Réflexions sur l’Astrologie de l’Inde

Posté par nofim le 14 août 2014

 

L’Astrologie Indienne  et les influences réciproques avec l’Occident.

Par Jacques Halbronn

 

Lors de notre voyage en Inde en 1976, nous avons donné des conférences à Bombay et à Bengalore (avec le Pr BV Raman) sur l’apport de l’astrologie occidentale actuelle à l’Inde (cf Clefs pour l’Astrologie Ed Seghers 1976) et nous y affirmions que la série des « dashas » devait être corrigéede façon à ce que les deux nœuds lunaires aient le même nombre d’années./ Si  Kétu en effet avait  7 ans, Rahu en avait  18 ans alors que le  nom  bre 7  était aussi associé à Mars.  Nous proposions donc de donner 18 ans à Mars et 7 ans à Rahu.(cf Jean Dethier  L’astrologie de l’Inde. Ed Dangles  1985, p.  285)  Si l’on mettait d’un côté les planétes  « rapides »  Lune, Soleil, Mercure et Vénus on obtenait,  une fois le changement effectué  53  soit la même somme que pour Mars-Jupiter et Saturne. Si l’on ajoutait dans les deux cas  les 7 ans de chaque nœud lunaire, on obtenait deux fois 60 ans.

L’ordre des planétes est celui-ci en Inde :  Ketu, Vénus, Soleil, Lune, Mars, Rahu Jupiter Saturne Mercure, ce qui ne nous semble pas spécialement  cohérent On  devrait plutôt avoir :

Kétu Mercure-Vénus-Soleil-Lune

Rahu  Mars- Jupiter-Saturne

Les deux volets totalisent  60 ans et débutent  chacune par un des nœuds/

Cette astrologie indienne a un point de départ problématique (cf notre plateforme pour le Colloque de fin 2014) Dethier (cf op. cit p. 79) nous explique que l’on prend pour  « point fixe du ciel une  étoile correspondant au  début de la constellation du Bélier. » Il semble qu’il s’agisse ici d’Aswini (cf

Tableau de Dethier op. cit p. 200) mais il nous semble que cela devrait plutôt être une étoile de la

constellation du Taureau et notamment une des 4 étoiles fixes royales Aldébaran, bien plus brillante qu’une étoile du Bélier. L’ayanamsa qui estime à 24° environ le décalage entre le signe et la constellation du Bélier  ne fait pas sens car nous ne pensons pas que le bélier soit  un point de départ valable. On notera que le soleil exalté en bélier le fut très probablement en taureau au départ.

(cf  Cyril Fagan   Astrological  Origins,   1971  Llewellyn

Publications   1973  pp. 95   et seq)

 

D’ailleurs, si l’on regarde le tableau des « nakshatras »,  l’on voit qu’Ashwini correspond à Kétu, un des nœuds de la Lune alors que les luminaires sont associés  à des étoiles de la constellation du taureau, Krittika et  Rohini, cette dernière étoile étant  proposée par certains auteurs comme la vraie étoile de référence pour fixer le point gamma. Si l’on rétablit l’ordre comme nous l’avons proposé plus haut, on a  Mercure- puis Vénus puis le Soleil puis la Lune , ce qui place la Lune devant le 4 e astérsime Rohini qui est selon nous le point de départ de tout le dispositif zodiacal. (cf Dethiier op. cit p.  199)

Il est possible que l’astrologie indienne ait influencé les astrologues anglais qui attribuèrent  des signes aux deux nouvelles planétes,  Uranus et Neptune ; le verseau était associé à l’un des nœuds et les poissons à l’autre. On peut donc raisonnablement supposer que l’on ait pu  penser que ces nœuds

anticipaient sur la découverte de ces deux transsaturniennes et d’ailleurs leurs domiciles se suivaient et suivaient ceux de saturne. Ainsi Uranus reçut-il en Occident le verseau  et Neptune les poissons. La découverte de Pluton devait perturber ce  bel agencement mais l’on sait que  cette planète n’aurait pas dû être prise en compte. Rahu est puissant dans   Kumbha, le verseau (cf. Dethier p. 132) Il est d’ailleurs   étonnant  que ces deux points qui sont toujours  opposés s e retrouvent  domiciliés dans des signes qui e suivent. (cf Dethier, op.cit. p. 195) alors que leur exaltations sont bel et bien opposées e(axe taureau-scorpion)

En rentrant d’Inde, nous avions le projet de traduite le Brihat Jataka de Varahamihira en français dans la collection Bibliotheca Hermetica de René Alleau mais la Collection ne se poursuivit pas au-delà des années 70. L’influence grecque est flagrante au niveau de la terminologie astrologique indienne et  les (doubles) domiciles sont les mêmes que dans la Tétrabible. Nous avons un faible pour les dashas qui accordent à chacun des 27 astérismes (9×3 (9  avec les nœud)) un certain nombre d’années , sans aucun rapport avec la réalité astronomique  à tel point qu’il ne semble s’agir ici que d’une corrélation symbolique tout comme chez Manilius.

 

 

JHB

 

14 08 14

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

Le symbolisme zodiacal décomposé

Posté par nofim le 14 août 2014

 

La  Roue du Zodiaque et les triplicités et quadruplicités

Par Jacques  Halbronn

Nous  présentons ici  une représentation tout à fait nouvelle concernant le symbolisme zodiacal.  Nous en sommes arrivés à la conclusion que le Zodiaque constituait  une « roue » comme il en a existé au cours des siècles, visant à rassembler diverses données et en cela il aurait une dimension

compilatoire (sur ces roues, cf notre postface à l’Astrologie du Livre de Toth d’Etteilla, Ed trédaniel 1993). On distinguera trois séries, qui nous sont connues encore de nos jours sous le nom de « modes » (cf  Bernard Crozier. Cours d’astrologie. Les bases fondamentales, Ed Du Rocher 1992, rééd 2005,, p. 22) à savoir les signes cardinaux, fixes et mutables.

Nous montrerons dans la présente étude que ces 3 « modes » (quadruplicités) sont constitutifs du symbolisme zodiacal et non point plaqués sur celui-ci.

Au lieu de considérer les 12 signes comme un continumm sur le modèle du cycle saisonnier, nous proposons d’y voir 3 séries paralalles de données ce quii fait que le passage des planétes au travers des 12 signes ne fait plus guère sens. On peut en revanche plaquer sur ces 12 signes d’autres informations comme c’est le cas dans la Tétrabible (Livre I  sur les domiciles (maisons) des planétes) où chaque signe se voit associé à un astre ou encore au Moyen Age associé chacun des 12 signes à l’un des 4 Eléments. Les astrologues se sont d’ailleurs souvent méfié d’un quelconque recours  direct  à la symbolique zodiacale prise comme cycle d’un seul tenant.. C’est malheureusement dans ce piége que semblent tomber actuellement certains enseignements de l’astrologie –(cf notre  article sur un

Manuel publié par l’école AGAPE) Rappelons que pour les astrologues allemand s (R. Ebertin), les planétes qui se trouvent dans un même « mode » sont  considérées comme conjointes.-(Neunzig Grad)

Notre analyse est  désormais la suivante :  les signes cardinaux sont liés aux équinoxes et aux solstices (printemps Automne, Eté , Hiver), les signes  mutables le sont  aux 4 Eléments (Feu, terre, air, eau), les signes fixes le sont  aux 4 Etoiles fixes royales .(Aldébaran, Régulus ; Antarés, Fomalhaut) Reprenons :

I  Les signes cardinaux

Ce sont les seuls signes qui font explicitement référence aux saisons. La Balance évoque l’équinoxe, le Cancer –Crabe le solstice avec le jour qui commence à décroitre après être monté très haut. Le capricorne face au cancer  représente l’animal qui escalade les montagnes, ce qui évoque le solstice et enfin le mouton auquel on prend sa laine, sa toison, nous fait penser  à une fin de cycle et un,

nécessaire recommencement tout comme la balance. Nous y
voyons là  une symbolique de l’ouroboros.

 

 

II  Les signes fixes

Comme leur nom l’indique, les signes fixes sont liés aux étoiles fixes dont les plus connues dans l’Antiquité  correspondaient au taureau, au lion, au scorpion et au verseau (en fait Fomalhaut es t situé dans la constellation du Poisson Austral, quii  jouxte celle du Verseau)

III Les signes mutables

Enfin, ce troisième groupe de 4 signes, nous relie aux 4 Eléments.   Le sagittaire est lié à l’Elément Air de par sa flèche qui se déplace dans l’air. La Vierge est liée à l’Elément  Terre. Les poissons sont l’expression de l’Elément Eau et enfin les Gémeaux, c’est   à dire un couple d’amoureux (cf. nos travaux à ce sujet) et nous l’associerons au Feu. Ne parle-t-on pas de « brûler d’amour », de se « consumer », « tout  feu tout flamme » ?

Nous serions donc en face d’une compilation  et non de quelque continuum cyclique. Si cycle il y a, c’est au sein de chacun de ces  groupes mais non d’un signe au suivant. En ce sens, l’idée d’un zodiaque « tropique » deviendrait bien improbable.

Nous-mêmes, nous avons longtemps maintenu la  possibilité d’un rapport entre le Zodiaque et  la symbolique des 12 mois de l’année/ Mais  ce point de vue ne s’appuyait que sur de rares recoupements. Selon nous, il y a eu certainement des interactions entre ces trois « roue s » astrologiques et  la symbolique des 12 mois. (Kalendrier des Bergers,  Très Riches Heures du Duc de Berry) C’est  le cas pour le taureau et les gémeaux (le couple du temps des amours au « joli mois  de Mai »)  mais dans les autres cas,  cela ne coïncide pas. En ce qui concerne la théorie des ères précessionnelles qui tend à sanctuariser la succession des  12 signes, il s’agit  là d’une pierre dans  un

tel jardin comme dans celui des astrologues tropicalistes. Il  y a certes, quelques  références zodiacales aux saisons avec les 4 signes cardinaux, mais  le reste ne correspond pas.

Comme on l’a dit plus haut, il ne faut pas surestimer la place du symbolisme zodiacal dans l’astrologie dite savante mais bien des astrologues ont été sollicités par les éditeurs pour écrire sur le dit symbolisme sous la forme notamment de séries de 12 livrets.

A contrario,  un mouvement de distanciation par rapport à un tel symbolisme si  prisé par la presse, est  tangible tant ce symbolisme est  inconsistant surtout si on l’appréhende en tant que cycle, piège dans lequel semble être tombé  un   Luc Bigé, entre autres. Ainsi, tendance à plaquer sur le Zodiaque toutes sortes de représentations qui n’ont rien à voir avec le dit symbolisme.  Que dire d’un dispositif qui classe le verseau (Aquarius ) comme signe d’air  et non d’eau ou  de cet autre qui relie les Gémeaux à Mercure alors qu’il s’agit d’une allégorie vénusienne (cf. la Tétrabible) ? Tant qu’il ne s’agit que d’une simple instrumentalisation des 12 signes, cela ne porte pas à conséquence mais cela  prend une autre tournure quand on  veut intégrer la symbolique zodiacale au sein du savoir

Astrologique (cf. supra)/

Dans le cas des Eléments, nous avons d’ailleurs montré que cela correspondait aux 4 signes mutables, ce qui rend assez improbable la tendance (absente dans la Tétrabible) à associer  les Eleménts aux 12 signes.

On notera qu’en 1974 Lisa Morpurgo publia Introduction à la nouvelle Astrologie et déchiffrement du

Zodiaque (Ed Hachette). Dans  cet ouvrage (paru d’abord en italien), l’auteur entend réformer le système de corrélations entre signes et planètes. A aucun moment, il ne s’agit pour elle de justifier une telle association par le symbolisme zodiacal mais bien par des raisons structurelles et globales. (cf. pp. 339  et  seq) mais  elle n’en suit pas moins l’ idée d’une corrélation entre les  12 signes et les 4 saisons.

