Le sphinx et la précession des équinoxes

Posté par nofim le 2 août 2014

Une révoltion copernicienne  du symbolisme zodiacal

par  Jacques  Halbronn

 

En 1979, quand nous avons publié Aquarius ou la Nouvelle

Ere du Verseau (Ed Albatros) , nous avions choisi pour

illustration de couverture, un Sphinx, mettant ainsi en

avant les signes fixes dont faisait partie le signe du Verseau

lesquels signes constituaient cette créature connue sous le

,nom de Sphinx.

Ce n’est que 20 ans plus tard que notre intérêt pour les

étoiles fixes royales allait conférer une certaine forme de

prémonition à ce choix. Mais il aura fallu attendre encore

près de 15 ans pour  que nous comprenions que le Zodiaque

et le Sphinx constituaient deux  systémes traitant tous les deux

du cycle des saisons mais l’un sur un mode tropicaliste,

l’autre sur un mode sidéraliste, tout en se présentant comme

d’un seul tenant.

Mais par ailleurs, nous avions été fascinés par l’existence

de ces 4 « être vivants », comme on les appelle parfois- formant le

tétramorphe- et qui connurent une carrière séparée

(cf l’arcane majeur « Le Monde », le Livre d’Ezéchiel etc)

de celle qui les relia au symbolisme zodiacal  auquel on les

assimile à tort. Le rapport entre le « tétramorphe » et le Zodiaque fait

d’ailleursprobléme puisque l’on ne trouve pas de signe de

l’Aigle (la constellation de l’aigle est proche de celle du

Scorpion) alors qu’il y a bien parmi les signes « fixes », le lion,

le taureau et l’homme (Verseau), ce dont a tenté de

s’expliquer Volguine (Le symbolisme de l’aigle, 1960)

Il nous aura donc fallu bien des décennies pour percer le

mystère de ce tétramorphe  dans son rapport aux 4 saisons.

C’est  un beau jour que l’image jaillit sous notre plume ou

sur notre langue qui  associait le vol de l’oiseau au printemps

et ne dit-on pas qu’une hirondelle ne fait pas le printemps.?

Nous trouvons des traditions chinoises qui associent

non pas l’aigle mais l’épervier-il faudrait donc

éventuellement- remplacer l’aigle par l’épervier. On notera

aussi que les oiseaux incarnent fréquemment l’amour comme

dans le cas des perruche. Il est aussi question du pigeon

ou de la tourterelle qui se change en épervier.

A partir de cette prise de conscience, se forgea peu à peu

dans notre esprit l’idée d’un revirement à 180° du

symbolisme zodiacal., qu’il faudra par la suite reformuler

en distinguant deux roues zodiacales intriquées l’une dans

l’autre.

Mais si revirement, il y avait qui voulait que l’Aigle incarnât

le printemps, ne fallait-il pas, a contrario, que le Taureau

incarnât l’Automne,   ce qui remettait en question sinon

une tradition du moins une exégése devenue traditionnelle?

Pour s’en expliquer, il nous fallait bien connaitre l’iconographie

non pas tant du Zodiaque que des mois et que peu

d’astrologues connaissent bien qu’on la trouve dans le

Kalendrier des Bergers et dans les Très Riches Heures du

Duc de Berry. C’est ainsi qu’en novembre-décembre l’on

tuait le cochon (qui devenair porc  chez les anglais qui

distinguent l’animal vivant et l’animal abattu pour la

consommation:  ox/beef,  calf/veal, pig/pork, sheep/mutton,

le second terme étant français). Le boeuf, animal sacrificiel -

tradition maintenue dans la corrida et ses banderilles- qui

inaugure la nouvelle année. L’agneau  (pascal)

est aussi sacrificiel mais il aura été déplacé du fait de la précession des

équinoxes de l’automne vers le printemps tout comme le

taureau qui le suit ainsi que les astres qui lui sont

associés (les luminaires, soleil et lune)

Quel contraste entre l’aigle qui peut parcourir des distances

considérables et le taureau, le boeuf condamné à tourner dans

son pré. On voit à quel point le symbolisme zodiacal aura

été perturbé par la perte de la présence animale à l’automne

et par l’absence des oiseaux au printemps! Il ne semble

pas que les historiens du Sphinx ou du tétramorphe aient

réfléchi sur  la dimension zodiacale du probléme au prisme

des saisons, ne serait-ce qu’ au niveau analogique.

Selon nous, cette « roue » des 4 « vivants » aura bougé avec

la précession des équinoxes et au bout d’un demi-cycle, soit

12000 ans environ, tout s’est trouvé inversé.

Cela vaut aussi pour les luminaires qui initialement, selon

nous, étaient associés avec le solstice d’hiver et qui le sont

à présent avec le solstice d’Eté. La naissance  de Jésus, personnage

solaire, se fait au solstice d’Hiver et le taureau incarne bien

la jonction soli-lunaire avec ses cornes représentant un

croissant lunaire.Mithra, lié au taureau, nait le 25 décembre.(cf  Robert

Carré/ Le Sphinx et l’homme (Essai contributif à l’élucidatio d’un mythe, Paris

Maisonneuv et Larose, 1974)

La précession des équinoxes  est une donnée désormias bien ancrée en

astrologie avec un changement d’ère tous les 2160 ans, du fait du point vernal.

Plusieurs facteurs témoignent en faveur d’un tel glissement mais l’on n’avait pas

pris conscience de ce que ce glissement avait pu perturber l’agencement zodiacal, du

fait de l’existence d’une double roue, l’une étant fixe, l’autre mobile jusqu’au moment

où tout a fini par se figer. L’exaltation du soleil  était initialement en taureau et elle

a glissé vers le bélier. Notons aussi le décalage  des domiciles et des exaltations.  Les

deux luminaires devraient être séparés par un axe de symétrie (axe équinoxial,

axe solsticial) or cet  axe est décalé d’un signe. Le Zodiaque de Dendérah met

en avant le signe du Lion, ce qui a donné lieu au début du XIXe siècle à un vaste

débat..(The Zodiac of Paris. How an Improbable Controversy over an Ancient Egyptian Artifact Provoked a Modern Debate between  Religion and Science   Jed. Z. Buchwald et Diane Greco Josefowicz  Princeton & Oxford  2010, Albert Slosman  Le Zodiaque de Dendérah 150 ans avant JC ou 12000 ans? Rocher  Monaco, 1980

Les étoiles fixes royales sont liées à ces 4 « vivants » et  leur rapport avec les planétes

ne dépend pas de la précession des équinoxes. En fait,  en astrologie, seules ces

4 étoiles importent et non pas le zodiaque dans son ensemble. C’est le passage des

luminaires et leur « opposé » Saturne qui a les mêmes nombres que la Lune

(un jour pour un an) qui constitue la cyclicité astrologique.

On demandera donc aux astrologues et aux symbolistes -(comme Luc Bigé) de cesser

de chercher à associer le taureau avec le printemps. Quant au mouton, il est frappant

d’observer que la scène où on lui coupe sa toison se situe  à l’opposé de  celle où

le cochon est depecé. Dans les deux cas, l’on se sert d »objets contondants. Mais encore faudrait-il réintégrer le porc au sein du symbolisme zodiacal.(cf le porc dans le zodiaque chinois).

Quant au lion et à l’aigle, ils constituent un autre zodiaque.  Le taureau et l’Homme

sont communs aux deux zodiaques. On peut d’ailleurs penser qu’il a existé un

zodiaque à 8 secteurs qui s’est combiné avec un zodiaque à 4 secteurs, totalisant

aini  12  signes.

Ce type de renversement est également à observer avec  le passage du Descendant

pour calculer les maisons vers l’Ascendant., ce qui a brouillé la numérotation des

maisons. Il faut noter les maisons du descendant vers  l’ascendant, sous

l’horizon  et de  l’ascendant vers le descendant, au-dessus de l’horizon.

