jacques Halbronn Genése de l’Astrologie Relativiste. Comment l’auteur en est arrivé là

Posté par nofim le 8 avril 2021

Généalogie de l’Astrologie Relativiste. Comment l’auteur en est arrivé là .

Par Jacques Halbronn

 

D’aucuns préfèrent croire que le dispositif qu’on leur propose a toujours été sous la forme qu’on lui connait alors qu’en réalité, sa mise au point, si tant est qu’elle soit enfin définitive- sera passée par un certain nombre de stades. Il serait bon, en ce sens, d’enquêter à ce sujet auprès de plusieurs « maitres à pense r ».

Nous allons, pour notre part, nous préter spontanément à un tel exercice même si cela doit nourrit chez certains lecteurs quelque forme de malaise car dès lors qu’il y a eu changement, une fois, il pourrait s’en produire d’autres, à plus ou moins brève échéance, dans leur esprit, faut de bien comprendre les raisons de tel ou tel revirement, tant ils se sentent incapables de juger de quelque progrès. D’ailleurs, quand on lit un ouvrage, on se garde bien de nous faire part des hésitations, des revirements qui ont pu se produire au cours de sa rédaction. C’est même la règle non écrite du genre..Il faudra aussi se méfier du narratif d’une recherche qui peut fort bien ne pas correspondre exactement à ce qui s’est réellement passé. En ce sens, on prendra connaissance de toutes les publications qui ont pu se succéder, des correspondances échangées, de textes placés sur tel ou tel site ou blog.

En ce qui nous concerne, l’enquéte doit se déployer de nos jours sur un bon demi-siècle. Ne faudrait-il pas mieux remonter le temps plutôt que le descendre , de partir du présent en direction du passé? C’est d’ailleurs ainsi que nous nous proposons de procéder en déterminant un certain nombre de « noeuds » L’enjeu est double;la bonne combinaison astronomique- suffisamment explicite quant à ses composantes et la bonne formule sémantique ni trop précise, ,ni trop vague

2020

Le retour de Jupiter sur le radix et les étoiles fixes comme relayant les positions planétaires natales. La boucle est bouclée. Retour à la situation de départ de notre thème natal avec le trio Soleil Jupiter Antarés. Récemment, nous avons introduit une subdivision supplémentaire avec le semi-carré (45°) et le sesqui carré (135°)

qui marquent un milieu de phase, c’est à dire sa concrétisation.

Alternance de phases d’amnésie (Axe stellaire de quadrature ASQ) et d’hypermnésie (conjonction opposition). Abandon de l’Ascendant au profit du Soleil. Abandon de Saturne au profit de Jupiter. Le 6 et le 12 l’emportent sur le 7.

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2019 Nous réintégrions le transit que nous avions abandonné en 1976 dans Clefs pour l’Astrologie en focalisant sur les aspects de Saturne à l’Ascendant..

Par la suite, nous accorderions de l’importance aux 4 étoiles fixes royales en lien avec Saturne et pas seulement à Aldébaran, l’une d’entre elles..Puis nous abandonnions les étoiles fixes royales et accordions de l’importance à toute étoile fixe associée au Soleil et à Jupiter.

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En 2006 Abandon des axes équinoxiaux-solsticiaux et usage de l’étoile fixe Aldébaran (8° gémeaux) faisant couple avec Saturne in Livre Blanc de l’Astrologie. Exposé du MUC, Moteur UniCyclique.

« Présentation du MUC de type E & P (Etoile et planète) (..) Lors de la conjonction, du carré et de l’opposition, concernant le cycle Saturne -Aldébaran nous sommes dans une phase dite anarchique (équinoxiale) / Et 45° plus tard, nous passons dans une phase dite hiérarchique.(solsticiale) » Quand un événément ne peut s’expliquer avec l’aide de certaines données, on doit supposer que d’autres données ont pu être négligées.L’avantage de Saturne par rapport à la Lune, c’est que l’on n’a pas à supposer une analogie un jour égale un an, comme le fait Rudhyar (directions secondaires)

En 1994, nous avions dans l’Astrologie selon Saturne, procédé empiriquement en désignant une certaine zone de la fin du signe des poissons sans avoir à rechercher un facteur céleste, ce qui ne nous avait pas empéché de taper dans le mille pour la confrontation sociale de fin 1995 qui sera comparée à Mai 68 par les historiens. En 2006, la nécessité d’un aspect planète/étoile fixe s’impose à nous d’autant que le zodiaque est truffé d’étoiles fixes..Mais en 2006, nous avions opté pour les étoiles fixes royales en remplacement des axes équinoxiaux et solsticiaux

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En 1994, nous plubliâmes L’Astrologie selon Saturne avec le passage de la planète sur une zone située fin Poissons (342°-353°), donc à proximité du 0° Bélier. Evénements de la fin 1995 prévus par ce dispositif. Nous disposions de « sept fourchettes de 1789 à 1995′ (p.5) avec chaque fois le passage de Saturne dans la dite zone de 12 degrés et nous terminions notre panorama avec 1995, année suivant notre publication : « Une échéance à venir et à deviner, le dernier rendez vous important avant l’An 2000. » Bien évidemment l’événement à venir doit être du même ordre que ceux de la série. Nous pointions le passage de Saturne en Bélier, sur l’axe équinoxial et notions que 1995 était une année d’élection présidentielle comme 1848 qui faisait partie de notre série. Nous n’oublions d’ailleurs pas le passage de Saturne sur l’axe solsticial. Le passage sur l’équinoxe correspond à des conflits internes alors que le passage de Saturne sur le solstice correspond à des chocs entre nations (p. 8). Notre prévision était donc assez bien circonscrite à un conflit interne, ce qui était plus précis que la prévision de Barbault avec son cycle planète planère sans rapport avec une notion non planétare comme l’axe équinoxial, comme nous l’exposions déjà en 1976 dans Clefs pour l’Astrologie.(pp. 143 et seq). Il apparaît que Barbault n’aura pas jugé bon de saluer notre performance lors des événements de la fin 1995, dans sa revue L’Astrologue car cela aurait fait de l’ombre à sa prévision pour 1989. On pourrait même songer à une sorte d’ ayanamsa puisque notre zone est décalée par rapport au 0° bélier tropical , Saturne, en novembre 95 étant à 18° Poissons. Prévision d’autant plus remarquable que les événements ne suivent l’élection présidentielle que de quelques mois, soit encore dans une période d’état de grâce. En fait, dès 1993, dans Clefs pour l’Astrologie, édition revue et corrigée (17 ans après la première édition), nous avions désigné cette période ( Description du paradigme universel : p. 135) ; Equin. 1996 Saturne à 0° Bélier. Mais à l’époque, notre interprétation n’était pas celle que nous donnerons en 1994, l’année suivante et notre prévision était plus pointue puisqu’elle visait 1995 et non 1996, ayant renoncé au critère équinoxial en faveur d’une approche plus empirique mais qui se révélérait plus précise. Bien plus en 1993, nous donnions une autre interprétation .Les deux points équinoxiaux ; diminution des entités indépendantes et inversement pour Saturne sur les points solsticiaux. Avec le recul cette période 1993-1994 aura été assez remarquable au prisme de la recherche. Petite observation : étant né en décembre 1947, on notera que pour notre 48°anniversaire en décembre 1995, c’était un assez beau cadeau ! Or, nous accordons une certaine importance aux âges jupitériens multiples de 12, à commencer par 24 ans (ce qui correspond à une période clef à partir de la fin de 1971). C’est également dans cette réédition que nous options pour une astrologie à une seule planète, abandonnant notre système à 4 planètes. D’ailleurs, le congrès de décembre 1995 que nous avons organisé fut carrément traversé par la situation sociale annoncée!Il faudrait donc parler d’un succès prévisionnel « oublié » par le milieu astrologique !

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Le carré de planètes ; de Mars à Uranus

Fin 1976, au retour d’un assez long séjour à Jérusalem, où nous avions développé des tests sensoriels, nous produisions l’Astrologie Sensorielle, (Ed Cosmopolitan) autour de 4 planétes, en rapport avec les 4 sens faciaux (ouie, vue, odorat, gout) sans recours au thème natal avec deux courbes par planéte  à partir d’une batterie de questions.

Dans Clefs pour l’Astrologie (Seghers 1976) nous annoncions le rejet du thème natal et donc l’absence de référence aux données individuelles par transit. Position que nous maintiendrons jusqu’en 2019, ce qui correspond à notre anniversaire pour 72 ans.(6×12)

page 146 : La grande courbe (planéte aspectant les équinoxes/solstices) et la petite courbe annuelle (planète aspectant le Soleil) On introduit ici la dialectique M/U (Multplicité/Unicité) soit une alternance de période de regroupement (U) des entités politiques et de diversité (M)

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1967 Débuts en Astrologie : pratique durant l’Eté en Galilée.:

Découverte de notre triple conjonction Soleil Jupiter Antarés en Sagittaire.

 

Perspectives

Il nous apparait que plusieurs formes d’astrologie coexistent : celle que Gauquelin

a  décrite en 1955 et qui reléve de l’astronomie rotationnelle, celle que nous avons

nous mêmes mis en évidence, quarante ans plus tard, en 1995 avec le passage de Saturne-

sur le point vernal, avec une certaine orbe, avant et après la configuration, ce qui

aura correspondu au mouvement social à venir alors. Cette astrologie équinoxiae

là recoupe celle du cycle Saturne-Neptune d’André Barbault qui est en fait une astrologie

proprement saturnienne liée aux passages de Saturne sur le solstice d’Hiver: En

effet, quand on examine  le Ciel de 1989, que voit-on? Ce que Barbault n’a pas voulu

voir, obnubilé par la dite conjonction de deux planètes, héritée de son frère dont il

voulut faire la  défibition même du « cycle planétaire »  à savoir que  Saturne passe sur le 0°

capricorne lorsqu’il se conjoint à Neptune, soit au carré de Saturne en Bélier

1989:  Saturne en capricorne

1995: Saturne en bélier

soit deux temps d’un même cycle saturnien, où Neptnne ne joue aucun rôle!

Et qui de la prochaine « conjonction » Saturne Neptune, qui intéresse tant Yves

Lenoble? Elle  aura lieu à la  fin du signe des Poissons  en 2025, soit 30 ans après

1995. et donc Neptune fait de la figuration. C’est Saturne qui seul compte il sera

donc vain de vouloir y voir une confirmation du cycle Saturne-Neptune! Il s’agit

bien d’une configuratio  uniplanétaire et non bi-planétaire.  L’on peut d’ailleurs

y voir une conjonction planère-étoile, le point vernal -et les aspect en carré et en

opposition qui l’impactent au niveau solsticial pouvant tout à fait être  connecté avec une étoile fixe, ce qui

est la base  de la théorie  des ères précessionnelles. En 1953, Saturne passait en

balance, donc sur l’axe équinoxial, ce qui a le même effet que le passage sur le

point vernal. Entre 1953  et 1989, Saturne est passé  de la Balance au Capricorne

mais entre temps, il y aura eu 1995 avec Saturne en rapport avec le point vernal. Il

y a donc un lien plus évident entre 1953 et 1995  soit 42 ans, ou encore un cycle et

demi de Saturne ( 28 + 14) qu’entre 1953 et 1989!

En ce qui concerne l’astrologie relativiste, nous avons affaire encore à une autre

astrologie, jupitérienne cette fois, et fonctionnant par le biais des transits sur les

astralités (Soleil et  Jupiter  de naissance) des leaders, soit une astrologie plus

humaniste puisque laissant à l’Humanité une part de libre arbitre que ne

permettait point l’astrologie saturnienne. On peut parler d’un nouveau

« régime » planétaire.  Ces trois  astrologies, selon nous, correspondent à des

stades successifs de l’Humanité et elles ont chacune leur ancrage dans la

réalité..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Compléments  bibliographiques

jacques  Halbronn Le Ciel instrumentalisé  www.hommes-et-faits.com

/Telecharge/Jh_Socio_Cycle.pdf

jacques Halbronn:  2003: Manifeste :
L’astrologie de demain.  Perspectives épistémologiques et phénoménologiques.  site ramkat.free.fr

 sem-linkMichelle Zancarini-Fournel 1968, 1995, jeu d’échelles inversées. Espace Temps Année 1997 64-65 pp. 42-53 Fait partie d’un numéro thématique : Construire un événement. Mouvement social, sciences sociales

JHB 08 04 21

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Jacques Halbronn Le symptome de la généralisation comme marque de mépris

Posté par nofim le 27 mars 2021

Jacques Halbronn Le symptome de la généralisation comme marque de mépris

Le mépris se traduit par un refus d’accorder trop d’importance à un probléme.

En procédant par généralité abusive, l’on joue sur plusieurs tableaux: on

caricature, on simplifie, marquant ainsi son dédain -  et on rend la critique plus

expéditive.

Cela se manifeste dès que l’on parle des Juifs (au pluriel) ou de l’Astrologie

(au singulier), par exemple. L’insistance à s’en tenir à un modéle unique d’une seule pièce fait partie

intégrante et sournoise du processus de stigmatisation  . Pas question de se

fatiguer à examiner les choses de plus près, ce serait faire trop d’honneur au

groupe ou au savoir considéré. Il y a là un non -dit: on ne pense que cela

vaille la peine d’en faire plus. Cela ne le mérite pas. Le jeu n’en vaut pas la

chandelle! Autrement dit, quel que soit le contenu du propos, il y a déjà un

vice de forme dans la façon même de poser le probléme.

Dans le cas de l’Astrologie, notamment,  l’attitude hostile se soldera par  un parti

pris de globalisation en usant du singulier. Procédé qu’un Michel Gauquelin

n’hésite pas à utiliser. (Songes et mensonges de l’astrologie) et de la sorte

l’anti-astrologie produit du syncrétisme en mettant tout ce qui a trait à de

l’astrologie dans le même sac, logé à la même enseigne, en vrac de sorte que

dès lors que l’on porte atteinte à telle notion astrologique, c’est toute

l’astrologie, dans sa totalité, que l’on atteint comme s’il s’agissait de la partie d’un

corps qui, infectée, pourrait contaminer le corps tout entier. à la façon de la mort

d’Henri II  du fait d’une blessure à l’oeil (1559)/ Il  y aurait donc une solidarité

obligée :si ce n’est toi, c’est donc ton frère (Le loup et l’agneau). Cela conduit

à ce que fait ou dit  tel astrologue devrait rejaillir sur l’ensemble de la « profession » ou

de la « confession ». Il en est évidemment de même pour d’autres groupes comme

pour les Juifs. L’on prend un malin plaisir à adopter une approche globale qui

n’épargnerait personne du groupe en question, en pratiquant la technique, la

tactique du  préjugé.

Le probléme, c’est que les groupes ainsi ciblés  risquent fort d’entrer dans le

jeu en contraignant leurs membres à faire preuve de « loyauté ». On sait à

quel point les attaques, les sanctions  dirigées contre une communauté, une corporation

peuvent servir à les souder,  On dira que ce n’est pas le moment de se diviser, de

se déchirer, de divorcer alors même que  la mise en évidence de différences

serait justement susceptible de neutraliser l’adversaire!

Pour notre part, en tout cas, nous préférons le rejet du syncrétisme car c’est

précisément du fait du syncrétisme qu’il y a crise, qu’il y a confusion, brouillage

d’image et par voie de conséquence, mépris. Cercle vicieux!

Dans les deux domaines cités, l’astrologie et le judaisme, où nous nous

sommes spécialement engagés, depuis un bon demi-siècle, nous pensons

qu’il faut séparer le bon grain de l’ivraie,  les mauvaises herbes et les branches

mortes des parties saines. C’est donc à l’encontre de la double tendance à

englober que nous nous élevons, tant envers les adversaires que les

défenseurs. Nous militons pour une nouvelle idée de l’astrologie tout comme

une nouvelle posture du judaisme en mettant en évidence les clivages internes.

car tout n’y est pas nécessairement compatible;

Nous avons pu noter pour ce qui est , en tout cas, de l’astrologie, que les périodes de

déclin sont marquées par un fléchissement des attaques qui lui sont adressées

puisque le mépris conduit à ne même pas faire l’effort de lui consacrer du

temps.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

27 03 21

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Astrologie et pouvoir : la place cruciale du chef

Posté par nofim le 4 mars 2021

Astrologie et pouvoir : la place cruciale du chef

 

par  Jacques  Halbronn

Quand André  Barbault traite en 1953  de la mort de Staline, dans son bulletin d’avril d’Astrologie Moderne, il ne se référe curieusement pas à sa date de naissance, d’ailleurs assez discutée, se contentant de rappeler son rôle de chef du communisme soviétique, lequel se défiinrait par la conjonction Saturne-Neptune. Or, c’est sous cette conjonction que Staline meurt.