Concluons :  l’astrologie, contrairement à ce qu’on a pu laisser entendre, ne s’est pas constituée  en se calquant sur les saisons  ou sur les planètes. Elle a établi  toute une série de dispositifs qui ont été regroupés sous forme de « roues » réunissant toutes sortes de données  sur un seul et même plan. Même le thème astral  nous  apparait comme une accumulation d’informations (planètes, signes etc.) qui ne forment pas pour autant un ensemble à  envisager comme d’un seul tenant. Or, ce qui semble bel et bien caractériser la « méthode » des astrologues c’est une approche » globale » (Claire

Santagostini) qui nous semble des plus fâcheuses de par son syncrétisme, où tout est relié à tout.  C’est ainsi que les maisons astrologiques sont désormais d’office associées aux signes, que l’on veut

Absolument que le nombre de planètes correspondent aux 12 signes, quitte à conférer aux cinq  planètes (hors donc les luminaires) deux signes.   En conférant deux signes à une seule et même planète, l’on relativisait d’autant l’importance des dits signes. Destin étonnant que celui du symbolisme zodiacal, à  la fois choyé par le grand public  et  peu en odeur de sainteté, mal aimé tout en étant courtisé   chez les astrologues  « sérieux ».

 

 

 

La  Roue du Zodiaque et les triplicités et quadruplicités

Par Jacques  Halbronn

Nous  présentons ici  une représentation tout à fait nouvelle concernant le symbolisme zodiacal.  Nous en sommes arrivés à la conclusion que le Zodiaque constituait  une « roue » comme il en a existé au cours des siècles, visant à rassembler diverses données et en cela il aurait une dimension

compilatoire (sur ces roues, cf notre postface à l’Astrologie du Livre de Toth d’Etteilla, Ed trédaniel 1993). On distinguera trois séries, qui nous sont connues encore de nos jours sous le nom de « modes » (cf  Bernard Crozier. Cours d’astrologie. Les bases fondamentales, Ed Du Rocher 1992, rééd 2005,, p. 22) à savoir les signes cardinaux, fixes et mutables.

Nous montrerons dans la présente étude que ces 3 « modes » (quadruplicités) sont constitutifs du symbolisme zodiacal et non point plaqués sur celui-ci.

Au lieu de considérer les 12 signes comme un continumm sur le modèle du cycle saisonnier, nous proposons d’y voir 3 séries paralalles de données ce quii fait que le passage des planétes au travers des 12 signes ne fait plus guère sens. On peut en revanche plaquer sur ces 12 signes d’autres informations comme c’est le cas dans la Tétrabible (Livre I  sur les domiciles (maisons) des planétes) où chaque signe se voit associé à un astre ou encore au Moyen Age associé chacun des 12 signes à l’un des 4 Eléments. Les astrologues se sont d’ailleurs souvent méfié d’un quelconque recours  direct  à la symbolique zodiacale prise comme cycle d’un seul tenant.. C’est malheureusement dans ce piége que semblent tomber actuellement certains enseignements de l’astrologie –(cf notre  article sur un

Manuel publié par l’école AGAPE) Rappelons que pour les astrologues allemand s (R. Ebertin), les planétes qui se trouvent dans un même « mode » sont  considérées comme conjointes.-(Neunzig Grad)

Notre analyse est  désormais la suivante :  les signes cardinaux sont liés aux équinoxes et aux solstices (printemps Automne, Eté , Hiver), les signes  mutables le sont  aux 4 Eléments (Feu, terre, air, eau), les signes fixes le sont  aux 4 Etoiles fixes royales .(Aldébaran, Régulus ; Antarés, Fomalhaut) Reprenons :

I  Les signes cardinaux

Ce sont les seuls signes qui font explicitement référence aux saisons. La Balance évoque l’équinoxe, le Cancer –Crabe le solstice avec le jour qui commence à décroitre après être monté très haut. Le capricorne face au cancer  représente l’animal qui escalade les montagnes, ce qui évoque le solstice et enfin le mouton auquel on prend sa laine, sa toison, nous fait penser  à une fin de cycle et un,

nécessaire recommencement tout comme la balance. Nous y
voyons là  une symbolique de l’ouroboros.

 

 

II  Les signes fixes

Comme leur nom l’indique, les signes fixes sont liés aux étoiles fixes dont les plus connues dans l’Antiquité  correspondaient au taureau, au lion, au scorpion et au verseau (en fait Fomalhaut es t situé dans la constellation du Poisson Austral, quii  jouxte celle du Verseau)

III Les signes mutables

Enfin, ce troisième groupe de 4 signes, nous relie aux 4 Eléments.   Le sagittaire est lié à l’Elément Air de par sa flèche qui se déplace dans l’air. La Vierge est liée à l’Elément  Terre. Les poissons sont l’expression de l’Elément Eau et enfin les Gémeaux, c’est   à dire un couple d’amoureux (cf. nos travaux à ce sujet) et nous l’associerons au Feu. Ne parle-t-on pas de « brûler d’amour », de se « consumer », « tout  feu tout flamme » ?

Nous serions donc en face d’une compilation  et non de quelque continuum cyclique. Si cycle il y a, c’est au sein de chacun de ces  groupes mais non d’un signe au suivant. En ce sens, l’idée d’un zodiaque « tropique » deviendrait bien improbable.

Nous-mêmes, nous avons longtemps maintenu la  possibilité d’un rapport entre le Zodiaque et  la symbolique des 12 mois de l’année/ Mais  ce point de vue ne s’appuyait que sur de rares recoupements. Selon nous, il y a eu certainement des interactions entre ces trois « roue s » astrologiques et  la symbolique des 12 mois. (Kalendrier des Bergers,  Très Riches Heures du Duc de Berry) C’est  le cas pour le taureau et les gémeaux (le couple du temps des amours au « joli mois  de Mai »)  mais dans les autres cas,  cela ne coïncide pas. En ce qui concerne la théorie des ères précessionnelles qui tend à sanctuariser la succession des  12 signes, il s’agit  là d’une pierre dans  un

tel jardin comme dans celui des astrologues tropicalistes. Il  y a certes, quelques  références zodiacales aux saisons avec les 4 signes cardinaux, mais  le reste ne correspond pas.

Comme on l’a dit plus haut, il ne faut pas surestimer la place du symbolisme zodiacal dans l’astrologie dite savante mais bien des astrologues ont été sollicités par les éditeurs pour écrire sur le dit symbolisme sous la forme notamment de séries de 12 livrets.

A contrario,  un mouvement de distanciation par rapport à un tel symbolisme si  prisé par la presse, est  tangible tant ce symbolisme est  inconsistant surtout si on l’appréhende en tant que cycle, piège dans lequel semble être tombé  un   Luc Bigé, entre autres. Ainsi, tendance à plaquer sur le Zodiaque toutes sortes de représentations qui n’ont rien à voir avec le dit symbolisme.  Que dire d’un dispositif qui classe le verseau (Aquarius ) comme signe d’air  et non d’eau ou  de cet autre qui relie les Gémeaux à Mercure alors qu’il s’agit d’une allégorie vénusienne (cf. la Tétrabible) ? Tant qu’il ne s’agit que d’une simple instrumentalisation des 12 signes, cela ne porte pas à conséquence mais cela  prend une autre tournure quand on  veut intégrer la symbolique zodiacale au sein du savoir

Astrologique (cf. supra)/

Dans le cas des Eléments, nous avons d’ailleurs montré que cela correspondait aux 4 signes mutables, ce qui rend assez improbable la tendance (absente dans la Tétrabible) à associer  les Eleménts aux 12 signes.

On notera qu’en 1974 Lisa Morpurgo publia Introduction à la nouvelle Astrologie et déchiffrement du

Zodiaque (Ed Hachette). Dans  cet ouvrage (paru d’abord en italien), l’auteur entend réformer le système de corrélations entre signes et planètes. A aucun moment, il ne s’agit pour elle de justifier une telle association par le symbolisme zodiacal mais bien par des raisons structurelles et globales. (cf. pp. 339  et  seq) mais  elle n’en suit pas moins l’ idée d’une corrélation entre les  12 signes et les 4 saisons.

Concluons :  l’astrologie, contrairement à ce qu’on a pu laisser entendre, ne s’est pas constituée  en se calquant sur les saisons  ou sur les planètes. Elle a établi  toute une série de dispositifs qui ont été regroupés sous forme de « roues » réunissant toutes sortes de données  sur un seul et même plan. Même le thème astral  nous  apparait comme une accumulation d’informations (planètes, signes etc.) qui ne forment pas pour autant un ensemble à  envisager comme d’un seul tenant. Or, ce qui semble bel et bien caractériser la « méthode » des astrologues c’est une approche » globale » (Claire

Santagostini) qui nous semble des plus fâcheuses de par son syncrétisme, où tout est relié à tout.  C’est ainsi que les maisons astrologiques sont désormais d’office associées aux signes, que l’on veut

Absolument que le nombre de planètes correspondent aux 12 signes, quitte à conférer aux cinq  planètes (hors donc les luminaires) deux signes.   En conférant deux signes à une seule et même planète, l’on relativisait d’autant l’importance des dits signes. Destin étonnant que celui du symbolisme zodiacal, à  la fois choyé par le grand public  et  peu en odeur de sainteté, mal aimé tout en étant courtisé   chez les astrologues  « sérieux ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

14. 08 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

14. 08 14

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L’image de l’astrologie dans les années 70 en France

Posté par nofim le 13 août 2014

Les deux  stratégies de communication : le catéchisme  ou le chantier ?

Par  Jacques Halbronn

A l’examen des ouvrages qui parurent  ou  reparurent dans les années 70, on distinguera deux styles.

D’une part,  des exposés  d’un savoir  traditionnel et que l’on transmet sans très bien en comprendre

les fondements, quitte à y ajouter quelques  gadgets supplémentaires, de l’autre , une remise à plat du dit savoir en s’interrogeant sur les atteintes du temps sur l’intégrité des dispositifs  ainsi  véhiculés. En fait, d’un côté, des astrologues qui se projettent vers le futur et d’autres qui tentent de renouer avec les origines.  Les premiers partent du principe que l’astrologie est ce qu’elle devient et donc qu’il n’est pas nécessaire de s’interroger sur sa provenance  tandis que les autres considèrent que l’astrologie constitue une clef pour comprendre la genèse de l’Humanité et donc qu’il importe de

la rétablir dans son intégrité première.  On dira aussi que dans un cas, on a des praticiens qui sont de toute façon persuadés que l’astrologie marche ici et maintenant  et qu’il n’y  a donc pas lieu de

s’inquiéter sur ses tenants et aboutissants alors que d’autres soutiennent qu’elle ne sera acceptée que si  elle parvient à se ressourcer, à se recentrer sur son schéma premier.

Prenons le cas de L’Astrologie de Joëlle de Gravelaine  et de Jacqueline Aimé, deux femmes

astrologues, disciples de Jean Carteret, qui ressortent en 74  chez Lattés un ouvrage déjà paru en 69.

