Le vizirat comme variable de gouvernement

Posté par nofim le 15 octobre 2014

Droit constitutionnel:  la fonction du Premier Ministre sous la Ve République.  Le vizirat.

par  Jacques  Halbronn

 

La Ve République accorde au Premier Ministre un rôle majeur sur le plan gouvernemental. Le Premier Ministre est nommé par le

Président de la République lequel peut ou non décider de tenir compte de la composition du Parlement, élu lors des dernières élections ou encore dissoudre l’Assemblée Générale pour disposre d’une information plus fraîche. C’est dire que pour nous les postes de

Président de la République et de Premier Ministre ne sauraient se confondre. Avant tout, le Président de la République apparait comme un monarque constitutionnel si ce n’est, on l’a dit, que l’on ne saurait lui imposer un premier ministre. On a vu cependant lors de ce qu’on a appelé « cohabitation » que le Premier Ministre est parfois bel et bien imposé par le résultats des dernières élections encore qu’à la différence de l’Angleterre, cela ne soit pas forcément le chef de la majorité parlementaire qui soit pris comme Premier Ministre (cf le cas de Balladur en 1993). Mais il est également vrai et attesté que le Président de la République, sous la Ve République, est libre de

prendre pour  Premier  Ministre un personnage non élu, non membre de l’Assemblée Nationale ou du Sénat, voire sans aucun mandat électif (Pompidou sous De Gaulle, Raymond Barre par Giscard d’Estaing) tout comme il peut tout à fait  changer de Premier Ministre sans que ce dernier ait été mis en échec par le Parlement.

C’est en cela que nous dirons que la Ve République est un régime remarquablement souple en comparaison de ce que l’on peut

trouver ailleurs, y compris dans le Royaume Uni. Tantôt  le Président  choisira le « meilleur » , de son point de vue (cf Juppé sous Chirac),

soit il prendra celui que le vote aura en quelque sorte désigné, et notamment le chef de la majorité. Selon nous, il aura toujours le choix entre ces deux options qui offrentr une certaine alternance.

Au  regard de la science politique, le fait de privilégier la fonction du Premier Ministre face au « monarque » (roi, président) permet

de couvrir la longue durée et ce bien au delà des deux derniers siècles. C’est pourquoi nous parlerons ici de vizirat et des vertus d’une telle formule.

Si l’on remonte le cours de l’Histoire, on trouve  un grand nombre de « vizirs » sous la forme de « favoris » (en Angleterre), de

« ministres » principaux  comme Richelieu ou Mazarin. L’institution du vizirat est vieille comme le monde  et traverse les âges et les régimes sous la forme de « maires du palais »  On pourrait en France  citer parmi les plus célébres  Charles Martel, Suger,  Jacques Coeur, Sully,  Concini,  Colbert,  Turgot, Necker,   Talleyrand,  Guizot, Clémenceau, Briand,  Léon Blum,  Laval,  Mendés France,  Guy Mollet, Debré,  Chaban Delmas Pierre Mauroy, Laurent Fabius.(cf  Philippe Valode, Les Ministres de l’Histoire de France, 2006)

Michel Rocard,  Jospin etc

C’est en cela que nous combattons ceux qui pronent la suppression et du Premier Ministre et du droit du président de

dissoudre l’Assemblée Nationale en vue apparemment de se rapprocher du « modéle » américain qui est qualifié de présidentiel. Nous irons même jusqu »à dire que la Ve République n’est ni parlementaire ni  présidentielle mais reléve du vizirat car c’est à son niveau

que se situe le véritable gouvernement de la France. Et sans dissolution, le régime du vizirat ne saurait pleinement fonctionner puisque cela interdirait au Président de la République de demander, à certains moments, au peuple de décider.

La démarche qui est la nôtre est en fait sous  tendue par nos travaux sur les cycles. Ce qui nous conduit à penser qu’à certains moments,

le Président doit choisir comme Premier Ministre le  personnage le plus performant, celui qui couvre le champ le plus large, englobant

ainsi les taches de tous les ministres  et à d’autres,  celui qui correspond à la volonté populaire, comme solution d’attente, comme pis aller, en attendant le retour possible de la première formule.

Autrement dit, il conviendrait de considérer le systéme électoral comme une invention récente visant à supplléer les manques du

Premier Ministre qui n’est plus en mesure de gérer à lui seul la totalité des dossiers. On doit alors passer à un gouvrenement plus collégial et donc pluriel avec tout ce que cela peut entrainer  d’une formule assez bâtarde.

Dans les autres pays,  qu’en est-il? Trop souvent, le Premier Ministre s’impose d’office au monarque ou au président de la République.

C »est le cas Outre Manche, om le chef du parti ayant gagné les élections législatives se voit d’office placer en position de Premier Ministre. Un tel automatisme n’est nullement une obligation sous la Ve République. Du moins, si cela était le cas, il conviendrait que cela ne le fût pas systématiquement et qu »‘il soit indiqué que le Président de la République  a le choix entre un Premier Ministre qui a sa confiance et un Premier Ministre qui a derrière lui une majorité parlementaire.

Pour tout dire, nous pensons que tout cela est tributaire d’une certaine cyclicité que nous avons décrite ailleurs sous les termes

de phases conjonctionnelles et disjonctionnelles. La conjonctionnelle correspondant au cas d’un Premier Ministre choisi et la

disjonctionnelle à celui d’un Premier Ministre élu (comme en Israël)

En conclusion, nous dirons qu’il serait bon de préciser certes quelques points de la Constitution de la Ve République en

la centrant sur  le poste viziral.

Contrairement à ce que d’aucuns écrivent(cf Arthur Conte),  cette fonction n’est nullement le propre de la Ve République mais il est vrai que celle-ci n’a probablement pas été suffisamment cernée et théorisée.  Paradoxalement, c’est le Président de la République qui est

l’interface entre le peuple et le premier Ministre et non l’inverse. Il revient au Président de choisir le meilleure Premier Ministre sur la

base des diverses données dont il dispose. A toute époque et en tout lieu,  quel que fût le régime, le choix du Premier Ministre – qu’on l’appelle ainsi ou autrement- aura été crucial et parfois fatal quand il n’a pas été changé assez vite et remplacé par l’homme de la situation. Il est essentiel que ce poste ne soit pas verrouillé à la différence de celui de Président ou de monarque. Cette dualité entre

un facteur fixe et un facteur mobile est  essentielle et  se retrouve sur le plan cosmique  avec  le rapport de la planéte à l’étoile fixe. Dès lors, l’élection du Président de la République  revêt une autre dimension puisqu’il s’agit d’élire quelqu’un qui sera apte à nommer

le « bon » Premier Ministre, en quelque sorte un « faiseur de rois », qui « gouvernera » l’Etat mais qui ne conduira pas la politique.  Faut-il rappeler que De Gaulle fut d’abord

le dernier Président du Conseil de la IVe République (1er juin

1958) avant de devenir le premier Président de la Ve République?

Rappelons que Pétain avat suivi exactement la même trajectoire

en devenant d’abord le derniier Président du Conseil de la IIIe

République avant de fonder l’Etat Français (régime dit de Vichy)

Idem pour Hitler d’abord chancelier de la République dite

de Weimar avantde fonder le IIIe Reich..

On peut  aisément établir un parallèle  avec la pratique des

monarchis et des empires. Il en est ainsi en Allemagne durant

le second Reich avec le remplacement des chanceliers (cf

Charles Zorgbibe.Guillaume II. Le dernier empereur allemand

Ed du Fallois 2013). Le changement de « vizir » quel que soit

son titre reste la pierre angulaire, selon nous, de la science

politique, tous régimes confondus, tous siècles et  Etats

indifféremment..

 

JHB

02  11 14

Bibliographie

Philippe Valode, Les Ministres de l’Histoire de France. Maires du Palais, éminencesn présidents du conseil et premiers ministres,

Paris, De Vecchi, 2006

Arnaud de Maurepas et Antoine Boulant. Les ministres et les ministères du Siècle des Lumières (1715-1789) Etude et Dictionnaire.  Ed Christian/JAS  1996

Arthur Conte  Les premiers ministres de la Ve République. Paris, Le pré aux clercs 1986

Dominique Sourdel  Le Vizirat  Abassaide de 749 à 936 (132 à 324 de l’Hégire)  Beyrouth, 1959

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, POLITIQUE, prophétisme, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

La cuisine des données brutes

Posté par nofim le 14 octobre 2014

 

Etudes cognitives. De l’approche « raisonnée » et de l’irrationnel.

par  Jacques  Halbronn

 

Nous aimons à comparer la digestion des nourritures matérielles avec celle des spirituelles ou intellectuelles. Et c’est pour cette raison que nous avons déclaré récemment que la philosophie était une « cuisine de l’esprit », que notre intelligence risquerait l’indigestion si nous faisions absorber à notre « mental », à notre cerveau, des produits qui ne seraient pas préts à la consommation, insuffisamment

cuits, par exemple. On pense à la « cuisson » alchimique dans l’Athanor.

Le philosophe serait donc voué à servir des préparations qui seraient assimialbles, digestes par un processus de purification, de décantation, de dégrossissage.

Mais il n’est pas le seul à être le gardien immunitaire  face à des faits que l’on pourrait qualifier de « barbares ». Il faudrait aussi

faire la part de l’historien qui introduit et satisfait à une exigece de diachronicité, de perspectives, de « genése ». En ce sens, tout fait

devrait bel et bien être passé au tamis des approches croisées de la philosophie et de l’Histoire.

Mais l’on pourrait ajouter deux autres « méthodes »,  celle qui passe par le Droit, et celle qui passe par la Langue.

Dans le premier cas, le Droit permet à une sociéte de fonctionner, de s’organiser, de se réguler en proclamant des « lois » sans le respect desquelles il n’y aurait pas  d’Etat de Droit. Nous dirons que d’une certaine façon, l’astrologie reléverait à l’origine des sciences juridiques même si cela a dérivé vers la croyance, voire vers la religion à des fins de légitimation.

Et  dans le second cas,  la Langue est égélement censée  servir d’interface entre les « faits » de nature et ceux de culture.

Il serait bon de développer ces quatre angles d’approche lesquels présentent chacun une certaine spécificité. Ces quatre approches semblent constituer un ensemble nécessaire sinon suffisant pour que l’Humanité puisse éviter le désordre, la décadence, le  dépérissement, la dégradation de la conscience. Bien évidemment, l’on ne saurait oublier la Diététique dont il a été question au début.

En replaçant la philosophie au sein d’un ensemble de méthodes, nous mettons fin à  un statut à part tant il est vrai que la plupart

des gens sont dans l’incapacité de  cerner l’objet de la Philosophie.