Rappelons que les Juifs ont maintenu la tradition de commencer l’année au début

de l’automne et la journée au coucher du soleil, que notre année civile commence

en janvier et notre journée à minuit.

Car tel est bien l’enjeu symbolique: le commencement d’un cycle n’est pas

diurne mais nocturne et on imagine les graves contresens que l’on peut

commettre quand on croit que la conjonction de deux astres amorce une phase

diurne et non nocturne, ce qui correspond  par rapport aux maisons astrologiques

à celles qui concernent le milieu familial, la vie privée. (sous l’horizon, donc

nocturne)

 

JHB

02 08 14

 

 

 

 

 

 

 

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Autour de l’Astrologie Grecque de Bouché-Leclercq (1899)

Posté par nofim le 26 juillet 2014

 

 

Hommage à  la méthodologie  historique de Bouché-Leclercq ( Astrologie Grecque, 1899)

Par  Jacques  Halbronn

 

On a souvent l’impression que les astrologues rechignent à  expliciter les dispositifs dont ils se servent. Que ces dispositifs demeurent obscurs  quant à leur organisation les arrangerait plutôt. Pis encore, si les dispositifs sont  restitués à leur  agencement initial  car cela prouverait deux choses, à savoir qu’ils ont utilisé et cru pouvoir valider des systèmes  qui étaient corrompus et qui plus est dont  l’articulation avait  été initialement fort simple.

Nous avons une certaine dette envers l’auteur de l’Astrologie Grecque, ouvrage réédité en Belgique, dans les années soixante. (Culture et Civilisation, 1963). Nous en citerons quelques passages qui font écho à  notre propre approche :

Qu’est- ce que l’histoire de l’Astrologie ? «  L’histoire de « la formation de ses dogmes »/

« On ne perd pas son temps à rechercher à quoi d’autres ont perdu le leur » (Préface)

« Remonter vers les origines jusqu’à ce que l’on retrouve l’état d’esprit ou ce qui est devenu plus tard inintelligible ou déraisonnable était le produit d’un raisonnement simple, parfaitement

intelligible pour  l’exposition,  à refaire en sens inverse le chemin parcouru »

« Les superstitions sont des survivances dont on  ne comprend pas la raison d’être mais qui ont été

en leur temps et par un point de suture que l’on peut souvent retrouver, fort raisonnables »

« comprendre  et même surprendre en flagrant délit d’inconséquence »  (p. 202)

Nous ajouterons que les premiers astrologues ont certainement voulu constituer des dispositifs

Parfaitement cohérents et réguliers et c’est ce qui nous permet d’ailleurs de les reconstituer à partir de ce qui nous en en est parvenu en fort mauvais état.   C’es t ainsi qu’Auguste Bouché-Leclerc nous retrace la façon dont on a « doublé » les domiciles, (p 187), dont  on a établi « huit lieux » puis douze (p. 278), dont on est passé de trois (diamètre (180°), trigone (120°), tétragone (90°) à quatre aspects  par « doublement du trigone, doublement qui donne l’hexagone ou aspect sextil » (p. 166), soit 60°.

Il note que Manilius tient sur les Dignités un autre discours qu’un siècle plus  tard la Tétrabible, sauf dans le cas des domiciles de Mars et de Vénus. Il signale que Ptolémée donne les exaltations mais pas les degrés qui  normalement sont signalés car il s’agit d’un « thème »  bien que l’on voie mal comment

Mercure pourrait être exalté en vierge  avec un Soleil en Bélier, vu qu’il ne s’éloigne pas du soleil de plus de 28° (élongation), vierge qui est aussi un des deux domiciles de Mercure, ce qui fait un peu désordre.

On ne se pose jamais assez de questions, au demeurant : cela ne fait que depuis peu que nous nous sommes interrogés sur la possibilité de restituer un ordre logique des maisons astrologiques. Depuis peu, également, nous avons noté que les domiciles des luminaires qui servaient d’axe de symétrie ne coïncidaient pas avec l’axe solsticial, pas plus que leurs exaltations avec l’axe équinoxial. Depuis peu que nous avons préconisé de permuter les positions des luminaires avec celles de Saturne ou de prendre comme point de départ des maisons le descendant et non l’ascendant tout comme placer l’Aigle au printemps et non à l’automne (avec le Scorpion). Depuis peu que nous nous sommes aperçus de l’importance à accorder aux signes masculins et féminins pour comprendre pourquoi  l’on classe les aspects en deux catégories. Or, il revient à l’historien de l’astrologie de (se)  poser  de telles questions car cela lui permet de progresser plus en amont.

Il faut surtout éviter de se dire que nos ancétres n’avaient pas un souci de logique quand ils  établissaient des sytémes, à commencer par des langues avec leurs grammaires. A partir de là, tout manque de logique doit nous alarmer, nous alerter sur l’existence d’un élément perturbateur.  Il est certes tentant de mettre  de telles incohérences sur le compte d’observations empiriques mais nous sommes persuadés que    dans le cas de l’astrologie, l’impulsion reléve avant tout de la volonté  de projeter des systémes. Si l’astrologie ne pouvait s’ancrer sur des observations comme l’astronomie, au moins devait-elle être en mesure de s’offrir des agencements  offrant une certaine esthétique et c’est cette esthétique qu’il incombe à l’historien de l’astrologie de restituer. Certes, il va ainsi se heurter à certaines pratiques astrologiques qui prétendent valider les dits dispositifs tels qu’ils nous sont parvenus.

Tout indique, en dépit de certains déséquilibres, que le savoir astrologique se voulait aussi cohérent que possible et d’ailleurs les astrologues ne se privent pas, quand cela les arrange, de le déclarer. Il  est clair que la répartition des 4 Eléments entre les 12 signes s’effectue selon un ordre incontestable, que les doubles domiciles offrent une certaine symétrie  associée avec le  respect de l’ordre astronomique des astres. Mais, quand cela ne les arrange pas, quand ils ne trouvent pas d’explications comme c’est le cas pour les exaltations, alors on nous déclare qu’il n’y a rien à changer ni  à comprendre, qu’il suffit d’appliquer et de voir que ‘ça marche ». Deux poids, deux mesures !

Mais le pompon revient certainement aux maisons astrologiques. N’importe qui s’apercevrait que l’ordre des maisons ne tient pas debout – Ptolémée lui-même n’en aurait certainement pas voulu quand on sait comment il prend la peine d’expliquer dans quel  ordre il entend traiter les différents domaines de l’existence. C’est la loi du silence. On ne bronche pas. On ne cherche même pas à s’en expliquer alors même que tout le savoir astrologique semble converger vers ces 12 significations qui ont le mérite de traiter de questions bien précises, échappant à toute forme de symbolisme. Les maisons sont la plaque tournante de tout le discours astrologique puisque, comme on l’ a montré ailleurs, les domiciles des planètes permettent de connecter les maisons entre elles par le biais des « maîtrises ». (maître de III en  VI et  ainsi de suite). Il suffirait pourtant de rétablir un ordre

« raisonnable «  des maison, en prenant modèle sur les livres III et IV de la Tétrabible de Ptolémée.

Il est bien difficile d’être à la fois astrologue praticien et historien de l’astrologie et  cela donne rarement de bons résultats tant l’investigation historique est bloquée, inhibée par  une pratique qui serait minée par certains questionnements.

Bouché-Leclercq lui-même nous apparait bien  pusillanime dans l’application de son programme de recherche, à la fin du XIXe siècle. Il n’a pas compris que l’histoire de l’astrologie devait jouer un rôle pilote et non pas être à la traîne de l’histoire de l’astronomie. En fait, il est temps que les historiens de l’astronomie cessent d’imposer à l’histoire de l’astrologie certains postulats. Avec l’astrologie, on peut remonter plus avant notamment en ce qui concerne l’histoire du Zodiaque, comme l’a fait Wegener avec la tectonique des plaques. Selon nous, une inversion du Zodiaque s’est produite  à une

époque très reculée (cf ce que nous avons dit plus haut sur l’aigle, signe de printemps et non d’automne, à l’origine, comme un avion qui ne prend l’air  que lorsque le ciel s’éclaircit) Et rappelons aussi que selon nous, le signe de la balance  constitue un ouroboros, un Janus, qui indique que le début du Zodiaque se situait bien à l’automne et non au printemps.