Sans aucun complexe, nos auteures  exposent le catéchisme astrologique en long et en large et ce dès les pages 10 et 11 sous le nom de Glossaire. On y décrit d’entrée de jeu les significations des 12 maisons astrologiques avec notamment la maison II  ses « fluctuations financières » dont on se demande ce qu’elle vient faire entre la « personnalité » (I) et les rapports avec autrui, (III) suivis

des Parents  (IV).  Inventaire à la Prévert qui  dégage certes une poésie étrange !  En fait, on est en présence d’un manuel d’apprentissage d’un langage et il n’y a plus qu’à apprendre tout par cœur comme on le ferait si on se mettait à  l’anglais ou au chinois. Et on nous fournit des applications avec des études de personnalités au prisme de leur thème natal. On a même droit aux « degrés du Zodiaque et leur symbolisme «  (pp/ 128 et seq)  On nous assène : « Le Zodiaque  est divisé en 360

degrés. (..) A chacun de ces degrés correspondent (noter le présent !)  une image  symbolique souvent  sibyllin, parfois tout  à fait étonnante de précision »

Ces deux astrologues déversent sur le lecteur  tout un arsenal de dispositifs, de techniques et   au vu

Des thèmes, elles s’en  serviront avec virtuosité pour traduire, interpréter,  les thèmes pour leur faire dire ce que l’on sait de leurs titulaires. CQFD.

Passons à un autre ouvrage paru en 1981 chez Fernand Nathan, l’éditeur scolaire bien connu.  Une autre auteure Solange  de Mailly Nesle y signe  L’Astrologie. L’histoire, les symboles, les signes.*

D’emblée,  dès la première page, on nous explique sous le titre « Le langage de l’astrologie » (p.7) que l’astrologie est une « réalité socio-historique ». La partie historique est sans véritable enjeu puisque de toute façon on  part d’une « réalité » ici et maintenant.  Cela devait de toute façon se terminer comme cela s’est terminé. En aucune façon, l’histoire ne pourrait remettre en question les « acquis » actuels de la fin du XXe siècle.   Et au bout du compte, l’ouvrage se termine par l’exposé systématique et cristallisé de ce « langage » astrologique. On est là dans le non –dit : l’astrologie est un langage et  on n’a pas à se poser de questions : un langage cela s’apprend même si l’on peut jouer  avec  l’étymologie. L’Histoire de l’Astrologie se réduit à un amusement innocent et sans conséquence qui ne saurait ébranler le devenir de l’astrologie.

Une approche donc que l’on qualifiera de « féminine » et qui part du principe que ce qui a été décidé en  haut lieu et auparavant  ne peut qu’être prolongé et appliqué. C’est dans l’ADN des femmes !

Abordons à présent le discours de trois hommes –astrologues, à la même époque, André Barbault en 75 (Seuil), Jacques Halbronn en 76 (Seghers)  et Jean-Pierre Nicola en 77  (Seuil)

On remarquera par ailleurs que l’adjonction d’un facteur nouveau  suffit, selon ces

dames, à donner le change comme  pour une femme d’un certain âge de changer de

lunettes.

On commencera par les deux aînés, l’un né en 1921 (Barbault) et l’autre en 1928. (Nicola), l’un et l’autre revendiquant des décennies d’expérience, 40 pour l’un et 30 pour l’autre, nous  précisent les 4e de couverture.

André Barbault. Connaissance de l’Astrologie (initialement prévu pour paraitre  chez Seghers) : à aucun moment, Barbault  ne remet en question la « tradition » astrologique. Il a une posture plus apologétique que critique. Il  signale néanmoins toutes sortes d’objections voire de persécutions  à  l’encontre de l’astrologie. Barbault parvient à traiter de son sujet sans avoir à exposer par le menu  les divers dispositifs et claviers dont l’astrologie dispose et dont  le premier groupe d’astrologues se repaissait et qui lui aparaissait comme apporter du « poids » à l’Astrologie. Le seul domaine que Barbault  s’est résolu à développer est celui des 4 Eléments dans les 30 dernières pages comme si c’était l’angle le plus présentable. Au moins cet auteur est-il conscient qu’il y a des  pans de l’astrologie qui ne passent pas et il a choisi un  volet accessible. Qui ne connait le Feu, l’Eau, la Terre et l’Air ?

Jean-Pierre  Nicola. Pour une astrologie moderne.   On nous dit en  4E de couverture  que ce livre

« inaugure un nouvel âge de l’astrologie » Tout le savoir astrologique est ainsi passé à la moulinette, au filtre, d’explications  dont l’auteur a la maitrise et qu’il ne transmet pas  machinalement comme ses consœurs  sus mentionnées.  Le seul hic, c’est qu’en  ravalant la façade de l’astrologie,  Nicola en conserve l’armature de bout en bout : le sacro sain thème natal,  les  planètes anciennes et  nouvelles avec leurs aspects mutuels, les 12 secteurs des signes et des maisons  en évitant les sujets qui fâchent comme la question des étoiles fixes qui feraient sourire les astronomes. Une astrologie propre sur elle.

Mais avant d’aborder les Clefs de J. Halbronn qui remporta le trophée puisque la Collection Clefs était l’enjeu le plus flatteur qui se puisse rêver. étudiions le Que Sais-je sur l’Astrologie de Paul Couderc paru en  1951 mais réédité jusqu’en 1978 et mis à jour (PUF), autre collection de référence avec laquelle rivalisa à l’époque la Collection de Luc Decaunes « Clefs pour ». On comprendra peut être comment  le  travail  du jeune Halbronn fut  finalement préféré à celui de son ainé de 26 ans, lui qui n »était même pas né quand les deux autres pratiquaient déjà ! Pour Couderc, astronome de son état, il y a quelque légitimité à écrire sur l’Astrologie  du fait que depuis des siècles,  les astronomes ont côtoyé  l’astrologie. L’erreur stratégique de l’auteur est de s’en être pris à la doxa astrologique sans  se demander si elle avait été transmise correctement et si elle ne souffrait pas de quelque excédent de bagage dont elle pourrait se délester.  Couderc  semble appréhender l’Astrologie comme  une et indivisible reprenant d’ailleurs l’usage du singulier des divers auteurs,  à l’exception de Nicola qui place une épithète « moderne »  qui fait penser à la querelle des Anciens et des Moderne. Un Nicola d’ailleurs persuadé que les trois planètes découvertes depuis s la fin du XVIIIe siècle sont un apport  crucial pour l’Astrologie –et tout son système s’appuie sur un ternaire dont le dernier volet est justement constitué par les dites planètes inconnues des Anciens. Voilà donc

Nicola embarqué dans une représentation de l’Astrologie qui  dévalue ipso facto

son passé.

La démarche de Jacques Halbronn, 28 ans au moment de la parution, (mais plus jeune encore lors de

la signature du contrat) à l’époque déjà engagé dans la préparation d’une thèse de doctorat à l’EPHE VE section des  Sciences Religieuses sur l’Astrologie dans le monde juif, est toute autre. (cf.  aussi sa réédition remaniée de  1993 et son article Astrologie dans l’Encyclopaedia Universalis, 1994  Reéd 2004  Figaro) est déjà polémique dans la 4e de couverture :  l’auteur « entend condamner une certaine astrologie (..) axée sur le seul moment aléatoire de la naissance. Il souhaite par  un véritable retour aux sources, redonner à l’astrologie son  assise traditionnelle en discernant les multiples couches qui se sont  ajoutées au noyau initial » Dès la page 18, on annonce la couleur « Les solutions de continuité » Tout ce savoir déballé par nos trois auteures (cf. supra) et  mis au goût du joue par Nicola, en en évacuant ce qu’il ne comprend pas,  fait l’objet d’une volonté de comprendre la logique interne. Halbronn ne jette pas le bébé avec l’eau du bain. En tant qu’historien, il  pratique une délicate archéologie et n’entre pas dans l’arène comme un éléphant dans un magasin de porcelaines.     Un peu comme Cuvier, il s’efforce de reconstituer le  passé à partir des fragments qui nous sont parvenus.  Quant  à la pratique de l’astrologie, à l’instar de Barbault,  il fait preuve de prudence et opte, quant à lui, pour les 5 sens et donc  évite de défendre une astrologie  individuelle qui ferait d’ailleurs de l’astrologue un improvisateur qui n’aurait affaire qu’à des cas particuliers, ce qui déjà   rend sa pratique suspecte. En 1993, la quatrième de couverture  persiste et signe : l’auteur « s’efforce de préciser à quelles conditions et dans quel esprit il est possible pour l’honnête homme de notre temps d’accepter une certaine présence de l’astrologie.  (et entend)  restituer la pensée astrologique originelle en la dégageant des contresens, parfois troublants accumulés depuis des siècles. «  Entre temps, le plus si  jeune Halbronn aura organisé une « cinquantaine de colloques ». Mais en 1989,  les PUF auront demandé à Suzel Fuzeau-Braesch, docteur es sciences, de prendre la relève de Paul Couderc, décédé. Celle-ci présentera l’astrologie à la façon des  trois femmes sus mentionnées et les PUF devront dès 2004 remplacer son travail par celui de  Daniel Kunth et Philippe Zarka.  Il  est clair que Michel Gauquellin (né en 1928) aurait aussi pu prétendre rédiger Clefs pour l’Astrologie en 76, avec  ses statistiques auxquelles tout le monde rend alors un vibrant hommage, à commencer par André Barbault dans sa Connaissance de l’Astrologie.  L’éditeur à  la lecture du  tapuscrit de Barbault aurait pu y songer. Mais Gauquelin avait déjà beaucoup publié dont en 1967

Songes et Mensonges de l’astrologie, chez Hachette où il avait ridiculisé l’astrologie avec peut-être un peu trop de hargne tout en défendant  de facto le thème natal  qui était à la base de ses  résultats.

Il faut probablement faire la part d’un certain jeunisme au lendemain de Mai 68 et de fait  c’était là en soi un point favorable pour l’astrologie. On aura remarqué que la plupart des auteurs cités sont nés avant 1930.

Il  y a des catégories d’âge et de sexe qui ne sauraient être négligées. Actuellement,

le profil moyen de l’astrophile  est celui d’une femme de 60 ans et le profil le plus

improbable que l’on ne risque guère de trouver dans une réunion d’astrologues

est celui d’un homme de 30 ans. Les temps changent!

JHB

13. 08 14

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

Analyse du polycopié d’une école d’astrologie (2001)

Posté par nofim le 12 août 2014

Réflexions autour du Collectif  « Initiation à l’astrologie globale et symbolique »

Ed/ Agapé.

Par Jacques Halbronn

 

En 2001,  l’école AGAPE publia le volume 1 d’un ensemble d’études visant à

repositionner l’astrologie. Y  contribuèrent Martine Barbault, Yves Lenoble et Solange de

Mailly Nesle.

Nous présentons ici nos commentaires concernant le programme d’enseignement qui est proposé par la dite école.

En ce qui concerne le Zodiaque, nous dirons que nous ne pensons pas que l’astrologie lui ait

accordé l’importance que l’on nous dit.  Certes, l’astrologie a-t-elle pu  voir dans le

cycle des saisons une matrice cyclique mais  uniquement  sur  un mode analogique et non sur

un mode opérationnel.  La question de la précession est donc secondaire. Cela dit, contrairement à ce que disent les auteurs,  le symbolisme du Zodiaque tétramorphe (taureau-lion- aigle-homme) est bel et bien décalé par rapport aux saisons dès lors que  l’on constitue une astrologie  dépendant du

dit symbolisme.

Le cas des 4 Eléments est significatif.   On notera que la Tétrabible ne mentionne aucunement les Eléments par rapport aux signes  même quand on y traite des triplicités, point qui n’aurait pas du

échapper à Yves Lenoble qui venait alors de participer au travail de Pascal Charvet (-Ed  Nil). Il aurait été bon de rappeler que les dieux sont associés aux signes bien avant qu’on y articule le Septénaire. (cf.  Manilius) Tous les développements sur les « symboliques planétaires »  créent une confusion entre astrologie, astronomie et mythologie et  il eut été souhaitable d’étudier la genèse qui a abouti au savoir  décrit et qui est le fruit d’une évolution dont on peut se demander si elle n’est  pas une déviance. Quant  à l’intégration des planètes  transsaturniennes, cela correspond en effet à une « évolution » bien mieux signalisée mais qui n’est qu’un avatar de plus.

