jacques Halbronn La semence au coeur des relations homme-femme

Posté par nofim le 18 juin 2022

jacques  Halbronn  La semence au coeur des relations  homme-femme   

 

 

La semence, sous toutes ses formes, n’est guère spectaculaire, elle est discrète, risque de passer inaperçue et ses effets ne se manifestent qu’avec le temps, au bout d’un certain temps, si tant est qu’entre temps, en cours de  route, il n’y ait pas eu avortement.  On étudiera d’une part la faculté de semer chez l’homme et de l’autre chez la femme. Il importe d’avoir en tête un tel parallélisme même si la semence des uns ne se présente pas comme celle des autres. 

Il est clair que la semence masculine est un phénoméne bien connu, avéré de longue date, même si cela n’a pas toujours été le cas dans les temps anciens. Au bout de 9 mois, le fruit de ce qui a été semé apparait, du moins pour ce qui est de l’espèce humaine. L’homme est programmé pour se rapprocher des femmes et y déposer sa semence, par le biais des organes génitaux des deux sexes.

En revanche, la semence émanant de la femme est quelque chose de moins connu, de moins mesuré, ce qui crée un certain déséquilibre en ce que cela est moins bien renseigné, attesté. Ne serait-ce que par la matérialité, la substance  de cette semence  est plus impalpable. Mais il nous a semble heureux d’employer le même mot, dans les deux cas, quitte à préciser par un adjectif ce qui les distingue. Et dans ce cas, cette semence pourrait n’être que le propre, le privilége de la « femelle » humaine. 

Il s’agirait pour la femme de « semer » des graines, des germes, dans l’esprit de tel ou tel homme de son choix ainsi que dans sa progéniture masculine.  De même que la semence masculine est à destination du sexe féminin,  la semence féminine concernait les hommes et non les femmes. On pourrait dire que l’homme n’est pas équipé pour  traiter de la semence masculine et que la femme ne l’est pas pour traiter de la semence féminine. Il y a là comme un chassé croisé.

On  n’ignore pas les cas de femmes qui ont su encourager des hommes à se réaliser, à produire. Derrière une réussite masculine sur le plan social, il faudrait chercher la femme, la mère, l’épouse, la soeur, la grand mère, la cousine, l’institutrice etc. Dans les Evangiles, on voit les femmes jouer un certain rôle auprès de l’homme Jésus, de  Marie, sa mère à Marie de Magdaléna (Marie madeleine)   

Il  y a de part et d’autre, un devoir, un impératif de fécondation de l’autre sexe, selon les modalités que l’on vient de préciser. Accepter la semence de l’autre est une façon d’l'honorer. Entendons par là que l’avortement demandé par une femme reléverait d’une forme de déni de l’autre tout tout comme le refus de la part de  l’homme de donner, de confier, sa semence à une femme qui le demande en se contentant de se masturber, gaspillant ainsi cette semence.  Mais cela vaut tout autant en sens inverse, quand une femme refuse d’encourager un homme (un fils, un époux, un éléve etc), de le promouvoir ou quand un homme rompt ce lien, rejette un tel don, fait preuve d’ingratitude. Des traumatismes peuvent venir de tels dysfonctionnements relationnels. Dans le judaisme, une certaine tradition veut que l’épouse permette à l’époux de se réaliser en subvenant aux besoins du ménage.

Nous dirons que le couple doit se constituer en respectant ce double engagement, cette double condition : l’homme choisit la femme pour semer en son corps  et la femme choisit l’homme pour semer en son « âme », sa psyché. L’accomplissement devra donc être la procréation, la naissance de l’enfant, l’accouchement d’une part et de l’autre, l’on parlera de maieutique, qui transpose la problématique sur un autre plan.

On sait que notre modéle ne correspond pas vraiment à certaines revendications « féministes ».  Pourquoi l’homme aurait-il le monopole de la création, abandonnant à la femme celui de la procréation? Mais Antoine Fouque ‘(MLF) ne distingue-t-elle pas entre génitalité féminine et génialité masculine?  La semence, en tout cas, est dotée d’une vertu de génération et il importait de souligner le rôle déterminant de la « semence » au féminin. La femme qui aide l’homme à se réaliser, qui croit en lui, qui parie, investit sur lui, ne fait-elle pas preuve d’un certain génie, d’une forme de prémonition, d’intuition?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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jacques halbronn Astrologie. Quid de la symbolique zodiacale en astrologie?

Posté par nofim le 21 mai 2022

jacques  halbronn  Astrologie.    Quid de la symbolique zodiacale en astrologie?

 

.   Dans son ouvrage sur l’ère du Verseau (à la fin des années trente), Paul Le Cour associe ce signe à Ganyméde, l’échanson des dieux de l’Olympe. Mais Le Cour fait-il le lien avec l’imagerie du Livre des Très Riches Heures du Duc de Berry, lequel met en scène les 12 mois de l’année (cf l’image ci-dessous) où l’on voit toute une société festoyer – réveillonner- au mois de janvier.? Dans le tableau en question, il y  a évidemment des récipients pour les boissons et un personnel pour servir et c’est de là que vient le « verse-eau », l’Aquarius, l’échanson, celui qui verse. En fait il ne s’agit là que d’un motif de l’ensemble, la partie pour le tout. Pourquoi cette scéne figure-t-elle pour illustrer le mois de janvier? Parce qu’en janvier, on ne se répand pas dans la Nature, on reste chez soi, au coin du feu (foyer). Les scénes d’un tel Livre d’Heures représentent non pas un simple cycle météorologique mais la vie quotidienne, de mois en mois. Il serait donc vain de chercher un lien structurel entre la symbolique du mois et celle des saisons, stricto sensu. C’est bien dans la description des activités saisonnières qu’il faut chercher.  (cf notre article « Astrologie » de l’Encyclopaedia  Universalis (1994) et le volume « Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros, 1979).