 

 

JHB

26. 07. 14

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Les femmes et l’interface du langage

Posté par nofim le 24 juillet 2014

Les femmes et la mise en commun des  compétences. Vers une nouevelle idée de la sensorialité.

par  Jacques  Halbronn

 

Les femmes profitent plus de la phase 2  du cycle de 7 ans que nous avons formalisé sous le nom d’Astrocyclon.

En effet, lors de la phase 1 (conjonctionelle), la devise pourrait être ‘Rendez à César ce qui est à César. On est dans un temps

d’inventaire, où il importe de savoir quelle est la valeur propre à chacun.  Ce n’est que lors du passage à la phase 2

(disjonctionnelle) que ce cap est dépassé et que l’on débouche sur une mise en commun, une circulation des ressources et

il n’est plus alors question de savoir  à qui l’on doit ceci ou cela. Phase de communication qui favorise les femmes; où l’on dépasse les dfférences.

A contrario, la phase 1  serait de différenciation.

On note d’ailleurs que durant cette première phase, les gens font preuve d’une certaine lucidité  quant à leur réelle valeur, quant aux mérite des

uns et des autres.

Il nous semble que les femmes fonctionnent énormément à partir du langage, des mots et qu’en fait elles ne captent le ‘réel » que par le truchement des mots ou si

l’on préfére, les mots sont l’expression de la réalité, pour elles.

A  contrario,  les hommes  n’attacheraient qu’une importance relative aux mots, qu’ils soient sous forme écrite ou orale.

Le probléme du langage, c’est son caractère artificiel. Le langage, cela s’apprend, cela ne s’invente pas comme c’est le cas

pour tant de choses dans la vie qui n’ont pas besoin d’être rendues par des mots que ne comprend qu’un certain groupe de gens.

Comment expliquer un tel phénoméne? On dira que les femmes ont un besoin urgent d’apprendre à parler une langue, à la lire alors

que ce serait moins vrai pour les hommes. On dira même que le langage est positif pour les jeunes femmes et  négatif pour

les jeunes hommes.

De nos jours, nous ne captons le plus souvent le monde que  de façon biaisée, indirecte. L’autre jour, un technicien devait passer et on avait indiqué

« dernière entrée sur la droite »  de l’immeuble et il avait compris « dernière entrée à l’entrée droite de la rue, soit à 100 métres de l’immeuble.   B ien des gens se

situent mieux par rapport à un ecran d’ordinateur ou de mobile que face  à une  réalité « extérieure ». Virtuel et réel.

Celui ou celle qui ne connait le monde, qui n’y a accés que par le biais du langage, de ce qui lui est dit ou écrit, appartient à une humanité

sous développée sur le plan cognitif et qui a besoin d’un commentaire, d’une étiquette, d’un panneau,  comme pour le visiteur d’un  zoo ou d’un jardin botanique.

Quand on en arrive au stade de la communication, de la mise en commun (communisme), le langage devient un outil de diffusion qui vise à demultiplier le message, l’émission.

Il y a peut être là un paradoxe. On a dit que le langage cloisonnait, se limitait à ceux qui y étaient initiés , comment pourrait-il favoriser la communiication? On répondra d’abord qu’un texte

peut se traduite depuis une langue dans une autre tout comme quelqu’un qui parle une langue peut en parler une autre.

Mais pourquoi a-t-on besoin des mots qui n’ont qu’un rapport  conventionnel avec les « choses »?

Est-ce à dire que les femmes ne perçoivent pas les choses mais seulement les mots? L’oral étant un substitut du son, l’écrit un substitut de  ce qui est à voir.

Il ne faudrait donc pas confondre  voir et lire,  entendre et écouter. Lire et écouter seraient d’autres sens, en quelque sorte.

Celui qui lit des livres n’est pas pour autant, ipso facto, capable de bien observer. Celui quii a besoin de paroles est peut être incapable de capter des signaux qui ne lui

seraient pas adressés.

Ce qui caractérise a priori le langage, c’est qu’il est adressé à quelqu’un. C’est même sa raison d’être.

On ne parle pas si l’on n’a pas envie de parler mais on se donne à voir et à entendre mêmes si l’on ne fait rien pour cela. On peut

faire du bruit involontairement, on peut se faire remarquer par son apparence.

C’est dire que la double dimension du langage oral et écrite, auditive et visuelle ne saurait être assimilée à un stimulus sensoriel

naturel.  Il en est autrement des autres sens (toucher, goût, odorat) qui ne concernent pas le langage au même titre et les femmes sont

d’ailleurs plus « nature » dans ces trois  autres registres sensoriels.

Il faut voir  le langage comme une sorte de substitut, de palliatif à quelque manque audiovisuel.

Cela nous raméne à notre lecture  de la dualité  néanderthal-homo sapiens, deux espéces humaines ayant connu

des modes évolutifs différents avant de se conjoindre.

Or, ce que nous avons dit de la cyclicité ne nous renverrait-il pas à un premier stade qui différencierait les hommes et les femmes et

un second stade qui les confondrait, les mêlerait? Le cycle de 7 ans récapitulerait ainsi la genése de notre Humanité, à la fois une et

double.

Autrement dit, les femmes descendraient d’une espéce qui n’aurait pas intégré en profondeur la  vue et l’ouie. Certes, les femmes

seraient-elles dotées d’yeux et d’oreilles mais sur le plan cognitif, les deux sensorialités en question  ne seraient pas

pleinement opérationnelles et ne fonctionneraient que par le biais du langage écrit et/ou oral.

Il faudrait donc parler d’inventions techniques  venant relayer une telle carence. Car force est de constater que le langage

écrit exige un support matériel non humain (tablettes d’argile). L’écrit est un prolongement de l’oral. On pense à ces talmudistes

qui décidérent de mettre par écrit leur tradition orale.

Il y a ainsi  une grande différence entre le fait de s’exprimer dans une langue et de composer de la musique, ce qui n’est généralement  pas le fort des femmes. Mais donnez-leur une partition et elles nous feront croire qu’elles sont les auteurs de la pièce ainsi jouée.

C »est en cela que le langage est justement le vecteur de la phase 2 du cycle de 7 ans, en ce qu’il ne permet plus de distinguer le vrai du

faux,  la  copie de l’original. Pour éviter les faux semblants permis par le langage, il faudrait interdire tout recours à l’écrit car à partir de

l’écrit, l’on peut faire aisément illusion en accédant au langage.

 

JHB

24. 07. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Cyclicité et dialectique Moi/Surmoi

Posté par nofim le 24 juillet 2014

Les dialectiques Moi/Surmoi et  Conjonction/Disjonction

en Astrologie.

par  Jacques  Halbronn

 

Un récent film britannique « Locke » illustre bien la tension

entre les deux phases du cycle de  7 ans. La première que nous

associerons à l’instance freudienne du Moi et la seconde, à

celle du Surmoi. La conjonction (Saturne-étoile fixe royale)

quand elle se produit à 7 ans d’intervalle serait le recentrage

sur le Moi,  autour du couple qui se « conjoint » (les époux

sont des conjoints). C’est un phénoméne neurobiologique

(cf Lucy Vincent, Ed Odile Jacob , 2004) qui dure 3 ans

et qui établit un lien exclusif  entre deux humains.