Que dire d’une telle façon de présenter les choses? On sait par ailleurs que Barbault ne recourait guère aux transits pour ses prévisions mondiales. Une telle méthodologie nous semble relever d’une vision très collectiviste voire communiste de la Société qui ferait du chef une émanation de la dynamique du peuple. (cf Christophe  Guilluy     Le temps des gens ordinaires) *

Or, nous pensons d’un point de vue théologique que d’un point de vue systémique que cette position n’est pas tenable  et cela vaut aussi pour l’approche  astrologique. On conviendra qu’il est plus facile de programmer un facteur que tout un ensemble de facteurs et qu’ensuite le dit facteur  rayonne sur tout une population, de  proche en proche. Autrement dit,  il importe de disposer et de contrôler un  homme  et ainsi par voie de conséquence tous ceux qu’il lui arrivera d’impacter en temps et en heure. Cela se répercutera. Or, la position stratégique de l’astrologie  tient à ce qu’elle actionne des VIP, d’où notre label Astrology VIP. Revenons sur la psychologie du chef, sous l’angle de notre astrologie. Sans le chef, les astres sont muets et sans les astres, le chef est impuissant et imprévisible/. On a  affaire à une structure à double entrée, impliquant une certaine solidarité entre  les hommes et les astres, une interdépendance entre la Terre et le Ciel. Barbault aura donc fait l’impasse sur le rôle du chef, devenu un épiphènoméne, fidèle en cela à ses penchants pour le communisme; 

Pour  comprendre le personnage du chef, il convient d’insister sur sa dimension cyclique et donc prévisible dans son processus périodique, à savoir le passage tous les six ans de la planète Jupiter sur son axe stellaire de quadrature (ASQ). Le chef est en effet programmé pour liquider ses affaires au bout de ce laps de temps et ce, quelle que puisse être la conjoncture en cours, autrement dit, sans tenir compte de ce qui se passe par ailleurs. et en ce sens, il agit comme mû par quelque mécanique indifférente à  l’état  de  son environnement humain du moment. Ce qui correspond à la nature de son autonomie structurelle.Il fonctionne comme une sorte de minuterie, un compte à rebours que rien ni personne ne saurait arrêter, venir perturber. Or, un tel revirement cyclique  aura, en revanche, des effets sur autrui, sur ceux dont il avait auparavant la charge. Le chef devient la conjoncture des autres. Quel meilleur moyen de montrer son pouvoir que de persuader autrui de la nécessité des changements que l’on ressent le besoin d’opérer? Car, a contrario, sans changement, il n’y a aucun mérite à être suivi puisqu’il n’y  a pas  mouvement. Le changement permet d’éviter la stagnation, la sclèrose et c’est ce que nous garantit le Droit constitutionnel qui programme de longue  date le rythme des changements selon un calendrier rigoureux. Le hic, c’est que le Droit Constitutionnel ne s’articule pas sur l’astrologie mais sur un cycle ne correspondant à aucune temporalité véritable. qui n’est ni conjoncturelle ni structurelle: c’est une temporalité de papier qui n’est sous tendue ni par la prise en compte du cours des choses, ni par la dynamique interne des chefs. Le départ d’un président dans ces conditions ,du seul fait de la fin de son mandat est surréaliste. A quoi cela rime-t-il? Un tel système est semblable à ce  roi nu dont parle un conte d’Andersen. On ne sera pas surpris de voir ce mécanisme rejeté ou instrumentalisé parce qu’il sonne faux. A l’astrologie de redonner du sens au renouvellement des hommes et des mandats; Mais l’astrologie actuellement en vigueur  ou celle que laisse derrière lui Barbault en héritage, en testament, ne fait pas le poids. C’est bien là le drame, l’astrologie en question n’est pas à la hauteur de la tâche qui lui incombe à savoir de sous tendre le gouvernement de la Cité. Et l’on aura compris que nous ne saurions laisser Christophe Guilluy nous annoncer qu’est advenu « le temps des gens ordinaires »!

 

 

 

 

  

 

 

 

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jacques Halbronn Le trio Astrologie- Théologie- Politologie et la question de l’interdisciplinarité., D’ Eustache Lenoble à Dane Rudhyar

Posté par nofim le 2 mars 2021

 

Le trio  Astrologie- Théologie- Politologie et la question de l’interdiscipliarité  d’Eustache   Lenoble à Dane Rudhyar

par  Jacques  Halbronn

En 2017,   la BNF  et Hachette ont réédité  la somme d’Eustache Lenoble « Uranie ou les Tableaux des philosophes » dont nous avions  fait la découverte en lisant Pierre Bayle. En 1993, nous publiames une étude à  son sujet  ( Etudes  sur l’Histoire de l’Astrologie et du Tarot  à la suite du reprint de l’Astrologie du Livvre de Toth d’Etteilla (1785 (Trédaniel)qui l’avait utilisé. Patrice Guinard fit la promotion de notre découverte d’un ouvrage paru bien après 1666 (cf l’affaire Colbert). Il est vrai que l’ouvrage ne comporte pas le mot Astrologie en son titre, l’astrologie n’étant qu’une partie de celui-ci, ce qui nous relie au thème de l’interdisciplinarité et du désenclavement.

Le catalogue de la BNF nous apprend que Lenoble, baron  de Saint Georges (1643-1711) commença la publication en 1694, laquelle s’étala jusqu’en 1697, soit 30 ans après le prétendu bannissement de l’astrologie de France L’ouvrage reparut au sein des oeuvres complètes au siècle suivant en 1718 et 1726. On ne s’étonnera donc pas qu’en 1785 Etteilla ait jugé bon de le rééditer, ce point ayant été une fois plus de notre fait. Patrice  Guinard  a fourni une description de l’ensemble Eustache Lenoble (1643-1711): Un Bilan sur l’Astrologie à son déclin (Avec des extraits de son Uranie, ou les Tableaux des Philosophes) sur le site du CURA). On notera d’ailleurs que le Comte Henry de Boulainvillers qui ne publia point ses traités restés manuscrits (réédités  aux éditions du Nouvel Humanisme) ne connut pas semblable fortune, à la même époque.

Venons -en à la présentation que faite Lenoble de son Livre Cinquième (transcription de Véronique Lepage pour Patrice Guinard), présentation qui nous apparait largement comme un calque du Prologue de la Tétrabible de Ptolémée.

 

LIVRE CINQUIEME.

CHAPITRE PREMIER.

Projet du cinquième Livre.

  «   Dans les quatre premiers Livre que j’ai donnez au public sous le nom d’Uranie, j’ai suffisamment expliqué tous les sentimens des Philosophes tant anciens que modernes.
    L’on a pû voir dans le premier tout ce que les neuf sectes des Anciens avoient eu de commun ou de different sur les trois parties ausquelles ils avoient réduit la Philosophie, qui sont la Logique, la Morale, & la Physique, dont la derniere comprenoit aussi la Métaphysique ; & dans le second, j’y ai raporté fort exactement toute la substance abregée des deux Philosophies de Gassendi & de Descartes, qui sur les principes de quelques [p.126] anciens ont voulu établir de nouveaux Systême de cette science.
    Je ne l’ai point traitée à la maniere de l’Ecole, parce que je ne me suis point propose de décider sur leurs opinions ; mais mon unique but a été d’ajoûter à mon Ecole du monde cette instruction, pour donner à un honnête homme qui est dans le commerce des personnes d’esprit, une teinture assez forte de toutes ces differentes Philosophies pour en pouvoir discourir, & pour prendre parti s’il veut s’en instruire plus profondément.
    Il ne me reste plus donc pour acomplir cet ouvrage, que de donner mon Traité de la science Céleste, que j’avois promis non seulement dans la fin de mon quatrième Livre, mais dans cette curieuse Dissertation que j’ai faite touchant l’Année de la naissance de Jesus Christ ; & je m’aquite de cette promesse dont les persecutions injustes que j’ai souffertes par l’iniquité des hommes, & par le crédit de mes ennemis, avoient suspendu l’execution. Ainsi je prétends dans ce cinq & sixième Livre renfermer tout ce qui peut concerner le Ciel, soit pour la science solide & indubitable de l’Astronomie fondée sur des principes certains, soit pour l’Art fautif & conjectural de l’Astrologie judiciaire fondée sur des convenances tirées de quelques experiences.
    C’est ce que je vais traiter dans les deux parties de ce Volume, dans la premiere desquelles j’établirai les principes de la science certaine de l’Astronomie sur lesquels on a bâti l’Art fautif & conjectural de l’Astrologie judiciaire ; & dans la seconde, j’établirai [p.127] les justes bornes qu’on doit prescrire à cet Art, qui ne peut jamais rien produire d’absolument certain, & qui par le mépris des ignorans qui en parlent & le blâment sans le connoître, ou par la hardiesse témeraire des charlatans qui par interêt le poussent à l’excès & en abusent, est devenu l’oprobre pour ainsi dire des sciences, & de telle maniere que ceux qui semblent y vouloir donner quelque aplication, passent ou pour des esprits foibles, ou pour des ridicules.
    J’espere donc que lors qu’on aura lû ce dernier Livre, ou plûtôt cette partie que j’ai réservée pour la derniere de la Philosophie, on sera suffisamment instruit de la véneration qui est duë à la science sublime de l’Astronomie, dont je ne prétends établir que les principes pour mettre un homme dans la voie de s’en instruire plus profondément dans les Livres des grands Maîtres ; & qu’à l’égard de l’Art conjectural de l’Astrologie les prétendus esprits forts qui la blâment & la méprisent sans la connoître seront convaincus de leur erreur, & auront pour elle quelque indulgence ; & qu’enfin les ames foibles qui par une aveugle crédulité se rendent les dupes des charlatans qui outrent cette connoissance, & qui en passent les limites pour entreprendre des prédictions qui n’ont aucun fondement Physique, ne se laisseront plus si facilement abuser par les impostures présomptueuses des Astrologues, & ne leur demanderont que ce qu’ils peuvent leur donner suivant les bornes dans lesquelles je prétends que leur art doit être renfermé. [p.128]
    En un mot, ils verront que selon mon sentiment on doit également blâmer & ceux qui donnent trop dans l’Astrologie judiciaire en lui atribuant plus qu’elle ne peut, & ceux qui n’y donnent rien du tout. Que ceux qui lui attribuent au delà de ses bornes sortent des principes de la Physique, mais que ceux qui ne lui veulent rien donner n’entrent point dans ses principes, & qu’enfin les uns & les autres, ou par défaut, ou par excès, choquent la nature, & souvent la raison ; & entre ces deux extrémitez vicieuses, je tâcherai de montrer la route qu’on peut tenir pour ne tomber ni dans l’une ni dans l’autre. » Ainsi, à l’aube du XVIIIe siècle, certains prédisaient un certain renouveau de l’astrologie comme ce sera le cas au début du XXe siècle. Nous avons montré que Lenoble avait été récupéré par l’occultiste Etteilla, connu pour son tarot.

Depuis l’Uranie, il ne semble pas que l’on ait fait paraitre un tel ensemble   en français ni en une autre langue, incluant l’astrologie même sur un strapontin. Essayons ici d’analyser les raisons de cet échec d’intégration à trois siècles de distance et donc éventuellement d’aborder  les moyens d’y remédier. Notre diagnostic sera le suivant: on ne peut s’intégrer que si l’on fait évoluer les esprits et pas seulement en travaillant en interne, comme un Patrice Guinard, après d’autres, a cru devoir le  faire. (cf son Manifeste, 1999)

Autrement dit,l’interdisciplinarité ne saurait se réduire à s’aligner sur les savoirs en vigueur en  les prenant tels quels, comme a cru pouvoir le faire un André Barbault, dans les années soixante du siècle dernier avec de la Psychanalyse à l’astrologie et  Les astres et l’Histoire mais contribuer à les repenser de façon à faire apparaitre de nouvelles passerelles de façon à générer de la compatibilité. Il importe de mieux maitriser l’espace épistémologique  dans lequel l’on entend s’inscrire et en réussissant à lever un certain nombres d »obstacles, au sens de Bachelard. Un de ces obstacles est propre à l’astrologie contemporaine, autrement dit, l’astrologie aura été piégée par la modernité (cf Jean Pierre Nicola, Pour une astrologie moderne, Seuil,  1977) et notamment celle incarnée par l’astronomie du système solaire qui allait être bouleversée par la découverte, du fait du recours à des télescopes, de nouveaux astres en son sein (baptisés par les astronomes et non par les astrologues : Uranus, Cérés, Neptune, Pluton, Chiron etc) En effet, ce faisant l’astrologie se sabordait en laissant entendre que tout au long de son Histoire, elle n’avait véhiculé qu’un savoir incomplet et en quelque sorte  inutilisable par les sociétés réduites à ne considérer le ciel qu’à l’oeil nu. Une telle posture ferait problème à la fois au niveau de la philosophie politique et à celui de la pensée théologique. Pourquoi Dieu aurait il crée un système qui ne serait pas intelligible par l’homme? En quoi  un tel système techniquement resté si longtemps inaccessible confèrerait-il un rôle social à l’astrologie? En quoi ferait-il partie de l’Inconscient Collectif, ce qui passait par un stade de conscience? Mais, comme nous l’avons laissé entendre, il importait par ailleurs que les domaines que nous avons cités opèrent leur propre révolution copernicienne. Quelle théologie, quelle politologie? Autrement dit,  l’astrologie ne pourrait marquer des points qu’en débloquant un certain nombre de points de vue non pas tant sur elle-même que sur les domaines en question, de façon à parvenir à un ajustement.  On aura compris que l’intégration dont il s’agit  ne concerne point l’astronomie mais bien les sciences religieuses et sociales. Erreur stratégique, par conséquent que le dit alignement de l’astrologie contemporaine sur la nouvelle doxa astronomique!  D’où la nécessité  pour l’astrologue de se familiariser non point tant avec l’astronomie qu’avec le théologique et le politique! Ce qui ne saurait se limiter à acquèrir une certaine culture en ces domaines mais à contribuer à leur avancée. Car, en vérité, ces domaines  peuvent profiter d’une certaine synergie sur la base d’un tel triptyque, vu que l’on  ne saurait dire que  théologie et  politologie ne traversent point  quelque forme de crise  que l’on pourrait résumer comme étant celle de l’idée de pouvoir. Le point faible du Droit Constitutionnel tient  au caractère arbitraire  de la durée des mandats et à l’empirisme du choix des candidats. L’astrologie fournir un cadre bien plus fiable  en mettant en avant son aptitude à prévoir  les cycles des principaux leaders.  Quant à la théologie,   elle a besoin de s’articuler sur une discipline comme l’astrologie dont le fonctionnement ne peut s’expliquer par le seul fait de la Nature, ce qui exige d’admettre un « Créateur » qui se sera occupé spécialement de notre Terre et du système solaire qui l’encadre. Mais tout cela exige de renoncer pour l’astrologie, comme signalé plus haut, à une astrologie branchée sur une astronomie de pointe comportant des astres invisibles à l’oeil nu.  Le Créateur ne saurait avoir équipé toute notre Terre et notre Humanité de facteurs hors de portée de l’équipement sensoriel des humains, en exigeant le recours à  l’usage de techniques d’observation  ne faisant aucun sens dans l’Antiquité. De même,  le bon gouvernement de la Cité  exige  qu’elle soit conduite par une élite dotée de pouvoirs particuliers liés aux cycles célestes dont l’astrologie a la clef. L »astrologie est un don des dieux et non de la Nature paienne.  En fait, l’astrologie doit mettre en avant un seul et unique vecteur et n’a donc besoin que d’une seule planète  circulant  sur un parterre d’étoiles. Là encore, l’astrologie moderne fait complétement fausse route en ne tenant pas compte de l’emploi des étoiles pour baliser  la course des planètes..Le véritable cycle astrologique à restituer est celui de la relation ternaire entre  la planète centrale,  les étoiles et les leaders programmés dès leur naissance à réagir à certaines configurations périodiques. Autrement dit, l’astrologie doit retrouver la cohèrence qu’elle a perdue afin de fonctionner efficacement, non pas en ajoutant de nouvelles planètes mais en se restructurant sur la base d’un ciel visible par tous. C’est alors qu’elle pourra faire équipe avec la théologie et la politologie lorsque celles-ci auront de leur côté réussi à se ressourcer. Il s’agit donc bien d’une entreprise exigeant une triple révolution et restauration pour parvenir à la formation d’une nouvelle ère  théologico-politique (selon la formule de Spinoza)

On notera que Dane Rudhyar  évita de n’écrire que sur l’astrologie. C’est ainsi que  peu avant sa mort  en 1985, dans le Rythme de la totalité (Rythm of Wholeness,Theosophical Publishing House, 1983,  trad; fr. Ed du Rocher, 1988), le mot Astrologie ne figure qu’une fois parmi d’autres approches (p.300): « Que la prédiction soit astrologique,  psychologique, médicale, politique ou astronomique, toutes les formes de connaissance anticipée ou d’attentes mentalement décrites doivent être évaluées sous ce jour. La valeur  de l’information transmise  dépend entièrement du cadre de référence dans lequel elle a sens et valeur et du  tempérament, du caractère  et de la qualité de volonté et de compréhension de la personne ou du groupe qui est confronté à la connaissance anticipée  et à des nouvelles perspectives »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

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jacques halbronn La véritable histoire de l’astrologie « solaire »

Posté par nofim le 30 janvier 2021

La  véritable histoire  de l’astrologie solaire

par  Jacques  Halbronn

 

Le créateur de l’astro-horoscopie se devait de préciser la question du signe solaire et des « horoscopes de presse », dont Serge Bret Morel traite avec tant de désinvolture. (1936 Le premier horoscope de presse  avec 12 signes astrologiques  Scepticisme scientifique #431: L’origine des horoscopes de presse)Il y a certainement dans les travaux de Serge Bret Morel des éléments tout à fait intéressants pour la période des années 1930 -qui constituent son seul corpus – mais cela est malheureusement  gâché par une méconnaissance flagrante de l’histoire des types zodiacaux, ce qui est d’ailleurs partagé par  le milieu astrologique dans lequel il aura baigné.