Un autre exemple concerne un autre signe d’air, les  Gémeaux. l’iconographie de ce signe représente traditionnellement un couple enlacé, ce qui correspond à une tonalité non pas mercurienne (comme le voudrait une certaine lecture de la Tétrabible de Ptolémée, relative aux domiciles des planétes) mais bien vénusienne et ce d’autant plus que le mois  de mai était réputés être celui des fiançailles, du flirt (fleurette) On voit donc que les relations planétes-signes ne respectaient pas  la symbolique des 12  mois de l’année et qu’il ne s’agissait que d’une grille planétaire plaquée sur les 12 mois dans le cadre d’un méta-langage astronomique récupéré par des astrologues, friands de tout ce qui émanait de l’astronomie et ayant adopté  les 12 mois et leurs symboles aux fins de bien désigner le parcours des planètes. En réalité, la série des 12 signes/constellations telle qu’elle nous est transmise par l’astronomie n’a ni queue ni tête parce que cela n’avait aucune importance aux yeux des astronomes, pas plus que le nom des rues d’un quartier de Paris alors même que les astrologues prenaient tout cela pour argent comptant tout comme le nom des planétes! D’ailleurs, le zodiaque ne suit peu ou prou la symbolique des mois, depuis le mois de janvier (Janus, biface)  que jusqu’à la Balance et au Scorpion et au delà. C’est ainsi que tout ce qui traite du porc dans les activités  saisonnières d’automne est bel et bien absent du Zodiaque. Autrement dit, la symbolique zodiacale nous apparait comme un cul de sac et l’on doit résister à une tentation purement iconographique comme c’est la régle pour ce type de littérature.(cf la série du Seuil, celle de Tchou ou de Solar. Nous avons participé aux deux dernières au début des années 80) En pratique, les astrologues se contentent  de se référer au cycle des saisons sans trop s’embarrasser de la série zodiacale.(cf  Albert  Négre, La clef du Zodiaque, préface de A. Volguine) mais ils tiennent tout de même à s’y référer puisque cela donne un caché astronomique à l’astrologie, par le biais des constellations. 

Parmi les tentatives diverses de corrélation, on trouve les 12  Travaux d’Hercule où cette fois figure bien le sanglier (Erymanthe) dont on a vu qu’il était absent de la série zodiacale ou encore l’aigle (de Stymphale), également inconnu au bataillon zodiacale. Signalons encore une symbolique proprement astrologique, bien oubliée de nos jours, celle des maisons astrologiques (cf notre ouvrage   Recherches sur l’histoire de l’astrologie et du Tarot, avec Etteilla, L’Astrologie du Livre de Toth (1785), Paris, Trédaniel, 1993) On y trouve l’Amoureux,  la Roue de Fortune, l’Empereur etc en rapport avec les attributions des maisons)

Nous dirons que la symbolique zodiacale n’est certainement pas matricielle mais terriblement composite et syncrétique. On abordera le traitement de la symbolique zodiacale autour du signe du Sagittaire   dans la série des livrets parus aux Ed du Seuil,  autour  d’André Barbaut, en 1958  et  dans celle des « grands livres » parus chez Sand Tchou, en 1980, sous la signature de Jacques Halbronn et de Solange Dessagne. soit plus de  vingt ans plus tard.   La référence à l’archer (en latin sagitarius)  et au centaure est un passage obligé et en ce qui nous concerne, nous avons largement brodé sur ces thématique à l’instar de l’équipe d’André Barbault, comme en témoigne l’illustration de nombre de pages.  Reconnaissons que cet attachement à une telle iconographie  nous apparait comme assez dérisoire et sans le moindre rapport avec le cycle des saisons. On a dit plus haut que la véritable iconographie saisonnière renvoyait au porc, lequel était  transforme, en vue de l’Hiver, en charcuterie. On peut toutefois considérer l’arc comme renvoyant au boucher dépeçant de son couteau l’animal. Rappelons qu’en astrologie chinoise, l’on trouve le signe du cochon ou du sanglier.(cf supra sur les Travaux d’Hercule) Signalons aussi, comme l’a montré Volguine (Symbolisme de l’aigle), que le signe du Scorpion  est également un archer, l’homme au dard . A noter aussi que la constellation d’Ophiucus (Serpentaire)  recouvre une partie du Sagittaire et notamment celle de notre propre naissance, au premier décembre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry Janvier.jpg — Wikipédia

 

 

bibliographie:  Rupert  Gleadow  Les origines du Zodiaque. Ed Stock,  (trad. de l’anglais)

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Jacques Halbronn Epistémologie. Dialectique du visible et de l’invisible, de la source et de l’aboutissement

Posté par nofim le 28 mars 2022

Jacques  Halbronn  Epistémologie. Dialectique du visible et de l’invisible, de la source et de l’aboutissement 

 

 

 

 L’Humanité semble se diviser entre ceux qui s’attachent au visible  et ceux qui entendent explorer l’invisible. Entre les deux clans, un certain dialogue de sourds, entre démarche apologétique et démarche  archéologique.  Cette dialectique correspond au processus de procréation:  invisibilité de la conception et visibilité de la naissance (cf celle de Jésus et la représentation de la créche de Noël).

En ce qui concerne les défenseurs du « fait accompli », à savoir ceux qui sont persuadés que ce qui nous parvient est le fruit de toute une histoire dont il s’agirait de décrypter, d’interpréter le sens, il suffirait de prendre bonne note du résultat final qui nous est donné à voir à l’image d’un arbre qui n’aura cessé de pousser, de mûrir et dont il faut cueillir et recueillir les fruits.Le structuralisme peut être instrumentalisé dans ce sens, au nom d’une synchronie qui ferait peu ou prou fi de la diachronie;.  D’où la conviction chez la plupart des praticiens et des pratiquants qu’il faut s’en tenir au cours qui aura été suivi dans la longue durée d’autant qu’ils spéculent sur une certaine finalité (téléologie)

Inversement, ceux qui entendent restituer, reconstituer le plan d’origine, de départ – dont nous sommes -  adopteront une approche archéologique (cf l’archéologie du savoir de Michel Foucauld) et auront pour but de faire apparaitre les principes, les fondements, le plan premier qu’il s’agisse de la genése d’une langue, de la formation d’une tradition, d’un corpus, d’une oeuvre etc. On quitte alors la proie du visible pour l’ombre de l’invisible.  Selon nous, la mission du philosophe reléverait de ce dernier cas de figure, ce qui passe par une décantation, un élagage: on sépare le bon grain de l’ivraie.

