Cyclicité et dialectique Moi/Surmoi

Posté par nofim le 24 juillet 2014

Les dialectiques Moi/Surmoi et  Conjonction/Disjonction

en Astrologie.

par  Jacques  Halbronn

 

Un récent film britannique « Locke » illustre bien la tension

entre les deux phases du cycle de  7 ans. La première que nous

associerons à l’instance freudienne du Moi et la seconde, à

celle du Surmoi. La conjonction (Saturne-étoile fixe royale)

quand elle se produit à 7 ans d’intervalle serait le recentrage

sur le Moi,  autour du couple qui se « conjoint » (les époux

sont des conjoints). C’est un phénoméne neurobiologique

(cf Lucy Vincent, Ed Odile Jacob , 2004) qui dure 3 ans

et qui établit un lien exclusif  entre deux humains.

Ce lien, à la disjonction, va se dissoudre du fait des

exigences sociales (Surmoi) et à force d’être  refoulé,  il y aura

un « retour », d’où un nouveau cycle et une réaffirmation

renouvelée de l’Ego. C’est ainsi que nous résumerions toute

l’astrologie dans cette dialectique relationnelle qui  fait que

les hommes tantôt affirment leur Moi (étendu à leur

conjoint) et tantôt passent outre et tendent à le diluer dans

un Surmoi.

Entendons par  là que le couple est un élément constitutif

du Moi. C’est quand l’individu est seul qu’il est en phase

de Surmoi. On dira donc que la conjonction favorise

singulièrement la formation ou le renforcement du couple

alors que la disjonction refuse un tel enfermement limitatif

et exclusif (au sens d’exclure les autres)

Il devrait être précieux pour les « psy » de connaitre un tel

cycle qui agit sur les mobiles et les motivations de leurs

patients, notamment quand le « traitement » s’étend sur

plusieurs années. On dira même que notre modéle permet

de pointer, par exemple sur une trentaine ‘d’années  les

passages les plus délicats et d’inviter les patients à s’y reporter

comme cause possible de traumatismes face à des

configurations plus ou moins bien vécues. Cela pourrait

remplacer avantageusement le complexe d’Oedipe. Et

rappelons que ce cycle semble pouvoir être étayé par la

neurobiologie.

Nous sommes entrés dans une phase « Ego » du cycle de

7 ans et cela devrait placer la plupart des gens face au

Sphinx:  qui vas-tu choisir et qui vas-tu choisir, qui va te

choisir pour faire couple avec toi? Pourras-tu renoncer à

tes engagements envers la société pour privilégier ton Moi

étendu à ton partenaire? Mais trois ans et demi plus tard,

la question posée sera inverse. Es-tu prêt  à te dégager de ton

couple, donc de ton « petit » Moi pour te dévouer à une cause

plus vaste. C’est alors qu’est venu le temps du Surmoi et les

problémes de conscience que cela pose .  Cette phase est

celle de la mise en commun de ce que chacun a pu réaliser, une

sorte de « communisme »; ce n’est plus alors le moment de

déterminer qui fait quoi, qui a crée quoi mais de répartir,

de distribuer à tous (compassion)/ A contrario, la phase

premère apparait comme fortement égocentrée, même si

elle est marquée par un amour fusionnel qui n’est jamais

qu’une exaltation du Moi, à travers l’autre, l’élu(e) de son

coeur.(tantrisme)

Nous mettons notre modéle, notre outil, à la  disposition

des « psy » carl’astrologie est une chose trop grave pour être

laissée aux seuls astrologues.

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Sensorialité et sexuation

Posté par nofim le 20 juillet 2014

Les interactions sensorielles et la symbiose hommes/femmes

par Jacques  Halbronn

Ce qui rend difficile la caractérisation des comportements

distincts tient à une interaction

pouvant prêter à confusion et faire  le jeu d’un certain déni

de l’évidence visuelle.

Il conviendra donc  de distinguer plusieurs niveaux et cela vaut

pour  la distinction entre le vrai et le faux., l’inné  et l’acquis.

Notre inaptitude à capter certaines nuances génére des.

malentendus par exemple dans ce qui distingue  une

improvisation d’une éniéme interprétation d’une même

pièce de théatre ou de musique. Cela fait de nous des

victimes d’impostures toutes trouvées.Selon nous, les

hommes  savent mieux observer le monde que

les femmes qui sont plus à leur aise dans le langage, donc

dans le virtuel. Mais en même temps, le  visible est une

chose banale, et  ordinaire tout comme la parole chez les

femmes.

Paradoxalement, les hommes  peuvent sublimer le son et

les femmes transfigurer ce qui est à voir , justemen

parce que cela implique un dépassement de soi ; c’est

ainsi que les plus grands compositeurs sont des hommes

et que les femmes sont  d’une grande beauté visuelle.

JHB

20  07  14

 

 

 

 

r

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Sexe et sens au regard de l’économie

Posté par nofim le 18 juillet 2014

 

Energie du visuel et énergie de l’audio/ Pour une approche économique.

par  Jacques  Halbronn

Dans le cadre de nos recherches sur la sensorialité qui nous ouvrent des perspectives  sur la connaissance du masculin et du féminin

tant au niveau diachronique que synchronique, tant dans la compréhension du monde actuel que d’époques fort éloignées quand deux espéces humaines se cotoyèrent avant de fusionner, tout en maintenant leurs différences par le biais de la sexuation, nous ferons part

de quelques réflexions de type en quelque sorte energétique voire économique.

Il semble ainsi assez évident que le contact visuel est bien moins couteux en énergie, en temps que la relation par le biais auditif.

 

On fera d’abord remarquer qu’il faut beaucoup moins de temps pour capter des données visuelles que des données auditives dans la vie

quotidienne. En un simple « coup d’oeil », l’on peut capter énormément d’information et donc dans le même laps de temps traiter un

bien plus grand nombre de cas. D’où un énorme gain de temps pour celui qui est correctement équipé pour ce faire, ce qui n’est en

effet pas forcément donné à tout le monde. Bien plus, ceux qui sont ainsi observés dépensent eux aussi beaucoup moins d’énergie

puisqu’ils n’ont rien à faire, sinon de se laisser regarder durant quelques instants. C’est une relation gagnant/gagnant.

On peut donc penser qu’une société qui « marche » au visuel  sera plus opérationnelle qu’une société qui fonctionne à l’audio.

Parallélement, les hommes dépensent moins de temps et d’énergie lors du processus de procréation que la femme/ Si l’on rappelle que

pour nous l’audio est lié  à la femme, l’on ne peut que conclure que l’économie féminine est plus consommatrice d’énergie et de temps

que l’économie féminine.

Il est donc tentant pour les femmes de recourir à des apports « techniques » susceptibles de compenser  un tel handicap que nous

qualifierons de prévisionnel. Car la sensorialité  constitue  avant toute chose notre équipement  prospectif. Les sens nous renseignent

et nous préviennent quand il y a problème en perspective même s’il ne s’agit que d’une probabilité de risques. Nous sommes comme

Monsieur Jourdain pour la prose des statisticiens qui ne s’assument pas comme tels.

Comment pourrait–on, d’ailleurs, survivre si nous n’étions pas individuellement et collectivement prévoyants, ce qui implique que nous

ayons des « préjugés », ce que l’on ne saurait nier sans une bonne dose d’hypocrisie et d’ingénuité?

Nos sens ne sont point là pour nous apporter du plaisir mais du déplaisir. Dire que tout va bien signifie qu’il n’y a rien à signaler.

Le contraire du malheur, ce n’est pas le bonheur mais le fait que les choses suivent leur cours normal, à savoir que nos sens n’ont rien à redire. Ce qui dépend de la structure de notre équipement sensoriel, lié à notre appartenance sexuelle.

Les femmes seront attirées par toutes sortes de méthodes qui compensent la lenteur et donc le coût  de leur processus cognitif.

L’astrologie en fascine plus d’une par les informations que ce « savoir » entend, prétend fournir et délivrer et il n’est pas rare que l’on

capte des réflexions du type « c’est tellement rapide », ‘cela fait gagner du temps! », ce qui est révélateur du probléme que nous avons

soulevé. L’astrologie apparait comme ‘la » solution rêvée qui permet de prévoir, de savoir « à l’avance », bref d’apporter un plus venant

compenser ce qui est ressenti et vécu  comme un handicap, à savoir la lenteur de la tortue par opposition à la vélocité du lièvre (La Fontaine)

Un autre sens est intéressant, celui du toucher. Les femmes ont besoin de toucher de par leur absence de visuel ou si l’on préfére du

fait qu’elles ne savent pas décoder le visuel. Elles ont des yeux mais elles ne voient pas. Or, il est clair que la nécessité, le besoin de

toucher complique les choses et est dévoreuse de temps. Quand des gens se rencontrent, ils n’en viennent pas, selon les pratiques sociales en vigueur dans nos sociétés, à se toucher sans avoir franchi un certain nombre d’étapes. Ce qui genére des délais, sauf dans les cas de

prostitution et bien entendu la relation de couple autorise un  recours fréquent  au toucher .