Pour notre part, nous avons couvert  peu ou prou  le champ de ces diverses  « grilles » – terme qui ici signifierait  une idée de filtrage- et cela représente à nos yeux un tout à cinq branches, si l’on y englobe les nourritures terrestres.

A  contrario, que se passe-t-il quand ce appareil immunitaire ne fonctionne pas ou mal, quand ce qui est brut n’est pas raffiné, quand

ce qui est  désarticulé n’est pas rétabli et en fait quand les méthodes auxquelles on est en droit de vouloir recourir  sont elles-mêmes

viciées? Alors la solution tend à devenir le probléme.

Le passage du cru au cuit  fait image et dit bien, croyons-nous, ce qu’il veut dire. La philosophie, on l’a dit, doit servir de four en vue d’une cuisson. Elle se situe avant tout dans la synchronie, dans l’agencement structurel et quelque part elle évacue, évite la dimension chronologique, ce que fait en revanche l’Histoire. Le philosophe n’est en ce sens pas nécessairement un bon historien capable de restaurer le cours, la succession des choses, la  chronologie.

Pour en venir à un domaine qui pour nous est « pilote », à savoir l’Astrologie, nous dirons que l’on y observer une double déficit

de synchronie et de diachronie. En outre, l’astrologue se sert du langage dans sa pratique sans toujours prendre conscience des ambiguités de la « parole ». Quant au Droit, l’astroloogue est réticent à percevoir et reconnaitre la dimenion juridique de son  savoir. Or, nous pensons que de même que l’astrologie doit faire bon ménage avec l’Histoire,  celle-ci -du moins à l’origine- était avant toute chose

une Loi, non pas au sens scientifique mais moral  du mot.

Ce faisant, l’Homme se constitue  une « seconde Nature » rivalisant avec la Nature primordiale et c’est d’ailleurs précisément ce qu’entreprend au départ l’Astrologie.

Ceux qui sont capables de « travailler » les données brutes sont désignés pour conduire l’Humanté,  à l’instar d’un Moïse, leur cerveau leur servant d’Athanor et prédigérant ce qu’ils transmettent à leurs « ouailles ». Ce sont, dans tous les sens du mot, des restaurateurs.

A la lumière de nos propos, quel usage attendre de ce qu’on appele le « café philo »?  Ce serait un espace voué à l’apprentissage de la cuisine, à former des « préparateurs », comme en pharmacie. On aurait affaire à des écoles  qui enseigneraient à philosopher. Mais il faudrait éviter l’écueuil des « plats » traditionnels

que sont les ouvrages de tel ou tel « philosophe ».

On peut parler d’une approche « raisonnée » des corpus, des

sujets, comme on dit d’une bibliographie qu’elle l’est. A

contrario, que dire d’une présentation qui ne serait point

ainsi raisonnée, dotée de raison comme valeur ajoutée? Besoin

d’un ordre, d’un rangement, d’un classement. Encore est-il des

agencements factices qui ne se référent qu’aux apparences

brutes: l’ordre des noms , des dates, des titres selon de

simples critères alpha-numériques, ce dont se contentent

souvent les catalogues de bibliothèques et qui n’offrent que

l’intérêt de pouvoir s’y retrouver et de recourir à un consensus

de bas de gamme. On pense aux techniques de l’Art de la

Mémoire qui font fléche de tout bois.

L’irrationnel serait ainsi ce qui n’a pas été bien « raisonné » ou

semble ne point pouvoir l’être vraiment, qui n’est pas passé

au tamis de l’intelligence. C’est une telle exigence de « sens »

(dans tous les sens du terme) qui serait le fondement de la

Science et dont les humains seraient pourvus très inégalement

en dépit des apparences puisque personne, dirait Descartes,

semble se plaindre d’en être dépourvu. Il est ainsi des terres

en friche, encore de nos jours, qui sont restées en dehors

des grandes entreprises de raison et on les désigne d’ailleurs

sous le terme d’irrationnel. Mais dans certains cas, la marge

de progression reste encore, en ce XXIe  siècle, considérable: dans le domaine

de la linguistique, de l’Histoire, de la science politique etc.

On soulignera notamment la nécessité d’une approche

diachronique  couplée avec une approche synchronique. On pense

à la médecine qui a appris à aseptiser, à purifier. Raisonner

sur un document qui n’a pas été débarrassé de ses scories

nous semble un exercice assez vain qui se contente de

« sauver » un état tardif et peu ou prou corrompu. Se pose

ainsi la question des origines, de la provenance comme dans

le domaine de l’alimentation qui souvent est négligé au

profit de toutes sortes d’expédients et d’adjuvants, en une

sorte de fuite en avant. Nous dirons que la faculté de

remonter dans le passé est une des vertus les plus rares et

les plus précieuses -et la Science n’est-elle pas vouée à nous

parler du passé?- et semble n’être – au bout du compte même

si certains démagogues se refusent à l’admettre- que le lot  d’une élite

masculine. Appréhender le passé est une tâche autrement

plus complexe que de se projeter vers l’avenir et ses chimères

d’autant que ce futur peut être trafiqué et qu’une prophétie

tend à s’auto-réaliser de par l’effet d’annonce.

 

JHB

15 10  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14  10  14

Publié dans Conscience, Culture, DIETETIQUE, PSYCHOLOGIE, SCIENCE, SOCIETE, Technologie | Pas de Commentaire »

Autour de l’Emploi du Temps, « nouveau roman » de Michel Butor

Posté par nofim le 9 octobre 2014

 

L’Emploi du temps de Michel Butor comme exemp)le de Nouveau Roman

par  Jacques  Halbronn

Durant l’année universitaire 1968-1969, nous avons  présenté un mémoire consacré à l’Emploi du Temps; deuxiéme roman -en forme de journall intime-  de Michel Butor (né  en 1926,  ouvrage paru en 1956) aux Editions de Minuit, éditeur attitré du Nouveau Roman), dans le département de français de l’Université Hébraïque de Jérusalem,  dans la classe  de Jean  Poliatschek (1914-1993). Quarante cinq ans après, nous revenons sur cet ouvrage lequel aura fait entre temps l’objet de nombreuses études. Nous ne nous appuierons pas sur le dit mémoire (inédit), « enfoui » dans nos archives mais sur un vague souvenir. Mais en reprenant ce travail, il est probable que s’expriment des réminiscences. La seule chose dont nous nous souvenions à l’aube de cette relecture de 2014 est ce jeu que nous avions posé entre « exemple » et « exemplaire » pour qualifier cet ouvrage au sein du Nouveau Roman, genre que nous avions dévoré au cours des années soixante. Or, en 1966,  Georges Raillard avait publié un essai  en postface ) cet  ouvrage intitulé « L’exemple » (Ed 10/18, l’édition même que nous avions utilisée)

A l’époque, nous n’étions pas loin de penser que désormais  on ne pourrait écrire qu’en se conformant aux régles de ce genre. Mais en quoi consistaient-elles ces « régles »? Ce qui nous semblait aller de soi à l’époque nous semble désormais assez obscur mais peut-être en nous replongeant dans ce roman et ce que d’aucuns ont dit à son sujet, cela nous reviendra-t-il, ce qui produirait une anamnése.?

Rappelons l’histoire : « Jacques Revel, employé de banque français, commence un stage à Bleston, une ville anglaise énorme, humide

et brumeuse, dont il entreprend avec une passion croissante de déchiffrer le mystère. Pour cela, il découvre une clef possible, un roman

policie [Le meurtre de Bleston] qui met en cause les habitants et la cité dont il constitue peut être l’envers symbolique. Ainsi les fils du réel et ceux du mythe vont-ils tout au long de cette quéte, sans cesse s’entrecroiser » (4e ede couverture de l’édition J’ai Lu,  c 400  p.),

Il nous apparauit d’emblée que ce qui nous fascina dans  ce roman et dans d’autres, de ce genre, c’est le défi lancé à la perspicacité du

lecteur. En ce sens, on peut parler d’un roman policier mais dont le discours alambiqué  même ne fait que renforcer le mystère, la forme venant sous-tendre le fond. Le signifiant est littéralement le reflet du signifié, comme le serait une musique et il n’est peut être pas

indifférent que nous ayons développé par la suite notre  goût pour la musique en accédant à  l’improvisation pianistique. En fait, on peut se demander si la création musicale n’a pas été inspirée, à un certain stade, par le nouveau roman.

A l’exception du texte de Raillard, on notera que les diverses études se situent dans les années 1990-2000.

Ouvrage consacré à la ville et qui a pu à nos yeux correspondre à cette Jérusalem  dans laquelle nous avions atteri à la veille de Mai 68. Le titre du roman est intéressant en ce que l’expression « emploi du temps » résume assez bien tout notre travail  sur les cycles, qui déjà en 68-69 était déjà  marquant pour nous.

Ce qu’écrit  M C. Kerbrat nous parle :  » A l’inverse du narrateur proustien qui en explorant son monde (intérieur) découvre le monde  (extérieur), Jacques Revel , en

parcourant  un labyrinthe objectif (la ville) révéle son propre labyrinthe  subjectif mais l’un et l’autre se forment en écrivant, en explorant leur propre cycle »

Idem pour  Nadia Birouk : « La lecture qui doit être pratique dans l’Emploi du Temps est labyrinthique, au lieu d’aider le narrateur- lecteur à trouver son itinéraire, elle le bloque et le paralyse ». On peut dire que l’auteur d’un Nouveau Roman  entretient un rapport sado-masochiste avec son lecteur, il le maltraite en l’égarant au lieu de le guider.

 

Force en tout cas est de constater la fortune de l’Emploi du Temps comme l’atteste le collectif  constitué à son sujet (cf notre bibliograpghie ci-dessous)/ Lisons  y ainsi

Christophe Carlier (L’architecture de la phrase)  qui parle d’un « univers plus complexe que celui des faits ou des signes dont le narrateur voudrait se borner à faire l’inventaire ».

Le sujet ici  fait écran à l’objet tout comme une femme interrogée sur les femmes   ne nous éclaire guère mais bien au contraire  nous égare par les contradictions de son

propos la concernant en tant que personne ou de par son appartenance.  Carlier conclut «   L’étirement et la complexité des phrases de l’Emploi du Temps appartient sans doute

à l’esthétique du Nouveau Roman qui substitue volontiers aux repéres traditionnels de la narration « à la Balzac » un langage foisonnant et apparemment difficile à maîtriser »

On notera que notre travail  sur l’ouvrage se situe de facto dans le cadre de notre propre rapport labyrinthique - on est à Jérusalem, en position d’étranger  à un espace et  à

une langue consamment à décrypter –  à une langue nouvelle, qui est l’hébreu et dont la structure consonantique (absence de voyelles à l’écrit et donc quelque part

délibérément lacunaire) ) génére un obstacle à la compréhension  même du discours.  Intention délibérée de s’immerger dans un « autre » monde où l’étranger est soulagé par

la perte même de ses repérées habituels.

