La renaissance de l’astrologie au début des années 70

Posté par nofim le 12 août 2014

Le cycle saturnien de 30 ans appliqué  à la vie astrologique (1970-2000)

par Jacques Halbronn

Il nous apparait qu’il puisse exister un cycle de 30 ans correspondant au passage

de Saturne sur l’étoile fixe Aldébaran et qui aura duré du début des années 70

jusqu’au début des années 2000. Nous voudrions illustrer cette approche au

prisme de la vie astrologique française (francophone).

Le début des années soixante-dix aura correspondu à une certaine renaissance

de l’astrologie mais il ne faut pas oublier que toute renaissance tend à s’essoufler

à mi-parcours  du cycle qui la sous-tend/ Il faut donc considérer qu’un basculement

s’est produit quand Saturne est passé d’Aldébaran à Antarés – ces deux étoiles

fixes royales constituant selon nous l’axe centrale de l’astrologie (cf notre Projet

de Colloque pour la fin 2014.

En 1971, Edgar Morin publie Le Retour des Astrologues aux Cahiers de l’Obs

(rééd. La croyance astrologique moderne, 1982)/ En 1975, près de 200 personnalités

du monde scientifique signent un « Manifeste des 186″ contre l’Astrologie. (cf la réaction

d’E. Teissier Ne brûlez pas la sorcière, Pauvert, 1976, pp. 151  et seq)

Mais il faut saluer en 1976 la parution dans la prestigieuse collection dirigée par

Luc Decaunes des Clefs pour l’Astrologie, dont Jacques Halbronn fut chargée avec

symboliquement  le fait qu’andré Barbault  dut renoncer à s’en occuper, ce qui

le fit publier son travail sous le titre « Connaissance de l’Astrologie » au Seuil, éditeur

qui avait déjà publié plusieurs de ses travaux. Mais le Seuil fera appel dès 1977

à Jean-Pierre Nicola  qui signe « Pour une astrologie moderne ». Il y a là comme

une transmission de relais qui caractérise un nouveau cycle. Dans le même sens,

il faut voir en 74 la parution par la polytechnicien Daniel Verney, chez Fayard,

des Fondements et Avenir de l’Astrologie et chez Hachette d’une Introduction

à la Nouvelle astrologie de l’Italienne Lisa Morpurgo, en cette même année.

ll est indiqué sur la 4e de couverture de ce dernier ouvrage « Jamais comme

aujourd’hui les horoscopes n’ont été (autant) consultés »

Citons aussi chez Jean Claude Lattés de l’Astrologie par Joelle de Gravelaine et Jacqueline

Aimé (première édition 1969) En 1976, Elizabeth Teissier (Astralement vôtre, émission

à la télévision qui fit polémique)  publie, on l’  a vu

« Ne brûlez pas la sorcière. Réponses à 25 questions sur l’Astrologie Préface de

Raymond Abellio.. Sur la 4e de couverture, on peut lire que l’astrologie  « est une de

ces sciences très anciennes que nous avons bien besoin de  redécouvrir pour qu’elles

nous aident à vivre et à mieux nous connaitre » . Il s’agit d’ouvrages qu entendent

renouveler  le positionnement de l’astrologie

alors que l’astronome  Paul Couderc propose encore en 1978, une nouvelle édition aux Pressses Universitaires de France de son Que Sais je sur l’Astrologie (première parution 1951)

En 1981, Solange de  Mailly Nesle est invitée par les éditions Fernand Nathan à publier

« L’astrologie. L’histoire, les symboles, le signes »

/On ne parle ici que d’éditeurs généralistes et non spécialisés dans l’ésotérisme comme Trédaniel,

les Ed traditionnelles, le Rocher, Dangles, Pardés, Dervy, Lanore ou des éditions

liées à des associations astrologiques.

A partir de 1980, l’on voit paraitre plusieurs collections sur les signes du Zodiaque,

chez Tchou, chez Solar  (avec  Ivan Othenin Girard  et à sa suite Jacques Halbronn) qui font pendant au succés de la formule dans les années cinquante, aux dites éditions du Seuil (dir. F. R. Bastide), aux éd. Radio Monte Carlo (avec Nicola), Tchou confiant à Michèle Curcio une collection de petits livrets

zodiacaux en paralléle à ses « Grands Livres ».

Parallélement,  la vie astrologique française  trouve un nouveau souffle à partir de

1974 avec Jacques Halbronn qui inaugure une ère des congrès qui sera relayée

dans les années 90 par Yves Lenoble dans la phase 2 du cycle de 30 ans. En 1979,

parait le Collectif  « Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau » sous la direction

de Jacques Halbronn (Ed Albatros) En 1984,  Jacques Halbronn publie le Guide

de la Vie Astrologique (Ed Trédaniel) qui recense les astrologues et les rassemble non plus

seulement dans le cadre de congrès mais de répertoires professionnels. Ces réalisations

(congrès, guides) visent  à normaliser l’image des astrologues en montant que la

« vie astrologique » s’organise comme ailleurs..

Cette phase 2 correspond à un tassement de la dynamique de recherche. On observe que

les colloques de chercheurs cédent devant des colloques d’enseignement. C’est

dire que le déroulement du cycle correspond, à mi parcours,  à une certaine cristallisation du

savoir astrologique – voire à un cloisonnement-  et  à  un renfermement de l’astrologie dans un certain ghetto,

du fait même de la complexité  même du savoir ainsi institutionnalisé et qui demande

des années d’étude. On est loin des tentives d’ouverture vers un large public

tant au niveau de l’élite qu’à celui du grand public.

Au niveau universitaire, Jacques Halbronn soutient en Sorbonne une thèse de

doctorat « La problématique astrologique chez les principaux penseurs juifs du

Moyen Age Espagnol  » (EPHE Ve  section Sciences Religieuses,  parue en 1985

Ed Arché, Milan sous le titre « Le monde juif et l’astrologie. Histoire d’un vieux

couple »).

Notre cycle de 30 ans, on peut le voir, assez nettement, passe par des phases

successives que l’on peut caractériser par un processus de déconstruction, de

reformulation s’achevant par une forme de stratification en phase 2 et de repli

sur un savoir qui devient de moins en moins accessible aux non astrologues alors

que la phase 1 visait à instaurer des passerelles entre le monde astrologique et

les autres approches.

A partir des années 2000,  un nouveau cycle de 30 ans s’amorce avec le repli

des activités d’enseignement et le renouveau de la recherche astrologique

incarné par le super-congrès de Jacques Halbronn en novembre 2004, intégralement

filmé et qui sera disponible sur Internet à partir de 2007. (TV Urania). La télévision

astrologique symbolise une nouvelle dynamique d’ouverture du « milieu » astrologique.

(lancement en 2008 de Teleprovidence puis en 2013 de la chaîne « Jacques Halbronn »

sur Youtube).

Sur le plan universitaire,  Jacques Halbronn soutient en 1999 une thèse d’Etat

« Le texte prophétique en Frane. Formation et fortune » (Paris X Nanterre-Ouest) et

en 2001, en Sorbonne,  Elizabeth Teissier une thèse de sociologie  (Ed Plon) sur

l’astrologie. En  2002, Jacques Halbronn est auditionné à l’EPHE pour la chaire des

Etudes Esotériques (précdent titulaire Antoine Faivre). En 2004, son article

Astrologie est réédité par l’Encyclopaedia Universalis et le Figaro.(première parution

1993) En 2007, Halbronn soutient en Sorbonne un post doctorat sur la critique

nostradamique au XVIIe siècle, autour du Dominicain Giffré de Réchac.