A l »évidence, Bret Morel confond la question de la typologie zodiacale  et celle des horoscopes de presse et de ce quiproquo il tire des conclusions visant à montrer que cette forme d’astrologie « moderne » serait une nouveauté. A la différence des vidéos que nous avions analysées et dont il nie la portée de certains propos dans ses réponse précédentes à nos observations  qu’il a pu tenir,  nous nous référerons ici à un article  fourni  en annexe.

On partira de cette déclaration abrupte, expéditive  de SBM

 

 » Or, si la position du Soleil en signe astrologique (qui va caractériser l’horoscope de presse) n’est qu’un facteur astrologique parmi bien d’autres, elle est la seule qui fonde notre calendrier ! La nouveauté de cette forme de prédiction est donc qu’elle crée tout à coup de véritables groupes astrologiques à la fois fixés à tout jamais (on ne change pas de date de naissance) et aisés à retrouver dans l’année. Commence ainsi la possibilité d’une continuité dans le temps des prédictions collectives, donc la possibilité d’une fidélisation du lecteur, toujours concerné par l’une ou l’autre des prédictions ». »

Or,, l »exitence d’une typologie zodiacale  est attestée au moins, selon nos propres travaux (cf notre bibliographie)  dont SBM semble ignorer l’existence , dès le XIIe siècle avec Abraham Ibn Ezra

 

SBM  cite  N. Campion dans sa maigre bibliographie avec  Astrology and Popular Religion in the Modern West,  2016   Or, en 1992, Campion avait conytibué à nore ouvrage LA vie astrologique , il y a cent ans avec une étude Alan Leo  père de l’astrologie  anglaise du XXe siècle » ‘pp.  15-29)  et ile était donc bien placé pour savoir qu’Alan Léo dès le début du XXe siècle pratiquait les signes solaires, comme cela ressort de notre reprint de 1987 de son édition d »Astrology for  All   traduit en français dès 1906. sous le titre  L’Astrologie pour tout le monde:

Dans ce petit manuel , on peut lire  « l »individu du Taureau ne gaspille pas  ses énergies  et il  a  besoin d’ etre fortement  aiguilloné  ec « (p. 20) et idem pour chaque signe. C’est dire que SBM n’aura pas resitué correctement l’apport d’un Naylor, d’où il partait! Que Naylor ait greffé sur cette base des prédictions est une autre histoire mais SBM instrumentalise   son action par une incroyable extrapolation, un non sens historique

En  effet, nous avions déjà signalé un almanach de 1793   dans notre série Zodiaque, chez Solar,  en 1981 en , reprise dans France Loisirs en 1992. Ainsi pour  notre introduction  (pp 6-8)  au  signe du Lion (de Brigitte Chéret) Nous mentionnions ce passage « Ceux  nés  sous le signe du lion  sont impulsifs et passionnés, honnêtes et fidèles etc » (cf   nos Recherches  sur l’histoire  de l’Astrologie et du Tarot, Paris, 1993,   pp. 36 et seq)

Mais déjà dans notre édition des traités astrologiques datant d’environ 1148  d’Abraham Ibn Ezra  (parue en 1977), on pouvait trouver des références du même ordre. (trad de l »hébreu en ancien  français au milieu du XIIIe siècle)

Le Lion (p. 87):  » Celui qui sera né en lui (..) sera homme de principe et ingénieux  etc »

On nous objectera peut etre que cela ne renvoie pas nécessairement au signe solaire, ce qui est un autre aspect du probléme puisque SBM nie  jusqu’à l’existence de toute  astro-typologie zodiacale, quel  que soit le critère utilisé.

On lit chez Alan Leo   (p 10): « Le   caractère réel et la destinée  de tous les gens  qui sont nés  lorsque le Soleil  occupait le signe céleste du Bélier « 

On lit dans Ibn Ezra : » Il y a six signes nommés  septentrionaux car lorsque le soleil les parcourt  etc »

Donnons pour terminer  quelques extraits de la prose de M. Bret Morel :

« Aujourd’hui pourtant, combien d’astrologues pourraient se passer de leurs douze signes astrologiques ? Pire, combien croient qu’ils ont été délimités par les premiers astrologues « il y a des milliers d’année, après des siècles d’observations attentives » ?! Au cas où on en douterait, les circonstances dans lesquelles sont apparus les horoscopes de presse démontrent le contraire. »

Par un tour de passe passe, SBM passe de la question des prédictions établies en référence aux signes zodiacaux  à celle de la préexistence des dits signes zodiacaux. Or, si précisément, il a pu semble heureux de référer les  prédictions aux 12 signes, c’est que ceux-ci précisément préexisitaient à un tel   dispositif  et d’ailleurs la fortune des livrets zodiacaux, sans aucune prévision – on pense à la série des éditions du Seuil à la fin des années 50- montre bien qu’il s’agit là de deux questions qui n’ont été liées que dans un certain cadre, celui des horoscopes de presse mais qui ont fonctionné séparément par ailleurs puisqu’au départ  les dits horoscopes de presse ne se référaient pas aux signes zodiacaux et donc ne pratiquaient pas la technique des maisons solaire.

SBM  aura voulu  faire d’une pierre deux coups mais qui trop embrasse mal étreint. *

Cela dit,  si l’on se situe dans une perspective de plus longue durée, nous  pensons que cette typologie zodiacale est le résultat d’un contresens car le zodiaque est avant tout une structure à caractère temporel doént on peut éventuellement se servir en astrologie mondiale quand une planète change de signe, comme cela se pratique pour les planètes transsaturniennes du fait de la durée de leur révolution. Autrement dit, se servir de cette typologie comme trait de caractère serait une déviance. Ajoutons que l’on peut tout à fait, tant en astrologie qu’en astrobomie,  s’en servir comme métalangage pour situer un astre dans le ciel mais sans en tirer d’enseignemenent en soi, le positionnement d’un astre relevant avant tout de la théorie des aspects. En revanche, comme l’a montré Gauquelin, le dispositif des maisons, quant à lui, aurait une certaine valeur typologique, lorsque une planète se lève au moment de la naissance et il ne faudrait pas confondre les signes calculés  à partir de l’axe équinoxial et qui dans le cas du soleil, se succédent sur une année et les maisons et notamment l’ascendant, lequel, d’ailleurs,recourt au symbolisme zodiacal , qui se succédent sur une seule journée. En ce qui concerne ce que nous nommons l’astro-horoscopie, ce qui compte c’est le transit entre planètes dans le ciel et planètes dans le thème-selon des modalités qu’il ne s’agit pas de préciser ici et pour nous le référentiel zodiacal n’est qu’un moyen de repère comme un autre et qui donc n’est pas en lui-même porteur d’information. En astro horoscopie, la position du soleil renvoie à une étoile fixe proche en longitude et non à tel ou tel signe ou telle ou telle constellation qui ne sont que des conventions et notamment quand il s’agit du passage d’un signe à l’autre car ces subdivisions sont factices, si ce n’est qu’elles servent aussi bien aux astrologues qu’aux astronomes. C’est ainsi que la « grande conjonction » Jupiter- Saturne qui se présente en ce moment existe sans dépendre en quoi que ce soit du zodiaque.

En tout état de cause, le présent article visait à dénoncer une grave erreur au regard de l’Histoire de l’Astrologie qui en dit long sur la qualité et le sérieux  des dossiers et des conclusions  que présente sur différents points l’auteur.

 

 

 

 

 

 

 

Notre  Bibliographie

 

Alan Leo and Early Modern Astrology, with Kim Farnell (video)

Jacques  Halbronn  Article  Astrologie in Encyclopédie thématique,  I,  Encyclopaedia  Universalis   Le Figaro, 2004, p. 456

Alan Léo L’astrologie  de tout le monde, ( (trad. de l’anglais) Paris,  Trédaniel, 1987 (reprint  Paris, Publications  astrologiques, 1906

Abraham  Ibn Ezra , Le Commencement de la Sapience des signes, Paris, Retz 1977

Jacques Halbronn  Recherches sur l’Histoire de l’Astrologie et du Tarot (avec le reprint  de  Etteilla,  l’astrologie du Livre de Toth, 1788), Paris, Trédaniel 1993

Jacques  Halbronn   Le texte prophétique en France, tome III,  Presses Universitaires du Septentrion, pp 913 et  seq  (sur le Kalendrier des Bergers)

Jacques  Halbronn,  Histoire des Livres d’Heures. La fortune du Kalendrier et Compost des Bergers en Angleterre et en Italie autour de 1500.  » in Revue Française Histoire du Livre, 2015 (n° 136)

David Ovason,  The History of the Horoscope,  UK  2005

James  Herschel Holden   A History of Horoscopie Astrology  From  the Babylonan Period to the Modern Ages, 1996

Jacques Halbronn   La Vie Astrologique, il y a cent ans, Paris, Trédaniel 1992  et  La Vie Astrologique, années trente cinquante, ibidem 1995

 

 

JHB  31 01 21

Annexe

Serge Bret-Morel
« 1936: le 1er horoscope de presse européen avec 12 signes astrologiques »

 

On pourrait croire que, comme l’astrologie dont elles proviennent, les prédictions horoscopiques signe par signe existent depuis la nuit des temps. Ce n’est pas du tout le cas. Il y a exactement 80 ans, l’astrologue Richard Harold Naylor (dont même les astrologues ont oublié le nom et, surtout, les publications) achève la mise en forme d’une rubrique nouvelle appelée au succès que l’on connait.

Ci-après : chronologie et conséquences

Chronologie

En décembre 1936, Naylor publie le premier horoscope de presse, tel que nous le connaissons, dans la toute jeune revue occulte Prediction. Mais il travaille déjà pour un journal populaire à grand tirage, le Sunday Express. Six ans plus tôt, en effet, Naylor est devenu célèbre du jour au lendemain quand, le dimanche 5 octobre 1930, on lui attribua (injustement) la prédiction du crash du dirigeable R101. Avec une cinquantaine de morts, dont un ministre et un vice-amiral, la catastrophe fit les gros titres. Profitant d’un autre concours de circonstances, il s’était déjà fait remarquer un mois et demie auparavant en publiant des prédictions astrologiques généralistes à l’occasion de la naissance de la princesse Margareth, petite sœur de la future reine Elizabeth. Remarquons que sa carte de naissance ne met pas encore en avant les signes astrologiques, comme on le fait aujourd’hui.
Sunday Express, 24 août 1930

Sunday Express, 24 août 1930

Pendant six années, sa rubrique hebdomadaire resta sans comparaison avec l’horoscope de presse actuel. Elle contenait surtout des prédictions destinées aux personnes nées aux dates du moment ou à des groupes définis indépendamment de l’astrologie : les politiques, les boursiers et même… les turfistes. Entretemps, Naylor varia les supports de diffusion de ses prédictions : livres, disques 78 tours et même courts-métrages destinés aux salles de cinéma ! Sa notoriété crût au point qu’on raconte que s’il conseillait de ne pas investir en bourse le lundi, les investissements reprenaient le mardi (prophéties auto-réalisatrices) ! (note 1)

L’année 1936 va donc être celle de la gestation des futurs horoscopes. Précédé de cette notoriété nouvelle pour un astrologue, il est accueilli en fanfare dans le premier numéro de la revue occulte Prediction. Il y tiendra une rubrique mensuelle mais, c’est la nouveauté, pourra aussi publier des articles de fond.

En février, son article « Qu’est-ce que l’astrologie ? » présente des colonnes séparées dans lesquelles apparaissent ce qu’il présente comme « les grandes lignes de douze types astrologiques » : le type Verseau, le type Poissons, etc. Ils sont accompagnés de leurs dates calendaires et titrés dans le pur jargon technique de l’astrologie : « Soleil en Verseau », « Soleil en Poissons » etc. (note 2). Pour preuve que le format des horoscopes signe par signe n’avait rien d’évident, ces douze passages dédiés disparaissent le mois suivant pour ne revenir qu’en août. Cette fois-ci, les titres renvoient aux dates du calendrier (« né n’importe quand entre le 21 janvier et le 19 février inclus ») et les références aux signes du zodiaque ne sont qu’en sous-titre (« le type Verseau », etc.). On sent la tentative d’intégration des deux données.

Entretemps, Naylor produit plusieurs articles dans lesquels les signes astrologiques deviennent suffisamment investis symboliquement pour autoriser à décrire le caractère d’une personne. Depuis plus de 2000 ans en effet, le signe astrologique est utilisé comme technique de repérage (dans le ciel) mais pas vraiment comme support d’interprétation. Contrairement à aujourd’hui, presque personne ne sait qu’il a « un signe astrologique de naissance » au début des années 30. Les portraits signe par signe de Naylor vont probablement le renforcer dans l’idée que le signe astrologique est plus important que ce qu’en a fait la tradition jusque-là. Les astrologues des différents pays du monde n’ayant jamais vraiment coordonné leurs pensées, il semble que les astrologues d’Angleterre ne connaissaient pas (ou bien rejetaient) les réflexions allant déjà dans ce sens tant aux Etats-Unis qu’en France.

Il faut attendre le mois de décembre 1936 pour que la rubrique prenne sa forme définitive : celle que nous trouvons encore aujourd’hui avec des prédictions selon les signes astrologiques émancipés des « types » et de la donnée « Soleil en ». Ils sont définis, en sous-titres, par leurs dates dans le calendrier comme on le fait encore aujourd’hui. Sa rubrique intègre le Sunday Express dès début 1937.

Mais ces événements amènent à quelques remarques plutôt surprenantes.
Conséquences

Les horoscopes de presse ont moins d’un siècle d’existence, 80 ans exactement : aucune tradition astrologique multimillénaire ne peut donc justifier leur pertinence de fait : ils constituent vraiment une forme nouvelle de prédiction astrologique, aussi contradictoire soit-elle. Bien sûr, les prédictions individuelles existent depuis bien plus longtemps mais elles nécessitent des calculs si complexes qu’il était techniquement insensé de les étendre à toute une partie de la population. C’est ce qu’osa le premier « horoscopeur ».

Jusque-là, via les almanachs, les configurations astrologiques sont considérées à l’échelle globale : si la planète Mars est dans le signe du Taureau à un moment donné, elle l’est pour tout le monde, c’est « l’astrologie mondiale ». Ou alors les prédictions s’adressent à des groupes éphémères (« ceux qui passent des examens », « ceux qui partent en voyage », etc.), voire à des professions. En somme, l’astrologie s’adresse à des groupes qui ne sont pas définis astrologiquement et elle ne vise pas à recomposer techniquement toute la population.

Or, si la position du Soleil en signe astrologique (qui va caractériser l’horoscope de presse) n’est qu’un facteur astrologique parmi bien d’autres, elle est la seule qui fonde notre calendrier ! La nouveauté de cette forme de prédiction est donc qu’elle crée tout à coup de véritables groupes astrologiques à la fois fixés à tout jamais (on ne change pas de date de naissance) et aisés à retrouver dans l’année. Commence ainsi la possibilité d’une continuité dans le temps des prédictions collectives, donc la possibilité d’une fidélisation du lecteur, toujours concerné par l’une ou l’autre des prédictions.