On terminera en abordant le seul texte dont nous avions connaissance autour du Nouveau Roman, quand nous rédigeâmes notre étude, en 1968, à savoir l’Exemple de

Georges Raillard.(1966). Le nom de Proust y est mis d’entrée de jeu en avant ainsi que l’image de la forêt, ce qui évoque notre propre immersion dans la forêt de Lyons, en Normandie, du fait d’une « maison de campagne ». Raillard conclue ainsi : « La fiction lieu où nous nous trouvons à l’extérieur de nous mêmes est messagère de vérité. Elle nous

apprend à voir ». En se refusant au réel, elle nous permet de ne pas nous y soumettre et de trouver ainsi notre autonomie en nous-mêmes.

Lucien Giraudo met clairement en évidence le décalage « entre  le plan du roman qui s’intitule l’Emploi du temps  écrit par l’écrivain

Michel Butor  et le plan du  journal qui est tenu par Revel le personnage-narrateur »(p.99). On songe à nos travaux à venir sur Nostradamus décalé par rapport à l’oeuvre qu’on lui attribue, avec le hiatus entre ce qu’il fait réellement paraitre et ce qu’on dit qu’il a publié, le « on » étant ici l’historien qui erre dans sa reconstitution baisée de ce qui s’est vraiment passé. Décalage entre la carte (ici le plan de la ville  de Bleston  et le territoire arpenté par Revel).

 

JHB

10 . 10 14

 

Bibliographie

Georges Raillard,  L’exemple,  à la suite de l’Emploi du Temps par Michel Butor  Ed 10-18 1966

Analyses et réflexions sur Michel Butor. L’emploi du temps. Ouvrage collectif,  Ed Ellipses 1995

Sylvie Thorel-Cailleteau. La fiction du sens. Lecture croisée du Château, de L’Aleph et de l’Emploi du Temps,   Ed. Interuniversitaires  1994

Mireille Calle-Gruber, La ville dans l’Emploi du Temps de Michel Butor, ed A. G. Nizet, 1995 (avec une préface de M. Butor)

Nadia Birouk; La lecture littéraire. Le cas de Michel Butor. L’Emploi du temps, la Modification et Degrés, Edilivres 2010

Marie-Claire Kerbrat  Leçon littéraire sur l’Emploi du temps de Michel Butor,   PUF  1995

Lucien Giraudo,  L’Emploi du temps Michel Butor,  Paris, Nathan, 1995

 

JHB

09 10 14

Publié dans Conscience, Culture, LINGUISTIQUE, MUSIQUE, SOCIETE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Café philo ou Salon philo?

Posté par nofim le 16 septembre 2014

Du café philo au salon philo. Les formes de sociabilité.

par  Jacques Halbronn

Aucun principe n’est valable de façon constante. Cela dépend.

Il est des solutions d’attente qui ne sauraient être confondues

avec l’idéal. Cela nous raméne aux exemples tirés de  notre

mode d’alimentation. Tout  tourne en fait autour de la

question du partage. Partage de la nourriture, du temps de

parole, des responsabilités dans le cas des réunions de

type café-philo qui sont emblématiques de notre

problématique, d’où l’intérêt que nous leur avons

récemment accordé sous un angle ethnométhodologique en

tant qu phénoméne révélateur au point d’avoir envisagé

d’interviewer des gens sur ce sujet. En effet, certains

ont rédigé des « régles », qui visent en fait à modéliser un

mode de communication selon leurs voeux, ce qui n’échappe

pas à l’utopie parfois la plus cauchemardesque.

Nous commenterons un texte récemment distribué  et qui

date de 2003 intitulé « Café débat : régles de fonctionnement »

dont l’auteur est  Robin Branchu, animateur d’un café

philo à Bernay (Eure).

On en citera quelques passages remarquables qui méritent un

commentaire:

« retarder ses réflexes d’intervention »

« les interventions doivent être concises »

-en principe le rôle de l’animateur  s’arrête là, c’est  à dire

après avoir présenté les régles de fonctionnement »

-deux types de débats:  ordonnés et  désordonnés.

-tentation de  couper la parole

-Si on accepte les discussions par petits groupes, nous

ne formons plus un groupe(…) ça n »est plus un café

philosophique »

-Il me faudra intervenir  pour empêcher quiconque  de couper

la parole »

-Si!  On peut  laisser dire même n’importe quoi et y répondre

plus tard!

 

Notre commentaire:

On est là en face d’un texte qui prône une égalité dans

la distribution du temps entre tous les participants et qui

va jusqu’à  considérer que l’on peut carrément se passer

d’un « meneur de jeu »,ayant la charge de « recentrer » les

prises de parole. Et de conclure que cela se passe très bien

et que tout le monde est content de la sorte.

A notre avis, on fait là de nécessité vertu et cela nous fait

penser à la formule « quand le chat n’est pas là, les souris

dansent ». On est visiblement dans un rejet du « centre » et

en faveur d’une forme d’anarchie  non pas quant aux régles

mais sur le fond du débat qui est de traiter d’une certaine

question ensemble certes mais en avançant au fil du temps

qui passe (qui est généralement de deux heures).  Nous y

voyons le symptome d’un certain malthusianisme qui n’attend

pas de progrès mais gère les acquis, ce qui débouche sur

le partage entre tous puisque l’on ne croit plus à un nouvel

apport qui pourrait en émerger.

Robin Branchu  s’en tient à des régles qui constitueraient

l’identité du  genre « café philo » mais il semble au contraire

qu’il passe à côté de l’essentiel.

Cela dit, nous même, avons organisé en 2004 un grand

congrès sur 3  jours( on le trouve filmé sur  You Tube

(chaîne  Jacques  Halbronn) qui correspondait assez bien

à cette méthode. Nous étions ainsi parvenu à faire intervenir

un très grand nombre de personnes, autour de six

commissions qui pourraient correspondre à autant de

café philos. On pourrait d’ailleurs annuellement organiser

ainsi un grand congrès réunissant plusieurs café philos

en plusieurs salles et sur plusieurs jours, le tout dûment

enregistré (audio/vidéo).

Mais l’on en revient au fonctionnement idéal des cafés

philo : faut-il s’en tenir à des prises de parole réparties

-et donc rationnées- entre tous les participants s’étant

inscrit pour s’exprimer autour d’un thème central ou bien

s’agit-il  de constituer un débat qui peut en effet devenir un

combat d’idées entre des gens qui savent défendre leur

point de vue aussi bien qu’interpeller les autres

intervenants? A partir de quel moment, peut-on parler d’un

vrai « débat » (titre du texte de Robin Branchu) Est ce que

le seul fait de découper le gâteau du temps de parole entre

tous ceux qui veulent dire quelque chose peut faire un débat?

Qu’est ce qu’un débat? Voilà un bon sujet de café philo.

Nous dirons que dans un débat celui qui expose, s »expose et

il doit en assumer les conséquences de façon responsable.

Nous trouvons notamment un peu léger de voter sur des

sujets que l’on n’a même pas pris la peine de préciser par delà

une formulation des plus « sibyllines ». On nous répond que

lorsque le  sujet sera choisi,  on s’en expliquera. Mais ce sera

après le vote alors qu’il faudrait que cela se passât avant le

vote.  Un exemple d’une dérive surréaliste des cafés philo

où l’on se délecte de lancer des sujets dont on a absolument

pas la maîtrise et qui sont en fait simplement des questions

que l’on pose et que l’on se pose. Dans ce cas, qui va gérer

le débat si le sujet est lancé et voté de façon aussi

désinvolte? La personne qui a fait passer son sujet sans

le définir  va-t-elle porter le poids du débat si elle n’a pas

la faculté de comprendre ce que disent les uns et les autres?

Il arrive que les personnes censées responsables ne sont

pas à la hauteur et donc il faut bien que d’autres dans

l’assistance prennent le relais. Mais il y a là une crise du

systéme car  ce faisant, ceux qui assument une tâche mal

assumée se verront reprocher de perturber la réunion alors

qu’ils cherchent au contraire à la sauver en dépit des dites

insuffisances.  On voit donc que l’on nous oblige à accepter

l’autorité de personnes incompétentes à animer , et à recentrer

le débat après chaque prise de parole  (cf Raphaël Prudencio

comme exemple à suivre). En fait, c’est bien là que le bât

blesse: les personnes qui se mettent en avant vont, comme

le veut le principe de Peter, dépasser leur seuil de compétence.

Il est donc bon selon nous, que la responsabilité du débat

soit mise en place au cours du débat au vu des personnes

qui interviennent dans la première demi-heure.  Il ne suffit

pas de voter un sujet mais de déterminer qui va en garantir

la dynamique et ce ne sera pas forcément ni celui qui aura

suggéré initialement le sujet ni le préposé à l’animation

On évitera donc toute rigidité. L’incompétence est la plus

grande source de désordre et la compétence, on l’aura

compris, ne saurait se réduire à la tenue des listes de ceux

qui ont levé le doigt et du temps de parole.  Etre concis

ne se limite pas à parler peu de temps mais exige un vrai

contenu qui ne parte pas dans tous les sens.

Robin Branchu nous fait un éloge du »retard ». Il faudrait

apprendre aux gens à attendre pour prendre la parole. Ce serait

meme là tout l’enjeu de l’exercice.  C’est en fait le seul

bénéfice que son « traitement » apporterait: s’habituer à ne

pas réagir tout de suite à ce qui a été dit. On bascule là

dans une forme de thérapie ou de jeu pour enfants de 8 ans.

Ce qui n’est pas la vocation, il nous semble des cafés philo

mais un fantasme d’éducateur. Robin Branchu s’est donné

pour mission de nous éduquer, d’acquérir de bonns manières.

Cela dit,  nos travaux sur la cyclicité nous enseignent qu’il

est des périodes (altérité extérieure) où la dynamique

externe prévaut, celle du groupe, sur la dynamique interne,

celle du cerveau. Dix personnes discourant entre elles feraient

selon Robin Branchu, un meilleur travail que deux philosophes

reconnus (Ferry/ Sponville) comme »professionnels ». On est

en pleine démagogie! Mais il est vrai qu’à certains moments

de pénurie « intérieure » – et cela dépendrait d’une certaine

cyclicité energétique- on est bien obligé de recourir à de tels

pis allers, à des ersatz, à des succédanés, comme dans le

domaine alimentaire et  vestimentaire sous l’Occupation.