Une nouvelle série de Colloques se tient à l’initiative de Jacques Halbronn, à partir

de l’An 2000 (Frontières de l’Astroogie, avec un partenariat du CURA de Patrice

Guinard). A partir du grand congrès de 2004 se tiendra toute une série de rencontres

astrologiques dans un esprit de recherche et de débat, sous l’égide du MAU, qui seront

repris sur Internet.  Le colloque prévu fin 2014 est censé faire le point sur l’état

de la recherche et de la réflexion des 15 dernières années avec une mise à plat

de tout le savoir astrologique.

 

 

JHB

12. 08 14

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Phénoménologie des clivages

Posté par nofim le 7 août 2014

Les clivages  et la mauvaise foi.

(Contre une science sans conscience )

par  Jacques Halbronn

 

Il nous faut revaloriser le rôle de la conscience face à la

Science car l’on s »aperçoit que Science sans conscience n’est

que ruine de l’âme.  La conscience, dirons-nous, c’est ce

que nous percevons, nous ressentons sensoriellement,

instinctivement, qui nous est immédiatement perceptible ou

en tout cas qui nous vient comme on dit à l’esprit quand nous

pensons à quelque chose sans que cela se réduise et se

traduise par des mots.  Il y a une « vérité » de la conscience

qui si elle est bafouée reléve de la mauvaise foi. Car qu’est ce

que la « bonne foi », si ce n’est le refus d’abuser de certains

« obstacles épistémologiques », d’en profiter pour faire

triompher un certain déni du réel en profitant du doute

qui sous tend toute recherche?

Ainsi, si j’ai « conscience » que les hommes et les femmes

agissent différemment, il m’est indifférent que la Science

ne puisse valider ce sentiment. Celui qui refoule ce sentiment

du fait que la Science n »a pas pu ou voulu apposer son

« label »  est -il  encore « humain »? En ce sens, on ne saurait

refouler un ressenti en se servant de quelque expédient. Il y

aurait donc une sorte de « scientisme » chez ceux qui

instrumentalisent la science pour narguer la conscience.

Cela dit, la science n’en a pas moins mission de suivre les

pistes ouvertes par la « conscience », que l’on songe à la pomme de

Newton ou au bain d’Archiméde. Il y a beaucoup de choses

autour de nous où la conscience précéde la science et sert

d’ancrage.Or, de nos jours, force est de constater qu’un féminisme p

plus ou moins avoué, larvé,  met en question la conscience au

nom de la Science. Il nous faudrait capter le monde non

plus au prisme de la conscience mais de la science et

comme la science est encore balbutiante notamment dans

le domaine des sciences humaines, cela signifie que l’on

devrait en rester au domaine de généralités abstraites sur

le citoyen  lambda, asexué, sans race, sans âge et interchangeable.

Nous pensons au contraire que notre conscience nous

autorise à faire toutes sortes d’hypothèses et la Science

ne saurait prévaloir sur la Conscience à condition

bien entendu que la dite conscience ne soit déjà contaminée

par la Science, ce qui semble être le cas pour les femmes qui

ne capteraient le monde que par le biais du verbe masculin,

à  savoir la Science mais un verbe qu’elles tendent à figer

et à cloturer, ce qui va à l’encontre de la dynamique du dit

verbe, préférant notamment l’écrit fossilisé  à l’oral vivant.

Nous prendrons un exemple: imaginons que je propose

une piste de recherche donnée  pour traiter d’un phénoméne

dont j’ai conscience de l’existence, ce n’est pas parce que cette

piste se révéle, du moins dans l’immédiat, insoutenable, que

le phénoméne que je veux étudier n’existe pas. Or, on assiste

fréquemment à ce type de harcélement intellectuel visant

à discréditer toute recherche liée à la conscience au nom

des exigences de la Science. Nous prétendons, a contrario,

avoir parfaitement le droit d’échaffauder des théories sans

que cela conditionne notre conscience de ce qu’il nous

intéresse d’étudier et d’analyser. Bien plus, en encourageant

la diversité  des théories, l’on ne pourra que replacer la

Conscience au centre, la conscience étant une et la Science

étant multiple. Révolution copernicienne qui replacerait

la Conscience au Centre et la Science  ne faisant que « tourner »

comme dirait Galilée,  autour. .

La technoscience est un instrument qui tend à  minimiser le rôle de la

conscience ou à faire de la conscience une sorte d’épiphénoméne qui ne vise qu’à valider les « grilles »

de la technoscience.  On nous explique doctement que l’on peut reprogrammer et donc que ce que nous

percevons n’a qu’une réalité très relative et fugace, quasiment illusoire. Cette reprogrammation,  ce formatage, cette

rééucation nous dit-on, est liée à l’environnement social tout comme à l’environnement technique. C’est donc sur la conscience et non

plus sur la science que  se poserait le doute.  Un tel discours selon nous ne peut passer que chez des personnes qui ne sont pas

présents au monde et il suffit de voir avec quelle aisance les gens qui s’intéressent  à l’astrologie sont disposés à « changer de peau » ou

à se voir autrement au prisme de leur « signe » ou de leur « thème » étant aveugles à elles-mêmes.

Il doit exister une tension entre science et conscience, une dialectique mais chez d’aucuns cela n’a pas lieu et la conscience se moule

dans la science et renonce à exister et à préexister. Or, sans ce débat, sans ce combat avec la conscience, la Science ne saurait avancer.

 

 

 

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Sociologie des cafés-philo

Posté par nofim le 29 juillet 2014

La dynamique des cafés philo : sociabilité et handicap

par  Jacques  Halbronn

Nous avons plusieurs fois  mis en évidence le fait que lien social

était souvent alimenté par le partage d’un certain  handicap.

Ce qui nous intéresse le plus ici c’est que cette rencontr qui

pourrait être un des rares lieu de liberté, d’improvisation se

voit généralement muselé au nom d’une rigueur

organisationnelle persuadée qu’on ne peut pas laisser les choses

se réguler d’elles-mêmes. On pense à ces entraineurs ( en foot

ou ailleurs) qui sont trop sur le dos de leur équipe et qui veulent

tout régenter, tout calculer.

D’habitude nous aimons opposer la liberté d’expression des

gens qui se rencontrent et qui parlent ensemble à la dimension

quasi-mécanique d’une orchestre,suivant pas à pas la partition

du compositeur et la baguette du « chef ». Or, les cafés philo

nous démontrent que le mal  a encore progressé et que la

situation est encore pire que nous nous l’imaginions puisque

même la circulation de la parole fait probléme et  est soumise

à des régles qui n’ont rien à voir avec la qualité des propos tenus

par tel ou tel, au sein du groupe ainsi constitué. Au vrai, nous

avions déjà remarqué une certaine rigidité dans des réunions

plus formelles comme des commissions, des conseils, des

conférences, des séminaires.

. Mais nous avons été contraints de constater que cette même

rigidité  avait envahi  d’autres espaces. Ce qui nous améne à

nous demander quel est le « vrai » sens de ce genre de réunion,

quel est l’enjeu  « non dit » sinon non -conscient? En fait, la

définition du café-philo -terme d’ailleurs tout à fait abusif

au regard de la philosophie- espace où chacun peut

s’exprimer dans un temps raisonnable et dire ce qu’il a

envie de dire, ce qui fait d’ailleurs que le thème mis en avant

n’a vraimennt pas beaucoup d’importance et même semble

indifférent et aléatoire. Question: qui peut être attiré par une

telle formule?

Réponse: des personnes qui n’arrivent pas à prendre la

parole facilement, qui ont besoin qu’on la leur donne. Cela

peut être le cas d’étrangers, de personnes atteintes de quelque

surdité, de personnne qui parlent trop lentement et qu’on ne

laisse pas « finir »  ce qu’elles ont à dire, qui  sont assez

marginalisées dans une discussion « à bâtons rompus ». Bref

des laissés pour compte de la communication.