Ce lien, à la disjonction, va se dissoudre du fait des

exigences sociales (Surmoi) et à force d’être  refoulé,  il y aura

un « retour », d’où un nouveau cycle et une réaffirmation

renouvelée de l’Ego. C’est ainsi que nous résumerions toute

l’astrologie dans cette dialectique relationnelle qui  fait que

les hommes tantôt affirment leur Moi (étendu à leur

conjoint) et tantôt passent outre et tendent à le diluer dans

un Surmoi.

Entendons par  là que le couple est un élément constitutif

du Moi. C’est quand l’individu est seul qu’il est en phase

de Surmoi. On dira donc que la conjonction favorise

singulièrement la formation ou le renforcement du couple

alors que la disjonction refuse un tel enfermement limitatif

et exclusif (au sens d’exclure les autres)

Il devrait être précieux pour les « psy » de connaitre un tel

cycle qui agit sur les mobiles et les motivations de leurs

patients, notamment quand le « traitement » s’étend sur

plusieurs années. On dira même que notre modéle permet

de pointer, par exemple sur une trentaine ‘d’années  les

passages les plus délicats et d’inviter les patients à s’y reporter

comme cause possible de traumatismes face à des

configurations plus ou moins bien vécues. Cela pourrait

remplacer avantageusement le complexe d’Oedipe. Et

rappelons que ce cycle semble pouvoir être étayé par la

neurobiologie.

Nous sommes entrés dans une phase « Ego » du cycle de

7 ans et cela devrait placer la plupart des gens face au

Sphinx:  qui vas-tu choisir et qui vas-tu choisir, qui va te

choisir pour faire couple avec toi? Pourras-tu renoncer à

tes engagements envers la société pour privilégier ton Moi

étendu à ton partenaire? Mais trois ans et demi plus tard,

la question posée sera inverse. Es-tu prêt  à te dégager de ton

couple, donc de ton « petit » Moi pour te dévouer à une cause

plus vaste. C’est alors qu’est venu le temps du Surmoi et les

problémes de conscience que cela pose .  Cette phase est

celle de la mise en commun de ce que chacun a pu réaliser, une

sorte de « communisme »; ce n’est plus alors le moment de

déterminer qui fait quoi, qui a crée quoi mais de répartir,

de distribuer à tous (compassion)/ A contrario, la phase

premère apparait comme fortement égocentrée, même si

elle est marquée par un amour fusionnel qui n’est jamais

qu’une exaltation du Moi, à travers l’autre, l’élu(e) de son

coeur.(tantrisme)

Nous mettons notre modéle, notre outil, à la  disposition

des « psy » carl’astrologie est une chose trop grave pour être

laissée aux seuls astrologues.

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Les aléas de la division en douze

Posté par nofim le 23 juillet 2014

 

 

Le caractère artificiel de toute division en douze

par  Jacques  Halbronn

 

On peut découper un gâteau en autant de parts que l’on veut

et bien évidemment les parts seront d’autant plus petites

qu’elles seront nombreuses, compte tenu du volume du

gâteau. On peut aussi diviser le temps entre le nombre

de candidats, si le temps est compté.

La plupart des divisions sont arbitraires et  un des rares

domaines où celles-ci semblent être prise au sérieux,  à la lettre

est  l’astrologie et ses dérivés.

Il est admirable que des astrologues puissent croire qu’il  y a

douze types de personnnes parce qu’il y a douze signes ou

que la vie comporte douze secteurs parce qu’il y a douze

« maisons » astrologiques. Toute tentative pour montrer qu’une

saison doit impérativement être divisée en trois sombre dans

le ridicule. En fait, tout le monde sait qu’à la base il y a la

Lune qui se joint environ douze fois par an au Soleil. De là

tout le reste découle, y compris les alexandrins et le

dodécaphonisme. (Schoenberg, Mallarmé)

Certes, il est possible de choisir pour chaque saison ou pour

chaque âge de la vie  trois exemples comme on pourrait en

trouver deux, quatre ou six. L’ordre dans lequel les dits

exemples sont donnés est évidemment toutalement

arbitraire et réversible!  Pour les maisons astrologiques, nul

doute qu’aucun ordre des « domaines » abordés n’est

intangible et il ‘est pathétique de voir des astrologues

se disputer pour savoir si une planéte est dans un signe ou

dans le précédent, dans une maison ou dans la suivante.

Il serait plus sage de se contenter d’une division en 4 voire en

2 de l’espace ou du temps, quitte à énumérer une série

d’activités mais sans les agencer selon quelque ordre rigide.

Est-ce que les gens se cassent la tête pour distinguer entre

eux les mois d’automne ou les mois de printemps? On dit

« c’est l’automne » ou « c’est le printemps.  Maintenant, quand

un peintre  décide de réaliser un certain nombre de motifs

pour illustrer par exemple une salle comportant un certain

nombre d’ouvertures, il lui faut subdiviser en autant de

parts qu’il sera nécessaire. Cela vaut pour n’importe quel

récit, et notamment dans le domaine de l’art sacré. Le contenant

détermine ici le contenu ou du moins  le structure en autant de

divisions qu’il le faudra pour que tout le monde soit servi, ait sa

part, son lot..En ce sens, les nombres sont le plus souvent la

clef de toutes sortes de séries de significateurs et de

signifiacations et imposent leur loi.

Il est difficile de reconstituer le passé, de retrouver la logique

qui a présidé  à tel ou tel dispositif (cf Mathématiques

Divinatoires, Ed Trédaniel,  1983) quand ce sont les hommes qui

l’ont élaboré. Il en est autrement dans le domaine des

sciences qui ne sont pas « humaines » car  le sujet n’y interfére

pas autant avec  l’objet.  On ne peut remonter le temps qu’en

faisant l’archéologie des textes (et on inclue les langues sous

ce terme) et c’est important parce que les anciennes

représentations ont déterminé peu ou prou ce que nous

sommes encore  à ce jour. Non point les textes bruts qui nous

sont parvenus mais  les données  que l’on peut en extraire, à

force de recoupements. Mais même ainsi, il importe de s’en

tenir à certains impératifs cognitifs qui font que nos sociétés

ne peuvent fonctionner et  se perpétuer que sur des bases

simples. Même si l’on admet que les douze mois constituent

une structure importante – mais moins probablement que

le 4 ou le 8 (rappelons si l’on coupe quoi que ce soit de deux

en deux, on n’arrive jamais à douze, mais l’on passe de 8

à 16)- on sera bien avisé de dire que tous les mois

s’équivalent, comme nous le faisons de nos jours, où l’on ne

distingue pas les mois les uns des autres, sur le plan

juridique. Chez les Juifs, tous les Sabbats s’équivalent.

L’idée de différencier une division de la suivante comme le font

les astrologues avec leurs signes ou leurs maisons (qui

correspondent aux heures de la journée à la bas, ce dont

témoignent encore les cadrans de nos montres, divisés non

pas en 24 mais en 12) ne fait sens que dans la dualité

jour/nuit,  Eté/hiver (avec un changement d’heure). Seule,

selon nous, la dualité  fait sens au niveau anthropologique.

 

 

 

 

JHB

23. 07. 14-

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, divination, judaîsme, RELIGION, SCIENCE, symbolisme | Pas de Commentaire »

La femme et le visible dans le cycle astrologique

Posté par nofim le 22 juillet 2014

 

Nouveaux regards sur  la psychosociologie sensorielle et la cyclicité.

Par  Jacques  Halbronn

 

Nos recherches  évaluent plusieurs  modes opératoires et  le problème vient du fait qu’il y a toujours des arguments en faveur d’une thèse ou d’une autre. Ce n’est qu’à force qu’une certaine décantation est possible et viable

Nous avons ainsi débattu, dans ces colonnes,  de savoir si les hommes  étaient plus marqués par la  vue que par les femmes et inversement pour l’ouïe.  Nous avons proposé notamment que  l’importance des  sens était liée au mode de vie ancestral  de nos aïeux. Ceux qui vivaient sans lumière ne pouvaient ainsi, en principe,  accorder grande importance aux stimuli  visuels,  comme les

Couleurs.