Nous avons, pour notre part, rencontré bien des résistances dans le domaine des recherches linguistiques. Un de nos mémoires(Université Paris V) fut rejeté en 1989 du fait d’un  rapport  de  Hayim Vidal Sephiha (1923-2019) – pour ne pas le nommer- car notre propos était de restituer l’agencement originel d’une grammaire, quant à sa symétrie, sa cohérence initiale.  Nous avons en effet la faiblesse de croire qu’au commencement d’une entreprise, d’une construction, il y a une volonté d’harmonie, d’équilibre, de logique qui risque fort de se dégrader au fil du temps et que l’historien aurait pour tâche de retrouver; De même, nous avons dénoncé divers effets du syncrétisme consistant à vouloir harmoniser après coup, ce qui est disparate, hybride, notamment en ce qui concerne l’astrologie, la Bible, les Centuries de Nostradamus.

Nous pensons au défunt Patrice Guinard (1957-2021) qui s’evertua au cours de ses dernières années (sur son site CURA.free.fr), à démontrer que la succession- fort aléatoire- des éditions des Centuries correspondait rigoureusement  au projet initial de l’auteur (1503-1566), retardant ainsi d’autant un consensus autour de notre critique nostradamique.(cf notre post doctorat, EPHE  2007) Au fond,  rien à entendre les avocats d’un aboutissement final, d’une consécration terminale, ne serait dû au hasard, à l’emprunt, à la contrefaçon, à l’antidatation. Tout ferait sens!  On observe que dans les deux cas de figure, il y a  quéte d’harmonie, que ce soit  a priori ou a posteriori. On pourrait rapprocher ces deux « écoles » des notions d’équinoxialité  pour l’évolutive et de solsticialité pour l’involutive.(Astrologie EXOLS)

 

 

 

 

JHB  28 03 22

 

 

 

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jacques Halbronn La carence iconographique dans les recherches sur le Tarot et le Zodiaque

Posté par nofim le 1 mars 2022

jacques  Halbronn  La carence iconographique dans les recherches sur le Tarot et le Zodiaque 

 

A l’occasion  d »une relecture d’un volume consacré aux mancies et que nous avions initié en 1978, nous observons, notamment dans les études d’Arnold Waldstein et de Dominique Devie, certaines lacunes dans leur travail consacré aux correspondances symboliques.

 

 

I  Le Tarot et les Maisons 

S’il y a un ensemble dans le champ astrologique qui vaut d’être rapproché du Tarot, ce n’est pas le Zodiaque mais le dispositif des « maisons » astrologiques lequel  est bien moins connu sur le plan iconographique. La plupart des chercheurs ignorent encore que les maisons astrologiques ont eu droit à des images. (cf notre étude 1993, in  L’Astrologie du Livre de Toth. Recherches sur l’Histoire de l’Astrologie et du Tarot, Paris, Trédaniel, 1993, p. 49 et  frontispice) Ainsi, le lien Tarot-Astrlogie serait à caractère iconographique et certains rapprochements sont en effet assez saisissants en comparaison des propositions de nos deux  auteurs/ On notera que Paul Huson( Mystical Origins of the Tarot, From Ancient Roots to Modern Usage, Destiny Books, Vermont, 2004) reprend ou en tout cas recoupe nos travaux datant de 1993 sans nous citerOn trouve cette série dans des documents comportant des sphères concentriques.

 

Selon nous, les comparaisons et les correspondances doivent s’effectuer sur la base des documents les plus anciens. D’ailleurs, le Livres d’Heures (cf notre étude in Revue Française d’Histoire du livre, 2015) auront inspiré le Tarot notamment dans le cas du Kalendrier et Compost des  Bergers, dans sa partie consacrée à l’Enfer. Si l’on considére le cas de la Roue de fortune, on la trouve dans le supplice de la roue des Damnés. 

 

 

II Le Zodiaque et les Mois de l’année 

 Une lacune aussi  fâcheuse tient  à la non prise en compte de l’iconographie des mois de l’année, que l’on retrouve reprise sur certaine cathédrales. Mais la série la plus célébre est celle des Très Riches Heures du Duc de Berry, qui nous permet de comprendre l’origine du Zodiaque lequel ne saurait être un point de départ.  Le cas du signe des Gémeaux aura particulièrement retenu notre attention car cela correspond au mois des amours, en Mai, ce qui souligne le caractère vénusien de ce signe dont l’iconographie est ambigue: sont ce deux hommes ou s’agit-il d’un couple enlacé?  Le Zodiaque nous parle de la façon dont les sociétés vivent les saisons, comment leurs moeurs en sont impâctées au prisme d’une anthropocosmologie.

Le nombre 22  a beaucoup interpellé les chercheurs: il convient de citer le Sefer Yetsira qui est un commentaire de l’alphabet  hébraique, classant les lettres en trois groupes; un de 3 ou 4, un de  6 ou 7 et un de 12 pour les 12 signes. En 1978; dans la revue L’Autre monde (Promedit) ,nous avions proposé un tarot « sefirotique » en 10 arcanes supérieurs, formant cinq couples totalisant 22: 6 °et 16, 7 ° 15; 8 + 14, 9 +13, 10 ° 12, 11 ° 22-  en mettant en évidence les similitudes  graphiques, dans chaque cas./(cf  nos Mathématiques Divinatoires, 1983) On notera aussi que 22  équivaut  à 3×7 +1.

Par ailleurs, nous avons signalé une carence comparable en ce qui concerne le corpus Nostradamus   où certains n’ont pas compris qu’il avait existé dès le début des années 1560 de fausses éditions de ses almanachs  avec des vignettes différentes de celles des pronostications authentiques. Or, les contrefaçons sous la Ligue des Prophéties ont recouru à ces vignettes d’éditions pirates pour fabriquer les éditions datées de 1555  et 1557.

I

 

 

 

Bibliographie 

Jacques  Halbronn,  Mathématiques Divinatoires,  Préface  Jean Charles Pichon,  Paris,  Trédaniel, 1983

Jacques  Halbronn   Recherches sur l’Histoire de l’Astrologie et du Tarot,  Paris, Trédaniel, 1993

Paul  Huson Mystical Origins of the Tarot, From Ancient Roots to Modern Usage, Destiny Books, Vermont, 2004 

Robert M. Place  The Tarot, History, Symbolism and Divination, Jeremy P. Tarcher, Penguin 2005 Nicolas  Tereschenko  Les Trésors du tarot. Accès aux mystères du cosmos, 1986, Atlas, Trédaniel

Claude Darche. Le grand livre des tarots. Ed Solar 1995

Owald Wirth  Le Tarot des imagiers du Moyen Age, Préface  Roger  Caillois,,  Ed Tchou, 1978

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  01 03 22

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jacques Halbronnn Astrologie, astronomie, anthropologie. Le cas Jean Pierre Nicola

Posté par nofim le 1 février 2022

jacques  Halbronn  Astrologie, astronomie,  anthropologie. Le cas Jean-Pierre Nicola.