Les femmes sont souvent  plus frustrées que les hommes dans

le domaine de l’échange en groupe et l’on trouve plus rarement

de jeunes hommes que de jeunes femmes parmi les

participants d’un café philo et comme par hasard quand il y en

a, ils sont souvent très à cheval sur la « discipline »,faisant

ainsi de nécessié vertu car il est évident qu’ils  préférent

renoncer à la liberté de tous que de  l’accorder à tous car

ils savent qu’au final ils seront défavorisés du fait d’un certain

manque d’allant. D’ailleurs,, il faut sérieusementne

manquer d’allant pour accepter de suivre les régles d’un café

philo où il faut lever le doigt pas même pour intrvenir mais

pour figurer sur la liste de ceux qui interviendront. La « liste »

est un outil indispensable au bon fonctionnement d’un

café philo qui se respecte..

Disons que les gens « normaux » non seulement n’ont pas

besoin d’un tel cadre mais ne sauraient le supporter. sauf

s’ils ne viennent pas pour intervenir mais  pour regarder

des gens parler, par delà ce qu’ils peuvent dire. On est alors

dan un plaisir de la gestuelle et on pourrait mettre des boules

Quies.

Nous avons organisé et animé un grand nombre de colloques

dans plusieur domaines, c’est à dire des espaces d’échange

comme l’indique l’étymologie du mot colloque (parler ensemble)

et le rôle de l’animateur est  de choisir le « bon cheval », la

personne qui est en forme et qui suscite des réactions. Ce n’est

pas forcément le meneur de jeu en titre qui serait plutôt

à comparer à l’ »entraîneur qui forme l’équipe et la fait

évoluer selon le cours du jeu.  Ce ‘leader » de circonstance

n’est parfois  même pas indiqué sur le programme du colloque

Il doit intervenir souvent mais briévement, efficacement,

relancer le débat, distribuer les  « ballons ».  On prend cet

exemple sportif car c’est un des rares espaces où l’improvisation

est encore respectée,ce qui ne signifie pas qu’il ne faut pas

s’entraîner  avec rigueur mais ça c’est avant le match.

En conclusion, il faudra distinguer l’objet affiché du groupe

qui est soi-disant la Philo et la vraie raison d’être d’une telle

formule qui est la peur de prendre la parole et de se la

faire couper, qui est le point commun entre ceux qui se

prétent et se soumettent à une tell épreuve. Généralement,

on se fera une assez bonne idée d’en groupe en en étudiant

la composition, la classe d’âge, le sexe, les carences

visuelles ou auditives qui créent du handicap et donc des

frustrations. Quand certaines dominantes sont très marquées,

il est temps de s’alarmer. On pense notamment à ces

réunions qui ne regroupen à 90% que des  femmes d’un certain

âge qui n’ont plus assez de charme pour se faire entendre

par les hommes.

On ajoutera que selon nous faire de la philosophie c’est

redéfinir en permanence les mots, les connexions entre eux.

Une expression trop bréve ne saurait être philosophique que

sur un mode conclusif, donc en fin de parcours. Un débat

philosophique ne saurait donc être une succession de

monologues, il importe que les protagonistes discutent et

disputent entre eux avec une certaine fluidité. On imagine mal

Socrate se pliant aux régles débiles du café-philo.

La philosophie ne se réduit  pas, en effet, à quelque exercice sémantique

consistant à communier dans une sorte de consensus figé mais pas davantage

à ce que chacun dise ce que tel mot lui inspire, de quoi il est chargé. Il s’agit bien au

contraire d’une déconstruction du langage et c’est ce qui rend la philosophie si étrangère aux

femmes pour qui  les mots sont des choses, des objets et d’ailleurs elles n’hésitent pas à comparer

la réalité d’un objet matériel  – comme un vase posé sur une table- avec la « réalité » d’un concept, d’une

notion quitte à aller « vérifier » ce qu’en dit le « dictionnaire », lequel a la « bonne » réponse. Il y a là un

niveau qui est celui de l’enfance qui apprend à parler et pour qui le maniement des mots précéde la

connaissance du monde. En réalité, ce n’est pas, pour les femmes le concept qui est aussi réel que l’objet mais l’objet qui est aussi réel que  le concept lequel précéde l’appréhension de l’objet (Mythe de la caverne). Il faudrait probablement distinguer un café philo

pour les hommes et un café philo pour les femmes, toute solution mixte risquant d’être bancale.  Nous avons ailleurs exposé la thèse

selon laquelle,  il y avait une première sensorialité en prise avec le réel  et une autre sensorialité passant par le langage qui ne connait

le monde que par le truchement du langage, et c’est cela qui paradoxalement  fait que les mots, chez les femmes, sont dotés d’un tel

poids puisqu’ils jouent pour elles le rôle du réel.= à l’instar du monde visible pour les non voyants qu’ils ne captent qu’au prisme de

ce qui leur en est dit.  La langue est un mode d’émission et de réception qui passe par le visible et l’audible mais qui n’est nullement

équivalent à ce que l’on capte par la vue et par l’ouie, c’est une sorte d’infra-sensorialité. Une langue que l’on n’a pas apprise heurte notre sensorialité  en ce que ce sont des sons et des signes qui ne relévent que par un biais du domaine des sens. (cf ce que nous avons écrit sur le silence). Ce n’est que parce que ces sons et ces signes sont reliés  à quelque réalité  qu’ils font illusion, ce qui renvoie à la dialectique du signifiant et du signifié.

 

 

 

 

 

JHB

29. 07 14.

 

 

 

 

 

 

 

peu de jeunes hommes

socologie des cafés phil

 

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Cyclicité et dialectique Moi/Surmoi

Posté par nofim le 24 juillet 2014

Les dialectiques Moi/Surmoi et  Conjonction/Disjonction

en Astrologie.

par  Jacques  Halbronn

 

Un récent film britannique « Locke » illustre bien la tension

entre les deux phases du cycle de  7 ans. La première que nous

associerons à l’instance freudienne du Moi et la seconde, à

celle du Surmoi. La conjonction (Saturne-étoile fixe royale)

quand elle se produit à 7 ans d’intervalle serait le recentrage

sur le Moi,  autour du couple qui se « conjoint » (les époux

sont des conjoints). C’est un phénoméne neurobiologique

(cf Lucy Vincent, Ed Odile Jacob , 2004) qui dure 3 ans

et qui établit un lien exclusif  entre deux humains.

Ce lien, à la disjonction, va se dissoudre du fait des

exigences sociales (Surmoi) et à force d’être  refoulé,  il y aura

un « retour », d’où un nouveau cycle et une réaffirmation

renouvelée de l’Ego. C’est ainsi que nous résumerions toute

l’astrologie dans cette dialectique relationnelle qui  fait que

les hommes tantôt affirment leur Moi (étendu à leur

conjoint) et tantôt passent outre et tendent à le diluer dans

un Surmoi.

Entendons par  là que le couple est un élément constitutif

du Moi. C’est quand l’individu est seul qu’il est en phase

de Surmoi. On dira donc que la conjonction favorise

singulièrement la formation ou le renforcement du couple

alors que la disjonction refuse un tel enfermement limitatif

et exclusif (au sens d’exclure les autres)

Il devrait être précieux pour les « psy » de connaitre un tel

cycle qui agit sur les mobiles et les motivations de leurs

patients, notamment quand le « traitement » s’étend sur

plusieurs années. On dira même que notre modéle permet

de pointer, par exemple sur une trentaine ‘d’années  les

passages les plus délicats et d’inviter les patients à s’y reporter

comme cause possible de traumatismes face à des

configurations plus ou moins bien vécues. Cela pourrait

remplacer avantageusement le complexe d’Oedipe. Et

rappelons que ce cycle semble pouvoir être étayé par la

neurobiologie.