Il y a déjà un certain temps que nous répétons que les femmes sont plus capables de maîtriser leur extérieur  qu’elles appellent étrangement intérieur. Une femme d’intérieur) que leur intériorité.  Or l’extérieur, c’est ce qui se voit, se montre. Cela semble donc  les relier à la vue.  La première humanité n’était probablement pas visuelle et l’écrit est le passage de l’auditif au visuel, de l’organique à l’instrumental, à l’objet extérieur qui se voit alors que ce qui est en  nous ne se voit point. L’instrumental est l’outil et donc l’homme qui se fait aider par la nature (le bois par exemple)

Les femmes nous apparaissent comme  d’une émergence plus tardive que les hommes, ce qui constitue aussi leur complémentarité. Elles sont moins capables d’exploiter et d’explorer leurs ressources internes.

Selon nous, l’enfance, le commencement est marqué au coin d’une certaine solitude (celle du coureur de fond).  On ne peut guère l’aider dans la découverte de ses fonctions et  il est préférable de le laisser s’en sortir tout seul,  une aide intempestive pouvant le freiner dans  la connaissance de lui-même. A ce sujet, quand on parle de « se » connaitre (chez les Grecs) cela ne signifie pas se connaitre dans sa spécificité individuelle mais dans la maîtrise du génie humain. Il s’agit d’être pleinement  homme, au plus fort sens du terme.

La dimension visuelle des femmes  reste un  marqueur remarquable sur le plan vestimentaire. Quel contraste entre le jeu des couleurs  dans l’habillement des femmes et dans celui des hommes  lesquels continuent à vivre comme s’ils étaient encore plongés dans la pénombre !

Le début du cycle, contrairement à ce qu’affirment tant d’astrologues, n’est pas le printemps mais

L’Automne (cf. le début de l’année juive en septembre)  et  il n’est pas surprenant que  notre année  civile commence en janvier tout comme la journée à minuit et non à l’aube.  L’avenir est à ceux qui se lèvent tôt ! Quant au Shabbat, il commence le vendredi soir, à la tombée de la nuit.  Nous dirons même que le début des maisons astrologiques devrait être le descendant et non l’ascendant et les maisons se calculer à partir de  l’étoile fixe qui se couche et non de celle qui se lève et la numérotation de droite à gauche et de bas en haut, ce qui place la maison VII  à la place de la maison XII.

En ce sens, nous dirons que les hommes précédent les femmes dans à peu près tous les domaines et que celles-ci  ont surtout vocation à les prolonger (cf.  la cote d’Adam dans le livre de la Genèse). L’on sait aussi  à quel point la composition musicale est étrangère aux femmes et notamment l’improvisation. Le plus souvent elles n’ont accès au son que par le biais des partitions, donc par le visuel.  D’où l’importance pour les femmes d’apprendre  à lire, ce qui leur permet de s’approprier  la production des hommes. En ne donnant pas aux femmes d’écrit, d’imprimé, on les condamne à une certaine impuissance. L’écrit  est ce qui les déclenche et en ce sens l’astrologie appartient au plan du visuel. Tout ce que nous décrivons en astrologie implique une vision de ce qui se passe dans le Ciel. L’astrologie est d’abord une signalisation et l’on peut penser que ce sont les femmes qui  captent de tels signaux célestes, comme c’est probablement le  cas pour la menstruation. Quant au processus de procréation, il est clair que la naissance est plus « visible » que la conception et qu’elle est  l’expression même du rôle de la femme dans le couple, au sens propre comme au sens figuré.

Comme nous l’avons écrit (cf notre texte numérosé aux Editions Eric Le Nouvel), la Lune est masculine et le Soleil  féminin (comme en

allemand). La Lune est le facteur rapide et le Solel le facteur lent.  La Lune est liée à la Nuit et le  Soleil au jour. C’est donc la Lune qui va se joindre au soleil, une fois par mois et non l’inverse. Dans la mythologie hindoue (Mahabharata), la  Lune a 28 épouses..(demeures

lunaires)

 

 

JHB

22. 07. 14

Publié dans ASTROLOGIE, symbolisme | Pas de Commentaire »

L’astrologie au service des maisons astrologiques

Posté par nofim le 20 juillet 2014

Radioscopie d’une astrologie centrée sur les maisons astrologiques

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons récemment insisté sur la question du mode

d’emploi des dispositifs astrologiques et remis en question

certaines représentations des dits modes d’emploi qui

nous semblent dévoyées.

Nous voudrions montrer que l’importance accordée

au symbolisme zodiacal comme au symbolisme planétaire

est un approche dévoyée de la tradition astrologique

propre au XXe siècle.

De la même façon que les astronomes se servent du  référentiel

zodiacal et mythologique sans que cela implique aucunement

une adhésion nominaliste au contenu des termes ainsi

utilisés  – un astronome peut situer telle planéte en tel

signe ou en telle constellation sans être astrologue! – de même

le fait que l’astrologie se servent de ces notions ne signifie

pâs pour autant qu’elle ait l’obligation de tirer quelque

signification des intitulés, ce qu’avait bien compris Jean-

Pierre Nicola qui avait banni le symbolisme de son

Astrologie « Moderne » (Conditionaliste)

En fait,  seul le dispositif des maisons astrologiques est viable

sur le plan sémantique, les autres dispositifs n’étant que

des modes de connexion servant à relier les maisons entre

elles selon le processus suivant: la maison a une cuspide

dans un signe et ce signe est dominé par une planéte qui

est elle-même dans une certaine maison. Les deux maisons

seront ainsi  en interrelation et c’est cela seul qui compte.

S’intéresser, comme le fait un Luc Bigé, au symbolisme de ces

données zodiacalo-mythologiques est le fait d’une

astrologie populaire qui s’est construite parallélement à

l’astrologie « savante » et qui s’en tient aux apparences de ces

noms chatoyants qui ne font réellement sens ni pour les

astrologues ni pour les astronomes. Ne pas confondre

la fin et les moyens: la fin ce sont les maisons et les moyens

ce sont les interfaces.  D’ailleurs, la fortune du dispositif

des maisons parle d’elle-même, le dit dispositif ayant été

emprunté tant en géomancie qu’en tarologie, outre le fait

qu’il est formulé dans un langage autremen plus

explicite que les dites symboliques que d’aucuns voudraient

placer au coeur du savoir astrologique.   Certes, les

domiciles des planétes et autres exaltations et joies  jouent-ils

un rôle majeur au sein d’une telle astrologie mais sur un

plan purement mécanique et structurel sans portée

exégétique.

A titre d »exemple,  on  renverra à Etteilla en 1785 (pp.

181 et seq cf notre édition reprint

L’astrologie du Livre de Toth, Paris,  1993)

‘De la première maison    et de son seigneur , le Bélier étant

dans l’une ou l’autre des douze maisons » et ainsi de suite.

On notera que les astrologues qui se servent de la typologie

des Quatre Eléments ne font pas davantage attention à la

symbolique planétes-signes, se contentant de compter le

nombre de planétes par  triplicité et donc se gardant bien

de mettre une telle symbolique en avant.  La théorie des

grandes conjonctions  ne tient pas compte du « caractère » des

planétes Jupiter et Saturne mais ne s’intéresse qu’à leur

conjonction non pas en signe mais en triplicité. Quant à

André Barbault, son astrologie mondiale ne se référe pas

au symbolisme zodiacal quand il trait du « cycle planétaire »

- cette information ne sert qu’à situer l’astre dans le ciel- et

quant à son indice de concentration planétaire, il se limite

à calculer les écarts entre planétes sans s’intéresser à leurs

caractères respectifs ni aux signes où elles se trouvent. Un des

auteurs qui ont versé dans ce travers symbolique est le

Comte Blaise de Pagan, un contemporain de Morin de

Villefranche.