Et puis, techniquement parlant, les premiers horoscopes de presse réussissent la prouesse de paraître « personnalisés » (alors que chaque ligne concerne un douzième de la population mondiale, soit des centaines de millions de personnes !) et de toucher 100% de la population ! Une autre conséquence surprenante, la taille de la cellule familiale étant réduite, une personne est toujours l’un des seuls représentants de son signe astrologique dans son entourage familial ! A l’échelle individuelle, la prédiction signe par signe permet l’illusion d’une différenciation d’avec la plupart de nos proches.

Toutefois, on ne s’identifie pas psychologiquement « à un signe astrologique » mais à un « type astrologique », c’est-à-dire un ensemble de traits de caractères attribués à un signe astrologique. Or, comble du luxe, les astrologues n’ont jamais vraiment attribué ces traits de caractère aux signes astrologiques avant le XXe siècle. Autrement dit, ils n’ont jamais été définis à cette fin à leur origine, ce que confirment les travaux des historiens des sciences (note1).

L’horoscope de presse est donc tout sauf une tradition astrologique et les astrologues en place en Angleterre ne vont pas s’y tromper en dénonçant un usage qu’ils jugent abusif : le signe astrologique serait même « l’un des moins importants de toute la tradition astrologique » ! Aujourd’hui pourtant, combien d’astrologues pourraient se passer de leurs douze signes astrologiques ? Pire, combien croient qu’ils ont été délimités par les premiers astrologues « il y a des milliers d’année, après des siècles d’observations attentives » ?! Au cas où on en douterait, les circonstances dans lesquelles sont apparus les horoscopes de presse démontrent le contraire.

Une autre conséquence surprenante de cette suite d’événements est que le succès (ou la mode, c’est selon) des interprétations par les signes astrologiques est dû à la notoriété d’un astrologue qui n’a laissé aucune trace théorique. La tradition astrologique reste un géant aux pieds d’argile.

On est donc très loin du prestige « des Anciens » (s’ils ont vraiment existé, note3) et si les horoscopes ont très vite fait le tour du monde c’est aussi pour une raison purement technique : la syndication. C’est l’un des outils de la communication de masse, laquelle prend son essor justement dans les années 30. Apparue dans les années 20, la syndication consiste à vendre à des diffuseurs le droit de reproduire un contenu particulier. Les horoscopes de Naylor (et d’autres astrologues anglais) vont ainsi, juste par syndication, être diffusés dans tout l’empire britannique.

L’apparition et le succès des horoscopes de presse relèvent donc de circonstances inattendues mais en rien mystérieuses.

Serge Bret-Morel

Notes :
1 – Astrologie : la fin des mystères (tome 1), Mensa France, 2016.
2 – Astrology and Popular Religion in the Modern West, Nicholas Campion, Routledge, 2016

 

 

 

 

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jacques Halbronn Manifeste pour une astrologie minimale. Le principe d’Occam

Posté par nofim le 18 janvier 2021

Manifeste pour une astrologie minimale ou le principe d’Occam

pat  Jacques  Halbronn

Nous pouvons dire que dans le paysage astrologique français, nous représentons le courant d’une astrologie que l’on pourrait qualifier de « minimale » voire « minimaliste » et tel devrait d’ailleurs être lé véritable débat de nos jours ente notre courant et celui d’une astrologie liée à l’astronomie et donc vouée  à gérer un grand nombre de facteurs planétaires, au nom d’une certaine « modernité ».Encore est-il  conseillé  de prendre conscience que si une astrologie minimale est minoritaire parmi les astrologues, tel n’est nullement le cas dans le public lequel se satisfait de se voir signer le seul signe « solaire », ce qui relève bel et bien du courant minimaliste et d’un monoplanétarisme. De même les travaux statistiques de Michel Gauquelin nous semblent, eux aussi, pouvoir s’inscrire au sein d’une telle mouvance, marquée par un goût pour la simplicité des moyens mais aussi des fins., l’une n’allant pas sans l’autre.

La philosophie de la sensibilité  astro-minimaliste  passe par l’idée selon laquelle  notre cerveau sature assez vite, confronté à de la complexité. Or, c’est bien à de la complexité que l’astrologue expose son client/patient. En ce sens, modernité et complexité feraient bon ménage car l’astrologue de la modernité se voit doter d’un clavier assez riche, notamment avec l’apport de planètes inconnues de l’Antiquité.  C’est d’ailleurs l’avis de l’auteur de »Pour une astrologie Moderne » -Ed du Seuil,  Jean-Pierre Nicola et de  ses disciples. En adoptant et en intégrant des astres découverts grâce aux nouveaux moyens techniques, depuis  Galillée et sa lunette, l’astrologie disposerait d’un meilleur arsenal, ce qui lui aurait manqué, à les entendre. Plus on est de fous, plus on rit! 

On allait ainsi mieux baliser minutieusement la psyché personnelle  mais aussi accompagner l’Historien dans son découpage du Temps, grâce aux planètes « lentes », sur des siècles.-cf Barbault  De la psychanalyse à l’astrologie, 1961 et Les astres et l’Histoire. 1967) Et tout cela grâce à cette modernité  soutenue par l’informatique, laquelle serait en mesure de gérer les schémas les plus sophistiqués.(Astroflash 1967, cf Wikipedia) Les années soixante auront donc été l’âge d’or de cette modernité, garante du microcosme comme du macrocosme alors que les années cinquante avaient été la scène où  circulaient les  douze types zodiacaux, dont, paradoxalement, Barbault avait été le chantre avec la Collection par au Seuil, dont l’emploi  avait été singulièrement simple avec à la fois un matériel astronomique réduit à un seul vecteur, le Soleil natal  et une typologie permettant d’encadrer toute notre Humanité avec la plus grande économie de moyens. Toutefois, au niveau statistique, Michel Gauquelin, dès 1955, préconiserait une typologie planétaire avec trois puis cinq astres,en rapport avec  diverses activités professionnelles (L’influence des astres, Ed du Dauphin)

Les années soixante-dix  verraient-elles, encore, une autre représentation de l’astrologie?En1976, nous publiâmes Clefs pour l’Astrologie, chez Seghers, qui ouvraient une nouvelle voie, celle de l’astrologie minimale.(cf aussi Astrologie Sensorielle, in magazine Cosmopolitan, Décembre 76). On prenait ses distances par rapport à l’astronomie en n’en retenant que quelques données, tendant ainsi vers le monoplanétarisme. Avec un seul vecteur planétaire, passant successivement par un certain nombre de périodes,  l’on pouvait faire de sérieuses économies logistiques.  Complexité cette fois dans le temps mais non plus dans l’espace, le thème natal, support de complexité par excellence,  n’était plus incontournable. On allait vers une formulation sinusoidale et non plus statique. André Barbault proposait d’ailleurs un graphique couvrant plusieurs décennies, certes constitué de cinq planètes mais  débouchant sur une courbe au profil simple, binaire, montante ou descendante. (indice cyclique) Rappelons aussi qu’au Xe siècle, Albumasar avait proposé un modèle axé sur la seule conjonction de Jupiter et de Saturne et qui fera référence  longtemps  

Force est de constater d’ailleurs que le découpage en 12  types se sera perpétué depuis les années trente en dépit d’une rhétorique moderniste axée sur le culte de ces nouveaux prophètes que seraient les astronomes des temps modernes, oracles capables de baptiser les astres comme l’avaient fait leurs ancétres,leurs prédécesseurs  des millénaires auparavant! Astrologie, astronomie, mythologie convergeaient avec la psychologie, la poésie et la Science. Merveilleux cocktail. On peut donc parler d’une guerre « civile » des astrologues, dont profitaient les astrosceptiques, les astrologues « scientifiques » n’ayant pas de mots trop durs à l’encontre d’une astrologie bien trop simpliste, à leur gout! Quelque part il y avait une astrologie des planètes face à une astrologie des signes zodiacaux, discréditée notamment par la précession des équinoxes et l’attente de la religion du nouvel  âge du Verseau (Aquarius Age), avec le passage du point vernal dans une nouvelle constellation. Deux mystiques face à face. Les astrologues « scientifiques » s’en tenaient aux seules planètes du système solaire  -cf Nicola et  ses Nombres et formes du cosmos 1977) et excluaient tout recours aux étoiles fixes bien plus lointaines. Nicola  en utilisant l’expression « Astrologie moderne »  reprenait le titre  de l’organe mensuel  du Centre International d’astrologie des années cinquante.  https://www.astrolearn.com/astrology-bibliography/lastrologie-moderneParadoxalement,  l’astrologie des 12 types  évitait le biais personnel, les gens sav/aient qu’ils n’étaient pas formatés sur un modèle, un moule, unique comme les partisans du thème individuel. L’astrologie minimale évitait un tel écueil du fait même de ses moyens limités alors que l’autre astrologie était la proie de la pléthore et de l’inflation, en une sorte de fuite en avant, sous tendue par les performances des ordinateurs! 

Certes, l’on pouvait objecter que l’Humanité avait vécu des millénaires durant sans pouvoir même voir ces planètes invisibles à l’oeil nu mais précisément, la technologie  le permettait désormais, ce qui ferait progresser considérablement l’outil astrologique! Toutefois, il ne semble pas que cet ajustement, ce rattrapage historique, cet aggiornamento, cette mise à jour, ait vraiment favorisé l’intégration de l’Astrologie en ce début du XXIe siècle et le passage dans le Troisième Millénaire pas plus que les psychanalystes et les historiens n »aient adopté les outils astrologiques   comme si l’étrangeté de cette « science » atteinte de surpoids,surdimensionnée, la condamnait à rester en marge, en dépit de tous les gages de bonne volonté!Comme si quelque chose « clochait ». Il est vrai comme nous le disions d’entrée de jeu que les gens aiment ce qui est simple, accessible , compréhensible et finalement binaire, faute de quoi, ils se sentent démunis face au discours astrologique.  Une sorte de bon sens protégeait contre un certain délire mathématique. Cette astrologie moderne n’était guère compatible avec une approche statistique puisqu’elle générait  une diversité insondable, une véritable usine à gaz, outre le fait qu’une telle astrologie empiétait sur le terrain des thérapeutes, d’une part et des historiens de l’autre,  sans disposer des outils appropriés de connaissance du terrain ici bas..

Autrement dit, l’on semble se rapprocher d’un renversement de tendance : l’astrologie qui se trouve stigmatisée serait désormais l’astrologie hyper-sophistiquée  de la personnalité (selon la formule d’un Dane Rudhyar) alors que l’astrologie « minimale » aurait le vent en poupe.  On met en avant en faveur de cette dernière la parabole de la banane, du bon grain et de l’ivraie ainsi que la devise communiste. D’une part, dans la banane, tout ne se mange pas et pas plus au niveau des astres et de l’autre, de chacun selon ses besoins et ses capacités: l’argument de l’anachronisme mis en avant par un Yves Lenoble (L’astronomie base de l’astrologie. 1978) selon lequel  l’astrologie devait impérativement évoluer  ne résiste pas face à la parabole de la maison que l’on ne va pas reconstruire sous prétexte que l’on aura trouvé entre temps d’autres matériaux et d’autres techniques!  En optant pour les planètes nouvellement découvertes, l’astrologie ne se trouvait-elle pas déracinée, quittant la proie pour l’ombre? Ne valait-il pas mieux s’en tenir à un schéma simple astronomiquement, avec une interprétation  également dépouillée sur le plan cyclique, laissant à d’autres disciplines la tâche en aval  de rentrer dans le détail? L’astrologie devait reprendre de la hauteur et retrouver une certaine légèreté, quitte à se mettre au régime. Selon nous, l’astrologie du signe solaire est l’avenir, quitte à la perfectionner  en rationalisant la pratique des « transits » sur le soleil natal selon un modèle duel :  phases de conjonction/opposition alternant avec des phases de quadrature mais uniquement pour les leaders, car ceux ci seraient les relais entre le ciel et la terre.; autrement dit, un nombre très limité d’acteurs, d’agents,ce qui correspond à l’organisation de nos sociétés et à notre système d’élections de députés, de représentants, de sénateurs. C’est ainsi que l’astrologie minimale fournirait des clefs précieuses pour comprendre et suivre  le fonctionnement d’une certaine élite.. Ce serait la fin d’une astrologie démesurée « pour tout le monde ». L’astrologie minimale n’a pas besoin de l’astronomie pour exister et surtout pas des télescopes et des ordinateurs. On en reste à des choses simples: sous quel signe est ne le leader, au début, au milieu ou à la fin du signe  et  quels angles les planètes forment avec  le soleil natal. Parmi ces planètes de « transit », on ne retiendra pas les astres trop rapides comme la Lune, Mercure, Vénus ou le Soleil et selon nous, l’astre astrologiquement le plus  en vue serait Jupiter avec son cycle de 12 ans, divisible en deux hémicycles de 6 ans, ce qui donne des sous périodes de trois ans, dont on nous dit, en dehors du milieu astrologique, que c’est un temps structurant.  Cela dit, il nous faut rejeter la division spatiale en 12  caractères; ce qui distingue les leaders c’est avant tout le calendrier  déterminé par la position du soleil, lequel calendrier  fera passer les leaders par la même succession d’états mais pas au même moment. Il n’y a pas de synchronisation des leaders mais leur parcours est structurellement identique et se repète à plusieurs reprises, en moyenne une douzaine de fois, mais chaque fois à frais nouveaux, ce qui permet néanmoins l’approche statistique laquelle fait apparaitre du semblable derrière l’apparence de la diversité.  

Le  coup de pied de l’âne  avec Patrice Guinard, dans son Manifeste, dénonçant  « l’activisme mercantile des charlatans et la pseudo-astrologie des rubriques horoscopiques des journaux et des services télématiques » ou encore en  citant l’auteur  de Clefs pour l’Astrologie    » On trouve aussi parmi les plus acharnés certains ex-astrologues désillusionnés sur leur capacité à apporter une contribution originale à l’édifice astrologique: « ceux qui ont essayé d’être astrologues mais qui ont échoué » Guinard pose, dans le même Manifeste,  comme postulat  à accepter par l »astrologue « l’adéquation des facteurs à la réalité physique et astronomique »ce qui signifie, entre autres, pour lui l’acceptation de la totalité du système solaire faute de quoi l’on serait victime d’un « réductionnisme ».

 

 

 

 

JHB

19 01 21

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jacques Halbronn Descriptif épistémologique de la pensée astrologique contemporaine

Posté par nofim le 16 janvier 2021

DESCRIPTIF  EMISTEMOLOGIQUE  DE LA PENS2E ASTROLOGIQUE CONTEMPORAINE

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons récemment pris connaissance du travail  assez  fouillé de Richard Pellard,  réalisé   à l’occasion du décès d’André Barbault,  à la fin de 2019  « André Barbault, l’astro-symbolisme et le dernier âge d’or de l’astrologie ») et nous y observons les mêmes défauts d’analyse que chez Yves Lenoble  (cf nos textes sur Nofim  et nos vidéos sur notre chaine YouTube  teleprovidence subconscience). qui l’auront empêche de dresser un tableau epistémologiquement cohérent quant aux  véritables enjeux  et clivages.

Pellard, comme bien d’autres, semble être victime d’un réflexe corporatif consistant à  stigmatiser ou à ignorer les horoscopes  de presse comme s’il s’agissait d’une  question hors champ d’une recherche astrologique  qui se voudrait un  tant soit peu sérieuse En ce sens, l’on risque fort de basculer dans une forme d’anti-astrologie assez primaire qui réconcilierait en quelque sorte astrologues et astronomes!

Car;  le spectre des écoles d’astrologie que Pellard  décrit n »est pas aussi  varié qu’il semble le croire. Ces écoles  ont en effet un point commun: le thème natal, de Nicola à Rudhyar, de Hadés à Santagostini pour citer des auteurs dont il traite, entre autres  mais l’ on sait à quel point au sein de certains milieux, les micro-clivages pullulent sur un mode byzantin.. Pellard nous rappelle en passant que Jean-Pierre Nicola aura collaboré, il  y  a une cinquantaine d’années  à l’entreprise Ordinastral/Astroflash, ce qui dénote  tout de même une certaine compatibilité

C’est ainsi que Pellard au lieu de faire ressortir le clivage entre  partisans d’une approche globale du  thème astral et partisans d’une approche que l’on pourra qualifier de sélective,  tend à ignorer cette seconde option, ce qui conduit à un déséquilibre patent de son processus descriptif. On a ainsi l’impression que les différences entre « écoles » se réduiraient à des  grilles de lecture différentes d’un seul et même su pport, ce qui serait dû notamment à la variété des influences externes subies, notamment dans le domaine psychologique.(Freud, Jung  etc). Cela dit, aussi bien Barbault que Nicola auront rédigé des ouvrages consacrés à la typologie zodiacale, l’un dans les années cinquante (Ed du Seuil), l’autre dans les années 80   (collection  « Les grands Livres »(chez Tchou)

On fera remarquer pourtant que dès 1976 (nlle édition 1993,  Ed esoagnole 1978 )  dans  le volume Astrologie de la Collection Clefs (ed Seghers), cela fait 45 ans,  nous proposions de prendre nos distances avec le thème natal du fait de son caractère  spatial  aux dépends de l’axe prévisionnel.  La traduction espagnole de la quatrième de couverture  confond  nacimiento et conocimiento naissance et connaissance!/

Clefs: 1976  Jacques Halbronn entend condamner  une certaine  astrologie qui a pour  nom  « horoscopie » et qui est axée sur le seul moment de la naissance (..)redonner  à ‘l’astrologie son  assise  traditionnelle en discernant les différentes couches  qui se sont ajoutées au noyau initial »

Pelllard aurait du mentionner  notre ouvrage, paru un an avant le « Pour une astrologie moderne » Ed du Seuil  de Jean-Pierre Nicola, immédiatement suii  par notre étude « L’astrologie sensorielle » (hors texte  dans la revue Cosmopolitan de Noel 1976.) qui préfère recourir à des tests qu’à l’étude de thèmes.