Nous sommes entrés dans une phase « Ego » du cycle de

7 ans et cela devrait placer la plupart des gens face au

Sphinx:  qui vas-tu choisir et qui vas-tu choisir, qui va te

choisir pour faire couple avec toi? Pourras-tu renoncer à

tes engagements envers la société pour privilégier ton Moi

étendu à ton partenaire? Mais trois ans et demi plus tard,

la question posée sera inverse. Es-tu prêt  à te dégager de ton

couple, donc de ton « petit » Moi pour te dévouer à une cause

plus vaste. C’est alors qu’est venu le temps du Surmoi et les

problémes de conscience que cela pose .  Cette phase est

celle de la mise en commun de ce que chacun a pu réaliser, une

sorte de « communisme »; ce n’est plus alors le moment de

déterminer qui fait quoi, qui a crée quoi mais de répartir,

de distribuer à tous (compassion)/ A contrario, la phase

premère apparait comme fortement égocentrée, même si

elle est marquée par un amour fusionnel qui n’est jamais

qu’une exaltation du Moi, à travers l’autre, l’élu(e) de son

coeur.(tantrisme)

Nous mettons notre modéle, notre outil, à la  disposition

des « psy » carl’astrologie est une chose trop grave pour être

laissée aux seuls astrologues.

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Sensorialité et sexuation

Posté par nofim le 20 juillet 2014

Les interactions sensorielles et la symbiose hommes/femmes

par Jacques  Halbronn

Ce qui rend difficile la caractérisation des comportements

distincts tient à une interaction

pouvant prêter à confusion et faire  le jeu d’un certain déni

de l’évidence visuelle.

Il conviendra donc  de distinguer plusieurs niveaux et cela vaut

pour  la distinction entre le vrai et le faux., l’inné  et l’acquis.

Notre inaptitude à capter certaines nuances génére des.

malentendus par exemple dans ce qui distingue  une

improvisation d’une éniéme interprétation d’une même

pièce de théatre ou de musique. Cela fait de nous des

victimes d’impostures toutes trouvées.Selon nous, les

hommes  savent mieux observer le monde que

les femmes qui sont plus à leur aise dans le langage, donc

dans le virtuel. Mais en même temps, le  visible est une

chose banale, et  ordinaire tout comme la parole chez les

femmes.

Paradoxalement, les hommes  peuvent sublimer le son et

les femmes transfigurer ce qui est à voir , justemen

parce que cela implique un dépassement de soi ; c’est

ainsi que les plus grands compositeurs sont des hommes

et que les femmes sont  d’une grande beauté visuelle.

JHB

20  07  14

 

 

 

 

r

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Sexe et sens au regard de l’économie

Posté par nofim le 18 juillet 2014

 

Energie du visuel et énergie de l’audio/ Pour une approche économique.

par  Jacques  Halbronn

Dans le cadre de nos recherches sur la sensorialité qui nous ouvrent des perspectives  sur la connaissance du masculin et du féminin

tant au niveau diachronique que synchronique, tant dans la compréhension du monde actuel que d’époques fort éloignées quand deux espéces humaines se cotoyèrent avant de fusionner, tout en maintenant leurs différences par le biais de la sexuation, nous ferons part

de quelques réflexions de type en quelque sorte energétique voire économique.

Il semble ainsi assez évident que le contact visuel est bien moins couteux en énergie, en temps que la relation par le biais auditif.

 

On fera d’abord remarquer qu’il faut beaucoup moins de temps pour capter des données visuelles que des données auditives dans la vie

quotidienne. En un simple « coup d’oeil », l’on peut capter énormément d’information et donc dans le même laps de temps traiter un

bien plus grand nombre de cas. D’où un énorme gain de temps pour celui qui est correctement équipé pour ce faire, ce qui n’est en

effet pas forcément donné à tout le monde. Bien plus, ceux qui sont ainsi observés dépensent eux aussi beaucoup moins d’énergie

puisqu’ils n’ont rien à faire, sinon de se laisser regarder durant quelques instants. C’est une relation gagnant/gagnant.

On peut donc penser qu’une société qui « marche » au visuel  sera plus opérationnelle qu’une société qui fonctionne à l’audio.

Parallélement, les hommes dépensent moins de temps et d’énergie lors du processus de procréation que la femme/ Si l’on rappelle que

pour nous l’audio est lié  à la femme, l’on ne peut que conclure que l’économie féminine est plus consommatrice d’énergie et de temps

que l’économie féminine.

Il est donc tentant pour les femmes de recourir à des apports « techniques » susceptibles de compenser  un tel handicap que nous

qualifierons de prévisionnel. Car la sensorialité  constitue  avant toute chose notre équipement  prospectif. Les sens nous renseignent

et nous préviennent quand il y a problème en perspective même s’il ne s’agit que d’une probabilité de risques. Nous sommes comme

Monsieur Jourdain pour la prose des statisticiens qui ne s’assument pas comme tels.

Comment pourrait–on, d’ailleurs, survivre si nous n’étions pas individuellement et collectivement prévoyants, ce qui implique que nous

ayons des « préjugés », ce que l’on ne saurait nier sans une bonne dose d’hypocrisie et d’ingénuité?

Nos sens ne sont point là pour nous apporter du plaisir mais du déplaisir. Dire que tout va bien signifie qu’il n’y a rien à signaler.

Le contraire du malheur, ce n’est pas le bonheur mais le fait que les choses suivent leur cours normal, à savoir que nos sens n’ont rien à redire. Ce qui dépend de la structure de notre équipement sensoriel, lié à notre appartenance sexuelle.

Les femmes seront attirées par toutes sortes de méthodes qui compensent la lenteur et donc le coût  de leur processus cognitif.

L’astrologie en fascine plus d’une par les informations que ce « savoir » entend, prétend fournir et délivrer et il n’est pas rare que l’on

capte des réflexions du type « c’est tellement rapide », ‘cela fait gagner du temps! », ce qui est révélateur du probléme que nous avons

soulevé. L’astrologie apparait comme ‘la » solution rêvée qui permet de prévoir, de savoir « à l’avance », bref d’apporter un plus venant

compenser ce qui est ressenti et vécu  comme un handicap, à savoir la lenteur de la tortue par opposition à la vélocité du lièvre (La Fontaine)

Un autre sens est intéressant, celui du toucher. Les femmes ont besoin de toucher de par leur absence de visuel ou si l’on préfére du

fait qu’elles ne savent pas décoder le visuel. Elles ont des yeux mais elles ne voient pas. Or, il est clair que la nécessité, le besoin de

toucher complique les choses et est dévoreuse de temps. Quand des gens se rencontrent, ils n’en viennent pas, selon les pratiques sociales en vigueur dans nos sociétés, à se toucher sans avoir franchi un certain nombre d’étapes. Ce qui genére des délais, sauf dans les cas de

prostitution et bien entendu la relation de couple autorise un  recours fréquent  au toucher .

. . En comparaison,  les relations entre chiens passent bien plus vite, en général, par le toucher.

Le fait que beaucoup de femmes aient des chiens n’est peut être pas, en ce sens,  indifférent.

En revanche, l’équipement visuel de l’homme ne le contraint pas à passer par l’ouie ni par le

toucher, ce qui lui permet de multiplier considérablement les « contacts » visuels qui lui apportent un

certain assouvissement relationnel à peu de frais si l’on admet que nos sens nous apportent une certaine forme de nourriture,

d’énergie. L’homme est comme un olivier, il peut se développer sur une terre pauvre, ingrate alors que la femme aura besoin de

conditions plus favorables et donc plus rares pour  y parvenir. On connait la rengaine des femmes sur les « mauvaises » conditions qui

ne leur auraient pas permis de réaliser ceci ou cela. Elles ne se rendent pas vraiment compte que les hommes peuvent fonctionner dans

un environnement peu propice. S’il fallait comparer les humains à des plantes, on dirait qu’ils n’ont pas tous besoin du même

type d’environnement. Une femme qui bénéficiera de tout ce dont elle a besoin aura eu beaucoup de chance d’où la rareté de

l’excellence au plus haut niveau chez les femmes. Elles sont prises par le temps et leurs tentatives n’aboutissent pas avec le risque

de la tentation de raccourcis qui ne sont bien souvent que des leurres. En ce sens, les femmes sont à la merci de charlatans qui

exploitent leurs frustrations face  à la réussite masculine

au sommet.