Abordons le Chapitre intitulé  « Le Zodiaque : quaternaire, ternaire et binaire »  (pp ; 90 et seq).  On nous compare l’astrologie à une langue qu’il faut acquérir et  l’enseignement de l’astrologie semble dès lors  être du même type que celui d’une langue. La lecture d’une partition musicale – son interprétation » est donnée en exemple/ Dès lors, il ne s’agit pas tant de comprendre que d’apprendre, ce qui met en quelque sorte l’esprit critique en veilleuse. On pourrait parler d’une forme de régression intellectuelle qui se produit d’ailleurs chaque fois que l’on se lance dans  l’apprentissage d’une nouvelle langue, ce qui réveille les réflexes des toutes premières  années. On bascule vers une stratégie d’intégration au sein d’un certain groupe social qui est celui du milieu

Astrologique.

Que nous dit-on  à l’AGAPE sur les « signes astrologiques » ?  On  a droit au couplet sur le « bélier »

, « celui qui est toujours en tête du troupeau ». En  réalité, quand on relie le zodiaque avec l’iconographie des mois de l’année, on  voit bien qu’il s’agit d’un mouton dont on tond la  toison. Le fait  de relier Mars au Bélier explique évidemment un tel contresens tout à fait délibéré. Quant au Lion, il ne figure aucunement dans l’iconographie des mois et il relève (cf. supra) d’un autre zodiaque

quaternaire   qui s’est amalgamé à celui des 12 mois.

En fait, nos enseignants ne se soucient aucunement de l’origine du symbolisme zodiacal. Ils plaquent sur ce symbolisme un certain discours sur les saisons, sur les éléments, qui est totalement décalé. Il faut savoir que le  symbolisme du zodiaque à 12 signes et 12 mois  exprime la vie des sociétés au cours de l’année et non la dynamique de la Nature, même si les deux plans sont liés. Faute de quoi on ne comprend pas un  signe comme celui des Gémeaux. Que disent nos enseignants sur ce signe très problématique. Ils ne manquent pas de rappeler que ce signe est dominé par Mercure, ce qui est vrai  au regard du dispositif des domiciles –encore qu’il est également en Vierge dans ce cas mais la symbolique des Gémeaux est bien évidement vénusienne comme tout spécialiste du symbolisme vous le confirmera. (cf. les enfants de Vénus dans le Kalendrier des Bergers) On ne manque pas non plus de relier les Gémeaux à la maison III  alors qu’il s’agit là d’un rapprochement tardif   (sans parler du passage de 8 à 12 maisons) On se contente de nous dire  que « le signe  est représenté par deux

Adolescents jumeaux  Castor et Pollux  qui se tiennent par la main ». (p/ 128) alors qu’il s’agit bel et bien en réalité d’un « vrai » couple/ Nos auteurs se sont trop fiés à André Barbault qui a complétement occulté l’autre approche bien plus pertinente (dans son petit livre sur les Gémeaux) qu’il n’a même pas pris la peine de signaler. Avec les Gémeaux, on tombe dans les excès  d’une exégèse qui fait dire n’importe quoi au document ainsi commenté et on nous parle d’allégorie alors que le temps de ce signe est bien celui des Amours (cf. les  Très Riches Heures du Duc de Berry)

Que disent nos auteurs sur le Scorpion ? Là encore,  il n’y a rien d’évident et d’allant de soi dans ce

Symbole et il faut vraiment que les élèves soient de bonne composition pour gober de telles explications qui n’ont ni queue ni tête. Quel rapport d’ailleurs entre l’Eau et cet animal ?  Pas un mot sur la symbolique de l’Aigle !

En conclusion, nous dirons que  le projet de nous présenter une genèse de l’Astrologie n’aura guère été mené avec rigueur et que très tôt l’on nous a basculés de la diachronie dans la synchronie, de l’Histoire vers un apprentissage d’une langue, d’un « clavier ». La carence iconographique  est  édifiante et on ne trouve dans ce volume aucune reproduction des vignettes des 12 mois de l’année. On nous restitue une tradition exégétique extrêmement discutable.

En fait, il eut été infiniment plus sage de laisser complétement tomber la symbolique zodiacale  comme l’a fait sagement Jean-Pierre Nicola et de s’en tenir à la distribution des Eléments et des planètes entre les 12 signes mais  en laissant totalement de côté leur symbolisme propre car comment expliquer que le signe du verseau est un signe d’air. Cela aurait évité bien des contorsions ; Il eut suffi de déclarer que ce symbolisme est  un simple codage commode pour situer les astres dans le ciel et d’ailleurs usité par les astronomes/

Se lancer dans une prise en compte du symbolisme zodiacal était  casse-cou. Faut-il rappeler qu’André Barbault – l’oncle de Martien Batbault- a largement pris ses distances par rapport à un tel  symbolisme et que la parution des volumes sur le Zodiaque n’aura  été pour lui qu’un exercice, un jeu

et en fait un tremplin pour d’autres ouvrages qui paraitront aux mêmes éditions du Seuil au début des années 60 comme cela fut notre cas quand nous avons traité du Sagittaire (Ed Tchou) et dans  nos introductions pour la série chez Solar.  Barbault dès les années 50 avait compris que l’astrologie cyclique devait  laisser tomber toute prise en compte de la symbolique zodiacale, ce qui est particulièrement manifeste dans Les Astres et l’Histoire (1967) mais aussi dans son étude du cycle Saturne- Neptune.  On sait que l’astrologue ne saurait résister à toutes les sollicitations tant de la part des éditeurs que de sa clientèle mais il faut savoir séparer le bon grain de l’ivraie.

Ce syncrétisme qui  associe  de façon systémique les 12 signes, les 12 maisons, les planètes (et le système actuel est resté en chantier inachevé depuis 80 ans, et  n’a pas bougé depuis la découverte de Pluton.  On n’a pas de chapitre dans ce volume sur les maisons mais  il est plus que probable qu’à

Aucun moment  on ne s’y demandera si l’ordre des maisons tel qu’il nous est parvenu n’a pas été corrompu/

Que disent nos auteurs sur ces nouveaux astres ? (pp. 69 et seq) On note qu’ils n’évoquent à aucun moment  l’après Pluton et le fait que la « prophétie » d’une découverte de nouvelles planètes a le bec dans l’eau et on le sait d’autant plus depuis la parution en 2001 du dit  volume avec le déclassement du dit Pluton. On serait curieux de savoir comment l’AGAPE  traite de cette déconfiture. Autrement dit,  on reste sur sa faim tant concernant l’appréhension du passé de l’astrologie  qui laisse bien des zones d’ombre que celle de son avenir. Le chapitre introductif sur

« L’édification de l’astrologie » laisse fortement à désirer tout comme celui sur ‘L’évolution de l’Astrologie à travers l’Histoire

Pas un mot bien évidemment sur le rôle des étoiles fixes  royales qui appartiennent comme par hasard aux  constellations correspondant aux signes fixes sauf  dans le cas  de l’Aigle mais aussi de Fomalhaut qui est dans la  Constellation du Poisson Austral et non dans celle du Verseau

Ce qui  fait problème, pat dessus tout,  c’est l’idée que l’astrologie doit « évoluer ». Nous pensons bien plus tôt qu’elle  doit se ressourcer. Mais il est vrai que le passé est encore plus inaccessible pour le commun des mortels que le futur et que nous assistons là à une fuite en avant, et au spectacle d’une astrologie à la dérive. En esquivant   un vrai débat sur l’Astrologie, les auteurs en semblent  pas

avoir conscience  de  faire fuir des recrues d’un certain niveau et d’être en retrait par rapport au niveau des années soixante –soixante-dix/

 

 

JHB

12. 08 14

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

La renaissance de l’astrologie au début des années 70

Posté par nofim le 12 août 2014

Le cycle saturnien de 30 ans appliqué  à la vie astrologique (1970-2000)

par Jacques Halbronn

Il nous apparait qu’il puisse exister un cycle de 30 ans correspondant au passage

de Saturne sur l’étoile fixe Aldébaran et qui aura duré du début des années 70

jusqu’au début des années 2000. Nous voudrions illustrer cette approche au

prisme de la vie astrologique française (francophone).

Le début des années soixante-dix aura correspondu à une certaine renaissance

de l’astrologie mais il ne faut pas oublier que toute renaissance tend à s’essoufler

à mi-parcours  du cycle qui la sous-tend/ Il faut donc considérer qu’un basculement

s’est produit quand Saturne est passé d’Aldébaran à Antarés – ces deux étoiles

fixes royales constituant selon nous l’axe centrale de l’astrologie (cf notre Projet

de Colloque pour la fin 2014.

En 1971, Edgar Morin publie Le Retour des Astrologues aux Cahiers de l’Obs

(rééd. La croyance astrologique moderne, 1982)/ En 1975, près de 200 personnalités

du monde scientifique signent un « Manifeste des 186″ contre l’Astrologie. (cf la réaction

d’E. Teissier Ne brûlez pas la sorcière, Pauvert, 1976, pp. 151  et seq)

Mais il faut saluer en 1976 la parution dans la prestigieuse collection dirigée par

Luc Decaunes des Clefs pour l’Astrologie, dont Jacques Halbronn fut chargée avec

symboliquement  le fait qu’andré Barbault  dut renoncer à s’en occuper, ce qui

le fit publier son travail sous le titre « Connaissance de l’Astrologie » au Seuil, éditeur

qui avait déjà publié plusieurs de ses travaux. Mais le Seuil fera appel dès 1977

à Jean-Pierre Nicola  qui signe « Pour une astrologie moderne ». Il y a là comme

une transmission de relais qui caractérise un nouveau cycle. Dans le même sens,

il faut voir en 74 la parution par la polytechnicien Daniel Verney, chez Fayard,

des Fondements et Avenir de l’Astrologie et chez Hachette d’une Introduction

à la Nouvelle astrologie de l’Italienne Lisa Morpurgo, en cette même année.

ll est indiqué sur la 4e de couverture de ce dernier ouvrage « Jamais comme

aujourd’hui les horoscopes n’ont été (autant) consultés »

Citons aussi chez Jean Claude Lattés de l’Astrologie par Joelle de Gravelaine et Jacqueline

Aimé (première édition 1969) En 1976, Elizabeth Teissier (Astralement vôtre, émission

à la télévision qui fit polémique)  publie, on l’  a vu

« Ne brûlez pas la sorcière. Réponses à 25 questions sur l’Astrologie Préface de

Raymond Abellio.. Sur la 4e de couverture, on peut lire que l’astrologie  « est une de

ces sciences très anciennes que nous avons bien besoin de  redécouvrir pour qu’elles

nous aident à vivre et à mieux nous connaitre » . Il s’agit d’ouvrages qu entendent

renouveler  le positionnement de l’astrologie

alors que l’astronome  Paul Couderc propose encore en 1978, une nouvelle édition aux Pressses Universitaires de France de son Que Sais je sur l’Astrologie (première parution 1951)

En 1981, Solange de  Mailly Nesle est invitée par les éditions Fernand Nathan à publier

« L’astrologie. L’histoire, les symboles, le signes »

/On ne parle ici que d’éditeurs généralistes et non spécialisés dans l’ésotérisme comme Trédaniel,

les Ed traditionnelles, le Rocher, Dangles, Pardés, Dervy, Lanore ou des éditions

liées à des associations astrologiques.

