Astrologie et mythologie: le cas Uranus
Posté par nofim le 23 juin 2014
Uranus et les valeurs vénusiennes, en Astrologie
par Jacques Halbronn
Le cas d’Uranus en Astrologie contemporaine nous a toujour semblé assez étonnant, ce qui ne serait pas pour surprendre au regard de
ce que l’on a coutume d’écrire dans les modernes manuels d’astrologie. On en fait la planéte du changement mais aussi de la technologie,
de l’individualisme mais aussi de la dictature. Tout cela semble tenir à l’époque de sa découverte mais surtout de celle de ses premiers
interprétes qui eurent ligne de mire la Révolution et Bonaparte/Napoleon. (cf La vie astrologique il y a cent ans, Ed Trédaniel 1992)
Si le contexte qui combine révolutions politiques et industrielles peut rendre compte d’une telle mosaïque, il n’en reste pas moins
que psychologiquement, ce qui est du domaine de la technologie est peu compatible avec l’affirmation de la liberté et de l’individualité. (cf
les Temps Modernes de Charlie Chaplin et le taylorisme). Ajoutons que cet astre est généralement associé au signe du verseau, qui est un
signe d’Hiver (parce que Saturne qui le précéde est domicilié en capricorne et qu’il est exalté en scorpion parce que Saturne l’est en
balance). De fait, il n’est pas exclu que l’on ait connu Uranus dans l’Antiquité puisqu’il est (difficilement) visible à l’oeil nu. (cf Clefs
pour l’Astrologie, Ed Seghers 1976). Du fait du lien ainsi posé entre Uranus et le Verseau, ce signe s’en est trouvé singulièrement
« uranisé alors même que sa dimension hivernale fait songer à une forme d’hibernation peu compatible avec la force d’excitation
associée par nos modernes astrologues avec Uranus!
Au vrai, il y a une dimension « solaire » dans ce qu’on dit d’Uranus et Napoléon était un personnage solaire qui peut géner vu
qu’Uranus est placé en verseau à l’opposé du soleil en lion.
Mais le plus génant n’est pas là. Comment peut-on affirmer que les anciens astrologues étaient incapables de formuler dans le langage
astrologique qui était le leur des siècles durant et ce bien avant 1781, date de la découverte ou redécouverte d’Herschell (d’où le H de son
glyphhe) alias Uranus, père de Saturne.? Si l’on prend la théorie des Grandes Conjonctions (Albumasar IXe siècle), il est clair que
la succession des rencontres de Jupiter avec Saturne était un marqueur de changement. On parle ici non pas d’une planéte mais d’une
combinatoire de planétes comme il est des sons qui combinent plusieurs touches sur un piano mais qui ne correspondent pas à une touche
en particulier. Bien plus, nous pensons que tout changement de phase, de cycle a une dimension uranienne et n’exige donc pas
la présence d’Uranus. Or de nombreux astrologues actuels s’efforcent par tous les moyens de trouver un lien avec Uranus dès lors qu’il s’est produit quelque chose de surprenant, d’inattend alors même que toute cyclicité împlique du changement, quels que soient les astres
concernés.
Mais allons plus loin, au vu de nos propres travaux sur l’Astrocyclon. On peut se demander si certains traits propres à certaines planétes
n’ont pas été réaffectés à Uranus tout comme certains signes , puisqu’il fallait bien redistribuer, redécouper le gâteau astronomique entre un plus grand nombre de convives /planétes.
Dans notre systéme cyclique, nous opposons le temps de Mars à celui de Vénus. Mars est la force du collectif – on meur pour la patrie- alors que pour nous Vénus est un facteur d’individuation, de multiplication des cas particuliers, des idiosyncrasies. Vénus, en effet,
selon nous, favorise la floraison de petites entités, qui vont se juxtaposer sans fusionner entre elles. Il reviendra à Mars, le moment
vénu, de brasser, de fusionner (comme dans une forge) autant de subdivisions.
Ainsi, nous ne pouvons nous empêcher de rapprocher ce qu’on nous dit d’Uranus à ce que nous pensons, quant à nous, de Vénus, dans son
rapport dialectique avec Mars. Et l’on voit que l’on n’aura pas attendu la découverte tardive d’Uranus pour gérer une telle alternance que
l’on retrouve peu ou prou avec Soleil-Lune comme avec Pluton-Proserpine.
Ajoutons que s’il était logique d’appeler Uranus la planéte au delà de Saturne, en revanche, on voit mal pourquoi au delà d’Uranus, devrait se trouver Neptune qui est un des fils de Saturne. Pour ne pas parler de Pluton, un autre frère de Jupiter. Probablement, ne s’attendait-on
plus à trouver de planéte au delà d’Uranus; Ce n’est qu’en 1846 que Neptune fut baptisé. Toute cette affaire des planétes
trannsaturnienens est assez fâcheuse (malgré les tentatives de Jean-Pierre Nicola pour constituer un groupe de trois
transsaturniennes, au sein de son « RET »). La mise sur la touche de Pluton (après celle de Vulcain, un siècle plus tôt, montre bien dans quelle galère les astrologues se sont embarqués.
En bref, quand nous entedons « décrire » Uranus, nous ne pouvons désormais de songer à Vénus qui incarne une certaine forme
de résistance à la loi « martienne » et revendique vivement le droit de chacun à être différent, ce qui nous semble une revendication
typiquement féminine et qui se prête mal à l’établissement de lois générales qui forcent la réaliré à rentrere dans le moule au forceps.
D’ailleurs, dans la mythologie, il y a bien un lien entre Vénus et Uranus. » Quant au sexe d’Uranus, rejeté à la mer, il aurait donné naissance à la déesse Vénus. » (Wikipedia), nous dit-on. (cf Naissance de Vénus par Botticelli).
Insistons sur ce point: il n’y a pas de planéte du changement, il y a des aspects de changement, de tension (cf nos derniers textes à ce
sujet) et le changement c’est précisément le passage du Yin au Yang ou du Yang au Yin. L’idée d’une planéte du changement est
une totale incongruité.
JHB
23. 06 14
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