On ne saurait ignorer la complexité et la polysémie du sens

de la vue: car une chose est de voir et une autre d’être vue.

L’aveugle ne voit mais sait qu’on le regarde. Dans le rapport

hommes-femmes, la femme peut envoyer un signe visuel

à l’homme même si elle-même n’est pas réceptive aux

signaux visuels. Et précisément, il revient aux hommes qui

savent capter ces « messages » visuels emis par les femmes

de se situer dans le registre féminin de la parole et du

toucher (ce qui inclut les autres sens de proximité que sont

le goût et l’odorat). De même l’homme, s’il n’est pas sensible

aux odeurs dans la même mesure que la femme doit être

conscient qu’il dégage, sans le vouloir, sans le faire « exprés »

des messages gustatifs (baiser), olfactifs, tactiles. On

retiendra que ce qui compte, c’est avant tout la réceptivité

plus que l’émission. Les astres sont vus mais ils ne nous

voient pas.

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La vie en play back

Posté par nofim le 15 juillet 2014

 

Pour une épistémologie de l’hybridité. Vers une culture « bio ».

Par Jacques  Halbronn

 

Que peut faire la science face à un objet, un phénomène hybride et comment savoir si l’on a

affaire à de l’hybridité ? Qui dit hybridité, dit interaction, dit mélange, mixité, symbiose, synthèse,

syncrétisme.

Pour le 14 juillet 2014, nous avons assisté devant la Tour Eiffel  au « Concert de Paris » qui préludait au  Feu d’artifice et il se  produisit un dysfonctionnement au niveau du play back.   Les chanteurs qui apparaissaient sur les grands écrans  n’étaient pas en phase avec le son censé leur correspondre/ Le résultat global était « désuni » et  on peut y voir une incarnation d’une hybridité qui se défait. Normalement, on aurait dû n’y voir que du feu si la technique avait été à la hauteur. Mais il y avait là une faille révélatrice du procédé, de l’imposture.

A  tout moment,  ce qui nous est montré comme ne faisant qu’un risque de se désunir, de se

désynchroniser.

Dans nos relations avec autrui, savons-nous faire la différence entre ce qui est proprement nous, ce qui est un « moi » s’adressant à l’autre et parlant la langue,  s’exprimant dans le langage de l’autre et ce qui émane de l’autre ?

Par épistémologie de l’hybridité, nous entendons la nécessité d’une certaine méthodologie. Face à

un phénomène qui se présente, au premier abord, comme étant d’un seul tenant, comment  débrouiller l’écheveau  des interactions  entre les différentes composantes ?

Selon nous, il importe de remonter à un stade où la combinatoire n’a pas encore eu lieu.

On prendra l’exemple des hommes et des femmes dans nos sociétés. Une partie de notre savoir – faire, voire de nos valeurs  ne fait sens que dans un rapport de communication avec autrui et vice versa  de la part d’autrui à notre égard.

Nous avons à maintes reprises abordé la question du dimorphisme hommes-femmes. Si l’on prend le cas du rapport sexuel, est-ce l’homme qui recherche celui-ci ou bien plutôt la femme ?

Selon nos thèses, le besoin de toucher, de sentir l’autre – dans tous les sens du terme- de le goûter,

serait typiquement féminin  et lié à un habitat ancestral originel marqué par l’absence ou l’extrême pénurie de lumière, ce qui exigeait  une grande proximité d’autant que la vie se déroulait dans un espace relativement restreint et  générant une certaine promiscuité.

Autrement dit, si l’homme a acquis un certain savoir-faire dans le domaine sexuel ; c’est avant tout pour communiquer avec les femmes et vice versa, les femmes seraient attentives à leur look pour

plaire aux hommes, avec des couleurs vives pour qu’on puisse les voir de loin, tant l’homme est marqué par le visuel et les grands espaces.

On conçoit donc que seule une  approche en amont permet de décrypter les tenants et les

aboutissants d’une telle interaction, tant à force d’exister pour l’autre, l’on finit par oublier que l’on a

adopté les valeurs de l’autre. On se demandera ainsi jusqu’à quel point les hommes sont instinctivement mus d’une impulsion vers les femmes avec le besoin de les toucher. Il s’agirait plutôt

d’une affaire d’éducation.

Un autre aspect de l’hybridité qui retiendra ici notre attention tient au langage. Le langage est par essence hybride, il est le fait d’un compromis entre le masculin et le féminin/ Certes,  le langage peut faire l’objet d’une forme d’écriture, donc de « visuel » mais ce n’est pas un visuel au sens plein du terme. C’est- un visuel aménagé, conditionné et qui d’ailleurs nous envahit toujours plus notamment pour ce qui est des téléphones mobiles. C’est un visuel en espace clos, limité à quelques centimètres carrés.  Ce n’est pas un visuel « pour de vrai », mais un visuel arrangé qui n’a rien de «naturel ». C’est un visuel qui se substitue au vrai visuel et qui émane de l’autre, qui est dicté par l’autre. On l’a dit ailleurs, le langage est une interface entre les hommes et les femmes, il permet de passer de l’image au son. Les femmes peuvent « prononcer » ce visuel en dépit de leur « cécité » au monde. Les femmes sont plus dans le

comment que dans le quoi, ce qui signifie qu’elles aiment

dire le comment d’un quoi qui leur est fourni.

L’illusion d’unité est au centre de l’hybridité. Dans le domaine musical,  l’interprété donne une impression d’unité qui  n’est que factice. Il joue de son instrument mais la musique qui en sort est

autonome, déconnectée par rapport au dit instrument car elle préexiste au moment de l’exécution qu’il nous propose. Comme une sorte de play back (cf supra).  On le voit jouer mais on entend quelque chose qui, quelque part, sonne faux ou du moins devrait sonner faux si nous étions suffisamment lucides, si nous y voyions suffisamment clair. Pour en revenir au concert du 14  juillet, certaines personnes n’auront pas remarqué le décalage.

L’exigence d’unité authentique passe par  l’improvisation, par le fait que celui qui joue ne joue pas un rôle mais est bien lui-même. Il se passe ce qui semble se passer, à savoir que l’instrument lui parle, s’exprime par lui, ici et maintenant. On n’est pas dans le simulacre, accentué lorsque l’interprète lit

une partition encore que dans ce cas la ficelle soit un peu grosse. Mais parfois, même dans ce cas, l’illusion persiste. Les gens en tout cas veulent encore croire à l’unité. Il est vrai que l’on peut jouer sur les mots : après tout, le son émane bien du jeu des mains sur l’instrument, n’est-il pas vrai ? Il y a là comme un tour de passe-passe ! Après tout, l’interprète choisit le morceau qu’il interprète mais quel rapport avec une véritable improvisation ?