A partir de 1980, l’on voit paraitre plusieurs collections sur les signes du Zodiaque,

chez Tchou, chez Solar  (avec  Ivan Othenin Girard  et à sa suite Jacques Halbronn) qui font pendant au succés de la formule dans les années cinquante, aux dites éditions du Seuil (dir. F. R. Bastide), aux éd. Radio Monte Carlo (avec Nicola), Tchou confiant à Michèle Curcio une collection de petits livrets

zodiacaux en paralléle à ses « Grands Livres ».

Parallélement,  la vie astrologique française  trouve un nouveau souffle à partir de

1974 avec Jacques Halbronn qui inaugure une ère des congrès qui sera relayée

dans les années 90 par Yves Lenoble dans la phase 2 du cycle de 30 ans. En 1979,

parait le Collectif  « Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau » sous la direction

de Jacques Halbronn (Ed Albatros) En 1984,  Jacques Halbronn publie le Guide

de la Vie Astrologique (Ed Trédaniel) qui recense les astrologues et les rassemble non plus

seulement dans le cadre de congrès mais de répertoires professionnels. Ces réalisations

(congrès, guides) visent  à normaliser l’image des astrologues en montant que la

« vie astrologique » s’organise comme ailleurs..

Cette phase 2 correspond à un tassement de la dynamique de recherche. On observe que

les colloques de chercheurs cédent devant des colloques d’enseignement. C’est

dire que le déroulement du cycle correspond, à mi parcours,  à une certaine cristallisation du

savoir astrologique – voire à un cloisonnement-  et  à  un renfermement de l’astrologie dans un certain ghetto,

du fait même de la complexité  même du savoir ainsi institutionnalisé et qui demande

des années d’étude. On est loin des tentives d’ouverture vers un large public

tant au niveau de l’élite qu’à celui du grand public.

Au niveau universitaire, Jacques Halbronn soutient en Sorbonne une thèse de

doctorat « La problématique astrologique chez les principaux penseurs juifs du

Moyen Age Espagnol  » (EPHE Ve  section Sciences Religieuses,  parue en 1985

Ed Arché, Milan sous le titre « Le monde juif et l’astrologie. Histoire d’un vieux

couple »).

Notre cycle de 30 ans, on peut le voir, assez nettement, passe par des phases

successives que l’on peut caractériser par un processus de déconstruction, de

reformulation s’achevant par une forme de stratification en phase 2 et de repli

sur un savoir qui devient de moins en moins accessible aux non astrologues alors

que la phase 1 visait à instaurer des passerelles entre le monde astrologique et

les autres approches.

A partir des années 2000,  un nouveau cycle de 30 ans s’amorce avec le repli

des activités d’enseignement et le renouveau de la recherche astrologique

incarné par le super-congrès de Jacques Halbronn en novembre 2004, intégralement

filmé et qui sera disponible sur Internet à partir de 2007. (TV Urania). La télévision

astrologique symbolise une nouvelle dynamique d’ouverture du « milieu » astrologique.

(lancement en 2008 de Teleprovidence puis en 2013 de la chaîne « Jacques Halbronn »

sur Youtube).

Sur le plan universitaire,  Jacques Halbronn soutient en 1999 une thèse d’Etat

« Le texte prophétique en Frane. Formation et fortune » (Paris X Nanterre-Ouest) et

en 2001, en Sorbonne,  Elizabeth Teissier une thèse de sociologie  (Ed Plon) sur

l’astrologie. En  2002, Jacques Halbronn est auditionné à l’EPHE pour la chaire des

Etudes Esotériques (précdent titulaire Antoine Faivre). En 2004, son article

Astrologie est réédité par l’Encyclopaedia Universalis et le Figaro.(première parution

1993) En 2007, Halbronn soutient en Sorbonne un post doctorat sur la critique

nostradamique au XVIIe siècle, autour du Dominicain Giffré de Réchac.

Une nouvelle série de Colloques se tient à l’initiative de Jacques Halbronn, à partir

de l’An 2000 (Frontières de l’Astroogie, avec un partenariat du CURA de Patrice

Guinard). A partir du grand congrès de 2004 se tiendra toute une série de rencontres

astrologiques dans un esprit de recherche et de débat, sous l’égide du MAU, qui seront

repris sur Internet.  Le colloque prévu fin 2014 est censé faire le point sur l’état

de la recherche et de la réflexion des 15 dernières années avec une mise à plat

de tout le savoir astrologique.

 

 

JHB

12. 08 14

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE, symbolisme | Pas de Commentaire »

André Barbault, années 50-60

Posté par nofim le 11 août 2014

 

André Barbault (né en 1921), la  trentaine et la quarantaine

par  Jacques  Halbronn

En 1955, André Barbault publie chez Grasset  une Défense

et Illustration de l’Astrologie. Grasset (qui avait publié Proust

et les Protocoles des Sages de Sion) avait publié les trois traités

astrologiques de Maurice Privat dans les années trente.

Jusque là Barbault n’avait publié qu’à compte d’auteur comme

il est indiqué dans la bibliographie placée en tête de l’ouvrage.

La collection dans laquelle parait la « Défense » se nomme

Correspondances et est dirigée par Raymond  Abellio et

un ouvrage de Paul Sérant y était déjà paru « Au seuil de

l’ésotérisme ». On est dans le ghetto des études ésotérique, d’une

certaine contre-culture. .

Barbault  est alors âgé de 33 ans (l’ouvrage parait en juin et

il est né en octobre). Il est indiqué sur la page de garde

qu’il est « vice-président du Centre International d’Astrologie ».

Les années 53-54 ont été assez fécondes. Il y a eu le Congrès

International d’Astrologie, au Palais de la Mutualité pendant

les fêtes de fin d’année 53 dont il sera un des animateurs. Avec

Claire Santagostini, il  publie un cours ronéoté dont il

s’inspirera pour certains chapitres de sa « Défense » (cf infra).

-L’Astrologie en liaison avec les typologies- et il a dirigé

trois collectifs avec des membres du CIA: Soleil-Lune,

Jupiter-Saturne et (avec Jean Carteret) Uranus-Neptune.

Barbault en  54 occupe une place centrale dans le milieu

astrologique français puisqu’il vient d’être élu Président

de la Fédération Française d’Astrologie qui associe

notamment le CIA et le Collége Astrologique de France,

dont le fondateur Néroman vient de mourir;

Barbault y fait référence (Défense, p.  52):

« Actuellement, une tentative de  groupement de tout le

mouvement  astrologique français est poursuivie sous

l’égide  d’une « Fédération  Française d’Astrologie » laquelle

a tenu un congrès à Strasbourg, où fut envisagé  la  création d’une

Fédération Internationale d’Astrologie » Barbault

dirige la revue Astrologie Moderne qui est l’organe du CIA.

Dans la foulée, Barbault publiera en 57 aux  Editions du

Seuil avec les membres du CIA douze volumes sur les signes

du Zodiaque. Notons qu’Armand Barbault, son frère aîné

avait joué un rôle important dans les premières années

du CIA, à la fin des années 40…En 1958, un accord entre le

CIA et les Cahiers Astrologiques se met en place et qui

confère à l’association un organe de qualité pendant dix ans. En

68, le CIA publié la revue L’Astrologue avec un partenariat

avec les Editions Traditionnelles, sous la direction du dit

André Barbault. Mais cette même année 68 est aussi

celle de la crise déclenchée par Astroflash et Barbault

quitte sa « vice-présidence » et la revue L’Astrologue se sépare

du CIA, Barbault restant à sa tête…

Ajoutons que les années soixante voient Barbault publier

au Seuil   De la psychanalyse à l’Astrologie et le Traité

Pratique d’Astrologie, Albin Michel sa « Crise mondiale de 1965″

(dans la collection « Aujourd »hui » et Jean-Jacques Pauvert

« Les Astres et l’Histoire » (1967). Nous sommes donc là

face à une période assez glorieuse qui va de 1953 à 1968, sur

une quinzaine d’années. En  Mai 68, Barbault est âgé de 46

ans. Son point faible, ses activités ne dépassent pas le cadre

d’un certain milieu assez marginal si ce n’est qu’il touche un

large public avec les signes du Zodiaque et  Astroflash, soit

l’interprétation des thèmes par ordinateur.

Examinons le contenu de cette Défense et Illustration

de l’Astrologie qui est l’occasion de présenter et de

représenter l’astrologie. Cet ouvrage est marqué par deux

parutions : le Que Sais-je sur l’astrologie de l’astronome Paul

Couderc (PUF, 1951 , collection dirigée par Paul Angoulvent)

et l’Influence des Astres du statisticien  Michel Gauquelin

(Ed du Dauphin 1955), campé comme un adversaire converti.

1955, c’était il y  a soixante ans…

En tant qu’historien des textes astrologiques, on nous

excusera de nous interroger sur les sources de cette

Défense.   E, 1976, aux Ed. Traditionnelles,

Claire Santagostini  éditera sous le titre « Initiation à

l’Astrologie Globale » un cours donné « pendant l’hiver

1953-1954″ (Préface p.. 7) et qui comporte notamment

(pp. 10  et seq « la morphologie planétaire ») un développement

très proche de celui de la Défense (« la morpho-psychologie,

pp.149  et seq) Dans les deux cas, il est fait référence à

Maurice Munzinger et on y trouve notamment à peu

près les mêmes tableaux, les mêmes schémas » (dont

certains seront repris dans le Traité Pratique de Barbault

en 1962)

On notera en particulier des convergences sur les Ages de

la Vie (que l’on retrouvera aussi, en 1964, chez Jean-Pierre Nicola,

sous le nom de « théorie des Ages »):

Santagostini  (pp 15 et seq):

« La trajectoire de l’existence ou les Ages de la Vie »

« La trajectoire des âges de la vie et l’ordre traditionnel

des planétes.

« L’ordre des planétes  correspondant

à la succession des âges de la  vie n’est pas arbitraire. Cet

ordre est en accord  à la fois avec la tradition astrologique et

avec la  réalité astronomique des différentes vitesses de

révolution des planètes ou de la durée de leur cycle, en

commençant par la plus rapide, la Lune ( 27 à 29 jours

autour de la Terre ) et en terminant par la plus lente : Saturne

(29 ans)  »

André Barbault  (pp. 155  et seq)

« Les âges de la vie ».

« Plaçons-nous maintenant au point de vue du

déroulement des âges de la vie :nou ne ferons que suivre

ici l’ordre  traditionnel et  astronomique (vitesse des

planétes).  Les premiers âges, Terre et Lune, sont sous

l’effet statique du froid (…) et le dernier Saturne

sous l’effet du désséchement et du refroidissement »

du desséchement »

Le passage de Barbault sur les Aspects (pp. 129 et seq)

appelle un commentaire de notre part:

« Réparties autour de la sphère du ciel, les planétes forment

une constellation qui change continuellement  et ne se

renouvelle jamais.  Cette constellation est surtout

caractérisée  par des rapports  précis entre certaines

planétes d’une part, entre planétes  et axes terrestres

d’autre part (…) Le principe de l’aspect  se dégage de la

notion de « conjonction » (-…) Les deux astres  sont alors

« fondus » en un tout  »

Du point de vue de l’astrologie de 2014, nous ferons les

observations suivantes qui expliquent selon nous que

l’astrologie  ainsi présentée n »était pas viable .

1  insister sur le fait que la « constellation » formée par les

astres du ciel ne se retrouve jamais nous apparait comme

une vérité au regard de l’astronomie mais comme une

approche suicidaire pour l’astrologie laquelle a tout

intérêt à montrer au contraire l’importance de la

répétition de la même cyclicité au cours des siècles..