 

 

Pour beaucoup d’astrologues, l’astrologie et l’astronomie constituent l’essentiel de leur bagage eintellectuel, conceptuel d’où une surestimation de l’apport de l’astrologie à la  recherche.  On prendra pour exemple le travail d’un Jean-¨Pierre Nicola (né en 1928) en qu’il illustre admirablement  un tel mirage tel qu’il se présentait dans les années soixante ( la « Condition Solaire ») alors que nous entrions en astrologie.  Ce qui ressort, c’est l’apport central d’une lecture astrologique du cosmos à l’approche des sciences humaine, sociales alors que la bonne approche eut été inverse, à savoir ce que les dites sciences pouvaient apporter à la dite  astrologie. Au lieu que ce soit l’astrologie qui soit invitée à se repenser, c’était notre univers mental qui trouverait une autre représentation grâce à l’apport astrologique. Cela explique une certaine carence épistémologique chez toute une série de chercheurs  en  astrologie qui se sont cru dispensés, depuis un bon demi-siècle, d »interpeller le savoir  astrologique.   

Dans le cas de Nicola, l’astronomie devait constituer l’armature  de la pensée astrologique du XXe siècle et chaque planéte du systéme solaire balisait notre univers mental, d’où le RET (Représentation, Existence,  Transcendance) conférant à chaque planété, de Mercure  à Pluton, une assise. Par ailleurs, la division en 12  du cycle solaire  se trouvant mise en avant, le Zodiaque étant basé  sur un tel découpage. Il  ressort que pour  Nicola,  notre monde intérieur se trouvait doté d’un substrat  relativement riche et il ‘n’était pas question d’y renoncer en se disant, par exemple, que le Zodiaque, c’était d’abord une division en 4, à savoir les axes équinoxiaux et solsticiaux, ce qui aurait sensiblement simplifié les choses. De meme, pour Nicola, il aurait été hors de question de ne pas se servir d’une des planétes du systéme solaire, ce qui allait plomber d’autant le discours astrologique. Parmi les victimes de ce mirage, signalons  un Yves Lenoble, un Max Lejbowicz (décédé), un Bernard Blanchet, un Richard Pellard, un Patrice Guinard ‘décede) sans oublier Françoise  Hardy  ou Catherine Aubier Nicola aura notamment marqué l’enseignement astrologique..

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Enquéte sur l’élection de Jean Pierre Brach à un Chaire de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, 2002

Posté par nofim le 4 octobre 2021

 

Jacques Halbronn Enquéte sur l »élection de Jean Pierre Brach à une Chaire de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes en  2002

 

Lors de l’élection de Jean-Pierre Brach à la  chaire des Courants ésotériques au sein de l’EPHE  Ve section,  on a préféré la candidature de M. Brach à la notre et 20 ans plus tard, nous avons voulu mener une enquéte sur ce dossier.

Quel était donc le bagage de publications et de travaux universitaires de M. Brach à la date de la dite élection en comparaison  avec le notre. Tout semble s’être extraordinairement précipité et tourner autour  de Jean-Claude Margolin.(-décédé en 2013). – Directeur du Centre d’études supérieures de la Renaissance de l’Université de Tours (1978-1982). – Directeur de collection pour la librairie philosophique J. Vrin.

En effet, c’est dans ce Centre que Brach obtint quelques semaines avant la dite élection son Habilitation à diriger des recherches (HDR) nécessaire à la présentation de sa candidature à la dite chaire et c’est dans la collection chez Vrin qu’en  2001 Brach publié  son  Edition  des admirables  secrets des nombres platoniciens de  Guilllaume Postel  La publcation chez Vrin comporte un achevé d’imprimé en date de novembre 2001 ‘(quatrième  trimestre) soit fort peu de temps avant l’audition des candidatures et encore moins avant le dépot des dossiers de candidature.

. Par ailleurs,  Brach avait été . Maître de conférences à l’Université d’Etat d’Amsterdam (2000-fin 2002). On n’a pas trace avant 2002 d’un quelconque titre universitaire lié à un mémoire d’une certaine ampleur (maitrise, DEA, thèse de 3e cycle, thèse d’Université, thèse d’Etat, post-doctorat)  La chronologie des publications de  M. Brach dans les 20 années qui précédèrent sa candidature  se limite à la liste ci -dessous.

1981 une postface :  Ed du Livre de l’Estat et  Mutation  des temps de Richard Roussat

198 5 une   étude in L’Astrologie, in  Cahiers de l’Hermétisme; Ed Albin Michel

1994 La symbolique des nombres.  PUF

Dans les deux premiers ouvrages, Brach (né  en 1956) se référe d’ailleurs  abondamment à nos propres publications. En ce qui  concerne l’édition bilingue  de Postel, fin 2001 l’introduction rédactionnelle  comporte une vingtaine de pages, complétées par  des notes de bas de page tout au long de la traduction. Autrement dit,  lors d l’audition, le  rédactionnel  de Brach se réduisait à  moins de 300 pages étalées sur une vintraine d’années!