!

A l’opposé de Barbault, nous affiichions notre choix  en faveur d’un monoplanétatisme en  astrologie mondiale limité au quatuor Mars Jupiter Saturne Uranus, à l »exclusion donc de Neptune et de Pluton, ce qui remettait en question le postulat selon lequel l’astrologie devrait impérativement se servir de toutes les données fournies par l’astronomie. De même qu’actuellement, nous  accordons toute leur importance à la signalétique des étoiles fixes comme fondement de lla technique des transits , tout en rejetant l’usage des transsaturniennes invisibles à l’oeil  nu alors même que les étoiles  fixes sont à notre portée visuelle depuis toujours..

En bref,  Pellard  ne prend pas conscience de l’option monoplanétaire et n’entend en  tout cas pas la présenter comme une option., tant cela va à l’encontre de sa motivation  envers l’astrologie. On peur parler dans son cas d’obstacle, de blocage épistémologique,(cf Bachelard qu’il cite)  de ce qu’il vit comme impensable, inaudible, comme un sacrilège envers ce merveilleux savoir des  astronomes. -cf Lenoble, l’astronomie comme base de l’astrologie, Paris, ARRC 1978)   Celui qui n’accepte pas une telle connaissance se condamnerait à l’ignorance et à l’errance.  Et pourtant,  ne parle-t-on pas de « son » signe à partir de la seule  position du soleil à la naissance et n’est ce point là une forme de monoplanétarisme se diversifiant sur un mode monocyclique? D’ailleurs, Barbault, auquel Pellard est en cette occasion censé rendre hommage, n’a t il pas choisi en astrologie mondiale les seules planètes « lentes », à partir de Jupiter? Bien plus, n’a -t-il pas en quelque sort élaboré une cyclicité unique telle que cela apparait dans son graphique? Et quant à l’ère du verseau n’est-elle pas fondée sur le passage du seul « point vernal » sur des constellations? En effet, un vecteur unique peut donner lieu à des variations au fur et à mesure de son cycle.  On rappellera aussi qu’un Dom Néroman faisait progresser, dans les années 30-40, le Milieu du Ciel (rebaptisé Fatum) au travers des différents secteurs. Quant à Manilius (Ier siècle) que Pellard cite,  il associe aux signes non pas des planètes mais douze divinités, sans rapport avec les données astronomiques. Et en ce début de XXIe siècle, le monoplanétarisme ne marque-t-il pas des points avec ce nous avons appelé « Astro-horoscopie » en se focalisant sur la seule planète Jupiter, ce qui rend bien plus accessible la prévision?  Cette école est vouée à redonner un nouvel élan à l’horoscopie de presse en étudiant les transits de Jupiter au soleil de naissance sur la base de deux hémicycles (d’une durée de 6 ans)  articulés sur les conjonctions, carrés et oppositions. Mais dès 1994, donc 15 ans avant la rédaction du dit texte par Richard Pellard, nous avions publié une ‘Astrologie selon Saturne » qui avait produit un beau résultat prévisionnel en rapport avec les mouvements sociaux qui se produisirent un an plus tard. L’astrologie en ce sens doit fonctionner ni dans le trop court terme, ni dans le trop long terme.  En fait, Pellard nous parle que du point de vue d’un certain entre soi au sein d’une certaine secte astrologique, celle de ceux qui ne jurent que par le seul thème natal.  L’ennui, c’est que son texte cherche à se faire passer pour un panorama complet, ce qu’il n’est pas. Tout se passe comme s’il entendait souligner la diversité existante au sein de la dite secte pour justifier  un « parti unique » si bien que le lecteur, impressionné, a l’illusion qu’on aura ainsi fait le tour de la question.  Certes, le travail de Pellard est-il louable et bien documenté dans son genre mais nous relèverons néanmoins quelques erreurs. Barbault n’a fait que reprendre la traduction de Nicolas Bourdin, date de 1640 (Ed du Félin Philippe Lebaud).  Edgar Morin  a publié son enquête en 1971 sous le titre Le Retour des Astrologues (Ed du Nouvel Obs) et en 1982, il ne s’agit que d’une réédition amplifiée (La croyance astrologique moderne, Ed L’Age d’homme). Mais la plus grosse bévue de Pellard est son traitement de l’histoire des Quatre Eléments,  il semble ignore qu’au Xe siècle, la théorie des Grandes Conjonctions d’Albumasar  Jupiter-Saturne s’articulait sur la correspondance des signes sur la base des triplicités et à ce propos  ces grandes conjonctions  s’apparentent quelque peu à une forme de monoplanétatisme, en ce qu’elles instaurent un cycle unique. Force est de constater que l’histoire de l’astrologie, dans le cas de Pellard que de Lenoble, est une affaire trop sérieuse pour être  laissée aux professeurs d’astrologie qui ne songent qu’à leur chapelle.. C’est une question de bon sens que de comprendre que l’astronomie est une noix dont la partie comestible est l’astrologie. Or, les astrologues actuels en sont à vouloir manger l’écorce, incapables de faire la part de l’emballage  et de son contenu: En tout état de cause,  le recours  à une formulation binaire notamment au niveau prévisionnel  est une priorité car au delà l’esprit se perd, d’où l’usage des notions d’unicité (U) é et de multiplicité (M)  dès 1976 dans ces Clefs pour l’Astrologie que Pellard ne daigne pas mentionner et dont il n’aura pas perçu l’importance. Pellard ne capte pas non plus la tendance minimaliste que nous incarnons: une seule planète et deux phases au niveau cyclique. D’où un rejet à la fois des deux voies ouvertes par Barbault,  celle  de la voie psychanalytique due à la pléthore de planète dans le thème et  celle de  la voie historique liée  à la longue cyclicité des planètes transsaturiennes dont Nicola a fait l’un de ses trois groupes du RET Le rejet des étoiles fixes par l’astrologie contemporaine aura été, selon nous, le résultat de sa collusion avec l’astronomie alors que celles-ci sont présentées dans la Tétrabible de Ptolémée. Les transsaturniennes se seront en quelque sorte substituées aux dites étoiles fixes, si ce n’est que les une sont en mouvement et point les autres sinon très faiblement sur un siècle, ce qui aura conduit à des couples tels que Saturne-Neptune (cf Barbault) avec une cyclicité de synthèse de  36 ans ne respectant pas les vitesses de révolution de ces deux astres, à savoir 29 ans et 165 ans.

En fait,  l’historien de l’astrologie, aujourd’hui a enfin compris que les relations entre astrologie et astronomie auront prouits des effets toxiques en agitant notamment le mirage de la Modernité!. Nous aimons la parabole de la banane: en astronomie, il faut savoir distinguer la peau qui ne se mange pas du coeur du fruit qui se consomme et les transsaturniennes font partie bel et bien de la peau. Le  métier d’historien implique de percevoir les courants en devenir  et en dialectique et  l’on ne saurait se contenter du constat de ce qui se pratique ponctuellement. Un cas intéressant est celui de Patrice Guinard, issu du même moule que Pellard, dans son »Manifeste »  (en ligne) qui en arrive à tout simplement valider la pratique astrologique actuelle du thème natal  et rien d’étonnant à ce que son texte ait été bien accueilli par une partie de la communauté des astrophiles:

« Il résulte de cette inadaptation des méthodes statistiques à la réalité astrologique, et en particulier de son incapacité à tester l’ensemble du thème, un nivellement du symbolisme astrologique et une dégénérescence de ses structures opératives dans des dualismes obsolètes. (..) Il est illusoire de chercher à tester une proposition telle que « le Bélier est impulsif et colérique » parce qu’il n’existe pas de Bélier. Le thème natal est un implexe de tendances disparates(…) S’il fallait illustrer les difficultés de l’astrologie, l’astrologue compétent aurait à sa disposition une multitude de détails que pourrait lui envier le plus enragé de ses détracteurs. A commencer par le thème natal  » Ou encore,  cette affirmation qui tombe comme des cheveux sur la soupe:  « L’astrologie, comme son histoire  ont ressurgi simultanément à la fin du XIXe siècle sous la conjonction Pluton-Neptune en Gémeaux »Propos banals de la part d’un astrologue ordinaire actuel mais qui  détonent et relévent du hiatus épistémologique au sein d’un Manifeste se voulant rigoureux, du fait que leur auteur n’aura même pas pris la peine de justifier le thème astral ni le recours à des planétes invisibles à l’oeil nu inconnues de l’Antiquité.

 

JHB

16 01 21

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Jacques Halbronn Causes du malaise conduisant à la dissolution ou au changement de nom d’une association astrologique

Posté par nofim le 14 janvier 2021

Causes du malaise conduisant à la dissolution ou au changement de nom d’une association astrologique;  CIA  (1974)  et GERASH (1986)

par Jacques  Halbronn

Au cours de notre carrière en milieu astrologique, nous acons eu l’occasion d’être mélés de près à des crises graves et notamment en ce qui concerne le Centre International d’Astrologie  et le Groupe d’étude et de recherche en astrologie scientifique et humaine. Bien des  versions ont pu circuler au sujet de crises déjà anciennes mais qui ont marqué les esprits et laissé des traces. C’est cet épineux dossier que nous aborderons à la lumière de nos observations, de nos implications et de notre documentation. Il est à noter que dans les deux cas, nous avions tour à tour, à 12 ans d’intervalle,  été honorés du titre de Vice-Président  de ces deux entités et chaque fois de façon assez imprévue sinon imprévisible.. Nous avons, en tout cas, éprouvé un certain sentiment  de déjà vu  et  capté la répétition d’un même scénario. Nous reprenons à nouveaux frais de précédentes études de notre plume recoupant notre sujet

Commençons par l’établissement de certains faits bruts;

Le CIA  décide de changer de nom et passe successivement par UFA, SAF  et SFA en très peu de temps coome il ressort de l’examen  des périodiques Trigone  et Astrolabe.qui s’en font l’écho en 1975 76. Notons que les deux premiers noms récupèrent  ceux d’associations dont l’existence en 1975  reste assez obscure.  l’UFA  de Léon Lasson  et la SAF du lieutenant colonel Firmin  Maillaud

Le GERASH  se dissout au profit d’une toute nouvelle association, à peine née, quelques jours plus tôt, le CEDRA fondée par un ancien dirigeant du dit GERASH ayant  récemment démissionné, Maurice Charvet

Un tel descriptif n’épuise nullement la question des causes et des effets de ces « malaises » ayant marqué deux importantes structures du milieu  astrologique francophone,. Mais on ne saurait ignorer le rôle d’autres structures, comme le Mouvement Astrologique Universitaire puis Unifié de Jacques  Halbronn,  fondé en 1975  et la  récente Fédération de l’Enseignement Astrologique FEA de Denise Daprey, fondé en 1984..

La problématique des retours

On observe que trois retours auront exercé des effets perturbateurs:  celui d’André Barbault pour le CIA  et ceux de Patrice Louaisel et de Maurice Charvet pour le GERASH  peu avant les crises en question, on pourrait parler de « fausses sorties ».

La fausse sortie de Barbault

En 1968, Barbault  n’est plus persona grata au CIA  en se prétant à l’expérience de la consultation astrologique informatique. Il n’est plus vice président et s’il reste encore deux ans responsable de la revue l’Astrologue,  celle(ci se sépare du CIA en sorte que va se créer au sein du CIA une nouvelle revue, plus artisanale, du nom de  Trigone.  Mais Barbault prépare son retour car il a des amis fidéles dans la place, à commencer par Paul Colombet, le ptésident. En mai 74, Barbault réintégre le Conseil d’Adminiatration du CIA et obtient une nouvelle élection du bureau, ce qui signifie que le bureau élu l’année précédente  doit se représenter et ne sera pas nécessairement reconduit. Ce sera notamment le cas de Jacques Halbronn qui ne sera resté qu’un an au dit Bureau. Autrement dit, pour remettre en question l’élection de l’année précédente laquelle entre temps avait connu plusieurs défections, on en était arrivé à renouveler la totalité du bureau et pas seulement les postes vacants. Dans une correspondance avec André Boudineau, Barbault envisage divers scénarios de reprise en main.   On est à la veille du Congrès de Paris de septembre et Jacques Halbron qui n’est plus au bureau du CIA  en vient à envisager d’organiser à la Salle de la Société Théosophique du Square Rapp  le dit Congrès sans passer par le CIA. Il  fédére  autour de lui  le CEFA  de Jean-Pierre Nicola et l’ARRC d’Yves Lenoble et le  GERASH  de Patrice Louiasel,  soit, en dehors de Nicola,  la jeune garde de l’après guerre,  en vue de Journées Insternationales Astrologiques de Paris (JIAP)  Au bout du compte le  Congrès de Paris sera conjointement organisé par les JIAPS et le CIA pour le compte de l’ISAR américaine de Julienne Sturm. Il est donc faux de dire que ce congrès avait comme seul ancrage français le CIA   Ce point est d’ailleurs bien précisé dans le Guide de la Vie Astrologique.. Et d’ailleurs, à l’ouverture du Congrès, Halbronn  prend la parole au nom de cette nouvelle structure. Il n’est cependant pas question pour Halbronn  de démissionner du CIA. et il  reste en place, puisque c’est lui qui publie le compte rendu du Congrès dans le numéro 77 de Trigone, restant par ailleurs responsable de la Bibliothèque. dont parait le catalogue dans le dit numéro post Congrès. Même la création du MAU en juin (cf  Le Point   du 15. 09 75, « du rififi  dans les étoiles », p.   86) ne sonne pas la rupture. Halbronn entre temps est entré au Bureau de l’ISAR où il fait également venir Nicola comme conseiller scientifique.