. . En comparaison,  les relations entre chiens passent bien plus vite, en général, par le toucher.

Le fait que beaucoup de femmes aient des chiens n’est peut être pas, en ce sens,  indifférent.

En revanche, l’équipement visuel de l’homme ne le contraint pas à passer par l’ouie ni par le

toucher, ce qui lui permet de multiplier considérablement les « contacts » visuels qui lui apportent un

certain assouvissement relationnel à peu de frais si l’on admet que nos sens nous apportent une certaine forme de nourriture,

d’énergie. L’homme est comme un olivier, il peut se développer sur une terre pauvre, ingrate alors que la femme aura besoin de

conditions plus favorables et donc plus rares pour  y parvenir. On connait la rengaine des femmes sur les « mauvaises » conditions qui

ne leur auraient pas permis de réaliser ceci ou cela. Elles ne se rendent pas vraiment compte que les hommes peuvent fonctionner dans

un environnement peu propice. S’il fallait comparer les humains à des plantes, on dirait qu’ils n’ont pas tous besoin du même

type d’environnement. Une femme qui bénéficiera de tout ce dont elle a besoin aura eu beaucoup de chance d’où la rareté de

l’excellence au plus haut niveau chez les femmes. Elles sont prises par le temps et leurs tentatives n’aboutissent pas avec le risque

de la tentation de raccourcis qui ne sont bien souvent que des leurres. En ce sens, les femmes sont à la merci de charlatans qui

exploitent leurs frustrations face  à la réussite masculine

au sommet.

On ne saurait ignorer la complexité et la polysémie du sens

de la vue: car une chose est de voir et une autre d’être vue.

L’aveugle ne voit mais sait qu’on le regarde. Dans le rapport

hommes-femmes, la femme peut envoyer un signe visuel

à l’homme même si elle-même n’est pas réceptive aux

signaux visuels. Et précisément, il revient aux hommes qui

savent capter ces « messages » visuels emis par les femmes

de se situer dans le registre féminin de la parole et du

toucher (ce qui inclut les autres sens de proximité que sont

le goût et l’odorat). De même l’homme, s’il n’est pas sensible

aux odeurs dans la même mesure que la femme doit être

conscient qu’il dégage, sans le vouloir, sans le faire « exprés »

des messages gustatifs (baiser), olfactifs, tactiles. On

retiendra que ce qui compte, c’est avant tout la réceptivité

plus que l’émission. Les astres sont vus mais ils ne nous

voient pas.

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La vie en play back

Posté par nofim le 15 juillet 2014

 

Pour une épistémologie de l’hybridité. Vers une culture « bio ».

Par Jacques  Halbronn

 

Que peut faire la science face à un objet, un phénomène hybride et comment savoir si l’on a

affaire à de l’hybridité ? Qui dit hybridité, dit interaction, dit mélange, mixité, symbiose, synthèse,

syncrétisme.

Pour le 14 juillet 2014, nous avons assisté devant la Tour Eiffel  au « Concert de Paris » qui préludait au  Feu d’artifice et il se  produisit un dysfonctionnement au niveau du play back.   Les chanteurs qui apparaissaient sur les grands écrans  n’étaient pas en phase avec le son censé leur correspondre/ Le résultat global était « désuni » et  on peut y voir une incarnation d’une hybridité qui se défait. Normalement, on aurait dû n’y voir que du feu si la technique avait été à la hauteur. Mais il y avait là une faille révélatrice du procédé, de l’imposture.

A  tout moment,  ce qui nous est montré comme ne faisant qu’un risque de se désunir, de se

désynchroniser.

Dans nos relations avec autrui, savons-nous faire la différence entre ce qui est proprement nous, ce qui est un « moi » s’adressant à l’autre et parlant la langue,  s’exprimant dans le langage de l’autre et ce qui émane de l’autre ?

Par épistémologie de l’hybridité, nous entendons la nécessité d’une certaine méthodologie. Face à

un phénomène qui se présente, au premier abord, comme étant d’un seul tenant, comment  débrouiller l’écheveau  des interactions  entre les différentes composantes ?

Selon nous, il importe de remonter à un stade où la combinatoire n’a pas encore eu lieu.

On prendra l’exemple des hommes et des femmes dans nos sociétés. Une partie de notre savoir – faire, voire de nos valeurs  ne fait sens que dans un rapport de communication avec autrui et vice versa  de la part d’autrui à notre égard.

Nous avons à maintes reprises abordé la question du dimorphisme hommes-femmes. Si l’on prend le cas du rapport sexuel, est-ce l’homme qui recherche celui-ci ou bien plutôt la femme ?

Selon nos thèses, le besoin de toucher, de sentir l’autre – dans tous les sens du terme- de le goûter,

serait typiquement féminin  et lié à un habitat ancestral originel marqué par l’absence ou l’extrême pénurie de lumière, ce qui exigeait  une grande proximité d’autant que la vie se déroulait dans un espace relativement restreint et  générant une certaine promiscuité.

Autrement dit, si l’homme a acquis un certain savoir-faire dans le domaine sexuel ; c’est avant tout pour communiquer avec les femmes et vice versa, les femmes seraient attentives à leur look pour

plaire aux hommes, avec des couleurs vives pour qu’on puisse les voir de loin, tant l’homme est marqué par le visuel et les grands espaces.

On conçoit donc que seule une  approche en amont permet de décrypter les tenants et les

aboutissants d’une telle interaction, tant à force d’exister pour l’autre, l’on finit par oublier que l’on a

adopté les valeurs de l’autre. On se demandera ainsi jusqu’à quel point les hommes sont instinctivement mus d’une impulsion vers les femmes avec le besoin de les toucher. Il s’agirait plutôt

d’une affaire d’éducation.

Un autre aspect de l’hybridité qui retiendra ici notre attention tient au langage. Le langage est par essence hybride, il est le fait d’un compromis entre le masculin et le féminin/ Certes,  le langage peut faire l’objet d’une forme d’écriture, donc de « visuel » mais ce n’est pas un visuel au sens plein du terme. C’est- un visuel aménagé, conditionné et qui d’ailleurs nous envahit toujours plus notamment pour ce qui est des téléphones mobiles. C’est un visuel en espace clos, limité à quelques centimètres carrés.  Ce n’est pas un visuel « pour de vrai », mais un visuel arrangé qui n’a rien de «naturel ». C’est un visuel qui se substitue au vrai visuel et qui émane de l’autre, qui est dicté par l’autre. On l’a dit ailleurs, le langage est une interface entre les hommes et les femmes, il permet de passer de l’image au son. Les femmes peuvent « prononcer » ce visuel en dépit de leur « cécité » au monde. Les femmes sont plus dans le

comment que dans le quoi, ce qui signifie qu’elles aiment

dire le comment d’un quoi qui leur est fourni.

L’illusion d’unité est au centre de l’hybridité. Dans le domaine musical,  l’interprété donne une impression d’unité qui  n’est que factice. Il joue de son instrument mais la musique qui en sort est

autonome, déconnectée par rapport au dit instrument car elle préexiste au moment de l’exécution qu’il nous propose. Comme une sorte de play back (cf supra).  On le voit jouer mais on entend quelque chose qui, quelque part, sonne faux ou du moins devrait sonner faux si nous étions suffisamment lucides, si nous y voyions suffisamment clair. Pour en revenir au concert du 14  juillet, certaines personnes n’auront pas remarqué le décalage.

L’exigence d’unité authentique passe par  l’improvisation, par le fait que celui qui joue ne joue pas un rôle mais est bien lui-même. Il se passe ce qui semble se passer, à savoir que l’instrument lui parle, s’exprime par lui, ici et maintenant. On n’est pas dans le simulacre, accentué lorsque l’interprète lit

une partition encore que dans ce cas la ficelle soit un peu grosse. Mais parfois, même dans ce cas, l’illusion persiste. Les gens en tout cas veulent encore croire à l’unité. Il est vrai que l’on peut jouer sur les mots : après tout, le son émane bien du jeu des mains sur l’instrument, n’est-il pas vrai ? Il y a là comme un tour de passe-passe ! Après tout, l’interprète choisit le morceau qu’il interprète mais quel rapport avec une véritable improvisation ?