C’est plutôt une position de ‘back office » qui semble

prévaloir pour  signes et planétes.   Certes, il peut être

tentant pour un profane en astrologie de s’intéresser aux noms des signes

et des planétes car quelque part,cela lui parle plus que les maisons

qui ne font que porter des numéros et qu’il serait même tenté

de négliger.

C’est dire que toute présentation de l’Astrologie par le biais des

signes (cf les petits  livrets zodiacaux au Seuil,  chez Solar,

chez Sand-Tchou etc) donnent une image faussée de

l’astrologie. Quant aux significations mythologiques des

planétes (cf la série des congrès organisés par Yves Lenoble

dans les années 90 du siècle dernier), elles sont quelque

part hors sujet. A contrario, le fait que telle planéte serve

pour impulser une cyclicité est un facteur essentielle mais

qui n’a rien à voir avec le nom de la planéte (cf nos travaux

sur le cycle de Saturne). Dans le systéme des maîtrises

(maître de telle maison en telle maison), la seule chose qui

importe est la connexion de maison à maison, un point

c’est tout!

D’où l’importance qu’il y a à instaurer un dispositif des

maisons aussi cohérent que possible tant dans la forme

que sur le fonds. Quel est donc leur mode d’emploi?

Pour notre part, nous y voyons une structure binaire/ yin

yang, Lune-Soleil avec une phase de commencement

correspondant aux premières maisons et une phase

termonale avec les maisons suivantes. On rappellera

que les premières maisons sont sous l’horizon, donc sur

un mode nocturne, ce qui nus conduit à penser que

le cycle commence avec le descendant et non avec

l’ascendant, les maisons devant être numérotées

à partir de l’ascendant en direction du fonds du ciel et donc

la maison VII serait la maison XII, dans un dispositif à

douze maisons mais il  y a une logique à s’en tenir à un

dispositif à huit maisons(Maison I  Vie, Maison VIII mort)

On peut toujours s’amuser à connecter les huit ou les douze

maisons entre elles, par le jeu des « maîtrises planétaires en

signes  » et non par  le fait du cycle d’une planéte comme Saturne passant

d’une maison à une autre. C’est la frontière entre astrologie

divinatoire et astrologie « naturelle ».

Mais faut-il rappeler -encore que cela ne présente qu’un

intérêt relatif- que l’on peut se poser des questions sur

la cohérence distributive des planétes entre les signes.

Quel dispositif adopter? Celui des « doubles domiciles »

exposé dans la Tétrabible ou celui des domiciles et des

exaltations qui l’a précédé? Mais ce qui cômpte, finalement,

c’est que l’on puisse constituer un réseau d’interrelations entre

maisons et notamment entre maisons sous l’horizon et sur

l’horizon.

En tout état de cause, l’on pourrait tout à fait remplacer les

noms des signes et des planétes par des formulations

alphanumériques que cela ne changerait  strictement

rien au fonctionnement du système.

Que dit la Tétrabible sur les significations des Maisons

alors même qu’on y expose les rapports planétes-signes?

En fait, c’est dans le Centiloque que l’on trouve des

développements sur les maitrises alors que dans la

Tétrabible,  l’on se sert non pas des maisons mais

des planétes en tant que « significateurs ». On retrouve

dans la Tétrabible tous les domaines correspondant aux

douze maisons mais la méthode proposée diffère absolument.

Il s’agit là selon nous d’ »une réforme proposée par Ptolémée

ou celui qui aura remanié la Tétrabible et qui s’oppose, comme

l’a noté André Barbault, sans  l’exposer comme nous le faisons-

à la méthode des maisons. Mais comme le Centiloque aborde

les maisons (à ne pas confondre avec l’utilisation de ce

terme pour désigner les « domiciles »), on peut penser

que certains développements de la Tétrabible qui ont

servi pour le Centiloque ont été par la suite supprimées et

remplacés par les significateurs planétaires, sans que l’on

prenne la peine de supprimer les développements sur les

rapports planétes signes désormais inutiles. Il est fréquent

en effet, en histoire des textes, qu’un commentaire ou

un résumé (le Centiloque en ce sens fait songer aux

Centuries par son caractère lapidaire par rapport à sa source)

nous renseigne sur le texte d’origine, quand celui-ci ne nous

serait point parvenu intégralement.

 

 

 

JHB

20. 07 14

 

 

 

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L’astrologie stellaire de Nicolas Bourdin

Posté par nofim le 14 juillet 2014

La conception de l’astrologie de Nicolas Bourdin

par  Jacques Halbronn

Nous avons rencontré l’ »oeuvre de Bourdin dans les années

70 du siècle dernier par l’intermédiaire de Morin de

Villefranche qui avait consacré des « Remarques

astrologiques » à la critique du long Commentaire (1651)

que le dit Bourdin avait consacré au Centiloque, lequel Bourdin

s’était déjà illustré par une traduction de la Tétrabible de

Ptolémée,  promise à une  certaine fortune.

Morin s’en prend souvent vivement aux positions du

Marquis de Villennes et il est intéressant de tenter de mieux

comprendre ce qui  oppose ces deux astrologues vivant

à la même époque à Paris, ce dont nous avons déjà

quelque peu traité dans notre nouvelle étude sur les dites

Remarques.(1654).

Comme à notre habitude, on se limitera à quelques ‘ »flashs »

qui nous interpellent en tant qu’historien de l’Astrologie.

(cf notre édition du dit Commentaire, Paris, Trédaniel, 1993

Etudes autour des éditions ptolémaïques de Nicolas de

Bourdin (1640-1651))

Nous retiendrons surtout la place que Bourdin accorde

aux étoiles fixes, si absentes de l’astrologie des 50 dernières

années, et qui servirent de bouc émissaire pour montrer

la faculté de l’astrologie du XXe siècle  à se réformer. En

renonçant aux étoiles fixes, l’astrologie serait entrée dans

la modernité. Nous pensons au contraire qu’elle se mettait

ainsi en porte à faux avec ses fondements. Rappelons

que les étoiles fixes ne posent probléme ni par rapport

à la précession des équinoxes ni par rapport aux aspects.

Une des raisons de la désaffection des astrologues modernes

est paradoxalment le fait qu’elles ne portent pas de noms

évocateurs sur le plan symbolique et/ou mthologique comme

le font planétes et signes zodiacaux. Rappelons que dans

le récit de la Création, on ne mentionne pas les planétes

mais seulement les luminaires et les étoiles (du firmament)

Ecoutons donc Bourdin dans son usage des  « fixes » dans

son commentaire de plusieurs aphorismes du Centiloque.

aphorisme XXV

« Ce que j’ai dit des Planetes se doit encor expliquer des

Estoiles fixes » Et de mentionner  le Grand Chien, les

Pléiades, les Hyades, Orion. « L’expérience annuelle  que

nous avons de la puissance redoublée aux estoiles  fixes,

lorsqu’elles sont  jointes au Soleil a bien plutost  de la

ressemblance  à la pierre d’aimant armée  et conjointe au fer

qui en fait plus  grand effet’ Et de donner l’exemple de la

Canicule ‘(petit chien)

La génération de Bourdin est d’ailleurs sous le coup des

découvertes de Galilée survenus au début du siècle.

Faut-il que l’astrologie en tienne quelque compte? Nous

rappellerons que pour nous l’astrologie est née dans un

certain contexte  scientifique mais qu’elle mettait celui-ci

au service d’un certain projet politique.  Ne confondons

donc pas les fins et les moyens,

Les astres ne sont qu’un moyen d’instaurer un certain

ordre social et comme l’on sait les moyens sont

interchangeables alors que les fins sont constantes. Cela dit,

il n’est donc pas question, paradoxalement, de substituer

des moyens à d’autres puisque cela n’est pas l’enjeu.