Actuellement, avec l’essor des neurosciences, il devient possible de mesurer de telles différences car notre cerveau ne fonctionne pas de la même façon dans les divers cas signalés et cela ni chez le musicien ni pour son public (s’il y en a un). Une musique déjà composée et qui plus est ne l’est pas par l’interprète relève de la « mal-culture », d’une culture au rabais, dont la valeur nutritive ne

saurait être la même. On pourrait parler d’une musique « bio » comme on parle d’une alimentation

« bio ».(cf.  E. Pelegrin-Genel,  Des souris dans le labyrinthe)

L’écriture est, on l’aura compris, un support d’imposture. Elle permet à  ce qui est absent ou mort de donner signe de vie et le paradoxe c’est que celui qui recourt à un tel stratégéme  a lui aussi quelque

chose de  mort en lui qui l’empêche d’être pleinement présent comme quelqu’un qui lirait un texte devant un public au lieu de s’adresser directement aux gens.  D’aucuns répondront que c’est dans un souci de perfection, que l’on ne veut pas décevoir  en étant vraiment soi-même, en usurpant l’œuvre

d’un autre ou en relisant à voix haute ce que l’on a écrit auparavant.  A quand un match de foot en play back ? A quand un rapport sexuel en play Back ? Ce qui est triste, c’est que cette culture du

handicap est envahissante, intrusive, que la fausse monnaie chasse la bonne.

La musique, elle-même, ne saurait être assimilée au langage. Elle a une dimension universelle  que n’offre pas une langue dont l’intercompréhension est  limitée, cloisonnée. Le langage est un compromis  entre  le vrai visuel et le vrai « audio ».

Distinguer le bon grain de l’ivraie.

En tout cas, la musique est moins nocive que la parole  à

l’égard de notre aptitude à penser. Plus on parle autour de nous

et plus il nous est difficile de nous concentrer. Le silence de la

parole- c’est à dire l’absence de l’autre- est propice à une

réflexion profonde.

 

JHB

15. 07 14

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La société à deux vitesses: produits frais et produits secs

Posté par nofim le 12 juillet 2014

La tentation de l’imitation et l’ère de l’inspiration.

Par  Jacques  Halbronn

 

La perspective de la mort nous incite à mettre par écrit notre « création ». C’est  particulièrement vrai pour les compositeurs. L’essor  des enregistrements a  relativisé le passage obligé par la partition mais les ordinateurs seront de plus en plus capables de transcrire ce qui est audio en  imprimé. Le théatre se prête également à cette problématique avec le texte à interpréter (voire à traduire en une autre langue), et cela vaut évidemment pour l’opéra, l’opérette et la chanson. Il est vrai que la partition ne saurait être exhaustive et laisse une certaine marge à l’interpréte, au chef d’orchestre. En cet Eté, où tant de partitions et de textes vont être joués et rejoués pour la éniéme fois (on pense au Festival d’Avignon entre autres), cela vaut la peine de s’interroger.

Selon nous, il est peut être  temps de passer de l’ère de l’imitation à celle de l’inspiration. Certes, celui qui s’inspire d’une œuvre  -et cela peut aller jusqu’au plagiat, au remake- ne rend pas nécessairement un hommage formel à un auteur puisqu’il produit quelque chose  qui n’est pas l’œuvre d’origine. Mais  n’est-ce pas justement préférable au cas de l’interpréte qui entend se substituer carrément à l’auteur d’une sonate ou d’un drame ? Sur le plan linguistique, le probléme se présente également : une  chose est  d’apprendre une langue, une autre de lui emprunter des mots. Et il est clair qu’il est plus facile d’identifier une copie conforme à une  « importation » vouée à diverses tranformations.

Or, nous pensons que l’humanité a tout intérêt à passer de l’ancienne  ère vers la nouvelle et de s’en donner les moyens.  Il est clair qu’il n’y a pas de vrai progrés dans la répétition pure et simple du passé et que cela peut aisément tourner à une sorte de décadence où l’on célébre les auteurs des siècles passés  et on ignore ou méprise  ceux d’aujourd’hui.. On n’en est pas là dans le domaine scientifique et c’est heureux, ce qui n’empêche nullement de percevoir des filiations d’une génération à une autre, d’un siècle à un autre et dans ce cas il s’agit d’exemples à suivre mais non à

Imiter, stricto sensu. La notion d’intégrité de l’œuvre que l’on ne peut modifier doit laisser la place à une approche moins rigide mais exige un talent que n’ont pas les simples exécutants et c’est bien là que le bât blesse quand on entend tant d’interprétes déclarer qu’ils ne sont pas des compositeurs, en nous expliquant qu’ils n’ont pas été « formés » pour cela ! Il  y a là comme une usurpation sinon d’identité du moins de qualité, de titre.

Le rôle de l’historien est ici crucial : il lui revient en effet d’établir les filiations avec les implications

économiques et pécuniaires qui en découlent. Nous voyons l’historien du XXIe siècle  au cœur de la dynamique commerciale de demain en fixant les royalties, les droits d’auteur, du fait des emprunts non plus globaux mais ponctuels.

Nous avons dans notre post-doctorat sur  Giffré de Réchac  (2007) et dans nos dossiers parus dans

La Revue Française d’Histoire du Livre (2011) puis sur le site propheties.it (Halbronn’s Researches), montré que les quatrains attribués à Nostradamus avaient été reprise de sa prose. Entendons par là que les signifiants avaient été empruntés mais dans un ordre différent de l’original et dotés d’un signifié se prétant évidemment aux interprétations les plus diverses depuis plus de 400 ans. Le rôle de l’historien consiste ici à signaler l’emprunt par delà la question du sens. Ce qui  nous intéresse ici c’est que tant de mots de la prose de Michel de Nostredame se retrouvent dans des quatrains. Et c’est sur cette base que se situe l’enjeu « économique ». Autrement dit, l’emprunteur a toute latitude pour réagencer les mots à sa guise. C’est son droit mais c’est aussi le droit de la société de le taxer dans ce sens.  On aura compris qu’en tout état de cause, nous préférons un habile faussaire à un honnête interpréte qui ne « touche » à rien et qui est pour nous le véritable usurpateur, aussi paradoxal que cela puisse sembler.

Le XXIe siècle devrait donc abandonner une conception

indivisible des langues, des textes, des musiques et admettre

que l’on puisse emprunter une idée, une formule, des

élements et pas forcément la totalité. Même si l’on n’emprunte

qu’une partie d’un systéme, il est parfaitement possible de

faire ressortir qu’il y a dette tout comme lorque l’on importe

un produit d’un pays, on n’importe pas tout ce qu’il y a dans

le dit pays. Et encore une fois, nous ne condamnons aucunement

ce type d’emprunt qui peut tout à fait s’agréger à d’autres notions

qui lui sont totalement étrangère. On peut d’ailleurs parler

de citations (quotations). Qand l’anglais emprunte au

français, il « cite » des mots français mais que se passe-t-il

quand il y a plus de citations que de texte d’origine? Peu

importe, du moment que c »est correctement noté et

comptabilisé. Il y a de toute façon une solidarité

profonde entre tous les créateurs et les créations.

En revanche, ceux qui se contentent de récupérer mot

pour mot un texte pour le déclamer ou une partition pour

la rejouer  ne nous semblent pas être de leur époque et

font obstacle au progrès. Nous irons même plus loin, il

est possible que ceux qui s’inspirent librrement d’une oeuvre

fassent moins bien que leur modéle mais cela ne saurait

être une excuse pour mettre un point d’honneur à reproduire

à l’identique  un modéle, comme tant d’interprétes semblent

considérer que c’est la meilleure chose qu’ils aient à faire.

C’est ainsi que le christianisme a lourdement emprunté

au judaïsme mais il l’a fait non sans une certaine

originalité et l’accomodant avec d’autres notions qui lui

étaient étrangères. Nous ne dirons pas que l’un a trahi

l’autre mais qu’il s’en est inspiré et a ainsi innové. Ce qui

est plus sain que de faire du copier/coller. La langue anglaise

a parfaitement le droit de se founir de mots français, à la

louche, du moment qu’elle reconnnait et régle ce qu’elle

doit.