Actuellement, avec l’essor des neurosciences, il devient possible de mesurer de telles différences car notre cerveau ne fonctionne pas de la même façon dans les divers cas signalés et cela ni chez le musicien ni pour son public (s’il y en a un). Une musique déjà composée et qui plus est ne l’est pas par l’interprète relève de la « mal-culture », d’une culture au rabais, dont la valeur nutritive ne

saurait être la même. On pourrait parler d’une musique « bio » comme on parle d’une alimentation

« bio ».(cf.  E. Pelegrin-Genel,  Des souris dans le labyrinthe)

L’écriture est, on l’aura compris, un support d’imposture. Elle permet à  ce qui est absent ou mort de donner signe de vie et le paradoxe c’est que celui qui recourt à un tel stratégéme  a lui aussi quelque

chose de  mort en lui qui l’empêche d’être pleinement présent comme quelqu’un qui lirait un texte devant un public au lieu de s’adresser directement aux gens.  D’aucuns répondront que c’est dans un souci de perfection, que l’on ne veut pas décevoir  en étant vraiment soi-même, en usurpant l’œuvre

d’un autre ou en relisant à voix haute ce que l’on a écrit auparavant.  A quand un match de foot en play back ? A quand un rapport sexuel en play Back ? Ce qui est triste, c’est que cette culture du

handicap est envahissante, intrusive, que la fausse monnaie chasse la bonne.

La musique, elle-même, ne saurait être assimilée au langage. Elle a une dimension universelle  que n’offre pas une langue dont l’intercompréhension est  limitée, cloisonnée. Le langage est un compromis  entre  le vrai visuel et le vrai « audio ».

Distinguer le bon grain de l’ivraie.

En tout cas, la musique est moins nocive que la parole  à

l’égard de notre aptitude à penser. Plus on parle autour de nous

et plus il nous est difficile de nous concentrer. Le silence de la

parole- c’est à dire l’absence de l’autre- est propice à une

réflexion profonde.

 

JHB

15. 07 14

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La société à deux vitesses: produits frais et produits secs

Posté par nofim le 12 juillet 2014

La tentation de l’imitation et l’ère de l’inspiration.

Par  Jacques  Halbronn

 

La perspective de la mort nous incite à mettre par écrit notre « création ». C’est  particulièrement vrai pour les compositeurs. L’essor  des enregistrements a  relativisé le passage obligé par la partition mais les ordinateurs seront de plus en plus capables de transcrire ce qui est audio en  imprimé. Le théatre se prête également à cette problématique avec le texte à interpréter (voire à traduire en une autre langue), et cela vaut évidemment pour l’opéra, l’opérette et la chanson. Il est vrai que la partition ne saurait être exhaustive et laisse une certaine marge à l’interpréte, au chef d’orchestre. En cet Eté, où tant de partitions et de textes vont être joués et rejoués pour la éniéme fois (on pense au Festival d’Avignon entre autres), cela vaut la peine de s’interroger.

Selon nous, il est peut être  temps de passer de l’ère de l’imitation à celle de l’inspiration. Certes, celui qui s’inspire d’une œuvre  -et cela peut aller jusqu’au plagiat, au remake- ne rend pas nécessairement un hommage formel à un auteur puisqu’il produit quelque chose  qui n’est pas l’œuvre d’origine. Mais  n’est-ce pas justement préférable au cas de l’interpréte qui entend se substituer carrément à l’auteur d’une sonate ou d’un drame ? Sur le plan linguistique, le probléme se présente également : une  chose est  d’apprendre une langue, une autre de lui emprunter des mots. Et il est clair qu’il est plus facile d’identifier une copie conforme à une  « importation » vouée à diverses tranformations.

Or, nous pensons que l’humanité a tout intérêt à passer de l’ancienne  ère vers la nouvelle et de s’en donner les moyens.  Il est clair qu’il n’y a pas de vrai progrés dans la répétition pure et simple du passé et que cela peut aisément tourner à une sorte de décadence où l’on célébre les auteurs des siècles passés  et on ignore ou méprise  ceux d’aujourd’hui.. On n’en est pas là dans le domaine scientifique et c’est heureux, ce qui n’empêche nullement de percevoir des filiations d’une génération à une autre, d’un siècle à un autre et dans ce cas il s’agit d’exemples à suivre mais non à

Imiter, stricto sensu. La notion d’intégrité de l’œuvre que l’on ne peut modifier doit laisser la place à une approche moins rigide mais exige un talent que n’ont pas les simples exécutants et c’est bien là que le bât blesse quand on entend tant d’interprétes déclarer qu’ils ne sont pas des compositeurs, en nous expliquant qu’ils n’ont pas été « formés » pour cela ! Il  y a là comme une usurpation sinon d’identité du moins de qualité, de titre.

Le rôle de l’historien est ici crucial : il lui revient en effet d’établir les filiations avec les implications

économiques et pécuniaires qui en découlent. Nous voyons l’historien du XXIe siècle  au cœur de la dynamique commerciale de demain en fixant les royalties, les droits d’auteur, du fait des emprunts non plus globaux mais ponctuels.

Nous avons dans notre post-doctorat sur  Giffré de Réchac  (2007) et dans nos dossiers parus dans

La Revue Française d’Histoire du Livre (2011) puis sur le site propheties.it (Halbronn’s Researches), montré que les quatrains attribués à Nostradamus avaient été reprise de sa prose. Entendons par là que les signifiants avaient été empruntés mais dans un ordre différent de l’original et dotés d’un signifié se prétant évidemment aux interprétations les plus diverses depuis plus de 400 ans. Le rôle de l’historien consiste ici à signaler l’emprunt par delà la question du sens. Ce qui  nous intéresse ici c’est que tant de mots de la prose de Michel de Nostredame se retrouvent dans des quatrains. Et c’est sur cette base que se situe l’enjeu « économique ». Autrement dit, l’emprunteur a toute latitude pour réagencer les mots à sa guise. C’est son droit mais c’est aussi le droit de la société de le taxer dans ce sens.  On aura compris qu’en tout état de cause, nous préférons un habile faussaire à un honnête interpréte qui ne « touche » à rien et qui est pour nous le véritable usurpateur, aussi paradoxal que cela puisse sembler.

Le XXIe siècle devrait donc abandonner une conception

indivisible des langues, des textes, des musiques et admettre

que l’on puisse emprunter une idée, une formule, des

élements et pas forcément la totalité. Même si l’on n’emprunte

qu’une partie d’un systéme, il est parfaitement possible de

faire ressortir qu’il y a dette tout comme lorque l’on importe

un produit d’un pays, on n’importe pas tout ce qu’il y a dans

le dit pays. Et encore une fois, nous ne condamnons aucunement

ce type d’emprunt qui peut tout à fait s’agréger à d’autres notions

qui lui sont totalement étrangère. On peut d’ailleurs parler

de citations (quotations). Qand l’anglais emprunte au

français, il « cite » des mots français mais que se passe-t-il

quand il y a plus de citations que de texte d’origine? Peu

importe, du moment que c »est correctement noté et

comptabilisé. Il y a de toute façon une solidarité

profonde entre tous les créateurs et les créations.

En revanche, ceux qui se contentent de récupérer mot

pour mot un texte pour le déclamer ou une partition pour

la rejouer  ne nous semblent pas être de leur époque et

font obstacle au progrès. Nous irons même plus loin, il

est possible que ceux qui s’inspirent librrement d’une oeuvre

fassent moins bien que leur modéle mais cela ne saurait

être une excuse pour mettre un point d’honneur à reproduire

à l’identique  un modéle, comme tant d’interprétes semblent

considérer que c’est la meilleure chose qu’ils aient à faire.

C’est ainsi que le christianisme a lourdement emprunté

au judaïsme mais il l’a fait non sans une certaine

originalité et l’accomodant avec d’autres notions qui lui

étaient étrangères. Nous ne dirons pas que l’un a trahi

l’autre mais qu’il s’en est inspiré et a ainsi innové. Ce qui

est plus sain que de faire du copier/coller. La langue anglaise

a parfaitement le droit de se founir de mots français, à la

louche, du moment qu’elle reconnnait et régle ce qu’elle

doit.

La valeur principale qu’il convient désormais de mettre en

avant en ce nouveau siècle, c’est celle d’originalité au sens

de quelque chose qui s’origine comme une naissance car

un enfant qui nait doit aussi beaucoup à ses ascendants

mais il n’en est pas moins la continuation et non la

duplication pas plus qu’un chercheur en mathématiques ou

en physique n’émerge ex nihilo.