On est dans le nivellement par le bas et non plus par le haut.

Et puis revient le temps d’un réveil energétique et  les

solutions d’attente n’ont alors plus leur raison d’être et

doivent être remisées jusqu’à nouvel ordre.

Pour le cyclologue, la période actuelle est intéressante

précisément du fait du passage qui est en train de s’opérer et

dont nous avons traité ailleurs et l’on assiste en effet depuis

quelque temps à une remontée de la cote des leaders, pas

forcément de ceux qui sont actuellement au pouvoir d’ailleurs.

Si l’on en revient aux extraits du texte de Robin Branchu,

on note que le seul moment où on a le droit d’intervenir

sans que ce soit notre tour c’est pour dénoncer les manquements

des autres. C’est en fait à cela qu’il faudrait surtout être

attentif, aux aguets. On peut aussi demander à un Chinois

qui ne comprend pas le français d’animer le débat puisque

la seule chose qui compte, ce sont les comportements

extérieurs: on parle trop longtemps, on parle avec son

voisin, on coupe la parole. On peut envoyer Robin Branchu

animer un débat chez des gens dont il ne comprend pas

la langue, il fera très bien l’affaire!

En ce qui concerne le risque que se constituent de « petits

groupes » dans une assemblée nombreuse, nous ne voyons

pas réellement d’objection  pourvu qu’à certains intervalles

chaque groupe résume son travail de groupe. Nous avons

d’ailleurs filmé le Forum de l’évolution de la conscience

(octobre 2013) qui prévoyait un tel mode de fonctionnement.

La formule de groupes de six personnes autour d’une table

nous semble bien fonctionner quand cela est complété par

une ‘ »assemblée plénière » où les porte paroles de chaque

groupe interviennent. Il est clair que lorsque l’on est trop

nombreux et que l’on n’est pas dans a proximité  visuelle,

tout devient artificiel. On communique certes  par la parole mais

la relation  est d’abord non verbale. Evitons que le café

philo devienne une usine à gaz. Il est  bon de préciser les

régles implicites des conditions du débat mais les régles

ainsi devenues explicites se révélent souvent très

appauvrissantes et réductrices et ne font pas la part de ce

qui  « va de soi », du « non dit » qui sous tend le rapport social.

On nous dit qu’il ne faut pas céder à nos ‘réflexes » mais

notre rapport à l’autre passe par le réflexe qui nous permet

d’être en phase avec la dynamique en cours au lieu de la

casser en intervenant sans prendre en compte celle-ci qui

est -rappelons-le- dans ce qui se dit.  Celui qui parle sans

se faire l’écho de ce qui est en train d’être pensé ne respecte

pas le véritable esprit du café philo qu’il ne faut pas confondre

par exemple avec un autre phénoméne que nous avons suivi

il y a quelques années qui est celui des soirées poésie, autour

d’un thème, où chacun arrive avec son texte. (cf la Cave à

poémes de J. F. Trougnoux). On peut aussi penser aux

scénes ouvertes (comme l’Echelle à Coulisses de Marielle

Frédérique Turpaud qui tient aussi un café « honoré-philo)

mais il semble bien qu’il y ait là le risque d’une certaine

confusion des genres.  Le texte proposé par Robin Branchu

correspond mieux à la formule des clubs de poésie!

A propos de réactivité,  on rappellera qu’avant de réagir, il

importe de prendre le temps de comprendre ce qui est dit

et donc nous pensons que dans un premier temps de la réunion,

il importe déjà de clarifier de quoi il retourne au lieu de

partir sur les chapeaux de roue. Il est donc souhaitable d’attendre

avant même de demander la parole et il y a des gens qui

demandent la parole prématurément et qui feraient mieux

de profiter du débat  qui prend forme peu à peu .

On nous parle d’interventions qui doivent être « concises »

mais de deux choses l’une, ou bien  l’on s’exprime librement

« à bâtons rompus » et aussi souvent que l’on veut mais en

se greffant sur ce que les autres disent, en très peu de mots

ou bien on léve le doigt, figure sur une liste d’attente et

ce qu’on aurait pu dire en 20 secondes on l’exprime en

7 minutes puisque l’on ne parlera qu’une seule fois. Pour

notre part, nous préférons un travail réellement collégial

où les phrases « concises » fusent et se précisent au fur

et à mesure de l’échange. Au nom de la concision,  on entend proposer

des sujets formulés de façon lapidaire et l’on nous demande parfois de voter

pour élire un des sujets que personne n’a pris la peine de préciser et de développer

préalablement à tout vote. La personne qui propose le sujet dans bien des cas n’en a pas

la maitrise. La concision masque souvent mal une pensée creuse.

 

Evitons le double bind!

La formule du café philo se distingue de la scéne ouverte

(souvent liée à un squatt) au fait que l’on n’y distingue pas

ceux qui sont acteurs et ceux qui sont spectateurs. Il n’y a pas

de « scéne », on ne monte pas sur une estrade pour prendre la

parole, on s’exprime de sa place, en restant assis. Il serait

peut être dissuasif  de demander que toute prise de parole

implique de se mettre en avant ne serait-ce que le temps

de l’intervention. Mais en même temps, l’on tend à se

rapprocher des conversations de salon au point que l’on

pourrait parler d’une nouvelle ère des salons et que la formule

des « salons-philo »  serait  au fond la plus heureuse. On

dirait ainsi le salon d’Un tel ou d’ Un tel qui recevrait chez lui

ou dans un lieu mis à sa disposition régulièrement comme

cela se pratique. (cf Raphael Prudencio à la Rotonde de la

Muette,  cf site accord philo)

Nous dirons que les participants à ces réunions doivent

prendre conscience que leur discours est nécessairement

influencé par tel ou tel auteur, quand bien même ne

l’auraient-ils pas lu ou n’en auraient-ils point gardé le

souvenir. Il serait quand même étonnant que parce que l’on

ignore les influences qui pésent sur notre pensée, nous

puisssions nourrir l’illusion d »une quelconque originalité.

Le  rôle des « convives » et du maître de céans est de

participer , de contribuer  à une telle prise de conscience

mais aussi de  faire apparaitre de vraies lignes de clivage

qui sont la condition nécessaire à toute tenue d’un débat

authentique qui doit être  l’aboutissement de la rencontre.

Recentrer les interventions de la part de l’animateur impliquera

donc qu’il sache resituer les prises de parole des uns et

des autres en « élevant » le débat.

 

 

 

.

 

 

 

JHB

22 09  14

 

 

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La dualité et les sciences humaines

Posté par nofim le 5 septembre 2014

 

 

Pour une épistémologie de la dualité

Par  Jacques  Halbronn

 

Selon nous, notre potentiel  cognitif  s’articulerait sur le deux. Au-delà du deux, cela devient beaucoup. Notre « trois » est à rapprocher du « très ». Au-delà du deux, bonjou r les dégats. L’intelligence dérape. Certaines disciplines comme l’astrologie ont basé leur longévité sur le dépassement du Deux. (12 signes, 7 planétes etc ) L’attention se disperse, se dissout passé ce seuil.

Selon nous, les sciences humaines doivent toutes s’aligner sur le Deux à commencer par la linguistique dont nous avons montré que le deux y jouait un rôle structurel (féminin, masculin, passé.futur,  singulier/pluriel mais aussi et surtout  positif , négatif,. Mais nous insistons sur la dualité liée à la préfixation autour des préfixes « con » et « dis », ce qui nous relie au plan de l’astronomie

(conjonction/disjonction) et de l’astrologie (harmonique, dissonant)  que l’on retrouve en musique  (adagiio, allegro, majeur/mineur). Il y a un continuum du deux à signaler et dont il faut prendre conscience qui parcourt l’ensemble des sciences de l’Homme.

Il est important que le deux soit à la fois  mis en evidence  sur le plan théorique et sur le plan pratique de façon à  ce que l’on puisse rapprocher à la fois les différents modéles théoriques  et les  observations  sur le terrain, les causes et les effets.  Tant que l’on n’aura pas mis en place un tel  dispositif,  les sciences humaines continueront à piétiner.

Bien évidemment, tout cela exige un certain toilettage vu l’embourbement qui n’a cessé de sévir tant en amont qu’en aval.

Un des obstacles épistémologiques majeurs  tient à la dialectique du sujet et de l’objet. On ne peut fonder une discipline sur le témoignage d’un objet qui se veut sujet, d’un objet qui dicte à l’observateur ce qu’il est et ce qu’il faut penser qu’il est. Ce serait bien commode s’il suffisait d’interroger l’objet pour savoir ce qu’il en est.

Or, dans tout le champ psychosociologique, il nous semble que l’on rencontre un tel travers, c’est  à dire que l’objet par son discours influence l’observateur, phénoméne que l’on trouve ausssi  en physique au  regard de l’interaction. On veut savoir ce que sont les femmes, il suffirait de le leur demander, on veut savoir ce que sont les Juifs, ils vous le diront, Il n’y aurait qu’à demander,  à poser la question. C’est le grand probléme des sciences humaines que d’être tributaires de l’opinion de l’objet sur lui-même,  de ce que l’objet veut que l’on dise  ou ne dise pas à son sujet. Mais on veut aussi nous faire croire que l’objet peut se transformer, devenir autre, qu’il est donc vain de tenter de le définir.  Circulez. Il n’y a rien à voir !

D’où la nécessité de travailler sur les grands nombres, des statistiques car un cas isolé n’est pas significatif. On peut truquer un cas, pas des milliers.  Si quelqu’un  copie un modèle, cela ne se voit pas nécessairement . Mais si cent personnes  copient le même modèle, c’est une autre affaire.   Le pire ennemi  d’un copieur, c’est un autre copieur qui fait la même chose à partir de la même matrice. *Ainsi  à la radio, on entend le même texte lu par plusieurs personnes successivement et si on ne reste pas assez longtemps à l’écoute, cela peut faire illusion et l’on peu t croire que celui que l’on entend  dit quelque chose qui lui est propre alors qu’il ne fait qu’y apporter un petit plus personnel qui suffit parfois à donner le change, du moins pour un temps.