Par ailleurs, l’idée de changer le nom du CIA  suit son chemin et d’aucuns se persuadent de la nécessité d’une telle mue symbolique si ce n’est que les propositions se succédent, dans le numéro 8 de Trigone,  Colombet annonce que ce sera l’UFA mais au dernier moment, l’AG opte pour la SAF, choix étrange puisque cette structure avait déjà tout un passé  (cf notre étude sur la Société Astrologique de France, sur la plateforme SCRIBD.  On ne reviendra pas ici sur ce qui aura conduit au sigle final de SFA, Société Française d’Astrologie (cf  entre autre versions l’arbre généalogique du milieu astrologique par Yves Lenoble)., Il n’y a donc pas eu dissolution au sens juridique du terme mais le CIA  s’est bel et bien « dissous », perdant successivement la revue l’Astrologue,  le GERASH de Louaisel  et la Bibliothèque Astrologique  d’Halbronn  sans parler du CEFA de Nicola En fait, lors du Congrès de septembre 74, il y a bien eu scission  mais sans renoncer à un certain partenariat.  On allait vers un processus  fédéral, de facto, le CIA n’étant plus qu’un élément de l’ensemble ce qui correspondait à l’approche d’Halbronn  comme cela se vérifiera par la suite…. Des réunions co-organisées par le GERASH, le CEFA et le MAU seront programmées durant l’année 75 mais la dynamique remarquable mais peu prévisible au départ  du MAU, plus le rapprochement avec les Cahiers Astrologiques, avec toute une série de Colloques allait conduire celui-ci  à  affirmer son indépendance et son hégémonie, marginalisant ainsi les autres associations, CIA, GERASH etc sans, ce qui n’empêchait pas les responsables du CIA de venir aux Colloques du MAU comme l’attestent diverses photos avec Gouchon, Colombet alors qu’Henri Fortiin avait carrément rejoint le MAU. Seul André Barbault  resterait à l’écart de ce jeu de chaises musicales, d’autant plus que n’ayant pas  bien vécu la parution de Clefs pour l’Astrologie, pour des raisons exposées ailleurs et qui conduisirent à ce que se soit Halbronn qui en fut finalement chargé., il  en rédigera un compte tendu dans l’Astrologue qui sera jugé diffamatoire en appel . Période difficile  voire  maudite pour Barbault que celle des années 70, qui verront en outre l’échec de ses prévisions parues dans la Crise Mondiale de 1965  annonçant vainement pour 1971 le rattrapage des USA par l’URSS  sur la  base de l’opposition Saturne-Neptune (cf le Pronostic Expérimental en Astrologie, Payot 1973)… Barbault se rendait compte qu’avec le jeune Halbronn il avait affaire à forte partie, bien que lui même, à son age avait déjà montré du répondant, dans les années cinquante, devenant même Président d’une Fédération Française d’Astrologie  réunissant le CIA, la SAF et le CAF des néromaniens qui se chargera d’organiser le congrès de Strasbourg.  En bien des points, des paralélismes existent entre ces deux hommes : de la vice-présidence  du CIA à la tenue de sa revue (Astrologie Moderne pour l’un en 1952, Trigone pour l’autre, en 1973  à l’organisation d’un premier congrès sous  une tutelle étrangère, respectivement en 1953 et 1974 en passant par la direction d’une collection Zodiacale  au Seuil dans les années cinquante pour l’un,  chez Solar dans les années quatre vingt.(cf Richard Pellard, « André Barbault, l’astro-symbolisme et le dernier âge d’or de l’astrologie »)

 

La fausse sortie de Charvet

Venons en la crise du GERASH dont une des causes aurait été selon Charvet si l’on en croit ce qu’il écrit dans sa présentation du CEDRA:

« LE GERAS (Groupe d’Etude et de Recherche en Astrologie Scientifique), auquel le H pour Humaine ou Humaniste a été ajouté vers 1982, était constitué de cercles astrologiques locaux : à Paris, Oyonnax (Ain), Grenoble (Isère), Lyon (Rhône), Bourg-en-Bresse (Ain), Saint-Etienne (Loire) puis Strasbourg (Bas-Rhin), Orléans (Loiret). Il s’agissait aussi bien d’enseigner les premiers rudiments de l’astrologie que de mener en groupe diverses recherches. N’ayant pu adapter ses structures à l’accroissement de ses membres, le GERASH connut pas mal de problèmes en 1986, qui aboutirent à sa dissolution volontaire en septembre 1986. Le CEDRA reprit alors le flambeau et continua, sur de nouvelles bases, à développer le goût de la recherche et le sens des échanges entre astrologues de tous horizons et de tous niveaux.

Il y a certes une part de vérité dans le jugement ainsi proposé mais reprenons sérieusement  le cours des événements en gardant à l’esprit le cas précédemment étudié du CIA.. Au vrai, entre le changement de nom du CIA  et le passage du GERASH au CEDRA, la différence peut semble assez mineure d’autant que l’on retrouve les mêmes personnages après la dévolution des biens du GERASH  au CEDRA décidée en septembre 86 comme le rappelle le communiqué sus nommé. Là encore, nous sommes en présence d’une démission, celle de Charvet laissant la place à Patrice Louaisel, le fondateur du GERASH qui faisait son retour en fanfare, mettant Charvet à l’écart.  C’est alors que Charvet amorce une politique de sabotage visant à pouvoir déclarer le GERASH ingérable, au bord de l’implosion: il fait élire Halbronn  au poste de Vice Président, c’est à dire le responsable d’une association concurrente; le MAU; Halbronn ayant notamment organisé en 1984 un congrès à Lyon, dans le fief de Charvet. .A cette occasion, d’ailleurs, Charvet avait recruté certains intervenants pour animer de nouveaux cercles locaux du GERASH, à commencer par Denis Daprey, sur Orléans, laquelle était sur le point de fonder la Fédération des Enseignants en Astrologie, avec notamment le Congrès de 1985 à Orléans. On voit l’ironie de la situation lorsque Charvet quand il dit que le GERASH n’avait pas su s’adapter à l’accroissement de ses membres, vu qu’il y avait sensiblement contribué.

Sur ces entrefaites, Patrice Louaisel démissionne de son poste de Président et et qui prend sa place sinon le vice président Halbronn lequel parvenait ainsi à présider aux destinées d’une association concurrente depuis plus de dix ans! Louaisel se débarrasse allégrement des biens du GERASH qu’Halbronn vient chercher à Puteaux, conduit par sa mère septuagénaire.Précisons que Halbronn  avait joué un rôle auprès de Louaisel aux touts débuts du GERASH en 1974, comme en témoignent les premiers numéros d’Astrolabe et qu’en fait Halbronn  avait construit le MAU en faisant appel à des personnes ayant gravité autour de Louaisel, comme Catherine Aubier!

Désormais, c’est Halbronn  qui réunit, es qualités, le Conseil d’administration,  en fait noyauté par des fidèles de Charvet lequel prépare ainsi le vote de dissolution  et fonde une nouvelle Association pendant l’Eté  86, le CEDRA, avec son épouse et Charvet qui était parti pense ainsi récupérer les biens du GERASH. . Mais les choses ne se passeront pas si facilement, loin de là et finalement Charvet se retrouvera avec son CEDRA  dont il obtiendra les fonds laissé en banque et intouchés par Halbronn, durant sa Présidence. On ne reviendra pas sur le rôle de Louis Saint Martin propulsé par Charvet à l’AG président chargé de la transition.(cf son interview dans Trois Sept Onze). alors même qu’il s’était engage devant le CA  à empêcher la dissolution! Halbronn  dispose de l’arme fatale  des colloques et on ne s’intéresse plus guère à Charvet et à son CEDRA croupion. Le congrès du début 1987  le démontrera à l’envie. Les chiens aboient , la caravane passe. Pour notre part, nous pensons que la meilleure solution eut été de faire affaire non avec le CEDRA de Charvet mais avec la FEA -qu’avait d’ailleurs rejoint Louaisel -  de Denise Daprey, responsable par ailleurs du cercle locale du GERASH à Orléans, son amie Aurore de Lauberie étant au CA du GERASH. Certes, Charvet, parviendra du fait de ses compétences informatiques  à conférer à son CEDRA une certaine importance logistique, les membres devenant des clients mais  il aura en définitive dilapidé les biens du GERASH, l’association à laquelle il avait tant donné et finalement..

Dans les deux cas, nous avons affaire tant avec Barbault qu’avec Charvet à un processus de détestation sinon de délectation morbide conduisant de facto  à la mort de l’association qui les aura fortement marqués. et leur démission suivie d’un retour n’augurait finalement rien de bon. Dans un cas comme dans l’autre, ils avaient rencontré Halbronn sur leur route et les choses n’avaient pas vraiment tourné comme ils l’espéraient C’est ainsi qu’en 1989 Charvet intentera une action en justice contre l’usage du nom GERASH qui débouchera sur un jugement confirmant que la revue Astralis n »était pas pour l’heure dévolue au CEDRA, ce qui lui interdisait jusqu’à nouvel ordre, c’est à dire en pratique sur plusieurs années, d’utiliser le nom d’Astralis, jugement que Charvet ne respecta pas, ce qui le mettra en infraction jusqu’au miiieu des années 90/

Si Barbault avait des excuses face au jeune Halbronn dont il ne pouvait prévoir l’envol, Charvet  avait pu prendre connaissance  du palmarès du Guide de la Vie Astrologique qui pouvait le mettre surs ses gardes. Tous  deux bons tacticiens mais médiocres stratèges. Le pot de terre contre le pot de fer.  Quelque part, Halbronn  avait bougé habilement ses pièces en organisant son congrès en plein centre de Lyon en 1984,, car une telle entreprise visait évidemment  à intégrer Lyon dans son réseau et en ce sens Charvet aura pratiqué la politique de la terre brulée.

En fait, ces crises sonnaient le glas du cadre associatif et l’ère du fédéralisme. Toute victoire au sein d’une association nous apparait comme étant ‘ à la Pyrrhus », c’est à dire assez vaine. On passait du de jure au de facto avec un heu d’alliances ponctuelles entre structures. Charvet le reconnaissait dès 1985 quand il faisait le compte rendu du Guide de la Vie Astrologique d’Halbronn  dans Astralis. en 1985  et que voulait dire Barbault, dans son compte rendu des Clefs pour l’Astrologie,   quand il  traitait Halbronn  dans la revue L’Astrologue en 1977   de Président « autoproclamé » alors même que l’impact de Halbronn était déjà flagrant. Quand Halbronn  rassemblait le gratin du monde  astrologique en 2004, est-ce qu’on lui demanda  au nom de quelle légitimité, il  agissait?

 

bibliographie   Jacques Halbron  . 2013

Histoire du Mouvement Astrologique Français. La  « dissolution » du GERASH  en 1986 et ses séquelles jusqu’en 1996

 

JHBC

14. 01 21

Publié dans ASTROLOGIE, sociologie | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn Histoire du fédéralisme en milieu astrologique IIe Partie. Le facteur juif.

Posté par nofim le 14 janvier 2021

 

Jacques  HALBRONN

 Histoire du fédéralisme en milieu  astrologique  IIe Partie. Le facteur  juif.

 

Le  lecteur sera peut être  surpris que l’auteur se positionne à la fois comme observateur et comme acteur, ce qui tient à sa démarche ethnologique, consistant à être à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du terrain étudié, dans les affaires contemporaines. Ne pas le faire serait d’ailleurs se condamner à  effectuer un travail de seconde main lequel n’évite aucunement les positions partisanes.

On ne peut appréhender la vie astrologique dans l’Europe du XXe siècle sans tenir compte des structures supranationales. Avant la Première Guerre Mondiale, la France fut sous influence britannique  avec la parution des petits volumes du groupe d’Alan Leo, traduits en français (‘Reprint Trédaniel 1987, à notre initiative) et on lira à ce sujet notre étude consacrée à la Société Astrologique de France (en ligne sur SCRIBD  et La Vie Astrologique il y a 100 ans, Trédaniel 1992. Après la « Grande Guerre », c’est l’Allemagne qui va prendre le leadership notamment à partir des années Trente et spécialement pendant la période nazie. C’est ainsi que les congrès de Bruxelles  1935 et de Paris 1937  (à la Mutualité) s’inscriront dans le cadre d’une Fédération Internationale des Astrologues Scientifiques contrôlée par le Dr Hubert Korsch depuis Dusseldorf  (cf Herbais de Thun Encyclopédie du Mouvement Astrologique de langue française.(Bruxelles 1944) d’où leur intitulé de II et IVe Congrès Internationaux (cf la  revue Zenit, à la Bibliotheca Astrologica,  bientôt en ligne sur la Bibliothèque Astrologique numérisée  et les Actes des Colloques de 1935-37 dans les mêmes conditions).  La découverte de Pluton en 1930  excitera les esprits des astrologues allemands, Pluton annonçant un nouvel ordre du monde! . Le texte de Brunhubner paraitra dès 1937 en français et ressortira   en 1953, l’année du congrès de Paris présidée par la Comtesse autrichienne Wassilko Serecki (cf La Vie Astrologique. Années trente cinquante, Ed Trédaniel 1995)

On s’intéressera surtout ici  à la situation au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale  à commence par la situation liée aux congrès de Paris et de Strasbourg 1953-54. Il apparait en effet que l’influence allemande aura perduré jusque dans les années Cinquante comme en témoigne le Congrès de Paris qui s’intitule VIIeCongrès International d’Astrologie.   Paris, Centre International d’Astrologie. Pierre Rouland éditeur) Dans leur présentation André Barbault et Roger Knable précisent d’entrée de jeu « Nous rappelons qu’il fut organisé par le Centre international d’Astrologie , l’Oesterreischische  Astrologische Gesellachatt et la Federation  für klassische Astrologie »(cf Astrologie Moderne  n°10), cette dernière étant parfaitement allemande née en 1951 ( https  dans la continuité  d’une  lignée remontant au début du siècle (://www.astrologenverband.de/ Il reste que la septième édition reprenait la suite des congrès des années Trente. étant entendu que l’on est ici dans une optique fédérale et international avec pour précédent le congrès de Paris de 1937,  en pleine période nazie, le souvenir de la guerre n’étant pas très lointain en 1953.  Et cella vaudra pour celui de Strasbourg dans la foulée, ville qui avait été annexée quelques années plus tôt. D’ailleurs, une grande part des participants étaient germanophones.. Rappelons que nous sommes à l’époque de la création du Marché Commun à six membres (France, Allemagne, Italie, BENELUX), avec en perspective le Traité de Rome de 1957. Autrement dit,  on est ici en présence d’une série de Congrès à initiative allemande puis austro-allemande, entre 1931 et 1954,. ( sur le  nazisme  et les  astrologues, cf  Georges Antarés. Ce que peut l’astrologie pour l’Humanité. Ed Flandre), pp. 185 et seq, Ellic  Howe Le monde  étrange des astrologues,  trad. de l’anglais, Paris, Robert Laffont)

Il semble que ce processus fédérale ait fait long feu par la suite, malgré la réitèrration à Strasbourg d’une Fédération  Intetnationale des Astrologues Scientifiques soit dans les mêmes termes qu’avant guerre. Il serait intéressant d’étudier les filiations  autour des associations allemandes en activité par la suite sises  à Wuppertal  et à Aalen,  et des astrologues qui participèrent à leurs congrès et publications.. Le fait est que l’on ne trouve plus d’interférence manifeste de leur part dans le monde francophone, dans les années soixante et suivantes.

La question au centre de notre étude  concerne la prise de relais  fédéraliste et international  au cours des soixante dernières années  en Europe et particulièrement dans le monde francophone, d’où le titre de notre travail qui pourra intriguer. Rappelons tout de même que le second conflit mondial fut souvent présenté fans la perspective d’une confrontation  entre nazisme et judaisme.(cf certaine couverture de la revue belge Demain)

Force, en tout cas, est de constater que durant une vingtaine d’années, en gros entre 1954 et 1974 aucun congrès national ou international ne se tint à Paris, ce qui montre bien que sans le support   germanique, les congrès susnommés n’auraient probablement pas eu lieu! Il convient ici en effet de préciser que si ces congrès  bénéficièrent d’une logistique locale, il n’en reste pas moins que celle-ci devait avoir été mobilisée pour la circonstance, la preuve étant que le Congrès de Paris de la fin d’année 1953  ne connut pas d’autre édition, ce qui tendra à se vérifier pour les décennies suivantes

La thèse que nous soutiendrons ci après concerne le rôle judaique dans la poursuite d’un  certain fédéralisme à partir des années soixante dix et plus précisément à partir de 1973, lorsque Jacques Halbronn accéda au poste de Vice-Président du Centre International d’Astrologie (CIA), du fait de certains troubles au sein de cette association parisienne liés à la démission en  68 d’André Barbault du bureau du CIA, au sort de la revue L’Astrologue etc. A partir de cette date,  Halbronn, âgé de 25 ans, lors de son entrée en fonction, prenant la direction de la revue Trigone,  va devenir un élément essentiel de la vie astrologique francophone voire européenne. Or, Halbronn  est comme on dit d’origine juive  et avait effectué  un important séjour en Israel dans les années 67-69, au point de devenir quasiment bilingue français hébreu. Dès le début des années 70, il avait fréquenté  les congrès astrologiques, en Angleterre,  en Allemagne (Aalen), en Belgique (Bruxelles) et aux Pays Bas et c’est ainsi qu’il avait pris contact avec l’ISAR, International Society for Asytological Research pour que se tienne en 1974 à Paris, un congrès international. Mais cette fois, cet événement ne  fut nullement sans lendemain! En fait, ce congrès ne fut pas au niveau français le seul fait du Centre International d’astrologie  puisque son ex-vice président, – statut qu’il avait perdu quelques mois plus tôt , du fait d’une sorte de coup d’Ettat,  Jacques  Halbronn, avait obtenu d’y associer  ses Journées Internationales Astrologiques de Paris, sous le nom desquels il organisera une série de congrès. La quatrième de couverture de ses Clefs pour l’Astrologie (Seghers 1976) le rappelle.  Halbronn  avait réussi à l’occasion à rapprocher deux entités qui  avaient fait sécession avec le CIA, à savoir le CEFA de  Jean-Pierre Nicola  et le GERAS  de Patrice Louaisel.