Ce qui condamne l’interpréte, c’est qu’il n’est pas le premier

à jouer l’oeuvre qu’il  joue même s’il la joue forcément

différemment, par la force des choses. Ce qu’il conviendra de

valoriser plus que tout à l’avenir c’est ce qui nait sous

nos yeux, ce qui n’a jamais existé en tant que tel avant ce

jour de la représentation. Même un compositeur qui

rejouerait sa propre oeuvre ne ferait l’affaire.  Une fois passée

cette « première fois », on bascule dans la « seconde main » et

cela n’a plus du tout la même valeur qui est celle de l’inoui,

du jamais vu (contre le déjà vu). On sait que l’ingratitude

est un défaut  répandu et que cela pose probléme à

certains de remercier pour ce qu’ils ont reçu ou tout simplement

qu’ils ont pris sans demander la permission. Mais il ne

saurait y avoir d’impunité car  refuser, nier ce que l’on

doit -Rendons à César ce qu’on doit à César, lit-on dans

les Evangiles-  c’est être dans le tout ou rien. comme ces

gens qui croient que parce qu’il ne parle pas le français en

tant que tout indivisible, ils ne doivent rien au français. Il faut

être bien myope pour tenir de pareils propos. C’est nier les

filiations religieuses au sein du monothéisme, nier qu’il

y ait eu emprunt parce que le résultat diffère singulièrement

de la source.

En fait, certains ont intérêt à tout cloisonner: ils nous

disent ou bien c’est la même chose ou bien c’est autre chose.

Mais il y a un juste milieu et cela exige, on l’a dit, tout le

savoir faire des historiens pour expertiser chaque cas qui est

soulevé.

A l’ère de la physique quantique,  l’on ne peut plus penser

qu’il existe des ensembles, des entités d’un seul tenant.  Tout est flux mais

cela ne signifie pas que l’on puisse pirater le travail d’autrui sans

avoir  rien à  débourser. Si l’on ne procéde pas  à un réaménagement

des valeurs,  l’on va dans le mur.

La récente affaire des contrats en dollars de la BNP a mis en

avant le fait que les Etats pouvaient se faire payer pour  ce

qui au départ émane d’eux.  Nous pensons que chaque Etat

a vocation à recevoir des rentrées liées à son patrimoine

culturel tout autant sinon plus qu’à se faire payer pour les

ressources de son sous sol lesquelles sont bien antérieures

à l’émergence du dit Etat. Mais en même temps, chacun

peut faire ce qu’il veut de ce qu’il a payé, du moment qu’il a

payé.  Ces dettes ne concernent pas seulement le présent

car le présent est chargé,  lourd du passé et le perpétue sur

tous les plans.  Nous ne sous estimons nullement les

difficultés liées à la mise en place de cette nouvelle économie

virtuelle mais nous considérons que cela a une valeur

heuristique sur le plan quantitatif comme sur le plan

qualitatif.

Le mot clef est Fraîcheur par opposition  à ce qui est

défréchi.  Toute la question de la malbouffe et de ce

que nous appelons, pour notre part, la malculture, tourne

autour cet impératif de la fraîcheur du produit tant sur le

plan diététique que culturel. La fraicheur d’un produit

intellectuel, est comparable à celle des primeurs. Dès lors que

quelque chose est stocké, ce qui est le cas de tout ce que l’on

trouve dans les bibliothèques, les musées – qui sont autant

de « silos »- on renonce à ce principe de fraicheur. On

retrouve cette notion de stockage dans le songe de Pharaon

interprété par Jacob avec les sept années de vaches grasses

suivies de sept années de vaches maigres. Joseph

conseilla au maître de l’Egypte de stocker les récoltes pour

les revendre lors de la disette et ainsi s’approprier les biens

de la population en échange. On imagine qu’il s’agissait

essentiellement de céréales faciles à conserver.

Société à deux vitesses que celle qui se divise entre

les populations qui vivent de produits frais et les

autres qui se nourrissent de produits « secs » et l’on pourrait

dire de produits vivants (vifs) et de produits morts. Or, de nos

jours, si cette dualité est toujours active, elle nous apparait

largement déséquilibrée au profit de la seconde option et

ce dans la plupart des domaines. Une majorité de la

population se comporte comme ayant renoncé à la fraîcheur

avec des produits réchauffés tant sur le plan alimentaire

que culturel, phénoméne aggravé par la technologie qui

repasse en boucle les mêmes programmes, inlassablement.

C’est le signe d’une civilisation décadente..

 

 

 

JHB

12 07  14

.PS Pour la petite histoire, on signalera que notre père, Pierre  Halbronn (1905-1070), en se qualité de sous-directeur puis de directeur adjoint de l’ONIC (Office National Interprofessionnel des Céréales) était très concerné par les silos à blé et que très jeune nous étions abonné au journal « Le Petit Meunier »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Cyclicité et coupe des cheveux

Posté par nofim le 11 juillet 2014

La dimension cyclique  du rapport aux cheveux chez

l’homme et chez la femme

par  Jacques Halbronn

On sait que la coutume veut que les hommes coupent ou

se fassent couper plus souvent les cheveux que les femmes et

c’est encore plus flagrant si l’on inclut le traitement des poils

du visage (acte de se raser).

Il y a par le biais de ces pratiques l’expression d’un certain

modéle cyclique, étant entendu que couper ce qui est voué

à repousser- d’où la dimenson végétale des cheveux qui

« poussent » et que l’on « coupe » – implique de commencer

un nouveau cycle.

Au début du cycle,  on est dans le « petit », le « court »

et à la fin d’un cycle dans le « grand », le « long ».  Celui qui

repousse l’échéance de couper ses cheveux ( c’est souvent

le cas des femmes) , de tailler sa barbe, sa moustache (chez les hommems)

est dans un refus de la cyclicité, du

recommencement, de la table « rase ». Mais il y a de nos

jours une pratique de plus en plus répandue à ne pas

laisser pousser les cheveux, chez les chauves de façon à éviter

le contraste entre les parties où il reste des cheveux et les

parties où il n’y en a plus.  En cela, on ne laisse pas le

cycle suivre son cours, chez les hommes et donc on ne

laisse pas le contraste se manifester entre la fin et le début

d’un nouveau cycle en se limitant à une amplitude très

faible.

Nous avons déjà évoqué ce phénoméne qui n’est pas

sans signification en ce qu’il est un refus des contrastes, des

inégalités. Sur la tête du chauve, les cheveux les plus faibles

imposent leur loi aux  plus forts qu’on ne laisse pas pousser.

Le début d’un cycle – et l’on peut transposer à l’enfance- est

marqué en effet par une certaine forme d’égalité. On peut

comparer cela au début d’une course où les écarts entre

les meilleurs et les moins bons sont limités.Plus le temps

passe et plus les écarts se creusent jusqu’à la ligne d’arrivée

(cf le Tour de France)

Les femmes rêvent d’un monde où l’on ne quitterait pas

le stades des débuts, des promesses. D’où cette insistance

sur l’égalité et il est clair qu’en début de vie, nous sommes

tous plus ou moins logés à la même enseigne avec les

mêmes enjeux basiques. Dans certaines traditions, la Lune

correspond au commencement des choses, à ce qui est

« petit » (les enfants sont souvent désignés comme « les

petits ».  Une chose est de travailler avec des « petits », une

autre avec des « grandes personnes ».. Bien des femmes

semblent incapables de prendre la mesure de leurs

interlocuteurs et  traitent tout le monde comme le

« premier venu », sauf s’il s’y méle une dimension affective.

En conclusion;  couper ses cheveux  – et l’on sait qu’il y

a des moments pour le faire selon la Lune croissante ou

décroissante- c’est assumer la cyclicité, donc pour un

homme d’accepter  ce qui est petit. Les « petits garçons »

apprennent très tôt cette loi cyclique. Autant le passage

du petit au grand est progressif, autant le passage du

grand au petit est brutal et fortement contrasté.

Paradoxalement, les femmes ne sont pas formés à ce

passage périodique du long au court- en ce qui concerne les

cheveux même s »il y a eu la mode de la coupe « à la garçonne ».

Leur look capillaire est globalement moins cyclique que

chez les hommes sauf évidemment dans le cas des hommes

qui se rasent quotidienneemnt le crâne comme ils le feraient

pour la barbe et la moustache. Encore que la mode de

laisser pousser sa barbe se soit fortement répandue, ce

qui réintroduit une cyclicité par le bas et non plus par

le haur du visage.

 

 

JHB

 

 

 

 

 

 

Publié dans Culture, SOCIETE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Technologie interne et technologie externe : vers un nouveau paradigme.