Bourdin s’interroge  en citant Galilée ‘(autour de l’aphorisme XXIX):

« Mais à présent qu’on a trouvé des yeux pour en voir des

troupes innombrables, où trouvera-t-on  des noms assez

dans la Fable et dans l’Histoire pour les  adapter? » La forme

des constellations s’en trouve perturbée par de nouvelles

observations quant au nombre d’étoiles qui les composent/

Probléme épitémpologique que les astrologues actuels n’ont

pas résolu en adoptant Uranus, Neptune ou Pluton ou

plutôt n’y sont pas parevenus,  ne serait-ce que sur le dossier

du statut de Pluton.

Bourdin  signale un argument  anti-stellaire :  »Parce  que

la  tardiveté de leurs mouvements   et les rares expériences

qu’on a de ce qu’ils produisent chez nous en rend la preuve

plus difficile, on admire les événements qu’ils ameinent qui

quelquefois sont  et grands et  remarquables  par

d’insignes félicitez »  Selon Bourdin, il importe de combiner

planétes (« errantes ») et étoiles, les planétes devant « seconder »

les fixes.  Noux partageons absolument un tel point de vue.

On sera peut être géné par nos prises de position qui

pourraint sembler incompatibles avec la distance que

l’on attendrait de la part de l’historien mais va -t-on reprocher

à un historien des sciences de rapprocher tel texte de telle

époque de ce que l’on sait de nos jours de tel phénoméne.?

Certes, on nous objectera que dans le domaine de

l’astrologie, il n’est aucune vérité établie mais tel n’est point

notre avis et nous pronons une approche historique fécondée

par les travaux de recherche sur ce que l’on a exploré de

certaines corrélations.

 

JHB

14  0 14

 

 

 

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Cyclicité et coupe des cheveux

Posté par nofim le 11 juillet 2014

La dimension cyclique  du rapport aux cheveux chez

l’homme et chez la femme

par  Jacques Halbronn

On sait que la coutume veut que les hommes coupent ou

se fassent couper plus souvent les cheveux que les femmes et

c’est encore plus flagrant si l’on inclut le traitement des poils

du visage (acte de se raser).

Il y a par le biais de ces pratiques l’expression d’un certain

modéle cyclique, étant entendu que couper ce qui est voué

à repousser- d’où la dimenson végétale des cheveux qui

« poussent » et que l’on « coupe » – implique de commencer

un nouveau cycle.

Au début du cycle,  on est dans le « petit », le « court »

et à la fin d’un cycle dans le « grand », le « long ».  Celui qui

repousse l’échéance de couper ses cheveux ( c’est souvent

le cas des femmes) , de tailler sa barbe, sa moustache (chez les hommems)

est dans un refus de la cyclicité, du

recommencement, de la table « rase ». Mais il y a de nos

jours une pratique de plus en plus répandue à ne pas

laisser pousser les cheveux, chez les chauves de façon à éviter

le contraste entre les parties où il reste des cheveux et les

parties où il n’y en a plus.  En cela, on ne laisse pas le

cycle suivre son cours, chez les hommes et donc on ne

laisse pas le contraste se manifester entre la fin et le début

d’un nouveau cycle en se limitant à une amplitude très

faible.

Nous avons déjà évoqué ce phénoméne qui n’est pas

sans signification en ce qu’il est un refus des contrastes, des

inégalités. Sur la tête du chauve, les cheveux les plus faibles

imposent leur loi aux  plus forts qu’on ne laisse pas pousser.

Le début d’un cycle – et l’on peut transposer à l’enfance- est

marqué en effet par une certaine forme d’égalité. On peut

comparer cela au début d’une course où les écarts entre

les meilleurs et les moins bons sont limités.Plus le temps

passe et plus les écarts se creusent jusqu’à la ligne d’arrivée

(cf le Tour de France)

Les femmes rêvent d’un monde où l’on ne quitterait pas

le stades des débuts, des promesses. D’où cette insistance

sur l’égalité et il est clair qu’en début de vie, nous sommes

tous plus ou moins logés à la même enseigne avec les

mêmes enjeux basiques. Dans certaines traditions, la Lune

correspond au commencement des choses, à ce qui est

« petit » (les enfants sont souvent désignés comme « les

petits ».  Une chose est de travailler avec des « petits », une

autre avec des « grandes personnes ».. Bien des femmes

semblent incapables de prendre la mesure de leurs

interlocuteurs et  traitent tout le monde comme le

« premier venu », sauf s’il s’y méle une dimension affective.

En conclusion;  couper ses cheveux  – et l’on sait qu’il y

a des moments pour le faire selon la Lune croissante ou

décroissante- c’est assumer la cyclicité, donc pour un

homme d’accepter  ce qui est petit. Les « petits garçons »

apprennent très tôt cette loi cyclique. Autant le passage

du petit au grand est progressif, autant le passage du

grand au petit est brutal et fortement contrasté.

Paradoxalement, les femmes ne sont pas formés à ce

passage périodique du long au court- en ce qui concerne les

cheveux même s »il y a eu la mode de la coupe « à la garçonne ».

Leur look capillaire est globalement moins cyclique que

chez les hommes sauf évidemment dans le cas des hommes

qui se rasent quotidienneemnt le crâne comme ils le feraient

pour la barbe et la moustache. Encore que la mode de

laisser pousser sa barbe se soit fortement répandue, ce

qui réintroduit une cyclicité par le bas et non plus par

le haur du visage.

 

 

JHB

 

 

 

 

 

 

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Langage, Science et Astrologie

Posté par nofim le 10 juillet 2014

L’astrologie comme langage et comme science

par  Jacques  Halbronn

 

L’astrologie nous interpelle quant à ce qui distingue science et langage et l’on a comme l’impression que les deux notions tendent à

se confondre dans l’esprit de beaucoup de gens. Ce qui nous conduit à devoir repenser l’une et l’autre de ces notions et en quoi elles

convergent et/ou divergent.

Nous avons déjà insisté sur le fait que la richesse du langage astrologique, de ses combinatoires possibles  était contre-productive quant

à son possible statut de science.  Tout se passe en effet comme si la Science avait vocation à ne disposer que d’une palette très limitée

de mots, ce qui a du être lot de l’Humanité à l’origine même du langage. On peut imaginer qu’au départ quelques mots suffisaient pour

désigner notre rapport au monde. Selon nous, initialement le langage ne désignait pas des objets lesquels pouvaient être désignés

par un geste mais notre rapport, positif ou négatif, aux dits objets, leur appartenance au monde du masculin ou au monde du

féminin et quelques autres précisions et indications du même ordre, ce qui, au total, ne devait pas être énorme.

Nous pensons que l’Humanité reste de nos  jours  encore  très fortement marquée par cette période fort  éloignée de notre Histoire et

qu’une langue trop riche, trop diverse  n’est pas assimilable par notre cerveau tout comme certains produits ne sont pas

reconnues par notre systéme digestif, parce que advenus relativement tardivement, et en quelque sorte trop tard.

La Science, avec ses formulations simples qui exigent une approche réductrice du monde serait ainsi le domaine que nous

contrôlons le mieux. A contrario, nos langues actuelles, avec leur « diversité » extréme, tant par leur nombre que par le foisonnement de mots et de sens au sein de chacune, ne nous « parlent » que superficiellement.

Pour en venir à l’astrologie et aux astrologues, on est en droit de s’intérroger sur le regard que portent les astrologues sur

l’astrologie. Est-ce un langage, pour eux ou une « science » ? Sont-ils conscients des problémes épsitémologiques posés par

la complexité de leur  «  modéle », c’est à dire l’ensemble des dispositifs mis à leur service?

A n’en pas douter, ils doivent bien se rendre compte, en leur âme et conscience, que leur modéle offre une faculté d’adaptation

de par sa souplesse, sa flexibilité qui en font une sorte de kaléidoscope. Pour étudier une série de cas, d’événements,

n’échaffaudent-ils point  toutes sortes de combinaisons pouvant varier indéfiniment?