Nous nous intéressons  aux dialectiques aussi bien dans l’espace que dans le temps mais d’une façon

générale, nous dirons que tout  dualité spatiale est tributaire d’une dualité de temps et s’inscrit dans son cadre. Même dans le domaine de la sociologie politique, nous nous souvenons de l’enseignement de Maurice Duverger (à  la fac de Droit Paris II Assas) qui disait que dans un régime

d’alternance, il est nécessaire qu’il y ait un bipartisme (à ne pas confondre  avec le bicamérisme)

Pour notre part,  le rapport au langage joue un rôle  tout à fait central   quant à notre épistémologie de la dualité. Nous pronons une linguistique du signifiant  face à une linguistique du signifié (Saussure). Mettre en exergue les préfixes, c’est souligner le fait que le signifiant est déjà en soi

porteur de signifie, ce qui  relativise singulièrement la notion d’arbitraire du signe. Autrement dit, on ne peut faire dire n’importe quel signifié à un signifiant. La dialectique des préfixes latins  « cum » et « dis » (en français con-co, de-dé) n’est pas interchangeable. L’une indique un processus de communion, de convergence et l’autre un  processus de différenciation, de distinction. Selon nous, il est des phases qui sont marquées par l’un de ces deux préfixes et d’autres par l’autre. Par ailleurs,  nous proposons de situer ces phases dans le cadre d’une cyclicité  astronomique que l’on peut si on veut qualifier d’astrologique, même si elle ne saurait être assimilée à la tradition astrologique actuellement en vigueur. Nous parlerons alors d’astro-linguistique. En ce sens la langue refléterait  cette dualité rythmique  ou vice versa.

Or , il est des langues qui ont  mieux  su que d’autres  préserver  cette articulation de façon obvie au regard des signifiants alors que d’autres n’y sont parvenus qu’au regard des signifiés, en passant par la synonymie, qui rapproche des signifiants  différents mais dont on déclare qu’ils n’en sont pas moins proches.  La force d’une langue serait en fait liée à ce maintien d’une dynamique duelle qui en fait un outil  performant.  A contrario,  le manque de lisibilité d’une langue la rend impropre à l’usage et fort peu ergonomique.

 

 

 

JHB

05 09 14

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Les sous doués de la communication et les cafés philo

Posté par nofim le 13 août 2014

Les cafés philo ou promiscuité des surdoués et des

sous-doués de la philosophie.

 

Les cafés philo nous apparaissent comme un étrange

lieu de rencontre entre gens  ayant des profils  très

différents, d’où une promiscuité qui  ne va  pas sans

tension mais  qui est tout à fait révélatrice  des clivages

au sein de notre société et notamment entre hommes et

femmes.

Certaines régles se sont instaurées dont on se demande

quelle en est l’origine  comme de lever le doigt pour s’inscrire

sur une liste d’attente. Cela ferait partie   de l’identité

du Café  philo et il nous semble  que  c’est là un facteur

qui a fini par devenir déterminant, dominant de façon

complétement surréaliste. LE café philo apparait dès lors

comme un de ces lieux où la parole est  rationnée et donc

partagée entre les participants  de façon assez malthusienne.

Dans notre brochure L’astrologue face à son client. Les

ficelles du métier  (1995), nous avons montré que la

consultation astrologique se caractérisait également

comme un espace où  la parole n’est pas libre, puisqu’elle

est artbitrée par le savoir astrologique qui sert de garde

fou. Ce sont là des espaces protégés  quui attirent

forcément des gens qui ont besoin d’être protégés de l’autre, de

celui qui ne laisse pas parler, ce qui peut renvoyer à des

fustrations  de l’enfance, en famille. Il y a comme  une

méfiance envers le prochain, une certaine sociopathie.

On serait donc attiré par ces lieux  du fait que l’on aurait

l’assurance qu’on nous laisse parler, que l’on ne nous

« coupe » pas. L’idée que l’on ne r vous laisse pas terminer

votre phrase,  votre intervention est pour certains vécue

très péniblement alors que pour d’autres c’est un signe

de vitalité, d’intérêt , de réactivité.  Entre personnes qui

communiquent,  les prises de parole doivent être très

brèves puisque l’on parle d’un sujet commun qui a été

choisi. Paradoxalement, dans les cafés philo les

interventions sont trop longues et c’est  justement parce

que certaines personnes n’arrivent pas à s’exprimer

assez vite qu’elles sont « coupées » dans la vie « normale. Ce sont

des sous-doués de  la communication qui peuplent ainsi

les cafés philo. D’ailleurs, dès que l’échange devient plus

libre, plus animé,  il y a des participants qui se taisent parce

qu’ils se retrouvent dans un contexte traumatisant et ce sont

souvent, comme par hasard, les femmes qui se mettent ainsi

en retrait. Rappelons qu’il y a une communication non

verbale qui accompagne et même précéde la prise de parole.

Si l’on parle et que l’on voit des gens autour de soi

manifester des réactions, n’est-il pas « normal » de les laisser

réagir sans tarder. ? N’y a t-il pas une sorte de revanche

prise à poursuivre son discours comme si de rien n’était?

On ne regarde pas l’autre, on ne l’écoute pas. On parle

parce que c’est « son tour » et qu’on a « droit » à la parole et à

un  certain « temps de parole ».

On peut    évidemment jouer sur les mots en disant que si

je laisse l’autre parler je l’écoute ipso facto  mais les faits

montrent qu’il n’en est pas ainsi et que les prises de

parole des intervenants successfs  sont déconnectées les

unes par rapport aux autres, ce qui montre que le seul

enjeu se limite à parler et à ce qu’on nous « laisse »  parler

On est plus dans un contexte thérapeutique qu’autre chose.

Paradoxalement,  ces cafés philo  répondent  à d’autres

attentes qui sont plus pour les surdoués que pour les

sous doués de l’échange. Cette fois, la forme compte moins

que le fond et la légitimité de la prise de parole se mérite

par la qualité des propos qui  nous accordent plus ou moins

de crédit. On en arrive ainsi  à des situations de

rupture, de « c lash » entre des légitimités opposées, de forme

et de fonds. Pour celuu qu ne capte pas bien la dynamique

de la discussion, seul  va compter le respect de l’ordre des

prises de  parole et celui des temps de parole. Il y a même

parmi les participants certains qui n’intervienent que

pour sanctionnner le non-respect des « régles », ce qui leur

donne une certaine importance quand ils rappellent

à l’ordre.

Autrement dit, les cafés philo sont instrumentaliés de leur

véritable raison d’être qui n’est certainement pas d’accueillir

des laissés pour compte de l’échange (femmes, étrangers,

psycho-rigides) qui souffrent de trop de liberté autour d’eux

et trouvennt un malain plaisir à censurer  non sur le fonds

mais sur la  forme. Un travers qui vient se greffer sur ce

phénoméne est   un certain cloisonement des mots qui fait

que les gens ont du mal à  traduite la pensée de l’autre dès

lors qu’elle ne se sert pas des mêmes mots, des mêmes

formules. C’ »est un autre facteur de rigidité qui vient

parasiter la relation. En fait, ces personnnes ont un probléme

de tonicité mentale quui les empêche de s’exprimer en

quuelques mots,  qui exige de leur part trop d’efforts pour

capter pleinement le propos de l’autre, ce qui est dit  par

le truchement  des mots. On connait ces gens qui ne captent

qu’un mot mais pas le contexte et qui donc réagissent à

mauvais escient. Il serait bon que ces cafés philo enseignent

aux participants à communiquer vraiment au lieu de

les enfermer dans leurs blocages au point de leur faire croire

qu’ils sont dans le vrai alors qu’ils sont en marge de la vraie

vie du langage et de la parole. Une autre solution serait

évidemment de distinguer entre cafés philo pour

sous doués  et cafés philo pour surdoués

Parmi les piéges à éviter, ceux liés au langage.  Philosopher

c’est apprendre à   ne pas se braquer sur des mots. Ainsi

un récent café philo  avait pour thème « tomber amoureux

et le renoncement à la liberté ». Les participants  n’ont cessé

d »‘épiloguer sur le verbe « tomber » qui  ici n’a rien à voir

avec la chute mais  signifie devenir,  advenir et qui

a une valeur pronominale et réflexive. En ce sens, il est

bon de traduire un sujet en différentes langues pour ne pas

être plombé par l’idiosyncrasie d’une langue donnée. Dans un aurre

café philo, il y a quelque temps,  la question comportait dans

son intitulé « force majeure »  et  l’on a commencé  à discourir

sur la notion de  force sans comprendre qu’il ne s’agissait que

d’une expression. Le langage  établit une sorte de consensus

qu’il faut savoir dépasser  car l’important est plus l’esprit

que la lettre. Outre Manche,  le lien entre langage et philosophie est plus mis en avant

qu’en France.(cf Keith Green,  Bertrand Russell. Language ans Linguistic Theory, 2007.

 

 

 

vlravcrée ybe déna

 

 

dans cfor

 

vo

 

par in

 

 

 

 

JHB

18  08  14.

Annexe;

Mis à jour 7 mai 2014 par  Marielle Frederique Turpaud
D’autres cafés-philo animent – voire enflamment! – nos bistrots. Voici un bref, très bref panorama, inévitablement incomplet. Sites : par exemple http://www.accordphilo.com/article-10260453.html Dans le livre de Riou PARIS PAS CHER / SPECIAL GRATUIT éd. First, 2013, pages 74-75, certains sont cités. Pour des raisons de santé – et uniquement ! – je restreins pour l’instant ma participation habituelle aux cafés-philo décrits ci-dessous. Le premier : celui du café des PHARES, le dimanche de 10h30 à 12h15 désormais, fondé par Marc SAUTET (1947-1998) en 1992. Les animateurs se relaient, le sujet est voté sur place. http://cafe-philo-des-phares.info et http://www.philo-paris.com/ Le dimanche aussi, à 11h jusqu’à 13h, de l’autre côté de la place : le café-philo animé par Bruno MAGRET, au BASTILLE, à l’angle de la rue de la Roquette. Toujours le dimanche à 18 heures jusqu’à 20h30, l’équipe du Père Tranquille se répartit : – soit autour de Claudine qui serait au BON PECHEUR, 12 rue Pierre Lescot, 75001, aux Halles, en face du Père Tranquille ;-) – soit autour de Jean-François, au FALSTAFF, place de la Bastille côté bd Richard-Lenoir,  jf-paquelier@noos.fr . Programme sur http://cafe-philo-des-phares.info