Posté par nofim le 10 juillet 2014

La notion de technologie interne

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons récemment introduit la notion  paradigmatique de technologie interne. Selon nous, les hommes ont d’abord imité virtuellement  leur environnement avant de s’en servir concrétemt.  Ainsi quand  ils se sont intéressés aux astres, ce n’était évidemment pas pour s’y rendre ou pour en importer quelque richesse mais bien en tant que modéle, dans le sens de « prendre modéle », ce qui est

le sens premier du mot. On peut aussi penser que notre développement anatomique pourrait être le fait d’un mimétisme avant que l’on ne passe à la technologie externe consistant à fabriquer des outils au lieu de se fabriquer soi-même.

En ce qui concerne le langage, nous dirons que selon notre paradigme  les hommes ont d’abord  recouru à une gestuelle avant de se

se servir d’objets extérieurs, comme ce sera le cas pour les tablettes d’argile et autres supports d’écriture jusqu’à l’inventon de l’imprimerie.

La technologie interne ne pose évidemment pas les mêmes problémes écologiques que la  technologie externe. On distingue souvent

l’organe et l’instrument, l’un relevant de l’interne et l’autre de l’externe, techniquement parlant.

Nous  dirons donc que le langage  fut d’abord gestuel et donc visuel. Pour relayer le visuel, on passa à l’auditif et il fallut « traduire »

oralement – passage de la main à la bouche-  la gestuelle. On peut penser que cela fut nécessité par l’intégration de néanderthaliens

qui – c »est notre  hypothèse- vivaient dans l’obscurité et usaient fort peu de leurs yeux. Traduire ici a un sens premier qui est le passage de la vue à l’ouie.

Ce n’est que par la suite que le langage fit appel à une technologie externe en inscrivant la gestuelle sur des supports avec des mots

qui pouvaient être « prononcés »  donc entendus.

Nous avons présenté un autre paradigme épistémologique selon lequel on ne connait bien le passé que par l’observation du présent et

non l’inverse comme on l’entend  bien trop souvent. En effet, nous avons une appréhension globale du monde qui se présente à nous

alors que nous ne connaisons le passé par bribe et de seconde main. Le génie humain aura consisté à se fier à ce que les hommes

observent. Cela ne signifie pas que le passé soit identique au présent mais qu’il peut être reonstitué à partir du présent quant à sa

genése par les humains intellectuellement les plus doués, les « génies »

Cette dialectique de la vue et de l’ouie n’est donc pas le fait de quelques données fournies par l’exploration du pas  mais bien par celle

du présent selon le principe qui veut que ce que l’on observe aujourd’hui a une longue histoire à l’instar de ces étoiles qui sont

éteintes  mais dont nous captons néamoin la lumière.

Même si l’on ne nous avait pas dit qu’il y avait eu rencontre deux humanités, l’homo sapiens et le Néanderthalien, nous l’aurions

supposé à l’aune de nos observations sur les comportements actuels des hommes et des femmes. Comment se fait-il en effet

que hommes et femmes qui vivent dans les mêmes conditions depuis des siècles, aient des comportements sensoriels aussi

différents?. Cela ne peut tenir qu’à des atavismes distincts qui auront perduré,  qui se seront pérenisés.

Il est certes difficile d’expliquer comment il se peut que notre humanité actuelle engendre  indifféremment des mâles qui appartiennent

à telle espéce humaine  et des femmes qui relévent de telle autre. Il semble que la génétique s’en expliquera un jour ou l’autre. C’est là

un chantier  de recherche qui s’ouvre, comme une sorte de tunnel reliant le présent au passé.

Le progrès de nos jours semble surtout passer par la technologie externe et c’est bien là le drame! Frank Herbert ( Dune) a mis en garde

contre l’emprise des machines laquelle est foncton de la dite technologie. Il a imagine un ordinateur humain (le mentat) et on ne peut

qu’encourager un ressourcement vers la technologie interne, notamment dans le domaine de l’improvisation qui rend inutile toute

inscription sur un support extérieur. Ce que nous faisons naturellement n’a nullement besoin d’être noté car cela signifierait que nous

n’en serions plus capables à l’avenir comme ces sociétés qui mettent par écrit ce qu’elles ont peur de ne pas retenir (histoire du Talmud).

Le sport nous raméne à une technlogie externe, notamment l’athlétisme mais il se sert éventuellement de technologie externe

(disque, lance, poids, ballon, ski, tennis). Il faudrait aussi  songer à nos relations avec certains animaux dont nous nous servons er

qui relévent néanmoins d’une technologie externe avec ce qu’elle peut avoir d’aliénant. (cf le film de Cameron « Avatar) mais le

probléme se pose déjà  au niveau de la symbiose entre les deux espéces humaines dont nous sommes le premier à dire qu’elle s’est

perpétuée dans la dimorphie actuelle.

Comme nous l’avons noté dans un récen texte,  plus nous nous rapprochons de l’état originel et plus nous sommes en possession de

nos moyens et pouvons exercer notre intelligence.  Les hommes sont très doués pour penser la dualité et tout dépassement de la dualité

crée un déficit cognitif (cf le cas de l’astrologie qui trahit son propre  fondement dualiste). Le langage originel devait être très simple. comme celui de la Science qui s’astreint à un certain dépouillement sémantique. Dès que l’on utilise une langue  trop « riche »,  labyrinthique, alambiquée notre lucidité, notre esprit critique décroissent. C’est pourquoi nous plaidons pour un retour  à une langue qui

privilégie le signifiant par rapport au signifié, qui recourt à un très petit nombre de radicaux, quitte  multiplier préfixes et suffixes. Les

humains ont perdu le contrôle de leurs langues de plus en plus corrompues et  hybrides (comme la langue « mondiale », « globale » qu’est

l’anglais). Une langue n’est pas censée décrire le monde extérieur qu’il suffit de désigner par l’index – du moins est-ce vrai pour des humains qui ont des yeux et qui voient.  Mais pour ceux qui ne voient pas,  un objet comme une table est aussi abstrait ou concret que

tel adjectif ou adverbe. Or, cette différence à l’égard de la langue, est pour nous un fait sociolinguistique au regard de ce qui

distingue  les hommes et les femmes. On ne saurait confondre le langage  intérieur et le langage extérieur,  l’un passant par le mental et

l’autre n’impliquant qu’une gestuelle vers l’extérieur. Celui qui met sur le même pied un nom d’objet et un concept appartient au monde

des non  voyants.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

10. 07 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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JHB

10. 07   14

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L’astrologie de Morin de Villefranche

Posté par nofim le 9 juillet 2014

Nouveaux regards sur  la pensée astrologique de Morin de

Villefranche au prisme des pratiques actuelles.

par  Jacques Halbronn

Nortre premier livre publié, fin 1975 fut consacré aux

Remarques Astrologiques de Jean-Baptiste Morin (dit de

Villefranche parce que né à Villefranche en Beaujolais (sur

Saône). Nous avions rencontré à cette occasion en  1972

André Barbault qui habitait alors près de chez notre mère, dans

le quartier des Ternes (Paris XVII) et qui ne le connaissait

pas. D’ailleurs malgré l’intérêt que l’on portait à Morin depuis

la fin du XIXe siècle avec Selva puis Hiéroz, on nous présentait

toujours cet astrologue en traduction du latin, en extraits

de son énorme Astrologia Gallica parue (1661) après sa mort.

Nous avions découvert cet ouvrage à la Bibliothèque

Nationale dans sa seconde édition de 1657, la première ayant

été publiée par Morin lui-même en  1654, peu avant sa mort.

(on trouve notre édition sur Internet)

Prétons-nous à un exercice de relecture de cet ouvrage (en 1993

il y a donc 20 ans nous publiâmes chez Trédaniel l’ouvrage

commenté par Morin de Nicolas Bourdin, le traducteur de la

Tétrabible en français (1640) et qui était lui-même un

commentaire du Centiloque, dont l’attribution à Ptolémée

a notamment été contestée par Richard Lemay. Notons que les

deux hommes se connaissent de longue date (cf aphorisme

98): « Il y  a plus de quinze ans, où nous nous voyions

fréquemment  chez monsieur le comte de Pagan pour

discourir d’astrologie ». Cela renvoie au début des années

1640 et nous fait songer aux réunions et colloques

astrologiques qui se tiendraient 300 ans plus tard, à Paris

ou ailleurs. On pense à une sorte d’académie astrologique

à l’époque où se fondait l’Académie Française puis en 1666

celle des Sciences.

On s’intéressera tout particulièrement à la querelle autour

des aspects qui est au coeur de nos préoccupations actuelles.