 

Le catalogue  général de la BNF nous renseigne et sa notice sur Wikipedia ne donne rien de plus avant la dite date de 2002 car il va de soi

qu’un candidat ne saurait être jugé sur des travaux qu’il n’a pas publiés, soutenus par la suite. Il suffit de comparer notre propre notice sur Wikipedia pour ce qui concerne la période allant jusqu’au début de 2002 pour apprécier la situation. Il est vrai que nous sommes né à la fin de l’année 1947.  Peut être notre tort aura-t-il été de fréquenter le milieu astrologique  et d’avoir publié certains ouvrages en dehors du champ universitaire. Mais dès 1979, nous avions soutenu sous la direction de Georges Vajda, dans la même section de l’EPHE une thèse qui paraitra en 1985 et le même  Vajda avait produit la préface de notre édition de deux traités  astrologiques d’Abraham Ibn Ezra. En 1999 , nous avions obtenu  le titre de docteur es lettres, nécessaire à la dite candidature pour Le Texte prophétique en France. sous la direction de Jean Céard  (parution aux Presses Universitaires du Septentrion) et nous préparions toujours à la dite section de l’EPHE un post doctorat (qui sera soutenu en 2007) sous la direction de Louis Le Chatelier. Par ailleurs, nous avions mis en ligne un Catalogue Alphabétiques des Textes Astrologiques Français (1999), été le commissaire de l’Exposition Astrologie et Prophétie/ Merveilles sans Images, à la Bibliothèque Nationale.en 1994 . Auteur de l’article Astrologie  de l’Encyclopaedia Universalis, à la recommandation de François Secret, qui avait précédé Antoine Faivre dans la dite chaire..  Nous avions publié en 1993 deux éditions critiques d’ouvrages  astrologiques  des XVIIe et XVIIIe siècles aux Ed. Guy Trédaniel/ La comparaison entre les deux dossiers était édifiante à plus d’un titre. Nous avions également publié en 1992-1995, chez le même éditeur un diptyque consacré à la Vie astrologique des XIXe et XXe siècles.

Il ressort qu’au prisme des publications vraiment significatives de Brach  dans les dix ans qui précédérent sa candidature et son élection, l’on ne trouve que le Que Sais Je sur la Symbolique  des Nombres  en 1994 – où il se présente comme «  »chargé de conférences » à l’EPHE,  (dans le cadre de la chaire d’Antoine Faivre auquel  il succédera en 2002)  et in  extremis son travail toujours sur la symbolique des nombres  à la veille de son élection, ce qui aura servi l’obtention de l’ HDR dans la foulée. On notera le champ relativement étroit du champ chronologique couvert par Brach et qui se limitait alors à la période de la Renaissance et à la production en latin alors qu’Antoine Faivre  avait traité notamment de la production de langue allemande et de périodes plus étendues dans le temps. On peut s’interroger sur le fait que Brach n’ait jamais  produit une thèse de doctorat stricto sensu et se soit cantonné dans un travail de traduction du moins  jusqu’à son accession à la Chaire des Courants Esotériques, ce qui ne nous semble pas justifier une habilitation à diriger des recherches.

Selon nous, une telle précipitation  signale que J. P. Brach  n’avait pas prévu de se présenter, qu’il aura été pris de court  et  qu’il sera en fait entré dans un plan qui n’était pas le sien et qui lui aura été soumis très tardivement.

 

JHB

04 10 21

 

 

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Jacques Halbronn Le Zodiaque au coeur du syncrétisme astrologique.

Posté par nofim le 16 septembre 2021

Jacques Halbronn   Le zodiaque au coeur du syncrétisme  astrologique.

 

Nous avons déjà salué en Antoine Pluche’né  en septembre  1688)  un sens( un génie)  remarquable de la régénération des textes dont il expose la « méthode » dans son Histoire du Ciel.

Pluche  aborde  la question de l’Ascendant  en Astrologie  à la fin de son ouvrage, succéddant à son Spectacle de la Nature, au chapitre consacré à la Divination. (p. 452 et seq)

« On se figure  que les noms expriment leurs fonctions & spécifient leurs influences. » Il aborde  la question du « moment pivilégié  » de la naissance., ‘celui où le signe montait à l’horizon ». C »est « le point ascendant d’une étoile ».

Pluche se veut ici historien de ce qu’il considére comme  l’erreur astrologique  avec  un développement  intitulé    »Origine de l’astrologie  judiciaire »

La question de l’ascendant en astrologie  est une des  plus  confuses en raison du refus de l’astrologie  contemporaine d’accorder un rôle significatif aux étoiles fixes. A la place de l’étoile se levant à l’horizon, l’on propose  généralement  une

sorte d’interface  abstraite   avec un ascendant où souvent on ne trouve ni étoile, ni planéte, mais l’on peut toujours aller voire du côté de  la planéte domiciilée dans le « signe » ascendant.

En fait, selon nous,  nous avons affaire à deux astrologies bien distinctes.

D’une part  une proto-astrologie  axée  sur le mouvement diurne et dont Michel Gauquelin  a circonscrit  les cadre avec des planétes se levant à l’horizon,  et donc  « ascendantes ». on pourrait parler des  « ascendants Gauquelin ». Mais l’on peut supposer que l’on ait pu accorder quelque importance par ailleurs à l’étoile se levant à l’horizon car il  y a bien plus d’étoiles fixes que de planétes. Rappelons que le mot  horoscope utilisé également  implique une visiblité  (scope) Pour Guauquelin,  en 1955, il n »y avait que trois planétes à considrérer, Mars, Jupiter et Saturne, auxquelles sont venues se rajouter Lune et Vénus. il y avait donc peu de chances que l’une de ces planétes se levât  à l’horizon de la naissance à moins d’admettre que l’on ait pu controler le moment de l’accouchement, comme on le fait plus ou moins de nos jours.

Mais cette astrologie est des plus frustres et nous parlerons de proto-astrologie car elle n’exige pas la connaissance des cycles planétaires dans leur diversité, mais seulement  le moment de l’émergence d’une planéte au cours d’une journée, la Lune et Satyrne se retrouvant ainsi sur un pied  d’égalité. En ce snes, au niveau des maisons, il est possible de se servir des planétes transsaturniennes puisque la durée de leurs révolutions respectives n’entre pas ici en ligne de compte.

En fait , nous avons deux conceptions du zodiaque  qui cohabitent, syncrétiquement, l’une  stellaire et l’autre saisonnière. Autrement dit, l’ascendant reléve d’une astrologie stellaire et  la cyclologie  planétaire d’une astrologie saisonnière.

La problématique du syncrétisme conduit à penser que ces deux plans peuvent et doivent cohabiter.

Cela dit,, nous n’excluons pas  que l’on considére les rapports entre étoiles et cycle saisonnier vu que le cycle saisonnier avec ses axes équinoxiaux  et solsticiaux n’offre pas de visibilité céleste. ..Ce qui nous renvoie à la découverte de la précession des équinoxes llaquelle résulte de l’attention que l’on avait pu porter à l’identification de l’étoile correspondant au point  vernal  à moins que cette étoile ne fût justement qualifiée de « point  vernal ».