La valeur principale qu’il convient désormais de mettre en

avant en ce nouveau siècle, c’est celle d’originalité au sens

de quelque chose qui s’origine comme une naissance car

un enfant qui nait doit aussi beaucoup à ses ascendants

mais il n’en est pas moins la continuation et non la

duplication pas plus qu’un chercheur en mathématiques ou

en physique n’émerge ex nihilo.

Ce qui condamne l’interpréte, c’est qu’il n’est pas le premier

à jouer l’oeuvre qu’il  joue même s’il la joue forcément

différemment, par la force des choses. Ce qu’il conviendra de

valoriser plus que tout à l’avenir c’est ce qui nait sous

nos yeux, ce qui n’a jamais existé en tant que tel avant ce

jour de la représentation. Même un compositeur qui

rejouerait sa propre oeuvre ne ferait l’affaire.  Une fois passée

cette « première fois », on bascule dans la « seconde main » et

cela n’a plus du tout la même valeur qui est celle de l’inoui,

du jamais vu (contre le déjà vu). On sait que l’ingratitude

est un défaut  répandu et que cela pose probléme à

certains de remercier pour ce qu’ils ont reçu ou tout simplement

qu’ils ont pris sans demander la permission. Mais il ne

saurait y avoir d’impunité car  refuser, nier ce que l’on

doit -Rendons à César ce qu’on doit à César, lit-on dans

les Evangiles-  c’est être dans le tout ou rien. comme ces

gens qui croient que parce qu’il ne parle pas le français en

tant que tout indivisible, ils ne doivent rien au français. Il faut

être bien myope pour tenir de pareils propos. C’est nier les

filiations religieuses au sein du monothéisme, nier qu’il

y ait eu emprunt parce que le résultat diffère singulièrement

de la source.

En fait, certains ont intérêt à tout cloisonner: ils nous

disent ou bien c’est la même chose ou bien c’est autre chose.

Mais il y a un juste milieu et cela exige, on l’a dit, tout le

savoir faire des historiens pour expertiser chaque cas qui est

soulevé.

A l’ère de la physique quantique,  l’on ne peut plus penser

qu’il existe des ensembles, des entités d’un seul tenant.  Tout est flux mais

cela ne signifie pas que l’on puisse pirater le travail d’autrui sans

avoir  rien à  débourser. Si l’on ne procéde pas  à un réaménagement

des valeurs,  l’on va dans le mur.

La récente affaire des contrats en dollars de la BNP a mis en

avant le fait que les Etats pouvaient se faire payer pour  ce

qui au départ émane d’eux.  Nous pensons que chaque Etat

a vocation à recevoir des rentrées liées à son patrimoine

culturel tout autant sinon plus qu’à se faire payer pour les

ressources de son sous sol lesquelles sont bien antérieures

à l’émergence du dit Etat. Mais en même temps, chacun

peut faire ce qu’il veut de ce qu’il a payé, du moment qu’il a

payé.  Ces dettes ne concernent pas seulement le présent

car le présent est chargé,  lourd du passé et le perpétue sur

tous les plans.  Nous ne sous estimons nullement les

difficultés liées à la mise en place de cette nouvelle économie

virtuelle mais nous considérons que cela a une valeur

heuristique sur le plan quantitatif comme sur le plan

qualitatif.

Le mot clef est Fraîcheur par opposition  à ce qui est

défréchi.  Toute la question de la malbouffe et de ce

que nous appelons, pour notre part, la malculture, tourne

autour cet impératif de la fraîcheur du produit tant sur le

plan diététique que culturel. La fraicheur d’un produit

intellectuel, est comparable à celle des primeurs. Dès lors que

quelque chose est stocké, ce qui est le cas de tout ce que l’on

trouve dans les bibliothèques, les musées – qui sont autant

de « silos »- on renonce à ce principe de fraicheur. On

retrouve cette notion de stockage dans le songe de Pharaon

interprété par Jacob avec les sept années de vaches grasses

suivies de sept années de vaches maigres. Joseph

conseilla au maître de l’Egypte de stocker les récoltes pour

les revendre lors de la disette et ainsi s’approprier les biens

de la population en échange. On imagine qu’il s’agissait

essentiellement de céréales faciles à conserver.

Société à deux vitesses que celle qui se divise entre

les populations qui vivent de produits frais et les

autres qui se nourrissent de produits « secs » et l’on pourrait

dire de produits vivants (vifs) et de produits morts. Or, de nos

jours, si cette dualité est toujours active, elle nous apparait

largement déséquilibrée au profit de la seconde option et

ce dans la plupart des domaines. Une majorité de la

population se comporte comme ayant renoncé à la fraîcheur

avec des produits réchauffés tant sur le plan alimentaire

que culturel, phénoméne aggravé par la technologie qui

repasse en boucle les mêmes programmes, inlassablement.

C’est le signe d’une civilisation décadente..

 

 

 

JHB

12 07  14

.PS Pour la petite histoire, on signalera que notre père, Pierre  Halbronn (1905-1070), en se qualité de sous-directeur puis de directeur adjoint de l’ONIC (Office National Interprofessionnel des Céréales) était très concerné par les silos à blé et que très jeune nous étions abonné au journal « Le Petit Meunier »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Cyclicité et coupe des cheveux

Posté par nofim le 11 juillet 2014

La dimension cyclique  du rapport aux cheveux chez

l’homme et chez la femme

par  Jacques Halbronn

On sait que la coutume veut que les hommes coupent ou

se fassent couper plus souvent les cheveux que les femmes et

c’est encore plus flagrant si l’on inclut le traitement des poils

du visage (acte de se raser).

Il y a par le biais de ces pratiques l’expression d’un certain

modéle cyclique, étant entendu que couper ce qui est voué

à repousser- d’où la dimenson végétale des cheveux qui

« poussent » et que l’on « coupe » – implique de commencer

un nouveau cycle.

Au début du cycle,  on est dans le « petit », le « court »

et à la fin d’un cycle dans le « grand », le « long ».  Celui qui

repousse l’échéance de couper ses cheveux ( c’est souvent

le cas des femmes) , de tailler sa barbe, sa moustache (chez les hommems)

est dans un refus de la cyclicité, du

recommencement, de la table « rase ». Mais il y a de nos

jours une pratique de plus en plus répandue à ne pas

laisser pousser les cheveux, chez les chauves de façon à éviter

le contraste entre les parties où il reste des cheveux et les

parties où il n’y en a plus.  En cela, on ne laisse pas le

cycle suivre son cours, chez les hommes et donc on ne

laisse pas le contraste se manifester entre la fin et le début

d’un nouveau cycle en se limitant à une amplitude très

faible.

Nous avons déjà évoqué ce phénoméne qui n’est pas

sans signification en ce qu’il est un refus des contrastes, des

inégalités. Sur la tête du chauve, les cheveux les plus faibles

imposent leur loi aux  plus forts qu’on ne laisse pas pousser.

Le début d’un cycle – et l’on peut transposer à l’enfance- est

marqué en effet par une certaine forme d’égalité. On peut

comparer cela au début d’une course où les écarts entre

les meilleurs et les moins bons sont limités.Plus le temps

passe et plus les écarts se creusent jusqu’à la ligne d’arrivée

(cf le Tour de France)

Les femmes rêvent d’un monde où l’on ne quitterait pas

le stades des débuts, des promesses. D’où cette insistance

sur l’égalité et il est clair qu’en début de vie, nous sommes

tous plus ou moins logés à la même enseigne avec les

mêmes enjeux basiques. Dans certaines traditions, la Lune

correspond au commencement des choses, à ce qui est

« petit » (les enfants sont souvent désignés comme « les

petits ».  Une chose est de travailler avec des « petits », une

autre avec des « grandes personnes ».. Bien des femmes

semblent incapables de prendre la mesure de leurs

interlocuteurs et  traitent tout le monde comme le

« premier venu », sauf s’il s’y méle une dimension affective.