Il y a 100  aphorismes ‘(d’où le nom de Centiloque) donnés

en latin (donc déjà traduits de l’original grec par Pontanus)

puis traduits et commentés en français par Bourdin., ce qui

est une double cause d’erreur, signale Morin (1583- 1656)

Morin met sur le compte du Diable les prévisions individuelles

qui se réalisent. »Par la science (l’astrologue) n’arrivera pas jusqu »à

prédire assrément les choses particulières et individuelles

avant leur réalisation.Il en prédira , par conjecture,  seulement

le genre et l’espèce »  Cela n’empêche pas Morin de se vanter

d’avoir prédit la mort de Gustave, roi de Suéde en en faisant

part à Richelieu. Morin  se référe fréquemment à son Astrologia

Gallica non encore parue. On note qu’il refuse de dresser

un thème horaire, pratique alors courante Outre Manche

(cf William Lilly  et sa Christian Astrology  toute d’astrologie

horaire). En parlant des Arabes, Morin  exprime quelque

doute sur l’attribution du Centiloque à Ptolémée (cf

Aphorisme XIV). On a cependant parfois l’impression

que lorsqu’il est d’accord avec le texte ce soit du Ptolémée

et quand il n’est pas d’accord cela n’en soit point!

Morin refuse l’idée selon laquelle l’astrologie aurait été

constituée par les hommes, il veut  y voir la main de Dieu.

(aphorisme XVIII) « C’est Dieu et la Nature  qui ont fait

ces divisions.Il est bien vrai que les hommes  les ont

reconnues en la Nature comme ce serait folie  de dire

que les hommes ont fait les sept planètes pour les avoir

reconnues »  Précisons que sur ce point , nous sommes du côté

du Marquis de Villennes (alias Nicolas Bourdin) quant à

la genése du savoir astrologique.  « C’est donc Dieu qui les

a faites   et qui en a donné la science  infuse  au premier

homme »

Morin se fait l’avocat de ce quinconce  et du semi-sextile (30°)

mis de côté par  Ptolémée et Ibn Ezra  »

Morin défend la primauté du Bélier qui correspond à la

tête.

Morin interrompt son commentaire par un Avertissement

consacré aux alarmes liées à l’éclipse de  1654  à laquelle

Elisabeth Labrousse  conscra en  1974  un ouvrage (l’Eclipse

de Saturne au Lion) Nous  avons traité de ce passage

ailleurs dans le cadre d’un collectif sur Gassendi.

 

Abordons à présent ce que Morin dit des étoiles fixes

auxquelles il ne semble pas vouloir renoncer, ce en quoi,

selon nous, il a bien raison à l’encontre de l’attitude de

la plupart des astrologues actuels:

« La grande difficulté écrit Morin (sur l’aphorisme XXVIII)

est de savoir choisir une étoile fixe qui soit mélangée  des

natures des deux planétes dont on a besoin »

On rappellera à cette occasion que les étoiles sont mises

en correspondance avec certaines planétes mais il s’agit là

d’un rapport purement virtuel qui ne correspond pas à la

réalité du ciel.

Une seconde fois Morin interrompt son exposé par un

Avertissement, cette fois consacré à un nouveau

systéme de domification, en avant première de la sortie de son

Astrologia Gallica  à laquelle il ne cesse de se référer bien

que non parue. Morin  divise le monde en deux : les  unes

ennemies et tout à fait ignorantes de l’astrologie et les

autres amateurs de l’astrologie mais attachées à  de

fausses méthodes de la division du Ciel en douze maisons »

Ibn Ezra aussi au XIIe siècle entendait  réformer le systéme des

maisons. En Italie, le moine Placide de Titis prépare  alors un

systéme dont la fortune sera considérable jusqu’à nos jours.

On note que Morin ne s’interroge pas sur l’ordre de

numérotation des maisons.  Il chicane Bourdin adepte

des maisons égales.(cf aphorisme 100  et conclusif)

Rappelons que le mode de domification affecte les pointes

des maisons et donc a des effets sur les prédictions à  base

de directions primaires. C’est en fait le principal enjeu

comme s’en explique Placidus que d’améliorer l’outil

prévisionnel de l’astrologue. Morin s’en prend notamment

à Cardan : « Qu’il (Bourdin) se souvienne donc de Cardan

lequel s’était opiniâtré  l’espace de trente ans sur la façon

égales  de domifier selon laquelle  il a jugé mal à propos

cent nativités qu’il a fait imprimer (et qui) fut enfin

contraint  de la quitter (…) pour se ranger à la rationnelle

selon laquelle il a jugé douze nativités  à la fin de son

Commentaire  sur le Quadripartit entre lesquelles  est la

sienne propre de laquelle il ne pouvait trouver

satisfaction par la voie égale » (‘Aphirisme 100)

Morin semble se passionner pour l’astrologie médicale et

l’on rappellera que ce fut sa première formation que la

médecine.

A l’occasion de l’aphorisme  LVIII Morin expose sa

conviction, pertinente au demeurant sur la paternité du

Centiloque « Ce qui  fait bien  voir  que l’auteur du

Centiloque n’est pas l’auteur du Quadripartit (c.a .d La

Tétrabible) » Morin conteste Kepler dont il semble donc

connaitre l’astrologie(cf notamment l’aphorisme  99)..

Morin  propose (LIV) sa propre méthode d’astrologie questionnaire:

« Il ne faut point faire de figure(cad le thème)pour le temps

de la  question mais résoudre la question proposée

par les figures de la nativité, et de la

révolution   du soleil et de la Lune »

Morin préfére la révolution solaire annuelle ou la révolution

lunaire mensuelle que le thème horaire vu que les révolutions

se référent ipso facto aux positions des luminaires à la

naissance, ce qui semble être le socle de tout le travail

astrologique selon Morin. Cette position va dans le sens

de la pratique astrologique actuelle qui tend à tout baser

sur le radix et sur le retour des planétes sur leur position

natale.

Morin (aphorisme 74) aborde la question des indicateurs

fournis par le thème natal  » Monsieur de Villennes dit

« avoir vu des personns qui avaient Mars en l’Ascendants

sans cicatrice ni autre marque » (…) Mais il devrait dire

qu’il les a vu mourir sans cicatrice car à moins de cela il ne

sera pas cru à nier l’aphorisme »

Autrement dit, on ne peut juger des promesses d’un thème

qu’à la fin de la vie, quand tout est terminé, pas avant.

A l’aphorisme 81, on revient sur les différences d’opinion

quant aux méthodes prédictives au sein du milieu

astrologique du milieu du XVIIe siècle:

« Monsieur de Villennes ne rejette pas les figures des

interrogations comme il rejette celles des révolutions qu’il

appelle sur l’aphorisme LVXXXVII par moquerie « le pain

quotidien des astrologues affamés ». Moi,tout au contraire,

précise Morin, je rejette  tout à fait celle des interrogations

et approuve tout à fait celles des révolutions » Ajoutons que

Morin est un adepte des directions bien plus que des

transits sur le thème, ce qui rejoint les positions acfuelles

d’un Roger Héquet (Astrochronobiologie, ed Dervy).

Morin s’en prend aux astrologues arabes qui « ‘ont abusé

(..)par avarice, jugeant des élections et interrogations sans

avoir le plus souvent  la figure natale. C’est à dire qu’ils

ne refusaient aucune pratique  ni occasion de gagner, soit

avec nativité soit sans nativité »,  Ailleurs (aphorisme   94),

Morin résume ainsi sa pensée: pas d’interrogation « sans

fondement radical » (du thème natal)

A propos des révolutions, notons ce principe posé par Morin

(et repris par Volguine dans sa Technique des révolutions

solaires) : « Les révolutions  doivent être dressées  pour le

lieu où la personne est quand la révolution commence »

Il y a débat entre Morin et Bourdin sur la signification de

tel aphorisme ( LXXXVIII) , Bourdin comprenant le mot

révolution  « pour   les révolutions générales  du Soleil au

début d’Aries » (cad Bélier)

Morin s’en prend aux maisons que l’on appelle de nos jours

« dérivées », en prenant pour point de départ telle ou telle

maison du thème natal pour constituer en quelque sorte le

thème d’autres personnes (aphorisme  LXXXIX) et il juge

que ce n’est pas du Ptolémée

Morin semble (ce que reprendra Rudhyar)  préconiser

(à travers Ptolémée) qu’on ne doive   »juger sans avoir vu la figure  de la

dernière nouvelle Lune  qui a précédé la maladie »

..Et Morin de conclure ses Remarques Astrologiques en

rappelant la prochaine sortie de son Astrologia Gallica si bien

que ses adversaires sont invités à en attendre la publication

avant de réagir à ses propos.  On sait que ce n’est qu »en 1661

que l’ouvrage paraitra-à La Haye- non pas en français comme

les Remarques mais en latin, ce qui aura fait de Morin

un auteur que l’on ne connnaitrait en français non traduit

qu’avec notre réédition de 1974.

