – Israël et le monde arabe depuis la Guerre de Kippour

Posté par nofim le 15 juin 2013

Poursuivant nos études consacrées à l’histoire des Juifs au XXe siècle, on notera que la visite de Sadate à Jérusalem eut lieu en novembre 1977 soit quasiment 30 ans jour pour jour après la décision de l’ONU de créer un Etat Juif en Palestine. Les configurations sont fort proches, puisque Saturne était en novembre 1947 à 22° du Lion et  en novembre 1977 à 29° Lion, Saturne étant exactement conjoint à Regulus au dernier degré du lion.  Le traité  de mars 1979 se situe dans la même fourchette conjonctionnelle (Saturne et Regulus,) à 10° Vierge. En septembre 1978 avaient eu lieu les accords de Camp David, aux USA,  autour du  président démocrate  Jimmy  Carter. (Saturne 4° Vierge) avec Sadate et Begin.
Une autre rencontre  déterminante, celle d’Arafat et  de Yitzhak Rabin, à Washington,  autour d’un autre président  démocrate, Bill Clinton, en septembre 1993, à la suite d’Oslo. Saturne est rétrograde à 26° Verseau, donc proche de la conjonction sidérale avec l’étoile fixe royale  Fomalhaut (au tout début des Poissons tropique). Autrement dit, une configuration analogue à celle de 1977.
On peut donc espérer que lors de la prochaine conjonction de Saturne avec une des 4 étoiles fixes royales, en l’occurrence Antarès, fin 2014, par exemple,  sous la présidence d’Obama, un autre démocrate,  on pourrait s’attendre à de nouveaux accords concernant Israël et en tout cas à une convergence de vues sensiblement en progrès. On est là avec ces accords aux antipodes du climat régnant à la veille de la Guerre des Six Jours, alors que Saturne était à distance des étoiles fixes royales, sur le plan visuel s’entend.
Peut-on dire pour autant que la conjonction est un signe de paix ? On se contentera d’affirmer qu’elle indique un renforcement des contacts (cf. le préfixe issu du latin cum, comme dans conjonction). Mais ces contacts peuvent être de diverses natures.  Il y a donc un parallèle assez marquant entre les rapprochements célestes et les rapprochements terrestres.  Lorsque le climat conjonctionnel est pauvre (distance croissante Saturne-étoiles), on est plus dans une stratégie de surprise à l’instar de ce qui se produisit avec la Guerre des Six Jours et celle de Kippour.
Rappelons qu’en aucune façon nous n’associons une configuration astrale avec une certaine région du globe. Le challenge de l’astrologie est au contraire de montrer qu’en un instant T la dynamique est globalement la même sur l’ensemble de la planète.  Rappelons pour mémoire que pour  André Barbault, le cycle Saturne-Neptune visait particulièrement la Russie.(1917, 1953, 1989).  En tout état de cause,  nous ne pensons pas que Neptune ait quoi que ce soit  à voir avec la réalité astrologique.
 
 
JHB
10. 06. 13

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