Autrement dit,  il y aurait une astrologie primitive exhumée par Gauquelin  et qui serait l’oeuvre des hommes  et une astrologie « divine »  qui serait celle des dieux et exigeant, à plusieurs titres, pour être mise en oeuvre un niveau  technologique infiniment supérieur.  L’une correspond  à l’ascendant et aux maisons, l’autre reléve de l’astrologie mondiale; Quelque part, elles sont complémentaires mais le thème natal ne devrait en aucune façon positionner les planétes en signes. Il y a bien un Zodiaque des signes et un Zodiaque des constellations mais il vaudrait mieux parler d’un Zodiaque des étoiles et d’un Zodiaque des Quatre Saisons et abandonner complétement la division en 12 du zodiaque, aussi bien pour les constellations que pour les signes, laissant ce référentiel aux seuls astronomes.

 

 

 

 

JHB

16 09 21

 

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Jacques Halbronn L’astronomie a introduit la mythologie en astrologie/

Posté par nofim le 10 septembre 2021

 

Bulletin  de la BURA (Bibliothèque  Universitaire de Recherche Astrologique)

 

Jacques  Halbronn   L’astronomie a introduit la mythologie en astrologie/

Dans son Histoire du Ciel (1739  Iere écidtion), Noël Pluche traite de l’idolatrie :

 

« La vraie origine du mal, la vraie source de l’idolatrie &  de toute superstition est l’abus du langage de l’astronomie & des figures de l’écriture ancienne (..) Ce n’est point l’idolatrie qui a livré à l’astronomie les noms que celle-ci employe mais c’est l’astronomie ou la connaissance des besoins de l’homme par l’inspection du Ciel qui a inventé  les noms, les caractères  & les figures que la cupidité  & l’ignorance ont convertis  en autant de puissances dignes  de respect ou de crainte. En un mot, le Ciel des Poétes ou le premier  fond de toute la  Mythologie  Payenne n’est  dans son origine qu’une écriture  très  innocente  mais prise grossièrement mais prise grossièrement  & dans le sens qu’elle  présentait à l’oeil  au lieu d’estre prise  dans le sens qu’elle était  destinée à présenter à l’esprit »

 

Nous comprenons ce texte au prisme de nos propres travaux sur l’emprunt abusif et la notion d’instrumentalisation. Pluche reproche aux astronomes de s’être en quelque sorte amusés à habiller leurs objets d’études  d’éléments empruntés à ce qu’il appelle le « Ciel Poétique ».

Les historiens de l’astrologie commettent le plus souvent l’erreur d’attribuer aux astrologues le « mérite » des dénominations des planétes et des signes et il est vrai que les astrologues en ont fait leur « pain bénit » mais il s’agit là en réalité de ce que nous avons appelé la manifestation d’un prêt/emprunt abusif » .  Sachant qu’il convenait se relier  l’anthropologie à la cosmologie, ils ont cru bon de récupérer le bébé avec l’eau du bain (de culture) pour paraphraser une formule de Kepler recommandant  à propos de l’astrologie de ne pas « jeter le bébé avec l’eau du bain ».

L’astrologie est ainsi depuis longtemps malade d’une telle situation qui vient surcharger son savoir alors même que les astronomes savent fort bien que ces dénominations sont purement utilitaires comme lorsque l’on décerne  des prénoms différents aux membres d’une fratrie.

En vérité, l’astrologie devrait limiter son emprunt à l’astronomie à la seule planéte Saturne et ne considérer l’écliptique qu’au prisme des axes équinoxiaux et solsticiaux comme le proposait Eustache Le Noble, en  1697 dans son troisiéme livre de son Uranie ou Tableaux des Philosophes  à propos duquel  Hervé Patrice Guinard aura commis des contre sens.

 

 

 

JHB

10  09 21

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jacques Halbronn Le message biblique sur la problématique de la fratrie au prisme de la dialectique Jupiter-Saturne

Posté par nofim le 31 mai 2021

 

 

Le message biblique sur la problématique de la fratrie au prisme de la dialectique Jupiter-Saturne

par Jacques Halbronn

 

Dans un livre récent, Gérard Haddad que nous avons souvent croisé dans les milieux juifs, (A l’origine de la violence : d’Oedipe à Caïn, une erreur de Freud ? Ed. Salvator, 2021) , insiste sur la conflictualité au sein de la fratrie en remettant en question celle du fils au père, formalisée par Freud dans le « complexe d’Oedipe ». Ce psychanalyste, proche du lacanisme et du structuralisme, parle certes de Cain – d’où le titre de son livre- mais aussi de Joseph et de ses frères, dans le Pentateuque, sans oublier le Hamlet de Shakespeare. Nous n’avons pas eu son ouvrage entre les mains mais nous ne pensons pas que Gérard Haddad donne les mêmes interprétations que nous des enjeux majeurs liés à la fratrie, c’est à dire de la tension propre à toute élection, toute distinction, dans tous les sens du terme..

Commençons par rappeler ce qui nous est narré quant aux rapports entre Joseph et ses frères (cf le cours au Collége de France de Thomas Romer intitulé « L’Égypte et la Bible : Les songes de Joseph et sa descente en Égypte (Genèse 37), le 10 mars 2016.)

Joseph raconte à ses frères tous issus de Jacob qu’il les a vus, à deux reprises, dans ses rêves s’incliner devant lui. Leur réaction est connue et Joseph sera vendu comme esclave et les frères diront à leur père qu’il a été victime de quelque bête sauvage. Finalement, les frères seront contraints, par la famine, de se rendre en Egypte où Joseph exerce un pouvoir important, à la suite d’ailleurs de son interprétation d’un songe de Pharaon où des vaches maigres dévorent des vaches grasses. Joseph préfigure ainsi le destin d’un Juif « diasporique » ne vivant pas au sein de « sa » communauté d’origine. On connait la suite.

 

 

Nous avons un autre exemple d’un frère choisi parmi d’autres frères avec David

1 Samuel 16, 1-10 -

« Le Seigneur dit à Samuel : « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! Je t’envoie … Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. »

Finalement, David se manifeste qui avait été laissé de côté et c’est lui qui deviendra roi.