JHB

09. 07  14

 

 

 

 

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Publié dans ASTROLOGIE, prophétisme, RELIGION, SOCIETE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Les critères visuels et l’organisation sociale

Posté par nofim le 8 juillet 2014

Pour une anthropologie sociale du visuel (appliquée au terrain du monde ésotérique.)

par  Jacques  Halbronn

 

Une société fonctionne autour de facteurs visuels et cela confère à l’âge, au sexe, à la race et éventuellement aux mesures (taille, poids) la base de   »préjugés » significatifs.  Le rôle de la parole est en comparaison relativement second.

En fait, il y a un conflit entre deux populations l’ »une qui investit dans le visuel et

l’autre dans le seul audio. C’est dans la seconde que l’on trouve évidemment toutes celles qui sont dans le déni de l’âge, du sexe, de la race et qui veulent donc imposer au monde leurs valeurs liées à leur héritage sensoriel, ce qui est au coeur du dimorphisme de l’Humanité.

C’est ainsi qu’un groupe humain constitué de femmes d’un certain âge émet un signal spécifique et ce quelles que soient les activités mises en avant. Comme on dit, ce qui se ressemble s’assemble. Ces critères visuels sont comme ignorés, relativisés par une population

marquée par l’ouie. Et  ce clivage  n’est nullement lié, on s’en doute, à nos conditions de vie actuelle ni même à celles qui auront

présidé dans les premières nnées des membres du groupe. Il s’agit d »un atavisme pluri-millénaire.

Nous voudrions aborder dans cet article le critèe de l’âge qui appartient à la série du « visuel ». On perçoit immédiatement, par delà tout « long discours » ce facteur et cela va influer quelque part. Nous portons notre âge sur notre visage, notre « figure » de façon plus ou moins accentuée par la fatigue ou la maladie ou le stress. Ronsard disait « quand vous serez bien vieille »" à une des femmes qui l’avaient repoussé.

Et il est vrai qu’à la différence du sexe ou de la race, l’âge est un facteur qui évolue, qui ne correspond pas à une constante

individuelle mais à un phénoméne générationnel.

On sait que l’un de nos terrains est le milieu astrologique mais ce n’est là qu’un exemple exemplaire. On étudiera la question depuis

les lendemains de la Seconde Guerre Mondiale jusqu’à nos jours.

L’interview que nous avons faite de Marc Lalvée autour de la vie et de l’oeuvre de Serge Hutin (cf You Tube) nous a fait prendre

conscience des chances qui furent accordées aux jeunes il y a un demi siècle et plus. Que l’on songe que Hutin (1929-1997) publia ses premiers  Que Sais-je sur l’ésotérisme au début des années Cinquante du siècle dernier et qu’il poursuivra sur sa lancée pendant une

vingtaine d’années, au vu de sa bibliographie.  Un autre « jeune loup » fut Michel Gauquelin qui fait paraitre en 1955, alors qu’il est né

à peu près au même moment de Serge Hutin, une oeuvre majeure, L’influence des astres (Ed Du Dauphin, à compte d’auteur semble-t-il)/ Mais avant Hutin, il y avait eu le précédent Robert Amadou, son ainé de cinq ans qui avait lui aussi fait ses preuves à un âge très précoce.

Quant à André Barbault, il lui faudra attendre ces mêmes années cinquante pour sortir du rang alors qu’il a déjà atteint la trentaine.

Il s’illustre non seulement dans les publications (Grasset publie en 1955 sa Défense et Illustration de l’Astrologie et le Seuil

accueille  son travail d’équipe sur le Zodiaque avec les membres du CIA (Centre Internationel d’Astrologie) dont il était devenu le

Vice-Président. En  1954, Barbault prend même  la tête d’une Fédération des Astrologues (avec notamment le Collége Astrologique

de France, à la mort de Néroman). Jean-Pierre Nicola  n’entre dans l’aréne de l’édition que dans les années soixante . Né en 1928, il

a 36 ans quand parait sa Condition Solaire. Il n’est donc plus tout jeune.

Une nouvelle vague de jeunes se manifestera dans les années soixante-dix dont les deux principales vedettes furent Patrice

Louaisel  et Jacques Halbronn, tous deux nés dans les années 40.. Début  1976, à 27 ans, le signataire de ces ligne  publie

Clefs pour l’Astrologie, aux éditions Seghers, qui ont à peu près le même statut que la Collection des Que sais-je aux PUF

Presses Universitaires de France. Mais parallélement, il crée le MAU (Mouvement Astrologique Universitaire) qui va jouer pendant

plusieurs années un rôle central notamment de par son aptitude à organiser et à animer des Colloques. On parlera alors d’un âge d’or de

l’astrologie française. Quant à Louaisel, il avait fondé un an plus tôt l’associatin GERAS  (Groupe de Recherche en Astrologie

Scientifique) et joue un rôle important dans la création de groupes locaux en province. On pourrait certes citer le cas d’Yves Lenoble, né

en janvier 1947 au Mans (cf la vidéo des Dimanche Liberté de Didier Geslain, sur You Tube) mais il n’atteindra à un certain  leadership

que dans sa quarantaine. Quant à Maurice Charvet, également né en 1947, il  prend en quelque sorte la succession de Louaisel, parti au

loin (Ile de la Réunion)  et fondera en 1986 à près de 40 ans le CEDRA (Centre d’Etude et  de Recherche en Astrologie, Lyon).On notera

d’ailleurs que ni Lenoble ni Charvet ne publient chez des éditeurs ayant pignon sur rue, ce qui les distingue d’un Hutin, d’un Gauquelin, d’un André Barbault ou d’un Halbronn.

Etant donné que notre étude est concernée par l’arrivée météorique  des jeunes dans le milieu astrologique, ce n’est pas l’année

de naissance qui  importe ici mais l’âge de l’ascension irrésistible. Après l’heure, ce n’est plus l’heure. Un autre natif de 1947 est

Alain de Chivré qui ne sort du rang qu’au milieu des années 90- en fondant la FDAF (Fédération des Astrologues Francophinesà

donc vingt ans plus tard que Halbronn.

On peut dire que le phénoménne « jeunes », c’est à dire 20/30 ans chez les leaders du milieu astrologique ne concernera pas ceux

qui sont né  dans les années cinquante et suivantes et qui arrivent à la trentaine dans les années 80. Trois  cas retiennent toutefois notre attention, celui de Denis Labouré, celui de Patrice Guinard, et celui de Roger Héquet nés dans les années 50 et donc ayant dix ans de moins que Halbronn et consorts. Patrice guinard ne crée le CURA (Centre d’Etude et de Recherche en Astrologie) qu’en 1999, il est dans

sa quarantaine et s’est rapproché de Halbronn avec lequel il organise à la fin de 2000 un Colloque important.. Quant à Roger Héquet, il lui faut attendre 50 ans pour fonder TV Urania qui ne connaitra qu’une carrière éphémère du fait du lancement par Jacques Halbronn en mai 2008 de Teleprovidence, lequel avait travaillé avec Héquet.

. Grâce aux éditions Dervy, il entre dans le club des astrologues qui publient sur des supports reconnus, ce qui ne sera pas le cas ni d’Yves Lenoble, ni de Patrice Guinard(parailleurs docteur en philosophie en 1993, quand il n’a pas encore 40 ans, sur le sujet de l’astrologie). Enfin, Denis Labouré  retient notre attention par son importante production qui n’est pas sans faire songer au

cas de Serge Hutin par son ouverture vers les sociétés

secrétes. On mentionnera aussi les noms de Jean-Luc

Caradeau et surtout de Luc Bigé, qui est actuellement

mis en avant par le média vidéo Baglis TV de Frank Agier.

Nous n’avons pas abordé la question cruciale de l’apport des ces jeunes recrues à l’avancement de l’astrologie et plus largement

des études dans le domaine ésotérique. La question s’est d’ailleurs posée lors de notre entretien avec Marc Lalvée à propos de Hutin.

On retiendra de cette étude forcément incompléte l’aspect du visuel.