2  Barbault fait totalement l’impasse sur les étoiles fixes et

n’envisage  à aucun moment des aspects entre planétes et

étoiles fixes

3  Barbault parle des « mélanges » entre planétes alors

que les planétes sont des entités autonomes qui ne

se mélangent pas et dont la course en revanche est

balisée par leurs aspects avec les étoiles fixes, qui sont

des points neutres,  tout comme

le soleil indiquant un signe n’intervient pas en tant

qu’entité porteuse d’une signification spécifique mais

comme un vecteur astronomique…

C’est dans la Défense, que l’on trouve mise en avant 1989

et le cycle Saturne-Neptune (p. 189) « A la conjonction

de 1952-1953,  Saturne meurt  et l’URSS est en pleine

métamorphose : elle engage  un nouveau cycle  qui la

conduit à l’échéance capitale de  1989″

Le hic, c’est que Barbault va par la suite s’intéresser de

très près au trigone Saturne-Neptune et en 1963, huit ans

plus tard, il publie « 1964. La crise mondiale de 1965″:

« La pendule de Moscou sonne l’heure du trigone Saturne

-Neptune qui va être exact  entre juin 1965 et novembre 1966

(…) Trente cinq ans plus tôt  (1929) c’était l’heure du plan

quinquennal qui lançait l’URSS  sur le chemin de la grande

expansion économique : un hasard (…) veut que le plan

quinquennal des Soviétiques ait échéance en 1965 (…) En 1965,

l’URSS entre à coup sûr dans la phase d’un grand essor

économique (.) Ce qui est   surtout frappant, c’est le contraste

que produit la simultanéité de l’opposition Saturne-Uranus

et du trigone Saturne-Neptune (.) Que les Russes soient à la

tête   de la course à l’espace est symbolique  du proche

avénement de l’URSs en tant que leader du monde (..) Tout

donne à penser, finalement, qu’arrivée à l’opposition

[Saturne-Neptune, à  18  ans de la conjonction] de 1971-72,

l’URSS vivra un tempsde dépassement en ayant « doublé »

les USA et un temps de déclin en étant doublée par la Chine

à la tête du mouvement révolutionnaire mondial ». Tout cela

relativise beaucoup l’échéance de 1989 car à entendre

Barbault, tout aurait du se jouer  dès 1965, au trigone..

Que s’est-il passé?  Barbault  aura voulu baliser le cycle

Saturne-Neptune et ne pas s’en tenir à une conjonction tous

les 36 ans. Il a eu l’impression que l’Histoire se précipitait et

n’a pas voulu être prise de vitesse. Il s’est donc reporté sur

le tiers du cycle de 36 ans, ce qui donne 12 ans, ce qui

permettait de gagner 24 ans  et donc de « tenir » 65 sans

avoir à attendre 89 et ce d’autant plus que 1965 est aussi

l’année de la conjonction « américaine » Saturne-Uranus.

Quelques commentaires: l’importance accordée au trigone

comme aspect bénéfique fait en soi probléme, même si

elle est traditionnelle. Que nous dit Barbault sur les « bons »

et « mauvais » aspects dans sa Défense de 1955?  Revenons à

son développement sur le sujet : « Il existe des  aspects

harmoniques (sextile 60°, trigone 120°) Ces aspects

permettent un heureux accomplissement  (…) En revanche,

il existe des aspects  dissonants » (90° 180°)(pp. 129-30)

Ce rendez-vous pour 1965 était un peu un « quitte ou double »

et l’astrologie ne pouvait passer à côté d’une telle

opportunité.  Et du coup l’échéance de 1989  apparaissait

comme beacoup trop lointaine. Barbault se souvenait

des mésaventures de certains astrologues à la veille

de la Seconde Guerre Mondiale – comme Léon Lasson- qui

avaient manqué une proche échéance en raison de la

fixation de dates trop tardives. Il ne fallait pas qu’une

telle mésaventure se reproduisît!

Dès ‘l’échec de 1965, Barbault allait revoir sa copie et en 1967,

on l’ a dit il publie « Les astres et l’Histoire » qui fonctionnent

sur une autre base que l’on peut qualifier de « globale ». Il

ne s’agit plus d’assigner une conjonction à un pays donné mais

de considérer  l’équilibre mondial dans son ensemble,  sous

la forme de toutes les conjonctions se formant entre les

cinq planétes les plus lentes: Jupiter- Saturne-Uranus-

Neptune-Pluton. Mais cette fois Barbault se donne du

temps. La conjonction Saturne-Neptune n’est plus

qu’une configuration parmi tant d’autres et l’échéance

cruciale est reportée à la décennie  80.  Barbault a renoncé

à jouer avec une actualité trop chaude et prend le risque

d’être pris de court.  Les années 70  à l’horizon

semblent dès lors être marquées par une certaine « détente »,

du fait que les conjonctions se raréfient.  Etrangement, cette

détente est marquée, selon Barbault, ar des oppositions devenues entre

temps des aspects de relâchement de tension. C’est dire

que Barbault est disposé à remettre en question certains

dogmes traditionnels.

Nous n’épiloguerons pas sur la façon dont Barbault aura

vécu les années 70-80. On dira que ce fut une période

éprouvante à  plus d’un titre qui se conclura par  la réussite

de son pronostic pour 1989 si ce n’est que ce n’est pas

le succés de l’URSS qui est au rendez-vous mais son

ébranlement. Mais les astrologues ne retiendront que deux

mots:  la date et le lieu.

 

JHB

11  08 14

 

 

 

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Les dialectiques zodiacales

Posté par nofim le 10 août 2014

Réflexions sur les polarités zodiacales et la précession

des équinoxes;

par  Jacques  Halbronn

Les astrologues ont coutume de relier le Zodiaque au

cycle des saisons mais en réalité, ils se contentent le plus

souvent  de plaquer une quelconque cyclicité sur les symboles

zodiacaux  plutôt que de s’intéresser directement aux dits

symboles et pour cause. On peut raisonnablement douter de la

cohérence  et des raisons de leur succession.

Nous nous intéresserons ici à la mise en évidence d’un axe

symbolique qui ne nous semble pas avoir été signalé

jusqu’à présent du fait du désordre que nous signalions.

Cet axe nous est apparu lors d’une récente étude concernant

les vignettes des douze mois de l’année, dans le Kalendrier

des Bergers qui est selon nous,  en rapport avec une tradition

bien plus ancienne à la source même des symboles zodiacaux.

Nous mettrons donc en paralléle la scéne de la tonte des

moutons et celle du dépeçage du porc, placées l’une au

printemps,l’autre en  automne.On peut y voir une sorte

d’ouroboros.

L’opposition serait selon nous la suvante: dans le premier

cas, l’animal donne quelque chose sans en mourir et dans

l’autre il perd la vie dans l’opération. Les hommes auraient

ainsi deux types de rapports avec les animaux domestiques et ce

alternativement.

D’un côté, on a des animaux qui nous livrent leur toison

(mouton), leurs oeufs (volaille) et de l’autre des animaux

qui nous livrent leur chair (boeuf, porc), .Les uns donnent plus

d’eux-mêmes que les autres.

Il y aurait donc selon nous une opposition radicale entre

le mouton et le boeuf alors que la tradition zodiacales les

associe dans un même cadre, celui du printemps. Nous avons

expliqué cette anomalie par le fait que nous avons affaire ici

à deux zodiaques qui ne fonctionnenet pas de la même façon.

L’un est construit à partir du point vernal et donc n’est pas

tributaire de la précession des équinnoxes alors que l’autre

est constitué à parir d’une certaine étoile fixe laquelle dépend

de la dite précession. Cela expliquerait pourquoi le boeuf

aurait fini par cotoyer le bélier, en parcourant tout un

diamétre, ce qui correspond à  douze mille ans environ, la

moitié de 25920 ans, grosso modo. A contrario, l’oiseau
(l’aigle du tétramorphe) serait passé du printemps à

l’automne et donc serait lui aussi en décalage par rapport

aux animaux qui sont abattus.. Pour nous, l’oiseau nous donne

ses oeufs mais non son corps, ce qui le rapproche du mouton

avec sa laine dont la perte ne menace pas son intégrité

physique..

Il s’agit là de considérations qui ne relévent pas de

l’astrologie mais du cycle saisonnier tel qu’il est vécu

par les sociétés humaines et qui a servi aux astronomes pour

situer les astres dans le ciel les uns par rapport aux autres.

Quand on étudie le Tetrabiblos, aux Livres III et IV

on observe que les planétes sont associées aux significations des dieux dont ils sont

la demeure (on disait autrefois l’étoile de tel ou tel Dieu). On

a même un développement sur la Lune directement ancré

sur les significations zodiacales (Ch IV De l’action) :

« Mais si la Lune regarde (aspecte) ceux qui dominent

l’action lorsqu’elle sort de sa conjonction avec le Soleil et

qu’elle est avec Mercure au Taureau, au Capricorne et dans le

Cancer, elle fera les poétes, les prétres et ceux qui

prophétisent par le moyen d’un bassin plein d’eau. Mais au

Sagittaire et aux Poissons, elle fait ceux qui prophétisent par

le discours qu’ils ont avec les morts et les démons. Et à la

Vierge et au Scorpion, les magiciens, les astrologues qui

disent les choses cachées et qui prédisent les futures. A la

Balance, au Bélier et au Lion, ceux qui sont divinement

inspirés, les faiseurs de songes et ceux qui conjurent les

esprits » (trad. N. Bourdin, p. 206  Ed  Culture, Arts, Loisirs,   1974)

Il nous semble que nous avons dans les deux derniers livres

de la Tétrabible une présentation de l’astrologie qui

diffère singulièrement de celle du Premier- le plus souvent

cité-  qui semblait vouloir se démarquer  de toute forme

de symbolisme.  Il n’est pas indifférent de noter que c’est

avec la Lune que l’accent est le plus fortement mis sur la

symbolique zodiacale, ce qui tient probablement au fait

d’une astrologie lunaire axée sur le passage de la Lune dans

les différents signes, eux-mêmes associés à des divinités.

(cf Manilius)

Revenons sur le cas du taureau qui est bien représenté comme

un animal de sacrifice comme le rappelle Marguerite

Mertens Stiénon (L’Occultisme du Zodiaque, Ed. Adyar

1939): « Nous pouvons   saisir clairement la signification

du  taureau  égorgé par Mithra »,  le « corps du  taureau immolé »

(p 75), que ‘ l’on retrouve dans la corrida.

Le zodiaque automnal est marqué par le « fer » qui tue : c’est

le Sagittaire avec son arc, et selon Volguine, le scorpion

désignerait aussi l’archer (sagitarius).  A la fin de l’Eté,

c’est le moment de l’abattage des bêtes, de leur

« crucifixion »  quand on se prépare à les dépecer, scéne qui

s’oppose à celle, plus pastorale, du mouton dont le fer ne

menace que la toison laquelle est vouée à repousser (à

l’instar des plantes que l’on consomme). Au printemps, le

mal n’existe pas car  rien n’y est irréparable puisque cela

répousse, puisque les poules pondent quotidiennement. En

revanche, à l’automne, c’est le capital et non les intérêts

qui sont  en jeu et la responsabilité pése plus lourd.

 

JHB

10 08  14

 

 

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Le septénaire, un amalgame entre les facteurs masculins et féminins

Posté par nofim le 6 août 2014

 

 

Le subterfuge du septénaire

Par  Jacques  Halbronn

 

 

 

 

On oppose souvent les tenants du septénaire à ceux qui intègrent les « transsaturniennes » dans le clavier astrologique mais  le septénaire lui-même fait problème en ce qu’il associe deux types d’astres bien différents aux yeux des Anciens, à savoir d’un côté les luminaires et de l’autres les 5 planètes et c’est par abus de langage que l’on parle des  7 planètes  chez les astrologues, plaçant les luminaires sur le même pied que les planètes proprement dites qui n’ont été décelées que bien plus  tard. C’est ainsi que le récit de la  Création nous parle d’un cosmos comportant les luminaires et les étoiles (fixes) mais sans mentionner les étoiles « errantes » (en  grec planètes).