C’est ainsi qu’Halbronn, au sein d’une nouvelle structure dès juin 1975 lancera la date d’ un nouveau congrès parisien pour le mpos de décembre de la cette même année, suivi d’autre  tout au long de l’année 1976 (cf la liste in Guide de la Vie Astrologique. Trédaniel 1984)., à Paris mais aussi à Reims en novembre. On trouvera la liste des participanyts ans l’ouvrage susnommé et on renverra à l’Enquéte de Victot Bouvies, parue dans des numéros des  Cahiers Astrologiques de 1976, auprès des astrologues gravitant autour des dites rencontres. On y notera la présence de Gustave Lambert Brahy, animateur du Congrès de Bruxelles 1935, et responsable de la revue Demain  comme un marqueur de continuité ainsi qu’Adolfo Lopez, représentant d’une astrologie espagnole sortant à peine du franquisme et d’ailleurs la revue de Halbronn,  Grande Conjonction,  comportera un volet en langue espagnole.. Halbtonn maitrisait d’ailleurs aussi bien l’anglais et l’allemand que l’italien et l’espagnol. Le Congrès de Lille, en 1978,  près de la frontière belge mais aussi  à proximité de l’Angleterre, verra la création d’une Fédération Internationale regroupant l’INAC (Institut Ntaional d’Anthropocosmologie  de Liége,  une délégation espagnole,  le GERASH représenté par sons président en exercice Denis Labouré (cf la photo de groupe dans le Guide de la Vie Astrologique), le Collége Astrologique de Metz de Pierre Heckel,   et la présence de l’Anglais Geoffrey Cornelius et la responsable de la Kosmobosophische  Gessellschaft dEdith Wangemann.  Certes, Halbronn  avait -il obtenu , comme il se devaitt l’appui d’un groupe local (CERCLE de Egé) mais il ne s’agissait plus du tout d’une initiative étrangère comme par le passé. Un tel scénario devait se répéter maintes et maintes fois jusqu’en 2016, qui voit la fin (provisoire) des rencontres du MAU tant en France en un grand nombre de villes,  qu’en Belgique, en Suisse, en Grèce, en  Israel, en Angleterre, au Luxembourg,   en Argentine (pays de naissance de sa mère),  jusqu’au Québec. (cf les Guides successifs jusqu’en 2006 et les vidéos en ligne sur la chaine You Tube Teléprovidence Subconscience) Ajoutons à partir de 1978, une synergie de fait entre la British Association et le MAU,   ce dernier organisant le plus souvent un congrès juste avant ou juste après celui des Britanniques; ce qui permettait aux astrologues américains de faire coup double.  Furent ainsi diffusées le  week end  suivant, outre Manche, les résolutions sur  l’enseignement astrologique prises  à Paris,  et en 1981, le MAU organisera un Congrès à Londres  A  titre de comparaison, lisons ce texte de Gustave Lambert Brahy paru dans les Cahiers Astrologiques de novembre-décembre 1962 :Congrès  astrologique mondial en 1963? qui  témoigne de l’inertie du monde  astrologique francophone en matière de congrès, dix ans après le congrès de Paris. Cela  dit Brahy finira par organiser son congrès à Brucelles en 1971 auquel nous assistames qui devança de trois ans celui de  Paris en 1974.  En 1980, le MAI  tint un congrès à Bruxelles qui vit la naissance d’une Fédération Française des  astrologues de langue français.

Certes, l’on peut toujours isoler chaque cas comme relevant chaque fois de quelque initiative locale dont aurait profité Halbronn mais qui ne voit la mise en oeuvre d’un plan général, dont le centre décisionnaire est bien ce Juif et ce des décennies durant d’autant que le plus souvent rien ne sera plus organisé dans les lieux en question, du moins pour ce qui est de la province française écumée de façon systématique et en quelque sorte cartographique. dans tout l’hexagone  y compris les zones francophones limitrophes, de Lille à Nice, de Toulouse à Rennes, de Montluçon à Dijon,  de Tournai à Lausanne,  d’Angoulème à Metz.,  du Havre à Strasbourg,  de Reims  à  Rouen  , de Nantes  à Saint Maximin, d’Orléans à Lyon. de Toulon à  Amiens  etc..sans oublier les rencontres parisiennes comme celles qui associa le MAU au CURA de Patrice Guinard , en l’an 2000  -lequel avait mis en ligne son CATAF (le catalogue alphabétique des textes astrologiques français) ou celles de 2004 dont le caractère  fédéral était évident, même si cela ne fit pas l’objet de déclarations formelles  tant   il semble que la fédération  doit être un fait observable et non un projet sans véritable contenu. Chaque fois, comme par hasard, comme dénominateur commun à un tel pluralisme le même personnage,le  Juif jacques Halbronn.. Il importe de signaler en parallèle l’existence de réseaux, comme le RAH  (Réseau d’Astrologie Humaiste) ou le COMAC  (Centre d’Organisation du Mouvement d’Astrologie Conditionaliste) qui diffusent une certaine pensée en divers centres locaux -avec la tenue de congrès à Paris), ce qui ne correspond pas à ce que nous entendons par  fédéralisme . Pour nous, il ne s’agit pas tant de créer des structures que d’intégrer celles qui existent. Signalons aussi la Fédération des Astrologues Sidéralistes (FAS) de Marie Delclos.

De facto, l’oeuvre fédérale d ‘un Korsch  avait  bel  et bien rouvé son relais à partir des années soixante dix en ce personnage  qui, par ailleurs avait publié  dès  1976  le  volume Astrologie dans la Collection Clefs de Seghers mais aussi l’article Astrologie de l’Encyclopaedia Universalis. Son rapport au judaisme est par ailleurs indéniable : en 1977, Halbronn publie les traités d’Abraham Ibn Ezra, chez Retz, en 1985 Le Monde Juif  et l’Astrologie, chez Arché, qui est sa thèse en Etudes Orientales soutenue en 1979 En 1978, Halbronn fonde le Cercle d’Etudes et de Recherche sur l’Identité Juive (cf la collection numérisée sur la plateforme SCRIBD), En 2002, il  publie un diptyque Prophetica Judaica Aleph sur Nostradamus  et  Beith sur les Protocles des Sages de Sion.. (Ed Ramkat, Feyzin 69) à partir de sa thèse d’Etat, Le texte prophétique en France (Presses Universitaires du Septentrion, 1999) D’ailleurs, Halbronn passa le premier semestre de 1976, en Israel, dans le cadre de la préparation de son doctorat et  anima le MAU à distance, depuis  Jérusalem,  en sa première année d’existence. Toutes proportions gardées, l’on pense au rôle majeur  du   juif américain Milton  Friedman, prix Nobel d’économie en 1975. Il ne s’agit pas ici de dire si cet impact aura été ou non positif mais d’observer qu’il aura exercé  un effet socialement structurant car rien n’est pire que le morcellement lorsqu’il perdure.

Mais  quid de son impact au niveau international.? En 1979, Halbronn lance la Fédération International Méditerranéenne d’Astrologe (FMA), à Nice, à 1980, dont le siège est fixé à Milan,. Citons aussi  Bruxelles, où nait une Fédération Internationale d’Astrologues de Langue française  (FIALF)  avec  Charles Aubert  (Suisse)  Jacques de Lescaut (Belgique) , Jacques  Halbron et  Denis Labouré (france), Jean-Nicolad Scheuer -Luxembourg  qui réunira l’année suivante notamment  les représentants du GERASH (Labopuré, Charvet)   du MASR (Mouvement Astrologique de Suisse Romande (Francine Mercier)., Collége Astrologique de Metz (Heckel)  Tut cela aura été enregistré, photographié, filmé (cf la Collection sur Face Book  Album photo des astrologues, à partir des  archives de  la Bibliotheca Astrologica)  Halbronn coache également Denise Daprey pour sa Fédération des Enseignants en Astrologie (FEA, 1985). En 1978, Halbronn avait organisé un  congrès international de l’enseignement astrologique, à Paris  avec le soutien du Congress of Astrological  Organisations de l’Américain Al Morrison ( cf la revue CAO Times, à la Biblioteca Astrologica)),  dont il sortira une résolution reproduite dans le  Guide de la Vie Astrologique tout comme la réponse du Congrès de Paris  de 1975 au Manifeste des 186 rédigé par Brahy et Ruperti.

Halbronn organise ainsi le premier congrès helvétique d’astrologie, avant les Congrès de Lucerne et de Zurich. des années 80 animés par un  Claude Weiss qui avait participé aux rencontres de Genéve. et  franchit carrément la Manche en 1981 pour réunir l’élite britannique à Londres avec John Addey  et  Julia   Parker.  En 1984, Halbronn   organise  avec un support local  un colloque en Histoire de l’Astrologie dans le cadre du prestigieux Warburg Institute, il publie à cette occasion un Répertoire des historiens de la question. Comment, par ailleurs, ne pas percevoir des calques de l’oeuvre organisatrice  de Halbronn chez certains leaders du milieu astrologique dans les années 90? Rappelons que très tôt le Mouvement Astrologique Universitaire va se changer en Mouvement Astrologique Unifié et Union et Fédération sont synonymes.  De fait, on ne saurait juger le MAU en tant qu’association parmi d’autres mais bien comme une structure fédérale  coiffant toutes sortes de mouvements locaux. En ce sens, il est vrai,  le MAU ferait quelque peu penser au FBI (Federal Bureau of Investigations)  luttant contre l »enclavement de telle ou telle association, ce qui a pu le conduire à des effets de déstabilisation. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.  Avec la parution de ses Guides  entre 1981  et 2006, Halbronn  rassemblait  l’ensemble de ses activités et de ceux qui y participèrent, et constitua une mémoire précieuse relayée par une considérable somme de vidéos en ligne sur la chaine You Tube citée, à partir de 2008, concrétisant  la dynamique de TV Urania de Roger Héquet auquel il avait fourni toute une série de films dont le congrès de 2004..

D’aucuns diront que nous avons exagéré la dimension judaique de l’action fédérale de Jacques Halbronn. De fait,  avant lui, les Juifs auront été fort peu nombreux à investir le milieu astrologique. On pense à un Henri Selva (alias Vlés) au début du XXe siècle? Incontestablement l’on a avec Halbronn un exemple emblématique de l’apport d’un seul élément juif au sein d’un milieu professionnel, ce qui se caractérise par un refus des limites spatiales.. On a du mal à  imaginer ce qui se serait passé si le jeune  Halbronn âgé de 20  ans,  n’avait pas atterri  dans les années soixante dans ce milieu. On nous objecter qu’une hirondelle ne fait pas le printemps et que toute notre démonstration repose sur un seul personnage mais tel est  justement tout l’enjeu  et ce qui rend le phénomène particulièrement repérable.

Le  coup de pied de l’âne,  Patrice Guinard ‘CURA: dans son Manifeste  sur l’Astrologie : « Il est donc inutile de singer les modes d’organisation des savoirs institutionnalisés et de revendiquer une reconnaissance de pratiques douteuses par les autorités socio-culturelles, au moyen d’assemblées, de colloques, d’associations, de fédérations et de « codes de déontologie », qui favorisent par ailleurs la prolifération de petits jeux de pouvoir. »

 

 

JHB  14. 01  21

 

 

En annexe

L’image des astrologues dans la presse francophone (1953 -1985)

par Jacques Halbronn

 

Nous avons constitué, au fil des années, un corpus d’articles, de coupures de presse sur plusieurs décennies, notamment à l’occasion de congrès et autres rencontres astrologiques dont une grande partie eut d’ailleurs lieu à notre initiative. Il apparaît que ce type d’événement est l’occasion providentielle pour les journalistes de s’interroger et d’interroger autour de cette discipline assez particulière et intrigante. Un filon que nous n’avions pas su jusqu’à présent exploiter. Bien évidemment, nous ne donnerons que des extraits de ce type de matériau, nous réservant ultérieurement la possibilité de le numériser dans son ensemble.

Nous fournissons ci dessous un premier balisage que nous étofferons par la suite. Mais ce qui nous frappe singulièrement, c’est quand même l’écho de la prévision des astrologues pour le début des années 80, telle qu’elle apparaît lors des colloques de septembre 1974 et février 78 et dont on sait qu’elle sera démentie. Le Congrès de septembre 1974 aura été fortement marqué par une telle perspective. On notera l’absence de congrès français entre 1953-54 et 1974.

 

VIIe Congrès International d’Astrologie Paris, La Mutualité

31 12 53 Combat « Les étant en guerre, nous ne saurons que l’an prochain de quoi sera fait 1954 Article de Marcel Bondy

 

31 12 53 Samedi Soir 70 hommes se penchent sur l’astrologie

Photos en médaillon du Colonel Maillaud, président de la Société Astrologique de France etc Photo du bureau du Congrès . Avec Zoé Wassilko Serecki, Arnould de Grémilly etc Georges Moinard La Villedieu à la tribune. Dessin humoristique sur le Sagittaire

03 01 54 Gilet Rouge, Soleil blanc et lune noire au Congrès International des astrologues

Caricatures d’Arnould de Gremilly et de la Comtesse Zoé Wassilko, Colonel Maillaud article signé Cara.

08 01 54 La Dépeche du Midi

«  Au lendemain du VIIe congrès International de l’Astronomie (sic) ‘L’astronomie (sic), science royale »

Ici Paris 17 01 54 Pour 300 astrologues réunis à Paris,  l’an 2000 marquera le triomphe de leur savoir déjà favorablement influencé par le Verseau

29 septembre 1974 Le Journal du dimanche

Alerte dans le ciel pour 1990. Les plus grands astrologues réunis à Paris sont tous d’accord. Ils s’attendent à une catastrophe. Ça commencera à être très critiques à partir de 1983

En espagnol Lo advierten los futurologos en el Congreso de Paris

Mardi 2 octobre 1974 Le Canard Enchainé

Quand le Président se tait les astrologues se taisent

 

9- 11 décembre 1975 Au Congrès d’astrologie d’Automne Organisé par le Mouvement Astrologique Universitaire sous la présidence de Jacques Halbronn , au FIAP

Photo Jacques Halbronn,

En espagnol , article de Adolfo Lopez 28 12 75 Solidaridad Nacional

Respuesta el Manifesto de los 186

traduction espagnole du texte adopté à Paris

 

septembre 1977

L’Autre Monde « L’autre monde et le MAU vous offrent les clés de ‘Ere du Verseau  Un Congrès d’astrologie pas comme les autres ».

 

Congrès MAU « La grande conjonction ‘ FIAP, février 1978   « 21 de junio de 1982. La gran catastrofe / Ese dia ocho planetas se encontraran en perfecta alineacion con respecto a la Tierra Article de Rafael Lafuente ‘ Colombet como Barbault, como todos los astrologos serios esta preocupado por las configuraciones planetarias de los anos 1981-82

Paul Colombet : «  Barbault y yo creemos que una guerra mundial sera dificilmente evitable. « 

Photos Jacques Halbronn, R. Lafuente

 

19 juin 1978 Nice Matin

article de Vincent Tivoli

Sous la photo avec Danielle Fournier (RMC)  le mage de Bargemon, Guy Jourdan, Jacques Halbronn, Alexandre Ruperti face au public Autre photo avec l’Allemand Christian Meier Parm

« Elisabeth Teissier au colloque de Saint-Maximin « Il vaut mieux une mauvaise astrologie que rien du tout »

Nord Matin 9  12 78

Le temps d’un congrès, les astres se donnent rendez vous à la halle au sucre. En astrologie comme ailleurs, l’ordinateur est roi.

Photo : on reconnaît Denis Labouré, Jacques Halbronn, Blanca Hernandez Lupion Pierre Heckel

 

01 09 79 La Suisse

Premier congr-s en Suisse Romande L’astrologie ; et si c’était sérieux. Photo : Jacques Halbronn « chercheur du CNRS »

9-15 juin 1980 Au Centre universitaire protestant. Séminaire international d’astrologie Il est organisé par le Groupement astrologique de Suisse Romande et des Provinces françaises limitrophes sous le patronage du Mouvement Astrologique Unifié de Paris

Orne Metz 7 novembre 1982

Congrès International de Metz. La « science des astres » sur les bancs de l’Université.

Photo « une nombreuse assistance à l’amphithéatre n°2

Photo ; Les trois premiers conférenciers Au centre M . Heckel, président fondateur du collége astrologique de Metz, M  Jacques Halbronn, Président du mouvement astrologique Unifié, , M. Alain Vassy, ancien secrétaire général de la Chambre de Commerce et d’industrie de Saint Dié et actuellement directeur général adjoint de la société informatique « Alsy »

La dépeche du Midi Toulouse Actualité. 13.12 82

Dépasser les querelles des chapelles

Etre astrologue chez Descartes. L’astrologie est une science, pas une magie/Dur à faire accepter au pays du rationalisme

Astrologie mode d’emploi. Les enfants de Nostradamus sont en congrès jusqu’à dimanche. Au « Pharaon » bien entendu.