Evidemment, ils nous répondront que tout ce qu’ils disent appartient au corpus de l’Astrologie et ce depuis belle lurette, qu’ils n’ont

donc rien inventé, improvisé  et que l’astrologie est un tout indivisible (position qui semble avoir été celle de Suzel Fuzeau Braesch,

docteur es sciences). Le statisticien Michel Gauquelin(1928-1991)  a contrario nous parait avoir réduit le modéle astrologique à une

représentation extrémement simple, ce qui correspond à un contexte plus vraisemblable d »un état originel de ce savoir.

Autrement dit, plus un modéle se compliquerait et plus il s’éloignerait de sa conception première et plus il serait chargé de toutes sortes

de tentatives d’ajustement venant se surimposer, s’agglutiner.

Autrement dit,  retrouver, restituer et reconstituer  une astrologie originelle, c’est la rendre  à un certain état de scientificité et de simplicité, donc de falsifiabilité.

Or, force est de constater, au vu des vidéos que nous avons tournées, notamment lors des Dimanche Liberté de Didier Geslain (année

2013-2014 sur You Tube, au Café Le Falstaff, Paris-Bastille), que les astrologues en groupe  n’ont aucun scrupule, aucun état d’âme à faire appel,  collectivement, à toutes les ressources du « langage » astrologique quand ils veulent expliquer quelque chose à tout prix, une carrière, un caractère, un événement avec une grande diversité de moyens qui peuvent varier d’un cas à un autre, d’un astrologue à un autre si ce n’est que cela fait toujours appel  à un seul et même corpus, à la même accumulation de dispositifs, de régles qui se sont

juxtaposés et superposés au fil des siècles. On peut et doit ici parler de syncrétisme, c’est à dire d’une collection de méthodes initialement

en concurrence et qui ont fini par être jugées tout à fait  compatibles entre elles et  finalement indispensables à une « bonne » pratique de

l’astrologie.

En comparaison,  l’on notera que ce qui caractèrise la démarche scientifique c’est sa faculté à éliminer les « ‘solutions » qui ont été

remplacées par d’autres et qui ne doivent plus, au bout du compte, n’intéresser que les historiens des sciences. Que l’historien de

l’astrologie trouve un certain intérêt à explorer un tel corpus de techniques, de méthodes, est une chose, que l’astrologue de base

ait à porter le poids de tout un passé de « recherches » en est une autre.  Cela dit, si l’on en revient à la question du langage, force est

de constater que le langage est le fruit de telles accumulations de données et se prête mal au réformes, y compris celles relatives à

l’orthographe. Le langage  se trouverait  donc en porte à faux avec la Science et sert d’alibi à l’astrologie, disons même d’échappatoire

d’autant que c’est au travers du langage que l’astrologue va vouloir valider son travail, son savoir et qu’il considérera que si les mots

qu’il extrait de l’astrologie recoupent ceux en usage pour désigner ceci ou cela, il aura rempli son contrat.

Langage contre Science, tel est bien notre constat, le langage se présentant en vérité comme une contre-culture.

De quoi s’agit-il?  On pourrait parler d’une religion, d’une croyance dans les langues perçues comme des  savoirs à part entière.

L’astrologue se trouverait aux confins de ces deux empires que sont la Science et la Langue et ne cesserait en fait de « passer » d’un côté et

de l’autre de la frontière, d’autant que la Science passe par le langage et le langage par la Science, du moins jusqu’à un certain seuil.

On peut se demander lequel de ces deux empires l’emportera sur l’autre mais selon nous, l’avenir du langage « sauvage » est fortement

menacé.

Au cours du xXIe siècle, nous nous attendons en effet à une désacralisation du langage courant et ce pour deux raisons: l’une qui

veut que le langage apparaisse toujours plus comme un outil qui doit être jugé en tant que tel, donc susceptible d’évolution,

d’amélioration, de correction et l’autre qui tient, selon nous, à l’emprise accrue de l’économique sur le « commerce » -(Mercure)  des mots.

Il n’est pas loin le temps où les mots seront perçus comme une ressource culturelle propre à un pays donné et qui doit entrer en ligne

de compte dans la balance de ses comptes. Nous pensons ainsi à la suite de’ l’affaire de la BNP du fait du recours de cette banque aux

dollars dans ses transactions, qu’il sera mis sur le tapis le droit de regard de la France sur l’usage de ses mots.

Sur le premier point,  nous dirons  que l’on devrait commencer à exiger d’une langue qu’elle comportât  une structure rigoureuse qui le

cas échéant devra être rétable quand elle s’est corrompue. La langue cesserait d’être un espace de liberté qui se développerait

n’importe comment, et de façon  imprévisible ce qui parfois nous semble être le propos des évolutionnistes post-darwiniens soit dit en

passant. Sur le second point,  toutes les langues ne sont pas « égales » et certaines ont joué un rôle majeur et unificateur, constituant ainsi

des empires avec tout ce que cela comporte d’hétérogénéité mais aussi de convergences structurelles. Le français en ce sens – ce qui n’est

pas assez reconnu par les historiens, rayonne sur un empire considérable (qui englobe notamment l’anglais) et à l’échelle du deuxiéme millénaire  aura été la langue dominante, non pas tant par le nombre ou la qualité de ses locuteurs mais par la dette qu’ont contracté diverses langues lors des emprunts de mots. La chose est parfaitement quantifiable et observable, notamment du fait de la numérisation et d’Internet. On est là en face d’une nouvelle économie qui concerne des objets duplicables. C’est toute la question du piratage qui se pose

pour la science économique. L’économie ne peut plus se limiter au modéle pétrolier. Celui qui consomme du pétrole doit repayer pour

en avoir davantage  alors que celui qui consomme des mots peut en faire un usage gratuit et ce indéfiniment. Tout comme il y eut il y a  40 ans un choc pétrolier, il faut se préparer à un choc  linguistique. Ce sera là l’objet d’une guerre entre linguistes, les linguistes

anglophones étant payés pour déclarer que les mots français sont d’origine latine et autres billevesées de mauvaise foi du même acabit

qui ne sont au bout du compte que des refus de payer ce que l’on doit et devra. Le fait que l’Angleterre sorte de l’Europe permettra à

l’Union Européenne, prenant en charge les intérêts de la France,  de mener une telle campagne  dont les enjeux économiques sont

colossaux car une des ressources majeures de l’Europe, c’est bel et bien la langue française, à l’horizon des prochaines décennies..

Pour en revenir aux astrologues,  nous dirons que leur rapport à la langue est lié à de fausses représentations. La langue reléve bel

et bien du domaine technologique et se doit d’avoir un mode structurel rigoureux sans doubles emplois, sans redondance. .C’est une

chose trop sérieuse pour être laissée aux « locuteurs ».

En tant qu’historien de l’astrologie,  on peut d’ailleurs se demander si  le XVIIe siècle n’a pas joué un rôle majeur dans notre rapport tant aux langues qu’aux textes – qui ont les mots en commun comme chacun sait. C’est en ce siècle que se développe la critique biblique qui

décompose et déconstruit les Ecritures (cf notre post-doctorat sur Giffré de  Réchac,  EPHE Sciences Religieuses, 2007) mais c’est aussi en

ce siècle que parait la Logique de Port Royal, qui comporte en son prologue une vigoureuse attaque contre l’astrologie, autrement dit

la naissance de la linguistique moderne. Or,  l’on sait que le déclin de l’astrologie date de cette époque avec notamment cette date

emblématique de 1666 – qui ne correspond certes pas à quelque Edit de Colbert- mais qui avec la fondation de l’Observatoire et de l

Académie Royale des Sciences,  met en cause le statut de l’astrologie et contribue à sa « dégradation ».

JHB

10. 07 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié dans ASTROLOGIE, LINGUISTIQUE, SCIENCE, symbolisme, Technologie | Pas de Commentaire »

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