Il s’agit en fait d’un véritable contresens car on sait par ailleurs que la tradition consistant à dire que l’on est de tel ou tel signe passe par la position du soleil ou de la lune, selon les astrologies. Les luminaires sont des marqueurs et sur leur parcours, ils passent d’un secteur à un autre, chaque secteur pouvant être associé à une divinité, masculine ou féminine qui, au départ, n’est nullement associée à une planète, comme le montre la lecture de Manilius .(Ier siècle de notre ère, un siècle avant la Tétrabible de  Claude Ptolémée, deux ouvrages parus dans  les années 70 dans la Bibliotheca

Hermetica  de René Alleau). Ce n’est que lorsque l’on découvrit l’existence des 5 planètes, que l’idée vint  d’associer certains dieux aux dites planètes.  L’Astrologie Chinoise  (cf. l’ouvrage d’Eulalie Steens,  Rocher) nous parle d’une astrologie des 5 planètes associées à 5 Eléments (le métal en plus des 4

Eléments que l’on connait, cf  R. Gleadow  qui  fournit un

tableau avec le bois pour Jupiter, le feu pour Mars, la terre

pour Saturne, le métal pour Vénus et l’eau pour Mercure

(Les origines du Zodiaque, Ed Stock cf  aussi Jean-Michel Huon de Kermadec,  Les huit

signes de votre destin. Introduction à la pratique astrologique chinoise. Ed Asiathèque

1981, pp 27 et seq)

. On voit que les relations entre astrologie et astronomie sont passées par des stades successifs et qu’il est faux de dire qu’à l’origine l’astrologie et l’astronomie ne faisaient qu’un, c’est là une réécriture fallacieuse du passé comme il y en a  eu une  quant à la genèse des Centuries attribuées à Nostradamus. Quand un historien tient certains propos, il devient un faussaire qui contrefait le passé.

Le dispositif des domiciles et des exaltations nous apparait donc comme déjà tardif puisqu’il entérine une astrologie du Septénaire, ce qui  brouille la dialectique entre deux catégories d’astres, ceux qui  sont des  « pointeurs » qui désignent   successivement tel ou tel signe et ceux qui  sont symboliquement associés  à l’un ou l’autre des 12 signes. Autrement dit,  les luminaires n’ont pas à être  associés à un signe en particulier puisqu’ils ont vocation  à passer d’un signe à l’autre. Ne confondons pas planètes masculines /mâles et planètes féminines/femelles (comme en électricité) Or c’est ce qui se passe quand on parle d’un Septénaire  ou d’un septénaire augmenté de planètes au-delà de Saturne sans parler des astéroïdes  (dont Pluton fait d’ailleurs désormais partie)

Selon nous,  il convient aussi de ne pas placer Saturne au sein  du groupe des 5 « planètes » car  cet astre, le plus lent du groupe,  a été selon nous assimilé au statut des luminaires en raison de ses similitudes numériques avec la Lune, ce qui explique que la Lune progressée  corresponde en gros à un cycle de Saturne. Saturne serait donc un « marqueur » à l’instar des luminaires, ce qui donne un groupe de 3 marqueurs face à un groupe de 4  « signes » ce qui  convient fort bien  à une division en 4 de l’espace qui nous apparait comme une donnée récurrente de toute la structure astrologique.

Nous pensons donc qu’une astrologie à trois marqueurs a du exister qui se réfère directement à une réalité astronomique, et qui  exige la connaissance réelle de ce « trio » au regard de l’astronomie alors que les dieux asso ciés aux « planètes »  ne sont que des « signifiés » et non des signifiants, ce qui fait qu’à l’origine, leur   réalité astronomique était  sans importance pratique. C’est avec  le Septénaire que  cette distinction s’est perdue et que l’astrologie s’est mise à placer ces 4 « planètes »  sur le même pied que les  trois  « marqueurs ». C’est dire que déjà au stade du septénaire, l’astrologie était déjà  sur une mauvaise pente.  Le septénaire n’est aucunement  fondateur. Il est une déviance au même titre que l’intégration de nouvelles planètes à partir de la fin du XVIIIe siècle, dans la foulée de la lunette de Galilée (début XVIIe)

Si l’on a bien suivi notre propos, force est de conclure que les disposiitifs des exaltatiions  et des domiciles correspondent déjà  à un stade tardif de l’astrologie du fait qu’ils placent les luminaires dans le zodiaque ainsi d’ailleurs que Saturne.  L’idée d’une astrologie comportant 4  stades successifs

correspondant à Mars, Jupiter, Mercure et Vénus nous parait de bon aloi avec deux planétes « intérieures » (Mercure et V énus) et deux « extérieures ( Mars et Jupiter), ce qui donne deux couples intéressants : Mars- Vénus et Mercure-Jupiter . (et non Jupiter-Saturne comme le proposait André Barbault dans les années Cinquante).

On ne peut pas être au four et au moulin :  on ne met pas dans le même sac les luminaires ( et  Saturne qui est la véritable octave supérieure de la Lune comme l’a bien compris Rudhyar)  et les 4 « dieux planétaires » dont la position dans le ciel  ne fait sens que lorsqu’ils sont  « transités » par l’un ou l’auitre des trois marqueurs non pas en tant que planétes mais en tant que « maîtres » de secteurs.

 

 

 

 

JHB

06 08  14

 

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Epistémologie de la science historique

Posté par nofim le 5 août 2014

La dimension spéculative de la recherche historique et le genre du roman

par  Jacques Halbronn

 

L’historien à l’instar du romancier -ou vice versa- tente d’élaborer un certain passé à partir d’un certain nombre de données. La

recherche des causalités responsables des dites donnée constitue le tissu historique tout comme le point de départ  d’un fait divers peut

inspirer un roman, donc une « histoire » ( avc un petit h) en remontant vers ce qui a pu aboutir au dit point de départ. Dans bien des cas, ce

qui s’est passé aurait pu se passer autrement tout comme le futur peut lui aussi se dérouler autrement et l’on peut imaginer d’autres solutions

et résolutions. (cf  Collectif,  Les historiens de la Garde; De Lorant Deutch à Patric Buisson, la résurgence du romn national, Ed  Inculte 2013)

Il est loisible à chacun de concevoir des scénarios plus ou moins probables si ce n’est que certains peuvent prévaloir sur d’autres et s’y

substituer comme étant plus logiques, comme intégrant davantage de paramétres, de données.  Un modéle est falsifiable. Cela ne

signifie pas que l’un l’emporte sur l’autre parce qu’il est « prouvé » mais ce qu’il est plus probbable ou moins improbable. La recherche

hisrorique exige des démonstrations, des argumentations.

Nos  travaux concernant la génése du  symbolisme zodiacal, par exemple, et notamment celui du  tétramorphe (Taureau, Lion Aigle

Homme) comportent certes une dimension spéculative mais nous pensons qu’ils conduisent à une représentation plus satisfaisante

pour l’esprit que les seules données  « traditionnelles »  brutes qui ne s’inscrivent même pas dans une  approche scientifique car

l’Histoire ne saurait se limiter à un caractère « factuel ».(cf notre vidéo du 2 août sur le même sujet, sur You Tube). Ce que nous avons écrit

récemment sur l’émergence du « peuple »  juif est également spéculatif mais se fonde sur une histoire comparée des invasions, des

« têtes de pont », ce qui confère à notre propos une certaine probabilité plus grande que le simple « constat » historique. On pourrait en

dire de même de nos travaux sur Nostradamus. En fait,  nous dirons que le métier d’historien consiste à établir des chronologies, à

reconstituer un état antérieur à celui qui nous est connu. C’est cela la recherche historique.

L’historien ne réalise pas une opération foncièrement difféente de celle du romancier. On est toujours dans le »comment en est-on

arrivé là? »  La seule différence, c’est peut être qu’il est difficile de dire à un auteur qu’il aurait pu raconter une autre histoire alors que le

débat peut tout à fait se concevoir entre historiens/ Le débat, quant au roman, se limite à une discussion « intérieure », quand l’auteur

lui-même aura hésité entre plusieurs scénarios.  On ajoutera une autre différence concernant le futur. Le romancier aurait le droit de

se projeter dans l’avenir et pas l ‘Historien.  Mais l’historien peut se faire  prophéte dès lors qu’il a découvert certaines « lois »qui valent

autant pour le passé que pour l’avenir, étant entendu que de telles « prévisions » ne sauraient  aller au delà d’un certain seuil de précision.

Non pas que l’on ne puisse pas annoncer certaines choses mais certainement pas le résultat global. L’historien aurait une obligation

à cerner les moyens mais non les fins. En ce sens, le regard de l’historien  sur le passé ne diffère pas vraiment de son regard vers l’avenir,

c’est à dire que son discours restera marqué par une certaine forme d’abstraction.

La question des facteurs de perturbation caractérise plus les sciences humaines que les sciences dures en ce sens que le présent

n’y  correspond pas autant au passé. C’est en cela que l’épistémologie de la science historique diffère. On peut certes admettre que certaines graves perturbations aient pu affecter le relief ou le climat mais dans le domaine des sciences de l’Homme, c’est une

problématique bien plus récurrente et incontournable d’autant que les dites perturbations eussent pu ne pas se produire. Donc

le scénario élaboré par l’historien doit intégrer de possibles  perturbations qui auront crée un décalage non seulement diachronique

mais synchronique avec le présent, qui est le moment où le travail de réflexion et de recherche a été engagé.

Encore faut-il ajouter qu’il existe plusieus plans qui se chevauchent: il ya ce qui est et sa représentation. C’est le plus souvent

la représetation qui est perturbée.  Si l’on prend le cas du symbolisme saisonnier, il y a des textes qui ont pu se corrompre, « évoluer » sans

que la réalité représentée ait changé.  Les saisons sont les mêmes saisons grosso modo qu’il y a des millénaires mais certains discours

les concernant peuvent avoir sensiblement changé.  On pense ainsi aux rapports

entre le français et l’anglais : si le phénoméne est resté

peu ou prou le même, la conscience du dit phénoméne peut être toute autre.

Selon nous, le présent est « gros » du passé et donc il est essentiel pour l’historien

d’apprendre à lire le passé dans le présent, ce qui relativise la question  d’un passé

que l’on ne pourrait retrouver tel quel. Il faut s’habituer à l’idée que le passé est

indissociable du présent et vice versa, qu’il est « portéé par le présent. On ne peut

donc effacer; « tuer »  le passé puisqu’il survit dans le présent. Le succés des séries

policières illustre bien cette  fascination pour celui qui exhume le passé en fouillant

le présent, à la façon d’un archéologue. C’est aussi une problématique  importante

en psychanalyse.  Certes, il y a un temps où l’on fait des hypothèses mais celles-ci

sont vouées à être affinées, précisées.  Mieux vaut, en définitive, un discours

cohérent et logique qu’une accumulation de données qui ne font pas sens.