Photo ; les deux organisateurs du congrès des astrologues ; M.. Alain Kieser M. Jacques Halbronn

31 juillet 1983 Congrès international d’astrologie à la Coupiane ( La Valette, près de Toulon)

Deux photos Jacques Halbronn, Guy Jourdan, Daniel Renard etc

Presses Océan 01 08 83 L’astrologie à Nantes. Un congrès en septembre. Sur l’initiative d’une association parisienne, le MAU et en collaboration avec une association nantaise l’ADREA

Le Parisien 25 octobre 1983

Le cours des astres. La faculté d’astrologie de Paris

Article de Marie-Aline Janneau

Votre Avenir Mars 1984 Congrès de Lucerne. L’astrologie se montre en Suisse

Photos médaillons Liz Green, Alexandre Ruperti, Claude Weiss co organisateur du Congrès L’astrologie au Xxe siècle

Photo de groupe; R. Idemon C  Weiss, Bruno Huber, Jacques Berthon ; A Ruperti, Michel Gauquelin, Danièle Rousseau, Joelle de Gravelaine, P. Niehenke etc

Midi Libre 26 09 84

Rendez vous de l’étrange au Cap d’Agde qui devient capitale des sciences occultes

Le Parisien 02. 01 85 Article de Yolain de la Bine.

Elle a aujourd’hui sa fédération. L’astrologie croit en son étoile. Photo de Jean Pierre Nicola

Avril 1985 Science et Astrologie au Palais des Congrès

Photo Danièle Rousseau, J. de Gravelaine, Fernand Schwartz, A Ruperti, Y. Lenoble etc

 

13 juin 1985 La République du Centre

 

Astres à vendre. Dans le cosmos des sciences occultes, l’astrologie se porte comme un charme. Etes vous branché sur le langage et les rythmes planétaires ? Orléans sous les signes du Zodiaque Un attrait pour l’irrationnel.

11-15 Décembre 1985 L’Expansion* » Symbolium » , c’est le nom du premier forum de symbolisme et d’astrologie qui vient de se tenir à Cannes. Photo de Daniele Rousseau

Sources. Forum Astrologie et symbolisme. L’astrologie s’est voulue Star article d’Alain Chevillat

Photos ; Joelle de Gravelaine, Daniéle Rousseau, André Barbault, Alexandre Ruperti

Vous et votre avenir L’autre « festival de Cannes »

« Une photo de famille aux marches du Palais » On reconnaît Marielle Garrel, Jacques Halbronn, Gérard Sabian Jeanne Elazard ; André Bourquerod,

En médaillon : Joelle de Gravelaine et Alexandre Ruperti

 

 

JHB

11. 02 21

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, NOSTRADAMUS, sociologie | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Histoire du fédéralisme en milieu astrologique Iere partie

Posté par nofim le 12 janvier 2021

 Histoire du fédéralisme en milieu  astrologique   Iere partie

 

par  Jacques Halbronn

 

Disons d’entrée de jeu qu’au regard de la méthodologie sociologique  nous distinguerons entre fédéralisme de droit  et fedéralisme de fait. Autrement dit,  le seul critère juridique ne saurait suffire à décrire et à appréhender la problématique fédéraliste car le Droit  tend plus à se projeter dans le futur qu’à décrire le passé,ce qui le rend suspect à nos yeux car il peut impliquer un déni du passé! Créer une fédération officiellement, c’est laisser entendre que le processus fédéral  aurait besoin d’une telle déclaration pour exister. Bien évidemment, le cas du milieu astrologique n’est qu’un exemple. En fait, le fédéralisme  est un nomadisme omniprésent  constituant une menace pour les associations sédentaires localisées

L’observateur du milieu  astrologique qui ne s’attacherait qu’aux formulations  explicites, à savoir la mention du mot Fédération appauvrirait singulièrement son terrain. Cela dit, nous commencerons par  une recension de l’usage de ce terme pour ensuite  en montrer toutes les limites.

I  De l’usage du mot Fédération

A partir des années trente, toute une série de congrès  se tiennent en Allemagne, en Belgique et en France et les Actes des Colloques de 1935, 37  et 53,dans le cadre d’une  » Fédération Internationale des Astrologues Scientifiques » (FIAS) à Wiesbaden, Bruxelles Dusseldorf,, à Paris  (cf  les Actes des Colloques de 1935 (IIe Congrès  International d’Astrologie Scientifique), 37 (sous le titre L’Astrologie Scientifique Actuelle »  et 53),. et cela se poursuivra dans les années cinquante, après la Guerre. Le centre du projet est en Allemagne (cf la revue « Zenit » du Dr Hubert Korsch à la Bibliotheca Astrologica et prochainement à la Bibliothèque Astrologique Numérisée) L’on notera que le vecteur d »une telle Fédération est l’organisation  de  Congrès d’Astrologie « Scientifique » et, dans la foulée, la parution d’Actes. Autrement dit, pas de Fédération vivante sans mise en oeuvre régulière d’évenements c’est à  dire  de rassemblements. Notons que le nom complet de la SAF était Société Astrologique de France pour le développement de l’Astrologie Scientifique ‘(Cosmobiologie) A  Bruxelles, lors du Congrès de 1935, il fut même question d’une « Fédération Internationale des Sociétés Astrologiques du monde entier ». Il semble donc que la formule « ‘Astrologie Scientifique » ait été alors  puissamment revendiquée (Wissenschaftlich Astrologie), formule chère à Choisnard auteur de .Langage Astral (Traité sommaire d’Astrologie scientifique) et directeur de la revue Influence Astrale revue d’astrologie scientifique.

A titre documentaire, ci dessous un communiqué trouvé   dans la revue belge Uranus °9  Octobre 1936

  sous le titre Le Mouvement Astrologique; « Le Congrès (de Bruxelles)    étudia  entre  autres  la création d’une Fédération  belge des  astrologues scientifiques (…)

A l’issue du Congrès de Dusseldorf  1936 salué par un télégramme du chancelier Hitler , il fut décidé à l’unanimité  de fonder une Fédération  internationale des  astrologues scientifiques dont le siège   sera fixé provisoirement à Dusseldorf  et la Présidence confiée  au Dr  Korsch, représentant officiel  du mouvement astrologique allemand  Cette Fédération  aura pour mission  de chercher à obtenir  également en  dehors d’Allemagne la reconnaissance officielle ou le  controle  de l »astrologie  et d’organiser l’enseignement de celle ci et de telle  façon que le  titre d »astrologue  scientifique puisse être conféré  sur une  base  uniforme  et donnant toute garantie dans tous les pays »

A partir des années 1970, la relève sera le fait de l’ISAR, International Society for Astrolgical Research, fondée par l’australienne Julienne Mulette (Sturm).

 Des congrès auront notamment lieu à Aalen en Allemagne (RFA) en 1971  et à Paris en 1974.  Des responsables locaux seront nommés correspondant peu ou prou à leur représentativité locale comme cela se pratiquait dans le cadre de la Fédération de Korsch sus nommée. (cf la revue américaine Kosmos, organe de l’ISAR)  Cela dit  existait aux USA  l’AFA, l’Américan Federation of Astrologers (cf leur bulletin  à  la Bibliotheca Astrologica et bientôt à la Bibliothèque Astrologique Numérisée)

En 1944 paraitra à Bruxelles l’Encyclopédie  du Mouvement Astrologique de Langue Française d’Herbais de Thun.(Ed de la Revue Demain, exemplaire à la Bibliotheca Astrologiica, ouvrage qui constitue une mine d’informations pour notre sujet et notamment son chapitre   XV intitulé « Fédérations ». Bien évidemment, cet ouvrage de 1944 ne saurait nous renseigner sur les années cinquante  qui marquent tout de même une certaine continuité puisque le congrès de Paris de 1953  poursuit la numérotation d’avant guerre. Selon la dite Encyclopédie, c’est en 1935 à Bruxelles que la structure  se sera formalisée. A Strasbourg en 1954, lors d’un congrès, fut relancée l’idée d’une Fédération Jnternationale des Astrologues Scientifiques. Mais il faudra attendre une quinzaine d’années  avec la création de l’ISAR pour que l’on retrouve une certaine dynamique dont Paris profitera, comme on a dit en 1974, bien que des Actes de Colloque n’en soient point sortis.

Abordons à présent le probléme sous l’angle strictement francophone. A la suite du Congrès de Paris de 1953 intitulé VIIe Congrès International d’astrologie (mais sans la mention « scientifique »), celui de 1937 ayant été le IVe,donc dans la lignée des congrès de la Fédération d’avant guerre, fut lancée une Fédération Française d’Astrologie réunissant trois associations, le Centre International d’Astrologie (autrefois Scientifique (CIAS), ce qui le reliait plus expressément à la Fédération de Korsch), le Collége Astrologique de France (sur son fondateur, cf Didier Racaud,L’astrologie des Initiés, selon Dom Néroman, 1965, pp. 1-25)

et la Société Astrologique de France avec présidence tournante, le premier président étant André Barbault et c’est d’ailleurs, cette structure qui organisa le congrès de Strasbourg (sans Actes de Colloque), quelques mois plus tard, lequel congrès n’en était pas moins international puisqu’il en émana à nouveau, comme on a  vu, le retour d’ une Fédération Internationale.la dite Fédération Française  semble bien avoir fait long feu tant structurellement que pratiquement. L’on peut en revanche parler d’une forme de synergie entre le CIA et la revue les Cahiers Astrologiques de Volguine à la fin des années Cinquante; jusqu’à la création en  68 de la revue L’Astrologue, née au sein du CIA.

 On peut parler avec le Congrès de l’ISAR de 1974 à Paris d’une  véritable onde de choc qui inaugure l’ère des congrès astrologiques en France ininterrompue jusqu’à ce jour et – ce qui est plus complexe à analyser – la question des fédérations.  Dans un premier temps, les congrès vont être l’occasion de projets fédératifs tant au niveau national, francophone  qu’international  ‘(cf le Guide de la Vie Astrologique, Paris, Trédaniel, 1984) On pense notamment aux déclarations et résolutions  en bonne et due forme dans ce sens, à Lille en 1978 (avec entre autres Denis Labouré, alors président du GERASH),  à Nice en 1979, à Bruxelles en 1980 (débouchant sur la réunion de Luxembourg, l’année suivante) concernant notamment les liens entre la France, l’Espagne, l’Italie, Israel,  la Grèce, l’Allemagne, la Suisse Romande, la Belgique wallonne (avec l’INAC (Institut National d’Anthropocosmologie de Jean Hoyoux), la France elle même étant représentée par le MAU, le Collége Astrologique de Metz (de Pierre Heckel),et le GERASH. avec des observateurs britanniques.

A partir des années 80-90 le terme de Fédération ne correspondra plus à la réunion de plusieurs associations, qu’il s’agisse de la FFA, sigle déjà apparu en 1953-54 , lequel sigle se lit désormais Fédération Francophone d’Astrologie, de Daniele Rousseau. Ce type de fédération semble viser les astrologues individuellement par dessus la tête des associations que l’on ne cherche plus à réunir  ou qui n’entendent pas ou plus se « fédérer » entre elles. Signalons des changements de terminologie assez significatifs: en 1975, le Centre International d’astrologie change son nom en Société Astrologique de France puis en Société Française d’Astrologique, et en 1986 le Groupement d’Etude et de Recherche en Astrologie Scientifique et Humaine (GERASH)  laissant  la place à des formules plus restreintes au Centre d »Etude, de Recherche et de Documentation Astrologique (CEDRA)Une autre Fédération voit le jour peu après, à savoir la FEA, Fédération des Enseignants en Astrologie de Denise Daprey. Ces deux fédérations organisent à leurs débuts l’une un Congrès en 1984 à Cannes (sans Actes), l’autre en 1985 à Orléans (cf ses Actes, à la Bibliotheca Astrologica), à Chaumont (Drome) et à Pornic (44) puis en 1996, l’on voit naitre la FDAF, Fédération des Astrologues francophones d’Alain de Chivré  (cf  http://danmartin.free.fr/news/la-fdaf-ne-federe-pas.html), scission du Rassemblement des Astrologues Occidentaux de Robert Jourda, fondée en 1990,  dont le nom était en quelque sorte synonyme de Fédération. Si le RAO se mit à organiser des congrès, cela n’aura pas été l’axe central de l’activité de la FDAF ce qui tient notamment au phénomène numérique Internet permettant à une structure d’exister sans que cela implique une présence des personnes en un lieu donné Cela vaut aussi pour le CEDRA. En pratique,  la FDAF, tout en proposant un code de déontologie professionnel,  ne se veut pas une coordination d’associations pas plus d’ailleurs que les deux autres Fédérations de la précédente décennie et n’organise pas de rassemblement dans ce sens de dirigeants. Toutefois, signalons une réunion interassociative dans le cadre du Congrès FEA d’Orléans de 1985. En fait, il eut été logique – occasion manquée – que la dissolution du GERASH  en1986 s’effectuât au profit de la FEA plutôt que du CEDRA  dont le président Charvet   avait démissionné peu auparavant agissant ensuite en sous main  d’autant que Denise Daprey s’occupait du cercle d’Orléans du GERASH . On lira avec intérêt le récit   édulcoré que donne Charvet de la fin du GERAS(H) sur le site du CEDRA:

« Le GERAS (Groupe d’Etude et de Recherche en Astrologie Scientifique), auquel le H pour Humaine ou Humaniste a été ajouté vers 1982, était constitué de cercles astrologiques locaux : à Paris, Oyonnax (Ain), Grenoble (Isère), Lyon (Rhône), Bourg-en-Bresse (Ain), Saint-Etienne (Loire) puis Strasbourg (Bas-Rhin), Orléans (Loiret). (…). N’ayant pu adapter ses structures à l’accroissement de ses membres, le GERASH connut pas mal de problèmes en 1986, qui aboutirent à sa dissolution volontaire en septembre 1986″  Et en effet, le GERASH  était devenu une sorte de fédération avec ses cercles astrologiques locaux dont les responsables n’étaient pas issus du GERASH.
 A partir de 1990, intéressons-nous à Yves Lenoble (ARRC  Association pour la Recherche des Rythmes Cosmiques et cette fois il y a congrès mais pas Fédération, encore que le Salon qui fait couple avec les Colloques, regroupe des stands associatifs  au Palais des Congrès de la Porte Maillot, Paris, en face de l’Hotel Méridien où s’était tenu le Congrès ISAR de 1974. Des actes de Colloque paraissent annuellement.  On peut y voir une forme de fédéralisme mou.

Terminons notre étude avec le cas emblématique du Mouvement Astrologique Unifié  en nous occupant du fédéralisme de fait propre à la vie astrologique francophone par delà les effets de surface. Ce qui nous semble en effet plus important, c »‘est la démarche descriptive plus que prospective et cela correspond à un changement de méthode de travail et à une refondation de l’idée de fédération. La thèse que nous soutiendrons ici est celle d’un fédéralisme  de fait  qui ne dit pas son nom  face à un affichage fédéraliste qui ne s’assume pas En tout état de cause, parler de fédéralisme des astrologues est une contradiction dans les termes car une vraie fédération ne réunit pas des individus mais des entités, des collectivités..

Dans un compte tendu de notre Guide de la Vie Astrologique, Maurice Charvet, dans la revue Astralis (1985)  organe du GERASH (fondé en aout 74 un an avant le MAU), reproche à son auteur, en l’occurrence le rédacteur de la présente étude, d’organiser des colloques avec l’appui des structures astrologiques locales. Nous lui avons répondu, bien plus tardivement, que  ce qu’il observait était précisément une dynamique fédératrice.Il y a donc là une sorte de malentendu. Le fait que nous ayons, dans le cadre du Mouvement Astrologique Unifié,  un grand nombre de congrès tant en France qu’ailleurs,  est tout à fait comparable à ce que faisait la Fédération Internationale des Astrologue Scientifiques ou à ce que faisait l’ISAR en décentralisant  les activités de façon à quadriller l’espace francophone. L’esprit fédéral implique une collaboration, une logistique locales, quand bien même cela ne serait pas présenté sous le label « Fédération », un label qui peut, on l’a vu, ne rien impliquer de précis. Et en 2004, il y a un quinzaine d’année, le Colloque que nous avons organisé à Paris (entièrement filmé et disponible sur you tube, chaine teléprovidence subconscience) nous apparait comme  celui d’un processus fédéral, au vu de la liste  des participants qui étaient pour la plupart des représentants d’associations et non un public d’astrophiles comme celui qui meublait les Congrès de l’ARRC de Lenoble. Notre démarche  aura en effet  été plus axée vers les responsables et non vers les individus, étudiants, abonnés  isolés des cours, des consultations  et des revues et c’est ce qui distingue l’esprit  fédéral. Nos Guides astrologiques (entre 1981 et 2006) ont eu vocation à rassembler les personnalités du milieu astrologique et sont un outil  incontournable pour la démarche fédératrice, dans la ligne de l’Encyclopédie d’Herbais de Thun

 

 

 

JHB

12. 01 21

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