Le 19 février 2012, j’y ai présenté un sujet : « Tout comprendre est-ce tout approuver? » pour lequel j’avais mobilisé Marc-Aurèle, Epicure et Victor Hugo. Le 25 mars 2012 j’y présentai : « Comment reconnaître un homme exemplaire? » où la grandeur et la fragilité de nos modèles furent analysées. Puis le dimanche 16 février à 18h : « La philosophie est-elle émancipatrice et pourquoi? »Je récidive le dimanche 13 avril 2014 à 18h : « La mémoire historique est-elle sélective? » Ce sujet sera à nouveau présenté par moi en mai ou juin 2014. Chaque lundi à 18h, Liliane accompagnée de Denise anime un café-philo au café LE METRO, place Maubert, métro Maubert-Mutualité. Dans ce même café LE METRO, le dernier lundi du mois à 20h30, a lieu le seul café-théologique de Paris, animé par soeur Marie-Françoise BOUTEMY, xavière, docteur en théologie, ancien aumônier de l’hôpital de Dunkerque. Toutes les sensibilités sont les bienvenues, que l’on soit croyant ou non. Le sujet est décidé le mois précédent. Renseignements à mfboutemy@laposte.net Chaque mardi de 18h30 à 20h30, Michel TURRINI anime un café-philo au café La CONTRESCARPE, place du même nom, métro Monge ou Cardinal-Lemoine. FINIS !!! Les VENDREDIS PHILO de 19h, au café  LE METRO, place Maubert, métro Maubert-Mutualité, n’ont plus lieu ! ils se répartissaient ainsi : 1er vendredi : café-juridique, animé par Sylvie. 2me : café-philo, animé par Georges ou Denise. 3me : café-socio, animé par Alain PARQUET. 4me et 5me : café-philo, animé par Georges ou Denise. La pianiste Sabine MINICONI anime son café-philo le 2me dimanche de 11 heures à 13 heures, à l’ETOILE EUROPEENNE, 178 rue de Bagnolet, métro Porte de Bagnolet.http://sab.pianiste.free.fr/ BIBLIOGRAPHIE Marc Sautet, Un café pour Socrate, Robert Laffont, 1995. Jacques Diament, Les Cafés de Philosophie, L’Harmattan, 2003. Comprendre le phénomène café-philo, ouvrage collectif, direction Yannis Youlountas. Préface d’Edgar Morin, Éditions La Gouttière, 2003. Carlos Gravito, chroniqueur du café-philo, Le côté du Café des Phares, Pratique du débat philosophique. Préface de Christian Godin. L’Harmattan, 2005.
Le génie de la liberté de penser, vu du premier étage du BASTILLE, en hiver.
Le génie de la liberté de penser, vu du premier étage du BASTILLE, en hiver.
Didier GESLAIN reprend ASTROLIBERTE !
L’astrologue et passionné de chanson française Didier GESLAIN, école d’André BARBAULT, reprend ses causeries astrologiques sur l’actualité au premier étage du Falstaff Bastille, les 2me, 3me et 4me dimanche de 15h à 17h30. Consommation à prendre en bas au bar, et à monter soi-même, comme pour un café-philo. Participation pour AstroLiberté : 15 euros. Prévenez Didier de votre venue, pour l’impression des thèmes étudiés ce jour-là. Tout renseignement à geslaindidier@gmail.com ou au 0652048407, ou sur Facebook. Le dimanche 18 mai à 15h j’y présente la technique et les applications de la GEOMANCIE, suivant mon propre livre (éd. Pardès).
Didier Geslain, du temps du Connétable, 55 rue des Archives.
Didier Geslain, du temps du Connétable, 55 rue des Archives.

 

 

 

 

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Les piéges de la délégation. Vers la déshumanisation.

Posté par nofim le 13 août 2014

Les piéges de l’instrumentalisation

par  Jacques Halbronn

Conférer à un sujet ou à un objet des vertus  qui ne lui sont

pas inhérentes peut conduire à des renversements de

situation assez dramatiques. Le cas de l’astrologie est en ce

sens assez exemplaire. En effet, les hommes ont accordé

aux astres des pouvoirs auxquels ils ne pourront plus par la

suite se soustraire et cela pourrait bien être la véritable

raison  d’une certaine « anti-astrologe » et il est probable

qu’il en ait été ainsi pour la xénophobie, pour la judéophonbie,

pour  diverses formes de racisme.

Toute forme de rejet pourrait être liée à un sentiment

insupportable de dépendance mais comment  a-t-on pu

en arriver là? Dans le cas de l’astrologie, les hommes ont

cru bon  découper dans le ciel des configurations auquelles

se conformer pour mieux s’organiser.  Ce procédé n’a pu

faire sens que du fait d’un sentiment que les sociétés

humaines ne pouvaient  instaurer de par elles-mêmes un

certain ordre et qu’il fallait donc en  constituer un par

ailleurs, à l’extérieur. Les Juifs appelelnt d’ailleurs l’astrologie

« Avoda Zara », Zar signifiant étranger.(cf Le monde juif

et l’astrologie; Milan, Ed Arché, 1985)

On sait que dans le cas des Juifs, le prêt, l’usure leur

avaient été dévolus, ce qui ne pouvait manquer de leur

conférer un certain pouvoir, lequel n’a pas manqué d’alimenter

une certaine hostilité à leur égard du  fait du pouvoir qui leur

avait été accordé.

Un exemple assez récent s’offre à nous, il concerne le personnel

de securité dans toutes sortes de magasins, d’entreprises, de

lieux publics (comme à la BNF). Ce personnel est très

majoritairement  composé d’Africains mais aussi de toutes sortes

de populaitions étrangères.  C’est devenu llà une sorte de norme

à savoir que le vigile doit différer de la population « normale »

qu’il est chargé de surveilller et de protéger, ce qui est déjà

une mission fort ambivalente. On en arrive ainsi à ce que

les « Blancs  » soient soumis au contrôle des Noirs, ce qui n’est

pas sans faire songer à la Planète des Singes.  Certes, il s’est

agi  là d’une initiative prise par les Blancs mais qui ne s’en

impose pas moins à ceux-ci. On est en droit de se demander

s’il n’y a pas de la part de ceux qui ont instauré de facto

une telle situation assez  paradoxale quelque forme de

perversion. Il y aurait une étude ethnométhodologiqiue à

entreprendre sur le recrutement  des personnels de

sécurité  tant cela devient caricatural. Ainsi à la BNF, le

personnel d’encadrement n’est quasiment  jamais « blanc » . Or

à plus d’un titre,le dit personnel exerce un certain pouvoir

qui peut offritr un caractère humiliant pour ceux sur lesquels

il s’exerce. Les « blancs  » se plient à cet exercice consistant

dans le ccadre du plan Vigie pirate, à vider ses poiches, à

se  justifier quand le portique sonne, ce qui confère à la

machine également un caractère coercifitif mis à la disposition

du personnel de sécurité.  Est-ce  à dire que les Blancs

préférent être contrôlés par des gens qui ont un autre

« profil » qu’eux et qui sont en quelque sorte assimilés à des

machines.? Ces personnels s’expriment d’ailleurs parfois

dans un français très approximatif comme s’ils n’étaient pas

pleinement dotés de parole ou en tout cas pouvaient

communiqer entre eux dans une autre langue..

On en arrive, évidemment, à la question des postes dévolus

à des femmes. Est-ce que le phénoméne est du même ordre que le

pour les cas déjà décrits?/

Nul doute que le rôle des femmes dans l’éducation des enfants

leur confère un certain pouvoir susceptible de se perpétuer

d’une façon ou d’une autre sur des adultes et là encore, le

choix se porte sur des populations présentant un profil

différent, donc « étranger ». .

Les femmes  recourent fortement à la technologie pour

asseoir leur pouvoir, notamment par l ‘accés à l’informatique

qui leur permet à bon compte de disposer d’un savoir

tentaculaire. Mais même le seul fait de savoir lire permet

aux femmes de se subtituer   aux hommes, de les remplacer.

Mais là encore, contrairement à ce que nombre de femmes

laissent entendre, non sans une certaine naiveté, cette option

ne s’imposait aucunement et aura été initialement le fait

des hommes.  Le taylorisme est allé dans le même

sens et  la gréve est un moyen de coercition pouvant

pénaliser toute une société,voire la paralyser (ex la grève

de Décembre 1995),  Rappelons que le taylorisme aura

notamment été un mode très actif d’intégration de la

population noire du Sud des Etats Unis dans les villes du

Nord comme Detroit. De même la population maghrébine a-t-elle été

intégrée en France  du  fait de travaux que la population

blanche ne voulait pas ou plus réaliser.

Résumons notre thèse:  une société décide que certains

travaux, certaines tâches seront effectuées par une population

repérable par sa différence et donc instrumentalisable du

fait même qu’elle est perçue comme étrangère,  à l’instar des

planétes.  Un être dont on ne sait rien peut être déclaré   »bon » à

faire n’importe quoi.  Mais cette délégation  cohabite

notamment avec  des droits consiérés commme valables poir

tous d’où le vote accordé aux  femmes à la fin de l a

Secvonde Guere Mondiale;, le droit de vote revendiqué

pour les étrangers, aux municipales. Or, cette politique

d’instrumentalisation et d’intégration    ne justifie absolument

pas que l’on aille aussi loin et il y a  certainement un seuil

à ne pas dépasser. Mais  le probléme se pose à un autre niveau

à savoir que tous les « travaux » sont finalement

censés  se valoir, du  moment qu’il y a une feuille de paie

alors même qu’il s’agit d’un type de’ travail « à part ». D’où le

cercle vicieux qui conduit à un nivellement par le bas. A la

longue, c’est carrément le pouvoir politique qui est voué à

tomber  dans les mains de populations « extérieures  » et qui

de toute  façon font pression pour renforcer leurs position.

D’autant que ces populations instrumentalisées s’imaginent

que ce ui nous distinguue les uns des autres ce sont les

« formations », l’accès aux outils, en niant totalement les

potentialités internes de lamêmefaçon que les astrologues

n’ont rien à faire de savoir ce que sont en soi les astres.

Il y a là une spirale de l’instrumentalisation qui nourrit

le mythe de l’acquis primant sur l’inné, de l’avoir primant

sur  l’être. Mais, au départ,  le mal est venu d’un  appel à des

entités étrangères en un temps où il n’était absolument pas

question d’une quelconque égalité .

On se demandera si l’on n’assiste pas  à une certaine forme de déshumanisation du fait de

cette instrumentalisation qui  réduit l’autre, celui dont on ne sait rien et ne veut rien

savoir à un contenant plus qu’à un contenu. Bien évidemment, les rôles peuvent

s’inverser dans le cas des étrangers et les Occidentaux peuvent tout à fait être eux mêmes

instrumentalisés, notamment lorsqu’ils interviennent pour rétablir l’ordre en Afrique ou

ailleurs. Dans ce cas de figure, ils ne sont plus perçus comme des humains à part entière

mais comme des androïdes et en quelque sorte assimilables à des machines, à des robots.