 

On apprend aussi dans l’Evangile selon Jean que Jésus n’était pas encensé par ses frères  qui ne comprenaient pas que ses actions se déroulassent en Galilée  et non en Judée :

Chapitre VII

1 Après cela, Jésus parcourut la Galilée ; il ne voulait pas aller et venir en Judée, car les autorités juives cherchaient à le faire mourir.

2 La fête juive des Huttes était proche

3 et les frères de Jésus lui dirent : « Pars d’ici et va en Judée, afin que tes disciples, eux aussi, voient les oeuvres que tu fais.

4 Personne n’agit en cachette s’il désire être connu. Puisque tu fais de telles oeuvres, agis en sorte que tout le monde te voie. »

5 En effet, ses frères eux-mêmes ne croyaient pas en lui.

6 Jésus leur dit : « Le moment n’est pas encore venu pour moi. Pour vous, tout moment est bon.

7 Le monde ne peut pas vous haïr, mais il a de la haine pour moi, parce que j’atteste que ses actions sont mauvaises.

8 Allez à la fête, vous. Moi, je ne vais pas à cette fête, parce que le moment n’est pas encore arrivé pour moi. »

 

 

 

Ces éléments étant posés, appliquons notre grille Saturne-Jupiter. Nous avons à plusieurs reprises sur la nécessité de repérer les quelques Jupitériens au sein de la masse des Saturniens. A partir des textes sus mentionnés, nous avons avec Joseph, la proportion d’un sur douze et avec David, de un sur huit  ce qui correspond bel et bien à une minorité manifeste..

Gérard Haddad ne prend pas la mesure de cette disproportion numérique quand il prend l’exemple de deux frères comme dans le cas de Cain et Abel car il ne s’agit pas d’un tête à tête mais d’une toute autre échelle de grandeur comme le montre le songe de Joseph et il aurait mieux valu dans l’ouvrage de Haddad référer à Joseph qu’à Cain. En effet, c’est dans la dialectique, dans le rapport de l’un au multiple ce qui renvoie à la centralité du soleil entouré des planétes, que se situe la spécificité jupitérienne. Les trop petite fratries illustrent mal cette dualité tout comme d’ailleurs la monogamie par rapport à la polygamie.

On notera qu’il n’existe pas de tribu de Joseph lequel est représenté par ses deux fils, sous la forme de deux « demi -tribus), Ephraim et Manassé. Cela signifie que Joseph n’est pas placé au même niveau que ses frères, il n’y aura pas de territoire en « terre promise » réservé aux descendants de Joseph..Et de fait, le Jupitérien n’entend pas être mis sur le même pied que les Saturniens.

Quelle est la leçon, la morale, de cette « histoire »?Cela met l’accent sur une similitude qu’il faut déconstruire en faisant émerger, « accoucher » le jupitérien en l’extrayant d’un environnement saturnien. Car le jupitérien passe au départ par le même canal que le saturnien si ce n’est qu’à un certain stade, les chemins se séparent, le jupitérien découvrant qu’il est différent.

Revenons à la mythologie gréco-romaine, Jupiter est le seul enfant de Saturne à se retrouver dans le ciel, associé à une planéte qui porte son nom. Ce n’est qu’à partir de la toute fin du XVIIIe siècle que Cérés, Junon, Vesta, Neptune, Pluton y figureront- mais avec quel décalage ! – dans le ciel à l’instar des héros de l’Antiquité qui se virent représentés par telle ou telle constellation (zodiacale ou extra-zodiacale) à l’instar d’un Heraklés. Jupiter est en effet le seul de la fratrie à échapper au sort que leur père leur destinait, il parviendra ensuite à les libérer comme Joseph le fera en Egypte pour ses frères.

On a à une illustration marquante de ce qui oppose les jupitériens et les saturniens. On nous objectera que Saturne est le nom du père et il ne pourrait donc désigner les frères. Mais les textes ne sont pas à l’abri d’altérations qu’il faut savoir corriger, ce qui exige une démarche structuraliste permettant une certaine déconstruction. En tout état de cause, nous le terme de saturnien uniquement en raison des appellations astronomiques à savoir qu’il y a une planéte baptisée Saturne qui joue un rôle important -cf notre Astrologie selon Saturne, Paris, 1994-1995, Ed de la Grande Conjonction) Il faut se méfier de la terminologie faute de quoi l’on glisse vers le syncrétisme, c’est à dire en accordant une trop grande importance aux termes employés.

On sait aussi qu’à la mort de Salomon, l’empire fut divisé en deux zones, le Royaume de Judée, au sud autour de Jérusalem, siége de la Royauté et du Temple, et le Royaume d’Israël, au nord. Or, un des noms que prendra le Royaume d’Israël est « Ephraïm », soit le nom d’un des fils de Joseph. Ajoutons qu’Israel est le s »urnom » de Jacob, le père de Joseph et de ses frères. Tout cela ne doit pas nous égarer. En tout état de cause, nous trouvons dans les données ici fournies la marque de la dialectique Jupiter-Saturne, d’une dualité fondamentale au sein des sociétés, ce qui rejoint quelque par l’idée marxiste de Lutte des Classes.

Le XXIe siècle devrait être celui de la reconnaissance d’une telle dualité structurelle de notre Humanité, peuple-chefs, avec les exemples emblématiques de Joseph et de David.. Ce n’est pas parce que les jupitériens sortent des rangs qu’ils doivent être confondus, assimilé avec les saturniens et le rôle prioritaire des astrologues est de les identifier et de les guider selon le principe A right man, at the right place, at the right time..

 

 

 

 

JHB

30 05 21

 

Publié dans ASTROLOGIE, judaîsme, RELIGION, symbolisme, théologie | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Manifeste pour une praxis de l’écriture

Posté par nofim le 5 mars 2021

 

 

Manifeste pour une praxis de l’écriture

par  Jacques  Halbronn

En hommage à  Ernest  Florian Parmentier (1879-1951), auteur du Manifeste de l’Impulsionnisme (1904)

 

Nous pronons  l’utilisation d’archives  plutôt que de souvenirs. Entendons par archives  des lettres, des journaux  écrits sur le vif, dans l’impulsion et la volonté d’interpeller  l’autre ou soi-même  et non réchauffés par la mémoire.