 

 

JHB

05. 08 14

 

 

 

 

 

 

 

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Les astrologues sidéralistes face à l’Histoire de l’astrologie

Posté par nofim le 5 août 2014

Remarques sur  quelques travaux  sidéralistes  en Histoire de l’astrologie

Par  Jacques Halbronn

 

En ce début de XXIe siècle, il est assez évident qu’il est temps que l’astrologie se ressource, se régénère.  Or l’histoire de l’astrologie produit des effets contradictoires : elle peut  contribuer à la

Pléthore des dispositifs comme elle permet une décantation en mettant en évidence des

syncrétismes, des doubles emplois. Approche apologétique ou critique du corpus astrologique,

approche synchronique ou diachronique ? C’est selon. Dans les années cinquante-soixante, la

tendance « structurelle » était de  conférer à chaque notion astrologique retenue dans le « canon »

astrologique une fonction spécifique. Un réformateur de  l’astrologie comme Jean Pierre Nicola

conserva les 12 signes, les 10 planètes, les 12 maisons, les aspects  avec leur manichéisme, même s’il

prit ses distances avec le symbolisme et la mythologie.  En fait, sa démarche consista à  projeter sur

l’astrologie des origines  les connaissances scientifiques actuelles sans  prendre en compte le  fait que

l’astrologie ait été plus une loi fondée sur le cosmos que la volonté de connaitre le cosmos dans sa

globalité. L’histoire de l’astrologie nous enseigne-t-elle  combien astrologie et astronomie se recoupent ou au contraire combien elles diffèrent dans leur raison d’être. C’est Vanki qui en 1902 (Ed. Chacornac) dans son Histoire de l’’Astrologie avait décrété (p. 13) « Dans l’origine, l’astrologie ne se distingua pas de l’astronomie et les deux mots dont l’étymologie est à peu près semblable,

s’employaient indifféremment l’un pour l’autre » Or,  s’il est  attesté qu’à certaines époques, l’astrologie passa sous la coupe de l’astronomie,  notamment avec la Tétrabible de Ptolémée, cela

ne signifie aucunement qu’il en ait été ainsi à l’origine, et ce tout simplement parce que l’astrologie n’avait qu’un besoin limité de l’apport de l’astronomie pour exister et notamment en ce qui concerne le nombre de plantés « utiles » pour son dessein.

Nous aborderons dans la présente étude les travaux de deux astrologues sidéralistes qui ont

publié sur l’Histoire de l’Astrologie, Denis Labouré et Marie Delclos, dans les années 90, décennie

particulièrement féconde dans ce domaine en France, notamment en ce qui concerne notre propre

production.

 

I   Denis Labouré  Les origines de l’astrologie  ed du Rocher 1997 Préface Jean-Pierre Bayard

Labouré reprend la malheureuse formule de Knappich  (Histoire de l’astrologie  Paris, 1986, p. 62 ) qui écrivait :

« Comme dans ce schéma les 7 planètes n’occupaient chacune qu’un signe, on créa un autre schéma

Dans lequel  le Soleil et la Lune n’avaient respectivement  qu’un domicile  tandis que les autres

Planètes disposées selon l’ordre astronomique en avaient chacun deux » On retrouve

une telle affirmation chez un autre historien germanophone,  également dans les

années soixante (Peuckert,  L’astrologie; son histoire, ses doctrinesd, Payot 1965; Reed

1980 et 2005,  pp. 115  et seq

Labouré : » A chaque astre, la tradition accorde un ou deux signes du Zodiaque, où il se révèle dans  sa plénitude »

Or, il y a là un grave contresens historique. Il est évident que l’on avait à l’origine deux dispositifs à sept planètes et  un seul signe en domicile  comme en exaltation. C’est par la suite, que d’aucuns ont cru bon de passer aux « doubles domiciles ». D’ailleurs, la notion de ‘trône » soulignait un seul des deux domiciles.  On a montré en effet que domiciles et exaltations sont des dispositifs jumeaux, l’un articulé sur l’axe solsticial et l’autre sur l’axe équinoxial. Nous ajouterons que cet axe est lui-même décalé d’un signe du fait de la précession des équinoxes et que l’exaltation du soleil était initialement en  taureau et non en bélier du fait de l’évolution du point vernal  dans les constellations.

Qu’est-ce donc que cette « tradition » qui n’est en fait qu’un avatar tardif ? En ce qui concerne les 4 Eléments, il eut été heureux de noter que  l’on ne relie pas les signes et les 4 Eléments avant la fin du premier millénaire.

Labouré, en astrologue sidéraliste signale certes les 4 étoiles fixes royales mais il ne  met pas en évidence que les constellations correspondantes constituent un système totalement différent de celui des 12 « signes » zodiacaux. Dans un cas, la symboliques des signes correspond grosso modo au cycle des saisons (les 12 mois pour les 12 lunaisons) mais dans l’autre la symbolique du tétramorphe

(Taureau, Lion, Aigle, Homme)  a évolué avec la précession des équinoxes, ce qui permet de dater d’environ 12000 ans, un demi- cycle précessionnel l’instauration d’un tel dispositif.

Nous regrettons d’avoir à signaler que nos propres travaux ont été piratés par divers auteurs dont

Denis Labouré, Hervé Drévillon  et quelques autres qui n’ont pas jugé bon de nous citer alors même

qu’ils puisaient dans nos publications. Labouré réussit l’exploit de reproduire divers passages

de notre édition (1977)d’Abraham Ibn Ezra, en se contentant de signaler l’éditeur. En 1990,  Labouré avait publié à notre instigation le traité de Claude Dariot ( chez Pardés) avec notre postface et il ne cite même pas notre nom quand il se réfère à cette édition. Quand à Eustache Le Noble, nous avions

traité de cet astrologue également en 93 (Ed Trédaniel, autour de l’astrologie du Livre de Toth

d’Etteila)/  Labouré ne signale pas non plus  notre Etrange Histoire de l’Astrologie (Ed Veyrier 1986) avec Serge Hutin pas plus que notre article (1994) ‘Astrologie » dans l’Encyclopaedia Universalis qui remplaçait celui de René Alleau (Reed fin 2004 sans  la bibliographie ) ou encore notre Monde Juif et l’Astrologie (Ed Arché, Milan) tout en prétendant dans son introduction tout en dressant un bilan de l’Histoire de l’Astrologie à la fin du XXe siècle. Quant à Drévillon, il utilise pour sa thèse parue chez Champvallon la substance de notre ouvrage paru en 1993 chez Trédaniel ( autour du Commentaire du Centilogue de Nicolas Bourdin)  qu’il se contente de citer dans sa bibliographie mais non en bas des pages où  il recourt massivement  à nos travaux.

 

II  Marie Delclos   Astrologie racines secrètes et sacrées Dervy  1994

Nous retiendrons ce propos concernant  la possibilité de remonter  de 12000 ans  (pp. 74  et seq)

« L’astrologie remonterait non pas au cinquième ou au quatrième millénaire avant  notre ère, soit avant le petit déluge de -3000 mais avant le grand Déluge, celui de Platon. Elle remonterait à -12000 »

Mais nous fondons notre analyse sur  le fait que l’axe Aigle-Taureau est inversé par rapport au zodiaque  à 12 signes. Nous pensons que le zodiaque est hybride, ce qui explique la confusion des débats au début du XIXe siècle autour du Zodiaque de Dendérah (décalage Lion-Balance, cf. Dupuis  Abrégé de l’Origine de tous les cultes et sa polémique avec Visconti).

Le rappel d’une relation entre les 12 signes et les 12 dieux de l’Olympe  montre bien qu’il  y a eu

historiquement un passage d’une  référence aux dieux vers une référence aux astres, ce qui montre que la relation de l’astrologie à l’astronomie est loin d’être aussi évidente, au départ, que certains historiens de l’astrologie le prétendent.

Marie Delclos : « Les 12 dieux  conseillers de l’Olympe , six dieux et six déesses étaient attribués aux douze signes » (p. 151)

Quant à affirmer que les Anciens connaissaient la planète Neptune découvert e en 1846, cela se résume par ce jugement de l’auteur :  « On découvre peu à peu que plus nos connaissances augmentent  plus nous découvrons que la Tradition n’avait  pas menti »  Neptune fait partie des 12 dieux, et est même associé par Manilius au signe des poissons mais certainement pas en tant que planète et ce en  dépit de tel ou tel quatrain des Centuries citant Neptune. (cf. P. Guinard sur ce sujet in revue Atlantis). Selon nous, deux astrologies se seront développées  parallèlement pour ensuite s’entremêler, l’une associant les 12 mois aux dieux et l’autre  divisant le ciel en 4 et en 8 (maisons  cf.  P. Guinard sur la division en 8). autour des  phases de la  Lune dans le mois (ce qui donne la semaine) et des 4 étoiles fixes royales balisant le cycle sidéral  de astres (et notamment de Saturne) en 4.  On notera que les 12 lunaisons ne coïncident nullement avec les 4 saisons. Marie Delclos signale l’axe Aldébaran-Antarés mais  n’indique pas son interaction avec le cycle des planètes ni  la question du rapport insolite entre Le Scorpion et l’Aigle, ce qui crée un décalage que l’on ne saurait  négliger de signaler car il permet  de mieux baliser le passé.

Selon nous, la préoccupation  concernant le nombre de planètes   est décalée quand on prend en

Compte qu’il  s’agit non pas d’astres mais de dieux, le passage aux astres étant  à l’évidence le fait des astronomes, mettant en place le dispositif des domiciles et exaltations qui se limite aux deux

Luminaires et aux cinq planètes et  laisse de côté les autres dieux faute d’assez de  planètes. L’idée

selon laquelle les 12 signes implique que l’on ait connu 12 planètes est totalement anachronique, même si ce mythe a pris une autre dimension à partir de la fin du XVIIIe siècle avec la découverte de planètes qui prendra le nom de divinités n’ayant pas encore été intégrées  en astronomie et en  astrologie. (cf. les spéculations d’un Léon Lasson,  d’un Caslant (sur Proserpine), d’un Jean Carteret,  d’une Lisa Morpurgo, d’un Roger-Benoît  Jourlin  et nos propres travaux in Mathématiques

Divinatoires  ed Trédaniel  1983)

Signalons aussi  notre « Lettre à une amie astrologue » (c’est-à-dire Marie Delclos) en tête de  notre Etrange Histoire de l’Astrologie, op. cit, pp. 7 et seq)

Au niveau bibliographique,  nous noterons que Marie Delclos signale deux communications

(Yves Marquet et Françoise Gauquelin) lors de Colloques que nous avons organisés en 1991 et 1993. En revanche,  Marie Delclos cite abondamment Abraham Ibn Ezra  et les traités que nous avons

édités (cf. supra) sans citer notre nom , (pp. 391 et 393)

 

Ces deux historiens  marqués par l’astrologie sidérale  se contentent en fait de diviser le zodiaque à partir d’un point qui est décalé par rapport au point vernal  (Ayanamsa) unique alors que nous pensons que les 4 étoiles royales structurent et balisent  4 périodes, sans qu’il faille tenir compte d’une quelconque division en 12.(signes ou constellations)

L’histoire de l’Astrologie est un labyrinthe  truffé de chausses trappes. La carte n’est pas le

territoire et il revient au chercheur de  gérer les bribes qui nous sont parvenues  bien plus que de nous servir des connaissances astronomiques modernes comme semblent le croire d’aucuns.

Jetons un bref coup d’œil , pour finir, sur notre article Astrologie de l’Encyclopaedia Universalis , avec ce mot qui revient  tout au long de « syncrétisme » (cf Peuckert, L’Astrologie, op. cit. pp. 157

et seq)   Mais il est clair que 20 ans après, notre réflexion sur la question aura sensiblement évolué.      A l’ époque, nous n’avions pas notamment pris conscience de l’inversion générale qui aura affecté tant  le rapport du tétramorphe aux saisons mais aussi le passage d’un repère sur le descendant ayant précédé  la référence  à l’ascendant. Bien plus, pour nous, le début du Zodiaque se situait à la Balance et non au Bélier et nous voyons dans ce symbole l’ouroboros (Janus)  qui marque la fin d’un cycle et le commencement d’un nouveau.

 

 

JHB

05. 08 14

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, prophétisme, SCIENCE, symbolisme | Pas de Commentaire »

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