.  Incontestablement on sera passé entre les années soixante-dix et la seconde décennie du XXIe siècle d’un leadership  jeune et masculin à un leadership âgé et féminin. Le tournant a peut être été les années 80 quand les deux fédérations

qui se constituèrent alors furent présidées par des femmes, Daniele Rousseau et Denise

Daprey (qui avait alors une soixantaine d’années). Ce leadership de la femme d’un certain âge, on le retrouve de nos jours bien en place

avec  Josette Bétaiolle à  Bordeaux, Catherine Gestas à Paris, Anne-Marie Roussel à Antibes et  ce serait encore le cas à Lyon si

Yvette Mollier Giroud n’avait pas décédé. Ce qui correspond bien au profil du public.

 

 

Conclusion:  cette étude est consacré à l’afflux d’un sang jeune dans le milieu astrologique et au delà – car Hutin n’est relié que

très accessoirement au milieu astrologique bien qu’en 1975-76 il ait enseigné dans le cadre de la Faculté Libre d’astrologie de Paris

de Jacques Halbronn (qui rééditera chez Artefact  en 1986 son Histoire de l’Astrologie parue en 1968 chez Marabout). Force est

de constater qu’aujourd’hui l’hypothèse d’un apport « jeune » significatif semble quasiment inconcevable. On est dans une

gérontocratie avec d’anciens « jeunes » comme Jacques Halbronn.  On a beaucoup parlé ici des jeunes hommes. Peut-on parler

d’un apport des jeunes femmes de 20-30 ans comme d’une perspective réaliste? Un des cas les plus intéressants est probablement

celui de Lune Soleil  et  de Fabienne Forel, organisatrice pendant plusieurs annéess de journées astrologiques dans les Cévennes?

Il nous semble que le phénoméne étudié refléte davantage un certain état du milieu astrologique qu’un probléme propre à la société française en général.  La raréfaction du « jeune loup » dans ce milieu nous apparait comme un signe négatif  lié au passage d’un pouvoir

des chercheurs à uu pouvoir des enseignants.

 

 

 

 

 

 

 

 

Héquet, né dans cette même décennie est accueilli par les éditions Dervy et lance la télévision astrologique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Poésie et philosophie: deux espaces de liberté

Posté par nofim le 7 juillet 2014

Le Surmoi linguistique et ses antidotes: philosophie et/ou poésie

par  Jacques Halbronn

 

La faculté d’improvisation collective est de plus en plus

compromise ou de plus en plus défaillante, même en musique,

en sport  d’équipe (foot ball) et dans les cafés philo et autres colloques. Les gens

n’ont plus l’esprit  créatif d »équipe et ne parviennent pas à

conjuguer leurs efforts, à produire une véritable synergie.

Autrement dit, sans un puissant Surmoi,  le groupe semble

impuissant à réaliser une performance intéressante et sans

le Surmoi, chacun joue « perso » et le résultat d’ensemble est

cacophonique.  Tout se passe comme si nous ne savions plus

harmonser les actions des uns et des autres, à coordonner

heureusement les initiatives.

En phase initiale d’un cycle, le Surmoi joue un rôle formateur

(formatage) -apprentissage du langage,  intégration sociale

normative- c’est un temps que nous qualifierons de féminin.

En phase  de maturité d’un cycle,  le Moi doit se dégager du

joug du Surmoi en se ménageant des espaces de liberté et de

contestation des régles, des clivages. Il ne s’agit plus notamment

d’apprendre à distinguer les mots, les sons, les sens – comme

le reléve la phonologie- mais au contraire à les rapprocher, à les

« synonymiser », en les considérant comme des équivalents.

C »est là un exercice plus propre aux hommes. Bien

des synonymes sont en effet liés à des emprunts linguistiques et

vouloir à tout pric distinguer un mot d’un autre est un exercice

assez vain, visant à légitimer après coup la diversité.  On est

dans une sorte de rationnement qui conduit  à ce que chaque

mot ne recouvre plus qu’un segment de plus en plus étroit. On

a pu observer le phénoméne en astrologie où l’intégration

de nouvelles planétes à partir du XIXe siècle a conduit à

rogner sur la répartition préexistante. Plus il y a de convives,

plus les parts seront petites.

Poésie et philosophie ont justement pour mission de limiter

le nombre de parts de façon à ce que chaque part soit plus

grosse. A la limite, si je dis que le monde se divise en deux,

cela produira des parts énormes mais cela implique que

toutes sortes de mots soient considérés comme équivalents,

interchangeables au sein d’un ensemble  plus vaste et face à

un autre ensemble. D’où la  différence entre philosophie et

psychologie laquelle va jouer sur la charge de tel ou tel

mot ou nom pour telle ou telle personne.

Il y a un temps pour les philosophes et les poétes, qui est celui

de la maturité, quand les choses se décantent et se simplifient,

où l’on prend de la hauteur (à l’instar d’un aigle) et il y a un

temps de la diversité qui est lié à l’absence de lumière, au

rétrécissement des perspectives. (à l’instar de la vache dans son

pré, son lopin de terre). Quand on n’ a pas de vue d’ensemble,

on n’a d’autre choix que de passer par la parole et cela fait

perdre beaucoup de temps car avec la vue, au contraire, un

« coup d’oeil  » suffit (c’est l’Augenblick allemand qui

signifie instant)

Le poéte qui fait ses rimes doit embrasser la totalité de

sa langue pour rapprocher des mots qui se ressemblent

par leurs finales (rimes) mais dont les significations semblent

peu compatibles.  Inversement, le philosophe -et on aura

compris que pour nous la philosophie se rattache à la

linguistique, à la sémantique’- aura à rapprocher des mots

qui ne se ressemblent pas formellement mais dont les

significations se  recoupent.

Un bon politique doit être un bon philosophe comme

disaient les anciens Grecs.  En ce sens, qu’il doit rapprocher

les points de vue mais aussi savoir dialectiser là où l’on

pensait qu’il n’y avait pas débat, doute.  Un publiciste, quant

à lui, devra être un bon poéte en  reliant des mots qui n’ont

aucun rapport mais qui parce qu’ils se ressemblent dans leur

forme n’en interagissent pas moins dans l’esprit du public.

Voilà pourquoi il y  a peu de femmes parmi les grands

poétes, les grands philosophes mais aussi les grands

politiques car elles sont par trop prisonnières des

définitions, des étiquettes. En fait, elles ne sont à leur place

qu’en début de cycle, dans les petites entités et dès que

l’espace s’élargit, elles sont déstabilisées. En ce sens, les femmess

sont dans le centrifuge et non le centripéte, sauf dans un

seul cas emblématique, quand elles revendiquent

l »égalité des hommes et des femmes.

Cette revendication nous semble en réalité totalement

étrangère à l’esprit féminin et c’est probablement une

invention des hommes dont on a dit qu’ils tendent à

relativiser toutes les différences, les cloisonnements. C’est

dire que les femmes sont en porte  à faux par rapport

à cette exigence de « synonymie »,elles qui sont si

sensibles aux moindres différences. D’où des revendications

égalitaristes maladroites et confuses où les femmes jouent

à contre -emploi un rôle qu’on veut leur faire jouer, où elles

sont instrumentalisées . En outre, la philosophie ne

saurait passer outre le principe de dualité. On ne peut aller

au delà du deux qui est le point d’achopement.Sinon on

se fait plus philosophe que les philosophes et l’on jette

le bébé avec l’eau du bain.

Dans le domaine scientifique  »dur »,  il en est de même, la

plupart des clivages sont un frein pour la pensée et ce sont

des verrous qu’il faut faire sauter.  Mais cette fois, cela

passe notamment par la question des atomes qui unifient

le champ des objets. Le numérique, également, a vocation

à unifier le monde matériel, au niveau des avancées

techniques.  .

Tout le génie humain, dans tous les domaines, passe

par la « synonymie », l’équivalence, la sensation des doubles

emplois et cela vaut aussi dans le domaine économique.

Les femmes réagissent frileusement face à de telles

« contractions » qui augmentent certes la taille des parts mais

limitent d’autant le nombre de convives, d’emplois.  Or, en

début de cycle, les femmes reprennent leurs droits car

chaque enfant a besoin d’une mère (sauf pour les

jumeaux, les triplées) à la différence d’autres espéces qui

pondent d’innombrables oeufs. En fait, c’est la naissance

qui crée de l’absurde et non la mort car pour se reproduire

les hommes doivent se diversifier, au regard du nombre de

femmes même s’il faut peu d’hommes pour produire beaucoup

d’enfants. La procréation constitue un extraordinaire

goulot d’étranglement qui conduit tout processus d’ouverture

à revenir vers la fermeture, le temps d’un nouveau processus

cyclique..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, FEMMES, LINGUISTIQUE, MUSIQUE, SOCIETE, SPORT | Pas de Commentaire »

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