En conclusion;  couper ses cheveux  – et l’on sait qu’il y

a des moments pour le faire selon la Lune croissante ou

décroissante- c’est assumer la cyclicité, donc pour un

homme d’accepter  ce qui est petit. Les « petits garçons »

apprennent très tôt cette loi cyclique. Autant le passage

du petit au grand est progressif, autant le passage du

grand au petit est brutal et fortement contrasté.

Paradoxalement, les femmes ne sont pas formés à ce

passage périodique du long au court- en ce qui concerne les

cheveux même s »il y a eu la mode de la coupe « à la garçonne ».

Leur look capillaire est globalement moins cyclique que

chez les hommes sauf évidemment dans le cas des hommes

qui se rasent quotidienneemnt le crâne comme ils le feraient

pour la barbe et la moustache. Encore que la mode de

laisser pousser sa barbe se soit fortement répandue, ce

qui réintroduit une cyclicité par le bas et non plus par

le haur du visage.

 

 

JHB

 

 

 

 

 

 

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Technologie interne et technologie externe : vers un nouveau paradigme.

Posté par nofim le 10 juillet 2014

La notion de technologie interne

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons récemment introduit la notion  paradigmatique de technologie interne. Selon nous, les hommes ont d’abord imité virtuellement  leur environnement avant de s’en servir concrétemt.  Ainsi quand  ils se sont intéressés aux astres, ce n’était évidemment pas pour s’y rendre ou pour en importer quelque richesse mais bien en tant que modéle, dans le sens de « prendre modéle », ce qui est

le sens premier du mot. On peut aussi penser que notre développement anatomique pourrait être le fait d’un mimétisme avant que l’on ne passe à la technologie externe consistant à fabriquer des outils au lieu de se fabriquer soi-même.

En ce qui concerne le langage, nous dirons que selon notre paradigme  les hommes ont d’abord  recouru à une gestuelle avant de se

se servir d’objets extérieurs, comme ce sera le cas pour les tablettes d’argile et autres supports d’écriture jusqu’à l’inventon de l’imprimerie.

La technologie interne ne pose évidemment pas les mêmes problémes écologiques que la  technologie externe. On distingue souvent

l’organe et l’instrument, l’un relevant de l’interne et l’autre de l’externe, techniquement parlant.

Nous  dirons donc que le langage  fut d’abord gestuel et donc visuel. Pour relayer le visuel, on passa à l’auditif et il fallut « traduire »

oralement – passage de la main à la bouche-  la gestuelle. On peut penser que cela fut nécessité par l’intégration de néanderthaliens

qui – c »est notre  hypothèse- vivaient dans l’obscurité et usaient fort peu de leurs yeux. Traduire ici a un sens premier qui est le passage de la vue à l’ouie.

Ce n’est que par la suite que le langage fit appel à une technologie externe en inscrivant la gestuelle sur des supports avec des mots

qui pouvaient être « prononcés »  donc entendus.

Nous avons présenté un autre paradigme épistémologique selon lequel on ne connait bien le passé que par l’observation du présent et

non l’inverse comme on l’entend  bien trop souvent. En effet, nous avons une appréhension globale du monde qui se présente à nous

alors que nous ne connaisons le passé par bribe et de seconde main. Le génie humain aura consisté à se fier à ce que les hommes

observent. Cela ne signifie pas que le passé soit identique au présent mais qu’il peut être reonstitué à partir du présent quant à sa

genése par les humains intellectuellement les plus doués, les « génies »

Cette dialectique de la vue et de l’ouie n’est donc pas le fait de quelques données fournies par l’exploration du pas  mais bien par celle

du présent selon le principe qui veut que ce que l’on observe aujourd’hui a une longue histoire à l’instar de ces étoiles qui sont

éteintes  mais dont nous captons néamoin la lumière.

Même si l’on ne nous avait pas dit qu’il y avait eu rencontre deux humanités, l’homo sapiens et le Néanderthalien, nous l’aurions

supposé à l’aune de nos observations sur les comportements actuels des hommes et des femmes. Comment se fait-il en effet

que hommes et femmes qui vivent dans les mêmes conditions depuis des siècles, aient des comportements sensoriels aussi

différents?. Cela ne peut tenir qu’à des atavismes distincts qui auront perduré,  qui se seront pérenisés.

Il est certes difficile d’expliquer comment il se peut que notre humanité actuelle engendre  indifféremment des mâles qui appartiennent

à telle espéce humaine  et des femmes qui relévent de telle autre. Il semble que la génétique s’en expliquera un jour ou l’autre. C’est là

un chantier  de recherche qui s’ouvre, comme une sorte de tunnel reliant le présent au passé.

Le progrès de nos jours semble surtout passer par la technologie externe et c’est bien là le drame! Frank Herbert ( Dune) a mis en garde

contre l’emprise des machines laquelle est foncton de la dite technologie. Il a imagine un ordinateur humain (le mentat) et on ne peut

qu’encourager un ressourcement vers la technologie interne, notamment dans le domaine de l’improvisation qui rend inutile toute

inscription sur un support extérieur. Ce que nous faisons naturellement n’a nullement besoin d’être noté car cela signifierait que nous

n’en serions plus capables à l’avenir comme ces sociétés qui mettent par écrit ce qu’elles ont peur de ne pas retenir (histoire du Talmud).

Le sport nous raméne à une technlogie externe, notamment l’athlétisme mais il se sert éventuellement de technologie externe

(disque, lance, poids, ballon, ski, tennis). Il faudrait aussi  songer à nos relations avec certains animaux dont nous nous servons er

qui relévent néanmoins d’une technologie externe avec ce qu’elle peut avoir d’aliénant. (cf le film de Cameron « Avatar) mais le

probléme se pose déjà  au niveau de la symbiose entre les deux espéces humaines dont nous sommes le premier à dire qu’elle s’est

perpétuée dans la dimorphie actuelle.

Comme nous l’avons noté dans un récen texte,  plus nous nous rapprochons de l’état originel et plus nous sommes en possession de

nos moyens et pouvons exercer notre intelligence.  Les hommes sont très doués pour penser la dualité et tout dépassement de la dualité

crée un déficit cognitif (cf le cas de l’astrologie qui trahit son propre  fondement dualiste). Le langage originel devait être très simple. comme celui de la Science qui s’astreint à un certain dépouillement sémantique. Dès que l’on utilise une langue  trop « riche »,  labyrinthique, alambiquée notre lucidité, notre esprit critique décroissent. C’est pourquoi nous plaidons pour un retour  à une langue qui

privilégie le signifiant par rapport au signifié, qui recourt à un très petit nombre de radicaux, quitte  multiplier préfixes et suffixes. Les

humains ont perdu le contrôle de leurs langues de plus en plus corrompues et  hybrides (comme la langue « mondiale », « globale » qu’est

l’anglais). Une langue n’est pas censée décrire le monde extérieur qu’il suffit de désigner par l’index – du moins est-ce vrai pour des humains qui ont des yeux et qui voient.  Mais pour ceux qui ne voient pas,  un objet comme une table est aussi abstrait ou concret que

tel adjectif ou adverbe. Or, cette différence à l’égard de la langue, est pour nous un fait sociolinguistique au regard de ce qui

distingue  les hommes et les femmes. On ne saurait confondre le langage  intérieur et le langage extérieur,  l’un passant par le mental et

l’autre n’impliquant qu’une gestuelle vers l’extérieur. Celui qui met sur le même pied un nom d’objet et un concept appartient au monde

des non  voyants.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

10. 07 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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JHB

10. 07   14

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, FEMMES, machine, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, SOCIETE, Technologie | Pas de Commentaire »

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