Il y a, selon nous, quelque différence entre adresser une lettre et de nos jours un courriel, un SMS et  raconter  le passé au prisme du présent et alors que les enjeux ont disparu ou sont devenus d’un autre ordre

Une chose, en effet, d’adresser une missive à une femme, par exemple, pour la fréquenter, pour la revoir, pour une raison ou pour une autre, avec en vue un objectif à court terme, une autre de se rappeler quelque moment d’un passé révolu. Nous ne pensons pas que l’écriture soit, dans les deux cas, tout à fait la même, ait la même densité,la même intensité. Et pour le journal, l’analyse sera du même ordre. Quand on écrit  à soi même, pour soi même, c’est quelque part dans un certain état d’urgence, ne serait-ce que pour faire le point, dialoguer avec soi-même. C’est ainsi que nous venons de terminer un recueil de lettres et de journaux s’étalant sur une bonne  cinquantaine d’années et cela n’aurait évidemment pas la même teneur si nous avions évoqué ce demi-siècle au prisme de notre mémoire actuelle!.

Voilà pourquoi nous parlerons d’une « praxis » de l’écriture et d’un Manifeste dans ce sens. En relisant ces quelques 500 pages, nous avons la certitude que nous n’aurions, d’aucune manière, été en mesure de les recréer  avec le recul, ce qui ne signifie pas que l’entreprise n’eut représenté aucun intérêt littéraire et même il n’est pas impossible que le recueil que nous présentons ne dispose pas de certaines qualités propres au genre du roman, avec ce que cela implique de décantation. Mais n’est il pas temps de repenser certaines formes d’expression prenant le contre pied de ce « nouveau roman » que nous avons fréquenté dans les années 60 et auquel nous avions consacré un mémoire, à l’Université Hébraique de Jérusalem en 68-69  dans la classe de littérature  française  de Jean Poliatschek, aux antipodes  de l’esprit du présent Manifeste. Dans notre entourage, on nous avait découragé alors  de reproduire sous forme théatrale,  des scènes  auxquelles nous avions assisté . Finalement, nous  avions renoncé à opter pour une carrière littéraire ne trouvant pas la bonne approche. Mais nous allions faire de la littérature sans le savoir, sans le vouloir en rédigeant des lettres, en écrivant dans notre journal « intime » ou du moins est-ce ce que nous prétendons  avoir accompli. D’où ce Manifeste qui vient justifier et valider la publication (prévue) d’ un tel volume avec un recul qui n’est pas celui de la mémoire mais au contraire de l’oubli.

En parlant de Manifeste, nous ne pensons pas à celui du Surréalisme mais à celui produit par le second mari de notre grand mère, qui prit le nom de plume de Claude Jonquière (du nom de la rue du même nom dans le XVIIe arrondissement de Paris, où se trouve une piscine). L’auteur Ernest Florian Parmentier, né à Valenciennes, d’un Manifeste de l’Impulsionisme le fit connaitre en 1904 à l’âge de 25 ans.  Decaudin écrit à ce sujet  » Son Manifeste de 1904 aspirait à donner à la pensée sa forme la plus élevée lorsque l’intuition de l’essence infinie, « saisie par la conscience devient mouvement, créateur, impulsion »,  Il devint éditeur et notamment celui de notre grand mère, avec les Editions du Fauconnier qui succédèrent, nous semble-t-il, aux Editions de l’Impulsionnisme. Par une étrange coincidence,  ces Editions étaient établies au 71, rue Vasco de Gama, dans le XVe arrondissement de Paris. Or, cette rue nous état devenue familière dès les années 90 du fait d’un de nos amis,  touché d’ailleurs par l’écriture autobiographique mais plutôt sur le mode du souvenir – né le même jour de la même année que nous – qui habitait et habite toujours,  au numéro  65!

Au fond, il s’agirait de créer une collection d’ouvrages  suivant le même principe que  pour le notre, à savoir ayant recueilli  et conservé une somme de documents échelonnés sur des décennies. Manifeste  pour une « praxis », comme nous nous en sommes déjà peu ou prou expliqués, dans le sens d’une volonté d’agir, d’obtenir un effet sur autrui ou/et sur soi même, ce qui pouvait comporter également des textes reçus de la part  des correspondants. On connait l’histoire de ce genre littéraire des « Lettres » mais il s’agit généralement, d’une fiction alors qu’ici nous sommes confrontés en temps réel à des situations en train ou sur le point d’être vécues ou dans la perspective de l’être. Ici, tout est vrai, a vraiment été écrit et adressé à la date indiquée. Nous préconisons toutefois de changer les prénoms des intéressé(e)s. Signalons  notre activité par ailleurs dans le champ de l’improvisation musicale,ce qui fait pendant, nous semble-t-il , avec cette « praxis » littéraire dans la mesure où nous accordons la plus grande place à la spontanéité  et là encore l’on pourra nous objecter que cela pourrait nuire à la qualité artistique et en quelque sorte artisanale de l’oeuvre. Il est possible,il est vrai, que le côté « brut », « amateur » de ce type de « travail » puisse heurter ceux qui aiment retravailler leur production Mais  il se trouve que nous nous méfions, du moins dans le domaine artistique et littéraire, de tout ce qui aura été trop préparé, arrangé, ce qui  pourrait bien être le signe d’une volonté de masquer une certaine insuffisance comme lorsque l’on ajoute quelque ingrédient à un produit insipide ou gâté.
Il est vrai qu’en tant qu’historien,  le goût de l’exploitation et l’exploration des documents est comme une seconde nature. Le fait de fournir au lecteur un ensemble de  pièces datées « pour de vrai » convient à notre méthode de travail. Enfin, nous dirons que la vie est un roman et qu’il y a des façons romanesques de vivre sa vie sans qu’il soit besoin d’en rajouter.  On notera l’opposition entre le souvenir qui relève de la subjectivité  et les souvenirs qui sont des objets et on aura compris que nous sommes en faveur d’une littérature des souvenirs et non du souvenir.

En ce qui concerne notre propre ouvrage, il s’apparente  quelque part, dans sa thématique,   à  l’Histoire de Jacques Casanova de Seingalt vénitien, écrite par lui-même à Dux, en Bohême,  écrit  en  français à partir de  1789 et poursuivi juqu’à  sa mort survenue en 1798 et il est possible  que ce soit dans le domaine des relations amoureuses qu’un tel Manifeste fasse le plus sens.

 

JHB

05. 03 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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