 

 

 

JHB

13  07  14

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, FEMMES, HISTOIRE, judaîsme, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

La renaissance de l’astrologie au début des années 70

Posté par nofim le 12 août 2014

Le cycle saturnien de 30 ans appliqué  à la vie astrologique (1970-2000)

par Jacques Halbronn

Il nous apparait qu’il puisse exister un cycle de 30 ans correspondant au passage

de Saturne sur l’étoile fixe Aldébaran et qui aura duré du début des années 70

jusqu’au début des années 2000. Nous voudrions illustrer cette approche au

prisme de la vie astrologique française (francophone).

Le début des années soixante-dix aura correspondu à une certaine renaissance

de l’astrologie mais il ne faut pas oublier que toute renaissance tend à s’essoufler

à mi-parcours  du cycle qui la sous-tend/ Il faut donc considérer qu’un basculement

s’est produit quand Saturne est passé d’Aldébaran à Antarés – ces deux étoiles

fixes royales constituant selon nous l’axe centrale de l’astrologie (cf notre Projet

de Colloque pour la fin 2014.

En 1971, Edgar Morin publie Le Retour des Astrologues aux Cahiers de l’Obs

(rééd. La croyance astrologique moderne, 1982)/ En 1975, près de 200 personnalités

du monde scientifique signent un « Manifeste des 186″ contre l’Astrologie. (cf la réaction

d’E. Teissier Ne brûlez pas la sorcière, Pauvert, 1976, pp. 151  et seq)

Mais il faut saluer en 1976 la parution dans la prestigieuse collection dirigée par

Luc Decaunes des Clefs pour l’Astrologie, dont Jacques Halbronn fut chargée avec

symboliquement  le fait qu’andré Barbault  dut renoncer à s’en occuper, ce qui

le fit publier son travail sous le titre « Connaissance de l’Astrologie » au Seuil, éditeur

qui avait déjà publié plusieurs de ses travaux. Mais le Seuil fera appel dès 1977

à Jean-Pierre Nicola  qui signe « Pour une astrologie moderne ». Il y a là comme

une transmission de relais qui caractérise un nouveau cycle. Dans le même sens,

il faut voir en 74 la parution par la polytechnicien Daniel Verney, chez Fayard,

des Fondements et Avenir de l’Astrologie et chez Hachette d’une Introduction

à la Nouvelle astrologie de l’Italienne Lisa Morpurgo, en cette même année.

ll est indiqué sur la 4e de couverture de ce dernier ouvrage « Jamais comme

aujourd’hui les horoscopes n’ont été (autant) consultés »

Citons aussi chez Jean Claude Lattés de l’Astrologie par Joelle de Gravelaine et Jacqueline

Aimé (première édition 1969) En 1976, Elizabeth Teissier (Astralement vôtre, émission

à la télévision qui fit polémique)  publie, on l’  a vu

« Ne brûlez pas la sorcière. Réponses à 25 questions sur l’Astrologie Préface de

Raymond Abellio.. Sur la 4e de couverture, on peut lire que l’astrologie  « est une de

ces sciences très anciennes que nous avons bien besoin de  redécouvrir pour qu’elles

nous aident à vivre et à mieux nous connaitre » . Il s’agit d’ouvrages qu entendent

renouveler  le positionnement de l’astrologie

alors que l’astronome  Paul Couderc propose encore en 1978, une nouvelle édition aux Pressses Universitaires de France de son Que Sais je sur l’Astrologie (première parution 1951)

En 1981, Solange de  Mailly Nesle est invitée par les éditions Fernand Nathan à publier

« L’astrologie. L’histoire, les symboles, le signes »

/On ne parle ici que d’éditeurs généralistes et non spécialisés dans l’ésotérisme comme Trédaniel,

les Ed traditionnelles, le Rocher, Dangles, Pardés, Dervy, Lanore ou des éditions

liées à des associations astrologiques.

A partir de 1980, l’on voit paraitre plusieurs collections sur les signes du Zodiaque,

chez Tchou, chez Solar  (avec  Ivan Othenin Girard  et à sa suite Jacques Halbronn) qui font pendant au succés de la formule dans les années cinquante, aux dites éditions du Seuil (dir. F. R. Bastide), aux éd. Radio Monte Carlo (avec Nicola), Tchou confiant à Michèle Curcio une collection de petits livrets

zodiacaux en paralléle à ses « Grands Livres ».

Parallélement,  la vie astrologique française  trouve un nouveau souffle à partir de

1974 avec Jacques Halbronn qui inaugure une ère des congrès qui sera relayée

dans les années 90 par Yves Lenoble dans la phase 2 du cycle de 30 ans. En 1979,

parait le Collectif  « Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau » sous la direction

de Jacques Halbronn (Ed Albatros) En 1984,  Jacques Halbronn publie le Guide

de la Vie Astrologique (Ed Trédaniel) qui recense les astrologues et les rassemble non plus

seulement dans le cadre de congrès mais de répertoires professionnels. Ces réalisations

(congrès, guides) visent  à normaliser l’image des astrologues en montant que la

« vie astrologique » s’organise comme ailleurs..

Cette phase 2 correspond à un tassement de la dynamique de recherche. On observe que

les colloques de chercheurs cédent devant des colloques d’enseignement. C’est

dire que le déroulement du cycle correspond, à mi parcours,  à une certaine cristallisation du

savoir astrologique – voire à un cloisonnement-  et  à  un renfermement de l’astrologie dans un certain ghetto,

du fait même de la complexité  même du savoir ainsi institutionnalisé et qui demande

des années d’étude. On est loin des tentives d’ouverture vers un large public

tant au niveau de l’élite qu’à celui du grand public.

Au niveau universitaire, Jacques Halbronn soutient en Sorbonne une thèse de

doctorat « La problématique astrologique chez les principaux penseurs juifs du

Moyen Age Espagnol  » (EPHE Ve  section Sciences Religieuses,  parue en 1985

Ed Arché, Milan sous le titre « Le monde juif et l’astrologie. Histoire d’un vieux

couple »).

Notre cycle de 30 ans, on peut le voir, assez nettement, passe par des phases

successives que l’on peut caractériser par un processus de déconstruction, de

reformulation s’achevant par une forme de stratification en phase 2 et de repli

sur un savoir qui devient de moins en moins accessible aux non astrologues alors

que la phase 1 visait à instaurer des passerelles entre le monde astrologique et

les autres approches.

A partir des années 2000,  un nouveau cycle de 30 ans s’amorce avec le repli

des activités d’enseignement et le renouveau de la recherche astrologique

incarné par le super-congrès de Jacques Halbronn en novembre 2004, intégralement

filmé et qui sera disponible sur Internet à partir de 2007. (TV Urania). La télévision

astrologique symbolise une nouvelle dynamique d’ouverture du « milieu » astrologique.

(lancement en 2008 de Teleprovidence puis en 2013 de la chaîne « Jacques Halbronn »

sur Youtube).

Sur le plan universitaire,  Jacques Halbronn soutient en 1999 une thèse d’Etat

« Le texte prophétique en Frane. Formation et fortune » (Paris X Nanterre-Ouest) et

en 2001, en Sorbonne,  Elizabeth Teissier une thèse de sociologie  (Ed Plon) sur

l’astrologie. En  2002, Jacques Halbronn est auditionné à l’EPHE pour la chaire des

Etudes Esotériques (précdent titulaire Antoine Faivre). En 2004, son article

Astrologie est réédité par l’Encyclopaedia Universalis et le Figaro.(première parution

1993) En 2007, Halbronn soutient en Sorbonne un post doctorat sur la critique

nostradamique au XVIIe siècle, autour du Dominicain Giffré de Réchac.

Une nouvelle série de Colloques se tient à l’initiative de Jacques Halbronn, à partir

de l’An 2000 (Frontières de l’Astroogie, avec un partenariat du CURA de Patrice

Guinard). A partir du grand congrès de 2004 se tiendra toute une série de rencontres

astrologiques dans un esprit de recherche et de débat, sous l’égide du MAU, qui seront

repris sur Internet.  Le colloque prévu fin 2014 est censé faire le point sur l’état

de la recherche et de la réflexion des 15 dernières années avec une mise à plat

de tout le savoir astrologique.

 

 

JHB

12. 08 14

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Phénoménologie des clivages

Posté par nofim le 7 août 2014

Les clivages  et la mauvaise foi.

(Contre une science sans conscience )

par  Jacques Halbronn

 

Il nous faut revaloriser le rôle de la conscience face à la

Science car l’on s »aperçoit que Science sans conscience n’est

que ruine de l’âme.  La conscience, dirons-nous, c’est ce

que nous percevons, nous ressentons sensoriellement,

instinctivement, qui nous est immédiatement perceptible ou

en tout cas qui nous vient comme on dit à l’esprit quand nous

pensons à quelque chose sans que cela se réduise et se

traduise par des mots.  Il y a une « vérité » de la conscience

qui si elle est bafouée reléve de la mauvaise foi. Car qu’est ce

que la « bonne foi », si ce n’est le refus d’abuser de certains

« obstacles épistémologiques », d’en profiter pour faire

triompher un certain déni du réel en profitant du doute

qui sous tend toute recherche?

Ainsi, si j’ai « conscience » que les hommes et les femmes

agissent différemment, il m’est indifférent que la Science

ne puisse valider ce sentiment. Celui qui refoule ce sentiment

du fait que la Science n »a pas pu ou voulu apposer son

« label »  est -il  encore « humain »? En ce sens, on ne saurait

refouler un ressenti en se servant de quelque expédient. Il y

aurait donc une sorte de « scientisme » chez ceux qui

instrumentalisent la science pour narguer la conscience.

Cela dit, la science n’en a pas moins mission de suivre les

pistes ouvertes par la « conscience », que l’on songe à la pomme de

Newton ou au bain d’Archiméde. Il y a beaucoup de choses

autour de nous où la conscience précéde la science et sert

d’ancrage.Or, de nos jours, force est de constater qu’un féminisme p

plus ou moins avoué, larvé,  met en question la conscience au

nom de la Science. Il nous faudrait capter le monde non

plus au prisme de la conscience mais de la science et

comme la science est encore balbutiante notamment dans

le domaine des sciences humaines, cela signifie que l’on

devrait en rester au domaine de généralités abstraites sur

le citoyen  lambda, asexué, sans race, sans âge et interchangeable.

Nous pensons au contraire que notre conscience nous

autorise à faire toutes sortes d’hypothèses et la Science

ne saurait prévaloir sur la Conscience à condition

bien entendu que la dite conscience ne soit déjà contaminée

par la Science, ce qui semble être le cas pour les femmes qui

ne capteraient le monde que par le biais du verbe masculin,

à  savoir la Science mais un verbe qu’elles tendent à figer

et à cloturer, ce qui va à l’encontre de la dynamique du dit

verbe, préférant notamment l’écrit fossilisé  à l’oral vivant.

Nous prendrons un exemple: imaginons que je propose

une piste de recherche donnée  pour traiter d’un phénoméne

dont j’ai conscience de l’existence, ce n’est pas parce que cette

piste se révéle, du moins dans l’immédiat, insoutenable, que

le phénoméne que je veux étudier n’existe pas. Or, on assiste

fréquemment à ce type de harcélement intellectuel visant

à discréditer toute recherche liée à la conscience au nom

des exigences de la Science. Nous prétendons, a contrario,

avoir parfaitement le droit d’échaffauder des théories sans

que cela conditionne notre conscience de ce qu’il nous

intéresse d’étudier et d’analyser. Bien plus, en encourageant

la diversité  des théories, l’on ne pourra que replacer la

Conscience au centre, la conscience étant une et la Science

étant multiple. Révolution copernicienne qui replacerait

la Conscience au Centre et la Science  ne faisant que « tourner »

comme dirait Galilée,  autour. .

La technoscience est un instrument qui tend à  minimiser le rôle de la

conscience ou à faire de la conscience une sorte d’épiphénoméne qui ne vise qu’à valider les « grilles »

de la technoscience.  On nous explique doctement que l’on peut reprogrammer et donc que ce que nous

percevons n’a qu’une réalité très relative et fugace, quasiment illusoire. Cette reprogrammation,  ce formatage, cette

rééucation nous dit-on, est liée à l’environnement social tout comme à l’environnement technique. C’est donc sur la conscience et non

plus sur la science que  se poserait le doute.  Un tel discours selon nous ne peut passer que chez des personnes qui ne sont pas

présents au monde et il suffit de voir avec quelle aisance les gens qui s’intéressent  à l’astrologie sont disposés à « changer de peau » ou

à se voir autrement au prisme de leur « signe » ou de leur « thème » étant aveugles à elles-mêmes.

Il doit exister une tension entre science et conscience, une dialectique mais chez d’aucuns cela n’a pas lieu et la conscience se moule

dans la science et renonce à exister et à préexister. Or, sans ce débat, sans ce combat avec la conscience, la Science ne saurait avancer.

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, Culture, FEMMES, PSYCHOLOGIE, SCIENCE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Sociologie des cafés-philo

Posté par nofim le 29 juillet 2014

La dynamique des cafés philo : sociabilité et handicap

par  Jacques  Halbronn

Nous avons plusieurs fois  mis en évidence le fait que lien social

était souvent alimenté par le partage d’un certain  handicap.

Ce qui nous intéresse le plus ici c’est que cette rencontr qui

pourrait être un des rares lieu de liberté, d’improvisation se

voit généralement muselé au nom d’une rigueur

organisationnelle persuadée qu’on ne peut pas laisser les choses

se réguler d’elles-mêmes. On pense à ces entraineurs ( en foot

ou ailleurs) qui sont trop sur le dos de leur équipe et qui veulent

tout régenter, tout calculer.

D’habitude nous aimons opposer la liberté d’expression des

gens qui se rencontrent et qui parlent ensemble à la dimension

quasi-mécanique d’une orchestre,suivant pas à pas la partition

du compositeur et la baguette du « chef ». Or, les cafés philo

nous démontrent que le mal  a encore progressé et que la

situation est encore pire que nous nous l’imaginions puisque

même la circulation de la parole fait probléme et  est soumise

à des régles qui n’ont rien à voir avec la qualité des propos tenus

par tel ou tel, au sein du groupe ainsi constitué. Au vrai, nous

avions déjà remarqué une certaine rigidité dans des réunions

plus formelles comme des commissions, des conseils, des

conférences, des séminaires.

. Mais nous avons été contraints de constater que cette même

rigidité  avait envahi  d’autres espaces. Ce qui nous améne à

nous demander quel est le « vrai » sens de ce genre de réunion,

quel est l’enjeu  « non dit » sinon non -conscient? En fait, la

définition du café-philo -terme d’ailleurs tout à fait abusif

au regard de la philosophie- espace où chacun peut

s’exprimer dans un temps raisonnable et dire ce qu’il a

envie de dire, ce qui fait d’ailleurs que le thème mis en avant

n’a vraimennt pas beaucoup d’importance et même semble

indifférent et aléatoire. Question: qui peut être attiré par une

telle formule?

Réponse: des personnes qui n’arrivent pas à prendre la

parole facilement, qui ont besoin qu’on la leur donne. Cela

peut être le cas d’étrangers, de personnes atteintes de quelque

surdité, de personnne qui parlent trop lentement et qu’on ne

laisse pas « finir »  ce qu’elles ont à dire, qui  sont assez

marginalisées dans une discussion « à bâtons rompus ». Bref

des laissés pour compte de la communication.

Les femmes sont souvent  plus frustrées que les hommes dans

le domaine de l’échange en groupe et l’on trouve plus rarement

de jeunes hommes que de jeunes femmes parmi les

participants d’un café philo et comme par hasard quand il y en

a, ils sont souvent très à cheval sur la « discipline »,faisant

ainsi de nécessié vertu car il est évident qu’ils  préférent

renoncer à la liberté de tous que de  l’accorder à tous car

ils savent qu’au final ils seront défavorisés du fait d’un certain

manque d’allant. D’ailleurs,, il faut sérieusementne

manquer d’allant pour accepter de suivre les régles d’un café

philo où il faut lever le doigt pas même pour intrvenir mais

pour figurer sur la liste de ceux qui interviendront. La « liste »

est un outil indispensable au bon fonctionnement d’un

café philo qui se respecte..

Disons que les gens « normaux » non seulement n’ont pas

besoin d’un tel cadre mais ne sauraient le supporter. sauf

s’ils ne viennent pas pour intervenir mais  pour regarder

des gens parler, par delà ce qu’ils peuvent dire. On est alors

dan un plaisir de la gestuelle et on pourrait mettre des boules

Quies.

Nous avons organisé et animé un grand nombre de colloques

dans plusieur domaines, c’est à dire des espaces d’échange

comme l’indique l’étymologie du mot colloque (parler ensemble)

et le rôle de l’animateur est  de choisir le « bon cheval », la

personne qui est en forme et qui suscite des réactions. Ce n’est

pas forcément le meneur de jeu en titre qui serait plutôt

à comparer à l’ »entraîneur qui forme l’équipe et la fait

évoluer selon le cours du jeu.  Ce ‘leader » de circonstance

n’est parfois  même pas indiqué sur le programme du colloque

Il doit intervenir souvent mais briévement, efficacement,

relancer le débat, distribuer les  « ballons ».  On prend cet

exemple sportif car c’est un des rares espaces où l’improvisation

est encore respectée,ce qui ne signifie pas qu’il ne faut pas

s’entraîner  avec rigueur mais ça c’est avant le match.

En conclusion, il faudra distinguer l’objet affiché du groupe

qui est soi-disant la Philo et la vraie raison d’être d’une telle

formule qui est la peur de prendre la parole et de se la

faire couper, qui est le point commun entre ceux qui se

prétent et se soumettent à une tell épreuve. Généralement,

on se fera une assez bonne idée d’en groupe en en étudiant

la composition, la classe d’âge, le sexe, les carences

visuelles ou auditives qui créent du handicap et donc des

frustrations. Quand certaines dominantes sont très marquées,

il est temps de s’alarmer. On pense notamment à ces

réunions qui ne regroupen à 90% que des  femmes d’un certain

âge qui n’ont plus assez de charme pour se faire entendre

par les hommes.

On ajoutera que selon nous faire de la philosophie c’est

redéfinir en permanence les mots, les connexions entre eux.

Une expression trop bréve ne saurait être philosophique que

sur un mode conclusif, donc en fin de parcours. Un débat

philosophique ne saurait donc être une succession de

monologues, il importe que les protagonistes discutent et

disputent entre eux avec une certaine fluidité. On imagine mal

Socrate se pliant aux régles débiles du café-philo.

La philosophie ne se réduit  pas, en effet, à quelque exercice sémantique

consistant à communier dans une sorte de consensus figé mais pas davantage

à ce que chacun dise ce que tel mot lui inspire, de quoi il est chargé. Il s’agit bien au

contraire d’une déconstruction du langage et c’est ce qui rend la philosophie si étrangère aux

femmes pour qui  les mots sont des choses, des objets et d’ailleurs elles n’hésitent pas à comparer

la réalité d’un objet matériel  – comme un vase posé sur une table- avec la « réalité » d’un concept, d’une

notion quitte à aller « vérifier » ce qu’en dit le « dictionnaire », lequel a la « bonne » réponse. Il y a là un

niveau qui est celui de l’enfance qui apprend à parler et pour qui le maniement des mots précéde la

connaissance du monde. En réalité, ce n’est pas, pour les femmes le concept qui est aussi réel que l’objet mais l’objet qui est aussi réel que  le concept lequel précéde l’appréhension de l’objet (Mythe de la caverne). Il faudrait probablement distinguer un café philo

pour les hommes et un café philo pour les femmes, toute solution mixte risquant d’être bancale.  Nous avons ailleurs exposé la thèse

selon laquelle,  il y avait une première sensorialité en prise avec le réel  et une autre sensorialité passant par le langage qui ne connait

le monde que par le truchement du langage, et c’est cela qui paradoxalement  fait que les mots, chez les femmes, sont dotés d’un tel

poids puisqu’ils jouent pour elles le rôle du réel.= à l’instar du monde visible pour les non voyants qu’ils ne captent qu’au prisme de

ce qui leur en est dit.  La langue est un mode d’émission et de réception qui passe par le visible et l’audible mais qui n’est nullement

équivalent à ce que l’on capte par la vue et par l’ouie, c’est une sorte d’infra-sensorialité. Une langue que l’on n’a pas apprise heurte notre sensorialité  en ce que ce sont des sons et des signes qui ne relévent que par un biais du domaine des sens. (cf ce que nous avons écrit sur le silence). Ce n’est que parce que ces sons et ces signes sont reliés  à quelque réalité  qu’ils font illusion, ce qui renvoie à la dialectique du signifiant et du signifié.

 

 

 

 

 

JHB

29. 07 14.

 

 

 

 

 

 

 

peu de jeunes hommes

socologie des cafés phil

 

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